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DROIT DES AFFAIRES

Chapitre 1 : L’histoire du droit des affaires

I. L’antiquité

→ La haute antiquité : deux sources du droit commercial issus des babyloniens (peuple de
marchands) au 6 ème siècle :
- Le Code d’Hammurabi (-1750 JC)
- Les tablettes de Warka
→ on trouve dans ces sources des éléments du droit bancaire tel que « le prêt à intérêt »
→ puis : la pratique du commerce passe aux phéniciens.

→ Le droit grec : apparition de la monnaie, développement du commerce chez les grecs (7


ème siècle avant JC)
→ loi de Rhods « Lex Rhodia de Iactu » : technique utilisée encore aujourd'hui en droit maritime,
c’est la règle de l’avarie commune à propos de la marchandise lancée par navire où la charge de
la perte est répartie entre l’armateur et l’expéditeur.

→ Le droit romain : à l’origine de nombreuses techniques de droit moderne comme le mandat


la solidarité dans le paiement des dettes, les procédures collectives pour apurer le passif.
→ suite à la chute de Rome : disparition des échanges économiques (barbares suspendent les
activités commerciale) - reprise vers le 12 ème siècle, période de l’ancien droit.

II. L’ancien droit

→ Le moyen Age (12 ème - 16 ème siècle) : principaux centres d’activités commerciales en
Italie.
→ à ce moment : commerçants sont puissant économiques, réunis en corporation, ils rédigent
des statuts s’apparentant à des réglementations commerciales.
→ avantage du système corporatif : permet d’assurer une défense efficace des commerçants
face au pouvoir royal + seigneurial - permet la formation des jeunes.
→ inconvénient du système corporatif : inflation et protectionnisme avec une concurrence
maitrisée
→ à cette époque : institution des juridictions commerciales spéciales + développement des
foires (foire de Champagne) où il y a l’institution des lettre de change (pour éviter le transport
d’argent sur les routes.

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→ apparait la nécessite de dépasser les coutumes locales : instauration du « Jus mercatorum »
qui est une expression désignant le droit du commerce international

→ Les temps modernes (16 ème - 18 ème siècle) : droit commercial fait l’objet d’une
réglementation par le pouvoir royal.
→ 1563 : Edit de Charles IX qui créer les juridictions consulaires composés d’un juge profession
et 4 consuls élus par les marchands.
→ 1673 : Code Savary qui fixe le droit commercial - jugé trop pratique et réglementaire, il n’a
pas de grande autorité : effet contre productif, il bride l’activité commerciale.

→ La période révolutionnaire : deux textes importants :


- Le décret d’Allarde des 2 et 17 Mars 1791 : proclame la liberté du commerce et de
l’industrie- incitation à la création d’entreprise.
- Loi le Chapelier des 14 et 15 Juin 1791 : abolie le système des corporations - loi discutable
qui interdit les groupements professionnels (obstacle au développement des personnes
morales)

III. La phase post révolutionnaire

→ 1807 : code de commerce (en vigueur jusqu’en 2000) jugé de facture moyenne - fondé sur
un système corporatiste alors que la loi le Chapelier avait abolie ce système
→ le code fit l’objet de multiple réforme qui l’ont vidé de son contenu.
→ le droit de l’économie capitaliste s’est construit en dehors du code de commerce avec 3
période post révolutionnaire

→ Libéralisme : du 19 ème siècle au début de la PGM - période libérale «  laisse faire laisser
passer » - loi de 1867 qui facilite la constitution des sociétés anonymes.
→ période où le droit de la monnaie s’améliore avec la création de banque de France +
possibilité de nantir le fonds de commerce (loi de 1909) + législation sur les chèques
→ période qui voit apparaitre les différents types de propriétés industrielles et commerciales,
comme des brevets / marques / fonds de commerce.
→ expansion de l’économie capitaliste.

→ L’interventionnisme : à partir de la PGM, elle se poursuit avec la crise de 1929 + se termine


avec la SGM - intervention de l’état dans le domaine économique
→ nouvelle organisation du commerce inaugurée + contrôle de l’administration avec la création
du registre du commerce des sociétés par la loi du 18 Mars 1919.
→ en 1939 : premières nationalisations où l’état devient lui même industriel ou commerçant

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→ La période contemporaine : caractérisé par un retour néo libéralisme + politique
d’économie concernée avec l’idée de rénover le droit commercial
→ réforme du droit des sociétés en 1966 + du droit des procédures (liquidation/ redressement
entreprises) collectives.
→ plusieurs facteurs qui ont une importance dans l’évolution du droit commercial :
- mise en place d’un marché commun avec le Traité de Rome de 1957 où le droit commercial
tient compte des dimensions européennes + monnaie unique.
- les intérêts salariaux dans le monde du commerce et de l’industrie : idée d’intéresser le
salarié au développement commercial de l’entreprise, qui a un rôle majeur dans le
redressement d’une entreprise.
- le contexte économique actuel : période de récession économique depuis 1980 qui justifie
l’adoption d’une réforme du droit des procédures collectives
- émergence de la distinction entre professionnels et non professionnels : référence aux
professionnels dans la loi NRE de 2001 et celle de 2003 pour l’initiative économique qui
consacre la protection de la résidence principale du professionnel qu’il soit commerçant ou
non + celle sur le statut du conjoint du chef d’entreprise (2005)

Chapitre 2 : les sources du droit des affaires

→ Le Code de commerce : source principal du droit des affaires complétée avec jurisprudence
des juridictions françaises.
→ diversifications des sources avec les traités internationaux comme le TFUE qui dispose de la
libre circulation des travailleurs / marchandises / capitaux ou encore libre prestation de services
ainsi que liberté d’établissement (sources dérivées : règlements / directives de l’Union)
→ droit des affaires : droit pragmatique nécessite que l’on mentionne une source particulière
qu’on appelle « usage » : la valeur de la source peut être reconnue dans un « parère » délivré par
une chambre de commerce ou par la juridiction consulaire.
→ grande importante des usages internationaux dans le cadre du commerce international
→ les usages qui concernent le contrat de vente international « incoterms »
→ les usage peuvent parfois s’imposer «  contra legem  » en vertu du principe «  lex specialia
generalibus derogant » Ex : le cas de la solidarité passive des co - débiteurs commerçants est
présumée contrairement à l’article 1310 du Code Civil.

