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ALPES

Samedi 6 Juillet 2013 www.laprovence.com

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Les lycéens ont découvert hier, leurs résultats au baccalauréat. Avec une moyenne de 20 sur 20, un élève de terminale, en option économique et social est sorti du lot au lycée d’Esclangon, à Manosque

U n sans-faute au bac.

Quand on entend, "un

de nos élèves a eu 20 de

avoir 20 de moyen, confie le ba- chelier. Après, on ne peut pas di- re que je fais que travailler. J’aime beaucoup sortir avec mes amis, aller au ciné, faire les "

boutiques

Prochaine étape,

Hypokhâgne

Aujourd’hui, son baccalau- réat en poche avec mention très bien, Fabien Pepino chan- ge légèrement d’orientation. Il quitte l’économie et s’apprête à rentrer au lycée Louis-le-Grand à Paris pour fai- re une prépa littéraire hypokhâ- gne. "En 1 ere , j’ai eu Mme Carriol, c’est une super prof de français. C’est elle qui m’a fait aimer le français, confie-t-il. Et c’est à ce moment-là que je me suis dit que je voulais faire professeur de français." Ce féru de littérature, pas- sionné des romans et poésies d’Aragon ainsi que des œuvres de Céline est maintenant impa- tient de débuter cette nouvelle expérience à Paris. Mais en attendant, il est parti rejoindre ses amis pour célé- brer leur réussite.

Aymeric LE DÛ

moyenne au bac," la première question qui vient à l’esprit c’est : Comment ? Comment on fait pour obtenir une telle note ? Un travail acharné ? Tou- jours le nez dans les bouquins ? Le jeune Manosquin qui se présente, en short, avec un t-shirt sur lequel est dessiné un crâne qui rigole, pourrait se fon- dre dans la foule, parmi les autres lycéens. Mais lorsque ses amis lui demandent ses ré- sultats, il est démasqué. "Quoi ? 20 ? C’est vrai ?" Des ex- clamations qui attiraient tout de suite les regards de tous. Mais hier était un jour un peu particulier pour Fabien Pe- pino, élève du lycée Esclangon en section ES. Il s’est levé pour

se rendre au centre des impôts où il travaille en tant que vaca- taire pour l’été. Mais il avait pris sa demi-journée pour pou- voir venir consulter les résul- tats du bac avec ses amis. " Je n’avais pas d’appréhension pour les résul- tats. Je travaille régulièrement et j’ai bien révisé la semaine du bac. Mais je ne m’attendais pas

SÉCURITÉ ROUTIÈRE

PPeeppiinnoo

Simple, travailleur, mais ne délaissant pas pour autant les sorties entre amis pour faire la fête et

s’éclater, Fabien Pepino était hier, la star du jour au lycée Félix-Esclangon,

à Manosque. Même si les

résultats étaient très bons

cette année, obtenir son baccalauréat avec 20 de moyenne n’est pas chose courante.

/ PHOTOS ÉRIC CAMOIN

LE COMMENTAIRE de Valérie Aucomte / proviseur du lycée Esclangon

"C’est une belle personne"

Une bonne année pour le ly-

une belle personne" Une bonne année pour le ly- qui apprend d’une manière natu- relle. Il

qui apprend d’une manière natu- relle. Il travaille, on ne peut pas lui enlever. Mais ce n’est pas une torture. Je me souviens de sa première dissertation de phi- losophie. Le professeur n’en re- venait pas." Mais même au-delà du travail scolaire Fabien est ap- précié. "C’est une belle person- ne. Il s’intéresse aux autres. Il est délégué de classe depuis la seconde."

cée Esclangon, avec en bonus

une note parfaite pour l’un des élèves. "Je suis proviseur de- puis trois ans dans ce lycée et c’est la première fois qu’un élè- ve à une telle note. Je m’attendais à ce que Fabien est 20. Il avait déjà eu 20 aux

épreuves anticipées, confie Va- lérie Aucomte. C’est quelqu’un qui aime le savoir et

Immersion incognito dans le trafic pour Mme le préfet

Alors que débute aujourd’hui le rush estival sur les routes de France - toujours caractérisé par un flux "cap au Sud" qui pour une bonne partie transite par les Alpes-de-Haute-Provence, l’un des départements les plus traver- sés, notamment par les mo- tards -, il était important que l’autorité préfectorale se mani- feste auprès de la gendarmerie. Patricia Willaert, préfet, s’est donc rendue hier après-midi non seulement sur le bord des routes et de l’autoroute mais aus- si de manière incognito en se mê- lant au trafic. Dans un premier temps sur la RN 85, entre Digne et Senez, en étant la passagère du colonel Brochier, comman- dant le Groupement départe- mental, lequel se trouvait au gui- don d’une moto banalisée. Cette immersion dans la pré- vention au beau milieu de la cir- culation fut l’occasion pour la préfète d’apprécier au plus près le comportement des conduc- teurs et en cas d’infraction constatée de faire intervenir les trois motards de l’EDSR dont

leur commandant par intérim, le major Lauzier, qui stationnaient dans le secteur. L’infraction, ce peut être bien sûr un stop grillé ou un dépassement dangereux "mais aussi des choses qu’on ne peut voir que mêlé au trafic, com- me un défaut de ceinture, notam- ment pour les enfants assis à l’arrière ou l’utilisation du télé- phone portable." Par ailleurs, un point de contrôle vitesse au moyen des jumelles électroni- ques avait été mis en place entre Senez et Barrême. Dans un se- cond temps, la préfète a rejoint le peloton autoroutier de Peyruis où l’attendait la Mégane RS de la brigade d’intervention rapide, chargée, entre les mains d’un pi- lote qualifié, de pourchasser les chauffards qu’il s’agisse de grands excès de vitesse ou d’intervenir sur les comporte- ments à risque que peuvent être un non-respect des distances de sécurité, une utilisation inappro- priée de la bande d’arrêt d’urgence ou une circulation pro- longée sur la voie de gauche.

François de BOUCHONY

pro- longée sur la voie de gauche. François de BOUCHONY Pilotée par le colonel Brochier, la

Pilotée par le colonel Brochier, la préfète a pu juger au plus près du comportement des automobilistes

à l’heure de la grande migration estivale.

/ PHOTO F.T.

Déjà dix morts

Avec dix tués dont cinq motards du 1 er janvier au 30 juin contre sept pour la même période de l’année dernière, le bilan de la sécurité routière n’apparaît pas satisfaisant quand bien même l’accident du 12 mai sur la RD 4, près de Gréoux, qui s’est soldé par la mort de trois motocyclis- tes dont deux passagères, appa- raît comme un événement ex- ceptionnel dans ses circonstan- ces comme dans son bilan. Accidenté dans la soirée de di- manche dernier sur la RD 907, entre Estoublon et Bras-d’Asse, l’automobiliste de 30 ans qui a succombé à ses blessures trois jours plus tard à l’hôpital de La Conception, à Marseille, est la dixième victime déplorée de- puis le début de l’année. Dans le même temps, le nombre des ac- cidents au premier semestre 53 contre 73 en 2012 (-27 %) et le nombre de blessés 74 contre 96 (-23 %) sont en recul.

ac- cidents au premier semestre 53 contre 73 en 2012 (-27 %) et le nombre de