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Module Ultrasons

Mourad Bentahar
Introduction
Définition
Le contrôle non destructif (CND) ou les essais non destructifs (END) est
un ensemble de méthodes qui permettent de caractériser l'état d'intégrité de
structures ou de matériaux, sans les dégrader.

Cela peut se faire soit au cours de la production, soit en cours d'utilisation, soit
dans le cadre de maintenances.

L’objectif des méthodes CND ou END est de détecter dans une structure ou
un matériau toute particularité qui peut avoir une influence sur son
comportement, en respectant son intégrité.

Domaine pétrolier Aérospatial Fonderie Automobile …


Intérêt des méthodes CND
Les intérêts derrière l’utilisation des méthodes CND sont multiples :
1- Sécurité
§ Le CND permet de savoir si une composante ou une structure est
sérieusement endommagée ou si elle nécessite une réparation,

§ A travers leur aspect préventif, les CND sauvent des vies humaines. Par
exemple, l’explosion survenue sur la plateforme pétrolière Deepwater Horizon de
la société BP a fait 11 morts, des centaines de blessés, milliers d’animaux
marins et une énorme catastrophe écologique.

Brûlage contrôlé de la nappe dans le golfe du Mexique. Nettoyage d'une plage de Des pélicans bruns mazouté attendant d'être
Louisiane le 21 mai 2010. nettoyés, Louisiane, 3 juin 2010.
Intérêt des méthodes CND

2- Fiabilité

§ Lorsqu’il s’agit d’avoir des résultats précis, les méthodes


CND sont fiables grâce aux différentes options et
possibilités qu’elles peuvent offrir en termes d’adaptation
aux pièces et structures à contrôler, à la capacité de les
contrôler en surface et en profondeur en s’intéressant à la
variation de leurs propriétés élastiques, masses volumiques,
conductivité électriques, propriétés magnétiques, etc.

https://www.safran-nacelles.com/fr/media/safran-inaugure-une-nouvelle-solution-automatisee-de-controle-non-destructif-par-
thermographie-infrarouge-et-realite-augmentee-une-premiere-mondiale-20170404
Intérêt des méthodes CND
3- Abordabilité
§ Les différentes industries ont différents types de
machines et de structures qui obéissent à différentes
normes de sécurité et qu’on doit contrôler régulièrement.

§ Nonobstant de ce qui doit être contrôlé, les méthodes


CND sont toujours les plus abordables. Un essai
destructif (ex. un crash test) est en général un ordre de
grandeur plus cher qu’un essai non destructif.

§ De plus, les CND conduisent à une réparation ou un


remplacement avant qu’il n’y ait disfonctionnement ou
accident.
§ Le manque de contrôle au sein de la station « Deepwater Horizon» au niveau des joints
de ciment et les obturateurs anti-éruption a conduit la société BP a payé 28 Milliards de
dollars (et peut être 18 de plus) pour les dégâts occasionnés.
Intérêt des méthodes CND
4- Tranquillité

§ L’intérêt final des essais non destructifs est difficile à quantifier, mais il est le plus
important.

§ Lorsqu’on sait que l’équipement que nous utilisons fonctionne comme il se doit et
que les accidents futurs peuvent être évités moyennant des contrôles simples, aide
le manager à avancer sereinement dans son projet.

§ Lorsque les travailleurs ont la garantie de la sécurité des moyens et des structures
leur productivité ne peut qu’augmenter.
Domaines d’applications des méthodes CND

Inspection de produits bruts


• Forgeage,
• Emboutissage,
• Extrusion

Inspection pendant la transformation

• Usinage
• Soudage
• Polissage
Domaines d’applications des méthodes CND

Inspection pendant la transformation

• Usinage
• Soudage
• Polissage
• Traitement
thermique
• Laminage
• etc.
Domaines d’applications des méthodes CND

Contrôle d’endommagement en service

• Fissuration
• Corrosion
• Erosion/Abrasion
• Choc thermique
• etc.
Domaines d’applications des méthodes CND

Le nucléaire
§ Les tranches de centrales nucléaires sont arrêtées de façon périodique pour
être inspectées .

§ Les échangeurs thermiques sont controlés à l’aide de méthodes visuelles ou


en utilisant les courants de Foucault.

§ Cela a pour objecif de détecter d’éventuels endommagements dus à la


corrosion.

Contrôle visuel Contrôle par courant de Foucault

https://www.indiamart.com/arudraengineers/ndt-services.html
Domaines d’applications des méthodes CND

Inspection de câbles
Inspection de câbles
§ Cela est effectué pour controler les remontées mécaniques, les ascenseurs et
autres systèmes de levage.

§ Pour détecter l’existence de fils cassés ou d’autres défauts dans les câbles on
fait souvent recours à l’inspection visuelle ains qu’à des méthodes
électromagnétiques.

Contrôle de câble : détection de fuite


de champ magnétique.

http://www.inter-mtntesting.com/services/wire-rope-inspections-services/
Domaines d’applications des méthodes CND

Inspection des réservoirs sous pression


§ La rupture de réservoirs sous pression peut conduire à une explosion.

§ Pour éviter ce genre de danger, les réservoirs sont inspectés par différentes
méthodes : en RX, en US et émission acoustique (EA).

Rayons X Emission acoustique Ultrasons

§ Les cuves enterrées sont contrôlées


par des caméras montées sur des
bras articulés et robotisés.
Domaines d’applications des méthodes CND

L’aéronautique

§ Les méthodes CND sont très utilisées


au cours de la fabrication des avions.

§ Les CND sont aussi utilisés pour la détection de fissures ou de


corrosion sur des avions en service.

https://www.dailymail.co.uk/travel/travel_news/article-3498460/American-Airlines-plane-hit-lightning-flying-New-York.html
Domaines d’applications des méthodes CND

L’aéronautique

§ Les moteurs d’avion sont révisés périodiquement.

§ Ils sont complètement démontés, nettoyés, inspectés puis remontés.


Domaines d’applications des méthodes CND

L’aéronautique
§ D’autres techniques sont également utilisées tels que le contrôle
visuel ou alors le contrôle par thermographie
§ Le ressuage permet de rechercher des fissures dans la plupart des
pièces.

Contrôle visuel Contrôle par thermographie Contrôle par ressuage


http://morganward.co.uk/services/thermography-inspection/

https://www.researchgate.net/publication/304584391_Thermal_Imaging_in_Aviation/figures?lo=1
Fig. 3. Short pitch corrugation [1]
amages as a quality assurance for Deutsche Bahn (DB). Thereby it is possible
residual cracks immediately after the process of grinding or milling and to

Domaines d’applications des méthodes CND


her maintenance activities. These innovations are bringing an important 2. Eddy Current Testing
uality management of rail maintenance 1. Visual
[6]. Testing
maintenance machines are equipped either with 8 eddy current probes like the
Foreach
ains or with only 4 probes, 2 probes for therail.
identification of that
It is important surface defects the visual testing is an2.1important
the probes Applicationinspection
instrument.
y the area where residual cracks remain. The test personal always has to be attentive during the manual UT- and ET-
Le rail inspection onto what he/she additionally recognizes with his/her bare eyes. Knowledge of
The eddy
the appearance of the different rail defect types is essential. In sections 1.1current
to 1.3 inspection
some is applied on railway track
c Testing important rail defect examples will be introduced. evaluation of Head Check.
Due to rail steel being ferromagnetic the eddy curr
n Trains
§ Des wagons spéciaux
1.1 Head Check sont utilisés pour inspecter des centaines de
material. Therefore they flow along the crack side so that t
kilomètres Head deCheckrailare surface
afin cracks,
de which
détecter
are induceddes fissures
by rolling contact qui
canfatigue
be determined
(RCF)pourraient
inofthe
therail head by eddy current testing (F
occasionner un déraillement.
ic inspection is applied on railway tracks primarily
surface for
material detection
due to and evaluation
rail/wheel contact stresses. Head Check develops on the gauge
(α) of Head Check is generally unknown. As a result of st
ail defects. The inspection trains are corner
testing with
the railway network,
an angle of 20° recording thelongitudinal axis and a crack distance between 0,5 –
- 70° to the
ons, approximately covering 160 km5 per mmday with an
mostly, as average speed
illustrated of 70 km
in Figure 1. Head Check mainly occurssections of rails corner
at the gauge a mean of
angle (α) of 25 degrees is estimated.
be calculated with the help of the estimated angle and the po
high rails since there the wheel flange pushes forcefully against the rail.

Train d’inspection DB SPZ 3


Fig. 11. Inspection train of DB “SPZ 3”. [3]
Microfissures contrôlées par magnétoscopie
Fig. 4. MT inspection of Head Check (left) / Cross section o
Fig. 1. Magnetic particle testing on a rail with Head Check [1]

basic configuration of the ultrasonic technique


1.2 Squaton DB inspection trains consists The eddy current technique is used nowadays on in
a straight beam transducer and angle beam transducers with 35°, 55° and 70°
d backwards), as illustrated in FigureSquats
11. and eddy
are damages which occur probably through RCF on the contact current
surface oftrolleys
the railin several European countries.
Figures
head. Predominantly they arise as single defects on tangent tracks or shallow 5, 6 and
curves 7 illustrate
with the eddy current testing
high speed traffic. Squats consist of two main cracks below thesystems.
surface leading to a
subsidence of the running surface. As a consequence corrosion arises in the subsidence
https://www.ndt.net/article/wcndt2016/papers/we1g4.pdf
becoming visible as dark spots, as illustrated in Figure 2.
removal of damages as a quality assurance for Deutsche Bahn (DB). Thereby it is possible
to recognize residual cracks immediately after the process of grinding or milling and to
arrange further maintenance activities. These innovations are bringing an important
progress to quality management of rail maintenance [6].

Domaines d’applications des méthodes CND The maintenance machines are equipped either with 8 eddy current probes like the
Fig. 5.
inspection trains or with only 4 probes, 2 probes forThe
eacheddy
rail.current probe runs
It is important thatalong the testing area. [2]
the probes
detect exactly the area where residual cracks remain.

