Vous êtes sur la page 1sur 108

Fonds monétaire

international
organisation internationale

Pour les articles homonymes, voir FMI


(homonymie).
Fonds
monétaire
international

Carte des États


membres.
Histoire
Fondation 27 décembre
Cadre
Type Institution
financière
internationa
institution
spécialisée
des Nations
unies
Siège Washington
social
Pays  États-Unis
Coordonnées
38° 53′ 56″
77° 02′ 39″ O
Langue Anglais
Organisation
Membres 189 États[1]
Effectif 2 400 (2018
Directeur Christine
général Lagarde
du Fonds (depuis
monétaire 2011)
international
Organisation
Organisation
mère des Nations
unies
Site web www.imf.org

Wikimedia | © OpenStreetMap

Le Fonds monétaire international (FMI)


est une institution internationale
regroupant 189 pays, dont le but est de
« promouvoir la coopération monétaire
internationale, garantir la stabilité
financière, faciliter les échanges
internationaux, contribuer à un niveau
élevé d’emploi, à la stabilité économique
et faire reculer la pauvreté »[2].

Le FMI a ainsi pour fonction d'assurer la


stabilité du système monétaire
international (SMI) et la gestion des
crises monétaires et financières. Pour
cela, il fournit des crédits aux pays qui
connaissent des difficultés financières
mettant en péril l'organisation
gouvernementale du pays, la stabilité de
son système financier (banques,
marchés financiers) ou les flux
d'échanges de commerce international
avec les autres pays.

Lors d'une crise financière, pour éviter


qu’un pays ne fasse « défaut » (c’est-à-
dire que ce pays ne puisse plus
rembourser ses créanciers, voire ne plus
payer ses dépenses courantes), le FMI lui
prête de l’argent le temps que la
confiance des agents économiques
revienne. Le FMI conditionne l’obtention
de prêts à la mise en place de certaines
réformes économiques visant en
principe à réguler la gestion des finances
publiques (ingérence financière) et à
établir une croissance économique
équilibrée à long terme.

L'institution a été créée le


27 décembre 1945 et devait à l'origine
garantir la stabilité du système
monétaire international, dont
l'écroulement après le krach de 1929
avait eu des effets catastrophiques sur
l'économie mondiale. Après 1976 et la
disparition d’un système de change fixe,
le FMI perd l'essentiel de sa raison d'être
et hérite d'un nouveau rôle face aux
problèmes d'endettement des pays en
développement et à certaines crises
financières.
Création

Le siège no 1 du FMI à Washington, D.C..

Le siège no 2 du FMI dans la même ville.

Le FMI est né en juillet 1944 lors de la


Conférence de Bretton Woods. L'objectif
était de garantir la stabilité du système
monétaire international de l’après
Seconde Guerre mondiale en empêchant
les grandes économies mondiales de
retomber dans la situation des années
1930, où les dévaluations de monnaie et
les décisions de politique économique
unilatérales avaient aggravé les tensions
internationales.

Le nouvel ordre économique proposé par


le représentant américain Harry Dexter
White reposait sur trois règles :

chaque État devait définir sa monnaie


par rapport à l’or, ou au dollar
américain lui-même convertible en or.
Il en découlait pour chaque monnaie
une parité officielle en or ou en dollar
(système dit d’« étalon de change-or »
ou « gold exchange standard ») ;
la valeur des monnaies sur le marché
des changes ne devait fluctuer que
dans une marge de 1 % par rapport à
leur parité officielle ;
chaque État était chargé de défendre
cette parité en veillant à équilibrer sa
balance des paiements.

Le rôle du système monétaire


international est donc de promouvoir
l’orthodoxie monétaire afin de maintenir
un contexte favorable à l’essor du
commerce mondial, tout en accordant
des prêts à certains pays en difficultés
dans le contexte de la reconstruction
d’après guerre. Le FMI est plus ou moins
complémentaire des autres grandes
institutions économiques créées à
l’époque : la BIRD (Banque internationale
pour la reconstruction et le
développement, aussi appelée Banque
mondiale) qui fut créée en même temps
que le FMI, et le GATT (General
Agreement on Tariffs and Trade) signé
peu de temps après.

Lors des négociations de Bretton Woods,


le représentant britannique, l’économiste
John Maynard Keynes, souhaitait la
création d’une institution bien plus
importante, une véritable Banque
centrale mondiale destinée à émettre une
monnaie internationale, le « Bancor ».
Cette proposition fut rejetée. Elle aurait
signifié pour les États-Unis une perte de
souveraineté vis-à-vis d’une institution
internationale et les aurait empêché de
profiter de la position dominante du
dollar américain à l’époque.

Le FMI dans le cadre du


système de Bretton Woods
Son fonctionnement

Le rôle du FMI a été de tenter de garantir


le bon fonctionnement du système
monétaire de Bretton Woods. Lorsque
certains pays se révélaient incapables de
maintenir la valeur de leur monnaie dans
la marge des 1 % prévue par les accords
de 1944, ils pouvaient recourir à des
dévaluations ou à des réévaluations
selon les cas. Si leurs réajustements
monétaires étaient supérieurs à 10 %, ils
devaient alors obtenir l'accord préalable
de l'organisation.

Pour tenter d’éviter ce genre de situation,


le FMI joue un rôle d'intermédiaire
financier entre États membres. Ainsi
chaque État doit verser à l'organisation
une certaine somme, nommée « quote-
part » et dont le montant est déterminé
par sa puissance économique, elle-
même mesurée par son PNB et par
l'importance de son commerce extérieur.
25 % de cette quote-part doivent être
payés en or, le reste en monnaie
nationale. En cas de déséquilibre de sa
balance des paiements risquant de
menacer l'équilibre monétaire sur le
marché des changes, chaque pays
membre peut obtenir automatiquement
25 % de sa quote-part (« droit de tirage »),
lui permettant de soutenir, par l'achat, sa
monnaie nationale. Si le FMI le juge
nécessaire, il peut prêter à ce pays
jusqu'à 125 % de sa quote-part. Ses prêts
sont censés permettre aux banques
centrales de défendre leur monnaie sur le
marché des changes.
L'octroi de ces crédits est soumis à
conditions et le pays demandeur doit
s'engager dans une politique
d'ajustement conseillée par l'organisation
afin de remédier aux causes de la
dépréciation de sa monnaie.

Le FMI fonctionne par ailleurs sur un


système d'élection à majorité, où les voix
sont pondérées par le montant de la
« quote-part ». Ainsi à sa création, les
États-Unis à eux seuls détiennent 25 %
des voix, puis 17 % par la suite. Les États-
Unis sont par ailleurs les seuls à disposer
d’un droit de veto au sein de cette
organisation[3].
On remarque que dans un tel système,
seuls les États-Unis n'ont pas besoin de
se soucier, a priori, du cours de leur
monnaie vu qu'elle fait office d’étalon.
Ainsi les États-Unis pouvaient connaître
d'importants déficits sans être soumis
aux remarques du FMI.

