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DÉDICACES

En mémoire de mon feu père Tobossou Léonce, qui malgré son


absence physique ne cesse d’être à mes côtés et de me soutenir pour
m’orienter vers un idéal. . .

Mario-Charly TOBOSSOU

1
REMERCIEMENTS

Gravissez la première marche, inutile de voir tout l’escalier,


gravissez juste la première marche. . .

Ce document a été réalisé grâce à l’appui, à l’engagement, au soutien


et à la collaboration de nombreuses personnes physiques et morales à qui
je formule ici ma profonde gratitude ;
 Dieu Tout-Puissant, notre Créateur, Gloire à Toi pour tous Tes
bienfaits ;
 Dr. Mohamed GIBIGAYE, mon maître de mémoire. Merci
pour cette confiance sans cesse renouvelée. Pour vos apports, vos
conseils, vos analyses fort pertinentes, votre implication personnelle
malgré vos multiples charges ; je vous dis : « Merci ! » ;
 Arch. Michel SAMA, mon co-maître de mémoire, pour votre
promptitude quand il s’est agi de mettre à notre disposition un
projet réel. Vos conseils au-delà de cela nous ont été d’une grande
utilité ;

2
Remerciements

 Dr. Mathias SAVY, mon professeur, pour nous avoir enseignés


avec tant de dévotion ;
 Ir. AHOUANSOU Zinsou Côme, mon co-maître de mémoire.
« Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre d’années ».
Vous êtes si jeune, mais déjà si riche d’expériences. Merci pour avoir
accepté spontanément de travailler avec moi ;
 A tous les enseignants de l’EPAC et en particulier ceux du dépar-
tement de génie-civil, pour la qualité de l’enseignement.
 Ir. Hervé Yves HEHOMEY, mon parrain. « Merci beaucoup »
pour tout ton soutien et pour nous inculquer constamment, l’amour
et la rigueur au travail. Tu es pour moi un modèle de réussite,
j’aimerais marcher dans tes pas ;
 Arch. Alain René KPETEHOTO, Président de l’ordre des ar-
chitectes et urbanistes du Bénin (ONAUB) et Directeur général du
Cabinet d’architecture ARTECH, pour votre grande disponibilité et
vos conseils très instructifs ;
 M.d’ALMEIDA, M.COFFIE, M.OLYMPIO et M.Abel, direc-
teurs du groupement d’entreprises GMT-CCE pour m’avoir confié
de vraies responsabilités ;
 H.Coth, A.Silas et H.Jocien, mes collaborateurs des entreprises
E-ARCHI BTP et E-FORMATIONS qui forgent présentement mes
premiers pas dans la profession ;
 M.Brahima DIABATE, gérant de l’entreprise BANIBAH, pour la
confiance que vous ne cessez de placer en moi ;

3
Remerciements

 F.Ghislain, S.Nihad, H.Leidass pour votre amitié sans cesse re-


nouvelée. Vos conseils m’ont été d’une grande utilité dans l’accom-
plissement de ce travail.

Je voudrais aussi remercier d’une façon toute particulière :

 Mes amis, T.Arsène, D.Christ-Félix et S.Derrick, pour les mo-


ments inoubliables passés ensemble ;
 Christian, Lionel, Clément, Emmanuel, Nelson, Ayuba et à
travers eux toute la promotion ;
 Arabelle et Marlyse, pour leur amitié.
Sans vous, il m’aurait été impossible d’achever ce travail. Soyez assurés
que le soutien moral, financier, technologique et pédagogique que vous
m’avez apporté a une grande valeur à mes yeux.
A vous tous, merci encore !
Je ne voudrais en aucun cas oublier, ma maman Lydia SINZOGAN,
mes frères Tino et Hermann, ma sœur Rica et ma très chère Ernachia
SAGBO, pour tout leur soutien.

4
RÉSUMÉ

L
a gestion des grands espaces sans encombrement dans le calcul des
structures de bâtiments est toujours une préoccupation majeure pour
les projeteurs. Au Bénin, la grande majorité des bâtiments devant compor-
ter de grandes portées sans appuis intermédiaires sont réalisés en béton-
armé ou en acier. Compte tenu des avantages particuliers qu’offrent les
constructions métalliques comparées aux structures en béton-armé et à
cause du faible intérêt que les projeteurs béninois accordent aux construc-
tions en acier, le présent travail de recherche s’intéresse à la conception
et au dimensionnement des charpentes métalliques de grandes portées
calculées selon les Eurocodes.
Il est structuré principalement en deux grandes parties. La première
qui tient lieu de généralités, présente les bases de la conception et du
dimensionnement des charpentes métalliques. Elle contient également des
outils de prédimensionnement indispensables pour la justification de la
rigidité et de la stabilité des éléments.

5
Résumé

La deuxième partie en guise d’étude de cas, traite du dimensionne-


ment des éléments principaux de la charpente métallique d’une salle de
spectacle de 1000 places. L’étude des actions du vent y a été traitée selon
l’Eurocode 1 : Partie 4[2]. Une attention toute particulière a été portée
aux assemblages et aux phénomènes d’instabilité élastique : flambement,
déversement, voilement ; « points névralgiques » de toute construction
métallique.
Ainsi, il a été obtenu toutes les informations et indications nécessaires
pour l’élaboration des plans d’exécution de la charpente métallique du
projet en vue de sa réalisation. Aussi, le présent travail a-t-il permis d’ex-
pliquer en détail la manière dont le logiciel Autodesk ROBOT SAP
2012 doit être utilisé pour la conduite des calculs de ce type d’ouvrage.

Mots clés : charpentes métalliques, grandes portées, Euro-


codes.

6
SOMMAIRE

Dédicaces . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1

Remerciements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2

Résumé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5

Sommaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7

Liste des figures . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

Liste des tableaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12

Liste des symboles et abréviations . . . . . . . . . . . . . . 13

Avant-Propos . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17

Introduction générale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20

Objectif général et résultats attendus . . . . . . . . . . . . 22

I Bases de la conception des charpentes métal-


liques et principes de dimensionnement 24
1 Bases de la conception des charpentes métalliques . . 25

2 Principes de dimensionnement . . . . . . . . . . . . . . 31

3 Outils de prédimensionnement . . . . . . . . . . . . . . 51

7
Sommaire

II Conception et dimensionnement de la structure


porteuse de la salle de spectacle 54
4 Présentation du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55

5 Description de la structure porteuse . . . . . . . . . . . 60

6 Prédimensionnement des éléments structuraux . . . . . 68

7 Définition des charges et actions appliquées à la structure 75

8 Analyse et dimensionnement des éléments structuraux 85

9 Conception et dimensionnement des assemblages . . . 115

10 Plans relatifs au projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . 129

Conclusion et perspectives . . . . . . . . . . . . . . . . . . 132

Références bibliographiques . . . . . . . . . . . . . . . . . 137

Annexes 139
A Détermination de la classe d’une section transversale . 139

B Analyse et dimensionnement des portiques (files 4&6) selon


les eurocodes à l’aide du logiciel Autodesk ROBOT SAP 143

C Notes de calculs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 171

Index . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 189

Glossaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 191

Table des matières . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 193

8
TABLE DES FIGURES

1.1 Dimensions d’une soudure d’angle . . . . . . . . . . . . . 30

2.1 Vérification des éléments sollicités en traction axiale. . . . 36


2.2 Vérification des éléments sollicités en compression axiale. . 36
2.3 Vérification des éléments sollicités en flexion simple. . . . 38
2.4 Vérification des éléments sollicités par un effort tranchant. 38
2.5 Caractéristiques géométriques des profilés . . . . . . . . . 39
2.6 Vérification des éléments sollicités simultanément par un
moment de flexion et un effort tranchant. . . . . . . . . . 40
2.7 Vérification des éléments sollicités en flexion composée. . 42
2.8 Sollicitations dans les boulons . . . . . . . . . . . . . . . 43
2.9 Pression diamétrale d’un gousset . . . . . . . . . . . . . 44
2.10 Soudure en bout et soudure d’angle . . . . . . . . . . . . 48
2.11 Grandeurs géométriques considérées pour le dimensionne-
ment des soudures d’angle . . . . . . . . . . . . . . . . . 49

4.1 Identification des blocs A et B . . . . . . . . . . . . . . . 56


4.2 Vue de dessus du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57

5.1 Schéma statique d’ensemble . . . . . . . . . . . . . . . . 61


5.2 Principe du plancher mixte . . . . . . . . . . . . . . . . 62
5.3 Schéma statique des cadres . . . . . . . . . . . . . . . . 64

9
Table des figures

5.4 Schéma statique des treillis . . . . . . . . . . . . . . . . 66

6.1 Schémas statiques des traverses à âme pleine . . . . . . . 70


6.2 Schéma du treillis avec la géométrie des barres . . . . . . 73

7.1 Valeurs de Co . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82

8.1 Vue en 3D du plancher . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86


8.2 Liaison panne-traverse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 87
8.3 Schéma statique des pannes . . . . . . . . . . . . . . . . 88
8.4 Diagramme des moments fléchissants à l’ELU . . . . . . . 89
8.5 Flèche des pannes observée sous la combinaison ELS . . . 90
8.6 Portiques des files 4 et 6 . . . . . . . . . . . . . . . . . . 92
8.7 Descente des charges permanentes G sur le portique . . . 92
8.8 Descente des charges d’exploitation Q sur le portique . . . 93
8.9 Cas de charges du vent . . . . . . . . . . . . . . . . . . 94
8.10 Valeurs des sollicitations apparaissant dans les poteaux . . 103
8.11 Longueurs de flambement des poteaux . . . . . . . . . . 105
8.12 Géométrie détaillée du portique . . . . . . . . . . . . . . 106
8.13 Cas de charges du vent agissant sur le portique . . . . . . 108
8.14 Longueurs de flambement des poteaux . . . . . . . . . . 112

9.1 Configurations possibles des nœuds du treillis . . . . . . . 116


9.2 Détails des nœuds du treillis . . . . . . . . . . . . . . . . 116
9.3 Portiques des files 3 et 7 . . . . . . . . . . . . . . . . . . 118
9.4 Configurations possibles d’assemblages poutre-poteau . . 119
9.5 Zones élémentaires de transmission d’efforts . . . . . . . 120
9.6 Raidisseurs et doublure d’âme dans l’âme du poteau . . . 121
9.7 Configurations possibles des pieds de poteaux encastrés . 123
9.8 Différentes parties du pieds de poteau encastré . . . . . . 124
9.9 Lignes de rupture possibles de la plaque d’assise . . . . . 125
9.10 Dimensions de la platine . . . . . . . . . . . . . . . . . . 127
9.11 Caractéristiques dimensionnelles des tiges d’ancrage . . . 127

10
Table des figures

10.1 Vue en plan du projet, 1er niveau : 1.00 m . . . . . . . . 129


10.2 Vue en plan du projet, 2e niveau : 4.00 m . . . . . . . . . 130
10.3 Définition des files porteuses . . . . . . . . . . . . . . . . 130
10.4 Définition des portiques des files 4 et 6 . . . . . . . . . . 131
10.5 Définition des portiques des files 3 et 7 . . . . . . . . . . 131

B.1 Géométrie de la structure à étudier . . . . . . . . . . . . 145


B.2 Boite de dialogue : Préférences de l’affaire . . . . . . . 146
B.3 Boite de dialogue : Configuration de la liste des normes147
B.4 Boite de dialogue : Cas de charges . . . . . . . . . . . 148
B.5 Boite de dialogue : Charge . . . . . . . . . . . . . . . . 149
B.6 Boite de dialogue : Force nodale . . . . . . . . . . . . . 150
B.7 Boite de dialogue : Neige et vent . . . . . . . . . . . . 152
B.8 Boite de dialogue : Charges de neige et
vent/Paramètres généraux . . . . . . . . . . . . . . . 153
B.9 Boite de dialogue : Charges de neige et vent / Vent . 154
B.10 Boite de dialogue : Charges neige et vent/ Perméabilité155
B.11 Boite de dialogue : Sélectionner les portiques . . . . . 155
B.12 Boite de dialogue : Combinaison . . . . . . . . . . . . . 158
B.13 Boite de dialogue : Vérification de la structure . . . . 160
B.14 Boite de dialogue : Diagrammes . . . . . . . . . . . . . 161
B.15 Boite de dialogue : Définitions . . . . . . . . . . . . . . 162
B.16 Boite de dialogue : Définitions des pièces . . . . . . . 162
B.17 Boite de dialogue : Définitions des pièces-paramètres
avancés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 164
B.18 Boite de dialogue : Type de barres . . . . . . . . . . . . 165
B.19 Boite de dialogue : Définitions/Familles . . . . . . . . 166
B.20 Boite de dialogue : Sélection des sections . . . . . . . 167
B.21 Boite de dialogue : Calculs . . . . . . . . . . . . . . . . 167
B.22 Boite de dialogue : Options d’optimisation . . . . . . . 168
B.23 Boite de dialogue : Paramétrage du calcul réglementaire169
B.24 Boite de dialogue : Dimensionnement des familles . . 169

11
LISTE DES TABLEAUX

2.1 Normes et règlements utilisés . . . . . . . . . . . . . . . 32


2.2 Valeurs de la section résistante As des boulons à la traction 46
2.3 Valeurs de la limite d’élasticité fyb et de la résistance à la
traction fub des boulons . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
2.4 Exigences en matière de disposition des boulons . . . . . 47
2.5 Jeu nominal pour le diamètre des trous . . . . . . . . . . 47
2.6 Valeurs de γM w et βw en fonction de la nuance d’acier . . 50

3.1 Règles empiriques de prédimensionnement . . . . . . . . . 52

4.1 Valeurs des caractéristiques fyb et fub des boulons . . . . 59

5.1 Géométrie des portiques en fonction des portées . . . . . 65

7.1 Charge permanente surfacique du plancher mixte . . . . . 75


7.2 Valeurs des coefficients z0 , zmin et kr . . . . . . . . . . . 82

8.1 Efforts dans les membrures . . . . . . . . . . . . . . . . 96


8.2 Efforts dans les diagonales et montants . . . . . . . . . . 97
8.3 Valeurs extrêmes des sollicitations M, N et T dans les barres110

A.1 Classification des profilés en I (acier S235) . . . . . . . . 140


A.2 Classification des profilés de type HE (acier S235) . . . . 141

B.1 Étude comparative des résultats de l’étude du vent . . . . 157

12
LISTE DES SYMBOLES ET ABRÉVIATIONS

ABRÉVIATIONS
CTICM Centre Technique Industriel de la Construction Métallique
EC Eurocode
ELS État Limite de Service
ELU État Limite Ultime
EPAC École Polytechnique d’Abomey-Calavi
SAP Structural Analysis professional
ACTIONS
G Charge permanente ponctuelle
g Charge permanente linéairement répartie
Q Charge d’exploitation ponctuelle
q Charge d’exploitation linéairement répartie
W Charge du vent
SOLLICITATIONS/CONTRAINTES/DÉFORMATIONS
E Module d’élasticité longitudinal
fu Résistance à la traction
fy Limite d’élasticité
fbu Résistance de calcul en compression du béton
fc28 Résistance caractéristique en compression du béton à 28 jours

13
Liste des symboles et abréviations

fub Résistance à la traction d’un boulon


fyb Limite d’élasticité d’un boulon
G Module de coulomb
M Moment fléchissant
N Effort axial de traction ou de compression
Npl Effort normal de plastification
Nu Effort normal ultime
Rd Résistance de calcul du matériau
Sd Valeur de calcul d’une sollicitation à l’état limite considéré
T Effort tranchant
COEFFICIENTS ET GRANDEURS SANS DIMENSION
χ Coefficient de réduction de flambement
χLT Coefficient de réduction de déversement
γM Coefficient partiel de sécurité qui s’applique à la résistance
λk Élancement eulérien
ν Coefficient de poisson
λ Élancement réduit pour le mode flambement considéré
λLT Élancement de déversement
CARACTÉRISTIQUES GÉOMÉTRIQUES
φ Diamètre d’un boulon ou d’une tige
a Diamètre ou gorge d’un cordon de soudure
e Épaisseur d’un plat
i Rayon de giration d’une section
l Longueur en général ou portée d’une poutre
lk Longueur de flambement
r Rayon de courbure
Aef f Section efficace d’une pièce (Classe 4)

14
Liste des symboles et abréviations

Anet Section nette d’une pièce égale à l’aire brute diminuée des aires des
trous de boulons et autres ouvertures
Av Aire de cisaillement
Aw Section de l’âme d’une pièce
d Diamètre nominal des tiges des boulons ou hauteur de la partie
droite d’une âme de poutre
do Diamètre de perçage des trous de boulonnage
Mef f Moment efficace (section de classe 4)
Mel Moment élastique
Mpl Moment plastique
MR Moment résistant
tf Épaisseur d’une semelle de poutre
tw Épaisseur d’une âme de poutre
Wef f Module de résistance efficace
Wel Module de résistance élastique
Wpl Module de résistance plastique
PARAMÈTRES DU VENT
ρ = 1.225 kg/m3 Masse volumique de l’air
cdir Coefficient de direction du vent
co (z) Coefficient d’orographie
cr (z) Coefficient de rugosité
cseason Coefficient de saison
Iv (z) Coefficient d’intensité de la turbulence du vent
kl Facteur de turbulence
kr Facteur du terrain
qb Pression dynamique de référence du vent
qp (ze ) Pression dynamique de pointe du vent à la hauteur ze

15
Liste des symboles et abréviations

Vb,0 Valeur de base de la vitesse de référence du vent


z0 Longueur de rugosité
zmin Hauteur minimale

16
AVANT-PROPOS

L
’intérêt que nous portons à la construction métallique s’est révélé
pendant notre 2e année de spécialité à travers nos deux sessions
de cours. Les cours de construction métallique nous ont été dispensés se-
lon les normes française CM66 et canadienne S16.1 1178. La recherche en
matière de sécurité des ouvrages, de connaissance des actions de l’environ-
nement, des méthodes de calcul et des capacités de résistance des profils
ayant connu de grandes avancées, la réglementation CM66 est maintenant
remplacée par les Eurocodes. C’est ce qui a motivé notre choix pour les
Eurocodes structuraux.
Le présent travail se veut donc être une base solide de restitution de
connaissances techniques et pratiques indispensables à la conception et au
dimensionnement des charpentes métalliques selon les Eurocodes. Ceux
relatifs aux structures en acier sont :
• l’Eurocode 1 qui définit les exigences en matière de sécurité, d’ap-
titude au service et de durabilité des structures ainsi que les actions
sur les structures ;

17
Avant-Propos

• l’Eurocode 3 qui porte sur la conception et le calcul des bâtiments


et des ouvrages de génie civil en acier ;

Le document se divise en deux parties. La première est consacrée à la


conception et au dimensionnement des charpentes métalliques. Elle com-
porte trois chapitres. Étant conscient qu’un bon dimensionnement n’est
pas suffisant lorsque la conception n’est pas correcte, le chapitre 1 traite
des bases de la conception des charpentes métalliques. Le chapitre 2 quant
à lui expose les principes de dimensionnement des assemblages ∗ et pré-
sente ensuite les organigrammes de calculs pour les principaux cas de sol-
licitations conformément à l’Eurocode 3. Le chapitre 3 présente quelques
principes de prédimensionnement très utiles à l’étude des charpentes mé-
talliques.
La deuxième partie est un cas pratique dans laquelle nous dimensionne-
rons les éléments principaux de la superstructure d’une salle de spectacle
à 1000 places conformément aux méthodes de dimensionnement dévelop-
pées dans la partie 1. Les assemblages pouvant être considérés comme les
zones critiques des charpentes métalliques, un chapitre tout entier a été
consacré à leur étude.
Un accent particulier a été mis sur l’utilisation de l’outil informatique,
notamment le logiciel de calcul de structures Autodesk ROBOT SAP
2012. L’annexe B à la fin du document présente l’étude de l’un des por-
tiques du projet avec le logiciel ROBOT. Un grand soin a été porté à
∗. Les termes en italique gras sont définis au glossaire

18
Avant-Propos

l’illustration graphique de cette annexe afin d’en faciliter la compréhen-


sion.
Le repérage et la recherche d’informations à travers ce document ont
été également facilités par un index et un glossaire.

