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Sydnie McConnell

Martin Munzel

Vos premiers pas avec SAP®


ISBN: 978-3-96012-404-7 (ePUB)
Édition : Alice Adams
Traduction : ProLinguo
Révisions : Sylvie Pons
Couverture : Philip Esch, Martin Munzel
Photo de couverture : istockphoto # 15939021 © Jacob Wackerhausen
Conception graphique :: Johann-Christian Hanke

Tous droits réservés.


1ère édition 2017, Gleichen
© 2017 par Espresso Tutorials GmbH
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Table des matières
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Titre
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Préface
1 Introduction à SAP et aux logiciels ERP de base
1.1 Qu’est-ce qu’un ERP ?
1.2 Bref historique de SAP
1.3 Avantages et inconvénients des logiciels standard
2 Les principes fondamentaux de SAP ECC
2.1 Navigation/interface utilisateur
2.2 Intégration
2.3 Transactions
2.4 Entités organisationnelles
2.5 Données de base
2.6 Solutions proposées en fonction du pays et du secteur d’activité
2.7 Présentation d’ABAP
2.8 Sécurité et autorisations
2.9 Packages d’extension
3 Tour d’horizon des produits SAP
3.1 Les solutions pour petites et moyennes entreprises
3.2 Business Intelligence (BI)
3.3 Customer Relationship Management (CRM)
3.4 Supplier Relationship Management (SRM)
3.5 Gestion de la chaîne logistique (SCM)
3.6 Gestion de la gouvernance, des risques et de la conformité (GRC)
3.7 NetWeaver
3.8 SuccessFactors
3.9 Nouvelles tendances du développement
A À propos des auteurs
B Clause de non-responsabilité
Merci d’avoir acheté ce livre d’Espresso Tutorials !
Telle une tasse de café, un expresso bien sûr, les livres sur SAP d’Espresso
Tutorials sont concentrés et agissent sur la performance. Nous comprenons
que le temps vous est compté et mettons ainsi à votre disposition, avec
concision et simplicité, ce qu’il vous faut savoir. Nos lecteurs n’ont besoin
que de peu de temps pour absorber les concepts de SAP. Nos livres sont
reconnus par nos pairs pour leur pédagogie de type tutoriel et leurs vidéos
démontrant pas à pas comment bien manier SAP.

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https://www.youtube.com/user/EspressoTutorials.

Sélection d’ouvrages similaires d’Espresso Tutorials :

Ashish Sampat : Vos premiers pas avec SAP Contrôle de gestion (CO)
http://5186.espresso-tutorials.com
Dominique Laurent : SAP Contrôle des coûts par produit (CO-PC)
http://5189.espresso-tutorials.com
Ann Cacciottoli : Vos premiers pas avec SAP Finance (FI)
http://5185.espresso-tutorials.com
Préface
Cet ouvrage représente le premier d’une série de manuels de présentation
dédiée au logiciel SAP. Chez Espresso Tutorials, nous pensons que les
manuels se doivent d’être aussi concis que possible afin de permettre à nos
lecteurs de saisir rapidement le sujet et de comprendre les principes
fondamentaux du sujet couvert. Pour en savoir davantage sur les titres
disponibles dans notre série « Vos premiers pas », rendez-vous sur notre site
www.espresso-tutorials.com dans la section des ouvrages SAP.

SAP est l’un des leaders mondiaux dans le domaine de l’édition de logiciels.
Son produit le plus connu et le plus utilisé est le logiciel ERP, que nous vous
présenterons en détail dans les pages de cet ouvrage. Mais SAP ne se résume
pas à ERP : nous profiterons de cet ouvrage pour vous présenter tous les
autres produits du portefeuille SAP.

Ce manuel vous sera tout particulièrement utile si vous débutez avec SAP,
que vous soyez utilisateur professionnel, étudiant ou encore employé d’une
entreprise à la veille d’implémenter SAP. Pour le lire, nul besoin d’avoir de
connaissances particulières ! Nous y expliquons ce qu’est SAP depuis le
début. Même si vous connaissez déjà SAP ERP, vous serez peut-être curieux
d’en apprendre davantage sur toutes les suites logicielles proposées.

Au chapitre 1, nous vous présentons les notions fondamentales sur lesquelles


repose tout système ERP, et nous ferons un bref historique de l’entreprise. Le
chapitre 2 est dédié aux notions fondamentales sous-jacentes au système SAP
ERP ; il vous proposera également quelques vidéos de présentation du
logiciel. Dans le chapitre 3, nous vous ferons découvrir le reste du
portefeuille SAP. Nous vous présenterons les autres systèmes de la Business
Suite et vous expliquerons en quoi consiste HANA, la nouvelle base de
données.
Dédicaces personnelles :
Sydnie McConnell : À ma merveilleuse famille et à mes formidables
collègues, merci mille fois pour votre patience et votre soutien apportés lors
de ce périple qu’a été l’écriture de ce manuel. À la fantastique équipe
d’Espresso Tutorials : merci de m’avoir accueillie et encouragée dans cette
entreprise.

Martin Munzel : Vous tenez entre les mains la traduction de l’un des premiers
ouvrages du portefeuille d’Espresso Tutorials (deuxième édition). J’aimerais
ici remercier toute l’équipe d’Espresso Tutorials pour sa collaboration et pour
nous avoir accompagnés jusqu’ici. Ces cinq dernières années ont été
fantastiques, et j’espère bien que les prochaines le seront tout autant.

