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Le Classicisme (1660-1685)

Les années les plus fécondes de la littérature française.

Le classicisme surgit à partir des œuvres étudiées dans les courses humanistes, ce qui
les laisse comme des exemples à suivre.

- Les préceptes littéraires sont très parus a ces exemples classiques, par exemple, le
souhait de faire la littérature un fait national de grandeur et gloire.
o Voltaire sera une figure très importante en ce qui est à ce désir de gloire
nationale, Siècle de Louis XIV (1751). Nonobstant, dans le période de la
troisième république, on partage cette facette littéraire, et on l’applique à
l’éducation sur littérature : académie française, et l’école républicaine.
o La supériorité de la littérature (classiciste, française) devienne une idée
aussi pour cette époque avec Marmontel, en Essai sur le goût (1786).
o Les racines de la littérature comme idée de construction de contexte et
contenu littéraire.
o Il y aura après un débat autour du Classicisme et le Romantisme, de la
main de Stendhal et Sainte-Beuve.
o À la III République, le Classicisme sera un mouvement central (comme
nous avons vu par rapport à l’assemblage national) aussi pour justifier les
causes politiques de la république ; en plus, Lanson fera tourner presque
toute la littérature française autour de le classicisme et ce qui classique,
dès Henri IV jusqu’à cette époque, avec une claire intention de cohésion
et cohérence historique et nationale.
o À partir de 1930 et la II Guerre Mondiale, on trouve des études qui
relient la littérature à concepts ceux comme la notion de ce qui sublime,
les bases métaphysiques du néoplatonisme, l’importance de la rétorque,
la critique littéraire de l’époque, la préciosité et la galanterie.

- L’idéal classique

L’intention est de construire une littérature qui puisse se battre avec la littérature
classique. Alors les préceptes classiques seront conçus comme un projet
linguistique, littéraire et esthétique.

Grâce à l’Humanisme, le mouvement classique gagne un corpus académique,


« anthropologue », un discours social, etc. qui lui donne une force très notable ;
cependant, on fera une grande attention pour ne pas confondre ça avec l’athéisme,
bien qu’il surgissent des révolutions comme celle de Luthière.

Comme nous avons dit avant, l’école éduque en latin, on démocratise le latin, ce qui
ferait possible une propagation du substrat classique par tout le monde qui allait à
l’école, par conséquent, une « imitatio », une émulation de ses formes.
Pour renforcer ce mouvement, il y a des initiatives de traductions, de grammairiens,
d’archéologie de la langue française, etc.

- Les modèles du classicisme

o Antiquité : Des grecs et latins, on prend le fait de la rhétorique, de


l’esthétique classique, la philosophie et société. Cette aliénation aux racines
classiques et galliques revendique la pureté selon une stratégie politique pour
se détacher de Rome et du Vatican.
o Italie et Espagne : modèle des pastorales, de ce que idyllique, des formes
Italiennes après la Renaissance. Les exemples littéraires de Don Quixot et le
roman picaresque, la poésie et théâtre de Lope, Calderón et Tirso.

- L’école de 1650

o Source de l’esthétique galante, base de toute littérature mondaine.


o Guez de Balzac : à travers ses lettres il parle de l’idée de l’émulation. Chez
cet auteur, qui peut être vu comme une figure pleinement classiciste, on
souligne l’œuvre des « Lettres ».
 Il fait ses études de rhétorique et philosophie à Paris, et il travaillera
pour le mari de Marie de Médici, pour être nommé après
l’Historicien à Paris par le cardinal Richelieu.
 Le genre épistolaire fait une forte connection avec le sentir de
l’époque classique et les manières de la communication et la
consommation de littérature à la cour.
 Son style, toutefois, garde des similarités avec la Baroque, bien que
la structure qu’il suive normalement soit celle de la rhétorique
classique (dispositio, exordium, narratio, etc.). On peut dire que son
style est de transition entre le Baroque el le Classicisme.
 Les sujets son très diverses.

o L’idée du sublime (reprise de Longin) apparaisse, un géni profond qui est


original. Cette figure est à côté des règles, l’effet naturel original, pas
travaillé.
o L’école de 1650 constitue le laboratoire du Classicisme.
Jean de Lafontaine

