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Chapitre II : LA CONSOMMATION

INTRODUCTION :
Dans ce chapitre nous traiterons que de la consommation finale des
ménages. Cette consommation finale porte sur des biens et/ou des
services. Sur les biens elle porte sur des biens non durables (détruit au
premier usage) ou durables (sujets à l’usure ou à l’obsolescence). La
consommation finale a comme objectif de satisfaire des besoins
économiques, sans augmenter la production. L’approche
microéconomique de la consommation est plus ancienne, elle commence
à la fin du 19ème siècle avec l’approche des marginalistes, elle étudie la
rationalité de l’agent économique qui est un individu représentatif.
L’approche macroéconomique est plus récente, elle date des travaux de
Keynes (1883-1946) 1936 : Théorie Générale de l’Emploi, de l’Intérêt et
de la Monnaie. Keynes veut critiquer les théories économiques existantes
qu’il considère comme inefficaces pour résorber le chômage. Jusqu’en
1936 courant dominant et le courant microéconomique et Keynes propose
une approche macroéconomique de la consommation dans cette œuvre.
Etude de la logique collective dans la consommation. Thèse du « no
bridge » pas de pont entre macro/micro. Dans les années 80 les
macroéconomistes chercheront les fondements microéconomiques de la
macroéconomie. Rationalité collective qui s’impose sans qu’on s’en rende
compte dans la vision macroéconomique.
Pour Keynes, la variable clef de l’économie est la demande effective
( « effective demand » demande économiquement significative). C’est
une demande globale (demande de l’ensemble des biens et services, pas
sur un marché particulier), une demande solvable (accompagnée d’un
pouvoir d’achat), c’est la demande anticipée par les entrepreneurs
(influence de A.Marshall qui insistait beaucoup sur les entrepreneurs),
prévision de court terme.
Demande effective :
- demande de biens de consommation des ménages qui dépend du revenu
et de la propension à consommer
- demande de biens d’équipement des entreprises (investissement en
capital fixe) dépend du taux d’intérêt.
La demande effective va entrainer les projets des entrepreneurs des
« plans de productions » , puis l’embauche et le volume d’emplois et le
chômage. Jusqu’à Keynes on avait une économie de l’offre, puis avec
Keynes => économie de la demande. (Mais Malthus avait aussi une
économie de la demande) à l’opposé de JB.SAY qui insistait sur l’offre avec
lois des débouchés.

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Consommation = c’est un processus de destruction de biens qui permet
de satisfaire des besoins économiques sans augmenter la production.

Volume
Projet de
Demande effective
de
production des
(йconomiquement l’emploi
entrepreneurs
significative)
pour un
йquipement
donnйe

Demande Globale
Demande Solvable
Demande de court Ensemble des dйbouchйs
terme prйvus par les entreprises
Demande anticipйe

Demande de
Demande de bien de
bien Contribue а
consommation
d’йquipement une
(satisfaction des
(investissemen production
besoins)
t)

Mйnages

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§ 1. LA FONCTION KEYNESIENNE DE
CONSOMMATION

Fonction keynésienne et non pas fonction de Keynes car dans la TG


Keynes a abandonné toute économie mathématique, pas de fonctions de
consommation mais explications et après Keynes on a construit la fonction
de consommation en reprenant les explications de Keynes. Fonction
keynésienne construite à partir des explications de Keynes. Fonction de
consommation est une fonction de comportement c’est à dire une
fonction mathématiques qui décrit le comportement de l’ensemble des
consommateurs(agents). On peut mathématisé le comportement humain.
Relation mathématiques particulière avec le comportement humain, dans
le cas de la fonction de consommation on explique le comportement de
l’ensemble cad un comportement de groupe. Dans la fonction de
consommation relations mathématiques entre différentes variables.
Pour la consommation il y a que deux variables :
- consommation globale => variable expliquée/ variable endogène
- revenu global/national => variable explicative/ variable exogène
En étudiant la fonction de consommation on va déduire la fonction
d’épargne. Chez JM.KEYNES la fonction d’épargne se déduit de la fonction
de consommation.