Premières propositions de
réforme

Dans le cadre du système de Bretton


Woods, chaque banque centrale
nationale devait être en mesure
d'échanger en or ou en dollar, toute
somme de sa monnaie nationale qui lui
serait présentée par un détenteur
étranger (principe de la convertibilité
externe). C’est-à-dire qu'une banque
nationale comme la Banque de France
devait, si un Allemand possédant des
francs lui demandait, lui échanger contre
des dollars américains ou de l’or. Dans ce
système, le dollar s’était d’abord révélé
trop rare pour assurer cette fonction[4],
mais à partir des années 1950, les
déficits américains permirent de faire du
dollar une monnaie abondante. En 1959,
certains pays demandèrent aux États-
Unis la conversion de leurs dollars en or,
ce qui provoqua une première crise du
système. Face à cette crise, l’économiste
belge Robert Triffin (L’or et la crise du
dollar, 1960) propose une réforme du
FMI. Selon lui le système monétaire de
Bretton Woods est confronté à un
dilemme, aujourd’hui connu sous le nom
de dilemme (ou paradoxe) de Triffin car :

les États-Unis doivent fournir au reste


du monde des quantités importantes
de dollars afin de permettre l’essor du
commerce mondial dont les
règlements s’effectuent grâce à cette
monnaie ;
en même temps, ils se doivent de
maintenir la valeur du dollar par
rapport à l’or, ce qui revient au
contraire à limiter l’émission
monétaire.
Pour Robert Triffin, les emprunts
concédés par le FMI sont insuffisants
pour permettre aux banques centrales en
difficulté de maintenir la parité officielle
de leur monnaie sur le marché des
changes. Il souhaite donc un
renforcement du rôle de l’organisation en
permettant des prêts plus importants qui
seraient octroyés, non en monnaie
nationale, mais dans une unité de
compte commune et propre au FMI.
Dans un tel système tous les pays
devraient déposer une proportion
uniforme de leurs réserves monétaires.
Ces dépôts seraient comptabilisés dans
une unité commune qui ne serait pas le
dollar mais qui serait aussi convertible
en or. Cette nouvelle unité de compte
sous le contrôle du FMI permettrait la
stabilité du système monétaire
international, et résoudrait la
contradiction qui découle du rôle
prépondérant du dollar américain. Cette
proposition célèbre ne sera pas retenue,
bien que le diagnostic de Robert Triffin se
révélera exact.

Création des droits de tirage


spéciaux

Une crise similaire à celle de la fin des


années 1950 se produit à la fin de la
décennie suivante. À nouveau les
spéculateurs jouent contre le dollar. Les
détenteurs de la monnaie américaine
demandent sa conversion en or, ce qui
provoque en mars 1968 la suspension de
la convertibilité externe du dollar, mesure
visant à limiter la sortie d’or des coffres
américains. En 1969, face à l’incapacité
du dollar à jouer son ancien rôle, le FMI
va créer de toutes pièces une nouvelle
monnaie, toujours existante, le DTS (droit
de tirage spécial).

Le DTS est alors une monnaie définie par


une parité en or ; elle fut à plusieurs
reprises octroyée aux différents pays
membres, selon leur quote-part, afin de
créer de nouvelles liquidités
internationales (en 1970, 1978 et 1981
puis récemment à certains pays n’étant
pas membres de l’organisation aux dates
précédentes, et ce dans un souci
d’« équité »).

La fin du système de Bretton
Woods

Le 15 août 1971, les États-Unis ont sonné


la fin effective du système de Bretton
Woods, en suspendant la convertibilité
de dollar américain en or. Le rôle initial
principal du FMI, garantir la stabilité des
taux de change dans une marge de 1 %, a
disparu[5]. Le système des taux de
change fixes s'écroule définitivement en
mars 1973 avec l'adoption du régime de
changes flottants, c'est-à-dire qu'ils
s'établissent en fonction des forces du
marché . Il n'y a plus de système
monétaire international organisé. Le
8 janvier 1976, les membres du FMI
signent les accords de la Jamaïque qui
permettent le flottement des monnaies.
Depuis 1971, le prix de l'or a flambé de
35 dollars jusqu'à 1 400 dollars l'once en
2011.

De 1976 à nos jours


Objectifs, aujourd’hui
Principaux emprunteurs au FMI.

Depuis 1976, le rôle du FMI consiste en


premier lieu à soutenir les pays
connaissant des difficultés financières.
Lorsqu’un pays est confronté à une crise
financière, le FMI lui octroie des prêts
afin de garantir sa solvabilité et
d’empêcher l’éclatement d’une crise
financière semblable à celle qui frappa
les États-Unis en 1929.
L'article I des statuts du FMI en fixe les
buts : « Encourager la coopération
monétaire internationale ; faciliter
l'expansion et l'accroissement
harmonieux du commerce mondial ;
promouvoir la stabilité des changes ;
aider à établir un système multilatéral de
paiements ; mettre temporairement,
moyennant des garanties adéquates, ses
ressources générales à la disposition des
États membres qui font face à des
difficultés de balance des paiements.
Plus généralement, et conformément à
ses autres buts, le FMI a pour
responsabilité d'assurer la stabilité du
système financier international. » Le FMI
est en ce sens, le responsable de dernier
ressort de la liquidité du système
financier international, pour éviter le
blocage des échanges et la contagion à
tout le système (risque systémique) de
problèmes momentanés de solvabilité
d'un pays donné ou d'une banque
centrale donnée. C'est une sorte de
« banque centrale des banques centrales
et trésors publics ».

Dans le cadre des prêts qu’il accorde, le


FMI se doit de garantir auprès de ses
contributeurs la bonne utilisation des
fonds alloués à tel ou tel pays. Il ne s’agit
pas seulement de retarder la crise par
l’octroi d’une aide monétaire temporaire,
mais de profiter du répit accordé par le
prêt pour corriger les causes
structurelles des difficultés
économiques. Ainsi le FMI exige des
emprunteurs qu’ils mettent en place les
politiques économiques qu’il préconise :
les « politiques d'ajustement structurel ».
Finalement les trois grandes missions du
FMI sont :

d’accorder des prêts aux pays en


difficulté financière ;
de conseiller les États membres quant
à leur politique économique ;
d’apporter une assistance technique et
des offres de formation aux États
membres dans le besoin.

Fonctionnement et
ressources

Le FMI est gouverné par ses 189 pays


membres, chacun ayant une voix
pondérée par sa participation financière
à l'organisation (sa « quote-part »). Il
prend de nombreuses décisions en
concertation avec la Banque mondiale au
sein du « Comité de développement ». Sa
gestion courante est confiée à un conseil
d'administration composé du président
de l'organisation et de 24 administrateurs
représentant chacun une nation. 8 d'entre
elles ont un représentant permanent
(États-Unis, Royaume-Uni, France,
Allemagne, Japon, République populaire
de Chine, Russie et Arabie saoudite), les
16 autres sont élus par les pays
membres.

La plupart des décisions sont prises


dans les faits à l'unanimité. Cependant,
compte tenu des modalités de prise de
décision au sein du FMI, qui supposent
une majorité qualifiée correspondant à
85 % des droits de vote, les États-Unis, ou
l'Union européenne dans son ensemble,
disposent de fait d'un droit de veto sur
les décisions du FMI puisqu'ils disposent
chacun de plus de 15 % des droits de
vote. Cependant, les pays de l'UE ne sont
pas toujours coordonnés.

Les ressources du FMI liées aux quotes-


parts sont d'environ 210 milliards de DTS
(soit 300 milliards de dollars américains),
auxquels s'ajoute la possibilité pour le
FMI de recourir à des emprunts envers
les grandes puissances économiques
(ces crédits sont de l'ordre de
50 milliards de dollars). Lors du sommet
du G20 de Londres le 2 avril 2009 il a été
décidé d'accroître significativement les
ressources du FMI à hauteur de
1 000 milliards de dollars pour mieux
faire face à la crise mondiale. Les pays
émergents s'estiment en effet sous-
représentés dans les institutions
financières existantes. La réforme aura
fait passer de 4 à 6,4 % les droits de vote
de la Chine, ce qui l'aurait placée juste
derrière le Japon mais loin encore
derrière les États-Unis dont la quote-part
n'aurait que légèrement diminué que de
17,7 à 17,4 %. Cette réforme aurait
permis aux pays des BRICS d'être parmi
les 10 pays ayant la plus forte quote-part,
au détriment notamment du Canada. En
août 2010, 181 pays admissibles à voter
représentant 99 % du quota avait
approuvé cette hausse[6]. Bien que signé
par le président américain Barack Obama
en 2010, les Républicains du Congrès
des États-Unis ont refusé de ratifier ce
projet de réforme du Fonds Monétaire
International[7].

