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LimsGoujet7e éd Page I Vendredi, 2.

février 2007 4:15 16

Christian GOUJET
Christian RAULET
Christiane RAULET

Comptabilité
de gestion

5
:10
80
22
23
:10
73
51
09
35
T:3
TA
ET
-S
ES
AL
CI
SO
ET
S
UE
IQ
OM
ON
EC
ES
QU
DI
RI
JU
7 édition
e
ES
NC
IE
SC
S
DE
TE
CUL
FA
m:o
x.c
vo
lar
o
ch
1.s
uh
LimsGoujet7e éd Page II Vendredi, 2. février 2007 4:15 16

Chez le même éditeur


Collection Tertiaire Sup

Robert Maéso, André Philipps et Christian Raulet


 Comptabilité financière (manuel et corrigés)

Christian et Christiane Raulet, Christian Goujet


 Comptabilité de gestion (manuel et corrigés)

Ghislaine Legrand et Hubert Martini


 Management des opérations de commerce international (manuel et corrigés)

Corinne Pasco-Berho
 Marketing international (manuel et corrigés)
 Commerce international (Collection Express)

Hubert Martini, Pascal Lézin, Jean-Michel Richard et Alain Toullec

5
:10
 Outils de gestion pour les commerciaux (manuel et corrigés)

80
22
23
:10
73
51
09
35
T:3
TA
ET
-S
ES
AL
CI
SO
ET
S
UE
IQ
OM
ON
EC
ES
QU
DI
RI
JU
ES
NC
IE
SC
S
DE
TE
CUL
FA
m:o
x.c
vo
lar

© Dunod, Paris, 2007


o
ch

ISBN 978-2-10-050950-8
1.s
uh

Le titre précédent de cet ouvrage, initialement en deux volumes,


était Comptabilité analytique et contrôle de gestion
50950_ComptaGest_TDM.fm Page III Lundi, 22. janvier 2007 1:25 13

TABLE DES MATIÈRES

TABLE DES MATIÈRES

AVANT-PROPOS V

5
:10
80
22
23
Partie 1

:10
73
La comptabilité de gestion

51
09
35
en coûts complets

T:3
TA
ET
-S
CHAPITRE 1 Les objectifs et les moyens de la comptabilité de gestion 3

ES
AL
CHAPITRE 2 L'organisation générale d'une comptabilité de gestion 14

CI
SO
CHAPITRE 3 Le calcul des charges incorporables 18

ET
CHAPITRE 4 Les charges directes et les charges indirectes 24

S
UE
CHAPITRE 5 Le traitement des charges indirectes 29

IQ
OM
CHAPITRE 6 La méthode fondée sur des coefficients d’équivalence 46

ON
EC
CHAPITRE 7 Les principes de comptabilisation 49

ES
CHAPITRE 8 Les coûts d'achat 53

QU
DI
CHAPITRE 9 La tenue des comptes de stocks 57
RI
JU
CHAPITRE 10 Les coûts de production 66
ES
NC

Produits finis et produits intermédiaires


IE
SC

CHAPITRE 11 Les coûts de production 74


S
DE

Produits en cours, produits dérivés


TE

CHAPITRE 12 Les coûts hors production 82


CUL
FA
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

CHAPITRE 13 Les coûts de revient 89


m:o

CHAPITRE 14 Les résultats 98


x.c
vo

CHAPITRE 15 Problème d’ensemble de coûts complets 107


lar
o
ch

CHAPITRE 16 Les comptabilités par activités 115


1.s
uh

Partie 2
Analyse des coûts et calcul des marges

CHAPITRE 17 La variabilité des charges 127


CHAPITRE 18 Le seuil de rentabilité 139
CHAPITRE 19 L’imputation rationnelle des charges de structure 151

III
50950_ComptaGest_TDM.fm Page IV Lundi, 22. janvier 2007 1:25 13

COMPTABILITÉ DE GESTION ET CONTRÔLE DE GESTION

CHAPITRE 20 Le coût variable et les marges 163


CHAPITRE 21 Le coût marginal 173
CHAPITRE 22 Les cessions internes 180

Partie 3
Coûts préétablis
et contrôle de gestion

CHAPITRE 23 Gestion budgétaire ou prévisionnelle et contrôle de gestion 189

5
CHAPITRE 24 La gestion budgétaire des ventes : prévisions 193

:10
80
CHAPITRE 25 Budgétisation et contrôle des ventes 207

22
23
CHAPITRE 26 Gestion de la production : programme de production 213

:10
73
CHAPITRE 27 La gestion de la production : les coûts préétablis 227

51
09
CHAPITRE 28 Les écarts sur coûts variables de production 237

35
T:3
CHAPITRE 29 Les écarts sur coûts contenant des charges de structure 242

TA
ET
CHAPITRE 30 Le rapprochement entre coûts et budgets 250

-S
ES
CHAPITRE 31 La gestion des approvisionnements 256

AL
CI
CHAPITRE 32 Budgétisation et contrôle des approvisionnements 269

SO
CHAPITRE 33 La gestion des investissements : prévisions 279

ET
S
CHAPITRE 34 La gestion des investissements : budgétisation et contrôle 292

UE
IQ
CHAPITRE 35 Gestion de la trésorerie 303

OM
ON
CHAPITRE 36 La synthèse des prévisions : le budget général 312

EC
CHAPITRE 37 Le tableau de bord 319

ES
QU
DI
RI
Chaque série correspond à un chapitre de l’ouvrage JU
ES

et le numéro de la série est le même que celui du chapitre.


NC
IE

SÉRIE 1 : 329 – SÉRIE 2 : 331 – SÉRIE 3 : 333 – SÉRIE 4 : 335 – SÉRIE 5 : 338 – SÉRIE 6 :
SC
S

343 – SÉRIE 7 : 345 – SÉRIE 8 : 347 – SÉRIE 9 : 349 – SÉRIE 10 : 353 – SÉRIE 11 : 358 –
DE
TE

SÉRIE 12 : 362 – SÉRIE 13 : 365 – SÉRIE 14 : 373 – SÉRIE 15 : 377 – SÉRIE 16 : 382 –
CUL

SÉRIE 17 : 386 – SÉRIE 18 : 389 – SÉRIE 19 : 394 – SÉRIE 20 : 398 – SÉRIE 21 : 404 –
FA
m:

SÉRIE 22 : 410 – SÉRIE 23 : 414 – SÉRIE 24 : 416 – SÉRIE 25 : 420 – SÉRIE 26 : 424 –
o
x.c
vo

SÉRIE 27 : 429 – SÉRIE 28 : 433 – SÉRIE 29 : 436 – SÉRIE 30 : 440 – SÉRIE 31 : 442 –
lar
o

SÉRIE 32 : 447 – SÉRIE 33 : 451 – SÉRIE 34 : 455 – SÉRIE 35 : 462 – SÉRIE 36 : 466 –
ch
1.s

SÉRIE 37 : 472 – SÉRIE 38 : 476 –


uh

ANNEXES
Nomenclature des comptes de la classe 9 483
Annexe statistique 485
Extraits de la table de la fonction intégrale de la loi normale centrée,
réduite N (0, 1) 487
INDEX 488

IV
50950_ComptaGest_TDM.fm Page V Lundi, 22. janvier 2007 1:25 13

AVANT-PROPOS

AVANT-PROPOS

Cet ouvrage, destiné aux étudiants préparant les examens et concours de l’enseignement
supérieur, propose une méthode d’apprentissage de la comptabilité de gestion, ou comptabi-
lité analytique et contrôle de gestion. Concis, mais très complet, il comporte de nombreux
exemples et beaucoup d’applications. Ainsi conçu, il peut être également utile aux praticiens.

5
:10
La comptabilité analytique s’est développée essentiellement au cours du XX e siècle. Utilisée

80
22
seulement par quelques entreprises industrielles au début du siècle, avec des objectifs limités,

23
:10
elle a peu à peu pris de l’ampleur à partir de la Seconde Guerre mondiale et cette évolution

73
s’est accélérée à chaque période de crise.

51
09
35
Progressivement, les problèmes de coûts sont devenus prépondérants dans la prise de déci-

T:3
sion des entreprises. La production de masse, qui suppose un bénéfice unitaire réduit pour

TA
ET
conquérir les marchés, la concentration industrielle, qui exige – pour bénéficier des économies

-S
ES
d’échelle – un contrôle rigoureux des charges de structure et des rendements, sont à l’origine

AL
d’une analyse de plus en plus serrée des charges de l’entreprise. Les évolutions récentes, liées

CI
SO
à l’automatisation et à la diminution des charges proportionnelles aux volumes de produc-

ET
tion, induisent de nouvelles nécessités d’observation des charges de structure et des charges

S
UE
indirectes.

IQ
OM
À la constatation des coûts de revient s’est ajoutée l’étude de leurs variations, d’où l’éclate-

ON
EC
ment du coût pour la recherche d’une meilleure adaptation d’une production diversifiée aux

ES
conditions du marché, à la prévision de l’exploitation et au contrôle de gestion. Ce qui peut

QU
DI
aller jusqu’à gérer des coûts pour ne pas dépasser un niveau préalablement fixé comme objec-
RI
tif, comme cela se fait actuellement dans la pratique des coûts cibles. JU
ES
NC

Quelles que soient les méthodes de calcul et leurs évolutions, les principes de base et la termi-
IE

nologie restent les mêmes, et l’ouvrage est construit en conséquence. Une première partie
SC
S

concerne l’étude des coûts constatés, dont la synthèse conduit au coût de revient. Lorsque la
DE
TE

méthode générale de calcul des coûts constatés est bien établie, une seconde partie présente
UL

les principes d’analyse des coûts. La variabilité des coûts en fonction du volume de produc-
C
FA
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

tion est ainsi mise en évidence. Cela conduit à l’étude du seuil de rentabilité, aux calculs de
m:o
x.c

coûts variables et des marges correspondantes, à l’imputation rationnelle des charges de


vo
lar

structure et au coût marginal. Outre les principes de ces calculs, chaque notion est présentée
o
ch

en faisant ressortir son apport à la préparation des décisions de gestion.


1.s
uh

Les bases de la comptabilité de gestion ainsi posées, il est possible dans une troisième partie
d’aborder la gestion sous son aspect prévisionnel et l’articulation des coûts avec les budgets.
Nous espérons que l’outil ainsi conçu rendra les services attendus aux étudiants confrontés
aux problèmes posés par l’apprentissage de cette discipline.
Nous souhaitons que les utilisateurs nous fassent part de leurs observations pour qu’il puisse
en être tenu compte lors des mises à jour de ce manuel.

LES AUTEURS

V
50950_ComptaGest_p001p124 Page 2 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

uh
1.s
ch
olar
vo
x.c
om:
FA
CUL
TE
DE
S
SC
IE
NC
ES
JU
RI
DI
QU
ES
EC
ON
OM
IQ
UE
S
ET
SO
CI
AL
ES
-S
ET
TA
T:3
35
09
51
73
:10
23
22
80
:10
5
50950_ComptaGest_p001p124 Page 1 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

PARTIE 1

5
:10
80
22
23
:10
73
51
09
35
T:3
TA
ET
-S
ES
AL
CI
La comptabilité

SO
ET
S
UE
IQ
OM
de gestion en coûts
ON
EC
ES
QU
complets NC
IE

JU
ES

DI
RI
SC
S
DE
TE
CUL
FA
m:o
x.c
vo
lar
o
ch
1.s
uh
50950_ComptaGest_p001p124 Page 2 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

uh
1.s
ch
olar
vo
x.c
om:
FA
CUL
TE
DE
S
SC
IE
NC
ES
JU
RI
DI
QU
ES
EC
ON
OM
IQ
UE
S
ET
SO
CI
AL
ES
-S
ET
TA
T:3
35
09
51
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:10
23
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:10
5
50950_ComptaGest_p001p124 Page 3 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

1 • LES OBJECTIFS ET LES MOYENS DE LA COMPTABILITÉ DE GESTION

Chapitre 1

LES OBJECTIFS ET
LES MOYENS DE LA

5
:10
COMPTABILITÉ

80
22
23
:10
73
DE GESTION

51
09
35
T:3
TA
ET
-S
ES
AL
1. Analyse des charges

CI
SO
2. Notion de coûts

ET
S
UE
3. Types de coûts

IQ
OM
ON
EC
ES
QU
DI
RI
JU
ES
NC

La comptabilité financière est entièrement orientée vers la saisie de données


IE
SC

d'après leur nature et vers la détermination :


S
DE
TE

– des résultats globaux de l'entreprise ;


CUL

– des situations active et passive à un moment donné.


FA
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

m:o

Son optique est financière.


x.c
vo

La comptabilité de gestion(1) ou comptabilité analytique est conçue pour :


lar
o
ch
1.s

– analyser les résultats et faire apparaître leurs éléments constitutifs ; ce faisant,


uh

elle permet des contrôles de rendements et de rentabilités et fournit un grand nom-


bre d'éléments pour la gestion de l'entreprise ;
– compléter la comptabilité financière ou comptabilité générale en lui donnant
des bases d'évaluation de certains éléments d'actif (stocks de produits fabriqués,
immobilisations créées par l'entreprise…) ;

(1) Les expressions « comptabilité de gestion » et « comptabilité financière » tendent à se substituer


à « comptabilité analytique » et « comptabilité générale ».

3
50950_ComptaGest_p001p124 Page 4 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

LA COMPTABILITÉ DE GESTION EN COÛTS COMPLETS

– fournir des bases afin d'établir les prévisions de charges et produits, et en assu-
rer le contrôle.
En conséquence, les objectifs d'une telle comptabilité conduisent à faire une
analyse des charges et des produits, à calculer des coûts(1) et à évaluer les stocks
apparaissant au cours du processus de fabrication.
Avant d'entreprendre l'étude détaillée de la comptabilité de gestion et afin de
bien préciser les buts recherchés, les principes de calcul et la terminologie qui
sera employée, envisageons les aspects essentiels de l'analyse.

1. Analyse des charges

5
:10
80
22
23
:10
Une comptabilité de gestion ayant pour but l'analyse des résultats, son existence

73
51
dans une entreprise conduit nécessairement à une analyse détaillée des charges.

09
35
Plusieurs procédures peuvent être envisagées.

T:3
TA
ET
-S
1.1 Analyse par fonctions

ES
AL
CI
SO
On entend par fonction un ensemble d'actions concourant à un même but.

ET
S
UE
EXEMPLES : approvisionnement, production, distribution, administration…

IQ
OM
L'ensemble des activités d'une entreprise peut être ainsi subdivisé suivant le rôle

ON
EC
qu'elles jouent et les charges correspondantes réparties suivant les mêmes critè-

ES
res.

QU
DI
RI
En fait, cette procédure, indépendante de la mise en place d'une comptabilité de JU
ES

gestion complète visant à calculer des coûts, est souvent utilisée pour une
NC
IE

analyse globale du compte de résultat, notamment dans les entreprises commer-


SC
S

ciales petites et moyennes.


DE
TE
CUL

1.2 Analyse par produit


FA
m:o
x.c
vo

Pour une entreprise fabriquant plusieurs produits ou plusieurs types de


lar
o

produits, il est de première importance de répartir les charges entre ces produits :
ch
1.s
uh

– afin de savoir si tous sont rentables lorsque les prix de vente sont fixés indé-
pendamment de la volonté des dirigeants de l'entreprise ;
– afin de fixer des prix de vente permettant de réaliser des bénéfices sur tous les
produits lorsque l'entreprise peut fixer lesdits prix de vente.

(1) Retenons pour l'instant le sens courant de cette expression que nous définirons ci-après avec
plus de précision.

4
50950_ComptaGest_p001p124 Page 5 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

1 • LES OBJECTIFS ET LES MOYENS DE LA COMPTABILITÉ DE GESTION

EXEMPLE : l'entreprise MOBURO fabrique des armoires métalliques de bureau. Elle vend
deux modèles A et B. Son compte de résultat se résume ainsi :

Achats consommés 500 000 Production vendue 900 000


Charges de personnel 300 000 Perte 100 000
Autres charges 200 000
1 000 000 1 000 000

Les ventes de A s'élèvent à 200 000 € et les ventes de B à 700 000 €. Des estimations fai-
tes par le comptable, il résulte que 2/5 des achats concernent A, ainsi que 1/3 des charges

5
de personnel et la moitié des autres charges.

:10
80
22
23
Analyser les charges afin de déceler l'origine de la perte.

:10
73
51
09
35
SOLUTION

T:3
TA
ET
-S
Totaux Articles A Articles B

ES
AL
Achats 500 000 200 000 300 000

CI
SO
Charges de personnel 300 000 100 000 200 000

ET
S
UE
Autres charges 200 000 100 000 100 000

IQ
OM
1 000 000 400 000 600 000

ON
EC
Ventes 900 000 200 000 700 000

ES
QU
Résultats – 100 000 – 200 000 100 000

DI
RI
JU
ES

La perte de 100 000 est la résultante d'une perte de 200 000 sur A et d'un bénéfice
NC
IE

de 100 000 sur B. Il y a lieu de modifier les conditions d'exploitation de l'exercice


SC
S

suivant.
DE
TE
CUL

L'abandon des articles A est une solution à laquelle on pense immédiatement,


FA
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

m:

mais cet exemple est simplifié et n'apporte pas suffisamment d'informations pour
o
x.c
vo

une prise de décision. En effet, l'abandon de la production de A ne permettrait


lar
o
ch

peut-être pas de faire disparaître immédiatement toutes les charges qui lui sont
1.s
uh

attribuées. Dans la réalité, il faut donc approfondir l'analyse.

1.3 Analyse par commande

Les entreprises, au lieu de fabriquer des produits pour les vendre sur stock
produisent parfois à la commande (généralement pour des biens coûteux ayant
des caractères particuliers). Une analyse des charges doit alors permettre de faire
apparaître celles qui concernent chaque commande :

5
50950_ComptaGest_p001p124 Page 6 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

LA COMPTABILITÉ DE GESTION EN COÛTS COMPLETS

– pour en fixer le prix,


– pour déterminer si la réalisation de chacune entraîne bénéfice ou perte.
Que ce soit pour les produits ou les commandes, il apparaît d'ores et déjà qu'il
serait intéressant de disposer d'une analyse prévisionnelle. Celle-ci peut être
faite dans le cadre du calcul de coûts préétablis.
Pour l'instant, nous n'étudierons que des coûts constatés complets ou coûts réels
complets calculés a posteriori.

1.4 Analyse par centres d'activité

5
L'exploitation industrielle ou commerciale est fragmentée entre des services ou

:10
80
centres d'activité divers, notamment :

22
23
:10
– des services techniques, tels que les ateliers, les bureaux d'études, les services

73
51
d'entretien ;

09
35
– des services commerciaux, tels que les services d'achat, la direction commer-

T:3
TA
ciale, les services d'expédition, les magasins de ventes ;

ET
-S
– des services généraux, tels que le secrétariat, la comptabilité, les services finan-

ES
AL
ciers, la direction générale, le service informatique.

CI
SO
L'activité des services est à l'origine des charges ; c'est pourquoi il est logique de

ET
S
UE
chercher à répartir les charges d'une période par centres d'activité. Cette réparti-

IQ
OM
tion permet de mieux contrôler les charges et de mettre en jeu des responsabili-

ON
tés, une personne étant responsable de chaque centre d'activité et des charges

EC
ES
correspondantes.

QU
DI
RI
EXEMPLE : considérons le cas de l'analyse par produit du paragraphe 1.2. JU
ES

Les armoires A et B sont fabriquées par passages successifs dans deux ateliers.
NC

Atelier I : fabrication des pièces élémentaires de chaque modèle.