L’auteur

19
INTRODUCTION GÉNÉRALE

L
e génie-civil connaît ces dernières années de grandes avancées ; les
constructions et ouvrages d’art rivalisant d’ingéniosité à travers le
monde forcent l’admiration. Ce développement est marqué par un besoin
sans cesse croissant de couvrir de vastes surfaces, en particulier, dans des
buts sportifs, d’exposition, industriels ou commerciaux.
Dans le cadre de notre projet de fin d’études nous nous sommes inté-
ressés aux structures de grandes portées dans les bâtiments à travers le
projet de construction d’une salle de spectacle d’une portée centrale de
33.14 m sans points porteurs intermédiaires. Nous avons fait le choix pour
notre projet d’une structure métallique. En effet, le béton armé présente
de nombreuses limites pour la construction de tels ouvrages nécessitant
de franchir de grandes portées. Á l’opposé, l’acier possède de très bonnes
performances mécaniques nettement meilleures à celles du béton armé et
permettant de franchir des portées exceptionnelles.
Les Eurocodes constituent les normes les plus récentes en matière de
dimensionnement des ouvrages de bâtiment et de génie-civil. Les Euro-

20
Introduction générale

codes 1 et 3 ont été utilisés pour la conception et le dimensionnement


des éléments structuraux du projet. Ils intègrent les dernières avancées
de la recherche en matière de sécurité des ouvrages, de connaissance des
actions de l’environnement et de capacité de résistance des profilés. Ils
sont également beaucoup plus explicites que les règles CM66 en ce qui
concerne le fonctionnement des assemblages ainsi que l’étude des phéno-
mènes d’instabilité élastique. Bien qu’ils soient des normes européennes,
les principes qui y sont énoncés restent assez flexibles et ajustables selon
le contexte.
L’utilisation de l’outil informatique a été un grand atout dans la mesure
où les Eurocodes imposent un nombre très élevé de situations de risques
et de combinaisons qu’il serait fastidieux de traiter manuellement.

21
OBJECTIF GÉNÉRAL ET RÉSULTATS
ATTENDUS

0.1 Objectif général

L
’objectif général de ce mémoire vise, à travers l’étude de la charpente
métallique d’une salle de spectacle de 1000 places, à synthétiser et
s’approprier la démarche relative à la conception et au dimensionnement
des ouvrages de grandes portées selon les Eurocodes.
Pour atteindre cet objectif, les résultats suivants sont attendus.

0.2 Résultats attendus

 La définition de la structure portante du projet à partir des plans


architecturaux est maîtrisée.
 La technique d’évaluation de l’action du vent sur les constructions
selon l’Eurocode 1 : Partie 4 est acquise.
 La démarche relative à l’utilisation du logiciel Autodesk ROBOT
SAP 2012 est assimilée.

22
Objectif général et résultats attendus

 La conception et le dimensionnement des éléments structuraux ainsi


que des assemblages de la charpente métallique d’une salle de spec-
tacle de grande capacité sans points porteurs intermédiaires ont été
faits.
 Les bases de la conception et les principes de dimensionnement
selon les Eurocodes sont acquis.

23
Première partie

Bases de la conception
des charpentes
métalliques et principes
de dimensionnement

24
CHAPITRE 1
BASES DE LA CONCEPTION DES
CHARPENTES MÉTALLIQUES

Sommaire
1.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
1.2 Choix des profilés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
1.3 Assemblages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28

1.1 Introduction

S
i le dimensionnement des composants est le passage obligé de l’art de
construire, la conception est la démarche qui donne une cohérence
et une efficacité optimale au projet. Pour cette raison, ce premier cha-
pitre sera consacré à présenter quelques principes généraux qui fondent la
conception des charpentes métalliques.

25
Chapitre 1. Bases de la conception des charpentes métalliques

1.2 Choix des profilés

Un projet de construction métallique doit être conçu et élaboré de


façon à ce que les matériaux soient utilisés au mieux. Cette optimisation
des matériaux nécessite que le choix des profilés s’oriente vers des sections
dont les caractéristiques répondent le mieux possible à leur rôle structural
(traction, flexion, compression, flexion composée, etc. . . ).

1.2.1 Sections en I (Iz  Iy )

Les poutrelles en sont de deux sortes :


 IPN dont les ailes sont d’épaisseur variable, ce qui entraîne des
difficultés pour les attaches ;
 IPE dont les ailes présentent des bords parallèles, les extrémités
sont à angles vifs. Ils sont d’usage plus courant que les IPN et très
économiques en flexion dans un sens (solives, sommiers, pannes,
traverses de portiques, etc).
Les hauteurs disponibles vont de 80 mm à 750 mm.

1.2.2 Sections en H (Iz ≺ Iy )

Elles ont même allure que les mais leurs ailes sont plus larges. Leur
section transversale s’inscrit approximativement dans un carré. Elles se
subdivisent en 03 séries HEA, HEB et HEM suivant l’épaisseur relative de
leur âme et de leurs ailes.

26
Chapitre 1. Bases de la conception des charpentes métalliques

 les poutrelles HEA à ailes et âme amincies. Elles sont utilisées


pour les poteaux sollicités en flexion composée ∗ ou exceptionnel-
lement pour les poutres lorsque les IPE qui reprendraient la même
charge ont une hauteur trop grande.
 les poutrelles HEB sont plus lourdes que les HEA mais moins
encombrantes. Elles sont également très économiques en flexion
composée.
 les poutrelles HEM à ailes et âme renforcées. Elles sont essentiel-
lement utilisées comme pieux pour les fondations (réserve de métal
en cas de corrosion).
Les hauteurs disponibles vont de 100 mm à 1000 mm.

1.2.3 Les poutrelles en U

Les poutrelles en U sont souvent utilisées comme éléments de treillis


(membrures, montants, diagonales) et également dans les assemblages à
cause des trois faces extérieures de liaison qu’elles comportent. Associées
entre elles, elles peuvent constituer des poteaux ou des poutres composées.
Elles sont de deux types :
 les UAP dont les faces des ailes sont parallèles ;
 les UPN moins commodes à mettre en œuvre à cause de l’incli-
naison de leurs ailes.
Les hauteurs disponibles vont de 80 mm à 400 mm.

∗. Les poteaux extrêmes de portiques par exemple.

27
Chapitre 1. Bases de la conception des charpentes métalliques

1.2.4 Sections en L

Encore appelées cornières, ce sont des laminés à deux branches per-


pendiculaires. Elles sont très souvent utilisées comme éléments de poutres
à treillis et également dans les assemblages.
Les hauteurs disponibles vont de 20 mm à 200 mm.

1.2.5 Sections en T

Elles sont employées le plus souvent comme membrures de poutres à


treillis et comme fers à vitrage. Les hauteurs disponibles vont de 25 mm
à 80 mm.

1.3 Assemblages

En charpentes métalliques, les assemblages constituent des zones plus


fragiles que les zones courantes auxquelles il convient d’accorder une at-
tention particulière. Un assemblage doit être conçu de façon à permettre
la transmission et la répartition des diverses sollicitations entre les pièces
sans générer des sollicitations parasites.
Les principaux modes d’assemblage utilisés en construction métallique
sont le boulonnage et le soudage.
Nous exposons dans cette section, pour chaque mode d’assemblage,
les dispositions constructives minimales à observer.

28
Chapitre 1. Bases de la conception des charpentes métalliques

1.3.1 Assemblages boulonnés

Il convient de :

1. utiliser dans la mesure du possible des assemblages symétriques afin


d’éviter tout risque de flexion gauche ou de torsion ;

2. faire correspondre les axes neutres des barres dans les systèmes réti-
culés (poutres à treillis, systèmes de contreventement) ;

3. éviter les assemblages trop longs ;

4. lier les barres aux nœuds au moins par deux boulons même lorsqu’un
boulon suffirait à transmettre les efforts.

Le positionnement des trous de boulons doit permettre de se prémunir


contre la corrosion et le voilement local † et doit également faciliter le pas-
sage des clés. Les recommandations de l’EC3[4] en matière de disposition
des boulons sont présentées au chapitre suivant (tableau 2.4).

1.3.2 Assemblages soudés

Il convient de :

1. éviter l’assemblage de pièces de trop grande différence d’épaisseur,


car il y a risque de déformation de la pièce la plus mince ;

2. éviter les soudures pour des pièces d’épaisseur supérieure à 30 mm ;

3. réaliser des cordons de soudure de diamètre supérieur à 4 mm et de


longueur supérieure à 50 mm (l  50 mm ou 10a).

†. Phénomène d’instabilité élastique présenté au §2.2.3

29
Chapitre 1. Bases de la conception des charpentes métalliques

–Figure 1.1– Dimensions d’une soudure d’angle

Outre ces quelques principes énoncés plus haut, le projeteur devra


pousser aussi loin que possible la standardisation des éléments (pro-
fils, nuances d’acier) et des assemblages (pièces de liaison, longueurs et
nuances des boulons) afin de faciliter les études techniques, les contrôles
d’exécution et de simplifier les tâches du constructeur.

30
CHAPITRE 2
PRINCIPES DE DIMENSIONNEMENT

Sommaire
2.1 Règlements et normes de calcul . . . . . . . . . . . . . . . . 31
2.2 Principes de dimensionnement . . . . . . . . . . . . . . . . . 32

2.1 Règlements et normes de calcul

H
ormis les nuances sur certains points de détail, les principes fonda-
mentaux et les méthodologies des différents règlements sont simi-
laires. Pour notre projet nous avons choisi d’utiliser les Eurocodes struc-
turaux pour des raisons déjà énoncées en avant-propos. Le tableau 2.1
ci-dessous regroupe les normes et règlements utilisés dans ce document.

31
Chapitre 2. Principes de dimensionnement

–Tableau 2.1– Normes et règlements utilisés

2.2 Principes de dimensionnement

Le principe général de dimensionnement s’exprime par l’expression ci-


dessous :
Sd ≤ Rd (2.1)

avec :
Rd = R(Xk , ak , . . .)/γM (2.2)

 Sd : la valeur de calcul d’une sollicitation à l’état limite considéré


(ELU, ELS),
 Rd : la résistance de calcul déterminée à partir des valeurs caracté-
ristiques des propriétés du matériau et de ses données géométriques,
 γM : le coefficient partiel de sécurité qui s’applique à la résistance.

32
Chapitre 2. Principes de dimensionnement

2.2.1 Classification des sections

Les aciers utilisés en construction métallique sont des aciers doux ∗


ayant de très bonnes caractéristiques de ductilité. Cette propriété leur
permet de subir de grandes déformations plastiques sans se rompre.
A la différence des règles CM66 qui limitaient essentiellement l’acier
dans le domaine élastique, l’EC3 autorise pour certains profils un calcul
plastique qui permet d’optimiser l’utilisation de l’acier en exploitant ses
réserves de plasticité. Il a donc été introduit, le concept de classification
des sections transversales qui permet de décider de la méthode d’analyse
à effectuer : calcul élastique ou calcul plastique. Quatre classes de sections
ont été définies, allant de la section 1 (la plus performante) à la section
4 (la plus fragile) en fonction de :
 l’élancement des parois ;
 la résistance de calcul ;
 la limite d’élasticité ;
 du risque de voilement, etc.
Les sections de classes 1 et 2 sont capables d’atteindre leur résistance
plastique sans risque de se voiler alors que les sections de classes 3 et 4
risquent de se voiler avant d’atteindre leur résistance plastique, elles sont
donc vérifiées en élasticité.
Il importe alors qu’avant toute vérification, la classe de la section trans-
versale de l’élément soit déterminée. Les tableaux de l’annexe A décrivent
∗. pourcentage de carbone inférieur à 0.2%

33
Chapitre 2. Principes de dimensionnement

le principe de détermination de la classe de la section transversale des


profilés.

2.2.2 Coefficients partiels de sécurité

Calcul des sections transversales

• Sections brutes de classe 1, 2 ou 3∗ : γM 0 = 1.00 ou 1.10


• Sections brutes de classe 4 : γM 1 = 1.10
• Sections nettes au droit des boulons : γM 2 = 1.25

Calcul des pièces à l’instabilité élastique





• flambement ⎪






• déversement ⎪

γM 1 = 1.10





• voilement ⎪

Calcul des assemblages

• Assemblages par boulons ordinaires :


sollicités en cisaillement : γM B = 1.25
sollicités en traction : γM B = 1.50
• Assemblages par soudures (acier S.235) : γM w = 1.25

2.2.3 Phénomènes d’instabilité élastique

Contrairement aux structures en béton-armé et précontraint l’étude


des phénomènes d’instabilité élastique que sont :
 le flambement dans les éléments comprimés ;
∗. Pour la classification des sections, voir 2.2.1

34
Chapitre 2. Principes de dimensionnement

 le déversement dans les pièces fléchies qui ne sont pas maintenues


latéralement et ;
 le voilement dans les pièces à âmes élancées, sollicitées par des
efforts de compression ou de cisaillement excessifs ;
est particulièrement importante en construction métallique car ils sont très
fréquents du fait de l’utilisation d’éléments minces et de grand élancement
et ont pour conséquence de réduire les résistances des éléments. Les or-
ganigrammes présentés dans la section suivante en tiendront compte par
le biais de coefficients de réduction : χ pour le flambement et χLT pour
le déversement.

2.2.4 Résistance des sections transversales : Organigrammes

2.2.4.1 Effort axial de traction (N )

Dans les éléments sollicités en traction axiale, l’effort de traction N


dans chaque section transversale doit satisfaire à la condition suivante :

N ≤ min [Npl ; Nu ] (2.3)

avec :
Npl : résistance plastique de la section brute,
Nu : résistance ultime de la section nette au droit des trous de fixation.
L’organigramme ci-dessus illustre bien qu’en traction, on ne craint au-
cun phénomène d’instabilité élastique ; l’acier travaille à pleine puissance.

35
Chapitre 2. Principes de dimensionnement

–Figure 2.1– Vérification des éléments sollicités en traction axiale. Source : [25]

2.2.4.2 Effort axial de compression (N )

–Figure 2.2– Vérification des éléments sollicités en compression axiale. Source : [25]

36
Chapitre 2. Principes de dimensionnement

L’organigramme 2.2 ci-dessus décrit le principe de vérification des élé-


ments comprimés soumis à un effort axial de compression N , avec :
 χ ≤ 1, le coefficient de réduction qui tient compte du risque de
flambement ;
 λ, l’élancement réduit pour le mode flambement considéré.
Pour les sections de classe 4, compte tenu du risque de voilement lo-
cal, on définit une section réduite Aef f , obtenue en amputant la section
initiale des parties sujettes au voilement. L’EC3 §5.3.5 [4] donne des re-
commandations précises pour le calcul de la section efficace des sections
de classe 4.

2.2.4.3 Moment fléchissant (M )

Avec des profilés en ou H, sollicités dans le plan de l’âme, il existe un


risque de déversement, c’est-à-dire un flambement de la semelle compri-
mée dans son propre plan. L’organigramme 2.3 ci-dessous décrit le principe
de vérification des profilés sollicités en flexion simple, avec :
 χLT ≤ 1, le coefficient de réduction qui tient compte du risque de
déversement ;
 λLT , l’élancement de déversement.

Dans son ouvrage intitulé « Calcul des structures métalliques selon


l’Eurocode 3 » J.Morel [25], décrit la méthode de détermination des
coefficients de réduction χ et χLT .

37
Chapitre 2. Principes de dimensionnement

–Figure 2.3– Vérification des éléments sollicités en flexion simple. Source : [25]

2.2.4.4 Effort tranchant (T )

L’organigramme 2.4 ci-dessous décrit le principe de vérification des


profilés sollicités par un effort tranchant.

–Figure 2.4– Vérification des éléments sollicités par un effort tranchant. Source : [25]

38
Chapitre 2. Principes de dimensionnement

Av étant l’aire de cisaillement, fonction des caractéristiques géomé-


triques h, b, tf , tw et r des profilés illustrées à la figure 2.5 ci-dessous.

–Figure 2.5– Caractéristiques géométriques des profilés

2.2.4.5 Moment fléchissant + Effort tranchant (M + V )

La présence du cisaillement réduit le moment de résistance plastique


de la section sollicitée. Pour de petites valeurs d’effort tranchant, cette
réduction est si faible qu’elle peut être négligée ; le principe est alors
le même que pour la vérification en flexion simple. L’organigramme 2.6
ci-dessous décrit le principe de vérification des sections simultanément
fléchies et cisaillées.

39
Chapitre 2. Principes de dimensionnement

–Figure 2.6– Vérification des éléments sollicités simultanément par un moment de


flexion et un effort tranchant. Source : [25]

40
Chapitre 2. Principes de dimensionnement

2.2.4.6 Moment fléchissant + Effort axial (M + N )

Dans sa forme, le principe de vérification est identique au précédent :


la présence de l’effort normal réduit le moment résistant plastique de
la section sollicitée. L’EC3 considère cependant que la réduction de la
résistance due à un faible effort normal peut être négligée.
L’organigramme 2.7 ci-dessous décrit le principe de vérification des
profilés sollicités par l’action combinée d’un moment fléchissant et d’un
effort axial.
On pose :
N
 n= , le rapport de l’effort normal sollicitant sur la résistance
Npl
plastique ;
 Aw = A − 2b · tf , l’aire de l’âme du profilé ;
 
Aw
 a = min 0.5 ; .
A

41
Chapitre 2. Principes de dimensionnement

–Figure 2.7– Vérification des éléments sollicités en flexion composée. Source : [25]

42
Chapitre 2. Principes de dimensionnement

2.2.5 Dimensionnement des boulons ordinaires

En fonction de la configuration de l’assemblage et de la position des


boulons, ceux-ci sont sollicités en traction, en cisaillement ou en traction
et cisaillement combinés. La résistance des boulons à ces différents cas de
sollicitations est traitée par l’EC3[4] au §6.5.5.