Holisme méthode  rationalité appliquée sur des groupes


Individuel méthode  rationalité individuelle

A. PRESENTATION ALGEBRIQUE & FONCTION


D’EPARGNE

Consommation finale nationale : C


RNDB : Y.disp = Revenu primaire : Y
Economie bipolaire ou bi-sectorielle => deux pôles ménages et
entreprises
Economie fermée pas d’Etat => pas d’impôts pas de revenu de transfert
pas de services public
- Absence d’administrations publiques
- Pas impôts
- Pas de revenus
- Pas de transferts
Soit RDB = Solde des revenus primaire

Fonction de consommation : C = f (Y) -> fonction du 1er degrés de


forme affine
C = aY + b
Avec :
b -> si Y=0  C=b -> minimum vital / consommation incompressible C.0
a -> 2 concepts : les propensions à consommer -> tendances

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Propension moyenne à consommer : PMC -> part du revenu que la
collectivité consacré à la consommation PMC = C/Y = aY +C.0 / Y = a +
C.0 / Y
Propension marginale à consommer : PmC : lorsque le revenu
augmente c’est la part de l’augmentation du revenu consacré à la
consommation
∆Y > 0  on aura ∆C >0
PmC = ∆C / ∆Y = C2 – C1 / Y2 – Y1
Or C= aY + C.0
Pmc = f’ (Y) ou dC/dY
dC/dY = a -> coefficient directeur de la droite de consommation = PmC
PmC = c ou c’

Fonction de consommation :
C = c’ + C.0

Précisions :

- Fonction de consommation affine -> c’ constant interprétation de


KEYNES (chap8 et chap9 de la TG) Les facteurs objectifs sont des facteurs
économiques et à court terme il y a stabilité de ces facteurs, pas de
changement brutal (chap8) et les facteurs subjectifs sont extra
économiques plutôt psychologiques comme l’inquiétude par exemple
(chap9). Pour une population donnée globalement ces facteurs sont
stables. Keynes en conclue une stabilité de la propension à
consommer. Dans la fonction c’est la proportion marginale qui va être
stable mais propension moyenne pas stable. Lecture restrictive, cette
stabilité appliquée uniquement à la propension marginale.

- c’ < 1 -> augmentation de revenu pas intégralement répercutée dans la


consommation.
PmC = ∆C / ∆Y -> ∆Y >0  ∆C >0 mais ∆C < ∆Y  ∆C / ∆Y < 1
à la limite c’=1 signifie que l’augmentions de revenu est intégralement
affecté à la consommation.
Première proposition de la loi psychologique fondamentale -> en
moyenne et la plupart du temps les hommes tendent à accroitre leurs
consommations à mesure que les revenus croissent mais non d’une
quantité aussi grande que l’accroissement des revenus.

- propension moyenne a consommer c’ + C0 / Y => si Y augmente avec c’


et c0 constant alors PMC diminue. Lien avec l’épargne par la deuxième
proposition de la loi psychologique fondamentale -> en générale une
proportion de plus en plus importante du revenu est épargné à mesure
que le revenu réel croit. Cad qu’une proportion de moins en moins
importante du revenu est consommée => baisse de la PMC. Keynes
considère l’épargne (S) volontaire ‡ épargne forcée => Keynes

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considère l’épargne comme un résidu c’est ce qui reste du revenu après
consommation -> épargne n’est pas le résultat d’un calcul mais un résidu.
Revenu soit consommer / soit épargner.
S=Y–C
 S = (1 – c’) Y – C0 fonction d’épargne déduite de la fonction de
consommation
PmS = 1 – c’ = s’ -> propension marginale à épargner -> constante <1
PMS = 1 – c’ – C0 / Y
Lorsque Y augmente => PMC diminue et PMS augmente
Autre forme Y = C + S / 1 = C/Y + C/S
PMC + PMS = 1 donc avec augmentation de Y PMC diminue et PMS
augmente
Remarque :
Pms => s’ < 1
On sait 0 < c’ <1
-1 < -c < 0
0 < 1-c < 1