Face à cette impasse, des solutions


alternatives excluant les États-Unis ont
été présentées par les BRICS (le Brésil, la
Russie, l'Inde, la Chine et Afrique du Sud)
au sommet de G-20 en 2013 incluant un
« fond commun de devises » et une
Banque de développement[8]. Sans une
résolution de l'impasse du Congrès
américain, la position du FMI dans le
système financier mondial risque de
devenir de plus en plus marginalisée[8].

Le FMI compte environ 2 700 employés.

La seule langue officielle du FMI est


l'anglais.

Politiques préconisées
Là où il intervient, le FMI, avec l’aide
d’autres organisations internationales
octroyant des prêts (comme la Banque
mondiale), négocie donc des plans dits
d’Ajustement structurel. Ils consistent
généralement à améliorer les conditions
de production et d’offre via la promotion
des mécanismes du marché. Parmi les
mesures concrètes souvent exigées, on
trouve l’ouverture du pays aux capitaux
étrangers et au commerce international,
la libéralisation du marché du travail et la
réduction du poids de l’État, c’est-à-dire
la privatisation de nombreuses
entreprises. L’économiste anglais John
Williamson a regroupé l’ensemble de ces
idées sous le terme de « consensus de
Washington », en soulignant qu’elles sont
partagées par la plupart des grandes
organisations internationales (Fonds
monétaire international, Banque
mondiale, Organisation mondiale du
commerce…) dont la plupart ont leur
siège à Washington[9].

Ces plans ne prévoient pas de baisses


d'impôts, mais en général des baisses de
dépenses conjuguées à des hausses
d'impôts afin de rétablir l'équilibre
budgétaire des États à problème. Par
exemple, au Cameroun, le plan
d'ajustement s'est traduit par des
hausses de la fiscalité au point que le
groupement patronal a dû demander une
« pause fiscale » de deux ans pour
pouvoir faire face aux nouveaux impôts.

Les interventions du FMI se sont


multipliées dans les pays en
développement à partir des années 1980
qui virent éclater la crise de la dette du
tiers monde, notamment à partir de 1982
et la cessation de paiement du Mexique.
Toutefois le FMI est aussi parfois
intervenu dans des pays développés,
comme en Corée du Sud à la fin des
années 1990. Depuis 2000, le FMI est
devenu de plus en plus impliqué dans
des pays développés, comme la Grèce en
2010, 2011 ; la Grèce (encore), le
Portugal, l'Irlande, la Roumanie et
l'Ukraine en 2012. En janvier 2012, ces
cinq pays étaient les plus grands
emprunteurs du FMI. En 2013, le FMI a
monté un sauvetage de 10 milliards de
dollars pour le système bancaire de
Chypre.

L’encouragement à la
dérégulation du marché du
travail

La déréglementation du marché du
travail est une idée fréquemment mise en
avant par le FMI pour soutenir la
croissance économique. Le FMI utilise
ainsi l'« indice de protection de l'emploi »
(créé par l'Organisation de coopération et
de développement économiques
(OCDE)), pays par pays, et encourage sa
diminution[10].

Par exemple, le FMI a étudié le cas de la


France[11],[12] et encourage le
gouvernement à lutter contre les rigidités
sur le marché du travail[13]. Il encourage
le gouvernement à éviter de nouvelles
revalorisations du SMIC, et à limiter les
phénomènes de « passager clandestin »
pour le versement des revenus
d'inactivité.

Pourtant, en juillet 2009, le Fonds


monétaire international, alors dirigé par
Dominique Strauss-Kahn, publie un
rapport sur les finances de la France. Si
le rapport note que ce pays « résiste
mieux que la moyenne des pays
européens », grâce, notamment, à son
système de protection sociale étendu, il
recommande par ailleurs de « limiter la
hausse des dépenses liées au
vieillissement de la population »
(pensions, santé), prône « la poursuite de
la modération dans la hausse du salaire
minimum, la réforme de la formation
professionnelle et le relèvement de l'âge
légal de la retraite pour encourager
l'emploi des seniors »[14].

Depuis les années 1980

Pour ce qui est des pays en


développement, l’analyse des experts du
FMI est simple. Depuis la fin de la
Seconde Guerre mondiale, les pays ayant
choisi d’opter pour une croissance
introvertie, comme longtemps la
République populaire de Chine et l’Inde,
n’ont pas connu de réussite économique,
tandis que d’autres, comme les
« dragons asiatiques », ont su profiter de
leurs avantages, une main-d’œuvre
abondante en particulier, pour s’ouvrir au
commerce international et prospérer. Le
FMI cherche donc généralement à
contraindre les pays en développement à
s’ouvrir au commerce extérieur.

Lors des années 1980, le FMI prend un


nouveau rôle face à l’éclatement de la
crise de la dette du tiers monde et
impose ses politiques économiques
d’ajustements structurels et de lutte
contre la pauvreté à de nombreux pays
d’Afrique et d’Amérique latine.

Le début des années 1990 est marqué


par l’éclatement du bloc soviétique et la
nécessité pour le FMI d’organiser le
système monétaire des pays d’Europe de
l'Est et de la Russie en vue d’une
intégration dans le système financier
mondial et d’une meilleure transition de
ces économies dirigées vers l’économie
de marché.

Au début des années 1990, les financiers


internationaux avaient relancé leurs prêts
au Mexique dans un contexte de réforme
de marché qui visait à libéraliser
l’économie. Toutefois à la fin 1994, les
marchés financiers changèrent
soudainement leur appréciation de la
situation mexicaine, craignant d’avoir
prêté davantage que le pays ne pourrait
rembourser. La crise financière qui
découla de ce soudain changement
d’humeur des marchés entraîna un
renflouement immédiat des investisseurs
par le FMI et la Réserve fédérale des
États-Unis (Fed). La crise fut rapidement
surmontée. Pour certains analystes, le
redressement rapide du Mexique n’est
pas imputable au FMI mais au rôle des
crédits commerciaux américains et à
l’intégration du pays dans la toute
nouvelle ALENA (Accord de libre-
échange nord-américain).

Selon Joseph Stiglitz (Quand le


capitalisme perd la tête), les aides
accordées par le Trésor américain et le
FMI ont contribué à réunir les conditions
d’une crise en Argentine. D’après lui, les
emprunts concédés à ce pays ont permis
aux créanciers d’accorder des prêts sans
se soucier de la condition économique
réelle des emprunteurs : ils pensaient
qu’ils seraient de toute manière renfloués
par le FMI (voir à cet effet l'Aléa moral).
De leur côté les emprunteurs ont
effectué un raisonnement similaire ce qui
a finalement déstabilisé la situation
financière du pays et alimenté la
spéculation. Les États-Unis, via le FMI,
avaient aussi imposé une libéralisation
des flux de capitaux et une
déréglementation du système bancaire.
Certains pays d’Amérique latine, en
particulier l’Argentine et le Chili ont été
montrés comme exemples de la bonne
mise en application des principes du
« consensus de Washington ». Si les
deux pays ont connu en effet une
certaine réussite, l’Argentine a fini par
voir son économie s’écrouler en 2001.
Ensuite, c’est au contraire en n’appliquant
pas les recommandations du FMI que
l’économie du pays s’est redressée[15]. Le
Chili continue quant à lui son
développement sur un très bon rythme
de croissance.

Depuis l'année 2005, les crédits accordés


par le FMI se sont réduits drastiquement,
du fait de la bonne santé économique du
monde et des pays d'Amérique latine en
particulier[16].

