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Le pictogramme qui figure ci-contre d'enseignement supérieur, provoquant une


mérite une explication. Son objet est baisse brutale des achats de livres et de
d'alerter le lecteur sur la menace que revues, au point que la possibilité même pour
représente pour l'avenir de l'écrit, les auteurs de créer des œuvres
particulièrement dans le domaine DANGER nouvelles et de les faire éditer cor­
de l'édition technique et universi­ rectement est aujourd'hui menacée.

®
taire, le développement massif du Nous rappelons donc que tou te
photocopillage. reproduction, partielle ou totale,
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tuelle du 1er juillet 1992 interdit LE PHOTOCOPILLAGE interdite sans autorisation de
en effet expressément la photoco­ TUE LE LIVRE l'auteur, de son éditeur ou du
pie à usage collectif sans autori­ Centre français d'exploitation du
sation des ayants droit. Or, cette pratique droit de copie (CFC, 20, rue des
s'est généralisée dans les établissements Grands-Augustins, 75006 Paris).

© DunodJ' 2015
5 rue Laromiguière 75005 Paris
www.dunod.com
ISBN 978-2-10-074159-5
"'O ISSN 1269-8792
0
c
:J Le Code de la propriété intellectuelle n'autorisant, aux termes de l'article
0
lil L. 122-5, 2° el 3° a), d'une part, que les «copies ou reproductions strictement
réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective
.-t
0 »
N et, d'autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d'exemple et
@ d'illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale ou part ielle faite
.......
..c sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est
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·;:::: i ll ici t e » (art. L. 1224).
>
a. Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constitue­
0
u rait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles L. 335-2 et suivants du
Code de la propriété intellectuelle.
Annales
2016
DCG2 Droit des sociétés
DCG4 Droit fiscal
DCG6 Finance d'entreprise
DCG10 Comptabilité approfondie

Fabrice BRIOT Michel LOZATO


Dominique LAFLEUR Marie-Pierre MAIRESSE

EDITIONS

FRANCIS LEFEBVRE

DUNOD
Sommaire

Préface IV

PARTIE 1 DCG 2 Droit des sociétés 1


FICHE Méthodes d'exercices juridiques 2
SUJET 2014 Sart Chronos 5
SUJET 2015 Sart Idéal Maison
D.Lafleur

PARTIE 2 DCG 4 Droit fiscal 45


SUJET 2014 Bomeuble, Bensport et Harmony 46
SUJET 2015 Argolf, Print3D et Laurent 79
M. Lozato

PARTIE 3 DCG 6 Finance d'entreprise 107


SUJET 2014 Société Caldariums 108
SUJET 2015 Lou & Zoe Mode 143

"'O F. Briot
0
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:J
0
lil
.-t PARTIE 4 DGCG 10 Comptabilité approfondie 181
0
N SUJET 2014 SA Alical 182
@
.......
..c SUJET 2015 SAS Halescourt 215
Ol
·;::::
>- M. -P. Mairesse
a.
0
u
PARTIE 5 Fiches méthodo 249
FICHE 1 Les principales questions posées (sujets 2011 à 2015) 250
FICHE 2 Réussir l'examen 262

III
Préface

Le cursus des études conduisant à l'expertise comptable est un cursus d'excellence,


pluridisciplinaire, vers lequel se dirigent, à raison, de plus en plus d'étudiants.
Dunod dispose depuis de très nombreuses années d'une expérience confirmée
dans la préparation de ces études et offre aux étudiants comme aux enseignants,
une gamme complète d'ouvrages de cours et d'entraînement qui font référence.
Ces ouvrages sont entièrement adaptés aux épreuves, à leur esprit comme à leur
programme, avec une qualité toujours constante. Ils sont tous régulièrement
actualisés pour correspondre le plus exactement possible aux exigences des disci­
plines traitées.
La collection Expert Sup propose aujourd'hui :
des manuels complets mais concis, strictement conformes aux programmes,
comportant des exemples permettant l'acquisition immédiate des notions
exposées, complétés d'un choix d'applications favorisant l'entraînement et la
synthèse ;
des ouvrages d'entraînement originaux, avec la série « Tout-en-Un », spécialement
conçue pour la mise en pratique et l'assimilation du programme des épreuves ;
les Annales DCG, spécifiquement dédiées à la préparation de l'examen.
Elle est complétée d'un ensemble d'outils pratiques de révision, avec la collection
Express DCG, ou de mémorisation et de synthèse avec les « Petits Experts » (Petit
fiscal, Petit social, Petit Compta, Petit Droit des sociétés, etc.).
Ces ouvrages ont été conçus par des enseignants confirmés ayant une expérience
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0
reconnue dans la préparation des examens de l'expertise comptable.
c
:J Ils espèrent mettre ainsi à la disposition des professeurs et des étudiants les
0
lil meilleurs outils pour aborder cette réforme et leur assurer une pleine réussite.
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0
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Jacques Saraf
....... Directeur de collection
..c
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a.
0
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IV
PARTIE

FICHE

2014

2015
FICHE:
MÉTHODES D'EXERCICES JURIDIQUES

RÉSOLUTION D'UN CAS PRATIQUE


É preuve écrite portant sur l'étude d'une ou de plusieurs situation(s) pratique(s) et/ou su r le commentaire
d'un ou plusieurs document(s) et/ou sur une ou plusieurs question(s).
Le cas pratique a pour objectif d'exposer des solutions j u ridiquement motivées
OBJECTIF
applicables à une situation donnée.
li s'agit d'un exercice de référence dont la résolution passe par une parfaite
conna issance des thèmes d u programme.
Le traitement du cas peut s'appuyer sur l'analyse de documents d i rectement liés à
CARACTÉRISTIQUES
la mise en situation (ex. : clauses statutaires, extraits d'un bilan ... ) ou documents
DE L'EXERCICE
contri buant à éclairer la solution (ex. : décision de j ustice, extrait de doctrine).
Les annexes éventuellement proposées à l'épreuve 2 du DCG, « Droit des
sociétés», sont le plus souvent cou rtes.

Lire attentivement les faits contenus dans l'énoncé afin d'identifier la
situation j u ridique. I l s'agit d'une situation concrète.
• Dégager si besoin la chronologie des faits (différents événements ou
opérations peuvent être présentés). Distinguer si besoin les faits pertinents
DÉMARCHE
des faits secondaires (ceux-ci n'a uront pas d'i ncidence sur la solution).
DE RÉSOLUTION •
Rattacher les faits à des domaines du droit afin de déduire le régime
juridique applicable.

Exprimer le (ou les) problème(s) jurid ique(s) à traiter.
• Exposer les règles j u ridiques applicables de man ière ordonnée.
La réponse attendue suit, en principe, le plan suivant :
1. Rappeler brièvement les faits.
PLAN DE LA RÉPONSE
2. Formuler une (ou plusieurs) question(s) j u ridiq ue(s).
3. Exposer des règles de droit appl icables en les ordonna nt.
ATIEN DUE
"'O
0 4. É noncer la solution (application au cas d'espèce).
c
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0
lil
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0 1 . ÉTUDE D'UN DOCUMENT
N
@ É preuve écrite portant sur l'étude d'une ou de plusieurs situation(s) pratique(s) et/ou le commentaire d'un
.......
..c
Ol ou plusieurs document(s) et/ou une ou plusieurs question(s).
·;::::
> Les documents à analyser émanent de sou rces différentes. Il s'agira par exemple, d'avis d'i nsertion dans u n
a.
0 JAL, d'extraits d e PV d'AGO o u d'AGE, d e bilans o u encore d e clauses statutaires
u
La (ou les) annexe(s) proposée(s) peut se résumer à l'extra it d'une décision de justice. On parle alors de
commentaire d'arrêt. Il s'agit le plus souvent de l'extrait d'une décision de la Cour de cassation .
....__�����- � -

2
Fiche : Méthodes d'exercices juridiques -

Le commentaire d'arrêt constitue u n exercice formant au raisonnement juridique.


La première étape est celle de l'analyse de l 'a rrêt : il s'agit d'examiner les diffé­
rents éléments q u i y sont contenus (éléments de fait, de forme, de procédure et
de fond du d roit) afin de dégager les idées principa les.
La seconde étape est à proprement parler celle du commentaire d'arrêt : i l faut
FAIRE FACE
alors expliquer la décision de j ustice et en a pprécier la portée.
À UNE DÉCISION
Les décisions de j ustice proposées sont des j ugements et des arrêts rendus par
DE JUSTICE
les juridictions.
En droit des sociétés, nous rencontrerons par exemple des jugements pronon­
cés pa r le tri bunal de commerce ou encore (et surtout) des arrêts rendus par la
Cour de cassation, chambre commerciale.
Rappelons qu'il y a lieu de distinguer les arrêts de la Cour de cassation :
L'arrêt de rejet est articulé a utour de trois propositions :
• É noncé des éléments de fait et de procédure retenus par la cour d'appel
pour éla borer sa décision.
• Présentation des éléments de l'arrêt d'appel contesté par le pourvoi [alors
que ...].

Raisonnement propre à la Cour de cassation [Mais attendu que ] : ..
opposition entre le raisonnement de la Cour de cassation et celui soutenu
par le pourvoi.
LES ARRÊTS DE REJET On a donc la structure suiva nte :

...
• Les motifs de la Cour de cassation :
- «attendu selon l'arrêt attaqué que » (faits, procédu re, dispositif et

...
motifs de l'arrêt d'appel attaqué) ;
- «alors que » (ce sont les critiques ad ressées par le pou rvoi à la

...
décision rendue en a ppel) ;
- «mais attendu que » (raisonnement propre à la Cour de cassation).

Le dispositif : « par ces motifs» rejette le pourvoi formé contre l'a rrêt rendu
par la cour d'appel de ...
L'arrêt de cassation est, en principe, composé de quatre pa rties :
- l'a rrêt vise le texte de loi (le règlement) sur lequel la cassation est fondée ;
- l'a rrêt expose les points de fait et de procédure q u i ont conduit à la solution
de la Cour d'appel ;
.� - l'a rrêt énonce le contenu de la décision attaquée ;
"'O ;Qi
"O
0 c::::>
c - l'a rrêt énonce les raisons de droit j ustifiant la cassation de l'arrêt (non-
:J �
0 Ill
<I> respect des textes visés).
lil <I>
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.-t .!!? On a donc la structure suiva nte :
0 0 LES ARRÊTS •
N '5 visa de la Cour de cassation: Vu l'article ...
"' DE CASSATION
@ c: • motifs de la Cour de cassation :
.......
..c c:0
- attendu selon l'a rrêt attaqué que...
Ol 0c:
·;:::: '.;::;
V - attendu que pour accueillir la demande (ou pour débouter la
>- "O :::>
a. 0 demande) ...
0 o.
u � - qu'en statuant ainsi, alors que ... la cour d'appel a violé le texte susvisé
�:::> •
0 dispositif: Par ces motifs : casse et annule l'arrêt rendu le ... par la cour
1-
1 d'appel de ... ; remet, en conséquence, les parties en l'état où elles se
"O0
c::::> trouvaient ; renvoie devant la cour d'appel de ...
0 ---����---...._� � -
<9

3
- Fiche : Méthodes d'exercices juridiques
- L'analyse d'une décision de justice (en principe d'un arrêt) est le préa lable au
commentaire. Les éléments clés de l'arrêt (permettant de comprendre le sens de

-
la décision) passent par l'exposé des points suivants :
l'énoncé des faits c'est-à-dire des situations de fait qui ont conduit à la

- saisine de la juridiction (respecter la chronologie de fa its) ;


le rattachement des faits ou opérations (contrats pa r exemple) à u ne ou
plusieurs catégories juridiques : on relève par exemple l'existence d'un
QUELS SONT
LES ÉLÉMENTS
DE L'ANALYSE
- contrat de société sans qu'il y ait eu i mmatriculation au RCS ;
la procédure : le candidat relève les étapes depuis la saisine initiale d'une

D'UN ARRÊT ? - jurid iction à l'a rrêt de la Cour de cassation ;


le (ou les) moyen(s) du pourvoi : ce sont les critiques formulées à l'encontre

- de l'a rrêt rendu par la cour d'appel (ou par la juridiction du premier degré) ;
la q uestion de droit posée à la Cour de cassation : elle découle d'une
d ifficulté lors de l'application d'une règle de droit à une situation juridique

- particu lière ;
la décision de la Cour d e cassation : l'arrêt expose la solution apportée à la
question de droit ainsi que la motivation de la Cour de cassation.
Le commentaire d'arrêt respecte certaines règles particulières de présentation.

QUELS SONT L'i ntroduction expose les principales données contenues dans l'ana lyse
LES ÉLÉMENTS préalable. L'i ntroduction permet de formuler un problème juridique sous la
DU COMMENTAIRE forme i nterrogative.
D'UN ARRÊT ? • Le développement est organisé autour de deux parties par référence à la loi
et à la décision de justice a nnexée.

2. TRAITEMENT D'UNE QUESTION DE COURS


É preuve écrite portant sur l'étude d'une ou de plusieurs situations pratiques et/ou le commentaire d'un ou
plusieurs documents et/ou une ou plusieurs questions.
Il s'agit de vérifier les connaissances du candidat sur un (ou plusieurs) poi nts du
OBJECTI F
cours par référence au prog ramme.
L'exercice est théorique : il ne repose pas sur une situation de fait donnée, à la dif-
férence du cas pratique ou du commentaire d'arrêt. Cet exercice s'appuie sur la
CARACTÉRISTIQUES
"'O maîtrise des points du cours que le candidat devra mobil iser.
0 DE L'EXERCICE
c Il doit bien évidemment être tenu com pte des termes de la q uestion ; ils guident le
:J
0 candidat sur les limites de la réponse attendue.
lil
.-t
0 La démarche suivante permet de structurer la réponse :
N
l . définir le ou les termes du sujet ;
2. rattacher le ou les terme(s) du sujet au(x) thème(s) étudié(s) en cours ;
@
....... DÉMARCHE
3. recenser les conna issances ; il est utile de mobil iser rapidement ses connaissan-
..c
Ol DE RÉSOLUTION
·;::::
> ces ce qui est possible lorsque les points du cours sont maîtrisés ;
a.
0 4. exposer les connaissances en les ordonnant entre elles.
u

4
Annales DCG 2

SARL Chronos

PRÉSENTATION DU SUJET
1 Étude de situations pratiques
-

Première partie
• Le cu mul d'un mandat social avec u n contrat de trava il
• L'augmentation d u capital social (SARL) - organe compétent
• L'augmentation du capital social (SARL) - modal ités
• Les conventions réglementées - Les conventions li bres
Deuxième partie
• Les pouvoirs du d irigeant dans l'ordre externe
THÈMES • L'opposition d'un gérant a ux actes passés par son co-gérant
TRAITÉS • L'action sociale
• La révocation du gérant
• Les conventions i nterdites
Troisième partie
• L'abus de biens sociaux
• Le recel
I l - Étude de document
Arrêt de rejet - Cour de cassation, chambre commerciale, 09/07 /201 3 -
-0 Clause d'exclusion i nsérée dans les statuts d'une SAS - Contrôle du juge.
0
c Il y a lieu de relever une particularité rompant avec la répartition des travaux admise
:J
0 depuis plusieurs années : pour la session 2014, deux dossiers sont proposés, le
lil
.--t premier relatif à l'étude de situations pratiques et le second donnant lieu à l'étude
0
N d'un document.
@ Ainsi, les mises en situation sont valorisées ( 1 6 points sur 20) ; elles permettent de
.......
..c fa ire état des principes juridiques a pplicables de manière concrète et non pas en
Ol
·;:::: PRÉSENTATION
> évoquant les éléments d'une q uestion de cours. Le second dossier s'attache à
a. DU SUJET
0 décrypter la position de la Cour de cassation en travaillant sur un arrêt de rejet.
u
Dossier 1 - L'étude de situations pratiques s'inscrit dans le cadre d'une SARL en
bonne santé. Le paragraphe introductif propose les principales caractéristiques de la
SARL : date de l'immatriculation au RCS (2006), montant du chiffre d'affaires
(croissance de celui-ci en 201 3), effectif (46 salariés). Le montant du capital social •
est indiqué (35 000 parts d'une valeur nominale de 1 0 euros). N
---����--� � -


5 CJ
- ANNALES DCG - SARL Chronos
2

- Aucune annexe n'est présentée mais deux clauses statutai res sont signalées ainsi
que la répartition du capital social. La gérance est assurée par Michel Herb ; le fils
de ce dernier, David, est sur le point d'être désigné co-gérant.
L'énoncé est concentré et, dans l'ensemble, les d ifférentes questions à traiter sont
classiques, rattachées à des fondamentaux absolument incontournables.
La première partie est composée de quatre questions. La première question reprend
u n classique puisqu'elle concerne le cumul d'un mandat social avec un contrat de
travail dans une SARL. Les deuxième et troisième questions s'enchaînent : elles
abordent successivement l'organe compétent lors de l'augmentation du capital
social puis les modalités de cette augmentation en cas d'apport en nature. La
quatrième et dernière question i nvite le(la) candidat(e) à énoncer les règles relatives
au régime des conventions (réglementées ? libres ?).
La deuxième partie de ce dossier maintient le candidat dans le cadre de la SARL et
i nterroge successivement sur des fondamentaux du programme du DCG en d roit des
sociétés. La question 1 s'intéresse aux pouvoirs du gérant dans l'ordre externe. Le (la)
candidat(e) est ensuite conduit(e) sur un dysfonctionnement en cas de pluralité de
gérants, la question 2 demandant si un gérant peut s'opposer aux actes accomplis
PRÉSENTATION
par son co-gérant. La question 3 interroge sur l'action sociale m ise en œuvre en cas
DU SUJET
de préjudice subi par la société. La question 4 se réfère aux conditions de révocation
du gérant. Pour terminer, la q uestion 5 explore la convention interdite.
On remarque qu'entre la première et la deuxième partie, les conventions libres,
réglementées et interdites sont mises en avant.
La troisième partie est exclusivement pénale. Une seule question est rédigée au
pluriel (quelles sont les i nfractions ?). Il y a, en effet, deux infractions à qualifier dans
la situation qui est décrite (l'abus de biens sociaux et le recel d'abus de biens

-
sociaux).
Dossier 2 Le deuxième dossier est constitué par un arrêt de la Cour de
cassation. Le (la) candidat(e) doit répondre à deux questions. L'une implique de
cerner et d'énoncer le problème juridique posé à la Cour de cassation, l'autre
s'attache à rappeler le rôle des juges du fond face à une clause statutaire.
Formellement, les candidats doivent s'en ten i r purement et simplement au
traitement des questions posées.
Rappelons qu'il est explicitement demandé au candidat d'apporter un soin
particulier à la présentation de sa copie. Les correcteurs attendent donc des
"'O réponses concises, correctement rédigées.
0
c
:J Les deux dossiers sont indépendants.
0
lil PAR OÙ Le(la) candidat(e) veil lera à traiter de façon circonstanciée le premier dossier
.-t
0 COMMENCER ? dans sa totalité en raison du nombre de points i mportants qui lui est attribué
N
( 1 6 poi nts) .

i
a.

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:J
V)


CJ 6
ANNALES DCG 2 - SARL Chronos -
*
ÉNONCÉ DU SUJET
SESSION 2014

DROIT DES SOCIÉTÉS


Durée de l'épreuve : 3 heures coefficient : 1
Document autorisé :
Aucun document personnel ni aucun matériel ne sont autorisés

Document remis au cand idat :


Le sujet comporte 4 pages numérotées de 1/4 à 4/4

Il vous est demandé de vérifier que le sujet est complet dès sa mise à votre disposition.

Le sujet se présente sous laforme de 2 dossiers indépendants

- -
Page de garde page 1
pages 2 3
-
DOSSIER 1 Étude de situations pratiques (16 points)
DOSSIER 2 Étude d'un document (4 points) page4

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·;:::: '.;::; AVERTISSEMENT
V
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Si le texte du sujet, de ses questions ou de ses annexes, vous conduit à formuler une ou plusieurs
>- "O :::>
a. 0
0 o. +-
u hypothèses, il vous est demandé de la (ou les) mentionner explicitement dans votre copie.
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1 V)
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L'énoncé du sujet est reproduit à l'identique de celui fourni lors de l'examen.


0
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7 CJ
-ANNALES DCG 2 - SARL Chronos

Il vous est demandé d'apponcr un oin paniculicr à la pré cntation de votre copie.

DO .. I E R 1 - ÉT DE DE IT ATION PRATIQ E

«Chrono » c. t une société à rcspon abiliré limitée ( ARL) péciali.ée dans la fabrication de montres de luxe
fi'ançai.es. Elle a été immatriculée au RCS le 4 avril 2006.
Implantée à Besançon, elle connait un développement imponant avec un chifTre d'alîaires pour l'année 2013 de
1 5 million. d'euro.• en croi:sance de 20 % par rapport à 20 1 2.
Pour faire face à cette dynamique, «Chrono. » n'a pas ce. · de recruter depuis sa création. on efTectif actuel est
de .J6 salarié .

Son capital e·t de 350 000 euro .


La g�rance e t assurée depui sa création par Michel Herb.
on fil David Herb, titulaire d'un master de « �arketing cl pratique commerciale », envisage de le rejoindre à
la direction de la ociété en qualité de co-gérant.

Le statut contiennent. notamment. le article uivant


Anicle 3 : « L'objet social e t la fabrication et commerciali ation de montre· en France et à l ét ra nger ».
'

Anicle 1 1 : «Le gérant doit obtenir l'accord préalable de as ocié pour tout contrat dont le montant
dépa e la omme de 20 000 euro ».

Le capital c t ain·i réparti dcpui la création de la ARL Chrono

Associés Pans sociales


Michel Herb 17 000
David Herb 400
Chloé Batlle 8 800
Lois Batlle 8 800

Première partie

Face au. uccè de montres à gou set à l'international, Michel et Da id Herb ont décidé de créer un po.te
"'O
0 de commercial à l'international. Il e t prévu que David Herb occupe ce poïe et devienne co-gérant.
c
:J Con cient que la croi. ance du marché a.iatique est une opportunité, Michel Herb envisage une
0
lil augmentation de capital. Il contacte le gérant de la SARL Berthet. Cette dernière apporte du matériel
.-t d·une valeur de 100 000 euros pour ·ouscrire à l'augmentation de capital de la ARL Chrono·.
0
N
• Travail à faire

i
a.
1. i David Herb e t dé igné co-gérant, pourra-t-il conclure un contrat de travail avec la
Chrono ?
RL

t
·�
2. 1icbel Herb peut-il décider eul de cette augmentation de capital ?
3. Quelle ont le modalité de cette opération ?
:J
V)

� 8
CJ
ANNALES DCG 2 - SARL Chronos -

Depuis que la SARL Berthet est devenue associé de la SARL Chronos (10 000 parts), cette dernière lui
achète des mouvements d'horlogerie et autres pièces qui sont intégrés dans les montres.

4. Les contrats relatifs à ces achats doivent-ils suivre une procédure particulière ?

Deuxième partie

David Herb, qui a été désigné co-gérant, a conclu différents actes : acquisition d'un matériel pour la
société d'une valeur de 21 000 euros et recrutement d'un salarié.

Travail à faire

l. La société est-elle engagée par ces actes ?

Les dépenses ainsi engagées inquiètent Michel Herb et Lois Battle.

2. Michel Herb, en tant que co-gérant, peut-il s'opposer aux actes passés par David Herb ?

3. Les associés, Chloé et Lois Battle, s'interrogent sur les actes passés par David Herb. Quelle
action peuvent-ils engager si la société subit un préjudice ?

4. Chloé et Lois Battle peuvent-ils révoquer David Herb ?

David Herb prévoit avec son épouse de faire construire une maison. Il obtient un financement bancaire
sous réserve de fournir une caution.

5. La SARL Chronos peut-elle se porter caution ?

Troisième partie
.�
"'O ;Qi
"O
0 c::::>
c
:J � Dans le cadre du projet de construction de leur maison, David Herb a contacté un architecte de renom.
0 Ill
<I>
lil <I>
'<I> Les honoraires de l'architecte sont importants. David Herb règle les honoraires au moyen d'un chèque tiré
sur le compte bancaire de la SARL Chronos. L'architecte porte le chèque à l'encaissement.
.-t .!!?
0 0
N '5
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"'

Travail à faire
V
.......
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c:0 ......
0c:
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·;:::: l. Quelles sont les infractions commises en l'espèce ?
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9 CJ
-ANNALES DCG 2 - SARL Chronos

DOSSIER 2 - ÉTUDE D'UN DOCUMENT

À partir de l'arrêt de la Cour de cassation reproduit ci-dessous, vous répondrez aux questions
suivantes:

1. Quel est le problème juridique posé par l'arrêt ?


2. La décision d'exclusion d'un associé d'une SAS en vertu d'une clause statutaire peut-elle faire
l'objet d'un contrôle par le juge ?

Cass. Corn. 9 juillet 2013, n° 12-21.238. Sté Logistics Organisation Grimonprez c / Bils

Sur le moyen unique :

Attendu, selon l'arrêt attaqué (Douai, 24 mai 2012), que la société par actions simplifiée Logistics
Organisation Grimonprez (la société LOG), qui est présidée par M. X..., a été constituée entre la société
Services Immobiliers Logistiques, qui détient la majorité du capital et est contrôlée par M. X..., et
MM. Y... et Z... ; que sur le fondement de l'article 14 des statuts de la société LOG qui autorise
l'exclusion d'un associé en cas d'exercice d'une activité concurrente, l'assemblée générale de cette société
a prononcé l'exclusion de M. Z.. sans que ce dernier ait pris part au vote ; qu'invoquant l'irrégularité de
.

cette stipulation statutaire, M. Z. . . a fait assigner la société LOG et M. X... en annulation de la


délibération de l'assemblée générale ayant prononcé son exclusion ; qu'ultérieurement, une assemblée
générale extraordinaire a adopté à la majorité une résolution supprimant dans l'article 14 la stipulation
selon laquelle l'associé dont l'exclusion est susceptible d'être prononcée ne participe pas au vote ; que
soutenant que cette résolution était soumise à la règle de l'unanimité, M. Z .. a demandé qu'il soit constaté
.

qu'elle n'avait pas été adoptée ;

Attendu que la société LOG et M. X . font grief à l'arrêt d'avoir accueilli cette demande, alors, selon
. .

le moyen, que le juge saisi d'une demande tendant à ce que soit déclarée non écrite une clause que la loi
répute telle, est tenu de déférer à cette demande, de sorte qu'en refusant de dire qu'était réputée non écrite
la clause de l'article 14 des statuts de la société LOG, selon laquelle « l'associé dont l'exclusion est
susceptible d'être prononcée ne participe pas au vote et ses actions ne sont pas prises en compte pour le
calcul de la majorité», en ce qu'elle est contraire à la disposition impérative de l'article 1844, alinéa 1, du
"'O
0 code civil, au motif erroné qu'une telle décision serait du ressort d'un vote unanime des associés de la
c
:J société par actions simplifiée et non de l'office du juge, la cour d'appel a violé l'article 1844-10, alinéa 2,
0
lil du code civil, ensemble les articles 4 et 12 du code de procédure civile;
.-t
0
N Mais attendu qu'il n'entre pas dans les pouvoirs du juge de se substituer aux organes de la société en
• ordonnant la modification d'une clause statutaire au motif que celle-ci serait contraire aux dispositions

i
légales impératives applicables; que le moyen n'est pas fondé;

a. PAR CES MOTIFS :

t
·� REJETTE le pourvoi ;
:J
V)

� 10
CJ
ANNALES DCG 2 - SARL Chronos -

CORRIGÉ COMMENTÉ

DOSSIER 1
ÉTU DES DE SITUATIONS PRATIQUES

Première partie

1. Si David Herb est désigné co-gérant, pourra-t-il


conclure un contrat de travail avec la SARL ?
Niveau 2 1 ,25 point/20 10 min
• •

Remarques
Le thème du cumul d u contrat de mandat et d u contrat de travai l est récurrent.
Régulièrement posée, la réponse à cette question nécessite de se situer dans la sphère
de la forme juridique considérée, ici la SARL, et, en outre, de ne pas omettre d'indiquer
les conditions de validité jurisprudentielles quelle que soit la forme sociale (emploi
effectif, fonctions distinctes, état de su bordination).
Dans le cadre de la SARL, et pour ce qui relève du cumul, rappelons que le gérant
associé majoritaire ne saurait conclure avec la société qu'il dirige un contrat de travai l
e n raison d e l'absence d e lien d e subordination. On prend e n com pte les parts qu'il
détient dans le capital social afin de déterminer cela.
Il y a, ici, pluralité de gérants : le père, Michel Herb, gérant depuis la création de la SARL
(détenteur de 17 ooo parts sociales sur 35 ooo) et le fils, David Herb, dont la
nomination en tant que co-gérant est envisagée (détenteur de 400 parts sociales). Il est
aisé de relever dans l'énoncé les points permettant d'apporter réponse à la question :
David est associé m inoritaire et sa formation un iversitaire lui permet d'accéder au
poste à créer de commercial à l'international. Les conditions doivent être énoncées de
.� façon exhaustive .
"'O ;Qi
"O
0

c c::::>
:J � Le cumul du mandat gérant et d'un contrat de travail
0 Ill
<I>
lil <I>
'<I> Dans la SARL, le contrat de mandat n'est pas exclusif du contrat de travail.
.-t .!!?
0 0
N '5 Le cumul répond aux conditions jurisprudentielles suivantes :
.......
"'
@ c:
c:0
0c:
..c
Ol
il doit s'agir d'un emploi effectif ;
·;:::: '.;::;
V
>- "O :::> l'intéressé doit exercer des fonctions techniques réelles et nettement dissociées
a. 0
0 o.
u � des fonctions de direction relevant du mandat ;
�:::>
1-0 les rémunérations doivent être distinctes (en tant que gérant et en tant que
1
"O0 salarié) ;
c:
:::> •
0
<9 N

11

CJ

1
-ANNALES DCG 2 - SARL Chronos

au titre du contrat de travail, l'intéressé doit être soumis à un lien de


subordination envers l'employeur (la SARL) ; cet état de subordination n'est
reconnu que lorsque le gérant est minoritaire ce qui signifie que le gérant ne
doit pas être associé majoritaire ;
en application de l'article L223-19 du Code de commerce, le contrat de travail
conclu entre le gérant et la personne morale doit avoir fait l'objet d'une
approbation a posteriori de l'assemblée des associés (ou bien d'une autorisation
préalable de l'assemblée des associés en l'absence de commissaire aux comptes).
En respèce, David Herb est associé et gérant de la SARL. Le poste à pourvoir
« commercial à l'international » semble correspondre à un emploi effectif car
l'entreprise développe ses parts de marché à l'étranger. Les fonctions de commer­
cial sont bien distinctes de celles de gérant. David est associé minoritaire (il détient
moins de 1 % des parts sociales). En conclusion, il peut cumuler mandat social et
contrat de travail.

2. Michel Herb peut-il décider seul


de cette augmentation de capital ?
Niveau 1 • 0,75 po int/20 • 5 min
Remarques
Le (la) candidat(e) va évoq uer la répartition des compétences entre le gérant et la
collectivité des associés selon que la décision est ordinaire ou extraordinaire. Ainsi, le
terme « seu l » de la question sous-tend que Michel Herb est appréhendé en qualité de
gérant (et non pas d'associé). A ce titre, le gérant peut accomplir tous actes de gestion :
actes de disposition des biens sociaux et actes d'administration. I l agit dans l'intérêt
social.
Quoi qu'il en soit, les décisions extraordinaires sont de la compétence de la collectivité
des associés réunie en assemblée générale extraordinaire.
La réponse attendue doit être concise.

• L'organe compétent pour décider d'une augmentation du capital social


Si les statuts ne contiennent pas de clause déterminant les pouvoirs du gérant,
N celui-ci peut accomplir « tous actes de gestion dans l'intérêt de la société ». Les
• pouvoirs du gérant sont limités par ceux des autres organes.

N
Les décisions collectives extraordinaires ont pour objet de modifier les statuts.
a. L'augmentation du capital social est une modification statutaire.
t
·�
Ainsi, seule une décision de l'assemblée générale extraordinaire peut modifier le
� capital social. Le gérant ne peut pas en décider seul.

� 12
CJ

1
ANNALES DCG 2 - SARL Chronos -
3. Quelles sont les modalités de cette opération ?
Niveau 3 • 2 points/20 • 15 min
Remarques
Le (la) candidat (e) doit indiquer les modalités d'une augmentation du capital social par
apport en nature.
Cette question succède naturellement à la précédente.
Plusieurs poi nts sont à organiser pour proposer une réponse exhaustive.
• Tout d'abord, les conditions de quorum et de majorité requises en AGE. La SARL
Chronos a été immatriculée en 2006; il n'est pas pertinent d'indiquer les conditions de
majorité antérieure à la loi du 4 août 2005 (pour mémoire : pas de quorum et majorité
d'au moins les trois-quarts des parts sociales). En revanche, il faut préciser les
conditions de quorum (première et seconde convocation) et de majorité.
• Ensuite, il faut se pencher sur la notion d'agrément qui est conforme à la règle
fondamentale de l'intuitu personae caractérisant la SARL. En effet, l'apporteur (en
nature) est une personne morale, la SARL Berthet qui n'est pas associée. Les
conditions de l'agrément sont à indiq uer.
• Enfin, la SARL Berthet fait un apport en nature pour lequel une évaluation s'impose.
Ces différents points sont incontournables et permettent de poser une solution en
l'espèce.

• Les modalités d'une augmentation du capital social en nature


dans une SARL
L'augmentation du capital social en nature relève d'une décision collective extra­
ordinaire.
L'assemblée ne délibère valablement que si les conditions de quorum et de majo­
rité suivantes sont respectées.
Conditions de quorum
Les associés présents ou représentés doivent posséder un nombre minimal de
parts sociales (quorum) :
.�
"'O ;Qi
0
c
"O
c::::> sur première convocation, un quart des parts sociales ;
:J �
0 Ill
<I> sur deuxième convocation, un cinquième de celles-ci.
lil <I>
'<I>
.-t .!!?
0
N 0 À défaut de ce dernier quorum, la deuxième assemblée peut être reportée à une
'5
....... date postérieure de deux mois au plus à celle à laquelle elle avait été convoquée.
"'
@ c:

..c c:0
Ol 0c: Conditions de majorité
·;:::: '.;::;
V
>- :::>
a. "O0 Les modifications sont décidées à la majorité des deux tiers des parts détenues par
0 o.
u � les associés présents ou représentés.
�:::>
1-0 Lorsque les parts sociales nouvelles sont souscrites par des personnes non asso­
1
"O0 ciées, celles-ci doivent être agréées par les autres associés dans les mêmes condi­
c::::> •
0 tions que si leur entrée dans la société résultait d'une cession de parts, c'est-à-dire
<9 N

13

CJ

1
-ANNALES DCG 2 - SARL Chronos

à la majorité par tête des associés représentant la moitié des parts sociales (double
majorité) .
S i l'augmentation du capital est réalisée en totalité ou en partie au moyen
d'apports en nature, l'intervention du commissaire aux apports est requise, quelle
que soit la valeur des biens apportés.
Le commissaire aux apports est désigné à l'unanimité des associés ou, à défaut, par
ordonnance du président du tribunal de commerce statuant sur requête d'un
associé ou du gérant.
La responsabilité pendant cinq ans de la valeur attribuée aux apports lorsque
celle-ci est différente de celle proposée par le commissaire aux apports ne s'appli­
que, lors d'une augmentation de capital, qu'aux gérants et aux personnes ayant
souscrit à cette augmentation.
En l'espèce, le ou les co-gérants soumettront le projet d'agrément de la SARL Ber­
thet en AGE. L'apport en nature (matériel estimé à 100 000 euros) devra être éva­
lué par un commissaire aux apports. L'agrément nécessitera le vote d'au moins
trois associés représentant 1 7 500 parts sociales.
L'augmentation du capital sera décidée par des associés représentant au moins
23 334 parts sociales.

4. Les contrats relatifs à ces achats doivent-ils suivre


une procédure particulière ?
Niveau 2 1 ,50 point/20 15 min
• •

Remarques
Cette question s'inscrit chronologiquement à la suite de la précédente. En effet, la
SARL Berthet est devenue cinquième associé de la SARL Chronos.
Les deux sociétés concluent des contrats de vente portant sur des mouvements
d'horlogerie et pièces d'horlogerie, objet de l'activité de la SARL Chronos.
Il est pertinent, vu la qualité des parties au contrat, de s'interroger sur le « risque de
conflit d'intérêt » dans ce genre de transaction et, donc, de suivre la procédure des
conventions réglementées. Néanmoins, rien n'indique que l'associé Berthet tire un
N
avantage particulier des opérations conclues avec Chronos d'autant que lesdites


opérations concernent l'objet social (voir article 3 des statuts). On pourrait abandonner
le parti de la convention réglementée pour adopter celui d'une convention libre.
N
a. Le (la) candidat(e) veillera à justifier sa position en donnant les arguments utiles.

t
·�

� 14
CJ

1
ANNALES DCG 2 - SARL Chronos -
• Le régime des conventions réglementées
Les conventions intervenues directement ou par personne interposée entre la
société et l'un de ses gérants ou associés doivent, en principe, être soumises au
contrôle des associés.
Le contrôle est effectué a posteriori par la collectivité des associés sur rapport préa­
lable du gérant ou, s'il en existe un, du commissaire aux comptes. L'associé inté­
ressé ne prend pas part au vote.
Par exception, les conventions portant sur des opérations « courantes et conclues à
des conditions normales » ne sont pas soumises à contrôle.
En l'espèce, les opérations relèvent de l'objet statutaire de la SARL Chronos. Si
elles ont été conclues selon des conditions normales, on peut aller sur les conven­
tions libres. Si cela n'est pas le cas, on suivra la procédure des conventions régle­
mentées.
Autonotation et calcul du temps consacré
NOTATION DURÉE

QUESTIONS Valeur
Votre Temps Votre
de la q uestion
évaluation moyen temps
(nombre de points)
Question 1 1 ,2 5 1 0 min
Question 2 0, 7 5 5 min
Question 3 2 1 5 min
Question 4 1 ,5 1 5 min

Deuxième partie

.�
"'O ;Qi
0
c
:J
"O
c::::> 1. La société est-elle engagée par ces actes ?
�Ill
0 <I>
lil <I>
'<I> Niveau 2 • 1,75 point/20 • 15 min
.-t .!!?
0 0
N '5 Remarques
.......
"'
@ c:
La deuxième partie met en scène le nouveau gérant, David Herb. Ce dernier accomplit
..c c:0
Ol 0c: des opérations de gestion qui inquiètent d'autres associés et notamment son père, co­
·;:::: '.;::;
V
gérant.
>- "O :::>
a. 0
0 o. Les d ifférentes questions sont liées les unes aux autres ; elles cernent des d ispositifs
u �
�:::> légaux visant à protéger les intérêts de la personne morale.
1-0 La première question se réfère à deux opérations conclues par David : l'acquisition
1
"O0 d'un matériel pour la société d'une valeur de 21 ooo euros et le recrutement d'un
c::::> •
0 salarié. Le (la) candidat(e) est invité(e) à délimiter les pouvoirs du dirigeant. Ceux-ci
<9 N

15

CJ

1
-ANNALES DCG 2 - SARL Chronos

sont censés entrer dans l'objet social et rester conformes aux éventuelles clauses
statutaires limitant les pouvoirs du gérant.
L'embauche d'un salarié est un acte d'administration classique. L'énoncé ne propose
pas d'informations permettant de discuter la pertinence de cette embauche. Par
contre, il existe une clause statutaire (article 11) soumettant tout contrat d'un montant
supérieur à 20 ooo euros à accord préalable des associés.

• Les pouvoirs du gérant dans l'ordre externe


À l'égard des tiers, le gérant est le représentant légal de la société. Il est « investi des
pouvoirs les plus étendus pour agir en toute circonstance au nom de la société ». Il
doit agir dans l'intérêt social.
Toute clause statutaire limitant ses pouvoirs est inopposable aux tiers.
La société est engagée même si les actes accomplis par le gérant n'entrent pas dans
l'objet social, « à moins qu'elle ne prouve que le tiers savait que l'acte dépassait cet
objet ou qu'il ne pouvait l'ignorer, compte tenu des circonstances ».
En Pespèce, l'embauche relève de l'activité normale de l'entreprise, en particulier
si un tel recrutement répond à ses besoins. La société est engagée par la conclusion
de ce contrat de travail.
L'achat du matériel pour 2 1 000 euros excède le montant statutaire de 20 000 euros.
De la même façon, la SARL est engagée.

2. En tant que co-gérant, Michel Herb peut-il s'opposer


aux actes passés par David Herb ?
Niveau 2 • 0,75 point/20 • 5 min
Remarques
L'organisation de la gérance collégiale peut ou non avoir été prévue statutairement.
Ici, il est vraisemblable qu'elle ne l'a pas été. Chaque gérant détient séparément tous
les pouvoirs pour agir mais peut s'opposer à l'acte d u co-gérant avant que celui-ci ne
soit conclu.
Le co-gérant qui s'oppose doit manifester explicitement son opposition au tiers
contractants.
N
• Opposition du gérant aux actes accomplis par un co-gérant


N
Lorsqu'il existe plusieurs gérants et que les statuts n'ont pas déterminé leurs fonc­
tions respectives ni précisé qu'ils doivent agir conjointement, chacun peut agir
a.

t
séparément, sauf le droit pour les autres de s'opposer à toute opération non
·� encore conclue.

� 16
CJ

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ANNALES DCG 2 - SARL Chronos -
L'opposition peut être faite sous une forme quelconque pourvu qu'elle soit nette­
ment affirmée au tiers concerné (exemple : exploit d'huissier, lettre ou même
déclaration devant témoins).
En l'espèce, il y a pluralité de gérants. Michel Herb peut s'opposer aux actes
accomplis par David Herb avant la conclusion de ceux-ci.

3. Les associés, Chloé et Lois Battle, s'interrogent


sur les actes passés par David Herb. Quelle action
peuvent-ils engager si la société subit un préjudice ?
Niveau 3 • 2,25 points/20 • 20 min
Remarques
Certains des associés s'interrogent sur les opérations conclues par David Herb. I ls se
demandent quelle action engager en cas de préjudice social. Il s'agit, ici, de traiter
l'engagement de la responsabilité du (ou des) gérant(s) lorsque son comportement
(fait générateur) a causé un dommage à la personne morale (préjudice). I l est entendu
qu'il y a un lien de cause à effet entre le fait générateur et le préjudice.
Les gérants sont responsables individuellement ou solidairement, selon le cas, envers
la société ou envers les tiers :
- des infractions aux lois et règlements applicables aux SARL ;
- des violations des statuts ;
- des fautes commises dans leur gestion.
Lorsque la faute d'un d irigeant cause un préjudice à la société, l'action en réparation de
ce préjudice (dite action sociale) peut être engagée par la société elle-même, par
l'intermédiaire de ses représentants légaux (action sociale ut univers{), ou par un
associé ou un groupe d'associés représentant au moins 10 % des parts sociales
(exercice de l'action sociale ut singull).
Le recours aux expressions latines n'est pas obligatoire : i l suffit d'expliciter très
clairement les options.
.� La réponse est assez longue. Les différents éléments doivent être organisés de façon
"'O ;Qi
"O
0 c::::> structurée.
c
:J �
Ill

0 <I>
lil <I>
'<I> L'exercice de l'action sociale en responsabilité
.-t .!!?
0 0 La responsabilité du gérant de SARL est engagée lorsque trois éléments cumulatifs
N '5
.......
"'
@ c: sont vérifiés : le fait générateur, le préjudice et le lien de causalité.
..c c:0
Ol 0c: Le fait générateur peut être un manquement aux dispositions légales et règlemen­
·;:::: '.;::;
V
>-
a. "O:::>
0
taires, une violation des statuts ou encore une faute de gestion.
0 o.
u �
�:::> Lorsqu'il s'agit d'un préjudice social, l'action sociale doit être suivie. Il s'agit d'une
0
1- action menée au nom et pour le compte de la personne morale.
1
"O0
c::::> •
0
<9 N

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CJ

1
-ANNALES DCG 2 - SARL Chronos

Elle peut être engagée par le représentant légal (action sociale ut universi) ou par
un associé ou par plusieurs associés à condition de représenter au moins 1 0 % des
parts sociales (action sociale ut singuli).
Au cas considéré, si les conditions d'engagement de la responsabilité civile de
David Herb sont réunies, Michel Herb, co-gérant, peut engager l'action sociale ut
umvers1.
Les associés, Chloé et Lois, peuvent, de leur côté, soit individuellement, soit en se
groupant, intenter l'action sociale ut singuli : ils détiennent à eux deux 50,29 % du
capital social.

4. Chloé et Lois Battle peuvent-ils révoquer David Herb ?


Niveau 2 • 1 ,75 point/20 • 15 min
Remarques
Cette question porte sur l'un des cas de cessation des fonctions du gérant : la
révocation. Le(la) candidat(e) doit énoncer les conditions de révocation du gérant de
SARL, ici, David Herb.
La décision de révoquer appartient aux associés. Le (la) candidat(e) doit préciser les
conditions d'adoption de la décision.
Si elle n'est pas inscrite à l'ordre du jour, il se peut qu'elle soit prononcée au cours
d'une assemblée quelconque à la suite d'incidents graves et im prévus (« incidents de
séance »).
Si la révocation est régulière mais dénuée de juste motif, le gérant révoqué est fondé à
réclamer des dommages et intérêts. I l en est d'ailleurs de même si la révocation a été
prononcée abusivement ou dans des circonstances injurieuses ou vexatoires.
En outre, le gérant est révocable par les tribunaux pour cause légitime, à la demande
de tout associé.
La réponse attendue doit être concise.

• les conditions de révocation du gérant de SARL


Le gérant peut être révoqué par décision des associés représentant plus de la moi­
tié des parts sociales sur première consultation, à moins que les statuts prévoient
une majorité plus forte. Une seconde consultation peut être nécessaire à la majo­
N rité des votes émis.


N
Si la révocation est décidée sans juste motif, elle peut donner lieu à l'allocation de
dommages et intérêts. Il en va de même si la révocation a lieu dans des conditions
a.
injurieuses ou vexatoires.
t
·� En outre, le gérant est révocable par les tribunaux pour cause légitime à la
� demande de tout associé.

� 18
CJ

1
ANNALES DCG 2 - SARL Chronos -
En l'espèce, Chloé et Lois représentant 50,29 % des parts sociales, ils peuvent
révoquer David Herb. Ce dernier a violé une clause statutaire ce qui constitue un
juste motif. Aucun dommages et intérêts ne seront versés.

5. La SARL Chronos peut-elle se porter caution ?


Niveau 3 • 1 ,5 point/20 • 10 min
Remarque
Le régime des conventions a été exploré dans la première partie (réglementée/li bre). Le
(la) candidat(e) est confrontée à la convention interdite. En effet, c'est bien le gérant
(David Herb) qui, pour des affaires personnelles, obtient un financement bancaire pour
lequel on se demande si la SARL peut se porter caution. Il n'y a aucun doute sur le fait
qu'il s'agit d'une convention interdite.
Le(la) candidat(e) définira la convention interdite et en indiq uera la conséquence
première (nullité de la convention).

• les conventions interdites


Il est interdit aux gérants ou associés de contracter, sous quelque forme que ce
soit, des emprunts auprès de la société, de se faire consentir par elle un découvert,
en compte courant ou autrement, ainsi que de faire cautionner ou avaliser par elle
leurs engagements envers des tiers.
Cette interdiction s'applique également aux représentants légaux des personnes
morales associées, aux conjoint, ascendants et descendants des gérants, des asso­
ciés ou des représentants légaux des personnes morales associées, ainsi qu'à toute
personne interposée.
En revanche, l'interdiction est écartée si l'associé est une personne morale. De
même, si la société exploite un établissement financier, l'interdiction ne s'applique
pas aux opérations courantes de ce commerce conclues à des conditions normales.

.� Autonotation et calcul du temps consacré


"'O ;Qi
"O
0 c::::>
c
:J NOTATION DURÉE
�Ill
0 <I>
lil <I>
'<I> QUESTIONS Valeur
.-t .!!? Votre Temps Votre
0 0 de la question
N '5 évaluation moyen temps
.......
"' (nombre de points)
@ c:

..c c:0 Question 1 1 ,75 1 5 min


Ol 0c:
·;:::: '.;::;
V
>- "O :::> Question 2 0, 7 5 5 min
a. 0
0 o.
u � Question 3 2,25 20 min
�:::>
0 Question 4 1 ,75 1 5 min
1-
1
"O0 Question 5 1 ,5 1 0 min
c::::> •
0
<9 N

19

CJ

1
-ANNALES DCG 2 - SARL Chronos

Troisième partie

Quelles sont les infractions commises en l'espèce ?


