Vous êtes sur la page 1sur 18

INTRODUCTION

1. Les fondements économiques


2. Classification des biens économiques
3. Les subdivisions de la science économique
4. Le clivage macro / micro

A. LES FONDEMENTS ECONOMIQUES


L’activité économique en général est vue comme un processus. Le point de départ – les
activités de production (actes de création / production) des richesses (matériel /
immatériel). Pour produire ne suffit pas seulement la production. La production est
réalisée à partir des facteurs (moyens) de production (tout ceux qu’on met en œuvre) : le
travail, des ressources, des matériels, des outils (machines), le capital. La production, c’est
la combinaison des facteurs de production (la production s’obtient en combinant les
facteurs de production).
Remarques :
1. La production n’est pas absolument matérielle, elle peut être immatérielle. S’il
s’agit de la production matérielle, alors on parle de la production des biens, dans le
cas contraire, c’est-à -dire de la production immatérielle – les services (d’un
médecin, d’un avocat, publiques, administratifs).
2. La production peut être destinée aux ménages (ménage, c’est une unité de
consommation) ou aux entreprises.
3. Pour produire il faut transporter, livrer, c’est sont les actes de transportation .
4. Le point final de l’activité économique, c’est la consommation. Dans la
consommation il y a une connotation de destruction (immédiate – ex. les biens
alimentaires, alterne à termes / par usure / obsolescence – ex. les bâ timents).
Destruction permet satisfaire des besoins humains. Toute activité est destinée à
la satisfaction des besoins (entre production et consommation) -> Circuits de
distribution des biens reposent sur les besoins humains.

B. CLASSIFICATION DES BIENS ECONOMIQUES


I. Biens de consommation 
II. Biens de production

I. Biens de consommation : leur caractéristique c’est la satisfaction des besoins 

Premier classement 

 biens de consommation durables : non détruits lors de la première


consommation, vont s’usés ;
 biens de consommation non durables : disparaissent lors de la première
consommation, ex. : biens alimentaires ;

Deuxieme classement :

 biens de consommation individuels


 biens de consommation collectifs 

La décision de consommation est individuelle et presque libre.

 biens de consommation individuels / appropriables : phénomène


d’exclusivité (deux individus ne peuvent pas consommer le même bien au même
temps, ex. : biens alimentaires, les vêtements)
 biens de consommation collectifs : n’ont pas la caractéristique de
l’exclusivité, non exclusion – un individu ne peut se préserver le bien, pas de
rivalité (non rivalité), plusieurs personnes peuvent simultanément
consommer le même bien, on ne peut pas discriminer, ex. : un cours, le
transport en commun, une piscine, oxygène.
Remarque sur l’exemple avec l’oxygène:
Tout le monde respire, mais si on raisonne en question de la pollution, l’oxygène pur peut
devenir un bien individuel → phénomène de saturation
Phénomène de saturation – Ronald COASE – exemple de phare
 biens de consommation collectifs pures : pas de saturation, ex. :
l’air 
 biens de consommation collectifs impures : il y a des
interdictions, ex. : une piscine, un train 
Comme on ne peut pas exclure ceux qui ne payent pas, le problème du financement des
biens collectifs apparaisse. Contrairement aux biens de consommation appropriables pour
lesquels il existe des marchés, il n’y pas de marché pour les biens de consommation
collectifs, ainsi ils doivent être financé par l’Etat.

II. Biens de production : sont utilisés par le processus productif, servent à produire
d’autres biens, ils ne permettent pas de satisfaire directement les besoins (pas de
satisfaction immédiate) 
Remarque :
En l’URSS on produisait énormément des produits pas forcement nécessaire et
capables à satisfaire les besoins de la population.