Selon Daniel Cohen, le FMI qui a


préconisé pendant un temps un
libéralisme très idéologique (au cours
des années 1990), est passé depuis à
une situation de « pragmatisme
absolu »[17].

La crise asiatique - un point


[ ]
tournant [Quoi ?]

La crise financière asiatique touche


d’abord l’Indonésie en 1997 où le FMI
impose une politique d’austérité
monétaire et de rigueur budgétaire,
malgré l’instabilité sociale et ethnique du
pays. Plusieurs banques furent fermées,
ce qui provoqua selon certains analystes
une aggravation de la crise. Face à
l’expansion de la crise, les pays d’Asie
ont adopté des positions différentes vis-
à-vis des politiques préconisées par le
Fonds monétaire international. Certains
pays comme la Chine ont évité la crise en
adoptant des politiques d’expansion
économique (le contraire des
recommandations du FMI). La Malaisie
n’a elle non plus pas suivi les conseils de
l’institution et a pris des mesures telles
que le contrôle des mouvements de
capitaux, ce qui a suscité des reproches
du FMI. Toutefois, d’autres pays ont
connu un relèvement rapide en adoptant
partiellement les mesures préconisées
par le FMI. C’est le cas de la Corée du
Sud, qui se garda pourtant d’adopter
toutes les mesures proposées[18].

Ses critiques

 Cette section a besoin d'être


recyclée (juillet 2019).
Motif : Les paragraphes qui suivent sont
peu compréhensibles : ils devraient être
vérifiés et récrits. ou discutez des points
à améliorer.

Durant la crise asiatique, certains pays


se sont par ailleurs montrés
extrêmement critiques vis-à-vis de la
gestion de cette dernière par le FMI. Le
Japon, en se gardant de critiques
ouvertes vis-à-vis de l’institution, a
pourtant proposé en 1997 la création
d’un Fonds monétaire asiatique
(l'initiative de Chiang Mai) auquel il se
déclarait prêt à contribuer à hauteur de
100 milliards de dollars. Cette initiative a
vu plusieurs étapes. La première étape,
en 1997, était la création d'un accord de
swap asiatique réciproque entre 5 pays
(Indonésie, Malaisie, Philippines,
Singapour et Thaïlande) qui a atteint
200 millions de dollars. Ceci était
totalement inadéquat lorsque la crise
financière a frappé en 1997. La deuxième
étape en 2000 était d'inclure le Japon, la
Chine et la Corée, mais quand la crise
Lehman a frappé en 2008, ce filet de
sécurité a été élargi à 120 milliards, et
ensuite doublé à 240 milliards de dollars
en 2012[19],[20].

Dans son analyse de la crise financière


asiatique, l'Institut de la Banque
Asiatique de Développement (ADBI) a
conclu que l'évaluation de la crise du FMI
était défectueuse. La crise asiatique était
fondamentalement différente de la crise
de compte courant conventionnel typique
de la plupart des pays en voie de
développement, comme en Amérique
latine. Selon l'ADBI, la crise était
largement celle du compte de capital, dû
à l'exposition d'un décalage conjoint des
maturités et des risques de taux de
change[21]. En fait, la libéralisation
prématurée du compte de capital a créé
de fortes incitations à financer des
projets d'investissement à long terme,
grâce à des financements étrangers à
court terme beaucoup moins chers.
Cette stratégie a été assez rentable
lorsque le taux de change est resté
stable. Mais en raison d'une surveillance
prudentielle inadéquate, une bulle
spéculative s'est développée et a
finalement éclaté. Par conséquent, dans
ce cas, l'Asie avait besoin d'un
échelonnement approprié des réformes
financières, institutionnelles et de
gouvernance internes - avant la
libéralisation du compte de capital[21].
Ainsi, la politique conventionnelle du FMI
d'austérité budgétaire, les conditions
monétaires serrées et surtout la
dévaluation étaient inappropriées[22].

Selon Martin S. Feldstein, les


programmes du FMI en Asie sont allés
bien au-delà du rôle traditionnel du FMI.
Au lieu d'exiger des politiques
macroéconomiques qui peuvent
améliorer le compte courant nécessaire,
le FMI est intervenu dans les politiques
détaillées sur les marchés du travail, la
structure des entreprises, les banques,
les impôts, les réglementations
spécifiques, et les règles d'importation.
De même, le FMI a cherché à substituer
ses prêts pour les obligations à des
banquiers étrangers quand il aurait plutôt
dû chercher à réunir les emprunteurs et
les créanciers pour restructurer les prêts
privés. Ces problèmes sont
particulièrement répandus dans les
politiques imposées à la Corée[23].
Ces différences dans l'évaluation des
causes de la crise expliquent l'hésitation
de la Corée à rechercher un plan de
sauvetage du FMI en novembre 1997,
suivi par sa sortie rapide du programme
de stand-by et le remboursement de ses
prêts du FMI en décembre 2000, une fois
l'économie stabilisée[24],[25]. Cela
explique aussi le succès de la Malaisie
pour traverser la crise en refusant
l'approche de l'austérité du FMI, et en
mettant en œuvre des contrôles de
capitaux[21],[26],[27].

Dans le même esprit, le rapport de la


Commission Meltzer établi par le
Congrès américain (1998) était assez
critique du rôle du FMI dans la crise
financière de 1997. La crise financière
mondiale qui a éclaté en 1997 a ouvert la
voie pour le premier véritable débat
depuis plusieurs décennies sur le rôle du
FMI[28]. La plupart des analystes
conviennent que les politiques de
libéralisation des marchés de capitaux et
financiers en Asie de l'Est, promues par
le FMI au début des années 1990, ont
probablement aggravé la crise. Après la
fuite des capitaux volatiles, les pays
asiatiques ont plongé dans une chute
libre économique ; or le FMI prescrit des
mesures économiques difficiles qui dans
certains pays ont aggravé la crise[29].
Ses défenseurs

En réponse à ces nombreuses critiques,


Stanley Fischer a défendu l'approche du
FMI. Les politiques monétaires et
budgétaires restrictives dans les
économies asiatiques en crise étaient
nécessaires pour consolider la confiance
dans leurs devises et financer les coûts
énormes de la restructuration financière.
En outre, en ignorant les problèmes
structurels inviterait une répétition de la
crise. Et les problèmes d'aléa moral, bien
qu'important de traiter, peuvent
facilement être exagérés [pas clair][30].

Dans le même esprit, une critique


commune est que le FMI impose des
politiques économiques sévères sur les
gouvernements, écrasant les espoirs et
les aspirations de leur peuple. Mais du
Pérou en 1954 à la Corée du Sud en 1997
et à l'Argentine en 2002, les
gouvernements des pays en voie de
développement ont cherché l'aide du FMI
parce qu'ils étaient déjà en difficulté
financière profonde. Le FMI intervient
lorsque les créanciers privés craignent
d'intervenir. De plus, il offre des prêts à
faibles taux d'intérêt. Le FMI ne crée pas
de l'austérité, dit Kenneth Rogoff. En fait,
« les conditions de politique économique
que le FMI attache à ses prêts sont en
place de la discipline beaucoup plus
stricte que les forces du marché
imposent en l'absence du FMI. » [pas clair]
D'ailleurs, il ajoute que les politiciens — y
compris ceux dont la mauvaise gestion
économique a souvent contribué à créer
la crise — font du FMI « un bouc
émissaire commode » quand ils doivent
enfin imposer l'austérité[31],[32].

Problèmes clés

Face à ces défis, le département du


Trésor des États-Unis, sans doute la
principale influence sur les politiques du
FMI, a offert une proposition de réforme
modeste qui n'a pas une vision claire
pour le changement[28].
• La proposition de réforme du
Département du Trésor met l'accent sur
la transparence et la surveillance, tout en
ignorant le problème de capitaux
spéculatifs volatiles.