(a) Boulons sollicités en cisaillement (b) Boulons sollicités en traction et


en cisaillement
–Figure 2.8– Sollicitations dans les boulons

2.2.5.1 Assemblages sollicités au cisaillement

Dans ce cas, il convient de vérifier :


• la résistance au cisaillement des boulons,
• la résistance à la pression diamétrale des pièces.

Résistance des boulons au cisaillement par plan de cisaillement

 pour les classes de qualité 4.6, 5.6 et 8.8 :

Ab
Fv = 0.6 × fub × (2.4)
γMb
43
Chapitre 2. Principes de dimensionnement

 pour les classes de qualité 4.8, 5.8 et 10.9 :

Ab
Fv = 0.5 × fub × (2.5)
γMb

avec :
Ab =A : aire de la section brute du boulon si le plan de cisaillement
passe par la partie non filetée du boulon ;
Ab =As : aire de la section résistante en traction du boulon si le plan
de cisaillement passe par la partie filetée du boulon ;

Résistance à la pression diamétrale des pièces assemblées

La pression entre le fût du boulon et le matériau des pièces assem-


blées, peut conduire à une ruine par arrachement due à une déformation
excessive du plat aux alentours du trou. Le phénomène est illustré à la
figure ci-dessous.

–Figure 2.9– Pression diamétrale d’un gousset

44
Chapitre 2. Principes de dimensionnement

La résistance de calcul à la pression diamétrale d’un boulon est donnée


par :
t
FB = 2.5 · α · fu · d · (2.6)
γMb

avec :
 d, le diamètre nominal du boulon ;
 do , le diamètre du trou ;
 t, l’épaisseur du plat assemblé et ;
 α, la plus petite des valeurs suivantes :

e1 p1 1 fub
; − ; ; 1.0
3do 3do 4 fu

2.2.5.2 Assemblages sollicités à la traction

La résistance en traction des boulons vaut :

As
FT = 0.9 · fub · (2.7)
γMb

2.2.5.3 Assemblages sollicités simultanément au cisaillement et


à la traction

Les boulons soumis à des efforts combinés de cisaillement V et de


traction T , doivent satisfaire à la condition suivante :

V T
+ ≤1 (2.8)
Fv 1.4FT

45
Chapitre 2. Principes de dimensionnement

2.2.5.4 Caractéristiques des boulons

–Tableau 2.2– Valeur de la section résistante As des boulons à la traction. Source : [4]

Diamètre nominal 14 16 18 20 22 24 27 30
du boulon d(mm)
Section résistante 115 157 192 245 303 353 453 561
du boulon As (mm2 )

–Tableau 2.3– Valeurs de la limite d’élasticité fyb et de la résistance à la traction fub


des boulons. Source : [4]

Classe 4.6 4.8 5.6 5.8 6.8 8.8 10.9


fyb (N/mm2 ) 240 320 300 400 480 640 900
fub (N/mm2 ) 400 400 500 500 600 800 1000

2.2.5.5 Prescriptions relatives à la disposition des boulons

Pour les assemblages boulonnés, l’EC3 [4] impose quelques prescrip-


tions relatives à la disposition des boulons. Ces exigences constructives
sont résumées dans le tableau 2.4.

2.2.5.6 Diamètres do des trous

Un jeu entre le boulon et le trou du boulon est nécessaire en raison des


tolérances sur la disposition des trous et des tolérances sur le diamètre du

46
Chapitre 2. Principes de dimensionnement

–Tableau 2.4– Exigences en matière de disposition des boulons. Source : [4]

boulon. Les prescriptions de l’EC3 [4] en sa section §7.5.2 sont résumées


dans le tableau 2.5.

–Tableau 2.5– Jeu nominal pour le diamètre des trous. Source : [4]

47
Chapitre 2. Principes de dimensionnement

2.2.6 Dimensionnement des cordons de soudure

Deux types de soudures sont couramment utilisées : les soudures


d’angle et les soudures en bout.

(a) Soudures en bout (b) Soudures en (c) Soudure d’angle


à pleine pénétration bout à pénétra-
tion partielle
–Figure 2.10– Soudure en bout et soudure d’angle

2.2.6.1 Terminologie relative aux soudures

Dans cette section, nous définissons certains termes clés relatifs aux
soudures afin de faciliter la compréhension de ce qui suit.
• Le métal de base : matériau acier qui est soudé,
• Le métal d’apport ou le métal de soudure : matière dont est consti-
tuée l’électrode dans le processus de soudage.
Pour le dimensionnement, les deux grandeurs géométriques considérées
sont illustrées à la figure ci-dessous où :
 a désigne le diamètre du cordon de soudure,
 l, la longueur du cordon de soudure.

48
Chapitre 2. Principes de dimensionnement

–Figure 2.11– Grandeurs géométriques considérées pour le dimensionnement des sou-


dures d’angle. Source : [25]

2.2.6.2 Soudure en bout à pleine pénétration

Aucun calcul n’est exigé, à condition que l’épaisseur du cordon de


soudure soit au moins égale à l’épaisseur de la plus faible des pièces
à assembler et que le métal d’apport ait au moins les caractéristiques
mécaniques du métal de base.

2.2.6.3 Soudure en bout à pénétration partielle

Elles doivent être considérées comme des soudures d’angle.

2.2.6.4 Soudures d’angle

Selon l’EC3 §6.6.5 [4], on peut concevoir tous les cordons de soudure
au moyen de la formule suivante, sans devoir tenir compte de la direction

49
Chapitre 2. Principes de dimensionnement

réelle de la sollicitation N que doit transmettre le cordon de soudure.


 N 3
a l ≥ βw · γMw · (2.9)
fu

avec des coefficients βw et γM w , variables en fonction de la nuance


d’acier(voir tableau 2.6).

2.2.6.5 Caractéristiques mécaniques du matériau de soudure

Selon l’EC3[4], le métal d’apport doit posséder des caractéristiques


égales ou supérieures à celles spécifiées pour la nuance de l’acier à souder.
Le tableau ci-dessous indique les valeurs des coefficients βw et γM w en
fonction de la nuance d’acier.

–Tableau 2.6– Valeurs des coefficients γM w et βw en fonction de la nuance d’acier.


Source : [25]

fy (M P a) fu (M P a) γM w βw βw · γM w
235 360 1.25 0.8 1.00
275 430 1.30 0.85 1.10
355 510 1.35 0.9 1.20

50
CHAPITRE 3
OUTILS DE PRÉDIMENSIONNEMENT

Sommaire
3.1 Prédimensionnement des éléments principaux . . . . . . . . . 51
3.2 Prédimensionnement des éléments de treillis . . . . . . . . . 53

3.1 Prédimensionnement des éléments principaux

L
es règles du tableau 3.1 ci-dessous, servent au prédimensionnement
des éléments porteurs principaux des charpentes métalliques des
halles et bâtiments. Elles donnent pour les éléments fléchis, la hauteur
h de la section transversale en fonction de la portée l, et pour les élé-
lk
ments tendus et comprimés, l’élancement λk = .
i

51
Chapitre 3. Outils de prédimensionnement

–Tableau 3.1– Règles empiriques de prédimensionnement. Source : [17]

Halle industrielle

l
Panne continue de toiture en profilé laminé h∼
=
40
l
Panne continue de toiture en profilé laminé à froid h∼
=
30
l
Filière continue de façade en profilé laminé h∼
=
40
l
Traverse de façade en profilé laminé h∼
=
30
l
Traverse de cadre en profilé laminé h∼
=
30
l l
Traverse de cadre en profil composé à âme pleine h∼
= à
15 25
l
Ferme à treillis de hauteur constante h∼
=
12
l l
Ferme à treillis de forme triangulaire h∼
= à
15 25
Montant de cadre en profilé laminé profilé HE de même aire
de section que la traverse

Poteau en profilé laminé supportant une ferme profilé HE d’élancement


λk ≤ 50

Diagonale de contreventement triangulé profil d’élancement


λk ≤ 250
Bâtiment

l
Dalle mixte avec tôle profilée d∼
= (hauteur statique)
32
l
Solive en profilé laminé h∼
=
30
l l
Sommier en profilé laminé h∼
= à
15 25
Poteau en profilé laminé profilé HE d’élancement
λk ≤ 50

52
Chapitre 3. Outils de prédimensionnement

3.2 Prédimensionnement des éléments de treillis

Les élancements maximums pour les barres sont définis dans les règles
et limitent les profils minimums des barres à utiliser dans les treillis. Les
valeurs suivantes sont recommandées par [12] :

- Barres résistant aux charges permanentes et d’exploitation λk ≤ 180


- Barres résistant aux charges de vent λk ≤ 250
- Autres barres, en général tendues, mais soumises à des λk ≤ 350
contraintes alternées créées par le vent.

53
Deuxième partie

Conception et
dimensionnement de la
structure porteuse de la
salle de spectacle

54
CHAPITRE 4
PRÉSENTATION DU PROJET

Sommaire
4.1 Présentation de l’ouvrage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
4.2 Matériaux utilisés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58

4.1 Présentation de l’ouvrage

L
’ouvrage objet de la présente étude est une salle de spectacle qui sera
implantée à cotonou dans le cadre d’un projet comprenant aussi une
salle de conférence et un restaurant. Le cabinet d’architecture Urba TRO-
PIQUES qui en assure la maîtrise d’œuvre a souhaité que nous taisions
l’identité du maître d’ouvrage.
L’ouvrage est subdivisé en deux blocs comme l’illustre la figure 4.1.
 le premier bloc A, à l’entrée, dont la structure sera en béton-armé,
 et le second bloc B, représentant la salle de spectacle elle-même,
dont la structure sera une charpente métallique.

55
Chapitre 4. Présentation du projet

–Figure 4.1– Identification des blocs A et B

Notre travail portera sur la charpente métallique du bloc B, et s’at-


tardera surtout sur l’étude des assemblages conformément aux critères de
conception et principes de dimensionnement énoncés plus loin.

4.1.1 Caractéristiques géométriques de l’ouvrage

L’ouvrage présente une forme irrégulière en plan et une symétrie par-


faite par rapport son axe transversal. Ses dimensions en plan et en éléva-
tion sont :
• dans le sens longitudinal : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60.76 m,
• dans le sens transversal : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33.14 m,
• en élévation : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .16.45 m.
Les plans architecturaux relatifs au projet sont joints au chapitre 10.

56
Chapitre 4. Présentation du projet

–Figure 4.2– Vue de dessus du projet

4.1.2 Classification incendie du projet

Le présent projet est un ERP ∗ † prévoyant un effectif compris entre


1000 et 1500 personnes (ERP type L de 2e catégorie). De ce fait la régle-
mentation incendie relative aux ERP [14] exige de justifier les éléments
de structures principaux à une tenue au feu d’une heure.

∗. Établissement Recevant du Public.


†. Les termes en italique gras sont définis au glossaire.

57
Chapitre 4. Présentation du projet

4.2 Matériaux utilisés

4.2.1 Béton

Le béton sera utilisé pour les massifs de fondation (pieds de poteaux)


et les planchers.
 résistance caractéristique à la compression à 28 jours : fc 28 =
25 M P a ;
 masse volumique : ρ = 25 KN/m3 ;
 coefficient de dilatation thermique : α = 12 × 10−6 /˚C

4.2.2 Aciers d’armatures

On utilisera des aciers haute adhérence de nuance HA400.

4.2.3 Aciers de charpente

La nuance d’acier utilisée sera de type S235.


• limite d’lasticité fy : 235 N/mm2
• résistance à la traction fu : 360 N/mm2
• module d’élasticité longitudinal E : 210000 N/mm2
• module de coulomb G : 81000 N/mm2
• coefficient de Poisson ν : 0,3
• coefficient de dilatation thermique α : 12 × 10−6 /˚C
• masse volumique ρ : 78500 kg/m3

58
Chapitre 4. Présentation du projet

4.2.4 Les boulons

Boulons ordinaires de classe 6.8 ; 8.8 ou 10.9.

–Tableau 4.1– Valeurs de la limite d’élasticité fyb des boulons et de la résistance à la


traction fub des boulons. Source : [4]
Classe 6.8 8.8 10.9
fyb (N/mm2 ) 480 640 900
fub (N/mm2 ) 600 800 1 000

4.2.5 Les soudures

Le matériau d’apport de soudure sera en acier soudable de type S235.


• résistance à la traction fu : 360 N/mm2
• module d’élasticité longitudinal E : 210000 N/mm2

59
CHAPITRE 5
DESCRIPTION DE LA STRUCTURE
PORTEUSE

Sommaire
5.1 Description de la structure porteuse . . . . . . . . . . . . . . 60
5.2 Système statique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
5.3 Justification du contreventement de la structure . . . . . . . 66

5.1 Description de la structure porteuse

U
n système de 07 cadres transversaux est envisagé comme système
porteur principal de la salle. La distribution irrégulière des cadres
comme le montre le schéma statique de la figure 5.1 est essentiellement
due aux contraintes architecturales. Le portique central a une portée de
33.14 m. Le franchissement de cette portée, tout en évitant les points
porteurs à l’intérieur de la salle comme l’a exigé le maître d’ouvrage nous
a conduit à opter pour un système haubané illustré sur le schéma de la
figure 5.1 ci-dessous.

60
Chapitre 5. Description de la structure porteuse

–Figure 5.1– Schéma statique d’ensemble

5.1.1 Les planchers

Les planchers utilisés sont de type collaborant avec un coffrage perdu


en tôle profilée sur lequel viendra prendre place une dalle de compression.
L’avantage de ce type de plancher est la capacité des tôles profilées à
supporter les charges pendant la phase de chantier sur des portées allant
jusqu’à 6 m sans un étayage provisoire.
L’article [13] publié par le CTICM indique les exigences minimales de
dimensionnement à respecter en fonction de la résistance au feu recher-
chée.

5.2 Système statique

L
e dessin de l’ossature ∗ principale constitue l’une des premières
étapes pour l’analyse et le dimensionnement d’une structure mé-
∗. Les termes en italique gras sont définis au glossaire.

61
Chapitre 5. Description de la structure porteuse

–Figure 5.2– Principe du plancher mixte

tallique. Elle consiste à définir, conformément aux exigences architectu-


rales, la disposition des éléments structuraux par lesquels transiteront les
charges appliquées à la structure.
L’Eurocode 3 en son annexe H [3] identifie les catégories suivantes
d’éléments structuraux :
 les éléments structuraux principaux : comprenant les ossatures
principales, leurs attaches et assemblages ainsi que leurs fondations,
qui forment ensemble les chemins par lesquels les forces verticales
et horizontales agissant sur le bâtiment sont transmises au sol ;
 les éléments structuraux secondaires : tels que les poutres se-
condaires ou pannes, qui transmettent les charges aux éléments
structuraux principaux ;
 les autres éléments : éléments qui ne font que transmettre des
charges aux éléments structuraux principaux ou secondaires.

62
Chapitre 5. Description de la structure porteuse

Dans le schéma statique, il est utile de ne s’en tenir qu’aux éléments


principaux afin d’en assurer la plus grande clarté et de contrôler qu’il
n’existe aucune faille dans le système général de stabilité.
L’Eurocode 3 [3] prescrit également que pour la modélisation, la géo-
métrie de base des éléments structuraux soit représentée par leur axe
longitudinal en négligeant le chevauchement de leurs dimensions réelles.
Dans cette section nous définirons le schéma statique des éléments struc-
turaux de notre projet.

5.2.1 Les poteaux

 Dans le plan (xAz), les poteaux sont encastrés en pieds et en tête


et libres sur toute leur longueur.
 Dans le plan perpendiculaire (xAy), les poteaux présentent une
inertie plus faible. Trois poutres entretoises en profilés IPE espacées
de 3.5 m, permettent de réduire l’élancement du poteau dans cette
direction.

5.2.2 Les pannes

Elles ont pour fonction de supporter la toiture et sont disposées à


entre-axes constants de 4 m dans le plan du versant. Leur portée cor-
respond à l’entre-axe des cadres et leur entre-axe est déterminée par la
portée admissible des bacs de couverture.

63
Chapitre 5. Description de la structure porteuse

–Figure 5.3– Schéma statique des cadres

Elles seront choisies en profilés laminés IPE et assemblées sur les


traverses des portiques par boulonnage. Leurs appuis seront considérés
comme libres et articulés.

5.2.3 Les cadres

Les cadres seront constitués par des traverses encastrées sur les mon-
tants en profilés HEA ou HEB. Selon la portée des cadres, deux solutions
sont envisageables pour les traverses :
 poutre en profil laminé pour des portées inférieures à 20 m,
 poutre à treillis pour des portées supérieures à 20 m.
En effet, les poutres à treillis constituent une solution très intéressante
pour franchir de grandes portées ; cependant, elles ne sont pas très éco-
nomiques pour des portées modestes à cause de l’important travail de
fabrication qu’elles nécessitent.

64
Chapitre 5. Description de la structure porteuse

Les traverses des portiques seront inclinées de 3 % pour permettre


l’évacuation des eaux pluviales.

–Tableau 5.1– Géométrie des portiques en fonction des portées

Portique Portée Variante adoptée pour la traverse


files 3 et 7 16.97 m Profilé laminé
files 2 et 8 9.21 m Profilé laminé
files 4 et 6 25.76 m Poutre en treillis

Les cadres ainsi conçus constituent des systèmes hyperstatiques de


degré 3 stables dans leur plan. Le schéma statique des cadres est illustré
à la figure 5.3 ci-dessus.

5.2.4 Les poutres treillis

L’EC3 [4] recommande pour la modélisation des structures triangulées


que :
 les poutres à treillis soumises à des charges statiques prédominantes
soient analysées en supposant que les extrémités des éléments sont
articulées ;
 les axes des éléments soient concourants aux nœuds afin d’éviter
l’apparition de moments secondaires.
De plus on supposera les charges, concentrées et agissant toutes sur
les nœuds du treillis. Pour cela, l’espacement des nœuds sera pris égal à
l’espacement des pannes.