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Chapitre 3 : Droit commercial et Droit des affaires

→ droit des affaires recouvre le droit commercial mais domaine d’application distinct
→ droit commercial : ensemble des règles de droit applicable aux commerçants dans l’exercice
de leur activité professionnelle - les commerçants sont les sociétés commerciales + personnes
physiques qui accomplissent de façon habituelle les actes de commerce énumérés aux articles
110 - 1 et 110 - 2 du Code de Commerce.
→ droit des affaires : ensemble des règles de droit applicables aux entreprises en général - une
entreprise est une entité organisée ayant une activité économique de production/ distribution
ou prestation de service.
→ notion d’entreprise + large que notion de commerçant : en ce sens, le droit commercial n’est
qu’une partie du droit des affaires.
→ droit commercial apparait comme un droit dépassé et concurrencé :
- dépassé car l’article 121 - 1 du Code de commerce définit le commerçant comme celui qui
exerce des actes de commerce et en fait sa profession habituelle : la liste des actes de
commerce est fourni dans les articles 110 - 1 et 110 - → liste fermée et obsolète (la
jurisprudence tante de combler les lacunes de cette liste avec une interprétation large)
- concurrencée : le droit des affaires est + adapté car il prend en considération tous les acteurs
de la vie économique en prenant compte de commerçants et non commerçants et tout ces
professionnels ont besoins d’être soumis à un corpus de règles similaires alors que le droit
commercial, ne peut être applicable de manière uniforme à tous les acteurs.

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TITRE 1 : La liberté d’exercice de l’activité commerciale

→ le libre exercice d’une activité commerciale regroupe deux libertés :


- liberté d’entreprendre : idée d’autoriser l’entrepreneur à faire le commerce qu’il souhaite et à
s’établir où il veut.
- la liberté de la concurrence : l’entrepreneur à le droit de faire concurrence aux autres +
prendre la clientèle par des moyens licites - permet de produire des biens et services sans
restriction de monopole.

Chapitre 1 : la liberté d’entreprendre

→ Liberté d’entreprendre : principe général de droit commun proclamé en 1791 par la


reconnaissance de la liberté du commerce et de l’industrie.
→ dimension européenne de la liberté d’entreprendre avec le Traité de Rome qui consacre la
liberté d’établissement à tous les ressortissants de la communauté.
→ liberté d’établissement : possibilité de créer / transférer une entreprise dans tout état
membre sans se heurter à aucune discrimination.

Section 1 : La liberté d’entreprendre en droit interne

I. Les principes de liberté en la matière

→ sous l’ancien régime : l’exercice de l’activité commercial était organisé au moyen de


corporation - donc l’accès aux professions commerciales était réglementé
→ approbation du principe de liberté d’exercice du commerce avec le Décret d’Allard des 2 et
17 Mars 1791 + réaffirmation de cette liberté dans des nombreux textes notamment par la loi
Royer du 27 Décembre 1993
→ Arrêt de 1988 C.E : liberté du commerce et de l’industrie est une liberté publique.
→ Décision du Conseil Constitutionnel de 1982 : liberté du commerce et de l’industrie est un
principe à valeur constitutionnelle, fondement sur l’article 4 de la DDHC.
→ deux ramifications dans la liberté du commerce : liberté d’entreprendre (droit pour toute
personne physique / morale peuvent exercer l’activité commerciale de leur choix) + liberté
d’exercice (laisser les moyens à tout commerçant / industriel la manière dont il va gérer son
entreprise.

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II. Les limites

→ encadrement de l’exercice de liberté du commerce avec des limites imputables aux


personnes (limites subjectives) ou aux activités (objectives)

A. Les limites tenants aux personnes

1. Les incapacités

→ Les incapacités : droit commercial limite la liberté d’accès au commerce pour les mineurs +
incapables majeurs.
→ mineur émancipé peut être commerçant sur autorisation du juge des tutelles en vertu de
l’article 121 - 2 du Code de Commerce.
→ mineur non émancipé + mineur émancipé non autorisé : impossible d’exercer une activité
commerciale - incapacité d’exercice et de jouissance - leur représentant légal ne peut pas non
plus exercer une activité commercial en leur nom ou pour leur compte en veut de l’adage « on
ne peut transférer à autrui + de droit que l’on en a nous même »
→ si le mineur non émancipé ou le mineur émancipé non autorisé hérite d’un fond de
commerce, le Code de Commerce prévoit la possibilité de recourir à des contrats particulières +
possibilité pour le mineur de mettre le fond de commerce qu’il a hérité en location gérance.
→ possibilité pour le mineur d’apporter en nature dans une société son héritage, mais il ne
pourra pas exerce le commerce en son nom.
→ impossibilité pour le mineur non émancipé d’être immatriculé au registre des commerces et
des sociétés.
→ si le mineur qui n’a pas la qualité de commercent édicte des actes de commerce : nullité des
actes- - nullité pouvant être invoquée que par le mineur ou par ses ayants droits ou son
représentant. L’article 1146 du C.C : pour maintenir la validité de l’acte il faut apporter la preuve
que l’acte n’est pas lésionnaire.

→ Les majeurs incapables : il y a 3 situations :


- majeur sous tutelle : altération des capacités mentales qui prive la personne de sa capacité
d’exercice - nécessaire qu’il soit représenté pour les actes de la vie civile. Article 509 Code
Civil : le tuteur ne peut exercer le commerce ou profession libérale au nom de la personne
protégée même avec une autorisation. De ce fait : le majeur sous tutelle est exclue de toute
activité commerciale.
- majeur sous curatelle : légère altération mentale - assisté par son curateur pour
l’accomplissement d’actes importants. Article 467 du Code Civil : aucune disposition n’interdit
au majeur sous curatelle d’accomplir des actes d’administration ou des actes de la vie
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courante. Pour les actes les + importants : assistance du curateur comme la cession du fond
de commerce.
→ pour les majeurs sous tutelle + sous curatelle : le jugement de curatelle et tutelle doit être
publié au registre du commerce et des sociétés afin d’être opposable aux tiers.
- majeur sous sauvegarde de justice : il n’est pas privé de la capacité d’exerce de ces droits :
bénéficie d’une protection de circonstances ne s’opposant pas à l’exercice d’une activité
commerciale - la publicité de la mesure n’est pas requise.

2. Les incompatibles

→ pour éviter le confit d’intérêt général, le principe d’incompatibilité protéger certaines


professions contre les dangers d’un éventuel cumul avec une activité commerciale.
→ fonctionnaires / professions libérales (avocats ou les experts comptables) ou encore les
officiers ministériels comme les notaires ou huissiers.
→ la recherche du profit qui sous tend l’activité commerciale, peut nuire à l’exercice de ces
professions.
→ si le commerce est exercé en dépit d’une incompatibilité : sanctions pénales peuvent être
prononcées ou sanctions disciplinaires.