J’aimerais dédicacer cet ouvrage à mon fils de 12 ans, Vincent, pour avoir
remis de l’ordre dans mes idées. Alors que je me plaignais lors des vacances
dernières d’avoir trop de travail et de mériter de prendre du repos, il m’a fait
remarquer : « Mais Papa, tu ne travailles jamais ! Tu restes assis devant ton
bureau à tapoter sur ton clavier. »

Nous avons ajouté quelques icônes pour vous permettre d’identifier les
informations importantes. En voici quelques-unes :

Conseil

Dans la rubrique des conseils, certaines informations sont


mises en évidence, notamment des détails importants sur le
sujet décrit et/ ou d’autres informations de caractère
général.

Exemple
Les exemples permettent de mieux illustrer un certain point
en le reliant à des situations réelles.

Mise en garde

Les mises en garde attirent l’attention sur des informations


dont il vous faut tenir compte lorsque vous lisez les
exemples proposés dans cet ouvrage en autonomie.

Dernièrement, une remarque concernant les droits d’auteur : toute capture


d’écran publiée dans ce livre est la propriété de SAP SE. Tous les droits sont
réservés par SAP SE. Les droits d’auteur s’étendent à toute image SAP dans
cette publication. Dans un but de simplification, nous ne mentionnerons pas
spécifiquement ces droits sous chaque capture d’écran.
1 Introduction à SAP et aux
logiciels ERP de base
Dans ce chapitre, vous apprendrez ce qui se cache derrière l’acronyme
« SAP », ce qu’est un ERP et ce pour quoi il est prévu. Nous aborderons
ensuite l’histoire de SAP et de ses progiciels et conclurons par l’analyse
des avantages et des inconvénients des ERP standard.
1.1 Qu’est-ce qu’un ERP ?
SAP est le plus gros éditeur de logiciels européen ; son siège se situe à
Walldorf, en Allemagne. L’abréviation SAP signifie « Systems, Applications,
and Programs in Data Processing » (soit « Systèmes, applications et
programmes de traitement de données »). Le produit le plus connu (et le plus
répandu) de SAP est le logiciel SAP ERP (ERP signifiant « Enterprise
Resource Planning », soit « progiciel de gestion intégré »). Un ERP est un
progiciel qui couvre toutes les fonctions que l’on trouve en général dans une
entreprise de moyenne ou grande taille spécialisée dans des domaines tels
que :

la comptabilité financière (reporting externe)


le contrôle de gestion (comptabilité interne)
la gestion des articles (achats, gestion des entrepôts, logistique de
réception)
l’administration des ventes (offres, commandes clients, expédition,
facturation)
la planification de la production
la gestion des ressources humaines

Dans SAP ERP, les différents domaines énumérés ci-dessus sont représentés
par ce qu’on appelle des modules. Tous les modules des logiciels SAP sont
très bien intégrés et fonctionnent très étroitement les uns avec les autres, si
bien qu’une opération passée dans un module aura un impact dans les autres
modules concernés.

Intégration des modules entre eux


Quand vous expédiez des marchandises à un client, le
système diminue la quantité comptabilisée en stock dans le
module de gestion des articles, et en même temps ajuste la
situation du compte dans celui de la comptabilité
financière.

Les caractéristiques principales d’un ERP intégré tel que celui de SAP sont
les suivantes :

Exhaustivité : toutes les fonctions de base nécessaires à une entreprise


sont mises à disposition dans un seul pack logiciel.
Traitement des données en temps réel : toutes les transactions passées
dans le système sont exécutées en temps réel, de sorte que les
utilisateurs disposent toujours d’une information exacte et en temps
opportun.
Intégration : tous les modules sont étroitement imbriqués, ce qui
signifie qu’une même information n’a pas besoin d’être saisie plus d’une
fois. Par exemple, lorsque l’on envoie des marchandises à un client,
l’information est transférée simultanément vers le module de gestion des
articles et vers celui de la comptabilité financière. En outre, les
informations concernant le client (numéro de client, adresse,
coordonnées de contact) ne sont stockées qu’une seule fois dans le
système et restent accessibles aussi bien au service des ventes qu’à celui
de la comptabilité.
Flux de données ininterrompu : en raison de la bonne intégration des
modules, ceux-ci n’ont pas besoin d’interfaces pour communiquer entre
eux. En général, les interfaces impliquent un surcroît de maintenance et
donc des coûts supplémentaires.
Normalisation : SAP ERP est un progiciel générique pouvant être
utilisé dans divers secteurs d’activité tels que la production, la vente au
détail ou le secteur bancaire. Les fonctionnalités du système peuvent être
adaptées pour répondre aux besoins spécifiques de l’entreprise où il est
installé ; cette opération se fait à l’aide de la fonction de configuration
qui ne demande en général aucune compétence en programmation.
1.2 Bref historique de SAP
À la fin des années 60 et au début des années 70, les fondateurs de SAP
imaginèrent et développèrent le concept d’un progiciel ERP normalisé. À
cette époque, les systèmes informatiques étaient constitués de gros
ordinateurs centraux extrêmement coûteux et incapables de s’adapter. Toutes
les entreprises qui possédaient un ordinateur central devaient développer leur
propre logiciel pour les aider à gérer leurs activités ; elles devaient donc soit
employer directement des programmeurs pour développer et mettre à jour le
logiciel, soit payer des entreprises externes pour le faire.

Un autre désavantage de ces gros ordinateurs centraux des années 60 et 70


était leur interface utilisateur. Les claviers et écrans n’existaient pas encore,
et les programmeurs devaient entrer le code de programmation dans
l’ordinateur à l’aide de « lots » de cartes perforées. Les ordinateurs avaient
besoin de temps pour traiter les différents programmes les uns après les
autres pour finalement retourner des résultats. Cette procédure par laquelle on
fait exécuter des programmes de manière séquentielle porte le nom de
traitement par lots (« batch processing » en anglais).

