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19ème Congrès Français de Mécanique Marseille, 24-28 août 2009

Une approche par invariants de la fatigue multiaxiale sous


chargement complexe : prédiction de la durée de vie
Q. Huy VU, Damien HALM, Yves NADOT

Laboratoire de Mécanique et de Physique des Matériaux (LMPM), UMR CNRS 6617,


ENSMA, Téléport 2, BP 40109, 86961 Futuroscope Cedex, FRANCE

Résumé :
Un critère de fatigue multiaxiale à grand nombre de cycles est construit sur des invariants du tenseur des
contraintes macroscopique. La présence de J2,moy permet de refléter correctement l’effet de la phase sur la
limite de fatigue d’un matériau. L’étude réalisée sur 119 essais valide la capacité de prédiction du critère.
Un modèle d’endommagement intégrant ce critère est présenté, permettant de simuler la durée de vie dans le
domaine de l’endurance limitée (105 – 106 cycles). Le modèle est identifié et validé à partir d’observations
expérimentales réalisées sur un acier C35.

Abstract :
A multiaxial criterion for high cycle fatigue has been constructed based on invariants of macroscopic stress
tensor. The presence of J2,moy allows to reflect correctly effects of phase shift on fatigue limit of material.
Prediction capacity of criterion was studied on 119 experiments. A damage model integrating the criterion is
presented. This model permits to simulate fatigue lifetime in the limited endurance domain (105 – 106 cycles).
Identification and validation of the model are carried out from experimental observations on a C35 steel.

Mots clefs : fatigue à grand nombre de cycle, approche par invariants, chargement complexe

1 Introduction
Il est bien connu que les composants mécaniques sont souvent soumis à des états de contraintes multiaxiales.
Cependant, la prédiction de la durée de vie d’un matériau sous chargement multiaxial dans le régime de la
fatigue à grand nombre de cycles est encore une tâche difficile. La dispersion significative des résultats dans
ce domaine provient de plusieurs facteurs tels que l’hétérogénéité de la microstructure, la géométrie de la
structure, le trajet de chargement, etc. Plusieurs critères d’amorçage de fissure construits sur des approches
différentes ont été proposés depuis une vingtaine d’années ([1-5] sans être exhaustif). En général, les critères
peuvent être classés en quatre catégories (voir la synthèse [1]): l’approche par invariants de contraintes
(Sines, Crossland, …), l’approche par plan critique (Findley, Matake, McDiarmid, …), l’approche intégrale
(Liu et Zenner, Papadopoulos, …) et l’approche énergétique (Palin-Luc et Lasserre, …) [2]. Les travaux
récents de Papuga ont montré l’efficacité de l’approche intégrale et l’approche par plan critique [4,5]. Le
point commun de ces deux approches est d’utiliser des grandeurs mésoscopiques liées aux plans matériels
d’un volume élémentaire représentatif [1]. Le temps de calcul nécessaire pour ces deux approches est donc
important, particulièrement pour l’approche intégrale exigeant le calcul sur tous les plans [4].
Lors du passage de l’endurance illimitée à l’endurance limitée, les critères ont de la peine à traduire
correctement l’effet de l’endommagement. Les modèles d’endommagement sont clairement plus adaptés,
notamment lors de la description du cumul non linéaire. Dans le régime de fatigue à grand nombre de cycles,
l’interaction de la plasticité et de l’endommagement à l’échelle mésoscopique est considérée comme la
source principale de l’amorçage de la fissure. Quelques modèles récents ont utilisé le concept du modèle à
deux échelles (macroscopique – mésoscopique) pour refléter ce phénomène [6,7]. Le couplage de la
plasticité et l’endommagement proposé par Flacelière et al. [7] a permis de décrire le comportement du
matériau en trois phases (durcissement, saturation et adoucissement). Pourtant, l’utilisation du critère de Von
– Mises pour la surface de charge de plasticité ne prend pas en compte correctement l’effet du chargement
non proportionnel.
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L’objectif de ce papier est de présenter un critère d’endurance basé sur des invariants du tenseur de
contraintes. Ce critère se construit de manière simple en n’utilisant que des grandeurs macroscopiques du
chargement appliqué. La confrontation aux résultats d’une grande base de données pour plusieurs matériaux
(119 essais) valide la capacité du critère à prédire la limite de fatigue pour des chargements cycliques
complexes (chargement en phase, hors phase, avec ou sans contrainte moyenne). Le domaine de l’endurance
limitée (105 – 106 cycles) est abordé en adjoignant à ce critère un modèle d’endommagement construit dans
le cadre rigoureux de la thermodynamique des processus irréversibles. Le modèle est identifié et validé à
partir d’observations expérimentales réalisées sur un acier C35.