- 1668 : Fables choisies mises en vers


o Il fait passer un message oral mais bel pour plaire le goût classiciste.
o Les fables forment le jugement et els aident à connaitre le soi même et les
gens qui forment la société, aspect relié à la critique (les vertus de la fable).
o Il inscrit les fables dans la tradition poétique.
o Lafontaine était très critiqué à cause de son utilisation de la fable (genre
mineur), le vers, et le français.
 Nonobstant, il va relier ces fables à une longue tradition littéraire, où
il parlera de Socrate, de l’harmonie et musicalité des vers, des auteurs
modernes et anciens qui ont écrit des fables.
Il va ajouter la gaité à ce genre.
 En somme, il passe à la défense de ce genre. Il répond avec trois
arguments aux attaques poétiques contre les fables : Les textes
mythologiques, les textes bibliques, les auteurs chrétiens du Moyen
Age.
 La fable est aussi un bon genre pour faire pédagogie avec les enfants
et leur enseigner des valeurs. Le but est docere, mais il faut delectare.

- Second recueil de 1678-79 (Livres VII à XI)


o Discussions philosophiques. Vision un peu plus élargie du monde.
o Il à ses sources à Pilpay et Locman.
o On va trouver des tons beaucoup plus contrastés que dans le primer tom : des
fables un peu plus sombres, d’autres avec un ton amusant, d’autres avec
réflexions sur la poésie. En général le ton est un peu plus lyrique.

 Le pouvoir des fables :


 Éloquence de la douceur, plus que de l’autorité.
 Discours à Mme. De la Sablière
 Défense de l’esprit des animaux.

- Troisième recueil : Fables de 1693 (Livre XII)


o On revient à la tradition du premier recueil, mais au lyrisme du second
(beaucoup plus approfondi). On dit que c’est un testament littéraire de
Lafontaine.

 Le songe d’un habitant du Mogol


 Le monde réel et le monde des songes : dans le monde réel il y a le
Mogol qui parle avec l’interprète des songes. Et dans le monde des
songes il y a le Vizir qui converse avec l’Ermite. C’est grâce à
l’interprétation des songes qui donne l’interprète qu’on arrive pa
comprendre qu’il y a des personnages (le Vizir et l’Ermite) avec des
destins paradoxaux. Le Vizir est dans le paradis, mais l’Ermite, qui est
chrétien, est entouré de feu.
 La première partir est assez narrative. Mais la seconde (à partir du 18
vers) est assez Baroque. Il parle de la solitude, par exemple ; il reprendra
Saint-Amant et Virgile, et il va dire qu’il aime le repos, le calme qui peut
inspirer l’art poétique, la nature sauvage, la forêt, les ruisseaux.
 C’est un poème de fin de vie.

- Style de Lafontaine
o Nostalgie de l’âge d’or ; il fait parler, à l’Arcadie, les animaux.
o Il revendique l’originalité.
o Importance du burlesque. Il y a beaucoup d’éléments de ce style dans les
fables. Il souligne la répétition des mensonges.
o Morale exposée à différents niveaux :
 Métaphore animale. Les protagonistes sont des animaux, à fin de
montrer le plus animal des humains.
 Atticisme. Style élégant, sobre, correcte (il faut contenir des
passions).
 Theatrum mundi. Une ample comédie où la scène est l’univers.
 Critique sociale à travers le topos du theatrum mundi.
o Diversité. Différents chemins pour le style, mais il traite tous les sujets,
différentes morales, plein de modèles, le rythme est varié.

- Extrait : Le chat, la belette et le petit lapin.


o La satire du ri qui conquiert autres territoires.
o La belette (langage de la cour, légaliste) pare des lois ; le lapin parle des
costumes ; le chat porte la perruque du juge.
o La fable a un rythme très rapide (présence des asyndètes, verbes de
mouvement…).
o Des morceaux plus narratifs, d’autres qui donnent des arguments morales.
o Critique de la cour, qui est plaine d’hypocrisie.

- La jeune veuve
o Sujet traité déjà par Pétrone
o Le sujet des femmes, traité de forme comique
o Les femmes sont inconstantes, imprévisibles, incompréhensibles
o Opposition qui sera appliquée au comportement de la femme
o Le temps a un pouvoir consolateur. La femme a une capacité de changer très
remarquable ; le temps accentue ce fait.
o Ironie
- La mort et le mourant
o Le dernier vers est comme une maxime du poème.