3. La nationalité

→ accès à la profession commerciale parfois limité selon la nationalité du commerçant :


- Le ressortissant de l’UE : en vertu du principe de liberté d’établissement est assimilé au
ressortissant français : exerce dans les mêmes conditions.
- Le commerçant hors UE : pas les mêmes droit que le ressortissant français - certaines activités
à dominante régalienne lui sont par principe interdite sous réserve de l’existence d’un accord
international avec la France comportant une condition de réciprocité.

4. Les déchéances et interdiction

→ M.A : droit commercial était lié aux corporations - les commerçants établissaient un bilan de
l’année et chaque commerçant fait état de sa situation comptable et du respect de ses
obligations. Si le commerçant avait failli «  banca rota  » (casse le banc à l’assemblée des
commerçants)
→ déchéance ou interdiction : idée que le commerçant ne doit plus être admis à exercer le
commerce en vertu de considération liée à l’intérêt général (liée à des infractions pénales ou
condamnation pénale)
→ loi de 1947 : pose une interdiction générale de faire le commerce en visant certaines
infractions (intégration de cette loi dans le code de commerce par une ordonnance de 2005)
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→ désormais nouvelle règle suivant laquelle les juges peuvent prononcer une interdiction
systématique du commerce lorsque sont commise certaines types d’infractions - article 249 - 1
du Code de Commerce.
→ l’interdiction de l’exercice du commerce peut être liée à une faillite / condamnation fiscale
voire une condamnation pénale.
→ Si c’est une faillite (on parle de procédure de redressement et /ou liquidation judiciaire) :
l’interdiction d’exercer le commerce peut être prononcée contre n commerçant qui aurait
sciemment commis une faute qui a aggravé la situation pécuniaire de l’entreprise au point
d’entamer la viabilité financière de la structure.
→ article 653 - 2 du Code de Commerce : la faillite personnelle emporte interdiction de diriger,
gérer, administrer ou contrôler directement ou indirectement toute entreprise commerciale (…)
→ l’interdiction d’exercer le commerce liée à une interdiction pénale : article 131 - 1 du CP qui
dispose que lorsqu’un délit est puni d’une peine d’emprisonnement, la juridiction peut
prononcer à la place une peine alternative : le commerçant peut se voir interdire pour une
durée de 5 ans ou + l’exercice d’une profession commerciale ou industrielle.
→ cas des condamnations fiscales : peine complémentaires où le commerçant peut se voir
interdire l’exercice du commerce (elle ne peut excéder 3 ans)
→ existence d’un fichier qui recense l’ensemble des interdictions de gérer une entreprise
commerciale : fichier national des interdits de gérer - article 128 - 1 et suivants du Code de
Commerce.

B. Les limites tenants aux activités

→ certaines activités par nature réservés à l’état : activités régaliennes


→ activités qui constituent la main mise de l’état sur un marché considéré qui va permettre à
l’état d'intervenir sur le marché considéré et de réguler l’activité commerciale avec des prix
imposés
→ monopole qui intervient dans des secteurs économiques comme l’énergie ou le transport.
→ certaines activités sont conditionnées par l’obtention d’une autorisation de nature
administrative. Ex : tabac avec une obtention de licence.
→ certaines activités tertiaires sont soumises à autorisation comme l’imputation des
hypermarchés.

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Section 2 : La liberté d’établissement dans l’Union Européenne

→ liberté d’établissement : article 20 TFUE + article 49 et 56


→ définie comme la liberté de créer une entreprise sur un territoire de l’Union + transférer d’un
état à un autre sans formalité particulière supplémentaire.
→ différent de la libre prestation de service qui elle ne concerne que l’Etat où le service est
consommé.
→ jurisprudence de la CJUE fait référence au critère de stabilité qui est le fait de s’installer
durablement.
→ la liberté d’établissement n’implique pas la suppression des contraintes pouvant être
justifiées pour des impératifs liés à l’ordre public :
- contraintes liées à l’ordre public de protection : protection des consommateurs ou protection
des parties faibles.
- contraintes liées au respect + exigence d’ordre public de direction : disposition qui concerna
la santé + la salubrité.
→ liberté d’établissement + prestation de service : implique la suppression de toutes les
discriminations comme par exemple des traitements juridiques différent pour des situations
juridiques équivalentes
→ suppression grâce à ces libertés des discriminations de droit + de fait ce qu’on appelle le
droit à l’égalité du traitement : pas de discrimination déguisée. Ex : l’ajout de condition de
diplôme qui ne serait pas justifié par la nature d’activité commerciale. Article 14 CEDH :
fondement de la non discrimination.

Chapitre 2 : La libre concurrence

→ objectif : trouver un équilibre entre liberté économique et protection de l’intérêt particulier


des concurrents et de l’intérêt général.
→ droit de la concurrence assure cet équilibre en interdisant les pratiques anti concurrentielles
→ droit de la concurrence : avec le traité de la CEE en 1957 qui s’inspire du droit américain avec
le « Sherman Act » de 1890 qui prohibait les ententes restrictives de concurrences.
→ instances juridictionnelles de l’UE établissent le droit européen de la concurrence
→ En France : ordonnance du 1 Décembre 1986 fait naitre le droit actuel de la concurrence.
→ contrôle des pratiques anti concurrentielles est confiée à un AAI, possibilité de faire un
recours contre ces décisions devant le Conseil de la concurrence de 1986 (idée de dépénaliser
la matière)

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→ plusieurs lois : Loi Galland 1996 (modifie les règles relatives à la transparence tarifaire) + Loi
NRE (nouvelle régulation économique) de 2001 (réforme d’ensemble de la matière de ce qui
correspond aujourd’hui au Livre IV du code de commerce + loi LME de 2008 qui supprime le
principe de non discrimination entre les opérateurs + instaure des règles en matière de
négociations commerciales et en délai de paiement. La loi LME a crée une nouvelle autorité qui
remplace le Conseil de la Concurrence qui est l’autorité de la concurrence mise en place en
2009.
→ l’A.C dispose de moyens avant toute décision ou jugement pour caractériser la violation des
règles relatives au droit de la concurrence qui entre dans son objet.
→ les juridictions nationales ont pleine compétence pour assurer le respect et le plein d’effet
des règles européennes de la concurrence qui sont d’effets directs.
→ le droit français prohibe les ententes, abus de domination qui constituent des restrictions de
concurrence + sanctionne la déloyauté des concurrences.

Section 1 : La sanction de la déloyauté des concurrents

→ la concurrence n’est pas toujours permise : sanctionnée si excessive ou abusive ou déloyale.


→ le parasitisme + concurrence résultant de l’usage illicite de marque/dessin, brevet est
sanctionné - pas confondre illégal contraires au normes en vigueur) et illicite (valeurs morales) -

I. La concurrence déloyale

→ fondement : responsabilité délictuelle - il faut alors une faute (in abstracto).


