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LYCEE PILOTE BOURGUIBA Date : 13-12-2008

-Tunis- Durée : 3 heures


Classes : 4éM4
DEVOIR DE SYNTHESE Ref :4é-DS1-2008-2009
(1er Trimestre)

FERCHIOU

CHIMIE

Exercice 1 (3 points) Équilibre chimique

Document Un système chimique est à l'équilibre lorsque les grandeurs qui le décrivent
(température, pression, activités chimiques des réactifs et des produits) restent constantes au
cours du temps.[…].
Lorsqu'une réaction est équilibrée cela signifie que la vitesse de la réaction dans le sens (réactifs
donnent produits) est égale à la vitesse de la réaction dans le sens (produits donnent réactifs).
L'état d'équilibre obtenu dans ce cas peut être qualifié de dynamique ou stationnaire.
Claude-Louis Berthollet fut le premier, en 1803, à comprendre que toutes les réactions chimiques
ne sont pas totales. C'est en observant les bords d'un « lac de natron »( natron :carbonate de
sodium hydraté naturel) lors d'une expédition en Égypte avec Bonaparte qu'il arriva à cette
conclusion, originale pour l'époque. Les bords du lac salé étaient couverts de carbonate de
sodium. Il établit que les deux réactifs (du chlorure de sodium et du carbonate de calcium)
réagissent aussi avec les produits de réaction.

Guldberg et Waage (1865), en s'inspirant de propositions de Berthollet a ainsi montré


empiriquement qu'il existait une relation entre les concentrations des espèces présentes à
l'équilibre en solution.
La constante d'équilibre Kc, relative aux concentrations, a été appelée constante de Guldberg et
Waage ou constante de la loi d'action des masses.
La valeur de la constante d'équilibre dépend uniquement de la réaction chimique considérée et de
la température. Les constantes d'équilibre sont généralement données à 25°C.

Questions
1. Comment peut-on savoir si un système chimique a atteint son état d’équilibre.
2. Que peut-on dire de la vitesse de la réaction à l’équilibre .Comment peut-on qualifier cet
équilibre.
3. Que devrait dire Claude-Louis Berthollet a la place de la phrase soulignée dans le texte
pour traduire ce qu’il a vu.
4. Quel moyen peut-on utiliser pour savoir si une réaction est totale ou limitée.
5. La constante d’équilibre K de la réaction dépend :
- de la température et des concentrations des réactifs et des produits
- proportionnelle aux concentrations des produits et inversement
- proportionnelles aux concentrations des réactifs

Exercice 2 Loi d’action de masse


On se propose d'étudier une réaction de formation de l'ion thiocyanatofer (III) de formule
[Fe(SCN)]2+ et de couleur rouge. En solution aqueuse, des ions ferrique Fe3+ réagissent avec des
ions thiocyanate SCN- selon l'équation :
Fe3+(aq)+SCN-(aq)  [Fe(SCN)] 2+(aq)
notée, plus simplement :
Fe3+(aq) + SCN-(aq)  X 2+ (aq)
La constante d’équilibre de cette réaction est K= 103.
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1. Écrire l'expression de la fonction des concentrations  de la réaction de formation de ce
complexe en fonction des concentrations des diverses espèces chimiques.
2. À un volume V1 = 10 mL d'une solution aqueuse d'ions ferrique Fe3+ à la concentration
C1 =10-2 mol.L-1, on ajoute un même volume V2 d'une solution aqueuse d'ions thiocyanate à la
même concentration C2.
Calculer la valeur de la fonction des concentrations  de la réaction à l'état initial, montrer qu'il y a
formation de complexe et donc apparition de la couleur rouge dans le mélange.
3. a- Montrer que la concentration à l’équilibre du complexe
[X2+]eq = 3,2 10-3 mol.L-1.
b- En déduire la composition molaire du mélange à l’équilibre.
4. À la solution obtenue à l’équilibre on ajoute 3.10-5 mol d'hydroxyde de sodium (soude) au
mélange. Les ions Fe3+ n'ayant pas encore réagit, réagissent avec les ions hydroxyde HO - selon
la réaction :
Fe3+ + 3 0H-  Fe(OH)3(sd).
On considérera que la réaction de précipitation est totale et instantanée.
a- Dans quel sens va évoluer le système.
b- Déterminer la quantité finale des ions ferriques restant dans le mélange.