1. Biens intermédiaires
2. Biens d’équipement

1. biens intermédiaires : différents de la consommation finale des ménages,


car concernent les entreprises, ils sont utilisées pour un seul cycle de
production (biens de production « non durables »), ex. : l’électricité,
charbon, les matières premières ; les produits semi-finis ;
2. biens d’équipement : permettent à réaliser plusieurs cycles de production,
amortissement economique
Remarque :
1. Biens d’ équipement + Biens de consommation = Biens finals

2. Opposition entre biens de production et biens de consommation :


La différence entre les biens de production et biens de consommation n’est pas liée à la
nature des biens mais à leur utilisation.
Ex. : voiture : pour le ménage – bien de consommation, pour l’entreprise – bien de
production

C. LES SUBDIVISIONS DE LA SCIENCE ECONOMIQUE

Comme la plupart des disciplines l’économie connaît des subdivisions. Quels sont les
critères de cette subdivision ?
Les critères de subdivision :
 en fonction de théorie (schémas explicatifs, paradigme) : en économie → les
modèles concurrents ;
Ex. : économie classique, néo-classique, keynésienne, marxiste etc. – critère :
l’école de pensée ;
Remarque : en macroéconomie, les subdivisions en fonction de théorie ne sont pas
forcement utilisées.

 à partir de types de problèmes traités

Jean-Baptiste SAY – l’idée que la richesse peut être immatérielle. Selon lui, il existe
3 catégories des problèmes économiques :
 les problèmes de production ;
 les problèmes de répartition (circulation) ;
 les problèmes de consommation ;
+ le travail, la monnaie, la commerce internationale etc.
Remarque : c’est le critère principal en microéconomie

 par la méthode de travail 


 économie théorique (pure) ≠ économie appliquée ;
 économie mathématique ;
 statistiques ;
 économétrie, etc.
Journal of Economic Literature (JEL) a établit sa propre classification avec 3 niveau de
subdivision qui est devenue presque classique.

D. LE CLIVAGE MACRO / MICRO


Ce clivage n’est pas très ancien → Regnan FRISCH (1933)
Les critères :
 l’histoire des faits économique – pas tellement (vers 1970 : micro – les classiques,
macro – keynésiens) ;
 types de problèmes traités – pas pertinent : il y a des mêmes problèmes, par
exemple, consommation, production etc. ;
 méthodologie – pas vraiment : micro / macro → mathématiques ;

Ainsi, on a du mal à répondre à question de clivage de macro et microéconomie. Alors,


qu’est-ce qu’il fait la différence entre la macroéconomie et microéconomie ?

La différence traditionnelle entre macroéconomie et microéconomie (≈ années


1970) :

MICRO est étudie le comportement des agents économiques (d’un agent représentatif,
c’est-à -dire d’un consommateur ou un producteur), la logique, la rationalité de ce
comportement individuel → individualisme méthodologique

MACRO étudie l’économie nationale (d’un pays) et non seulement des agents, on raisonne
sur les variables globales (agrégées) → les articulations entre les variables. Ex. : les liens
entre le revenu national et la consommation globale → holisme méthodologique

THESE NOBRIDGE (théorie de non existence de la différence entre micro / macro)

MICRO – relations entre les individus = des échanges sur le marché. Un marché =
équilibre partiel → ensemble des marchés = équilibre général
MACRO – logique du circuit

Les menages  Achats  Les entreprises


C’est plutô t la macroéconomie qui est évoluée.

1950 – 1970 – évolution macroéconomique → critique de keynésiens vu comme un


circuit (à cause du chô mage) → essoufflement → abandon de la thèse du No Bridge
L’objectif de microéconomie : retrouver la rationalité individuelle derrière les résultats
globaux (les fondements microéconomiques de la macroéconomie) → les études
macroéconomiques sur le marché
En macroéconomie on peut abandonner les études du marché mais on utilise le niveau
général des prix du marché, en microéconomie – le prix relatif / rapports relatifs des prix.

Différences dans les hypothèses du travail


MICRO : les agents sont bien informés, les prix sont flexibles → situation de concurrence
→ allocation / répartition des ressources est optimale à cause du concurrence
MACRO : concurrence imparfaite → rigidité (les prix/salaires sont rigides) → allocation
des ressources sous-optimale
Chapitre III : ÉLEMENTS DE COMPTABILITE
NATIONALE