65
Chapitre 5. Description de la structure porteuse

On peut différencier plusieurs formes de treillis suivant leur forme géo-


métrique ou la disposition des barres. Pour notre projet, nous avons re-
tenu des treillis en N dont la membrure supérieure est inclinée de 3 %.
En attendant la défintion de la géométrie exacte des treillis à l’étape de
prédimensionnment, leur schéma statique peut être illustré comme suit :

–Figure 5.4– Schéma statique des treillis

5.3 Justification du contreventement de la structure

Les systèmes de contreventement assurent la stabilité de l’ensemble


de la structure en s’opposant au déplacement, au renversement de tout
ou partie de celle-ci.
Une structure spatiale convenablement contreventée doit être stable
suivant au moins trois plans ; dans deux directions non parallèles et suivant
ses plans horizontaux.
Ainsi, les portiques obtenus par encastrement des traverses sur les
poteaux assurent la stabilité transversale des cadres de l’ossature dans
leur plan. Le remplissage en maçonnerie des façades assure la stabilité

66
Chapitre 5. Description de la structure porteuse

longitudinale pendant que le plancher B.A de type collaborant assure la


stabilité horizontale de l’ossature par effet diaphragme.

67
CHAPITRE 6
PRÉDIMENSIONNEMENT DES ÉLÉMENTS
STRUCTURAUX

Sommaire
6.1 Prédimensionnement des planchers . . . . . . . . . . . . . . 69
6.2 Prédimensionnement des pannes . . . . . . . . . . . . . . . . 69
6.3 Prédimensionnement des cadres . . . . . . . . . . . . . . . . 70

L
e prédimensionnement des éléments résistants est une étape régie par
les règlements de calculs. Elle se base généralement sur les condi-
tions de limitation des déformations (flèches) et parfois de la condition
de résistance au feu. Cette étape constitue la base de la justification à la
résistance, la stabilité et la durabilité de l’ouvrage.

68
Chapitre 6. Prédimensionnement des éléments structuraux

6.1 Prédimensionnement des planchers

Le prédimensionnement effectué conformément aux règles empiriques


du tableau 3.1 nous donne une hauteur statique de :

l 400
d= = = 12.5 cm
32 32

avec l : l’entre-axes des pannes.


Pour un ERP type L de catégorie 2, les planchers doivent assurer
un degré coupe-feu minimum de 60 min [14]. De ce fait, une épaisseur
minimum de 9 cm de béton est requise sur une tôle profilée de hauteur
8 cm ; d’où une hauteur totale h = 8 + 9 = 17 cm.
La sécurité incendie est donc plus contraignante que la condition de ri-
gidité. Nous retiendrons donc au final une épaisseur de plancher de 17 cm.

6.2 Prédimensionnement des pannes

Le prédimensionnement effectué selon les règles empiriques de prédi-


mensionnement du tableau 3.1 nous donne pour les pannes une hauteur
statique h de :
l ∼ 1122 ∼
h∼
= = = 28.05 cm
40 40

avec l : la plus grande portée des pannes.


Ce qui correspond à un IPE300 en acier S235.

69
Chapitre 6. Prédimensionnement des éléments structuraux

6.3 Prédimensionnement des cadres

6.3.1 Prédimensionnement des traverses à âme pleine

Les traverses des files 2, 3, 7 et 8 sont des poutrelles IPE encastrées


sur les montants.

–Figure 6.1– Schémas statiques des traverses à âme pleine

Conformément aux règles empiriques de prédimensionnement du ta-


bleau 3.1 on obtient les hauteurs statiques suivantes :
 Traverses des files 2 et 8

9210 ∼
h∼
= = 307 mm =⇒ IPE300
30

 Traverses des files 3 et 7

16970 ∼
h∼
= = 566 mm =⇒ IPE600
30

6.3.2 Prédimensionnement des poutres treillis

Les traverses des files 4, 5 et 6 sont des poutres en treillis dont la


géométrie globale a été décrite à la figure 5.4. Les treillis des files 4 et 6
sont identiques avec une portée de 25.77 m. Le prédimensionnement ef-

70
Chapitre 6. Prédimensionnement des éléments structuraux

fectué selon les règles empiriques du tableau 3.1 recommande une hauteur
statique h de :
l 25.77
h= = = 2.15 m
12 12

avec l : la portée du treillis.


Afin d’éviter toute dissymétrie et de se prémunir contre les sollicita-
tions de flexion gauche, de torsion et de déversement, nous adopterons
des éléments jumelés pour les diagonales et montants du treillis. Les mem-
brures supérieure et inférieure seront choisies en profilés laminés HEA .
Conformément aux règles de prédimensionnement énoncées au cha-
pitre §3.2, nous retiendrons pour le choix des sections des éléments du
treillis un élancement maximum de 250 tout en gardant à l’esprit d’utili-
ser un nombre minimum de barres de sections différentes pour des raisons
d’ordre économique.

6.3.2.1 Prédimensionnement des diagonales

Les longueurs des diagonales ne varient que très peu, nous prédimen-
sionnerons donc la plus longue dont la section sera uniformisée aux autres
diagonales. Ainsi, nous avons :

lk lk
λk = ≤ 250 =⇒ i ≥ (6.1)
i 250

avec :
 lk ; la longueur de flambement de la diagonale prise égale à 0.9 × l
dans le plan du treillis [4],

71
Chapitre 6. Prédimensionnement des éléments structuraux

 l ; la longueur d’épure de la barre.

0.9 × l
i≥
250

Pour la diagonale 4-5 , la plus longue (voir figure 6.2), on a l = 4.54 m,


d’où :
0.9 × 454
i≥ = 1.63 cm =⇒ cornière L60x60x6
250

Les diagonales seront donc des doubles cornières 60x60x4.

6.3.2.2 Prédimensionnement des montants

Les longueurs des montants varient également très peu du fait de la


faible pente de 3 %. Le prédimensionnement des montants est analogue à
celui des diagonales. Ainsi on a :

0.9 × l
i≥
250

Pour le montant 1-2, le plus long, on a l = 2.15 m, d’où :

0.9 × 215
i≥ = 0.77 cm =⇒ cornière L50x50x6
250

Les montants seront donc des doubles cornières 50x50x6.

72
Chapitre 6. Prédimensionnement des éléments structuraux

6.3.2.3 Prédimensionnement des membrures

La même formule sera utilisée pour le choix de la section des mem-


brures.
lk
i≥
250

Cependant, contrairement aux montants et aux diagonales, l’EC3 §5.8.2


[4], recommande que la longueur de flambement dans le plan du treillis
lk soit prise égale à l pour les éléments de membrures ; l étant la distance
entre nœuds du treillis.
Ainsi :
lk 400
i≥ = = 1.6 cm =⇒ HEA100
250 250

Les membrures supérieure et inférieure seront des poutrelles HEA100.

–Figure 6.2– Schéma du treillis avec la géométrie des barres

6.3.3 Prédimensionnement des poteaux

En plus des efforts de compression, les poteaux de portiques doivent


reprendre des efforts de flexion dus au vent, et résister au flambement.
Leur section transversale doit de ce fait, présenter une bonne rigidité dans
toutes les directions. Pour cette raison, nous préférerons pour les poteaux,

73
Chapitre 6. Prédimensionnement des éléments structuraux

les poutrelles HE plutôt que des poutrelles en qui présentent une trop
faible inertie dans l’un de leurs plans d’inertie principaux.
Les règles empiriques de prédimensionnement du tableau 3.1 donnent :

lk
λk = ≤ 50
i

Dans le plan des cadres, les poteaux seront encastrés en pieds et en


tête (voir figure 5.3), ce qui correspond à : lk = 0.5 × l.

0.5 × l 0.5 × l
λk = ≤ 50 =⇒ i ≥
i 50

l étant la longueur libre du poteau : l = 13.45 m . D’où :

0.5 × 1345
i≥ = 13.45 cm =⇒ HEA320.
50

74
CHAPITRE 7
DÉFINITION DES CHARGES ET ACTIONS
APPLIQUÉES À LA STRUCTURE

Sommaire
7.1 Charges permanentes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75
7.2 Charges d’exploitation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76
7.3 Charges dues au vent . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 77
7.4 Charges dues aux séïsmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84

7.1 Charges permanentes

–Tableau 7.1– Charge permanente surfacique du plancher mixte


Couche ép(cm) g(kN/m2)
Etanchéité 2 0,004
Dalle BA 13* 3,25
Bac-acier 0,1 0,078
Pannes IPE – 0,06
Charge permanente – 3,39
*13 cm=9+8/2 : épaisseur moyenne de la dalle BA car celle-ci
épouse le profil du bac-acier

75
Chapitre 7. Définition des charges et actions appliquées à la structure

E
lles représentent le poids propre des éléments de structure princi-
paux et secondaires et sont estimées avec l’Eurocode 1 [1].
Les poids propres des éléments des portiques sont pris en compte
directement lors de la modélisation dans le logiciel Autodesk Robot SAP.

7.2 Charges d’exploitation

Elles sont variables et directement liées à l’exploitation de l’ouvrage


(poids des personnes et des équipements, charges pendant la construc-
tion). L’Eurocode 1 [1] définit les valeurs des charges d’exploitation à
considérer en fonction de la nature de l’ouvrage et de l’exploitation en-
visagée des locaux et de la situation du projet (durable, transitoire, acci-
dentelle).
En « situation durable », la toiture de la salle de spectacle sera inacces-
sible. Á cet effet, l’Eurocode 1 recommande une charge de 100 daN/m2
représentant le poids de deux ouvriers et de leurs matériels (travaux d’en-
tretien sur la toiture). Cependant, en « situation transitoire » (pendant le
montage de la charpente ou le bétonnage de la dalle), le nombre d’ou-
vriers sera plus important ; ce qui induira une charge d’exploitation plus
importante que nous convenons de prendre égale à 250 daN/m2 .

76
Chapitre 7. Définition des charges et actions appliquées à la structure

7.3 Charges dues au vent

Le calcul de l’action du vent sur les constructions est traité dans la


Partie 1.4 de l’Eurocode 1 [2]. Il fournit deux méthodes pour le calcul de
l’action du vent :
 la méthode simplifiée pour les structures peu sensibles aux excita-
tions dynamiques,
 la méthode détaillée pour les structures qu’on peut considérer
comme sensibles aux excitations dynamiques.
Pour les bâtiments de hauteur inférieure à 200 m comme c’est le cas
de notre projet, il est recommandé d’utiliser la méthode simplifiée. Nous
exposerons ici les grandes étapes de cette méthode et nous définirons
chacun des paramètres nécessaires à la détermination de l’action du vent.
La modélisation de la structure à l’aide du logiciel Autodesk ROBOT
nous aidera ensuite à déterminer la charge du vent revenant à chacun des
éléments structuraux.

7.3.1 Caractérisation de la charge du vent

1. Les actions relatives au vent varient en fonction du temps. Elles sont


considérées comme variables.

2. Les pressions engendrées par le vent s’appliquent perpendiculaire-


ment aux parois extérieures des constructions, mais en raison de la
perméabilité de ces parois, elle agit indirectement sur les parois inté-
rieures.

77
Chapitre 7. Définition des charges et actions appliquées à la structure

3. Pour la plupart des constructions, l’action du vent peut être consi-


dérée comme statique. Les effets dynamiques du vent ne sont pris en
compte que pour certains ouvrages spéciaux.

4. L’action du vent sur un ouvrage et sur chacun de ses éléments dépend


des caractéristiques suivantes :

 vitesse du vent ;
 catégorie de la construction et de ses proportions d’ensemble ;
 configuration locale du terrain (nature du site) ;
 emplacement de l’élément étudié dans la construction et son
orientation par rapport au vent ;
 perméabilité des parois.

7.3.2 Données de base

• Hauteur des cadres : h = 13.45 m


• Topographie locale du site : Relief peu accidenté (site normal)
• Catégorie du terrain : Terrain de catégorie II
• Valeur de base de la : Vb,0 = 50 m/s
vitesse de référence

7.3.3 Pression dynamique de référence qb

Elle est donnée en fonction du lieu géographique de la construction,


à partir de la valeur de base de la vitesse de référence Vb,0 (en m/s),
de la direction du vent et éventuellement de la saison de l’année. Elle

78
Chapitre 7. Définition des charges et actions appliquées à la structure

est indépendante de la nature, de la position et des dispositions de la


construction et s’exprime par :

1
qb = ρ · (cdir · cseason · Vb,0
2
) (7.1)
2


 ρ = 1.225 kg/m3 est la valeur de la masse volumique de l’air,
 cdir ≤ 1 est le coefficient de direction qui prend en compte d’éven-
tuelles directions privilégiées,
 cseason ≤ 1 est le coefficient de saison qui prend en compte d’éven-
tuelles modulations du vent en fonction de la saison.
Dans la pratique, pour se placer en sécurité, cdir et cseason sont pris
égaux à 1.
 Vb,0 est la valeur de base de la vitesse de référence du vent. Elle
est définie comme la vitesse moyenne sur 10 min à 10 m au-dessus
du sol sur un terrain de catégorie II (voir tableau 7.2) avec une
probabilité de dépassement de 0.02 (période de retour de 50 ans).
Il découle des hypothèses formulées ci-dessus la formule simplifiée sui-
vante :

2
Vb,0
qb = (7.2)
1630

avec qb en kN/m2 et Vb,0 en m/s.


L’Eurocode 1 [2] définit pour les pays européens, les valeurs de Vb,0
à prendre en fonction de la zone où se situe la construction. Ces va-

79
Chapitre 7. Définition des charges et actions appliquées à la structure

leurs n’étant pas applicables au Bénin, nous conviendrons de prendre


Vb,0 = 50m/s, représentant la plus grande vitesse du vent enregistrée
par l’ASECNA en 1960. Nous avons donc :

502
qb = ≈ 1.54 kN/m2
1630

7.3.4 Pression dynamique de pointe qp (ze )

Elle est obtenue en affectant à qb des coefficients de correction propres


au projet et est donnée par l’expression ci-dessous.

qp (ze ) = c2r (z)c2o (z) [1 + 7Iv (z)] · qb (7.3)


 cr (z) : le coefficient de rugosité qui tient compte de la rugosité du
site de la construction,
 co (z) : le coefficient d’orographie qui permet de prendre en compte
l’influence du relief aux alentours de la construction sur l’amplifi-
cation ou la diminution de la vitesse du vent,
 Iv (z) : le coefficient de turbulence qui permet de quantifier la va-
riabilité de la vitesse du vent.

7.3.4.1 Coefficient de rugosité cr (z)

La rugosité est créée par tout ce qui se trouve au-dessus du sol comme
les arbres, les haies et les autres constructions, et qui est susceptible

80
Chapitre 7. Définition des charges et actions appliquées à la structure

d’influencer l’action du vent. Il est obtenu par l’expression ci-dessous :



⎪ z


⎨ cr (z) = kr ln si zmin ≤ z ≤ 200 m
z0 avec 0.6 ≤ cr (z) ≤ 1.6

⎪ zmin

⎪ cr (z) = kr ln si z ≺ zmin

z0
(7.4)
où les valeurs des paramètres :
 z0 : longueur de rugosité,
 kr : facteur du terrain,
 zmin : hauteur minimale,
sont données par le tableau 7.2 en fonction de la catégorie du terrain.
Nous faisons l’hypothèse que la construction est sur un terrain de
catégorie II. Ainsi, on a : z0 = 0.05, zmin = 2.0, kr = 0.19.

z = 13.45 m =⇒ zmin = 2.0 m ≤ 13.45 m ≤ 200 m

On en déduit :
13.45
cr (z) = 0.19 × ln
0.05
cr (z) = 1.063

7.3.4.2 Coefficient d’orographie co (z)

La figure 7.1 ci-dessous illustre les différentes valeurs envisageables


pour co (z) en fonction du relief du site. Le relief du département de l’At-
lantique n’étant pas accidenté, nous prendrons co (z) = 1 (site normal).

81
Chapitre 7. Définition des charges et actions appliquées à la structure

–Tableau 7.2– Valeurs des coefficients z0 , zmin et kr en fonction de la catégorie du


terrain. Source : [2]

–Figure 7.1– Valeurs de Co . Source : [2]

82
Chapitre 7. Définition des charges et actions appliquées à la structure

7.3.4.3 Coefficient d’intensité de la turbulence Iv

Il permet de tenir compte des effets turbulents induits par les variations
de la vitesse du vent et est donné par l’expression :




⎨ Iv (z) = kl /(co (z) ln(z/z0 )) si zmin ≤ z ≤ 200 m

(7.5)


⎩ Iv (z) = kl /(co (zmin ) ln(zmin /z0 )) si z ≺ zmin

kl étant le coefficient de turbulence. Dans la pratique, il est recommandé


de prendre kl = 1.

z = 13.45 m =⇒ zmin = 2.0 ≤ 13.45 m ≤ 200 m

Ainsi donc,

Iv (z) = 1/ 1 × ln 13.45
0.05

Iv (z) = 0.179

Une fois tous les paramètres connus, de l’équation 7.3, on déduit :

qp (ze ) = 1.0632 × 12 [1 + 7 × 0.179] × 1.54


qp (ze ) = 3.92 kN/m2 à la hauteur ze = 13.45 m

Nous expliquons en détail à l’annexe B comment le logiciel ROBOT


intègre ces différents paramètres pour la descente des charges du vent sur
chacun des éléments structuraux.

83
Chapitre 7. Définition des charges et actions appliquées à la structure

7.4 Charges dues aux séïsmes

Le Bénin est classé comme une zone de faible sismicité. Alors, en


première approximation, le département de l’Atlantique où sera implanté
le projet présente de faibles risques de séisme.

84
CHAPITRE 8
ANALYSE ET DIMENSIONNEMENT DES
ÉLÉMENTS STRUCTURAUX

Sommaire
8.1 Dimensionnement des pannes . . . . . . . . . . . . . . . . . 86
8.2 Analyse et dimensionnement des portiques avec poutres à
treillis (files 4 et 6) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 91
8.3 Analyse et dimensionnement des portiques (files 3 et 7) avec
traverses à âme pleine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 105

L
’analyse structurale consiste à étudier chacun des éléments compo-
sant une structure, les interactions qui existent entre eux ainsi que
leur contribution à la stabilité globale de la structure. Elle aboutit géné-
ralement à la détermination :
 des réactions d’appuis de la structure,
 des sollicitations (efforts internes),
 des flèches et des déplacements.
Le dimensionnement des éléments structuraux se fera conformément
aux principes énoncés plus haut dans le chapitre §2 moyennant l’utilisation
de l’outil informatique, notamment le logiciel Autodesk ROBOT SAP. En

85
Chapitre 8. Analyse et dimensionnement des éléments structuraux

effet ce logiciel nous permettra d’aboutir très rapidement aux sollicita-


tions par la méthode des éléments finis pour plusieurs cas de charges et
combinaisons différents. La vérification des éléments structuraux est très
interactive et peut se faire conformément à une gamme très étendue de
normes.
Afin d’attester de notre maîtrise de l’outil, nous présenterons à l’annexe
B, les différentes étapes qui ont abouti aux notes de calculs de l’annexe
C.

8.1 Dimensionnement des pannes

Les pannes constituent des éléments de structure secondaires qui as-


surent le transfert des actions agissant sur la toiture à la structure princi-
pale d’un bâtiment.

