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CHAPITRE VII.

LE NIVEAU GENERAL DES


PRIX ET L’EQUILIBRE
MACROECONOMIQUE

§1. L’INFLATION ET L’ACTIVITE ECONOMIQUE


GLOBALE
Elle se manifeste par une augmentation du niveau général des prix.
Augmentation durable, cumulative. Les grandes civilisations ont souvent
finit dans l’inflation, c’est la phase terminale des grandes civilisations.
J.FOURASTIE XXème siècle = âge de l’inflation.
Causes de l’inflation : plusieurs analyses :
- inflation par la demande : explication keynésienne : inflation est due
à un excès de demande effective. Trop forte demande de biens et
services par rapport aux capacités de production.
- inflation par les couts de production : explication Classique : spirale
prix/salaire ou spirale inflationniste.
- inflation par les couts des importations : notamment dans les
années 70, on invoquait le coût du pétrole

Courbe de Phillips 1968, étude économétrique sur des statistiques sur


les rapports sur la corrélation entre le taux de chômage et le taux de
croissance des salaires nominaux. Idée d’un chômage conjoncturel en
période d’expansion hausse de la demande de travail cette hausse à
tendance à faire baisser le chômage.
En période de récession, baisse de la demande globale de travail,
contrainte des débouchés s’imposent, hausse du chômage en
conséquence, et cette hausse du chômage.
ND et Ydem augmente donc u diminue et w augmente, et au contraire en
période de récession on assiste à une baisse de ND et d’Ydem donc u
augmente et w baisse (w = salaires nominaux).
Représentation graphique de la courbe de Phillips,
une approximation de cette courbe sera faite par une Droite :

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En A : gwt = 0, il y a donc une stabilité de wt. Il y a donc un certain
chômage. Au-delà, pour u > A, alors il y a baisse des salaires nominaux. Il
n’y a pas cette rigidité des salaires à la baisse.
En B : il y a une forte expansion, faible chômage, donc forte croissance
des salaires nominaux.
Ainsi en valeurs approximatives : gwt = a – b ut.

SAMUELSON & SOLOW


π = taux inflation
Pour eux l’entreprise fixe son prix à partir des couts. On considère
les couts comme des couts principalement salariaux. Le prix unitaire doit
couvrir le cout du travail et doit laisser une marge pour l’entrepreneur.
Pt = wt.Nt/Qt + m *wt.Nt/Qt

Pt prix unitaire à l’époque t


Pt = wt.Nt / Qt = cout moyen du travail
wt.Nt = masse salariale
Qt = volume de production

Avec m<1
L’entrepreneur se réfère à la masse salariale et au cout moyen du travail
pour sa rémunération qui admet un pourcentage.

L’entrepreneur se repère sur la masse salariale et au coût moyen du


travail pour se rémunérer. Le m représente le taux de marge à partir
duquel l’entrepreneur mesure sa rémunération.

La productivité moyenne du travail, Qt/Nt = qt


D’ou Pt =
Pt = inverse de la productivité moyenne du travail.

Idée que le prix est fixé de façon à réduire l’ensemble des couts de
l’entreprise.

ln Pt = ln (1+m) + ln wt – ln qt

-> taux d’inflation πt


-> taux de croissance des salaire nominaux gwt
-> taux variation de la productivité moyenne du travail gqt

πt = gwt – gqt

- Inflation provient d’un décalage entre les salaires nominaux et la


productivité moyenne du travail. L’entreprise répercute cette hausse
de cout sur les prix.
- Inflation dépend des couts de production.

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Debut : gwt = a – b ut.
Il suffit de remplacer : πt = a – but – gqt
but = chômage.
gqt = constante relation inflation chômage et courbe de Phillips sont
parallèle. A court terme productivité moyenne est constante, gqt = 0,
alors les deux courbes sont confondues.

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§2. LES CRITIQUES DE LA COURBE DE
PHILLIPS

FRIEDMAN, 1968 au niveau statistique et économétrique la courbe de


Phillips ou courbe inflation/chômage se déplace vers la droite et se
déforment (plus en plus verticale) dans le temps. Relation de Phillips
incomplète.
Friedman indique que les deux équations trouvées précédemment ne sont
pas complète. Il va utiliser comme exemple deux pays exactement pareil,
sauf que le pays A à un taux d’inflation = 0 et le pays B π = 15 %, et ce
depuis longtemps. gwt devrait être identique dans les deux pays, mais
dans le deuxième pays il devrait y avoir des revendications salariales pour
tenir compte de l’inflation.
D’où, Friedman va ajouter l’inflation anticipée : gwt = a – b ut + πet.

A partir de là il va chercher à critiquer les politiques expansionnistes,


politiques « stop and go ». Les phénomènes d’expansion entrainent une
baisse du chômage mais aussi de l’inflation. Il faut donc maitriser cette
inflation, en mettant en place des politiques de rigueur monétaire avec
une baisse de l’offre de monnaie, ainsi on arrivera à une baisse de la
demande globale qui met fin à l’écart inflationniste. Ainsi aux Etats-Unis il
y a un cycle politico-économique : les électeurs sont plus sensibles au
chômage qu’à l’inflation.

Pour Friedman, dans une politique expansionniste les agents économiques


ne sont pas victimes d’illusions monétaires. Les entreprises se rendent
compte qu’ils ont trop produit à cause de l’inflation non anticipée, les
entreprises baissent leur production et licencient, donc hausse du
chômage. Les ménages quant à eux vont demander une hausse de salaire
pour faire face à la hausse des prix. Finalement le chômage a peu baissé
mais l’inflation anticipée est toujours positive.
Pour Friedman, il faudra des hausses de plus en plus fortes.

FRIEDMAN : « Il y a toujours un arbitrage temporel (de court terme) entre


l’inflation et le chômage mais pas il n’y a pas d’arbitrage permanent (de

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long terme). L’arbitrage dépend non de l’inflation en sois mais de
l’inflation non anticipée. » Friedman