- Le savetier et le financier
o L’argent fait devenir malheureux.- L’argent ne donne pas le bonheur
o Peinture de ville (deux classes sociales opposées).
o Petite comédie où on va trouver le caractère du financier opposé au
cordonnier.
o Le financier est caractérisé, il ne dort pas, son humeur st toujours mauvais.
Caractère utilitariste et mercantiliste.
o Critique à ceux qui exploitent l’ignorance du peuple avec des dogmes
religieux.

- Le laboureur et ses enfants


o Éloge du travail
o Conseils pratiques du narrateur, des exemples, des impératifs
o Moral : il faut garder le travail
o Rythme vite, des ellipses. Versification. Les rythmes différents.
o Comicité des situations.
o Cupidité des fils (sujet des farses)

La fontaine récupère la tradition mondaine et humaniste pour y ajouter sa propre


originalité : le vers. Il va mêler un ton sérieux (moral) et un ton joueur. Il met un
équilibre entre la longueur des exercices scolaires et la brièveté du style classique.
Versification libre. Le monde inversé pour critiquer la société, comme Cyrano.

Mme de Lafayette

 Princesse des Clèves


o Premier roman moderne – traitement de la passion (analyse de l’histoire
et analyse psychologique).
o L’absolutisme est mis en place et ce fait a son reflet dans la littérature. A
nouveau (dans la reconstruction du pays après les guerres de religion)
l’héro est traité comme défenseur d’une cause.
o Les moralistes condamnent la recherche de l’amour propre. Si tu es
tourné pour l’amour de Dieu, ça marche, mais non pas si tu tournes vers
ton propre intérêt uniquement.
o L’amour sera le sujet dominant dans la littérature. Mme de Lafayette
considère que l’amour et la passion dominent le monde.
o On se trouve à Versailles, où il n’y a que des intrigues.
*Culte du paraître
*Crise de l’être
Il y a une crise à la cour et à la noblesse
*Vision tragique – rapport avec le baroque et Racine.

o L’amour
 Passion aveugle que s’acquière avec le mariage : le but de toute
femme.
 Le mariage est relié au gagne de pouvoir et argent.
 Être heureux dans le mariage est très compliqué
*Chasse à la femme (donjoanisme)
Préciosité dans les salons, lieu de réunion des femmes, unique espace
d’émancipation.