2 Un critère de fatigue multiaxiale pour matériaux métalliques

2.1 Construction du critère


On se place en un point d’un échantillon dont l’état de contraintes est caractéristique d’un chargement
multiaxial de traction (ou flexion) – torsion combiné. Les composantes du tenseur macroscopique des
contraintes s’expriment par:
2π 2π
Σ xx ( t ) = Σ xx , a sin t + Σ xx , m Σ xy ( t ) = Σ xy , a sin t − ϕ + Σ xy , m
T T
avec Σ xx la composante induite par la traction (ou flexion), Σ xy la composante induite par la torsion, T la
période, ϕ l’angle de déphasage entre les deux signaux. On pose k = Σ xy ,a Σ xx ,a le rapport des amplitudes.
Les termes Σ xx ,m et Σ xy ,m désignent les valeurs moyennes des deux composantes. Le premier invariant du
tenseur des contraintes I1 et le second invariant du déviateur des contraintes J 2 sont souvent utilisés dans les
critères de type Von – Mises (Sines, Crossland) :

Σ xx ( t )
2

I1 ( t ) = Σ xx ( t ) J2 (t ) = + Σ xy ( t )
2
(3) (4)
3
Dans le cas du chargement proportionnel (pas d’évolution des directions principales des contraintes), la
combinaison de J 2 et I1 est suffisante pour prédire correctement la limite de fatigue. Lors du changement
des directions principales (chargement non proportionnel), les critères doivent être capables de saisir la
variation temporelle et spatiale du tenseur des contraintes [3]. Des critères basés uniquement sur J 2,a
(amplitude de J 2 ) (Sines et Crossland) peinent à traduire cette variation, notamment pour le cas du
chargement hors phase = 90°. Dans ce cas particulier, la limite de fatigue prévue par le critère de Crossland
est identique à la limite de fatigue en traction pure.
250 tractio n 250 tractio n
to rsio n to rsio n
contraintes (MPa)

contraintes (MPa)

150 J2 150 J2

50 50

-50 0 0,2 0,4 0,6 0,8 1 1,2 -50 0 0,2 0,4 0,6 0,8 1 1,2

-150 -150

-250 -250
temps (s) temps (s)

FIG. 1 – Allure de l’évolution des types de contraintes en fonction du temps dans un cycle
a) Traction – torsion en phase (k = 0.5) b) Traction – torsion hors phase = 90° (k = 0.5)
Dans le critère classique de Crossland, seule la valeur maximale J 2,max de J 2 ( t ) joue un rôle primordial.
Ainsi, deux essais de nature différente (traction – torsion en phase, FIG. 1a ; traction – torsion hors phase,
FIG. 1b) peuvent présenter des niveaux de J 2,max comparables alors que les limites de fatigue sont différentes.
Ces deux essais diffèrent par la valeur de la moyenne de J 2 au cours d’un cycle. Dans le but de corriger la
limitation du critère de Crossland, on introduit une grandeur supplémentaire J 2,moy , valeur moyenne de
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J 2′ ( t ) au cours d’un cycle afin de capter l’influence de la phase.

(Σ (t ) − Σ )
2
T
1
J 2′ ( t ) = + ( Σ xy ( t ) − Σ xy ,m )
2
J 2′ ( t ) dt
xx xx , m
(5) J 2,moy = (6)
3 T0

Le choix d’utiliser le terme J 2′ ( t ) est motivé pour rendre le critère insensible à Σ xy ,m conformément aux
constats expérimentaux [1]. En introduisant la grandeur J 2,moy , le nouveau critère est construit sous la forme :

f = γ 1 J 2′ ( t ) + γ 2 J 2,2 moy + γ 3 I ( I1,a , I1, m ) ≤ β


2
(7)

où I ( I1,a , I1,m ) est une fonction de l’amplitude I1,a et de la valeur moyenne I1,m de I1 ( t ) (3). Dans le cas de
chargement alterné ( I1,m = 0 ) I = I1,a = Σ xx ,a , pour les autres cas ( I1,m ≠ 0 ) l’expression de I ( I1,a , I1,m ) sera
analysée au prochain paragraphe. Pour une sollicitation appliquée, on cherche la valeur maximale de f en
fonction du temps (dans un cycle) et on la compare avec la valeur de β . La sollicitation appliquée est au-
dessous de la limite de fatigue si f max ≤ β et au-dessus si f max > β . Comme la plupart des critères de la
littérature, ce nouveau critère est identifié à partir de deux limites de fatigue, en torsion alternée ( t−1 ) et en
traction alternée ( f −1 ). Dans le cas de la torsion alternée ( Σ xy ,m = 0 , I = 0 , ϕ = 0 ), le critère devient :

