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Introduction à la Parasitologie Médicale

INTRODUCTION A PARASITOLOGIE MEDICALE (première partie)

Professeur RASAMINDRAKOTROKA Andry


Faculté de Médecine-Université d’Antananarivo
Madagascar

Objectifs :
 A la fin de ce cours l’apprenant doit être capable de :
 Définir un parasite, le parasitisme, la parasitologie et la parasitologie
médicale
 Donner les voies de pénétration du parasite et la localisation du parasite
 Décrire le cycle évolutif général du parasite
 Donner les modes d’action du parasite
 Indiquer les voies d’élimination du parasite
 Énumérer les Facteurs intervenant dans l'infestation parasitaire
 Donner les moyens prophylactiques de l’infestation parasitaire
 Donner le traitement
 Donner la classification
I. Introduction
 Maladies parasitaires  responsables de morbidité et de mortalité considérable
dans le monde
 Exemple :
 Infections à Plasmodium :
 2,2 milliards d’individus exposés (WHO, 2002)
 300 à 500 millions de cas annuels
 1 à 3 millions de décès / an (beaucoup d’enfants africains)
II. Définitions
 Parasite :
 « celui qui vit avec »
 Être vivant  se nourrir obligatoirement de façon temporaire ou
permanente aux dépens d'un autre organisme vivant (son hôte)
 Présence =/ destruction inéluctable de cet hôte
 Parasitisme :
 Association permanente ou temporaire de deux êtres vivants
 Seul le parasite  profit
 Parasitologie :
 Science biologique  étude des parasites
 Parasitologie médicale :
 Partie des sciences cliniques  étude des affections déterminées par les
parasites de l'homme
III. Voies de pénétration du parasite
 Par voie buccale : métacercaires (larves infestantes de douves), …
 Par voie transcutanée : furocercaires (larves infestantes de schistosomes), …
 Par voie pulmonaire : inhalation de poussières infestées de parasites, …
 Par l'intervention de vecteur hématophage : anophèle dans la transmission de
Plasmodium (paludisme), ...
IV. Localisation du parasite dans l’organisme
 Du moins évolué au plus évolué :
 ectoparasites
 parasites du tube digestif
 parasites de la cavité générale
 parasites des tissus différenciés
 parasites intracellulaires
V. Cycle évolutif
 Suite ou ensemble de transformations (métamorphoses) obligatoires : à partir d'un
parasite adulte jusqu’au stade adulte de la génération suivante
 Métamorphoses :
 chez le même hôte : parasite monoxène (ex: trichine)
 chez plusieurs hôtes successifs : parasite hétéroxène (ex : bothriocéphale)
A. Cycle direct :
 Larves  immédiatement infestantes et responsables d’auto-infestations chez l'hôte
définitif (ex. oxyure)
 Larves  seulement infectantes après maturation de l‘œuf ou de la larve dans le
milieu extérieur (ex.: ascaris, ankylostome, …)
B. Cycle indirect
 Avec un seul hôte intermédiaire (ex. Plasmodium, etc.)
 Avec plusieurs hôtes intermédiaires (ex. Schistosoma, …)
VI. Modes d’action du parasite
A. Action spoliatrice
 Une dépossession par ruse ou par violence des substances nécessaires à son
développement sur un autre organisme
 Exemples : Plasmodium falciparum-ovale-malariae (agent paludisme), Ancylostoma
duodénale – Necator americanus (ankylostome), Diphyllobothrium latum
(bothriocephale), …
B. Action toxique
 Due à des toxines contenues dans les sécrétions ou les excrétions des parasites
 Importante pendant la période de croissance des parasites, où le métabolisme  le
plus intense
 Exemple : ascaris, surtout à la phase de migration larvaire intratissulaire et lors de la
résorption intestinale d’un ascaris mort
C. Action mécanique :
 En rapport avec les mouvements actifs (exemple ascaris), leurs déplacements et
leurs migrations
 Action mécanique :
  obstructions canaliculaires (ascaris)
  occlusions intestinales (ascaris)
D. Action traumatique
 Le plus souvent minime
 Mais la répétition  responsable des troubles importants
 Exemples :
 Toxoplasma (lésions rétinienne)
 Ascaris (action traumatique par les lèvres de l’orifice buccal irritant la
muqueuse et la fragilisant
E. Action bactériologique
 Certains parasites :
  transport avec lui à la surface de sa cuticule des germes intestinaux, en
particulier du colibacille
  inoculation de bactéries pathogènes
 Exemple : ascaris, oxyures, …
VII. Élimination des parasites
 Voie d'élimination du parasite  importante
 Orientation des moyens de diagnostic positif de l'infestation parasitaire par des
examens directs
A. Excrétions
 Selles :
 œufs ou larves d'helminthes
 kystes de protozoaires intestinaux ou des glandes annexes du tube digestif
 Urines :
 œufs de Schistosoma hématobium
B. Sécrétions
 Exemple : œufs de douve pulmonaire dans les sécrétions bronchiques
C. Rejet par les plaies cutanées
 Exemple : larves de filaire de Médine
D. Intervention de vecteur
 Prélèvement du parasite chez le malade
 Exemple : anophèle dans le cas du paludisme
E. Mort de l’hôte
 Hôte décédé  proie de carnivores