PMC = c’ + C0/Y
PmC = c’
PmC < PMC

Vision Keynésienne novatrice à l’époque vision dominante est celle


de E.FISHER (économiste de Chicago), il avait une vision microéconomique
de l’épargne -> modèle des choix inter temporels cad il fait de la
microéconomie en intégrant le temps, en intégrant le temps il intègre
l’épargne. On épargne pour plusieurs raisons. Pour Fisher, on épargne
pour une consommation différée dans le futur. Pour Fisher les
consommateurs grâce à l’épargne auront une consommation future plus
élevée puisque l’épargne est rémunérée. La vision qui dominait à l'époque
de Keynes était celle donnée par Irvin Fisher (Ecole de Chicago), il avait
une vision microéconomique de l'épargne : il développe le modèle des
choix inter temporel, il intègre des périodes & intègre donc l'épargne. Pour
lui, on épargne pour consommer plus demain, c'est une consommation
différée dans le futur. Grâce à l'épargne, les consommateurs auront
une consommation future différente, plus élevée car l'épargne est
rémunérée. Le volume d'épargne dépendra du taux d'intérêt? S'il est
faible, l'épargne sera faible. A l'inverse, si le taux d'intérêt est élevé, le
taux d'épargne sera élevé. D'où un arbitrage C/S. Alors que pour Keynes,
l'épargne (S) est un résidu.

B. REPRESENTATION DES FONCTIONS DE


CONSOMMATIONS ET D’EPARGNE

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Schéma de la droite à 45°

C = f (Y) = c’Y + C0
S = g(Y) = (1-c’) Y – C0

CF DROITE

Remarques :
- PMC >PmC , cause = C0 , PMC = PmC si C et S partait de l’origine ->
fonction linéaire et où C0 = 0 d’où C = c’Y et S = 1 – c’Y
PMC =c’Y/Y=c’=PmC
PMS=(1-c’)Y/Y=1-c’=PmS
- c’ constant -> pb interprétation TG car à la fin Keynes note que la
propension marginale à consommer diminue lorsque le revenu augmente.
=> dC/dY >0 mais d2C/dY2 < 0 -> fonction concave. ( CF DROITE ) raison
de commodité d’utiliser une fonction affine.

C. REMISE EN CAUSE DE LA FONCTION


KEYNESIENNE DE CONSOMMATION
Tests empiriques/économétriques. Tester la fonction keynésienne ->
premiers tests aux Etats-Unis débuts 2nd Guerre Mondiale. 1920-1940
séries trimestrielles représentant revenu des ménages américains et

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consommation des ménages. 80 points sur le schéma sur 20années. (CF
NUAGE DE POINTS)

Droite de régression a peu près la forme de la fonction keynésienne ->


test stat = confirmation du modèle keynésien.
Recommencement après le 2nd Guerre mondiale, spécialiste -> S.KUZNETS
(économètre américain) il veut reprendre l’idée des tests statistiques sur
la fonction keynésienne. Il va réaliser deux types de tests :
 coupes instantanées « cross-section» 1date et ‡ groupes de
ménages a une époque donnée a partir de la hiérarchie des revenus -
étude de court terme.

 séries chronologiques « time-séries» ensemble des ménages de


la période 1869-1939 70ans chaque année niveau de revenu global et
niveau de la consommation globale des ménages.

Résultats : Lorsque il fait des études de courts termes de coupes


instantanées sur des groupes de ménages suivant la hiérarchie des
revenus, ça confirme l’analyse keynésienne -> représentation est la
fonction keynésienne. K.POPPER -> la démarche générale des savants
n’est pas de confirmer les propositions, et c’est beaucoup plus intéressant
de chercher des cas où la proposition ne fonctionne pas. -> démarche de
KUZNETS.
Etude de long terme de KUZNETS sur des séries chronologiques ->
situation favorable au départ car période 1869-1939 période de croissance
économique hormis crise de 1929 , période d’augmentation du revenu.
Selon Keynes, lorsque le revenu augmente la PMC diminue, la PMC devrait
donc diminuer, hors d’après KUZNETS elle est stable de
≈ 0.9. PMC = PmC -> fonction linéaire. Sur du long terme fonction de
consommation linéaire et non pas affine. (CF GRAPH.)

Remarques sur la démarche de KUZNETS :


- dans le 1ère série il étudie le Court terme, mais des groupes de ménages
hors pour KEYNES il faut étudier l’ensemble des ménages et non pas des
groupes. Résultats keynésiens mais méthode que partiellement
keynésienne.