→ 4 catégories d’actes retenus pour caractériser une faute en concurrence déloyale :
- le dénigrement : tenir des propos péjoratifs sur un concurrent concernent un bien / service
qu’il propose en le visant précisément. Idée de la jurisprudence : les propos péjoratifs doivent
avoir une audience assez forte + large publique et qu’ils sont identifiables.
- la confusion : inverse du dénigrement : on cherche à s’approprier le succès d’une entreprise
en trompant la clientèle. Ex : acte d’imitation portant sur un signe original - on profite de la
notoriété de l’entreprise concurrente en détournant la clientèle.
- la désorganisation de l’entreprise d’un concurrent : touche et porte atteinte à l’organisation
mis en place par un concurrent, tout particulièrement en débauchant ses salariés.
- la désorganisation d’un marché : vise l’ensemble des concurrents intervenants sur un même
marché - crée une rupture d’égalité à la source de nombreux désavantages dans la
concurrence.
→ deux préjudices possibles pour l’action en concurrence déloyale : perte patrimoniale + perte
d’un potentiel gain patrimonial (comme la perte de chance d’augmenter la clientèle)
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II. Le parasitisme

→ le parasitisme : consiste pour une entreprise à tirer profit de façon injuste de la réussite d’une
autre entreprise.
→ l’entreprise parasite cherche à utiliser à son propre profit le succès commercial /
investissements intellectuels d’autrui ou notoriété.
→ Arrêt de 1999 Cour de Cassation : parasitisme est un ensemble de comportements par
lesquels un agent économique s’immisce dans le sillage d’un autre afin d’en tirer profit sans rie
dépenser de ses efforts et de son savoir faire.
→ à l’origine : parasitisme était considéré comme une forme de concurrence déloyale et
sanctionnée sur le fondement de 1382
→ détachement de l’action en concurrence déloyale à partir du moment où il a été constaté
qu’une entreprise non concurrente pouvait aussi profiter de la notoriété d’une autre.
→ détachement réalisé avec l’arrêt « YSL » de la Cour d’Appel le 15 Décembre 1993 : on ne
pouvait pas parler de concurrence déloyale car YSL n’est pas dans le même marché quel es
sociétés de champagne, d’où le détachement de la concurrence déloyale. Cependant, la notion
« champagne » mérite une protection qui dépasse le seul domaine du vin au sens large. La cour
d’Appel de Paris a considéré qu’un tel dépôt était constitutif d’un détournement de la notoriété
de l’appellation d’origine contrôlée.

III. La contre façon

→ pratique anti concurrentielle : un tiers bénéfice de la réputation de la marque à son insu. La


contre façon est de manière générale : la reproduction, imitation, exploitation totale ou partielle
d’un droit de propriété intellectuelle sans l’autorisation de son propriétaire »
→ une marque / logo : confère au titulaire qui a déposé à l’INPI un droit exclusif (plénier) qui lui
permet à lui seul d’exporter de ce droit ou d’autoriser son exploitation par un tiers.

→ l’atteinte à ce droit exclusif peut résulter de plusieurs actes qui vont générer dans le public
une confusion et mettre à mal les effort commerciaux entrepris par le titulaire de la marque.

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TITRE 2 : L’encadrement de l’activité commerciale

Chapitre 1 : l’encadrement professionnel, et institutionnel de l’activité commerciale

Section 1 : l’encadrement professionnel

→ il s’agit des chambre de commerce et d’industrie + groupements professionnels

I. Les chambres de commerce et d’industrie

→ parfois appelées les chambres consulaires : instituées par décrets, placés sous la tutelle
administrative + financière de l’état.
→ fonction : représenter les intérêts de l’industrie du commerce + services auprès des pouvoirs
publics mais aussi des autorités étrangères : article 710 - 1 du Code de Commerce
→ CCI : organisation en réseaux sans organisation hiérarchique - échelon territoriaux
(département/région et même inter consulaire)
→ CCI France : représente l’ensemble des chambres françaises de commerce et d’industrie
auprès de l’état et de l’UE : article 711 - 1 et suivant du Code de Commerce.
→ CCI : assurent gestion des centres de formalité des entreprises - peuvent délivrer des parères
(certificats qui atteste l’existence d’un usage en matière commerciale)
→ composition CCI : commerçants élu par leur paire pour une durée de 5 ans qui élisent les
juges de tribunaux de commerce.

II. Les groupements professionnels

→ les groupements professionnels : organismes pouvant être investie de prérogative de


puissance publique + syndicats professionnels
→ syndicats professionnels : entrepreneur répartir par branche d’activité dans une région
déterminée - ce sont souvent les syndicats patronaux qu l’on oppose aux syndicats salariés. Ex :
MEDEF (mouvement des entreprises de France) - rôle important car ils ont pour objet l’étude +
défense des droits et intérêts matériels et moraux tant collectif qu’individuel des personnes
mentionnées dans leur statut. Article 2131 - 1 du Code de Travail.
→ les groupements : chargé par la loi de structure + représenter certains professions. Ex :
domaine bancaire et assurance + comité consultatif du secteur financier ou encore le comité
consultatif de la législation et de la réglementation financière.
→ mission : vérifier l’agrément des candidats souhaitant exercer les activités du secteur +
fixation des règles déontologiques et contrôle de leur respect.
→ il y a aussi l’association française de normalisation (AFNOR) qui intervient dans la formation
des normes avec une force obligatoire.
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Section 2 : l’encadrement institutionnel

→ état s’intéresse à l’encadrement de l’activité commercial : intervention peut être directe


(création d’organe de l’administration centrale) ou indirecte (AAI qui ont des missions + pouvoirs
comme l’autorité des marchés financiers qui surveille les bourses de valeurs)

Chapitre 2 : L’encadrement judiciaire de l’activité commerciale


→ activité commerciale : encadrée sur un plan juridictionnel. La préoccupation des
commerçants : recourir à une justice adapté aux impératifs de rapidité, sécurité, d’efficacité et
de discrétion.
→ les commerçants ont tendance à privilégier des modes de résolution des conflits particulier
avec des clauses compromissoires : insertion dans un contrat d’une clause qui prévoit que tout
litige né à l’occasion de l’exécution de ce contrat passera par l’arbitrage.
→ c’est la décision d’un arbitre qui connait l’universel des parties qui pourrait apporter des
solutions + adaptées que celles d’un tribunal judiciaire.
→ une fois le litige né : compromis d’arbitrage est l’acte par lequel les litigeants décident de
soumettre leur litige déjà née à l’arbitrage.