PHYSIQUE ( 13 points)

Exercice 1 ( 8 points) Circuit R-L

On réalise le montage représenté sur la figure suivante afin de déterminer, expérimentalement, la


résistance r et l'inductance L d'une bobine.
i A
Vers la voie A

G u1 r, L

Masse de
B l’oscilloscope reliée
à la terre

u2
R

Vers la voie B
C

I- Étude théorique

1. Déterminer les expressions des tensions uAB(t) et uBC(t) en fonction de l’intensité i qui circule
dans le montage.
2. Les tensions visualisées sur l’oscilloscope sont notée u1 et u2. Déterminer leurs expressions en
fonction de i.
3. En déduire que la résistance r de la bobine est donnée par l'expression :
1 du
r=- (L. 2 + R.u1 )
u2 dt
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II - Détermination de r

Dans cette question, G est un générateur de tension continue, la résistance R est fixée à la valeur
R=100 . La visualisation à l’aide de l’oscilloscope permet d’avoir les oscillogrammes suivants :
Figure 1.

Figure 1 : u1(t) et u2(t)

u1 - Sensibilité sur la voie


A : 0,5V/div.
- Sensibilité sur la voie
0 B : 2V/div.
- Sensibilité horizontale
1ms/div
u2

1. Dans ces conditions, montrer que l'expression littérale de r se simplifie. Ecrire la nouvelle
expression de r.
2. En déduire la valeur numérique de r.

III - Détermination de L
G est à présent un Générateur Basses Fréquences (GBF) et on modifie la valeur de R de manière
à avoir R = r.
On observe alors l'oscillogramme de la figure 2 sur laquelle seule u2 est représentée.

Figure 2 : u2(t)

- Sensibilité sur la voie A :


2V/div

- Sensibilité sur la voie B :2V/div

- Sensibilité horizontale :
1ms/div

1. Déterminer la fréquence du GBF.

2. On appuie sur la touche ADD qui permet d'obtenir sur l'écran la tension somme
us = u1 + u2 dont l'oscillogramme est donné sur la figure 3.

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Figure 3 : us(t)

us
Sensibilité sur la voie A et
0 sensibilité sur la voie B:1V /div
Sensibilité horizontale:1ms/div

a. Exprimer us en fonction de u2, L, r.


b. En exploitant les figures 2 et 3 et la relation précédente, déterminer la valeur de L.

Exercice 2 (5 points) Oscillations électriques libres non amorties

1) Un condensateur de capacité C est chargé sous une tension constante U0. Calculer la charge
Q1 portée par l'armature chargée positivement ainsi que l'énergie emmagasinée E0.
On prendra : C=10-6F ; U0 = 40 V.
2) Le condensateur C, chargé dans les conditions précédentes, est isolé, puis relié à une bobine
d'auto-inductance L. La résistance du circuit est négligeable. On C
ferme l'interrupteur K. Un oscilloscope permet de visualiser la i
tension u(t) aux bornes de la bobine. On obtient la courbe
représentée ci dessous.
a) Soit q(t) la charge portée par l'armature positive à la date t. u K
Etablir l'équation différentielle vérifiée par la charge q(t). En déduire
l'expression littérale de la tension u(t).
L
b) Déterminer les valeurs de la tension maximale et de la pulsation.
c) Calculer la valeur de l'auto-inductance L de la bobine.
d) Quelles sont les expressions littérales en fonction de E0 et temps de l'énergie EC.
emmagasinée dans le condensateur, EB dans la bobine et ETot de l'énergie totale emmagasinée
dans le circuit. Conclure.

u(V)

20

0
0 2 t(ms)
s)

-Fin du sujet-

4/4

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