• Selon les recommandations de la


Commission Meltzer, le FMI doit mettre
fin à l'assistance à long terme liée à des
conditions d'ajustement structurel, mais
assurer plutôt une influence importante
en exigeant que les pays mettent en
œuvre les « conditions préalables »
orientées envers les marchés libres pour
se qualifier pour une aide d'urgence.

• L’échec d'un pays à respecter les


conditions pour l'aide financière, en
avance, serait susceptible de provoquer
la nervosité des marchés financiers et
nuire à l'objectif de stabilité[28].

Les principales interventions

1994 : Mexique : crise économique


mexicaine : 18 milliards de dollars.
1997 : Asie : crise économique
asiatique : 36 milliards de dollars.
1998 : Russie : crise financière
russe : 22,6 milliards de dollars.
1998 : Brésil : 41,6 milliards de
dollars.
2000 : Turquie : 11 milliards de
dollars.
2001 : Argentine : crise économique
argentine: 21,6 milliards de dollars.
2010 : Grèce : crise grecque :
110 milliards d'euros (139,73 milliards
de dollars).
2011 : Portugal : crise portugaise :
78 milliards d'euros (99,08 milliards de
dollars).

Critiques
Sur sa fonction principale :
arbitre des déséquilibres
mondiaux

Les statuts du FMI prévoient que les


États membres s'engagent à n'avoir ni
déficits ni excédents démesurés. Créé
pour tenir un rôle d'arbitre impartial du
rééquilibrage financier mondial, le FMI
s'est montré totalement impuissant à
agir sur les déséquilibres mondiaux[33].

Vote en rapport avec la


puissance économique et
partialité

Les États-Unis sont le contributeur


principal du FMI, et possèdent ainsi
16,53 % des droits de vote[34]. L'Union
européenne possède 29,61 % des droits
de vote[34]. Les 9 premiers pays, qui
représentent plus de 50 % du PIB
mondial, ont la majorité des droits de
vote alors que le FMI compte 189 pays
membres. Ce qui fait dire aux détracteurs
du FMI qu'il est un instrument au service
des grands pays riches, qui financeraient
le FMI pour imposer les vues
économiques de l'organisation sur les
pays qui choisissent d’avoir recours aux
financements du FMI. Ce système de
vote censitaire est critiqué, notamment
par les tenants de la « mondialisation
démocratique »[35].

Selon une règle tacite, le directeur du FMI


est un européen[36] (l’Europe se choisit
un candidat susceptible de recueillir
l'approbation du conseil
d’administration), alors que le président
de la Banque mondiale est un
américain[36]. Certains dirigeants des
pays en développement s'insurgent
contre cette pratique, tels l'ancien
président de la Commission de l'Union
africaine Alpha Oumar Konaré qui
voudrait y mettre un terme[37]. Elle est
également critiquée par le ministre russe
des Finances, Alexeï Koudrine, qui estime
que ce système de sélection est
également injuste envers les autres
grands pays du monde tels le Brésil,
l'Inde ou la Chine[38]. Les prêts accordés
par le FMI étant sous condition
économique, c'est celui-ci qui se retrouve
par extension à définir la politique
économique et parfois sociale du pays.
Certains économistes parlent donc du
FMI comme d'une institution qui
perpétuerait de façon tacite le
colonialisme[39].

La répartition des droits de vote pose


pour certains la question de l'équité du
FMI : dans La Grande Désillusion,
l'économiste américain Joseph E. Stiglitz
fait par exemple du FMI une institution
au service de son principal actionnaire,
les États-Unis. Sa critique met
régulièrement en lumière la partialité du
FMI qui risque d'entraîner le déclin de
cette institution : « si l'analyse des
déséquilibres mondiaux par le FMI n'est
pas équitable, si le Fonds n'identifie pas
les États-Unis comme étant le principal
coupable, s'il ne concentre pas son
attention sur la nécessité de réduire le
déficit budgétaire américain par des
impôts plus élevés pour les citoyens les
plus riches et de dépenses plus faibles
en matière de défense, la pertinence du
FMI risque fort de décliner au cours du
e
 siècle[40] ».

Inadéquation des méthodes


d'analyse et faillite de la
mission de surveillance

Un rapport indépendant rédigé par une


équipe du Bureau indépendant
d'évaluation du FMI (BIE) concernant la
période (2004-2007) qui a précédé la
crise financière et économique
mondiale[41] a pointé du doigt l'incapacité
du FMI à prévoir la crise durant ces
années. Le rapport souligne que pendant
cette période le « message constamment
répété fut celui d'un optimisme
permanent » et que le FMI a partagé
l'idée alors répandue « qu'une crise
majeure dans les grands pays industriels
était peu probable ». Jusqu'aux
premières heures de la crise et encore en
avril 2007, le « message du FMI […]
présentait un contexte économique
international favorable ». Le FMI n'aurait
accordé que peu d'attention à la
dégradation du bilan des secteurs
financiers, aux liens éventuels entre
politique monétaire et déséquilibres
mondiaux, ainsi qu'à l'expansion du
crédit. Le FMI n'a pas perçu les
principales composantes sous-jacentes
de la crise en gestation. Le président
russe Vladimir Poutine a également mis
en évidence ce problème, appelant à une
réforme du FMI pour que celui-ci soit
plus rapide dans la prise de décisions
efficaces dans l'environnement très
changeant des finances mondiales[42].

Aux États-Unis, il n'a pas analysé la


dégradation des normes d'octroi des
financements hypothécaires, ni le risque
que cette situation faisait porter aux
institutions financières et « resté
optimiste quant à la propension de la
titrisation à diluer les risques ». En février
2006, le Programme d'évaluation du
secteur financier (PESF) traitant du
Royaume-Uni affirme que « les
portefeuilles de crédit hypothécaire des
banques ne semblent pas présenter une
source de vulnérabilité directe majeure ».
Pour l'Islande, dont la croissance du
secteur bancaire passait de 100 % du PIB
à 1000 % en 2003, la surveillance du FMI
« a notoirement failli à signaler les
dangers d'un système bancaire
surdimensionné ». En 2007, les rapports
du FMI affirment que « les perspectives à
moyen terme de l'Islande restent
enviables ». Le FMI a au contraire salué
les « innovations financières » et a
recommandé à d'autres pays avancés
d'utiliser les mêmes méthodes que les
États-Unis et le Royaume-Uni. Dans cette
optique, le FMI critique en 2006
l'Allemagne et le Canada. Pour ce dernier,
il précisait que « les stratégies timorées
du système bancaire canadien donnent
des rendements d'actifs beaucoup plus
faibles qu'aux États-Unis ». Les conseils
du FMI pour ces pays ont précisément
été axées contre les « entraves
structurelles dont certaines ont contribué
à protéger ces pays des facteurs qui ont
déclenché la crise »[41].
Si l'édition du printemps 2008 du Rapport
sur la stabilité financière dans le monde
(GFSR) signalait que de grandes
institutions financières pourraient avoir
des problèmes de solvabilité, durant l'été
2008, le FMI « affirmait avec plus
d'assurance que la crise avait été
maîtrisée ». En mai 2008, Dominique
Strauss-Kahn affirme depuis Bruxelles,
au sujet du secteur financier : « Les pires
nouvelles sont derrière nous[43]. »

Le rapport du BIE explique l'incapacité du


FMI à identifier les risques et à donner
des avertissements par différents
facteurs :
des méthodes d'analyse incomplètes
et un « degré élevé de pensée
doctrinaire » ;
l'opinion dominante que
« l'autorégulation des marchés suffirait
à écarter tout problème majeur des
institutions financières » ;
le lien insuffisant entre l'analyse
macroéconomique et celle du secteur
financier ;
les lacunes de la gouvernance interne.

