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PARLEMENT-ASSEMBLÉE-GOUVERNEMENT-SPORT-OLY-2024

Le Parlement vote la consécration de la contestée Agence nationale du sport


25/07/2019 13:37:24 GMT+02:00
#528459 DGTE 1162 CTT27 (4) AFP (408)

PARIS, 25 juil 2019 (AFP) - Le Parlement a adopté jeudi, par un ultime vote de l'Assemblée, un
projet de loi consacrant la contestée Agence nationale du sport, qui incarne pour la gauche et LR le
désengagement de l'Etat dans ce domaine.

Le texte, voté à main levée après un accord entre députés et sénateurs, vise à définir le cadre
juridique de cette agence, créée par voie réglementaire en avril. L'ANS est censée représenter un
nouveau modèle et les ambitions de la France aux JO de Paris 2024.

Le but pour l'Etat est de partager le pouvoir avec les représentants des collectivités territoriales, du
mouvement sportif et des entreprises, pour décider des orientations sur le haut niveau -- où l'Etat
reste majoritaire -- et le développement des pratiques sportives. Mais l'ANS est critiquée par une
partie du milieu sportif.

La ministre des Sports Roxana Maracineanu a vanté "un outil innovant", "plus agile" et "plus ouvert",
permettant à d'autres acteurs de participer aux politiques publiques du sport.

"Avec ce modèle nous ne réduisons pas intervention de l'Etat au sein du monde sportif", a insisté l'ex-
championne du monde de natation.

"Serez-vous la dernière ministre des Sports?", lui a lancé Maxime Minot (LR), qui craint que le
ministère ne devienne "une coquille vide chargée d'assurer" simplement des missions "de
représentation".

A gauche, Régis Juanico (app. PS) a pointé "un dispositif fragile" avec le choix de structurer l'ANS sous
la forme d'un groupement d'intérêt public (GIP). Comme la quasi-totalité des élus d'opposition, le
député de la Loire s'est inquiété des moyens alloués à l'agence, estimant qu'il n'y a "aucune garantie"
sur ce point.

Pour le communiste Alain Bruneel, la création de l'ANS est l'illustration "de l'amateurisme" en matière
de sport du gouvernement, qui considère le Parlement comme "une chambre d'enregistrement".

"J'en ai ras-le-bol des agences!", a grincé l'Insoumis Ugo Bernalicis, qui voit dans ce dispositif une
"déclinaison du +new management+ public". Cela "vise à déposséder les ministères d'un certain
nombre de leurs compétences en les transférant dans des agences plus indépendantes et plus
poreuses" à des acteurs du privé, a-t-il affirmé.

Ce texte "n'est pas à la hauteur des enjeux", a critiqué quant à lui Sylvain Brial (Libertés et
territoires).

Parmi les groupes d'opposition, seule Nicole Sanquer (UDI-Indépendants) a soutenu l'ANS, la jugeant
"cohérent(e)".

Le projet de loi inclut aussi un second volet plus technique, portant notamment ratification d'une
ordonnance relative aux voies réservées pour Paris-2024.

Avec ce texte, l'Assemblée a achevé sa session extraordinaire de juillet.

ll/reb/el/sp

https://portail.assemblee-nationale.fr/http/assemblee-nation…5/afp-web.assemblee-nationale.fr/Dreamviewer/dvindex.aspx 12/08/2019 18@08


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