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Année académique 2018-2019

L2 Physique-chimie

Université
Jean Lorougnon
Guédé

TD de Thermodynamique physique

Exercice 1
Dans un gaz diatomique A2 basse température, des molécules se dissocient en atomes A gazeux quand
on élève la température. Soit α la proportion des molécules dissociées par rapport aux molécules
initiales.
a) Établir l’équation d’état du mélange supposé idéal en fonction de la masse molaire M de A2, de la
masse m du gaz initial et du coefficient de dissociation α.
b) Quelle est la densité de ce mélange par rapport à l’air ?

Exercice 2
On mélange dans un ballon de volume V = 10 L, à la température θ = 25°C, 5g d’hélium He, 4g de néon
Ne et 7g de diazote N2. Tous les gaz sont considérés comme parfaits et le mélange est supposé idéal.
Déterminer les pressions partielles des différents gaz et la pression totale.
On donne : M(He) = 4 g/mol ; M(Ne) = 20 g/mol et M(N) = 14 g/mol.

Exercice 3
Le tube d’un thermomètre est totalement rempli de mercure. On néglige la dilatation du verre et les
variations envisagées seront considérées comme de petites variations.
1) Quelles est la surpression subie par l’enveloppe de verre lorsque la température augmente de 1 °C ?
2) En supposant que l’enveloppe du verre peut supporter une surpression de 10 bars, quelle
augmentation de température peut-elle supporter sans rupture ?
On donne : α = 1,8.10-4 K-1 ; 𝜒𝑇 =3,9.10-13 Pa-1.

Exercice 4
Un tube en U de section s = 1 cm2, ouvert aux deux extrémités, contient de l’eau.
1) On ajoute dans une des branches un volume V = 6 cm3 d’huile. Déterminer la dénivellation entre la
surface libre de l’eau et la surface de séparation eau-huile.

2) À partir de l’état d’équilibre précédent, on ajoute dans l’autre branche du tube en U un volume V’ =
10 cm3 d’acétone. Déterminer la dénivellation entre les deux interfaces eau-huile et eau-acétone ainsi
que la dénivellation entre les deux surfaces libres.
On donne : ρ (eau) = 1 g.cm-3 ; ρ (huile) =0,9 g.cm-3 ; ρ (acétone) = 0,79 g.cm-3.

Exercice 5
Un tube cylindrique vertical de section s = 5 cm 2 est séparé en deux parties initialement de même
longueur L = 0,5 m par un petit piston. Ce dernier de masse m = 100 g, coulisse sans frottement dans
le tube. Les deux compartiments contiennent respectivement n1 et n2 moles de gaz parfait à la
température T = 293 K.

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1) La pression P1 du gaz contenu dans la partie supérieure a pour valeur P1 = 0,1 bar. Déterminer la
pression P2 dans la partie inférieure et les quantités de moles n1 et n2.
2) On retourne le tube à température constante de façon à placer le compartiment (1) en bas.
Déterminer le déplacement du piston.

Exercice 6
On considère une mole de gaz parfait de coefficient 𝛾 = 7/5 initialement à l’état P0 , V0, et T0. Le vase
est enfermé dans un récipient adiabatique de section s fermé par un piston adiabatique de masse
négligeable et mobile par translation verticale sans frottement.
La pression du gaz est assurée par du mercure au-dessus du piston qui s’élimine au fur et à mesure
que le piston monte. Au-dessus du mercure la pression atmosphérique est P.

Le gaz reçoit de l’énergie électrique jusqu’à élimination complète du mercure.


1) Calculer la température finale du gaz.
2= Déterminer l’énergie électrique We fournie au gaz.
On donne : T0 = 273 K ; h0 = 0.4 m ; h = 0.10 m ; P = 0.76 mHg

Exercice 7
Un piston de masse 𝑀0 peut coulisser sans frottement dans un cylindre de section 𝑆 placé dans l’air
de pression 𝑃0 . Les parois du piston et du cylindre sont athermanes. Le cylindre contient de l’air
assimilable à un gaz parfait de coefficient γ et de température initiale 𝑇0 .
À l’équilibre, le piston se trouve à une hauteur ℎ du fond du récipient.
1) Calculer à l’équilibre la pression 𝑃1 à l’intérieur du cylindre.
2) On pose sur le piston une masse 𝑚 ≪ 𝑀0 . Caractériser le mouvement du piston.