Politique considérée comme


néfaste pour les pays en
développement

Les critiques adressées au FMI ont pour


source la plupart des organisations
altermondialistes et proviennent
également d'économistes réputés
libéraux (tels que Milton Friedman) ou de
la Banque mondiale. Elles considèrent
que les interventions du FMI, même si
elles permettent un dépannage
momentané des pays du tiers monde qui
les acceptent, aggravent la pauvreté et
les dettes en supprimant ou diminuant la
capacité d'intervention de ces États, ce
qui les empêcherait de mieux régler leurs
problèmes. L'argument principal se base
sur le fait que le FMI préconise les
mêmes recommandations économiques
et globalement les mêmes plans
d'ajustement structurel (essentiellement
des privatisations et des ouvertures du
marché intérieur) à tout pays demandeur
d'aide, sans analyser en profondeur la
structure de chacun. Sur la base du
« Consensus de Washington », il
préconiserait le plus souvent une plus
grande ouverture aux capitaux, aux
services et biens mondiaux, la
privatisation des entreprises publiques
ainsi que l'austérité budgétaire. On peut
prendre comme exemple l'Argentine, qui
était considérée comme un pays modèle
par le FMI (pour avoir suivi à la lettre ses
recommandations), mais qui a connu
une grave crise économique en 2000,
entraînant un chaos (avec cinq
présidents en dix jours en 2001)[44].
Manifestation contre le FMI et la Banque mondiale à
Jakarta en 2004.

À ce sujet, l'américain Joseph E. Stiglitz a


développé ces critiques, notamment sur
la période 1990-2000, dans son livre La
Grande Désillusion (2002). Au sujet de
l'intervention du FMI dans les pays
asiatiques, notamment l'Indonésie,
l'économiste libéral Milton Friedman a
même déclaré que « sans le FMI, il n'y
aurait pas le problème de l'Asie. Il y aura
peut-être des cas isolés, comme la
Thaïlande, mais, il n'y aurait pas une si
grande crise à travers l'Asie »[45]. La
direction de la Banque mondiale s'est
également montrée distante par rapport
à la position du FMI et a renforcé
l'impression que les deux institutions ne
parlent plus systématiquement d'une
même voix. M. James Wolfensohn
neuvième président de la Banque
mondiale, dans son discours du 6
octobre 1998, a déclaré « qu'il
souhaiterait que les programmes de
sauvetage financier attachent plus
d'importance aux préoccupations
sociales (comme le chômage) et que le
FMI insistait trop en revanche sur la
stabilisation des monnaies ».
Dans son livre The Globalisation of
Poverty[46], Michel Chossudovsky impute
au FMI l'éclatement de la fédération
yougoslave, qui « est directement relié au
programme de restructuration macro-
économique imposé au gouvernement
de Belgrade par ses créanciers de
l'extérieur. Adopté en plusieurs étapes
depuis 1980, ce programme a contribué
à déclencher l'effondrement de
l'économie nationale qui a mené à la
désintégration du secteur industriel et au
démantèlement graduel de l'État
providence. Les tendances séparatistes
alimentées par les divisions sociales et
ethniques ont justement pris leur élan
pendant une période d'appauvrissement
brutal de la population yougoslave »[47].

Les populations peuvent être très


critiques face aux politiques
d'ajustement structurel (PAS)[48],[49]. Par
exemple, la population sénégalaise ne
comprend pas pourquoi ce pays a dû
privatiser tant ses chemins de fer, ce qui
a abouti à la suppression de la ligne, que
son Office national vétérinaire, mesure
conduisant à l'élévation des prix des
produits vétérinaires, entraînant un
développement des épidémies et des
parasites et aboutissant à décimer des
troupeaux, abaisser la qualité sanitaire
des animaux, et empêchant les
exportations du bétail[50]. La situation en
Guinée et au Ghana[51] est sensiblement
la même. En Mauritanie, la suppression
de la propriété collective traditionnelle de
la terre a entraîné une concentration de
la propriété foncière dans les mains de
transnationales du secteur
agroalimentaire, de grandes inégalités et
du désordre social[52].

Enfin, le FMI a subi un second revers en


Amérique Latine, notamment en
Argentine, dont le président Néstor
Kirchner a rééchelonné unilatéralement
la dette avec les créanciers privés, tout
en escamotant 75 % de celle-ci. Après
avoir retrouvé dès 2003 d'importants
taux de croissance (autour de 9 %), elle a
finalement décidé en 2005 le
remboursement total de sa dette de
façon anticipée prévue normalement en
2007, afin d'éviter l'étranglement de son
économie par les intérêts, ce qui avait
conduit à la crise financière selon Néstor
Kirchner. Avec le remboursement de sa
dette de 9,6 milliards de dollars au FMI,
« L'Argentine commence à construire son
indépendance », a dit M. Kirchner[53]. Le
FMI s'est félicité du remboursement
intégral de la dette de l'Argentine.

Critique des conditionnalités


dites d'ajustement structurel
Les critiques pensent que les conditions
négociées avec le FMI, une entité
supranationale, sous forme de plans
d'ajustement structurel limitent la
souveraineté des économies nationales
en encadrant certains aspects de la
politique de l'État.

Ils critiquent aussi l'impact de ces plans


sur l'économie. De leur point de vue,
l'action sur les salaires diminue d'autant
le pouvoir d'achat nominal, la
privatisation des entreprises publiques
réduit la capacité de l'État à intervenir. De
plus l'augmentation des importations
mettrait souvent à mal les économies
locales des systèmes de production
traditionnels.

Selon eux, certains de ces plans,


proposés par le FMI et la Banque
africaine de développement (BAD),
entravant la réforme des terres agricoles
tout en incitant à accroître le commerce
des denrées agricoles, seraient parmi les
causes des flux migratoires vers les
villes, de l'extension des bidonvilles et de
la pauvreté et l'émigration vers les pays
du Nord[54].

Ces plans sont aussi tenus pour


responsables de la stagnation
économique qui a frappé certains des
pays qui les ont appliqués. Par exemple,
la suppression ou la diminution des
aides publiques pour l'éducation aurait
dans certains pays handicapé la
formation et nui à la croissance. De
même, des suppressions de programmes
de santé auraient laissé le SIDA dévaster
des populations, ainsi que l'économie en
décimant la main-d’œuvre[55].

Les retraits de pays

La Pologne s'est retirée du FMI en


1950 sous la pression de l'URSS, avant
d'y revenir en 1986.
La Tchécoslovaquie a été forcée de se
retirer en 1954, avant d'y revenir en
1990.
Cuba s'est retiré en 1964.
L'Indonésie s'est retirée pendant deux
ans, de 1965 à 1967.
Le 1er mai 2007, le président du
Venezuela, Hugo Chávez, a annoncé
son intention de retirer son pays de la
Banque mondiale et du Fonds
monétaire international : « il vaut mieux
que nous en sortions avant qu'on nous
ait pillé »[56], après avoir remboursé la
dette contractée auprès du Fonds en
2006[57].

Les pays non membres du FMI au


1er janvier 2010 sont : Andorre, la Corée
du Nord, Cuba, le Liechtenstein, Nauru, le
Swaziland et le Vatican. Le 18 avril 2012,
le Soudan du Sud a adhéré à l'Institution.

