Vous êtes sur la page 1sur 2

Équation différentielle

Intégration par parties


--------------------------------------------------------------

La qualité de la rédaction où on justifie clairement et précisément les calculs intervient pour une part
importante dans l’appréciation des copies.

1ère partie

Une machine à compacter est constituée d’un bloc d’acier appelé marteau ; ce marteau se déplace le
long d’une tige placée verticalement.
L’étude physique montre que la vitesse v (exprimée en mètres par seconde) est une fonction du temps t
(exprimé en secondes) solution de l’équation différentielle (E) :
dy
+ 2y = 16 + 8e-2t où y est une fonction de la variable réelle t.
dt
dy
1) Résoudre (E0) : + 2y = 0.
dt
2) On écrit φ(t)= a + bt.e-2t où a et b sont 2 réels constants.
a- Calculer φ’(t)+ 2 φ(t) en fonction de a, b et t .
b- Calculer a et b pour que φ soit une solution particulière de (E).
3) Résoudre (E).
4) En déduire v(t) en supposant que v(0)=0.

2ème partie

1
 - 2te
 2t
1) Calculer en faisant des intégrations par parties les deux intégrales I= dt
0

1 1
 - 3 te
t / 3
et J= dt
0

1
2) En déduire le calcul de l’intégrale K=  0
t (e 2t  e t / 3 ) dt

Corrigé du sujet
1ère partie
1) On écrit r(t)=2 et R(t)=2t : R’(t)=r(t). Les solutions de (E0) sont toutes les fonctions
t ↦ ce-2t où c est une constante réelle.

2) a- On a (t)= a+bte-2t ; ’(t)= 0+b(1×e-2t + t(-2e-2t)) = b(1–2t)e-2t ;


’(t)+2(t)= b(1–2t)e-2t +2[a+bte-2t] soit ’(t)+2(t)= 2a+e-2t[b–2bt+2bt]
d’où ’(t)+2(t)= 2a+be-2t
b- est solution de (E) lorsque ’(t)+2(t)= 16 + 8e-2t pour tout réel t. Cela est réalisé lorsque
2a=16 et b=8, soit pour a=8 et b=8.

Finalement on écrit (t)=8+8te-2t. est une solution de (E).

À la solution particulière de (E) on ajoute toutes les solutions de l’équation (E0) homogène
associée à (E) pour obtenir toutes les solutions de (E). Il s’agit de toutes les fonctions
t ↦ 8+8te-2t+ ce-2t où c est une constante réelle.

4) v étant une solution de (E), on a : v(t)= 8+8te-2t+ ce-2t où c est une constante réelle. e0=1
donne v(0)=8+0+c×1=8+c, ainsi v(0)=0 pour c= -8.

Finalement v(t)= 8+8te-2t–8e-2t = 8[1+(t–1)e-2t] .

2ème partie
u(t)=t u’(t)=1
1) ∗ On écrit :
v’(t)= -2e-2t v(t)=e-2t u’(t)v(t)=e-2t = (-1/2)[-2e-2t]

u’ et v’ sont encore dérivables et continues sur ℝ.

1 1 1 1 3 -2 1
2 
I= [te 2 t ]10  ( )  2e 2 t dt  e 2  0  [e 2t ]10  e 2  [e 2  1] d’où I=
0 2 2 2
e – .
2

∗ On écrit : u(t)=t u’(t)=1


v1’(t)= (-1/3)e(-1/3)t v1(t)=e(-1/3)t u’(t)v1(t)=e(-1/3)t = (-3)[(-1/3)e [-1/3]t]

u’ et v1’ sont encore dérivables et continues sur ℝ.

1

J= [te  t / 3 ]10  ( 3) (1 / 3)e ( 1 / 3) t dt  e 1 / 3  0  3[e ( 1 / 3)t ]10  e 1 / 3  3[e 1 / 3  1]
0

d’où J= -3+4e -1/3


.

1 1 1 1
2) Il suffit de remarquer que K=  0
(te 2t  te t / 3 ) dt   (
0 2
[2te 2t ]  3[ te t / 3 ]) dt .
3
1
Par linéarité du calcul des intégrales : K= 
I  3 J d’où
2
3 1 37 3
K=  e  2 + +9–12 e-1/3 soit K= –12 e-1/3  e  2 .
4 4 4 4