Section 1 : Les tribunaux de commerce

→ 1 ère instance : Tribunal de commerce (juridiction consulaire) est une juridiction d’exception
dans l’ordre judiciaire - particularité : composée de commerçants élus.
→ mode de composition : remis en cause car les juges peuvent manquer d’impartialité (mais en
appel la décision est rendu par des magistrats professionnels qui jugent en fait et en droit.
→ avantage du recours aux juges des tribunaux de commerce : connaissance parfaite de la
pratique commerciale qui leur permet de rendre des solutions en apportant leur expertise.
→ compétence du tribunal en vertu d’un texte spécial au vu de l’adage «  les lois spéciales
dérogent aux lois générales  » : fixation de leur compétence matérielle à l’article 721 - 3 du
Code de Commerce avec 3 chefs de compétence :
- compétence pour les contestations relative aux engagements entre commerçants / artisans /
établissements de crédit / entre société de financement.
- compétence pour les contestations relatives aux sociétés commerciales (inclue les différends
entre un associé et la société elle même)
- compétence pour les contestations relatives aux actes de commerce entre toutes personnes,
ce qui permet d’inclure certains actes qui seraient accomplis par des non commerçants.

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→ possibilité d’écarter par contrat la compétence du Tribunal de Commerce mais seulement
entre commerçants pour lui préférer la faveur du TGI : clause attributive de compétence (on
passe d’une juridiction d’exception à une juridiction de droit commun

→ compétence territoriale : compétence du Tribunal de Commerce du lieu du domicile du


défendeur (article 42 CPC) mais exception :
- le demandeur peut saisir le tribunal du lieu de livraison effectif de la chose ou du lieu
d’exécution de la prestation de service en matière contractuelle
- le demandeur peut saisir le Tribunal du lieu du fait dommageable (article 46 CPC)

→ possibilité de stipuler une clause attributive de compétence territoriale à la double condition


cumulative (article 48 CPC) :
- elle doit être convenue entre des personnes ayant toute contracté en qualité de commerçant
- elle doit être prévu de façon très apparente dans l’engagement de la partie à qui elle est
opposée.

→ s’il n’y a pas ces conditions : clause est réputée non écrite.

→ l’article 721 - 8 (loi de 2015) introduit les tribunaux de commerce spécialisés depuis le 1 Mars
2016 : ils sont compétent pour les procédures collectives, c’est à dire les procédures de
redressement et de liquidation judiciaire des entreprises à des débiteurs considérés
« d’important’ avec + de 250 salariés et un montant du chiffre d’affaire net d’au moins 20 millions
d’euros (ou 40 brut)

→ décret de 2016 liste les tribunaux de commerce spécialisés comme le tribunal de Bordeaux,
Dijon, Montpellier.

→ application des principes de la procédure civile devant les tribunaux de Commerce, mais il y
a des spécificités : oralité de la procédure, caractère non obligatoire du ministre d’avocats,
simplicité des débats (pouvant se faire devant un juge unique)
→ Tribunal du commerce : compétent en premier et dernier ressort pour les litiges de moins de
4 000 euros.
- Appel : chambre spécialisée et pour la Cour de Cassation : chambre commerciale financière
et économique.

Section 2 : L’arbitrage

→ Article 721 - 3 du Code de Commerce : possibilité pour les parties de recourir à une
juridiction privée pour trancher leur litige.

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→ déroulement de l’arbitrage : en vertu de la liberté contractuelle - possibilité pour les parties
de décider souverainement à un recours à l’arbitrage selon les modalités qui leurs conviennent.
→ plusieurs moyens dans le contrat pour arriver à l’arbitrage.
→ articles 1442 et suivants rappellent les principes procéduraux dont celui de « compétence -
compétence  » : lorsque la compétence du Tribunal arbitral est contestée, les juridictions
étatiques doivent s’abstenir de trancher la question sur la compétence pour laisser la priorité au
tribunal arbitrales lui même.
→ jugement de la sentence arbitrale est revêtue de l’autorité de la chose jugée, mais ne
bénéfice pas de la force exécutoire car l’exécution de la sentence arbitral dépend de la seule
volonté des parties - en cas d’inexécution une décision d’exéquatur peut être sollicité auprès du
TGI en vertu de l’article 1487 du CPC.
→ recours à l’arbitrage peut avoir été prévu avant la naissance du litige (ex ante) avec une clause
compromissoire ou alors après (ex post) la naissance du litige au terme d’un compromis
d’arbitrage.

I. Le compromis

→ compromis d’arbitrage : ouvert à toute personne à condition qu’elle ait la libre disposition de
ses droits (article 2059 du CPC)
→ condition de validité du compromis : doit respecter les règles générales de validité du
contrat - constaté par écrit - devant contenir l’objet du litige + le nom du ou des arbitres +
préciser les modalités de leurs désignations.

II. La clause compromissoire

→ le régime des clauses compromissoires est sévèrement encadré (contrairement au


compromis) car l’acceptation d’une telle clause comporte le risque que le litige soit soustrait au
juridictions étatiques.
→ pendant longtemps, limitation matérielle de la clause compromissoire aux litiges en matière
commerciale.
→ élargissement de son champ d’application aux contrats conclus à raison d’une activité
professionnelle : les professionnels commerçants + non commerçants peuvent stipuler une telle
dans le cadre de leur activité professionnelle - mais elle était exclue dans les contrats conclus
entre les consommateurs qu’on appelle « contrat b to c »
→ loi de 2016 : article 2061 du Code Civile dispose que la clause compromissoire doit avoir été
accepté par la partie à laquelle ont l’oppose, à moins que celle ci n’est succédé aux droits et
obligations de la partie qui l’a initialement accepté. Ex : héritier.

Tout est une question de volonté 15 sur 25


→ la clause est valable dans tout contrat y compris ceux conclus avec une personne qui n’a pas
contracté dans le cadre de son activité professionnelle comme le consommateur mais cette
dernière personne invoquer en défense de son inopposabilité à son égard alors que le
commerçant y restera tenu (pas opposable au consommateur mais à l’encontre du commerçant)
→ la clause compromissoire doit respecte les règles de droit commun du contrat + être écrite +
mentionner le nom de l’arbitre ou les modalité de sa désignation.
→ le litige doit nécessairement être lié au contrat.

Titre 3 : la qualité de commerçant


→ commerçant : acteur essentiel du monde des affaires - elle ne repose sur l’immatriculation à
un registre spécial si sur une qualification professionnelle mais sur le simple constat de
l’accomplissement d’acte de commerce à être habituel et de manière indépendante.
→ distinguer un commerçant permet de faire la distinction avec d’autres acteurs du monde des
affaires que sont les agricultures / artisans et professionnels libéraux.