Le rail 3. Ultrasonic Testing

3.1 Inspection Trains

§ Il existe également un controle parrailcourants detrains


Foucault
The ultrasonic inspection is applied on railway tracks primarily for detection and evaluation
of internal defects. The inspection are testing the railway network, recording the
trackcurrent
Fig. 5. The eddy conditions,
probe approximately covering
runs along the testing 160
area. [2]km per day with an average speed of 70 km
per hour. Fig. 6. Recording of the signal amplitudes per meter. [1]

Fig. La sonde à courant de Foucault


5. The eddy current probe runs along the testing area. [2] Amplitude des signaux Profondeur des défauts
se déplace le long du rail enregistrées par mètre
Fig. 6. Recording Fig. 7.
of the signal amplitudes per meter. [1] Analysis détectés par mètre
report of the max. vertical damage depth per meter. [1]

2.2 Inspection Trains


§ Les ultrasons sont également utilisés pour
The eddycontrôle des rails trains is used for general inspection o
Fig. 11. Inspection train of DB “SPZ 3”. [3]
current technique on inspection
The basic configuration of the ultrasonic technique on DB inspection trains consists
network. The inspection speed lies in between 50 to 80 km per hour.
of at least of a straight beam transducer and angle beam transducers with 35°, 55° and 70°
The inspe
help for
(forwards and backwards), planninginpreventive
as illustrated Figure 11. maintenance actions and for detection of damag
initiation of maintenance procedures.
Inspection
Fig. 7. Analysis report of the max. vertical damage
Fig. 6. Recording of the signal amplitudes per meter. [1] depth per trains are equipped with 8 eddy current probes, 4 probes for
meter. [1]
illustrated in Figure 8.
2.2 Inspection Trains

The eddy current technique on inspection trains is used for general inspection of the railway
network. The inspection speed lies in between 50 to 80 km per hour. The inspection results
help for planning preventive maintenance actions and for detection of damaged areas for
initiation of maintenance procedures.
https://www.ndt.net/article/wcndt2016/papers/we1g4.pdf Inspection trains are equipped with 8 eddy current probes, 4 probes for each rail, as
Fig. 7. Analysis report
Fig. 15.of the max.
Manual vertical
ultrasonic damage depth
testingillustrated
system “SPG per
in[1]
3”. meter.
Figure 8.[1] Fig. 12. Ultrasonic transducers for DB inspection trains. [1]
Domaines d’applications des méthodes CND

Le Génie Civil
§ La corrosion les fissures et d’autres endommagements peuvent
affecter les performances des ponts.

Effondrement du pont Morandi Effondrement d’un pont au


à Gênes, en Italie (2018) Madagascar

§ Tous les deux ans environ, les ponts sont inspectés visuellement.

http://www.omforum.com/forum/viewtopic.php?f=9&t=14970&start=2580
Domaines d’applications des méthodes CND

Le Génie Civil

§ Certains ponts sont équipés de capteurs intelligents qui détectent et


transmettent les signaux en provenance des fissures.

Capteur de corrosion basés sur la Jauges de déformation montées Capteurs d’émission acoustique
conductivité électrique du béton sur un pont

https://users.ece.cmu.edu/~dwg/research/ae.html

http://buildipedia.com/aec-pros/public-infrastructure/innovative-infrastructure-smart-bridges?print=1&tmpl=component
Domaines d’applications des méthodes CND

Domaine pétrolier

§ Les CND sont utilisés pour le contrôle des pipelines pour prévenir les
fuites. L’inspection visuelle, les RX, les ultrasons et les méthodes
magnétiques sont des méthodes souvent utilisées.
Domaines d’applications des méthodes CND

Domaine pétrolier

§ Le PIG est un appareil qu’on insère au sein d’un conduit lors de


l’écoulement d’un fluide (ex. pétrole).
§ Il est ainsi utilisé pour contrôler les disfonctionnements et localiser lors
du déplacement du PIG dans les conduits à inspecter.
Les méthodes d’inspection les plus répandues

§ Le nombre de méthodes CND utilisées dans l’industrie est important.

§ Les méthodes les plus utilisées sont les suivantes :

ü Contrôle visuel
ü Ressuage
ü Magnétoscopie
ü Ultrasons
ü Courants de Foucault
ü Rayons X
Les méthodes d’inspection les plus répandues

Inspection visuelle

Il s’agit de la plus basique et la plus répandue des méthodes de contrôle.

Outils : endoscopes, loupes, verres et mirroirs grossissants

http://egac.co/Home/visual-inspection-level-i-ii/
Les méthodes d’inspection les plus répandues

Inspection visuelle

La méthode est basée sur l’observation de défauts apparents : défaut de


forme, discontinuité, propriétés surfaciques d’un produit.

Des systèmes video portables permettent d’inspecter les grandes cuves de


stockage, canalisation, etc.

Par ailleurs, il est également courrant d’utiliser des robots en milieu hostile
ou difficle d’accès : milieu radioactif, reacteur chimique, etc.

https://www.youtube.com/watch?v=oaUQbN47q1M https://www.klaus-gross.com/en/vt.html http://www.ccindt.com/api-inspection-services.php


Les méthodes d’inspection les plus répandues

Ressuage

§ Le ressuage exige une préparation de surface très soignée, appropriée


au matériau à contrôler et aux polluants à éliminer de la surface

§ On enduit ensuite la pièce à contrôler de pénétrant, par pulvérisation


électrostatique ou parfois par pulvérisation de pénétrant en aérosol (cas d'un
ressuage localisé).

§ On lave la pièce pour éliminer le pénétrant déposé en surface et on sèche la


pièce à l’étuve ou à l'aide d'air comprimé (air sec) à très basse pression.

§ On applique ensuite le révélateur, en poudre, en suspension ou en solution.


Les méthodes d’inspection les plus répandues

Ressuage

La figure ci-dessous décrit le principe de la méthode :

http://apiexam.com/liquid-penetrant-examination-bok-api-653-an-explanation/
Les méthodes d’inspection les plus répandues

Ressuage
§ On examine enfin la pièce, sous lumière naturelle dans le cas de pénétrant
coloré ou sous éclairage UV (ultraviolet) dans le cas de pénétrant
fluorescent, dans les délais impartis par la méthode de contrôle.

Contrôle sous éclairage UV Contrôle à l’aide d’un


pénétrant coloré

https://www.inspectechnologies.com/penetrating-testing http://www.itindt.ae/liquid-penetrant-test-lpt/
Les méthodes d’inspection les plus répandues

Magnétoscopie
§ Un matériau ferromagnétique est magnétisé à l’aide d’un champ
magnétique intense.
§ S’il existe une discontinuité au sein de la pièce ou du matériau il existera
alors un champ magnétique de fuite aux alentours de la discontinuité.
Les méthodes d’inspection les plus répandues

Magnétoscopie
§ Un fluide coloré chargé de limaille de fer très fine est appliqué sur la surface de
la pièce.
§ Les particules sont attirées dans les zones où se produisent des fuites de flux
magnétiques.
§ Elles vont s’agglutiner pour former une indication visible directement sur la
discontinuité (fissure débouchante ou non). Cette indication sera observé sous
une lumière adaptée en fonction du colorant utilisé (lumière naturelle, UV …)

NB : Seules les fissures perpendiculaires aux lignes de champ magnétique provoquent des
fuites de champ.
Les méthodes d’inspection les plus répandues

Courant de Foucault (Eddy Current)


Champ
magnétique
Bobine produit par
la bobine

Champ
Courants magnétique
de produit par
Foucault les CF

Matériau
conducteur
Les méthodes d’inspection les plus répandues

Courant de Foucault (Eddy Current)


§ La méthode concerne tous les matériaux électriquement conducteurs

§ La méthode permet de détecter les défauts débouchant ou proches de la


surface. La profondeur de détection dépend du matériau et de la fréquence
de controle.

§ Les matériaux non conducteurs ne peuvent donc pas être controlés.

§ Les défauts volumiques ne peuvent être détectés avec cette méthode.

§ Il est important d’avoir un échantillon de référence dans la majeure partie


des applications
Les méthodes d’inspection les plus répandues

Courant de Foucault (Eddy Current)


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25 octobre 2012

Une variation dans la phase ou dans l’amplitude des courants électriques peut être
provoquée par la présence d’un défaut .
Les méthodes d’inspection les plus répandues

Rayons X
Les radiations utilisées en radiographie sont des ondes
électromagnétiques de beaucoup plus haute énergie (courtes longueurs
d’ondes) que la lumière visible. Ces radiations sont produites par un
générateur de RX ou par une source radioactive.
Haute tension un générateur
de RX ou une
Electron source
+ s - radioactive
crée le
rayonnement
X

Les RX
traversent
la pièce

Système d’enregistrement
Les méthodes d’inspection les plus répandues

Rayons X

Corrosion dans l’acier

Fissure

Porosité dans l’acier


Fissure dans une soudure

https://www.vidisco.com/ndt_solutions/ndt_info_center/ndt_wiki_x_ray
Les méthodes d’inspection les plus répandues

Ultrasons
§ Les ultrasons sont basées sur l’utilisation d’ondes mécaniques de haute fréquence
pour détecter, localiser, dimensionner et imager des défauts.

§ Les défauts concernés peuvent être en surface, près de la surface ou dans le volume
des pièces et structures.

§ Des images en haute résolution sont obtenues en représentant l’amplitude ou le temps de


vol d’échos US grace a un système de balayage assisté par ordinateur

Image obtenue à
l’aide de l’écho
réfléchi par le côté
pile d’une pièce de
monnaie inspectée
du côté face
Images obtenues à l’aide de l’écho réfléchi
2. Principes Physiques

2.1 Caractéristiques fondamentales d’une onde

§ Les ondes se déplacent à une vitesse finie qui est propre à leur
nature et au milieu de propagation : Lumière, Son, Vibration, etc.

§ Les ondes transportent de l’énergie.

§ Les ondes permettent la transmission d’information

§ Les ondes sont partout

Télécommunications (radio, lumière, son, etc.) ; Télécommande (Infra


rouges, radio); Télédétection (radars, sonars, télescopes); Imagerie médicale
(Radiographie, Echographie)
2. Principes Physiques
2.2. Onde mécanique

§ Une onde mécanique est née suite à un mouvement oscillatoire


(vibration) qui se transmet de proche en proche dans un milieu
matériel.