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- dans la 2ème phase sur les études de long terme, la méthode est
partiellement keynésienne, elle est keynésienne parce qu’elle considère
l’ensemble des ménages cette fois, mais ce n’est pas keynésien car étude
sur le long terme. Hors pour Keynes il faudrait du court terme.
- Toutes les études statistiques sont faites sur des données
rétrospectives/passées hors pour Keynes les variables significatives sont
des variables anticipées/prospectives. Cela est difficile car il faudrait faire
des enquêtes d’opinions.
Réponses :
A.SMITHIES 1949 a une réponse (aux dualités)en terme de revenu absolu.
Il dit que la fonction de long terme n’existe pas ce n’est qu’une
construction statistiques. Pour lui il existe que les fonctions de court terme
qui sont conformes à l’analyse de KEYNES parce que les agents prennent
leurs décisions en considérant le court terme et non le long terme , la
fonction de long terme est une construction statistiques c’est le point
centrale des fonctions de court terme. Pour lui les fonctions de court
termes se déplacent vers le haut parce que le niveau de vie s’améliore ->
augmentation du niveau de vie (CF COURBE LIMITES)

Réponse facile, qui n’a pas suffit a arrêter les débats bien au contraire, on
va essayer d’expliquer coexistence de consommation de court
terme et consommation de long terme. Explication de Keynes
pertinente mais à préciser -> la consommation dépend du revenu mais pb
au niveau de la variable revenu, on a mal définît le revenu.

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§ 2. APPROFONDISSEMENT DU CONCEPT DE
REVENU

Ces travaux vont essayer d’articuler la fonction de court terme et celle de


long terme.
Trois hypothèses :
- revenu relatif
- revenu permanent année 50’ 70’
- cycle vital

A. L’HYPOTHESE DU REVENU RELATIF

1949 J.DUESENBERRY propose cette hypothèse durant la période des


30Glorieuses (J.Fourastie). Contrairement à Keynes il part de la réalité et
non un modèle théorique et part d’une étude statistique qu’il avait faite
sur la consommation des ménages américains. Aspect ethnique, étude de
deux groupes de ménages, ménages blancs ‡ ménages de couleurs.
Revenu de 8000$/an , à revenu identique les ménages blancs
consomment plus que les ménages de couleurs. Et c’est le contraire pour
l’épargne. Sachant que le revenu est identique,
Cblancs/8000 > Ccouleurs/8000 PMCblancs> PMCcouleurs
Sblancs/8000 < Scouleurs/8000 PMSblancs < PMScouleurs
Réponse psycho sociologique qui repose sur les groupes de références.
Les hommes se comparent et s’incèrent dans des groupes. La
consommation dépend d’une comparaison entre le revenu et le
revenu moyen du groupe de référence. -> Hypothèse du revenu
relatif. Le groupe des ménages blanc est le premier groupe de référence,
le groupe des ménages de couleur le second groupe de référence. Avec
8000$/an chez les ménages de couleur vous conduit au sommet de la
hiérarchie. Tandis que pour les ménages blanc c’est une position
moyenne. Les lois de Keynes sur la psychologie fondamentale s’applique
dans un groupe de référence. Lorsque la situation du ménage s’améliore à
l’intérieur du groupe (dans ménages couleurs par exemple), sa PMC
diminue et sa PMS augmente. La PMC des ménages blancs restent
moyenne et celle à épargner aussi. Explication = référence au gout.
Deuxième hypothèse : il y a un phénomène temporel. Les ménages ont de
la mémoire et se rappelle leurs consommation passées et se rattache au
niveau de consommation le plus élevé atteint dans le passé. Il y a une
rigidité les ménages vont chercher à maintenir ce niveau autant qu’ils
peuvent. La consommation est rigide à la baisse. Nous avons là un effet de
cliquet ou de crémaillère, « ratchet effect ». Cet effet de mémoire montre
que les ménages sont attachés au niveau de consommation. Avec ces
deux hypothèses DUESENBERRY va expliquer les droites de CT et LT. (CF
GRAPH)

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Phénomène d’asymétrie dans son explication hausse de revenu considérés
comme définitive tandis que les baisses de revenus considérées comme
provisoire, lorsque le revenu augmente phénomène de revenu relatif
ménage se réfère à un nouveau groupe et adhère a un statu social plus
élevé. Si baisse du revenu effet de cliquet ajustement sur la fonction de
CT. Effet de revenu relatif // Effet de cliquet .
Il n’est pas le seul à intégrer un effet de mémoire, déjà proposée par
d’autres économistes.