Cas particuliers
Le FMI et la Libye

Le 18 novembre 2008, le directeur du


FMI, Dominique Strauss-Kahn, résume sa
rencontre avec Mouammar Kadhafi :
« les entretiens que nous avons eus ont
témoigné de notre unité de vue sur les
réalisations de la Libye et sur les
principaux défis auxquels elle est
confrontée. Les réformes ambitieuses
des dernières années ont produit une
croissance forte […] Le défi principal est
de maintenir le rythme des réformes en
cours visant entre autres à réduire la
taille de l'État. »[58]

Cette analyse économique est confirmée


six jours après le début des émeutes de
Benghazi qui commencent la révolte du
peuple libyen, le 15 février 2011. Un
rapport du FMI loue la bonne gestion
économique de la Libye par le colonel
Kadhafi, l'encourage à « continuer
d'améliorer l'économie », mentionnant
son « ambitieux programme de
réformes »[59].

Le FMI et l'Égypte
En novembre 2012, en Égypte alors sous
la présidence de Mohamed Morsi, un
accord technique avec le FMI était en
cours pour une aide d’un montant de
4,8 milliards de dollars : « Les équipes de
négociation ont signé le 20 novembre un
premier accord au niveau technique
(« staff level agreement ») pour conclure
un accord de confirmation (« Stand-By
Agreement », SBA). Ce prêt visait à
soutenir financièrement la mise en place
du programme économique et social du
gouvernement au cours de l’année
fiscale 2013-2014. Selon le FMI, il
s'agissait d'une des composantes d’une
aide extérieure globale attendue de
14,5 milliards de dollars. Afin de réduire
les dépenses de l’État, il était notamment
prévu de rationaliser les subventions
(sauf pour les installations de pétrole et
de gaz), de mettre en place en avril 2013
un système de coupons pour la
distribution de l’essence, d’augmenter le
prix de l’octane 95 (mesure rapidement
mise en place), de mettre en vigueur la
loi sur la taxe foncière de 2010 en janvier
2014 et de créer une taxe sur la valeur
ajoutée des services (juillet 2013) ». À
l’époque, cet accord devait être approuvé
par le conseil d’administration du FMI. Il
était également exigé du gouvernement
égyptien de ne pas s'engager dans
d'autres voie économiques ou politiques
en dehors de cet accord[60]. Le
16 avril 2013, l'agence Reuters annonce
la fin des discussions sans qu'un accord
ait pu être conclu[61].

Directeurs généraux
Chronologie

Christine Lagarde, directrice générale du FMI depuis


le 5 juillet 2011.

Depuis 1946, le poste de directeur


général du FMI est successivement
occupé par les personnes suivantes :

Date Nom

1 6 mai 1946 – 5 mai 1951 Camille Gutt

2 3 août 1951 – 3 octobre 1956 Ivar Rooth

3 21 novembre 1956 – 5 mai 1963 Per Jacobsson

4 1er septembre 1963 – 31 août 1973 Pierre-Paul Schweitzer

5 1er septembre 1973 – 16 juin 1978 Johan Witteveen

6 17 juin 1978 – 15 janvier 1987 Jacques de Larosière

7 16 janvier 1987 – 14 février 2000 Michel Camdessus

14 février – 30 avril 2000 Stanley Fischer (par intérim)

8 1er mai 2000 – 4 mars 2004 Horst Köhler

4 mars – 7 juin 2004 Anne Krueger (par intérim)

9 7 juin 2004 – 1er novembre 2007 Rodrigo Rato

10 1er novembre 2007 – 18 mai 2011 Dominique Strauss-Kahn

15 mai 2011 – 5 juillet 2011 John Lipsky (par intérim)

11 Depuis le 5 juillet 2011 Christine Lagarde

Principaux pays membres par


droits de vote

Actualisé avant la réforme d'octobre


2010 :

1. États-Unis : 16,74 %
2. Japon : 6,01 %
3. Allemagne : 5,87 %
4. France : 4,86 %
5. Royaume-Uni : 4,85 %
6. Chine : 3,65 %
7. Italie : 3,19 %
8. Arabie saoudite : 3,16 %
9. Canada : 2,88 %
10. Belgique : 2,69 %

L'ensemble de l'Union européenne


totalise un peu plus de 30 % des votes.
Les principales décisions nécessitent
85 % des votes[62].

La réforme des droits de vote


En 2010, le FMI est réformé par
consensus au sein du G20 entre les pays
riches et émergents[63]. 6 % des quotas
du FMI (qui ouvrent des droits de vote)
sont transférés aux pays émergents[63] ;
l'Europe perd en influence, cédant deux
sièges (sur les vingt-quatre que compte
le conseil d'administration du FMI[63]), au
profit des BRICS, qui gagnent en
puissance[63].

Le ministre des Finances indien, Pranab


Mukherjee, satisfait de la réforme, a
déclaré : « Nous [les pays émergents]
réclamions que la quote-part reflète la
réalité et les pouvoirs économiques
actuels. [...] Les corrections ont
maintenant été effectuées[63]. »

Rémunération actuelle de la
directrice générale

En 2011, la rémunération annuelle


globale de Christine Lagarde est fixée à
551 700 dollars (nets d'impôts) : soit un
salaire annuel de 467 940 dollars
auxquels s'ajoute une allocation de frais
de 83 760 dollars[64].

Une retraite annuelle est également


attribuée trois ans après la fin de la
présidence [réf. nécessaire].
Règlement interne
protégeant les personnes
Le 6 mai 2011, à la suite de l'affaire
Piroska Nagy, le harcèlement devient un
motif de licenciement au FMI[65].

Notes et références
1. Dernier en date : Soudan du Sud, le
18 avril 2012.
2. guide : qu'est-ce que le Fonds
monétaire international ? , page 6,
site officiel.
3. Richard Hiault, « FMI et Banque
Mondiale de plus en plus décriés » ,
Les Échos, 21 juillet 2014 (consulté
le 9 février 2018).
4. (en) Greg Canavan, « The Triffin
Dilemma » , mai 2015 (consulté le
13 juin 2015).
5. Xelim, « Fin de Bretton Woods,
c'était le 15 août 1971. » , sur
blogs.mediapart.fr, 2011 (consulté le
14 juin 2015).
6. « Status of IMF Members' Consents
to Increases in Quotas Under the
Eleventh General Review » , sur
imf.org (consulté le 14 juin 2015).
7. David Rogers, « IMF at center of
budget debate » (consulté le
14 juin 2015).
8. « Reform of the Bretton Woods
Institutions: The IMF Might Not Live
to See Its Anniversary » (consulté le
16 juin 2015).
9. « A Short History of the Washington
Consensus » , sur www.iie.com
(consulté le 14 juin 2015).
10. Bulletin du FMI, cas de l'Allemagne ,
30 janvier 2006, , p. 28.
[PDF]

11. France — Consultations de 2005 au


titre de l'article IV Conclusions de la
mission .
12. bulletin du FMI février 2007, cas de la
France, page 46 .
13. Le FMI a salué la mise en place du
Contrat nouvelle embauche et a
encouragé le gouvernement à
généraliser son application.
14. Olivier Auguste, Dette : le FMI appelle
la France à de nouveaux efforts, Le
Figaro, 31 juillet 2009, [lire en ligne ].
15. Lamia Oualalou, « On achève bien le
FMI ! », Marianne, no 550, semaine du
3 au 9 novembre 2007, p. 56-57.
16. bulletin du FMI, 4 juin 2007, page
130.
17. « DSK peut-il sauver le FMI?  »,
émission avec l'économiste Daniel
Cohen, Libération.
18. « Korea's Recovery since the
1997/98 Financial Crisis: The Last
Stage of the Developmental State »
(consulté le 16 juin 2015).
19. « Asian Century Institute - Chiang
Mai Initiative: an Asian IMF? » , sur
asiancenturyinstitute.com (consulté
le 15 juin 2015).
20. « The Chiang Mai Initiative » , sur
[PDF]

Institute for International Economics,


2012 (consulté le 15 juin 2015).
21. (en) Yoshitomi Masaru and ADBI Staff,
Post-crisis Development Paradigms
in Asia, Tokyo, Grant B. Stillman for
ADBi Publishing, 2003, 181 p.
(ISBN 4-89974-002-6).
22. « Washington Consensus » , sur
www.cid.harvard.edu (consulté le
16 juin 2015).
23. « Foreign Affairs » , sur
www.nber.org (consulté le
20 juin 2015).
24. Irma Adelman et Song Byung Nak,
« The Korean Financial Crisis of
1997-98 » , sur are.berkeley.edu
[PDF]

(consulté le 15 juin 2015).