§ La transmission du mouvement se fait par voisinage.

§ Un exemple de changement de position que l'on transmet à son


voisin est donné ci-dessous:

http://www.kettering.edu/~drussell/Demos/demos.html
2. Principes Physiques
2.2 Ondes mécaniques

§ Les ondes mécaniques ont besoin d’un support matériel


contrairement aux ondes électromagnétiques (ex. la lumière)

§ Les ondes mécaniques s’adaptent au support considéré: Ondes sur


l’eau, cordes vibrantes, son (audible), ultrasons, etc.

§ Il existe différents types d’ondes mécaniques: ondes de volume,


ondes de surface, ondes guidées, etc.
2. Principes Physiques

2.2 Ondes mécaniques

§ La matière constituée de molécules peut être


schématisée par un ensemble de masses
avec des interactions élastiques.

§ La différence de rigidité pouvant exister


entre les matériaux (eau, acier, bois, etc.) molécule
apparaîtra au niveau des « ressorts ».

§ L’influence de la rigidité sera « visible » au


niveau de la vitesse des ondes mécaniques,
leur forme, leur atténuation, etc.
2.2.1 Ondes de Volume

2.2.1.1 Onde de compression ou Onde Longitudinale

§ On l’appelle aussi « Onde L » ou « Onde P » en anglais « P-Wave »

§ L’onde longitudinale est une onde de volume, c’est à dire une onde qui
rayonne dans un volume (une onde 3D)

§ Les particules vibrent autour d’une position d’équilibre orientée suivant une
direction donnée (direction X par exemple) et l’onde longitudinale se propage
dans cette même direction (voir animation ci-dessous)

http://www.kettering.edu/~drussell/Demos/demos.html
2.2.1 Ondes de Volume

2.2.1.2 Onde Transversale ou Onde de Cisaillement

§ On l’appelle aussi « Onde T » en anglais on l’appelle Shear Waves notée « S-Wave »

§ L’onde transversale est une onde de volume, c’est à dire une onde qui rayonne dans
un volume (une onde 3D)

§ Les particules vibrent autour d’une position d’équilibre orientée suivant une
direction donnée, direction Y par exemple, et l’onde transversale se propage dans
une direction qui lui est perpendiculaire, direction X par exemple (voir animation ci-
dessous)

Vibration
X
des
particules Y

Propagation
2.2.2 Ondes de Surface

2.2.2 Onde de Rayleigh

§ L’onde de Rayleigh n’est pas une onde de volume

§ L’onde de Rayleigh est une onde de Surface , c’est à dire qui rayonne sur une surface
et ne pénètre pas dans la matière.

§ La surface peut être plane (Un bloc) ou courbe (Cylindre, Sphère, etc.)

§ Dans le cas d’une onde de Rayleigh les particules vibrent selon des trajectoires
elliptiques dans le plan (XY par exemple) alors que l’onde se propage dans la
direction X, par exemple (Voir animation)
Remarquer que la particule qui vibre en surface a une amplitude
nettement plus élevée que celle qui vibre à une longueur d’onde
de profondeur.
Exemple de longueur d’onde dans l’acier pour apprécier la
profondeur de l’onde de Rayleigh

Animation courtesy of Dr. Dan


Russell, Kettering University
2.2.2 Ondes de Surface

2.2.2 Onde de Rayleigh

Remarquer que la particule qui vibre en surface a une amplitude


nettement plus élevée que celle qui vibre à une longueur d’onde
de profondeur.

Animation courtesy of Dr. Dan


Russell, Kettering University

§ Exemple
- Pour un Bloc d’acier de 100mm d’épaisseur, l’onde de Rayleigh a une longueur d’onde
de ~ 1.5mm.
- L’onde se propage en surface et pénètre dans l’acier à une profondeur inférieure à
1mm.
- Le reste de la profondeur est au repos, il n’est pas excité par l’onde de Rayleigh.

Sens de la propagation
2.2.3 Ondes de Lamb

2.2.3 Onde de Lamb

§ L’onde de Lamb est une une onde qui se propage dans une plaque solide,
§ Pour cela elle est également appelée onde de plaque,
§ Dans le cas d’une onde de Lamb, la vibration est la même sur toute l’épaisseur de la
plaque (ce qui n’est pas le cas de l’onde de surface),
§ Une plaque peut supporter une infinité de formes d'ondes de Lamb appartenant à
deux catégories de modes : Mode symétriques et Mode antisymétrique.

Fig. 1 : Propagation d’un mode Fig. 2: Propagation d’un mode


symétrique dans une plaque antisymétrique dans une plaque
2.2.3 Ondes de Lamb

2.2.3 Onde de Lamb

§ Les ondes de Lamb sont dispersives car leurs vitesses de propagation dépendent de
la fréquence de l’onde,
§ Il n’existe donc pas une vitesse unique mais plusieurs vitesses de propagation qui
dépendent à la fois du mode de propagation (mode S ou mode A) et de la
fréquence.
§ On trace les courbes dites de dispersion afin d’identifier les modes de propagation

Remarques:
A1 S1 ü Pour une fréquence d’excitation f= 1MHz

Deux modes se propagent simultanément : S0 et A0.


ü Pour une fréquence d’excitation f= 2MHz
S0
Trois modes se propagent simultanément : S0 ,A0 et A1.
A0
ü A partir d’une fréquence d’excitation f= 4MHz

Les modes S0 et A0 convergent et donnent naissance à une onde de Rayleigh


Fig. 1 : Dispersion de la vitesse de phase des ondes de
Lamb dans une plaque en Aluminium
2.2.3 Ondes de Lamb

2.2.3 Onde de Lamb

§ Les ondes de Lamb peuvent-elles être générées dans les cylindres creux ?

§ Du point de vue dimensionnel, un cylindre creux est comme une plaque :


L’épaisseur est très petite devant les deux autres dimensions.

Dans une plaque: L’épaisseur est très petite devant la largeur et la longueur
Dans un Tube : l’épaisseur est très petite devant le diamètre et la longueur.

§ Dans le cas des plaque ou des tubes, les ondes de Lamb sont utilisées pour détecter
la présence de fissures ou de perte d’épaisseur due à la corrosion
Notions d’élasticité

Définition de l’élasticité

Propriété physique d'un corps de reprendre sa forme initiale après suppression de la sollicitation.

- Si le corps reprend complétement sa forme originale après


suppression de la charge il est alors parfaitement élastique

- Le corps est dit partiellement élastique si la déformation produite


par les contraintes extérieures ne disparaît pas complètement
lorsque celles-ci sont annulées.

- Les matériaux usuels (béton, acier, aluminium, bois, etc.) peuvent


être considérés comme parfaitement élastiques tant que la contrainte
appliquée reste inférieure à leurs limites d’élasticité.
Notions d’élasticité
Essai de traction Contrainte

R
§ Essai de traction permet d’établir d’établir la relation m
entre la force et l’allongement qui en résulte. Re 0,2
§ La courbe d’élasticité peut être obtenue en Re
soumettant une éprouvette à un effort de traction.
§ A partir de cette courbe, plusieurs paramètres
peuvent être déterminés.

On observe
E Déformation
0,2 % Ag Agt A

§ Un domaine linéaire où l'éprouvette s'allonge de manière élastique et réversible jusqu’à atteindre une
valeur critique de la contrainte (Re) appelée limite élastique.

§ Un domaine parabolique caractéristique d’une déformation plastique (permanente) pour des contraintes
supérieures à Re et ce jusqu’à la contrainte de résistance à la traction (Rm) d’allongement Ag

§ Enfin, le point de rupture est atteint pour un allongement A

§ Re 0,2 est appelée limite élastique conventionnelle à 0,2% de déformation plastique

§ Agt est l’allongement totale sous charge maximum.


Notions d’élasticité

La contrainte
!⃗
§ La contrainte (𝜎) appliquée sur éprouvette représente la force appliquée (𝐹⃗ ) sur la S
section (S) de cette même éprouvette :

𝐹
𝜎= (N/m2) où 1 N/m2 =1 Pa (Pascal)
𝑆

La déformation longitudinale
𝐹⃗
§ Une fois soumise à une traction, l’éprouvette subit un allongement dans
le sens de la force appliquée. Sa longueur initialement 𝑙' devient 𝑙' + ∆𝑙.
La déformation (𝜀) est définie comme étant l’allongement relatif :

𝑙' + ∆𝑙
∆𝑙
𝜀 =

𝑙'
𝑙'
Enfin, notons que la déformation est sans dimensions (elle n’a pas d’unité).
Notions d’élasticité
La déformation transversale
§ Une fois soumise à une contrainte de traction (𝜎) l’éprouvette subit un raccourcissement
transversal relatif 𝜀, suite à une variation de sa largeur qui passe de 𝐿' à 𝐿' − ∆𝐿.

!⃗

!" #$ − ∆#

§ La déformation 𝜀, relative à ce raccourcissement est donnée à l’aide de l’équation suivante :

∆𝐿
𝜀, =
𝐿'

Enfin, notons que la déformation est sans dimensions (elle n’a pas d’unité).
Notions d’élasticité

Coefficient de Poisson

§ Le coefficient de Poisson noté (𝜈) est le rapport entre la déformation transversale et la déformation
longitudinale. Il est donné par l’équation suivante :

01 ∆2 43
𝜈 = − =
0 23 ∆4

Le coefficient de Poisson est par définition sans unité.

§ Le signe moins et dû au fait que les déformations 𝜀, et 𝜀 soient de signe contraire. Cela permet au
coefficient de Poisson d’être très souvent positif.

§ Ainsi, l’expression du coefficient de Poisson permet de créer une relation de proportionnalité entre
la déformation longitudinale 𝜀 et la déformation transversale 𝜀, où:

𝜀, = − 𝜈 𝜀
Notions d’élasticité

Le module d’ Young

§ Le module d’Young représente le rapport entre la contrainte appliquée 𝜎 et la déformation


longitudinale. Dans le cas d’un essai de traction uniaxiale, il est donné par l’équation suivante:

6
𝐸 = (N/m2 ou Pa)
0

Le module d’Young est par définition positif quelle que soit le matériau étudié.