Niveau • 2,5 points/20 20 min

Remarques
Le droit pénal est souvent un exercice délicat pour le(la) cand idat(e). Les infractions à
qualifier dans l'énoncé sont aisées à repérer : abus de biens sociaux et recel d'abus de
biens sociaux.
Le(la) candidat(e) doit obligatoirement nommer l'infraction. Puis, chacune doit être
déclinée selon les trois éléments classiques : légal, matériel, moral. Forcément, i l faut
vérifier ces différents éléments dans le cas considéré.

• L'abus de biens sociaux - le recel d'abus de biens sociaux


L ' abus de biens sociaux
L'abus de biens sociaux est un délit qui peut être commis par les dirigeants de
droit ou de fait de certaines personnes morales dont la SARL.
• Élément légal : délit défini et sanctionné par le code de commerce.
• Élément matériel : l'infraction consiste, pour le dirigeant d'une SARL, à faire :
un usage des biens ou du crédit de la société ;
contraire à l'intérêt de la société ;
dans son intérêt personnel ou pour favoriser une autre entreprise ou une
société dans laquelle le dirigeant est intéressé directement ou indirectement.
• Élément moral : infraction intentionnelle. La mauvaise foi du dirigeant est exi­
gée. Le dirigeant doit avoir conscience que son comportement est contraire à
l'intérêt de la société.
Le recel d' abus de biens sociaux
Le délit de recel est constitué lorsque les éléments ci-dessous sont réunis.
• Elément légal : délit défini et sanctionné par le code pénal.
N • Elément matériel : l'infraction correspond à la dissimulation, la détention, la
• transmission, l'intermédiation d'une chose en sachant qu'elle provient d'un délit

N
ou d'un crime. Il faut y ajouter le recel-profit : le fait de profiter (de bénéficier) par
a. tout moyen du produit d'un crime ou d'un délit.
t
·�
• Elément moral : l'auteur de l'infraction agit intentionnellement. Le receleur doit
avoir connaissance de l'origine frauduleuse de la chose recelée.


CJ 20

1
ANNALES DCG 2 - SARL Chronos -
En Pespèce, David Herb, gérant de la SARL, a délibérément tiré sur le compte de
la société un chèque afin de régler des dépenses personnelles. Le gérant a rému­
néré l'architecte qui a effectué des prestations pour sa résidence privée. L'abus de
biens sociaux est constitué.
Quant à l'architecte, on relève qu'il bénéficie du produit de cette infraction en
encaissant le chèque. Reste à savoir s'il le fait en connaissance de cause. A-t-il con­
naissance de la provenance de la somme ? Cela reste à prouver pour que le délit de
recel d'abus de biens sociaux soit effectivement consommé.
Autonotation et calcul du temps consacré
NOTATION DURÉE

QUESTION Valeur
Votre Temps Votre
de la question
évaluation moyen temps
(nombre de points)
Question 2,5 20 min

DOSSIER 2
ÉTUDE D'UN DOCUMENT
Remarques
L'arrêt de la Cour de cassation (arrêt de rejet - chambre commerciale, 9 juillet 2013) se
réfère au point d u programme de DCG relatif aux clauses statutaires des SAS.
C'est l'opportunité de revenir sur cette forme juridique, contractuelle, en revoyant les
différentes clauses statutaires.
Attention : ne pas confondre cession et exclusion.
Le problème posé s'appuie sur le rôle du juge du fond. Quelle est la marge de
manœuvre du juge du fond lorsqu'i l constate une disposition des statuts contraire à
.�
"'O ;Qi l'ordre public ? Peut-il se substituer aux organes sociaux ou exercer un contrôle pur ?
0 "O
c c::::>
:J �
0 Ill
<I>
lil <I>
'<I>
.-t
0
N
.!!?
0 1. Quel est le problème juridique posé par cet arrêt ?
'5
.......
"'
@ c: Niveau 3 • 1 point/20
..c c:0
Ol 0c:
·;:::: '.;::;
V
:::>
Un juge du fond peut-il se substituer aux organes sociaux pour modifier une dis­
>- "O
a. 0 position statutaire contraire à l'ordre public ?
0 o.
u �
�:::>
1-0
1
"O0
c::::> •
0
<9 N

21

CJ

1
-ANNALES DCG 2 - SARL Chronos

2. La décision d'exclusion d'un associé de SAS en vertu


d'une clause statutaire peut-elle faire l'objet
d'un contrôle par le juge ?
Niveau 3 3 points/20

Remarque
La lecture de l'arrêt permet, en principe, de prendre appui afin de répondre à la
question posée.
Il s'agit de bien poser la question (1) et de comprendre la teneur de l'arrêt en le lisant
de façon très active et concentrée.
On se demande si une clause d'exclusion d'un associé insérée dans les statuts d'une
SAS peut être réformée par le juge d u fond et si, par là-même, celui-ci peut se
substituer aux organes sociaux. La réponse est négative. Le juge contrôle mais ne se
substitue pas.
La validité d'une clause statutaire peut être soumise au contrôle du juge du fond.
Les statuts d'une SAS peuvent contenir une clause d'exclusion. Cette clause expli­
cite les causes d'exclusion (elles doivent être objectives). Elle doit désigner l'organe
compétent pour décider de l'exclusion ainsi que les modalités de celle-ci. L'une
d'entre elles concernent les modalités de remboursement des droits sociaux.
Insérer une telle clause dans les statuts ou la modifier relève d'une décision una­
nime des associés à peine de nullité.
Autonotation et calcul du temps consacré
NOTATION DURÉE

QUESTIONS Valeur
Votre Votre
de
Temps
la question
évaluation moyen temps
(nombre de points)
Dossier 2 20 min
Question 1 : problème juridique 1
Question 2 : contrôle par le juge 3

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Annales DCG 2

Sart I d éal Maison

PRÉSENTATION DU SUJET
Dossier 1 - Étude de situations pratiques
Première partie
• Assemblée générale ord i n a i re ann uelle (AGOA) dans une SAR L : date de
réunion au plus tard
• AGOA : modal ités et délai de convocation des associés
• Affectation du résultat : conditions de majorité
Deuxième partie
• Société par actions simpl ifiée (SAS) : prééminence du contrat de société
• Clause d'inaliénabilité : conditions de validité - conséquence de la violation
de cette clause
• Conditions de désignation d'un commissaire aux comptes dans une SAS
• Incompatibil ités liées à l'exercice de la profession de CAC
THÈMES Troisième partie
TRAITÉS • SA à d i rection dissociée : conditions de nomi nation du directeur général
• SARL : règle de cu mul des ma ndats sociaux
"'O • SA : durée du mandat - dém ission d'un admi nistrateur
0
c
:J • SA : règles de cooptation
0
lil Dossier 2 - Commentaire de documents
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N Première partie Escroquerie : éléments constitutifs
@ Ju ridiction compétente en matière d'escroquerie an
....... .......
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Deuxième partie 0
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a. • Problème juridique : arrêt Cour de cassation - Reprise des actes accomplis N
u
0 dans le cadre d'une société en formation +-
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• Solution de la cour d'appel ·�
• Solution de la Cour de cassation
• Effet de l'accomplissement rég ulier d'une formalité de reprise.

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23

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- ANNALES DCG2 - Sari Idéal Maison

L'orig inalité du sujet repose sur le questionnement portant sur trois formes
juridiques dans l'étude de situations pratiques. Le{la) candidat(e) passe, en
effet, de la SARL à la SAS puis à la SA I l y a donc une rupture avec l'alternance
des dernières sessions entre SA et SARL.
Cela confirme l'obligation du (de la) candidat(e), d'une part, à ne pas faire
d'im passe et, d'a utre part, à s'entraîner tout au long de l'année, à vérifier
l'acquisition des connaissances fonda mentales et à les ada pter aux situations
proposées.
• Les questions posées dans le dossier 1 font référence à des règles juridiques
de base, incontourna bles.
La première partie du dossier 1 se compose de trois questions dont l'axe
principal est celui de l'assemblée générale ordinaire annuelle. Successivement,
le(la) candidat(e) doit préciser le délai légal au plus tard pour a pprouver les
comptes ann uels d'une SARL (mais cela vaut pour toutes les formes juridiques
des sociétés jou issant de la personnalité juridique). Puis, le(la) candidat(e) doit
indiquer les modalités et le délai selon lesquels les associés sont convoqués.
Enfin, sont attendues les conditions de majorité de l'AGO {SARL). Ces trois
questions appellent une brève appl ication au cas considéré.
La deuxième partie du dossier 1 propose quatre q uestions qui se situent dans le
cadre d'une SAS. La première question est inhabituelle puisque le(la)
candidat(e)doit justifier le choix de la transformation de la SARL en SAS. La
gérante de la SARL suggère la souplesse de structure de la SAS ; le(la)
PRÉSENTATION candidat(e) doit (brièvement) le justifier. La deuxième question concerne les
DU SUJET conditions de validité de la clause d'inaliéna bilité lorsque celle-ci est introduite
dans les statuts d'une SAS ; l'effet de la violation de cette clause est à indiquer.
Les cas de désignation obligatoire d'un comm issa i re aux comptes font l'objet de
la troisième question. La précision s'impose puisque les seuils sont à énoncer ;
l'énoncé ne propose pas le total d u bilan : le(la) candidat(e) envisagera u n
montant supérieur à 1 m i l l ion d'euros o u inférieur à 1 million d'euros afin
d'appliquer au cas considéré. La quatrième question est concentrée sur la
nomination du CAC et notamment sur les incompatibilités.
La troisième partie du dossier 1 se réfère à la SA Les questions successives ne
sont pas complexes mais tendent à faire réfléch ir. I l est essentiel d'appliquer à
-0 l'issue de chacune d'elles. Dans la question 7 , i l est fait état d'une formule
0
c dissociée { PCA et DG). Le{la) candidat(e) énoncera les conditions requises pour
:J
0 être désigné en qual ité de d i recteur général. Puis, dans la question 2, une brève
l.J)
.-t réponse est attendue concernant le cu mul des mandats sociaux ; or, l'énoncé
0
N glisse à nouveau de la SA à la SARL afin d'inviter le(la) candidat(e) à i ndiquer
IB s'i l existe une règle d u cumul des mandats sociaux dans une SARL. La troisième

N
question interroge sur la du rée d u mandat d'un admi nistrateur et aussi sur la
possibi lité pour un administrateur de démissionner. Enfin, la quatrième question
a.
pose le problème d u départ potentiel (démission) d'un administrateur et de sa
t
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répercussion sur le nombre d'ad ministrateurs restants au sein du conseil
d'admin istration. L'ensemble de la réglementation appl icable à la cooptation
� (obligatoire/facultative voire i nterdite) doit être présenté. On relève que cette
--������--� � -
• réponse est très proche de la q uestion de cours pure et simple .
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ANNALES DCG 2 - Sari Idéal Maison -
- La session 20 1 5 écarte la question de cours et valorise fo rtement le premier dossier
( 1 3,5 points).
• Le second dossier (6,5 poi nts) aborde dans une première partie la matière
pénale. Un court article du Monde fa it état d'une escroquerie dont l'entreprise
PRÉSENTATION
Michelin a été la victime. Le(la) candidat(e) est invité(e) à indiquer les éléments de
DU SUJET
l'escroquerie et à nommer la ju ridiction compétente en la matière. La seconde
partie est plus classique. Il s'agit d'un arrêt de la Cour de cassation. Le thème
d'étude est celui des modal ités de reprise des actes accomplis au cours de la période
de formation.
PAR OÙ Les dossiers sont indépenda nts.
COMMENCER ? Le(la) candidat(e) veil lera à traiter la totalité des questions.

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-ANNALES DCG2 - Sari Idéal Maison

ÉNONCÉ DU SUJET

E SIO 20 15

DROIT DES SOCIÉTÉS


Durée de l 'épreuve : 3 heure coefficient : 1
Documeni autorio;é :
A cu n doc
u ument personnel ni aucun matéri el ne ont autorisés.
En conséquence. tout usage d'une calculatrice ou d0un co<lc cst I rTERDIT et con,titucr.iit une fmudc.

Document remis au candidat :


Le sujet comporte 6 pages numérotées de 1/6 à 6/6

Il vou. est demandé de vérifier que le ujet e.t complet dès .a mi.e à votre di. po ition.

Le sujet se présente sous la fonne de 2 dossiers indépendants

Page de garde. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . page 1

DO lER 1 - ETUDE DE lTUATlO S PRATIQUE ( 13,5 points)


Pre1nière partie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . page 3
. . . . . . . . . . .

D u e x ième partie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. page 4


Troi. ième partie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . page. 4 et 5

DO IER 2 - COMMENTAIRE DE DOC MENTS (6,5 point )


Première part ie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . page 5
Deuxiè1ne partie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . page 6

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0 Si le texte du ujet, de es question ou de annexes vous conduit à formuler une ou
c
:J plusieurs hypothll. e , il vou est demandé de la (ou les) mentionner explicitement dans votre
0
lil copie.
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IB I l vous est demandé d'apporter un soin particulier à la présentation de votre copie ain i qu'à


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l'expression el l 'orthographe.

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ANNALES DCG 2 - Sari Idéal Maison -

UJET

bOSSI ER 1 - ETUDE DE SITUATIO S PRA TI UES

« I D ÉA L MAISO » c. t une . ociété à rc pon. abilité limitée (S.A.R.L.), créée le 6 octobre 1 988.
Selon le tatut , elle a pour objet de réali er « toute activité de vente, réali ation et rénovation de
mai on i ndividuelle., de commcrciali. ation et in lallation de pi. cinc cl de promotion
i mmobilière ». Implantée dan le Sud Oue t de la France, elle a acqui au fil du temp une bonne
notoriété, liée notamment à la qualité de .e. réali. ation . .

Au 3 1 décembre 2014, on chiffre d'affaire HT 'élevait à 2 986 878 . À la même date, elle avait
quatre alarié . Depui 2010, elle e t gérée par Odile Girard qui a uccédé à on père, Michel
Girard.

Répartition du capital de 8 1 60 € au 3 1 décembre 20 1 4

Associés Parts sociales


Odile Girard 300
Michel Girard 400
Kamel Boutedja 1 50
Yves Debord 1 50

Le tatuts ne comportent aucune clau e dérogatoire.

L'exercice . ocial coïncide avec l ' année civile.

Première partie

Le 1 4 avril 20 1 5, la gérante a réuni le. ru. ocié en ru emblée générale pour l'approbation de
compte. de l'exercice écoulé.

Travail à faire

.� 1. Cette assemblée générale a-t-elle été réunie dans les délai impartis par la loi?
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c 2. Comment et quand Odile Girard a-t-elle dû convoquer les associés de la A RL
:J
« IDÉAL MA I O N » à cette a

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<I> emblée générale ?
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.-t .!!?
0 0
N '5 3. La propo ition d'affectation du résultat, présentée par Odile G i rard, a-t-elle pu être
.......
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@ c: adoptée malgré les euls votes défavorables de Kamel Boutedja et Yves Debord ? Ln
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- ANNALES DCG2 - Sari Idéal Maison

Deuxième partie

Odile Girard envi. age de cran. former la S.A.R.L. « IDÉA L MA ISON » en ociécé par action
implifiée (S.A.S.) pour « profiter de la ouples e juridique offerte par cette structure ».
Cependant, bien qu i l . ' agis. e d'une . ociété par action. , elle .ouhaiterait pouvoir contrôler la
'

ortie éventuelle d'un actionnaire. Elle envi age d'introduire dan le tatut une clau e
d' i nal iénabi 1 ité.
Travail à fai re

1 . Que pen ez-vous de l'affirmation d'Odile Girard selon laquelle la SAS est une
structure ouple ?

2. Quelles ont les condition de validité d'une clau e d'inaliénabilité ? Quelle est la
conséquence de la violation de cette clause ?

3. ne foi la .A.R.L. tran formée en A , aura-t-elle l'obligation de se doter d'un


comnùssaire aux compte (CAC) ?

4. Si un CAC est nommé, la fille d'Odile Girard, Agathe, pourrait-elle a urer cette
fonction ?

Troi ième partie

Odile Girard e l, à titre personnel, actionnaire et admini cratrice depui 2005 de la S.A.
« AME AGE », fourni eur d'équipement de la mai.on (carrelage., anitaire , planchers, etc.) et
avec qui elle collabore au traver de e différents chantier .

Le mandat d'admini tratrice d'Odile Girard court ju qu'en mai 20 1 7 mai elle ouhaite y mettre
un terme, compte tenu de . a charge de travail au . ein de la S.A.R.L. « I DÉ AL MA ISO ».

La SA e t dirigée par Marc Benoit, Pré ident et Directeur Général. Le con eil d'admini tration e t
tatutairement compo é de 4 membre . Marc Benoit, âgé de 65 an , envi age de ne plu occuper
"'O
0
c que le po. te de Pré. ident du Conseil d'admini. tration. Le poste de Directeur Général pourrait être
0
:J confié à ·on fil , Romain Benoit, lui au i admini trateur et âgé de 38 an . Pour l'in tant Romain
l.J'l Benoit e l co-gérant d'une S.A.R.L. de peinture et . ouhaiterait le rc. ter aprè. . on éventuelle
nomination. Le quatrième admini trateur e t M yria m Benoit.
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0
N
IB Travail à faire


N
1 . Le conseil d'adminjstration a d issocié les fonctions de Président du conseil
a. d'administration ( P.C.A.) et de directeur général (D.G.). Marc Benoit a été nommé

t
·�
P.C.A. À quelles conditions Romain Benoit peut-il être nommé D.G. ?


2. À la uite de cette nomination, Romain Benoit pourra-t-il con erver on mandat de
co-gérant dans la S.A.R.L. de peinture ?

N

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ANNALES DCG 2 - Sari Idéal Maison -

3. Quelle est la durée du mandat d'un administrateur ? Odile G i rard peut-elle


démissionner de on poste ?

4. Quelle conséquence entraînerait la démi ion d'Odile Girard au niveau de la


compo ition du con eil d'admini tration de la .A. « AM E AGE » ? Comment y
remédier ? À cette occasion, vous expo erez l'en emble de la réglementation
applicable à cette ituation.

DOSSIER 2 - COMMENTA IR E DE DOCUl\ilENTS


Première partie

Michelin victime d'une e croquerie de grande ampleur

Michelin s'est fait dérober 1 .6 million d'euro. via une escroquerie reposant . ur de faux ordre. de
virement. Pour ou traire cette omme au numéro 2 du fabricant de pneumatique , un individu
'e t fait pa er pour le directeur financier d'un fourni eur et a affirmé que le paiement de tiné
à sa société devaient dorénavant être versés ur un compte ouvert dans une banque en République
tchèque.

Au téléphone, l'homme a fait preuve d'une a. . urance an. faille. Il a ain. i contacté directement la
per onne en charge du do ier et a affiché une parfaite connai ance de procédure . Le
référence du compte à créditer ont été modifiée. .

.. ]
C'e. t le vrai directeur financier du fourni.. eur qui, ne voyant rien arriver . ur . on compte, a tiré le
ignaJ d'alarme. Depui fin septembre, plu ieurs de e facture n'étaient en effet pas réglée . [ .

http://www.lemonde.fr, Manuel Armand (Clermont-Ferrand, corre pondant) 04/ 1 1120 1 4

Travail à faire
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<I> À partir du document ci-dessus et de vo connaissances :
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N 0 Rappelez les éléments con titutif: de l 'escroquerie.
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c:0 2. Quelle t la juridiction compétente en matière d'escroquerie ? .......
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- ANNALES DCG 2 - Sari Idéal Maison
Deuxjème partie

A l'aide de l'arrêt de la chambre commerciale de la Cour de cas ation du 1 3 décembre 20 1 1 ci­


de ous, vou répondrez aux que tions suivante :

1 - Quel est le problème juridique oulcvé par cet arrêt ?

2- Présentez et expliquez la olution de Ja cour d 'appel.

3- Présentez et justifiez la solution de la Cour de cassation.

4- Quelle est la con équencc de l 'accompli ement régulier de l'une des formalités de
repri e ?

Sur le moyen unique. pris en a deuxième branche :


Vu le. article. L. 2 1 0-6 et R. 2 1 0-5 du code de commerce et l article 6 du décret n° 78-704 du 3
juillet 1 978 ;

Auendu, . elon le premier de ce. texte., que le. per.onne. qui ont agi au nom d'une .ociété en
fom1ation avant qu'elle ait acqui la jouis ance de la per onnalité morale ont tenue olidairement
et i ndéfiniment de. acte. ain. i accompli. , à moin. que la . ociété, aprè. avoir été régul ièrement
constituée et immatriculée, ne reprenne le engagement ·ou crit ; qu'il ré ulte de deux autre
textes que l a reprise de tels engagements ne peut résulter que oit de la ignaturc par les associés
des statuts auxquel. e. t annexé un état de. acte. accomplis pour le compte de la . ociété, . oit d'un

.
mandat donné par le a ocié avant l ' immatriculation de la ociété à l ' un ou plu ieur d'entre eux,
ou au gérant non a . ocié. et déterminant. dan. leur nature ainsi que dans leurs modalité. , le.
engagement. à prendre, ·oit encore, après l'immatriculation, d'une déci ion prise, ·auf clau ·e
contraire des statut!, à la majorité ;

.
Attendu, elon l'arrêt attaqué, que c prévalant d'un bon de commande igné le 1 1 mai 2006 par
M. X ... pour le compte de la . ociété X .. ., antérieurement à on i mmatriculation au regi. tre du
commerce et de ·ociétés, intervenue le 20 juin 2006, la ·ociété Komatsu France (société

.
Komatsu) a assigné celle-ci en paiement d'une . ommc corrc. pondant au prix d'une partie du
matériel d'exploitation fore tière vi é par le bon de commande ; que la ociété X .. a conte. té être
débitrice de la ommc réclamée en l'ab cncc de rcpri c régu l ière de cet engagement :

Attendu que pour accueillir la demande de la ociété Komat u, l ' arrêt relient que la ociété X ... n'a
pa. . eulement procédé à une rcpri. c implicite de l'engagement du 1 1 mai 2006 en procédant à un
rembour ement partiel de la tête d'abattage le 22 juin 2006 : qu'il étjOute qu'en effet, cette société a
. ou. cril le 27 juin 2006, po. téricurcmcnt à . on immatriculation au rcgi. trc du commerce et de.
ociétés, un contrat de crédit-bail de tiné à financer le matériel objet de la commande ; qu'il relève
encore que de la ignature de cc econd contrat découle la reprise par la ociété X . . . de
l'engagement du 1 1 mai 2006 envers la . ociété Komatsu, le crédit-bail se rattachant par un lien
néce aire au contrat a surant la fourniture du bien financé :

Attendu qu'en e déterminant ain i, an avoir con talé l'accomplissement régulier de l'une ou
l'autre de formalité. précitée , la cour d'appel n ' a pas donné de ba. e légale à a déci ion ;
PAR CES MOTfFS, et . an. qu'il y ait lieu de . talUer . ur le. autre. griefs :
CASSE ET A NULE( . . . ) .

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1
ANNALES DCG 2 - Sari Idéal Maison -

CORRIGÉ COMMENTÉ

DOSSIER 1
ÉTU DE DE SITUATIONS PRATIQUES

Première partie

1. L'assemblée générale a-t-elle été réunie


dans les délais impartis par la loi ?
Niveau 1 • 0,5 point/20 • 5 minutes
Remarque
Il s'agit d'un principe fondamental se référant tant au droit des sociétés qu'au droit
comptable (il en est de même d'ailleurs des deux questions su ivantes) . Ces points
doivent être parfaitement maîtrisés.
• Rappelons que, préalablement à la tenue de l'AGO, le gérant doit satisfaire à certaines
obligations relatives à l'établissement et à la communication des documents sociaux
sous peine de sanctions (art. L. 223-26 al. 1 et art. L. 241-5, C. corn.).
• Par ailleurs, le gérant peut faire une demande de prolongation du délai pour la tenue de
l'assemblée au président du tribunal de commerce territorialement compétent. Cette
requête doit être adressée dans les six mois de la clôture de l'exercice social.

• L'approbation des comptes annuels


L'assemblée générale ordinaire annuelle (AGOA) d'approbation des comptes doit
être réunie dans les six mois, au plus tard, de la clôture de l' exercice comptable.
L'exercice social d'Idéal Maison coïncide avec l'année civile. L'AGOA devait être
réunie au plus tard le 30 juin 2015. Elle s'est tenue le 14 avril 20 1 5 de sorte que le
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"O délai légal a été respecté.
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.!!? 2. Com ment et quand Odile Girard a-t-elle dû convoquer
N 0
'5 les associés de la SARL Idéal Maison à cette
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assemblée générale ? 0
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1-0 La réponse attendue est concise. :J
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"O0 • Il est utile de rappeler qu'il y a une com munication préalable des documents V)
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0 sociaux nécessai res à l'AG annuelle. En effet, le gérant doit communiq uer, outre les
<9 N

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1
-ANNALES DCG 2 - Sari Idéal Maison

documents sociaux, le texte des projets de résolutions et le rapport du comm issaire


aux comptes (s'il en existe un). Ces documents doivent être envoyés (sauf
l'inventaire) à chaque associé au moins 15 jours avant la date de l'assemblée.
• Si le gérant ne se soumet pas à cette obligation, chaque associé peut demander, en
référé, au président du tribunal de commerce, soit d'adjoindre au dirigeant de
procéder à cette communication sous astreinte, soit de désigner un mandataire
chargé de remplir l'obligation.

• Modalités et délai de convocation des associés à l'AGOA


Le gérant doit envoyer à chaque associé une convocation par lettre recommandée
quinze jours au moins avant la date de la réunion. Généralement, la lettre de
convocation est accompagnée de l' envoi des documents sociaux.

3. La proposition d'affectation du résultat présentée


par Odile Girard a-t-elle pu être adoptée
malgré les seuls votes défavorables
de Kamel Boutedja et Yves Debord ?
Niveau 2 • 1 ,5 point/20 • 15 min
Remarques
Ces différents points sont incontournables et concluent à poser une solution en
l'espèce.
• La réponse attendue doit faire état des conditions de majorité de l'AGO,
compétence en matière d'approbation des comptes et d'affectation du résultat. La
solution doit être évoquée obligatoirement. Le (la) candidat(e) dispose, dans
l'énoncé, de la répartition des parts entre les associés.
• Les conditions de majorité sur première et sur seconde consultation doivent être
indiq uées sachant que les statuts peuvent imposer des conditions de majorité plus
élevées ou encore écarter la possibilité d'une seconde consultation.
• Indiquons que le(la) candidat(e) doit être parfaitement au point quant aux conditions de
quorum et de majorité tant pour l'AGO, dans le cas présent, que pour l'AGE.
• I l faut donc veiller à ce qu'aucun doute ne subsiste quant à la notion de majorité :
au moins la moitié (50 %) n'est pas plus de la moitié (50 % + 1 part).

• Condition de majorité dans le cadre d'une décision ordinaire (AGO)


N
IO
L'approbation des comptes et l'affectation du résultat sont de la compétence de

CS
l'assemblée générale ordinaire.
N Les conditions de majorité sont les suivantes :
a.

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sur première consultation : majorité absolue des parts sociales (la moitié des
:J parts sociales + 1 ) ;
\/) sur seconde consultation : majorité relative des parts sociales sauf si les statuts

N écartent la seconde consultation.

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1
ANNALES DCG 2 - Sari Idéal Maison -
En l'espèce, au sein de la SARL Idéal Maison, il faut donc réunir, sur première
consultation, 50 % + 1 parts sociales soit 501 parts ( 1 000 parts constituent le
capital social). Il n'y a aucune clause dérogatoire dans les statuts.
Kamel Boutedja et Yves Debord s'opposent à la proposition d'affectation du
résultat ; ils comptent à eux deux 300 parts sociales sur 1 000 ce qui n'atteint pas la
moitié des parts sociales plus une. Les deux autres associés Odile et Michel Girard
totalisent 700 parts. La proposition d'affectation du résultat sera adoptée.

Autonotation et calcul du temps consacré

DOSSIER 1 NOTATION DURÉE


Partie 1 Valeur
2, 7 5 points sur 1 0 Votre Temps Votre
de la question
25 min évaluation moyen temps
(nombre de points)
Question 1 0, 50 5 min
Question 2 0, 7 5 5 min
Question 3 1 , 50 1 5 min

Deuxième partie

1. Que pensez-vous de l'affirmation d'Odile Girard


selon laquelle la SAS est une structure souple ?
Niveau 2 • 0,75 point/20 • 10 min
Remarque
La pertinence de la réponse repose sur les principes mêmes q u i caractérisent la
société par actions simplifiée. I l ne s'agit pas de citer les caractéristiques mais de
.� montrer la « souplesse » de la SAS par rapport notamment à la SARL puisque la
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"O
0 c::::>
c préoccupation est celle de la transformation de la SARL en SAS.
:J �
0 Ill
<I>
<I> Les quelques principaux arguments à énoncer viseront donc à conforter l'affirmation
lil '<I>
.-t .!!? d'Odile Girard .
0 0
N '5 I l faut veiller ici, à ne pas être excessif quant aux arguments favorables à la SAS. En
.......
"'
@ c: an
..c c:0 effet, même si les statuts orchestrent assez librement les modalités de .....
Ol 0c: fonctionnement, il faut avoir en tête q u e certaines clauses statutaires ne peuvent être 0
·;:::: '.;::;
>-
a.
V

"O :::> adoptées ou modifiées qu'à l'unanimité (voir question suivante). N


0 0
o. +-

u � Les principes directeurs de la SAS 4'>
�:::> ·�
1-0 La société par actions simplifiée, société de capitaux, présente la particularité d'un :J
1 V)
"O0 fonctionnement relevant, pour une large part, de la volonté de ses membres. On
c::::> •
0 dira que c'est une société qui repose sur un certain intuitu personae contrairement
<9 N

33

CJ

1
-ANNALES DCG 2 Sari Idéal Maison
-

au droit commun des sociétés de capitaux. C'est une société relativement fermée
bien plus contractuelle qu'institutionnelle.
Les membres de la société par actions simplifiée choisissent librement dans les sta­
tuts la nature et les fonctions de leurs organes de direction ainsi que les conditions
et les formes dans lesquelles sont prises les décisions collectives.

2. Quelles sont les conditions de validité d'une clause


d'inaliénabilité ? Quelle est la conséquence
de la violation de cette clause ?
Niveau 2 • 1 ,50 point/20 • 15 min
Remarque
La loi permet aux statuts de réglementer l'admission et le retrait des associés. Ces
clauses sont importantes et ne peuvent être adoptées ou modifiées en cours de vie
sociale qu'avec le consentement unanime des associés. En outre, leur inobservation
est sanctionnée par la nullité de la cession.
La clause d'inaliénabilité, qui a pour effet qu'un associé ne peut céder ses titres
pendant une période, est l'une de ces clauses statutaires.
• Clause d'inaliénabilité : conditions de validité et conséquence
en cas de violation
Les statuts de la société par actions simplifiée peuvent prévoir l'interdiction pour
les associés de céder leurs titres pendant une durée déterminée à la seule condition
que celle-ci n'excède pas dix ans. La durée de dix ans constitue un maximum que
les associés peuvent réduire, de même qu'ils peuvent aménager les conditions
d'application de la clause.
Une telle clause ne peut être modifiée, supprimée ou insérée qu'avec le consente­
ment unanime des associés.
Toute cession effectuée en violation de la clause d'inaliénabilité serait nulle.

3. Une fois la SARL transformée en SAS, aura-t-elle


l'obligation de se doter d'un CAC ?
Niveau 3 • 2 points/20 • 10 min
Remarque
La réponse appelle l'exhaustivité.
• L'énoncé des seuils rendant obligatoire dans une SAS la nomination d'un
commissaire aux comptes doit être exact. Il y a lieu à ne pas les confondre avec les

seuils applicables à la SARL et à la SNC.
• Les différents éléments doivent être ordonnés.
N

� 34
CJ

1
ANNALES DCG 2 - Sari Idéal Maison -
• Enfin, l'énoncé fait état d u montant d u chiffre d'affaires HT au 31 décembre de
l'exercice écoulé ainsi que de l'effectif, soit 4 salariés. Nous ne disposons pas
d'information sur le total bilan. I l faut donc poser les hypothèses permettant de
proposer une réponse logique en l'espèce.

• Désignation d'un CAC dans la SAS


Les associés d'une SAS peuvent nommer un ou plusieurs commissaires aux comp­
tes. Toutefois, si elles sont de petite taille en termes de bilan, de chiffre d'affaires et
de salariés, elles peuvent sous certaines conditions être dispensées d'avoir recours
à un commissaire aux comptes.
En effet, sont tenues de désigner au moins un commissaire aux comptes, les socié­
tés qui dépassent, à la clôture d'un exercice social, deux des seuils suivants :
1 000 000 euros de total du bilan ;
2 000 000 euros de CA HT ;
20 salariés permanents employés au cours de l'exercice.
En outre, la SAS qui contrôle ou est contrôlée par une ou plusieurs sociétés doit
obligatoirement nommer un commissaire aux comptes.
En respèce, la société enregistre un CA HT de 2 986 878 euros et emploie 4 salariés. Le
CA HT est supérieur à 2 000 000 euros et l'effectif est inférieur à 20.
Il y a lieu d'envisager la voie alternative suivante :
soit le total du bilan est > 1 000 000 euros et, dans ce cas, la nomination d'un
CAC est obligatoire ;
soit le total du bilan est < 1 000 000 euros et, dans ce cas, la nomination d'un
CAC n'est pas obligatoire.

4. Si
un CAC est nommé, la fille d'Odile Girard
.�
"'O
0
;Qi
"O pourrait-elle assurer cette fonction ?
c c::::>
:J
0

Ill
<I> Niveau 3 • 1 point/20 • 10 min
lil <I>
'<I>
.-t .!!? Remarque
0 0
N '5
.......
"' La réponse attendue est concise.
@ c: an
c:0 .....
0c:
..c • Elle fait référence à l'un des principes essentiels quant à la profession de
Ol com m issaire aux comptes : l'indépendance de l'auditeur légal à l'égard de l'entité 0
·;:::: '.;::;
>-
a.
V

"O:::> contrôlée. N
0 0
o. +-
u � • Des incom patibilités sont donc posées par le législateur (Code de commerce) et
�:::>
4'>
dans le code de déontologie professionnelle. ·�
0
1- :J
1 • Relations familiales : la mère étant dirigeante de la société, sa fille ne saurait être V)
"O0
c: com m issaire aux comptes.
:::> •
0
<9 N

35

CJ

1
-ANNALES DCG 2 - Sari Idéal Maison

• Exercice de la profession de CAC : incompatibilités


L'exercice de la mission de commissaire aux comptes repose essentiellement sur
l'indépendance de celui-ci à l'égard de l'entité contrôlée. Ainsi, est incompatible
avec l'exercice de la mission de commissaire aux comptes l'existence de lien fami­
lial ou personnel entre la personne occupant une « fonction sensible » au sein
l'entité contrôlée (dont les comptes sont certifiés) et le commissaire aux comptes.
En l'espèce, il y a un lien mère/fille entre Odile qui dirige la personne morale con­
trôlée et Agathe. Cette dernière ne saurait être nommée CAC dans la SAS car cela
anéantirait l'indépendance du CAC.

Autonotation et calcul du temps consacré

DOSSIER 1 NOTATION DURÉE


Partie 2 Valeur
5,25 points sur 1 0 Votre Temps Votre
de la q uestion
45 min évaluation moyen temps
(nombre de points)
Question 1 0, 7 5 1 0 min
Question 2 1 , 50 1 5 min
Question 3 2 1 0 min
Question 4 1 1 0 min

Troisième partie

1. Le conseil d'administration a dissocié les fonctions


de PCA et de DG. Marc Benoit a été nommé PCA.
À quelles conditions Romain Benoit peut-il être
nommé DG ?
Niveau • 2 points/20 • 15 min
Remarque
N Cette question, comme les trois suivantes, relève de connaissances fondamentales
IO des principes j u ridiques de droit des sociétés.

CS
N
• L'énoncé passe d'un questionnement sur la SARL, puis sur la SAS, pour ensuite
interroger sur la société anonyme moniste avec dissociation entre le président­
a.
directeur général (Marc Benoit) et le d i recteur général (Romain Benoit). Le troisième
t
·�
paragraphe de l'énoncé propose des informations factuelles sur le directeu r général.
:J • La question est de nommer les conditions de la désignation d'un directeur général
\/) dans une SA moniste. Le(la) candidat(e) doit donc faire état des différentes conditions :
• personne physique ? capacité juridique ? limite d'âge ? cumul des mandats sociaux ?
N etc. I l n'est pas attendu de développement sur chacun de ces points.


u
CJ 36

1
ANNALES DCG 2 - Sari Idéal Maison -
• Conditions de nomination du directeur général dans une SA
Les conditions de nomination du directeur général d'une SA moniste sont les
suivantes :
il s'agit obligatoirement d'une personne physique, faute de quoi la nomination
est nulle ;
la capacité civile suffit (le directeur général n'est pas un commerçant) ; il ne
doit pas être frappé d'incompatibilités ou encore d'interdiction de gérer ;
la limite d'âge fixée par la loi est de 65 ans ; cependant, les statuts peuvent y
déroger ;
il n'est pas autorisé, en principe, de cumuler plusieurs mandats de directeur
général de sociétés anonymes ayant leur siège social en France ; il existe
toutefois deux exceptions : un second mandat dans une société contrôlée par la
première, ou un second mandat si les deux sociétés ne sont pas côtées ;
le directeur général peut être administrateur ou non ;
le directeur général peut être actionnaire ou non.
La nomination du directeur général est de la compétence du conseil d'administration.
En l'espèce, Romain Benoit est une personne physique, âgée de 38 ans, actionnaire,
administrateur. Aucune incompatibilité ou interdiction de gérer n'est relevée.

2. À la
suite de cette nomination, Romain Benoit
pourra-t-il conserver son mandat de co-gérant
dans la SARL de peinture ?
Niveau • 0,5 point/20 • 5 minutes
.� Remarque
"'O ;Qi
"O
0 c::::>
c La question du cumul des mandats sociaux est délicate car le(la) candidat(e) hésite
:J �
0 Ill
<I> parfois à développer ou non les termes de sa réponse. Prendre le temps de cerner la
lil <I>
'<I>
.-t .!!? question posée est donc essentiel.
0
N 0
'5 • Ici, l'énoncé indique que Romain Benoit détient déjà un mandat social puisqu'il CO·
.......
"'
@ c: gère un magasin de peinture. an
..c c:0 .....
Ol 0c: • La questionposée n'est pas celle de faire état des règles de cumul des mandats 0
·;:::: '.;::;
>-
a.
V

"O :::> sociaux dans la SA mais de dire si, tout en étant DG de la SA, Romain Benoit peut N
0 0
u o. conserver son mandat de gérant dans une SARL. +-
� 4'>
�:::> • Or, les règles de cumul des mandats sociaux ne concernent que les sociétés
·�
1-0 anonymes. Assumer un ou plusieurs autres mandats sociaux dans une ou plusieurs :J
1 V)
"O0 autres structures juridiques n'entre pas en ligne de compte.
c::::> •
0
<9 N

37

CJ

1
-ANNALES DCG 2 - Sari Idéal Maison

• Le cumul des mandats sociaux dans une SARL


Le cumul des mandats sociaux concerne uniquement les mandats exercés dans les
sociétés anonymes (tant dans les principes que dans les exceptions). Il n'existe
aucun texte interdisant ou restreignant le cumul de mandats sociaux dans les
SARL.
En l'espèce, Romain Benoit peut tout à fait conserver son mandat de co-gérant
dans la SARL de peinture et assumer la fonction de directeur général dans la SA.

3. Quelle est la durée du mandat d'un administrateur ?


Odile Girard peut-elle démissionner de son poste ?
Niveau • 1,25 point/20 • 15 min
Remarques
Ces deux questions successivement posées font comme celles qui précèdent partie
des fondamentaux.
• Odile G i rard est administrateur et elle envisage de démissionner. La durée des
fonctions d'ad ministrateu r doit être ind iquée (durée statutaire à défaut d u rée
légale). La cessation de fonction motivée par la démission d u mandataire social est
tout à fait possible.
• La réponse nécessite d'être concise. Il n'est pas demandé de développer, par
exemple, les motifs divers de cessation de fonction.

• Durée légale du mandat d'administrateur


La durée du mandat d'administrateur est fixée dans les statuts dans la limite de six
ans maximum. Il est rééligible.
• Démission d'un administrateur
Un administrateur peut se démettre de ses fonctions. Il n'a pas l'obligation de
motiver sa décision. Néanmoins, la démission ne doit pas être donnée dans
l'intention de nuire, ni à contretemps, sous peine de dommages-intérêts.
En l'espèce, Odile Girard peut démissionner en cours de mandat. Il s'agit d'une
démission volontaire en raison d'une charge de travail lourde au sein de la SARL.
N Il est certainement préférable qu'elle adresse un courrier (LRAR) afin de faire
IO connaître sa décision.
CS
N
a.

t
·�
:J
\/)

N

u
CJ 38

1
ANNALES DCG 2 - Sari Idéal Maison -
4. Quelle conséquence entrainerait la démission
d'Odile Girard au niveau de la com position du conseil
d'administration de la SA Aménage ?
Comment y remédier ? À cette occasion,
vous exposerez l'ensemble de la réglementation
applicable à cette situation
Niveau • 1,75 point/20 • 20 min
Remarque
• Le(la) candidat(e) est guidé(e) sur le mécanisme de la cooptation selon l'une ou
l'autre des hypothèses à envisager. Il faut, ici, énoncer non seulement le principe de
la cooptation mais, à cette occasion, l'ensemble d e l a réglementation applicable. En
d'autres termes, cela s'apparente à une question de cou rs. I l faut ensuite conclure en
l'espèce.

• les règles de la cooptation au sein du conseil d'administration


Au cours de la vie sociale, les administrateurs sont nommés par l'assemblée géné­
rale ordinaire.
Certaines difficultés peuvent surgir lorsque des administrateurs cessent leurs fonc­
tions en raison d'un décès ou d'une démission individuelle ou collective.
Les distinctions suivantes doivent être faites :
- si le nombre des administrateurs devient inférieur au minimum statutaire, sans
être inférieur au minimum légal de trois, le CA doit procéder à des
nominations à titre provisoire en vue de compléter son effectif dans le délai de
trois mois à compter du jour où se produit la vacance : la cooptation est
obligatoire (art. L. 225-24, al. 3, C. corn.) . Elle doit ensuite faire l'objet d'une
ratification par la plus prochaine assemblée générale ordinaire. À défaut de
"'O
.�
;Qi
ratification (hypothèse exceptionnelle) , les délibérations prises et les actes
0 "O
c c::::> accomplis antérieurement par le conseil demeureraient valables ;
:J �
0 Ill
<I>
lil <I>
'<I> si le nombre des administrateurs devient inférieur au minimum légal, la
.-t .!!?
0
N 0 cooptation n'est pas possible et les administrateurs restants doivent convoquer
'5
....... immédiatement l'AGO en vue de compléter l'effectif du conseil ;
"'
@ c: an
..c c:0 .....
Ol 0c: si le nombre des administrateurs est égal ou supérieur au minimum statutaire, 0
·;:::: '.;::;
>-
a.
V

"O :::> la cooptation, soumise à ratification, n'est possible qu'en cas de vacance par N
0 0
u o. décès ou par démission ; cependant, elle n'est pas obligatoire et le conseil +-
� 4'>
�:::> ·�
0 d'administration peut décider d'attendre la prochaine AGO. :J
1-
1 V)
"O0 Toute nomination d'administrateur qui intervient durant la vie sociale est sou­
c::::> •
0 mise aux formalités de publicité traditionnelles.
<9 N

39

CJ

1
-ANNALES DCG 2 - Sari Idéal Maison

En respèce, si Odile Girard démissionne, le nombre d'administrateurs devient


inférieur au minimum statutaire (4) tout en restant conforme au seuil légal (3) : la
cooptation est obligatoire.

Autonotation et calcul de temps consacré

DOSSIER 1 NOTATION DURÉE


Partie 3 Valeur
5,5 points sur 1 0 Votre Temps Votre
de la question
55 min évaluation moyen temps
(nombre de points)
Question 1 2 1 5 min
Question 2 0,5 5 min
Question 3 1 ,25 1 5 min
Question 4 1 ,75 20 m i n

DOSSIER 2
COMMENTAIRE DE DOCUMENTS

Première partie
Michelin, victime d'une escroquerie de grande ampleur

1. Rappelez les éléments constitutifs de l'escroquerie


Niveau • 2 points/20 • 15 min
Remarque
• La matière pénale apparaît dans l'énoncé d'une façon originale. I l ne s'agit pas de la
forme classique d'une mise en situation : un court article du Monde relate
l'escroquerie dont a été victime Michelin.
Partant de cet article, le (la) candidat(e) est interrogé(e) sur les éléments constitutifs
d u délit d'escroq uerie.
• La réponse est classique : les trois éléments constitutifs doivent obligatoirement
être énoncés de façon explicite. L'élément matériel de l'escroquerie doit être précis. I l
N
est rappelé q u e l e numéro de l'article d u code pénal n'a pas à être indiqué. I l est
IO

CS
souhaitable d'indiquer au moins deux des moyens frauduleux.

N • Le délit d'escroquerie : éléments constitutifs


a.

t
·�
L'escroquerie est un délit constitué des éléments suivants :
:J élément légal : l'infraction est définie dans le code pénal ;
\/) élément matériel : il y a escroquerie lorsqu'une personne use d'un faux nom,

N d'une fausse qualité, abuse d'une qualité vraie ou recourt à des manœuvres

u
CJ 40

1
ANNALES DCG 2 - Sari Idéal Maison -
frauduleuses en vue d'obtenir la remise de fonds, de valeurs ou d'un bien
quelconque, la fourniture d'un service ou d'un acte opérant obligation ou
décharge. Il y a tromperie et la victime donne son bien ou son argent
volontairement ;
élément moral : l'auteur a connaissance du caractère frauduleux des moyens
mis en œuvre ; il a conscience de créer un préjudice à autrui. Il y a une
intention frauduleuse.
En l'espèce, l'auteur de l'infraction se fait passer pour le directeur financier d'un
fournisseur : usage d'une fausse qualité ; il se fait remettre des fonds : 1,6 million
d'euros au préjudice de Michelin ; l'auteur agit en connaissance de cause. L'escro­
querie est constituée.

2. Quelle est la juridiction compétente


en matière d'escroquerie ?
Niveau 2 • 0,75 point/20 • 5 minutes
Remarque
Lorsqu'il est question de rechercher la juridiction com pétente, il faut toujours
indiquer la compétence d'attribution et la compétence territoriale.
• En matière de contravention, délit et crime, les juridictions pénales sont
com pétentes. L'escroquerie est un délit ; le tribunal correctionnel est compétent.
• I l s'agit du tribunal du lieu où les faits ont été commis.

• Juridiction compétente en matière d'escroquerie


En matière d'escroquerie, la juridiction compétente est :
quant à la compétence d'attribution : le tribunal correctionnel ;
quant à la compétence territoriale : le tribunal dans le ressort duquel les faits se
sont produits .
.�
"'O ;Qi
"O
0 c::::> Ici, le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand est compétent.
c
:J �
0 Ill
<I>
lil <I>
'<I> Autonotation et calcul du temps consacré
.-t .!!?
0 0
N '5 NOTATION DURÉE
....... DOSSIER 2
"'
@ c: an
..c c:0 Partie 1 .....
Ol 0c: Valeur
·;:::: '.;::; 3,5 po i nts sur 1 0 de la questi on
Votre Temps Votre 0
>-
a.
V

"O :::>
20 min évaluation moyen temps N
0 0 (nombre de points)
u o. +-
� 4'>
�:::> Question 1 2 1 5 min
·�
1-0
Question 2 0, 7 5 5 min
:J
1 V)
"O0
c::::> •
0
<9 N

41

CJ

1
-ANNALES DCG 2 - Sari Idéal Maison

Deuxième partie
Arrêt de cassation 1 3. 1 2.201 1

1. Quel est le problème juridique soulevé par l'arrêt ?


Niveau • 1 point/20 • 10 min
Remarque
Le(la) candidat(e) est invité(e) à analyser l'arrêt de la Cour de cassation, chambre
commerciale, d u 13.12.2011. I l s'agit d'un arrêt de cassation.
• Les questions q u i se succèdent sont classiques et, en particulier, l'énoncé d u
problème de droit posé à l a Cour d e cassation e t auquel répondront les termes de
l'arrêt.
• La formulation du problème juridique est concise. Il s'agit d'une question
synthétisant le problème.

• Problème juridique
Quelles sont les modalités de reprise des actes accomplis au cours de la période de
formation ?

2. Présentez et expliquez la solution de la cour d'appel


Niveau • 1 point/20 • 10 min
Remarque
• Le candidat doit a u préalable « résumer » les arguments retenus par la cour d'appel
puis expliquer la solution retenue par le juge d u fond.
• Il est nécessaire de ne pas « recopier » les termes de l'arrêt mais de reformuler
clairement les points essentiels de l'argumentation.