- La princesse des Clèves – Composition


o Œuvre coupée en 4 parties
o Description de la cour. Rencontre avec Mme des Clèves et avec son
copain.
o Histoires intercalées gardent des rapports avec l’histoire principale.
o Problème : Mme des Clèves est amoureuse mais elle est mariée avec un
homme dont elle ne l’aime pas. Elle est amoureuse d’un autre qui est
semblable à la figure de Jon Joan.
o Les ambitions de la cour sont visibles à travers les relations sexuelles
entre les nobles. Il y a toute une guerre de clans à cause de ces ambitions.
o Après la présentation du problème amoureux de Mme des Clèves, on
trouve le jeu d’inclinations entre les deux hommes.
 Histoire de Mme de Tournon.
 Histoire d’Anne de Boulenne (jeu de trahison – Henri VIII).
 Histoire de madame de Chartres (jeu de confidences).
o Résolution du problème : contrôler la passion (moment central du
roman). Le mari de Mme meurt de jalousie.
o Solution finale : Elle se retire à la champagne. Elle agit par fierté, pour se
distinguer des autres femmes.
o La cour d’Henri II, mais l’auteure était inspirée en Henri XIV
o Antinomie entre la cour splendide mais pleine de trucs secrets. La cour
va malmener la conscience de Mme des Clèves, qui perd sa calme, sa
vertu et elle prend les mauvaises chemins de la cour.
o La magnificence et la jalousie de la séduction des hommes mène
beaucoup de femmes à la perte de son status. Ambiguïté : jeu/danger de
l’amour avec l’autre homme.
o Évolution de mot « galant » à travers le temps :
 Galanterie : image d’une époque. On n trouve pas ici une
connotation négative
 Galant – préciosité : mot approché à l’élégance et la distinction.
 À partir de l’écriture de ce livre : galant – homme du roi /
galanterie – connotation négative.
o La figure masculine du roman qui est vertueuse est celle de M. des
Clèves. Il est sage, il a bon cœur, mais l’autre (M. de Nemours) est
corrompu par la galanterie et le pillage.
o Les ambitions de la cour sont exposées à nous dans le roman. Les luttes
de pouvoir, Dauphine, les clans, tous sont mises en place pour montrer
comment es la cour et quelles stratégies de dissimulation s’y utilisent
pour cacher ce désastre.
o Ce regarde moral et critique de Mme des Clèves est condamnatif et
admiratif au même temps par rapport à cette atmosphère corrompue de la
cour.
o La cour est le sujet principal, en plus de l’impossibilité pour arriver à cet
amour. La réticence entre les deux hommes et Mme des Clèves est le fait
qui avive la flamme de l’amour pour elle.
o L’amour apparaît comme une séduction immédiate. Les valeurs sont
différentes par rapport à l’amour entre les deux relations : M. des Clèves
et Nemours.
o Évolution de M. de Nemours :
 Intérêt complet grâce aux opinions de la cour
 Il fera quelque chose pour obtenir l’amour de la Mme (obsession,
espionnage, etc.).
 Mme des Clèves s’impose à ces trucs.
 Le séducteur montre que son amour est vrai et que sa passion est
constante.
o Passion persistante de M. des Clèves
o Mme des Clèves :
 Autoanalyse individuel
 Ambiguïté de Mme de Chartres : l’agent qui met la protagoniste
devant le problème et lui donne la force.
 Au début elle est sincère avec son mari, mais après elle aura la
complicité de son amant. Elle est obligée à la dissimulation et au
mensonge pour garder sa réputation dans la cour.
 On va passer de l’indépendance amoureuse à un enchainement
aliénant à la passion.
 La description super détaillée des processus amoureux entre la
protagoniste et les deux hommes est ce qui nous implique comme
lecteurs.
o Mme de Chartres enseigne Mme des Clèves à contrôler les amours pour
ne perdre ses biens (status, réputation, économie…) Elle va perdre tout
se elle n’agit pas comme il faut. Cette éducation la mènera à être une
femme différente aux autres, qui ne se laisse pas vaincre par les
tentations des autres femmes.
o Elle va partir à la champagne pour s’éloigner de la cour et de M. de
Nemours pour ne perdre pas son status ; non pas pour conserver le bien-
être social de son mari.
o Il y a beaucoup de théâtralité dans cette péripétie centrale.
o Ce mensonge au mari a une fonction dramatique et morale. Les
conséquences de ce fait sont la mort du mari.
o Aveu de l’amant (mensonge), elle utilise l’information pour prendre M.
de Nemours, mais elle s’en va sans consommer son amour. La passion
non résolue lui fait être inquiète.

Autres traits dur roman :

o Esthétique mondaine
o Brouillage de genres
 La princesse des Clèves a été classifiée comme histoire, car il y avait des
donnés véridiques. Toutefois il y avait un mélange avec la fiction.
 Vraiment, ce roman appartienne au genre de la nouvelle ou Grand Roman :
petit nombre de personnages principales ; action simple ; soucis de
vraisemblance.
o Au XVIIIe siècle l’œuvre était classifiée comme fiction historique.
o Caractéristiques de l’esthétique du conte merveilleux.
o Lien avec Tristan et Iseut – mort par amour.
o Disposition des personnages comme des actants.
o Roman d’analyse, d’éducation sentimentale, de nouvelle historique, mais surtout
comme un roman d’analyse psychologique. On reprend aussi des traits du
théâtre.
o Le climax est tragique.

Technique narrative :

o Différents procédés narratifs qui sont mêlés : analyse psychologique, méditation


morale et action romanesque sont les trois formes les plus importantes.
o Même si la narration est prédominante, il y a un grand récit intérieur.
o Narrateur omniscient, il peut s’insérer dans la tête de certains personnages et i
peut contrôler l’action du temps aussi.
o Les morceaux qui racontent les faits de la cour sont traités avec une technique
« behaviouriste ».

La langue classique :

o C’était rare de voire une femme avec des études de latin et grec. La première
édition était pleine de fautes d’orthographe, de grammaire et de style ; après le
débat orthographique cette œuvre sera prise comme exemple parfait de ce qui
est la langue classique.
o Nous avons ici le premier débat par rapport à un roman.
o L’œuvre témoigne un moment historique – Eléments de la cour d’Henri II
o Vision tragique – Passion/raison.