–Figure 8.1– Vue en 3D du plancher

Elles sont dimensionnées pour satisfaire simultanément :

86
Chapitre 8. Analyse et dimensionnement des éléments structuraux

 aux conditions de résistance,


 aux conditions de flèches.
Compte tenu des portées particulièrement importantes des pannes de
ce projet (plus de 10 m), le critère de flèche sera prépondérant. Pour cette
raison, les pannes seront disposées en continuité sur au moins 03 appuis.
De cette façon, nous obtenons un système hyperstatique qui présente
l’avantage de réduire les flèches de moitié par rapport à une panne sur
deux appuis simples.
Pour éviter leur glissement à la pose, elles seront boulonnées aux tra-
verses des portiques à l’aide d’échantignoles comme l’illustre la figure 8.2
ci-dessous. Leurs appuis seront considérés comme libres et articulés.

–Figure 8.2– Liaison panne-traverse

8.1.1 Descente des charges sur les pannes

Les charges suivantes sont à considérer :


 poids propre des pannes estimé à 6 daN/m2 (voir chapitre §7.1),
 poids propre du plancher mixte estimé à 3.33 kN/m2 (voir chapitre
§7.1),

87
Chapitre 8. Analyse et dimensionnement des éléments structuraux

 charge d’exploitation pendant la construction (situation transitoire)


q = 2.5 kN/m2 (voir chapitre §7.2)
Les pannes étant espacées de 4 m, on a :




⎨ g = (3.33 + 0.06) × 4 =⇒ g = 13.56 kN/ml



⎩ q = 2.5 × 4 =⇒ q = 10 kN/ml

–Figure 8.3– Schéma statique des pannes

8.1.2 Combinaison d’actions

Les combinaisons suivantes seront étudiées :


 ELU : 1.35 g + 1.5 q, pour les vérifications de résistance et de
stabilité,
 ELS : g + q, pour la vérification des flèches.

8.1.3 Calcul des sollicitations

Dans certains cas où la toiture présente une inclinaison relativement


élevée, il apparaît deux moments distincts selon les plans d’inertie princi-
paux du profil des pannes. Elles devront de ce fait, être dimensionnées en
flexion déviée.

88
Chapitre 8. Analyse et dimensionnement des éléments structuraux

Dans notre cas, la pente de 3 % est très faible, le calcul peut être mené
en flexion simple sous le moment My dont le diagramme obtenu sous la
combinaison ELU est illustré à la figure 8.4 ci-dessous.

–Figure 8.4– Diagramme des moments fléchissants sous la combinaison ELU

La section résistante des pannes sera dimensionnée avec le moment


positif maximum M = 331.85 kN.m obtenu dans la 2e travée conformé-
ment aux principes de dimensionnement énoncés au chapitre §2.
Le profilé IPE300 s’est révélé insuffisant après calcul informatique. En
remplacement, le logiciel donne comme résultats :
 un profil IPE500 avec un taux de travail de 1.00 ;
 un profil HEA400 avec un taux de travail de 0.85 et
 un profil HEA360 à la limite de l’acceptabilité avec un taux de
travail de 1.05.
Nous choisirons le profilé HEA360 pour les raisons suivantes :
 dans la pratique son taux de travail de 1.05 bien que supérieur à
1.00 peut être considéré comme acceptable ;
 sa hauteur est moins élevée que celle du IPE500 et ;

89
Chapitre 8. Analyse et dimensionnement des éléments structuraux

 son inertie transversale est largement plus


élevée que celle du profilé IPE 500
(Iz (IP E500) = 2141.69 cm4  Iz (IP E360) = 7886.84 cm4 ).

8.1.4 Vérification de la condition de flèche

Les pannes ne doivent pas réglementairement présenter une flèche su-


périeure au 1/200 de leur portée [25]. Les flèches obtenues pour les com-
binaisons de charges non pondérées les plus défavorables devront satisfaire
à:
f ≤ l/200 (8.1)

l étant la portée de la panne.


Le logiciel ROBOT nous donne après calcul pour la combinaison ELS,
une flèche maximale f = 3.8 cm dans la deuxième travée de longueur
11.22 m.

–Figure 8.5– Flèche des pannes observée sous la combinaison ELS

On vérifie que :

11.22
f = 3.8 cm ≤ × 100 = 5.61 cm
200

La condition de flèche est donc vérifiée.

90
Chapitre 8. Analyse et dimensionnement des éléments structuraux

8.1.5 Vérification des pannes au déversement

L’effet des charges permanentes et d’exploitation peut entraîner une


compression trop grande dans la semelle supérieure des pannes ; le risque
de déversement est donc à craindre. Comme pour tous les autres phéno-
mènes d’instabilité présentés au chapitre §2, on doit éliminer tout risque
de déversement dans une structure soumise aux charges pondérées les plus
défavorables.
Dans la pratique, il est admis que l’utilisation d’une tôle profilée repo-
sant sur les pannes (voir figure 8.1) contribue grandement à la stabilité
latérale de celles-ci par effet diaphragme, empêchant ainsi le risque de
déversement.
On peut retenir après toutes ces vérifications que l’utilisation du pro-
filé HEA360 pour les pannes est satisfaisante. Les notes de calculs sont
présentées à l’annexe C.

8.2 Analyse et dimensionnement des portiques avec

poutres à treillis (files 4 et 6)

La géométrie détaillée du portique est illustrée à la figure ci . La pente


de la membrure supérieure est de 3 %.

8.2.1 Descente des charges sur le portique

Elle sera faite sur la base des hypothèses de descente des charges
énoncées en 7.1.

91
Chapitre 8. Analyse et dimensionnement des éléments structuraux

–Figure 8.6– Portiques des files 4 et 6

8.2.1.1 Charges permanentes

 Poids propre Go des barres


Il est automatiquement pris en compte après la modélisation dans
le logiciel ROBOT.
 Poids propre G du plancher
G1 = 3.39 × (20.31/2) × 4 G2 = 3.39 × (20.31/2) × 2.44
G1 = 137.70 kN G2 = 84.00 kN

–Figure 8.7– Descente des charges permanentes G sur le portique

92
Chapitre 8. Analyse et dimensionnement des éléments structuraux

8.2.1.2 Charges d’exploitation

Q1 = 2.50 × (20.31/2) × 4 Q2 = 2.50 × (20.31/2) × 2.44


Q1 = 101.55 kN Q2 = 61.95 kN

–Figure 8.8– Descente des charges d’exploitation Q sur le portique

8.2.1.3 Charges du vent

Le vent variant dans le temps et pouvant venir de n’importe quel côté,


plusieurs cas de charges sont envisageables. Des différentes situations de
risques obtenues à l’aide du modèle ROBOT, les plus défavorables sont
représentées à la figure 8.9 ci-dessous.

8.2.1.4 Combinaisons d’actions à l’ELU

Elles sont utilisées pour les vérifications de résistance et de stabilité


des profilés.
Les combinaisons suivantes seront étudiées :
 Charge permanente + Charge d’exploitation
1.35 (G + Go ) + 1.50 Q
 Charge permanente (Go ) + (VENT1) . . . . . . . . . . . Go + 1.50 W1
 Charge permanente (Go ) + (VENT2) . . . . . . . . . . . Go + 1.50 W2
 Charge permanente (Go ) + (VENT3) . . . . . . . . . . . Go + 1.50 W3

93
Chapitre 8. Analyse et dimensionnement des éléments structuraux

(a) Vent gauche-droite

(b) Vent droite-gauche

(c) Vent de soulèvement


–Figure 8.9– Cas de charges du vent
94
Chapitre 8. Analyse et dimensionnement des éléments structuraux

8.2.1.5 Combinaisons d’actions à l’ELS

Elles servent exclusivement pour le calcul ou la vérification des défor-


mations (flèches et déplacements).
Les combinaisons suivantes seront étudiées :
 Charge permanente (G + Go ) + Charge d’exploitation
(G + Go ) + Q
 Charge permanente (Go ) + (VENT1) . . . . . . . . . . . . . . . Go + W1
 Charge permanente (Go ) + (VENT2) . . . . . . . . . . . . . . . Go + W2
 Charge permanente (Go ) + (VENT3) . . . . . . . . . . . . . . . Go + W3

8.2.2 Détermination des efforts dans les barres

Les efforts internes (en kN) dans les barres obtenus à l’aide du logiciel
ROBOT sont récapitulés dans les tableaux 8.1 et 8.2 ci-dessous.
Nous pouvons remarquer que :
 La plupart des barres de la membrure supérieure travaillent en com-
pression sauf la barre 34-16 où apparaît un effort de traction.
 Le phénomène inverse s’observe au niveau de la membrure inférieure
où les efforts les plus importants sont des efforts de traction.
 La combinaison la plus défavorable pour les barres des montants et
des diagonales est : 1.35G + 1.5Q.
 Les 03 cas de charges du vent envisagés, entraînent une inversion
du sens des efforts dans toutes les barres des diagonales et des
montants.

95
Chapitre 8. Analyse et dimensionnement des éléments structuraux

–Tableau 8.1– Efforts dans les membrures

 Au niveau des diagonales, nous pouvons remarquer que les barres


les plus élancées (22-23 et 24-25) encaissent les efforts de traction
les plus importants pendant que les barres les moins élancées (30-
31, 32-33 et 34-18) reprennent les efforts de compression les plus
importants. Ce constat constitue un résultat très intéressant et
atteste d’une conception rationnelle de la poutre en treillis.

96
Chapitre 8. Analyse et dimensionnement des éléments structuraux

–Tableau 8.2– Efforts dans les diagonales et montants

8.2.3 Dimensionnement des barres du treillis

Tous les calculs sont effectués exclusivement en élasticité ; l’utilisa-


tion des propriétés plastiques de l’acier ne s’appliquant pas aux poutres
ajourées.
Il faudra donc vérifier que les contraintes apparaissant dans les barres
sous cas de charges les plus défavorables demeurent dans les limites élas-
tiques de l’acier.

97
Chapitre 8. Analyse et dimensionnement des éléments structuraux

8.2.3.1 Membrure supérieure

La barre de la membrure supérieure soumise aux efforts les plus im-


portants est la barre 26-28. Seule cette barre sera vérifiée. En effet, si
cette barre est suffisamment résistante, les autres barres de la membrure
supérieure le seront également.

Barre 26-28
– Effort normal de compression : N = −3478.39 kN
sous la combinaison [1.35 (G + Go ) + 1.50 Q]

– Effort normal de traction : N = +856.80 kN


sous la combinaison (Go + 1.50 W2 )

La membrure supérieure est constituée d’un profilé HEA100.

Sous la combinaison [1.35 (G + Go ) + 1.50 Q], pour laquelle on ob-


tient l’effort maximal de compression, la membrure supérieure doit être
soumise aux vérifications suivantes [4] :
 résistance de sa section transversale,
 résistance au flambement :
• dans le plan de la poutre et,

98
Chapitre 8. Analyse et dimensionnement des éléments structuraux

• dans le plan transversal.


Le profilé HEA100 s’est avéré très insuffisant après calcul. En effet
les sollicitations étant inconnues au départ, le prédimensionnement a été
conduit sous la seule condition de limitation de l’élancement. A la suite
d’un processus itératif, le logiciel propose un profilé HEA500.

A priori, il est inutile de vérifier la résistance du profilé HEA500 sous la


combinaison (Go + 1.50 W2 ), pour laquelle on obtient un effort de trac-
tion maximal 856.80 kN . En effet, un profilé qui résiste à une compression
de N = −3478.39 kN , résistera encore mieux à un effort de traction de
856.80 kN .
Le profilé HEA500 convient donc pour la membrure supérieure. La
note de calculs est présentée à l’annexe C.

8.2.3.2 Membrure inférieure

Les efforts les plus importants dans la membrure inférieure sont des
efforts de traction. La barre 27-29 est la plus sollicitée. Si cette barre
est suffisamment résistante, les autres barres de la membrure inférieure le
seront également. Elle sera donc la seule à être vérifiée.

99
Chapitre 8. Analyse et dimensionnement des éléments structuraux

Barre 27-29
– Effort normal de traction : N = +3359.49 kN
sous la combinaison [1.35 (G + Go ) + 1.50 Q]

– Effort normal de compression : N = −873.87 kN


sous la combinaison (Go + 1.50 W2 )

Les efforts de traction étant les plus prépondérants, la membrure in-


férieure sera soumise uniquement à la vérification de la résistance de sa
section transversale à la traction[4].
Le calcul aboutit à un profilé HEA400. La note de calculs est présentée
à l’annexe C.

8.2.3.3 Montants

Les barres 21-22 et 33-34 sont les plus sollicitées.

Barre 21-22
– Effort normal de compression : N = −993.62 kN
sous la combinaison [1.35 (G + Go ) + 1.50 Q]

Barre 33-34
– Effort normal de traction : N = +760.25 kN
sous la combinaison [1.35 (G + Go ) + 1.50 Q]

L’effort de compression étant plus prépondérant, les montants seront


soumis aux mêmes vérifications que les barres de la membrure supérieure.

100
Chapitre 8. Analyse et dimensionnement des éléments structuraux

Après calcul, on obtient une double cornière 150x150x15 en rem-


placement de la double cornière 50x50x6 prévue à l’étape de prédi-
mensionnement. La note de calculs est présentée à l’annexe C.

8.2.3.4 Diagonales

Les barres 22-23 et 32-33 sont les plus sollicitées.

Barre 22-23
– Effort normal de traction : N = +1902.6 kN
sous la combinaison [1.35 (G + Go ) + 1.50 Q]

Barre 32-33
– Effort normal de compression : N = −2325.66 kN
sous la combinaison [1.35 (G + Go ) + 1.50 Q]

L’effort de compression étant plus prépondérant, les diagonales seront


soumises aux mêmes vérifications que les barres de la membrure supé-
rieure.
Après calcul, on obtient une double cornière 200x200x20 en rem-
placement de la double cornière 60x60x4 prévue à l’étape de prédi-
mensionnement. La note de calculs est présentée à l’annexe C.

8.2.4 Vérifivation de la flèche de la poutre

Le calcul de la flèche d’une poutre à treillis peut s’effectuer à l’aide


du théorème de la force unité [17]. La flèche obtenue par cette méthode

101
Chapitre 8. Analyse et dimensionnement des éléments structuraux

vaut :
m
 Ni
w= N1i li (8.2)
i=1 EAi

où :
 m : nombre total de barres dans la ferme à treillis ;
 EAi /li : rigidité axiale de la barre i d’aire Ai et de longueur li ;
 Ni : effort normal dans la barre i sous l’action des forces extérieures ;
 N1i : effort normal dans la barre i sous l’action d’une force unité.
Ce calcul exige la détermination des efforts dans toutes les barres sous
plusieurs cas de charges différents. Le logiciel ROBOT fournit en même
temps que les autres résultats, les valeurs de cette flèche pour chacun des
nœuds.
Sous la combinaison de charges non pondérées [(G + Go ) + Q], on
obtient au nœud 28, une flèche maximale de 6.5 cm. On doit vérifier que
cette valeur reste inférieure à limite l/200 recommandée par l’Eurocode
3 [4] ; l étant la portée de la poutre.

2576
wmax = 6.5 cm ≺ = 12.88 cm
200

La flèche est donc acceptable.

8.2.5 Dimensionnement des poteaux

Les poteaux seront analysés sous les 04 combinaisons de charges les


plus défavorables identifiées plus haut. Les sollicitations obtenues pour

102
Chapitre 8. Analyse et dimensionnement des éléments structuraux

chacune de ces combinaisons sont résumées dans le tableau 8.10 ci-


dessous.

–Figure 8.10– Valeurs des sollicitations apparaissant dans les poteaux

Des résultats obtenus, on peut remarquer que :


 Toutes les quatre combinaisons engendrent un effort tranchant dans
les barres. Toutefois, celui-ci est plus prépondérant pour les com-
binaisons où intervient le vent transversal. La résistance des barres

103
Chapitre 8. Analyse et dimensionnement des éléments structuraux

sera donc justifiée à l’effort tranchant conformément aux principes


du chapitre 2.
 Sous la combinaison des charges gravitaires (G + Go ) et Q, il ap-
paraît dans les barres des efforts de compression très importants et
des moments fléchissants en pieds des poteaux. Il conviendra donc
de vérifier les barres à la compression et à la flexion conformément
aux principes énoncés dans le chapitre §2.
 Sous les combinaisons (Go , V ent1) ; (Go , V ent2) et
(Go , V ent3) ; les 03 cas de charges de vent créent un « ef-
fort d’arrachement » des poteaux qui s’exprime par un effort
de traction dans les barres et des moments fléchissants très
importants en pieds de poteaux. Il conviendra donc de vérifier les
barres à la traction et à la flexion conformément aux principes
énoncés dans le chapitre §2.
Le risque de flambement des poteaux devra particulièrement être étu-
dié. La figure 8.11 illustre les longueurs de flambement (dans le plan du
portique et dans le plan transversal) à prendre en compte pour les vérifi-
cations.

8.2.6 Vérification de la poutre en treillis au déversement

En situation durable ∗ , les pannes constituent des maintiens latéraux


pour les poutres, empêchant ainsi leur déversement. Cependant, en si-
∗. Elle correspond à l’exploitation normale de l’ouvrage. Les travaux de construction sont
achevés.

104
Chapitre 8. Analyse et dimensionnement des éléments structuraux

tuation transitoire † où les poutres ne sont pas encore dotées de leurs


maintiens latéraux, des éléments de contreventement provisoires devront
être mis en place pour écarter le risque de déversement.

–Figure 8.11– Longueurs de flambement des poteaux

Après calcul, nous obtenons un profilé HEB650. Les notes de calculs


sont présentées à l’annexe C.

8.3 Analyse et dimensionnement des portiques (files

3 et 7) avec traverses à âme pleine

La géométrie détaillée du portique est illustrée ci-dessous :


†. Elle correspond à la phase de montage. Les travaux de construction sont en cours.

105
Chapitre 8. Analyse et dimensionnement des éléments structuraux

–Figure 8.12– Géométrie détaillée du portique

8.3.1 Données

• hauteur totale : h = 13.45 m


• portée : l = 16.97 m
• largeur de toiture reprise : łr = 14.57/2 = 7.29 m
• pente du toit : α=3%

8.3.2 Descente des charges sur le portique

8.3.2.1 Charges permanentes

 Le poids propre Go des barres :


Il est automatiquement pris en compte par le logiciel.
 Le poids propre G du plancher :

G = 3.39 × (14.57/2)
G = 24.65 kN/ml

106
Chapitre 8. Analyse et dimensionnement des éléments structuraux

8.3.2.2 Charges d’exploitation

q = 2.5 × (14.57/2)
q = 18.21 kN/ml

8.3.2.3 Charges du vent

Nous rappelons ci-dessous les valeurs caractéristiques du vent déter-


minées au §7.3.4.3.
• vitesse de référence du vent : Vb,0 = 50 m/s
• pression dynamique de référence : qb = 1.54 kN/m2
• coefficient d’orographie Co (z) : Co (z) = 1
site normal (terrain plat)
• coefficient de rugosité du site : Cr (ze ) = 1.063
à la hauteur ze = 13.45 m
• coefficient d’intensité de turbulence : I(z) = 0.179
à la hauteur z = 13.45 m
• pression dynamique de pointe : qp (ze ) = 3.92 kN/m2
à la hauteur ze = 13.45 m

En intégrant ces différents paramètres au logiciel, nous obtenons les


03 cas de charges les plus défavorables de la figure 8.13 ci-dessous.
Nous expliquons en détail à l’annexe B comment le logiciel ROBOT
intègre ces différents paramètres pour la descente des charges du vent sur
chacun des éléments structuraux.