• Solution de la cour d'appel


La cour d'appel considère que la société X. . . a repris les actes accomplis pendant
sa période de formation en se fondant sur le remboursement partiel d'une dette
contractée au cours de la période de formation ainsi que de la conclusion d'un
contrat de crédit-bail à son nom postérieurement à l'immatriculation.
N La cour d'appel en déduit la possibilité d'une reprise implicite bien qu'aucun des
IO trois mécanismes légaux n'ait été mis en œuvre.
CS
N
a.

t
·�
:J
\/)

N

u
CJ 42

1
ANNALES DCG 2 - Sari Idéal Maison -
3. Présentez et justifiez la solution de la Cour
de cassation
Niveau 3 • 1,25 point/20 • 10 min
Remarque
• La Cour de cassation casse et annule d'arrêt rendu par la cour d'appel.
• Les articles du Code de commerce (« vu les articles L. 210-6 et R. 210- 5 du code de
commerce ... ») sont rappelés dans le premier attendu. La Cour de cassation statue
(renvoi ou cassation) en fonction de l'exacte application des règles de droit.
• On relève qu'il ne saurait exister de reprise implicite (position de la cou r d'appel).
Au contraire, les modalités de reprise des actes, relevant de la loi et du règlement,
doivent être suivies.
• La réponse attendue énonce les trois modalités de reprise des actes accomplis au
cou rs de la période de formation.

• Solution de la Cour de cassation


La Cour de cassation casse et annule l'arrêt de la cour d'appel.
La reprise d'un acte accompli au cours de la période de formation, c'est-à-dire
avant l'immatriculation au RCS, ne peut jamais être implicite.
Les modalités de reprise légales et réglementaires doivent être suivies à savoir :
la reprise fondée sur un état des actes accomplis au nom de la société en
formation annexé aux statuts lors de la signature de ceux-ci par les associés ;
la reprise fondée sur le mandat : lors de la signature des statuts, les associés
connaissent certains des actes qu'il est nécessaire de conclure au nom et pour le
compte de la société non encore immatriculée. Ils peuvent donner un mandat
spécial à une personne déterminée ;
la reprise fondée sur la ratification ultérieure : la société, une fois immatriculée,
peut reprendre à son compte les engagements souscrits par ceux qui ont agi en
.�
"'O
0
;Qi
"O son nom (aucun des deux procédés ci-dessus n'a été appliqué). Cette reprise est
c c::::>
:J �
Ill
décidée par la collectivité des associés statuant à la majorité (les statuts peuvent
0 <I>
lil <I>
'<I> prévoir une majorité qualifiée ou l'unanimité) .
.-t .!!?
0 0
N '5
.......
"'
@ an
..c
c:
c:0 4. Quelle est la conséquence de l'accom plissement .....
Ol 0c: 0
·;::::
>-
'.;::;
V
:::> régulier de l'une des formalités de reprise ? N
a. "O0
0 o. Niveau • 0,5 point/20 • 0,5 min +-
u �
�:::>
4'>
Remarque ·�
1-0 :J
1 La dernière question est conclusive. I l s'agit, après avoir énoncé les modalités de V)
"O0
c::::> reprise, d'ind iquer quelle en est la conséquence. L'effet rétroactif est essentiel •
0
<9 N

43

CJ

1
-ANNALES DCG 2 - Sari Idéal Maison

puisque, si les modalités ont été menées régulièrement, les actes accomplis sont
censés être conclus dès l'origine par la personne morale.

• Effet de l'accomplissement régulier d'une formalité de reprise des actes


accomplis au cours de la période de formation.
Lorsque les modalités de reprise sont mises en œuvre, les actes et les engagements
sont réputés avoir été souscrits dès l'origine par la société.
Puisque l'engagement a été repris par la société, les personnes qui ont agi au nom
de la société sont déliées de tout engagement à l'égard des tiers.
Autonotation et calcul du temps consacré

DOSSIER 2 NOTATION DURÉE


Partie 2 Valeur
3, 75 points sur 1 0 de l a question
Votre Temps Votre
35 min évaluation moyen temps
(nombre de points)
Question 1 1 10 min

Question 2 1 10 min

Question 3 1 ,25 1 0 min

Question 4 0,5 5 min

N
IO

CS
N
a.

t
·�
:J
\/)

N

u
CJ 44

1
PARTIE

20 1 4

201 5
Annales DCG 4

Bome u b le, Bens port


et H armony

PRÉSENTATION DU SUJET

La taxe sur la valeur ajoutée


• Champ d'application

• La lVA déductible

• La lVA collectée

• Paiement de la lVA

L'imposition des résultats dans le cadre des sociétés soumises à l'impôt sur les
sociétés
• Détermi nation et déclaration d u résultat fiscal

TH È MES L'imposition du revenu des particuliers


TRAITÉS • Traitements et salai res

• Revenus fonciers

• Plus-values mobilières et immobil ières

• Les prélèvements sociaux sur les revenus d'activité

• Les prélèvements sociaux sur les revenus du capital

L'imposition des résultats dans le cadre des entreprises individuelles


Les bénéfices non commerciaux
• Les régimes d'imposition et les règles générales de détermination du résultat

• les associations de gestion agréées et les associations de comptabilité et de gestion

La session 201 4 marque un retour à l'autorisation d'une calculatrice. Cela confirme


qu'on peut s'attendre, à l'avenir, à ce que les candidats(e)s se trouvent, au gré des
sujets, dans l'une ou l'autre des deux situations. Il faut donc s'y prépa rer.
PR ÉSENTATION Par ail leurs, on ne retrouve pas (a utre i nnovation de la session 201 3) de situation
DU SUJET d'évaluation s'appuyant sur des documents fournis en annexe et exigeant du (de la)
candidat(e) d'analyser ces documents fournis pour répondre aux questions posées. Là
aussi, on peut penser qu'il ne s'agit pas d'une situation figée et qu'il faut sans doute
considérer que ce type de questionnement peut être retenu dans les sujets futurs.
-


CJ 46
ANNALES DCG 4 - Bomeuble, Bensport et Harmony -

Le sujet propose trois dossiers.


• Le premier dossier (5 points sur 2 0 ; 5 questions) est consacré à la TVA dans le cadre
du régime réel simpl ifié.
Dans un premier temps, il est demandé aux candidat(e)s de déterminer le montant d'un
acompte provisionnel puis d'étudier la possibi lité de sa modulation en fonction de la
TVA réellement due pour le trimestre correspondant.
Ensu ite, le questionnement porte sur la TVA due pour l'exercice 201 3 et les
candidat(e)s doivent alors analyser les opérations réalisées par une entreprise q u i
réalise à l a fois des ventes d e biens e t des prestations d e services (toutes ces activités se
situent dans le champ d'application de la TVA).
Ces opérations permettent de mettre en œuvre les règles appl icables en la matière :
- règles de territorialité (ventes de biens en France, dans l'UE, exportations, prestations
de services en France et dans l'UE mais aussi achats UE) ;
- règles d'exigibil ité (ventes et achats de biens, ventes et achats de prestations de
services).
Par la suite, le questionnement porte sur deux concepts i m portants en matière de TVA :
l'autoliquidation et le fait générateur. On retrouve ici l'exigence de maîtrise des
concepts et il est demandé aux candidat(e)s de défi nir le premier et de l'il lustrer puis
d'aborder le second au travers de la problématique d u changement de taux de TVA.
Cette partie constitue un ensemble complet su r le thème d u régime réel simplifié de
TVA et exige des candidat(e)s de démontrer leu rs capacités à maîtriser des pri ncipes
i m portants et à mettre en œuvre des règles fiscales précises et variées.
• Le deuxième dossier (8 points sur 20 ; 5 questions) porte sur le thème de l'imposition
des bénéfices d'une société anonyme soumise à l'IS.
Les deux premières questions portent sur le délicat problème des amortissements
différés. Il est d'abord demandé de rappeler la règle de l'amortissement fiscal minimal
puis de la mettre en œuvre pour éva luer et qualifier les amortissements différés au titre
d'un exercice comptable. Ce problème devra également être traité dans les q uestions
suivantes pour les conséquences de l'amortissement i rrégulièrement différé sur la
détermi nation d'une plus ou moi ns-va lue de cession (question 4) puis sur le résultat
fiscal (question 5).
Est également proposée aux candidats une question portant sur la régularisation
globale de TVA consécutive à la cession d'un véhicule de tourisme.
Par la suite, le questionnement est classique tant pour la déterm ination et l'ana lyse de
.�
"'O ;Qi
"O plus ou moins-va lues de cession que pour les retraitements nécessa i res à la
0 c::::>
c détermi nation du résultat fiscal. On peut cependant noter que l'essentiel des opérations
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0 Ill
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<I> proposées est relatif aux plus et moi ns-values et à leurs modal ités d'i mposition, les
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.-t .!!? opérations proposées comportant toutes des particula rités, à savoir :
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N '5 - la cession d'un matériel ayant connu des amortissements irrégulièrement différés ;
.......
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@ c:
- la cession d'un véhicule de tourisme avec amortissements excédentaires et
..c c:0
Ol 0c: complément de déduction de TVA ;
·;:::: '.;::;
V
- la cession d'un brevet bénéficiant du régime de faveu r ;
>- "O :::>
a. 0
0 o. - le sinistre subi sur un matériel {dégât des eaux).
u � S'ajoute à cela le traitement d'écarts de conversion (devises) et d'éca rts de liqu idation
�:::>
1-0 pour des actions de SICAV.
1 Finalement, ce dossier présente u n ensemble très i ntéressant même si son niveau
"O0
c::::> d'exigence semble assez relevé.
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<9

47
- ANNALES DCG 4 - Bomeuble, Bensport et Harmony
- • Le troisième dossier (7 points sur 20 ; 4 questions) s'inscrit dans les thèmes de l'i R et
de la CSG.
Pour l'IR, le questionnement débute sur le régime fiscal et les obligations comptables
pour les bénéfices commerciaux puis su r les conditions de rattachement des enfants
majeurs au foyer fiscal de leurs parents. Dans les deux cas, il est demandé de rappeler
les règles fiscales appl icables puis de les mettre en œuvre pour le foyer fiscal concerné.
Dans un second temps, il est demandé de procéder à l'ana lyse des revenus catégoriels
de ce même foyer fiscal. Il s'agit de déterminer leu r catégorie d'imposition ainsi que
leur montant i m posable. La nature des revenus à analyser est variée (bénéfices non
commerciaux, traitements et salaires, revenus des capitaux mobil iers, revenus fonciers,
plus-value des particuliers) et constitue un ensemble assez complet de ce q u i peut être
proposé sur ce thème. Aucune d ifficulté particu lière n'est à relever hormis peut-être des
dividendes pour lesquels il faut mettre en œuvre le régime applicable depuis le 1 er janvier
2013 (acom pte prélevé à la sou rce, donc dividende perçu différent du dividende
i mposa ble).
Pour conclure, la dernière question porte sur la CSG et i nterroge les candidat(e)s sur des
règles générales (personnes et revenus i m posables) et sur leur mise en œuvre pour le
foyer fiscal proposé dans ce dossier.
Dans l'ensemble, ce dossier est en g rande partie classique { I R) et très abordable sur le
plan des d ifficultés. Les candidat(e)s bien préparé(e)s ont eu ici matière à cumuler des
poi nts.
Globalement, ce sujet porte sur trois grands domaines d u programme d u DCG qu'il
couvre donc de man ière assez large.
Il semble tout à fait réalisable dans le temps imparti et assez équili bré quant à son
niveau de difficulté puisqu'on y retrouve deux dossiers très abordables (lVA, IR et CSG)
à côté d'une partie plus complexe sans excès cependant {IS). Le niveau d'exigence
global pa raît donc conforme aux exigences du diplôme.
Le questionnement est également éq uili bré entre des questions portant sur les
principes et celles qui sont plus d i rectement opérationnel les.
Les candidat(e)s ont trouvé là un sujet q u i a dû leur permettre de mettre à profit tout le
trava il de préparation qu'ils ont dû engager.
Les trois dossiers sont indépenda nts et il est donc possible de commencer par n'importe
lequel. Le choix sera défini en fonction de la maîtrise que l'on peut avoir des thèmes
proposés mais aussi des poi nts attri bués à chacun. La stratégie ne peut être définie de
manière u nique car chacun pourra retenir ses orientations propres.
Par exemple, certains préféreront commencer par le troisième dossier en considérant
qu'il est à la fois le plus abordable et porteur d'un nom bre de poi nts non négligeable
dans le tota l (7 poi nts sur 20). De ce point de vue, il est également possible d'envisager
PAR QUOI débuter (ou d'enchaîner) par le dossier 1 q u i ne présente pas non plus de difficulté
COMMENCER ? ma1eure.
D'autres préféreront commencer par le deuxième dossier parce qu'il est porteur du plus
grand nombre de points (8 points su r 20) même si le niveau de d ifficulté est le plus
élevé.
Bien sûr, il faudra surtout veiller à bien répart i r son temps de travail pour traiter les trois
dossiers de man ière suffisante et de ne pas en négliger un pour quelque raison que ce
soit. Le temps de traitement nécessaire pour chaque dossier peut être estimé à partir du

barème (voir partie méthodolog ique) .


CJ 48
ANNALES DCG 4 - Bomeuble, Bensport et Harmony -

ÉNONCÉ DU SUJET*
SESS I O 2014

E 4 - DROIT f'I CA L

Durée de l"épreU\e : 3 heures - coefficieni : 1

Document autorisé : néant.

Mutéricl uutorisé :
Une calculatrice de poche à fonctionnement autonome ans imprimante et sans aucun moyen de

:
tran mission. à l'exclu ion de tout autre élément matériel ou documentaire ( circulaire n° 99- 1 86
du 1 6 novembre 1 999 BOi"! n° 42).

Document remi au candidnt :

Le ujet compone 7 pages numérotées de 1 17 :i 717.

Il vous est demandé de \érifier que le ujet est complet dès sa mise à \ otre disposition.

Le 1tjet e présente 011.S laforme de troi do iers imlépe11da111

Page de garde ...................................................................................................................... page 1

OO • . 1 ER 1 · Taxe u r la valeur ajoutée . . . . . .. . .


. . . . . . . . . . . . . . ... . . .. . . . . . . (5 points) ........... page 2
. .

DO IER 2 - Ré ultat impo able ù l ' i . . .. ... . . . . . .. . . . .


. . .. . .. . . . . . . . . . . .. . . . . . (8 point ) . . . . . . . . . . . pages 2 et 3
.

DOSSI ER 3 - I m pôts sur le revenu et contribution ociale généra li éc .... .. (7 points) . page 3 ... .

le sttjet comporte le amu!.xe ·11fra11te :

DO. IER 1

Annexe 1 - lnfonnations sur la ARL BOME BLE . . . . . . . . . . . . . . . . . .... . ............ . ................ page 4

DO I ER 2
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Annexe 2 - Informations ur la A B E N S PO R T . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ............... page 5
c
:J DO I ER 3

. .

0 Ill
Annexe 3 · Revenus 20 1 4 du foyer li cal l IARMO lY .
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. . . . . . .
.. . . . .. .
. . . . . . . . . .. page 6

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Annexe 4 Documentation fi cale. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ......... page 7
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V i le texte du ujet, de e que tion conduit li formuler une ou plu ieurs
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a. 0 hypothè e , il vou est demandé de la (ou le ) mentionner explicitement dan votre copie.
0 o.
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1
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c: L'énoncé du sujet est reproduit à l'identique de l'examen ; seuls ont été modifiés les paramètres devant
:::> * •
0 faire l'objet d'une actualisation (dates, seuils d'imposition, règles fiscales modifiées . . . ) .
<9

49
- ANNALES DCG 4 - Bomeuble, Bensport et Harmony

JET

l/ 1•011s est demandé d 'apporter 1111 soin parNc11/ier à la présentation de 1•otre copie.
To11te il1f<>rmation c:alc11/ée dewa êtrejust(fiée.

OO I E R 1 - T A X E ' U R L A V A L E U R AJO U T É E

La ARL BOM E BLE, créée en 2009. est installée à MOUTIER (73). on acti' ité porte ur la
fabrication et l'in lallation de meuble . Elle procède également à de études d'aménagement des
espaces de bureau. es clients sont surtout des entrepri es françaises. Depui peu. elle développe son
activité dans le pays voisins.

On con idère qu'un taux de TV/\ de 20 % e l applicable à l'en emble de e activité . on régime
d'imposition c t le réel simpli fié. on exercice comptable coïncide avec l'année civile.

Tra\'ail :'t faire

À l'aide de l 'a1111exe I :

l . Indiquer le montant appelé du premier acompte 20 l -4 .

2 . Étudier et justifier l a p o·sibilité de diminuer le montant ver·é au titre de cc premier


acompte.

3. Calculer la T duc au titre de l'année 2 0 1 -4 à l'aide du modèle de tableau uivant :

T A
Analy c fi cale de opération {*) T A exigible
déductible

( • ) Indiquer les règle d'exigibilité, de territorialité cr les calculs effectués.

-'· D�finir la notion d'autoliquidation de la T A. Donner un exemple en matière de li"raison


de bien d'une part et en matière de pre. tation de sen•icc· d'autre part.
"'O
0
c 5. Indiquer et définir la notion à laquelle il c t nécc'Saire de se référer pour déterminer le
:J taux de TV A applicable en cas de modification de tau�.
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CJ 50
ANNALES DCG 4 - Bomeuble, Bensport et Harmony -

OO. I E R 2 - RE LTAT I M PO A B L E À L ' I.

La ociété anonyme BE PORT est spécialisée dans la fabrication et la vente d'équipements


sportifs en Bretagne. Elle est oumise à l'impôt ur le ociétés dans le cadre du régime du réel
nonnal.

on exercice comptable coïncide avec l'année civile.

Travail à faire

 l 'aide de l 'n1111exe 2:

1. Rappeler la légi lation fi cale en matière d'amorti ement m i n i m u m.

2. Évaluer et qualifier les amorti emcnt différé · relatif' à l'omi sion d'amorti cment
concernant le matériel indu triel.

3. Ju tifier et calculer la régulari ation globale en matière de TVA induite par la ce· ion du
véhicule de touri me.

4. alculer et qualifier le plu ou moins-\' a lues profcs ionnellc réali ée au cour de


l'exercice 20 1 4. Préci cr leur modalité d'impo ition.

S. Pré enter le retraitement· nécc··aire· au calcul du ré·ultat fi ·cal 2 0 1 4 en tenant compte


de répon es aux que tions précédente et de i n fo rmations de l'annexe 2 (utili cr le modèle de
tableau ci-de ou ) :

É léments Explication Réintégration Déduction

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51 CJ
- ANNALES DCG 4 - Bomeuble, Bensport et Harmony

DO: IER 3 IMPOT SUR LE REVEN


- ET CONTRIBUTIO ' SOCIALE GÉNÉRALI ÉE

Mon ieur et Madame r Jannony ont mariés sous Je régime de la communauté légale. Ils résident à
Cannes. Monsieur l lannony exerce à titre libéral la profcs ion de médecin. Madame l lannony est
salariée d'une grande entreprise de transport.

Ils ont deux enfant : Thibault. 1 6 an . e l élève en terminale. Quentin, 22 ans. est étudiant. Ce
dernier a demandé son ranachemenl au foyer fiscal de ses parents.

Le couple souhaite avoir une évaluation du revenu brut global imposable dont il redevable au titre
de ses revenus 20 1 4.

Travail à faire

À l'aide de n1111exe 3 el 4 :

J . Ju 'tificr le régime fi cal d'impo ition de activité profe ionnelle de M. Harmony et


indiquer uccinctcmcnt c oblioation comptable .

2. Préci cr le condition de rattachement de enfant majeur au foyer fi cal de leur


parent . Indiquer le con équeoce de cc rattachement ur l'impôt du foyer fiscal l larmony.

3. Déterminer, pour chaque ource de revenu, la 1catégorie d'impo ition à laquelle le revenu
doit être rattaché <lin i flue le montant net impo able. I l ne era pa tenu compte de
prélè,•cmcnt ociaux dan cette que tion.

4. Indiquer le per onne et le revenu oumi à la contribution ociale générali ée (C G).


Qu'en e t-il de d ifférent revenu du foyer fi cal Harmony ?

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CJ 52
ANNALES DCG 4 - Bomeuble, Bensport et Harmony -

A n n exe l - I nformation. ur la SARL BUM� BL�

Relevé d'acompte 2 0 1 3

Premier aco1npte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . 5 800 €

.. . . . . . .
Ocu,xièmc acompte . ...... ..... ... ... ... . ..... ... ... ... ...... ... ...... .. . ..... ... .... ......... ..... ...... ... . ..... ... . . 7 500 €

. . .
Troisièn1c acompte . . . . . . . . ... . . .
. . .... . .. . .... ... . . . . .. . . .. . . ........................................... 7 500 €
.. .. .

Quatrième acompte .................................................. ...................................... ......... 6 000 €

I n fo rmation concernant l'an née 20 1 4

La société n'a pas opté pour la TVA sur les débits pour les facturations concernant les
services.
Les fournis eur de ervice de la ARL ont opté pour la TVA ur les débits.
Les clients de la ARL ont tou de redevables de la TVA.
Les partenaires intracommunautaires. assujettis à la TVA. ont toujours fourni leur numéro
individuel d'identification.
La TV A du premier trimestre 20 1 4 est formée des éléments suivants :
o TV A col lectée sur les ventes de biens et sur encaissements
de pre tation de ervice : 1 0 000 €
o TV A col lectée sur cessions d'inunobilisations : 1 000 €
o TVA déductible sur une immobil isation l i\'réc et facturée en février
par un fournisseur françai : 500 €
o fVAdéductible ur le achats de bien et de en ice : 8 000 €

Ventes et encai ement pour l'année 20 1 4

Opération Facture HT1 * 1 Facture TT TTC

Vente de bien en France y 300 000 360 000 360 000


compri la cession d'immobili arion

---=c-
Ventes de biens en Italie 23 000 23 000 23 000

-l-
Ventes de biens en uisse 1 0 000 1 0 000 1 0 000
Travaux et études en France 200 000 240 000 1 56 000 1 * * 1
rravaux et étude en Italie 8 400 8 400 6 000
.�
"'O ;Qi
"O ( * ) La facturation correspond à la li raison.
0
(**) Dont de cncai ements de 36 000 f à titre d'avances ur étude d'aménagement d'c paces de bureau.
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lil '<I> Achats et règlements pour l'année 20 1 4
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N '5 Opération· Facture HT Facture TTC Décai· ·cments TT
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....... .....
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..c c:0 Achat de bien en France 1 * 1 250 000 300 000 1 20 000
Ol 0c: 0
·;:::: '.;::;
V
Achat de services en France 90 000 1 08 000 48 000 N
>- "O :::>
a. 0
50 OOO
0 Acquisitions d'immobilisations
u o. 60 000 60 000 �
� France en février 20 1 4 <•> a>
�:::>
0 La ociété a fait l'acqui ilion d'une machine à boi pour -lO 000 f HT. li rée el facturée en ·�
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1 décembre 20 1 3 . Le règlement interviendra en 20 1 5 Le fournis eur de cette immobil i ation est .
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c::::> al lemand. •
0
<9 (•) La facturation correspond à la livrai on.
V

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53 CJ
- ANNALES DCG 4 - Bomeuble, Bensport et Harmony

I nformations générale

• Le écriture comptable ont été correctement enregistrée .


• L'entreprise retient les options fiscales qui lui sont les plus fa\Orable .
• Le taux de TV A à retenir est de 20 %.
• Le résultat comptable de l'exercice 20 1 3 était déficitafre.

Points re tant à analyser pour déterminer le ré ultat fi cal 20 1 3 de l'entrepri e

1 °) Un matériel a été acheté le 1 5/07/20 12 pour un coût d'acquisition de 1 OO 000 € HT. I l a été mis
en ervice le I l l 0/20 1 2 . Ce matériel est éligible à l'amortis ement dégres i f. a durée d'utili ation
est de 5 ans. Le coefficient applicable pour l'amorti sement dégressi f est de 1 ,75.

En 20 1 3, le comptable a omis de comptabili cr l'amoni sement sur cc bien. En 20 1 4 . il a


comptabili é l'annuité 20 1 3 et la dotation au.x amorti ·semcnts 20 14 jusqu'à la date de cession oit au
total 38 259 €. Ce bien est cédé le 1 /07120 14 pour une valeur de 54 541 € HT.

2°) Un ' éhicule de touri me non polluant acheté et mi en ervice le 2/l /20 1 1 a été ' endu à un
négociant en bien d'occa ion le 3 1 1 1 2/2014 . Ce \éhicule a été amoni 5 an elon le mode linéaire.

La valeur in cri te dans le compte d'immobili ation e t de 48 000 € TIC.

Le montant de la cession - oumi e à la TV A - a été de 1 0 000 € l IT.

3°) Un brevet in crit en immobil isation incorporelle pour une aleur de 9 000 € l IT a été acqui le
1 /04/20 1 1 . I l e t amorti sur 5 ans en linéaire. I l est vendu le 1 /0412014 au prix de cession de 6 000 €
HT à une entrepri e non liée à la A BEN PORT.

4°) Un mobilier acheté le 1 /0 1 /20 1 1 pour une valeur de 7 000 € l lT. a subi un dégât des eaux le
1 /07/20 14 . I l est dé onnais inutili able. La compagnie d'as urancc a ver é une indemnité de
6 550 €. Le mobilier a\ ait une durée d'utilisation de JO ans. La dotation à la provision pour impôt a
été comptabi l isée pour 667 €.

5°) Extraits du bilan :

au 3 1 1 1 2/20 1 3 au .., 1 1 1 2/2014

Écans de conversion - Actif 1 200 2 200


Écarts de conversion - Passi f 1 000 3 000

Provi ion pour perte de change 2 500 1 000

6°) Porte feuille d'actions d'organismes de placement collecti f en valeurs mobilières (OPCVM)

L'cntrcpri e a acheté 1 OO actions de ICA V en 201 3 à 1 20 € l'unité.

La ' aleur liquidative en 20 1 3 é t a i t de 1 25 €.

La valeur liquidative en 2014 est de 1 1 0 €.



CJ 54
ANNALES DCG 4 - Bomeuble, Bensport et Harmony -

A n nexe 3 - Revenu 20 1 4 d u fover fiscal H A RM01 Y

• Mon. icur Harmony e l médecin in.crit à l'ordre des médecins. I l n'a pas exercé d'option. Il
adhère à une association de gestion agréée. Il n'est pas redevable de la TVA .

Les di fférents mouvement de tré orerie sont résumé dans le tableau uivant (en euros) :

Honoraire perçu pour l'année 20 1 � 1 20 000


Dont rétroces.�ion d'honoraire.\ à 1111 cm�fi·ère I 0 000

Acquisition d'un logiciel dissocié à u·age exclusivement profe sionnel en 20 1 �. 400


Il n'est pa in crit à l'actif

Acqui ilion le 1 /07/20 1 4 d'un véhicule de tourisme non polluant dont l'u·age 50 000
prote sionnel représente 50 % de l'u age total. I l e t i nscrit à l'actif el amorti sur
5 ans elon le mode linéaire

Charges décaissées 20 1 4 déductibles relatives exclusivcment à l'exercice 1 8 000


profe sionnel

Charge décais ée 20 1 4 non déductibles : es ence ... 2 000

• Madame Harmony, salariée. a perçu au titre de 20 1 � les rc\enus suivants (en euros) :

l Rémunérations bmtes 36 000

l Rémunérations nettes imposables 28 800

T
Participation des salariés aux résultats de l'entrepri e attribuée en 2009. bloquéc
1 500 j
pendant 5 ans

Intérêt sur li\ rel A

Oh idendes ur actions de sociétés françaises


------------ -1
1--

_
2°°

7 90

Elle n'a pa opté pour Je frais réels.

• Par ail leurs. Madame Harmony a vendu en 20 1 4 pour un montant global de 1 200 des
action achetée en 20 1 3 pour 500 €.
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"'O ;Qi
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0 c::::> • Quentin a travaillé un mois dans un centre de loisirs pendant l'été 20 1 4. I l a été rémunéré au
c
:J �Ill MJC mensuel brut 1 445.38 €. on 'alaire net imposable e ·t de 1 1 73 €. 11 perçoit l'aide
0
per onnalisée au logement (APL) pour le studio qu'il occupe pendant l'année universitaire : 1 50 €
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N '5
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@ • Madame Harmon)' est propriétaire d'un studio à Bom1es-les-Mimosas (83) qui est donné en
.......
c:

..c c:0 location nue à u age d habitmion .


Ol 0c:
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Le loyers encai é. en 20 1 4 ont de 6 000 €. Elle n'a pas exercé d'option. · l ie a cependant réa li é
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a. "O0 des tra' aux d'entretien en 20 1 4 : 1 000 €.
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55
- ANNALES DCG 4 - Bomeuble, Bensport et Harmony

A n nexe -' - Documentation fi cale

Déduction forfaitaire de 1 0 % pour frai profes ionnels de . alarié :

• Mini1nun1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ... . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 426

• Maxi111um . . . . . . . .. . ........... . ............................................................................. 1 2 1 57 €

Régime de droit com m u n pour le dividende perçu par une per o n ne phy ique

Pour les revenus perçus à compter du 1 cr janvier 20 1 3. un prélè ement obl igatoire de 2 1 %
s'applique sur les revenus disLribués aux contribuables personnes physiques. fiscalement domiciliées
en France. Cc prélèvement est opéré à la source et sera pris en compte l'année suivante pour le
calcul de l'impôt.

Rc,•cnu · de étudiants

En application du 36° de l'article 81 du CG!. les alaire versé aux jeune gen âgé de ' ingt-cinq an
au plus au l c:r janvier de l'année d'impo ilion en rémunération d'une activité exercée pendant l'année
colaire ou uni cr itaire ou durant leurs congés colaire. ou universitaire ont. ur option de
bénéficiaires. exonérés d'impôt sur le revenu dans la limite de trois foi le montant men uel du
MIC.

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CJ 56
ANNALES DCG 4 - Bomeuble, Bensport et Harmony -

CORRIGÉ DÉVELOPPÉ

DOSSIER 1
TAXE SUR LA VALEU R AJOUTÉE (5 POINTS}
À la loupe
• Le sujet indique que la SARL Bomeuble est soumise à la TVA selon le régime simplifié
d'imposition (on le vérifie dans l'annexe 1 car son CAHT total est compris entre 82 200 € et
783 ooo € et son CAHT prestations de services est compris entre 32 900 € et 236 ooo €)1•
• Cela signifie qu'elle est astreinte chaque année civile au paiement de 4 acomptes
provisionnels et à une déclaration CA12 pour l'ensemble des opérations de l'année
(TVA collectée, TVA déductible, TVA d ue ou crédit de TVA) .

1. Montant appelé du premier acompte 2014


Niveau 1 • 0,50 point/20 • 5 min
À la loupe
Pour répondre à cette question, il faut rappeler certaines règles relatives au régime
sim plifié d'im position :
• Les acomptes trimestriels sont exigibles en avril, j uillet, octobre et décembre au
titre des opérations de la période précédente (trimestre) , à la date fixée selon
l'échéancier général relatif à la TVA.
• Les montants sont calculés sur la base de la TVA nette due au titre de l'année ou de
l'exercice précédent, avant déduction de la TVA relative aux i m mobilisations. Si
l'exercice correspond à l'année civile, la taxe nette de l'année précédente pouvant ne
pas être encore connue et déclarée, le premier acompte peut être calculé à partir de
celle de l'avant-dernière année.
• Les acomptes trimestriels sont égaux :
- pour les trois premiers (avril, j u i llet, octobre), au quart de cette base (25 %) ;
.�
"'O ;Qi
"O - pour celui de décem bre, au cinquième de cette base (20 %).
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Le schéma suivant représente partiellement la suite d'acomptes versés :
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N '5 20 1 2 201 3 2014
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Ol 0c: Base 20 1 2
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a. "O :::> •
Ier acompte 2014
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l - - - - -
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0 o. 2e et 3e acomptes 2013 = =

� 25 % de la base 201 2 7 500 €


= 25 % de la base 2012
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1
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c::::> •
0 1. Seuils pour la période 2014-2016.
<9

57
- ANNALES DCG 4 - Bomeuble, Bensport et Harmony
En conséquence, le montant du 1er acompte 2014 est égal au montant des 2e et
3e acomptes 2013, soit un montant de 7 500 € (voir annexe 1 ) .
On peut également reconstituer la base 2012 :
sur la base du 2e ou du 3e acompte de 20 1 3 calculés au taux de 25 % : 7 500/
25 % 30 000 € ;
=

sur la base du 4e acompte de 2013 calculés au taux de 20 % : 6 000/20 %


= 30 000 €.
Pour déterminer le montant du 1er acompte de 2014, il suffit ensuite de multiplier
cette base 20 1 2 par : 25 % : 30 000 x 25 o/o 7 500 €. =

2. Possibilité de diminuer le montant versé


au titre de ce premier acompte
Niveau 2 • 1 ,25 point/20 • 10 min
Il existe deux possibilités de réduction ou diminution du montant d'un acompte :
le redevable peut diminuer le montant d'un acompte si ce versement partiel
permet de solder la TVA due au titre de l'exercice ;
le redevable peut réduire un acompte demandé au montant de la taxe
réellement due pour la période, calculée après imputation de la taxe sur
immobilisations, si ce montant réel est inférieur d'au moins 1 0 % au montant
théorique de l'acompte.
Dans le cas présent, la première possibilité est inopérante puisqu'il s'agit du pre­
mier acompte de l'année et qu'il est difficile d'envisager que la TVA de l'année soit
inférieure au montant de ce premier acompte de 7 500 €.
Pour la deuxième possibilité, il faut, à partir des données fournies en annexe l,
déterminer le montant de la TVA réellement due pour ce premier trimestre :

TVA collectée (ventes de biens, prestations de services) 1 0 000


TVA collectée sur cessions d'immobil isations 1 000
TVA collectée 1 1 000
TVA déductible sur immobil isations 500
TVA déductible sur achats de biens et de services 8 000
TVA déductible 8 500
TVA rée l l em e nt due 2 500


CJ 58

1
ANNALES DCG 4 - Bomeuble, Bensport et Harmony -
À la loupe
• Attention, le calcul ci-dessus doit inclure la TVA sur immobilisations (cessions,
acquisitions) même si cette TVA sur immobilisations est exclue d u calcul qui permet
de déterminer la base de calcul des acomptes (TVA nette d ue au titre de l'année
précédente hors TVA relative aux i m mobilisations).
• La TVA relative aux immobilisations d'un trimestre ne peut être i m putée sur un
acompte mais le redevable peut en demander le remboursement si son montant est
au moins égal à 760 € en fin de trim estre (ce n'est pas le cas ici).

Compte tenu du calcul ci-dessus, on peut constater que le montant de la taxe réel­
lement due pour la période est inférieur d'au moins 1 0 % au montant théorique
de l'acompte théorique de 7 500 €_
En conséquence, la SARL Bomeuble peut réduire le montant de son acompte à
2 500 €.

3. Calcul de la TVA due au titre de 2014


Niveau 2 • 2 points/20 • 15 min
À la loupe
• Les informations nécessai res sont fournies en annexe 1.
• La SARL Bomeuble n'a pas opté pour les débits, aussi la TVA sur ses activités de
prestations de services est exigible à l'encaissement.
• Les activités de la SARL Bomeuble sont toutes dans le champ d'application de la
TVA et ouvrent droit à déd uction. En conséquence, pour les acquisitions de biens et
de services, le coefficient d'assujettissement et le coefficient de taxation seront
égaux à 1. Le droit à déd uction (CO D ED) dépendra finalement du seul coefficient
d'admission (COADM).
• L'analyse des opérations réalisées nécessite de mettre en œuvre plusieurs règles
applicables en matière de TVA :
- règles de territorialité (ventes internes, ventes UE, exportations, achats UE) ;
- règles d'exigibilité (ventes et ach ats de biens, ventes et achats de prestations de
.� services) ;
• I l faut prendre soin à bien justifier les traitements proposés en mettant en œuvre
"'O ;Qi
"O
0 c::::>
c
:J � les règles fiscales adéquates. Un simple montant dans une des colonnes ne peut
0 Ill
<I>
lil <I>
'<I> constituer une réponse suffisante pour obtenir les points correspondants. Il est
.-t .!!?
0 0 d'ailleurs précisé dans le questionnement que les règles d'exigibilité, de territorialité
N '5
"' ainsi que les calculs doivent être indiquées. V
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....... ......
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59
- ANNALES DCG 4 - Bomeuble, Bensport et Harmony

TVA TVA
ANALYSE FISCALE DES OPÉRATIONS
EXIGIBLE DÉDUCTI BLE
Ventes de biens en France y compris la cession d'immobilisation
Pour les ventes de biens en France, la TVA est exig ible à la livraison :
300 000 x 20 % (ou 360 000 - 300 000). 60 000
Ventes de biens en Italie
Livraisons intracommunautaires exonérées car tous les partenaires -
intracommunautaires assujettis à la TVA ont fourni leur nu méro
ind ividuel d'identification.
Ventes de biens en Suisse
Les exportations sont exonérées de TVA -
Travaux et études en France
Pour les prestations de services, en l'absence d'option pour les débits,
l'exigibilité correspond à l'encaissement (ici 1 56 000 € TTC incluant
les avances sur études d'aménagement d'espaces de bureau). La TVA
exig ible est donc égale à :
1 56 000/ 1 ,20 X 0,20. 2 6 000
Travaux et études en Italie
Conformément aux princi pes généraux de territorialité dans le cadre -

.
de l'UE, les prestations de services sont taxables chez le preneur s'il est
assujetti ce qui est le cas ici (voir annexe 1 ) Ces opérations sont donc
taxables en Italie (autoliquidation) mais elles ne créent pas de TVA
exigible en France.
Achats de biens en France
Pour les achats de biens en France, la TVA est récupérable à la
livraison. Aucune restriction de déduction n'est signa lée pour ces biens
(COADM 1 ) donc CODED 1 .
= =

TVA déductible : 250 000 x 20 % x 1 . 50 000


Achats de services en France
Les prestataires ayant opté pour les débits, la TVA est récu pérable à la
facturation. Aucune restriction de déduction n'est signalée pour ces
services (COADM 1 ) donc CODED 1 .
= =

TVA déductible : 90 000 x 20 % x 1 . 1 8 000


Acquisition d'immobilisations en France en février 201 4
Pour les achats de biens en France, la TVA est récu pérable à la
livraison. Aucune restriction de déduction n'est signalée pour ce bien
(COADM 1 ) donc CODED 1 .
= =

TVA déductible : 50 000 x 2 0 % x 1 . 1 0 000


� -


CJ 60

1
ANNALES DCG 4 - Bomeuble, Bensport et Harmony -
-
TVA TVA
ANALYSE FISCALE DES OPÉRATIONS
EXIGIBLE DÉDUCTIBLE
Acquisition d'une immobilisation en Allemagne en décembre 201 4
Les acquisitions i ntracommunautaires sont taxables dans le pays 8 000 8 000
d'arrivée chez l'acquéreur (la SARL Bomeuble) qui conserve son droit à
déduction (autoliquidation de la TVA ; voir q uestion 4). L'exigibilité est

.
constatée avec la facturation qui accompagne la livraison (voir
an nexe 1 ) Aucune restriction de déduction n'est signalée pour ces
biens (COADM = 1 ) donc CODED = 1 .
TVA exigible = 40 000 € x 20 %.
TVA déductible = 40 000 € x 20 % x 1 (4).
Totaux 94 000 86 000
TVA due pour 201 4 8 000

Remarque
Pour les acquisitions d'immobi lisations (hors acquisitions intracom m u nautaires et
livraisons à soi-même), il est possible de demander un remboursement de la TVA
lorsqu'elle est d'un montant supérieur à 760 €. Ici, i l n'est pas précisé si la SARL
Bomeuble a usé de cette possibi lité pour son acquisition de février. Si c'est le cas, le
décompte annuel de la liquidation ann uelle de TVA devra intègrer un remboursement
provisionnel obtenu en cours d'année, ce q u i aura pou r conséquence de majorer
d'autant la TVA due calculée ci-dessus.

4. Définition et illustration de la notion d'autoliquidation


Niveau 3 • 0,5 point/20 • 5 min
a) Définition de la notion d'autoliquidation
Le mécanisme d'autoliquidation de la TVA a été instauré dans l'Union européenne
le 1 er septembre 2006 pour les opérations réalisées des fournisseurs de biens éta­
"'O
.� blis dans un autre pays. Il a été mis en place à compter du 1er janvier 2010 par les
;Qi
"O
0 c::::> prestations de services réalisées par un prestataire établi dans un autre pays.
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0 Ill
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lil <I>
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L'objectif est de simplifier les procédures fiscales en matière de TVA en instituant
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0
N 0 un nouveau redevable légal de la TVA. Auparavant, c'était - sauf exceptions - le
'5
....... prestataire de services (ou le vendeur) qui facturait et acquittait la TVA. En consé­
"'
@ c:

..c c:0 quence, une société réalisant une opération dans un autre pays de l'UE devait
Ol 0c:
·;:::: '.;::;
V s'immatriculer et déposer des déclarations auprès du Trésor public de cet autre
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a. "O:::>
0 0
o. pays.
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0
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1
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0
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61
- ANNALES DCG 4 - Bomeuble, Bensport et Harmony
Désormais, le redevable est le client ou preneur et les obligations des intervenants
sont les suivantes :

POUR LE PRESTATAIRE OU FOURNISSEUR POUR LE CLIENT IDENTIFIÉ À LA TVA


Celui-ci devra émettre des factures HT à son client Le client doit faire figurer sur la même déclaration la
identifié à la lVA. Les factures doivent faire taxe correspondante dans la rubrique lVA collectée
apparaître distinctement que la lVA est due par le et dans la rubrique lVA déductible.
client.

On peut donc dire que, dans ce cadre, pour l'acquéreur ou preneur, l'autoliquida­
tion consiste à collecter la TVA sur l'opération réalisée au profit du Trésor public
de son pays puis à récupérer cette TVA auprès de ce même Trésor public (sous
réserve bien sûr de son droit à déduction).
Le défaut d'autoliquidation est sanctionné par une amende égale à 5 % du mon­
tant de la TVA qui n'a pas été correctement autoliquidée.
b) I llustration
Certaines opérations réalisées par la SARL Bomeuble relèvent de ce mécanisme :
les ventes de biens en Italie sont des livraisons intracommunautaires facturées
HT par la SARL Bomeuble et dont la TVA sera autoliquidée par les acquéreurs
italiens (il est précisé qu'ils sont assujettis à la TVA) ;
les travaux et études réalisées en Italie sont des prestations de services pour
lesquelles les redevables de la TVA sont les preneurs italiens assujettis qui
devront également procéder à l'autoliquidation de la TVA ;
l'achat d'une immobilisation en Allemagne est une acqms1t10n
intracommunautaire pour laquelle la SARL Bomeuble, assujettie à la TVA, va
procéder à l'autoliquidation (TVA collectée et TVA déductible pour 8 000 €).
En dehors des opérations réalisées par la SARL Bomeuble, on peut citer également
les livraisons à soi-même de biens ou de services et les importations.

5. Notion de référence pour déterminer le taux de TVA


applicable en cas de modification
Niveau 3 • 0,5 point/20 • 5 min
La notion de référence pour déterminer le taux de TVA applicable en cas de modi­
fication est le fait générateur. En effet, le fait générateur est l'événement qui donne
naissance à la créance fiscale du Trésor public et il permet de déterminer à quelle

période d'imposition il convient de rattacher les opérations soumises à TVA.

62
ANNALES DCG 4 - Bomeuble, Bensport et Harmony -
Pour illustrer cela, il est possible de s'appuyer sur les modifications de taux de TVA
intervenus à compter du 1 er janvier 2014. Par exemple, le taux normal est passé de
19,60 % à 20 %.
• Pour une facture de biens (taxables au taux normal), si la livraison est
intervenue :
avant le 1.01 .20 14, alors la TVA s'applique à l'ancien taux ( 19,60 %) ;
après le 1 .0 1 .2014, alors la TVA s'applique au nouveau taux (20 %).
• S'il s'agit d'une facture de prestations de services, et que le fait générateur (et
l'exigibilité qui est concomitante) se produira après le 1er janvier 2014, le presta­
taire est autorisé à mentionner sur la facture le nouveau taux applicable à l'opéra­
tion (20 %). Cependant, si le fait générateur ou l'exigibilité interviennent
finalement avant la date de modification du taux de TVA, une facture rectificative
devra être émise pour application du taux de 19,60 %.
Remarque
I l peut arriver qu'une opération initialement soumise aux anciens taux fasse l'objet
d'une annu lation ou d'une modification d u prix (par exemple en cas de rabais
donnant lieu à un avoir) . Dans ce cas, la rectification doit être opérée aux taux
applicables à l'opération d'origine même si la rectification est effectuée après la date
de modification d u taux de TVA.

Autonotation et calcul du temps consacré


NOTATION DURÉE

QUESTION Valeur Votre Temps Votre


de la question évaluation moyen temps
(nombre de points)
Dossier 1 : TVA 5,0 45 min
Question 1 0,75 5 min

.� Question 2 1 ,25 1 0 min


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c Question 3 2,0 1 5 min
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lil <I> Question 4 0,50 1 0 min
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N 0 Question 5 0,50 5 min
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- ANNALES DCG 4 - Bomeuble, Bensport et Harmony
DOSSIER 2
RÉSULTAT IMPOSABLE À L'IS (8 POINTS)
À la loupe
• Le sujet indique que la SA Bensport est soumise à l'IS selon le régime réel normal.
• Les questions sont dans l'ensemble classiques dans le champ de l'IS (plus ou
moins-values professionnelles, résultat fiscal) mais on relève deux questions plus
spécifiques sur l'amortissement d i fféré et une question qui relève d u champ de la
TVA (régularisation globale suite à cession d'un véhicule de tourisme).
• Les informations nécessai res sont fournies en annexe 2.

1. Règle fiscale en matière d'amortissement minimum


Niveau 1 • 0,5 point/20 • 5 min
Cette règle est exprimée par l'article 39B du CGI qui stipule :
« À la clôture de chaque exercice, la somme des amortissements effectivement pra­
tiqués depuis l'acquisition ou la création d'un élément donné ne peut être infé­
rieure au montant cumulé des amortissements calculés suivant le mode linéaire et
répartis sur la durée normale d'utilisation. À défaut de se conformer à cette obli­
gation, l'entreprise perd définitivement le droit de déduire la fraction des amortis­
sements qui a été ainsi différée. »
Pour chacune des immobilisations amortissables détenues par une entreprise, il
est donc obligatoire de comptabiliser un amortissement minimal dont le montant
correspond à l'amortissement calculé selon le mode linéaire.

2. Évaluation et qualification des amortissements


différés pour le matériel industriel
Niveau 1 • 1 ,25 point/20 • 10 min
a) Évaluation des amortissements différés
Le matériel est fiscalement amorti selon le mode dégressif sur une durée de 5 ans
i (coefficient dégressif : 1 ,75) depuis le 0 1 .07.20 1 2 (en mode dégressif, l'amortisse­
ment débute le premier jour du mois de l'acquisition du bien).
=

a.
Pour 2012, la dotation a été normalement comptabilisée pour un montant égal à :

·�
1 00 000 X 35 O/o X 6/1 2 1 7 500 €.
=

:::J Pour 20 13, la dotation n'a pas été comptabilisée. Il s'agit donc d'un amortissement
U) différé qui s'élève à : ( 100 000 - 1 7 500) x 35 % 28 875 € .
=



u
CJ 64

1
ANNALES DCG 4 - Bomeuble, Bensport et Harmony -
b) Qualification des amortissements différés
Pour qualifier les amortissements qui ont été différés en 20 13, en application de
la règle de l'amortissement fiscal minimum rappelée en question 1 , il faut com­
parer le cumul des amortissements pratiqués fin 2013 au minimum linéaire à
cette date :

Tota l des amortissements pratiqués (dégressif) 1 7 500


Tota l des amortissements selon le mode
linéaire :
• 201 2 1 00 000 X 20 O/o X 3 / 1 2 ( l ) 5 000

• 2013 1 00 000 2 0 % 20 000


Total 25 000

( 1 ) En mode l i néaire, l'amortissement débute à la mise en service, ici le 1 . 1 0.20 1 2.