25. (en) Steven Radelet and Jeffrey D.
Sachs, « The East Asian Financial
Crisis: Diagnosis, Remedies,
Prospects », Brookings Papers on
Economic Activity, no 1, 1998.
26. « Malaysia in the Global Economy »
[PDF] , sur dai.com (consulté le
14 juin 2015).
27. « How Malaysia avoided a debt
trap » , sur www.sunsonline.org
(consulté le 14 juin 2015).
28. (en) Meltzer Commission: The Future
of the Imf and World Bank Hearing
Before the Committee on Foreign
Relations, U.S. Senate, Diane Pub Co,
septembre 2000
(ISBN 9780756717155, lire en ligne ).
29. « IMF: Reform, Downsize, or Abolish
- FPIF » (consulté le 16 juin 2015).
30. « In Defense of the IMF: Specialized
Tools for a Specialized Task on
JSTOR » , sur www.jstor.org
(consulté le 20 juin 2015).
31. « "Defending the IMF. (Economics,
Labor & Business)" - The Wilson
Quarterly, Vol. 27, Issue 2, Spring
2003 | Online Research Library:
Questia » , sur www.questia.com
(consulté le 20 juin 2015).
32. « Why the Greek Bailout Failed »
(consulté le 2 juillet 2015).
33. Kenneth Dyson, States, Debt, and
Power. 'Saints' and 'Sinners' in
European History and Integration,
Hardback, 2014, p. 373 et suiv.
34. Au 30 janvier 2017. « IMF Members'
Quotas and Voting Power, and IMF
Board of Governors » , sur imf.org
(consulté le 30 janvier 2017).
35. (en) Kevin Danaher et Anuradha Mittal,
10 Reasons to Abolish the IMF &
World Bank, Seven Stories Press,
4 décembre 2001
(ISBN 9781583224649, lire en ligne ).
36. Lagarde officiellement candidate à la
direction du FMI , sur lefigaro.fr.
37. Désignation de Strauss-Kahn au
FMI : Konaré « pas d'accord » sur
cette question , AFP, 30 août 2007.
38. Moscou crée la surprise en
présentant un candidat à la tête du
FMI , Le Monde, 23 août 2007.
39. La monnaie : histoire d'une
imposture , France Culture.
40. Les Échos, 5 juin 2006.
41. Évaluation de l’action du FMI au
cours de la période qui a précédé la
crise financière et économique
mondiale : La surveillance du FMI en
2004–07 - Bureau indépendant
d'évalutation du FMI, direction Ruben
Lamdany et Nancy Wagner,
10 janvier 2011, .
[PDF]

42. G8 : Poutine évoque les facteurs clés


de la croissance économique
mondiale - La Voix de la Russie,
14 juin 2013.
43. FMI - Le mea culpa de DSK - Le
Point/AFP, 9 février 2011.
44. « Argentina's Fall: Lessons from the
Latest Financial Crisis » (consulté
le 15 juin 2015).
45. « IMF Policies in Asia: A Critical
Assessment » (consulté le
15 juin 2015).
46. (en) Michel Chossudovsky, The
Globalization of Poverty and the New
World Order, Global Research,
10 septembre 2003, 376 p.
(ISBN 0-9737147-0-0 et
978-0973714708) .
47. La « thérapie de choc » du FMI et la
recolonisation des Balkans .
48. « Structural Adjustment—a Major
Cause of Poverty — Global Issues » ,
sur www.globalissues.org (consulté
le 18 juin 2015).
49. « Criticism of World Bank Global
Strategy | Bible Discovered » , sur
www.biblediscovered.com (consulté
le 18 juin 2015).
50. « A dialog on structural adjustment
in Senegal » , sur www.hartford-
hwp.com (consulté le 18 juin 2015).
51. John Kampfner, « Profits of doom
(Mondialisation, Quand le FMI
fabrique la misère) » , sur site de la
BBC (consulté le 4 décembre 2010).
52. « Mauritania cracks down on land
reform activists » (consulté le
11 juillet 2015).
53. Le Courrier, 22 décembre 2005,
Adeus, adiós FMI! .
54. « The Asian Development Bank |
Oxfam Australia » , sur Oxfam
Australia (consulté le 11 juillet 2015).
55. « Structural Adjustment—a Major
Cause of Poverty — Global Issues » ,
sur www.globalissues.org (consulté
le 11 juillet 2015).
56. Chavez quitte la Banque mondiale et
le FMI , Le Soir, 1er mai 2007.
57. IMF Members' Quotas and Voting
Power, and IMF Board of Governors .
58. http://www.imf.org/external/french/n
p/sec/pr/2008/pr08290f.htm .
59. (en) rapport du FMI .
60. https://www.tresor.economie.gouv.fr
/File/378628 .
61. http://fr.reuters.com/article/frEuroRp
t/idFRL5N0D303820130416 .
62. La directrice générale du FMI,
Christine Lagarde, salue
l’approbation par le Congrès des
États-Unis des réformes de 2010
relatives aux quotes-parts et à la
gouvernance , 18 décembre 2015.
63. FMI : l’Europe cède deux sièges aux
pays émergents , sur euractiv.fr.
64. Guillaume Guichard, « FMI : Lagarde
touchera le même salaire que
DSK » , sur Le Figaro, 5 juillet 2011.
65. Le harcèlement devient un motif de
licenciement au FMI - L'Express, 20
mai 2011.
Voir aussi
Bibliographie

Dominique Carreau, Le Fonds


monétaire international, éditions A.
Pedone, 2009, 200 p.
Jean Ziegler, L'Empire de la honte,
Éditions Fayard, 2005, 324 p.

Documentaires

Reportage de John Kampfner, BBC,


diffusé en France dans Lundi
Investigation sur Canal+ sous le titre
Mondialisation, quand le FMI fabrique la
misère
Fernando E. Solanas, Argentine et FMI,
mémoire d'un saccage, 2003. Sur les
conséquences des politiques du FMI
en Argentine et au Gabon
Pascal Vasselin, Le pouvoir FMI. Sur la
mécanique des négociations vues de
l'intérieur, diffusé notamment en
France et en Allemagne par Arte en
1999
Pascal Vasselin, FMI-Russie : l'enjeu.
Diffusé par France 5 en 1999

Articles connexes

Dette du tiers monde


John Perkins

Liens externes

Site officiel
Statut du Fonds monétaire
international
Banque mondiale, FMI et
développement sur le site de La
Documentation française
Perspectives de L'économie mondiale ,
FMI, septembre 2005, p. 33, 37, 57 et
90. (Exemple d'encouragement à la
déréglementation du marché du travail
dans les différentes zones
économiques du monde)
La Crise indonésienne et le rôle du
FMI sur le site du Haut Conseil de la
coopération internationale
Independent Evaluation Office  : créé
en 2001 pour mener des évaluations
indépendantes et objectives des
politiques et des activités du FMI

Portail de l’économie
Portail de la finance
Portail des relations internationale

Ce document provient de
« https://fr.wikipedia.org/w/index.php?
title=Fonds_monétaire_international&oldid=1614
08667 ».

Dernière modification il y a 10 heu…

Le contenu est disponible sous licence CC BY-SA


3.0 sauf mention contraire.

Vous aimerez peut-être aussi