Examen parasitologique des selles : analyse,


prélèvement et interprétation des résultats
L’examen parasitologique des selles vise à diagnostiquer la présence d’un parasite dans
le tube digestif. Les parasitoses digestives sont rares en France et plus fréquentes dans
les pays où l’hygiène est précaire. L’examen non invasif consiste à examiner les selles
du patient recueillis dans un pot stérile. Le point sur les résultats et leur interprétation.

Sommaire

1. Qu’est-ce qu’un examen parasitologique des selles ?


2. Pourquoi prescrire un examen parasitologique des selles ?
3. Comment est réalisé un examen parasitologique des selles ?
4. Résultats normaux suite à un examen parasitologique des selles
5. Résultats anormaux suite à un examen parasitologique des selles
6. Comment réduire le risque de parasitose digestive lors d’un voyage dans un pays où
l’hygiène est précaire ?
Qu’est-ce qu’un examen parasitologique des selles ?
L’examen parasitologique des selles vise à diagnostiquer la présence d’un parasite dans
le tube digestif. Cet examen se base sur l’examen des selles du patient recueillies dans un
pot stérile et analysées en laboratoire.

En France, les parasitoses intestinales sont rares mais ces maladies sont plus fréquentes dans
les pays en voie de développement où elles constituent un réel problème de santé publique.
Les agents parasitaires y sont extrêmement nombreux et variés.

L’origine de ces transmissions repose essentiellement sur l’ingestion d’eau ou d’aliments


souillés et un manque d’hygiène (mains souillées portées à la bouche). Le risque de
parasitose est plus important chez les patients immunodéprimés.

Cet examen peut être associé à une coproculture, qui va rechercher la présence de bactéries
pathogènes dans les selles.

Pourquoi prescrire un examen parasitologique des selles ?


L'examen parasitologique des selles permet de diagnostiquer des parasitoses intestinales.
Celles-ci sont responsables de diarrhées accompagnées d'autres symptômes qui varient selon
les parasites en cause. L'examen consiste à rechercher directement le parasite par
observation au microscope (après des traitements particuliers effectués sur le prélèvement).

Il est prescrit en cas de symptômes pouvant évoquer une parasitose intestinale (diarrhées
persistantes, douleurs abdominales, prurit anal, perte d’appétit, amaigrissement, nausée,
troubles digestifs divers, fièvre…) et en cas de séjour récent dans un pays où les conditions
d’hygiène sont précaires. Dans certains cas, ces parasitoses s’accompagnent de la présence
d’un nombre élevé de globules blancs éosinophiles dans le sang (hyperéosinophilie).
De très nombreux agents différents peuvent être en cause (agents transmis par l'alimentation
et les mains souillées, suite à un voyage en zone d'endémie ou non, émergence chez les
sujets immunodéprimés de parasites dits opportunistes car non pathogènes chez les sujets en
bonne santé).