Chapitre 1 : la qualification de commerçant

→ commerçant : (article 121 - 1 Code de commerce) est celui qui exerce des actes de
commerce et en font leur profession habituelle (dimension objective)
→ but : éviter que les personnes qui accompliraient des actes de commerce de manière
habituelle et à titre indépendant échappe au statut.
→ l’immatriculation d’une personne physique au registre du commerce et des sociétés :
n’emporte qu’une présomption simple de la qualité de commerçant.
→ l’absence d’immatriculation n’empêche pas la qualification du commerçant.
→ si la qualité du commerçant est reconnue par le juge alors qui’l n’est pas immatriculé au RCS :
attribution d’un statut particulier «  commerçant de fait » : soumis à l’ensemble des obligations
mais ne peut se prévaloir des droits du commerçant : statut sanctionnateur.
→ Article 121 - 1 : exception car certaines personnes sont commerçants par le seul fait qu’elles
ont adhéré à une société commerciale de personnes.

Section 1 : l’accomplissement d’actes de commerce

→ acte de commerce : activité au sens économique qui sont déclarés commerciales par la loi.
→ 4 catégories d’actes de commerce : acte de commerce par nature / par la forme / par
accessoires / mixtes.

Tout est une question de volonté 16 sur 25


I. L’acte de commerce par nature

→ acte de commerce : par nature est commercial en raison de l’activité auquel il se rattache
→ distinction entre les actes de commerce par nature accompli de manière isolés et accompli
en entreprise.

1. Les actes de commerce par nature accompli de manière isolée

→ 3 actes de commerce par nature accompli de manière isolée : achat pour revente / certaines
activités intermédiaires / les services financiers

→ L’achat pour revente : concerne la revente d’un bien mobilier / bien meuble ou d’un bien
immobilier.

L’achat pour revente

→ concerne la revente d’un bien mobilier / bien meuble ou d’un bien immobilier :

→ l’achat pour la revente d’un bien meuble : article 110 - 1 - 1 du Code de Commerce qualifie
d’acte de commerce par nature, tout achat de bien meuble pour les revendre en état soit ne
nature soit après les avoirs travaillé. Deux éléments pour caractérisé l’achat d’un bien meuble :
- élément matériel : il faut prouver un achat préalable, il peut aussi s’agir d’une acquisition à
titre gratuit.
- élément intentionnel : il faut constater au moment de l’achat, l’intention d’une revente avec
profit : recherche du lucre. Idée de la jurisprudence : l’intention de revente avec une marge
commerciale doit constituer l’élément déterminant lors de l’achat.

→ Il peut s’agir d’un meuble en nature ou d’un meuble transformé, s’il y a transformation, elle
doit répondre à deux exigences cumulative : ne pas présenter un caractère substantiel + être
simple, ne pas être liée à une activité manuelle faisant appel à un savoir faire.

→ achat pour la revente d’un bien immobilier : la loi du 9 juillet 1970 répute acte de commerce
tout achat de bien immeuble aux fins de les revendre. Ex : l’activité de lotisseur qui achète un
terrain en vue de e diviser en parcelle qu seront revendus après les avoir viabilisé. Exception :
l’achat d’un terrain en vue de sa revente après édification (construction d’immeuble sur un
terrain) ne constitue plus activité de nature commerciale.

L’activité intermédiaire

→ le code de commerce répute acte de commerce par nature toutes les opérations
d'intermédiaire pour l’achat, la souscription ou la vente d’immeuble de fonds de commerce
d’actions ou de part de société immobilière :

Tout est une question de volonté 17 sur 25


- opérations portant sur les actions ou les parts de société immobilière : souvent des
établissements bancaires ou d’assurances
- si les agences immobilières vend des immeubles ou des fonds de commerce, l’activité est
réputée commerciale alors que si elle loue des immeubles / fonds de commerce l’activité est
civile car elle n’est pas expressément prévue par le code de commerce. Si l’agence exerce les
deux : la qualité de commerçant sera retenu en fonction de l’activité dominante
- le courtage : consiste pour un intermédiaire de mettre en relation une ou plusieurs
personnes, dans la perspective de convenir d’un contrat - le Code de Commerce qualifie cela
comme une activité d’intermédiaire. L’activité de courtage se rencontre dans le domaine du
transport, d’assurance ou encore dans le courtage matrimonial.

Les services financiers

→ le code de commerce répute acte de commerce toutes opérations de banque, de change ou


les services de paiement :
- les opérations de banques et de changes : elles comprennent l’activité dite de réception de
fonds du public, les opérations de crédit et les services bancaires paiement
- les opérations de change : tout échange ayant pour objet des monnaies différentes, ça
s’appelle le changé tiré.
- l’es opérations de bourses : sont commerciales car elles émanent de sociétés commerciales
ou d’intermédiaire financiers qui ont la qualité de commerçant.
- les opérations d’assurance : le Code de commerce n’envisage que les actes d’assurance
maritime, bien que le juge se soit penché sur l’assurance terrestre et considère que le contrat
d’assurance terrestre repose sur la survenance d’un aléa. L’assuré verse une prime auprès
d’une assurance obligée d’assurer le client ne cas de survenance du risque : compagnie
d’assurance recherche le lucre et ces opérations d’assurances présentent un caractère
commercial.

2. Les actes de commerce par nature accomplis en entreprise

→ acte de commerce par nature est accompli par le commerçant mais parfois il est accomplit en
entreprise. Le Code de commerce fait référence de manière directe à l’entreprise :
- l’entreprise de location de meubles : la location de meuble est réputée acte de commerce
par nature et peut porter sur n’importe quel bien mobilier. Ex : meubles dans le cadre du
mariage, matériel, outillage, véhicules automobiles (à l’inverse la location d’un bien
immobilier constitue une activité strictement civile)

Tout est une question de volonté 18 sur 25


- l’entreprise des transports : terrestre ou maritime - il peut s’agir aussi bien de transport de
biens,que de personne - nécessaire d’une intention spéculative émanant de l’entreprise de
transport pour qu’il y ait un caractère commercial à contrario du transport effectué
gratuitement.
- l’entreprise de fourniture : article 110 - 1 alinéa 6 du Code de Commerce - ce sont des
entreprises qui fournissent des biens / services pendant un certain temps et pour un prix
déterminé, avec une idée de durée et de répétition. Ex le + courant : entreprise de fourniture
de gaz ou d’eau. Il faut noter que toute activité d’extraction de matière première sont des
activités civiles : exploitation de carrière.
- l’entreprise de manufacture : article 110 - 1 alinéa 5 du Code de Commerce - est réputé
commercial toute activité résultant d’une entreprise de manufacture : activités industrielles de
production, ce son des activités qui consistent à transformer un bien préalablement acheté en
utilisant des matériels ou des humains. Généralement : activités doublement commerciales
car il y a aussi l’existence d’un achat pour revente après transformation du bien → étendu par
la jurisprudence de cette notion en y intégrant «  la transformation du’n bien fourni par le
client » bien qu’il faut faire la distinction entre l’activité industrielle et l’activité artisanale.
- l’entreprise intermédiaire : agences d’affaires et commissionnaires, qui sont réputées
commerciales.
- l’entreprise de vente à l’écran : des entreprises de vente publique aux enchères
accomplissement une activité commerciale.
- l’entreprise de spectacle public (régit par une ordonnance du 13 Octobre 1945) : est une
activé commerciale cette activité qui diffuse auprès du public des oeuvres de l’esprit dans
l’intention de réaliser un bénéficie. Ex : cinéma, ballet, salle de concert.