§ L’équation ci-dessus signifie que la déformation est proportionnelle à la charge mécanique


appliquée (Loi de Hooke):
𝜎 = 𝐸 𝜀 !⃗
S
§ Qui peut également se mettre sous la forme :

F
= 𝐸 𝜀 F = 𝐸 𝑆 𝜀
S
Notions d’élasticité

Essai de cisaillement

§ À la différence d’un essai de traction ou de compression, un essai de cisaillement implique que


toutes les contraintes soient tangentielles à la surface d’application.

§ Ces mêmes contraintes doivent être parfaitement égales en tous points de cette surface.

§ Il ne doit donc y avoir aucune sollicitation perpendiculaire à cette surface.


∆𝑙 𝜏

∆𝑙

§ La formule générale pour calculer la contrainte de cisaillement est :


F
𝜏= (N/m2 ou Pa) où F est la force appliquée et S est la section.
S
Notions d’élasticité

Module de cisaillement
§ Dans le cas des matériaux solides élastiques, la contrainte de cisaillement 𝜏 est reliée au
module de cisaillement 𝐺 par la relation :

𝜏 = 𝛾 𝐺 (N/m2 ou Pa)

§ Le paramètre 𝛾 est appelé angle droit. Il est donné par la relation mettant en jeu les
déplacements relatifs indiqués dans l’image ci-dessous :
∆𝑙
𝛾=
𝑙

∆𝑙 𝜏

𝑙
Notions d’élasticité

Relation entre les constantes élastiques


§ Dans le cas d’un matériau élastique homogène et isotrope, il suffit de connaître deux
constantes élastiques pour définir le comportement élastique du matériau,

§ Les constantes élastiques définies ci-dessus peuvent être regroupées à l’aide de la relation
suivante:

𝐸
𝐺=
2(1 + 𝜈)

𝐺 Module de cisaillement

𝐸 Module d’Young

𝜈 Coefficient de Poisson
Notions d’élasticité

Coefficients de Lamé
§ Il arrive souvent d’exprimer les constantes élastiques d’un milieu homogène isotrope en
fonction des constantes de Lamé notées 𝜆 et 𝜇.

§ Les coefficients de Lamé peuvent s’exprimer en fonction du module et du coefficient de


Poisson, où:

𝐸 𝜈 𝐸
𝜆= 𝜇=
1 + 𝜈 (1 − 2𝜈) 2 1 + 𝜈

§ Le module de cisaillement quant à lui peut être obtenu à l’aide des équations suivantes:

𝜆(1 − 2𝜈) 𝐸
𝐺= 𝐺=
2𝜈 2(1 + 𝜈)
2.3 Propagation dans les milieux

2.3.1 Propagation dans les milieux

§ Pour faire propager une onde dans un milieu il faut utiliser une source pour fournir de
l’énergie,

§ Le rôle de la source est d’introduire localement une perturbation dans le milieu de


propagation,

§ Deux types d’excitation peuvent être utilisées :


Excitation
Excitation impulsionnelle : La source est activée pendant une courte durée impulsionnelle

L’onde est dite Pulsée

Excitation permanente: La source est activée en permanence ou sur une très longue durée.
L’onde est dite entretenue

Excitation continue : cas particulier


d’une excitation sinusoïdale
2.3 Propagation dans les milieux
2.3.1 Caractéristiques d’une onde
§ Une onde a plusieurs caractéristiques :

ü Longueur d’onde : La plus courte distance séparant deux points de l’onde strictement
identiques à un instant donné. Elle est notée 𝜆 .

Lorsque l’onde est représenté dans l’espace nous parlons alors de longueur d’onde

ü Période : elle représente le temps que prend un des phénomènes d’une onde à se
reproduire. Elle est notée T.
Lorsque l’onde est représentée dans le temps nous parlons de période

T
A A

x t

Longueur d’onde dans un régime entretenu Période dans un régime entretenu


2.3 Propagation dans les milieux
§ La célérité appelée aussi vitesse ou vitesse de phase d’une onde est obtenue en
suivant un point à la même phase lors de la propagation d’une onde.

§ Le point peut être peut être sur une crête ou sur un creux du signal. Il peut
également être le passage par zéro ou n’importe quel autre point appartenant à
l’onde (ou au train d’onde). L’important c’est qu’il soit à la même phase.
Amplitude

Position
Amplitude

Position
Amplitude

Position
2.3 Propagation dans les milieux

ü Il est néanmoins important de retenir que la célérité « C » d’une onde (ou vitesse
comme l’appelleraient certains) relie la période spatiale (longueur d’one) à la
période temporelle (T) comme :
𝜆
𝐶 = (𝑚/𝑠)
𝑇

ü Amplitude: Elle représente la hauteur de l’oscillation d’une onde. Elle est notée A

ü La fréquence : elle représente le nombre de fois qu’un phénomène se reproduit par


unité de temps. Pour les ondes c’est nombre d’oscillation par seconde. Son unité est
le Hertz (noté Hz).

En ce qui concerne les sons, l’homme peut percevoir les fréquences variant
entre 20 Hz (le son le plus grave que nous entendons) et 20 000 Hertz (le son le
plus aiguë que nous entendons).

Les ultrasons commencent à partir de 20 000Hz (ou 20 kHz) et peuvent aller


jusqu’aux centaines de méga Hertz (MHz).
2.3 Propagation des les milieux

2.3.2 Propagation dans les milieux

§ Une attention particulière doit être prêtée aux dimensions du milieu de propagation:

Propagation 1D: Tube acoustique, etc.


Propagation 2D: Peau de tambour, surface de l’eau, etc.
Propagation 3D: Son dans une salle, etc.

§ Milieu de propagation de dimensions infinies


En l’absence de frontière, les ondes s’éloignent indéfiniment de la source

§ Milieu de propagation fini


Frontières infranchissables : Les ondes sont réfléchies
Frontières franchissables: Les ondes sont partiellement réfléchies /transmises
2.3 Propagation des les milieux

2.3.2 Propagation d’une onde de compression dans un solide à une dimension

§ Le solide que nous étudions est isotrope

Cela veut dire que la vitesse de propagation ne change pas en fonction de la direction de
propagation. De ce fait, le module de Young E et le coefficient de Poisson n sont constants.

§ L’équation d’onde s’écrit dans ce cas: æ ¶ 2 u ö r0 æ ¶ 2 u ö


çç 2 ÷÷ = çç 2 ÷÷
x
è ¶ x ø E è ¶t ø

u représente le déplacement des particules

Piston en mouvement à la fréquence f


r0 est la masse volumique du solide
§ Notons que la dimension du rapport (E/r0) est homogène
à une vitesse.

§ On définit alors la vitesse de propagation de l’onde


de compression comme étant : 𝐸
𝑉2 =
𝜌 Fig 1. Propagation d’une onde de compression
dans un solide en mode piston
2.3 Propagation des les milieux

2.3.2 Propagation d’une onde de compression dans un solide à une dimension

§ Les dimensions du milieu de propagation ont une influence sur le mode de propagation

§ Lorsque le diamètre du transducteur couvre la quasi-totalité de la section du matériau la


vitesse ne dépend que du module de Young et de la masse volumique (Figure 1)

𝐸
𝑉2 =
𝜌

§ Dans ce cas la propagation des ultrasons reste rigoureusement axiale et ne subit aucune
divergence.

Onde de
compression

Fig 1. En mode piston l’onde de compression ne subit pas de divergence: elle reste dans l’axe
2.3 Propagation des les milieux

2.3.2 Propagation d’une onde de compression dans un solide à une dimension

§ Lorsque le diamètre du transducteur est petit devant la section du matériau, le faisceau


ultrasonore subit une divergence naturelle (Figure 1)

§ Dans ce cas, le module de Young qui rend compte uniquement de la compression dans l’axe
du transducteur ne peut plus à lui seul exprimer la vitesse de propagation des ondes de
compression

§ Dans ce cas, la vitesse de l’onde de compression dépend également du coefficient de Poisson


compression
Onde de

𝐸(1 − 𝜈)
𝑉2 =
𝜌 1 + 𝜈 (1 − 2𝜈)

Fig 1. En mode piston l’onde de compression ne subit pas de divergence:


elle reste dans l’axe
2.3 Propagation des les milieux

2.3.3 Propagation d’une onde transversale dans un solide

§ Naturellement, l’onde transversale n’est pas concernée par la propagation en mode piston

§ Dans ce cas, l’onde se propage dans une direction donnée (direction X, par exemple) et les
particules vibrent dans une direction qui lui est perpendiculaire (Y ou Z)

§ Il existe donc deux sortes d’ondes transversales : onde transversale verticale (TV)
onde transversale horizontale (TH)

§ Dans un matériau isotrope les vitesses des ondes TV et TH sont les mêmes et valent:

𝐸 E :module de Young
𝑉, = n : coefficient de Poisson Vibration
2𝜌 1 + 𝜈 des
r : masse volumique
ou particules

𝐺
𝑉, = où G est le module de cisaillement
𝜌 Propagation
2.4 Matière et Vitesse d’onde élastique
2.4.1 Etats de la matière

Etat désordonné
Particules très éloignées V air @ 340 m/s
§ Gaz
Très agitées, Libres (très faible raideur)
Peu d’interaction

Etat désordonné
§ Liquide Molécules proches V eau @ 1500 m/s
Faible raideur

Etat ordonné
Molécules au contact
§ Solide V Acier @ 5970 m/s
Forte interaction
Forte raideur
Plus de mouvement
2.5 Notion d’impédance
2.5.1 Définition

§ Le mot impédance fut inventé par O. Heaviside en 1886.

§ Il vient du verbe anglais “to impede“ qui signifie “faire obstacle à “ ou “retenir“.

§ L’impédance électrique, par exemple, mesure l’opposition d’un circuit électrique au passage
d’un courant alternatif sinusoïdal.

§ Le passage d’un courant électrique “I“ par une résistance “R“ est produit par l’existence d’une
différence de potentiel ou d’une tension électrique “V“ entre les bornes de la résistance.

