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EM331 : Métallurgie physique et matériaux métalliques

CONTRÔLE N° 1

du 05 décembre 2015

de 8h00 à 9h30

QUESTIONNAIRE
NOTE :

♦ Aucune documentation permise.

♦ Calculatrices non programmables autorisées.

♦ Les nombres entre parenthèses indiquent le nombre de points accordés à la question, le total est de
20 points.

♦ Pour les questions nécessitant des calculs ou une justification, aucun point ne sera accordé à la
bonne réponse si le développement n’est pas écrit.

♦ Le questionnaire comprend 4 pages.

♦ Vérifiez le nombre de pages du questionnaire.

1
Exercice N°1 : (3 pt)

La structure cristalline du chlorure de césium (CsCl) est


représentée ci-contre:

a) Quel est le réseau de Bravais du CsCl ? (½ pt)

b) Quelle est la compacité (en %) du CsCl ? (½ pt)

c) Quelle est la masse volumique théorique (en g/cm3) du CsCl ?


(½ pt)

d) Calculez la densité surfacique en ions Cs+ et en ion Cl– dans le


plan (011). (1 pt)

e) Quel type de site occupent les ions Cs+ dans CsCl ? (½ pt)

Données : Nombre d’Avogadro : NA = 6,022x1023 mole-1

Masse atomique Rayon ionique


(g/mole) (nm)
Cs 132,9 0,165
Cl 35,5 0,181

Exercice N°2 : (5 pts)

Selon la température, l’étain peut se présenter à


l’état solide sous deux formes allotropiques : l’étain
gris (α) et l’étain blanc (β). À la température
ambiante, la forme d’équilibre est la forme β, dont
la maille cristalline est représentée ci-contre.

a) Quel est le système cristallin de l’étain blanc (β) ?


(½ pt)

b) Quel est le réseau de Bravais de l’étain blanc (β) ?


(½ pt)

c) Quelle est la masse volumique théorique ρ (en


g/cm3) de l’étain blanc (β) ? (½ pt)

d) Calculez la densité linéique d’atomes (en at/nm)


selon la direction [-1 -1 1]. (½ pt)

e) Calculez la densité surfacique d’atomes (en at/nm2) dans les plans (101) et (1 -1 0). (1 pt)

f) Selon quels systèmes de glissement cristallographique a lieu théoriquement le mouvement des


dislocations dans l’étain blanc (β) ? (2 pts)

Données :

Masse atomique (g/mole): Sn = 118,7, Nombre d'Avogadro: NA = 6,022x1023 mole-1

2
Exercice N°3 : (3 pts)

On réalise un essai de traction sur un monocristal de fer de haute pureté (% Fe = 99,999 %). Le fer a
une structure cristalline C.C. avec un paramètre de maille a = 0,287 nm. Le schéma de l’éprouvette de
traction est présenté à la figure ci-dessous et les dimensions de sa section utile sont les suivantes:

Largeur l = 8 mm; épaisseur e = 4 mm

a) Quelle est la longueur (en nm) du vecteur de Burgers b des dislocations dans le fer ? (½ pt)

Lorsque la force F appliquée atteint 2,4 kN au cours de l’essai de traction, on constate l’apparition des
premiers signes de glissement cristallographique irréversible dans un plan dont la normale fait un angle
χ = 40º avec l’axe de traction et selon une direction faisant un angle θ = 65º avec l’axe de traction.

b) Quels sont les indices de la famille de plans à laquelle appartient le plan de glissement actif et quels
sont les indices de la famille de directions à laquelle appartient la direction active de glissement ?
Donner un exemple de système de glissement. (½ pt)

c) Quelle est la valeur de la cission critique de glissement τ* du fer monocristallin très pur ? (½ pt)

d) Quelle devrait être la valeur de la limite proportionnelle d'élasticité Re d'un polycristal fait de ce
même fer très pur ? (½ pt)