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Exercice 8
Dans un tube cylindrique adiabatique, un gaz se détend lentement à travers une paroi poreuse. La
pression et la température passent de P1, T1 à P2, T2.

En considérant une transformation élémentaire réversible relative à une mole de gaz :


1) Écrire la différentielle de la fonction enthalpie dans le système de variable (T,P)
𝜕𝑇
2) En déduire l’expression du coefficient 𝜇 = ( ) en fonction de h, V et CP.
𝜕𝑃 𝐻
3) Exprimer 𝜇 en fonction de CP, V, T et du coefficient thermoélastique 𝛼. Que devient 𝜇 dans le cas du
gaz parfait ? La détente peut-elle alors être considérée comme isotherme ?
4) L’azote est un gaz réel qui obéit à l’équation d’état : PV = RT + B(T)P avec B(T) = 23.106 – (2.15/T2)
en m3.mol-1, R= 8.31 J.K-1.mol-1.
4.1) Calculer 𝜇 pour l’azote pour T=T1.
4.2) En déduire T2 la température du gaz après la détente.
On donne : γ = 1.4, CP = 29 J.K-1.mol-1, P1 = 4 bars, P2 = 1 bar, T1 = 300 K
On remplace la paroi poreuse par une machine (turbine, compresseur …). On note 𝜏 ′ le travail échangé
par le fluide autre que celui des forces de pression, et Q le transfert thermique échangé si nous
considérons désormais que le système n’est pas adiabatique. On néglige la vitesse d’écoulement des
gaz.
5) En raisonnant sur une portion de fluide située à l’instant t entre les sections (𝜋) et (𝜋 ′ ), montrer
que la variation d’enthalpie du fluide s’écrit ∆𝐻 = 𝜏 ′ + 𝑄 en régime permanent.

Exercice 9
Une bouteille préalablement vide et de volume V0 est fermée. Elle baigne dans l’atmosphère terrestre
à la température T0 = 300 K et sous la pression atmosphérique P0 = 1 bar. L’air est assimilé à un gaz
parfait diatomique de coefficient caractéristique γ = 1.4.
La bouteille est ouverte pendant un bref instant afin que l’air ambiant qui l’entoure y pénètre.
L’air dans le récipient est à la température T1 au moment où sa pression est égale à la pression
extérieure P0.
1) Quel est le système fermé et déformable à adopter pour traiter le problème ?
2) Comparer les temps de relaxation de l’équilibre mécanique et de l’équilibre thermique. Dire
pourquoi la transformation que subit le gaz peut être considérée comme adiabatique.
3) La loi de Laplace est-elle applicable pour ce gaz parfait ?
4) Exprimer le travail reçu par le système pour que l’air entre dans la bouteille

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5) Déterminer la température T1.
6) Quel est l’état d’équilibre final du système ?

Exercice 10
On considère le cycle suivant décrit par deux moles de gaz parfait diatomique (𝛾 = 1,4) :
- une compression isotherme, quasi statique, de A à B de la pression P A = 1 bar à la pression PB, à la
température TA = TB = 298 K ;
- un échauffement isobare, quasi statique, de B à C jusqu’à la température T C = 400 K ;
- une détente adiabatique, quasi statique, de C à A.
1) Représenter le cycle en coordonnées de Clapeyron.
2) Déterminer les coordonnées des points A, B, et C dans ce diagramme.
3) Exprimer puis calculer les travaux et transferts thermiques reçus par le gaz lors des différentes
transformations.

Exercice 11
Dans les moteurs Diesel actuels, à vitesse de rotation élevée, le cycle décrit par l’air est celui représenté
sur la figure ci-dessous dans le diagramme de Clapeyron.