Les limites :
-> limite analytique : le mécanisme n’est pas le même pour la hausse et la
baisse, il a recours à deux hypothèses effet du revenu relatif et effet de
cliquet soit une asymétries dans l’explication alors que les économistes
voudraient une seule hypothèse pour expliquer hausse et baisse son
analyse manque d’unité.
-> son analyse est pertinente dans une économie en croissance mais
difficilement soutenable dans une récession durable. -> effet de cliquet
dure à tenir en cas de récession durable.
-> De plus il n’explique pas la partie de droite de l’évolution de CT. Pas
tellement gênant, on peut récupérer les choses. Sur la partie de « droite »,
il suffit de rajouter une nouvelle hypothèse lorsque le revenu augmente,
on considère cette hausse comme provisoire dans une premier temps
donc on s’ajuste sur la courbe de CT(partie droite de la courbe) ->
hypothèse de modération. Puis lorsque cette hausse se confirme -> alors
on la considère comme définitive et on s’ajuste sur la fonction de LT le
ménage repart de
(Y1 ; C1) et ajustement sur la consommation de longue période.
Première fois qu’on explique consommation CT consommation LT. Mais
limites à l’explication.

B. HYPOTHESE DU REVENU PERMANENT.

Hypothèse de M.FRIEDMAN en 1957 analyse sur la fonction de


consommation avec beaucoup de travaux statistiques. Prix Nobel 1976.
Economiste américains très célèbre dans les année 1960 chef de file de

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l’école de Chicago et passe bcp à la télé. Friedman et un anti keynésien
alors que dans les années 60 triomphe du keynésianisme. Puis avec
arrivée de REAGAN il devient une référence. FRIEDMAN pas satisfait par
explication de DUESSENNBERRY, et il a fait un nouvelle constatation
statistique que la consommation des ménages est stable alors que le
revenu des ménages peut connaître de fortes fluctuations.
Statistiquement fluctuation de revenu et conso stable. Il veut trouver un
seul critère pour expliquer la hausse et la baisse du revenu. Il a constaté
que statistiquement la consommation des ménages est stable alors que le
revenu est plutôt instable.

- modèle théorique : hypothèse du revenu permanent


- modèle empirique : modèle d’anticipation adaptative
- articulation court terme / long terme

- modèle théorique : hypothèse du revenu permanent


Friedman école de Chicago inspiré de Fisher (fondateur de l’école de
Chicago 1887 1947) c’est un micro économiste -> choix du modèle inter
temporel temps réintroduit comme période et l’individu quand il prend ses
décisions tient compte des périodes futures et des périodes présentes. Les
décisions de l’agent se prennent en tenant compte de la période présente
et des périodes futures (le temps), Friedman va transposer cette idée à la
consommation. Les décisions de consommation des consommateurs sont
prises en tenant compte du revenu présent et des revenus futurs anticipés
-> revenu permanent : perspective de tout les revenus, revenus présents
et anticipés. Revenu permanent noté Yp = revenu anticipé sur la longue
période. Pour Friedman c’est le rendement de la richesse globale
de l’individu. La richesse globale peut être un patrimoine non humain :
des biens physiques, des actifs physiques, des actifs financiers ou un
patrimoine humain = toutes les compétences les qualités possédées. La
valeur de la personne est très difficile à mesurer. On la mesure en disant
que le capital humain est un stock qui procure un revenu et le revenu est
le salaire. Salaire = flux de la richesse que vous constituez. Dans le
modèle théorique on est au niveau des concepts et revenu permanent =
c’est le rendement de la richesse. J.HICKS (Nobel en 72) auteur qui aime
rapprocher les modèles de pensée. Il fait une synthèse. Il donne une autre
définition du revenu permanent. Pour HICKS le revenu permanent est
le montant maximum de ressources que l’agent peut consommer
tout en maintenant sa richesse intacte. Illustration -> épitaphe de La
Fontaine. Consommation > Revenu permanent.
Modèle théorique de Friedman :
Ct = ß Ypt
ß coefficient d’ajustement
Ct consommation
Ypt revenu permanent a l’epoque
Fonction de consommation de longue période linéaire.
PmC = PMC = ß

- modèle empirique : les anticipations adaptatives

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Il s’agit d’estimer Yp idée de Friedman, il peut être estimé à partir des
revenus courants en faisant une construction statistique. Hypothèse : dans
des conditions normales sauf exception il y a continuité entre passé
présent futur. Les revenus futurs anticipées on va les établir à partir d’une
extrapolation des revenus passés -> continuation de la tendance.
Phénomènes d’oubli (Effet de mémoire oublie) -> dans cette suite les
revenus qui proviennent d’un passé proche on plus de poids que ceux qui
reviennent d’un revenu lointain, plus on remonte dans le passé moins les
revenus ont d’impact sur les revenus anticipés. Phénomène de
correction/révision du revenu permanent comparaison entre le revenu
permanent anticipé à la période précédente et le revenu courant perçus à
l’époque t. A chaque période ce revenu permanent est révisé : on va
comparer le revenu permanent qu’on avait autrefois en t-1 avec ce revenu
courant que l’on a ajd effectivement perçu à l’époque t cad Yt. Processus
adaptatif de correction des anticipations.