Introduction
Il existe plusieurs formes de comptabilité :
 comptabilité privée (agent privé → entreprises, ménages etc.) ;
 comptabilité publique (ministère → retrace l’activité économique de l’Etat) ;
 comptabilité nationale (retrace toute l’activité économique de pays, de nation) ;
1993 – ONU définie la Comptabilité Nationale :
« Le principal objet du système de Comptabilité Nationale est de fournir le cadre théorique
et comptable complet permettant de créer une base de données macroéconomique
convenant pour l’analyse et évaluation des performances et les résultats d’une économique
nationale »
La logique du Comptabilité Nationale = logique du circuit
 En France la Comptabilité Nationale c’est principalement le domaine de l’INSEE
(Institut National de la Statistique et des É tudes É conomiques) qui traite les sujets
du chô mage / emploi, réalise des enquêtes auprès des chefs de l’entreprise et
auprès des ménages ;
 la Direction de la Prévision qui s’occupe des opérations de France et du reste du
monde ;
 la Direction Générale de Comptabilité Publique qui s’occupe de
l’administration publique ;
 la Banque de France qui s’occupe de la monnaie et des opérations financières ;
INSEE : synthèse, centralisation, harmonisation. En France la Comptabilité Nationale est
très centralisée contrairement aux pays anglo-saxons où les études de Comptabilité
Nationale sont la préoccupation des universités. Désavantage de cette centralisation, c’est
l’absence de contrepouvoir. La seule organisation qui peut concourir avec l’INSEE, c’est
OFSE (Observatoire Française de la Conjoncture É conomique)

Historique
 l’Antiquité : grandes empires : des hommes – des objectifs militaires, des biens –
des objectifs fiscaux → le recensement des hommes et des biens ;
 XVII siècle : les tentatives en France et en Angleterre :
Gregory KING : les effets économiques des guerres ↔ les conséquences des
guerres sur le revenu national – réponse mitigé, ex. : les victoires du Louis XIV →
les conséquences négatifs sur l’économie française
VAUBAN : écrit sur fiscalité : mesure les phénomènes
 XVIII siècle : fiscalité française – François QUESNAY (médecin du roi) –
raisonnement par analogie : corps humain avec des organes et le sang circulante
↔ pays avec des classes → tableau économique des richesses, en comptabilité :
tableau économique d’ensemble ;
 ≈ années 1930 : le contexte de la crise, aux Etats-Unis la politique
interventionniste → pour intervenir il faut avoir des données chiffrées ← Simon
KUZNETS : National Bureau of Economic Research ;
 1952 – Système de Comptabilité de l’ONU (exception : pays communistes (URSS et
ensemble des pays de l’Est et France) ;
 1954 – 1976 – la Comptabilité nationale française – Alfred SAUVY-INES et
François PERROUX – différente du système de l’ONU sur son système de
traitement
 1976 – Système Elargie de Comptabilité Nationale (SECN): intègre les critères de
l’ONU
 1993 – proposition de l’ONU sur la Comptabilité Européen ;
 1995 – le système de l’ONU adoptée en France

§1 Les grandes principes de la Comptabilité Nationale


1.1 Les flux monétaires
É conomie est représentée comme un circuit avec des flux circulant entre 2 types de pô les.

Les ménages vont recevoir des biens et en échange, ils vont donner de la monnaie.
Le paiement est la contrepartie de l’achat. Le salaire représente la contrepartie du travail.

Il y a 2 catégories de flux : des flux réels des biens et des services (ex. : kg de blé, litres du
pétrole, heures de coiffeur) et des flux monétaires (ex. : payement d’un achat en
monnaie, salaires versées en monnaie).

Comme les biens et services ne sont pas mesurés homogènement, la CN ne les retranscrit
pas. La CN transcrit que les flux monétaires qui sont homogènes, car ils ont une même
unité de compte.
On constate que chaque flux réel a une contrepartie monétaire. Un flux monétaire est un
reflet du flux réel. Pour retranscrire l’activité économique nationale, il suffit de
comptabilisé les flux monétaires.

1.2 L’enregistrement des opérations


La comptabilité nationale retranscrit 3 types d’opérations :
PAIEMENT D’ACHAT = 300 €

Les ménages Les entreprises


SALAIRE = 500 €

PRÊT = 100 €

  Opérations sur les produits (SEC95) ou les opérations sur les achats des
biens et des services (SEC76) c’est-à -dire les achats pour consommation comme :
 la production ;
 la consommation finale ;
 la consommation intermédiaire ;
 investissement ;
 importation ;
 exportation
 variation de stocks ;
Égalité fondamentale sur les produits :

 Opérations de répartition qui transcrivent tous les circuits empruntés pour les
revenus qui sont la contre partie de la production (ex. : salaire, profit, cotisations,
prestations, etc.)