IE
SC

Atelier II : assemblage des pièces élémentaires.


S
DE

Établir dans ce cas une analyse par centres d'activité.


TE
CUL
FA

SOLUTION
m:o
x.c
vo

Service
lar

Totaux Atelier I Atelier II


o
ch

administratif
1.s
uh

Achats 500 000 400 000 100 000


Charges de personnel 300 000 50 000 100 000 150 000
Autres charges 200 000 100 000 50 000 50 000
1 000 000 150 000 550 000 300 000

Analyse par centres d'activité et analyse par produit peuvent être très proches.
C'est notamment parfois le cas lorsque l'entreprise a pour objet la prestation de
services.

6
50950_ComptaGest_p001p124 Page 7 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

1 • LES OBJECTIFS ET LES MOYENS DE LA COMPTABILITÉ DE GESTION

EXEMPLE : M. Payron exploite un hôtel-restaurant comprenant un immeuble acheté


2 400 000 € et les immobilisations suivantes :
• Matériel et mobilier : hôtel 625 000
: restaurant 675 000
: bar 200 000
• Installations : hôtel 1 500 000
: restaurant 400 000
: bar 100 000
À la fin du premier exercice, le compte « Résultat » se présente comme suit :

5
:10
80
22
Résultat

23
:10
73
Achats consommés 2 135 718 Ventes 3 896 000

51
09
Charges de personnel 841 260 Recettes Hôtel 625 200

35
T:3
Impôts et taxes 383 600 Perte 48 838

TA
Autres charges 587 460

ET
-S
Dotations aux

ES
amortissements 622 000

AL
CI
SO
4 570 038 4 570 038

ET
S
UE
IQ
M. Payron voudrait connaître les résultats de chacune des branches d'activité hôtel, res-

OM
taurant, bar. À cet effet, le comptable réunit les renseignements suivants.

ON
EC
ES
QU
1) Les ventes se décomposent comme suit :

DI
RI
– ventes restaurant : 2 096 000 JU
ES
NC

– ventes bar : 1 800 000


IE
SC
S
DE

2) Le dépouillement des diverses charges donne les chiffres ci-dessous :


TE
CUL
FA
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

Hôtel Restaurant Bar


m:o
x.c

Charges de personnel 247 080 529 320 64 860


vo
lar
o

Impôts et taxes 8 400 191 200 184 000


ch
1.s
uh

Autres charges 179 480 277 060 130 920

3) Les consommations ont été les suivantes :

Hôtel Restaurant Bar


Denrées 758 250 18 560
Vins 4 000 224 178 296 480
Divers 15 096 99 210 719 944

7
50950_ComptaGest_p001p124 Page 8 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

LA COMPTABILITÉ DE GESTION EN COÛTS COMPLETS

4) Les amortissements sont pratiqués aux taux linéaires suivants


Immeuble 3%
Matériel 10 %
Installations 20 %
L'amortissement de l'immeuble sera pris en charge par chaque exploitation en fonction
des surfaces occupées par chaque branche, à savoir
Restaurant 2/8
Hôtel 5/8
Bar 1/8

5
:10
Présenter un tableau de répartition des charges par centre d'activité et un tableau des

80
22
23
résultats.

:10
73
51
SOLUTION

09
35
T:3
• Tableau des charges par activité

TA
ET
-S
ES
Nature des charges Hôtel Restaurant Bar

AL
CI
SO
Consommations de denrées 758 250 18 560

ET
Consommations de vins 4 000 224 178 296 480

S
UE
IQ
Consommations diverses 15 096 99 210 719 944

OM
ON
Charges de personnel 247 080 529 320 64 860

EC
ES
Impôts et taxes 8 400 191 200 184 000

QU
DI
Autres charges 179 480 277 060 130 920
RI
JU
ES

Amortissement matériel 62 500 67 500 20 000


NC
IE

Amortissement installations 300 000 80 000 20 000


SC
S
DE

Amortissement immeuble 45 000 18 000 9 000


TE
UL

Total 861 556 2 244 718 1 463 764


C
FA
m:
o
x.c

• Tableau des résultats


vo
lar
o
ch
1.s

Éléments Hôtel Restaurant Bar


uh

Produits 625 200 2 096 000 1 800 000


Charges 861 556 2 244 718 1 463 764
Bénéfice 336 236
Perte 236 356 148 718

Contrôle : 336 236 – (236 356 + 148 718) = – 48 838.


La somme des résultats partiels est égale au résultat global.

8
50950_ComptaGest_p001p124 Page 9 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

1 • LES OBJECTIFS ET LES MOYENS DE LA COMPTABILITÉ DE GESTION

2. Notion de coûts

2.1 Définitions
D'une manière générale, les différents coûts d'un produit (bien ou prestation de
service) sont constitués par un ensemble de charges supportées par l'entreprise
en raison de l'exploitation de ce bien ou de cette prestation de service.
• Un coût est donc une accumulation de charges sur un produit (bien ou presta-
tion de service) à un certain stade de son élaboration.
On pourra calculer ainsi en particulier un coût d'achat, un coût de production.

5
:10
• Un coût de revient(1) est une accumulation de charges sur un produit au stade

80
22
23
final de son élaboration (vente incluse).

:10
73
• Une marge est une différence entre un prix de vente et un coût.

51
09
35
• Un résultat est une différence entre un prix de vente et un coût de revient.

T:3
TA
ET
-S
2.2 Composantes des coûts et coûts de revient

ES
AL
CI
SO
Les charges prises en considération pour calculer les coûts sont appelées charges

ET
incorporables ou charges incorporées(2).

S
UE
IQ
OM
Elles sont de deux types : les charges directes et les charges indirectes.

ON
EC
A. Charges directes

ES
QU
DI
Ce sont les éléments qui concernent le coût ou le coût de revient d'un seul
RI
JU
produit ou d'une seule commande. Il y a affectation des charges directes aux
ES
NC

coûts lors de leur détermination.


IE
SC
S

EXEMPLES : matières incorporées au produit, amortissement d'une machine ne servant


DE
TE

qu'à la fabrication d'un seul produit.


CUL
FA
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

m:

B. Charges indirectes
o
x.c
vo

Ce sont les éléments qui concernent plusieurs coûts et coûts de revient et doivent
lar
o
ch

de ce fait faire l'objet d'une analyse avant imputation.


1.s
uh

EXEMPLE : des travaux d'entretien faits dans tous les ateliers.

(1) Cette notion correspond à l'expression usuelle de « prix de revient ». Il importe d'abandonner
cette expression car un prix correspond, non à une somme de charges, mais à une valeur déterminée
par le jeu de l'offre et de la demande sur un marché.
(2) La comptabilité de gestion reprend en principe les charges par nature de la comptabilité finan-
cière, mais elle ne les reprend pas toujours dans leur totalité. Elle ne retient pas les charges ayant un
caractère exceptionnel ou anormal, ce qui conduit à distinguer les charges incorporables et les char-
ges non incorporables, distinction qui sera étudiée au chapitre 3.

9
50950_ComptaGest_p001p124 Page 10 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

LA COMPTABILITÉ DE GESTION EN COÛTS COMPLETS

Finalement, nous pouvons schématiser ainsi ces principes :

I
m
p
Charges u
Analyse t
indirectes a
t
i Coûts
Charges o partiels
incorporables n et coûts
de revient

5
Charges

:10
Affectation

80
directes

22
23
:10
73
51
09
35
T:3
TA
ET
-S
Ces deux types de charges seront étudiés plus en détail aux chapitres 4 et 5.

ES
AL
CI
SO
ET
2.3 Hiérarchie des différents coûts

S
UE
IQ
OM
ON
A. En l'absence de stocks

EC
ES
QU
DI
Le cycle d'exploitation d'une entreprise industrielle fait apparaître des phases
RI
JU
auxquelles correspondent des coûts successifs. Phases de l'exploitation et coûts
ES
NC

respectifs peuvent être schématisés ainsi :


IE
SC
S
DE
TE
UL

Achats Production Distribution


C
FA
m:o
x.c
vo
lar

Coûts
o
ch
1.s

de
uh

distribution

Coûts Coûts
Charges d’achat de
incorporables Coûts revient
de
production

10
50950_ComptaGest_p001p124 Page 11 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

1 • LES OBJECTIFS ET LES MOYENS DE LA COMPTABILITÉ DE GESTION

• Les coûts d'achat sont constitués par l'ensemble des charges supportées en rai-
son de l'achat des marchandises ou des matières.
• Les coûts de production sont constitués par l'ensemble des charges supportées en
raison de la création de produits ou services par l'entreprise.
• Les coûts de distribution sont constitués par l'ensemble des charges supportées
en raison des opérations relatives à la conclusion et à l'exécution de la vente.
Pour tenir compte de l'aspect chronologique de ces stades de calcul, on parle
souvent de hiérarchie. Il est à noter que, en l'absence de stocks(1) :
– les coûts d'achat sont inclus dans les coûts de production ;
– les coûts de revient sont la somme des coûts de production et des coûts hors

5
production(2).

:10
80
22
23
Remarque : nous parlons essentiellement de coûts de produits (incluant les

:10
73
coûts de commandes) mais il ne faut pas perdre de vue que l'on peut calculer des

51
09
coûts fonctionnels (étude par fonctions) et des coûts de centre d'activité et de

35
T:3
responsabilité (étude par centres).

TA
ET
-S
B. En présence de stocks

ES
AL
CI
En réalité, les produits qui parcourent le cycle d'exploitation ne le font pas de

SO
ET
manière instantanée. En conséquence, lorsque l'on observe la situation à un

S
UE
moment donné, il existe des stocks (sans parler des produits en cours de fabrica-

IQ
OM
tion dont il sera question plus tard) de matières, de produits finis…

ON
EC
Lorsqu'un stock apparaît à un stade quelconque du cycle de production, il modi-

ES
fie la procédure de calcul des coûts. Sans préciser pour l'instant les méthodes de

QU
DI
calculs nous pouvons signaler que l'existence de ces stocks conduit à compléter
RI
JU
les schématisations du type de celle du paragraphe A.
ES
NC
IE

Ainsi, dans le cas de matières achetées pour être progressivement utilisées dans la
SC
S

fabrication, nous pouvons schématiser les liens entre coûts et stocks ainsi :
DE
TE
CUL
FA
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

m:o
x.c
vo
lar
o
ch
1.s
uh

(1) Voir le paragraphe 2 ci-après et le chapitre 9 sur les stocks.


(2) On entend par « coûts hors production » les coûts de distribution et toutes autres charges incor-
porables aux coûts de revient que l'entreprise ne souhaite pas incorporer aux coûts de production.

11
50950_ComptaGest_p001p124 Page 12 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

LA COMPTABILITÉ DE GESTION EN COÛTS COMPLETS

Coûts
d’achat (1) (2)
Entrées Sorties
Coûts
Stock initial Stock final
de
production

Autres
charges

5
:10
80
22
(1) Coûts d'achat des matières achetées. (2) Coûts d'achat des matières utilisées.

23
:10
73
51
09
3. Types de coûts

35
T:3
TA
ET
-S
Dans ce qui précède, pour une première approche concrète, nous avons mis

ES
AL
l'accent sur les coûts que l'on peut constater aux différents stades du cycle

CI
SO
d'exploitation.

ET
S
Calculs et analyse conduisent à dégager de nombreux autres types de coûts. On

UE
IQ
peut les classer en les définissant par rapport à trois critères.

OM
ON
• Le contenu des coûts : chaque coût calculé peut prendre en considération tou-

EC
ES
tes les charges supportées au titre de l'élément étudié (coût complet) ; ou seule-

QU
DI
ment les charges ayant des caractéristiques particulières (coût partiel) telles que
RI
JU
la variabilité lorsque la production varie (coût variable), ou les liens manifestes
ES
NC

avec le produit étudié (coût direct).


IE
SC

• Le moment de calcul des coûts : suivant que les coûts sont déterminés anté-
S
DE

rieurement aux faits qui les engendrent (coûts préétablis) ou postérieurement


TE
UL

(coûts constatés dits « coûts réels » ou « coûts historiques »). La comparaison de


C
FA
m:

ces coûts conduit à déterminer des « écarts ».


o
x.c
vo

• Le champ d'application du coût étudié : citons les plus usuels en les détaillant
lar
o
ch

plus ou moins :
1.s
uh

– coût par fonction économique ;


– coût par moyen d'exploitation : magasin, rayon ou partie de rayon ; usine, atelier
ou poste de travail ; bureau… ;
– coût par production (activité d'exploitation) : ensemble ou famille de produits,
unité de produit, stade d'élaboration d'un produit ;
– coût par centre de responsabilité : ensemble de charges dont on peut attribuer la
responsabilité à une personne (directeur, chef de service, contremaître…)
– autres coûts : par région, par groupe de clients…

12
50950_ComptaGest_p001p124 Page 13 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

1 • LES OBJECTIFS ET LES MOYENS DE LA COMPTABILITÉ DE GESTION

En résumé, chaque définition d'un coût implique de choisir l'une des caractéristi-
ques proposées par chacune des colonnes du tableau suivant :

Contenu Moment de calcul Champ d’application


a) Coûts complets a) Coûts constatés a) Fonction
b) Coûts partiels : b) Coûts préétablis b) Moyen
– coût variable c) Production
– coût direct d) Responsabilité
e) Autres…

5
:10
À chaque combinaison de ces critères correspond un type de coût.

80
22
23
EXEMPLES

:10
73
51
– Coût complet préétabli d'un atelier : a), b), b).

09
35
– Coût variable constaté d'un produit : b), a), c).

T:3
TA
Dans la première partie, nous étudions les coûts complets constatés, dans la

ET
-S
deuxième partie, les coûts partiels, et dans la troisième partie nous traiterons des

ES
AL
coûts préétablis.

CI
SO
Dans ce premier chapitre, nous avons précisé l'essentiel de la terminologie et les

ET
S
principes de base de la comptabilité de gestion.

UE
IQ
OM
Avant d'étudier plus en détail les méthodes employées nous consacrerons un

ON
chapitre à présenter schématiquement l'organisation d'ensemble en généralisant

EC
ES
les principes envisagés ci-dessus.

QU
DI
RI
JU
ES

EXERCICES : série 1.
NC
IE
SC
S
DE

MOTS-CLÉS
TE
CUL
FA
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

• Affectation • Analyse des charges • Centre d’activité • Charges directes


m:o

• Charges incorporables • Charges indirectes • Commande • Composantes


x.c
vo
lar

• Coût • Coût de revient • Fonction • Hiérarchie des coûts • Imputation


o
ch

• Marge • Objectif • Résultat


1.s
uh

13
50950_ComptaGest_p001p124 Page 14 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

LA COMPTABILITÉ DE GESTION EN COÛTS COMPLETS

Chapitre 2

L’ORGANISATION
GÉNÉRALE

5
D’UNE COMPTABILITÉ

:10
80
22
23
:10
73
DE GESTION

51
09
35
T:3
TA
ET
-S
ES
AL
1. Produit unique

CI
SO
2. Produits multiples

ET
S
UE
IQ
OM
ON
EC
ES
L'ensemble du processus de calcul des coûts peut être représenté par un organi-

QU
DI
gramme.
RI
JU
À chaque stade, des problèmes se posent. Les chapitres suivants auront pour but
ES
NC

de présenter des techniques de résolution de ces problèmes. L'étude préalable


IE
SC

d'un tel organigramme doit permettre de ne pas perdre de vue :


S
DE
TE

– les objectifs,
UL

– la place de chaque calcul particulier dans le processus d'ensemble.


C
FA
m:o
x.c
vo
lar

1. Produit unique
o
ch
1.s
uh

Afin de simplifier le problème dans un premier temps, considérons le cas théori-


que d'entreprises n'exploitant qu'un seul produit.

1.1 Cas d'une entreprise commerciale


EXEMPLE : imaginons le cas d'une entreprise exclusivement commerciale achetant un pro-
duit unique en vue de le revendre sans transformation. Supposons qu'elle veuille en
déterminer le coût de revient.

14
50950_ComptaGest_p001p124 Page 15 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

2 • L'ORGANISATION GÉNÉRALE D'UNE COMPTABILITÉ DE GESTION

Dans ce cas, il n'apparaît pas de coût de production et l'organigramme d'ensem-


ble peut être présenté ainsi :

Analyse

Coûts
hors
production

5
:10
Charges

80
22
indirectes

23
:10
73
51
09
Charges Coût

35
T:3
incorpo- Coût de

TA
rables d’achat revient

ET
-S
Charges

ES
directes

AL
CI
SO
ET
S
UE
IQ
OM
Entrées et sorties

ON
Charges directes Charges indirectes de stocks et divers

EC
ES
QU
DI
RI
JU
L'analyse des charges indirectes n'a pour but dans ce cas que leur partage entre
ES
NC

coût d'achat et coûts hors production. Il est bien évident que dans le cas d'un seul
IE
SC

produit une telle analyse ne s'impose pas pour le calcul du coût de revient, si ce
S
DE

n'est pour évaluer le stock et en tenir compte dans le calcul dudit coût de revient.
TE
CUL
FA
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

1.2 Cas d'une entreprise industrielle


m:o
x.c
vo
lar

EXEMPLE : imaginons le cas d'une entreprise achetant une matière unique M qu'elle
o
ch

transforme pour obtenir un seul type de produit fini P destiné à la vente.


1.s
uh

Dans ce cas, il apparaîtra un stade conduisant à la détermination du coût de pro-


duction et il y aura lieu de stocker, d'une part, les matières et, d'autre part, les pro-
duits finis.

15
50950_ComptaGest_p001p124 Page 16 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

LA COMPTABILITÉ DE GESTION EN COÛTS COMPLETS

L'organigramme se trouve modifié comme il suit :

Analyse

Coûts
hors
production
Charges
indirectes

Coût Coût
Coût
Charges de

5
d’achat de

:10
incorpo- production
de revient

80
rables de

22
Charges M de
P

23
directes M P P

:10
73
51
09
35
T:3
TA
Charges directes Charges indirectes Entrées et sorties de stocks et divers

ET
-S
ES
AL
CI
SO
Nous pouvons faire les mêmes commentaires que dans le cas précédent.

ET
S
UE
IQ
OM
2. Produits multiples

ON
EC
ES
QU
Les entreprises produisent plus généralement plusieurs produits ; l'organi-

DI
RI
gramme devient donc plus complexe. JU
ES
NC

EXEMPLE : l'entreprise PITA fabrique deux produits P et Q. Pour cela, elle utilise deux
IE
SC

matières M 1 et M 2 combinées dans des proportions différentes pour obtenir P et Q. Tous


S
DE

les coûts sont composés de charges directes et de charges indirectes.