En conséquence, la dotation différée en 2013 (28 875 €) est :


irrégulièrement différée pour : 25 000 - 1 7 500 = 7 500 € ;
régulièrement différée pour le reste, soit : 28 875 - 7 500 = 2 1 375 €.
Remarque
En application des principes comptables, l 'entreprise doit rattraper imméd iatement
les amortissements omis en 2013 et la dotation comptabilisée en 2014 sera égale à :
- dotation 2013 omise : 28 875 € ;
- dotation 2014 : (100 ooo - 17 500 - 28 875) x 35 % 6/12 = 9 384 € ;
soit au total : 28 875 + 9 384 = 38 2 5 9 €.
On vérifie ainsi le montant de la dotation 2014 fo urni en annexe 2.
L'amortissement irrégulièrement différé en 2013 est fiscalement non déductible.
Compte tenu de la cession intervenant en 2014 et d u fait que le résultat 2013 était
déficitaire, on peut considérer que la réintégration de l'amortissement non
.� déductible sera opérée sur le résultat fiscal 2014.
"'O ;Qi
"O
0 c::::>
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0
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0
3. Régularisation globale de TVA pour la cession
N '5
du véhicule de tourisme
.......
"'
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Ol 0c: Niveau 1 • 1 point/20 • 5 min
·;:::: '.;::;
V
>- "O :::>
a. 0 La cession d'un véhicule de tourisme n'est en principe pas soumise à TVA car la
0 o.
u �
�:::>
TVA facturée à l'origine n'a pas pu être récupérée, ce bien faisant l'objet d'une
1-0 mesure d'exclusion (coefficient d'admission = 0).
1
"O0
c::::> •
0
<9

65
- ANNALES DCG 4 - Bomeuble, Bensport et Harmony
Cette règle de principe s'applique évidemment à la cession intervenue le
3 1 décembre 2014 d'un véhicule de tourisme par la SA Bensport.
Cependant, cette cession se caractérise par les éléments suivants :
- la TVA facturée à l'origine (48 000/1 ,20 x 0,20 = 8 000 €) n'a pas été récupérée.
- le véhicule a été cédé à un négociant en biens d'occasion et la cession est donc
soumise à TVA (annexe 2) ;
- le délai de régularisation de 5 ans n'est pas expiré. Le bien a été détenu du 2 janvier
201 1 au 31 décembre 2014, soit 4 années ou fractions d'années de détention et il
reste : 5 - 4 1 an).
=

En conséquence, les conditions sont réunies pour le bénéfice d'un complément de


déduction de : 8 000 x ( 1 - 0) x ( 5 - 4) / 5 1 600 €.
=

Le paramètre ( 1 - 0) correspond à la régularisation du coefficient d'admission


égal à 0 à l'origine.

4. Calcul et qualification des plus ou moins-values


professionnelles - Modalités d'im position
Niveau 1 • 3,25 points/20 • 25 min
a) Calcul et qualification des plus et moins-values
À la loupe
Dans le cadre de l'l'IS :
- les plus ou moins-values résultant de cessions d'i mmobilisations corporelles sont
qualifiées à court terme ;
- i l en est de même pour les cessions d'immobilisations incorporelles à l'exception
des cessions de brevets et redevances de concession de brevets qui bénéficient d u
régime des plus-values à long terme ;
- les titres de participation détenus au moins 2 ans bénéficient également d u
régime des p l u s ou moi ns-values à long terme.

• Matériel
Il s'agit du matériel acquis en 2012 et pour lequel la dotation aux amortissements
i 20 13 a été différée (voir question 2).
=
�a.


·�
:::J
U)



u
CJ 66

1
ANNALES DCG 4 - Bomeuble, Bensport et Harmony -
La plus ou moins-value de cession se détermine et s'analyse comme suit :

Prix de cession 54 541


Valeur d'origine 1 OO 000

Amortissements fiscalement déductibles( l ) - 48 259

Amortissements non déductibles( 2 ) - 7 500

Valeur nette comptable - 44 241

Pl us-va lue à court terme (PVCT)(3 ) 1 0 300

( 1 ) 1 7 500 (201 2) + 38 529 (20 1 3 ) - 7 500 (i rrégulièrement différés).


(2) Déduits comme des amortissements déductibles pour le calcul de la plus ou moi ns-va lue de cession.
(3) À court terme car cession d'une i m mobil isation corporelle (15).

• Véhicule de tourisme
Il s'agit du véhicule de tourisme pour lequel une régularisation globale de TVA a
été opérée (question 3). Cette dernière a un impact sur la valeur nette comptable
du bien lors de la cession. De plus, la base amortissable de ce véhicule de tourisme
est supérieure à 1 8 300 € (véhicule non polluant - voir annexe 2). Par consé­
quent, les amortissements pratiqués sont partiellement non déductibles (amortis­
sements excédentaires) . On n'oubliera pas que la base d'amortissement de ce bien
est constituée par son prix d'acquisition TTC puisque la TVA n'est pas déductible
(coefficient d'admission = 0).
La plus ou moins-value de cession se détermine et s'analyse comme suit :

Prix de cession 1 0 000


Valeur d'origine 48 000
Complément de déduction de TVA - 1 600

.� Valeur d'origine rectifiée 46 400


"'O ;Qi
Amortissements fiscalement déductibles( l l
0 "O - 1 4 640
c c::::>
:J �
0 Ill
<I>
lil <I>
'<I> Amortissements non déductibles( 2 ) - 23 760
.-t .!!?
0 0 Valeur nette comptable - 8 000
N '5
.......
"'
@
Pl us-value à court terme ( PVCT)(3 )
c:

..c c:0 2 000


Ol 0c:
·;:::: ( 1 ) 48 000 x 20 % x 4 (du 2 janvier 201 1 au 3 1 décembre 201 4).
'.;::;
V
>- "O :::>
a. 0
0 o. (2) Amortissements excédentaires du 2 janvier 201 1 au 3 1 décembre 2 0 1 4 déduits comme des amortissements
u � déductibles pour le calcul de la plus ou moi ns-value de cession : (48 000 - 1 8 300) x 20 % x 4.
�:::>
0 (3) À court terme car cession d'une i mmobil isation corporelle (15).
1-
1
"O0
c::::> •
0
<9

67
- ANNALES DCG 4 - Bomeuble, Bensport et Harmony
• Brevet
La plus ou moins-value de cession se détermine et s'analyse comme suit :
Prix de cession 6 000
Valeur d'origine 9 000

Amortissements fisca lement déductibles( l ) - 5 400

Valeur nette comptable - 3 600


Pl us-va lue à long terme ( PVLT) 2 400

( 1 ) 9 000 x 20 % x 3 (du 1 .04.20 1 1 au 1 .04.20 1 4).


En principe, les plus ou moins-values résultant de cessions d'immobilisations
incorporelles sont qualifiées à court terme.
Cependant, les produits de la propriété industrielle (brevets ou éléments assimilés,
inventions brevetables, procédés de fabrication accessoires aux brevets . . . ) bénéfi­
cient sous certaines conditions du régime des plus-values à long terme.
Pour bénéficier de ce régime de faveur, les produits concernés doivent faire partie
de l'actif immobilisé de l'entreprise (au sens fiscal) . Cette condition est remplie si
les droits ont été acquis depuis deux ans au moins et si l'acquisition a été réalisée à
titre onéreux 1 . De plus, il ne doit exister aucun lien de dépendance entre le ven­
deur et l'acquéreur.
Compte tenu des informations de l'annexe 2, on peut considérer que les condi­
tions sont remplies :
brevet inscrit dans les immobilisations ;
- acquisition le 1 .04.201 1 et cession le 1 .04.20 14 (plus de 2 ans) ;
- cession à une entreprise non liée.
En conséquence, le régime de faveur s'applique et la plus-value réalisée est quali­
fiée à long terme.
• Mobilier
La plus ou moins-value se détermine et s'analyse comme suit :
Indemnité d'assurance 6 550
Valeur d'origine 7 000
Amortissements fisca lement déductibles( l l - 2 450
Valeur nette comptable - 4 550

Pl us-va lue à court terme (PVCT)(2 ) 2 000

( 1 ) 7 000 x 1 0 % x 3,5 (du 1 .0 1 .201 1 au 1 .07.201 4).


(2) À court terme car cession d'une immobil isation corporelle .

1. Condition de durée non exigée si le produit concerné a été créé.



CJ 68

1
ANNALES DCG 4 - Bomeuble, Bensport et Harmony -
b) Modalités d'imposition
À la loupe
• Les modalités d'im position des plus ou moins-values nettes dans le cadre de l'IS
sont les suivantes :
- les plus ou moins-values nettes à court terme relèvent de l'IS a u taux de droit
comm u n ;
- les plus ou moins-values nettes à long terme relèvent d u taux réduit de 15 %
(cessions de brevets et redevances de concession de brevets) ou sont exonérées
(titres de participation) sous-réserve de la réintégration d'une quote-part de frais
et charges de 12 % de la plus-value brute réalisée.
• Les plus-values à cou rt terme réalisées à l'occasion de sinistres ou expropriations
peuvent bénéficier d'un étalement sur une d u rée égale à la durée d'amortissement
pratiquée avant le sinistre.

• Détermination des plus ou moins-values nettes de l'exercice


Le tableau suivant regroupe les plus ou moins-values telles qu'elles ont été déter­
minées et analysées ci-dessus et permet de déterminer les plus ou moins-values
nettes de l'exercice :

PVCT MVCT PVLT MVLT


Matériel 1 0 300
Véhicule de tourisme 2 000
B revet 2 400
Mobilier 2 000
Totaux 1 4 300 0 2 400 0
PVNCT PVN LT
1 4 300 2 400

• Modalités d'imposition
.�
"'O
0
;Qi
"O • La plus-value nette à court terme de 14 300 € doit être analysée ici en deux
c c::::>
:J � temps :
0 Ill
<I>
lil <I>
'<I>
.-t .!!? 1 ) La PVNCT hors sinistre ( 1 4 300 - 2 000 = 1 2 300 €) est imposable en 2014 à
0 0
N '5 l'IS au taux normal ;
.......
"'
@ c:

..c c:0 2) La PVCT relative au sinistre bénéficie d'un étalement d'imposition sur une
Ol 0c:
·;::::
>-
'.;::;
V
:::>
durée correspondant à la durée d'amortissement déjà pratiquée sur le bien à la
a. "O
0 0
o.
date du sinistre ou de l'expropriation (sans excéder 15 ans) . Ici, la durée d' étale­
u �
�:::>
ment sera de 3,5 ans arrondie à 4 ans. Cet étalement s'effectue à compter de l'exer­
1-0 cice suivant celui au cours duquel la plus-value a été constatée_
1
"O0
c::::> •
0
<9

69
- ANNALES DCG 4 - Bomeuble, Bensport et Harmony
• La plus-value nette à long terme de 2 400 € est imposable au taux réduit de 1 5 %
(plus les prélèvements sociaux de 1 5,5 % ) car elle a été réalisée lors de la cession
d'un brevet.
Remarque
Comme cela est indiqué dans l'annexe 2, sur le plan comptable, l'étalement de
l'imposition de la PVCT relative a u sinistre i m pose de comptabiliser une provision
pour IS égale à 33,1/3 % de la PVCT, soit ici : 2 ooo x 33,1/3 % = 667 €. I l faut noter
que cette charge n'est pas fisca lement déductible et doit faire l'objet d'une
réintégration extra-comptable (voir question suivante).

5. Retraitements nécessaires pour le résultat fiscal 2014


Niveau 1 • 2 points/20 • 15 min
À la loupe
• Il n'est pas demandé de déterminer le résu ltat fiscal de l'exercice (le résultat
comptable n'est pas fourni) mais seulement de présenter les retraitements
nécessaires au calcul de ce résultat fiscal.
• Les éléments nécessaires sont fournis en an nexe 2.
• Il faut évidemment procéder aux retraitements définis ci-dessus pour les plus ou
moins-values nettes de l'exercice.
• I l faut justifier chacun des retraitements opérés, sinon la réponse ne peut être
considérée comme com plète ..

ÉLÉMENTS EXPLICATIONS RÉINTÉGRATIONS DÉDUCTIONS


Com pte tenu des éléments définis lors de la
Amortissement
question 1 , il faut réintégrer en 201 4
irrégulièrement
l'amortissement irrégulièrement différé en
différé
2013. 7 500
La dotation comptabil isée e n 2 0 1 4 n'est pas
Amortissement
entièrement déductible. Amortissements
du véhicule de
excédentaires à réintégrer :
(48 000 - 1 8 300) X 2 0 O/o.
tourisme
5 940
PVNCT hors I mposable en 20 1 4 au taux normal de - -
sinistre 33, 1 /3 %. Aucun retraitement extra-comptable.
La PVNCT sur sin istre est imposable sur 4 ans
à compter de 201 5 (voir question 4). Elle doit
PVNCT sinistre faire l'objet d'une déduction extra-
et provision comptable( 1 l. 2 000
pour 15 La provision pour i mpôt constituée est à
réintégrer fisca lement car l'IS n'est pas un

i mpôt déductible. 667
� -


CJ 70

1
ANNALES DCG 4 - Bomeuble, Bensport et Harmony -
-
ÉLÉMENTS EXPLICATIONS RÉINTÉGRATIONS DÉDUCTIONS
PVN LT de I mposable au taux réduit de 1 5 %. À déduire ici. 2 400
l'exercice
Cet écart représente une perte latente
fiscalement déductible lors de l'exercice de sa
constatation.
Écart de
En conséquence :
conversion actif
- l'écart 201 4 doit être déduit : 2 200
- l'écart 2 0 1 3 , déduit en 201 2, doit être
réintégré. l 200
Cet écart représente un gain latent
fiscalement imposable lors de l'exercice de sa
Écart de
constatation. En conséquence :
conversion
- l'écart 201 4 doit être réintégré : 3 000
passif
- l'écart 2 0 1 3 , i m posé en 201 3, doit être
l 000
déduit :
La provision d i minue de :
2 500 - l 000 = l 500 €.
Provisions pour
Une reprise a donc été com ptabil isée mais ce
perte de change
produit n'est pas imposable. Il faut donc
procéder à sa déduction. l 500
Écart sur valeur liquidative au 3 1 décembre
2014
• Valeur liquidative 3 1 décembre 201 4 : 1 1 O €
• Valeur liquidative 3 1 . 1 2 .20 1 3 : 1 2 5 €
Écart : ( 1 1 0 - 1 25) x l OO = - l 500 €. Cet
Actions de écart négatif, immédiatement déductible, doit
SICAV fa i re l'objet d'une déduction extra-comptable : l 500
(voir ci-dessous)
En conséquence, la dotation pour
dépréciation des titres comptabilisée à cette
date n'est pas déductible et doit être
.�
"'O ;Qi
"O réintég rée. Son montant, déterminé en
0 c::::>
c référence au coût d'acquisition des titres, est :
:J �
0 Ill
<I> ( l l Q - 1 20) X 1 00 : l 000
lil <I>
'<I>
.-t .!!?
0 0 ( l ) Sur le résultat fiscal au taux de droit commun de 201 5 , 201 6, 20 l 7 et 2 0 1 8, il faudra procéder à une
N '5
.......
"' réintégration extra-comptable de 2 000/4 = 500 €.
@ c:

..c c:0
Ol 0c:
·;:::: '.;::;
V
>- "O :::> Rappel sur le régime des parts ou actions d'OPCVM
a. 0
Les entreprises soumises à 1'15 doivent appliquer un régime particulier d'évaluation
0 o.
u �
�:::> sur les parts ou actions d'OPCVM basé sur leur valeur liquidative. À la clôture de
1-0
1 chaque exercice, il faut déterminer les éventuels écarts sur valeurs liquidatives par
"O0 différence entre la valeur liqu idative à la clôture et celle de la clôture précédente (par
c::::> •
0 exception valeur d'acquisition pour l'année d'acquisition).
<9

71
- ANNALES DCG 4 - Bomeuble, Bensport et Harmony
- les écarts positifs (hausse de la valeur liquidative) constituent une plus-value
latente i m méd iatement imposable q u i doit être réintégrée au résultat fiscal ;
- les écarts négatifs (baisse de la valeur liquidative) constituent une moi ns-value
latente immédiatement déductible qui doit être déduite du résultat fiscal. Si une
dépréciation a été constituée sur le plan comptable, elle doit symétriquement être
réintégrée dans le résultat imposable. Parallèlement, les reprises comptables ne
sont pas imposables et sont déduites d u résultat fiscal.

Autonotation et calcul du temps consacré


NOTATION DURÉE

QUESTION Valeur Votre Temps Votre


de la question évaluation moyen temps
(nombre de points)
Dossier 2 : Résultat 8,0 1 h 15
imposable à l'IS
Question 1 0,50 5 min
Question 2 1 ,2 5 1 0 min
Question 3 1 ,0 1 0 min
Question 4 3,25 30 m i n
Question 5 2,0 20 m i n

DOSSIER 3
IMPÔTS SUR LE REVEN U
ET CONTRIBUTION SOCIALE GÉNÉRALISÉE

1. Régime fiscal d'imposition et obligations comptables


pour les activités professionnelles de M. Harmony
Niveau 2 • 1 point/20 • 5 min
M. Harmony exerce à titre individuel et de manière indépendante et libérale la
profession de médecin. Ses revenus relèvent de la catégorie des bénéfices non
i commerciaux (BNC).
= Pour ce revenu catégoriel, il existe deux régimes d'imposition :
�a.
- le régime de la déclaration contrôlée dans le cas où les recettes sont supérieures

·�
à 32 600 € (32 900 € pour 2014 à 20 1 6) ;
:::J - le régime du micro-BNC sinon.
U)



u
CJ 72

1
ANNALES DCG 4 - Bomeuble, Bensport et Harmony -
M. Harmony a perçu des honoraires pour un montant supérieur à 32 600 €, le
régime d'imposition applicable est celui de la déclaration contrôlée. Il ne lui est
pas possible d'opter pour le régime micro-BNC.
Dans le cadre du régime de la déclaration contrôlée, ses obligations comptables
sont constituées par une comptabilité de trésorerie et la tenue :
d'un livre-journal présentant le détail des recettes et des dépenses professionnelles ;
d'un registre des immobilisations et des amortissements.
S'il le souhaite, Monsieur Harmony peut opter pour la détermination du résultat
imposable selon des règles analogues à celles de la comptabilité commerciale. Il pré­
sentera alors une comptabilité d'engagement avec des comptes de créances et de dettes.

2. Conditions de rattachement des enfants majeurs.


Conséquences sur l'impôt d u foyer fiscal Harmony
Niveau 1 • 1 ,25 point/20 • 10 min
À la loupe
Attention, la question mentionne les enfants majeurs et il ne faut pas oublier que
l'enfant majeur peut être célibataire ou marié et/ou chargé de fa m i lle.

Le rattachement des enfants majeurs s'effectue dans des modalités différentes


selon qu'il s'agit d'enfants célibataires ou d'enfants mariés.
a) Rattachement des enfants majeurs célibataires
Les enfants majeurs célibataires peuvent demander leur rattachement au foyer fis­
cal des parents, avec leur accord, dans les conditions suivantes :
s'ils sont âgés de moins de 2 1 ans ;

.�
s'ils sont étudiants âgés de moins de 25 ans .
"'O ;Qi
"O
0 c::::> Pour le foyer fiscal Harmony, cela concerne Quentin qui a 22 ans et qui est étu­
c
:J �
0 Ill
<I> diant. Il est d'ailleurs précisé en annexe 2 qu'il a demandé son rattachement au
lil <I>
'<I>
.-t
0 .!!? foyer fiscal de ses parents.
N 0
'5
....... Les conséquences de ce rattachement sont les suivantes :
"'
@ c:
c:0
0c:
..c
Ol le quotient familial du foyer fiscal est majoré de 0,5 part (deuxième enfant) ;
·;:::: '.;::;
V
>- "O :::>
a. 0 les revenus de l'enfant rattaché sont ajoutés aux revenus du foyer fiscal (ici nous
0 o.
u �
�:::>
verrons que les revenus concernés sont exonérés) ;
1-0
1 une réduction d'impôt pour frais de scolarité ( 1 83 € pour un enfant étudiant) .
"O0
c:
:::> •
0
<9

73
- ANNALES DCG 4 - Bomeuble, Bensport et Harmony
b) Rattachement des enfants majeurs ayant fondé un foyer distinct
ou chargés de famille
Les enfants majeurs ayant fondé un foyer distinct ou chargés de famille peuvent
demander leur rattachement au foyer fiscal des parents, avec leur accord, dans les
conditions suivantes :
- s'ils sont âgés de moins de 2 1 ans ;
- s'ils sont étudiants âgés de moins de 25 ans.
La demande de rattachement peut être réalisée globalement pour le ménage
(demande de l'enfant et accord des parents) . Les personnes ainsi rattachées ne
sont pas considérées comme à charge des parents mais :
- les revenus du ménage s'ajoutent à ceux du foyer fiscal des parents ;
- les parents bénéficient d'un abattement pour revenus de 5 726 € par personne
(pour revenus 2014).

3. Catégorie d'im position et montant imposable


pour les revenus du foyer fiscal Harmony
Niveau 2 • 3,5 points/20 • 35 min
À la loupe
Les éléments nécessaires sont fournis en annexe 3 dans laquelle on relève les
catégories suivantes : bénéfices non com merciaux (BNC), traitements et salaires
(TS) , revenus de capitaux mobiliers (RCM), revenus fonciers (RF).

a) Revenus de Monsieur Harmony


Comme cela a été défini lors de la question 1 , les revenus de Monsieur Harmony
sont des bénéfices non commerciaux (BNC) et, compte tenu de son chiffre d'affai­
res annuel supérieur à 32 900 €, ils sont imposés dans le cadre du régime de la
déclaration contrôlée.

i
=
�a.


·�
:::J
U)



u
CJ 74

1
ANNALES DCG 4 - Bomeuble, Bensport et Harmony -
Le revenu imposable est constitué par les recettes encaissées et les dépenses profes­
sionnelles payées au cours de l'année d'imposition (2014 ici), soit :

Recettes encaissées
Honoraires perçus en 2 0 1 4 1 20 000
- Honoraires rétrocédés à un confrère - 1 0 000
Total des recettes de l'exercice 1 1 0 000
Dépenses professionnelles payées
Cha rges déductibles déca issées en 2 0 1 4 1 8 000
Cha rges non déductibles décaissées en 2 0 1 4 Non imputables 0

Acquisition d'un logiciel ( l ) Option l a plus favorable 400

Amortissement du véhicule de tourisme( 2 l 1 8 300 X 20 % X 560 % X 6/ 1 2 915

Total des dépenses de l'exercice 19 315


Montant net imposable 90 685

( 1 ) Les dépenses de petit matériel, outillages, mobiliers de bureau et logiciel dont la valeur n'excède pas 500 €
HT peuvent être considérées comme des cha rges imméd iatement déductibles.
(2) Charge déductible mais application du plafond de 1 8 300 € (véhicule de tourisme non polluant) et selon
l'usage professionnel de 50 %.
Le montant imposable de 90 685 € ne supportera pas la majoration de 1 ,25 car
Monsieur Harmony a adhéré à une association de gestion de gestion agréée.
b) Revenus de Madame Harmony
• Salaires
Il s'agit de traitements et salaires et le revenu imposable est le suivant :

Rému nérations nettes i mposables 28 800

.� Participation 2009 perçue en 2 0 1 4 Non i m posable 0


"'O ;Qi
"O
0 c::::> Total 28 800
c
:J �

Déduction forfa itaire 1 0 % pour frais professionnels( 1 l


0 Ill
<I> 28 800 X 10 % 2 880
lil <I>
'<I>
.-t .!!?
0 0 Montant net imposable 25 920
N '5
.......
"'
@ c:

..c c:0 ( 1 ) Supérieure au minimum de 426 € et i nférieure au maximum de 1 2 1 5 7 €.


Ol 0c:
·;::::
>-
'.;::;
V
:::> • Intérêts et dividendes
a. "O0
0 o. Ces revenus relèvent de la catégorie des revenus des capitaux mobiliers (RCM).
u �
�:::>
0 Les intérêts sur livret A sont exonérés d'IR.
1-
1
"O0 Les dividendes sont imposables sous déduction d'un abattement de 40 %. Ils
c::::> •
0
<9
s'ajoutent au revenu global et sont soumis au barème progressif de l'IR.

75
- ANNALES DCG 4 - Bomeuble, Bensport et Harmony
Depuis le 1.01.20 13, un acompte sur l'IR de 2 1 % est prélevé à la source par l'orga­
nisme payeur pour reversement au Trésor public. Cet acompte s'impute ensuite
sur l'IR déterminé par le barème progressif. S'il en excède le montant, l'excédent
est restitué.
Dans ce cadre, la somme encaissée de 790 € doit être considérée comme le mon­
tant net d'acompte car celui-ci a été prélevé par le ou les organismes payeurs.
De ce fait, le dividende brut est égal à : 790/( 100 - 0,2 1 ) = 1 000 €. L'acompte d'IR
a donc été prélevé pour 2 1 0 €.
En conséquence, le dividende imposable, après déduction de l'abattement de
40 %, est égal à : 1 000 x 60 % 600 €.
=

Cette somme s'ajoute au revenu global pour la détermination de l'IR mis à la


charge du foyer fiscal Harmony. L'acompte de 2 1 0 € sera déduit du montant de
cet IR.
Remarque
Les contribuables dont le revenu fiscal de référence de l'avant-dernière année est
inférieur à 50 ooo € (célibataires, veufs ou divorcés) ou 75 ooo € (couples mariés ou
pacsés) peuvent demander à être dispensés d u paiement de cet acompte.
Ne connaissant pas cette information, on pouvait émettre l'hypothèse que ce foyer
fiscal était dispensé de cet acompte. Le montant perçu conduisait alors à un reven u
imposable de : 790 € x 6 0 % 474 € .
=

• Cession d'actions
Les cessions réalisées en 2014 par Mme Harmony lui ont permis de réaliser une
plus-value de : 1 200 - 500 700 €. Cette plus-value est imposable au titre des PV
=

de particuliers.
Depuis le 1 .0 1.2014, les plus-values sur cessions des valeurs mobilières sont incor­
porées au revenu imposable au barème progressif de l'IR sous déduction d'un
abattement pour durée de détention égal à :
50 % de la plus-value nette pour une détention comprise entre 2 et 8 ans ;
65 % de la plus-value nette après 8 ans de détention.
Ici, les titres ont été détenus moins de 2 ans et Madame Harmony ne bénéficie
i d'aucun abattement. Le revenu imposable est donc de 700 €.
=
� • Location du studio de Bormes-les-Mimosas
a.


·�
Les loyers perçus constituent des revenus fonciers (RF). Compte tenu des revenus
annuels perçus (6 000 €) inférieurs à 15 000 €, ils sont imposables dans le cadre
:::J du régime du micro-foncier.
U)



u
CJ 76

1
ANNALES DCG 4 - Bomeuble, Bensport et Harmony -
Madame Harmony pourrait opter pour le régime réel, si cela est son intérêt, mais
il est précisé qu'aucune option n'a été exercée.
En conséquence, le revenu imposable est égal au montant des loyers encaissés
après abattement de 30 %, soit ici : 6 000 x ( 1 00 - 30) % 4 200 €.
=

À noter que, dans le cadre du régime micro-foncier, l'abattement de 30 % est


représentatif des charges déductibles et qu'il n'est pas possible de déduire en plus
la charge correspondant aux travaux d'entretien ( 1 000 €).
c) Revenus de Quentin (22 ans, étudiant)
• Salaire du centre de loisirs
Comme cela est indiqué en annexe 4 (article 8 1 du CGI), les salaires versés aux
jeunes gens âgés de 25 ans au plus au 1er janvier de l'année d'imposition en rému­
nération d'une activité exercée pendant l'année scolaire ou universitaire ou durant
leurs congés scolaires ou universitaires sont, sur option des bénéficiaires, exonérés
d'impôt sur le revenu dans la limite de trois fois le montant mensuel du SMIC.
Le salaire perçu par Quentin est égal à un SMIC. Il n'est donc pas imposable.
• Aide personnalisée au logement
Cette aide ou prestation sociale n'est pas soumise à l'IR.
d) Synthèse (non demandée)
Les revenus imposables du foyer fiscal Harmony sont les suivants :

BNC TS RCM PV RF TOTAL


Monsieur Harmony 90 685 90 685
Madame Harmony 25 920 600 700 4 200 3 1 420
Quentin 0 0
Revenu imposable total 90 685 25 920 600 700 4 200 1 22 1 05
.�
"'O ;Qi
"O
0 c::::>
c
0
:J �Ill 4. Personnes et revenus soumis à la CSG, et application au foyer
<I>
lil <I>
'<I> fiscal Harmony
.-t .!!?
0
Niveau 2 • 1,25 point/20 • 10 min
N 0
'5
.......
"'
@ c:
c:0
..c
Ol 0c: a) Règles générales
·;:::: '.;::;
V


>- :::>
a.
0
"O0 Personnes soumises à la CSG
u o.
� Sont assujetties à la CSG et à la CRDS les personnes physiques domiciliées fiscale­
�:::>
1-0 ment en France et rattachées à un régime obligatoire français d'assurance-mala­
1
"O0 die. Ces deux conditions sont cumulatives.
c::::> •
0
<9

77
- ANNALES DCG 4 - Bomeuble, Bensport et Harmony
• Revenus soumis à la CSG
Les revenus concernés sont :
les revenus d'activité salariée ;
les revenus d'une activité professionnelle non salariée (BIC, BNC, BA . . . ) ;

les revenus de remplacement : pensions de retraite, d'invalidité, allocations


chômage, de préretraite, indemnités journalières maladie, maternité, accidents ;
les revenus du capital : revenus des capitaux mobiliers, revenus fonciers . . .

b) Application aux revenus d u foyer fiscal Harmony


Tout d'abord il faut noter que les membres du foyer fiscal Harmony (époux Har­
mony, Quentin) remplissent les conditions pour être assujettis à la CSG.
Les différents revenus du foyer fiscal Harmony soumis à la CSG sont :

REVENUS D'ACTIVITÉ ET REVENUS DU CAPITAL


DE REM PLACEMENT Revenus de placement Revenus du patrimoine
M. Harmony Honoraires
Mme Harmony Sa laires Dividendes Plus-va lue sur la vente
Participation des salariés( 1 ) d'actions
Revenus fonciers
Quentin Salaires( 1 )

( 1 ) Même s'ils sont exonérés d'IR.


En revanche, l'aide personnalisée au logement perçue par Quentin n'est pas sou­
mise à la CSG.
Autonotation et calcul du temps consacré
NOTATION DURÉE

QUESTION Valeur Votre Temps Votre


de la question évaluation moyen temps
(nombre de points)
Dossier 3 : 1 R et CSG
i
7,0 1 h
Question 1 1 ,0 5 min
=

a.
Question 2 1 ,2 5 10 min


·�
Question 3
Question 4
3,50
1 ,2 5
35 min
10 min
:::J
U)



u
CJ 78

1
Annales DCG 4

Argolf, Print3 D
et Laurent

PRÉSENTATION DU SUJET
La taxe su r la valeur ajoutée
• Territorial ité de la TVA
• La TVA collectée ( base, taux, fa it générateur et exigibilité)
• La TVA déductible (coefficients d'assujettissement, régula risations)
L'imposition des résultats dans le cadre des entreprises individuelles : Les bénéfices
non commerciaux
• Produits i m posables
• Charges déductibles
• Plus et moi ns-values
• Princi pes généraux de détermination du résultat
L'imposition des résultats dans le cadre des sociétés soumises à l'impôt sur les sociétés
THÈMES
• Champ d'application de l'i mpôt sur les sociétés (régime de faveur des PME)
TRAITÉS
• Liquidation et paiement de l'impôt sur les sociétés
L'imposition du revenu des particuliers
• Bénéfices ind ustriels et commerciaux
"'O • Traitements et salaires
0
c
:J • Revenus de capitaux mobil iers
0
lil • Modal ités de prise en compte des réductions et crédits d'impôts
.-t
0 • I mputation des acom ptes d'impôt sur le reven u sur dividendes
N
@ Les taxes assises sur les salaires
.......
..c • La taxe sur les salaires (redevables de la taxe)
Ol
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> Le contrôle fiscal
a.
0 • La vérification de compta bil ité (délai de reprise, d roits et garanties du contri buable)
u
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- ANNALES DCG 4 - Argolf, Print3D et Laurent
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Le sujet comporte trois dossiers i ntitulés respectivement « Taxe sur la valeur ajoutée »,
« Résultat i mposable à l'IS et contrôle fiscal » et « Impôt sur le revenu ».
Les thèmes proposés correspondent à q uatre parties très i mportantes d u programme :
- la lVA ;
- l'imposition du résultat de l'entreprise (société anonyme soumise à l'IS et mais aussi
EURL soumise à l'IR) ;
- le contrôle fiscal ;
- l'imposition du revenu des particu liers.
Les taxes assises sur les salaires sont également présentes par une question portant sur
la taxe sur les sa laires proprement d ite.
• Le premier dossier (6,5 poi nts sur 20, 3 questions), consacré à la lVA, ne présente
aucune véritable difficulté pour un(e) candidat(e) correctement préparé(e).
Dans un premier temps, il est demandé de déterm iner la lVA à décaisser pour le mois
de j u i n, sachant qu'un crédit de lVA a clôturé le mois précédent. À ce titre, les
candidat(e)s sont soll icités sur des points classiques : exportation, vente en France,
vente et acquisition intracommu nautaires, livraison à soi-même d'une prestation de
services, prestations de services fournie ou reçue, acompte sur prestation de services,
réparation d'un véhicule de tourisme, vente d'un entrepôt soumise à lVA (sur option).
Il fa llait veiller à appliquer correctement les règles d'im position, d'exigibilité et de
déduction.
Dans un second temps, il est demandé d'analyser la cession de l'entrepôt évoquée
PRÉSENTATION précédemment du point de vue d'un acquéreur ayant un coefficient d'assujettissement
DU SUJET de 70 %. Après avoir défi n i le coefficient d'assujettissement, il fa llait déterminer le
montant de la lVA déductible puis d'évoquer les possibil ités de régularisation future
(hors régula risation globale).
• Le deuxième dossier (7 points sur 20, 5 questions) se situe dans le cadre de l'im pôt
sur les bénéfices des sociétés. I l est tout d'a bord demandé de vérifier que la société
concernée peut bénéficier du rég ime de faveu r des PME puis de calculer le montant des
acomptes d'IS à verser dans l'exercice ainsi que la liquidation à verser en 20 1 5 (l'IS de
l'exercice doit donc être déterminé).
Ensu ite, dans le cadre de la vérification de com ptabil ité subie pa r cette même société
en 201 4, les candidat(e)s doivent préciser le délai de reprise appl icable pour l'exercice
201 1 puis préciser quels sont les d roits et obligations d u contribuable en la matière.
"'O Globalement, ce dossier est d'un niveau très abordable même si des difficultés
0
c tech niques peuvent intervenir dans le calcul des acom ptes d'IS ou de l'IS de l'exercice
:J
0 (régime des PME, plus-value à long terme exonérées ou à 1 5 %).
lil
.-t • Le troisième dossier (6,5 points sur 20, 3 questions) est consacré à l'impôt sur le revenu
0
d'un foyer fiscal composé d'un couple marié avec deux enfants. Le questionnement porte
� d'abord sur la détermination de revenus catégoriels imposables (BIC, Traitements et salaires,
= Revenus de capitaux mobiliers). Dans un second temps, il est demandé d'indiquer quelles
�a.
sont les sommes venant en déduction de l'IR mis à la charge de ce foyer fiscal. À ce titre, sur


la base d'une documentation fiscale, sont évoqués des réductions d'impôt (dons, frais de
scolarisation) et crédits d'impôt (emploi d'un salarié à domicile) ainsi que l'acompte de
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:::J 2 1 % prélevé lors de l'encaissement de dividendes.
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ANNALES DCG 4 - Argolf, Print3D et Laurent -
- Le niveau de difficulté proposé par ce dossier est également tout à fait abordable pour
un candidat(e) correctement préparé. On ne trouve pas de réelles difficultés tech niques
et la nature des problèmes évoqués est tout à fait classique.
Dans l'ensemble, un sujet assez classique avec des thèmes proposés très régulièrement
dans cette épreuve, à l'exception du contrôle fiscal qui fait pour la première fois l'objet
d'un questionnement assez approfondi. La calculatrice est autorisée comme chaque
PRÉSENTATION année depuis 2008, à l'exception de la session 201 3 .
DU SUJET Le niveau exigé ne semble pas particulièrement difficile et le sujet n'est pas très long.
Cependant, cela reste du droit fiscal et il faut faire très attention à l'application des
règles fiscales, surtout à l'occasion des questions techniques qui sont les plus
nom breuses dans ce sujet. Comme chaque fois, il faut démontrer la maîtrise de
connaissances précises et une aptitude à les mettre en œuvre de man ière adéquate.
Dans l'ensemble, ce sujet peut sans doute être qual ifié de plutôt facile, surtout si on le
compare aux éditions précédentes.
Les trois dossiers sont totalement indépendants. L'ordre de leur traitement est donc
ind ifférent de ce point de vue.
Le choix du(de la) candidat(e) sera défi n i en fonction de la maîtrise qu'il aura des trois
dossiers proposés. Le niveau de d ifficulté, très relatif cette an née, ne sera sans doute
PAR QUOI pas non plus un critère de choix prépondérant.
COMMENCER ? Cependa nt, il convient, comme d'ha bitude, de faire preuve d'une certa ine vigilance sur
ce point afin de bien répartir son temps de travail pour traiter les trois dossiers de
man ière suffisante. I l est cla i r ici que, compte tenu de la relativement fa ible densité du
sujet, la gestion du temps ne sera pas une d i mension aussi i mportante que les an nées
précédentes.

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ÉNONCÉ DU SUJET
SE IO 20 1 5

U E 4 - DROIT FI CAL

Durée de l 'épreuve : 3 heure - coefficient : 1

Document autori é néant. :


Matériel autori é :
Une calculatrice de poche à fonctionnement autonome ans imprimante et san aucun moyen de
tran mission, à l'exclu ion de tout autre élément matériel ou documentaire (circulaire n° 99 - 1 86
du 1 6 novembre 1 999 ; BOEN n° 42).

Doc u ment remi au ca ndida t :


Le ujet comporte 7 page numérotée de 1/7 à 7/7.

I l vous est demandé de vérifier que le sujet est complet dè sa mi e à votre dispo ition.

Le ujet se pré ellle 011 laforme de 3 dos iers i11dépe11da111

Page de garde ........................................... . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ... ............ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . page 1

Pré entation du sujet .................................................. ......................................................... page 2

OO IER l - Taxe ur la valeur ajoutée . . .


. . . . . . . .. . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . (6,5 point ) ..... page 3

DO 1 ER 2 - Ré ultat impo able à 1'1 et contrôle fiscal... ... . ..... . ...... . ... ..... (7 point ) ...... page 4
DO J E R 3 - I mpôt sur le revenu ....................... ....................................... (6,5 points)....... pagc 4

le ujet comporte les amutxe s11iva11te :

DO I E R 1
Annexe 1 - Opérations réalisées par la société A RGOLF . . . . . . . . . . . . . . . . . ............................... page 4

- .. .
DO I E R 2
Annexe 2 Information relative à la société anonyme PRINT3D . . . . . . . . . ...... ............ . . page S

-
DO I E R 3
Annexe 3 I nformation relati c au foyer fi cal de Mon ieur LAU R E T page 6 cl 7 . . . . . . .......

Annexe 4 - Documentation fiscale. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .............. page 7

AVERTk E M ENT
i le te:\te d u ujet, de e que tion ou de es annexes vou conduit à formuler une ou plu ieurs hypothè e,
il vous est demandé de la ou le mentionner e:\ licitement dans votre co ic.

JI 1·011s est demandé d'apporter 1111 soin partic11/ier à Io prése11101io11 de 1'0rre copie.
To11re infor111atio11 calculée dew·a êtrejusrift
é e.


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ANNALES DCG 4 - Argolf, Print3D et Laurent -

UJET

DO I E R 1 - TA X E U R LA V A L E U R A J O U T É E

L'entrepri e Argolf e t un gro i te spéciali é dan l a vente et la réparation en équipement de


parcours de golf et de matériel de golf. Elle propo e au si se services pour des pre talion de con eils
pour l'agencement de différent point de ente de e cl ient .

En raison de tarifs a e7 élevé pour le matériel de golf, le fait que l'entrepri e Argolf propo e la
réparation du matériel présente un atout upplémentaire pour le client .
Comme c'e t une activité acce oire, l'entrepri e Argolf a opté pour le débit pour le factures de
réparation de matériel de golf ainsi que pour ses prestations de con eil .

Compte tenu de on chi ffre d'affaire de 1 133 000 € en 2013, l'entrepri e Argolf relè\e du régime réel
normal pour la T.V.A. (taux de 20 % pour l'ensemble de ses opérations).

Travail à faire

À l'aide de l'annexe l :

1 . Présenter l'analy e de chacune des opérations à l'aide du modèle de tableau sui ant :

Analy e/Calcul T.V.A. exigible T.V.A. déductible

2. Calculer le montant de la T.V.A. due au moi de juin 2014 achant que l'entrepri e dispo ait
d'un crédit de T.V.A. de S 000 € au cour du moi de mai 2014.

3. Pour l'opération n° 13, l'acheteur de l'entrepôt dispose d'un coefficient d'assujettissement


définitif de 70 % (on uppo era de coefficient d'admis ion et de taxation égaux à 1 ) :

a) Définir le coefficient d'a ujetti ement.


b) Calculer le montant de la T.V.A. déductible sur cet entrepôt pour l'acheteur.
c) achant que l'acquéreur n'a pa l'intention de céder l'entrepôt, cette T.V.A.
déductible e t-elle su ceptible d'être régu larisée ?

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DO IER 2 - R E UL TAT I M PO A B L E A L'I ET CONTROLE FI CAL

La société anonyme non cotée PRINT30 est spécialisée dan la création, à l'aide d'imprimantes 30, de pièces
de rechange ou de petits objets utiles au quotidien. Créée depuis 201 1 , elle e t implantée en région pari ienne
et emploie ix salariés. Le capital de la ociété est détenu exclusivement par des personne physiques dont
Mon ieur Jacques, dirigeant salarié de la société, qui détient 40 % du capital social.

Travail à faire

À l'aide de l'annexe 2 :

1 . Vérifier que la ociété PRI T3D peut bénéficier du régime d'impo ition à taux réduit des
P.M.E.

2. Calculer le montant de acompte d'impôt ur le ociété payé au cours de l'année 20 1 4 en


rappelant pour chaque acompte a date limite d'exigibilité.

3. Calculer le solde de l ' i . . 2 0 1 4 à ver er en 2 0 1 5.

Le 20 février 2014, la société anonyme PRI T30 a reçu de l'admini tration fi cale, par lettre
recommandée avec accu é de réception, un avi de \érification de comptabilité. Le contrôle fiscal
portait ur l'impôt ur le ociétés. La première intervention du vérificateur a eu lieu le 29 mars 20 1 4.

4. L'admini tration peut-elle vérifier le résultats de l'exercice 2 0 1 1 ? Ju tifier votre répon e.

S. Lor de cette vérification de comptabilité, quel ont le droit et garantie de la ociété


PRJ TJ D ?

DO IER 3 - IMPÔT R LE REVE U

M. Antoine LAURENT a crée, il y a 2 1 an , une boulangerie pâtisserie, l'E.U.R.L. L'Amandine dont il e t le


gérant unique associé et dont le bénéfices sont impoés à l impôt sur le revenu.
'

Mon ieur LAURE T et sa femme Marie sont marié ous le régime de la communauté légale et ont deux
enfant .

Remarque : les prélèvements de C. .G. et de C.R.D. . sont exclus de l'analyse de ce dossier.

"'O Travail à faire


annexe 3 et 4 :
0
c
:J À l'aide de
0
lil 1 . L'E.U.R.L. e t-elle redevable de la taxe sur les alaire ? J u tifier votre réponse.
.-t
0 2. Calculer le différent revenu catégoriel du foyer fi cal LA RENT :

� a) le bénéfice industriel et commerciaux ;

= b) le traitement et alaire ;

� c) le revenu de capitaux mobilier .


a.


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3. Déterminer le montant de
LAU R E T au titre de l'année 2014.
omme venant en déduction de l'impôt brut du foyer fiscal

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ANNALES DCG 4 - Argolf, Print3D et Laurent -

A 1 E E l - Opé rati ons réalisées par ln soci été ARCOLF au mois de ju in 2014

1) Vente de différent matériel de parcours au Golf du oleil à Agadir a u Maroc ; prix de vente
H.T. : 1 5 500€.
2) Encaissement d'un acompte pour une prestation de con.eils pour le magasin du golf de L'Estérel
à aint-Raphaël : 1 500 €.
3) Vente de club de golf au Golf aint-François en Guadeloupe : 1 8 000 €.
4) Encai sement d'une réparation de matériel de golf réali ée et facturée au cours du mois de mai
20 1 4 : 1 500 €.
5) Vente de para ois temps extrême anti-UV au Golf Club de Lyon : 4 500 € H. I .
6) Les infonnaticicns de l'entreprise Argolf ont mis au point pour l'entreprise un nouveau logiciel de
gestion de tocks pour un coût total de 3 000 € H.T.
7) Facture de réparation de matériel de golf au golf Club de Rome. Le Club italien a bien fourni on
numéro intracommunautaire. Montant : 3 500 € 1 1.T.
8) L'entreprise a réglé la réparation de la Renault Clio {véhicule de touri me) de l'un de e
commerciau.\ 750 € H.T.
9) Achat de casiers électroniques pour eaddys à l'entreprise A PG Gmbh {Allemagne) pour
1 5 000 € H.T. Les ca iers ont ::irrivé le 1 5 juin mai pa Io facture.
10) Achats de 3 voitures de golf électrique 4 places au fournis eur chinoi Lvtong : 2 500 € H.T.
pièce.
1 1) Vente de chau ure de golf pour le maga in du Golf Club Grand-Ducal (Luxembourg) :
·

1 0 000 € H.T. Le Golf club a bien fourni on numéro intra-communautaire.


12) L'entreprise a reçu une facture de son expert-comptable pour 1 200 € T.T.C. ; cc dernier n'a pas
opté pour le débit . Cette facture est à échéance au 1 5 juillet.
13) L'entrepri e a revendu l'un de ses entrepôts qu'elle trom ait mal situé pour son activité. Elle
l'a\'ait acheté neuf en juin 2004 pour 200 000 € 1- LT (T.V.A. déductible : 39 200 €) ; prix de vente
1 5 0 000 € H.T. La cc ion e t oumi e à la T.V.A.

AN EXE 2 - I nformations relatives à ln ociété nnonvme PRINT3D

Renseignement généraux :

• L'exercice comptable coïncide avec l'année civile.


• La ociété anonyme PRINT3D n'a pai. pratiqué d'option rclati\c à l'impo ition de c ré uhati.. Elle
e t soumi e au régime réel d'imposition.
• Le capital de la société c t entièrement libéré.
• Le chi ffre d'affaires réali é au cours de l'exercice 20 1 4 'élève à 2 000 000 €.

Donnée comptables et fi cale en euro


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"'O ;Qi Exercice 20 1 2 2013 2014
000 64 000
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c c::::> Résultat liscal définitif 45 52 000
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0 Ill Plu -\'aluc nette à long tcm1e
dont rcde\'ances de concc ions de bre'ets
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4 000
.-t .!!? dont opérations sur titres de participation
0 2 000 0
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'5 Don de mécénat d'entreprise 0 0 1 500
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- ANNALES DCG 4 - Argolf, Print3D et Laurent

A EXE 2 ( su ite) - I n formations relatives à la société nnonvme PRI NT30

Documentation fi cale - Le mécénat d'entreprise

Plu ieurs dispo. i1if: d'incitation fiscale sont pré\ u. en faveur du mécénat :
- le libémlité au profil de ccnain· organi·mc ounent droit à une réduction d'impô1. Le don ont
retenus dans la limite de 5 %e du chiffre d'affaires et la réduction d'impôt est de 60 °/o de ce montant :
r... 1
Entrepri es bénéficiaires de la réduction d'impôt.
La réduction d'impôt pour mécénat (CG! art. 238 bi ) bénéficie aux entrcpri es as ujcttie :i l'impôt
sur le revenu (IR) ou à l'impô1 ur le ociétés ( 1 ) elon un régime réel d'imposition. Le exploitant
soumis au régime de microenlreprises sont exclus. Les entreprise exonérées d'IR ou d'I ne peu\ent
pas bénéficier de la réduc1ion d'impôt, laquelle n'c.t pa rc.tituablc.

AN EXE 3 - In format ions re lat i es au foyer fiscal de Mon ieur LA RE�T

Renseignements concernant l'E . . R.L. L'Amandine :


• L'exercice comptable co'incide a\CC l'année ci'ile ;
• Pour 2014. i.on résultat comptable pro, isoirc e t de 40 000 € et son chiffre d'affaire hors taxe est
de 300 000 € :
• L'E.U.R.L. a adhéré à un cen1rc de gestion agréé. Elle emploie 4 personne dont l'épou c de
Monsieur LAURENT et un apprenti boulanger :
• Le opération ont été correctement comptabili.ée ;
• L'E.U.R.L. opte toujours pour l'étalement de ses plus-,·alues à coun terme.
• Toute le opérations réali ées par l'E.U.R.L. ont soumi es à T.V.A.