 O
p
é
r
a
t
ions financières qui ne sont pas toujours la contrepartie des flux réels.
Les opérations financières peuvent retranscrire le circuit de capacité de
financement. Dans l’économie on peut trouver des secteurs qui n’ont pas utilisé
toutes les ressources disponibles (épargne). Ils dégagent une capacité de
l’investissement. Les secteurs qui utilisent plus de ressources que ceux qu’ils
disposent ont une besoin de financement.
Les opérations financières transcrivent comment les capacités de financement
vont satisfaire les besoins de financement.
La monnaie est une opération financière. La monnaie est une créance pour celui
qui la détient mais c’est une dette pour celui qui la émise.

L’enregistrement des opérations


Le principe de l’enregistrement des opérations consiste en gestion comptable à double
partie. Cette technique a été crée par les marchands italiens en Moyen  ge. Elle consiste à
faire apparaître chaque opération en nombre de fois pair. Cela stipule que chaque
opération est retranscrite au moins deux fois et permet à éviter des erreurs et des oublis.
Afin de comptabiliser les opérations non-financières on utilise le tableau suivant :
Emplois Ressources
Flux monétaire sortant du secteur Flux monétaire entrant dans le secteur
concerné concerné

Afin de comptabiliser les opérations financières on utilise l’autre logique :


Variation d’actif Variation de passif
Les hausses (+) ou les baisses (-) des Les hausses (+) ou les baisses (-) des
créances détenues par le secteur dettes contractés par le secteur
concerné concerné

Ménages Entreprises
Emploi Ressources Emploi Ressources
Achat : 300 Salaire : 500 Salaire : 500 Vente : 300

Solde : 300-500=200 Solde : 300-500=-


200

Variation d’actif Variation de passif Variation d’actif Variation de passif


Monnaie : -300 Monnaie : +300 Emprunt : +100
Monnaie : +500 Monnaie : -500
Prêt : +100 Monnaie : +100
Monnaie : -100
Une fois qu’on a enregistré, on va solder les comptes
Solde des Comptes
Pour les opérations non-financières :
∑Ressources- ∑Emploi = Solde (inscrit en Emplois)
Pour les opérations financières :
On ne solde pas le compte financier
∑Variation d’actif - ∑Variation Passif (inscrit en Actif)
>0 → capacité de financement
<0 → besoin de financement
Solde des opérations financières doit correspondre au solde des opérations non-
financières.
1.3 Le cadre spatio-temporel
Au niveau spatial le cadre de référence : la nation. Il y a deux conceptions de la nation
dans la comptabilité nationale :
 conception géographique : agents présents sur le territoire indépendamment de
leur nationalité ;
 conception juridique : agent ayant la nationalité nationale ;
Remarque :
1. Les entreprises étrangères installées en France – 1ème catégorie
2. Les entreprises françaises installées à l’étranger – 2ème catégorie
3. Les travailleurs immigrés – 1 catégorie
SEC54 était basée sur le critère géographique.
SEC76 et SEC95, on considère le critère de résidence sur le territoire économique
Territoire économique :
 SEC76 : métropole Dom Tom exclus
 SEC95 : la métropole + Dom (Tom toujours exclus)
Résidence : être présent pendant au moins une année sur le territoire économique

Au niveau temporel le cadre de référence : l’année civile.