4
f max = Σ xy , a γ 1 + γ 2 ≤β (8)
π2
4
ce qui impose : β = t−1 γ1 + γ2 =1
π2
Les coefficients γ 1 et γ 2 sont des paramètres à identifier pour chaque matériau. Leurs valeurs seront
discutées au prochain paragraphe. La valeur de γ 3 est identifiée à l’aide de la limite de fatigue en traction
alternée. En traction alternée ( Σ xx ,m = 0 , I = I1,a = Σ xx ,a , ϕ = 0 ), on a :

4 Σ 2xx ,a t−21 − f −21 3


f max = γ1 + γ 2 + γ 3Σ xx ,a ≤ t−1 d’où γ3 = (MPa)
π2 3 f −1

2.2 Validation du critère


La validation du critère est réalisée sur la base de 119 essais à la limite de fatigue pour plusieurs matériaux
collectés par Papuga [5]. Ces données sont employées également comme un moyen pour optimiser le critère
proposé. Il reste encore deux points à discuter : la détermination des valeurs de γ 1 et γ 2 , et la façon de
prendre en compte la contrainte moyenne Σ xx ,m , i.e. l’expression de I ( I1,a , I1,m ) . On souhaite capter le
comportement hors phase du matériau via les paramètres γ 1 et γ 2 , dans le respect de la relation (10) et des
bornes 0 ≤ γ 1 ≤ 1 et 0 ≤ γ 2 ≤ π 2 4 . En comparaison avec le chargement en phase (même rapport k ), la limite
de fatigue augmente avec la phase pour certains matériaux doux (acier doux, C35, …) et diminue pour
certains autres plus durs (42CrMo4, 30NCD16, …). Dans un premier temps, on a choisi de classer les
matériaux suivant ces deux tendances de l’évolution de la limite de fatigue. Une procédure d’optimisation a
été réalisée pour chercher les valeurs les plus pertinentes de γ 1 et γ 2 pour ces deux catégories de matériaux,
la distinction se faisant sur la valeur de la contrainte à la rupture Rm :
- Matériaux doux (Rm < 750 MPa) : γ 1 = 0.65 et γ 2 = 0.8636
- Matériaux durs (Rm > 750 MPa) : γ 1 = 0.3 et γ 2 = 1.7272

L’effet de la contrainte moyenne est aussi une question à aborder. Dans l’expression de I ( I1,a , I1,m ) ,
l’influence respective de l’amplitude I1,a et de la valeur moyenne I1,m dépend du type de matériau [8].
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Certains travaux de la littérature [4,5] s’accordent sur le rôle du rapport f −1 t−1 pour les métaux durs. Sur le
même principe que pour l’effet de la phase, on se propose de distinguer l’effet de la contrainte moyenne pour
deux catégories de matériaux :
- Matériaux doux (Rm < 750 MPa) : I ( I1,a , I1,m ) = I1,a + I1,m (13)

f −1
- Matériaux durs (Rm > 750 MPa) : I ( I1, a , I1, m ) = I1, a + I1, m (14)
t−1
Afin d’évaluer la capacité de prédiction du critère, l’indice d’erreur est calculé pour chacune des
sollicitations données, une valeur positive d’erreur représente une prédiction conservative :
f max − β
Erreur = .100% (15)
β
On compare ainsi la prédiction du critère f max à la donnée expérimentale β . La FIG. 2 regroupe tous les
indices d’erreur de 119 essais testés. Chacun des indices calculés est placé dans des intervalles de 5% pour
construire l’histogramme total.
50 50
42,9
Critère Papuga Critère (7) 40,3
40 40
33,6
Fréquence (%)

Fréquence (%)

30 30 26,9

20 18,5
20
11,8
10,9
10 7,6
3,4 10
0,8 3,4
0 0
-22,5 -17,5 -12,5 -7,5 -2,5 2,5 7,5 12,5 17,5 22,5 -22,5 -17,5 -12,5 -7,5 -2,5 2,5 7,5 12,5 17,5 22,5
Erreur (%) Erreur (%)

FIG. 2 – Histogramme des indices d’erreur de prédiction


La prédiction du nouveau critère présentée sur la FIG. 2 est encourageante pour une formule simple et facile
à utiliser. Plus de 67 % des résultats figurent dans l’intervalle de [-5 ; 5] % et plus de 96 % tombent dans
l’intervalle de [-10 ; 10] %. Ces résultats sont comparables à ceux obtenus par le critère de type intégral
proposé par Papuga et plus performants que d’autres critères testés dans son papier (Dang Van,
Papadopoulos, Zenner et Liu, GAM) [4].