Opération réali ée au cour de l'exercice 20 1 4 par l'E. .R.L. L'Amandine :


1) L'E.U.R.L. a réali é en 20 1 4 une seule ce sion. Elle a\ait acquis le I er juillet 201 1 un four de
boulanger pour un pri\ H.T. de 33 400 €. Elle l'a c('(fé le Ier aHil 2014 pour un prix H.T. de 25 005 €.
Le montant des amortissements jusqu'à la date de cession s'élèvent à 1 8 3 70 €.
2) Mon ieur Antoine LAURE T a perçu 32 000 € de rémunération en 20 1 4 en sa qualité de gérant.
3) L'épou e de Mon ieur Antoine LAURENT. Marie, e l alariéc de l'E.U.R.L. En 2014. le charge
de personnel comptabilisées par l'E.U.R.L. sont de 20 000 € de salain.>s au titre de cet emploi effectif
et 10 000 € de charges patronales. Le montant net impo able de Marie 'élè\e à 16 000 € en 20 14.
"'O
0 4) La fille de Monsieur Antoine LAURE T, Valentine, a tra\aillé pendant les vacances scolaires à la
c
:J boulangerie. En 2014, les charges de personnel comptabilisées par l'E.U.R.L. sont de 2 400 € de
0 salaire au titre de ce1 emploi cfîcc t if.
lil
.-t 5) L'E.U.R.L. a fait l'acqui ition le I" a\ril 20 1 4 d'un pétrin mécanique pour u n montant hors taxes
0
de 8 000 €. La durée d'u age fi cale e t de 5 an . H a été convenu a\ec le fourni eur que le pétrin
� serait repris au bout de 3 ans pour un prix hors taxes de 1 600 €.
= 6) Pour financer se· investi· ements, Monsieur Antoine LAURENT a contracté un emprunt, a oni
�a.
d'une clause d'assurance-décès exigée par l'établissement de crédit. La prime annuelle s'élève à 400 €.


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ANNALES DCG 4 - Argolf, Print3D et Laurent -

AN 'EXE 3 ( uite) - Informations relatives a u fover fiscal de Monsieur LA RENT

I nformation concernant le enfant de époux LA RE T

• Jute , leur fil de 1 9 an qui c t apprenti pâti icr chez un de leurs confrère , a demandé à être
rattaché fi calement au foyer fi cal de e parent . I l a gagné, pour l'année 2014, 1 1 250 € oit environ
65 % du MIC.
• Leur fille de 16 an , Valentine, est lycéenne.

I n formations concernant les époux LAURE T

• Madame Marie LAURENT est salariée de l'E.U.R.L. L'Amandine.


Elle di po c de certain placement financiers. Elle a d'ailleurs perçu en 2 0 1 4 :
- 790 € de dividendes pour ses action GDF-SUEZ ;
- 220 € au titre de intérêt de on li' rel A ;

En matière d'impôt sur le revenu, clic a opté pour le régime de la déduction forfaitaire pour ses frai
profc ionnel . En effet, habitant ur on lieu de travail, clic n'a pa de frai de tran port.
• l i ont au si fait un don de 500 € pour le Téléthon, as ociation reconnue d'intérêt général.
• lis emploient une femme de ménage à leur domicile que lques heure par emaine et lui ont ver é
3 000 € de alaire (charges ociale compri es) pour l'année 20 1 4.

ANNEXE 4 - Documentation fi cale

Réduction d'i mpôt pour frai de scolarisation de enfant à charge : 1 53 € pour un lycéen

Réduction ou crédit d'impôt pour emploi d'un salarié à domicile :

Vou pouve7 bénéficier :

• d'un crédit d'impôt si \'OUS a\ez exercé une activité professionnelle ou si vous étiez inscrit comme
demandeur d'emploi pendant une durée minimum de 3 moi durant l'année de paiement de
dépenses. i vous êtes en couple, le deux per onnc doivent remplir une de conditions (ou
eulcmcnt un membre du couple i l'autre e t atteint d'un handicap).

• d'une réduction d'impôt si vous ne rempli ez pa ces conditions. Ain i, par exemple, vou
bénéficiez. d'une réduction d'impôt si vous êtes retraité ou si vous employez un salarié au domicile
d'un de vo a cendants qui remplit les conditions pour bénéficier de l'allocation personnali ée
.� d'autonomie (APA) .
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La réduction ou le crédit d'impôt e t égal à 50 % du montant de
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:J � dépen es effectivement upportée
un organisme), dépen es limitées à : 1 2 000 € par an
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<I> (salaires et charge sociales ou somme versées à
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.-t . !!? majorée de 1 500 € par enfant à charge, par membre du foyer âgé de plus de 65 an et, uniquement
0 0 pour le calcul de la réduction d'impôt, par a cendant âgé de plu de 65 ans u ceptiblc de bénéficier
N '5
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"' de l'APA. Cc plafond majoré ne peut pa excéder 1 5 000 €. LO
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CORRIGÉ COMMENTÉ

DOSSIER 1
TAXE SUR LA VALEUR AJOUTÉE

1. Analyse des opérations réalisées en juin 2014


en matière de TVA
Niveau 1 • 4,50 points/20 • 40 min
À la loupe
1) Le sujet n'indique pas que l'entreprise Argolf a son siège social en France mais i l
faut l e supposer. Elle est soumise à l a TVA selon l e régime réel normal (son CAHT est,
pour 2013, de 1 133 ooo €, soit un montant supérieur à 783 ooo €). On rappelle que,
pour une entreprise ayant une activité mixte (vente de biens, prestations de
services), le chiffre d'affaires total est confronté au seuil pour la vente de biens
(783 ooo €) et le chiffre d'affaires « prestations de services » (non fourni ici) au seu i l
des prestations de services (236 ooo €), sachant que l e dépassement d ' u n des deux
seuils suffit pour relever d u réel normal comme c'est le cas ici. Le texte précise que la
TVA s'applique au taux de 20 % pour l'ensemble des activités de cette entreprise.
2) Les informations nécessaires sont fournies en annexe 1.
3) Les activités de cette entreprise (vente et réparation d'équi pements et de matériel
pour le go lf, conseils en agencements de parcours de golf) sont toutes dans le champ
d'application de la TVA et ouvrent droit à déduction. En conséquence, pour les
acquisitions de biens et de services, le coefficient d'assujettissement et le coefficient
de taxation seront égaux à 1. Le droit à déduction (CO D ED) dépendra finalement d u
seul coefficient d'admission (COADM) .
4) L'analyse des opérations réalisées nécessite de m ettre en œuvre plusieurs règles
applicables en matière de TVA :
- règles de territorialité (ventes de biens ou prestations de services : internes, U E,
hors U E ; achats U E, i m portations) ;
- règles d'exigibilité (ventes et achats de biens, ventes et achats de prestations
de services, acom ptes) ;
- règles d'imposition pour la cession d'un immeuble (TVA immobilière).
5) Pou r ses activités de prestations de services, l'entreprise Argolf a opté pour les
� débits, aussi la TVA facturée à cet effet est exigible selon les débits (facturation).
= 6) I l faut prendre soin à bien justifier les traitements proposés en mettant en œuvre
�a.
les règles fiscales adéquates. Un sim ple montant dans une des colonnes ne peut


constituer une réponse suffisante pour obtenir les points correspondants.

·�
:::J
U)



u
CJ 88

1
ANNALES DCG 4 -
Argolf, Print3D et Laurent -

TVA TVA
No ANALYSE/CALCULS
EXIGIBLE DÉDUCTI BLE
1 Ventes de biens à Agadir (Maroc)
Le Maroc est u n pays tiers à l'UE, donc cette vente est une
-
exportation exonérée de TVA
2 Encaissement d'un acompte pour une prestation de services
(France)
Pour les prestations de services, en cas d'option pour les débits,
l'exigibilité correspond aux débits. Cependant, la TVA sur les
acom ptes reste exigible lors de l'encaissement.
La TVA exig ible est donc égale à : 1 500/ 1 ,20 x 0,20. 2 50
3 Vente de clubs de golf en Guadeloupe
Les dépa rtements d'autre-mer (Guadeloupe, Martinique,
La Réunion et Mayotte) sont des territoi res d'exportation
par rapport à la France métropolitaine.
-
Cette vente est donc une exportation exonérée de TVA
4 Encaissement d'une réparation réa lisée et facturée en mai
L'option prise pour les débits rend la TVA sur cette prestation
de services exigible à la factu ration, donc en mai. -

5 Vente de matériels à Lyon


I l s'agit d'une vente de biens en France. La TVA est donc exigible
à la facturation, soit en juin pour un montant de : 4 500 x 20 %. 900
6 Mise au point d'un logiciel par les informaticiens de
l'entreprise Argolf
Il s'agit d'une livraison à soi-même de prestations de services.
Ce logiciel spécifique est utilisé pour les besoins de l'entreprise,
donc cette opération n'est pas soumise à TVA
- -
Aucune TVA déductible par voie de conséquence.
7 Réparation de matériel en Italie
.� Le prestata i re est établi en France et le preneur, assujetti à
"'O ;Qi
"O
0 la TVA établi dans un pays de l'UE, a fourni son nu méro
c c::::>
:J � d'identification. Cette prestation de services est donc taxa ble
0 Ill
<I>
lil <I>
'<I> en Italie et le redevable est le Club de golf de Rome qui devra
.-t .!!?
0 0 auto-liqu ider la TVA Aucune conséquence donc pour l'entreprise
N '5
.......
-
"' Argolf.
@ c:

..c
c:0
0c:
8 Règlement de la réparation d'un véhicule de tourisme
Ol
·;:::: '.;::;
V Ce véhicule est utilisé pour des activités dans le champ
>- "O :::>
a. 0 d'appl ication de la TVA (COASS 1 ) et ouvrant droit à déduction
=
0 o.
u � (COTAX 1 ) mais il s'agit ici d'un service relatif à un bien exclu
=

�:::> d u droit à déduction (COADM 0). =


0

1-
1 Le coefficient de déduction est donc égal à 0 et la TVA facturée
"O0
c: n'est pas déductible. -
:::> •
0
<9

89
- ANNALES DCG 4 - Argolf, Print3D et Laurent

9 Acquisition de casiers électroniques en Allemagne


Les acquisitions intracommunautai res sont taxables dans le pays
d'a rrivée chez l'acquéreur (entreprise Argolf) qui conserve son
droit à déduction (autol iquidation de la lVA). L'exigibil ité est
constatée avec la facture qui n'a pas encore été reçue.
En conséquence la lVA ne peut être récupérée en juin. Elle le
sera à la réception de la facture ou le 1 5 j u i llet au plus tard. - -
10 Achat de 3 vo i tu res de golf en Chine
Il s'agit d'une i m portation, taxable en France, dont la lVA
acqu ittée lors d u passage en douane est déductible puisque ces
biens sont util isés dans des opérations taxables (COASS et
COTAX = 1 ) et ne faisant l'objet d'aucune restriction (COADM
= 1 ) . lVA déductible = 2 500 X 3 X 20 % X 1 . 1 500
11 Vente de chaussures de golf au Luxembourg
Livraison intracommunautaire exonérée car l'acquéreur, assujetti
à la lVA, a fourni son numéro d'identification. -
12 Facture de l'expert-comptable
La lVA facturée est déductible puisque cette prestation est
utilisée dans des opérations taxables (COASS et COTAX = 1 )
et ne fa isant l'objet d'aucune restriction (COADM = 1 ).
De plus, le fournisseur de services n'ayant pas opté pour les
débits, cette lVA est exigible à l'encaissement, soit lors d u
paiement (en principe à l'échéance l e 1 5 juillet).
Aucune lVA déductible en juin donc. -
13 Vente d'un entrepôt
Les cessions de biens immeubles intervenant dans le cadre d'une
activité économique ne sont pas i mposables à la lVA de plein
droit s'ils sont achevés depuis plus de 5 ans, ce qui est le cas ici.
Cependant, comme elle en a la possibilité, l'entreprise Argolf a
exercé l'option et la cession est donc soumise à TVA
lVA col lectée = 1 50 000 x 20 %. 30 000
Totaux 3 1 1 50 1 500

À la loupe
4. Encaissement d'une réparation réalisée et facturée en mai : Nous supposons que le
preneur est établi en France. S'il était établi dans l'UE et assujetti, l'opération serait
� taxable dans ce pays de l'UE . S'il était établi hors UE, la vente serait exonérée .
= 5. Vente de matériels à Lyon : La date de livraison n'est pas précisée. Nous faisons
� l'hypothèse d'une livraison en juin.
7. Réparation
a.


·�
de matériel en Italie : 1 l ne s'agit pas d u cas dérogatoire spécifique aux
prestations B to C relatives aux prestations matériellement localisables de travaux et
:::J expertises sur biens meubles corporels car le client est u n assujetti (B to B) .
U) 10. Achat de 3 voitures de golf en Chine : La date du dédouanement n'est pas précisée .

Nous faisons l'hypothèse d'une date identique à celle de l'achat.


u
CJ 90

1
ANNALES DCG 4 - Argolf, Print3D et Laurent -
2. Montant de TVA due au titre du mois de juin 2014
Niveau 1 • 0,5 point/20 • 5 min
À la loupe
Le texte de la question précise que l'entreprise Argolf disposait d'un crédit de TVA de
5 ooo € au titre du mois de mai 2014. Aucune information n'est fournie sur un éventuel
remboursement que l'entreprise aurait pu demander (crédit > 760 €) . I l faut donc
considérer que cette demande n'a pas été formulée, même si cela peut paraître
surprenant.
Compte tenu des éléments déterminés à la question précédente et du crédit de
TVA dont l'entreprise disposait à l'issue du mois de mai, la TVA due pour
juin 2014 s'élève à :
TVA exigible 3 1 1 50
TVA déductible - 1 500
Crédit de TVA du mois de mai - 5 000
TVA réellement due 24 650

3. Pour l'acheteur de l'entrepôt (opération 13), coefficient


d'assujettissement définitif de 70 °/o
Niveau 2 • 1 ,5 point/20 • 15 min
a) Définition du coefficient d'assujettissement
Le coefficient d'assujettissement est égal, pour chaque bien ou service, à la propor­
tion d'utilisation de ce bien ou service à des opérations imposables (dans le champ
d'application de la TVA).
Ce coefficient d'assujettissement peut être égal :
- à 1 pour un bien ou un service utilisé exclusivement pour la réalisation
"'O
.�
;Qi d'opérations imposables (dans le champ d'application de la TVA) ;
0 "O
c c::::>
:J �Ill
à 0 pour un bien ou un service utilisé exclusivement pour la réalisation
0 <I>
lil
.-t
<I>
'<I> d'opérations non imposables (hors du champ d'application de la TVA) ;
0 .!!?
N 0
'5 à un pourcentage compris entre 0 et 1 correspondant au degré d'utilisation du
.......
"'
@ c:
c:0 bien ou service pour des opérations imposables.
0c:
..c
Ol
·;::::
>-
'.;::;
V
:::> b) Montant de la TVA déductible
a. "O0
0 o. Compte tenu des coefficients de taxation et d'admission indiqués (égaux chacun à 1 )
u �
�:::> et du coefficient d'admission de 70 % (ou 0,7) :
1-0
"O0
1 - le coefficient de déduction applicable à cette acquisition est égal à : 0,7 x 1 x 1 = 0, 7 ;
c:
:::>
- la TVA déductible est égale à 1 50 000 x 20 % x 0,7

0 = 2 1 000 €.
<9

91
- ANNALES DCG 4 - Argolf, Print3D et Laurent
Remarque
Pour l'acheteur, le coût d'acquisition de cet immeuble est donc égal au prix HT
majoré de la TVA non déductible, soit : 1 5 0 ooo + (30 ooo x oa) 1 5 9 ooo € .
=

c) Possibilités de régularisation
Compte tenu de l'absence de revente, les régularisations possibles sont les régula­
risations annuelles.
Pour les biens immobilisés, la déduction initiale doit faire l'objet d'une régularisa­
tion annuelle pendant une période de régularisation de vingt ans pour les immeu­
bles comme c'est le cas ici (cinq ans pour les biens meubles).
Chaque année de cette période de régularisation, le redevable doit effectuer une
régularisation de la taxe initialement déduite s'il constate une variation de plus de
1 0 points entre le produit des coefficients d'assujettissement et de taxation de
l'année, d'une part, et le produit des coefficients d'assujettissement et de taxation
de l'année, d'autre part.
Pour un immeuble, la régularisation est effectuée selon le calcul suivant :
Coefficient de déduction de référence
Regu
, 1ansat1on
. . = T'vn
r" m1t1
. . ·aie x .
Durée de régulansat10n
. (20 ans)
Remarque
Dans ce calcul, le coefficient d'ad m ission est neutralisé. En effet, pour le calcul d u
coefficient de déduction de l'année, on retient l e coefficient d'admission applicable à
l'origine (c'est-à-dire le même que celui qui est pris en compte dans le coefficient de
référence).
Cette régularisation peut consister soit en une déduction complémentaire si le
coefficient de déd uction de l'année est supérieur au coefficient de déduction de
référence, soit d'un reversement dans le cas contraire.

Autonotation et calcul du temps consacré


NOTATION DURÉE

-
DOSSIER 1 Valeur Votre Temps Votre
6,5 points sur 1 0 1 heure de la question évaluation moyen temps


(nombre de points)
Question 1 4,5 40 min
=

a.
Question 2 0,5 5 min


·�
Question 3 1 ,5 1 5 min

:::J
U)



u
CJ 92

1
ANNALES DCG 4 - Argolf, Print3D et Laurent -
DOSSIER 2
RÉSULTAT IMPOSABLE À L'IS ET CONTRÔLE FISCAL

1. Vérification du bénéfice par la SA Print3 D du régime


de faveur des PM E en matière d'IS
Niveau 2 • 1 point/20 • 5 min
a) Rappel des règles générales
Sous certaines conditions, les PME peuvent bénéficier d'une réduction du taux de
l'IS de droit commun. Le taux réduit de 1 5 % s'applique de plein droit sur le béné­
fice imposable dans la limite de 38 1 20 € pour les entreprises :
- soumises à l'IS de plein droit ou sur option ;
- ayant intégralement libéré leur capital (à la clôture de l'exercice) .
- qui réalisent un chiffre d'affaires hors taxes inférieur à 7 630 000 € ;
- et dont le capital est entièrement libéré et détenu pour 75 % au moins par des
personnes physiques ou par une société elle-même détenue à 75 % au moins
par des personnes physiques (ou par des sociétés n'ayant pas la qualité de
société mère d'un groupe fiscal satisfaisant au critère de chiffre d'affaires).
b) Application au cas de la SA Print3D
On vérifie effectivement que ces conditions sont remplies par la SA Print3D :
- elle est soumise à l'IS de plein droit ;
- son capital est entièrement libéré ;
- son CAHT s'élève à 2 000 000 € en 20 14 ;
- son capital est détenu à 1 00 % par des personnes physiques.
.�
"'O
0
;Qi
"O
c::::>
À la loupe
c
:J � Le régime de faveur des PME n e relève pas d'une option de l'entreprise concernée. I l
0 Ill
<I>
lil <I>
'<I> s'applique s i les conditions sont réunies et n e s'applique pas dans l e cas contraire. I l
.-t .!!?
0 0 n e fallait donc pas interpréter d e man ière erronée l'information fo urnie e n an nexe 2
N '5
.......
"' selon laquelle la SA Print3D n'a pas pratiqué d'option relative à l'im position de ses
@ c:

..c c:0 résu ltats. Cette dern ière information n'a pas d'uti lité dans le cas présent pu isque
Ol 0c: l'imposition des résu ltats n'est pas dans le sujet (détermination d u résu ltat fiscal
·;:::: '.;::;
V
>- "O :::> avec par exemple option pour le régime des sociétés mères et filiales pour les
a. 0
0 o. dividendes).
u �
�:::>
1-0
1
"O0
c::::> •
0
<9

93
- ANNALES DCG 4 - Argolf, Print3D et Laurent
Montant et date d'exigibilité des acomptes d'IS
2.
...
a payer en 2014
Niveau 3 • 2,25 points/20 • 25 min
À la l o upe
1) Dans le cadre d u régime de faveur des PME, les acomptes, versés au plus tard le
15.3, le 15.6, 15.9 et 15.12 (idem régime de droit comm un, sont constitués par la
somme des éléments suivants :
- imposition au taux réduit des PME : Bénéfice fiscal de N-1 dans la limite de
38 120 € X 3,75 °Io (1 5 %/ 4) ;
- im position au taux normal d'IS : (Bénéfice fiscal de N-1- 38 120) x 8,1/3 % (33,1/3/4) ;
- imposition au taux réduit des PVLT taxables 15 % : PVLT 15 % de N-1 x 3,75 %
(15 % / 4).
Remarque sur les acomptes relatifs à l'imposition des PVLT :
- ne sont retenues que les PVLT : taxables à 15 %, constituées par les redevances de
concession de licences d'exploitation, de brevets et d'inventions brevetables ;
- les PVLT sur titres de participation (exonérées) ainsi que les PVLT taxables à 15 %
sur cessions de licences d'exploitation, de brevets et d'i nventions brevetables
n'ont aucune incidence sur le montant de ces acomptes.
2) Les informations nécessaires sont fournies en an nexe 2.
3) Une confusion semble être faite dans le questionnement. En effet, l'expression
« dates limites d'exigibilité » ne correspond pas à la termi nologie habituelle q u i
distingue « dates d'exigibilité » et « dates limites d e paiement ». On comprendra ici
que les auteurs d u sujet pensaient aux dates limites de paiement.
Pour la SA Print3D, les acomptes 20 1 4 se déterminent comme suit (sommes
arrondies à l'euro le plus proche) :
1 ) Acompte exigible au 1 5.3.201 4 (1)
Imposition au taux réduit des PME 38 1 20 X 3,75 O/o = 1 430
Imposition au taux normal d'IS (45 000 - 38 1 20) X 8, 1 /3 O/o = 573
Imposition au taux réduit des PVLT 1 5 % Néant
Montant total de l'acom pte du 1 5.3 2 003
2) Acompte exigible au 1 5.6.201 4 (2)
Imposition au taux réduit des PME 38 1 20 X 3,75 O/o = 1 430
Imposition au taux normal d'IS (52 000 - 38 1 20) X 8, 1 /3 O/o = 1 1 57
Imposition au taux réduit des PVLT 1 5 % 8 000 X 3 ,75 O/o 300
Tota l 2 887
Régula risation de l'acompte du 1 5.3 2 887 - 2 003 = 884
Montant total de l'acom pte du 1 5.6 3 771
3) Acomptes exigibles au 1 5.9.2 0 1 4 Ces deux acom ptes sont chacun d'un montant
et au 1 5.1 2.20 1 4 identique à l'acompte du 1 5.6 avant
régularisation de l'acompte du 1 5.3, soit : 2 887

Le total des acomptes versés en 201 4 s'élève à : 2 003 + 3 771 + (2 887 X 2) = 1 1 548


CJ 94

1
ANNALES DCG 4 - Argolf, Print3D et Laurent -
( 1 ) Pour cet acom pte, le résultat fiscal 201 3 (taux normal, PVLT) n'est pas connu. L'acompte est calculé sur la
base de l'année 201 2.
(2) La rég ula risation peut être calculée de la manière suivante : Cu mul acom pte 1 et acompte 2 - Acompte 1
initialement payé ; soit ici : (2 887 x 2 ) - 2 003 3 77 1 .
=

3. Montant d u solde d'IS à verser en 2015


Niveau 3 • 2 points/20 • 15 min
À la loupe
1) Dans le cadre d u régime de fave u r des PME, l'IS est calculé de la man ière su ivante :
- im position au taux réduit des P M E : Bénéfice fiscal d e l'exercice dans l a limite d e
38 120 € X 1 5 °Io ;
- imposition a u taux normal d'IS : (Bénéfice fiscal d e l'exercice - 38 120) x 33,1/3 % ;
- im position au taux réduit des PVLT taxables 15 % : PVLT 15 % d e l'exercice x 15 %.
La somme des éléments ci-dessus constitue l'IS brut d uquel i l faut déduire les
éventuels réductions et créd its d'impôt.
2) Les informations nécessaires sont fournies en annexe 2.
À la clôture de l'exercice 20 14, la SA Print3D doit calculer le montant de l'IS dû
pour l'exercice. Le montant de cette dette d'IS est ensuite comparé au total des
acomptes d'IS versés en 2014 (question 2). Deux situations peuvent alors se
produire :
un solde d'IS à verser si le montant des acomptes versés est inférieur à l'IS dû ;
un excédent de versement dans le cas contraire (à rembourser ou à imputer sur les
échéances d'IS futures).
Remarque
Le q u estionnement laisse penser que c'est la première situation qui va être rencontrée ici.

a) 15 dû pour 2014
I m position au taux réduit des PME 3 8 1 20 X 1 5 0Jo 5 718
33, 1 /3 0Jo
.�
"'O ;Qi
"O Imposition a u taux normal d'IS (64 000 - 3 8 1 20) X 8 627
0
1 5 0Jo
c c::::>
:J � I m position au taux réduit des PVLT 1 5 % 1 0 000 X 1 500
0 Ill
<I>
lil <I>
'<I> IS Brut 1 5 845
.-t .!!?
0
N 0
'5 Réduction d'IS (mécenat) { l ) 1 500 X 60 0Jo - 900

.......
"'
@ c:

..c c:0 IS net 20 1 4 1 4 945


Ol 0c: ( 1 ) Voir annexe 2 (suite). On vérifie que le don effectué (1 500 €) est i nférieur au plafond constitué par
·;:::: '.;::;
V
>- "O :::>
a. 0 5 pour mille du CAHT, soit ici : 2 000 000 x 5/1 000 1 0 000 €. La réd uction d'IS est alors de 60 % du
=

0 o.
u � versement effectué.
�:::>
1-0
1
"O0
c::::> •
0
<9

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- ANNALES DCG 4 - Argolf, Print3D et Laurent
b) Solde d'IS à verser en 2015

1S net 201 4 1 4 945


Acomptes versés en 2 0 1 4 Voir question 2 1 1 948
Solde d'IS à verser en 201 5 3 397

4. Possibilité pour l'administration de vérifier


les résultats de 2011
Niveau 1 • 0,75 point/20 • 5 min

La faculté pour l'administration de réparer les omissions ou insuffisances d'impo­


sition ne peut être exercée que dans le délai légal dénommé délai de reprise. Cela
signifie que les avis de recouvrement des impositions complémentaires consécuti­
ves à un contrôle fiscal doivent impérativement être émis avant l'expiration de ce
délai.
La prescription a pour effet, par le simple écoulement du délai, d'éteindre l'obliga­
tion du contribuable. Elle équivaut au paiement de l'impôt.
En matière d'imposition des résultats (et d'impôts directs en général : IS, IR
notamment), le droit de reprise peut s'exercer jusqu'à la fin de la 3e année qui suit
celle au titre de laquelle l'imposition est due.
Cela signifie qu'un contrôle fiscal engagé en 2014 peut concerner les trois exercices
précédents, soit en remontant, 20 13, 20 1 2 et 20 1 1 .
Ainsi, l'IS dû au titre de l'exercice 20 1 1 peut être contrôlé jusqu'en décembre 2014
et la vérification de comptabilité engagée à compter du 29 mars 2014 à l'encontre
de la SA Print3D peut donc porter sur les résultats de l'exercice 201 1 .
À la loupe
1) Le délai de reprise est de trois ans pour les impôts directs locaux et les taxes sur le
chiffre d'affaires (NA notamment).
2) En matière de droits d'enregistrement et d'ISF, le délai est de trois ans si
l'opération est déclarée (6 ans sinon).
3) Le délai peut être porté à 10 ans dans certaines situations particulières (activités

� occultes, avoirs détenus à l'étranger non déclarés notamment).

= 4) Depuis le i.1.2010, le délai de reprise est ramené à 2 ans pour les adhérents de
�a.
CGA et AGA lorsque le rapport du contrôle effectué par ces organismes a été
communiqué à l'administration. On peut noter que cette mesure de faveu r est

·�
supprimée par la loi de finances 2015 (effet à compter du 1.i.2015). Il est à noter pour
:::J le cas de la SA Print3D que cet avantage fiscal ne bénéficie pas aux sociétés
U) soumises à l'IS .



u
CJ 96

1
ANNALES DCG 4 - Argolf, Print3D et Laurent -
5. Droits et garanties de la société Print3D
lors de la vérification de comptabilité
Niveau 2 • 1 point/20 • 10 min
La vérification de comptabilité est un ensemble d'opérations qui a pour objet :
d'examiner, sur place, la comptabilité d'une entreprise individuelle ou instituée
sous forme de société ou d'une personne de droit public qui serait passible de
l'impôt sur les sociétés ou soumise à la TVA,
et de la confronter à certaines données de fait ou matérielles,
afin de contrôler les déclarations souscrites et d'assurer éventuellement les rectifi­
cations nécessaires, qu'il s'agisse de revenus catégoriels soumis à l'impôt sur le
revenu, d'impôt sur les sociétés, de taxes sur le chiffre d'affaires ou de droits
d'enregistrement.
En contrepartie des pouvoirs de contrôle et de rehaussement que la loi accorde à
l'administration fiscale, des droits et garanties ont été définis au bénéfice des con­
tribuables contrôlés.
Pour une vérification de comptabilité, on peut citer notamment les droits et
garanties suivants :
1) Il est fait obligation aux services de l'administration fiscale de procéder à l'envoi
ou à la remise d'un avis de vérification. À peine de nullité de la procédure, l'avis
de vérification doit mentionner :
que le contribuable a la faculté de se faire assister d'un conseil au cours de la
vérification ;
les années soumises à vérification.
Remarque
.� La notification des i m pôts faisant l'objet d u contrôle n'est pas obligatoire mais, en
"'O ;Qi
"O
0 c::::> pratique, l'admin istration fiscale les mentionne systématiquement.
c
:J �
0 Ill
<I> 2) L'administration des impôts doit remettre au contribuable la « Charte des
lil <I>
'<I>
.-t
0 .!!? droits et obligations du contribuable vérifié ». Cette charte permet à l'intéressé
N 0
'5 d'être informé du déroulement du contrôle, de ses obligations ainsi que des garan­
.......
"'
@ c:

..c c:0 ties dont il bénéficie. Le défaut de respect de cette obligation est susceptible
Ol 0c: d'entraîner la nullité de la procédure de vérification et, par suite, l'abandon des
·;:::: '.;::;
V
>- :::>
a.
0
"O0 rehaussements effectués ou des rappels d'imposition établis.
u o.

�:::> À la loupe
1-0
1 Pour consulter la charte des droits et obligations d u contribuable vérifié :
"O0 www2.im pots.gouv.fr /documentation/ charte_contrib/ charte.pdf.
c::::> •
0
<9

97
- ANNALES DCG 4 - Argolf, Print3D et Laurent
3) La vérification de comptabilité est un contrôle qui s'effectue obligatoirement
sur place (au sein de l'entreprise contrôlée), ce qui permet à l'agent de l'adminis­
tration d'apprécier les conditions d'exploitation de l'entreprise et de recueillir les
informations et observations du contribuable vérifié.
Le déplacement de la comptabilité en dehors des locaux de l'entreprise vérifiée est,
en principe, interdit.
À la loupe
Pour les entreprises de petite d imension qui n'ont pas toujours la possibilité
matérielle d'accueillir un agent de l'administration, il est cependant possible que
l'examen des pièces comptables puisse se dérouler hors de l'entreprise (par exemple
dans les bureaux de l'expert-comptable chargé de la ten ue de la comptabi lité de
l'entreprise) à la condition expresse que cette pratique n'ait pas pour effet de priver
le contribuable des garanties prévues par la loi pour les contrôles sur place
(assistance d'un conseil, possibilité de discussion avant toute proposition de
rectification, lim itation dans le temps de la durée du contrôle).
4) La durée de la vérification est limitée à 3 mois pour les entreprises dont le chif­
fre d'affaires n'excède pas le seuil d'application du régime du réel normal (ventes
de biens : 783 000 € ; prestations de services : 236 000 €). Ceci même dans les cas
où la vérification porte sur plusieurs catégories d'impôts ou de taxes.
Le délai est porté à six mois en cas de graves irrégularités privant de valeur pro­
bante la comptabilité.
5) Le contribuable faisant l'objet d'une vérification de comptabilité doit avoir la
possibilité d'un débat oral et contradictoire avec le vérificateur, sous peine d'irré­
gularité de la procédure.
6) À l'issue de la vérification de comptabilité, l'administration doit informer le
contribuable du résultat de ce contrôle même en l'absence de rectification. Si elle
envisage de proposer des rectifications, elle doit indiquer les motifs de faits et de
droits et le montant des redressements mis à la charge du contribuable.
Une proposition de rectification doit impérativement être envoyée au contribua­
ble vérifié.
7) Après achèvement de la vérification, l'administration ne peut pas ensuite pro­
céder à une nouvelle vérification pour les mêmes impôts ni pour les mêmes
� périodes sous peine d'annulation des éventuelles impositions établies lors de la
= deuxième vérification.

a.
8) La mise en recouvrement de l'impôt s'accompagne, pour les contribuables con­

·�
cernés, de possibilités de recours. Il existe deux types de recours :
:::J
U) le recours contentieux qui permet de contester le bien-fondé ou le montant des
• impositions réclamées ou à solliciter le bénéfice d'un droit, ceci auprès de
• l'administration ou des juridictions compétentes ;

u
CJ 98

1
AN NALES DCG 4 - Argolf, Print3D et Laurent -
le recours gracieux qui consiste à solliciter directement auprès de
l'administration, la remise totale ou partielle d'une imposition ou de pénalités
sans toutefois en contester le bien-fondé.

Autonotation et calcul du temps consacré


NOTATION DURÉE
DOSSIER 2 Valeur Votre Temps Votre
7 points sur 1 0 - 1 heure de la question éva l uati on moyen temps
(nombre de points)
Questi o n 1 1 ,0 5 min
Question 2 2,25 2 5 min
Questi o n 3 2,0 1 5 min
Question 4 0.75 5 min
Questi o n 5 1 ,0 1 0 min

DOSSIER 3
llMPÔT SUR LE REVENU

1. EU RL redevable de la taxe sur les salaires


Niveau 1 • 0,75 point/20 • 5 min
La taxe sur les salaires (TS) est due par les employeurs établis en France qui ne sont pas
soumis à la TVA sur la totalité de leur chiffre d'affaires. En conséquence, cela concerne :
les entreprises dont les recettes ne sont pas soumises à TVA ;
ou celles dont les recettes le sont partiellement.
.� Ce n'est pas le cas de l'EURL l'Amandine dont il est précisé (annexe 3) que toutes
"'O ;Qi
0
c
"O
c::::> ses opérations sont soumises à TVA. L'EURL L'Amandine n'est donc pas soumise à
:J �
la taxe sur les salaires.
0 Ill
<I>
lil <I>
'<I>
.-t .!!?
0 0
N '5
2. Revenus catégoriels du foyer fiscal Laurent
.......
"'
@ c:
c:0
0c: Niveau 1 • 4 points/20 • 45 min
..c
Ol
·;:::: '.;::;
V
>- :::>
a.
0
"O0 À la loupe
u o.
� 1) Le foyer fiscal est composé de M. et M m e Laurent et de leur fille Valentine
�:::> (mineure), mais aussi de leur fils J u les, majeur qui a demandé à être rattaché au foyer
1-0
1 fiscal de ses parents. On émettra l'hypothèse que ces derniers l'ont accepté (une
"O0
c: dem i-part supplémentaire et des revenus dont nous verrons qu'ils ne sont pas
:::> •
0 i m posables).
<9

99
- ANNALES DCG 4 - Argolf, Print3D et Laurent
2) Les éléments nécessaires sont fournis en an nexe 3 dans laquelle on relève les
catégories suivantes :
- bénéfices ind ustriels et commerciaux (BIC) pour M . Laurent ;
- traitements et salaires (TS) pour Mme Laurent, J u les et Valentine Laurent ;
- revenus de capitaux mobiliers (RCM) pour M . et Mme Lau rent.

a) Les BIC de M. Laurent (EURL L'Amandine)


L'EURL !'Amandine est imposée à l'IR. Cela signifie que son résultat fiscal consti­
tue un revenu imposable dans la catégorie des BIC (activité commerciale) pour
M. Laurent, son gérant et associé unique.
Il convient de déterminer ce résultat imposable à partir du résultat comptable pro­
visoire et des opérations réalisées en 20 1 4 (annexe 3) :

DÉ DUC· RÉI NTÉ·


RAF( l )
TIONS GRATIONS
Résultat comptable provisoire 40 000
1 . Cession d'un four de boulanger
Dans le cadre de l ' I R, cette cession relève du régime des p l us ou
moi ns-values professionnel les. Le résultat de cession est égal à :
Prix de cession 25 005
Prix d'achat 33 400
Amortissements pratiqués - 1 8 370
Prix de revient 1 5 030
Plus-va lue 9 975

Ce bien amortissable a été détenu deux et plus. Cette pl us-


value est donc à court terme à hauteur des amortissements
pratiqués et à long terme au-delà, soit entièrement à court
terme ici.
Puisque cette cession est la seule réalisée en 20 1 4, on constate
une pl us-value nette à court terme de 9 975 € qui, selon les
choix de l'entreprise, voit son i m position étalée sur 3 ans.
Pour 2 0 1 4, il convient donc de déduire 2/3 de son montant,
soit : 9 975 x 213. 6 650
2. Rémunération de M. Laurent
Dans le cadre de l'IR, la rémunération du gérant d'une EURL est
assimilée à une part d u bénéfice. La charge comptabil isée n'est
pas déductible et il faut procéder à sa réintégration au résultat
fiscal. 32 000
-


CJ 100

1
ANNALES DCG 4 - Argolf, Print3D et Laurent -
-3. Rémunération de Mme Laurent, conjointe de l'exploitant
• Le sa laire versé à Mme Laurent correspond à un travail
effectif et la rémunération ne semble pas excessive
(20 000 €/ 1 2 1 667 € pa r mois). Cette charge est
=

entièrement déductible fisca lement car l'EURL a adhéré


à un centre de gestion agréé. X
• Les charges sociales corresponda ntes sont entièrement
déductibles (même si la déducti bil ité de la rémunération est
remise en cause). X
4. Rémunération de la fille de M. Laurent
Le sa laire versé à la fille de M. Laurent correspond à un trava il
effectif. À l'évidence cette rémunération n'est pas excessive
(2 400 € pour 2 mois ?). La charge est donc entièrement
déci ucti ble fiscale ment. X
5. Amortissement du pétrin mécanique
Pour ce pétrin, l'amortissement économique (ou comptable) et
l'amortissement fiscal divergent sur la durée (sensiblement plus
courte sur le plan économ ique) et sur la base (valeur résiduelle
retenue sur le plan économique mais pas su r le plan fisca l). Par
hypothèse, on retient u n mode linéaire pour l'amortissement
économique et pour l'amortissement fiscal (voir ci-dessous).
Pour 201 4, les modalités d'a mortissement sont les suivantes :
- amortissement économique :
(8 000 - 1 600)/3 X 9/ 1 2 1 600 € ;
=

- amortissement fiscal :
8 000 X 20 O/o X 9/ 1 2 1 200 €.
=

La charge comptabil isée ( 1 600 €) est supérieure à la charge


fiscalement déductible (1 200 €). I l convient donc de
réintégrer : 1 600 - 1 200. 400
6. Prime d'assurance-vie
I l s'agit d'un contrat dont la souscription a été i mposée par u n
.� établissement d e crédit à son profit. Dans ce cas, l a prime est
"'O ;Qi
"O déductible lors de son versement. La charge compta bilisée est
0 c::::>
c
:J � donc entièrement déductible. X
0 Ill
<I>
lil <I>
'<I> Totaux 6 650 72 400
.-t .!!?
0 0 Résultat fiscal 20 1 4 (bénéfice) 65 750
N '5
.......
"'
@ c:

..c c:0 ( 1 ) Rien à faire : aucun retra itement extra-comptable nécessaire.


Ol 0c:
·;:::: '.;::;
V
>- "O :::>
a. 0
u
0 o. L'EURL l'Amandine ayant adhéré à un CGA, le bénéfice imposable ne subit pas la

�:::> majoration de 25 %.
1-0
1
"O0
c::::> •
0
<9

101
- ANNALES DCG 4 - Argolf, Print3D et Laurent
À la loupe
3. Rémunération de Mme Laurent, conjointe de l'exploitant
Il faut noter que l'avantage correspondant à une déductibilité de la rémunération en
cas d'adhésion à un CGA a été supprimé par la loi de finances 2015. À compter d u

.
t.t.2016, l e régime est aligné s u r ce lui des non-adhérents, c'est-à-dire u n e déduction
limitée (17 500 € au lieu de 13 800 €) La déductibilité reste entière si les époux sont
mariés sous un régime de séparation des biens.
4. Rémunération de la fille de M. Laurent
Le sujet ne mentionne pas les charges sociales correspondantes qui seraient
entièrement déductibles.
5. Amortissement du pétrin mécanique
Pour l'a mortissement économique, on fait l'hypothèse que le bien a été mis en
service le 1e r avril 2014. Le mode d'amortissement (fiscal, économique) n'est pas
précisé. On peut considérer que le pétrin ouvre droit à l'amortissement dégressif, ce
q u i conduit à un amortissement fiscal de : 8 ooo x (20 % x 1,75) x 9 / 1 2 = 2 100 €.
Dans ce cas, l'amortissement fiscal est supérieur à l'amortissement comptable et des
amortissements dérogatoires sont comptabilisés (2 100 - 1 600 500 €) . I l n'y a
=

alors aucun retraitement extra-comptable à effectuer.

b) Les traitements et salaires de Madame Laurent, Jules et Valentine


Laurent
• Madame Laurent : Compte tenu de son choix pour la déduction forfaitaire des frais
professionnels, le revenu imposable de Mme Laurent se détermine comme suit :

Salaire net imposable 1 6 000


Déduction forfaitaire 1 O % pour frais professionnels (l ) 1 6 000 X 1 0 O/o - 1 600

Montant net imposable 1 4 400


( 1 ) Supérieure au minimum de 426 € et inférieure au maximum de 1 2 1 57 €.

• Jules Laurent : Il est apprenti pâtissier et bénéficie donc en conséquence d'une


exonération totale pour la rémunération perçue en 2014 car celle-ci est inférieure
au SMIC.
• Valentine Laurent : Les salaires versés aux jeunes gens âgés de vingt-cinq ans au
plus au 1er janvier de l'année d'imposition en rémunération d'une activité exercée
pendant l'année scolaire ou universitaire ou durant leurs congés scolaires ou
universitaires sont, sur option des bénéficiaires, exonérés d'impôt sur le revenu
dans la limite de trois fois le montant mensuel du SMIC.
Compte tenu des informations fournies en annexe 3 pour Jules, on peut détermi­
ner que le SMIC annuel est égal à : 1 1 250/0,65 1 7 308 €. Trois mois de SMIC
=

font donc : 1 7 308/1 2 x 3 4 327 €.


=


Le salaire perçu par Valentine est égal à 2 400 €, inférieur à 3 SMIC mensuels,
donc non imposable.

102
ANNALES DCG 4 - Argolf, Print3D et Laurent -
• Synthèse sur les traitements et salaires : Les traitements et salaires imposables
du foyer fiscal Laurent s'élèvent globalement à :

Mme Laurent 1 4 400


Jules Laurent 0
Valentine Laurent 0
Total 1 4 400

c) Les revenus des capitaux mobiliers de M. et Mme Laurent


• Dividendes : Les dividendes sont imposables sous déduction d'un abattement de
40 %. Ils s'ajoutent au revenu global et sont soumis au barème progressif de l'IR.
Depuis le 1 . 1 .20 13, un acompte sur l'IR de 2 1 % est en principe prélevé à la source
par l'organisme payeur pour reversement au Trésor public. Cet acompte s'impute
ensuite sur l'IR déterminé par le barème progressif. S'il en excède le montant,
l'excédent est restitué (voir question 3).
Dans ce cadre, la somme encaissée de 790 € doit être considérée comme le mon­
tant net d'acompte car celui-ci a été prélevé par le ou les organismes payeurs et le
-
dividende brut est égal à : 790/ ( 1 OO 0,2 1 ) 1 000 €. L'acompte d'IR a donc été
=

prélevé pour 2 1 0 €.
Le dividende imposable, après déduction de l'abattement de 40 %, est égal à :
1 000 X 60 O/o 600 €.
=

Cette somme s'ajoute au revenu global pour la détermination de l'IR mis à la


charge du foyer fiscal Laurent. L'acompte de 2 1 0 € sera déduit du montant de cet
IR (voir question 3).
À la loupe
Les contribuables dont le revenu fiscal de référence de l'avant-dernière année est
inférieur à 50 ooo € (célibataires, veufs ou d ivorcés) ou 75 ooo € (couples mariés ou
.� pacsés) peuvent demander à être d ispensés du paiement de cet acompte .
"'O ;Qi
"O
0 c::::>
c Ne connaissant pas cette information, i l était possible d'émettre l'hypothèse que ce
:J �
0 Ill
<I> foyer fiscal était dispensé de cet acompte. Le montant perçu condu isait alors à un
lil <I>
'<I>
.-t .!!? reven u imposable de : 790 € x 60 % 474 €.
=

0 0

N '5 Intérêts du livret A : Ces intérêts sont exonérés d'IR.
.......
"'
@ c:
c:0
..c • Synthèse sur les revenus des capitaux mobiliers : Les revenus des capitaux
Ol 0c:
·;:::: '.;::;
V
mobiliers imposables du foyer fiscal Laurent s'élèvent globalement à :
>- "O :::>
a. 0
0 o.
u �
�:::> Dividendes 600
0
1-
1 Intérêts du livret A 0
"O0
c::::> Total 600 •
0
<9

1 03
- ANNALES DCG 4 - Argolf, Print3D et Laurent
d) Revenu global 2014 du foyer fiscal Laurent
Le revenu imposable global du foyer fiscal Laurent pour 2014 s'élève à :

BIC 65 750
Traitements et salai res 1 4 400
Revenus des capitaux mobiliers 600
Total 80 750

3. Sommes venant en déduction de l'I R brut du foyer


fiscal Laurent
Niveau 2 • 1 ,75 point/20 • 10 min
À la loupe

l
1) Rappel sur le mécanisme de l'i R :

1 Revenu imposable l Quotient familial =


I m pôt brut

1 Nom bre de parts 1 Revenu i mposable


Nombre de parts
Y - Réductions d'i mpôts

- Crédits d'im pôts

= Impôt net

- Acompte versé RCM


= Impôt restant à payer

Le traitement demandé pour cette question correspond aux éléments indiq ués sur
fonds tramé : i m putation des éventuels réductions et crédits d'impôt ainsi que de
l'acom pte prélevé lors de l'encaissement des dividendes (Revenus des capitaux
mobiliers). Ce dernier élément ne devait évidemment pas être omis.
2) L'annexe 3 précise les dépenses effectuées par le foyer fiscal et l'annexe 4 informe
sur certains crédits et réductions d'impôt correspondants.

a) Les réductions d'impôt


• Don pour Le Téléthon
Remarque


Nous pouvons relever qu'aucune information fiscale n'est donnée sur ce point et qu'il
est donc attendu des candidats qu'ils connaissent les règles à appliquer pour le
= calcul de la réduction d'I R correspondante. L'absence d'i nformation fiscale ne devait
�a. donc pas inciter à oublier ce point dans le traitement demandé.


·�
:::J
U)



u
CJ 104

1
ANNALES DCG 4 - Argolf, Print3D et Laurent -

RAPPEL DES RÈGLES APPLICATION AU FOYER FISCAL LAURENT


Un don réalisé au profit d'une association reconnue Don : 500 €
d'intérêt général (ici AFM Téléthon) peut fa i re l'objet Plafond : 80 750 x 20 % = 1 6 1 50 € (pas atteint ici)
Réduction d'IR : 500 x 66 %
d'une déduction fiscale fixée à 66 % du montant du don,
= 330 €.
dans la limite de 20 % de votre revenu imposable.

• Frais de scolarisation
Valentine est lycéenne, ce qui permet d'obtenir une réduction d'IR égale à 153 €
(voir annexe 4). Pas de réduction pour Jules car le statut d'apprenti est un statut de
salarié et non d'étudiant.
À la loupe
L'E U R L a adhéré à un centre de gestion agréé. I l n'est pas mentionné que des frais
d'adhésion ou frais de tenue de comptabilité qui pourraient éventuellement
permettre la réduction d'I R correspondante. On peut noter que M. Laurent ne peut de
toute façon pas bénéficier de la réduction d ' I R car celle-ci est réservée aux adhérents
CGA ayant un chiffre d'affaires inférieur aux limites du régime des micro·entreprises
(82 900 € ici) et ayant opté pour un régime réel. Le chiffre d'affaires de l'E U R L
!'Amandine est d e 300 ooo € et cette entreprise est a u régime réel de plein droit.

b) Les crédits d'impôt


En application des règles mentionnées en annexe 4, nous pouvons indiquer que les
dépenses effectuées en 2014 par M. et Mme Laurent lui permettent d'obtenir une
réduction d'impôt car il s'agit de personnes ayant exercé une activité professionnelle.
RAPPEL DES RÈGLES APPLICATION AU FOYER FISCAL LAU RENT
La réduction d'IR est égale à 50 % des dépenses Dépenses : 3 000 €
effectivement supportées durant l'année. Les dépenses Plafond : 1 2 000 + (1 500 2) = 1 5 000 € (pas
sont limitées à 1 2 000 € majorés de 1 500 € par atteint ici)
Réduction d'IR : 3 000 x 50 %
enfant à charge. Le plafond majoré ne peut dépasser
= 1 500 €.
1 5 000 € .