Comment est réalisé un examen parasitologique des


selles ?
La totalité des selles émise en une fois sera recueillie dans un pot stérile au laboratoire ou à
domicile et rapidement amené au laboratoire (ou conservé au frais mais la réfrigération
peut détruire certains parasites). Il est parfois possible de ne recueillir qu’un échantillon de
selles (20 à 40g avec l’aide d’une spatule).

Dans certains cas, il pourra s'avérer nécessaire de renouveler le prélèvement. Il est


généralement recommandé de réaliser trois analyses de selles recueillies à quelques jours
d’intervalle pour faciliter le diagnostic.

Comment se préparer

On conseille au patient durant les trois jours qui précèdent le recueil des selles d’éviter
certains médicaments contenant du charbon végétal, du bismuth, des sels de magnésium, du
kaolin ou du benzonaphtol, tout comme les produits opaques utilisés en radiologie. Enfin,
les suppositoires et huiles laxatifs (comme l’huile de paraffine) sont déconseillés. Certains
médecins peuvent vous conseiller un régime alimentaire particulier pour les trois jours
précédents le recueil des selles.

Résultats normaux suite à un examen parasitologique des


selles
Si la recherche de parasites est négative, il peut être opportun de s’orienter vers un autre
examen mais également de répéter cette recherche si l'on suspecte vraiment une parasitose
car certains parasites ne sont émis dans les selles que par intermittence.

Résultats anormaux suite à un examen parasitologique


des selles
Présence de parasites intestinaux

L’examen parasitologique peut révéler de nombreux parasites sous différentes formes :


œufs, larves, kystes, spores, vers, anneaux… A l’œil nu, on peut déjà détecter des parasites
comme les oxyures, les ascaris ou les anneaux de ténia (ver solitaire). L’examen
microscopique permettra de révéler des œufs et des larves d’helminthes, des amibes, des
oocystes de coccidies… En fonction du résultat, le médecin pourra proposer le traitement le
plus adéquat.

Diagnostics possibles
 Mise en évidence de kystes d'amibes : certains ne sont pas pathogènes (kystes
d'Entamoeba coli) ; leur présence est simplement signalée ;
 Kystes d'amibes pathogènes indiquant une amibiase colique ; des examens
complémentaires pourront alors être nécessaires ;
 Oxyurose : parasitose fréquente surtout chez l'enfant. Le diagnostic peut être posé à
partir d'un prélèvement de selles mais également par un "scotch test" : un ruban de
scotch doit être appliqué le matin avant la toilette sur la marge anale puis collé sur
une lame de verre adressée au laboratoire ;
 Œufs d'ascaris mis en évidence à l'examen des selles ;
 Œufs de trichocéphale ;
 Œufs d'Hymenolepis ;
 Œufs d'ankylostomes (origine tropicale) ;
 Larves d'anguillule (nécessite alors un deuxième prélèvement pour coproculture)
(origine tropicale) ;
 Anneaux de Tænia ("ver solitaire") ;
 Kystes de Giardia ;
 Cryptosporidies ;
 Autres coccidioses ;
 Microsporidioses.

Dans certains cas, l’examen peut être complété par une coproculture.

Comment réduire le risque de parasitose digestive lors


d’un voyage dans un pays où l’hygiène est précaire ?
Il existe pour cela des "consultations pour les voyageurs" qui consistent, avec l'aide d'un
médecin infectiologue, spécialiste des maladies tropicales, à déterminer les vaccins à faire
afin de prévenir certaines pathologies qui peuvent être rencontrées dans le pays où le
voyageur se rend, et donne les conseils de prévention appropriés.

Pour éviter d'être atteint par une parasitose digestive, il faut respecter certaines règles de
base :

 Ne jamais consommer l'eau du robinet du pays, même pour se brosser les dents ;
 Toujours boire de l'eau en bouteille décapsulée devant vous ;
 Ne jamais se baigner dans les eaux croupies ou stagnantes ;
 Ne jamais consommer de fruits ou légumes lavés à l'eau du robinet non cuits ;
 Manger de la viande bien cuite ;
 Bien cuire la viande les légumes est aussi indispensable comme bien se laver les
mains en sortant des toilettes ou en passant à table ;
 Eviter glaces, sorbets et glaçons ainsi que les coquillages, les crudités, les aliments
cuits consommés froids ou réchauffés.
Le tænia ou ver solitaire : symptômes et traitements
Le tænia, plus connu sous le nom de ver solitaire, est une infection parasitaire
intestinale. Elle peut provoquer des douleurs abdominales, mais se soigne rapidement
une fois le diagnostic posé.