§ Dans ce cas, la résistance R est appelée impédance électrique (notée Z) car elle fait obstacle
au passage du courant électrique.

§ Nous pouvons donc écrire que 𝑉 =𝑅∗𝐼


I + -
§ Ou alors dire que : Cause = Impédance * Effet
V
2.5 Notion d’impédance
2.5.1 Impédance Acoustique

§ A partir du constat : Cause = Z * Effet il devient possible de définir une impédance


relative à la propagation des ondes élastiques

§ Cela revient à relier la variation de pression acoustique (cause) à la vitesse particulaire


(effet):
𝜕𝑢
𝛿𝑃(𝑥, 𝑡) = 𝑍 ∗ 𝑢̇ (𝑥, 𝑡) où 𝑢̇ 𝑥, 𝑡 =
𝜕𝑡
§ L’impédance acoustique s’écrit alors :

𝑍 = ρ ∗ 𝑢̇ (𝑥, 𝑡) ou simplement Z = ρ * V

§ Ainsi la notion d’impédance en acoustique sera utilisée pour caractériser la propagation dans
les solides car elle met en jeu à la fois la vitesse de propagation du mode considéré et la
masse volumique du milieu de propagation.
𝑘𝑔
§ L’unité de l’impédance acoustique est le Ray (Rayleigh) où 1 𝑅𝑎𝑦 = [
𝑚 𝑠
2.6 Les phénomènes d’interface
2.6.1 Interface et ondes élastiques

§ On parle d’interface lorsque l’onde élastique (ultrasonore) passe d’un milieu 1 d’impédance
acoustique Z1, vers un milieu 2 d’impédance acoustique Z2

§ Nous distinguons alors deux cas :


onde incidente onde(s) réfléchie(s)
une onde réfléchie
onde incidente q

Milieu 1 ( Z1) x1 Milieu 1 ( Z1) x1


Milieu 2 ( Z2) Milieu 2 ( Z2)
Une onde transmise
onde(s) transmise(s)

x2 x2
Fig. 1. Incidence normale Fig. 2. Incidence oblique
2.6 Les phénomènes d’interface
2.6.2 Incidence normale
§ Lorsqu’une onde ultrasonore aborde une interface en incidence normale, elle peut
générer différents types d’ondes en fonction de l’interface. Les différents cas sont
étudiés ci-dessous:
2.6.2.1 Interface liquide / Solide
§ De façon générale, les liquides ne sont pas visqueux et ne une onde L
onde L
permettent donc pas de générer une onde de
cisaillement, Liquide ( Z 1 ) x1
Solide ( Z 2 )
§ Dans le cas d’une interface « eau / solide (ex. acier) » Une onde L
l’onde incidente est systématiquement longitudinale,

§ En incidence normale, cette onde produit une onde


réfléchie dans l’eau et une onde transmise dans le solide. x2
Fig. 1. Incidence normale
§ La continuité du déplacement et de la tension mécanique
font que les ondes réfléchie et transmise soient
longitudinales.
2.6 Les phénomènes d’interface

2.6.2.2 Interface Solide/ Solide


une onde réfléchie L
onde incidente L
§ Les solides sont des milieux visqueux et Solide1 ( Z 1 ) x1
élastiques à la fois (ou viscoélastiques) Solide 2 ( Z 2 )
Une onde transmise L

§ Ils permettent de ce fait la génération et la


propagation d’une onde de cisaillement x2
Fig. 1. Incidence normale
§ Pour une onde incidente longitudinale,
l’onde réfléchie et l’onde transmise sont une onde réfléchie T
longitudinales (Figure 1) onde incidente T
Solide1 ( Z 1 ) x1
§ Pour une onde incidente transversale, Solide 2 ( Z 2 )

l’onde réfléchie et l’onde transmise sont Une onde transmise T

transversales (Figure 2)
x2
Fig. 2. Incidence normale
2.6 Les phénomènes d’interface
2.6.3 Incidence oblique
§ Lorsqu’une onde ultrasonore aborde une interface en incidence oblique, elle peut
générer plus d’une onde réfléchie et plus d’une onde transmise.

§ Les types d’ondes réfléchies et transmises dépendent des milieux de propagation ainsi
que des interfaces.

§ L’identification d’un type d’onde sera basée sur la comparaison entre la direction de
déplacement des particules 𝑼 et la direction de propagation de l’onde élastique 𝒌 .

§ Pour les ondes de volume en milieu isotrope, il s’agit d’identifier trois types d’ondes :
x3 x3 x3
𝑼 𝑼 𝑼

𝒌 𝒌
Milieu 1 𝒌 Milieu 1
Milieu 2
x1 Milieu 2 x1 Milieu 1
Milieu 2 x1
Onde Transversale Onde Transversale
Onde Longitudinale Verticale - Onde TV
Onde L Horizontale - Onde TH
2.6 Les phénomènes d’interface
2.6.3.1 Interface Liquide/Solide
§ En général, le liquide utilisé le plus utilisé dans le CND par Ultrasons est l’eau,

§ Dans ce cas l’onde incidente est nécessairement longitudinale


x3
𝒌RL Onde réfléchie
Onde incidente q LR longitudinale (RL)
longitudinale (I)
𝑼I qI
𝑼𝑅𝐿
Eau 𝒌I
x1
Solide 𝑼𝑇𝐿
𝒌𝑇𝐿 Onde transmise
qTL longitudinale (TL)

𝑼𝑇𝑇
θTT 𝒌𝑇T
Onde transmise
transversale (TT)
2.6 Les phénomènes d’interface
2.6.3.1 Interface Liquide/Solide
Nous remarquons les points suivants :
x3
§ L’onde réfléchie dans l’eau est longitudinale (car même milieu) Onde incidente
!RL Onde réfléchie
q LR longitudinale (RL)
longitudinale (I)
"I qI
"#$
Eau !I
§ Sa direction de propagation est rigoureusement symétrique "%$
x1
Solide
à celle de de l’onde incidente 𝜃 _ = 𝜃 `2 qTL
!%$ Onde transmise
longitudinale (TL)

"%%

§ Dans le solide, l’onde transmise (TL) est plus proche de θ T


T !%T
Onde transmise
transversale (TT)

l’interface “eau/solde“ que l’onde transmise (TT). Nous pouvons donc


conclure que 𝜃 ,2 > 𝜃 ,,

§ Ces remarques sont basées sur la loi de réfraction appelée


“Loi de Snell/Descartes“ que l’on peut écrire comme :
En réflexion En transmission

𝑆𝑖𝑛(𝜃 _ ) 𝑆𝑖𝑛(𝜃 `2 ) 𝑆𝑖𝑛(𝜃 _ ) 𝑆𝑖𝑛(𝜃 ,2 ) 𝑆𝑖𝑛(𝜃 _ ) 𝑆𝑖𝑛(𝜃 ,, )


= = =
𝑉_ 𝑉`2 𝑉_ 𝑉 ,2 𝑉_ 𝑉 ,,
2.6 Les phénomènes d’interface
2.6.3.1 Interfaces impliquant un liquide

§ D’autres cas d’interfaces avec des liquides peuvent exister où différents types
d’ondes sont mises en jeu :

Liquide/Liquide Solide / Liquide Solide / Liquide


x3

Onde incidente
!TL Onde transmise x3
x3 longitudinale (I) & '( longitudinale (TL)
"#$
!RL Onde réfléchie Eau
Onde incidente x1
q LR longitudinale (RL) !I "%$
longitudinale (I) q I Solide
"I !%$ Onde réfléchie
"#$ "I
qI & )( Eau
Liquide 1 !I
longitudinale (RL)
x1
x1 !I
"%$
"%# Solide
Liquide 2 & )' Onde réfléchie "I !RT
!%$ Onde transmise !RT
transversale (RT) qI # $% Onde réfléchie
qTL longitudinale (TL) transversale (RT)
x3 "RT
Onde TH Onde TH
#TL Onde transmise
longitudinale (TL)
!$%
Eau
x1
Solide !&%
#I #&% Onde réfléchie
Onde incidente !" longitudinale (RL)
transversale (I)
!&$
Onde TV Onde transmise
#&T
transversale (RT)
2.6 Les phénomènes d’interface
2.6.3.2 Interface Solide / Solide

§ Les solides sont des milieux viscoélastiques et permettent la propagation d’une


onde transversale.
§ De façon générale, le schéma entre deux solides implique plusieurs ondes
réfléchies et plusieurs ondes transmises.
§ Que l’onde incidente soit longitudinale ou transversale verticale, nous obtenons
l’un des deux résultats ci-dessous:

x3 Onde réfléchie
x3 Onde réfléchie
! #$ &RT transversale ! #$ &RT transversale
Onde incidente !"
)*' Onde incidente !"
)*'
Longitudinale Onde réfléchie Longitudinale Onde réfléchie
! #% &RL Longitudinale ! #% &RL Longitudinale
)I )*( )I )*(
Solide 1 &I Solide 1 &I
x1 x1
Solide 2 Ox3 )'( Solide 2 Ox3 )'(
! $% Onde transmise longitudinale ! $% Onde transmise longitudinale
&'( &'(

! $$ ! $$
)'' )''
Onde transmise transversale Onde transmise transversale
&'T &'T
2.6 Les phénomènes d’interface
2.6.3.2 Interface Solide / Solide

§ Lorsque l’onde incidente est transversale horizontale (TH), elle ne eut produire
qu’une onde TH en réflexion et une onde TH en transmission.
x3

Onde incidente !"