Ph. CAGAN 1956 est le premier a écrire sur les anticipations adaptatives.
Estimation du revenu permanent à partir du modèle des anticipations
adaptatives :
Ypt – Ypt-1 = α ( Yt - Ypt-1 )
-> Ypt – Ypt-1 = correction du R permanent en t-1 pour parvenir à Ypt (on
compare le revenue de période t avec le revenue de t-1)
-> α ( Yt - Y t-1 )= Yt revenu courant à l’époque t comparaison réalisée en t
p

avec précision en t-1 -> erreur d’anticipation en t-1


-> α = coefficient de correction anticipée.
-> Yt = Revenu courant effectivement perçu

Remarque :
Anticipation de t-1 parfaite = elle s’est réalisée Ypt-1= Yt avenir
parfaitement anticipée. Anticipation parfaite donc report de l’anticipation
Ypt-1 – Yt = 0
Ypt = Y pt-1 report d’anticipation

 Si α compris entre (0 ;1)


α = 0 pas de correction des anticipations
α (Yt- Ypt-1) = 0
Ypt = Y pt-1 report d’anticipations correction incapacité à
corriger

 α =1 correction parfaite
Ypt - Y pt-1 = Yt - Ypt
Ypt = Y t

Ypt - Y p
t-1 = FORMULES :

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- articulation court terme / long terme
C0= constant
Ct-1= varie
Friedman va reprendre l’articulation court terme long terme, il va
approfondir les relations entre les variables permanentes et les variables
courantes. Il va approfondir rapports entre statistiques et économie. Cas
des corrections parfaites est rare. Lorsque α =1 => Ypt - Y pt-1 = Yt - Ypt.
Revenu transitoire en moyenne égale à 0. Sinon il est imprévisible ce qu’il
y a de régulier dans le revenu transitoire doit être intégré au revenu
permanent. Il élargît son propos. Dans toutes les variables économiques
on trouve une variable permanente et une variable transitoire.
Consommation courante = Consommation permanente +
Consommation transitoire.
Ct= Cpt+ CTt E(CT)=0
Pas de corrélation entre revenu permanent et revenu transitoire, entre
consommation permanente et consommation transitoire, entre
consommation transitoire et revenu transitoire. Il y a corrélation entre
revenu permanent et consommation permanente.
Remarque dans la fonction de long terme, Ct = ß Ypt rapprochement
consommation courante et revenu permanent possible car consommation
transitoire est négligeable par contre revenu transitoire non négligeable.
Consommation transitoire négligeable car statistiquement consommation
courante est régulière. Par contre revenu transitoire non négligeable car
revenu courant erratiques car fluctuations revenus courants.
C(p) = f(Yp)
C=f(Yp)
Application de l’explication au schéma :
CF SHEMA

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Décision économiques prisent à partir de la fonction de LT chez Friedman
qui est elle même non observables directement. ‡ Chez Keynes ou les
décisions sont prisent à partir de la fonction de CT. Opposition CT / LT chez
Friedman. Critique des politiques keynésiennes. Dans le système
capitaliste les variables significatives sont les variables permanentes de
long terme mais variables non observables. Variables stables et régulières.
Cad que pour Friedman le capitalisme derrière les apparences de
fluctuations économiques est un régime stable fondamentalement. Car on
observe que les variables courantes. Statistiquement il paraît instable
mais en réalité il est très stables et très régulier car variables significatives
= variables permanente qui sont stables. Erreurs du keynésianisme
observé des variables courantes qui sont instables et irrégulières. Et ils
disent que l’état doit intervenir pour corriger ces irrégularités. Ces
politiques économiques keynésiennes qui visent à corriger ces irrégularité
de stabilisation ne marcheront jamais pour Friedman car variables
courantes déterminés par variables transitoires. Elles tiennent compte de
la réalité, des variables transitoires qui rendent les statistiques
immaîtrisables. Et ces politiques ne sont pas nécessaires parce que
mouvement de fond régulier. Pour Friedman les keynésiens n’ont rien
compris puisqu’ils s’attachent à des variables courantes qui vont tenter de
rendre régulière et on peut craindre que l’intervention de l’état ne fasse
que augmenter ces irrégularités. Cette intervention n’est pas requise
parce que mouvement de fond (variables permanentes)= régulier.
L’hypothèse du revenu permanent est une hypothèse économique.
Problème d’interprétation chez Friedman du revenu permanent. Au départ
c’est le revenu futur anticipé mais par la suite lorsqu’il oppose variables
transitoires et permanentes on a l’impression qu’il change de sens qu’il
devient une régularité statistique. Dans le modèle théorique c’est un
revenu anticipé, or dans l’articulation CT/LT avec introduction des
variables transitoires on a l’impression que le revenu permanent à
changer de sens on insiste moins sur le caractère à anticiper on dit que
c’est la composante statistiquement régulière du revenu courant.
Rapprochement des deux concepts en disant que la composante
statistiquement régulière du revenu courant = revenu futur anticipé.