Sommaire

1. Le tænia ou ver solitaire : qu'est-ce que c'est ?


2. Comment s'attrape le ver solitaire ?
3. Les symptômes du ver solitaire
4. Les complications du ver solitaire
5. Le diagnostic du tænia
6. Le traitement du ver solitaire
7. Comment prévenir le ver solitaire ?

Le tænia ou ver solitaire : qu'est-ce que c'est ?


Le tænia, aussi appelé ver solitaire, est un ver parasite qui se développe dans
l'intestin. Il est hermaphrodite, plat et peut mesurer jusqu'à 10 mètres de long. Il est
composé d'anneaux (ou segment) rectangulaire contenant de nombreux œufs.

Le tænia est liée à 3 types de vers parasites :

 Le tænia saginata (ténia inerme) : transmis par le bœuf, on parle d'hôte


intermédiaire
 Le taenia solium (ténia armé) : l'hôte intermédiaire est le porc
 L'hymenolepis nana : les œufs de ce parasite sont d'emblée infectants et la
contamination se fait par ingestion de ces œufs.
Comment s'attrape le ver solitaire ?
En consommant de la viande bovine ou porcine crue ou pas assez cuite, on peut être
contaminé par le tænia.

En effet, les œufs de ce ver se logent dans les muscles des bœufs et des porcs, formant des
petits kystes que l'homme peut avaler avec la viande.

Si celle-ci n’est pas assez cuite, l’œuf, resté vivant, se fixe à la paroi de l'intestin et
grandit en fabriquant des anneaux (segments), formant ainsi un long ver. Le tænia se
développe grâce à la nourriture ingérée par l'homme.

Rejetés par l'anus, les derniers anneaux du tænia libèrent des œufs dans l'environnement,
entamant un nouveau cycle de contamination.

Les symptômes du ver solitaire


Le plus souvent, le sujet contaminé ne présente aucun signe de l'infection parasitaire. Le
ver solitaire peut toutefois provoquer :

 des douleurs abdominales


 des nausées
 des troubles de l’appétit
 des éruptions cutanées
 de la fatigue
 des céphalées…

Mais, le premier symptôme du tænia, est souvent la découverte des anneaux dans les
selles. Ils peuvent aussi être retrouvés dans les sous-vêtements, sous la douche ou encore
dans les draps, car ils sont mobiles. Ces anneaux sont souvent décrits comme ressemblant à
des pâtes alimentaires.

De plus, une perte de poids anormale et rapide peut être également un signe de
l’infection.

Les complications du ver solitaire


Les complications liées au ver solitaire sont très rares.

En revanche, dans le cas d'une contamination par le taenia solium, le patient peut
contracter une cysticercose humaine. Il s'agit d'une maladie rare mais grave se manifestant
par des troubles oculaires et neurologiques (maux de tête et crises d'épilepsie) liés à la
localisation du parasite au niveau du cerveau.

Le diagnostic du tænia
Lors de la consultation, on ne retrouve pas d'éléments particuliers en faveur du
diagnostic.
Une prise de sang peut être prescrite, mais l'augmentation du nombre de globules blancs
éosinophiles est le plus souvent modérée. Seul l'examen parasitologique des selles permet
de retrouver les œufs.

En cas de cysticercose humaine, le fond d'oeil (examen courant effectué par un


ophtalmologiste permettant d'apprécier l'état de la rétine), le scanner cérébral, l'IRM et la
sérologie (mise en évidence dans le sang d'anticorps spécifiques du parasite) sont utiles au
diagnostic.