À cette époque, Claus Wellenreuther, Hans-Werner Hector, Klaus Tschira,


Dietmar Hopp et Hasso Plattner travaillaient chez IBM, et développaient pour
des clients des logiciels de gestion d’entreprise qui fonctionnaient selon la
méthode décrite ci-dessus. Ils étaient convaincus que les systèmes logiciels
qu’ils développaient pouvaient être en grande partie standardisés, de façon à
ce que le même logiciel puisse être réutilisé par différentes entreprises sans
qu’il soit nécessaire de le redévelopper de zéro à chaque fois. En outre, ils
voulaient arriver à se passer du traitement par lots et se rapprocher du
traitement en temps réel pour pouvoir traiter plusieurs transactions
simultanément et bien plus rapidement que dans un traitement par lots. En
1972, ils quittèrent l’entreprise pour aller fonder la leur, SAP, et ainsi donner
corps à leur idée. Le premier programme qu’ils développèrent s’appelait R/1
(dans lequel « R » signifie « temps réel ») et fut installé chez plusieurs
clients. Avec la deuxième génération de logiciels SAP publiée en 1979, R/2,
l’entreprise commença à grossir rapidement pour atteindre les 200 clients en
1981.

1993, année de sortie de R/3, fut une année décisive pour SAP. Le système ne
tournait plus sur un gros ordinateur central mais sur une architecture
client/serveur. Dans un scénario client/serveur, le système d’information
tourne sur plusieurs ordinateurs plus petits, ce qui représente un
investissement bien moins lourd que les gros ordinateurs centraux. Le
matériel nécessaire pour faire fonctionner un système ERP était donc
désormais à portée d’un beaucoup plus grand nombre d’entreprises. Avant
cette date, seules les grandes entreprises disposaient des moyens financiers
suffisants pour faire tourner un système basé sur gros ordinateur central, mais
à présent la technologie informatique devenait accessible à pratiquement
toutes les entreprises. SAP R/3 fut lancé juste au bon moment pour surfer sur
la vague de cette nouvelle tendance et en sortir largement gagnant. Entre
1990 et 2000, les recettes annuelles de SAP AG passèrent de 255 millions
d’euros à 6,2 milliards d’euros. L’effectif de l’entreprise passa quant à lui de
2 000 à 24 000 employés.

SAP R/3 consiste en une base de données centrale renfermant d’une part les
programmes nécessaires au fonctionnement du logiciel, et d’autre part toutes
les données de l’entreprise (un exemple de structure modulaire de SAP R/3
vous est présenté Figure 1.1). Tous les programmes sont écrits en ABAP
(Advanced Business Application Programming), un langage de
programmation développé par SAP. Quand les fonctions de base de SAP
s’avèrent insuffisantes pour les besoins du client, celles-ci peuvent être
ajustées ou complétées par des programmes écrits en ABAP et créés sur
mesure.
Figure 1.1 : Structure modulaire du R/3

Le système client/serveur SAP R/3 a été transformé en SAP ERP en 2003.


SAP ERP propose en grande partie les mêmes fonctionnalités que SAP R/3,
mais repose sur une plateforme technologique plus souple. Cette plateforme
s’appelle SAP NetWeaver ; elle constitue le squelette technique qui permet
aux clients de connecter leur système SAP à une variété de systèmes non
nécessairement créés par SAP. L’architecture générale de SAP NetWeaver
vous est présentée Figure 1.2.

À titre d’exemple, SAP Business Warehouse (BW) est un produit SAP


destiné à générer des rapports personnalisables et détaillés à même de relier
les informations entre un module SAP ERP et un autre. En outre, il est
également capable de recueillir des données de plus d’un système SAP ERP,
ainsi que de systèmes non SAP. SAP NetWeaver est le support technologique
qui permet de connecter tous les systèmes ensemble.

Autre exemple : SAP Mobile Infrastructure vous permet d’envoyer des


données de systèmes ERP connectés via SAP NetWeaver à des appareils
mobiles tels que des smartphones ou des tablettes.

Figure 1.2 : Architecture SAP NetWeaver

La structure de SAP R/3 est modulaire : chaque module couvre une fonction
de l’entreprise. Cette structure modulaire existe encore aujourd’hui dans SAP
ERP. Les principaux modules SAP sont :

FI – Comptabilité financière (reporting financier externe)


CO – Contrôle de gestion (reporting sur la gestion financière interne)
HR – Ressources humaines (gestion du personnel, de la paie)
MM – Gestion des articles (achats, gestion des stocks)
SD – Administration des ventes (ventes, détermination des prix,
facturation)
LE – Logistics Execution (gestion des emplacements de magasin,
expédition)
PP – Planification de la production (pilotage de l’atelier)
PS – Gestion de projets
QM – Management de la qualité (gestion des audits, certification de
produits)
PM – Maintenance (entretien, maintenance et réparations)
CS – Service client (gestion des appels, prestations sous contrat)

Classification des modules

Les modules FI et CO sont généralement regroupés sous


l’étiquette « modules financiers », tandis que les modules
traitant de l’aspect logistique de l’entreprise, c’est-à-dire les
modules MM, SD, LE, PP, QM, PM, et CS, sont appelés
« modules logistiques ».

Le module HR, lui, ne fait partie d’aucune de ces catégories. Le module


PS est considéré comme à la fois financier et logistique.

En outre, 24 solutions industrielles non disponibles dans le système SAP ERP


de base proposent des fonctionnalités complémentaires pour certains secteurs
d’activité. Ceux-ci regroupent entre autres l’aéronautique et la défense, le
secteur bancaire, les médias, l’exploitation minière, la défense, les
assurances, l’industrie des hydrocarbures, l’eau et l’énergie, et la vente au
détail.