Mais on a aussi la comptabilité semestrielle (influence de saisons)
En comptabilité nationale et en macroéconomie on distingue 2 types de variables :
 variable flux définit par rapport à une période. Variable flux n’a pas de sens si ce
n’est pas daté (ex. : la production, l’investissement, la natalité et mortalité, etc.) ;
 variable stock définit à une date précise, instantané (ex. : la population, la
patrimoine, le capital, etc.) ;
NB ! Si la période n’est pas précise, la variable n’a aucune sens → la période est
fondamentale.
En économie on a du mal à distinguer les variables stock, car il n’y a pas de transaction
régulière, ils sont plutô t immatériels. Ce pour ça qu’on privilégie les variables flux, car ils
sont plus faciles à mesurer : lorsqu’on a un flux, on il y a une transaction en monnaie,
alors on mesure les flux en nombre de transactions.
En CN, on a eu un problème avec les variables stock, car il n’y a pas de transaction
régulière :
 Absente en SEC54 ;
 SECN76 : on cherche à mesurer les variables stock, par exemple capital fixe
productif brut (CFPB), capital national ;
 SEC95 : il existe des comptes de patrimoine → on comptabilise les variables stock ;
1.4 De la production à la Valeur Ajoutée
En économie, il existe le problème de mesure des richesses individuelles. Les résultats
globaux sont obtenus par agrégation des résultats individuels.
Comment mesurer la création de richesse et la production ?
Exemple :
Agriculteur → blé → 100 u.c. → 100
Meunier → farine → 150 u.c. → 100+50
Boulanger → pain → 200 u.c. → (100+50)+50
Production totale : 100+150+200=400
On fait jamais ça, parce qu’on a comptabilisé la même chose plusieurs fois, ainsi dans cette
exemple la farine est comptabilisé 2 fois et le blé 3 fois → comptabilisation multiple
C’est la richesse créée qui est la mesure de la production.
Richesse crée d’agriculteur → 100 → valeur ajoutée : 100
Richesse créée de meunier → 100 – 50 = 50 → valeur ajoutée : 50
Richesse créée de boulanger → 200 – 150 = 50 → valeur ajoutée : 50
1

Richesse créée totale : 100+50+50=200


En CN, on appelle cette richesse créée, la valeur ajoutée

L’agrégat de la production (PIB), c’est la mesure de la richesse crée.

De plus, il existe le problème de des biens d’équipement qui s’usures → phénomène


d’obsolescence
Exemple :
Le four du boulanger coute 10000 u.c. Il permet à réaliser 1000 cycles de production → Á
chaque cycle de production le four perde 1/1000 de sa valeur → on a usure de 10 u.c.
qu’on doit prévoir.
Pour 50 de VAB on a une perte de 10 u.c. En tenant compte de cette perte, on a la richesse
créée de 40 u.c.

Usure = l’amortissement économique réel ≠ l’amortissement économique fiscal /


comptable
En comptabilité nationale, l’usure, c’est la consommation de capital fixe

1
Production, consommation intermédiaire
§2  : Le Système Européen de Comptabilité Nationale de 1995
Les coptes sont intégrés à cause de l’ordre, il y a une transmission des soldes.
2.1 Nomenclature des agents
Pour classifier millions des agents en seulement 6 groupes, on utilise 3 critères :
 sociologique : (â ge, niveau de revenu, taille, profession → critère
socioprofessionnel). On retrouve ce classement par exemple chez : K. Marx et F.
Quesnay (3 classes : productif …);
 institutionnel ou juridique (statut juridique des agents → entreprises sociétaires,
individuelles, sociétés privées, etc.) ;
 fonctionnel ou économique (fonction économique principale : la consommation
pour les ménages, production pour les entreprises, etc.) ;
Dans la Comptabilité Nationale on utilise le mixage des facteurs institutionnel et
fonctionnel. La base de nomenclature de la Comptabilité nationale c’est les unités
institutionnelles qui ont deux caractéristiques :
 autonomie de décisions ;
 présence d’une comptabilité complète (sauf les ménages)
Les unités institutionnelles sont regroupées dans des secteurs institutionnels (selon le
critère fonctionnel)
Les secteurs institutionnels - ensemble d’unités institutionnelles ayant un
comportement économique analogue.
Comportement économique analogue – ensemble d’unités qui ont les mêmes fonctions
principales et les mêmes ressources principales (les mêmes ressources principales : celles
qui ont la même nature et la même origine).
Les secteurs institutionnels :
 les ménages : individuels – familles ou collectifs - casernes, prison, etc. +
entreprises individuelles à cause de l’assimilation entre le patrimoine familial et
patrimoine professionnel. Ex. : l’avocat dont la femme est secrétaire ;
≠ production domestique
 les sociétés non financières (SNF) du secteur privé : entreprises privées qui
réalisent une production marchande ;
 les sociétés financières : intermédiaires financiers. Ex. : les banques, les assurances ;
 les administrations publiques : les administrations de l’Etat qui fournissent des
services non marchands. Ex. : état central, collectivités territoriales, sécurité
sociale, etc. ;
 les institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM) : cotisations
volontaires, services auprès des ménages. En SEC76 ce sont les administrations
privées ;
 Le reste du monde : étrangère + TOM (territoire d’outre Mer)
Il existe une exception dans l’analyse du système productif. Le système productif est
découpé en branches d’activités
 unités de production homogène – branche → filière (construite à partir des
branches)
Dans le cas de la branche, on ne respecte pas l’unité juridique de l’agent.
Dans les branches les unités juridiques ne sont pas forcement respectés, en secteurs on
les respecte en tenant compte des fonctions économiques.
Exemple : 3 entreprises 1, 2, 3 et 3 produits A, B, C
1 A B C
2 A B C
3 A B
Classification par secteur (fonction principale) : 1 – A, 2 – C, 3 – B
Classification par branche (produit) : A, B, C