C. L’HYPOTHESE DE HALL (1978) ET LES ANTICIPATIONS


RATIONNELLES DU CYCLE VITAL.

Hall va reprendre le modèle de Friedman, mais avec une autre


hypothèse d’anticipation -> anticipation rationnelles : au départ idée
de J.MUTH en 1961. Idée de base : il a conscience que les anticipations
adaptatives sont trop mécaniques et H font aussi appel à leur intelligence
donc pour MUTH une anticipation rationnelle fait appel à l’intelligence qui
se manifeste par la raison. C’est les anticipations qui vont tenir compte de
l’intelligence humaine soit les agents tiennent compte de la rationalité
économique dans leurs anticipations.

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Les anticipations adaptatives sont trop mécaniques, il faut détecter
des erreurs.
On suppose que les individus utilisent leur raison et de l’information
disponible. On suppose aussi les entreprises parfaitement informées et
connaissent les lois économiques.
Les prévisions économiques sont diffusées par les médias.
Les anticipations sont rationnelles, les agents analysent ces
anticipations naturellement. MUTH et WALLACE forment l’école
des anticipations rationnelles avec le revenu.
Ils utilisent les anticipations rationnelles avec le revenu permanent.

Idée reprise en macro économie à partir des années 70 par R.LUCAS,


SARGENT, WALLACE, BARRO -> école de Chicago, école des Nouveaux
Classiques parce que leurs conclusions sont les mêmes des économistes
classiques (pré keynésiens.
On suppose que les agents sont bien informés cad bonne accès aux
sources d’informations et connaissent la théorie et les prévisions
économiques. Les prévisions sont médiatisées. Marchés sont
concurrentiels. Les prévisions des agents sont calquées sur les prévisions
théoriques. On considère que la réalité va être conforme aux prévisions,
prévisions économiques se réalisent à une erreur aléatoire près
imprévisible. En posant tte ces hypothèse -> conclusion non
interventionnistes, politiques économiques peu efficace.
R.HALL à l’idée d’appliquer les anticipations rationnelles au revenu
permanent, conclusion décevante, il considère que la consommation
de LT est régulière et que celle de CT on peut rien dire elle évolue
autour de celle de LT. La conso de CT est une marche aléatoire pour
HALL, tandis que celle de LT est régulière. Cad qu’elle fluctue autour de
celle de LT mais fluctuation imprévisible.
Ct = (1+g)Ct-1 + £t
Avec £t -> erreur aléatoire
G -> taux de croissance.

D. L’HYPOTHESE DU CYCLE VITAL

F.MODIGLIANI -> Nobel en 1985 va dvlp cette hypothèse ainsi que


A.ANDO. Mis au point dans les années 60. Ils intègrent des variables
patrimoniales dans la fonction pour consommer. C’est un comportement
rationnel.