Enfin, SAP propose des fonctions complémentaires pour certains pays dans
lesquels les fonctions SAP de base ne sont pas adaptées à la législation
locale. Par exemple, le Brésil, l’Inde et l’Italie disposent d’une
règlementation fiscale complexe qui exige des zones et routines
complémentaires dans SAP.
SAP ERP est disponible dans de nombreuses langues. L’interface graphique
est ainsi proposée dans plus de 40 langues différentes (dont toutes les langues
européennes, le chinois, le japonais, le coréen, le thaï, l’hébreu, le russe et
l’arabe), tout comme les documents que le progiciel permet d’imprimer tels
que les commandes d’achat, les factures et les déclarations fiscales.

Aujourd’hui, ERP n’est pas le seul produit du portefeuille SAP. Au fil des
ans, SAP a développé plusieurs autres systèmes, chacun spécialisé dans
différents aspects spécifiques de la gestion des informations relatives aux
opérations de l’entreprise ; en voici quelques exemples :

CRM (« Customer Relationship Management », soit « gestion de la


relation client »), un système aidant les services de vente en leur
proposant des fonctions de suivi des opportunités commerciales, de
gestion des coordonnées de contact et de génération de devis.
SRM (« Supplier Relationship Management », soit « gestion des
relations fournisseurs »), un système proposant des fonctions
supplémentaires pour l’achat. Ces systèmes prennent en charge les
marchés virtuels sur internet, et proposent des interfaces dédiées à des
fournisseurs sélectionnés.
APO (« Advanced Planning and Optimization », soit « planification et
optimisation avancées »), un système proposant des fonctions avancées
pour la planification de la demande, du transport et de la distribution.
PLM (« Product Lifecycle Management », soit « gestion du cycle de vie
des articles »), un système de gestion de documents qui permet à une
entreprise de gérer tout type de données concernant le cycle de vie de
produits : dessins de CAO, nomenclatures, plans de maintenance, etc.
1.3 Avantages et inconvénients des logiciels standard
Maintenant que nous vous avons présenté brièvement les logiciels ERP
standard et SAP ERP en particulier, passons aux avantages et inconvénients
d’un logiciel ERP standard.

Tout d’abord, les coûts : créer un logiciel sur mesure pour une entreprise est
en général beaucoup plus cher que d’acheter une suite logicielle standard. En
plus des coûts de création et de développement du logiciel, il faut prendre en
compte les besoins en maintenance, en assistance et en adaptation du logiciel
se présentant dès que les besoins de l’entreprise changent. Cependant, faire
tourner une suite logicielle standard n’est pas complètement gratuit non plus.
Toute entreprise utilisant un logiciel SAP doit payer une licence calculée en
fonction du nombre d’utilisateurs, une licence permettant d’accéder aux
services d’assistance de SAP et les services d’une équipe d’experts SAP (en
interne ou en passant par des services d’externalisation) pour maintenir et
mettre à jour le système ainsi que l’adapter en fonction de l’évolution des
besoins.

Que vous utilisiez une suite logicielle standard ou un système personnalisé,


vous serez toujours dépendant, dans une certaine mesure, du créateur du
logiciel. Vous aurez besoin d’une assistance dès que vous rencontrerez une
erreur dans le logiciel, dès que la législation en vigueur évoluera
(modification des principes comptables auxquels vous êtes soumis pour le
reporting, variation du taux de TVA, nouveau format standard pour les
virements bancaires, etc.), ou dès que vous apporterez des modifications dans
vos processus (par exemple : implantation d’une nouvelle division, adoption
d’un nouveau canal de vente ou réorganisation structurelle de l’entreprise). Si
vous avez créé le logiciel en interne, vous êtes dépendant des personnes qui
l’ont écrit. Si certaines de ces personnes veulent quitter l’entreprise, il vous
faudra vous assurer que vous pourrez continuer à faire fonctionner le logiciel.
Si le logiciel a été écrit par une entreprise externe, vous bénéficierez d’une
plus grande sécurité si l’entreprise a de grandes chances d’être encore en
activité dans 10 ans, et si elle dispose des ressources suffisantes pour vous
assister dès que vous avez besoin d’aide. Par conséquent, faire confiance à un
éditeur de logiciels plus gros diminue en général le risque de ne plus pouvoir
bénéficier d’un service d’assistance. En plus de l’assistance continue apportée
par l’éditeur de logiciels, vous pouvez également disposer de multiples
sources d’informations, d’idées et de suggestions. Avec SAP, vous pouvez
trouver des groupes d’utilisateurs, forums en ligne, blogs, séminaires,
conférences, ouvrages, etc. tous à votre disposition pour vous aider à trouver
la meilleure façon de faire fonctionner votre système et votre entreprise.

Dans les aspects plus techniques de l’utilisation d’une suite logicielle


standard, on retiendra l’évolutivité. Au fur et à mesure que votre entreprise
grandit, votre suite logicielle doit pouvoir s’adapter à cette évolution. À un
moment donné, vous vous rendrez peut-être compte que le logiciel que vous
avez créé en interne ou acheté chez un petit éditeur de logiciels n’est plus en
mesure de suivre la croissance de votre entreprise. Ce peut être en raison de
la petite taille du système de base de données de départ et de sa non
adaptabilité. Ou ce peut être parce que le logiciel ne prévoyait pas au moment
de sa conception que l’entreprise pourrait un jour se composer de plusieurs
entités légales, gérer différentes devises et avoir besoin d’imprimer des
documents dans plusieurs langues. Quand vous êtes dépendant d’un gros
éditeur de logiciels, en général, vous pouvez vous attendre à ce que ces
problématiques soient couvertes.