Le traitement du ver solitaire


Les médicaments les plus efficaces contre le ver solitaire sont les vermifuges :

 le niclosamide (BiltricideÒen dose unique à 10 mg/kg)


 le praziquantel (TremedineÒ, 2 comprimés le matin, puis 2 comprimés 2 heures
plus tard)

Une fois tué par le médicament, le ver est expulsé avec les selles par les voies naturelles.
Souvent, la prise d'un purgatif permet de faciliter l'élimination fécale des anneaux.

L'évolution de la maladie est bonne dans la majorité des cas, sous traitement correctement
suivi.

Comment prévenir le ver solitaire ?


En France, les normes et contrôles alimentaires permettent de limiter les contaminations.
Mais, la prévention est indispensable. Elle repose sur :

 la cuisson suffisante des viandes (de bœuf ou de porc)


 un lavage des mains régulier, en particulier avant les repas et après être passé aux
toilettes.

Pour les infections à Hymenolepis nana, la prévention repose sur le dépistage de l'infection
latente (infection sans signe clinique) dans l'entourage d'un malade.

Les oxyures
L'oxyure est une infection parasitaire intestinale. Elle se manifeste par un prurit anal.
Un traitement médicamenteux est administré associé à un nettoyage des draps et des
sous-vêtements de toute la famille.

Sommaire

1. Qu'est-ce que c'est ?


2. Causes et facteurs de risque des oxyures
3. Les signes de la maladie
4. La consultation
5. Examens et analyses complémentaires
6. Evolution de la maladie
7. Traitement des oxyures
8. Prévention

Qu'est-ce que c'est ?


L'oxyurose est une infection parasitaire intestinale cosmopolite s'observant fréquemment
chez l'enfant et son entourage familial. A l'inverse des autres vers intestinaux, l'oxyure est
fréquent en France.

Les parasites adultes vivent dans l'intestin. Les femelles fécondées migrent la nuit vers l'anus
où elles pondent leurs oeufs. Ces derniers, éliminés dans les selles, résistent plusieurs
semaines dans le milieu extérieur (sous-vêtements, literie, sol). L'homme se contamine par
ingestion d'oeufs par voie alimentaire.

Causes et facteurs de risque des oxyures


Enterobius vermicularis est le parasite responsable de cette infection. Le portage des doigts
souillés à la bouche explique les possibilités de contamination dans une même famille et
d'auto-infestation de l'enfant par grattage de l'anus. Les œufs ingérés libèrent dans l'estomac
de l'homme les larves qui migrent vers l'intestin pour devenir des parasites adultes en moins
d'un mois.

Les signes de la maladie


Le prurit anal (démangeaison donnant envie de se gratter) est le signe le plus typique de la
maladie, survenant le soir ou la nuit. Chez la petite fille, une infection de la vulve et du
vagin peuvent s'observer.

La consultation
Il peut mettre en évidence des lésions d'eczéma au niveau de l'anus liées au grattage.

Examens et analyses complémentaires


Le diagnostic repose sur la découverte au laboratoire des parasites adultes dans les selles
ou au niveau de l'anus.

Plus simplement, la mise en évidence d’œufs d'oxyures à l'aide d'un ruban de scotch
appliqué le matin avant la toilette sur l'anus puis déposé sur une lame de verre permet
d'affirmer le diagnostic.

Evolution de la maladie
Les récidives de la maladie sont fréquentes.

Traitement des oxyures


Il concerne le sujet contaminé et son entourage.

Les médicaments les plus utilisés sont le pyrvinium, le pyrantel et le flubendazole en


prise unique. Il est nécessaire de répéter l'administration de ce médicament 15 jours plus
tard.

Pendant le traitement, il faut désinfecter les draps, les couvertures, les vêtements. Le
traitement familial (tous au même moment) est souvent préconisé.

Prévention
La prévention repose sur une hygiène correcte des mains et le brossage et la section
courte des ongles des enfants afin d'éviter l'auto-infestation.
Ecrit par:Dr Jacqueline Rossant-Lumbroso

Ecrit par:Dr Lyonel Rossant

Ecrit par:Révision médicale effectuée par le Dr Jesus Cardenas