TE
UL

Présenter un organigramme de comptabilité analytique pour cette entreprise en conser-


C
FA

vant les symboles utilisés précédemment dans les schémas.


m:o
x.c
vo
lar
o
ch
1.s
uh

16
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

SOLUTION

MOTS-CLÉS
EXERCICES : série 2.
Analyse

Coûts hors
production

• Organigramme • Organisation
Coût
Charges de Coût
indirectes Coût production de
d’achat de revient
de P de
50950_ComptaGest_p001p124 Page 17 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

Charges M1 P P
incorpo- M1
rables
Coût Coût
Charges d’achat Coût de
directes de de revient
M2 production de
M2 de Q
Q Q

uh Charges directes Charges indirectes Entrées et sorties de stocks et divers


1.s
ch
olar
vo
x.c
om:
FA
CUL
TE
2 • L'ORGANISATION GÉNÉRALE D'UNE COMPTABILITÉ DE GESTION

DE
S
SC
IE
NC

17
ES
JU
RI
DI
QU
ES
EC
ON
OM
IQ
UE
S
ET
SO
CI
AL
ES
-S
ET
TA
T:3
35
09
51
73
:10
23
22
80
:10
5
50950_ComptaGest_p001p124 Page 18 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

LA COMPTABILITÉ DE GESTION EN COÛTS COMPLETS

Chapitre 3

LE CALCUL DES
CHARGES

5
:10
INCORPORABLES

80
22
23
:10
73
51
09
35
T:3
TA
ET
-S
ES
AL
1. Importance de la périodicité des calculs

CI
SO
2. Importance du choix des charges

ET
S
UE
IQ
OM
ON
EC
ES
QU
DI
Les charges que la comptabilité de gestion incorpore dans les coûts et les coûts
RI
JU
de revient constituent les charges incorporables.
ES
NC
IE

Ces charges sont supportées par l'entreprise et pour la plupart constatées par la
SC
S

comptabilité financière. Leur détermination conduit cependant à examiner deux


DE
TE

particularités.
CUL

La première est due à la différence de temps qui peut exister entre le moment où
FA
m:o

se fait le calcul des coûts et celui où une charge est constatée par la comptabilité
x.c
vo

générale.
lar
o
ch
1.s

EXEMPLE : si le calcul des coûts est mensuel, au mois de février on ne connaît pas, par la
uh

comptabilité générale, la prime d'assurances, si elle est payée pour l'année au mois de
juin.
La seconde difficulté tient au fait que l'on peut laisser de côté, pour le calcul des
coûts, des charges qui ont un caractère exceptionnel ou sans rapport avec des
productions déterminées.
EXEMPLE : frais de premier établissement.
Il faut donc identifier les charges à retenir pour le calcul des coûts.

18
50950_ComptaGest_p001p124 Page 19 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

3 • LE CALCUL DES CHARGES INCORPORABLES

1. Importance de la périodicité des calculs

La période de calcul des coûts est généralement plus courte que l'exercice :
période trimestrielle ou plus souvent mensuelle.
Certaines charges sont quotidiennes ou mensuelles et sont alors connues au
moment du calcul des coûts.

EXEMPLE : consommation de matières, dépenses de salaires.


D'autres sont trimestrielles ou annuelles.

5
:10
EXEMPLE : loyers, amortissements, impôts.

80
22
23
On détermine alors le montant correspondant à la période de calcul des coûts

:10
73
par une répartition de la charge annuelle. Cette répartition est dite méthode de

51
09
l'abonnement.

35
T:3
TA
EXEMPLE : l'atelier d'usinage d'une entreprise fabrique chaque mois 2 500 pièces d'un

ET
-S
modèle unique. Les machines utilisées ont été acquises pour 3 000 000 € et sont amortis-

ES
AL
sables sur cinq ans.

CI
SO
ET
Amortissement annuel : 3 000 000/5 = 600 000 €

S
UE
Amortissement mensuel : 600 000/12 = 50 000 €

IQ
OM
Soit, pour une pièce fabriquée : 50 000/2 500 = 20 € d'amortissement à inclure

ON
EC
dans le coût de production.

ES
QU
DI
D'une manière générale, on dresse un tableau des charges dont la périodicité est
RI
JU
différente de celle de calcul des coûts, et on calcule pour chacune d'elles le
ES
NC

montant de l'abonnement, c'est-à-dire le montant incorporable aux coûts de la


IE
SC

période.
S
DE
TE
UL

EXEMPLE : une entreprise calcule ses coûts mensuellement. Elle récapitule dans un
C
FA
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

tableau les charges à prendre en compte dans les coûts de revient et dont la périodicité
m:o

n'est pas mensuelle.


x.c
vo
lar
o
ch

Nature Périodicité Montant Abonnement


1.s
uh

Taxe professionnelle Année 7 200 600


Loyers Trimestre 36 000 12 000
Redevances pour brevets Année 48 000 4 000
Primes d'assurance Année 27 000 2 250
Intérêts d'emprunt Semestre 18 000 3 000
Dotations aux amortissements Année 72 000 6 000
27 850

19
50950_ComptaGest_p001p124 Page 20 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

LA COMPTABILITÉ DE GESTION EN COÛTS COMPLETS

2. Importance du choix des charges


Il convient d'inclure dans les coûts tous les éléments ayant un caractère normal,
en rapport avec l'activité de l'entreprise. Il s'agit, de façon générale, de toutes les
charges correspondant à des facteurs concourant à la production ou la vente du
produit.
Les critères conduisant à l'inclusion ou à l'exclusion d'un élément dans le calcul
des coûts doivent avoir un caractère de permanence dans le temps et dans
l'espace.
EXEMPLE : des pertes sur créances irrécouvrables peuvent être incorporées ou non dans le

5
:10
coût des produits, selon leur caractère plus au moins normal pour l'entreprise considérée.

80
Mais il convient, pour permettre la comparaison des coûts dans le temps, de retenir la

22
23
:10
même solution d'une période à l'autre.

73
51
09
35
2.1 Les charges supplétives

T:3
TA
ET
-S
Dans les calculs de coûts, la comptabilité de gestion peut prendre en compte des

ES
charges non enregistrées en comptabilité financière. Ces charges sont dites

AL
CI
supplétives et constituent des « différences d'incorporation pour éléments

SO
ET
supplétifs ».

S
UE
IQ
Elles sont notamment prises en considération par des entreprises voulant calcu-

OM
ler des coûts de revient qui ne dépendent ni du mode de financement de l'entre-

ON
EC
prise ni de son régime juridique (société ou entreprise individuelle par exemple).

ES
QU
On peut ainsi considérer comme charges supplétives certaines rémunérations.
DI
RI
JU
ES

A. La rémunération théorique des capitaux propres


NC
IE

Les coûts obtenus seront alors comparables à ceux d'une entreprise financée par
SC
S
DE

des emprunts.
TE
UL

EXEMPLE : les capitaux propres d'une entreprise s'élèvent à 1 000 000 €. Les capitaux
C
FA
m:

empruntés à long terme par ce type d'entreprise sont généralement rémunérés au taux
o
x.c
vo

annuel de 9 %. Les coûts sont calculés tous les mois.


lar
o
ch

Éléments supplétifs incorporés annuellement : 1 000 000  9/100 = 90 000.


1.s
uh

Éléments supplétifs incorporés mensuellement : 90 000/12 = 7 500.


Notons également que l'on peut considérer que ce coût des capitaux propres
prend en compte l'intérêt que l'entreprise pourrait percevoir si elle prêtait ses
capitaux. La privation de ce revenu financier constitue en quelque sorte un coût.

B. La rémunération du travail de l'exploitant


L'exploitant d'une entreprise individuelle est rémunéré par le bénéfice de son
entreprise. Mais cette rémunération n'est pas comptabilisée comme charge par la

20
50950_ComptaGest_p001p124 Page 21 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

3 • LE CALCUL DES CHARGES INCORPORABLES

comptabilité financière, contrairement à celle des dirigeants d'entreprises socié-


taires(1).
La prise en compte d'une telle rémunération dans les coûts permet de rendre les
coûts comparables entre entreprises à régime juridique et fiscal différent.
Elle présente aussi l'avantage de tenir compte de l'activité effective de l'exploi-
tant, au même titre que de celle d'un personnel salarié.

2.2 Les charges non incorporables


Si certaines charges peuvent être ajoutées, à l'inverse, parfois, des charges enre-
gistrées par la comptabilité financière ne sont pas prises en compte dans les

5
:10
80
calculs de coûts. Elles sont dites charges non incorporables.

22
23
Ce sont essentiellement :

:10
73
51
• des charges hors exploitation : c'est le cas en particulier des charges exception-

09
35
nelles, en raison de leur caractère anormal pour l'exercice ;

T:3
TA
• certaines charges d'exploitation à caractère non récurrent : il s'agit de charges

ET
-S
que l'on ne retrouvera pas chaque année dans la comptabilité de l'entreprise,

ES
AL
par exemple, une provision pour litige avec un salarié, des frais d'établisse-

CI
SO
ment ;

ET
S
UE
• certaines charges d'exploitation dont le montant ne correspond pas à l'estima-

IQ
OM
tion de l'entreprise. Ce sont notamment certains amortissements et certaines

ON
dépréciations ou provisions.

EC
ES
Pour les charges non incorporables, on parle de « différences d'incorporation

QU
DI
sur autres charges » et en exclut les différences liées aux amortissements, dépré-
RI
JU
ciations et provisions que la comptabilité de gestion appelle charges d'usage et
ES
NC

charges étalées.
IE
SC
S
DE

2.3 Les charges d'usage et les charges étalées


TE
CUL
FA
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

Les différences d'appréciation des amortissements, dépréciations et provisions


m:o
x.c

en comptabilité financière d'une part et en comptabilité de gestion d'autre part


vo
lar

peuvent faire naître tantôt des charges non incorporables, tantôt des charges supplé-
o
ch
1.s

tives. On parle de « différences d'incorporation sur amortissements, déprécia-


uh

tions et provisions ».

A. Amortissements et charges d'usage


La « charge d'usage » correspond à l'amortissement économique des biens. Elle
diffère généralement de l'amortissement porté en comptabilité financière qui
obéit souvent à des règles et contraintes fiscales.

(1) Il s'agit des sociétés soumises à l'impôt sur les sociétés.

21
50950_ComptaGest_p001p124 Page 22 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

LA COMPTABILITÉ DE GESTION EN COÛTS COMPLETS

Cette charge d’usage peut être calculée :


– sur la base de la valeur actuelle du bien (et non pas de son coût d'achat),
– sur une durée réelle probable d'utilisation.

On a donc : Charge d’usage = Valeur d’usage de l’immobilisation


--------------------------------------------------------------------------------------------------
Durée prévue d’usage

Il ne s'agit là que d'une suggestion et nombre d'entreprises calculent leurs coûts


sur la base des amortissements comptabilisés en fonction de la durée d'utilisa-
tion fiscalement admise.
B. Provisions, dépréciations et charges étalées

5
:10
80
Aux dotations aux dépréciations et aux provisions de la comptabilité financière

22
23
:10
se substituent des « charges étalées », déterminées selon des critères définis par

73
51
l'entreprise.

09
35
En résumé, les notions de charges supplétives et de charges non incorporables,

T:3
TA
de charges d'usage et de charges étalées peuvent s'illustrer ainsi :

ET
-S
ES
AL
CI
SO
Appellations en

ET
Exemples comptabilité de gestion Conséquences sur les coûts

S
UE
IQ
OM
Rémunération fictive

ON
EC
des capitaux propres Différences

ES
d’incorporation pour Charges supplétives

QU
Rémunération du éléments supplétifs

DI
RI
travail de l’exploitant
JU
ES
NC
IE

« Charges d’usage »
SC

(à la place des
S
DE

amortissements Différences
TE
UL

comptabilisés) d’incorporation sur


C
FA

amortissements, ou
m:

« Charges étalées » dépréciations et


o
x.c

(à la place des provisions


vo
lar

dépréciations et
o
ch

provisions
1.s

comptabilisées)
uh

Charges Différence
d’incorporation sur Charges non
exceptionnelles
autres charges incorporables

Remarque : Dans les principes d’évaluation des stocks en comptabilité finan-


cière, le plan comptable général précise que, en cas de sous-activité, les coûts

22
50950_ComptaGest_p001p124 Page 23 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

3 • LE CALCUL DES CHARGES INCORPORABLES

doivent être calculés à « activité normale », ce qui peut conduire à exclure des
charges incorporables la part des charges dites « coût de la sous-activité » ou
coût du chômage. Nous envisagerons cet aspect seulement dans le cadre de
l'étude de l'imputation rationnelle des charges de structure (chapitre 19).
En conclusion, nous pouvons présenter le schéma et les égalités qui suivent :

Charges non
incorporables
Charges
enregistrées
par

5
:10
la Charges

80
22
comptabilité incorporables

23
:10
financière aux

73
coûts

51
09
35
T:3
Charges

TA
supplétives

ET
-S
ES
AL
CI
SO
ET
Charges de la comptabilité financière Charges incorporables

S
UE
– Charges non incorporables + Charges non incorporables

IQ
OM
ON
+ Charges supplétives – Charges supplétives

EC
= Charges incorporables = Charges de la comptabilité financière

ES
QU
DI
RI
On doit observer qu'il y aura lieu, en fin d'année, de faire un rapprochement JU
ES

entre la comptabilité financière et la comptabilité de gestion pour vérifier les


NC
IE

égalités ci-dessus.
SC
S

Notons enfin que, en ce qui concerne le choix des charges incorporables, au-delà
DE
TE

des principes généraux chaque entreprise les détermine en fonction des caractè-
CUL

res particuliers de ses opérations.


FA
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

m:o
x.c
vo
lar

EXERCICES : série 3.
o
ch
1.s
uh

MOTS-CLÉS

• Abonnement • Charge d’usage • Charges incorporables • Charges non


incorporables • Charges supplétives • Différences d’incorporation pour
éléments supplétifs • Différences d’incorporation sur amortissements,
dépréciations et provisions • Différences d’incorporation sur autres charges
• Méthode de l’abonnement

23
50950_ComptaGest_p001p124 Page 24 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

LA COMPTABILITÉ DE GESTION EN COÛTS COMPLETS

Chapitre 4

LES CHARGES
DIRECTES ET LES

5
:10
CHARGES INDIRECTES

80
22
23
:10
73
51
09
35
T:3
1. Les charges directes et leur affectation

TA
ET
-S
2. Les charges indirectes et leur imputation

ES
AL
CI
SO
ET
S
UE
IQ
OM
ON
EC
ES
La distinction entre charges directes et charges indirectes ainsi que la terminolo-

QU
DI
gie correspondante apparaissent clairement dans le schéma ci-après :
RI
JU
ES
NC
IE
SC
S

Charges Affectation
DE

directes
TE
CUL

Charges
FA
m:

incorporables Coûts
o
x.c
vo

Imputation
lar

Charges
o

Répartition
ch

indirectes
1.s
uh

1. Les charges directes et leur affectation


Comme le montre le schéma, les charges directes sont affectables. Elles concer-
nent le coût d'un seul produit ou d'une seule commande et sont directement
affectées aux coûts, c'est-à-dire sans répartition préalable.

24
50950_ComptaGest_p001p124 Page 25 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

4 • LES CHARGES DIRECTES ET LES CHARGES INDIRECTES

Les deux catégories essentielles de charges directes sont :


• les matières et fournitures, qui sont nécessairement des charges directes
lorsqu'elles entrent dans la composition des produits fabriqués ;
• la main-d’œuvre directe : il s'agit des frais de personnel résultant des travaux
effectués sur un seul produit.

Remarque : la distinction entre charges directes et indirectes peut dépendre de


l'organisation de la comptabilité de gestion.
Ainsi, certaines charges de personnel de production pourront être considérées
comme directes si les temps passés sur chaque fabrication font l'objet d'une saisie
sur un bon de travail. Dans le cas contraire, elles seront traitées comme charges

5
:10
80
indirectes.

22
23
:10
73
51
09
2. Les charges indirectes et leur imputation

35
T:3
TA
ET
-S
A. Notion de charges indirectes

ES
AL
CI
SO
Rappelons que l'on entend par charges indirectes celles qui ne concernent pas un

ET
seul mais plusieurs des coûts calculés.

S
UE
IQ
OM
EXEMPLE : les charges d'administration générale, l'énergie électrique consommée, les

ON
amortissements d'un atelier fabriquant plusieurs produits, etc.

EC
ES
QU
B. Traitement comptable des charges indirectes
DI
RI
JU
ES

Alors que les charges sont aisément affectées aux coûts, sans calculs intermédiai-
NC
IE

res, les charges indirectes doivent être analysées et réparties avant leur imputa-
SC

tion.
S
DE
TE

Des méthodes rapides mais nécessairement arbitraires peuvent être envisagées


CUL
FA
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

en vue de cette répartition.


m:o
x.c
vo

a) Première phase : prérépartition


lar
o
ch
1.s

Compte tenu de la hiérarchie des différents coûts, une prérépartition permet de


uh

séparer les charges imputables :


– aux coûts d'achat : charges d'approvisionnement,
– aux coûts de production : charges de production,
– aux coûts de distribution : charges de distribution.
Il s'agit en partie d'une répartition par fonctions des charges indirectes. Les char-
ges qui ne peuvent être réparties aisément entre ces trois fonctions constituent les
charges générales.

25
50950_ComptaGest_p001p124 Page 26 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

LA COMPTABILITÉ DE GESTION EN COÛTS COMPLETS

EXEMPLE : soit la prérépartition suivante.

Charges Charges Charges


Charges
d’appro- de de
Charges par nature géné-
vision- produc- distri-
rales
nement tion bution
Charges de personnel 280 000 20 000 190 000 30 000 40 000
Impôts et taxes 6 000 4 000 2 000
Services extérieurs (comptes 61) 14 000 1 000 10 000 1 000 2 000
Services extérieurs (comptes 62) 22 000 1 000 1 000 18 000 2 000

5
Fournitures consommables 13 000 1 000 1 000 3 000 8 000

:10
80
22
Dotations aux amortissements 65 000 7 000 38 000 14 000 6 000

23
:10
400 000 30 000 240 000 70 000 60 000

73
51
09
35
T:3
Dans une optique de répartition simple, les charges générales sont :

TA
ET
– soit réparties entre les fonctions approvisionnement, production, distribution ;

-S
ES
– soit imputées globalement au niveau des coûts de revient ; c'est l'optique préco-

AL
CI
nisée pour être en cohérence avec la comptabilité financière pour évaluer les

SO
stocks.

ET
S
UE
IQ
b) Seconde phase : imputation aux coûts

OM
ON
EC
Les totaux de charges indirectes de chaque fonction sont ensuite imputés aux

ES
coûts des produits proportionnellement à des coefficients d'imputation.

QU
DI
RI
Citons quelques exemples. JU
ES
NC

• Pour les charges d'approvisionnement, partage entre les coûts d'achat des matiè-
IE
SC

res proportionnellement :
S
DE

– aux quantités achetées,


TE
UL

– aux prix d'achat.


C
FA
m:o

• Pour les charges de production, partage entre les coûts de production


x.c
vo

proportionnellement :
lar
o
ch

– aux charges directes contenues dans ces coûts,


1.s
uh

– aux salaires directs (montant ou nombre d'heures),


– aux matières consommées (montant ou quantités),
– aux quantités de produits de chaque type fabriqués.
• Pour les charges de distribution, partage entre les coûts de distribution
proportionnellement :
– au montant des coûts de production,
– aux quantités vendues.

26
50950_ComptaGest_p001p124 Page 27 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

4 • LES CHARGES DIRECTES ET LES CHARGES INDIRECTES

EXEMPLE : supposons que les 240 000 € de charges de production figurant dans l'exemple
précédent doivent être répartis entre deux produits P1 et P2, pour lesquels on fournit les
renseignements suivants sur les charges directes de production.

Quantités Quantités de matières Heures de main-


produites consommées (en kg) d’œuvre directe
Produit Pl 500 1 500 750
Produit P2 1 000 2 500 500
Total 4 000 1 250

5
Supposons que le coût des matières soit de 20 € par kilogramme et le coût horaire de la

:10
80
main-d'œuvre directe de 32 €.

22
23
:10
73
Différentes clés de répartition sont envisageables pour les charges de production : les

51
09
35
quantités de matières, les heures de main-d'œuvre directe, le total des charges directes.