Pour terminer, abordons les avantages et les inconvénients de la


normalisation. Nous avons déjà indiqué que les systèmes standard sont en
général moins chers que les logiciels propres. Cependant, une suite logicielle
standard peut également être utilisée pour harmoniser les processus de
l’entreprise au sein de l’organisation. Une fois que vous avez identifié la
meilleure manière de faire fonctionner un processus spécifique, par exemple
les achats, la gestion des commandes clients ou encore la gestion des
entrepôts, vous pouvez mettre en place le même processus dans tous les
services concernés. Vous pouvez ainsi optimiser votre chaîne
d’approvisionnement et réduire la complexité de façon à ne pas avoir à gérer
de nombreux processus différents dans votre suite logicielle. Au tout début
des progiciels ERP intégrés, on considérait que disposer de tels systèmes
constituait un avantage sur la concurrence, parce qu’ils étaient en général plus
efficaces que les logiciels individuels. Aujourd’hui, on entend également dire
que si vous utilisez le même logiciel que votre concurrent, alors ce n’est plus
vraiment un avantage. Au lieu de cela, les systèmes ERP sont devenus
incontournables, et vous êtes plutôt désavantagé par rapport à vos concurrents
si vous n’en possédez pas.

Il se trouvera toujours des cas dans lesquels les fonctionnalités SAP de base
ne pourront répondre à vos besoins. Quand vous êtes confronté à une telle
situation, vous disposez des choix suivants :

modifier vos processus pour vous conformer au standard SAP ;


modifier les standards SAP pour qu’ils se conforment à vos processus ;
trouver une solution au niveau de l’organisation.

Chacune de ces trois options nécessite une analyse des coûts et des bénéfices,
et il est impossible de prédire quelle solution s’avérera la meilleure. En
général, il est difficile pour les utilisateurs et les responsables d’accepter que
les processus bien rodés qu’ils ont peaufinés au cours des années devraient
être modifiés pour répondre aux besoins de l’informatique. Face à un secteur
TIC qui promet continuellement de fournir des suites logicielles à même de
répondre à tous les besoins d’une entreprise, il serait légitime de penser que
modifier les standards SAP serait une solution plus viable.

Cependant, modifier les standards SAP entraîne généralement des problèmes


techniques. Créer des programmes complémentaires ne pose globalement pas
de problème parce que ceux-ci ne viennent pas interférer avec la logique de
programmation SAP ERP de base. Vous pouvez commencer à écrire des
programmes vous-même n’importe quand sans affecter le code SAP. Dans
certains cas, un exit utilisateur peut s’avérer d’un grand secours ; il s’agit
d’un environnement dédié dans le système SAP qui vous permet d’ajouter du
code afin de modifier légèrement le comportement d’un programme. Par
exemple, vous pouvez demander au système de procéder à des contrôles
complémentaires au moment de créer des données de base ou une commande
client. Modifier le code SAP de base, en revanche, est à éviter autant que
possible. Tout d’abord, il existe un grand risque que le programme de base ne
fonctionne plus une fois modifié. Ensuite, SAP met régulièrement à jour son
logiciel, si bien qu’il est très probable qu’un programme soit changé avec la
version suivante. Chaque fois que vous mettez à jour le système, vous devez
tester vos modifications avec précaution et vous assurer qu’elles fonctionnent
encore avec la nouvelle version du programme.

Remanier l’organisation pour satisfaire à un besoin de l’entreprise nécessite


en général un surcroît de travail manuel et peut augmenter la probabilité de
faire des erreurs si les tâches ne sont pas entièrement automatisées ou au
minimum assistées par ordinateur. La viabilité ou non de cette option dépend
de l’importance du processus en question et de sa fréquence d’exécution.

L’un des avantages majeurs d’un logiciel standardisé est que, dans de
nombreux cas, il propose des ensembles établis de meilleures pratiques. Avec
SAP, ces meilleures pratiques consistent en ensembles de process et
procédures standard, flux de processus et documentation. Ceux-ci constituent
un excellent point de départ pour l’optimisation des processus de l’entreprise.
Dans de nombreux cas, une entreprise peut configurer ces scénarios de
meilleures pratiques pour qu’ils soient adaptés à ses activités, sans qu’ils ne
requièrent d’être encore développés ou programmés.

Nous terminons ici ce bref historique de SAP et la présentation des fonctions


clés des systèmes ERP standard. À présent, nous allons nous pencher sur le
système SAP ERP lui-même.
2 Les principes fondamentaux de
SAP ECC
Dans ce chapitre, nous aborderons l’interface utilisateur de SAP ECC,
montrerons comment naviguer dans le système et présenterons quelques-
unes des innovations de l’interface utilisateur SAP ECC. Nous
approfondirons ensuite la manière dont SAP ECC intègre et gère les
processus de l’entreprise. Ensuite, nous passerons en revue les
transactions et les modules du logiciel et les solutions que SAP propose
pour les différents pays et secteurs industriels. Nous nous attarderons
sur la façon dont SAP organise l’information par le biais d’entités
organisationnelles et de données de base. Enfin, nous ferons une
présentation d’ABAP (le langage de programmation de SAP), et
évoquerons les notions de sécurité et d’autorisations, ainsi que les
packages d’extension.
2.1 Navigation/interface utilisateur
SAP ERP est une suite logicielle de grande envergure comptant de très
nombreuses transactions et de nombreuses façons de les parcourir et de les
utiliser. Dans ce chapitre, nous vous présenterons les manipulations de base
dans ERP. Nous vous montrerons tout d’abord comment vous connecter au
système. Ensuite, nous aborderons l’utilisation de la barre de menus, de la
barre d’état et de l’arborescence des menus. Nous évoquerons également les
différentes manières d’accéder aux opérations commerciales que vous utilisez
le plus souvent et comment les déconnecter du système.