Après la phase d’admission de 1’ à 1, l’air subit une compression isentropique de 1 à 2. Après l’injection
du carburant en 2, la combustion s’effectue d’abord de façon isochore de 2 à 3 puis se poursuit de
façon isobare de 3 à 4.
La phase de combustion est suivie d’une détente isentropique de 4 à 5 puis d’une phase
d’échappement isochore de 5 à 1 et de refoulement isobare de 1 à 1’.
La pression en 1 est 1 bar et la température est 293 K. La pression maximale est 65 bar et la
température maximale (en 4) est 2173 K. On suppose que l’air est un gaz parfait diatomique et on
𝑉1
appelle 𝛼𝑉 le rapport volumique de compression : 𝛼𝑉 = 𝑉2
= 19.
1) Exprimer en fonction de 𝛾 et des différentes températures l’efficacité de ce moteur Diesel.
2) Calculer les températures T2, T3 et T5. En déduire la valeur numérique de l’efficacité e.
3) Déterminer le transfert thermique QC reçu par une masse d’air d’un kilogramme lors de la
combustion de 2 à 4.
4) Déterminer le transfert thermique Qf reçu par une masse d’air d’un kilogramme lors de l’évolution
de 5 à 1.

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5) Déterminer le travail W reçu par une masse d’air d’un kilogramme au cours d’un cycle.
On donne : Mair = 29 g/mol.

Exercice 12
Un fluide a pour équation d’état :
V = aT2 + b, avec a et b constantes.
a) Établir l’expression de h (deuxième relation de Clapeyron)
b) Déterminer l’expression littérale de CP(T,P). On prendra CP = 0 pour P = 0.
c) En déduire l’expression de l’enthalpie d’un tel fluide à une constante près.

Exercice 13
𝑎
Une mole de gaz réel a pour équation d’état 𝑃𝑉 + 𝑉
= 𝑅𝑇 où a est une constante caractéristique du
gaz.
𝜕𝐶𝑉𝑚
On admettra en outre que ( 𝜕𝑇
) = 𝐴 + 2𝐵𝑇 où A et B sont des constantes positives.
a) Déterminer l’expression de 𝐶𝑉𝑚 en variables T, V. On posera conventionnellement que 𝐶𝑉𝑚 = 0 pour
T = 0 K.
b) En déduire l’expression de l’énergie interne et de l’entropie molaire de ce gaz à une constante près.

Exercice 14
a) En variables P, V une transformation réversible élémentaire d’un fluide s’accompagne de l’échange
de chaleur 𝛿𝑄 = 𝜆 𝑑𝑃 + 𝜇 𝑑𝑉.
- Déterminer les expressions de 𝜆 et 𝜇 en fonction de 𝐶𝑃𝑚 et 𝐶𝑉𝑚 .
- Déterminer la relation de Mayer 𝐶𝑃𝑚 − 𝐶𝑉𝑚
b) Ce fluide est un gaz réel d’équation d’état pour une mole P (V – b) = RT. Déterminer 𝜆, 𝜇 et
𝐶𝑃𝑚 − 𝐶𝑉𝑚 .
c) Sachant en outre que son coefficient 𝛾 varie faiblement avec la température selon 𝛾 = 𝛾0 − 𝑎 𝑇 (a
faible et 𝛾 − 1 > 0), déterminer l’expression de son énergie interne molaire en variable T, V.

Exercice 15
Deux récipients de même volume V0 sont reliés par une tubulure fermée par un robinet. A l’état initial,
l’un des récipients contient une mole de gaz sous pression P0 et température T0 tandis que l’autre est
vide.
L’ensemble est thermiquement isolé. L’équation d’état du gaz est : P (V-b) = RT. On ouvre le robinet et
le gaz se détend.
a) Déterminer la température finale T1.
b) Déterminer la variation d’enthalpie libre du gaz en fonction de P0, V0, T0, et b. On admet ici que 𝐶𝑉𝑚
est une constante indépendante de T.