T:3
TA
ET
SOLUTION

-S
ES
AL
a) La répartition en fonction des quantités de matières conduit aux calculs

CI
SO
suivants :

ET
S
UE
– pour P1 : 240 000  1 500/4 000 = 90 000,

IQ
OM
ON
– pour P2 : 240 000  2 500/4 000 = 150 000.

EC
ES
QU
b) La répartition en fonction des heures de main-d'œuvre directe donne les

DI
RI
résultats suivants : JU
ES
NC

– pour P1 : 240 000  750/1 250 = 144 000,


IE
SC

– pour P2 : 240 000  500/1 250 = 96 000.


S
DE
TE
UL

c) La répartition en fonction du total des charges directes nécessite le calcul préa-


C
FA
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

m:

lable de leur montant.


o
x.c
vo
lar
o

P1 P2 Total
ch
1.s
uh

Matières 20 1 500 30 000 20 2 500 50 000 80 000


Main-d'œuvre 32 750 24 000 32 500 16 000 40 000
Total 54 000 66 000 120 000

Ce qui conduit à la répartition suivante :


– pour P1 : 240 000  54 000/120 000 = 108 000,
– pour P2 : 240 000  66 000/120 000 = 132 000.

27
50950_ComptaGest_p001p124 Page 28 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

LA COMPTABILITÉ DE GESTION EN COÛTS COMPLETS

En totalisant les charges directes et les charges indirectes calculées selon les trois
modes précédents, on aboutit aux coûts de production suivants :

P1 P2
Total
CD CI Coût CD CI Coût
Répartition a 54 000 90 000 144 000 66 000 150 000 216 000 360 000
Répartition b 54 000 144 000 198 000 66 000 96 000 162 000 360 000
Répartition c 54 000 108 000 162 000 66 000 132 000 198 000 360 000

Si le total des coûts est identique dans les trois méthodes, leur répartition entre P1

5
:10
et P2 apparaît très différente. Cet écart amène donc à s'interroger sur la perti-

80
22
nence de chacun des calculs réalisés.

23
:10
73
51
Sans autre justification, de telles méthodes peuvent apparaître comme arbitrai-

09
35
res et fausser la concurrence entre des entreprises qui fixeraient leurs prix de

T:3
TA
vente d'après leurs coûts de revient.

ET
-S
La méthode des centres d'analyse, que nous allons suivre vise à réduire cette

ES
AL
part d'arbitraire dans l'imputation des charges indirectes.

CI
SO
ET
S
UE
EXERCICES : série 4.

IQ
OM
ON
EC
MOTS-CLÉS

ES
QU
DI
RI
• Affectation • Charge directe • Charge indirecte • Coefficient d’imputation JU
ES

• Imputation
NC
IE
SC
S
DE
TE
CUL
FA
m:o
x.c
vo
lar
o
ch
1.s
uh

28
50950_ComptaGest_p001p124 Page 29 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

5 • LE TRAITEMENT DES CHARGES INDIRECTES

Chapitre 5

LE TRAITEMENT
DES CHARGES

5
:10
INDIRECTES

80
22
23
:10
73
51
09
35
T:3
1. Principe des centres d'analyse

TA
ET
-S
2. Types de centres d'analyse

ES
3. Mise en œuvre de la méthode

AL
CI
SO
ET
S
UE
IQ
OM
ON
EC
ES
QU
1. Principe des centres d'analyse
DI
RI
JU
ES
NC
IE

1.1 Définition du centre d'analyse


SC
S
DE

Le centre d'analyse est une division d'ordre comptable de l'entreprise dans


TE
UL

laquelle sont groupés, préalablement à leur imputation aux coûts des produits,
C
FA
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

m:

les éléments de charges indirectes.


o
x.c
vo

Le centre d'analyse peut correspondre :


lar
o
ch

• soit à une division fictive de l'entreprise, division qui équivaut alors souvent à
1.s
uh

une fonction, comme le financement, l'administration, la sécurité, la gestion du


personnel… ;
• soit à une division réelle de l'entreprise, division qui équivaut alors souvent à
un service ; on parle alors de centre de travail, tels l'atelier X, l'atelier Y, le ser-
vice distribution.
Nos exemples n'ont qu'un caractère indicatif car tel type de charge correspon-
dant à une division réelle dans une entreprise peut correspondre à une division
fictive dans une autre.

29
50950_ComptaGest_p001p124 Page 30 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

LA COMPTABILITÉ DE GESTION EN COÛTS COMPLETS

1.2 Caractère du centre d'analyse


Le centre d'analyse doit être choisi de telle manière que les charges indirectes
qu'il regoupe présentent un caractère d'homogénéité. L'homogénéité du centre
doit permettre, chaque fois que possible, la mesure de son activité par une unité
physique. Ce n'est pas toujours possible, d'où les distinctions faites entre centres
opérationnels et centres de structure.

A. Centres opérationnels
Ce sont les centres d'analyse dont l'activité peut être mesurée par une unité
physique dite « unité d'œuvre », comme l'heure machine, l'heure de main-

5
:10
d'œuvre directe, l'unité de produit fabriqué, etc.

80
22
23
Cette unité doit :

:10
73
51
– caractériser l'activité du centre : le montant des charges doit varier en fonction

09
35
du nombre de ces unités ;

T:3
TA
– permettre une imputation des charges du centre aux coûts des produits ou des

ET
-S
commandes intéressées.

ES
AL
On doit donc être en mesure de déterminer le nombre d'unités d'œuvre corres-

CI
SO
pondant aux différents produits ou aux différentes commandes.

ET
S
UE
On calcule :

IQ
OM
ON
Coût du centre analyse

EC
Coût de l’unité d’œuvre = --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

ES
Nombre d’unités d’œuvre du centre d’analyse

QU
DI
RI
B. Centres de structure JU
ES
NC

Ce sont les centres d'analyse pour lesquels il n'est pas possible de mesurer une
IE
SC

activité par une unité physique, comme l'administration générale, le finance-


S
DE

ment, etc.
TE
CUL

En l'absence d'unité d'œuvre, on calcule un « taux de frais » en fonction d'une


FA
m:

base (ou assiette) exprimée en euros.


o
x.c
vo
lar

On calcule :
o

Coût du centre d’analyse


ch

Taux de frais = -----------------------------------------------------------------------------------


1.s

Assiette de répartition en euros


uh

EXEMPLE : soit un centre « administration générale » dont on souhaite répartir les char-
ges entre les coûts de revient proportionnellement aux coûts de production des produits
vendus.
Dans ce cas :

Coût du centre administration générale


Taux de frais = ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Somme des coûts de production des produits vendus

30
50950_ComptaGest_p001p124 Page 31 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

5 • LE TRAITEMENT DES CHARGES INDIRECTES

Ce taux de frais donne en fait le coût du centre pour un euro d'assiette (dans notre
exemple, pour un euro de coût de production). On peut également l'exprimer en
pourcentage.
Les centres de structure sont ainsi dénommés car ils regroupent des charges qui
varient peu dans le cadre d'une structure déterminée, tandis que les centres
opérationnels regroupent des charges dont le montant est en partie lié au volume
des opérations réalisées.
Remarque : la précision recherchée dans le calcul des coûts conduit parfois à
effectuer l'imputation du coût d'un centre d'analyse au moyen de plusieurs uni-
tés d'œuvre. Le centre est alors subdivisé en sections dites sections homogènes

5
:10
(homogénéité des charges par rapport à l'unité d'œuvre choisie pour la section).

80
22
23
:10
73
1.3 Utilité du centre d'analyse

51
09
35
T:3
A. Pour le calcul des coûts

TA
ET
-S
EXEMPLE 1 : dans l'atelier piquage d'une usine de confection sont fabriqués deux modèles

ES
AL
de chemise M1 et M2.

CI
SO
L'atelier comprend dix machines identiques, qui ont tourné chacune 160 heures pendant

ET
le mois, dont 1 000 heures pour fabriquer M1 et 600 heures pour fabriquer M2. Les char-

S
UE
ges indirectes du centre s'élèvent pour le mois à 240 000 €. Les heures machine sont rete-

IQ
OM
nues comme unités d'œuvre.

ON
EC
ES
QU
SOLUTION

DI
RI
Coût de l'unité d'œuvre : 240 000/1 600 = 150 JU
ES
NC
IE

Imputations :
SC
S

– à M1 : 150  1 000 = 150 000


DE
TE

– à M2 : 150  600 = 90 000


CUL
FA
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

m:o
x.c

EXEMPLE 2 : les charges du centre « distribution » de la même entreprise s'élèvent à


vo
lar

70 000 €. Le coût de production du produit M1 est de 800 000 € et celui du produit M2


o
ch

de 600 000 €. Le coût de production est retenu comme assiette de frais.


1.s
uh

SOLUTION

70 000
Taux de frais = ------------------------ = 0,05 ou 5 %
1 400 000

Imputations
– à M1 : 0,05  800 000 = 40 000
– à M2 : 0,05  600 000 = 30 000

31
50950_ComptaGest_p001p124 Page 32 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

LA COMPTABILITÉ DE GESTION EN COÛTS COMPLETS

(1)
En résumé, on impute les charges d'un centre d'analyse en procédant ainsi :

nombre d’unités
coût de l’unité
 d’œuvre consommées
d’œuvre du centre
Imputation d’un par l’élément étudié
centre d’analyse ou

au coût(1) d’un
élément part de l’assiette de
taux de frais
 répartition attribuée
de centre
à l’élément étudié

5
:10
B. Pour la mise en jeu de responsabilités

80
22
23
Le traitement des charges indirectes dans les centres d'analyse facilite la mise en

:10
73
cause de responsabilités dans l'évolution des charges. Dans cette optique, des

51
09
charges directes peuvent être ajoutées aux charges indirectes d'un centre

35
T:3
d'analyse, surtout si elles ont un lien avec les unités d'œuvre qui mesurent l'acti-

TA
ET
vité du centre d'analyse.

-S
ES
AL
EXEMPLE : si un centre de travail « atelier de montage » a pour unité d'œuvre l'heure de

CI
SO
main-d’œuvre directe, ajouter la main-d’œuvre directe aux charges indirectes constitue

ET
un ensemble homogène dont on peut attribuer la responsabilité à un cadre.

S
UE
IQ
Un centre de travail conçu en centre de coût pour correspondre à un échelon de

OM
ON
responsabilités dans l'entreprise prend le nom de centre de responsabilité. Si à

EC
ces charges peuvent être associés des produits (produits courants) pour consti-

ES
QU
tuer un « compte de résultat élémentaire » dégageant un résultat, le centre prend

DI
RI
le nom de centre de profit. JU
ES
NC
IE
SC

2. Types de centres d'analyse


S
DE
TE
CUL
FA

2.1 Des fonctions aux centres d'analyse


m:o
x.c
vo
lar

Les centres d'analyse peuvent être plus ou moins nombreux selon l'entreprise et
o
ch
1.s

son type d'activité. Présentons une analyse plus ou moins détaillée sous la forme
uh

d'un tableau (voir page ci-contre).


Il va de soi que ce tableau n'est qu'indicatif et que pour plusieurs centres
d'analyse, les divisions sont généralement plus fines, notamment pour les
centres de travail relatifs à la production. En outre, des divisions en sections
peuvent également accroître le nombre de centres d'analyse.

(1) Coût d'achat, coût de production, coût de distribution, coût de revient ou même coût d'un autre
centre d'analyse.

32
50950_ComptaGest_p001p124 Page 33 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

5 • LE TRAITEMENT DES CHARGES INDIRECTES

Division Divison
fonctionnelle fonctionnelle
élémentaire évoluée

Administration
générale
Administration
Administration Gestion
financière

Gestion Gestion

5
du personnel du personnel

:10
80
22
23
Gestion

:10
Administration

73
Gestion des bâtiments

51
09
des bâtiments

35
T:3
et du matériel Gestion

TA
Services

ET
généraux du matériel

-S
ES
AL
CI
Prestations Prestations

SO
connexes connexes

ET
S
UE
IQ
OM
Gestion des appro- Gestion des appro- Gestion des appro-

ON
visionnements visionnements visionnements

EC
ES
QU
DI
RI
Études techniques Études techniques
JU
et recherches et recherches
ES
NC
IE
SC
S

Services Services
DE
TE

techniques techniques
CUL

Production Production
FA
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

m:o
x.c
vo
lar
o
ch
1.s
uh

Distribution Distribution Distribution Distribution

Autres frais Autres frais Autres frais Autres frais


à couvrir à couvrir à couvrir à couvrir

33
50950_ComptaGest_p001p124 Page 34 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

LA COMPTABILITÉ DE GESTION EN COÛTS COMPLETS

2.2 Des centres d'analyse aux imputations


Les diverses destinations des coûts des centres, lors de leurs imputations,
conduisent à une classification des centres d'analyse.

A. Les centres auxiliaires

Ce sont les centres dont les coûts sont imputés à d'autres centres d'analyse car
l'essentiel de leur activité leur est consacré (y compris éventuellement à d'autres
centres auxiliaires).
EXEMPLE : dans le cadre de la gestion du matériel, un centre de travail « entretien du

5
:10
matériel » intervient dans les divers ateliers et fournit des prestations aux divers centres

80
22
de production.

23
:10
Les types de centres auxiliaires peuvent être décrits comme suit :

73
51
09
35
a) Centres « gestion du personnel »

T:3
TA
ET
Que l'on ait un centre d'analyse unique ou plusieurs centres de travail, les char-

-S
ES
ges qui y sont regroupées sont celles qui correspondent aux fonctions :

AL
CI
SO
– de gestion technique du personnel : embauche, formation, administration ;

ET
– de gestion sociale du personnel : services sociaux et relations avec le comité

S
UE
d'entreprise et les délégués du personnel.

IQ
OM
ON
Le coût des centres de gestion du personnel est imputé aux autres centres à

EC
raison du personnel qu'ils utilisent (en fonction de l'effectif, des heures ou des

ES
QU
rémunérations…).
DI
RI
JU
ES

b) Centres « gestion des bâtiments »


NC
IE
SC

Il s'agit des fonctions liées, pour les bâtiments, locaux et parcs de stationnement :
S
DE

– à l'administration desdits bâtiments,


TE
UL

– au fonctionnement (chauffage, éclairage, climatisation, hygiène, entretien,


C
FA
m:

réparation…),
o
x.c

– à la prévention (sécurité, gardiennage, surveillance technique…).


vo
lar
o
ch

Le coût de ces centres est généralement imputé à tous les centres occupant des
1.s
uh

surfaces et le plus souvent à raison des surfaces occupées (ou des surfaces corri-
gées).

c) Centres « gestion du matériel »


Il s'agit des fonctions liées, pour les matériels utilisés par l'entreprise :
– à l'administration desdits matériels,
– au fonctionnement (entretien, révisions, réparations),
– à la sécurité et aux conditions d'emploi des matériels.

34
50950_ComptaGest_p001p124 Page 35 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

5 • LE TRAITEMENT DES CHARGES INDIRECTES

Le coût de ces centres est généralement imputé à tous les centres utilisateurs de
matériel à raison de prestations fournies (exprimées en heures par exemple). À
défaut d'unités d'œuvre, on peut envisager un taux de frais calculé d'après la
valeur des matériels.
d) Centres « prestations connexes »
Ces centres regroupent des charges correspondant à la production de services
internes à l'entreprise, au profit des autres centres. Citons la production d'éner-
gie, les transports, la production et la reproduction de documents, le traitement
des informations…

B. Les centres principaux

5
:10
80
22
Ce sont les centres dont les montants sont imputés aux coûts des produits. Nous

23
:10
les décrirons ultérieurement au fur et à mesure de l'étude des coûts.

73
51
Pour l'instant, classons-les en fonction de la destination de leurs coûts.

09
35
T:3
a) Imputation aux coûts d'achat (chapitre 8)

TA
ET
-S
– Centre « gestion des approvisionnements ».

ES
AL
CI
b) Imputation aux coûts de production (chapitre 10)

SO
ET
– Centres de production.

S
UE
– Centres « études techniques et recherches(1) » (dans la mesure où ils concernent

IQ
OM
les produits de la période).

ON
EC
c) Imputation aux coûts de revient (chapitre 13)

ES
QU
DI
– Centres de distribution (via un éventuel coût de distribution).
RI
JU
– Centres « administration générale ».
ES
NC

– Centres « gestion financière ».


IE
SC

– Centres « autres frais à couvrir ».


S
DE

Les coûts de ces centres constituent ce que nous appelons des coûts hors produc-
TE
UL

tion (voir chapitre 12).


C
FA
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

m:o
x.c
vo
lar
o
ch
1.s
uh

(1) Les frais de recherche et développement sont toutefois imputés aux coûts de revient.

35
50950_ComptaGest_p001p124 Page 36 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

LA COMPTABILITÉ DE GESTION EN COÛTS COMPLETS

3. Mise en œuvre de la méthode

3.1 Répartition primaire et répartition secondaire


A. Principe
La répartition primaire est l'attribution des charges indirectes aux centres princi-
paux ou auxiliaires :
• par affectation si l'on dispose de moyens de mesure des consommations de char-
ges par nature pour chaque centre (exemple : la consommation d'électricité
mesurée par compteur) ;

5
:10
80
• par répartition si l'on utilise des clés de répartition entre les centres (exemple : la

22
23
répartition de l'électricité proportionnellement aux nombres d'ampoules ou

:10
73
aux surfaces, en l'absence de compteurs par centres).

51
09
35
La répartition secondaire est la répartition des prestations des centres auxiliaires

T:3
TA
entre les centres principaux.

ET
-S
D'où le schéma suivant, qui peut compléter les organigrammes présentés au

ES
AL
chapitre 2 :

CI
SO
ET
S
UE
Répartition primaire

IQ
OM
Centres

ON
Charges principaux Imputation Coûts

EC
ES
indirectes

QU
DI
RI
Centres JU
ES

auxiliaires Répartition
NC
IE

secondaire
SC
S
DE
TE

ou sa traduction en tableau de calculs :


CUL
FA
m:o
x.c

Centres auxiliaires Centres principaux


vo

Répartition
lar

affectées
o
ch

Charges primaire
1.s
uh

indirectes ou
(par
réparties Répartition
nature)
secondaire

Répartition entre coûts et


coûts de revient

36
50950_ComptaGest_p001p124 Page 37 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

5 • LE TRAITEMENT DES CHARGES INDIRECTES

B. Application
Considérons une application théorique simple. Chacune de nos applications sera
évidemment simplifiée par rapport aux situations réelles, notamment quant au
nombre de centres.
Dans l'entreprise CLAMA, on a enregistré, entre autres, en classe 6 de la comptabilité
générale, les charges suivantes considérées comme des charges indirectes pour le calcul
des coûts et coûts de revient d'un mois.
Fournitures consommables 12 000
Services extérieurs – comptes 61 10 000
Services extérieurs – comptes 62 8 000

5
:10
80
Impôts et taxes 5 000

22
23
Charges de personnel 260 000

:10
73
51
Dotations aux amortissements (abonnement) 15 000

09
35
Dotations aux dépréciations et provisions (abonnement) 5 000

T:3
TA
ET
Il est d'autre part décidé de tenir compte de charges supplétives s'élevant à 15 000 €. En

-S
revanche, les charges d'usage relatives aux amortissements figurant ci-dessus ne seront

ES
AL
retenues que pour 10 000 €.

CI
SO
ET
La répartition des charges indirectes se fait entre les centres suivants :

S
UE
IQ
– centre auxiliaire : prestations connexes,

OM
ON
– centres principaux : approvisionnement, ébauchage, finissage, ventes au détail, ventes

EC
en gros, selon les clés ci-après.