2.1.1 Connexion
Comme nous l’avons mentionné plus haut, SAP est un système client/serveur
accessible à de nombreux utilisateurs en même temps. Le système lui-même
fonctionne sur une base de données localisée sur un ou plusieurs serveurs. Un
serveur est un ordinateur qui fournit des services à d’autres ordinateurs
appelés clients. Dans le cas d’un système SAP, les services fournis consistent
à exploiter la base de données, assurer le fonctionnement des programmes
SAP l’utilisant et permettre aux clients d’accéder au système SAP.

Connexion au serveur SAP

Vous pouvez uniquement travailler avec le système SAP


quand votre ordinateur, l’un des clients, est connecté à l’un
des serveurs via un réseau (qui peut être votre réseau local
d’entreprise ou une connexion internet). Toutes les tâches
que vous entreprenez dans le système SAP sont stockées sur le serveur,
et non sur votre ordinateur. Ceci implique que vous devez enregistrer
votre travail avant de vous déconnecter du serveur, sinon celui-ci est
perdu.
Pour vous connecter à votre système SAP, utilisez le programme de
connexion SAP ou la plateforme de connexion SAP (voir Figure 2.1). Dans
l’onglet CONNEXION, vous trouverez tous les systèmes SAP de l’entreprise
auxquels vous pouvez accéder (dans notre exemple, il n’y en a qu’un seul).
Sélectionnez le système auquel vous souhaitez vous connecter et cliquez sur
CONNEXIONS. Vous pouvez également double-cliquer sur la description du
système.

Figure 2.1 : Plateforme de connexion SAP

L’écran de connexion s’ouvrira alors ; il vous demandera vos identifiants de


connexion (voir Figure 2.2). La première indication à entrer est celle du
mandant. Un mandant correspond à l’entité organisationnelle de plus haut
niveau dans le système SAP ; il s’utilise pour séparer les différentes
entreprises. Nous approfondirons la notion d’entité organisationnelle dans la
section 2.4. Dans cet exemple, nous choisissons de nous connecter au
mandant. Ensuite, vous devez saisir votre nom d’utilisateur. En général, c’est
l’équipe administrant SAP au sein du service informatique qui vous attribue
un nom, ainsi qu’un mot de passe, que vous entrez immédiatement sous votre
nom d’utilisateur. Enfin, sélectionnez la langue du système dans laquelle
vous souhaitez travailler. Dans ce cas, nous avons entré FR pour le français.

Figure 2.2 : Écran de connexion SAP

Une fois que vous avez fini de saisir les données de connexion, vous devez
soit appuyer sur la touche Entrée de votre clavier, soit appuyer sur le bouton

en haut à gauche de votre écran.

Mot de passe incorrect

Si vous saisissez un mot de passe incorrect trois fois de suite, le système


bloque automatiquement votre compte utilisateur. Il vous faudra alors
demander le déblocage auprès des administrateurs du
système.

Si vous vous connectez au système pour la première fois, il vous est demandé
de modifier immédiatement votre mot de passe (voir Figure 2.3). Saisissez
votre nouveau mot de passe dans la zone correspondante, puis à nouveau sous
RÉPÉTER MOT DE PASSE. Remarquez que les mots de passe dans SAP sont
sensibles à la casse (ce qui signifie que le système fait la distinction entre les
majuscules et les minuscules).

Figure 2.3 : Modification du mot de passe

Une fois que vous vous êtes connecté au système, l’écran principal s’affiche.
Vous pouvez alors commencer à travailler dans SAP ERP.

2.1.2 L’interface utilisateur SAP ERP


L’écran principal s’appelle SAP Easy Access (voir Figure 2.4). Il est
constitué d’un certain nombre d’éléments différents que nous allons à présent
vous expliquer.
Figure 2.4 : SAP Easy Access

En haut de l’écran, vous voyez la barre de menus. Parmi les différentes


entrées du menu, celles nommées SYSTÈME et AIDE sont toujours disponibles.
Dans le sous-menu SYSTÈME (voir Figure 2.5), vous pouvez modifier votre
mot de passe à l’aide du sous-menu VALEURS UTILISATEUR, ou définir des
valeurs par défaut pour un certain nombre de paramètres, tels que les sociétés,
le format de la date, le format des décimales et l’imprimante par défaut.
Figure 2.5 : Menu système

Le sous-menu AIDE vous permet d’accéder à l’aide en ligne de SAP.


Sélectionnez AIDE • AIDE A L’APPLICATION ou AIDE • BIBLIOTHÈQUE SAP pour
parcourir la bibliothèque et trouver des informations détaillées sur le système
SAP (voir Figure 2.6).

Figure 2.6 : AIDE • BIBLIOTHÈQUE SAP

Sous la barre de menus, vous trouverez la barre regroupant les fonctions du


système. Elle comporte plusieurs icônes qui gèrent des fonctions générales
(voir Figure 2.7). Nous avons déjà rencontré le bouton SUITE auparavant ;
celui-ci s’utilise pour confirmer toutes les données entrées. Ensuite, on trouve
la zone de commande que vous pouvez utiliser pour saisir des raccourcis
vers les transactions. Nous vous montrerons comment utiliser cette
fonctionnalité plus tard dans ce chapitre. Chaque fois que vous souhaitez finir
une transaction et envoyer les entrées de données au serveur, cliquez sur le
bouton SAUVEGARDER . Les boutons RETOUR , TERMINER , et
INTERROMPRE s’utilisent pour parcourir les transactions ; le bouton
RETOUR vous ramènera à l’écran précédent, tandis que le bouton TERMINER
vous fera sortir de la transaction sans enregistrer vos entrées. Sélectionner
INTERROMPRE vous ramènera à l’écran principal, également sans enregistrer
votre travail. Le bouton IMPRIMER vous permet d’envoyer des données
vers une imprimante, et vous pouvez utiliser le bouton RECHERCHER pour
rechercher un mot-clé dans votre transaction en cours.