2.2 Les comptes intégrés


Ils regroupent toutes les activités économiques de tous les secteurs institutionnels. Cette
présentation se fait suivant un certain ordre économique. L’ensemble des comptes suit cet
ordre économique. Le mot intégré signifie qu’il y a transmission des soldes.

Opération
Comptes SEC 95 Comptes SECN 76
économique
Production Compte de production Compte production
Compte d’exploitation
(partage entre salariés et Compte d’exploitation
Distribution de revenu
propriétaires)
primaire (contrepartie de
Compte d’affectation de Compte de revenu
la production)
revenu primaire (ajoute les (Compte d’affectation des
revenus de propriétaires) revenus primaires et compte
Compte de distribution Distribution secondaire du
Redistribution du revenu
secondaire du revenu revenu)
Utilisation courante du Compte d’utilisation de
Utilisation de revenu
revenu revenu
Accumulation du
Compte de capital Compte de capital
patrimoine non financier
Accumulation du
Compte financier Compte financier
patrimoine financier

SEC76 : P E R U K
SEC95 : P E ARP DSR U

I – Les comptes courants


Compte de production
Emplois Ressources
Consommation intermédiaire (CI) Production

Solde : Valeur Ajouté Brut (VAB)

Remarque :
 Si on soustrait de VAB la consommation de capital fixe (CKF), on obtient VAM
(vente action marchande) ;
 dans la production, on inclut la production de B et S ;
 on peut avoir des biens et des services marchands (lorsqu’ils sont vendus sur le
marché, la production est évaluée au prix de vente) et non marchands (ne sont pas
vendus sur le marché qui sont évaluée aux coû ts de production – problème
d’évaluation à cause du travail de bénévoles, ex. : des services gratuits des
administrations publiques, associations) ;
 la production domestique n’est pas inclut : production de famille (jardin, berger) ;
 l’économie souterraine (travail noir, trafic de drogue) difficile à mesurer ;

Comptes d’exploitation
(répartition de la valeur ajouté entre salariés, propriétaires, entreprises, l’Etat)
Emplois Ressources
Rémunération des salariés VAB
Impô ts – subvention sur la production

Solde : Excédent Brut d’Exploitation


(EBE)

Remarque :
 Ce compte n’est pas significatif pour les entreprises individuelles : pour elles c’est
le revenu mixte ;
 Quand on indique la rémunération des salariés : salaires, traitements + cotisations
sociales des employeurs + cotisations à la charge des salariés soit tout ce qui est
versée en contrepartie du travail ;

Compte d’affectation des revenus primaires


Emplois Ressources
Revenus de la propriété (versés) : EBE
 Dividendes ; Rémunération des salariés (reçu)
 Loyers : Impô ts – subvention sur la production
 Intérêts du crédit ; Revenus de la propriété (reçus)

Solde : Revenu primaire


Compte de distribution secondaire du revenu
Emplois Ressources
Impô ts courants sur le revenu et le Revenu primaire
patrimoine (versés) Impô ts sur le revenu et le patrimoine
Cotisation sociales (versée par les (reçu par les AP)
ménages) Cotisations sociales (reçus par les AP)
Prestation sociales (versée par les AP) Prestations sociales (reçus par les
Autres transferts courants versés ménages)
Autres transferts courants (reçus)
Solde : Revenu Disponible Brut (RDB)

Compte d’utilisation du revenu


Emplois Ressources
Consommation finale (CF) Revenu Disponible Brut (RDB)

Solde : Epargne brute (EB)

En CN, il y a CF des ménages et CF des administrations publiques :


 CF individuelle des ménages (biens de consommation individuelle) ;
 CF individuelle des administrations publiques - consommation collective
individualisable (ex : santé, éducation, etc.) ;
 CF collective des administrations - consommation collective non individualisable
(diplomatie, défense, etc.)