ES
QU
DI
RI
Adm. JU
Presta- Appro-
ES

Ébau- Finis- Distri- générale et


Charges tions vision-
NC

chage sage bution finan-


IE

connexes nement
SC

cement
S
DE

Fournitures
TE

5 5 5 5 50 30
UL

consommables
C
FA
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

m:

Services extérieurs
o

65 5 5 5 10 10
x.c

(comptes 61)
vo
lar
o

Services extérieurs
ch

10 30 10 50
1.s

(comptes 62)
uh

Impôts et taxes 20 50 30
Charges de personnel 5 5 30 40 10 10
Dotations aux
20 5 15 20 20 20
amortissements
Dotations aux
dépréciations et 40 60
provisions
Charges supplétives 20 50 30

37
50950_ComptaGest_p001p124 Page 38 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

LA COMPTABILITÉ DE GESTION EN COÛTS COMPLETS

Le centre « prestations connexes » se répartit entre les centres principaux à raison de


20 % pour l'ébauchage, 50 % pour le finissage, 10 % pour la distribution et 20 % pour
l'administration générale et le financement. (1)

Nature et importance des unités d'œuvre et des assiettes de frais

Unités d’œuvre Nombres


Centres
ou assiettes de frais ou valeur
Approvisionnement kilogramme de matière achetée 11 000
Ébauchage kilogramme de matière utilisée 10 000
Finissage heure machine 1 000

5
:10
(1)
Distribution coût de production 360 000

80
22
23
Administration générale et

:10
financement coût de production(1) 360 000

73
51
09
35
T:3
SOLUTION : voir le tableau d'analyse ci-après.

TA
ET
-S
ES
sements et provisions
poration sur amortis-
Centres

Différence d’incor-

AL
CI
SO
Administration

et financement
Approvision-

Distribution
Prestations

Ébauchage

ET
Finissage
connexes

générale
nement

S
UE
IQ
OM
ON
EC
ES
Charges et dotations

QU
DI
Fournitures consommables 12 000 600 600 600 600 6 000 3 600
RI
Services extérieurs (comptes 61) 10 000 6 500 500 500 500 1 000 1 000 JU
ES

Services extérieurs (comptes 62) 8 000 800 2 400 800 4 000


NC

Impôts et taxes 5 000 1 000 2 500 1 500


IE
SC

Charges de personnel 260 000 13 000 13 000 78 000 104 000 26 000 26 000
S
DE

Dotations dépréciations et
5 000 2 000 3 000
TE

aux provisions
UL

Dotations aux amortissements 15 000 2 000 500 1 500 2 000 2 000 2 000 5 000
C
FA

Différences d’incorporation
m:

15 000 3 000 7 500 4 500


o

pour éléments supplétifs


x.c
vo
lar

Totaux après répartition


o
ch

primaire 330 000 26 100 15 400 83 000 107 100 47 800 45 600 5 000
1.s

– 26 100 0 5 220 13 050 2 610 5 220


uh

Totaux après répartition


secondaire 330 000 0 15 400 88 220 120 150 50 410 50 820 5 000
Unités d’œuvre ou assiettes de frais kg kg h/m CP CP
Nombres d’unités d’œuvre ou montant des assiettes
11 000 10 000 1 000 360 000 360 000
de frais
Coût de l’unité d’œuvre ou taux de frais 1,40 8,8220 120,150 0,14 0,1411

(1) Calculés en fait ultérieurement dans le processus de détermination des coûts. Nous les fournis-
sons ici car l'application n'est que partielle.

38
50950_ComptaGest_p001p124 Page 39 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

5 • LE TRAITEMENT DES CHARGES INDIRECTES

Remarque : le coût des unités d'œuvre et les taux de frais doivent être calculés
avec précision en évitant des arrondissements trop importants (on conserve cou-
ramment quatre décimales).
Par exemple, dans ce cas, si le centre « administration générale et financement »
doit être réparti entre plusieurs produits et si l'on avait arrondi le taux de frais à
0,14, l'imputation globale ne serait que de 0,14  360 000 = 50 400, soit une diffé-
rence de 50 820 – 50 400 = 420. Avec 0,1411 la différence n'est que 50 820 –
(0,1411  360 000) = 24. Ces différences (positives ou négatives) constituent des
frais résiduels de centres d'analyse (1).

Il va de soi que les taux de frais ne peuvent être calculés que lorsque l'on a déter-

5
miné les coûts de production.

:10
80
22
23
:10
3.2 Cessions de prestations entre centres auxiliaires

73
51
09
Les centres auxiliaires fournissent des prestations aux centres principaux mais

35
T:3
éventuellement aussi à d'autres centres auxiliaires.

TA
ET
-S
A. Sans réciprocité : transfert en escalier

ES
AL
CI
SO
EXEMPLE : considérons la répartition primaire suivante.

ET
S
UE
Centres auxiliaires Centres principaux

IQ
OM
ON
Gestion du Prestations

EC
Atelier Distribution

ES
personnel connexes

QU
DI
Total après répartition
RI
25 000 40 000 100 000 25 000 JU
primaire
ES
NC
IE
SC

CLÉS DE RÉPARTITION DES CENTRES AUXILIAIRES


S
DE
TE
UL

Gestion du Prestations
Atelier Distribution
C
FA
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

personnel connexes
m:
o
x.c

Gestion du personnel 20 % 50 % 30 %
vo
lar
o

Prestations connexes 60 % 40 %
ch
1.s
uh

(1) Il a été suggéré de les considérer comme « autres frais à couvrir ». Il nous semble préférable de
les traiter en différences de traitement comptable : différences sur taux de cession. En effet, notam-
ment dans notre exemple, « autres frais à couvrir » serait à imputer aux coûts de revient et le pro-
blème des arrondis se poserait alors de la même manière.

39
50950_ComptaGest_p001p124 Page 40 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

LA COMPTABILITÉ DE GESTION EN COÛTS COMPLETS

SOLUTION
Le calcul de la répartition secondaire peut être présenté dans le tableau ci-des-
sous :

Centres auxiliaires Centres principaux

Gestion du Prestations
Atelier Distribution
personnel connexes
Total après répartition
25 000 40 000 100 000 25 000
primaire
Gestion du personnel – 25 000 5 000 12 500 7 500

5
:10
80
Prestations connexes – 45 000 27 000 18 000

22
23
:10
Total après répartition
0 0 139 500 50 500

73
secondaire

51
09
35
T:3
TA
Remarque : il convient dans ce cas, pour éviter toute erreur, de faire figurer les

ET
centres dans l'ordre des prestations fournies.

-S
ES
AL
CI
B. Avec réciprocité : transferts croisés

SO
ET
S
Plusieurs centres auxiliaires peuvent échanger entre eux des prestations.

UE
IQ
OM
EXEMPLE : un centre « transports » a eu sur une période une activité de 100 000 km dont

ON
EC
10 000 ont été réalisés pour un centre « entretien ».

ES
QU
L'entretien a pour sa part travaillé 2 000 heures dont 600 pour le centre « transports ».
DI
RI
JU
ES

Le total après répartition primaire est de 260 000 pour le centre « transports » et de
NC
IE

168 000 pour le centre « entretien ».


SC
S
DE

Le problème apparaît clairement du fait que pour connaître le total définitif du centre
TE
UL

« transports », il conviendrait d'avoir le total du centre « entretien » et inversement.


C
FA
m:
o

SOLUTION
x.c
vo
lar

1) La méthode algébrique donne la réponse à ce problème.


o
ch
1.s
uh

Désignons par E le total définitif du centre « entretien » et par T le total définitif


du centre « transports ».

E= 168 000 + (10 000/100 000)T

Total primaire prestations reçues du transport

T= 260 000 + (600/2 000)E

Total primaire prestations reçues de l'entretien

40
50950_ComptaGest_p001p124 Page 41 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

5 • LE TRAITEMENT DES CHARGES INDIRECTES

On a donc un système de deux équations à deux inconnues :


E = 168 000 + 0,10 T
T = 260 000 + 0,30 E
qui a pour solution E = 200 000, T = 320 000.
Soit un coût de : 200 000/ 2 000 = 100 € par heure d'entretien
et de : 320 000/100 000 = 3,20 € par kilomètre.
D'où le tableau d'analyse suivant :

5
:10
Centres auxiliaires
Centres

80
22
principaux

23
Transports Entretien

:10
73
51
Total après

09
260 000 168 000

35
répartition primaire

T:3
TA
ET
Transports – 320 000 32 000 288 000

-S
(10 000 km à 3,20 €) (90 000 km à 3,20 €)

ES
AL
CI
Entretien 60 000 – 200 000 140 000

SO
(600 heures à 100 €) (1 400 heures à 100 €)

ET
S
UE
Total après répartition

IQ
0 0 428 000

OM
secondaire

ON
EC
ES
2) Certains préconisent une évaluation de ces transferts croisés à des taux stan-

QU
DI
dard. Ceux-ci peuvent être fondés, par exemple, sur les taux des périodes précé-
RI
JU
dentes.
ES
NC

Supposons ici que ces taux standard soient respectivement de 110 € par heure
IE
SC

d'entretien et de 3,00 € par kilomètre parcouru.


S
DE
TE

La répartition ferait apparaître des différences sur taux de cession :


CUL
FA
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

m:

Centres auxiliaires
o
x.c

Centres
vo
lar

principaux
Transports Entretien
o
ch
1.s
uh

Total après répartition


260 000 168 000
primaire
Transports – 326 000 30 000 270 000
(10 000 km à 3 €) (90 000 km à 3 €)
Entretien 66 000 – 198 000 154 000
(600 heures à 110 €) (1 400 heures à 110 €)
Total après répartition
26 000 – 22 000 424 000
secondaire

41
50950_ComptaGest_p001p124 Page 42 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

LA COMPTABILITÉ DE GESTION EN COÛTS COMPLETS

Les charges imputées aux centres principaux sont de 424 000 pour 428 000 de
charges à répartir au départ, soit une différence sur taux de cession de 4 000 €.
3) Résolution par un calcul itératif.
Revenons aux équations :
E = 168 000 + 0,10 T
T = 260 000 + 0,30 E
On part de E = 0 ou T = 0 et on applique les valeurs aux équations, puis on utilise
les valeurs nouvelles trouvées, et ainsi de suite...
– Première itération :

5
:10
80
T = 0 ⇒ E = 168 000

22
23
E = 168 000 ⇒ T = 260 000 + 0,30(168 000) = 310 400

:10
73
51
09
– Deuxième itération :

35
T:3
T = 310 400 ⇒ E = 168 000 + 31 040 = 199 040

TA
ET
E = 199 040 ⇒ T = 260 000 + 0,30(199 040) = 319 712

-S
ES
AL
– Troisième itération :

CI
SO
T = 199 040 ⇒ E = 168 000 + 31 971 = 199 971

ET
S
E = 199 971 ⇒ T = 260 000 + 0,30(199 971) = 319 991

UE
IQ
OM
On voit qu'à la troisième itération on est déjà proche des solutions données par la

ON
EC
méthode algébrique.

ES
QU
Beaucoup de logiciels tableurs utilisent d'ailleurs cette méthode de résolution.
DI
RI
JU
ES

Utilisation d'un tableur : la formulation du problème sur un tableur conduit à


NC

une solution automatique, une fois le problème posé, par une procédure de
IE
SC

« références circulaires ».
S
DE
TE
CUL

3.3 Choix des unités d’œuvre


FA
m:o
x.c

Ce choix est fondamental. Il convient de trouver une unité telle que le montant
vo
lar
o

des charges soit fonction du nombre de ces unités.


ch
1.s
uh

Le choix peut dans certains cas s'appuyer sur une étude statistique de corréla-
tion.

42
50950_ComptaGest_p001p124 Page 43 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

5 • LE TRAITEMENT DES CHARGES INDIRECTES

EXEMPLE : en vue d'une application de la méthode des centres d'analyse, l'entreprise


SARMY a relevé durant un an les informations suivantes concernant un atelier.

Heure Matière
Heure-
Mois Charges de main- consommée
machine
d’œuvre (kg)
1 80 000 700 850 8 000
2 60 000 1 000 650 8 000
3 70 000 850 700 6 500
4 85 000 1 300 900 9 500

5
:10
5 90 000 950 900 7 500

80
22
6 70 000 1 350 800 10 500

23
:10
7 50 000 700 550 6 000

73
51
09
8 30 000 500 300 5 000

35
T:3
9 90 000 1 550 1 000 12 500

TA
ET
-S
10 80 000 1 100 950 13 500

ES
AL
11 100 000 1 700 1 100 11 500

CI
SO
12 95 000 1 200 1 000 10 500

ET
S
UE
IQ
SOLUTION

OM
ON
Ces données nous permettent de présenter les graphiques suivants :

EC
ES
QU
DI
RI
Charges JU
ES
NC
IE
SC

100 000
S
DE

90 000
TE
UL

80 000
C
FA
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

70 000
m:o
x.c

60 000
vo
lar

50 000
o
ch
1.s

40 000
uh

30 000

500 700 900 1 100 1 300 1 500 1 700 Heures de


600 800 1 000 1 200 1 400 1 600 main d’œuvre

Charges en fonction des heures de main-d’œuvre

43
50950_ComptaGest_p001p124 Page 44 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

LA COMPTABILITÉ DE GESTION EN COÛTS COMPLETS

Charges

100 000
90 000
80 000
70 000
60 000
50 000
40 000
30 000

5
:10
80
22
23
:10
300 500 700 900 1 100 Heures-

73
400 600 800 1 000

51
machine

09
35
T:3
Charges en fonction des heures-machine

TA
ET
-S
ES
AL
CI
Charges

SO
ET
S
UE
IQ
100 000

OM
90 000

ON
EC
80 000

ES
QU
70 000

DI
RI
60 000 JU
ES

50 000
NC
IE

40 000
SC
S
DE

30 000
TE
CUL
FA

5000 7000 9000 11 000 13 000


m:

Kilogrammes
o

6000 8000 10 000 12 000 14 000


x.c
vo
lar
o
ch

Charges en fonction des matières consommées


1.s
uh

L’examen de ces graphiques permet de choisir comme unité d'œuvre l'heure-


machine car c'est dans ce cas que la variation des charges en fonction de l'unité
envisagée fait apparaître une tendance la plus proche de la tendance linéaire.
Cette étude graphique pourrait être complétée ou remplacée par un calcul de
coefficient de corrélation(1).

(1) Voir méthodes de calculs dans l'annexe statistique.

44
50950_ComptaGest_p001p124 Page 45 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

5 • LE TRAITEMENT DES CHARGES INDIRECTES

∑ XiYi
Ainsi, un calcul de r = --------------------------------- conduit aux résultats suivants :
∑ X i2 ∑ Yi2
– en fonction des heures de main-d’œuvre, r = 0,74 ;
– en fonction des heures-machine, r = 0,98 ;
– en fonction des matières consommées, r = 0,70.
Ces résultats confirment l'impression donnée par les graphiques et conduisent à
choisir l'heure-machine pour unité d'œuvre puisque à cette unité correspond le
coefficient de corrélation le plus proche de 1.

Il faut noter que ces recherches technico-comptables ne doivent pas avoir un coût

5
:10
trop élevé. Pour éviter ce coût, bon sens et observation permettent un choix

80
22
convenable. Pour des centres de production, il a été souvent conseillé de recourir

23
:10
aux heures de main-d’œuvre, ou aux heures-machine, aux unités de fournitures

63
21
25
travaillées, ou aux unités de produits suivant les possibilités de pointage et les

32
T:3
types de charges des centres.

TA
ET
Ces conseils ne sont plus toujours judicieux. C'est ainsi que, dans une entreprise

-S
ES
très automatisée, le nombre d'heures de main-d’œuvre constituerait un choix

AL
CI
contestable.

SO
ET
S
UE
EXERCICES : série 5.

IQ
OM
ON
EC
ES
MOTS-CLÉS

QU
DI
RI
• Affectation • Centre d’analyse • Centre de structure • Centre de travail JU
ES
NC

• Centre opérationnel • Centres auxiliaires • Centres principaux


IE
SC

• Charges indirectes • Corrélation • Homogénéité • Imputation


S
DE

• Répartition • Répartition primaire • Répartition secondaire • Taux de frais


TE

• Transferts croisés • Unité d’œuvre


CUL
FA
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

m:o
x.c
vo
lar
o
ch
1.s
uh

45
50950_ComptaGest_p001p124 Page 46 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

LA COMPTABILITÉ DE GESTION EN COÛTS COMPLETS

Chapitre 6

LA MÉTHODE FONDÉE
SUR DES COEFFICIENTS

5
D’ÉQUIVALENCE

:10
80
22
23
:10
63
21
25
32
T:3
1. Mise en œuvre de la méthode

TA
ET
-S
2. Avantages et limites de la méthode

ES
3. Utilisation partielle de la méthode

AL
CI
SO
ET
S
UE
IQ
OM
ON
EC
ES
On reproche parfois à la méthode des centres d'analyse ses difficultés de mise en

QU
DI
œuvre lorsque l'on veut pousser l'analyse jusqu'à obtenir des sections à activité
RI
JU
réellement homogène. La mise en application de la méthode devient en effet
ES
NC

délicate dès que le processus de production est complexe, le nombre de centres


IE
SC

devenant alors trop important. Elle convient donc surtout dans le cas de produc-
S
DE

tions relativement simples et peu diversifiées.


TE
CUL
FA
m:o

1. Mise en œuvre de la méthode


x.c
vo
lar
o
ch
1.s

La méthode des équivalences se propose de pallier les inconvénients de l'analyse


uh

des charges liée à une trop grande complexité des productions.


EXEMPLE : l'atelier d'usinage d'une entreprise de mécanique fabrique des pièces métalli-
ques de trois modèles différents : A, B et C. Les pièces de type A constituent l'unité de
référence.
Une analyse, par le bureau des méthodes, des matières et des opérations nécessaires pour
la réalisation de ces pièces a conduit aux coûts de production unitaires prévisionnels ci-
après.

46
50950_ComptaGest_p001p124 Page 47 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

6 • LA MÉTHODE FONDÉE SUR DES COEFFICIENTS D’ÉQUIVALENCE

Éléments Pièces A Pièces B Pièces C


Matières 15 21 12
Main-d’œuvre 25 30 22
Autres charges 10 11 9
Total 50 62 43

Pour le mois de juin de l'année N, on a enregistré les éléments suivants :

Éléments Montants
Matières consommées 80 000
Main-d’œuvre 130 000

5
:10
Autres charges 50 000

80
22
23
Total 260 000

:10
63
21
25
Pièces A Pièces B Pièces C

32
T:3
Production en quantités 2 500 1 500 900

TA
ET
-S
ES
Dégager des équivalences entre les produits par référence à leurs coûts.

AL
CI
SO
SOLUTION

ET
S
UE
IQ
En se fondant sur les coûts de production prévisionnels et en considérant la pièce

OM
A comme l'unité de référence, on peut écrire :

ON
EC
ES
– qu'une pièce B correspond à 62/50 = 1,24 unité de référence ;

QU
DI
– qu'une pièce C correspond à 43/50 = 0,86 unité de référence.
RI
JU
ES

On peut donc calculer ainsi la production du mois de juin en unités


NC
IE

d'équivalence. :
SC
S

Pièces A Pièces B Pièces C Total


DE
TE

Production en quantités 2 500 1 500 900


CUL
FA
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

Unités d’équivalence 2 500 1 500  1,24 = 1 860 900  0,86 = 774 5 134
m:o
x.c
vo
lar

Le montant total des charges (260 000) est donc à répartir sur 5 134 unités d'équi-
o
ch
1.s

valence, soit un coût unitaire de : 260 000


uh

------------------- = 50,64
5 134

On en déduit simplement les coûts unitaires et globaux de la production du


mois :
Pièces A Pièces B Pièces C Total
Coûts unitaires 50,64 50,64  1,24 = 62,80 50,64  0,86 = 43,55
Coûts globaux 126 600 94 200 39 195 259 995(1)
(1) La différence avec les 260 000 de charges à imputer résulte de l’arrondi des coûts unitaires.