107
Chapitre 8. Analyse et dimensionnement des éléments structuraux

(a) Vent transversal gauche-droite

(b) Vent transversal droite-gauche

(c) Vent soulevant


–Figure 8.13– Cas de charges du vent agissant sur le portique

108
Chapitre 8. Analyse et dimensionnement des éléments structuraux

8.3.2.4 Combinaisons d’actions à l’ELU

Elles sont identiques à celles étudiées pour le portique avec traverse


en poutre à treillis.
 Charge permanente + Charge d’exploitation
1.35 (g + go ) + 1.50 q
 Charge permanente (Go ) + (VENT1) . . . . . . . . . . . go + 1.50 W1
 Charge permanente (Go ) + (VENT2) . . . . . . . . . . . go + 1.50 W2
 Charge permanente (Go ) + (VENT3) . . . . . . . . . . . go + 1.50 W3

8.3.2.5 Combinaisons d’actions à l’ELS

Les combinaisons suivantes seront étudiées :


 Charge permanente (G + Go ) + Charge d’exploitation
(g + go ) + Q
 Charge permanente (Go ) + (VENT1) . . . . . . . . . . . . . . . go + W1
 Charge permanente (Go ) + (VENT2) . . . . . . . . . . . . . . . go + W2
 Charge permanente (Go ) + (VENT3) . . . . . . . . . . . . . . . go + W3

8.3.3 Détermination des sollicitations M, N et T

Au total nous obtenons 12 diagrammes pour les combinaisons ELU.


Pour éviter de faire long, les valeurs extrêmes des moments de flexion,
efforts normaux, et efforts tranchants apparaissant dans les barres sont
résumées dans le tableau 8.3 ci-dessous.

109
Chapitre 8. Analyse et dimensionnement des éléments structuraux

–Tableau 8.3– Valeurs extrêmes des sollicitations M, N et T dans les barres

8.3.4 Dimensionnement des traverses

Les valeurs des sollicitations les plus défavorables dans la traverse sont
obtenues pour :

110
Chapitre 8. Analyse et dimensionnement des éléments structuraux

 la combinaison des charges gravitaires 1.35 (g + go ) + 1.50 Q,


pour laquelle le moment de flexion et l’effort tranchant sont maxi-
mum,
 la combinaison go + 1.50 W3 (vent de soulèvement) pour laquelle
l’effort axial de compression est maximum.
Les traverses devront donc être dimensionnées pour résister simul-
tanément à ces différentes sollicitations conformément aux principes de
dimensionnement énoncés au chapitre §2. Il conviendra de tenir également
compte du risque de déversement des traverses.
Dans la pratique, il est admis que les pannes reposant sur les traverses
contribuent grandement à la stabilité latérale de celles-ci, limitant ainsi
le risque déversement. Mais théoriquement, le déversement sera considéré
comme un mode potentiel de ruine et la longueur de déversement, prise
égale à l’entre-axe des pannes : l = 4 m, dans notre cas.
Après calcul, le profilé IPE600, prévu au départ s’est révélé insuffisant.
Le logiciel propose en remplacement un profilé HEA700 quand le déverse-
ment est pris en compte et un profilé HEA600 quand le déversement est
écarté. Nous retiendrons pour notre projet le profilé HEA700. Les notes
de calcul sont présentées en annexe.

8.3.5 Dimensionnement des poteaux

Les valeurs des sollicitations les plus défavorables dans les poteaux
sont obtenues pour :

111
Chapitre 8. Analyse et dimensionnement des éléments structuraux

 la combinaison des charges gravitaires 1.35 (g + go ) + 1.50 q où


l’effort axial de compression est maximum,
 les combinaisons go + 1.50 W1 et go + 1.50 W2 (vents transver-
saux) où il se produit un effet d’arrachement des poteaux qui se
traduit par un effort de traction, un moment de flexion et un effort
tranchant très importants.
Les poteaux devront donc être dimensionnés pour résister simultané-
ment à ces différentes sollicitations conformément aux principes de di-
mensionnement énoncés au chapitre §2. Il conviendra de tenir également
compte du risque de flambement des poteaux. La figure 8.14 ci-dessous
illustre les longueurs de flambement (dans le plan du portique et dans le
plan transversal) à prendre en compte pour les vérifications.

–Figure 8.14– Longueurs de flambement des poteaux

112
Chapitre 8. Analyse et dimensionnement des éléments structuraux

Après calcul, le profilé HEA320, prévu au départ s’est révélé insuffisant.


Le logiciel propose en remplacement un profilé HEA800.

8.3.6 Vérifications à l’ELS

Après les vérifications à l’ELU, il importe de vérifier que les flèches


des traverses et les déplacements en tête des poteaux observés sous les
combinaisons de charges non pondérées les plus défavorables restent dans
les limites imposées par les règlements.

8.3.6.1 Vérification de la flèche des traverses

La flèche la plus défavorable est obtenue sous la combinaison


[Go + 1.50 W2 ] et vaut f = 4.7 cm. On vérifie que :

l 1697
f = 4.7 cm ≤ = = 8.48 cm
200 200

La flèche de la traverse est donc acceptable.

8.3.6.2 Vérification du déplacement en tête des poteaux

La limite fixée par l’EC3 [4] est l/300. Il convient donc de vérifier que :

Δ ≤ l/300 (8.3)

avec Δ, le déplacement et l, la longueur du poteau.

113
Chapitre 8. Analyse et dimensionnement des éléments structuraux

La valeur du déplacement la plus défavorable est obtenue sous la com-


binaison [Go + 1.50 W2 ] et vaut f = 4.40 cm. On vérifie que :

l 1345
Δ = 4.40 cm ≤ = = 4.48 cm
300 300

Le déplacement observé en tête de poteau est donc acceptable.


Après toutes ces vérifications, nous pouvons conclure que l’utilisation
d’un profilé HEA700 pour les traverses et d’un profilé HEA800 pour les
poteaux est donc acceptable. Les notes de calculs sont présentées en
annexe.

114
CHAPITRE 9
CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT DES
ASSEMBLAGES

Sommaire
9.1 Assemblage aux nœuds du treillis . . . . . . . . . . . . . . . 115
9.2 Assemblage poutre-poteau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 117
9.3 Pieds de poteaux encastrés . . . . . . . . . . . . . . . . . . 122

9.1 Assemblage aux nœuds du treillis

I
l est prévu aux nœuds du treillis, une liaison par goussets soudés aux
membrures. Les diagonales et montants quant à eux peuvent être soit
boulonnés ou soit soudés aux goussets comme le montre le schéma de la
figure 9.1 ci-dessous.

115
Chapitre 9. Conception et dimensionnement des assemblages

(a) Nœud boulonné (b) Nœud soudé


–Figure 9.1– Configurations possibles des nœuds du treillis

(a) Poutre à treillis

(b) Détail 2 (c) Détail 3


–Figure 9.2– Détails des nœuds du treillis

Compte tenu des efforts importants apparaissant dans les barres, notre
choix sera porté sur la deuxième configuration : un nœud entièrement
soudé, qui présente les avantages suivants par rapport aux nœuds boulon-
nés :
 il permet de garantir une meilleure transmission des sollicitations ;
 il dispense de pièces secondaires (attaches, cornières, etc) ;

116
Chapitre 9. Conception et dimensionnement des assemblages

 il est de moindre encombrement et plus esthétique que le boulon-


nage ;
 il est relativement plus simple à calculer qu’un assemblage bou-
lonné.
Aussi, veillerons-nous à ce que la conception des goussets respecte les
dispositions constructives minimales suivantes :
 éviter dans les goussets des angles trop aigus afin de permettre une
répartition convenable des efforts dans les barres ;
 autant que possible, les goussets seront de même épaisseur et de
même forme ;
 les dimensions des goussets seront aussi réduites que possible, dans
les limites imposées par la disposition des nœuds afin d’éviter l’ap-
parition d’efforts secondaires ;
 la forme des goussets sera aussi régulière que possible avec au moins
deux bords parallèles ou perpendiculaires.
Les notes de calcul et les détails d’exécution sont présentés à l’annexe
C.

9.2 Assemblage poutre-poteau

Nous traiterons dans cette section du dimensionnement des assem-


blages aux nœuds A et B(figure 9.3) des portiques avec traverse à âme
pleine conformément aux recommandations du §6.9 et de l’annexe J de
l’EC3[4].

117
Chapitre 9. Conception et dimensionnement des assemblages

–Figure 9.3– Portiques des files 3 et 7

Pour le dimensionnement de ce type d’assemblage, il convient de suivre


les étapes décrites ci-après.

9.2.1 Modélisation de l’assemblage

Elle consiste à définir la configuration de l’assemblage en fonction


du comportement structural recherché : assemblage rigide, semi-rigide ou
articulé. La figure 9.4 illustre les configurations possibles.
Pour notre projet, nous avons fait le choix d’assemblages rigides c’est-
à-dire capables de transmettre des moments de flexion.

118
Chapitre 9. Conception et dimensionnement des assemblages

(a) Assemblage articulé (b) Assemblage (c) Assemblage rigide


semi-rigide
–Figure 9.4– Configurations possibles d’assemblages poutre-poteau

9.2.2 Détermination des sollicitations dans les assemblages

Les assemblages doivent être conçus et dimensionnés pour résister aux


moments fléchissants, aux efforts normaux et aux efforts tranchants qui
leur sont appliqués par les éléments assemblés. Ces différentes sollicitations
constituent les résultats de l’analyse globale du portique effectuée au
§8.3 du chapitre 8.

9.2.3 Distribution des efforts au sein de l’assemblage

La répartition des efforts dans l’assemblage doit être faite de sorte que
les efforts intérieurs soient en équilibre avec les efforts extérieurs appliqués.
Dans les assemblages poutre-poteau transmettant un moment de
flexion et un effort tranchant, il apparaît trois zones de transmission d’ef-
forts élémentaires illustrées à la figure 9.5 ci-dessous.
Le moment fléchissant est transmis sous forme d’un couple : un effort
de compression agissant à proximité immédiate de la semelle inférieure et
un effort de traction se développant dans la partie supérieure de l’assem-
blage.

119
Chapitre 9. Conception et dimensionnement des assemblages

–Figure 9.5– Zones élémentaires de transmission d’efforts

Pour le dimensionnement de ce type d’assemblage, nous ferons donc


l’hypothèse que :
 l’âme du poteau reprend la majeure partie de l’effort tranchant et
que,
 les efforts de traction et de compression dus au moment de flexion
sont transmis à la semelle du poteau.
Ces trois zones de distribution élémentaires d’efforts constituent des
zones critiques de l’assemblage qu’il est possible de renforcer. L’EC3
recommande d’utiliser des raidisseurs ou des doublures d’âme comme
l’illustre la figure 9.6 afin d’augmenter la résistance des composantes de
l’assemblage au cisaillement, à la compression et à la traction.

120
Chapitre 9. Conception et dimensionnement des assemblages

(a) Âme de poteau raidie dans les zones ten- (b) Âme de poteau renforcée
due et comprimée par doublure d’âme
–Figure 9.6– Raidisseurs et doublure d’âme dans l’âme du poteau

Afin qu’ils puissent jouer efficacement leur rôle l’EC3 à l’annexe J[4]
impose certaines conditions relatives aux raidisseurs et aux doublures
d’âme. Celles relatives aux raidisseurs sont énumérées ci-dessous.

Prescriptions relatives aux raidisseurs

Il convient que :
• la nuance d’acier des raidisseurs ne soit pas inférieure à celle des
semelles de la poutre,
• l’épaisseur des raidisseurs ne soit pas inférieure à l’épaisseur des
semelles de la poutre,
• la largeur des raidisseurs ne soit pas inférieure à bb ·twc /2 avec :
 bb , la largeur de la semelle de poutre ;
 twc , l’épaisseur de l’âme du poteau.

121
Chapitre 9. Conception et dimensionnement des assemblages

9.2.4 Détermination des critères de résistance de l’assemblage

La résistance en flexion d’un assemblage poutre-poteau rigide dépend


de la résistance des 03 zones critiques identifiées à la figure 9.5 :
 zone tendue ;
 zone cisaillée et ;
 zone comprimée.
La zone la plus faible détermine la résistance de l’assemblage aux char-
gements appliqués. L’EC3 en son annexe J[4] donne des recommandations
précises pour le calcul de la résistance de chacune de ces zones.

9.2.5 Vérification de la résistance des zones d’efforts élémen-


taires

Il convient de vérifier enfin que la sollicitation à l’intérieur de chacune


des composantes de l’assemblage n’est pas supérieure à sa résistance.

Les notes de calculs et les détails d’exécution sont présentés à l’annexe


C.

9.3 Pieds de poteaux encastrés

Nous traiterons dans cette section du dimensionnement des pieds de


poteaux encastrés des portiques avec traverse en poutres à treillis (files 4
et 6) conformément aux recommandations du §6.11 et de l’annexe L de
l’EC3[4].

122
Chapitre 9. Conception et dimensionnement des assemblages

Les poteaux des portiques doivent être conçus et dimensionnés pour


résister à :
 l’effort de compression N apparaissant sous la combinaison :
1.35 (G + Go ) + 1.50 Q ;
 l’effort de traction dû aux forces de soulèvement au vent et aux
moments fléchissants sous les combinaisons : Go + 1.50 Wi .
Dans notre cas, la pression du vent étant très importante, l’effort de
soulèvement s’exprime par un effort de traction et un moment de flexion
très importants en pieds des poteaux. Pour cette raison, notre choix s’est
porté sur des pieds de poteaux encastrés plutôt qu’articulés. La figure 9.7
illustre les deux configurations envisageables pour l’encastrement en pieds
de poteaux.

(a) Pied de poteau encastré (b) Pied de poteau encastré avec


avec platine mince raidie platine épaisse
–Figure 9.7– Configurations possibles des pieds de poteaux encastrés

Dans la pratique, l’utilisation d’une platine épaisse sans raidisseurs


(figure 9.7b) constitue la solution la plus économique ; elle sera donc
retenue pour ce projet.

123
Chapitre 9. Conception et dimensionnement des assemblages

Pour résister efficacement aux efforts qui lui sont imposés, le pieds de
poteau doit comporter les éléments suivants (voir figure 9.8) :

–Figure 9.8– Différentes parties du pieds de poteau encastré

 un massif en béton, qui transmet les charges au sol-support,


 une plaque d’assise en acier, qui assure une répartition uniforme
des efforts de compression sur le massif de fondation,
 04 tiges d’ancrage, qui permettent d’assurer la résistance en trac-
tion nécessaire vis-vis des efforts de soulèvement et des moments
de flexion.
 des éléments de type « bêche », pour résister à l’effort tranchant.
Expérimentalement, il a été prouvé que la plaque soumise aux réactions
des fondations se plie suivant les lignes (1-1) et (2-2) tangentes au contour
des poteaux comme l’illustre la figure 9.9 ci-dessous.
Le dimensionnement des pieds de poteaux encastrés revient donc à :
 déterminer la surface de la platine en fonction de l’effort de com-
pression N sous la combinaison 1.35 (G + Go ) + 1.50 Q de sorte

124
Chapitre 9. Conception et dimensionnement des assemblages

–Figure 9.9– Lignes de rupture possibles de la plaque d’assise

que la pression de contact reste inférieure à la résistance de calcul


en compression du béton ;
 déterminer l’épaisseur de la platine, en fonction des efforts de flexion
apparaissant eu droit de chaque ligne de pliage ;
 déterminer les tiges d’ancrage (diamètre, ancrage, courbure), en
fonction des efforts de traction engendrés par le moment en pieds
dû à l’encastrement et le soulèvement au vent ;
 déterminer la bêche capable de résister aux efforts de cisaillement
apparaissant sous les combinaisons les plus défavorables.
Les sollicitations obtenues pour la barre 8(Poteau HEB650) sous les
combinaisons les plus défavorables sont rappelées ci-dessous :
 effort axial de compression N = −1051.76 kN sous la combinaison
1.35 (G + Go ) + 1.50 Q,
 effort axial de traction N = +432.04 kN sous la combinaison
Go + 1.50 W2 ,

125
Chapitre 9. Conception et dimensionnement des assemblages

 effort tranchant T = 360.28 kN sous la combinaison


Go + 1.50 W2 ,
 moment de flexion M = −1382.63 kN sous la combinaison
Go + 1.50 W2

9.3.1 Surface de la platine

Elle doit être déterminée de sorte que, la contrainte admissible du


béton du massif de fondation ne soit pas dépassée [25].

N
σ= ≺ fbu (9.1)
a×b

 a et b, dimensions en plan de la plaque (voir figure 9.10) ;


 fbu = 14.17 M pa, résistance de calcul en compression du béton
B25 ;
 N = −1051.76 kN , effort axial de compression sous la combinaison
1.35 (G + Go ) + 1.50 Q
La figure ci-dessous illustre les dimensions a et b de la platine fixées à
priori en fonction des dimensions du poteau supporté (HEB650).
On vérifie ensuite la contrainte admissible de compression du béton :

N 1051.76
σ= =
a × b 740 × 620
σ = 2.29 M pa ≤ 11.33 M pa

Les dimensions de la platine sont donc acceptables.

126
Chapitre 9. Conception et dimensionnement des assemblages

–Figure 9.10– Dimensions de la platine

9.3.2 Epaisseur de la platine

On adoptera à priori une épaisseur e = 5 cm, puis on vérifiera les


contraintes admissibles de flexion au droit des lignes de pliage.

9.3.3 Tiges d’ancrage

A priori, on utilisera des goujons (φ20, classe 8.8). La figure ci-dessous


illustre les caractéristiques dimensionnelles des tiges d’ancrage.