II – Les comptes d’accumulation


Compte de capital
Variations d’actifs Variations de passifs
Formation Brute de Capital Fixe (FBCF) Epargne Brut (EB)
Variation des stocks Solde de transferts de capital :
Acquisition nette de terrains et d’actifs  Transferts en capital à recevoir ;
incorporels – cession d’actifs non  Transferts en capital à payer ;
financiers non produits

Solde : Capacité (+) ou besoin (-) de


financement

L’investissement provient principalement des entreprises, des sociétés des


administrations. Dans le cadre des ménages, l’investissement se réduit à l’achat
d’immobilier neuf on les gros travaux sur l’immobilier ancien.
Compte financier
Variations d’actifs Variations de passifs
Or monétaire et droits de tirages Capacité (+) ou besoin (-) de
spéciaux financement
Numéraire et dépô ts Numéraire et dépô ts
Titres autres qu’actions Titres autres qu’actions
Crédits (Prêt) Crédits (Emprunt)
Actions et autres participations Actions et autres participations
Provisions techniques d’assurance Provisions techniques d’assurance
Autres comptes à payer Autres comptes à payer

Solde des créances et des dettes

§3  : La synthèse des activités économiques


Cette synthèse peut être présentée en compte national de deux façons différentes :
 les tableaux :
 TEE (tableau économique d’ensemble) : ensemble des comptes intégré de
secteurs institutionnels (SI) ;
 TES (tableau entrées-sorties) : étude détaille de la production : présentation
du système productif / branche et l’équilibre emploi / ressource
 TOF (tableau des opérations financières) établi par la base de finance ;
 les agrégats : des valeurs synthétiques globaux
3.1 Le Tableau Économique d’Ensemble
C’est une reprise des comptes intégrés de tous les secteurs. Ce tableau est publié chaque
année par l’INSEE
TEE
E R

P P
E E
R1 R1
R2 R2
U U

Remarque :
 les opérations sont équilibrées ligne par linge –pour les opérations de répartition
et opérations financières ;
 équilibre global – pour les opérations sur les produits ;
3.2 Les agrégats
Un agrégat c’est un indicateur synthétique concernant une variable macroéconomique. Il
existe 3 types des agrégats :
 agrégats concernant la production (PIB) ;
 agrégats de revenu (revenu national) ;
 agrégats de dépense (DNB – dépense nationale brute, CF des ménages, etc.) ;
3.2.1 Le PIB
En Comptabilité Nationale, le PIB est le principal agrégat, car tous les autres se calculent à
partir de lui. Ainsi, on a un circuit qui va partir du PIB.
On a trois façons de calculer le PIB :
 optique production ;
 optique revenu ;
 optique dépenses ;
3.2.1.1 Optique production
3.2.1.2 Optique revenu
PIB = Rémunérations salariées versées + EBE (et revenus mixtes) + Impôts (sur la
production et les importations) - subventions.
3.2.1.3 Optique dépenses

3.2.2 Le revenu national


Revenu national disponible brut (RNDB) = la somme des revenus dispenses bruts des
secteurs résidents.
En économie fermée : RNDB = PIB, car revenu est la contrepartie de la production
En économie ouverte : RNDB = PIB + revenus courants reçus du reste du monde – revenus
courants versés au reste du monde (les revenus courants = salaires + revenus de
propriété)

Compte d’utilisation du revenu (national)


Emplois Ressources
Consommation finale nationale (CFN) Revenu Disponible Brut (RDB)

Solde : Epargne nationale brute


(ENB)
3.2.3 Le DNB (dépense nationale brute)
En économie fermée : DNB = RNDB, car il n’y a pas du lien avec le reste du monde, dons la
capacité ou le besoin de financement sont nuls
Remarque :
 la capacité ou le besoin de financement de la nation est égal à la somme des
capacités ou des besoins de financement des institutions résidents.
En économie ouverte : DNB = RNDB+ capital reçu du reste du monde – capital versé au
reste du monde → besoin ou capacité de financement

Vous aimerez peut-être aussi