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09 juillet 2012 : L’éclat du soleil levant (C.

Schoenholtzer – LNC)
Franc succès pour le festival japonais Yokoso qui s'est déroulé ce
week-end au château Hagen. Chants, danses, ateliers et
démonstrations ont animé la manifestation qui clôturait les célébrations
des 120 ans de présence japonaise sur le Caillou.
VALLEE-DES-COLONS. L'amicale japonaise invitait les
Calédoniens à Yokoso ce week-end
Les festivités marquant le 120e anniversaire de la présence
japonaise en Nouvelle-Calédonie se sont clôturées ce
week-end en beauté avec le festival Yokoso. Pendant deux
jours, de nombreux ateliers et de très belles
démonstrations mettant en avant le savoir-faire et la tradition japonaise ont été présentés à un public
venu nombreux. « Nous sommes heureux d’avoir organisé ce festival. Nous avons accompli un
devoir de mémoire vis-à-vis de nos anciens », explique Ericka Michel-Rebel, membre de
l’organisation.

Emotion. Grand public, personnalités, Calédoniens d’origine japonaise et Tatura kids ont assisté à
ce festival en compagnie de 211 Japonais venus spécialement du pays du soleil levant. Parmi les
délégations de Tsuruoka, Gifu et Wakayama, Mitsugo Mimuro a fait le déplacement depuis la ville
de Yatsushiro en compagnie de sa mère et de deux de ses sœurs : « Ce festival, c’est la véritable
culture du Japon qui s’est exportée. Je suis ému en un pareil moment, car je comprends
l’éloignement culturel que mes ancêtres ont pu ressentir. »
Le discours d’ouverture a été prononcé par Pascal Vittori, deuxième vice-président de la province
Sud : « le Japon est le premier partenaire en termes de retombées économiques et la communauté
japonaise fait partie de notre société, de notre culture et de notre patrimoine. Merci à vous qui avez
participé à construire la Calédonie. » Un yamabushi, moine ascète des montagnes, a ensuite soufflé
dans une conque pour lancer les festivités et, sans attendre, la foule s’est précipitée pour découvrir
les différents ateliers.

Animations. Pendant ces deux jours, le public a pu s’intéresser à la taille de bonzaï, regarder des
démonstrations d’arts martiaux comme le judo ou encore le karaté et l’iaido. Les amoureux de danse
ont pu apprécier les représentations en tenues traditionnelles, de belles chorégraphies réalisées
par des artistes venus spécialement du Japon.
Plus zen, d’autres ont voulu se recueillir auprès du yamabushi, le moine ascète, ou participer au
chado, la cérémonie du thé. « Je suis calédonien mais j’ai du sang japonais dans les veines et la
cérémonie du Chado m’a ému, tant cet art arrive à concentrer tradition et plénitude », indique Patrice,
venu en curieux.
Pour d’autres, c’est l’atelier de calligraphie qui a remporté un franc succès et l’atelier Tanabata, où
l’on doit décorer des tiges de bambou pour ensuite y accrocher un vœu dans du papier plié (origami).
Le kimono kitsuke était aussi présenté au public. « C’est la manière dont l’on met un kimono. Il s’agit
d’un rituel assez délicat qui peut prendre jusqu’à une heure de temps selon les degrés de cérémonie
», précise Takahashi en montrant de très belles pièces au public.
Le festival Yokoso s’est achevé dimanche soir, clôturant ainsi les festivités des 120 ans de présence
japonaise en Nouvelle-Calédonie. « Ce fut un grand moment d’émotion et surtout une grande
réussite. Présenter la culture japonaise était primordial quand l’on sait qu’outre les questions
économiques, aujourd’hui 3 000 élèves japonisants étudient en Nouvelle-Calédonie. »

Le chiffre : 11
C’est en milliers le nombre de descendants vivant sur l’ensemble de la Nouvelle-Calédonie et qui
font partie de la troisième génération présente sur le Caillou.

Une expo au musée


Alors que les festivités des 120 ans de présence japonaise se terminent, une exposition se tient
jusqu’en octobre au musée de la ville. Il s’agit d’une partie de la collection d’estampes japonaises
de Georges Hisao Tsushima. Ces estampes se rapportent à la célèbre série de « La Manga »
d’Hokusai, qui a donné son nom au genre littéraire japonais que les adolescents du monde entier
connaissent.