3 Un modèle d’endommagement pour la fatigue multiaxiale à grand nombre


de cycles
Un des atouts du nouveau critère est qu’il est construit purement sur des invariants du tenseur des contraintes,
ce qui permet de le mettre en œuvre directement dans des modèles d’endommagement. Ce paragraphe
présente une telle application dans un modèle d’endommagement dédié à simuler la durée de vie des
chargements complexes dans le domaine de l’endurance limitée (105 – 106 cycles). La version de base de ce
modèle est proposée par Flacelière et al [7]. L’idée originale du couplage entre la plasticité et
l’endommagement à l’échelle mésoscopique est respectée. L’écrouissage est décrit par une combinaison
entre l’écrouissage isotrope et cinématique linéaire. L’évolution du dommage est gouvernée notamment par
la déformation plastique cumulée mésoscopique. En revanche, l’influence de l’endommagement sur le seul
écrouissage isotrope permet de décrire la phase d’adoucissement du matériau.
Cette nouvelle proposition est formulée dans le cadre de la thermodynamique des processus irréversibles à
variables internes, pour des transformations isothermes, indépendantes du temps et en petites déformations.
Les variables internes comportent la déformation plastique ε , l’écrouissage cinématique α , l’écrouissage
p

isotrope p , la variable d’effet du dommage d et la variable du dommage cumulé β [7]. La loi de


localisation de Lin –Taylor est utilisée pour relier le champ de contraintes macroscopique Σ à celui
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mésoscopique σ : σ = Σ − 2 µε p (16) ( µ est le module de cisaillement).


L’évolution de la plasticité à l’échelle mésoscopique est gérée par une forme modifiée du critère présenté
dans la partie précédente : ( ) ( )
f σ , x, r = γ 1 J 22 σ − x + γ 2 J 2,2 moy + γ 3 I ( I1, a , I1, m ) − ( r + r0 ) ≤ 0

où r0 est le seuil initial du domaine plastique, x et r sont classiquement les forces thermodynamiques
associées à l’écrouissage cinématique et isotrope et valent par dérivation d’un potentiel thermodynamique :
x = cα = cε
p
(18) r = r ∞ (1 − exp(− gp )) exp(− sd ) (19)

où c , r∞ , g et s sont des paramètres du matériau. Alors que la forme (7) du critère est établie de manière à
ce que la limite de fatigue en torsion soit insensible à la contrainte moyenne, l’évolution de la déformation
plastique nécessite désormais la prise en compte de la totalité du terme J 2 . C’est pourquoi on choisit de
( )
remplacer J 2′ ( t ) par le terme J 2 σ − x classique permettant de capter l’effet de contrainte moyenne sur
l’évolution de la déformation plastique. Les lois d’évolution dérivent d’un potentiel de dissipation :

( ) (
F σ , x, r = J 2 σ − x − r ) (20)

Le critère d’endommagement fait intervenir la force thermodynamique Fd associée à la variable d (fonction


croissante de p et décroissante de d ), la force thermodynamique k associée à la variable β et k0 le seuil
inital de l’endommagement : h ( Fd , k ) = Fd − ( k + k0 ) ≤ 0 (21)

exp( − gp)
où Fd = r ∞ s exp(− sd ) p + (22) k = qβ (23)
g
L’évolution est supposée dériver d’un potentiel de dissipation différent de h et faisant explicitement
intervenir la contrainte hydrostatique σ h : H ( Fd , k ;σ h ) = Fd 1 + bσ h − k (24)

280 200

270 190
260
Σ xx,a (MPa)

Σ xy,a (MPa)

180 2
250 1
3
240 170 5
230 1 3
Traction R = -1 Torsion R = -1
5 160 1
220 Modèle Modèle
210 150
1,E+04 1,E+05 1,E+06 1,E+07 1,E+05 1,E+06 1,E+07
Nom bre de cycles Nom bre de cycles