Exercice 16
On veut étudier un phénomène de ‘’ retard à la solidification’’. Certains corps purs sont susceptibles
d’exister à l’état liquide sous une pression donnée à une température inférieure à leur température
de fusion. Ce phénomène porte le nom de surfusion.
Il nécessite des conditions expérimentales particulières et peut cesser lors de l’introduction d’un cristal
solide, d’une impureté ou en cas d’agitation du récipient contenant le liquide surfondu.
Soit un récipient calorifugé contenant une masse 𝑚 = 10 g de phosphore liquide surfondu à la
température 𝑡 = 34 °𝐶 sous la pression atmosphérique.
1) On fait cesser la surfusion et on observe un nouvel état d’équilibre diphasé du phosphore.
Déterminer la quantité de masse respective de chacune des phases.
2) Calculer la variation d’entropie correspondante.

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3) Quel serait l’état final du système si on faisait cesser la surfusion d’une même masse de phosphore
initialement à la température 𝑡 ′ = 17,5 °𝐶
On donne : 𝑇𝐹 = 317 𝐾 ; 𝐿 (𝑇𝐹 ) = 20,9 𝐽. 𝑘g −1 ; 𝐶𝑝ℓ = 0,795 𝐽. g −1 . 𝐾 −1 ; 𝐶𝑝𝑠 = 0,840 𝐽. g −1 . 𝐾 −1

Exercice 17
1) Un cylindre fermé par un piston mobile contient 18 cm 3 d’eau liquide à 100 °C sous 1 atm.
L’ensemble est en contact avec un thermostat à 100 °C. On tire le piston lentement jusqu’à ce que la
dernière goutte de liquide soit vaporisée.
a) Calculer le volume final Vf du cylindre.
b) Représenter l’évolution sur un diagramme de Clapeyron.
c) Calculer ΔU, ΔH, ΔS W et Q.
2) Le même volume de 18 cm3 d’eau liquide est injecté dans un récipient thermostaté à 100 °C de
volume Vf dans lequel la vaporisation est immédiate. Déterminer la création d’entropie lors de cette
évolution.
On donne : ΔHvap = 2250 J.g-1 ; ρ(eau) = 1 g.cm3.

Exercice 18
1) Calculer les variations d’entropie et d’énergie interne d’un kilogramme d’eau liquide à 100 °C que
l’on vaporise sous la pression atmosphérique. On assimilera pour ce faire la vapeur d’eau à un gaz
parfait.
2) En déduire la quantité de chaleur qu’il faut fournir à 1 L d’eau pour la transformer en vapeur sous
P = 1 atm dans un récipient à volume constant.
On donne : Lve (100 °C) = 540 cal.g-1 ; v (100 °C) = 30.6 L.

Exercice 19
Dans tout ce qui suit la vapeur d’eau est assimilée à un gaz parfait. L’enthalpie massique de
vaporisation de l’eau, loin du point critique, s’exprime en fonction de la température 𝑇 par la relation
𝐿𝑣 = 𝐴 − 𝐵𝑇 où 𝑇 est la température en degré Kelvin, 𝐴 et 𝐵 étant des constantes. Les enthalpies
massiques de vaporisation de l’eau à 350 °K et 373 °K sont respectivement 𝐿𝑣 (350 °𝐾) = 2300 KJ.
Kg-1 et 𝐿𝑣 (373 °𝐾) = 2240 KJ. Kg-1.
1) Sachant que la pression de saturation de l’eau à 350 °𝐾 est 0.46 bar, déterminer les pressions de
saturation de l’eau à 𝑇1 = 300 °𝐾 et à 𝑇2 = 291 °𝐾.
Une masse 𝑚 = 2 g d’eau liquide est introduite dans une bouteille à parois diathermes et rigides de
volume 𝑉 = 5 𝐿. L’ensemble est maintenu à 𝑇1 .
2) Déterminer la composition du système à l’équilibre.
Cette bouteille est introduite ensuite dans une salle dont la climatisation est fixée à 𝑇2 .
3) Quel est le phénomène physique qu’on observe à l’équilibre ?
4) Déterminer la création d’entropie relative à ce phénomène physique.
On donne : R = 8,31 J.K-1.mol-1 ; Meau = 18 g.mol-1 ; Ceau = 4,19 KJ.K-1.Kg-1, Cvap = 21 J.mol-1.K-1 ;
𝜌eau = 1 g.cm3.

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