À l'état recuit (non déformé), le fer polycristallin commercialement pur (% Fe > 99,6 %) présente une
limite proportionnelle d'élasticité Re égale à 60 MPa.

e) Pour quelle(s) raison(s) la limite proportionnelle d’élasticité Re du fer polycristallin


commercialement pur est différente de celle déduite du fer monocristallin très pur ? (1 pt)

3
Exercice 4 : (4 pts)

On réalise un essai de traction sur une éprouvette d’acier inoxydable 304 à l’état recuit. Le plan de
cette éprouvette est donné à la figure ci-contre. Les dimensions de l’éprouvette sont les suivantes :
Longueur initiale de référence : L0 = 150 mm
Diamètre initial : D0 = 10 mm

Dans l'ordre chronologique de leur apparition au cours de l'essai de traction, on obtient les résultats
suivants :
• Pour une force appliquée F1 = 14,00 kN, la longueur de référence est égale à 150,141 mm et l'on
constate que le diamètre a diminué de 2,81 μm. Lorsque la force F1 est supprimée, l'éprouvette
retrouve ses dimensions initiales.
• Pour une force appliquée F2 = 20,42 kN, la longueur de référence est égale à 150,505 mm. Lorsque
la force F2 est supprimée, la longueur de référence est égale à 150,300 mm.
• Au cours de l'essai, la force appliquée atteint une valeur maximale Fmax = 45,95 kN. La longueur
de référence est alors égale à 221,8 mm.
• La rupture de l'éprouvette se produit pour une force Fu = 31,42 kN alors que la longueur de
référence a atteint la valeur de 223,5 mm.
a) Quelle est la valeur du module d’Young E (en GPa) de l’inox 304 ? (½ pt)
b) Quelle est la valeur du coefficient de Poisson ν de l’inox 304 ? (½ pt)
c) Quelle est la valeur du module de Coulomb G (en GPa) de l’inox 304 ? (½ pt)
d) Quelle est la limite conventionnelle d’élasticité Re0,2 (en MPa) de l’inox 304 ? (½ pt)

e) Quelle est la résistance à la traction Rm (en MPa) de l’inox 304 ? (½ pt)

f) Quelle est la valeur de la déformation permanente A (en %) après rupture de l’éprouvette ?


(½ pt)
g) Calculez l’énergie élastique wél (en J) emmagasinée dans le volume de référence de
l’éprouvette juste avant sa rupture finale. (1 pt)

4
Exercice N°5 : (5pts)

Notions théoriques diverses :

Dites si les affirmations suivantes sont vraies (V) ou fausses (F). (5pt)

Attention : Une mauvaise réponse annule une bonne réponse.

La direction [111] fait partie de la famille des directions denses des structures cubiques à
faces centrées (C.F.C.).
Les premières dislocations se mettent en mouvement lorsque la résistance à la traction, Rm,
d’un métal est atteinte.
Lors d’un essai de traction sur un matériau métallique ductile, la contrainte d’écoulement
(limite d’élasticité) augmente graduellement car la déformation plastique a pour
conséquence de faire diminuer la densité des dislocations.
Lors d’un essai de résilience de type Charpy, une rupture de type fragile consomme
généralement plus d’énergie qu’une rupture de type ductile.
Dans un matériau ductile, la mise en mouvement des dislocations se produit quand la limite
conventionnelle d’élasticité Re0,2 est atteinte.
Un matériau est plus résilient (tenace) si, au cours d’un essai Charpy, la hauteur de remontée
du pendule est plus élevée.
Plus la température de fusion d’un matériau est élevée, plus son coefficient de dilatation
thermique est élevé.
La compacité des métaux ayant un réseau de Bravais cubique centré (CC) est la plus élevée
possible.
Les matériaux covalents ont un module d’Young en général plus élevé que celui des
matériaux à liaisons Van der Waals.
Plus la taille des grains d’un métal est petite, plus sa limite d’élasticité est élevée.