TH
! #$% )*'(
)TH
Onde réfléchie TH
Solide 1 &I &RTH
x1
Solide 2 )''(
Onde transmise TH
! $$%
&''(
2.6 Les phénomènes d’interface
2.6.3.3 Angles critiques ou limites

§ En fonction de l’angle d’incidence et de l’interface considérée, le résultat


correspondant aux ondes réfléchies et transmises est différent,

§ Il existe des incidences particulières appelées “Angle Limite“ ou “Angles critiques“


qui peuvent paraître dans certains cas

§ Mathématiquement, ces angles correspondent aux cas où la loi de


“Snell/Descartes“ ne donne pas une solution réelle, c’est à dire un angle réel,
x3
§ Du point de vue pratique, cela correspondant au cas !RL Onde réfléchie
où l’onde transmise se propage avec un angle de 90°, Onde incidente q R
L longitudinale (RL)
longitudinale (I)
"I qI
"#$
Eau !I
x1
§ L’onde transmise devient alors une onde rasante "%$
Solide
!%$ Onde transmise
qTL longitudinale (TL)

"%%
θTT !%T
Onde transmise
transversale (TT)
2.6 Les phénomènes d’interface
2.6.3.3 Angles critiques ou limites
§ Exemple: Soit une interface liquide (eau)/solide (Aluminium)
𝑆𝑖𝑛(𝜃 _ ) 𝑆𝑖𝑛(𝜃 ,2 )
Il est possible d’écrire pour cette interface la relation suivante : =
𝑉_ 𝑉 ,2
§ Lorsque l’angle d’incidence 𝜃 _ est égale à l’angle critique longitudinal, l’angle de
transmission longitudinal 𝜃 ,2 est égale à 𝜋/2

,2 ,2 𝑉rst
§ L’angle critique 𝜃efgh s’écrit alors comme: 𝜃efgh = arcsin ( 2 )
𝑉u4t

§ Lorsque l’angle d’incidence 𝜃 _ est égale à l’angle critique transversal, l’angle de


transmission transversal 𝜃 ,2 est égale à 𝜋/2

,2 ,, 𝑉rst
§ L’angle critique 𝜃efgh s’écrit alors comme: 𝜃efgh = arcsin ( , )
𝑉u4t
2.6 Les phénomènes d’interface
2.6.3.3 Angles critiques ou limites
Exemple: Soit une interface liquide (eau)/solide (Aluminium)

2
§ En considérant les vitesses de propagation suivantes: 𝑉rst =1480 m/s 𝑉u4t =6400 m/s
,
𝑉u4t =3200 m/s
§ Les angles critiques sont alors :
yz{| ,, 𝑉rst
,2
𝜃efgh = arcsin ≅ 13.5° 𝜃efgh = arcsin , ≅ 28°

y}~| 𝑉u4t

x3 x3
!RL Onde réfléchie !RL Onde réfléchie
Onde incidente 13.5° Onde incidente 28°°
13.5° longitudinale (RL) 28° longitudinale (RL)
longitudinale (I) longitudinale (I)
"I "I
"#$ "#$
Eau !I Eau !I "%%
"%$ x1 x1
Solide 90° ! Onde rampante (TL)
%$
Solide !%T
90°°

Onde rampante (TT)


"%%
Onde transmise
!%T
transversale (TT)
2.6 Les phénomènes d’interface
2.6.4 Courbes des lenteurs

§ On appelle lenteur l’inverse d’une vitesse.

§ Elle représente la variation de la vitesse ultrasonore en fonction de la direction de


propagation lorsqu’une onde se propage dans un liquide ou un solide.

§ Dans le cas d’un solide isotrope, les vitesses des modes L et T ne varient pas et les
courbes des lenteurs représentent des cercles (en 2D) ou une sphère (en 3D).
x3

1
𝑉, Remarque: Le cercle relatif à l’onde L
est toujours plus petit que celui de
1 l’onde T.
x1
𝑉2

Lenteurs correspondant à un matériau isotrope


2.6 Les phénomènes d’interface
2.6.4 Courbes des lenteurs
§ Les lenteurs sont utilisées pour étudier les interfaces entre deux milieux.

§ Elles permettent de savoir graphiquement, par exemple, s’il existe ou pas un angle critique

Exemple: Interface eau/Acier

- On trace un trait vertical à partir de l’extrêmité de la lenteur (point a sur la figure) du milieu
de réfraction jusqu’à atteindre l’intersection avec la lenteur de l’onde incidente (point b)

- L’angle critique est compris entre le vecteur et l’axe normal ou verticale

1
b 1 b
' &
()*+ "#$%
()*+
"#$%

eau
o
eau a o
a
Acier 1 Acier 1
"' "'
1 1
"& "&
2.6 Les phénomènes d’interface
2.6.4 Courbes des lenteurs
§ Il n’est pas toujours possible de trouver l’angle critique.

y
§ Le calcul montre que lorsque le rapport des deux vitesses est : ƒ >1, la fonction arcsin n’a
y„
pas de solution réelle.

§ Exemple: Interface Acier/eau

Dans ce cas, l’équation de Snell/Descartes ne permet pas d’obtenir une solution réelle:
Aucune intersection

1
"&

1
y{…†z‡ Acier a o "'
> 1 eau
yz{|

1
"#$%
2.6 Les phénomènes d’interface
2.6.4 Courbes des lenteurs
§ Il est important de savoir que l’énergie se propage toujours perpendiculairement
à la courbe de lenteur et ce quel que soit la direction de propagation de l’onde.

§ Dans un matériau isotrope, par exemple, lorsque l’onde l’onde se propage dans la
direction 𝜃=30°, l’énergie se propage aussi dans la direction 𝜃=30°. Ainsi l’onde et
l’énergie sont alignées et ce quelle que soit la direction de propagation 𝜃 .
x3

Direction de propagation de l’énergie

30° x1
Direction de propagation de l’onde

1
"#
Courbe de lenteur d’un matériau isotrope
2.6 Les phénomènes d’interface
2.6.4 Courbes des lenteurs
§ Dans un matériau anisotrope la vitesse de propagation change en fonction de la
direction de propagation. Par exemple la forme de la lenteur peut être une ellipse au
lieu d’un cercle comme dans le cas d’un milieu isotrope.

§ La direction de l’énergie reste toujours perpendiculaire à la lenteur et ce quel que soit


la direction de propagation.

§ Dans un matériau anisotrope, lorsque l’onde l’onde se propage dans la direction 𝜃=30°,
l’énergie ne se propage pas nécessairement dans la même direction. En effet, l’angle
𝜃 peut être même très différent (voir figure)
x3

Direction de propagation de l’énergie

30°
x1

Direction de propagation de l’onde

Courbe de lenteur d’un matériau anisotrope


2.7 Réflexion-Transmission aux interfaces
2.7.1 Incidence normale : Réflexion-Transmission en amplitude

§ A l’interface entre deux milieux différents, il existe deux conditions de continuité :

a) Continuité des déplacements ou de la vitesse u! i + u! r = u! t

b) Continuité de la surpression pi + pr = pt

§ A partir des conditions de continuité, il est possible d’écrire les relation suivantes:

pr Z 2 - Z1
Onde incidente !" Onde réfléchie !# r= =
pi Z 2 + Z1
Milieu 1 (Z1)
x1
Milieu 2 (Z2) pt 2Z2
Onde transmise !$ t= =
pi Z 2 + Z 1
2.7 Réflexion-Transmission aux interfaces
2.7.2 Incidence normale : Réflexion-Transmission en amplitude (Exercice 1)

§ En fonction des applications, nous pouvons avoir les cas suivants :

Z1 / Z2 = 0 Z2 / Z1 = 1 Z1 / Z2 ¥

x1
§ Dites à quoi pourraient correspondre les trois cas ci-dessus ?
Donner des exemples de milieux de propagation.

§ Calculer les coefficients de réflexion et de transmission en amplitude


dans les trois cas.
Onde réfléchie !# !$
§ Si on suppose que l’onde ultrasonore a la forme suivante : Onde transmise
Donner la forme des ondes réfléchie et transmise
!"
dans les trois cas.
Onde incidente
Milieu 1 (Z1) Milieu 2 (Z2)
§ Dites alors à quoi sert le coefficient de réflexion r.
2.7 Réflexion-Transmission aux interfaces
2.7.2 Incidence normale : Réflexion-Transmission en Puissance

§ Les coefficients de transmission et de réflexion en Puissance permettent de faire un


bilan énergétique au niveau d’une interface entre deux milieux.

§ Dans le cas d’une incidence normale, les puissances réfléchie et transmise sont
définis sous la forme normalisée suivante :
𝑃𝑢𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑅é𝑓é𝑙𝑐ℎ𝑖𝑒 𝑃𝑢𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑇𝑟𝑎𝑛𝑠𝑚𝑖𝑠𝑒
𝑅= 𝑇=
𝑃𝑢𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒 𝐼𝑛𝑐𝑖𝑑𝑒𝑛𝑡𝑒 𝑃𝑢𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒 𝐼𝑛𝑐𝑖𝑑𝑒𝑛𝑡𝑒

(𝑍[ − 𝑍Ž )[ 4 𝑍[ 𝑍Ž
§ Cela permet d’obtenir les formules suivantes : 𝑅= 𝑇=
(𝑍[ + 𝑍Ž )[ (𝑍[ + 𝑍Ž )[

§ Enfin notons que nous avons obligatoirement 𝑅+𝑇 =1 car il y a conservation


de l’énergie totale.

r + 𝑡
§ La somme n’a pas de sens physique ! On ne la calcule donc jamais !
2.7 Réflexion-Transmission aux interfaces

2.7.3 Incidence oblique : Réflexion-Transmission en Puissance

§ Les directions de propagation des ondes réfléchies et réfractées (ou transmises)


peuvent être calculées moyennant la loi de Snell-Descartes.

§ La répartition de l’énergie à l’interface entre deux milieux est essentielle pour


comprendre les principes qui sont à la base même des techniques de contrôle par
ultrasons en ondes de volume.

En réflexion En transmission

𝑆𝑖𝑛(𝜃 _ ) 𝑆𝑖𝑛(𝜃 `2 ) 𝑆𝑖𝑛(𝜃 _ ) 𝑆𝑖𝑛(𝜃 ,2 ) 𝑆𝑖𝑛(𝜃 _ ) 𝑆𝑖𝑛(𝜃 ,, )


= = =
𝑉_ 𝑉`2 𝑉_ 𝑉 ,2 𝑉_ 𝑉 ,,
2.7 Réflexion-Transmission aux interfaces

2.7.3.1 Interface Solide-Solide

x3 Onde réfléchie
x3 Onde réfléchie
! #$ &RT transversale ! #$ &RT transversale
Onde incidente ! " )*' Onde incidente ! " )*'
Longitudinale Onde réfléchie Longitudinale Onde réfléchie
! #% &RL ! #% &RL Longitudinale
Longitudinale
)I )*( )I )*(
Solide 1 &I Solide 1 &I
x1 x1
Solide 2 Ox3 )'( Solide 2 Ox3 )'(
! $% Onde transmise longitudinale ! $% Onde transmise longitudinale
&'( &'(

! $$ ! $$
)'' )''
Onde transmise transversale Onde transmise transversale
&'T &'T

Onde incidente longitudinale Onde incidente transversale verticale


2.7 Réflexion-Transmission aux interfaces

2.7.3.1 Interface Solide-Solide

Energie normalisée
Onde réfléchie longitudinale (RL)
Onde transmise longitudinale (TL)
§ Coefficient de transmission et de réflexion Onde réfléchie transversale (RT)
en énergie pour une interface plexiglas- Onde transmise transversale (TT)
aluminium.