II. Les actes de commerce par la forme

A. La lettre de change

→ lettre de change appelé «  traite  » - effet de FARAH MIRIANA


commerce que la loi répute acte de commerce tireur (débiteur)

quelque soit la qualité des personnes qui


l’accomplissent.
→ instrument de paiement ou instrument de crédit.
LOUISE
But : mobiliser la créance
Le bénéficiaire (tiers -
banque)

Tout est une question de volonté 19 sur 25


→ Farah vend à crédit des marchandises à Miriana pour une valeur de 10 euros, qui lui
remboursera dans 6 Mois. Farah a besoin d’argent pendant cette intervalle, alors elle va voir
Louise sa jolie conseillère bancaire pour obtenir un crédit d’un montant de 7 euros (les 10 euros
que Miriana doit à Farah - les frais et rémunération de la banque) : afin de finaliser cette
opération, Farah tire une lettre de change pour une somme de 10 euros sur Miriana qui à
l’échéance des 6 mois paiera directement auprès de Louise, sa banque.

B. Certaines sociétés commerciales

→ Article 210 - 1 du Code de Commerce : déclare commerciale à raison de leur forme, et


quelque soit leur objet, les sociétés en nom collectif, les sociétés en commandite simple, les
sociétés à responsabilité limitée, les sociétés par action. La société commerciale à raison de sa
forme : acquière la qualité de commerçant de manière automatique.
→ tous les actes relatif à la création de la société, au fonctionnement, aux décisions du conseil
d’administration ou encore les contrats sont en principe des actes de commerce.
→ société à responsabilité limitée : instituée par une ou plusieurs personnes qui ne supportent
des pertes qu’à concurrence de leur apports.
→ les sociétés en nom collectif : il s’agit de société de personne - structure dans la quelle les
associés ont la qualité de commerçant et répondent indéfiniment et solidairement de toutes les
dettes sociales.
→ société en commandite simple : deux associés avec les commandités et les commanditaires.
Les associés commandités ont un statut équivalent au statut des associés en nom collectif et les
associés commanditaires répondant aux dettes sociales à hauteur de leur apport.

III. Les actes de commerce par accessoire

→ application de la théorie de l’accessoire : les actes accomplis par un commerçant dans


l’exercice de son commerce sont qualifiés d’acte de commerce cari ls sont accessoires à son
activité commerciale.
→ Ex : le contrat de cautionnement est l’origine un contrat civil, un acte civil par nature, mais il
arrive que le cautionnement soit souscrit par des personnes qui sans être commerçante
participent activement à la vie des affaires : le cautionnement devient alors un acte de
commerce, la caution présente un intérêt personnel à l’opération qui fait l’objet de la garantie.
→ la cession de fonds de commerce a priori n’est pas un acte de commerce, ni par nature ni par
forme - incohérent que cette opération propre au droit commercial et qui porte sur l’activité
même du commerçant puisse échapper à la qualification d’acte de commerce avec les
conséquences juridiques qui en résultent - la jurisprudence a affirmé sans fondement textuel
Tout est une question de volonté 20 sur 25
particulier quel a vente d’un fonds de commerce entre dans la catégorie des actes de
commerce : il suit l’objet, l’activité.
→ étendu de ce raisonnement à la majorité des autres opérations concernant le fonds de
commerce : de ce fait, sont acte de commerce par accessoire la promesse d’achat d’un fond de
commerce ou encore la promesse synallagmatique de vente.

IV. Les actes mixtes

→ caractère mixte d’un acte : il présente un caractère civil à l’égard de l’une des parties et
commercial vis à vis de l’autre. Ex : un commerçant vend sa table de salon à un autre
commerçant qui vient d’acheter son appartement et qui en a un besoin personnel - l’acte est
civil à l’égard des deux parties. Si toute fois le commerçant vend sa table à un autre commerçant
mais pour son magasin de revente de meubles d’occasion c’est un acte mixte.

→ intérêt de la qualification d’acte mixte : le droit commercial s’applique à l’égard de la partie


pour laquelle l’acte présente un caractère commercial parallèlement le droit civil s’applique
envers la partie vers laquelle l’acte à les dimensions civiles.
→ possibilité que les parties dérogent à ces règles : possible d’y déroge seulement au profit de
la partie faible c’est à dire celle pour laquelle l’acte présente un caractère civil - cette dernière
peut décider de soumettre l’acte mixte aux règles du droit commercial pour l’ensemble des
parties.
→ une partie pour laquelle l’acte présente un caractère commercial ne peut jamais décider de
soumettre au droit civil, l’acte mixte, encore moins pour échapper à la rigueur des règles
commerciales.
→ en matière de preuve : partie pour laquelle l’acte présente un caractère commercial doit se
soumettre aux dispositions du code civil et au système de preuve légale (très souvent écrit,
même si assouplissement des règles depuis la réforme de 2016)
→ a l’inverse, la partie pour laquelle l’acte présente un caractère civil : jouit du principe de
liberté de la preuve - article 110 - 3 du code de commerce qui évoque cette liberté.
→ prescription pour le régime de l’acte mixte : soumis à la prescription de droit commun 5 ans

→ en matière de compétence juridictionnelle : en l’absence de clause attributive de


compétence juridictionnelle :
- le défendeur pour qui l’acte présente un caractère commercial peut être assigné selon le
choix du demandeur, soit devant la juridiction civile soit devant la juridiction commerciale.
- le défendeur pour qui l’acte présente un caractère civil doit être assigné devant les
juridictions civiles compétences.

Tout est une question de volonté 21 sur 25


→ possibilité d’insérer une clause attributive - la loi pose des conditions :
- la clause ne peut jamais être invoquée par le demandeur commerçant pour l’opposer au
défendeur non commerçant.
- si le défendeur est le non commerçant, il doit respecter la clause et intenter une action devant
les juridictions commerciales.