Figure 2.7 : Barre de boutons

Les boutons de navigation s’utilisent pour changer de page dans les listes
longues. Si vous cliquez sur le bouton CRÉER UN NOUVEAU MODE , cela
ouvrira une session supplémentaire ; une session est une autre fenêtre dans
laquelle SAP ERP tourne également. Vous pouvez l’utiliser pour travailler en
parallèle (par exemple, si vous attendez qu’un rapport finisse d’être généré
dans votre session en cours). Par défaut, vous pouvez faire fonctionner
jusqu’à six sessions en parallèle, mais votre administrateur peut vous
permettre d’en ouvrir jusqu’à 16. Si vous utilisez le bouton CRÉE UN
RACCOURCI , vous pouvez créer un lien direct vers la transaction dans
laquelle vous êtes et l’enregistrer sur votre bureau. Cette fonction vous
permet d’y parvenir directement depuis votre bureau sans avoir à passer par
le volet de navigation. Le bouton AIDE est une alternative à la méthode
vue plus haut pour lancer la fonction d’aide. Enfin, vous pouvez ajuster les
paramètres de votre interface utilisateur à l’aide du bouton AJUSTER M.EN.F.
LOCALE (ajuster mise en forme locale) .

En bas, la barre d’état vous indique où vous vous situez dans le système en
donnant des informations telles que le serveur auquel vous êtes connecté ainsi
que le programme ou le code de transaction que vous utilisez actuellement.
Pour afficher tous les détails disponibles dans cette barre, cliquez sur le
bouton Liste pour ouvrir une boîte de dialogue (voir Figure 2.8).

Figure 2.8 : Barre d’état

Cliquez à nouveau sur le bouton Liste pour fermer la boîte de dialogue. Nous
allons à présent vous montrer comment naviguer dans l’arborescence des
menus.

2.1.3 Naviguer dans SAP ERP


L’interface utilisateur se compose en majeure partie de l’arborescence des
menus que vous utilisez pour naviguer vers les différents modules et les
différentes transactions de SAP ERP. Figure 2.9, vous pouvez voir comment
utiliser l’arborescence des menus pour vous rendre, par exemple, à la
transaction SAISIR PIÈCE DE COMPTE GÉNÉRAL. Pour lancer la transaction, faites
un double-clic dessus.
Figure 2.9 : Navigation dans l’arborescence des menus

Comme indiqué plus haut, vous pouvez utiliser les codes de transaction
comme raccourcis vers les transactions. Pour utiliser un raccourci, entrez le
code de la transaction que vous souhaitez utiliser dans la ligne de commande
(voir Figure 2.10). Le système vous amènera directement à cette transaction
et l’ouvrira sans que vous n’ayez à parcourir l’arborescence des menus.

Figure 2.10 : Ligne de commande avec code de transaction

Cependant, il vous faudra connaître le code à utiliser pour les transactions


spécifiques. Les codes de transaction sont des reliques des tout débuts de
SAP, datant d’avant l’apparition de l’arborescence des menus hiérarchisée.
Aujourd’hui, il est plus facile, surtout pour un débutant, de parcourir le menu
plutôt que de mémoriser les codes de transaction. Les utilisateurs
expérimentés trouvent en général plus rapide d’utiliser les codes de
transaction pour accéder aux transactions qu’ils utilisent le plus fréquemment.

La plupart des codes de transaction sont composés de quatre caractères


alphanumériques (par exemple FB01) ; le premier spécifie le module (F
comme dans Financial Accounting), et le deuxième la fonctionnalité au sein
du module (B comme dans Beleg, mot allemand signifiant « pièce »). Les
deux derniers caractères sont en général des chiffres qui suivent la logique
suivante : une transaction terminant par un « 1 » vous permet de créer
quelque chose (par exemple un document, une base de données clients ou une
base de données articles), « 2 » vous permet de le modifier, « 3 » de l’afficher
et « 4 » de le supprimer. Au vu de l’augmentation du nombre de transactions,
cette règle n’est plus tout à fait respectée (dans notre exemple ci-dessus,
« FB50 » est une transaction relativement récente qui ne suit pas cette règle).
En outre, comme certains des caractères utilisés pour les codes sont dérivés
de mots allemands, il est plus difficile pour des non-germanophones de
deviner intuitivement la signification du code de transaction.

Vous pouvez voir dans quelle transaction vous êtes en jetant un œil à la barre
d’état (voir Figure 2.8). En outre, vous pouvez prérégler le système pour
afficher le code de transaction devant chacun des noms de transaction
(comme c’est le cas Figure 2.10). Par défaut, le système n’affiche pas les
codes. Pour les activer, sélectionnez AUTRES FONCTIONS • OPTIONS dans le
menu puis cliquez sur l’option AFFICHAGE DES NOMS TECHNIQUES (voir Figure
2.11).

Figure 2.11 : Menu Options

De plus, le système vous permet de gérer des favoris pour les transactions
que vous utilisez régulièrement. Les favoris sont listés au-dessus de
l’arborescence des menus SAP habituelle (voir Figure 2.12). Pour ajouter une
transaction à vos favoris, cliquez sur celle-ci puis sur le bouton .
Figure 2.12 : Gérer ses favoris

Il existe une autre méthode pour ajouter des transactions aux favoris : faites
un clic droit sur une transaction dans le chemin de menus, puis sélectionnez
AJOUTER AUX FAVORIS (voir Figure 2.13).