.�
"'O
0
;Qi
"O c) L'acompte d'I R prélevé lors de l'encaissement des dividendes
c c::::>
:J � Le traitement de la question 2 a permis de déterminer que les dividendes reçus en
0 Ill
<I>
lil <I>
'<I> 2014 pour 790 € avaient supporté le prélèvement d'un acompte d'IR de 2 1 0 €.
.-t .!!?
0 0 Cet acompte doit s'imputer sur le montant de l'IR dû par le foyer fiscal au titre des
N '5
.......
"'
@ c: revenus de 20 14.
..c c:0
Ol 0c: d) Synthèse
·;:::: '.;::;
V
>- "O :::>
a. 0
u
0 o. Les sommes à déduire s'élèvent donc à :

�:::> Réduction pour don au Téléthon 330
1-0
1 Réduction frais de scolarité 1 53
"O0 Crédit d'IR pour emploi à domicile 1 500
c::::> •
0 Acompte d'I R sur dividendes 210
<9 Tota l 2 1 93

105
- ANNALES DCG 4 - Argolf, Print3D et Laurent
À la loupe
Ces imputations ne trouvent à s'appliquer qu'en cas d'i mpôt brut au moins égal à ce
montant.
À titre de complément, nous pouvons proposer le calcul de cet impôt :

Barème pour
Calcul de l'impôt brut (2)
les revenus de 201 4
Quotient R/N Impôt brut
Jusqu'à 9 690 € 0
De 9 690 € à 2 6 724 € (R X 0,1 4) - ( 1 3 56,60 X N)
De 2 6 7 24 € à 7 1 754 € (R X 0,30) - (5 638,84 X N}
De 7 1 754 € à l 5 1 956 € (R X 0,41 ) - ( 1 3 53 1 ,78 X N)
Au-dessus de 1 5 1 956 î € ( R X 0,45) - ( 1 9 6 1 0,02 X N)

Calculs pour l e foyer Revenu imposable : 80 750 €


fiscal Laurent Nombre de parts : 3 ( parents + 2 enfants)
QF : 80 750/3 26 9 1 7 €
=

IR brut : (80 750 x 0,30) - (5 638,84 x 3) 7 308 € =

IR brut pour 2 pa rts : (80 750 x 0,30) - ( 5 638,84 x 2) =

1 2 947 €
Avantage quotient fa milial : 1 2 947 - 7 308 5 639 € =

Plafonnement de cet avantage : 1 308 x 2 3 0 1 6 € =

IR après plafonnement : 1 2 947 - 3 0 1 6 9 93 1 €


=

Cet 1 R est suffisant pour i m puter les sommes à déduire et on obtiendrait un solde à
payer de : 9 931 - 2 193 7 7 38 €.
=

E n cas d'impossibilité, i l faudrait procéder à une imputation dans l'ordre suivant :


- les réductions d'I R car elles ne sont pas reportables ou remboursables ;
- l'acom pte sur dividendes et les crédits d'i mpôt car ils sont restituables pour leu r
montant n o n i m p uté.

Autonotation et calcul du temps consacré


NOTATION DURÉE
DOSSIER 3
6,5 points sur 1 0 Valeur Votre Temps Votre
1 heure de la question évaluation moyen temps
(nombre de points)

� Question 1 0,75 5 min


= Question 2 4,0 45 min
�a. Question 3 1 ,75 1 0 min

·�
:::J
U)



u
CJ 106

1
PARTIE

20 1 4

201 5
Annales DCG6

Société Caldariums

PRÉSENTATION DU SUJET
Diagnostic fi nanc i e r
• Capacité d'a utofina ncement.
• Retraitements et im pact des retraitements sur la CAF
• Notion de risque économique et outils
• Seuil de rentabilité et levier d'exploitation
• Notion d'activité et exploitation
• Tableau de flux de trésorerie OEC
• ETE et intérêt de cet indicateur
• Commentaire
Projet d'investissement
THÈMES TRAITÉS • Critères de rentabilité
• Flux nets de trésorerie
• VAN et TI R
• Fina ncements d'un projet d'i nvestissement
• Effet de levier
• Choix d'un fina ncement
Gestion du portefeuille titres
• Composantes d u risque global
"'O
0 • PER, cours d'une action, rendement
c
:J • Analyse d'un tableau de cotation d'une OAT
0
lil • Jugement su r la composition d'un portefeuille
.-t
0
N Le sujet se présente sous la forme de trois dossiers indépenda nts, relatifs à la société
• Caldariums. Les thèmes abordés sont classiques.

s
N
PRÉSENTATION
Le 1 e r dossier est consacré au diag nostic financier. C'est le dossier le plus i m portant en
termes de points ( 1 0 sur 20) et donc en termes de temps.
a. DU SUJET

t
De nombreuses notions y sont abordées et ce sont des notions qui reviennent
régulièrement dans les sujets : CAF, retraitements, seuil de rentabilité, levier
·�
::J d'exploitation, ETE... La plus importante est le tableau de flux de trésorerie OEC.
� �������������������������� �
V)
--
� �����.... ..

� 108
CJ
ANNALES DCG 6 - Société Caldariums -
-L.
� Quelques erreurs ou imprécisions dans l'énoncé du sujet ont pu déstabiliser les étudiants.
.--���---.-���---,

Par exemple, il n'est pas précisé comment traiter les concours bancaires (fa ut-il tenir
compte de l'IS sur la plus-value de cession ?), les signes présentés dans l'annexe 3 (tableau
de financement) sont fa ux, quelques erreurs de chiffres dans le bilan ...
Ce d iagnostic se termine par un commenta i re bien ciblé, en une vingtaine de lignes
seulement...
PRÉSENTATION
Le 2e dossier sur 6 poi nts est consacré à u n projet d'investissement. La partie A est
DU SUJET
très classique et ne présente a priori aucune difficulté. La partie B aborde un thème
récurrent à l'examen : l'effet de levier. Compte tenu de l'ambiguïté des don nées
ch iffrées, plusieurs calculs sont possibles. Le candidat doit clairement exposer ses
hypothèses et sa démarche.
Le 3e dossier évalué sur 4 points porte sur la gestion du portefeuille titres. Ce dossier
ne présente pas de d ifficultés majeu res.
Comme chaque année, le sujet est trop long pour le temps i m parti.
Beaucoup de questions, quelques ambiguïtés dans le sujet...
La gestion du temps est vraiment un i mpératif pour réussir cette épreuve, aussi est-i l
préférable d e commencer par les deux derniers dossiers si, bien sûr, les thèmes
abordés vous sont fa miliers.
Ne pas se laisser désta biliser par des erreurs dans le sujet, cela peut arriver. Vous
n'avez pas le temps de vérifier les informations des an nexes, i l faut les prendre en
l'état. Si vous avez des i nterrogations, exprimez clairement les hypothèses que vous
avez retenues sur votre copie.
La moitié des points du barème est consacrée à des définitions ou des commentaires,
PAR QUOI aussi il est im portant de soigner la rédaction et d'éviter les fautes d'orthographe qui
COMMENCER ? ne peuvent que vous pénaliser.

NOMBRE
TEMPS I N D I CATI F
DE POINTS
Dossier l 50 points l h 30
Dossier 2 30 points 5 5 min.
Dossier 3 20 points 30 m i n .
.�
"'O ;Qi
"O + 5 minutes pour la lecture du sujet
0 c::::>
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1-0
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0
<9 '°


109 Q
-ANNALES DCG 6 - Société Caldariums

ÉNONCÉ DU SUJET

SESSION 2014

UE6 - Finance d'entreprise


Durée de l ' épreuve : 3 heures - coefficient : 1

Document autorisé : aucun


Matériel autorisé : une calculatrice de poche à fonctionnement autonome sans imprimante et sans
aucun moyen de transmission, à l'exclusion de tout autre élément matériel ou documentaire
(circulaire n° 99-186 du 16/11/99 ; BOEN n° 42).
Document remis au candidat : le sujet comporte 1 1 pages numérotées de 1111 à 1 1/1 1, dont une
annexe à rendre notée A.
Il vous est demandé de vérifier que le sujet est complet dès sa mise à votre disposition.

Le sujet se présente sous laforme de trois dossiers indépendants


DOSSIER 1 - DIAGNOSTIC FINANCIER ................................... (10 points) .. . .. . . ... . .. . . . page 2 . . . . .. . . . . .

DOSSIER 2 - PROJET D'INVESTISSEMENT .............................. (6 points) .......................... page 3


DOSSIER 3 - GESTION D'UN PORTEFEUILLE-TITRES .. .. ... . (4 points) ........................... page 4

Le sujet comporte les annexes suivantes :


DOSSIER l
Annexe l - Compte de résultat de l'entreprise CALDARIUMS en k€ . .... . .... .... .... . .... .... . . . page 5
. . . . . . . . . . .

Annexe 2 - Bilan de la société CALDARIUMS ............................................................................ page 6


Annexe 3 - Tableau de financement (deuxième partie) ................................................................ page 7
Annexe 4 - Répartition du poste « Autres achats et charges externes » des comptes de résultat
des exercices N-1 et N page 8
.......... ......................................................................................

Annexe 5 - Informations concernant la structure des charges d'exploitation


pour les exercices N-1 et N ......................................................................................... page 8
Annexe 6 - Autres informations complémentaires ........................................................................ page 8

Annexe A - Tableau de flux de trésorerie de l'OEC (à rendre avec la copie) .......................page 1 1

"'O DOSSIER 2
0 Annexe 7 - Éléments prévisionnels pour le PROJET 1 ................................................................. page 9
c
:J Annexe 8 - Éléments prévisionnels pour le PROJET 2 .... .... .... . .... .... .... . .... .... .... . .... .... .. page 9
. . . . . . . . . . . . . . . .
0
lil Annexe 9 - Conditions de financement des investissements .......................................................... page 9
.-t
0
N DOSSIER 3
• Annexe l 0 - Renseignements concernant le portefeuille-titres de M. Firmin .... . . . . . .... . . . . . .....page 10

s
N
AVERTISSE M ENT
Si le texte du sujet, de ses questions ou de ses annexes, vous conduit à formuler une ou plusieurs
a.

t
hypothèses, il vous est demandé de la (ou les) mentionner explicitement dans votre copie.

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V)

� 110
CJ
ANNALES DCG 6 - Société Caldariums -
JET
ri \OUS e t demandé d'apporter un oin particulier à la présentation de votre copie el à la qualité rédactionnelle.
Il era tenu compte de cc éléments dans ! 'évaluation de votre travail.
Toute infom1ation calculée devra êtreju tifiée.

La société CALDARIUM est une AS au capital social de 1 230 000 € dont les action sont
e entiellement détenue par la famille Dutircz. on PDG. M. Dutirez. ouhaite céder une partie de e
actions (25 % du capital) à un actionnaire unique u ceptible de prendre sa ucces ion au moment de on
départ à la retraite fin '+ 1.

L a société CALDARIUM est pécialisée dan la conception et l a fabrication d'appareils de haute


pre sion. Le but de ces appareils et de simuler une réaction physique et de mesurer les con équence· de
celle-ci dan un environnement de pres ion et de température.
Depuis sa création, CALDARIUM a accumulé un savoir-faire dans le développement d'appareils de
haute technicité répondant aux be oin pécifique de e client . La ociété propo c de équipement
complet intégrant le système de me ure et de contrôle des donnée , ce qui con titue un atout face à ses
concurrent po itionné sur une autre ofîrc de produit plu tandards.
M. Dutirez désire di po cr d'une analyse de la situation économique et financière de l'entreprise qu'il
pourra pré enter au nouveau dirigeant actionnaire.

Travail à faire

À l'aide des annexes là 6 :

1) Déterminer la capacité d'autofinancement (CAF) N à partir du résultat net.

2) Indiquer le principaux retraitements économiques qu'il est pos ible d'opérer sur les soldes
intermédiaire de gestion, en indiquant leur intérêt.

3) Chiffrer l'impact de retraitement ur la CAF de la ·ociété CALDARI M .

-') Pré enter la notion de ri que économique et le outil utili é pour me urer ce ri que.

S) À l'aide de informations concernant la tructure des charge de la ociété CALDARI M


(annexe S), déterminer le euil de rentabilité d'exploitation (ou seuil de profitabilité) et le levier
.� d'e, ploitation pour l'année . Commenter le ré ultat obtenu .
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"O
0 c::::>
c 6) Expliquer en quoi la notion d'activité diffère de la notion d'exploitation.
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7) Compléter le tableau de flux de tré orerie de l'OEC de l'a1111exe A (à rendre avec la copie), en
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N '5 pré entant le détail de calculs ur la copie.
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..c 8) Calculer l'ETE (e cédent de h'é orerie d'exploitation) . Indiquer l'intérêt de cet indicateur.
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V
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a. "O 9) À partir de l'en emble de info1·mations à votre di po ition, pré enter, en une vingtaine de ligne ,
0 0
o. le diagnostic de la société CALDARJ M en développant notamment : +-
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�:::> - l'évolution de on activité et de e ré ultat ; ·�
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1-0 - l'évolution de a trésorerie.
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111 Q
-ANNALES DCG 6 - Société Caldariums

DOSSIER 2 - PROJET D'INVESTISSEMENT

Les deux parties ci-après sont indépendantes.

Partie A : le choix d'investissement

M. Dutirez souhaite investir début N afin de s'engager sur un nouveau créneau du marché où la
concurrence est faible. Il a le choix entre deux projets qui nécessitent un montant investi identique, à
savoir 350 k€ ( annexes 7 et 8).

Travail à faire

1. Définir trois critères permettant de choisir un projet d'investissement. Préciser l'intérêt et les
limites de chacun d'eux.
2. Déterminer les flux nets de trésorerie d'exploitation du projet 1.
3. Déterminer la valeur actuelle nette avec un taux de 1 0 % et le taux interne de rentabilité du
projet 1.
4. Conclure sur l'opportunité d'adopter l'un des deux projets.

Partie B : le financement d'un projet d'investissement

Finalement la Société CALDARIUMS va réaliser un projet global de l 000 k€ à la demande du futur


dirigeant qui souhaite que l'entreprise s'engage dans un processus dynamique d'amélioration de la
compétitivité. Mr Dutirez a consulté la banque pour connaître les conditions d'un éventuel emprunt.
Il hésite entre deux financements : l'endettement ou l'augmentation du capital.

Travail à faire

À l'aide de l'annexe 9 :
1. Quels sont les financements à la disposition de la société pour réaliser un projet
"'O
0 d'investissement ?
c
:J
0 2. Déterminer l'effet de levier sous deux hypothèses :
lil
.-t • la société décide s'endetter pour financer la totalité du projet ;
0
N
• la société prévoit une augmentation du capital en numéraire pour financer la totalité du

s
projet.
3. Proposer une solution de financement en justifiant votre choix.
N
a.

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� 1 12
CJ
ANNALES DCG 6 - Société Caldariums -

DOSSIER 3 - GESTION DU PORTEFEUILLE-TITRES


Le directeur financier M . Firmin profite de votre disponibilité pour vous poser quelques questions au sujet
de différents placements financiers.
Travail à faire

À l'aide de l 'annexe JO :
1. Indiquer les composantes du risque global d'une action.
2 . Définir les indicateurs suivants : PER, cours de l'action, rendement.

3. Analyser les informations concernant les OAT en portefeuille :

• préciser le prix de vente de l'obligation au 3 1 décembre N ;


• justifier le montant du coupon couru au 3 1 décembre N ;
• commenter l'évolution du cours de cette obligation depuis son émission par rapport à
l'évolution des taux d'intérêts.
4. Porter un jugement sur la composition du portefeuille de M. Firmin et sur le risque encouru .

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1 13 Q
-ANNALES DCG 6 - Société Caldariums

Annexe 1 - Compte de résultat de Pentreprise CALDA R I U M en k€

N N-1 �2
Extn:lc• Extn:lc• Exercice

\Alntes dt marc:hand•IM
§ ProdUCllOn wndue fblens el H™ce•) 5900
l
; Produellon stockje 321
5911

�3
5 710

15

t Produellon lmmob•h•6•

Sublleftoons d·e,.,iootatlon
0

8o4
21

J.8
0

Reprisea aur pro"'81on1 et nnalerts de charges 24 4 5

.-.ra-.. produl1a

Total l 7329 5931 5730

:5 ,llch11a de m1rch1nd''"

l!
..
vanallOn •IDCKa de man:handlse•

l
0
,llch11S de m1b6rff p11m•6rta 11 11J1rH 1ppt01o1aionnemenl9 1 589 1 447 1 390

.:: V111non 110d<s m1ut1es preml61es 111ppt0..t11onnem1nts ·269 -63 39

....lllt ldlatl Ilchat9ff 1-MS



..
2 910 1 &48 1 590

� lmp6tl taJIH 11 wra1m1nt1 a111m•lh


eo

u
119 92 97

Sllta1tu et h11Bment1 1 435 1 209 1 090

Chltgff IOCltlel 635 521 389

Doca•on• aux amo�11m1nta

Suf lmmob1l•Hbon1 dotabona auxamotlluements 1119 70 86

Sut 1mmobllt1toon1 dotabons 1ux d6pr'°1enons

Sur ·�'QrtUllnl dollbOOS IUX O.P'6Ci1tion1 71 5(J


Pour naque1 ttchlrgff dOllllOl\$ auxproY1lon1 '43 20 17

.-..1ru chargn 23 Ili 20


TOll l M 8 735 5 023 4 718

1. RESULTAT O'EXPLOOATION 11-11) 5M 908 1 012

De pa11>opa11<>n
D'autre• ....1eur. mobll•6rea et a6arM:eS de rec111 1mmob1ha6

i AtWes inl6r6ts et produots Hstmllès 5 3 3

J Reposes sur pro..,11on1 et nnalerts de chargea 0 2 1

i
Dlffjrences po1111-..s de dl1nge 2 5

Produitl n.ttl 1ur co1110n1 dl .,..ltura mobl.,.,.. dt placement 1 3 0

Total V 6 10 •

Doca�ona auxamorlluementa elpro'Mlon•


: lnlér619 e1ch119es 1u1mil6e1 43 11 12

j D1!1611ncH n6Qab..a de change

Charges ntbs 1ur oesaions dl ,.leurs mobdt61H dl plaoem1111


J
u
Total VI 43 11 12

2. RESULTAT ANAHCIER CV·VI) -37 -1 .J


3. RESULTAT COURANT 1wnt lmp6à 1"'�111-IV+V-VI) 557 907 1 009

12 1 2
"'O Sur oper1110ns de 119.uon

t sur optrauon1 en c:.pi.tal


0
c
:J ProdullS de ots11on Cltttments d .air 12 101 5(J

.. nUon W"ff au mullat


0
lil � Ouo•piirt de aub

i
.-t Repn1ea sur pro1o111ona et lrlnalerts de chargea
0
N Total VII 24 102 52

• Sur operabOns de gestion 52

s tl
Sur oper1110ns e11 capital

141r.ur neu comptable des •rtments crac:1111 ct<1•1 5 '4 '42

N
a. ;
" Dotabona aux amornaementl el aux pro.,..10n1

t
Total VIII 5 56 42

4. RESULTAT EXCS'llOtoNL IVll-VIU) 19 41 10

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::J
Par1iclpa1Jondea ularl" aux rhultata (IX)

lmp6à 1ur ln btn6flces IXI 72 105 88

V) Total del ptodull:I ( .....V•Vll) 7 359 6 043 5 791

Tot.al dH c1Yr9H (ll+IV+Vl+Vll+IX+X) 8 855 5 1115 4 860


931

8'n6flce ou perù 5CM 848


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CJ 1 14
Copyright © 2 0 1 5 Dunod.

© Dunod - Toute reproduction n o n autorisée est un délit.

- - nexe
An
- -- 2
- - Bilan de l a société CAL DA R IUMS
- - -- - -- --
--- -- -- --- - - - - - - - - - - ---- - - ·- -

---
ACTIF Brut � N N-1 PASSIF (avant n\partltlon) N N-1

Capital souscnt non appelé Capital (dont verMI 1230) 1 230 1 030
lmmobWsabons 1ncorpo<elles Primes d'éml$Slon, de fusion. d'apport
Frais d'étabhssement Ecarts de réëvaluabon
Frais de recherche et d6veloppement c p Ecart d'ëqurvalence
Conœ"ions, brevets et droct similaires 5 5 A R Réserves
A Fonds commere1al p 0 Réserve légale 123 103
c Autres lmmobll1sabons 1neorporelles 2 2 1 p Réserves statutaires ou oontraduelles
T lmmobi11satJons incorporelles en cours T R Réserves réglementées
1 Avances et aoomptes A E Autres S..5 868
F lmmobd1sabons 001pOrelfe11 u s Report é nouveau
Terrams 700 700 700 X Résultat de l'exorclc• (b4lnoflco ou perte) 504 648
1 Constructions 81 66 15 27 Subventions d'investissement
M 649 S« 305 227 ProVlsions réglementées
M
lnstarlabons techniques maténel et oub
l lage industriels
284 256 28 99
: 2 802
Autres lmmoblhsauons CO<pofelles TOTAL I 2849
0 lmmoblhsatt0ns corporelles en cours
B Avances et acomptes Autres Produit des émissions de titres parbapaMs
1 lmmobl�satJons finanaères fonds Avances cond1tJonMes
L Participations évaluées par équivalence ixopres TOTAL ! bis
1 Autres partJclpations
s Créances rattachées é des partlClpabons Provist0ns pour nsques 1
PrOVISIOOS pour charges 182 161
r1c>v1sions
E Titres 1mmob1hsés de racbv1té de portefeuille
Autres lltres immobillMls TOTAL Il 182 162
Prêts
11 11 9 Dettes financiêres
Autres 1mmobdlsabons financières
1 932 866 1 066 1 062
:
,_ 1
TOTAL I Emprunts obligataires convertJbles
Ste<:ks et en-cours Autres emprunts obl1gatalfes
632 50 582 333 Emprunts et dettes auprès des ètab�ssements de crèd1t ( 1 ) 780 817
)>
A Malléres prem�es et autres approvisK>nnements
c 0
z
Erw:ours de produebon (biens el services) Emprunts et detles financières divers
T Produits intermédiaires et finis 654 654 333 E Avances et acomptes reçus sur commandes en cours 5 3 z
)>

1 MarchandLSes T Dettes d'explootation
Dettes fournisseurs et Comptes rattachés 662 n1 m
V\
F Avances et acomptes versés sur commandes T
513 501
0
Créances d'expl0ttatJon E Dettes fiscales et soctales
c 2 295 71 2 224 2 395 s 9 11
ÎI
Créances Cllents et Comptes rattachés Autres dettes d'exp1ot1a11on
l Autres créances d'explo1tabon 297 297 182 Dettff d1versff
Cl
R Créances diverses Dettes sur 1mmobtllsabons et Comptes rattachés 50 O'l
c Capital souscnt - appelê, non ver" Dettes fiscales (impôts sur les bénéfices)
u dettes diverses V'
Valeurs mobilières de placement Autres
0
n
L Actions propres
188 188 484 98 202
A
N
Autres blres
: Produits oonstatès d'avance
2 137 2 305
<lh
.-+

82
: TOTAL Ill <lh
T 82 3n n
Ill
01spon1btl1tês
28 28 150
Cl..
Charges oonstatées d'avance Ecarts de oonverslon Passif
TOTAL li 4 176 121 4 055 4 254 TOTALGENERAL 5 121 5 316 Ill
Charges à répartir sur plusieurs exe<cices
c
3
Pnmes de remboursement des emprunts
Ecarts de oonv@l'Slon Actif ( 1 ) Dont ooneours bancaires courants el soldes �1teurs de banques 150
5 121
VI

6 108 987 5 316

1
TOTAL GENERAL

""""'
""""'
V1

DCG 6 · Sujet 2014


-ANNALES DCG 6 - Société Caldariums

Annexe 3 - Tableau de financement (deuxième partie)

Exercice

Variation du fonds de roulement net global Besoins Dégagements Solde

l 2 2-1
Variations « Exploitation »
Variations des actifs d'exploitation
Stocks et en-cours 570
Avances et acomptes versés sur
commandes
Créances clients, comptes rattachés et autres créances d'exploitation 1 07
Variation des dettes d'exploitation
Avances et acomptes reçus sur commandes en cours 2
Dettes fournisseurs, comptes rattachés et autres dettes d' exploitation 1 63
Totaux 733 1 09
A - Variation nette « Exploitation » 624
Variations « Hors exploitation »
Variations des autres débiteurs
Variations des autres créditeurs 30
Totaux 0 30
B - Variation nette « Hors exploitation » 30
Total A + B
Besoin de l'exercice en fonds de roulement 594
Dégagement net de fonds de roulement dans l'exercice

Variations « Trésorerie »
Variations des disponibi lités 591
Variations des concours bancaires courants et des soldes 150
créditeurs de banques
Totaux 0 741
C - Variation nette « Trésorerie » 74 1
Variation du fonds de roulement net global (Total A + B + C) :
Emploi net : solde débiteur
Ressource nette : solde créditeur 147

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ANNALES DCG 6 - Société Caldariums -

A n nexe 4 - Répartition du poste « Autres achats et charges externes »


des comptes de résultat des exercices - 1 et
Un crédit bail a été contracté au début de l'année N pour un matériel d'une valeur de 1 000 k€. La
durée de ce contrat e t de 5 an (durée de vie nonnale du bien). La valeur ré iduelle era con idérée
comme nulle.

L 'analy e de compte permet d'établir la répartition des services extérieurs pour N et N - 1


Répartition des services extérieurs : N N 1 -
- personnel extérieur 1 220 638
- loyers en crédit bail 230 0
- autres 1 460 1010

d'exploitation

On peut e timer que le char�es variables comprennent principalement la consommation de matière


premières et le personnel interimairc. Elles repré entent environ 40 % du chiffre d'affaires en N et
seulement 25 % en - 1 . En N, le charge fixe 'élèvent à 3 546 k€.
En N- 1 , le cuit de rentabilité s'élevait à environ 4700 k€.

La ociété e t oumise à un taux de TVA de 20 % au i bien ur e ventes que sur es achats.

A n nexe 6 - Autre informations complémentaire

le charges et produit con taté d'avance relèvent de l'exploitation.


Les dettes fiscales et sociales comprennent une dette d ' l S de 40 k€ pour N et 60 k€ pour -1

L'entreprise n'a pas enregistré de transfert de charges en N , n i en N- 1 .

Les reprises d'exploitation de l'exercice ne concernent pas l'actif circulant.

Le autre dette diverse ont l iée à l'acti ité.

Au cours de l 'exercice N la ociété CALDARIUM


a procédé à une augmentation de capital exclusivement par incorporation de réserve
- a remboursé un emprunt auprès des établi ements de crédit pour un montant de 247 k€ ;
.� a acquis une machine-outil d'une valeur de 208 k€.
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:J � En N, le dividende versé s'élèvent à 550 k€.
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117 Q
-ANNALES DCG 6 - Société Caldariums

Annexe 7 - Éléments prévi ionnels concernant le PROJET 1

Résultats orévisionnels (en k€)


Années N N+I N+2 N+3
CA HT 6 600 7 820 9 000 1 0 400
Charges variables 2640 3 1 28 3600 4 1 60
Marge/CV 3 960 4 692 5 400 6 240
Frais fixes 5 000 5 000 5 000 5 000
DAP 1 200 1 200 1 200 1 200
Résultat d'exploitation avant IS -2 240 - 1 508 -800 40
Par ailleurs, on suppose que l'entreprise dégagera des bénéfices dans d'autres activités sur toute la
période.

1
Évaluation du BFRE pour l e projet 1

En k€ N+l N+2 +3
BFRE 550 650 750 850

Annexe 8 - Éléments prévisionnels concernant le PROJET 2


BFRE annuel
N +I N+2 N+3
850 650 600 550

En k€ Début N Fin N N+l N+2 N+3


Flux de trésorerie nets - 1 200 907 517 237 257

Évaluation du projet 2 selon les critère de la V A et d u TRI

VAN taux d'actualisation à 1 0 % 405


Taux de rendement interne 30, 1 %
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0
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0
N
Annexe 9 - Conditions de financement des investissements

s
N
La banque propo e à la ociété CALDARIUM
l'investissement de 1 000 k€ au taux de 6 %.
un emprunt ur 1 0 an pour la totalité de

a. La rentabilité économique du projet final peut être e timée à 30 % avant IS. L'endettement de

t
·�
l'entreprise avant le projet e l estimée à 660 k€, le capitaux propre début N s'élèvent à 2300 k€. Taux
d'IS 33 1 13
=

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V)

� 118
CJ
ANNALES DCG 6 - Société Caldariums -

Annexe 10 - Renseignements concernant le portefeuille de M. Firmin


Les cours indiqués dans les tableaux ci-dessous sont les cours au début de l ' année considérée.

Titres détenus N-1 N


valeur
acquisition
Titres secteur Quantité Cours PER Div Rendt Cours PER Div Rendt

Actions TOTAL Pétrole et gaz 1 50 5250 € 40,00 € 8, 1 9 2 5,00 % 48 € 8 0,48 1 ,00 %


Actions BP Pétrole et gaz 1000 5500 € 6,40 € 1 3,72 0,32 5,00 % 6 ,40 € 25,60 0,0704 1 , 1 0 %
OAT Emprunt É tat 700 € Ill % 1 12 %

Renseignements complémentaires concernant les OAT détenues par M. Firmin (au 31/12/N).

Obligations assimilables du Trésor 6 % échéance au 25/1 0/N+l l


caractenstioues
' · · o brurnt01res
Générale Coupons Cours du 3 1 /1 2/N
Nature Fixe Fréquence du coupon l /an
Nominal 100 Taux nominal (%) 6 Cotations 1 34.3 1 0 %
Coupon couru (%) 1,15
Date d'émission 25/12/N-19
Date de maturité 25/ 1 0/N+l I
Devise de cotation EUR
Émetteur République Franç�ise
Catégorie Emprunt Etat

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a. "O
0 0
o. +-
u � Q)
�:::> ·::J

1-0
"O0
1 Ul
c::::> •
0
<9 '°


119 Q
-ANNALES DCG 6 - Société Caldariums

Annexe A - Tableau de flux de tré orerie de l'OEC (à rendre avec la copie)


N N-1 N-2
FLUX DE TRESORERJE LlES A L'ACTIVITE

Résultat nec 848 93 1

Élimination des charges et des produits sans incidence sur la trésorerie

• Amortissements cl provisions (dotations nettes de reprises) ( 1 ) 84 1 25

• Plus-value nette de cession -97 -8

• Quote-part des subventions d'investissement

Marge brute d'autofinancement 835 1 048

Moins variation du BFR lié à l'acth ité 577 555

Flux de tré orerle généré par l'activité (A) 258 493

FLUX DE TRESORERIE LIES AUX OPERATIONS


D'I VESTISSEMENT
Cessions d'immobilisations 101 50

Réduction d'immobi 1isations financières

Acquisitions d'immobilisations -13 -8

Moins variation du BFR lié à l'investissement 0 0

Flux de tré orerie lié aux opérations d'investi semcnt (B) 88 42

FLUX DE TRESORERJE LIES AUX OPERATIO DE


FI ANCEME T
Augmentation ou réduction de capital

Dividendes versés -300 -345

Augmentation des dettes financières 300

Remboursement des dettes financières -355 -96

Subventions d'invcscissement reçues

Moins variation du BFR lié au financement

Flux de trésorerie lié au opérations de fina ncement (C) -355 -441

Variation de trésorerie (A + B + C) -9 94
"'O
0 Trésorerie à l'ouverture (D) 870 776

Trésorerie à la clôture (A + B +- C + D)
c
:J 861 870
0
lil ( l ) A l'exclusion des dépréciations sur actif circulant
.-t
0
N

s
N
a.

t
·�
::J
V)

� 120
CJ
AN NALES DCG 6 - Société Caldariums -

CORRIGÉ COMMENTÉ
Remarques
• Le barème est établi sur 100 points (d iviser par 5 pou r obtenir la note sur 20).
• Une même erreur ne sera pas pénalisée deux fois.

DOSSIER 1
DIAGNOSTIC FINANCIER

1. Capacité d'autofinancement N à partir du résultat net


Niveau 2 • 3 points • 5 min
Remarque
Le sujet étant long, pour un gain de temps, n'inscrire que les lignes à renseigner.

BARÈME

R ÉSU LTAT N ET 504


Exploitation
+ Dotations aux amortissements sur immobil isations + 1 99 0,5
+ Dotations aux dépréciations sur actifs circula nts + 71 0,5
+ Dotations aux provisions pour risques et charges + 43 0,5
(-) Reprises sur provisions (-) 24 0,5
Exceptionnel
+ VCEAC +5 0,5
(-) PCEA (-) 1 2 0,5
Capacité d'autofi nancement 786

2. Principaux retraitements économiques qu'il est


"'O
0
.�
;Qi
"O
possible d'opérer sur les SIG et intérêt
c c::::>
0
:J �
Ill Niveau 2 • 4 points • 5 min
<I>
lil <I>
'<I>
.-t .!!? Les principaux retraitements économiques sont :
0 0
N '5
"'
le retraitement du crédit-bail ; le bien acquis en crédit-bail est traité comme un V
......
@
.......
c:
c:0
..c
Ol 0c: bien immobilisé dans l'entreprise et financé par emprunt ; 0
·;:::: '.;::;
V N
>-
a. "O :::>
le retraitement du personnel extérieur : à rattacher au coût du personnel ;
0 0
o. +-
u � le retraitement de la participation des salariés : à rattacher au coût du Q)
�:::> ·�
::J
1-0 personnel ;
"O0
1 Ul
c::::> le retraitement des subventions d'exploitation à considérer comme un complément •

0 du prix de vente.
<9

12 1

1
-ANNALES DCG 6 - Société Caldariums

Ces retraitements ont comme principaux objectifs :


de faciliter les comparaisons entre entreprises d'un même secteur d'activité ;
par exemple une entreprise peut avoir choisi de financer son investissement,
soit par un emprunt, soit par crédit-bail. Le retraitement de la CDB permet de
faire abstraction de ce choix ;
de se rapprocher de la réalité économique du fonctionnement de l'entreprise ;
par exemple, le personnel extérieur participe de la même façon que le
personnel sous contrat à la création de richesse de l'entreprise ; il est donc
logique d'intégrer ces charges externes dans le coût du personnel.

3. Im pact de ces retraitements sur la CAF de la société


Caldariums
Niveau 3 • 1 point • 2 min
Seul le retraitement du crédit-bail a une incidence sur la CAF.
La redevance est considérée comme une charge décaissable.
Le retraitement scinde la redevance en deux éléments :
une dotation aux amortissements (charge calculée) ;
une charge d'intérêts (charge décaissable).

Dotations aux amortissements


1 000/5 20=

Redeva nce crédit-bail : 230


Charges d'intérêt
230 - 200 30
=

CAF sans retraitements + Dotation aux amortissements crédit-bail = CAF retraitée


786 + 200 = 986

4. Notion de risque économique et outils utilisés pour


mesurer ce nsque
Niveau 2 • 4 ,5 points • 6 min
Remarques
• Cette question avait déjà été posée pour la définition en 2010 et pour les outils en 2012.

• Pour avoir tous les points de la question, il ne fallait pas se contenter d'énumérer les
outils, mais il fallait également en préciser l'intérêt.

122
ANNALES DCG 6 - Société Caldariums -
• Notion de risque économique
On appelle risque d'exploitation ou risque économique les variations aléatoires du
CAHT qui affectent les prévisions relatives aux différents critères de gestion :
résultat économique, rentabilité économique, résultat net, rentabilité financière.
• Quelques outils

OUTIL SIGNI FICATION INTÉRÊT


Seuil de rentabilité C'est le chiffre d'affai res pour lequel Il permet de déterminer si une activité
d'exploitation le résultat d'exploitation est égal à O. peut être poursuivie ou non.
Marge de sécurité Différence entre le CAHT et le seuil Plus elle est faible, plus le risque est fort.
de rentabil ité

Indice de sécurité C'est le rapport entre la marge 1 1 représente le pourcentage de baisse


de sécurité et le chiffre d'affaires. possible du prix de vente avant que
l'entreprise n'atteigne son SR.
Levier Ce levier exprime la sensibil ité I l montre très clairement l'i ncidence
d'exploitation du résultat d'exploitation aux variations d'une baisse d'activité su r le résultat
du CAHT. d'exploitation.

5. Seuil de rentabilité et levier d'exploitation pour N,


commentaire des résultats obtenus
Niveau 2 • 6 ,5 points • 10 min
Remarque
Il est précisé que les charges variables représentent environ 40 % d u chiffre d'affaires N
et qu'elles comprennent la consommation de matières premières et le personnel
intérimaire.
I l ne faut pas vérifier ce pourcentage, i l est donné. Quelques candidats ont toutefois refait
les calculs :
.�
"'O ;Qi
"O • Consommation de matières premières = 1 689 (-) 269 = 1 420
0 c::::>
c
:J � • Personnel intérimaire = 1 220
0 Ill
<I>
lil <I>
'<I> • Charges variables = 1 220 + 1 420 = 2 640
.-t .!!?
0 0
N '5 • Chiffre d'affaires = Production vendue = 6 900
"' V
......
@
.......
c:
• Taux de charges variables réelles = 2 640/6 900 = 38,26 %
..c c:0
Ol 0c: Les réponses données à partir de ces chiffres ont été acceptées à l'examen. 0
·;::::
>-
'.;::;
V
:::> N
a. "O
0 0
o. +-
u � Q)
�:::> ·�
::J
1-0
"O0
1 Ul
c::::> •

0
<9 '°


123 Q

1
-ANNALES DCG 6 - Société Caldariums

• Seuil de rentabilité et levier d'exploitation

MONTANT %

Chiffre d'affai res 6 900 1 00 %


( ) Coût variable
- 2 760 40 %
= Marge sur coût variable 4 1 40 60 %
( ) Charges fixes d'exploitation
- 3 5 46
= Résultat d'exploitation 5 94

Charges fixes exploitation 3 546


1 e
• Seuil de rentabil.t . .
, d'exp101tation = 5 910
Taux M CV 0,6
Marge sur coût variable 4 140
• Levier d'exploitation = 6,97
Résultat d'exploitation 594
• Commentaires
• Seuil de rentabilité :
Le seuil de rentabilité a augmenté en N par rapport à N-1.
Le risque d'exploitation est donc plus important.
:
Si le CAHT diminue de 10 %, le résultat d'exploitation
• Levier d'exploitation
diminuera de 69,7 %. Au vu de cet indicateur, le risque économique est très
important.
Remarques
• Il était possible de déterminer le levier d'exploitation à partir de l'indice de sécu rité :
Marge de sécurité = CA (-) SR
= 6 900 - 5 910 = 990
. - . ,
1n d 1ce d e secunte =
Marge de sécurité
CA
=

ooo =
0,1435

Levier d'exploitation = 1 / Ind ice de sécurité = 1/0,01435 = 6,97


• Autre méthode de calcul qui aboutit à un résultat d ifférent (et qui a été acceptée à
l'examen) :
Levier d'exploitation =
(�Rex)/(Rex) = ( 5 04 - 908)/908 _0,44
- _
63 _
- -
(�CAHT)/(CAHT) ( 6 900 - 911
5 911)/5 0,167 2'
N Ce résultat n'est pas très pertinent car i l néglige les hypothèses de validité de calcul d u
• levier d'exploitation : taux d e MCV
constant, prix de vente u n itaire inchangé, charges
s
N
fixes totales stables.
a.

t
·�
::J
V)



u
CJ 124

1
ANNALES DCG 6 - Société Caldariums -
6. Notion d'activité et la notion d'exploitation
Niveau 2 • 2 points • 2 min
La notion d'activité regroupe les opérations que l'entreprise réalise dans le cadre
de son activité courante, les opérations d'exploitation ainsi que d'autres opéra­
tions qui ne relèvent ni des opérations d'investissement, ni des opérations de
financement, ni des opérations de trésorerie.
La notion d'exploitation est une composante essentielle de la notion d'activité.

7. Tableau de flux de trésorerie de l'OEC (annexe A)


Niveau 3 • 15 points • 5 min
Remarques
• L'Ordre des Experts-Comptables propose deux modèles de tableau, avec pour chacun
un calcul d u flux de trésorerie d'activité su ivant une architecture différente.
• Pour cette session, comme en 2013 et 2010, c'est le modèle à partir du résultat net qui est
demandé. Dans le sujet 2011, il s'agissait du modèle 2 qui part du résultat d'exploitation.
• Le sujet présente, cette année, peu de difficultés techniques, mais il com porte
quelques erreurs d'énoncé dans les chiffres com m uniqués ... Cela peut arriver ; cela
renforce le conseil suivant : il ne faut pas perdre de temps, il faut aller vite, l'essentiel
n'étant pas d'équi librer son tableau mais d'avoir le maximum de montants corrects.
• Si l'annexe précise quelques données, d'autres options ne sont pas exprimées. C'est
donc au candidat de poser clairement ses choix. Ainsi, faut-il considérer les concours
bancaires courants comme momentanés ou structurels ? Nous avons choisi ici de les
considérer comme momentanés et donc de les faire apparaître en trésorerie.
Faut-il tenir compte de l'IS sur la plus-value ? L'observation des intitulés des rubriques
d u tableau « cessions d'im mobilisations » et « plus-value nette de cession » ne faisant
pas référence à l'IS, nous avons opté pou r une présentation sans retraitement de l'IS.
Rassurez-vous, les correcteurs acceptent toutes les solutions dès lors qu'elles sont
compréhensibles et clairement exprimées.
• Il est annoncé dans l'annexe 6 que les charges fiscales et sociales comprennent une dette
.� d'IS ; or, rien n'apparaît dans le bilan à la ligne « dettes fiscales (impôt sur les bénéfices) » .
"'O ;Qi
"O On peut supposer que cette dette a été inscrite en dettes fiscales et sociales d'exploitation.
0 c::::>
c
:J �Ill
• Ne pas oublier qu'à la différence du tableau de flux CDB ou du tableau de financement PCG,
0 <I>
lil <I> les postes de l'actif circulant (stocks et créances) sont à analyser en valeurs nettes.
.-t '<I>
0 .!!? • Comme à chaque édition, pour tout tableau de flux, les résultats doivent être justifiés à
N 0
'5 l'aide de tableaux appropriés.
"' V
......
@
.......
c:

..c c:0 • Il faut éviter les erreurs de signe : il est précisé dans le barème officiel que l'attri bution
Ol 0c: des points supposait que les signes soient corrects. 0
·;:::: '.;::;
V N

>- "O :::>
a.
0 0 Amortissements, dépréciations et provisions +-
o.
u � Q)
�:::> Remarque ·�
::J
0
1-
1 À l'exception des dépréciations sur actifs circulants. Ul
"O0
c::::> Po u r cette étude de cas, il faut utiliser le compte de résultat. Il est clairement dit que les •

0 reprises d'exploitation ne concernent pas l'actif circulant.


<9

125

1
- ANNALES DCG 6 - Société Caldariums

BARÈME
Dotations aux amortissements 1 99 0,5
Dotations aux provisions 43 0,5
(-) Reprises sur provisions et dépréciations (sauf sur actifs ( -) 24 0,5
circula nts)
Total 218 1 ,5

• Plus-values nettes de cession (et prix de cession)


Remarque
I l était possible de tenir compte ou non d e l'IS sur plus-value de cession, puisque rien
n'était précisé dans l'énoncé.

Prix de cession 12
(-) VCEAC -
( )5

Pl us-va lue 7

• Variation du BFR lié à l'activité


Remarques
• Beaucoup de candidats sont tombés dans le piège ; il ne fallait surtout pas utiliser
l'annexe 3 pour au moins deux raisons :
- les actifs circulants sont pris en compte en valeurs brutes dans un tableau de
financement et en valeurs nettes dans le tableau de flux OEC ;
- la notion d'activité reprend les postes exploitation mais seulement quelques postes
hors exploitation.
• Rappelez-vous que le barème est toujours détaillé ; aussi, pour avoir un maximum de
poi nts, il convient de bien faire figurer tout le détail de ses calculs sous forme de
tableaux de variation.
• Pou r cette session, aucun point n'était attribué si le candidat se trompait de signes.
Une augmentation de BFR diminue la trésorerie, une d i m inution de BFR augmente la
trésorerie.

• Variations des stocks et en cours (en valeurs nettes)

POSTES N N- 1 VARIATION BARÈME


Matières premières et approvisionnements 582 333 0,5
Produits intermédiaires et finis 654 333 0,5
Total 1 236 666 570 1

� 126
CJ

1
ANNALES DCG 6 - Société Caldariums -
• Créances d'exploitation (en valeurs nettes)

POSTES N N-1 VARIATION BARÈME


Créances clients 2 224 2 395 0,5
Autres créances d'exploitation 297 1 82 0,5
Charges constatées d'avance 28 1 50 0,5
Totaux 2 549 2 727 (-) 1 78 1 ,5

• Dettes liées à l'activité


Remarque
Ne pas oublier les avances et acomptes reçus sur commandes en N-1.

POSTES N N-1 VARIATION BARÈME


Avances et acomptes reçus 5 3 0,5
Dettes fournisseurs 682 771 0,5
Dettes fiscales et sociales d'exploitation 513 501 0,5
Autres dettes d'exploitation 9 11 0,5
Produits constatés d'avance 98 202 0,5
Totaux 1 307 1 488 - 181 2,5

Variation du BFR activité -


Variation des postes actifs ( ) Variation du poste passif
-
+ 570 ( ) 1 78 (-) -
( ) 181
573
Remarque
Le BFR activité augmente, cela diminue l a trésorerie (en moins dans l e tableau).

• Acquisitions d'immobilisations

.� Remarque
"'O ;Qi
"O
0 c::::> L'annexe précisait qu'une machine-outil avait été acquise pour 208 k€. Si l'on observe les
c
:J � bilans, on peut constater que le poste « Immobilisations incorporelles » a augmenté de 7 et
0 Ill
<I>
lil <I>
'<I> le poste « Immobilisations financières » de 2, ce qui laisse supposer des acquisitions.
.-t .!!?
0 0 Problème : Si l'on prend en compte dans le tableau de flux ces deux montants, on ne peut
N '5
"'
plus équilibrer le tableau de flux. Manifestement, il y a une erreur de chiffres dans le V
......
@
.......
c:

..c c:0 sujet. .. En conséquence, deux solutions ont été admises à l'examen :
Ol c:
0 0
·;::::
>-
'.;::;
V
:::> solution 1 : ne retenir que le montant précisé dans l'annexe, soit 208 ; N
a. "O
0 0
o.
- solution 2 : tenir compte des acquisitions d'immobilisations incorporelles et financières, +-
u � ce qui porte le montant final des acquisitions à 217. Dans ce cas, il y aura un écart de 9, Q)
�:::> ·�
0
non justifié dans le tableau de flux. ::J
1-
"O0
1 Po u r la présentation du corrigé, nous avons retenu la solution 1. Ul
c::::> •

0 Acquisitions d'immobil isations corporelles 208


<9

127

1
- ANNALES DCG 6 - Société Caldariums
Remarque
I l s'agit bien sûr d'un décaissement, noté (-) dans le tableau de flux.

• Variation du BFR lié à l'investissement

POSTES N N-1 VARIATION


Fournisseurs d'im mobilisations 50 0 50

Remarque
Ce poste passif augmente, cela améliore la trésorerie.

• Incidence des variations de capital


Remarque
I l est précisé dans l'annexe qu'il a été procédé à une augmentation de capital par
incorporation de réserves : celle-ci n'a aucune incidence sur la trésorerie (augmentation
de capital compensée par une d iminution des réserves).

• Dividendes
Remarque
I ls sont donnés dans l'annexe, il ne faut pas chercher à les retrouver (en fait, si l'on
effectue le calcul, on trouve 5 5 1 de dividendes ...) .

• Émissions d'emprunts et remboursements d'emprunts


Remarques
• Les remboursements d'emprunt sont communiqués en annexe. Pour retrouver le
montant des emprunts souscrits, il est indispensable d e faire un tableau.
• En l'absence de précision dans l'énoncé, nous considérerons que les concours
bancaires sont momentanés ; il convient donc de les prendre en compte au niveau de
la trésorerie. Il a été accepté à l'examen que les concours bancaires soient considérés
comme des dettes financières stables.

N-1 REMBOURSEMENTS NOUVEAUX N


Emprunts et dettes auprès des établissements 817 780
N de crédit
• ( -)
0
s
(-) Concours bancai res
1 50
N
a. Totaux 81 7 247 (annexe) X 630
t Nouveaux = x
•;>
V) 8 1 7 (-) 24 7 + X = 630 ::::> X = 630 - 8 1 7 + 24 7 = 60

� 128
CJ

1
ANNALES DCG 6 - Société Caldariums -
• Variation trésorerie
Remarques
• Chaque montant inscrit dans le tableau de flux est valorisé ; il faut donc remplir les
trois dernières lignes de ce tableau indépendamment de la somme des trois modules.
• Vous devez normalement vérifier que la variation de trésorerie correspond à la somme
des flux nets des trois modules (activité, investissement et financement) . Suite à des
erreurs dans les données chiffrées des annexes, peu de candidats ont pu équilibrer
leur tableau ... et, comme en plus i l est très rare qu'un candidat ne commette pas une
ou plusieurs erreurs, ne perdez pas de temps à vouloir absolument vous ajuster.
Préciser sim plement sur votre copie, que vous avez u n écart.