Section 2 : l’exercice à titre de profession habituelle, personnelle et indépendante

I. L’exercice à titre de profession habituelle et personnelle

→ la profession est l’activité habituellement exercée par une personne pour se procurer les
ressources nécessaires à son existence
→ il y a habitude que s’il y a réception systématique
→ existence habitudes non professionnelles qui ne sont pas du tout commercial - la question se
pose pour les spéculateurs en cours mais la jurisprudence les considère comme des
commerçants.
→ caractère personnel : même s’il n’est pas nécessaire que la profession commerciale soit
exclusive, car la pluri activité (comme le cumul d’activité agriculteur/commerçant) existe.

II. Exercice à titre indépendant

→ celui qui accomplit les actes de commerce pour le compte d’autrui n’est pas commerçant
mais celui qui les accomplit en son nom et pour son compte.
→ de ce fait : exclusion des salariés accomplissant des actes de commerce pour leurs
employeurs ou encore les organes sociaux qui agissent pour le compte de la société qu’ils
représentent + ne sont pas commerçants ceux qui accomplissent des actes de commerce pour
le compte de l’état et des collectivités publiques
→ indépendance juridique : en son nom et pour son nom (indépendance économique par
requise)
→ en cas de co exploitation et collaboration : différence est que la collaboration est un travail
subordonné qui se distingue du salariat par son caractère gratuit :
- en cas de co exploitation : tribunal recherchera si les exploitants ont ou non exercé
personnellement des actes de commerce, auquel cas ils seront considérés comme
commerçants, ce qui entraidera leur responsabilité solidaire à l’égard des dates d’exploitation.
- en cas de collaboration, la loi ne l’admet que pour les conjoints et partenaire pacsés, qui
doivent être mentionné en tant que tel au registre des commerces et société pour être
considérés comme commerçants.

Tout est une question de volonté 22 sur 25


Chapitre 2 : les autres acteurs

→ les commerçants : acteurs important de l’activité économique nécessaire d’être distingués


avec les artisans, agriculteurs et professionnels libéraux.
→ ils sont exclus du droit commercial mais ces professionnelles relèvent du monde des affaires
+ les règles qui leur sont applicable empruntent à celle concernant les commerçants.

Section 1 : Les artisans

I. La qualité de l’artisan

→ le législateur s’est contenté de fixer les conditions requises pour exercer la profession
→ les juges, délimite les contours de la profession spécialement pour les différencier des
commerçants.

A. Les critères légaux

→ Loi du 5 Juillet 1996 fixe 3 conditions cultive pour s’inscrire au répertoire des métiers :
- entreprise ne doit pas employer + de 10 salariés
- activité doit être exercée à titre professionnel
- activité doit concerner la production, transformation, réparation ou prestation de service
relevant de l’artisanat.
→ le décret de 2008 dresse en 4 types d’activités + de 250 professions différentes pour savoir
ce que recouvre l’activité artisanale avec les métiers de l’alimentation, du bâtiment, de
fabrication et de service.

B. Les critères jurisprudentiels

→ absence de spéculation de l’activité artisanale : la Cour de Cassation dans un arrêt de 1909


déclare que « L’artisan est un travailleur indépendant dont les gains proviennent essentiellement
du produit de son travail personnel et qui ne spécule ni sur les marchandises ni sur la main
d’oeuvre »
→ distinction entre artisan et commerçant : réalisation d’un travail principalement manuel et
dont le bénéfice ne provient pas de la seule spéculation sur l’outillage et le travail d’autrui ou de
machine.

II. Le statut des artisans

→ la règlementation concernant l’artisan est composée de règle administrative + relève aussi


d’un statut essentiellement civil.

Tout est une question de volonté 23 sur 25


A. Les règles administratives organisant la profession
→ obligation de l’immatriculation au répertoire des métiers (personne physique ou morales)
dont la demande doit être fait dans un délai d’un mois avant le début de l’activité ou un mois
après si le président de la chambre des métiers en est informé.
→ toute modification d’activité doit être signalée dans un délais d’un mois
→ la personne doit justifier de cette qualification professionnelle par le biais de diplôme (pour
le différencier avec le chef d’une entreprise artisanale qui lui n’a pas nécessairement la qualité
d’artisan)

B. Les règles civiles applicables à la profession

→ artisan : relève des juridictions civiles


→ rapprochement entre le statut d’artisan et celui de commerçant : les artisans bénéficient de la
propriété commercial + possibilité de donner leur fonds artisanal en location de gérance +
inscrire une sureté sur ce fonds et le nantir + faire l’objet d’une procédure collective.
→ en pratique : les deux statuts peuvent être accumulés, mais une double immatriculation au
registre du commerce et des sociétés + répertoire des métiers est nécessaire.

Section 2 : L’agriculteur

I. La qualité d’agriculteur

→ article 311 - 1 du code rural et de la pêche maritime : répute agricole toutes les activités
correspondant à la maitrise et à l’exploitation d’un cycle biologique de caractère végétal ou
animal constituant une ou plusieurs étapes nécessaires au déroulement de ce cycle, ainsi que
les activités exercées par un exploitant agricole qui sont dans le prolongement de l’acte de
production ou qui ont pour support l’exploitation.
→ activités agricoles : caractère civil par nature.

II. Le statut d’agriculteur

→ loi du 30 Décembre 1988 : création d’un registre de l’agriculture - obligation


d’immatriculation.
→ en principe : agriculteur est soumis aux règles du droit civil, mais comme à l’image de
l’artisan, les règles applicables sont fortement imprégnés d’inspiration commerciale : on prévoit
d’inclure des produits agricoles alimentaires dans le champ des négociations, des conventions
écrites imposées entre fournisseurs/distributeurs.
→ si double activité : agriculteur commerçant devra procéder à une double immatriculation.

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Section 3 : les professions libérales

I. La qualité du professionnel libéral

→ les professionnels libéraux : proposent des services de nature essentiellement intellectuelles


et se distinguent à cet égard des commerçants, des agriculteurs et même des artisans.
→ loi du 22 Mars 2012 : personne qui exerce à titre habituel, de manière indépendante et sous
leur responsabilité, une activité de nature généralement civile.
→ une des caractéristiques : soumission à des règles déontologiques
→ médecin, avocat, notaire, huissier, architecte.

II. Le statut des professionnels libéraux

→ en plus de leur soumission aux règles particulières (fixation de règles disciplinaires et


déontologique) : ils sont soumis aux règles de droit civil
→ influence du droit commercial : les professionnels libéraux peuvent s’associer sous forme de
société civile professionnelle.

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