–Figure 9.11– Caractéristiques dimensionnelles des tiges d’ancrage. Source : [25]

127
Chapitre 9. Conception et dimensionnement des assemblages

• r = 3φ
• l1 = 20φ
• l2 = 2φ
Les notes de calculs ainsi que le détail de l’assemblage sont fournis à
l’annexe C

128
CHAPITRE 10
PLANS RELATIFS AU PROJET

–Figure 10.1– Vue en plan du projet, 1er niveau : 1.00 m

129
Chapitre 10. Plans relatifs au projet

–Figure 10.2– Vue en plan du projet, 2e niveau : 4.00 m

–Figure 10.3– Définition des files porteuses

130
Chapitre 10. Plans relatifs au projet

–Figure 10.4– Définition des portiques des files 4 et 6

–Figure 10.5– Définition des portiques des files 3 et 7

131
CONCLUSION ET PERSPECTIVES

L
e développement socio-économique du Bénin est aujourd’hui
confronté à un besoin de franchir des portées de plus en plus grandes
pour couvrir les stades, les centres commerciaux, les halles industrielles,
les salles de conférence et de spectacle, etc. Au terme de ce travail, nous
avons pu apporter une solution à ce problème à travers la construction
en acier. Il est apparu en effet que l’acier, grâce à ses excellentes per-
formances mécaniques constitue une solution très économique, adaptée à
ces types d’ouvrages franchissant de grandes portées.
Par ailleurs, malgré leurs nombreux avantages, les constructions métal-
liques peuvent être sujettes à de graves désordres dus soit à une mauvaise
conception des assemblages, ou à la méconnaissance des phénomènes d’in-
stabilité élastique que sont le flambement, le déversement et le voilement.
Ces points très importants ont fait l’objet d’une étude minutieuse au cours
de ce travail. Nous avons également mis en avant dans notre étude, l’uti-
lisation des Eurocodes qui constituent les normes les plus récentes en
matière de dimensionnement des ouvrages.

132
Conclusion et perspectives

Il reste cependant que l’étude des ouvrages de grandes portées mé-


rite d’être poursuivie sous d’autres aspects. Ainsi, le bois lamellé-collé et
le béton précontraint, matériaux également très compétitifs pourraient
apporter d’autres alternatives de structures portantes pour franchir de
grandes portées.

133
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

[1] Comité Européen de Normalisation. Eurocode 1, Partie 1-1 :


Densités, poids propres et charges d’exploitation. Editions Eyrolles,
Paris, 1996.

[2] Comité Européen de Normalisation. Eurocode 1, Partie 1-4 :


Actions du vent. Editions Eyrolles, Paris, 1996.

[3] Comité Européen de Normalisation. Eurocode 3, Annexe H :


Modélisation des structures de bâtiments pour l’analyse. Editions
Eyrolles, Paris, 1996.

[4] Comité Européen de Normalisation. Eurocode 3, Partie1-1 :


Règles générales et règles pour les bâtiments. Editions Eyrolles, Paris,
1996.

[5] Comité Européen de Normalisation. Eurocode 3, Partie1-8 :


Calcul des assemblages. Editions Eyrolles, Paris, 1996.

134
[6] Comité Européen de Normalisation. Eurocode 2, Partie1-1 :
Règles générales et règles pour les bâtiments. Editions Eyrolles, Paris,
2004.

[7] Institut Technique du Bâtiment et des Travaux Publics ;


Centre Technique Industriel de la Construction Métallique.
Règles de calcul des constructions en acier, Règles CM66. Editions
Eyrolles, Paris, 1979.

[8] Marc LANDOWSKI et Bertrand LEMOINE. Concevoir et


construire en acier. Arcelor, Luxembourg, 2005.

[9] Bureau A. Classification des sections transversales selon l’Euro-


code3. Revue Construction métallique no 04-2004. CTICM.

[10] Anonyme. http://www.construiracier.com. consulté le 12


Juillet 2012.

[11] Anonyme. http://www.acierconstruction.com. consulté le 22


Décembre 2011.

[12] APK, association pour la promotion de l’enseignement de la


construction en acier. Eléménts structuraux : Treillis et poutres
treillis. http://www.apk.com, consulté le 20 Avril 2012.

[13] Centre Technique Industriel de la Construction Métallique


(CTICM). Guide des bonnes pratiques pour la construction des
structures en acier.

135
[14] Centre Technique Industriel de la Construction Métallique
(CTICM). Réglementation en sécurité incendie relative aux ERP.
Avril 2010.

[15] Francois CIOLINA. Construction métallique, Tome1 : "Conception


des structures". Editions Eyrolles, Paris, 1979.

[16] Manfred A.HIRT et Rolf BEZ. Traité de génie-civil, volume


10, "CONSTRUCTION METALLIQUE",. Presses polytechniques et
universités romandes, 1994.

[17] Manfred A.HIRT et Michel CRISINEL. Traité de génie-civil,


volume 11, "CHARPENTES METALLIQUES", Conception et di-
mensionnement des halles et bâtiments. Presses polytechniques et
universités romandes, 2000.

[18] Mathias SAVY. Cours de Construction Métallique, EPAC, Abomey-


calavi, CAP. 2011.

[19] Jean-Armand CALGARO. Introduction aux Eurocodes. Presses


de l’Ecole nationale des ponts et chaussées.

[20] Lahlou DAHMANI. Calcul des éléments résistants d’une construc-


tion métallique. Office des publications universitaires, Alger, 2004.

[21] Didier D. et al. Précis du bâtiment. Editions Nathan, Paris, 2005.

[22] Ernest GUSTIN. Traité du bâtiment, "Les Charpentes métal-


liques". Editions Eyrolles, Paris, 1968.

[23] Jean-Marie HUSSON. Etude des structures en béton. Editions


Casteilla, Paris, 2002.

136
Références bibliographiques

[24] Bernard LEHEMBRE. Guide des Métiers du Bâtiment, la


Construction Métallique. Editions Nathan, Paris, 1997.

[25] Jean MOREL. Calcul des structures métalliques selon l’Eurocode


3. Editions Eyrolles, Paris, 2005.

137
Annexes

138
ANNEXE A
DÉTERMINATION DE LA CLASSE D’UNE
SECTION TRANSVERSALE

Sommaire
A.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 139
A.2 Tableaux pour les profilés IPE (Acier S235) . . . . . . . . . . 140
A.3 Tableaux pour les profilés HE(Acier S235) . . . . . . . . . . 141
A.4 Exemples d’utilisation des tableaux . . . . . . . . . . . . . . 142

A.1 Généralités

L
’EC3 a instauré une classification des sections qui permet de préjuger
de la résistance ultime en compression et en flexion des sections en
acier. Elle constitue une première vérification au voilement puisque par
définition les sections sont classées en fonction de leur élancement et du
risque de voilement local.
Quatre classes de sections ont été définies, allant de la section 1 (la
plus performante) à la section 4 (la plus fragile). La définition de la classe
des sections transversales est déterminante pour le choix de la méthode

139
Annexe A. Méthode de détermination de la classe d’une section transversale

d’analyse à effectuer. En effet, l’analyse plastique est permise pour les


sections de classe 1 et 2 ; les sections de classe 3 et 4 par contre ne
peuvent être sollicitées que jusqu’à leur limite élastique à cause du risque
de voilement local.
Les tableaux présentés dans cette annexe donnent directement pour
les profilés ou H sollicités en compression seule ou en flexion simple, la
classe de la section transversale conformément au §5.3 de l’EC3 [4].

A.2 Tableaux pour les profilés IPE (Acier S235)

–Tableau A.1– Classification des profilés en I (acier S235). Source : [9]

140
Annexe A. Méthode de détermination de la classe d’une section transversale

A.3 Tableaux pour les profilés HE(Acier S235)

–Tableau A.2– Classification des profilés de type HE (acier S235). Source : [9]

141
Annexe A. Méthode de détermination de la classe d’une section transversale

A.4 Exemples d’utilisation des tableaux

On considère un profilé IPE400 (nuance d’acier S235),


 en compression pure : la section est de classe 3,
 en flexion par rapport à l’axe fort : la section est de classe 1,
 en flexion par rapport à l’axe faible : la section est de classe 1.
Pour une combinaison d’effort de compression et de flexion par rapport
à l’axe fort, la section est de :
 Classe 1 si : Ned ≤ 493 kN ,
 Classe 2 si : Ned ≤ 653 kN ,
 Classe 3 si : Ned  653 kN .

142
ANNEXE B
ANALYSE ET DIMENSIONNEMENT DES
PORTIQUES (FILES 4&6) SELON LES
EUROCODES À L’AIDE DU LOGICIEL
AUTODESK ROBOT SAP


c Mario-Charly T., 2012

Sommaire
B.1 Brève description du logiciel . . . . . . . . . . . . . . . . . . 143
B.2 Définition du flux de travail . . . . . . . . . . . . . . . . . . 144
B.3 Définition du modèle de la structure . . . . . . . . . . . . . . 145
B.4 Définition des règlements de calculs . . . . . . . . . . . . . . 145
B.5 Charges et actions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 147
B.6 Combinaisons de charges . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 157
B.7 Calcul des sollicitations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 159
B.8 Vérifications aux ELU . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 160

B.1 Brève description du logiciel

A
utodesk ROBOT SAP est une plate-forme logicielle destinée
aux ingénieurs. Elle permet de modéliser, de concevoir, d’analyser

143
Annexe B.

et de détailler n’importe quel type de structure. Son module de dimen-


sionnement acier consacré aux structures métalliques permet de vérifier,
de dimensionner et d’optimiser les profilés acier pour tous les éléments
de la structure conformément aux prescriptions des normes sélectionnées.
Nous utiliserons le logiciel dans sa version 2012, la plus récente, qui est
assez conviviale et plutôt simple d’utilisation pour peu qu’on en maîtrise
les principes généraux.

B.2 Définition du flux de travail

L’analyse et le dimensionnement du portique se fera en complétant les


différentes étapes décrites ci-dessous.

1. Définition du modèle de la structure,

2. Choix des normes et règlements à utiliser,

3. Définition des charges, et cas de charges appliqués à la structure,

4. Définition des combinaisons d’actions à considérer,

5. Calculs des sollicitations (M, N et T),

6. Vérifications aux ELU,

7. Vérifications aux ELS,

8. Conception et dimensionnement des assemblages,

9. Elaboration des détails d’exécution.

144
Annexe B.

B.3 Définition du modèle de la structure

Pour des raisons de concision, nous ne décrirons pas dans cette annexe
la définition du modèle de la structure ∗ . La géométrie de la structure à
étudier est représentée ci-dessous.

–Figure B.1– Géométrie de la structure à étudier

B.4 Définition des règlements de calculs

Après la définition de la géométrie de la structure, il importe de préciser


les normes et règlements qui seront utilisés.

Procédure

• Sélectionnez le menu Outils.


∗. se référer à l’aide du logiciel pour en savoir plus

145
Annexe B.

• Choisissez Préférences de l’affaire pour afficher la boite de dia-


logue illustrée à la figure B.2 ci-dessous.
• Cliquez sur Normes de conception dans l’arborescence à gauche ,
puis sur pour afficher la boite de dialogue Confi-
guration de la liste des normes (figure B.3).
• Dans la liste déroulante, sous Normes, pour Acier/Aluminium,
choisissez ENV 1993-1 : 1992.
• Cliquez ensuite sur , puis sur .
• Faites de même pour Assemblages Acier.
• Dans la liste déroulante, sous Normes, pour Charges neige et vent,
choisissez ENV 1993-1-3/4 : 2005.
• Cliquez ensuite sur , puis sur .
• Cliquez enfin deux fois sur pour sortir des boites de dia-
logue.

–Figure B.2– Boite de dialogue : Préférences de l’affaire

146
Annexe B.

–Figure B.3– Boite de dialogue : Configuration de la liste des normes

B.5 Charges et actions

B.5.1 Définition des cas de charges

Procédure

• Sélectionnez le menu Chargements.


• Choisissez Cas de charges pour afficher la boite de dialogue de la
figure B.4 ci-dessous.
• Sous Nature, choisissez « permanente » puis modifiez le nom
« PERM1 » en « G ».
• Cliquez ensuite sur .
• Sous Nature, choisissez « exploitation » puis modifiez le nom
« EXPL1 » en « Q ».
• Cliquez de nouveau sur .
• Cliquez enfin sur pour sortir de la boite de dialogue.

147
Annexe B.

–Figure B.4– Boite de dialogue : Cas de charges

Nous venons ainsi de définir les cas de charges, permanente et d’ex-


ploitation. La prochaine étape consistera à l’application des charges per-
manentes et d’exploitation. Pour ce faire, il convient d’abord d’afficher la
boite de dialogue Charge (figure B.5).

Procédure

• Sélectionnez le menu Chargements.


• Choisissez Définir charges pour afficher la boite de dialogue de la
figure B.5 ci-dessous.

148
Annexe B.

–Figure B.5– Boite de dialogue : Charge

B.5.2 Application des charges permanentes

La traverse du portique étant une poutre à treillis, les charges per-


manentes seront réduites aux nœuds du treillis (forces nodales). Pour
appliquer les charges permanentes, suivez les étapes décrites ci-après.

Procédure

• Sélectionnez le cas de charges G dans le filtre Sélectionner cas


de charges (voir figure B.5).

• Choisissez Force nodale pour afficher la boite de dialogue de


la figure B.6 ci-contre.
• Définissez Fz à −137.70 kN .

149
Annexe B.

–Figure B.6– Boite de dialogue : Force nodale

• Cliquez sur puis sur les nœuds 24 à 32 pour appliquer


la charge G1 † .
• Faites de même pour appliquer la charge G2 = 84.00 kN aux
nœuds 22 et 34.
• Vous devriez obtenir la figure 8.7 du chapitre 8.

B.5.3 Application des charges d’exploitation

Suivez la même procédure décrite pour l’application des charges per-


manentes pour appliquer les charges d’exploitation comme l’illustre la
figure 8.8 du chapitre 8.

B.5.4 Étude de l’action du vent selon l’Eurocode 1 : Partie 1.4

Nous exposerons ici la méthode de calcul de la pression dynamique de


pointe du vent qp (ze ) selon l’EC1 Partie 1.4 [2] avec le logiciel ROBOT.
†. Voir chapitre §8.2.1

150
Annexe B.

La note de calcul générée à l’aide du logiciel sera ensuite comparée aux


résultats manuels obtenus au paragraphe §7.3.4.3.

B.5.4.1 Données de base

• Hauteur des cadres : h = 13.45 m


• Entre-axes des cadres : Nous supposons pour les calculs
un entre-axe régulier de 7 m
• Longueur du bâtiment : L = 60.76 m
• Topographie locale du site : Relief très peu accidenté (Co (z) = 1)
• Catégorie du terrain : Terrain de catégorie II
• Valeur de base de la : Vb,0 = 50 m/s
vitesse de référence

La procédure de calcul de qp (ze ) à partir des données de base ci-dessus


est décrite comme suit :

Procédure

• Sélectionnez le menu Chargements puis Autres charges.


• Choisissez Neige et vent 2D/3D dans la liste déroulante pour
afficher la boite de dialogue de la figure B.7 ci-dessous.
• Sélectionnez les barres faisant partie de l’enveloppe en cliquant sur
.
• Décochez Neige.

151
Annexe B.

–Figure B.7– Boite de dialogue : Neige et vent

• Renseignez les cases Profondeur et Entraxe sur la base des don-


nées précisées ci-dessus.
• Cliquez ensuite sur pour ouvrir la boite de dialogue illus-
trée à la figure B.8 ci-dessous.
• Dans l’onglet Paramètres globaux, gardez toutes valeurs inchan-
gées.
• Sous la fenêtre Remplacer les charges sur barres par charges
sur nœuds, cochez l’option Seulement pour les barres listées et
ne sélectionner que les barres du treillis (39 à 46) comme l’indique
la figure B.8 ci-dessus. Ceci a pour effet de réduire les charges du
vent aux nœuds du treillis.
• A présent, sélectionnez l’onglet Vent. La boîte de dialogue se pré-
sente maintenant comme illustrée à la figure B.9.

152
Annexe B.

–Figure B.8– Boite de dialogue : Charges de neige et vent/Paramètres généraux

NB : Se reporter au paragraphe §8.2.1.3 ou à [2] pour la


définition des différents paramètres du vent.

• Modifiez la valeur de k à 0.19,


• Modifiez la valeur de Vb,0 à 50 m/s et remarquez que le logiciel
calcule automatiquement la valeur de qb .
• Sous la fenêtre Catégorie de terrain, choisissez un terrain de
catégorie II et remarquez que zo et zmin sont automatiquement
mises à jour.
• Sélectionnez l’onglet Perméabilité. La boite de dialogue se pré-
sente maintenant comme illustrée à la figure B.10 ci-dessous.

153
Annexe B.

–Figure B.9– Boite de dialogue : Charges de neige et vent / Vent

• Choisissez l’option Manuel sous la fenêtre Coefficient de pres-


sion interne Cpi . Ceci a pour conséquence de définir pour
Cpi les valeurs les plus défavorables : +0.2(surpression) et
−0.3(dépression).
• Cliquez sur .
• Sélectionnez un des portiques dans la boite de dialogue qui s’affiche
(voir figure B.11) puis cliquez sur pour la refermer.

Le logiciel génère automatiquement la note de calcul ci-dessous. Les


résultats y sont en rouge et soulignés.

154
Annexe B.

–Figure B.10– Boite de dialogue : Charges neige et vent/ Perméabilité

–Figure B.11– Boite de dialogue : Sélectionner les portiques

155
Annexe B.

156
Annexe B.

B.5.4.2 Comparaison des résultats

–Tableau B.1– Étude comparative des résultats de l’étude du vent

Résultats du calcul manuel Résultats du calcul informatique


qb (kN/m2 ) 1.54 1.56
Cr (z) 1.063 1.063
Ce (ze ) 2.546 2.544
qp (ze ) (kN/m2 ) 3.92 3.97

Les résultats, sont quasiment identiques. L’erreur

|3.92 − 3.97|
= = 1.27 %
3.92

faite sur le résultat de qp (ze ), est essentiellent due à l’approximation faite


sur l’expression (eq.7.2) de la pression de dynamique de base qb .
Des cas de charges obtenus à l’aide du logiciel, les 03 plus défavorables
VENT1, VENT2 et VENT3 sont illustrés à la figure 8.9.

B.6 Combinaisons de charges

Pour éviter que le logiciel génère automatiquement un trop grand


nombre de combinaisons, nous avons choisi gérer les combinaisons de
façon « manuelle ».

157
Annexe B.

Procédure

• Sélectionnez le menu Chargements.


• Choisissez Combinaisons manuelles pour afficher la boite de dia-
logue de la figure B.12 ci-dessous.

–Figure B.12– Boite de dialogue : Combinaison

• Cliquez sur pour afficher la


boite de dialogue ci-contre.
• Choisissez le type de combinaison
« ELU » puis modifiez le nom de la com-
binaison en « ELU1 ».

• Cliquez ensuite sur pour revenir à la boite de dialogue


B.12.
• Dans la Liste des cas à gauche, sélectionnez les cas de charges à
combiner puis cliquez sur (figure B.12).
• Cliquez enfin sur .