ACTIF N N-1 VARIATION


VMP 1 88 484
Disponibil ités 82 377
(-) Concours bancaires coura nts 0 (-) 1 5 0
Totaux 1 20 861 (-) 741

Vérification :

Flux net de trésorerie généré par l'activité 1 42


(+) Flux net de trésorerie lié aux opérations d'i nvestissement (-) 1 46
(+) Flux net de trésorerie lié aux opérations de financement (-) 737
= Variation de trésorerie (-) 741
ANNEXE A : TABLEAU DE FLUX DE TRÉSORERIE DE L'OEC

BARÈME
FLUX de trésorerie liés à l'activité
R ÉSULTAT NET + 5 04 0,5

.� Éliminations des opérations sans incidence sur la trésorerie ou non liés à l'activité
"'O ;Qi
"O
0 c::::> • Amortissements, dépréciation et provisions + 218 1 ,5
c
:J � • Plus values de cessions nettes d'im pôts (-) 7 0,5
0 Ill
<I>
lil <I>
'<I> • Quote-part de subvention d'i nvestissement virée au résultat
.-t .!!?
0 0
N '5 Marge brute d'a utofinancement 71 5
"' V
......
@
.......
c:

..c c:0 • Moins : variation du besoin en fonds de roulement lié à l'activité (-) 5 73 5
0c: 0
-
Ol
·;::::
>-
'.;::;
V
:::>
Flux net de trésorerie généré par l'activité 1 42 N
a. "O
0 0
o. +-
u � Q)
�:::> ·�
0 ::J
1-
"O0
1 Ul
c::::> •

0
<9 '°


129 Q

1
-ANNALES DCG 6 - Société Caldariums

FLUX de trésorerie liés aux opérations d'investissement


Cessions d'immobil isations 12 0,5
Réductions d'immobil isations financières
Acqu isitions d'i mmobil isations (-) 208 0,5
Moins variation du BFR lié à l'i nvestissement 50 1
Flux net de trésorerie lié aux opérations d'investissement (-) 1 46
FLUX de trésorerie liés aux opérations de fina ncement
Augmentation ou réduction de capital 0
Dividendes versés (-) 550 0,5
Augmentation des dettes financières + 60 1 ,5
Remboursement des dettes fina ncières (-) 247 0,5
Subventions d'investissement reçues
Moins variation du BFR lié au fina ncement
Flux net de trésorerie lié aux opérations de financement (-) 737
Variation de trésorerie (-) 74 1 1
Trésorerie à l'ouvert u re + 861 1
Trésorerie à la clôture + 1 20 1
(a) À l'exclusion des dépréciations su r actif circulant

Pour aller plus loin


Le tableau de flux de trésorerie de l'OEC est un thème récurrent à l'examen :
- en 2010, 2013, 2014 : à partir d u résultat net ;
- en 2011 : à partir d u résultat d'exploitation.
Aussi, nous vous proposons à titre d'entraînement, la présentation d u 1er module à partir
du résultat d'exploitation.
Tableau des flux de trésorerie de l'OEC à partir du résultat d'exploitation :

Flux de trésorerie liés à l'activité


Résultat d'exploitation 594
Élimination des charges et produits sans incidence sur la trésorerie ou non liés à
l'activité : 218
• Amortissements, dépréciations et provisions
• Transferts de charges au com pte de charges à répartir
Résultat brut d'exploitation 812
N • Moins : Variation d u besoi n en fonds de roulement d'exploitation
• Stocks (-) 570
s
N
Créances d'exploitation
Dettes d'exploitation (y compris dettes fisca les)
(+ ) 1 78
(-) 1 8 1
a.

t
·�
Flux net de trésorerie d'exploitation 239

::J
V)



u
CJ 130

1
ANNALES DCG 6 - Société Caldariums -
- Autres encaissements et décaissements liés à !'activité :
• Charges financières ( -) 43
• Produits fina nciers 6
• Charges et produits exceptionnels liés à l'activité 12
• Participations des salariés
• I mpôt sur les sociétés, hors i mpôt sur les pl us-values de cession ( -) 72
• Autres créances liées à l'activité 0
• Autres dettes liées à l'activité 0
Flux net de trésorerie généré par l'activité 1 42

• Charges financières : Ne prendre que les charges financières décaissables, soit 43.
• Produits financiers : Tous les produits financiers inscrits dans le compte de résultat
sont des produits encaissables.
• Charges et produits exceptionnels : Seuls les charges et produits sur opérations de
gestion sont des flux de trésorerie. Il ne faut donc ni prendre en compte les charges et
produits exceptionnels sur opération e n capital, ni les dotations, n i les reprises.

8. Calcul de l'ETE N et intérêt de cet indicateur


Niveau 3 • 6 points • 10 min
Remarque
Pou r le calcul de la variation du BFRE, il faut utiliser l'annexe 3. Or la de rnière colonne
solde présente des erreurs dans sa présentation. La variation nette exploitation est
indiquée pour 624 au lieu de (-) 624 ... I l faut toujours rester vigilant.

ETE = EBE ( ) Variation du BFRE


-

• Calcul de l'EBE

Production vendue 6 900


Production stockée 321
Subventions d'exploitation 84
.� (-) Achat de matières premières ( -) 1 689
"'O ;Qi
"O
0 c::::> (-) Variation de stocks MP + 269
c
0
:J �
Ill
<I>
(-) Autres achats et charges externes ( -) 2 9 1 0
lil
.-t
<I>
'<I> (-) I m pôts taxes (- ) 99
.!!?
0
N 0 (-) Salai res et traitements ( - ) 1 43 5
'5
"' (-) Charges sociales (- ) 535 V
......
@
.......
c:

..c c:0
Ol 0c: EBE 906 0
·;::::
>-
'.;::;
V
:::> N
a. "O
• +-
0 0
o. Variation du BFRE
u � Q)
�:::> Augmentation de 624. ·�
0 ::J
1-
Ul

1
"O0 Résultat
c::::> •

0
<9
ETE = 906 ( ) 624 = 282
-

13 1

1
-ANNALES DCG 6 - Société Caldariums

• Intérêt de cet indicateur


L'ETE est le flux réel de trésorerie généré par les opérations d'exploitation. Il doit
être suffisant pour assurer les dépenses obligatoires comme l'impôt sur les bénéfi­
ces, les dividendes, les frais financiers, les remboursements d'emprunts, etc.
Si l'ETE n'est pas suffisant pour couvrir ces dépenses obligatoires, la pérennité de
l'entreprise peut être menacée.

9. Diagnostic de la société Caldariums en une vingtaine


de lignes
Niveau 3 • 8 points • 15 min
Remarques
• Il est vivement conseillé de relire l'énoncé du cas relatif à la présentation de la société.
Bien souvent, il donne quelques clés pour comprendre l'évolution de celle-ci. Cette
reprise peut vous servir d'i ntroduction.
• I l faut structurer son com mentaire autour des 2 points précités dans la question. Ne
pas hésiter à mettre un titre pour chaque point, cela facilite la lecture du correcteur.
• L'orthographe, la clarté de l'expression, la structure d u plan ne sont pas à négliger. I ls
sont pris en compte pour apprécier vos idées.

La société Caldariums est une entreprise industrielle. Son PDG souhaite céder une
partie de ses actions. Nous développerons notre commentaire autour de deux
points : analyse de l'activité et des résultats ; évolution de la trésorerie.
• Analyse de l'activité et des résultats
• Activité : L'entreprise Caldariums connaît une croissance de son chiffre d'affai­
res sur les 3 dernières années ( + 2 1 % entre N-2 et N).
• Profitabilité : Et pourtant le résultat d'exploitation a pratiquement été divisé
par deux, signe d'une détérioration très importante de la profitabilité. Pourquoi ?
Certaines charges ont fortement progressé : achat de matières : + 2 1 % ; charges de
personnel et charges sociales : + 35 % ; augmentation du personnel intérimaire ;
augmentation des dotations aux amortissements . . .
• Résultat financier : Le résultat financier s'est dégradé du fait de l'apparition de
charges d'intérêt conséquentes (sûrement en partie liées au découvert bancaire) .
• Résultat exceptionnel : En N, l'entreprise n'a pratiquement pas cédé d'immobi­
lisations à la différence de N-1 et de N-2.
• Résultat net : Il est passé de 93 1 en N-2 à 504 en N.

� 132
CJ

1
ANNALES DCG 6 - Société Caldariums -
• Analyse de la trésorerie
L'exercice N se caractérise par une détérioration importante de la trésorerie (forte
diminution de la trésorerie actif et apparition de concours bancaires courants à
hauteur de 150 fin N).
• Flux de trésorerie lié à l'activité :
Le flux de trésorerie lié à l'activité a fortement
diminué du fait de la forte diminution du résultat net (conséquence de la baisse de
profitabilité constatée) .
• Flux de trésorerie lié à l'investissement :
L'entreprise a procédé en N-2 et N-1
à des cessions importantes . . . , tandis qu'en N, l'entreprise a investi.
• Flux de trésorerie lié au financement :
Le flux de trésorerie lié à l'activité
finance pratiquement le flux lié à l'investissement. Par contre, alors que le résultat
a fortement décru, l'entreprise a procédé à une distribution très généreuse de divi­
dendes, peut-être pour attirer de nouveaux actionnaires.
En N-1, l'entreprise avait accru son endettement. Au contraire, en N, elle se
désendette.
Autonotation et calcul du temps consacré
NOTATION DURÉE

DOSSI E R 1 Valeur de la Votre Temps Votre


50 points/ 1 00 - 1 heure 3 0 question évaluation moyen temps
(nombre
de points)
1 . Calcul de la CAF 3 5 min
2. Les principaux retraitements et 4 5 min
leur intérêt
Crédit-bail 2 poi nts ; autres 1 point
par retraitement dans la lim ite de 2

.� 3. Impact des retraitements 1 2 min


"'O ;Qi
"O sur la CAF
0 c::::>
c
:J �
4. Définition du risque économique 4,5 6 min
0 Ill
<I>
lil <I>
'<I> et outils de mesure
.-t .!!?
0 0 Définition 1 ,5 point ; 1 point par outil
N '5
"' dans la limite de 3 V
......
@
.......
c:

..c c:0
Ol 0c: 5. Seuil de rentabilité et levier 6,5 1 0 min 0
·;::::
>-
'.;::;
V
:::> d'exploitation, commentaire N
a. "O
0 0
o.
SR : 2,5 poi nts ; LO : 2 points ; +-
u � commentaire : 2 poi nts Q)
�:::> ·�
0 6. Activité et exploitation 2 2 min
::J
1-
1 Ul
-
"O0
c::::> 7. Tableau de flux de trésorerie 15 35 min •

0
<9

133

1
- ANNALES DCG 6 - Société Caldariums
8. Calcul de l'ETE et intérêt 6 1 0 min
EBE 2 points ; ETE 2 points ;
commentai re : 2 points

9. Commentaire( l ) 8 1 5 min
Évolution activité et résultats
5 points ; évolution de la trésorerie
3 points.
( 1 ) La forme (orthographe, expression, plan) est importante pour bénéficier de ces poi nts. Toute
idée pertinente est évaluée positivement.

DOSSIER 2
PROJET D'INVESTISSEMENT

Partie A
Le choix d'investissement

1. Trois critères de choix d'un projet d'investissement


Niveau 2 • 6 points • 10 min
Remarque
Trois critères suffisent.

CRITÈRE DÉFI NITION INTÉRÊT LIMITES


VAN Différence entre le capital Mesure la création de valeur Critère non perti nent pour
i nvesti et la somme générée par le projet comparer deux projets aux
actualisée des flux nets de capitaux i nvestis différents.
trésorerie liés au projet. Très dépendant d u taux
d'actualisation.
TIR C'est le taux pour lequel la C'est le coût maximum du Si le taux est très élevé,
VAN est égale à 0 capital susceptible de l'hypothèse impl icite de
financer l'i nvestissement. réi nvestissement des flux
n'est pas forcément réal iste.
Délai de Mesure le temps nécessa ire Prise en compte du risque. Ne tient pas compte des flux
récupération à la récu pération du capital Privilégie la récupération du générés après le délai
du capital i nvesti. capital i nvesti. de récupération (en
i nve sti particulier les flux term inaux
qui peuvent être importants)
-

� 134
CJ

1
ANNALES DCG 6 - Société Caldariums -
-
CRITÈRE D É FINITION INTÉ R ÊT LIM ITES

Indice de Rapport entre les flux de Mesure l'avantage relatif Très dépendant du taux
profita bi 1 ité trésorerie actualisés et généré par le projet. Il d'actualisation.
l'investissement. permet de comparer des Il ne renseigne pas sur
projets dont les montants la création « absolue »
i nvestis sont d ifférents. de richesses.

2. Flux nets de trésorerie d'exploitation du projet 1


Niveau 2 • 9 points • 20 min
Remarques
• Incongruité du sujet : le montant des dotations aux amortissements n'est pas
pertinent avec le capital investi (350 de capital investi et 1 200 de dotations). Il ne faut
pas se laisser déstabiliser par cette « originalité » du sujet.
• Afin de ne pas perdre de temps, le plus simple est de présenter le tableau à partir d u
résultat d'exploitation avant 15.
• Bien prendre en compte la variation d u BFRE, et non le BFRE.
• Les candidats qui n'ont pas anticipé cette variation en début d'année n'ont pas été
pénalisés.
• Dans l'an nexe 7, il est précisé que « l'entreprise dégage des bénéfices sur d'autres
activités sur toute la période ». Cela sous-entend qu'il faut intégrer des économies d'l5
les années où le résultat d'exploitation avant 15 est négatif.

D É BUT N FIN N FIN N+l FIN N+2 FIN N+3 BAR È M E

Résultat d'exploitation avant IS - 2 240,00 - 1 508,00 - 800,00 40,00 0,5


I m pôt sur les sociétés 746,67 502,67 266,67 - 1 3,33 2

Résultat d'exploitation après IS - 1 493,33 - 1 005,33 - 533,33 26,67 1


Dotations aux amortissements 1 200 1 200 1 200 1 200 0,5
CAF du projet - 293,33 1 94,67 666,67 1 226,67 1
.�
"'O ;Qi
0 "O
c::::> (-) Variation d u BFRE - 550 - 1 OO - 1 00 - 1 OO 2
c
:J �
0 Ill
<I> Récupération du BFRE 850 1
lil <I>
'<I>
.-t .!!?
0 0 Montant de l'i nvestissement - 3 50 0,5
N '5
"' V
......
@ Flux nets de trésorerie - 900 - 393,33 94,67 566,67 2 076,67 0,5
.......
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..c c:0
Ol 0c: exploitation 0
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o. +­
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<9 '°


135 Q

1
-ANNALES DCG 6 - Société Caldariums

3. Calcul de la valeur actuelle nette et du taux interne


de rentabilité du projet 1
Niveau 2 • 4 points • 5 min
Remarques
• Le plus im portant est de poser ses fo rmules de calcul.
• Pour le calcul du TRI, l'utilisation du solveur de votre machine vous permet de gagner
du temps. À défaut de cette fonction, vous devez procéder par interpolation.

VAN 1 0 % = - 900 - 393,33 X 1,1 - 1 + 94,67 X 1,1 -2 + 566,67 X ( 1 , 1 )-3 + 2 076,67


X ( 1 , 1 )-
4

= 664,80
Le TRI c'est le taux t tel que :
900 - 393,33 X ( 1 + tt1 + 94,67 X ( 1 + tt2+ 566,67 X ( 1 + tt3 + 2 076,67 X ( 1 + t)--4 = 0
TRI = 24,59 % par utilisation du solveur.

4. Opportunité d'adopter l'un des deux projets


Niveau 2 • 2,5 points • 3 min

PROJET 1 PROJET 2 CHOIX

VAN 664,8 405 Projet 1 (la VAN la plus élevée)

24,59 % 30, 1 % Projet 2


TRI
(le TRI le plus im portant)

Ces deux critères n'aboutissent pas à la même conclusion ; ils sont discordants.
Pour choisir entre ces deux projets, il est possible d'utiliser un troisième critère
comme le délai de récupération du capital investi ou des critères « globaux » ou
« intégrés » .

Les critères globaux (VAN globale ou TRI global) sont toujours concordants. Ils
reposent sur une hypothèse explicite : les flux dégagés chaque année sont placés à
un taux de placement réaliste.

� 136
CJ

1
ANNALES DCG 6 - Société Caldariums -
Autonotation et calcul du temps consacré
NOTATION DURÉE
DOSSIER 2
PARTIE A Tota l Votre Temps Votre
des points évaluation moyen temps
1 . Trois critères, i ntérêt 6 1 0 min
et li mites d e chacun
2 po i nts par critère
dans la limite de 6 poi nts
2 . Tableau de calcul des flux 9 1 5 min
3 . VAN et TRI 4 5 min
VAN 2 poi nts ; TRI 2 poi nts
4. Conclusion 2,5 5 min

Partie B
Financement d'un projet d'investissement

1. Financements à la disposition de la société pour


réaliser un projet d'investissement
Niveau 2 • 2 points • 3 min
• Financements internes
• Autofinancement.
• Cessions d'actifs.
• Financements externes
• Emprunt auprès d'établissements de crédit .
.�
;Qi • Emprunts obligataires.
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0 "O
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0 Ill
<I> Augmentation de capital.
l.J) <I>
'<I>
.-t .!!?
0 0 • Crédit-bail.
N '5
"' V
......
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....... •
c:

..c c:0 Subventions d'investissements.


Ol 0c: 0
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:::> • Comptes courants d'associés. N
a. "O
0 0
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0
<9 '°


137 Q

1
-ANNALES DCG 6 - Société Caldariums

2. Effet de levier sous deux hypothèses : financement


intégral par emprunt ou par fonds propres
Niveau 4 • 5 ,5 points • 15 min
Remarques
• Si vous utilisez des abréviations, il convient au préalable de les préciser.
• Le sujet n'étant pas très précis, plusieurs types de calculs sont possibles. Le corrigé
proposé est une interprétation parmi d'autres. Le candidat doit montrer l'incidence
favorable de l'effet de levier. Il ne faut pas hésiter à proposer un rappel de cou rs sur sa
copie. Compte tenu de l'imprécision des don nées, cette pratique a été valorisée.

• Abréviations utilisées
Te = Taux de rentabilité économique avant IS
Te' = Te après IS
i = Coût de l'endettement avant IS
i' = Coût de l'endettement après IS
Tf= Taux de rentabilité financière après IS
• Rappel sur l'effet de levier
L'effet de levier est l'amélioration ou la dégradation du taux de rentabilité finan­
cière consécutive à l'endettement.
Deux modes de calcul :
1 ) Effet de levier = Tf ( ) Te' -

2) Effet de levier = ( Tè - i') x D/C


D/C = bras de levier ; a priori il doit être inférieur à 1 .
( Tè - i') = différentiel de taux
Si Tè > i' ::::> Le taux de rentabilité des capitaux propres augmente avec l'endette­
ment. L'entreprise qui s'endette bénéficie d'un effet de levier favorable.
Si Te' < i' => Le taux de rentabilité des capitaux propres diminue avec l'endette­
ment. L'entreprise qui s'endette subit un effet de levier défavorable (ou effet mas­
sue) .

� 138
CJ

1
ANNALES DCG 6 - Société Caldariums -

FINANCEMENT FINANCEMENT
PAR ENDITTEMENT PAR AUGMENTATION DE CAPITAL
Capitaux propres 2 300 2 300 + 1 000 = 3 300
Dettes financières 660 + 1 000 = 1 660 660
Actifs économiques 3 960 3 960
Taux de rentabilité
30 % 30 %
économique avant IS (Te)
Taux de rentabilité
20 % 20 %
économique après IS (Te')
Coût de l'endettement (i) 6% 6%
Coût de l'endettement
6% X 2/3 = 4% 4%
après IS (i')
20 % + (20 % - 4 %) 20 % + (20 % - 4 %)
X 660/3 300 = 23,2 Ofo
Tf Te' + (Te' - i')
= x D/C
X 1 660/2 300 = 3 1 ,5 5 0/o
Effet de levier
1 1 ,5 5 % 3,2 %
Tf (-) Te'

3. Choix et justification d'une solution


Niveau 3 • 1 point • 2 min
Le taux de rentabilité économique (20 %) étant supérieur au coût de l'endette­
ment ( 4 % ) , l'entreprise doit opter pour un financement par endettement afin de
bénéficier d'un effet de levier maximum.
Autonotation et calcul du temps consacré
NOTATION DURÉE
DOSSIER 2
PARTIE B Total Votre Temps Votre
.�
"'O ;Qi
"O
des points évaluation moyen temps
0 c::::>
c
:J � 1 . Financements à disposition 2 3 min
0 Ill
<I>
lil <I>
'<I> 0 , 5 point p a r item
.-t .!!?
0 0 2. Calcul de l 'effet de levier 5,5 1 5 min
N '5
"' V
......
@
.......
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c:0
3. Solution et justification 1 2 min
0c:
..c 0
Ol
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<9 '°


Q
139

1
-ANNALES DCG 6 - Société Caldariums

DOSSIER 3
GESTION DU PORTEFEUILLE-TITRES

1. Composantes du risque glo bal d'une action


Niveau 2 • 4 points • 5 min
Remarque
Une définition est attendue pour chaque risque.

Une action cotée sur le marché est soumise à deux types de risques :
- le risque de marché ou risque systématique (risque non diversifiable). Toutes
les actions y sont soumises. Il n'est pas possible de le réduire par
diversification ;
- le risque spécifique (risque diversifiable) qui dépend des caractéristiques
intrinsèques du titre.

2. Définition des indicateurs : PER, cours de l'action,


rendement
Niveau 3 • 6 points • 10 min
Remarque
Pour le calcul d u PER, quelques candidats prennent régulièrement le dividende a u lieu d u
bénéfice par action ; i l suffit de s e rappeler l a traduction d'earning en anglais.. . . gain,
donc le résultat.
• Le PER ou price earning ratio est le rapport entre le cours de l'action et le
bénéfice par action.
• Le cours d'une action est la valeur de cotation d'une action qui résulte de la
confrontation entre l'offre et la demande.
• Le rendement est le rapport entre le dividende et le cours d'une action.

3. Analyse des informations concernant les OAT


en portefeuille : prix de vente, coupon couru,
évolution des cours
Niveau 3 • 7 points • 10 min

Remarques
• Les obligations sont cotées en pourcentage de la valeur nominale au pied du coupon.

140
ANNALES DCG 6 - Société Caldariums -
• Le coupon couru est exprimé en pourcentage de la valeur nominale.
• Pour le calcul d u coupon couru, i l faut compter le nom bre de jours exact sur une base
de 365 jours et ajouter 3 jours pour la prise en com pte des dates de valeur.
• Le prix de vente com prend la valeur nue + le coupon couru.

a) Prix de vente
( 1 34,3 1 % + 1 , 1 5 %) X 100 = 135,46 €

b) Coupon couru
• Nombre de jours entre la dernière échéance et le 31 décembre
Octobre : 3 1 - 25 = 6
Novembre : 30
Décembre : 31
Jours date de valeur : 3
Total : 70
• Vérification
6 O/o X 70/365 = 1,15

c) Lien entre évolution des cours et taux d'intérêt


Les cours ont augmenté car les taux d'intérêt ont diminué (effet balançoire).

4. J ugementsur la com position du portefeuille


de M. Firmin et sur le risque encouru
Niveau 2 • 3 points • 5 min
Le portefeuille est composé principalement d'actions du secteur Pétrole et gaz. Le
.� risque encouru est une baisse du cours des actions de ce secteur.
"'O ;Qi
"O
0 c::::>
c
:J � C'est un portefeuille risqué, faiblement diversifié.
0 Ill
<I>
lil <I>
'<I>
.-t .!!? Il détient un pourcentage limité d'OAT (obligations assimilables du trésor) . Elles
0 0
N '5
"' sont considérées comme un actif sans risque (ou risque faible). V
......
@
.......
c:
c:0
0c:
..c Si M. Firmin veut réduire son risque, il doit diversifier son portefeuille. 0
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0 0
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141 Q

1
- ANNALES DCG 6 - Société Caldariums
Autonotation et calcul du temps consacré
NOTATION DURÉE

-
DOSSIER 3
1 5 points/1 OO 25 min Total Votre Temps Votre
des points évaluation moyen temps
1 . Composantes du risque 4 5 min
2 points par risque avec définition
2. PER, cours d'une action, rendement 6 1 0 min
2 points pour chacun
3. Analyse des informations 7 1 0 min
Prix d e vente 2 poi nts ;
coupon couru 3 points ; évolution
du taux d'i ntérêt 2 points
4. Jugement sur le portefeuille 3 5 min
et le risque encouru

Analyse du barème sur l'ensemble du sujet


POI NTS ATTRIBUÉS POI NTS ATTRIBUÉS
AUX RÉSULTATS AUX COMMENTAIRES
CHIFFRÉS ET DÉFI N ITIONS

Dossier 1 5 15
Dossier 2 1 8,5 1 1 ,5
Dossier 3 26,5 23,5
Total 50 50

Les poi nts de ce sujet sont idéalement répartis...

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CJ 142

1
Annales DCG 6

Lou & Zoe Mod e

PRÉSENTATION DU SUJET
Diagnostic financier
• Tableau de flux OEC
• Définitions indicateurs
• Commenta i re du tableau de flux
• Calcul de ratios
• Ana lyse de ratios (évolution de l'activité et évolution du BFRE)
Structure financière et marché financier
• Structure fina ncière optimale
• Différentes approches (modèle de Modigliani et Miller, méthode traditionnelles ... )
• Taux de rentabilité économique
• Valeurs d'une entreprise non endettée et endettée
THÈMES TRAITÉS
• I ntroduction en bourse
• Notions et exemples de marché réglementé, organisé, libre
• Rôle de l'AMF
• Notation fina ncière
"'O
0 • Taux de rendement actuariel
c
:J Gestion de trésorerie
0
lil • Budget de TVA
.-t
0
N • Budget des encaissements
@ in
.....
....... • Budget de trésorerie
..c
Ol
·;::::
• Coût de l'escompte et coût du découvert 0
>
a. • Taux réel du découvert N
0 +-
u
\\)
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:J
V)


<-!)
u
143 CJ
- ANNALES DCG 6 - Lou & Zoe Mode

-L. .--���---.-���---,
Le sujet se présente sous la forme de trois dossiers indépendants.
Si le 1 e r dossier est classique, les 2e et 3e dossiers sont plus novateurs.
• Le 1 er dossier est consacré au d[ag nostic financier d'une entreprise spécial isée dans
la confection. C'est le dossier le plus i mportant en terme de points (9 poi nts sur 20) et
donc en terme de temps.

Il est centré sur deux outils : un tableau de flux OEC à partir du résultat d'exploitation
et des ratios élémentaires. Le tableau de flux ne présente que très peu de difficu ltés
techniques. C'est l'un des plus sim pies des dern ières éditions ... ; pour le calcul des
ratios, une annexe est proposée, avec le ratio N-1 et le ratio moyen de la profession,
ce qui facil ite les commenta i res.
Quelques questions de cours (très classiques) et des commenta i res appropriés
complètent ce dossier.
• Le 2e dossier (5,5 poi nts) a corn me thèmes la structure fina ncière et le marché
PRÉSENTATION financier.
Dans la 7 re partie, pour la première fois au DCG, un sujet aborde la notion de
DU SUJET
structure financière optimale. Le candidat doit connaître quelq ues modèles de finance
et, en particulier, le modèle de Modigliani et Miller.
La 2e partie nécessite que le candidat maîtrise la partie du cours « Valeur et
info rmation ». La dernière question aborde le calcul d'un taux de rendement actuariel,
ce qui est, à nouveau, un grand classique de cette épreuve.
• Le 3e dossier évalué sur 5,5 points porte sur la gestion de trésorerie.
Dans la 7re partie, il est demandé, là aussi pour la première fois au DCG, d'établir
(partiellement) u n budget de trésorerie. À noter que cette question de cours est
également au programme de l'épreuve de contrôle de gestion.
Les budgets demandés ne comportent aucune difficulté. Sur cette partie, les candidats
ont pu « gla ner » facilement quelq ues points
La 2e partie demande de calculer et comparer le coût de l'escom pte et le coût du
découvert. Ce thème était déjà tombé en 201 O. C'est donc un thème récurrent.

Comme tous les ans depuis la mise en place du DCG en 2008, le sujet est très long
(trop long) pour le temps imparti. Il est donc d ifficile d'avoir 20 ...
1 9 questions au total, un bon nombre de tableaux à présenter, des définitions, des
commentaires...
La gestion du temps est vraiment u n impératif pour réussir cette épreuve. I l peut être
PAR QUOI opportun de commencer par les derniers dossiers, si, bien sûr, les thèmes qui y sont
COMMENCE R ? abordés vous sont fam i liers.
Durant votre préparation, il faut vraiment vous astreindre à aller vite pour traiter
l'ensemble des questions... quitte à laisser quelques erreurs. Par exemple, il ne sert à
rien de vou loir absolument éq uili brer son tableau de flux.
Néanmoins, à la différence des sessions passées, ce sujet nous a semblé très abordable
avec des parties simples (diagnostic fina ncier, budget de trésorerie... ).
._�������....._�

� 144
CJ
ANNALES DCG 6 - Lou & Zoe Mode -
L-
. � ���---.-
� � ----,
u� � � qui�� � � � � à�
un� � � � � � � � � � � � �
,...-
C'est n sujet devait permettre candidat ayant travaillé régulièrement d'avoir
au m inimum la moyenne, et souvent un peu plus. C'est u ne épreuve où, normalement,
un candidat doit « prendre » des poi nts.
La principale d ifficulté était la 1 re partie du dossier 1 q u i nécessitait de connaître le
modèle de Modigliani et Miller.
Environ 40 % des poi nts du barème sont consacrés à des définitions ou des
commenta i res, aussi est-i l important de ne pas négliger ces questions, de ne pas se
foca l iser sur les parties tech niques, de soigner la rédaction et éviter les fautes
d'orthographe qui ne peuvent que vous pénaliser.
PAR QUOI
COMMENCER ?
NOMBRE TEMPS
DE POINTS/ 1 OO INDICATIF
Dossier 1 4 5 points 1 h 25
Dossier 2 27,5 poi nts 40 m i n.
Dossier 3 27,5 points 5 0 m i n.

+ 5 min utes pour la lecture du sujet

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u
145 CJ
- ANNALES DCG 6 - Lou & Zoe Mode

ÉNONCÉ DU SUJET

SES ION 20 1 5

E6 - FI ANCE D ' ENTREPRISE

Durée de l'épreuve : 3 heures coefficient : l


Document autorisé :
Aucun

Matériel autorisé :
ne calculatrice de poche à fonctionnement autonome .ans imprimante et sans aucun moyen de
tran mis ion, à l'exclusion de tout autre élément matériel ou documentaire (circulaire n° 99-186 du
16/11/99 ; BOE n° 42).

Document remi. au candidat :


Le ujet comporte 12 pages numérotées de 1/12 à 12/12, dont 2 annexe · à rendre.

li vou CM demandé de vérifier que le sujet est complet d ·a mise à votre disposition.
/,.,e sujet se présente sous /afonne de 3 do.<•siers illdépe11da11ts
Page de garde . . . . . . . . . . . . .. .. . ..... . . .. . . .. . ..... .. .... .
. . . . . . . . . . . . .... . . . . .. . . . . . .. . . . . .. page 1
. . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . .......

Pré entation du sujet.


OO rER l - Oiagno tic financier . .. . .. ......... . ................ . . . . . . .
(9 point,)...................................... page 3
. . . .

IER 2 - tructure financière et marché financier.. . . . . . .... (5.5 point!.) . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . .. page 4


.. .
page 2
.............. . . . . . . . . . . . . . ......................................................................... . . . . . . . . . . . . . . . . . . ..

OO
DO -
I E R 3 Gestion de la Cré orerie. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ... (5.5 points) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ... page 5

Le \1tje1 comporte les t1111u!xe.\· ,\11i1•tmte.\


DOSSIER !
-
Annexe 1 Bilan actif au 3 1 décembre N .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .... . . . . . . . . . . . .
Anœxe 2 - Bilan passif au 3 1 décembre N .... . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
pagc 6
page 7
A.nrexe 3 - Compte de résultai au 3 1 décembre N .. . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . page 8
Anœ.xe4- Tableau des amonissemcnts au 3 1 décembre N ...... . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. page 9
Annexe 5 - Tableau de. dépréciation et provision'> au 3 1 décembre N ...... . . . . .. ... . .. .. ..... . . . . . . page 9
Annc.xc 6 - lnformations complémentaires relatives à la société LOU & ZOE MODE . . . . . . . . . . . . . page 9

()()$1ER 3
-
Annexe 7 Prévision d'activité de la ociété pour le premier trime tre N+ ! . . ...... . . . . . . . ......
Annexe 8 - Prévi1;iom. de la ociété pour le deuxième trimestre N+1 ..... ............ . . . . . . . . . . . . . .
. page 1 0
page 1 0

Annexe A - Tableau d e flux d e trésorerie (option 2 ) de l'OEC ( à rendre avec l a copie)


Annexe B - Ratio d'analy e (à rendre avec la copie) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ..
page 1 1
. . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . ...page 1 2

OTA : les annexes A et B doivent obligatoirement être rendues avec la copie.

AVERTI
" 'S questions ou de ses annexes \'OUS conduit à formuler une ou plusieurs
i le texte du sujet, de l
hypothèses, il vous est demandé de la (ou le ) mentionner explicitement dans votre copie.

Il vou: e.'>I demandé d'apponer un soin paniculier à la présentation de votre copie.


Toute information calculée dcvm être ju�titiéc.


� 146
CJ
ANNALES DCG 6 - Lou & Zoe Mode -

JET

DOS IER 1 - DIAGNOSTIC FINANCIER

La ociécé LOU & ZOE MODE e c une ociété anonyme créée il y a dix an dan le Sud E t de la
France. Spéciali. éc dan. la confection de vêtement. de femme. , cette . ociété a traversé de. année. de
cri e et connaît aujourd'hui un léger regain de crois ance dO à l'esprit créatif de deux styli te .
Le dirigeante de la ociété ouhaitent avoir une vi ion réali te de la ituation économique et
financière de leur entrepri e, notamment ur le dernier exercice écoulé. Vou. devez le aider à mieux
appréhender les principaux flux de la vie de leur entrepri. e.

Travail à faire

À l'aide des an11exes 1, 2, 3, 4, 5 et 6 :

1 . Compléter le tableau de flux de trésorerie de l 'O.E.C. option 2 annexe A (à rendre avec


la copie), en présentant le détail de calcul .

2. Définir :
• le résultat brut d 'exploitation (R.B.E.) ;
• le flux net de trésorerie d'exploitation ;
• le flux net de trésorerie généré par l'activité.

3. Commenter le tableau de flux.

4. Calculer les ratio présentés dan l'annexe B (à rendre avec la copie).

5. Analy er les ratio de l'annexe B qui reflètent :


a) l'évolution de l'activité de la ociété d'une part ;
b) l'évolution du b oin en fonds de roulement d'exploitation (B.F.R.E.) d'autre
part •

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<9 '°

u
147 CJ
- ANNALES DCG 6 - Lou & Zoe Mode

DO SIER 2 - STRUCTURE FI A CI È RE ET MARCH É FINA CIER

Première partie - Structure financière

Les dirigeanle. de la . ociélé LOU & ZOE Mode . ouhailenl faire le poinl sur leur truclure financière.

Travail à faire

1 . Définir (en une phrase) la structure financière d'une entreprise.

2. Exi te-t-il une tructure financière optimale ? Vou présenterez les différentes
approches.

A partir de l'exemple de la ociété LOU & ZOE Mode dont l'actif économique e t évalué à
1 6 1 OO k€ et achant que on ré ultat économique corre pond au ré uhat d'exploitation :

3. Calculer le taux de rentabilité économique a\•aot et après impôt ur le bénéfices.

4. Déterminer la valeur de cette entreprise en présence d'impôt sur les bénéfices dans les
deux hypothèses uivantes :
a) Pa d'endettement ;
b) L'endettement représente 40% de l'actif économique.
Conclure sur les résultats obtenus.

Deuxième partie - Marché financier

Le. dirigeantes de la société LOU & ZOE Mode .e posent plu. ieurs que. tions relative. au marché
de· action qui leur tiennent à cœur depui un moment

Travail à faire

S. Citer troi avantages pour une entrepri e de 'introduire en Bour e.

6. Définir les notion de marchés réglementé organi é et libre. Citer un exemple de chaque
catégorie, à partir du marché bour ier françai .

7. Quel ont les rôles de l'A.M.F. ?

8. En quoi con i te la notation financière ? Citer une agence de notation.

9. Qu'est-ce que le taux de rendement actuariel ? Le calculer à l'émission pour l'obligation


uivante :
• prix d'émi ion : 99,49 1 %
• coupon annuel : 3,1 25 %
• durée : 9 an
• remboursement au pair


� 148
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ANNALES DCG 6 - Lou & Zoe Mode -

DOSSIER 3 - GE TION DE TRÉ ORERIE

Vous intervenez au ein du ervice financier d'une grande ociété de textile, DELANA Y SA dont le.
donnée. . ont fournie. en annexe 7 el 8 .

Première partie - Gestion préviisionnelle de la trésorerie

Il vou e l demandé d'élaborer le budget de tré orerie du premier trime tre N+ 1 .

Travail à faire

1 . Définir et présenter l'intérêt du budget de trésorerie (en une douzaine de lignes).

2. alculer la « T.V.A. à décai cr » qui era intégrée dan Je tableau d décai ement .

3. Présenter le budget des encais ements et le budget de trésorerie relatif au premier


trimestre N+ l.

Deuxième partie - Moyens de financement à court terme

Il vous e t demandé d'analy er plu ieurs moyen de financement à court terme, de tiné à combler le
déficit prévu au cour du deuxième trime tre N+ 1 .

Travail à faire

4. Analyser chacun des moyens de financement propo és pour Je deuxième trimestre N+ 1 :


• calcuJer le montant des agios si la société a recours uniquement au découvert ;
• calculer le montant de agio H.T. de la remi e à l'escompte des effet en
portereuille.
Conclure.

S. Calculer le taux réel du financement du déficit dans le ca du recour à un découvert.

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u
149 CJ
- ANNALES DCG 6 - Lou & Zoe Mode
Annexe 1

Bilan actif au 3 1 décembre N de la société LOU & ZOE MODE

Exercice Exercice
N N-1
ACTIF (en k€)
Amort. et
Brut Net Net
dépréc.
Capital souscrit non aooelé

IMMOBILISATIONS INCORPORELLES
Frais d'établissement
Frais de recherche et de développement
Concessions, brevets, droits et valeurs similaires
Fonds commercial
Immobilisations incorporelles en cours
Avances et acomptes
IMMOBILISATIONS CORPORELLES
Terrains
Constructions
Installations techniques, matériels, et outillage indus 5 315 1 634 3 681 3 627
Autres immobilisations corporelles 6 822 1 916 4 906 4 329
Immobilisations corporelles en cours
Avances et acomptes
IMMOBILISATIONS FINANCIERES
Participations
Créances rattachées à des participations
Titres immobilisés de l'activité de portefeuille
Autres titres immobilisés
Prêts
Autres 1 685 1 685 1 685
Total 1 1 3 822 3 550 10 272 9 641
ACTIF CIRCULANT
Stocks et en-cours :
Matières premières et autres approvisionnements 4 660 265 4 395 3 850
En cours de production (biens et services]
Produits intermédiaires et finis 645 645 842
Marchandises
Avances et acomptes versés sur commandes
Créances d'exploitation:
Créances clients et comptes rattachés 9 347 595 8 752 7 489
Autres
Créances diverses 602
Capital souscrit appelé, non versé
·

Valeurs mobilières de placement


Disponibilités 420 420 357
Charges constatées d'avance 267 267 294
Total Il 1 5 339 860 14 479 1 3 434
Charges à répartir sur plusieurs exercices (Ill)
Primes de remboursement des emprunts (IV)
Ecarts de conversion Actif (V) 244
TOTAL GENERAL (l+ll+lll+IV+V) 29 161 4 410 24 751 23 319

� 150
CJ
ANNALES DCG 6 - Lou & Zoe Mode -

Annexe 2

Bilan passif au 3 1 décembre N de la société LOU & ZOE MODE (avant répartition)

Exercice Exercice
N-1
PASSIF (en k€)
N -
CAPITAUX PROPRES·
Capital [dont versé...] 3 700 3 700
Primes d'émission, de fusion, d'apport,
Ecart de réévaluation
Ecart d'équivalence
Réserves:
Réserve légale 3 002 3 002
Réserves statutaires ou contractuelles 882 882
Réserves réglementées 7 7
Autres
Report à nouveau 1 30 434
Résultat de l'exercice [bénéfice ou perte] 1 693 - 304
Subventions d'investissement 1 50
Provisions réglementées
Total 1 9 564 7 721
PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES
Provisions pour risques 1 838 988
Provisions oour charges
Total Il 1 838 988
DETTES ( 1 )
Dettes financières:
Emprunts obligataires convertibles
Autres emprunts obligataires
Emprunts et dettes auprès établissements de crédits (2) 4 572 4 653
Emprunts et dettes financières diverses (3) 1 31 1 70
Avances et acomptes reçus sur commandes en cours
Dettes d'exploitation:
Dettes Fournisseurs et Comptes rattachés 3 456 4 259
Dettes fiscales et sociales 1 234 1 992
Autres
Dettes diverses:
.� Dettes sur immobilisations et Comptes rattachés 1 402 1 214
"'O ;Qi
"O
0 c::::> Dettes fiscales (impôts sur bénéfices)
c
:J � Autres 2 554 2 322
0 Ill
<I>
lil <I> Produits constatés d'avance
Total Ill
.-t '<I>
0 .!!? 1 3 349 1 4 610
N 0
'5 Ecarts de conversion Passif (IV)
TOT AL GENERAL (l+ll+lll+IV) ln
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c: 24 751
.....
23 319
c:0
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..c (1 ) Dont à plus d'un an
Ol
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Dont à moins d'un an
0
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a.
V

"O :::> 1 020 N


0 0 (2) Dont concours bancaires courants et soldes créditeurs banque 1 31 253
u o.
(3) Dont emorunts participatifs +-

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1 V)
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15 1

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- ANNALES DCG 6 - Lou & Zoe Mode

Compte de résultat en liste au 31 décembre N de la société LOU & ZOE MODE

(en k€) E,..,.o,,.

Ventes de marchandises
Fraru Eopot100n1 .. N

..._,. ,,.. T<U


Eutoet N 1

� Production vendue biens 40 104 38625


1-

� SelV1C8S

9 Chiffre d'affaires nets 40 104 38 625


X
w
o..
Production stockée 197 1n
èl
(/)
Produchon 1mmobthsée
t:: SOOventJon cfexplodabon

§ Repnses sur amo111ssements, dépréciations et proV1sions, transfel't de charges 438 465


a:
Autres produits
Total des produits d'explonallon (1)
a.

40 739 39267
Achats de marchandtSes (y compns droc1s de douane)
Vanation de stock (marchandises)
Achats de ma1tères premières et autres approV1S10nnements 1 8 640 18 989
Vanat1on de stock (matières premières et appr0V1sionnements) · 590 •


511
Autres achats et charges exte<nes 5 126 6 843

8 Impôts, taxes, versements assimilés 2 927 2 390


� Salaires et 1ra11emenls 7 898 7 643

0
Charges sociales 3 726 3 069
(/) 118 90
g�
w
• sur rmmoblhsa11<>ns


:t ;= 8 376 813

sg5'.
• sur actif orculant . dotations aux dép<éciaoons

pour nsques et charges : dotations aux prOV1S10ns 850


u
456

Autres charges 8 3
Total des charges cfexploltabon (Il) 39 079 39 785
1 • RESULTAT D'EXPLOITATION (1 • Il) 1 660 • 518
(/)
a: Produds financiers de partJopaoons

;
z
Li:
Produits des autres valeurs mob1hères et créances de racttl rmmobiltSé
Aulres Intérêts et produits aSS1mllés
Reprises sur dépréciahons, proVlslons et transfert de charges
122 91

ê Ollléfences poSJtives de change 52 0


:::>
Produits nets sur cessions de valeurs mobilières de placement
� Total des produits financiers (V)

.,
o. 174 91
Dotat1<>ns financières aux amortissements. dêprécia1ions et provisions
99

H...
Intérêts et charges assimilées 90
D11férence négative de change 45 3
Charges neues sur cession de valeurs mobilières de plaoement
Tolal des charges linanoères (VI) 144 93
2 · RESULTAT ANANCIER (V · VI) 30 - 2
3 · RESULTAT COURANT AVAtrr IMPOTS (Hl+llHV +V · VI) 1 690 • 520
"'O
0

�!h
Produits exceptionnels sur opérations de gestion 3 0
c
0
:J Produits exceptionnels sur opérallOl\S en capital
0 418
lil
.-t
0
N
...
><
Reposes sur dépréciaoons. PfOV1S10ns et 1ransfef1 de charges

Total des produits exceptionnels (VII) 0 418


'!! Charges excepllonnellos sur opérations do gos1<>n
"'
l
1')
Charges exœpuormelles sur opérations en capttal'

e �!lî Dotations exceptionnelles aux amon1ssemen1s, dépréClatlons et provisions


0 202

N )(
ri
... 0 202
-
Total des charges exceptionnelles (VIII)
a.

t
4 RESULTAT EXCEPTIONNEL (Vil - VIII) 3 216
Particioation des salariés aux résullats de l'entreorise llXl
·� lmoôts sur les bénélices (X)
:J TOTAL DES PRODUITS (l+lll+V+Vll)
V) TOTAL DES CHARGES (ll+IV+Vl+Vlll+lX+X)
• 5 • BENEACE OU PERTE (Total des produits · total des charges) 1 693 • 304


<-!)
u
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ANNALES DCG 6 - Lou & Zoe Mode -

Tableau des amortissements au 31 décembre N (k€)

Montant des Montant des


l m mobili ation amorti ements amorti ements
à la fin de
Augmentations Diminutions
amortis able au début de
l'exercice l'exercice
In tallation technique ,
matériel et outillage indu triel 1 612 22 l 634
Autre immobili ation
CO ore lle 1 820 96 1 916
Total 3 432 1 18 0 3 550

Annexe 5

Tableau des dépréciations et des provisions au 3 1 décembre N (k{)

Montant à la fin
Montant au
début de Dotations Reprises
de l'exercice
l'exercice
Stocks de matière
première 220 45 265

Créance. client. 702 33 1 438 595


Créance. diverse.

Provi ·ion pour


risques 988 850 1 838
Total 1 910 1 226 438 2 698

Annexe 6

Informations complémentaires relatives à la ociété LO ET ZOE MODE


.�
Le charge et le produit con laté d'avance concernent l'exploitation.
"'O ;Qi
"O
0 c::::>
c
:J �
Ill
Le créance et le dette di ver e ne font pa partie de l 'exploitation.
0 <I>
lil <I>
'<I>
.-t .!!?
0 0
N '5 L'écart de conversion actif concerne les créance. cliente;, il n'a pa. fait l'objet d'une provision pour
@
"'
perte de change. ln
.......
c:
c:0 .....
..c
Ol 0c: 0
·;:::: '.;::;
Le olde créditeurs de banque et concour bancaire courants ont momentanés.
>-
a.
V

"O :::> N
0 0
u o. Le dette financière font l'objet d'un remboursement de 1 020 k€ au cours de l'exercice N .
+-

�:::>

·�
1-0
Dans les emprunts et dettes financières divers. l e . intérêts courus non échus s'élèvent à 1 3 k pour ::J
1
"O0 l'exercice N-1 et à 1 0 k pour l'exercice N . V)
c::::> •
0
<9 '°

153

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- ANNALES DCG 6 - Lou & Zoe Mode

Prévisions d'activité de la société pour le premier trimestre N+l

en k€ Janvier Février Mars


C.A.H.T. 4 300 4 400 3 750
dont C.A. à l'export 300 200 1 50
Achats H.T. 1 450 2 550 2 050
Salaires 2 250 2 250 2 280
CharJ?,es sociaJes 900 900 962
Autres charge H .T. oumi e à T.V.A. 1 25 1 25 1 25
(1)
Autre charge non oumi e à T.V.A. 1 22 1 22 1 25
(l)
Investissements H.T. ( 1 ) 500
Cession éléments d'actif H.T. ( 1 ) 1 10
1( I ) Tous ces éléments sont réRlés au comptant.
Tableau des décai ements (hors décai sements de T.V.A.)