47
50950_ComptaGest_p001p124 Page 48 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

LA COMPTABILITÉ DE GESTION EN COÛTS COMPLETS

Remarque : les coefficients d'équivalence calculés précédemment apparaissent


aussi comme une moyenne pondérée des coefficients d'équivalence applicables à
chaque élément de coût.
Ainsi pour la pièce B, le calcul serait le suivant :

Part de l’élément
Coefficient Pièces B
de référence
Matières 15/50 = 30 % 21/15 = 1,40 0,31,4 = 0,42
Main-d’œuvre 25/50 = 50 % 30/25 = 1,20 0,51,2 = 0,60
Autres charges 10/50 = 20 % 11/10 = 1,10 0,21,1 = 0,22

5
:10
Total 1,24

80
22
23
:10
63
21
25
2. Avantages et limites de la méthode

32
T:3
TA
ET
-S
2.1 Avantages

ES
AL
CI
SO
L’utilisation de la méthode dispense d'avoir à relever au niveau de l'atelier les

ET
S
quantités des différents éléments (matières, main-d’œuvre, autres charges)

UE
IQ
imputables à chacun des produits.

OM
ON
En cas de productions très nombreuses, il peut y avoir là un gain important en

EC
ES
temps de saisie de données.

QU
DI
RI
JU
2.2 Limites
ES
NC
IE
SC

Le calcul, pour être significatif, suppose la stabilité des coefficients d'équiva-


S
DE

lence. Ces coefficients résultant d'une moyenne pondérée, il faut donc à la fois :
TE
UL

– que les coefficients élémentaires restent les mêmes ;


C
FA
m:

– que les coefficients de pondération (c'est-à-dire la part de chaque élément dans


o
x.c
vo

le coût total) ne varient pas.


lar
o
ch

Ces coefficients doivent donc être revus avec une périodicité suffisante.
1.s
uh

EXERCICES : série 6.

MOTS-CLÉS

• Charges indirectes • Coefficients d’équivalence • Équivalence

48
50950_ComptaGest_p001p124 Page 49 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

7 • LES PRINCIPES DE COMPTABILISATION

Chapitre 7

LES PRINCIPES DE
COMPTABILISATION

5
:10
80
22
23
:10
1. Utilisation de procédures comptables

63
21
2. Utilisation de procédures paracomptables

25
32
T:3
TA
ET
-S
ES
AL
CI
SO
ET
S
UE
IQ
OM
ON
EC
ES
À ce stade de l'étude de la comptabilité de gestion, nous pouvons envisager les

QU
DI
principes qui régissent la comptabilisation.
RI
JU
Deux conceptions sont possibles :
ES
NC
IE

– l'utilisation de véritables procédures comptables respectant le principe de la


SC
S

partie double avec tenue d'un journal ;


DE
TE

– l'utilisation de procédures paracomptables, dans lesquelles les mêmes don-


CUL

nées apparaissent dans des tableaux à double entrée.


FA
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

m:o
x.c
vo
lar
o

1. Utilisation de procédures comptables


ch
1.s
uh

Les informations étant fournies par les comptes de charges et de produits de la


comptabilité financière, il s'agit de saisir les flux internes correspondant aux
virements qui permettent de faire apparaître coûts, coûts de revient et résultats.
• 1re solution : comptabilité de gestion intégrée à la comptabilité financière.
Cette solution, qui suppose des écritures analytiques mêlées à celles de la comp-
tabilité financière, n'est pas sans inconvénients :
– elle est lourde à pratiquer et ne facilite pas la division du travail,

49
50950_ComptaGest_p001p124 Page 50 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

LA COMPTABILITÉ DE GESTION EN COÛTS COMPLETS

– elle fait disparaître les comptes de charges et produits qui sont soldés au fur et
à mesure que les informations y sont puisées pour déterminer coûts, coûts de
revient et résultats.
• 2e solution : comptabilité de gestion autonome. Dans cette solution, l'articu-
lation avec la comptabilité financière est assurée par l'emploi de comptes réflé-
chis, images des comptes de gestion de la comptabilité financière et des comptes
de stocks.
Dans la suite, on regroupera ces comptes en :
903 – Stocks réfléchis (reprise des stocks) ; 904 – Achats réfléchis (achats de la
période) ; 905 – Charges réfléchies (charges de la classe 6 autres que Achats et

5
:10
Dotations) ; 906 – Dotations réfléchies ; 907 – Produits réfléchis (produits de la

80
22
23
classe 7).

:10
63
21
En prenant pour exemple la répartition des charges indirectes provenant de la

25
32
classe 6 entre les centres, nous obtenons la schématisation suivante :

T:3
TA
ET
Charges et dotations réfléchies Centres

-S
ES
AL
CI
SO
ET
S
UE
IQ
OM
Image de la

ON
comptabilité

EC
ES
financière

QU
DI
RI
JU
Remarque : les comptes réfléchis reprennent les soldes des comptes de la comp-
ES
NC

tabilité financière avec le sens opposé.


IE
SC
S

Les comptes de charges et dotations réfléchies auront donc un solde créditeur,


DE
TE

les comptes de produits réfléchis un solde débiteur.


CUL
FA
m:

EXEMPLE : reprenons les données de l'exemple traité au chapitre 5 pour l'entreprise


o
x.c

CLAMA.
vo
lar
o
ch

Admi-
1.s

Approvi- Distri-
uh

Ébauchage Finissage nis- Total


sionnement bution
tration
Totaux après
répartition 15 400 88 220 120 150 50 410 50 820 325 000
secondaire

Sur les 325 000 €, 15 000 € sont des éléments supplétifs ; par contre, 5 000 € d'amortis-
sement n'ont pas été incorporés dans les coûts. Comptabiliser la répartition des charges
indirectes incorporables.

50
50950_ComptaGest_p001p124 Page 51 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

7 • LES PRINCIPES DE COMPTABILISATION

SOLUTION

Le jeu des comptes serait le suivant :

905 – Charges réfléchies 925 – Centre d’approvisionnement

295 000 15 400

9271 – Centre ébauchage


906 – Dotations réfléchies
88 220

5
:10
20 000

80
22
23
:10
9272 – Centre finissage

63
21
25
120 150

32
T:3
972 – Différences d’incorporation

TA
ET
pour éléments supplétifs

-S
928 – Centre distribution

ES
AL
15 000

CI
50 410

SO
ET
S
UE
IQ
920 – Centre administration

OM
ON
EC
50 820

ES
QU
DI
RI
971 – Différences d’incorporation JU
ES

sur amortissements
NC
IE
SC
S

5 000
DE
TE
CUL
FA
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

m:o

À ce schéma correspond l'article au journal suivant :


x.c
vo
lar
o
ch
1.s

925 Centre d'approvisionnement 15 400


uh

9271 Centre ébauchage 88 220


9272 Centre finissage 120 150
928 Centre distribution 50 410
920 Centre administration 50 820
971 Différences d’incorporation sur amortissements 5 000
905 Charges réfléchies 295 000
906 Dotations réfléchies 20 000
972 Différences d’incorporation
pour éléments supplétifs 15 000

51
50950_ComptaGest_p001p124 Page 52 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

LA COMPTABILITÉ DE GESTION EN COÛTS COMPLETS

2. Utilisation de procédures paracomptables :

Utilisation de tableaux à double entrée


Considérons un tableau d'analyse par centre. Un tel tableau à double entrée est en
réalité une présentation particulière d'une écriture en partie double dans laquelle :
– les intitulés de lignes indiquent les comptes crédités ;
– les intitulés de colonnes indiquent les comptes débités.
Par rapport aux écritures, ce tableau
Débits présente les avantages suivants :

5
:10
– des ventilations plus explicites,

80
22
– une compréhension plus aisée pour

23
:10
des non-comptables, notamment pour

63
21
Crédits

25
les personnels des services techniques.

32
T:3
= La comptabilité de gestion n'étant

TA
ET
soumise à aucune obligation légale, rien

-S
Contrôle : somme des crédits (somme verticale) =

ES
somme des débits (somme horizontale) ne s'oppose au remplacement des écritu-

AL
CI
res par des tableaux. En pratique, cette

SO
présentation est généralement préférée. Lorsque nous l'emploierons dans la suite

ET
S
UE
de cet ouvrage, nous respecterons cependant les intitulés de comptes.

IQ
OM
En effet il ne faut pas perdre de vue qu'il s'agit d'un jeu de comptes, comptes que

ON
EC
nous serons amenés à présenter au niveau des stocks. Cette notion doit rester

ES
présente à l'esprit pour les contrôles, les rapprochements entre la comptabilité de

QU
DI
gestion et la comptabilité financière, et les balances.
RI
JU
ES
NC
IE
SC

EXERCICES : série 7.
S
DE
TE
CUL

MOTS-CLÉS
FA
m:o
x.c
vo

• Comptabilisation • Comptabilité autonome • Comptabilité intégrée


lar
o
ch

• Compte réfléchi
1.s
uh

52
50950_ComptaGest_p001p124 Page 53 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

8 • LES COÛTS D'ACHAT

Chapitre 8

LES COÛTS
D'ACHAT

5
:10
80
22
23
:10
1. Généralités

63
21
2. Composantes d'un coût d’achat

25
32
T:3
3. Application

TA
ET
-S
ES
AL
CI
SO
ET
S
UE
IQ
OM
1. Généralités

ON
EC
ES
QU
Dans le cadre de la fonction approvisionnement, l'entreprise achète des biens,

DI
RI
soit pour les revendre (entreprises commerciales), soit pour les utiliser dans son JU
ES

cycle de production (entreprises industrielles), ce qui conduit à distinguer les


NC
IE

marchandises et les matières et fournitures.


SC
S
DE

A. Les marchandises
TE
CUL

Les marchandises sont des biens achetés pour être revendus sans transforma-
FA
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

m:

tion.
o
x.c
vo
lar

B. Les matières et fournitures


o
ch
1.s
uh

Ce sont des biens consommés pour obtenir un produit destiné à la vente après
transformation.
On distingue :
• les matières premières : biens destinés à être incorporés aux produits fabri-
qués comme le fer, le coke dans la fabrication de fonte ou d'acier.
• les matières et fournitures consommables : biens qui concourent à la fabrica-
tion ou même à la distribution, sans être incorporés aux produits, comme le
charbon utilisé comme combustible.

53
50950_ComptaGest_p001p124 Page 54 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

LA COMPTABILITÉ DE GESTION EN COÛTS COMPLETS

Remarque : alors que les matières premières sont toujours des charges directes,
les matières et fournitures consommables constituent souvent des charges indi-
rectes, réparties alors entre les centres d'analyse ou affectées à ces centres.

2. Composantes d'un coût d'achat(1)


Les coûts d'achat représentent, pour les marchandises et les matières achetées,
l'ensemble des charges engagées jusqu'au moment de leur mise en stock. Les
composantes de ces coûts sont le prix d'achat et les frais d'acquisition.

5
A. Le prix d'achat

:10
80
22
Il s'agit du prix d'achat hors taxes récupérables. Car l'entreprise ne doit faire

23
:10
figurer dans ses coûts que les impôts et taxes restant définitivement à sa charge.

63
21
25
Ainsi la TVA payée aux fournisseurs mais qui sera récupérée par déduction sur

32
T:3
la TVA payée par les clients n'est pas à prendre en considération dans le calcul

TA
ET
d'un coût d'achat.

-S
ES
Il s'agit d'autre part du prix d'achat net, déduction faite de tous rabais, remises

AL
CI
ou ristournes connus ou prévisibles mais incluant éventuellement les droits de

SO
ET
mutation, honoraires et frais d'actes.

S
UE
Il n'y a, en revanche, pas lieu de déduire du prix d'achat les escomptes de règle-

IQ
OM
ment comptabilisés en charges financières.

ON
EC
ES
B. Les frais accessoires

QU
DI
RI
Les frais accessoires comprennent les frais autres que le prix d'achat liés à l'achat JU
ES

et à la mise en stock.
NC
IE
SC

a) Frais accessoires d'achat


S
DE

Ce sont des frais généralement payés à des tiers, qui concernent les marchandi-
TE
UL

ses et les matières ou fournitures avant leur arrivée dans l'entreprise, comme les
C
FA

transports, courtages, commissions…


m:o
x.c

Ces frais peuvent être inclus dans le prix d'achat. Ils peuvent aussi être enregis-
vo
lar
o

trés séparément dans les autres comptes de charges mais peuvent constituer des
ch
1.s

charges directes pour la comptabilité de gestion.


uh

b) Frais accessoires d'approvisionnement


Ce sont des charges indirectes, regroupées dans un ou plusieurs centres
« gestion des approvisionnements », et qui concernent la mise en stock des
marchandises, des matières et des fournitures.

(1) On parle aussi de « coût d'acquisition », expression plus générale relative à toutes les formes
d'acquisition. « Coût d'achat », est utilisé lorsque l'opération acquisitive stipule un prix d'achat.

54
50950_ComptaGest_p001p124 Page 55 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

8 • LES COÛTS D'ACHAT

Les centres doivent couvrir les opérations :


– de préparation des achats d'approvisionnements (y compris les sous-trai-
tances) ;
– d'achat (réception, manutention) ;
– de contrôle (qualitatif et quantitatif) ;
– de magasinage (organisation, entretien, gardiennage) ;
– de comptabilisation des approvisionnements (tenue des fichiers fournisseurs et
matières et vérification des factures fournisseurs).
Ces centres principaux reçoivent éventuellement des prestations des centres
auxiliaires : gestion du personnel, gestion des bâtiments, gestion du matériel,
prestations connexes.

5
:10
80
Les coûts des centres d'approvisionnements sont imputés aux coûts d'achats en

22
23
:10
fonction des unités d'œuvre des centres attribuables à chaque type d'approvi-

63
21
sionnements, ou, à défaut, en prenant pour assiette de frais les valeurs des

25
32
approvisionnements.

T:3
TA
ET
-S
3. Application

ES
AL
CI
SO
ET
L'entreprise ANAGRO achète à des producteurs des légumes frais qu'elle revend sous

S
UE
forme de plats préparés, conditionnés sous vide, et distribués en grande surface.

IQ
OM
Les achats du mois de septembre ont été les suivants :

ON
EC
Quantités

ES
Date Nature Prix unitaire Montant

QU
en tonnes

DI
RI
2.9 Petits pois 9 700 6 300 JU
ES

5.9 Haricots verts 10 900 9 000


NC
IE

9.9 Carottes 7 320 2 240


SC

14.9 Petits pois 5 680 3 400


S
DE

19.9 Carottes 8 310 2 480


TE
UL

22.9 Haricots verts 7 880 6 160


C
FA
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

27.9 Petits pois 3 680 2 040


m:o

29.9 Haricots verts 6 880 5 280


x.c
vo
lar

Total 55 Total 36 900


o
ch
1.s

Les charges indirectes d'achat, regroupées dans un centre « approvisionnement »,


uh

comprennent :
– les frais de transports, assurés par la société ANAGRO, soit le salaire du conducteur de
1 600 € brut par mois, et l'amortissement du camion de 2 000 € par mois ;
– les charges liées au contrôle des livraisons ; un salarié rémunéré sur la base de 1 300 €
par mois et 408 € d'amortissement des installations.
Les charges sociales représentent 40 % des salaires bruts. L'unité d'œuvre est la tonne de
légumes achetée.
Déterminer les coûts d'achat des différents légumes.

55
50950_ComptaGest_p001p124 Page 56 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

LA COMPTABILITÉ DE GESTION EN COÛTS COMPLETS

SOLUTION

Charges du centre approvisionnement :


– salaires bruts 1 300 + 1 600 = 2 900
– charges sociales 40 % de 2 900 = 1 160
– amortissements 408 + 2 000 = 2 408
total 6 468

soit un coût par tonne achetée de 6 468/55 = 117,60.

Le tableau de calcul des coûts d'achat se présente de la façon suivante :

5
:10
80
22
Coût d’achat Coût d’achat Coût d’achat

23
:10
des petits pois des carottes des haricots verts

63
21
25
Quan- Coût Quan- Coût Mon- Quan- Coût

32
Montant Montant

T:3
tité unitaire tité unitaire tant tité unitaire

TA
ET
Prix d'achat 17 11 740 (l) 15 4 720 23 20 440

-S
ES
Frais d'achat 17 117,6 1 999,2 15 117,6 1 764 23 117,6 2 704,8

AL
CI
SO
Coût d'achat 17 808 13 739,2 15 432 6 484 23 1 006 23 144,80

ET
S
(1) 6 300 + 3400 + 2 040.

UE
IQ
OM
ON
La comptabilisation des opérations correspondantes serait la suivante :

EC
ES
QU
DI
925 Centre d'approvisionnement 6 468
RI
905 Charges réfléchies 4 060 JU
ES

906 Dotations réfléchies 2 408


NC
IE
SC
S
DE

9311 Coût d'achat des petits pois 13 739,2


TE

9312 Coût d'achat des carottes 6 484,0


CUL

9313 Coût d'achat des haricots verts 23 144,8


FA
m:

904 Achats réfléchis 36 900


o
x.c

925 Centre d'approvisionnement 6 468


vo
lar
o
ch
1.s
uh

EXERCICES : série 8.

MOTS-CLÉS

• Coût d’achat • Frais accessoires • Matières consommables


• Matières premières • Prix d’achat

56
50950_ComptaGest_p001p124 Page 57 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

9 • LA TENUE DES COMPTES DE STOCKS

Chapitre 9

LA TENUE DES
COMPTES DE STOCKS

5
:10
80
22
23
:10
1. Notion d'inventaire permanent

63
21
2. Suivi en quantités : la comptabilité matières

25
32
T:3
3. Suivi en valeur dans les comptes de stocks

TA
ET
4. Différences d'inventaire

-S
ES
AL
CI
SO
ET
S
UE
IQ
OM
1. Notion d'inventaire permanent

ON
EC
ES
QU
Nous avons déjà indiqué que le cycle de production comportait des phases et
DI
RI
qu'à certains stades du processus il y avait des stockages(1). JU
ES
NC

A. Définition
IE
SC
S
DE

On peut donner la définition suivante : « L'inventaire comptable permanent est


TE

une organisation des comptes de stocks qui, par l'enregistrement des mouve-
CUL
FA

ments, permet de connaître de façon constante, en cours d'exercice, les existants


© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

m:o

chiffrés en quantités et en valeurs. »


x.c
vo
lar

Cette notion s'oppose à celle d'inventaire intermittent qui nécessite un examen


o
ch
1.s

périodique des stocks pour en connaître le niveau et la valeur. C'est le cas de


uh

l'inventaire physique effectué en fin d'exercice pour les besoins de la comptabi-


lité financière.
L’inventaire permanent conduit à présenter des comptes avec au débit les
entrées et au crédit les sorties.

(1) Il s'agit seulement ici d'envisager la tenue de comptes de stocks et leur place dans la comptabilité
de gestion. Les problèmes de gestion des stocks seront étudiés dans le cadre de la gestion budgétaire.