158
Annexe B.

• Répétez les mêmes opérations pour créer les autres combinaisons.


• Cliquez sur pour fermer la boite de dialogue.
NB : Il est nécessaire parfois de modifier « manuellement » les
coefficients de pondérations des charges. Pour ce faire, rempla-
cer « auto » par la valeur appropriée dans le champ Coefficient
de la boite de dialogue de la figure B.12.

B.7 Calcul des sollicitations

Avant de lancer les calculs, il est conseillé de vérifier la structure afin


de corriger les erreurs éventuelles.

Procédure

• Sélectionnez le menu Analyse.


• Choisissez Vérifier structure pour afficher la boite de dialogue de
la figure B.13 ci-dessous qui vous indique les éventuels erreurs et
avertissements.
• Cliquez sur , une fois toutes les erreurs corrigées.
• Sélectionnez le menu Analyse.
• Choisissez Calculer pour lancer les calculs.
Les résultats peuvent s’afficher sous forme de tableaux ou de dia-
grammes.
• Sélectionnez le menu Résultats.
• Choisissez Efforts pour afficher pour afficher les résultats sous
forme de tableaux.

159
Annexe B.

–Figure B.13– Boite de dialogue : Vérification de la structure

• Sélectionnez le menu Résultats.


• Choisissez Diagrammes-barres. La boite de dialogue ci-dessous
s’ouvre vous permettant d’afficher les diagrammes (M, N et T)
ainsi de les déformations de la structure pour les cas de charges et
combinaisons sélectionnés.

B.8 Vérifications aux ELU

Nous effectuerons dans cette section le dimensionnement des différents


éléments structuraux en tenant compte des risques d’instabilité élastique
(flambement et déversement). Pour ce faire, il convient dans un premier
temps d’afficher le bureau Dimensionnement barres acier.

Procédure

• Sélectionnez le menu Dimensionnement.


• Choisissez Dimensionnement barres acier et remarquez que l’en-
vironnement de travail change de configuration.

160
Annexe B.

–Figure B.14– Boite de dialogue : Diagrammes

B.8.1 Dimensionnement des membrures

B.8.1.1 Définition des paramètres de flambement et de déver-


sement

Procédure

• Sélectionnez l’onglet Pièces de la boite de dialogue Définitions


(figure B.15 ci-dessous).
• Dans la liste déroulante Numéro, choisissez une des barres de la
membrure supérieure (la barre 42 par exemple).

161
Annexe B.

–Figure B.15– Boite de dialogue : Définitions

• Cliquez ensuite sur pour ouvrir la boite de dialogue Dé-


finitions des pièces (figure B.16 ci-dessous).
• Renseignez « Membrure » dans le champ Type de barres.

–Figure B.16– Boite de dialogue : Définitions des pièces

• Dans les champs : Longueur barre ly et Longueur barre lz ,


maintenez l’option coefficient et gardez la valeur 1.00 inchangée.

162
Annexe B.

 ly : longueur de la membrure dans le plan du treillis prise


égale à la longueur entre deux nœuds consécutifs.
 lz : longueur de la membrure hors du plan du treillis prise
égale à l’entraxe des pannes (maintiens latéraux de la mem-
brure).

Dans notre cas, il y a une panne à chaque nœud de la membrure


supérieure. La valeur de Lz changerait s’il y avait plutôt une panne tous
les deux nœuds par exemple.
• Dans les champs Coefficient de longueur de flambement, gar-
dez également la valeur 1.00 inchangée.

En effet l’EC3 §5.8.2 [4] recommande que pour les éléments de


membrures, le coefficient de flambement soit pris égal à 1.00
dans le plan du treillis et hors du plan du treillis.

• Dans le champ Paramètres de déversement, gardez le symbole


inchangé. En effet, les pannes étant des maintiens latéraux
pour la membrure supérieure, il n’y donc pas de risque de déverse-
ment.
• Cliquez sur pour ouvrir la boite de dialogue Définitions
des pièces-paramètres avancés (figure B.17 ci-dessous).
• Modifiez la valeur 1.10 en 1.00 dans le champ du coefficient Gam-
maM0 (voir §2.2.2).
• Cliquez sur .
• Cliquez sur pour enregistrer les paramètres et sortir de la
boite de dialogue.

163
Annexe B.

–Figure B.17– Boite de dialogue : Définitions des pièces-paramètres avancés

L’étape suivante consistera à appliquer à toutes les barres des mem-


brures supérieure et inférieure le même jeu de paramètres Membrure qui
vient d’être défini.

Procédure

• Sélectionnez le menu Dimensionnement.


• Choisissez Dimensionnement barres acier-options puis Para-
mètres réglementaires pour ouvrir la boite de dialogue Type de
barres (figure B.18)
• Choisissez Membrure.

164
Annexe B.

–Figure B.18– Boite de dialogue : Type de barres

• Dans le champ Ligne-barres renseignez « 31A46 » (voir figure B.1)


pour sélectionner toutes les barres des membrures supérieure et
inférieure.
• Cliquez enfin sur .

Nous définirons à présent pour toutes les barres de la membrure supé-


rieure un profilé unique. En effet, le logiciel nous permet d’optimiser notre
dimensionnement en réduisant le nombre de profilés différents à utiliser à
travers une organisation des barres en familles.

Procédure

• Sélectionnez l’onglet Familles de la boite de dialogue Définitions


(figure B.19 ci-dessous).
• Cliquez sur pour créer une nouvelle famille.

165
Annexe B.

–Figure B.19– Boite de dialogue : Définitions/Familles

• Dans le champ Liste des pièces renseignez « 39A46 » (voir figure


B.1) pour sélectionner toutes les barres de la membrure supérieure.
• Cliquez ensuite sur pour ouvrir la boite de dialogue Sé-
lection des sections (figure B.20 ci-dessous).
• Choisissez la base de données OTUA puis la famille des profilés
HEA. Ainsi, le logiciel recherchera le profilé convenable seulement
parmi les profilés normalisés de type HEA.
• Cliquez sur pour refermer la boite de dialogue.
• Dans le champ Nom de la famille renseignez « Membrure supé-
rieure » (voir figure B.19).
• Cliquez successivement sur puis sur .

Nous venons ainsi de paramétrer entièrement la membrure supérieure ;


il reste maintenant à la dimensionner.

Procédure

• Passez à la boite de dialogue Calculs (figure B.21 ci-dessous)

166
Annexe B.

–Figure B.20– Boite de dialogue : Sélection des sections

–Figure B.21– Boite de dialogue : Calculs

167
Annexe B.

• Choisissez la famille à dimensionner en renseignant « 1 » dans le


champ Dimensionnement des familles ou cliquer sur pour
choisir.
• Cochez Optimisation puis cliquez sur pour ou-
vrir la boite de dialogue Options d’optimisation (figure B.22 ci-
dessous).

–Figure B.22– Boite de dialogue : Options d’optimisation

• Cochez l’option Poids. Ainsi parmi tous les profilés possibles le


logiciel choisira le moins lourd.
• Cliquez sur pour refermer la boite de dialogue (figure
B.22).
• Inscrivez les combinaisons ou cas de charges décisifs à prendre en
compte pour les calculs ou cliquez sur pour choisir (figure
B.21).
• Cliquez ensuite sur pour ouvrir la boite de dialogue Pa-
ramétrage du calcul réglementaire (figure B.23).
• Cochez l’option Elancement maximal et modifiez la valeur à 250
(voir 3.2).

168
Annexe B.

–Figure B.23– Boite de dialogue : Paramétrage du calcul réglementaire

• Cliquez sur pour refermer la boite de dialogue.


• Cliquez sur pour lancer les calculs.

« Quelques secondes après » les résultats s’affichent dans la boite de


dialogue ci-dessous (figure B.24).

–Figure B.24– Boite de dialogue : Dimensionnement des familles

Le profilé HEA500 est le plus optimal avec un taux de travail de 0.99.

• Cliquez sur pour actualiser les barres de la membrure.


• Cliquez enfin sur pour afficher la note de calculs conte-
nant toutes les valeurs intermédiaires utilisées pour les calculs ainsi
que les formules réglementaires.

169
Annexe B.

Conclusion

La même procédure est valable pour le dimensionnement


de tous les autres éléments.
Il convient de garder à l’esprit que le logiciel n’est qu’un
outil de travail et ne peut remplacer l’intelligence de l’ingé-
nieur. La maîtrise des normes de conception, de dimension-
nement et des dispositions constructives facilite davantage
l’utilisation des logiciels et accroît la capacité d’analyse de
l’ingénieur.

170
ANNEXE C
NOTES DE CALCULS

171
Annexe C. Notes de calculs

172
Annexe C. Notes de calculs

173
Annexe C. Notes de calculs

174
Annexe C. Notes de calculs

175
Annexe C. Notes de calculs

176
Annexe C. Notes de calculs

177
Annexe C. Notes de calculs

178
Annexe C. Notes de calculs

179
Annexe C. Notes de calculs

180
Annexe C. Notes de calculs

181
Annexe C. Notes de calculs

182
Annexe C. Notes de calculs

183
Annexe C. Notes de calculs

184
Annexe C. Notes de calculs

185
Annexe C. Notes de calculs

186
Annexe C. Notes de calculs

187
Annexe C. Notes de calculs

188
INDEX

A D
Assemblage Dimensionnement . . . . . . . . . . . 25
Attaches . . . . . . . . . . . . . . . . 26
Bêche . . . . . . . . . . . . . . . . . . 124
E
Boulon . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29 Éléments structuraux
Boulonnage . . . . . . . . . . . . . 28 Éléments principaux . . . . . . 62
Cordon de soudure . . . . . . . 29 Éléments secondaires . . . . . 62
Doublure d’âme . . . . . . . . 121 Autres éléments . . . . . . . . . 62
Goussets . . . . . . . . . . . . . . . 115 Echantignole . . . . . . . . . . . . . . . . 87
Platine . . . . . . . . . . . . . . . . . 123 Elancement . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
Raidisseurs . . . . . . . . . . . . . 121 Etats limites
Soudage . . . . . . . . . . . . . 28, 29 ELS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
Tiges d’ancrage . . . . . . . . 124 ELU . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
Eurocodes . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
B
I
Béton armé . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
Béton précontraint . . . . . . . . . . 34 Instabilités élastiques
Déversement . . . . . . . . . . . . 34
C Flambement . . . . . . . . . . . . . 34
Cadres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60 Voilement . . . . . . . . . . . . . . . 33
Cas de charges . . . . . . . . . . . . 148 M
Charges d’exploitation . . . . . . . 76
Charges permanentes . . . . . . . . 75 Maître d’ouvrage . . . . . . . . . . . . 55
Charpente métallique . . . . . . . . 25 Maître d’œuvre . . . . . . . . . . . . . 55
Coefficients partiels de sécurité . Massif de fondation . . . . . . . . . 58
34 Méthodes d’analyse
Combinaisons d’actions . . . . . . 95 Analyse élastique . . . . . . . 140
Analyse plastique . . . . . . . 140
Modélisation . . . . . . . . . . . . . . . . 65

189
Index

O Pression diamétrale . . . . . . 43
Traction . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
Ossature . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
Stabilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
P Structures triangulées . . . . . . . 65
Systèmes hyperstatiques . . . . . 65
Portée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
Portique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60 T
Prédimensionnement . . . . . . . . 51
Profilés laminés Tôle profilée . . . . . . . . . . . . . . . . 61
HEA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71 Traverses . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65
HEB . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27 Treillis
HEM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27 Diagonales . . . . . . . . . . . . . . 71
IPE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64 Membrure inférieure . . . . . 99
IPN . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26 Membrure supérieure . . . . . 98
Sections en L . . . . . . . . . . . . 28 Montants . . . . . . . . . . . 72, 100
Sections en T . . . . . . . . . . . 28
UAP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
UPN . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
R
Résistance . . . . . . . . . . . . . . . . . . 87
Rigidité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69

S
Schéma statique . . . . . . . . . . . . 60
Sections
Section brute . . . . . . . . . . . . 35
Section nette . . . . . . . . . . . . 35
Section efficace . . . . . . . . . . 37
Situation de projet
Situation accidentelle . . . . 76
Situation durable . . . . . . . . 76
Situation transitoire . . . . . . 76
Sollicitations
Cisaillement . . . . . . . . . . . . . 34
Compression . . . . . . . . . . . . . 36
Flexion composée . . . . . . . . 41
Flexion déviée . . . . . . . . . . . 88
Flexion simple . . . . . . . . . . . 89
Moment fléchissant . . . . . . 37

190
GLOSSAIRE

Analyse globale Processus de détermination des sollicitations équili-


brant les actions agissant sur la structure [1].
Assemblage Dispositif qui permet de réunir et de solidariser plusieurs
pièces entre elles, en assurant la transmission et la répartition
des diverses sollicitations entre les pièces, sans générer de solli-
citations parasites notamment de torsion.[25].

Cas de charges Configurations spatiales possibles des actions libres


dont l’intensité est susceptible de varier dans l’espace [1].
CTICM Centre Technique Industriel de la Construction Métallique.

ELS États au-delà desquels des critères spécifiés d’exploitation ne


sont plus satisfaits (flèches ou déformations affectant l’aspect
de la construction ; et vibrations incommodant les occupants)[1].
ELU États au delà desquels la structure ou l’un de ses éléments s’ef-
fondre ou perd son équilibre statique, mettant ainsi en danger
la sécurité des personnes [1].

191
Glossaire

Eléments structuraux principaux Ossatures principales, leurs at-


taches et assemblages ainsi que leurs fondations, qui forment
ensemble les chemins par lesquels les charges sont transmises
les forces verticales et horizontales agissant sur le bâtiment sont
transmises au sol [4].
Eléments structuraux secondaires Éléments qui transmettent les
charges aux éléments structuraux principaux tels que les som-
miers, les solives, les pannes et les filières de façade [4].
ERP Tous bâtiments, locaux et enceintes dans lesquels des personnes
sont admises, soit librement, soit moyennant une rétribution ou
une participation quelconque, ou dans lesquels sont tenues des
réunions payantes ou non [14].

Les autres éléments Éléments qui ne font que transmettre des charges
aux éléments structuraux principaux et secondaires tels que les
cloisons, les couvertures et les bardage [4].

Orographie Etude du relief terrestre.


Ossature Partie d’une structure, comprenant un ensemble d’éléments
structuraux directement assemblés et dimensionnés pour agir
ensemble afin de résister aux charges [1].

Structure Ensemble d’éléments convenablement assemblés, conçus


pour assurer la rigidité [1].
Système structural Les éléments porteurs d’un bâtiment ou d’un ou-
vrage de génie civil et la manière dont ces éléments sont sup-
posés se comporter, en vue de la modélisation [1].

192
TABLE DES MATIÈRES

Dédicaces . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1

Remerciements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2

Résumé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5

Sommaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7

Liste des figures . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

Liste des tableaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12

Liste des symboles et abréviations . . . . . . . . . . . . . . 13

Avant-Propos . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17

Introduction générale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20

Objectif général et résultats attendus . . . . . . . . . . . . 22


0.1 Objectif général . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
0.2 Résultats attendus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22

I Bases de la conception des charpentes métal-


liques et principes de dimensionnement 24
1 Bases de la conception des charpentes métalliques . . 25
1.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25

193
TABLE DES MATIÈRES

1.2 Choix des profilés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26


1.3 Assemblages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28

2 Principes de dimensionnement . . . . . . . . . . . . . . 31
2.1 Règlements et normes de calcul . . . . . . . . . . . . . . 31
2.2 Principes de dimensionnement . . . . . . . . . . . . . . . 32

3 Outils de prédimensionnement . . . . . . . . . . . . . . 51
3.1 Prédimensionnement des éléments principaux . . . . . . . 51
3.2 Prédimensionnement des éléments de treillis . . . . . . . 53

II Conception et dimensionnement de la structure


porteuse de la salle de spectacle 54
4 Présentation du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
4.1 Présentation de l’ouvrage . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
4.2 Matériaux utilisés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58

5 Description de la structure porteuse . . . . . . . . . . . 60


5.1 Description de la structure porteuse . . . . . . . . . . . . 60
5.2 Système statique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
5.3 Justification du contreventement de la structure . . . . . 66

6 Prédimensionnement des éléments structuraux . . . . . 68


6.1 Prédimensionnement des planchers . . . . . . . . . . . . 69
6.2 Prédimensionnement des pannes . . . . . . . . . . . . . . 69
6.3 Prédimensionnement des cadres . . . . . . . . . . . . . . 70

7 Définition des charges et actions appliquées à la structure 75


7.1 Charges permanentes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75
7.2 Charges d’exploitation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76
7.3 Charges dues au vent . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 77
7.4 Charges dues aux séïsmes . . . . . . . . . . . . . . . . . 84

8 Analyse et dimensionnement des éléments structuraux 85


8.1 Dimensionnement des pannes . . . . . . . . . . . . . . . 86
8.2 Analyse et dimensionnement des portiques avec poutres à
treillis (files 4 et 6) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 91
8.3 Analyse et dimensionnement des portiques (files 3 et 7)
avec traverses à âme pleine . . . . . . . . . . . . . . . . 105

194
TABLE DES MATIÈRES

9 Conception et dimensionnement des assemblages . . . 115


9.1 Assemblage aux nœuds du treillis . . . . . . . . . . . . . 115
9.2 Assemblage poutre-poteau . . . . . . . . . . . . . . . . . 117
9.3 Pieds de poteaux encastrés . . . . . . . . . . . . . . . . 122

10 Plans relatifs au projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . 129

Conclusion et perspectives . . . . . . . . . . . . . . . . . . 132

Références bibliographiques . . . . . . . . . . . . . . . . . 137

Annexes 139
A Détermination de la classe d’une section transversale . 139
A.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 139
A.2 Tableaux pour les profilés IPE (Acier S235) . . . . . . . . 140
A.3 Tableaux pour les profilés HE(Acier S235) . . . . . . . . 141
A.4 Exemples d’utilisation des tableaux . . . . . . . . . . . . 142

B Analyse et dimensionnement des portiques (files 4&6) selon


les eurocodes à l’aide du logiciel Autodesk ROBOT SAP 143
B.1 Brève description du logiciel . . . . . . . . . . . . . . . . 143
B.2 Définition du flux de travail . . . . . . . . . . . . . . . . 144
B.3 Définition du modèle de la structure . . . . . . . . . . . . 145
B.4 Définition des règlements de calculs . . . . . . . . . . . . 145
B.5 Charges et actions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 147
B.6 Combinaisons de charges . . . . . . . . . . . . . . . . . . 157
B.7 Calcul des sollicitations . . . . . . . . . . . . . . . . . . 159
B.8 Vérifications aux ELU . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 160

C Notes de calculs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 171

Index . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 189

Glossaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 191

Table des matières . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 193

195