Janvier Février Mars


Dette. fournisseurs 302
Achau T.T.C. 522 2 1 36 2 880
Salaire 2 250 2 250 2 280
800 900 900
1 50 1 50 1 50
à T.V.A. 1 22 1 22 1 25
600
4 1 46 6 158 6 335

Autre information :
Les client., françai. et étrangers, règlent à 30 jour. fin de moi. ;
Taux de T.V.A. = 20 %. Réglable le mois suivant ;
Po te du bi tan au 3 1 décembre N (en k€) :
• Créance client : 4 947 ;
• Tré orcrie (di ponibilité ) : 1 250 ;
• T.V.A. à décai ser en janvier : 1 03.

Annexe 8

Prévisions de la société pour le deuxième trimestre N+ 1

Pour le deuxième trime tre, le prévi ion de la ociété ont le uivantes :


du I er avril (inclu ) au 20 avril (inclu ) : déficit de 780 k

Pour combler le déficit, le. moyen. sont le. suivant. :


Découvert : taux = 8,5 % ; C.P.F.D. = 0,05 % ;
E. compte : taux = 7,5 % + commi. . ion d'endos = 0,6 %.
Jour de banque : 1 . Commis ion fixes = 5 H .T. par effet e compté.
La ociété détient en portefeuille le effet uivant remi à l'e compte le I er avril :
• 6 effet. échéant le 22 avril pour 400 k ;

• 1 1 effet échéant le 30 avril pour 380 k .

154
ANNALES DCG 6 - Lou & Zoe Mode -

Annexe A - Tableau de flux de trésorerie (option 2) de l'O.E.C.


(à rendre avec la copie)

FLUX DE TRESORERIE LIE A L'ACTIVITE (OPTIO 2)

Ré. ultat d'exploitation


a Réintégration des charges et élimination des produits sans incidence sur la
trésorerie

rovi. ion. (dotation. nette. de re

= Ré ultat brut d'ex loitation

- 6 B.F.R.E.

= Flux net de trésorerie d'ex loitation

a Awres encaissements et décaissemellts liés à l 'acti\lité

+ Produit fi nancier

- Charge. financière.

+/- Charge. et Produit. exceptionnel.

- Autre ( IS, participation)

- 6 B.F.R. lié à l'activité ( auf 6 B.F.R.E)

FLUX DE TRESORERIE LI E A X OPERATION


D'INVE TI EME T

+ Réduction d'immobili ation financière

- Acqui ition d'immobili ation


a Incidence de la variation des décalages de trésorerie sur opérations
d'investissement

- 6 B.F.R. lié à l ' inve. ti.. ement

.� DE FI
"'O ;Qi
"O
0 c::::> +/- Augmentation ou réduction de capital
c
:J �
0 Ill
<I> - Dividendes versés
lil <I>
'<I>
.-t • !!? + Augmentation de. dette. financière.
0 0
N '5
@
"'
- Remboursement de dette financière ln
.......
c:
c:0 .....
..c
Ol 0c: 0
·;:::: '.;::;
>-
a.
V

"O :::> de financement (C) N


0 0
u o.
Variation de t résorerie (A + B + C)
+-

�:::>

(0) ·�
1-0 Trésorerie à l'ouverture ::J
1 V)
"O0 Tré orerie à l a clôture (A + B + C + 0)
c::::> •
0 ( 1) A l'exclu. ion de. dépréciation. . ur actif circulant
<9 '°

u
155 CJ
- ANNALES DCG 6 - Lou & Zoe Mode

Annexe B Ratios d'analyse


-

(à re11dre avec la copie)

Calculs Ratio Ratio Ratios


secteur
N N-1
d'activité

Taux de V.A. =
+ 35 % + 38,4 %
V.A. I C.A.H.T.

Ré ullat brut
d'exploitation (R.B.E.) / + I % + 1 0, 1 %
C.A.H.T.

Délai de règlement de.


63,6j 45 j
client. ( 1 )

..
Délai de règlement de.
49,5 j 60 j
fourni eurs ( 1 )

Taux de variation du
-6% +3%
C.A.H.T.

Poid du B.F.R.E. ( 1 ) =
(B.F.R.E. / C.A.H.T.) X 69 j 57 j
360j

( 1 ) Montant calculés à partir de valeur brute du bilan N .

� 156
CJ
ANNALES DCG 6 - Lou & Zoe Mode -

CORRIGÉ COMMENTÉ
Remarques
• Le barème est ici établi sur 100 points (diviser par 5 pour obtenir la note sur 20) .
• Une même erreur ne sera pas pénalisée deux fois.

DOSSIER 1
DIAGNOSTIC FINANCIER

1. É laboration du tableau de flux de trésorerie OEC pour N


Niveau 2 • 20 points • 40 min
Remarques
• L'Ordre des Experts-Co mptables propose deux approches du flux de trésorerie lié à
l'activité : une approche, dite option 1, calculant ce solde à partir d u résultat net de
l'exercice, et une autre approche, dite option 2, calculant ce solde à partir du résultat
d'exploitation.
Dans ce sujet, contrairement au cas de l'année 2014, il est retenu l'option 2.
• Deux présentations, cependant u ne même logique : d'un résultat au flux net de
trésorerie généré par l'activité.

Méthodologie
• Éviter les erreurs de signe :
- une charge décaissable diminue la trésorerie potentielle, un produit encaissable
améliore la trésorerie potentielle ;
- une augmentation des créances (Poste N - Poste N-1) correspond à un non­
encaissement et diminue la trésorerie réelle ;
- une augmentation des dettes (Poste N - poste N-1) correspond à une non-dépense
et augmente la trésorerie réelle.
.� • Trouver les informations
"'O ;Qi
"O
0 c::::>
c Compte de résultat : Les sommes correspondent à des flux de l'exercice et sont donc
:J �
0 Ill
<I>
<I> à prendre telles quelles. Une erreur importante serait de calculer les variations entre
lil '<I>
.-t .!!? N et N-t.
0 0
Bilan : Le flux d'exercice correspond à la variation entre N et N-t.
N '5
@
"'
ln
.......
c:
c:0 Lecture des annexes : Se conformer aux options et aux réalités de l'entreprise. Pour .....
0c:
..c
Ol
·;:::: '.;::;
ce sujet, les concours bancaires sont momentanés. 0
>-
a.
V

"O:::>
N
0
• Travai ller avec méthode
0 o. +-
u Pour chaque ligne du tableau demandant une analyse spécifique ou un regroupement de

�:::>

plusieurs postes prévoyez un tableau pour indiquer le détail de vos calculs. ·�
0
1- ::J
1 Cela présente plusieurs avantages : V)
"O0
c:
:::> - obligation de rigueur ; •
0
<9

157
- AN NALES DCG 6 - Lou & Zoe Mode
- la possibi lité d'avoir plus de points lors de la correction, les barèmes étant très
détaillés ;
- facilité de correction pour les correcteurs.
• Ne pas perdre de temps
Peu de candidats arrivent à équilibrer leur tableau. Ne perdez pas de temps à vouloir
systématiquement que la somme de vos trois modules corresponde à votre variation
de trésorerie. Il est plus im portant de soigner le commentaire.
À chaque calcul est attribué un certai n nombre de points ; l'essentiel est donc d'aller
vite et d'avoir le maximum de chiffres corrects.

TABLEAU DES FLUX DE TR É SORERIE DE L'OEC À PARTIR DU R ÉSU LTAT D'EXPLOITATION

Points
barème
FLUX DE TR É SO RERIE LI É S À L'ACTIVITÉ
Résultat d'exploitation 1 660 0, 5
Réintégration des charges et élimination des produits sans incidence sur la trésorerie
+ Amortissements et provisions (dotations nettes de reprises) ( 1 ) 968 7,5
= Résultat brut d'exploitation 2 628
- i'.l BFRE ( -) 2 901 4,5
Flux net de trésorerie d'exploitation ( -) 273
Autres encaissements et décaissements liés à l'activité
+ Produits fina nciers 1 74 0, 5
- Charges financières ( -) 1 44 0, 5
+/- Charges et Produits exceptionnels +3 0, 5
- Autres ( IS, participation)
- i'.l BFR lié à l'activité (sauf i'.l BFRE) + 831 2,5
Flux net de trésorerie généré par /'activité (A) 591
FLUX D E TR É SO RERIE LI ÉS AUX O PÉ RATIONS D'I NVESTISSEMENT
+ Cessions d'immobi lisations 0,25
+ Réduction d'immobilisations financières 0,25
- Acq uisitions d'immobil isations ( -) 749 2
I ncidence de la variation des décalages de trésorerie sur opérations
d'i nvestissement
- i'.l BFR lié à l'i nvestissement + 1 88 7

Flux de trésorerie lié aux opérations d'investissement (B) ( -) 5 6 1 �

� 158
CJ

1
ANNALES DCG 6 - Lou & Zoe Mode -

- FLUX DE TR ÉSORE R I E LI ÉS AUX O PÉ RATIONS DE FINANCEMENT


+/- Augmentation ou réduction de capital 0,25
- Dividendes versés 0,25
+ Augmentation des dettes financières + 1 025 2
- Rem boursement des dettes fina ncières ( -) 1 020 0,5
+ Subventions d'investissement reçues + 1 50 0,5
Flux net de trésorerie lié aux opérations de financement (C) 1 55
t---����--�--
Varia ti on de trésorerie (A + B + C) + 1 85 0,5
Trésorerie d'ouverture(D) 1 04 7

Trésorerie de clôture (A + B + C + D) 289 7

20
( 1 ) A l'exclusion des depréciat1ons sur actifs mcula nts.

a) Résultat d'exploitation
Remarque
Attention à ne pas confondre résultat d'exploitation et résultat net !
À lire dans le compte de résultat : 1 660.

b) Amortissements et provisions
Remarques
• Uniquement d'exploitation.
• Amortissements + Provisions + Dépréciations
• À l'exception des dépréciations sur actifs circulants.
• Il faut partir du compte de résultat et utiliser le tableau des dépréciations et provisions.

Dotations aux amortissements 1 18 Compte de résultat - partie exploitation


Dotations aux provisions 850 Compte de résultat - partie exploitation
.� ( -) Reprises sur provisions - Tableau des provisions et dépréciations
"'O ;Qi
"O
0
c
:J
c::::> Total 968

0 Ill
<I>
lil <I>
'<I>
.-t
0 .!!?
0
c) Variation du BFRE
N '5
@
"'
Remarques ln
.......
c:
c:0 .....
..c
Ol 0c: • Dans le tableau de flux OEC, les variations des postes d 'actifs circulants doivent
0
·;:::: '.;::;
>-
a.
V

"O :::> porter sur les valeurs nettes et non sur les valeurs brutes comme pour un tableau de N
0 0 financement PCG ou u n tableau de flux CDB.
u o. +-

�:::> • I l faut s'adapter au modèle de tableau proposé, i l n'est pas demandé ici le détail de �
·�
1-0 la variation d u BFRE. ::J
1 V)
"O0 • L'écart de conversion actif concerne une créance ; i l faut donc l'ajouter.
c::::> •
0 � BFRE = � Stocks et créances d'exploitation ( ) � Dettes d'exploitation
-
<9

159
- ANNALES DCG 6 - Lou & Zoe Mode
• Variation des stocks et créances d'exploitation

POSTES N N-1 VARIATION


Matières premières 4 395 3 850
Produits finis 842
Créances clients et comptes rattachés 645 7 489
É cart de conversion actif 8 752 244
Charges constatées d'avance 267 294
Total 1 4 059 1 2 719 1 340

• Variation des dettes fournisseurs et autres dettes d'exploitation

POSTES N N- 1 VARIATION
Dettes fournisseurs et comptes rattachés 3 456 4 259
Dettes fiscales et sociales l 234 l 992
Totaux 4 690 6 251 ( -) 1 561

� BFRE = � Stocks et créances d'exploitation ( -) � Dettes d'exploitation


= 1 340 ( -) ( -) 1 561 = 2 901
Le BFRE a augmenté ; cela correspond donc à une diminution de trésorerie.

d) Autres encaissements et décaissements liés à l'activité


Remarque
Ne retenir que les produ its encaissables ou charges décaissables.

• Produits financiers
Autres intérêts et produits assimilés + Différences positives de change = 122 + 52 = 1 74
• Charges financières
Intérêts et charges assimilés + Différences négatives de change = 99 + 45 = 144
• Charges et produits exceptionnels
Produits exceptionnels : 3
Charges exceptionnelles : 0 => Variation de trésorerie = + 3

e) Variation du BFR lié à l'activité autre que BFRE



� BFR autres = � Créances ( -) � Dettes = ( -) 602 - 229 = - 831

160
ANNALES DCG 6 - Lou & Zoe Mode -

POSTES CR ÉANCES N N-1 VARIATION


Créances diverses 0 602 ( -) 602
POSTES D ITTES N N-1 VARIATION
1 ntérêts cou rus sur empru nts 10 13
Autres dettes diverses 2 554 2 322
Total 2 564 2 335 229
Le BFR activité autre que BFRE a diminué ; cela correspond donc à une améliora­
tion de trésorerie.

f) Acquisitions d'immobilisations
Aucune cession n'est à enregistrer durant l'exercice (pas de compte de produits ni
de charges sur opérations en capital).
Pour N-1, nous n'avons que le net. Pour déterminer les valeurs brutes, il faut au
préalable ajouter au « net » le montant des amortissements début d'exercice.

AMORTISSEMENT ACQUISITION
MONTANT MONTANT MONTANT
POSTE D É BUT (BRUT N
BRUT N N ET N-1 BRUT N-1
D'EXERCICE - BRUT N-1 )
1 nsta llations 5 315 3 627 1 61 2 5 239 76
tech niques
Autres 6 822 4 239 1 820 6 1 49 673
immobilisations
Tota l 749

g) Variations BFR lié à l'investissement


.�
"'O ;Qi
"O
0 c::::>
c POSTE DITTE N N-1 VARIATION
:J �
0 Ill
<I>
lil <I>
'<I> Fournisseurs d'im mobilisations 1 402 1 214 1 88
.-t .!!?
0 0
N '5
@
"' Le poste « dette » a augmenté, cela correspond à une amélioration de la trésorerie. ln
.......
c:
c:0 .....
..c
Ol 0c: 0
·;:::: '.;::;
>-
a.
V

"O :::> N
0 0
u o. +-

�:::>

·�
1-0 ::J
1 V)
"O0
c::::> •
0
<9 '°

161

CJ

1
- ANNALES DCG 6 - Lou & Zoe Mode
h) Émission et remboursements d'emprunts

EMPRUNTS EMPRUNTS
N-1 N
REMBOURS ÉS SOUSCRITS
Emprunts et dettes au près des 4 653 4 572
établissements de crédit
Emprunts et dettes financières diverses 1 70 131
( - ) Intérêts courus ( -) 1 3 ( -) 1 0
( -) Concours bancaires ( -) 253 ( -) 1 3 1
Totaux 4 557 1 020 ? 4 562

Emprunts souscrits = -
4 562 4 557 + 1 020 = 1 025.

i) Subventions d'investissement reçues


En l'absence de quote-part de subventions d'investissement inscrites au compte de
résultat, il suffit de reprendre le montant figurant au bilan N.

j) Variation de trésorerie
Remarques
• Chaque montant inscrit dans le tableau de flux est valorisé, aussi remplissez les
trois dernières lignes de ce tableau relatives à la trésorerie indépendamment de la
somme de vos trois modules.
• En information complémentaire, il est précisé que les concours bancaires courants
sont momentanés. À ce titre, ils doivent figurer avec la variation de trésorerie. S'ils
avaient été « négociés », ils auraient été inscrits avec les flux liés au financement.
Le traitement des découverts est tout à fait pertinent avec la réalité économique.
• Vérifiez que la somme de vos trois modules correspond à votre variation de
trésorerie ; si ce n'est pas le cas, ind iquez sur votre copie que vous avez un écart non
justifié.

POSTES N N-1 VARIATION


Disponibilités 420 357
( - ) Concours bancaires courants momentanés ( -) 1 3 1 ( -) 253
Totaux 289 1 04 1 85

Vérification : � Trésorerie = FTA + FTI + FTF = 591 - 561 + 155 = 185

� 162
CJ

1
ANNALES DCG 6 - Lou & Zoe Mode -
2. Définition du résultat brut d'exploitation,
du flux net de trésorerie d'exploitation
et du flux net de trésorerie généré par l'activité
Niveau 2 • 3 points • 5 min
Remarques
• La définition du résu ltat brut d'exploitation est la même que celle de l'EBE (notions
proches).
• La définition d u flux net de trésorerie d'exploitation est la même que celle de l'ETE
(notions proches).

• Le résultat brut d,exploitation est le flux potentiel généré par les opérations
d'exploitation, indépendamment des politiques d'amortissement et de financement.
• Le flux net de trésorerie d,exploitation est le flux réel généré par les opérations

d'exploitation.
• Le flux net de trésorerie généré par l'activité est le flux réel généré par les
opérations d'activité.
La notion d'activité regroupe les opérations que l'entreprise réalise dans le cadre
de son activité courante : opérations d'exploitation + autres opérations qui ne
relèvent ni des opérations d'investissement, ni des opérations de financement, ni
des opérations de trésorerie.

3. Commentaire du tableau de flux


Niveau 3 • 6 points • 10 min
Remarques
• I l est vivement conseillé de relire l'énoncé du cas relatif à la présentation de la
société. Bien souvent cela donne quelques clés pour comprendre son évolution. De
cette lecture i l ressort que la société Lou et Zoe est spécialisée dans la co nfection de
.� vêtements, qu'elle a traversé des an nées de crise et qu'elle connaît aujourd'hui un
"'O ;Qi
"O
0 c::::>
c léger regain de croissance.
:J �
0 Ill
<I>
<I> • I l faut structurer son com mentaire autour des 3 modules du tableau de flux.
lil '<I>
.-t • !!? • L'orthographe, la clarté de l'expression, la structure du plan ne sont pas à négliger.
0 0
N '5 Ils sont toujours valorisés.
@
"'
ln
.......
c:
c:0 .....
..c La société Lou et Zoe est une entreprise spécialisée dans la confection de vêtements.
Ol 0c: 0
·;:::: '.;::;
>-
a.
V

"O :::> Après des années de crise, elle connaît aujourd'hui un léger regain de croissance. N
0 0
u o. +-
� • Analyse du flux de trésorerie lié à l'activité �
�:::> ·�
1-0 L'entreprise a renoué cette année avec un résultat d'exploitation positif. Celui-ci ::J
1 V)
"O0 n'est toutefois pas suffisant au regard de l'accroissement du BFRE (cet accroisse­
c::::> •
0
<9
ment sera expliqué à la question 5).

163
- ANNALES DCG 6 - Lou & Zoe Mode
Le FNTE est négatif.
Le flux net de trésorerie généré par l'activité est néanmoins positif grâce à l'encais­
sement en N d'une créance diverse présente au bilan N-1. Il permet de financer
80 % du flux de trésorerie lié à l'investissement.
• Analyse du flux net de trésorerie lié à l'investissement
L'entreprise a acquis en N pour un montant significatif des immobilisations cor­
porelles (stratégie de croissance interne) .
• Analyse du flux net de trésorerie lié au financement
Le montant des dettes financières reste stable et ne semble pas excessif au regard
des capitaux propres.
L'entreprise a bénéficié d'une subvention d'investissement durant l'exercice.
• Conclusion
L'entreprise a amélioré sa trésorerie durant l'exercice. Les concours bancaires ont
été réduits pratiquement de moitié. Le principal souci est l'importance du BFRE.

4. Calcul des ratios présentés dans l'annexe B


Niveau 2 • 10 points • 20 min
Remarques
• I l faut préciser sur la copie le déta i l des calculs.
• Il ne faut surtout pas perdre de temps à vouloir retrouver les ratios de l'année
précédente. To ut ratio pertinent est par ailleurs accepté.
• Ce sont des ratios « récurrents » en DCG ...

• Calculs préalables
• VA = Comptes 70 à 72 ( -) Comptes 60 à 62
= 40 1 04 + 197 - [ 18 640 - 5 920 + 5 1 26] = 1 7 125
• Résultat brut d>exploitation précisé dans le tableau de flux = 2 628
• Pour le CATTC : on supposera l'absence d'exportations.
N
1") • BFRE en valeurs brutes : Stocks + Créances clients + Charges constatées
� d'avance (-) Dettes d'exploitation = 4 660 + 645 + 9 34 7 + 267 - 3 456 - 1 234
�a.
= 10 229

t
·�
:J
V)

� 164
CJ

1
ANNALES DCG 6 - Lou & Zoe Mode -
• Tableau récapitulatif

RATIO
SECTEU
POINTS
CALCULS N N-1 R
BAR È M E
ACTIVIT
É

Taux de VA VA -
-- 1 7 1 25 + 42,7 1 % + 35 % + 38,4 % 2,5
CAHT 40 1 04 dont 2
pour la VA
Résultat brut 2 628 + 6,39 % +1 % + 1 0, 1 % 0,5
d'exploitation 40 1 04
/CAHT
Délai de 65,46 j 63,6 j 45 j 2 dont 7
Créances clients x 360 =
règlement pour la
CA TTC
des clients formule
8 752 X 360
40 1 04 X 1 ,2

Délai 43,62 j 49,5 j 60 j 2 dont 7


Dettes fourn isseurs x 3 60 =
de règlement pour la
Achats de biens et services TTC
des formule
fournisseurs 3 456 X 360
( 1 8 640 + 5 ) X 1 ,2
Taux
de variation
-
CAHT N ( ) CAHT N-1 =
+ 4,6 % ( -) 6 % +3% 7
CAHT (N-1 )
du CAHT
40 1 04 - 3 8 625
3 8 625
Poids du BFRE 1 0 229 91 j 69 j 57 j 2
X x
=

BFRE / CAHT 360 360


CAHT 40 1 04
X 360
.�
"'O
0
;Qi
"O 10
c c::::>
:J �
0 Ill
<I>
lil <I>
'<I>
.-t
0
N
.!!?
0 5. Analyse des ratios de l'annexe B
'5
@
"'
Niveau 2• 6 points • 10 min ln
.......
c:
c:0 .....
0c:
..c
Ol
·;:::: '.;::; Remarques 0
>-
a.
V

"O :::> N
0 0 • I l fallait structurer la réponse comme ind iqué dans la question : une sous-partie sur
u o.
l'évolution de l'activité, une sous-partie sur l'évolution d u BFRE.
+-

�:::>

• La présence des ratios N-1 et des ratios moyens de la profession facilitait largement ·�
1-0 ::J
1 les commentaires .. . V)
"O0
c:
:::> •
0
<9 '°

165

CJ

1
- ANNALES DCG 6 - Lou & Zoe Mode
a) Ratios reflétant l'évolution de l'activité de la société
• Taux de variation du CAHT
Alors qu'il était négatif en N-1, le CAHT a augmenté durant l'exercice de 3,83 %,
soit plus que le secteur d'activité. Cela montre le regain de croissance de l'activité
de cette société.
• Taux de VA/CAHT
Ce ratio est un indicateur intéressant du potentiel de création de richesses de la
société. Le surplus de valeur représente ici 43 % du CAHT contre 35 % en N-1. Il
est supérieur au taux moyen du secteur d'activité (38,4 %).
Au sein des consommations intermédiaires, les achats de matières premières et
autres approvisionnements diminuent très légèrement (- 2 % ) . Ainsi, la hausse
des ventes associée à une baisse conséquente des charges externes (- 25 % ) expli­
que la performance de la VA en N.
• Taux de pro{itabilité brute d'exploitation (RBE /CAHT)
La profitabilité a certes progressé, mais elle reste inférieure à celle de la profession.

b) Ratios reflétant l'évolution du B FRE


• Délai règlement clients
Il se situe 25 jours au-dessus du secteur d'activité. L'entreprise doit chercher à
réduire ce poste.
• Délai règlements fournisseurs
Les fournisseurs sont réglés plus vite en N qu'en N-1 . Par rapport au secteur
d'activité, l'entreprise règle plus rapidement ses fournisseurs. Cela peut être un
atout en termes de qualité, mais pas en termes de trésorerie.
• Poids du BFRE
Le BFRE est trop important. Il a augmenté de 22 jours entre N et N-1 ; il se situe
34 jours au-dessus de la moyenne de la profession.
Afin d'améliorer sa trésorerie, l'entreprise doit chercher à réduire ce BFRE en agis­
sant prioritairement sur le crédit clients. Il conviendrait également de réduire les
stocks.

� 166
CJ

1
ANNALES DCG 6 - Lou & Zoe Mode -
Autonotation et calcul du temps consacré
NOTATION D U RÉ E
DOSSIER 1
45 points sur 1 OO Valeur Votre Temps Votre
1 h 1 5 min de la question évaluation moyen ( l l temps
(nombre de points)
l . Tableau de flux 20 points 35 m i n
(Détail du barème dans le
tableau)
2. Défin itions RBE, FNTE, FNTA 3 points 5 min
( l point par définition)
3. Commentaire 6 points 1 0 min
( 3 points pour l'activité, l point
pour l'investissement, l point
pour le financement, l point pour
la conclusion ou la trésorerie)
4. Calcul des ratios (Détail 1 0 points 1 5 min
du barème avec l e tableau)
5. Analyse des ratios 6 points 1 0 min
a ) Évolution d e l'activité ( l point
par ratio dans la lim ite de 3 )
b) Évolution d u BFRE ( l point
par ratio ou toute idée
pertinente dans la limite de 3)

DOSSIER 2
STRUCTURE FINANCIÈRE ET MARCHÉ FINANCIER

Première partie
.�
"'O ;Qi
"O Structure financière
0 c::::>
c
:J �
0 Ill
<I>
lil <I>
'<I>
.-t
0
N
.!!?
0 1. Définition en une phrase de la structure financière
'5
@
.......
"'
c:
c:0
d'une entreprise ln
.....
..c
Ol 0c: Niveau 3 • 2 points • 2 min 0
·;:::: '.;::;
>-
a.
V

"O :::> N
0 0
u o. C'est le poids relatif des dettes financières par rapport aux capitaux propres : +-

�:::>

·�
1-0 Dettes financières (D) ::J
1 V)
"O0 Capitaux propres ( C)
c::::> •
0
<9 '°

167

CJ

1
- ANNALES DCG 6 - Lou & Zoe Mode
2. Structure financière optimale
Niveau 4 • 5 points • 10 min
Remarques
• Cette partie du programme n'était encore jamais tombée à l'examen. Le corrigé
proposé ici est plus complet que ce q u i a été exigé des candidats.
• I l était demandé aux candidats de con naître le modèle de Modigliani et M i ller et au
moins une autre théorie.
Une structure financière optimale est une structure qui minimise le coût du capi­
tal et maximise la valeur de l'entreprise.
• Suivant la théorie traditionnelle
Le raisonnement est le suivant : le coût des capitaux propres est supérieur au coût
de la dette, donc le recours à la dette va faire baisser le coût du capital.
Cependant, si l'endettement devient trop important (ou est jugé comme tel par
exemple suite à un environnement financier plus aléatoire), le risque encouru par
les actionnaires va croître ; ceux-ci vont alors exiger un taux plus élevé, les créan­
ciers également. . .
Ainsi, le recours à la dette fait baisser le coût du capital mais, à partir d'un certain
niveau d'endettement, un supplément de dette n'entraîne qu'une baisse très faible
du coût du capital.
L'entreprise peut donc se fixer un niveau d'endettement qu'elle juge intéressant de
ne pas dépasser.
• Suivant le modèle de Modigliani et Miller (économistes américains)
Ces deux auteurs ont montré que :
• En l'absence d'imposition :
la structure de financement n'a pas d'incidence sur la valeur de l'entreprise ;
le coût du capital de l'entreprise est indépendant de la structure de financement.
• En présence d'imposition :
la valeur de l'entreprise endettée (Ve) est égale à la valeur de l'entreprise non
endettée (Vn), majorée du produit de la dette D par le taux d'imposition s,
soit : Ve Vn + [D x s] ; la déductibilité fiscale de la charge d'intérêt permet
=

d'accroître la valeur de l'entreprise ;


le coût du capital diminue avec l'endettement.
Suivant cette théorie, une entreprise doit donc privilégier l'endettement. Par la
suite, de nouvelles approches ont remis en question ce dogme.

� 168
CJ

1
ANNALES DCG 6 - Lou & Zoe Mode -
• Prise en compte des coûts de faillite
Un endettement trop important augmente le risque de défaillance. Ce risque
s'accompagne de coûts importants (frais de liquidation, perte de notoriété, perte
de marché, etc.) :
Ve = Vn + [D x s] ( -) Coûts de faillite
À partir d'un certain niveau d'endettement, les coûts de faillite sont plus impor­
tants que l'économie d'IS générée par la charge d'intérêt.
• Suivant la théorie de l'agence
Suivant cette théorie, il peut exister des conflits d'intérêts entre les dirigeants et les
actionnaires.
L'entreprise doit privilégier l'endettement, car cela oblige les dirigeants à une obli­
gation de résultat pour rembourser le montant emprunté et la charge d'intérêt.
• Suivant la théorie du signal
Les dirigeants sont mieux informés que les actionnaires sur l'état de santé de leur
entreprise (asymétrie d'informations). Les décisions stratégiques prises par les
dirigeants peuvent donc être interprétées comme des signaux positifs ou négatifs.
Ainsi, l'endettement peut être perçu comme un signal positif puisqu'a priori il
signale que l'entreprise a confiance dans l'avenir et qu'elle sera suffisamment per­
formante pour rembourser la dette et la charge d'intérêt associée.

3. Calcul du taux de rentabilité économique avant


et après impôt sur les bénéfices
Niveau 2 • 2,5 points • 3 min
Remarques
• La rentabilité (ou le rendement) est un indicateur de performance. C'est le rapport
.�
"'O ;Qi de l'indicateur de résultat par les capitaux em ployés pour l'obtenir. Divers calculs
0 "O
c c::::> sont possibles selon les options retenues pour définir le résultat et par suite les
:J �
0 Ill
<I> capitaux en jeu.
lil <I>
'<I>
.-t .!!? • Ne pas confondre rentabilité et profitabilité, cette dernière étant le rapport entre un
0 0
N '5 niveau de résultat et le chiffre d 'affa ires.
@
"'
ln
.......
c:
c:0 La rentabilité économique représente le rendement des capitaux économiquement .....
..c
Ol 0c: em ployés sans tenir compte de la provenance de ceux-ci. I ls sont généralement 0
·;:::: '.;::;
>-
a.
V

"O :::> appréhendés par le total « Capitaux propres + Endettement » ou par ce qui est N
0 0
u o. équivalent, l'ensemble « immobilisations + BFR + Trésorerie nette ». +-

�:::> Rentabilité économique = Résultat économique/Actifs économiques

·�
1-0 ::J
1 V)
"O0
c::::> •
0
<9 '°

169

CJ

1
- ANNALES DCG 6 - Lou & Zoe Mode
Le résultat économique est pris indépendamment de la politique de financement.
Diverses options sont possibles : le résultat d'exploitation, le résultat courant hors
intérêt de la dette financière, le résultat brut d'exploitation... Ici, il était précisé de
prendre comme résu ltat économique le résultat d'exploitation.

Taux de rentabilité économique avant IS (Te) :


Résultat économique
Actifs économiques
Le résultat économique correspond au résultat d'exploitation.
1 660
Te = = 0) 1031 = 10 ) 3 1 %
1 6 1 00
Taux de rentabilité économique après IS (Te') : Te x 2/3 1 0,31 % x 2/3
= = 6,87 %

4. Valeur de l'entreprise Lou & Zoe en présence d'im pôt


sur les bénéfices dans deux hypothèses
et conclusion
Niveau 4 • 3 points • 5 min
Remarque
Pour répondre à cette question, il faut s'appuyer sur les conclusions du modèle de
Modigliani et M i ller.

a) Pas d'endettement
Valeur entreprise non endettée = Actifs économiques = Valeur des capitaux pro­
pres = 16 100

b) Avec endettement (40 % de l'actif économique)


Valeur entreprise endettée (Ve) = Valeur entreprise non endettée + Endettement
x Taux d'IS

Ve = 1 6 1 00 + 0,4 x 1 6 100 x 1/3 = 1 8 246,67

c) Conclure
Suivant le modèle de Modigliani Miller, l'endettement augmente la valeur de
l'entreprise, les charges d'intérêt étant déductibles fiscalement.


� 170
CJ

1
ANNALES DCG 6 - Lou & Zoe Mode -
Autonotation et calcul du temps consacré
NOTATION DUR É E
DOSSIER 2 Valeur de la Votre Temps Votre

-
PARTIE 1 question évaluation moyen temps
1 2,5 po i nts sur 1 OO 20 m i n (nombre de
points)
1 . Défi n i r la structure financière 2 points 2 min
2. Structure fina ncière optimale - 5 points 1 0 min
d ifférentes approches
(3 points pour le modèle Modigliani-
Mil ler ; 1 point pour toute autre idée
dans la limite de 2)
3. Taux de rentabil ité économique 2,5 po i nts 3 min
avant et après IS
(2 points pour Te avant : 1 point pour la
définition, 1 pour le calcul ; 0,5 point
pour Te après
4. Valeur de l'entreprise 3 points 5 min
a) sans endettement ( 1 point)
b) avec endettement ( 1 , 5 point)
c) conclusion (0,5 point)

Deuxième partie
Marché financier

5. Avantages pour une entreprise de s'introduire


en bourse
.� Niveau 2 • 3 points • 5 min
"'O ;Qi
"O
0 c::::>
c
:J
Remarque

0 Ill
<I>
<I> Trois avantages suffisaient pour avoir les points accordés à cette question.
lil '<I>
.-t .!!?
0 0

N '5 Accès au marché financier. C'est souvent la raison essentielle. Si les
@
"'
ln
.......
c:
c:0 investissements ne peuvent plus être financés par autofinancement, par emprunts .....
..c
Ol 0c: bancaires, par capital risque et si la fortune personnelle des actionnaires initiaux 0
·;:::: '.;::;
>-
a.
V

"O :::> N
0 0 n'est plus suffisante, il faut faire appel à l'épargne publique. Des investisseurs
u o. +-
� souscrivent alors aux titres émis par la société mais peuvent à tout moment �
�:::> ·�
1-0 revendre leurs actions. ::J
1 V)
"O0
c::::> •
0
<9 '°

171

CJ

1
- ANNALES DCG 6 - Lou & Zoe Mode
• Notoriété (réputation, prestige). Des raisons commerciales peuvent justifier
une introduction en bourse, voire une certaine « ambition » des dirigeants. Le fait
est que l'introduction en bourse provoque un intérêt envers la société concernée.
• Par ailleurs, l'introduction en bourse rassure les créanciers, car ils savent que
celle-ci sera mieux « surveillée ».
• Liquidité et mobilité du capital. L'introduction en bourse permet d'évaluer le
capital, de le rendre liquide et mobile.
• Les anciens actionnaires peuvent céder leurs titres sur le marché et ainsi
récupérer des capitaux qui étaient immobilisés.
• L'introduction en bourse peut permettre de solutionner des problèmes de
succession. La cession des titres permet de régler les droits de succession. Par
ailleurs, les héritiers qui ne souhaitent pas participer à la gestion peuvent se retirer.
• Discipline exercée par le marché financier. Après l'introduction en bourse, la

société fait l'objet d'une évaluation continue et d'une surveillance constante de la


part du marché et des analystes financiers. Il en résulte un contrôle de fait et une
forte incitation à la performance.
• Restructurations financières. L'évaluation continue par le marché facilite les
éventuelles opérations financières liées à la croissance externe des sociétés.

6. Définition et exem ple des notions de marché


réglementé, organisé et libre
Niveau 4 • 4 points • 5 min
• Un marché réglementé est un marché fonctionnant à partir d'un règlement des
normes d'adhésion au marché, de liquidité, de cotation, de transaction et
d'information financière. Exemple : marché Eurolist d'Euronext.
• Un marché organisé est un marché non réglementé mais devant respecter

certaines contraintes comme, par exemple, en matière de publication financière.


Exemple : marché Alternext, qui s'adresse plus particulièrement aux PME.
• Un marché libre est un marché sans obligations, qui offre une facilité de

négociation des actions. Exemple : le marché libre d'Euronext.

7. Rôles de l'AM F
Niveau 3 • 2 points • 2 min
L'AMF ou autorités des marchés financiers a plusieurs rôles :

- veiller à la protection de l'épargne ;

172
ANNALES DCG 6 - Lou & Zoe Mode -
veiller à l'information des investisseurs ;
veiller au bon fonctionnement des marchés financiers ;
contrôler les opérations financières des sociétés cotées ;
déterminer les obligations des professionnels.

8. Notation financière et agence de notation


Niveau 2 • 2 points • 2 min
La notation est une évaluation par une agence spécialisée du risque de non­
remboursement d'un emprunt émis sur le marché.
Une agence de notation attribue une note sur la base d'une analyse financière
approfondie pour juger de la capacité de l'entreprise (ou d'un État) à honorer ses
dettes.
Plus cette note est « bonne », plus le risque de non-remboursement est considéré
comme faible et en conséquence le taux d'intérêt demandé sera plus faible.
Les principales agences de notation financière sont au nombre de trois : Moody's,
Standard & Poor's et Fitch Ratings.

9. Taux de rendement actuariel, définition et calcul


Niveau 3 • 4 points • 6 min
• Définition
À une date donnée, le taux actuariel brut est le taux pour lequel il y a équivalence
entre la valeur cotée de l'emprunt à cette date et l'ensemble des annuités restant à
verser.

.�
Ce taux actuariel est le taux de rendement réel de cette obligation, si elle est gardée
"'O ;Qi
"O jusqu'à son remboursement.
0 c::::>
c
:J


0 Ill
<I> Calcul
lil <I>
'<I>
.-t .!!?
0 0 Remarque
N '5
@
"'
Les candidats ont parfois été surpris car aucune valeur nominale n'était donnée ; i l ln
.......
c:
c:0 .....
..c fallait, soit raisonner en pourcentage, soit partir d'une valeur nominale d ' u n certain
Ol 0c: 0
·;:::: '.;::;
montant.
>-
a.
V

"O :::> N
u
0 0
o. Supposons une valeur nominale 100 €, le taux de rendement actuariel est le
=
+-

�:::> taux t tel que : �
9 ·�
1-0
"O0
1 99,491 3,125 X l ( + )
= -
1 t-
t
+ 100 X ( 1 + t)-9
::J
V)
c::::>
Résolution par le solveur : t = 3,19 %.

0
<9

173
- ANNALES DCG 6 - Lou & Zoe Mode
Autonotation et calcul du temps consacré
NOTATION DUR É E
DOSSIER 2
Valeur Votre Temps Votre
-
PARTIE 2
1 5 points sur 1 OO 20 min de la question évaluation moyen temps
(nombre de points)
5. Trois avantages pour 3 points 5 min
s'introduire en bourse (l point
par avantage dans la limite de 3)
6. Définir marché réglementé, 4 points 5 min
marché organisé, marché libre
(2 poi nts pour le marché
réglementé ; 1 ,5 point pour le
marché organisé ; 0,5 point pour
le marché libre)
7. Rôles de l'AMF 2 points 2 min
( l point par idée pertinente dans
la lim ite de 2 points)
8. Défi nition de la notation 2 points 2 min
financière ( l ,5 point)
Citer une agence de notation
(0,5 point)
9. Défi nition du taux de 4 points 6 min
rendement actuariel ( 1 , 5 point).
Calcul (2,5 points dont 1 ,5 point
pour l'équation)

DOSSIER 3
GESTION DE TRÉSORERIE

Première partie
Gestion prévisionnelle de la trésorerie

1. Définition du budget de trésorerie et intérêt


Niveau 2 • 5 points • 5 min
Remarque
Deux verbes dans la question, donc deux sous-questions .

� 174
CJ

1
ANNALES DCG 6 - Lou & Zoe Mode -
a) Définition
Le budget de trésorerie est un document qui fournit, période par période (le mois,
le plus souvent) :
les encaissements ;
les décaissements ;
le solde de trésorerie.
Le budget de trésorerie est le budget résultant de tous les autres budgets (ventes,
approvisionnements, production . . . ) . Le budget de trésorerie ne peut être établi
qu'après que tous les budgets précédents aient été élaborés et approuvés.

b) lntérêt
L'élaboration du budget de trésorerie est un outil de pilotage qui répond à plu­
sieurs objectifs :
permettre de chiffrer par période (mois, trimestre . . . ) la situation de trésorerie
de l' entreprise (budget de trésorerie « brut » ) ;
permettre à l'entreprise de gérer la trésorerie, de trouver des financements
supplémentaires en cas de besoin (dans les meilleures conditions possibles) ,
d'utiliser ou de placer les excédents (budget de trésorerie corrigé ou plan de
trésorerie) ;
permettre d'établir le bilan et le compte de résultat prévisionnel.

2. Calcul de la TVA à décaisser


Niveau 2 • 5 ,5 points • 10 min
Remarques
.� • Pour la première fois ce thème apparaît au DCG ... ; mais il ne présente aucune
"'O ;Qi
"O difficulté. Le budget des décaissements était fourni.
0 c::::>
c
:J � • I l fallait bien sûr présenter ses résu ltats sous forme de tableau, avec en colonnes
0 Ill
<I>
lil <I>
'<I> chaque mois d u trimestre.
.-t .!!?
0 0 • I l pouvait être utile de présenter au préalable le budget des ventes.
N '5
@
"'
ln
.......
c:
c:0 .....
..c c:
Ol
·;::::
0
'.;::;
0
>-
a.
V
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"O
N
0
0 o. +-
u �
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1- ::J
1 V)
"O0
c::::> •
0
<9 '°

u
175 CJ

1
- ANNALES DCG 6 - Lou & Zoe Mode

• Budget de ventes

JANVI ER F ÉVRIER MARS


Ventes export 300 200 1 50
Ventes soumises à TVA 4 000 4 200 3 600
TVA collectée sur ventes 800 840 720
Ventes TTC y compris export 5 1 00 5 240 4 470

• Budget de TVA

JANVIER F ÉVRIER MARS BAR È ME


TVA collectée su r ventes 800 840 720 2
TVA collectée sur cessions 22 0,5
Total TVA col lectée 822 840 720
TVA déductible sur achats 290 510 410 1 ,5
TVA déductible sur a utres charges 25 25 25 0,5
TVA déductible sur immobil isations 1 00 0,5
Total TVA déductible 315 635 435
TVA à décaisser a u ti tre du mois 507 205 285 0,5

1

�TVA
- -
p a-

- e���������� �
-- --
,0
- 3----
� - 507 205
(au bilan)

3. Budget des encaissements et budget de trésorerie


relatif au premier trimestre N+1
Niveau 2 • 8 points • 20 min
Remarque
Les encaissements et les décaissements se font TTC.

• Budget des encaissements

JANVIER F ÉVRIER MARS BARÈME


Ventes décembre 4 947 0, 5
Ventes janvier 5 1 00 7

Ventes février 5 240 7

Cessions actif TIC 132 7

Total encaissements 5 079 5 1 OO 5 240

� 176
CJ

1
ANNALES DCG 6 - Lou & Zoe Mode -
• Budget des décaissements (2 points)

JANVI ER FÉVRIER MARS BARÈME


Tota l décaissements hors TVA (reprise 4 1 46 6 1 58 6 335 0, 5
a nnexe)

TVA payée 1 03 507 205 7,5


Total décaissements 4 249 6 665 6 540

• Budget de trésorerie (2,s points)

JANVI ER FÉVRIER MARS BARÈME


Tota l encaissements 4 1 46 6 1 58 6 335 0, 5
Tota l décaissements 1 03 507 205 0,5
Variation trésorerie 4 249 6 665 6 540
Trésorerie initiale 1 250 2 080 51 5 7

Trésorerie finale 2 080 51 5 -


( ) 785 0,5

Autonotation et calcul du temps consacré


NOTATION DURÉE
DOSSIER 3

-
PARTIE 1 Valeur Votre Temps Votre
1 8,5 poi nts sur 1 OO 30 min de la question évaluation moyen temps
(nombre de points)
1. Défi nition et intérêts du 5 points 5 min
budget de trésorerie (défi nition
2 poi nts ; intérêts 3 poi nts :
1 point pa r idée dans la l i m ite
de 3)
2. Calcul de l a TVA à décaisser 5,5 poi nts 10 min
.� (barème déta i l lé dans le corrigé)
"'O ;Qi
"O
0 c::::>
c 3. Calcul du budget des 8 points 20 min
:J �
0 Ill
<I> encaissements et du budget de
lil <I>
'<I>
.-t .!!? trésorerie
0 0
N '5 (Budget encaissements
@
"'
3,5 points ; budget ln
.......
c:
c:0 .....
..c décaissements 2 points ; budget
Ol 0c: 0
·;:::: '.;::;
2,5
>-
a.
V

"O :::> trésorerie poi nts ; barème N


0 0 déta i l lé dans les tableaux d u
u o. +-

�:::>
corrigé) �
·�
1-0 ::J
1 V)
"O0
c::::> •
0
<9 '°

177

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1
- ANNALES DCG 6 - Lou & Zoe Mode
Deuxième partie
Moyens de financement à court terme

4. Analyse des moyens de financement proposés


Niveau 3 7 points
• • 12 min
a) Coût du découvert intégral
Remarques
La commission du plus fort découvert (CPFD) est égale à 0,05 % du plus fort
découvert d u mois sans prorata temporis. Elle est payée chaque trimestre, sur les
plus forts découverts de chaque mois.
En raison de son mode de calcul, la commission du plus fort découvert pénalise
fortement les entreprises qui ont un découvert sur une courte période.

Nombre de jours de découvert = Du 1 er avril inclus au 20 avril inclus = 20 jours

COMMISSION DU PLUS FORT


INTÉ R ÊT SUR D ÉCOUVERT TOTAL
D ÉCOUVERT
780 000 X 20/360 X 0,085 = 3 683,33 780 000 X 0,05 O/o = 390 4 073,33 €

Remarques
Attention à ne pas confondre les jours de banque avec les jours de valeur.
Pour le calcul des intérêts, la banque ajoute des jours supplémentaires, appelés
jours de banque. Ces jours (entre un et deux jours) augmentent la durée du crédit, et
majorent ainsi le montant des intérêts, donc le coût d u crédit.
• Pour le calcul de l'agio, il faut raisonner sur une année de 360 jours mais chaque

mois est compté pour son nom bre de jours exact.


• La commission d'endos est calculée a u prorata du montant de l'effet et d u temps
tout comme l'intérêt. Elle s'ajoute au taux nominal de l'escompte. Elle s'applique à
toutes les opérations d'escompte.

N
1')

e
N
a.

t
·�
:J
V)


<-!)
u
CJ 178

1
ANNALES DCG 6 - Lou & Zoe Mode -
b) Coût de l'escompte en euros

N ET
TOTAL
NOMBRE COMMISSION PORTÉ EN
MONTANT ESCOMPTE AGIO
DE JOURS HT COMPTE
HT
HT
Effets d u 400 000 Avril : 21 jours 400 000 X 8,1 O/o 6X5 = 30 2 010 397 990
22 avril Jour de X22/360 = l 980
banque : l
Total = 22
Effet du 380 000 Avril : 29 jours 380 000 X 8, l O/o X 11 X 5 = 55 2 620 377 380
30 avril Jour de 30/360 = 2 565
banque : l
Total = 30
Total 780 000 4 545 85 4 630 775 370

c) Conclusion
Il faut choisir le découvert qui revient moins cher.

5. Taux réel du financement du déficit dans le cas


du recours à un découvert
Niveau 4 • 2 points • 3 min
Remarque
Le calcul du taux réel se fait à partir d'une année de 365 jours et non 360 comme
dans le calcul de l ' ag i o .

Taux réel du crédit ( t) :


780 000 X t X 20 4 073,33 X 365
4 073 33 t 9 '53
::::>
=

.� ' 365 780 000 X 20 = = O/o


"'O ;Qi
"O
0 c::::> Autonotation et calcul du temps consacré
c
:J �
0 Ill
<I>
lil <I>
'<I> DOSSIER 3 NOTATION DUR É E
.-t .!!?
0 0 PARTIE 2
N '5 Valeur
@
"'
9 points sur 1 OO Votre Temps Votre ln
.......
c:
de la question
c:0 - 1 5 min évaluation moyen temps .....
..c
Ol 0c: (nombre de points)
0
·;:::: '.;::;
>-
a. 0
V

"O:::> 4. Analyser chacun des 7 points 12 min N


0 o. moyens de financement +-
u �
�:::> - découvert (2 points)

·�
0
1- - escompte (4 poi nts) ::J
1 V)
"O0 Conclusion (l point)
c::::> •
0 5. Calcul du taux réel 2 points 3 min
<9 '°
du découvert

179

CJ

1
- ANNALES DCG 6 - Lou & Zoe Mode

Analyse du barème sur l'ensemble du sujet

POINTS ATIRI BU ÉS
POI NTS ATIRIBU ÉS
AUX COMMENTAIRES
AUX CH 1 FFRES
ET D É FIN ITIONS

Dossier 1 30 15

Dossier 2 7 20,5

Dossier 3 2