Angle d’incidence

§ Lorsque l'angle d'incidence est proche de 0 ° les ondes RL et TL sont les plus dominant.

§ En raison de la désadaptation d'impédance, environ 50% de l'énergie est réfléchie.


§ Lorsque l'angle d'incidence augmente, il se produit de plus en plus d'ondes de cisaillement réfléchies.

§ Lorsque l'angle d'incidence est à environ 25°, l'onde TL est transmise à 90° dans l’aluminium. C'est le
premier angle critique.

§ Lorsque l'angle d'incidence est supérieur à 25 , il n'y a pas d'ondes longitudinales qui se propagent en tant
qu’onde de volume et qui émettent de l'énergie en dehors de l'interface.
2.7 Réflexion-Transmission aux interfaces

2.7.3.1 Interface Solide-Solide

Energie normalisée
Onde réfléchie longitudinale (RL)
Onde transmise longitudinale (TL)
§ Coefficient de transmission et de réflexion Onde réfléchie transversale (RT)
en énergie pour une interface plexiglas- Onde transmise transversale (TT)
aluminium.

Angle d’incidence

§ Lorsque l'angle d’incidence est compris entre 25° et 63°, seules les ondes de cisaillement TT sont
transmises dans l’aluminium.

§ Lorsque l’angle d’incidence est supérieur au 2ème angle critique environ 63°, il n’y a plus d’onde transversale
qui se propage dans l’aluminium en tant qu’onde de volume.

§ Toute l’énergie est alors réfléchie par le Plexiglas le long de l’interface.


2.7 Réflexion-Transmission aux interfaces

2.7.3.2 Interface Liquide-Solide

Energie normalisée
Onde réfléchie longitudinale (RL)
Onde transmise longitudinale (TL)
Onde transmise transversale (TT)
§ Coefficient de transmission et de réflexion
en énergie pour une interface Eau-
aluminium.

Angle d’incidence

§ Lorsque l'angle d'incidence est proche de 0 ° les ondes RL et TL sont les plus dominant.

§ En raison de la désadaptation d'impédance, environ 70% de l'énergie est réfléchie.

§ Lorsque l'angle d'incidence augmente, il se produit de plus en plus d'ondes de cisaillement transmise dans
l’aluminium. Cela est accompagné d’une diminution de l’onde longitudinale transmise.

§ Lorsque l'angle d'incidence est à environ 13°, l'onde TL est transmise à 90° dans l’aluminium. C'est le
premier angle critique.

§ Lorsque l'angle d'incidence est supérieur à 13°, il n'y a pas d'ondes longitudinales qui se propagent en tant
qu’onde de volume et qui émettent de l'énergie en dehors de l'interface.
2.7 Réflexion-Transmission aux interfaces

2.7.3.2 Interface Liquide-Solide

Energie normalisée
Onde réfléchie longitudinale (RL)
Onde transmise longitudinale (TL)
Onde transmise transversale (TT)
§ Coefficient de transmission et de réflexion
en énergie pour une interface Eau-
aluminium.

Angle d’incidence

§ Lorsque l'angle d’incidence est compris entre 13° et 28°, seules les ondes de cisaillement TT sont
transmises dans l’aluminium.

§ Lorsque l’angle d’incidence est supérieur au 2ème angle critique environ 28°, il n’y a plus d’onde transversale
qui se propage dans l’aluminium en tant qu’onde de volume.

§ Lorsque l’angle d’incidence est supérieur au 2ème angle critique, il faudra néanmoins satisfaire les conditions
aux limites relatives à la continuité des déplacements et de la tension mécanique.

§ Cela est à l’origine même de l’onde ou des ondes générée(s) le long de l’interface même si ces derniers ne
sont pas porteuse d’une énergie qui rayonne dans le volume.
2.7 Réflexion-Transmission aux interfaces

2.7.3.2 Interface Liquide-Solide

Energie normalisée
Onde réfléchie longitudinale (RL)
Onde transmise longitudinale (TL)
Onde transmise transversale (TT)
§ Coefficient de transmission et de réflexion
en énergie pour une interface Eau-
aluminium.

Angle d’incidence

`
§ Un troisième angle critique apparaît dans ces résultats appelé angle de Rayleigh 𝜃efgh aux alentours de 32°.

§ Ainsi, l’onde de Rayleigh se propage le long de l’interface. Elle est constituée à partir d’une onde
longitudinale et d’une inde transversale évanescentes selon la direction de la profondeur du matériau
(aluminium dans notre cas).

§ Dans, le cas d’une interface liquide/solide l’onde de Rayleigh est appelée onde de Rayleigh fuyante (Leaky
Rayleigh Wave) car elle se propage le long de l’interface et elle est atténuée au cours de sa propagation car
`
elle perd de l’énergie dans le liquide (fuite d’énergie) avec un angle 𝜃efgh .

§ En général, la vitesse de l’onde de Rayleigh est de 0.9 fois celle de l’onde transversale VT.
2.7 Réflexion-Transmission aux interfaces

2.7.3.3 Interface Solide-Solide


§ Génération d’une onde de Rayleigh à l’interface air/Solide à partir d’un sabot

Onde de surface (Rayleigh)

§ Dans ce cas, la vitesse de l’onde de Rayleigh est de 0.9 fois celle de l’onde transversale VT.

§ Par exemple, à l’interface air/acier la vitesse de l’onde de Rayleigh est de ~ 2900 m/s alors
que la vitesse de l’onde transversale dans l’acier est de ~ 3220 m/s.
2.8 Pression Acoustique
2.8.1 Pression acoustique efficace d’un son

§ Soit une onde plane sonore progressive se propageant le long de la direction x :

La pression acoustique est donnée par l’expression suivante :


𝑃 𝑥, 𝑡 = 𝑃‘s’ sin (𝑤𝑡 − 𝑘𝑥)

Pression acoustique

Par définition, la puissance efficace de l’onde Pmax


sonore est :
𝑃‘s’
𝑃r”” = x
2
2.8 Pression Acoustique
2.8.2 Intensité acoustique d’un son

§ On appelle Intensité Acoustique d’une onde sonore progressive, la puissance


qu’elle transporte par unité de surface. La puissance notée s’exprime comme:

[
Puissance Acoustique W
I W/m =
Surface m[

§ Il est également possible d’exprimer l’intensité acoustique 𝐈 en fonction de la


puissance efficace et l’impédance acoustique du milieu de propagation (Z):
[
P ¡¡ Pa[
I=
Z kgm¥[ s ¥Ž
2.8 Pression Acoustique
2.8.3 Niveau d’intensité acoustique (Sound pressure Level SPL)

§ Les niveaux d’intensité acoustique ne se mesurent en général pas en échelle


linéaire. Elle est en effet en échelle logarithmique.

§ L’échelle logarithmique ne permet plus d’additionner les sons telle que nous
pouvons le faire avec une échelle linéaire de type “Volt“

Exemple:

En échelle logarithmique 20 + 30 ≠ 50

En échelle linéaire 20 Volts + 30 Volts = 50 Volts


2.8 Pression Acoustique
2.8.3 Niveau d’intensité acoustique (Sound pressure Level SPL)

§ Le niveau d’intensité acoustique est donné par :

I
L dB = 10 LogŽ' ( )
I'

§ I' est l’intensité acoustique de référence.

Exemple: On peut démontrer que pour une onde sonore sinusoïdale audible
fréquence égale à 1kHz, I' = 10¥Ž[ W/m[ . Dans ce cas, I' est alors appelé “seuil
d’audibilité“ dans l’air de l’oreille humaine.
2.8 Pression Acoustique
2.8.3 Niveau d’intensité acoustique (Sound pressure Level SPL)

§ Il est également possible d’exprimer le niveau d’intensité acoustique en fonction


de la pression acoustique

P ¡¡
L dB = 20 LogŽ' ( )
P ¡¡ '

¬-®® 3 „
§ I' =
¯{†‡
2.8 Pression Acoustique
2.8.3 Niveau d’intensité acoustique (Sound pressure Level SPL)

§ Il est intéressant de savoir que :

La sensibilité relative de l’oreille à 1kHz est égale à :

¬-®® 3 Ž'´µ
= 20 = 10¥Ž' !!!
¬±²³ Ž'Ž ¶[·

Ceci correspond à une vibration de l’air d’amplitude 10¥ŽŽ mètres.

Ce qui peut être ramené à la surface d’un tympan (de l’ordre de 1 cm2) pour
trouver une puissance égale à 10¥Ž° Watt !!!
2.9 Atténuation des Ultrasons
2.9.1 Définition
L'atténuation d'une onde sonore peut être définie comme le rapport de
la puissance existant entre deux points de mesure A et B.

A B

§ Pour une onde ultrasonore, le terme « atténuation » regroupe l’ensemble de


pertes subies par l’onde l’onde ultrasonore lorsqu’elle traverse le milieu de
propagation.

§ Cela comprend aussi bien les paramètres d’absorption du matériau, la présence


de particules, la forme et la taille des particules, la teneur en eau comme dans
le cas du béton par exemple, etc.
Contrôle en Échographie (
2.9 Atténuation des Ultrasons
2.9.2 Mécanismes physiques
§ Parmi les mécanismes responsables de l’atténuation des ultrasons, nous retenons
les deux mécanismes les plus importants. Le premier est appelé « absorption » et
le second «dispersion ».
2.9.2.1 L’absorption
§ Lorsque les milieux de propagation présentent une viscosité, l’onde ultrasonore
subit des effets dissipatifs.