57
50950_ComptaGest_p001p124 Page 58 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

LA COMPTABILITÉ DE GESTION EN COÛTS COMPLETS

B. Différents stocks
Nous pouvons les classer en deux catégories.

a) Produits achetés
Entrent dans cette catégorie les :
– marchandises,
– matières premières,
– matières et fournitures consommables,
– emballages commerciaux.

b) Produits fabriqués

5
:10
80
22
Dans cette catégorie, on trouve les :

23
:10
– produits finis,

63
21
25
– produits intermédiaires (produits semi-finis),

32
T:3
– produits résiduels (déchets et rebuts).

TA
ET
À ce stade de l'étude, nous pourrions n'envisager que les stocks de produits

-S
ES
achetés (les coûts de production n'étant pas encore étudiés). Toutefois, les princi-

AL
CI
pes concernant la tenue des comptes de stocks étant identiques quels que

SO
ET
soient les produits, nous traiterons dans ce chapitre de tous les inventaires

S
UE
permanents.

IQ
OM
La tenue de cet inventaire permanent suppose que tous les mouvements de stock

ON
EC
puissent être suivis en quantités et en valeurs.

ES
QU
DI
RI
JU
ES

2. Suivi en quantités : la comptabilité matières


NC
IE
SC
S

Pour ce suivi, tous les mouvements doivent donner lieu à l'établissement d'un
DE
TE

document.
CUL
FA
m:

A. Les entrées en magasin


o
x.c
vo
lar

Elles doivent faire l'objet d'un bon de réception, établi après vérification des
o
ch

matières ou marchandises reçues.


1.s
uh

Ce bon de réception doit mentionner en particulier : la date du mouvement, la


nature du bien entré, la quantité, l'identification de la commande, un numéro de
référence.

B. Les sorties de magasin


Elles doivent être justifiées par un bon de sortie mentionnant : la date du mouve-
ment, la nature du bien sorti, la quantité, le service destinataire, un numéro de
référence.

58
50950_ComptaGest_p001p124 Page 59 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

9 • LA TENUE DES COMPTES DE STOCKS

C. Le stock
À partir de ces documents, on peut établir une fiche de stock donnant, à tout
moment, la situation du stock en quantités. Il peut bien entendu s'agir d'une
fiche « papier » ou d'un ensemble d'enregistrements, dans une base de données
informatique consultable sur écran.
EXEMPLE : pour la fabrication de tubes électroniques, la société RCA achète les culots de
tubes qui lui sont livrés au début de chaque quinzaine.
Au mois de juin N, on a eu les mouvements suivants :

Date Libellé Quantité Prix unitaire Montant

5
:10
2.6 Bon d'entrée N° 275 1 500 25 37 500

80
22
5.6 Bon de sortie N° 425 800

23
:10
9.6 Bon de sortie N° 426 400

63
21
25
7.6 Bon d'entrée N° 284 2 000 27 54 000

32
T:3
21.6 Bon de sortie N° 435 1 200

TA
ET
-S
24.6 Bon de sortie N° 439 900

ES
AL
Les frais d'achat représentent 10 % du prix d'achat.

CI
SO
Le stock initial comprenait 1 000 unités d'un coût d'achat unitaire de 28,50 €

ET
S
UE
La fiche de stocks se présente ainsi :

IQ
OM
ON
Désignation : culots pour tubes électroniques

EC
ES
Rérérence : XW 105

QU
DI
RI
Référence docu-
Date Entrées Sorties Stock JU
ment
ES
NC
IE

1.6 1 000
SC

2.6 BE 275 1 500 2 500


S
DE

5.6 BS 425 800 1 700


TE
UL

9.6 BS 426 400 1 300


C
FA
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

17.6 BE 284 2 000 3 300


m:o
x.c

21.6 BS 435 1 200 2 100


vo

24.6 BS 439 900 1 200


lar
o
ch
1.s
uh

3. Suivi en valeur dans les comptes de stocks

3.1 Évaluation des entrées


Quel que soit le produit considéré, il importe d'abord de reprendre, au débit du
compte, le stock initial(1), avec son montant provenant de l'inventaire fait pour la
comptabilité générale à la fin de la période précédente.

59
50950_ComptaGest_p001p124 Page 60 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

LA COMPTABILITÉ DE GESTION EN COÛTS COMPLETS

Ensuite, deux cas sont à considérer.


a) Produits achetés
Au fur et à mesure des achats et des entrées en magasin, le compte correspon-
dant de stock est débité des coûts d'achat calculés comme il a été indiqué au
chapitre précédent.
b) Produits fabriqués
Les comptes de stocks de produits fabriqués par l'entreprise sont débités des
coûts de production de ces éléments au fur et à mesure qu'ils sont produits.
Nous étudierons au chapitre suivant le calcul de ces coûts de production.

5
:10
APPLICATION À L’EXEMPLE

80
22
23
L’entrée du 2.6 sera évaluée au coût d'achat soit : 37 500 + 10 % de 37 500 =

:10
63
41 250 €.

21
25
Celle du 17.6 sera évaluée à : 54 000 + 10 % de 54 000 = 59 400 €.

32
T:3
TA
ET
3.2 Évaluation des sorties

-S
ES
AL
Les matières ou produits sortant de stock et individuellement identifiables

CI
SO
doivent être évalués au coût pour lequel ils sont entrés.

ET
S
UE
Mais les biens stockés étant souvent fongibles (non identifiables) plusieurs

IQ
OM
méthodes d'évaluation sont utilisables.

ON
EC
A. Méthode du coût moyen

ES
QU
DI
a) Méthode classique
RI
JU
ES

Les sorties sont évaluées au coût moyen pondéré (CMP) des entrées, stock initial
NC
IE

inclus. C'est le coût moyen pondéré de fin de période.


SC
S
DE
TE

Valeurs globales (entrées + stock initial)


UL

CMP = ---------------------------------------------------------------------------------------------------------
C

Quantités (entrées + stock initial)


FA
m:o
x.c
vo
lar
o
ch
1.s
uh

(1) Que nous appellerons, « stock réfléchi », conformément à la terminologie du plan comptable.

60
50950_ComptaGest_p001p124 Page 61 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

9 • LA TENUE DES COMPTES DE STOCKS

APPLICATION À L’EXEMPLE

Calcul du coût moyen pondéré : 28 500 + 41 250 + 59 400


-------------------------------------------------------------- = 28,7
1 000 + 1 500 + 2 000

Toutes les sorties seront donc évaluées à 28,7. On peut ainsi sans difficulté com-
pléter le compte de stocks avec les sorties.

Stock culots

Entrées Sorties

Quan- Coût Mon- Quan- Coût Mon-


Date Libellé Date Libellé

5
tité unitaire tant tité unitaire tant

:10
80
22
1.6 Stock

23
:10
initial 1 000 28,5 28 500 5.6 BS 425 800 28,7 22 960

63
2.6 BE 275 1 500 27,5 41 250 9.6 BS 426 400 28,7 11 480

21
25
32
17.6 BE 284 2 000 29,7 59 400 21.6 BS 435 1 200 28,7 34 440

T:3
24.6 BS 439 900 28,7 25 830

TA
ET
Stock

-S
ES
final 1 200 28,7 34 440

AL
CI
Total 4 500 28,7 129 150 Total 4 500 28,7 129 150

SO
ET
S
UE
IQ
OM
On vérifie facilement que le stock final peut être obtenu de deux façons :

ON
EC
– par la différence entre le total des entrées (129 150) et celui des sorties :

ES
QU
(22 960 + 11 480 + 34 440 + 25 830)

DI
RI
– par le produit entre les quantités en stock et le coût moyen pondéré : JU
ES

1 200  28, 7
NC
IE
SC
S

La méthode du coût moyen pondéré présente l'avantage du nivellement des


DE
TE

variations de prix en cas de fluctuation des cours, mais – et c'est l'inconvénient –


CUL

nécessite d'attendre la fin de la période pour évaluer les sorties et donc pour
FA
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

m:

calculer les coûts et coûts de revient.


o
x.c
vo
lar

b) Variantes
o
ch
1.s

Des variantes sont possibles, certaines permettant de pallier l'inconvénient de la


uh

méthode du CMP.
• Prise en considération d'un coût théorique, le coût pouvant être le CMP de la
période précédente.
APPLICATION À L’EXEMPLE
Les sorties seraient évaluées en cours de période au CMP du mois de mai, soit
28,50. Il conviendrait alors en fin de mois, après calcul du CMP de juin (28,70), de
corriger les sorties de (28,70 – 28, 50)  3 300 = 660.

61
50950_ComptaGest_p001p124 Page 62 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

LA COMPTABILITÉ DE GESTION EN COÛTS COMPLETS

• Évaluation au coût moyen unitaire après chaque entrée. On calcule le CMP


après chaque entrée et, entre deux entrées, toutes les sorties sont évaluées au
dernier CMP
APPLICATION À L’EXEMPLE
Le CMP après l'entrée du 2 juin sera évalué à :

28 500 + 41 250
--------------------------------------- = 27,90
1 000 + 1 500

Avant l'entrée du 17 juin, il reste en stock 1 000 + 1 500 – 800 – 400, soit 1 300 uni-
tés à 27,90 = 36 270 €.

5
:10
80
Le CMP après l'entrée du 17 juin sera donc :

22
23
:10
36 270 + 59 400

63
--------------------------------------- = 28,99

21
1 300 + 2 000

25
32
Le compte de stocks se présente de la façon suivante.

T:3
TA
ET
Stock culots

-S
ES
AL
Entrées Sorties

CI
SO
ET
Quan- Coût Mon- Quan- Coût Mon-

S
Date Libellé Date Libellé

UE
tité unitaire tant tité unitaire tant

IQ
OM
1.6 Stock

ON
EC
initial 1 000 28,50 28 500 5.6 BS 425 800 27,90 22 320

ES
2.6 BE 275 1 500 27,50 41 250 9.6 BS 426 400 27,90 11 160

QU
17.6 BE 284 2 000 29,70 59 400 21.6 BS 435 1 200 28,99 34 788

DI
RI
24.6 BS 439 900 28,99 26 091 JU
ES

Stock
NC
IE

final 1 200 34 791


SC
S

Total 4 500 129 150 Total 4 500 129 150


DE
TE
CUL
FA

B. Méthode de l'épuisement des stocks


m:o
x.c
vo

Cette méthode consiste à retenir comme coût de sortie les coûts exacts d'entrée
lar
o
ch

(et non plus une moyenne), mais pris dans un certain ordre. Cet ordre est un
1.s
uh

ordre comptable et ne correspond pas forcément aux mouvements réels en


magasin.

a) Procédé du premier entré – premier sorti (PEPS ou FIFO (1))


Les sorties sont considérées comme s'effectuant dans l'ordre des entrées.

(1) De l'anglais first in-first out.

62
50950_ComptaGest_p001p124 Page 63 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

9 • LA TENUE DES COMPTES DE STOCKS

APPLICATION
Envisageons le même cas que précédemment en admettant que le stock initial ait été
acquis en une fois.

Stock culots

Entrées Sorties Stocks


Date Libellé
Quan- Coût Quan- Coût Mon- Quan- Coût Mon-
Montant
tité unitaire tité unitaire tant tité unitaire tant

1.6 Stock initial 1 000 28,5 28 500


2.6 BE 275 1 500 27,5 41 250 1 000 28,5 28 500

5
:10
1 500 27,5 41 250

80
22
5.6 BS 425 800 28,5 22 800 200 28,5 5 700

23
:10
1 500 27,5 41 250

63
9.6 BS 426 200 28,5 5 700 1 300 27,5 35 750

21
25
200 27,5 5 500

32
T:3
17.6 BE 284 2 000 29,7 59 400 1 300 27,5 35 750

TA
2 000 29,7 59 400

ET
-S
ES
21.6 BS 435 1 200 27,5 33 000 100 27,5 2 750

AL
CI
2 000 29,7 59 400

SO
ET
24.6 BS 439 100 27,5 2 750 1 200 29,7 35 640

S
UE
800 29,7 23 760

IQ
OM
Total 100 650 93 510

ON
EC
ES
QU
L’inconvénient de cette méthode est que les coûts suivent avec retard les varia-
DI
RI
tions de prix. JU
ES
NC

b) Procédé du dernier entré – premier sorti (DEPS ou LIFO(1))


IE
SC
S
DE

Les sorties sont considérées comme s'effectuant dans l'ordre inverse des entrées.
TE
C UL

APPLICATION
FA
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

m:
o
x.c

Reprenons l'exemple précédent.


vo
lar
o
ch
1.s
uh

(1) De l'anglais last in-first out.

63
50950_ComptaGest_p001p124 Page 64 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

LA COMPTABILITÉ DE GESTION EN COÛTS COMPLETS

Stock culots

Entrées Sorties Stocks


Date Libellé
Quan- Coût Quan- Coût Mon- Quan- Coût Mon-
Montant
tité unitaire tité unitaire tant tité unitaire tant

1.6 Stock initial 1 000 28,5 28 500


2.6 BE 275 1 500 27,5 41 250 1 000 28,5 28 500
1 500 27,5 41 250
5.6 BS 425 800 27,5 22 000 1 000 28,5 28 500
700 27,5 19 250
9.6 BS 426 400 27,5 11 000 1 000 28,5 28 500
300 27,5 8 250

5
:10
17.6 BE 284 2 000 29,7 59 400 1 000 28,5 28 500

80
300 27,5 8 250

22
23
2 000 29,7 59 400

:10
21.6 BS 435 1 200 29,7 35 640 1 000 28,5 28 500

63
21
300 27,5 8 250

25
32
800 29,7 23 760

T:3
TA
24.6 BS 439 800 29,7 23 760 1 000 28,5 28 500

ET
100 27,5 2 750 200 27,5 5 500

-S
ES
Total 100 650 95 150

AL
CI
SO
c) Incidence de la méthode utilisée sur le résultat

ET
S
UE
Selon la méthode utilisée, les sorties de matières n'ont pas la même valeur.

IQ
OM
Dans notre exemple, cette valeur est de 93 510 € avec la méthode PEPS, de 95 150 € avec

ON
EC
la méthode DEPS, soit une différence de 1 640 €

ES
QU
Cette différence se retrouve dans l'évaluation du stock final : 35 640 € avec la méthode

DI
RI
PEPS et 34 000 € avec la méthode DEPS. JU
ES

Les sorties de matières entrant dans le coût des produits, le résultat sera modifié
NC
IE

d'autant en fonction de leurs évaluations.


SC
S
DE

Le choix de la méthode n'est donc pas neutre sur le plan de la gestion.


TE
UL

Pour l'évaluation des stocks en comptabilité financière et sur le plan fiscal, seules
C
FA
m:

sont autorisées les méthodes du premier entré-premier sorti (PEPS) et du coût


o
x.c

moyen pondéré. Mais en comptabilité de gestion, on peut justifier l'utilisation


vo
lar

d'une autre méthode que l'on considère plus proche de la réalité économique. En
o
ch
1.s

particulier, la méthode DEPS (dernier entré-premier sorti) intègre dans les coûts
uh

des valeurs plus proches des prix actuels, et peut donc s'avérer plus pertinente
en période de fortes variations de prix.

C. Méthode des coûts théoriques


Lorsque l'on veut que les coûts suivent très rapidement les variations de cours
des matières, on évalue parfois les sorties à une valeur de remplacement qui
peut être le « prochain prix » (méthode du NIFO : next in-first out). Il s'agit en fait
de coûts théoriques pour l'entreprise. Il en résulte alors une différence d'in-

64
50950_ComptaGest_p001p124 Page 65 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

9 • LA TENUE DES COMPTES DE STOCKS

corporation appelée « différence d'incorporation sur matières » dont nous


reparlerons ultérieurement. Dans cette optique de coûts théoriques, on peut
également mettre sur pied un système complet d'évaluation à des coûts prééta-
blis. Ces coûts seront étudiés ultérieurement.

4. Différences d'inventaire
La tenue des comptes de stocks permet d'évaluer les stocks. Elle ne dispense pas
d'un contrôle par un inventaire physique intermittent. Des différences quanti-
tatives peuvent apparaître, notamment lors de l'inventaire de fin d'exercice, par

5
:10
exemple lorsque des produits ont été détruits ou ont disparu. Cet inventaire est

80
22
imposé par la législation commerciale et fiscale.

23
:10
63
Reprenons l'exemple d'évaluation du stock au coût moyen pondéré mensuel.

21
25
32
APPLICATION À L’EXEMPLE

T:3
TA
ET
Supposons que le stock de culots de l'entreprise RCA, résultant d'un inventaire physique,

-S
soit de 1 190 unités, c'est-à-dire un manque de 10 unités par rapport aux données du

ES
AL
compte de stock.

CI
SO
En prenant pour base l'évaluation au coût moyen pondéré sur le mois, la perte est

ET
S
de 10 x 28,70 = 287 €.

UE
IQ
OM
Le jeu du compte de stock, pour l'ensemble du mois, serait le suivant :

ON
EC
ES
935 – Coût de production

QU
903 – Stocks réfléchis 941 – Stock de culots

DI
des tubes
RI
JU
ES

28 500 28 500 94 710 94 710


NC
IE
SC
S
DE

931 – Coût d’achat 974 – Différences


TE
UL

des culots d’inventaires constatées


C
FA
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

m:

100 650 100 650 287 287


o
x.c
vo

Stock réel :
lar
o

34 153
ch
1.s
uh

129 150 129 150

EXERCICES : série 9.
MOTS-CLÉS

• CMP • DEPS • Différence d’incorporation sur matières • Différence d’inven-


taire • FIFO • Inventaire intermittent • Inventaire permanent • LIFO • NIFO •
PEPS • Stock • Valeur de remplacement

65
50950_ComptaGest_p001p124 Page 66 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

LA COMPTABILITÉ DE GESTION EN COÛTS COMPLETS

Chapitre 10

LES COÛTS
DE PRODUCTION

5
PRODUITS FINIS ET PRODUITS

:10
80
22
23
INTERMÉDIAIRES

:10
63
21
25
32
T:3
TA
ET
1. Catégories de coûts de production

-S
ES
2. Composantes du coût de production

AL
CI
3. Application

SO
ET
S
UE
IQ
OM
ON
EC
ES
QU
DI
RI
Le coût de production est un coût obtenu après des opérations de transforma- JU
ES
NC

tion pour un produit, ou d'exécution pour un service. Suivant les modalités du


IE
SC

processus de fabrication, on peut avoir à calculer plusieurs coûts de production.


S
DE
TE
CUL

1. Catégories de coûts de production


FA
m:o
x.c
vo
lar

A. Coûts par stades de production


o
ch
1.s
uh

Le processus de fabrication d'un produit peut comporter des stades successifs,


avec ou sans stockages intermédiaires, de produits semi-finis ou semi-ouvrés dits
intermédiaires. Ainsi, à partir de laine brute ou de coton, on obtient du fil
simple, puis du fil assemblé, puis du tissu écru et enfin du tissu fini.
Ces stades de fabrication conduisent à calculer successivement :
• des coûts de production de produits intermédiaires – produits stockés en
attendant d'être utilisés pour la fabrication de produits finis ou d'autres produits
intermédiaires, tels le fil simple, le fil assemblé, le tissu écru ;

66
50950_ComptaGest_p001p124 Page 67 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

10 • LES COÛTS DE PRODUCTION : PRODUITS FINIS ET PRODUITS INTERMÉDIAIRES

• des coûts de production de produits finis – produits ayant subi les dernières
transformations avant la vente comme le tissu fini.
Dans les deux cas, les coûts sont portés au débit du compte de stock correspon-
dant.
Remarque : dans l'exemple cité, si l'entreprise avait mis en œuvre une fabrica-
tion continue passant de la laine brute ou du coton au tissu fini, sans stade inter-
médiaire, il n'y aurait pas de produits intermédiaires.