Cycle vital -> point départ fonction de consommation Ct = C’ Y*t + b At-1


Y*t -> revenu de l’activité en t = salaire ou revenu de
l’entrepreneur.
At-1 -> patrimoine accumulé en fin de période t-1
C’ -> proportion marginale portant sur Yt*
b -> coefficient : 0 < b < 1 = portion du capital à consommer

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Friedman intégré le patrimoine, car revenu permanent = rendement du
patrimoine, Modigliani et Ando vont plus loin, pour eux le patrimoine est
consommable, on est pas obligé de l’accumuler sans fin, à moment donné
on peut revendre son patrimoine.
Revenu de l’activité = une partie du revenu global ‡ revenu de la
propriété.
Revenu global = revenu de l’activité + revenu de la propriété
Y*t = a Yt Yt = partie de R total.
Ct = aC’Yt + b At-1 Consommation de CT. Fonction affine
PmC = ac’ <1
PMC = Ct/Yt == ac’ + ( bAt-1/Yt) -> 2em proposition de la loi Psycho
fondamentale cad quand revenu augmente, PMC diminue.

Passage à consommation de long terme :


Individu peut consommer son patrimoine, soit à LT proportionnalité entre
revenu global et patrimoine. Lien entre Yt et patrimoine At = accumulation
du revenu.
At > Yt
At/Yt=k>1

Transformation de la fonction de consommation de CT :


Ct = aC’Yt + b At-1
Or à LT At = k Yt
Passage à long terme -> résonnement sur tendance générales =>
abandon des périodes et indices de périodes.
Soit : C = ac’Y + bA
Soit C= ac’Y+bkY
C= (ac’+bk)Y -> consommation de LT fonction linéaire
PmC = ac’+bk
b très petit
bk<1 et ac’+bk <1
PmC de LT > PmC de CT
(ac’ + bk ) > ac’
C de LT plus pentue que C de CT
Et à LT PMC = PmC = ac’+bk

Modèle de cycle vital : parce que en réalité on considère que les


décisions économiques se prennent en tenant compte du futur. Mais
l’agent tient compte de toute sa vie pour prendre ses décisions.
Phénomène démographique vont jouer, phénomène d’âges. Au départ le
modèle de base de cycle vital va représenter le cas d’un individu isolé, qui
n’a pas d’ascendant ni de descendant cad pas d’héritage à recueillir et ne
laisse pas d’héritage derrière lui. Les décisions économiques sur sa vie
vont être découpées en trois périodes :
- la jeunesse -> agent inactif pas de revenu ni d’activité ni de patrimoine
donc sa PMC C/Y va être élevé car Y est faible ->0 Consommation financé
par emprunt.

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- période d’activité -> il perçoit un revenu consommation augmente très
peu. C augmente faiblement et Y fortement. PMC diminue. Donc forte
épargne -> remboursement emprunt de jeunesse et accumulation d’un
patrimoine.

- vieillesse -> inactif pas de retraite organisée donc individu revend son
patrimoine pour payer sa consommation. Y faible soit PMC remonte. Et
revend patrimoine pour consommer de tel sorte que son patrimoine soit
égale à 0 le jour de son décès car pas d’héritiers.

Conséquences démographiques globales, lorsque forte population ou âgée


alors forte propension à consommer. Si population d’âge moyen faible
propension à consommer. Population inactive alors propension a
consommer augmente et diminue avec la croissance donc compensation
possible avec la croissance économique.

Au niveau du modèle individuel, CF SHEMA

Difficulté liée à l’incertitude sur le jour du décès => Pb de calcul du


patrimoine optimal. Il faut aussi que revenu de l’individu soit assez élevé
pour qu’il puisse se réaliser un capital qui lui permet de survivre sur la fin
de vie.

En pratique, il y a des facteurs sociaux et institutionnels qui se


rajoutent.

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Facteurs sociaux : individus non isolés et transfert inter générationnels
phénomène d’héritage agent ne souhaite pas avoir un patrimoine nul le
jour du décès. Pb d’incertitude lié au décès disparaissent car but est de
laisser un patrimoine -> ne pas consommer patrimoine durant vieillesse
soit il vit sur les revenus de la propriété durant vieillesse car il souhaite
laisser héritage à descendants. Les revenus de la propriété se substituent
aux revenus de l’activité. Csq sur la propension a consommer dans
période de vieillesse -> propension a consommer ne se modifie pas. Y
ne change pas, donc C/Y n’augmente pas.

Facteurs institutionnels : existence de système de retraite par


répartition ‡ retraite par capitalisation. Si système par répartition il doit y
avoir un équilibre années par années, cad personne retraité ne sont pas
obligé de vivre du revenu de la propriété. 3em type de revenu -> retraite
et revenu de transfert. => Ménages pas obligés d’épargner autant que
si retraite par capitalisation ou pas de retraite.

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