FIG. 3 – Courbes S-N identifiées sur C35


L’identification et la validation du modèle ont été réalisées sur un acier C35 ( f −1 = 240 MPa, t−1 = 169 MPa,
Rm = 580 MPa). Les valeurs de γ 1 , γ 2 , γ 3 sont identifiées selon la procédure décrite précédemment. Pour les
autres paramètres du modèle, une procédure d’identification utilisant deux courbes S-N (traction alternée et
torsion alternée) a été reportée par Flacelière et al [7]. Tous les paramètres du modèle sont regroupés dans le
Tableau 1. Les deux courbes S-N servant à l’identification sont présentées sur la FIG. 3. Des prédictions du
modèle pour le cas de chargement en phase (k = 0.5, k = 1), hors phase = 90° (k = 0.5) et pour la traction
répétée (R = 0) sont montrées respectivement sur la FIG. 4, FIG. 5 et FIG. 6. Le résultat obtenu est bon.
L’erreur de prédiction est de l’ordre de ± 10 %.
c r0 r g s q k0 b 1 2 3
(GPa) (MPa) (MPa) (MPa) (MPa) (MPa) (MPa)
70 2000 160 9 0.1 0.1 500 20 0.08 0.65 0.8636 39

Tableau 1 – Paramètres identifiés pour l’acier C35


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230 170
Essais k=0,5 Essais k=1
220 160 Modèle
Modèle

Σ xx,a (MPa)
Σ xx,a (MPa)

210
150
200
140
190

180 130
1,E+05 1,E+06 1,E+07 1,E+05 1,E+06 1,E+07
Nom bre de cycles Nom bre de cycles

FIG. 4 – Prédiction du chargement en phase (k = 0.5 et k = 1)


250 250
Essais Essais
240 240
Modèle Modèle
Σ xx,a (MPa)

Σ xx,a (MPa)
230 230
1
220
220
210
210 1
200
200 190
1,E+05 1,E+06 1,E+07 1,E+04 1,E+05 1,E+06 1,E+07
Nom bre de cycles Nom bre de cycles

FIG. 5 – Prédiction pour hors phase 90° (k = 0.5) FIG. 6 – Prédiction de la traction répétée (R = 0)

4 Conclusion et perspectives
Un nouveau critère de fatigue multiaxiale construit sur des invariants du tenseur des contraintes
macroscopiques a été présenté dans ce papier. La formule du critère est simple et facile à utiliser. Sur la base
de données de 119 essais, la prédiction du critère est tout aussi performante que la plupart des critères de la
littérature. L’application du critère dans un modèle d’endommagement ou dans un calcul de structure est
aussi très prometteuse. Un modèle d’endommagement intégrant le nouveau critère a été présenté. La
simulation du modèle est bonne pour des chargements complexes à amplitude constante à la fois
proportionnels et non proportionnels, avec et sans contrainte moyenne. Comme l’évolution des variables
internes est issue du cadre de la thermodynamique des processus irréversibles et gérée par des lois
incrémentales, l’extension de la prédiction du modèle vers des chargements par blocs ou des chargements à
amplitude variable est donc rapidement envisageable.

Références
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multiaxial high-cycle fatigue criteria for metals, Int. J. Fatigue, 19 (3), 219-235, 1997.
[2] Palin-Luc T., Lasserre S., An energy based criterion for high cycle multiaxial fatigue, Eur. J. Mechanics,
A/Solids, 17(2), 237-251, 1998.
[3] Zenner H., Simbürger A., Liu J., On the fatigue limit of ductile metals under complex multiaxial loading,
Int. J. Fatigue, 22, 137-145, 2000.
[4] Papuga J., R ži ka M., Two new multiaxial criteria for high cycle fatigue computation, Int. J. Fatigue, 30,
58-66, 2008.
[5] Papuga J., Mapping of fatigue damages – program shell of FE-calculation, PhD thesis, Czech Technical
University in Prague, Prague, 2005.
[6] Lemaitre J., Sermage J. P., Desmorat R., A two scale damage concept applied to fatigue, Int. J. Fract., 97,
67-81, 1999.
[7] Flacelière L., Morel F. et Dragon A., Coupling between mesoplasticity and damage in high cycle fatigue,
Int. J. Damage Mech., 16, 473-509, 2006.
[8] Sonsino C. M., Grubisic V., Requirements for operational fatigue strength of high quality cast
components, Sonderdruck aus Materialwissenschaft und Werkstofftechnik, 27 (8), 373-390, 1996.