B. Coûts par types de production


La production de l'entreprise peut porter sur des séries de produits identiques

5
ou sur des biens différents les uns des autres souvent fabriqués sur commande.

:10
80
En conséquence, on peut calculer divers coûts de production.

22
23
:10
63
a) Coûts de production par produit

21
25
Si l'exploitation porte sur des ensembles de produits identiques, on calcule

32
T:3
TA
– un coût global par type de produit,

ET
-S
– un coût unitaire par division du coût global par le nombre d'unités.

ES
AL
CI
b) Coûts de production par commande

SO
ET
Si, au contraire, l'exploitation porte sur des biens différents les uns des autres, on

S
UE
détermine par unité produite des coûts par commande.

IQ
OM
ON
EXEMPLE : si une entreprise fabrique, au cours d'un mois, un pont roulant et une char-

EC
pente métallique, on calculera séparément le coût du pont et celui de la charpente.

ES
QU
En fait, que ce soit un coût global de produit ou un coût de commande, les principes
DI
RI
de calcul sont les mêmes et les coûts résultent des mêmes composantes. JU
ES
NC
IE
SC
S

2. Composantes du coût de production


DE
TE
CUL
FA
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

Un coût de production est déterminé par regroupement des charges directes ou


m:o

indirectes nécessitées par la fabrication elle-même et les stades antérieurs à cette


x.c
vo
lar

fabrication.
o
ch
1.s
uh

2.1 Charges directes


A. Coût des matières consommées
Les matières premières et les matières consommables directes sont évaluées
par l'une des méthodes d'évaluation des sorties de stock sur la base du coût
d'achat.
Les produits intermédiaires (utilisés pour fabriquer des produits finis ou
d'autres produits intermédiaires) sont évalués suivant les mêmes principes mais

67
50950_ComptaGest_p001p124 Page 68 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

LA COMPTABILITÉ DE GESTION EN COÛTS COMPLETS

sur la base du coût de production desdits produits, lorsque le processus de fabrica-


tion conduit à des stockages intermédiaires.

B. Coût de la main-d’œuvre directe


La main-d'œuvre directe peut être affectée au coût d'un produit ou d'une
commande parce que le travail correspondant concerne directement ce produit
ou cette commande. Des bons de travail permettent d’attribuer ces charges en y
inscrivant les produits ou commandes bénéficiaires des travaux.
Le coût de la main-d'œuvre directe comprend :
– les salaires bruts y compris les primes diverses éventuelles ;
– les charges sociales obligatoires ou facultatives supportées par l'entreprise en

5
:10
80
plus des salaires.

22
23
:10
EXEMPLE : dans un atelier, les ouvriers sont payés sur une base de 2 000 € par mois sur

63
21
13 mois pour 35 heures par semaine. Les congés payés sont de 5 semaines et le taux de

25
32
charges sociales patronales est de 40 %. Le taux d'emploi (rapport entre le temps de tra-

T:3
TA
vail effectif et le temps de présence) est évalué à 0,9.

ET
-S
ES
Déterminer le coût de main-d'œuvre à imputer à une commande sur laquelle les bons de

AL
travail totalisent 20 heures de main-d'œuvre directe.

CI
SO
ET
SOLUTION

S
UE
IQ
Salaire annuel : 2 000  l3 = 26 000

OM
ON
Charges sociales : 40 % de 26 000 = 10 400

EC
ES
QU
Total : 36 400

DI
RI
Nombre de semaines de travail : 52 – 5 = 47 semaines JU
ES
NC

donc : 35  47 = 1 645 heures de présence


IE
SC

correspondant à : 1 645  0,9 = 1 481 heures de travail effectif.


S
DE
TE

Coût de l'heure : 36 400/1 481 = 24,58 €


CUL
FA

Le coût à imputer à la commande est de : 24,58  20 = 491,60 €.


m:o
x.c
vo
lar

2.2 Charges indirectes


o
ch
1.s
uh

Les charges indirectes des centres de production sont réparties entre les coûts de
production des produits ou des commandes, proportionnellement aux unités
d'œuvre qui leur sont fournies par ces centres.
Il faut concevoir ces centres de production de manière relativement large du
point de vue des fonctions assurées et des centres de travail correspondants. Ils
doivent couvrir :
– la préparation du travail (bureaux des méthodes, de l'ordonnancement, de
l'étude d'outillage) ;

68
50950_ComptaGest_p001p124 Page 69 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

10 • LES COÛTS DE PRODUCTION : PRODUITS FINIS ET PRODUITS INTERMÉDIAIRES

– la fabrication des biens ou l'exécution des services (ateliers, chantiers, centres


de services) ;
– le contrôle et les essais (ateliers et centres d'essais).
Certaines entreprises incluent également des coûts de stockage mais le stockage
des produits finis est plus généralement associé au coût de distribution.
À côté de ces centres de production, certaines entreprises définissent des centres
d'études techniques et recherches, qui couvrent les fonctions de :
– recherches générales (matières, technologie et procédés) ;
– conception des produits ;
– perfectionnement des produits ;

5
:10
et qui prennent en compte les charges des laboratoires, des bureaux d'études, des

80
22
23
centres de calcul…

:10
63
Les coûts de ces centres d'études techniques et recherches sont imputés aux

21
25
32
coûts des services (lorsqu'ils participent à la préparation de prestations de services

T:3
TA
telles que des travaux d'ingénierie par exemple) ou aux coûts des produits fabri-

ET
qués, lorsque c'est possible. Par contre, s'il s'agit d'études de « recherche et

-S
ES
développement » ou d'« études libres » sans lien avec la production de la période,

AL
CI
les charges correspondantes doivent être imputées aux coûts de revient via les

SO
ET
coûts hors production et non aux coûts de production, à moins de les considérer

S
UE
comme « travaux en cours » s'ils doivent déboucher sur une production ulté-

IQ
OM
rieure.

ON
EC
Rappelons enfin que les centres principaux de caractère technique (production,

ES
QU
études techniques et recherche) reçoivent des prestations de centres auxiliaires :

DI
RI
gestion du personnel, gestion des bâtiments, gestion du matériel, prestations JU
ES

connexes. En revanche, les centres « administration générale » et « gestion


NC
IE

financière » doivent être considérés hors production et, en conséquence, leurs


SC

coûts imputés aux coûts de revient et non aux coûts de production. Cela évite
S
DE

d'inclure dans les valeurs stockées des charges financières et d'administration


TE
UL

générale (prescription de la quatrième directive de l'Union européenne).


C
FA
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

m:o
x.c
vo
lar
o

3. Application
ch
1.s
uh

La société LORÉA est spécialisée dans la production et la commercialisation de produits


cosmétiques. Une de ses unités de fabrication produit des crèmes pour soins du visage à
partir d'un mélange de lanoline (matière L) et de glycérine (matière G).
Ces deux matières font l'objet d'un traitement dans un atelier de malaxage et sont ensuite
conditionnées dans des pots de verre de deux modèles :
– modèle A : pots de 100 grammes ;
– modèle B : pots de 200 grammes.

69
50950_ComptaGest_p001p124 Page 70 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

LA COMPTABILITÉ DE GESTION EN COÛTS COMPLETS

Les données relatives au mois de janvier N sont les suivantes.

Stocks initiaux de matières Sorties de stocks de matières


Coût
Quantité Quantité
unitaire
Lanoline 10 kg 50 Lanoline 250 kg
Glycérine 25 kg 20 Glycérine 360 kg
Pots A vides 1 200 1,50 Pots A vides 1 000
Pots B vides 2 100 2,60 Pots B vides 2 000

5
:10
Stocks initiaux de produits

80
22
Achats du mois de janvier N fabriqués

23
:10
63
Prix Coût

21
Quantité Quantité

25
unitaire unitaire

32
T:3
TA
Lanoline 300 kg 44 Mélange

ET
malaxé 40 kg 96

-S
Glycérine 400 kg 18

ES
AL
CI
SO
Entrées en stocks Sorties de stocks

ET
de produits fabriqués de produits fabriqués

S
UE
IQ
Mélange malaxé 600 kg Mélange malaxé 550 kg dont 110 pour la

OM
ON
Pots A remplis 1 000 fabrication de pots A et

EC
Pots B remplis 2 000 440 pour la fabrication

ES
de pots B

QU
DI
RI
JU
Toutes les sorties de stock sont évaluées au coût moyen pondéré mensuel arrondi au cen-
ES
NC

time.
IE
SC
S

Main-d'œuvre directe (heures à 24 € charges comprises) :


DE
TE
UL

– 520 heures dans l'atelier de malaxage ;


C
FA

– 300 heures dans l'atelier de conditionnement, dont 100 pour le conditionnement de A


m:
o
x.c

et 200 pour B.
vo
lar
o

Charges indirectes
ch
1.s
uh

Atelier de Atelier de condi-


Centres Approvisionnement
malaxage tionnement

Charges 2 040 26 000 6 000

Unité d’œuvre et l’euro de matière l'heure de main- le pot conditionné


assiette de frais achetée d'œuvre

Schématiser le processus de fabrication et calculer les coûts de production.

70
50950_ComptaGest_p001p124 Page 71 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

10 • LES COÛTS DE PRODUCTION : PRODUITS FINIS ET PRODUITS INTERMÉDIAIRES

SOLUTION
Pour le calcul des coûts de production, un schéma du processus de fabrication
peut s'avérer utile en symbolisant les stockages par un triangle :

Pots A
vides

Pots A
Matière pleins
L Coût de Coût de
produc- produc-

5
tion des

:10
tion du

80
produits Pots B

22
produit

23
condi- pleins

:10
Matière malaxé

63
G tionnés

21
25
32
T:3
TA
ET
-S
Pots B

ES
AL
vides

CI
SO
ET
S
Calcul des prix d'achat

UE
IQ
OM
ON
Matière L Matière G Total

EC
ES
Achats en quantités 300 400

QU
DI
RI
Prix unitaire 44 18
JU
ES

Montant 13 200 7 200 20 400


NC
IE
SC

Ce calcul nous permet de compléter le tableau d'analyse des charges indirectes :


S
DE
TE
CUL

Approvisionnement Malaxage Conditionnement


FA
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

m:o

Charges 2 040 26 000 6 000


x.c
vo
lar

Nombre d'unités
o
ch

d'œuvre ou 20 400 520 3000


1.s
uh

assiette de frais
Coût de l'unité
d'œuvre ou taux 0,10 50 2
de frais

On calcule les coûts d'achat des matières achetées :


Lanoline (300 kg) pour 13 200 + 0,10  13 200= 14 520
Glycérine (400 kg) pour 7 200 + 0,10  7 200= 7 920

71
50950_ComptaGest_p001p124 Page 72 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

LA COMPTABILITÉ DE GESTION EN COÛTS COMPLETS

Pour déterminer le coût d'achat des matières consommées, il convient d'évaluer


les sorties de stock au coût moyen pondéré (CMP) :

CMP lanoline : (--------------------------------------------


10 ) ( 50 ) + 14 520
- = 48,45
10 + 300

CMP glycérine : (-----------------------------------------


25 ) ( 20 ) + 7 920
- = 19,81
25 + 400

Détermination du coût de production du produit malaxé

5
:10
80
22
23
Élément Quantité en kg Coût unitaire Montant

:10
63
Lanoline 250 48,45 12 112,5

21
25
32
Glycérine 360 19,81 7 131,6

T:3
TA
Main-d'œuvre 520 24,81 12 480,8

ET
-S
Charges indirectes 26 000,8

ES
AL
CI
Produit malaxé 600 57 724,10

SO
ET
S
UE
40 × 96 + 57 724,10

IQ
CMP du produit malaxé : -----------------------------------------------
- = 96,20

OM
40 + 600

ON
EC
ES
Pour les pots vides, aucun achat n'ayant eu lieu dans la période, le CMP est égal

QU
DI
au coût du stock initial.
RI
JU
ES
NC

On en déduit le coût de production des produits conditionnés :


IE
SC
S
DE

Modèle A Modèle B
TE
CUL

Coût Coût
FA

Quantité Montant Quantité Montant


m:

unitaire unitaire
o
x.c
vo

Produit malaxé 110 96,20 10 582 440 96,20 42 328


lar
o
ch

Main-d'œuvre 100 24 2 400 200 24 4 800


1.s
uh

directe
Charges indirectes 1 000 2 2 000 2 000 2 4 000
conditionnement
Pots vides 1 000 1,50 1 500 2 000 2,60 5 200
Total 1 000 16,48 16 482 2 000 28,16 56 328

Les écritures au journal de la comptabilité de gestion se présentent de la façon


suivante :

72
50950_ComptaGest_p001p124 Page 73 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

10 • LES COÛTS DE PRODUCTION : PRODUITS FINIS ET PRODUITS INTERMÉDIAIRES

9531 Coût de production produit malaxé 57 724,1


9410 Stock lanoline 12 112,5
9411 Stock glycérine 7 131,6
905 Charges réfléchies 12 480,0
9271 Centre malaxage 26 000,0

9451 Stock produit malaxé 57 724,1


9351 Coût de production produit malaxé 57 724,1

9352 Coût de production modèle A 16 482


9353 Coût de production modèle B 56 328

5
:10
9451 Stock produit malaxé 52 910

80
22
9412 Stock pots A 1 500

23
:10
9413 Stock pots B 5 200

63
905 Charges réfléchies 7 200

21
25
9272 Centre conditionnement 6 000

32
T:3
TA
ET
-S
ES
AL
EXERCICES : série 10.

CI
SO
ET
S
UE
MOTS-CLÉS

IQ
OM
ON
• Commandes • Coût de production • Produits finis

EC
ES
• Produits intermédiaires • Produits semi-finis

QU
DI
RI
JU
ES
NC
IE
SC
S
DE
TE
CUL
FA
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

m:o
x.c
vo
lar
o
ch
1.s
uh

73
50950_ComptaGest_p001p124 Page 74 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

LA COMPTABILITÉ DE GESTION EN COÛTS COMPLETS

Chapitre 11

LES COÛTS
DE PRODUCTION

5
PRODUITS EN COURS,

:10
80
22
23
PRODUITS DÉRIVÉS

:10
63
21
25
32
T:3
TA
ET
1. Les produits en cours

-S
ES
2. Les produits dérivés

AL
CI
SO
ET
S
UE
IQ
OM
ON
Dans le chapitre précédent, nous avons considéré que la somme des consomma-

EC
tions de matières, de main-d’œuvre directe et de charges de centres pour la fabri-

ES
QU
cation donnait les coûts de production.
DI
RI
JU
En réalité le problème peut être compliqué :
ES
NC

– par l'existence de déchets et de sous-produits ;


IE
SC

– par le fait que certaines productions ou certains services peuvent ne pas être
S
DE

achevés en fin de période.


TE
CUL
FA
m:o
x.c

1. Les produits en cours


vo
lar
o
ch
1.s
uh

1.1 Principe
En fin de période de calcul, la totalité de la fabrication peut ne pas être achevée.
Dans ce cas, une partie des charges de la période concerne la fraction des
produits(1) qui reste en cours de fabrication.

(1) Production de biens et production de services.

74
50950_ComptaGest_p001p124 Page 75 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

11 • LES COÛTS DE PRODUCTION : PRODUITS EN COURS, PRODUITS DÉRIVÉS

Période n – 1 Période n Période n + 1

Charges de la période n

En-cours En-cours
en fin(1) en fin(1)
de période n–1 de période n

Coût de la production
terminée en n

5
:10
80
22
23
:10
63
21
25
32
Coût de production = charges de la période + en-cours initiaux – en cours finals

T:3
TA
ET
EXEMPLE : l'entreprise MEURAMA fabrique des armoires en orme massif. Un atelier

-S
ES
« Découpe » fournit les planches aux dimensions requises à un atelier « Assemblage »,

AL
CI
dans lequel les armoires sont montées avant d'être livrées à un centre « Finition ».

SO
ET
Au mois de mars, on a enregistré pour le centre « Assemblage » 153 750 € de charges

S
UE
ainsi réparties :(1)

IQ
OM
ON
– consommation de planches : 88 000 €

EC
ES
– main-d'œuvre directe : 47 250 € ;

QU
DI
– charges indirectes : 18 500 €.
RI
JU
ES

Au cours de ce mois 100 armoires terminées ont été livrées au centre « Finition ». Un cer-
NC
IE

tain nombre de ces armoires (15) étaient déjà en cours de fabrication au début du mois,
SC
S

sur lesquelles des charges avaient déjà été engagées en février. En revanche, en fin de mois,
DE
TE

25 armoires restent en cours de fabrication, sur lesquelles des charges ont été engagées en
UL

mars, mais qui n'entreront en stock de produits finis qu'au mois d'avril.
C
FA
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

m:o
x.c

Le coût des armoires terminées en mars est donc égal à :


vo
lar

Charges du mois de mars


o
ch
1.s

+ coût des armoires en cours début mars


uh

– coût des armoires en cours fin mars.


Supposons que l'en-cours initial soit de 5 000 € et l'en-cours final de 10 000 €.
Le coût des armoires terminées en mars est donc :
153 750 + 5 000 – 10 000 = 148 750 €.

(1) En-cours finals n – 1 = en-cours initiaux n.

75
50950_ComptaGest_p001p124 Page 76 Mardi, 9. janvier 2007 9:56 09

LA COMPTABILITÉ DE GESTION EN COÛTS COMPLETS

1.2 Évaluation des en-cours


Les en-cours sont souvent délicats à évaluer et leur valorisation est généralement
forfaitaire.

A. Évaluation globale
On considère qu'un en-cours représente une fraction de produit fini.
Supposons que, dans notre exemple, cette fraction soit de 1/4 pour l'en-cours initial
comme pour l'en-cours final.
Les 153 750 € de charges doivent donc être imputées :

5
:10
80
– aux (100 – 15) soit 85 armoires commencées et terminées en mars ;

22
23
– pour partie aux 15 armoires en cours de fabrication en début de période qui ont

:10
63
reçu encore 3/4 des charges et sont donc équivalentes à (3) (15)/4 = 11,25

21
25
armoires ;

32
T:3
– pour partie aux 25 armoires en cours en fin de période, équivalentes à 25/4 uni-

TA
ET
tés, soit 6,25 unités.

-S
ES
La production équivalente de la période est donc : 85 + 11,25 + 6,25, soit

AL
CI
102,50 unités. Elle est aussi égale à :

SO
ET
S
UE
IQ
OM
Production terminée + en-cours final – en-cours initial

ON
pendant la période

EC
ES
QU
évalués en unités équivalentes

DI
RI
JU
ES

100 + 25/4 – 15/4 = 102,50


NC
IE
SC
S
DE
TE

Le coût par unité terminée est donc de 153 750/102,5 = 1 500 € et par unité en
CUL

cours de 1 500/4 = 375 €.


FA
m:o
x.c

On peut donc évaluer l'en-cours final à (375)(25) = 9 375 €.


vo
lar
o
ch

Sur la période précédente, on aura calculé de la même façon l'en-cours initial.


1.s
uh

Supposons que l'on ait obtenu le même coût unitaire, soit (15)(375) = 5 625 €, on
aura donc :
coût des armoires terminées = en-cours + charges de – en-cours
initial la période final
5 625 + 153 750 – 9 375 = 150 000
Il faut donc bien faire la différence entre « production équivalente de la
période » et « production terminée ».

76
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11 • LES COÛTS DE PRODUCTION : PRODUITS EN COURS, PRODUITS DÉRIVÉS

B. Évaluation forfaitaire par composante de coût

En fonction du processus de production, on peut souvent définir un degré


d'avancement des en-cours, pour chacune des composantes du coût. Fréquem-
ment, par exe