§ Dans ce cas, la propagation de l’onde ultrasonore s’accompagne d’une perte


d’énergie sous forme de chaleur (effet Joule).

Remarque: Dans le cas où la propagation se fait Faisceau élargi


en champ libre (taille du transducteur petite
devant celle du matériau), il existe une perte liée à
l’élargissement du faisceau ultrasonore. Cette
perte est dite géométrique.
Faisceau non élargi
2.9 Atténuation des Ultrasons
2.9.2.1 L’absorption
§ Du point de vue mécanique, l’absorption peut être expliquée comme le retard
entre le moment où une contrainte est appliquée (ou force) et la déformation
induite.

§ Plus le matériau est visqueux et plus le retard est important !

§ Le retard signifie une perte d’énergie qui peut être évaluée comme étant l’aire de
l’aire de l’ellipse obtenue lorsqu’on trace la contrainte (ou la force) en fonction de
la déformation.
Force ou contrainte Force ou contrainte

Déformation Perte

Temps Déformation
2.9 Atténuation des Ultrasons
2.9.2.1 L’absorption
§ Les matériaux manifestant une perte relative à la viscosité n’ont pas un module
élastique réel.

§ En effet, le module élastique est dan ce cas complexe et peut s’écrire sous la
forme :

𝐸 ∗ = 𝐸 ¸ + 𝑖 𝐸 ¸¸

§ Le Module de Young dit effectif est composé dans ce cas: Contrainte

Une partie réelle : 𝐸 ¸ (la pente de la l’ellipse)

Une partie imaginaire: 𝐸 ¸¸ (l’aire de l’ellipse) 𝐸 ¸¸


𝐸¸
§ Remarque: Dans ce cas il est possible de définir un angle
de perte comme étant: Déformation
𝐸′′(𝑤)
tan 𝜑 = ′
𝐸 (𝑤)
2.9 Atténuation des Ultrasons
2.9.2.1 L’absorption
Force ou contrainte
Cas d’un matériau purement élastique
§ Lorsque le matériau est purement élastique, il ne Déformation
peut y avoir de retard entre la contrainte et la
déformation. Temps

§ Exemple: lorsqu’on accroche une masse à un ressort,


il se déforme instantanément.

Contrainte
§ La loi « contrainte/déformation » étant la même ligne
pour une contrainte ascendante que descendante, le
! $$ = 0
paramètre 𝐸 ¸¸ = 0
! = !′

§ Cela a pour conséquence d’annuler l’angle de perte : Déformation

tan 𝜑 = 0 𝜑=0
2.6 Les phénomènes d’interface
2.6.3.3 Angles critiques ou limites
Exemple: Soit une interface liquide (eau)/solide (Aluminium)

2
§ En considérant les vitesses de propagation suivantes: 𝑉rst =1480 m/s 𝑉u4t =6400 m/s
,
𝑉u4t =3200 m/s
§ Les angles critiques sont alors :
yz{| ,, 𝑉rst
,2
𝜃efgh = arcsin ≅ 13.5° 𝜃efgh = arcsin , ≅ 28°

y}~| 𝑉u4t

x3 x3
!RL Onde réfléchie !RL Onde réfléchie
Onde incidente 13.5° Onde incidente 28°°
13.5° longitudinale (RL) 28° longitudinale (RL)
longitudinale (I) longitudinale (I)
"I "I
"#$ "#$
Eau !I Eau !I "%%
"%$ x1 x1
Solide 90° ! Onde rampante (TL)
%$
Solide !%T
90°°

Onde rampante (TT)


"%%
Onde transmise
!%T
transversale (TT)
Contrôle en Échogra
2.9 Atténuation des Ultrasons
2.9.2.2 La diffusion

§ La diffusion d’une onde est le phénomène par lequel l’onde est déviée dans
différentes directions suite à l’interaction avec des objets qu’elle rencontre sur
son chemin.

§ Dans la figure ci-contre, il faut tenir du fait que

Onde transmise
Onde diffusée
chaque particule diffuse l’énergie ultrasonore
dans toutes les directions. Onde émise

§ En pratique, la perte d’énergie se traduit par Onde émise


une perte d’amplitude. Onde réfléchie

Transducteur ultrasonore
Onde diffusée
§ Les particules responsables de la diffusion
sont appelées diffuseurs Diffusion d’une onde ultrasonore sur un ensemble de
particules simulant des porosités
Contrôle en Échogr
2.9 Atténuation des Ultrasons
2.9.2.2 La diffusion

§ Ainsi, la diffusion peut être vue comme étant une multitude d’accidents qui va
détériorer la qualité du signal initialement émis par le transducteur

Onde transmise
Onde diffusée

Onde émise

Onde émise Onde reçue


Signal plus étalé, moins d’amplitude et dégradé.
Onde émise
Onde réfléchie
§ La diffusion peut être créée par différents Transducteur ultrasonore
paramètres, selon le matériau étudié: Onde diffusée

Diffusion d’une onde ultrasonore sur un ensemble de


grain dans un acier, fibres dans les composites, particules simulant des porosités
fissures et/ou granulats dans un béton, etc.
Fibres de verre dans Grains dans un acier Structure granulaire
du béton
un composite
2.9 Atténuation des Ultrasons
2.9.2.3 Coefficient d’atténuation

§ L’amplitude de l’onde décroît en fonction de la distance de propagation


§ Cette décroissance est gouvernée par le coefficient d’atténuation « 𝜶 »
du milieu de propagation

𝐴1 = 𝐴0 exp (−𝛼𝑋)

Signal d’amplitude A0

Signal d’amplitude A1

X
Distance de propagation
2.9 Atténuation des Ultrasons
2.9.2.3 Coefficient d’atténuation

§ L’étude de l’atténuation ne peut se faire sans comparer la longueur d’onde


ultrasonore avec les hétérogénéités du milieu de propagation.

§ Exemple: L’atténuation ne peut êtres la même dans les situations suivantes

Très grande
longueur d’onde

Longueur d’onde de
la taille d’un grain
Selon le cas étudié, les effets
sur la diffusion ne sont pas les
mêmes.

Petite longueur
d’onde

Grains dans un acier


2.9 Atténuation des Ultrasons
Onde diffusée
2.9.2.3 Coefficient d’atténuation

Onde transmise
§ Le régime d’atténuation dépendent du rapport :

𝐿𝑜𝑛𝑔𝑢𝑒𝑢𝑟 𝑑¸ 𝑜𝑛𝑑𝑒 𝜆 Onde émise


=
𝑇𝑎𝑖𝑙𝑙𝑒 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛𝑛𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑔𝑟𝑎𝑖𝑛𝑠 𝐷 Onde diffusée
Diffusion d’une onde ultrasonore

y 𝑉: la vitesse de l’onde considérée (Longitudinale, Transversale, etc.)


où 𝜆 =
” 𝑓: la fréquence de l’onde ultrasonore (Hz)
§ Régime de Rayleigh

𝜆 >> 𝐷 L’atténuation est proportionnelle à 𝐷¶ 𝑓 Ä


§ Régime stochastique
𝜆≅𝐷 L’atténuation est proportionnelle à 𝐷 𝑓 [
§ Régime géométrique
1
𝜆 << 𝐷 L’atténuation est proportionnelle à
𝐷
2.9 Atténuation des Ultrasons
Onde sphérique Onde plane

ri
y

z k
x

A0 -ar j (wt - k .r ) u ( z , t ) = A0 e -az .e j (wt - k . z )


u (r , t ) = e .e
r
Le coefficient d’atténuation a se calcule selon le logarithme utilisé:
1 𝑢(𝑧)
Logarithme népérien 𝛼 = − 𝑙𝑛
𝑧 𝑢(0)
(Np/m) où Np se dit “Neper“

1 𝑢(𝑧) (dB/m)
Logarithme décimal 𝛼 = − 𝐿𝑜𝑔
𝑧 𝑢(0)
2.9 Atténuation des Ultrasons
Exemple

§ Dans l’eau, le coefficient d’atténuation peut être obtenu à l’aide de la relation suivante:

𝛼 𝑒𝑎𝑢 = 25.3 x 10¥Ž· 𝑓 [ (Np/m)

§ Comme on l’a vu précédemment, l’atténuation peut être affectée par différents paramètres.
Il n’est pas possible de donner des valeurs génériques pouvant servir à effectuer une analyse
quantitative.

§ L’atténuation des ondes ultrasonores dans un matériau donné doit de ce fait être obtenue via
des mesures expérimentales.

§ Puisque l’atténuation est une valeur déterminée sur une distance de propagation,
l’atténuation mesurée représente de ce fait une valeur moyenne.
2.9 Atténuation des Ultrasons : Exercice
2.9.3. Exercice

§ Soit une onde plane ultrasonore longitudinale se propageant dans un matériau.


L’atténuation est donnée par:
𝛼 𝑎𝑐𝑖𝑒𝑟 = 50 (Np/m)

Dans le but de retrouver la valeur de l’atténuation en (dB/m) il est important de retrouver la


(Np/m)
relation entre et (dB/m)
Donner le corrigé
Quelle est cette relation ?

Indication
A0 A1
• Vous pourrez extraire 𝛼 de la relation suivante 𝐴1 = 𝐴0 exp (−𝛼(𝑁𝑝/𝑚) )𝑋

• Puis, exprimer 𝛼 en dB/m.


Faisceau ultrasonore
2.9.3. Exercice

§ Soit une onde plane ultrasonore longitudinale se propageant dans un matériau.


L’atténuation est donnée par:
𝛼 𝑎𝑐𝑖𝑒𝑟 = 50 (Np/m)

Dans le but de retrouver la valeur de l’atténuation en (dB/m) il est important de retrouver la


(Np/m)
relation entre et (dB/m)
Donner le corrigé
Quelle est cette relation ?

Indication
A0 A1
• Vous pourrez extraire 𝛼 de la relation suivante 𝐴1 = 𝐴0 exp (−𝛼(𝑁𝑝/𝑚) )𝑋

• Puis, exprimer 𝛼 en dB/m.