Figure 2.13 : Menu contextuel permettant l’ajout aux favoris

Vous pouvez également utiliser le chemin de menus FAVORIS pour ajouter de


nouveaux codes de transaction, classer les favoris dans des dossiers et même
télécharger des favoris depuis et vers d’autres clients (voir Figure 2.14).

Figure 2.14 : Chemins de menus du menu Favoris

Autre méthode encore, à utiliser quand vous êtes dans la transaction, plutôt
que de passer par le menu SAP : pour ajouter la transaction en cours
d’utilisation à vos favoris, utilisez le chemin de menus SYSTÈME • VALEURS
UTILISATEUR • ETENDRE LISTE DES FAVORIS (voir Figure 2.15).

Figure 2.15 : Étendre liste des favoris

Nous venons de vous présenter les bases de la navigation dans le système


SAP ERP. Nous allons à présent vous montrer comment vous déconnecter du
système.

2.1.4 Déconnexion de SAP ERP


Pour vous déconnecter du système SAP ERP (mettre fin à votre session),
vous pouvez tout simplement fermer la fenêtre de la session dans laquelle
vous travaillez. Si vous travaillez sur plusieurs sessions à la fois, vous devrez
fermer toutes les fenêtres pour vous déconnecter complètement. La façon la
plus rapide et la plus simple de fermer toutes les sessions en même temps est
de se rendre dans le menu principal puis de sélectionner SYSTÈME • FIN DE
SESSION (voir Figure 2.16). Vous pouvez également utiliser la transaction
/NEX pour vous déconnecter de toutes les sessions à la fois.

Figure 2.16 : Déconnexion du système

N’oubliez pas d’enregistrer votre travail !

Avant de vous déconnecter, assurez-vous que vous avez


enregistré tout ce que vous avez fait. SAP vous prévient
que vous risquez de perdre tout le travail réalisé si vous
vous déconnectez sans enregistrer (voir Figure 2.17).
Figure 2.17 : Perte des données non sauvegardées

2.1.5 Nouveautés dans l’interface utilisateur SAP ERP


Récemment, SAP a introduit quelques nouveautés et améliorations dans ses
interfaces utilisateur. SAP a collaboré avec des clients et utilisateurs pour
recueillir leurs avis et suggestions ; il en est ressorti de nouveaux outils, et
d’autres encore sont prévus. En voici certains : SAP Personas, SAP Fiori et
SAP UX Design Services. En personnalisant et en simplifiant les écrans ERP,
une entreprise peut réduire les durées de formation et gagner en efficacité tout
en ayant des utilisateurs plus satisfaits.

SAP Personas
SAP Personas est un kit d’extension qui permet aux entreprises de
personnaliser les écrans SAP ERP pour répondre à leurs besoins particuliers,
et ce, sans que cela ne nécessite pour autant une programmation sur mesure
ou des ressources extérieures. En fonction des besoins, une entreprise peut
simplifier un écran en supprimant les zones non utilisées, en automatisant les
saisies répétitives, en proposant des menus déroulants, en combinant
plusieurs écrans en un seul, en changeant les couleurs et les images ou encore
en réorganisant un écran pour qu’il soit plus intuitif. Avec SAP Personas,
vous pouvez modifier les écrans en fonction des rôles, en leur proposant plus
ou moins d’informations selon les besoins de l’utilisateur. La Figure 2.18
vous présente un exemple d’écran simplifié à l’aide de Personas.
Figure 2.18 : Personas, avant et après

SAP Fiori
SAP Fiori propose une nouvelle expérience utilisateur reposant sur le recours
à des applications et des tuiles, à l’instar des téléphones portables modernes.
L’interface utilisateur reprend des principes de conception actuels et propose
une « plateforme de lancement » comme point d’entrée aux utilisateurs de
l’application. Vous pouvez définir à quelles applications un utilisateur peut
accéder à l’aide des rôles et autorisations existants. SAP propose un
catalogue complet d’applications pour de nombreux processus de gestion. Il
existe trois types d’application (les applications opérationnelles, les infos clés
et les applications analytiques), toutes assorties d’une variété d’applications
pouvant être configurées pour améliorer l’expérience utilisateur.

Les applications opérationnelles permettent à l’utilisateur de passer une


transaction réelle, telle qu’approuver une fiche de saisie des temps,
rapprocher des encaissements ou créer des commandes clients. Les infos clés
affichent des informations sur les activités commerciales et proposent des
fonctions d’analyse descendante, telles que la confirmation d’un ordre de
production ou un avis qualité. Les applications analytiques fournissent des
informations et analyses en temps réel sur l’entreprise, vous permettant de
surveiller certains indicateurs de performance clés (KPI), tels que le chiffre
d’affaires, les articles à faible rotation et les quantités estimées en stock. La
Figure 2.19 vous présente des exemples d’applications Fiori affichées sur des
appareils de types et tailles divers.
Figure 2.19 : Applications Fiori sur smartphone, tablette ou ordinateur de bureau

SAP UX Design Services


SAP UX Design Services est un portefeuille complet de services de
conception proposé par SAP aux entreprises pour améliorer l’expérience
utilisateur globale. Ce service peut contribuer à mettre en place une stratégie
d’interface utilisateur globale, en incluant SAP Fiori et Personas.
2.2 Intégration
SAP ERP est un système logiciel intégré. Certaines entreprises traditionnelles
fonctionnent sur un modèle de système comportant de multiples programmes
pour gérer différents aspects de l’entreprise. On y retrouve en général divers
systèmes distincts tels que les systèmes de gestion des stocks, la gestion des
immobilisations, la comptabilité clients et fournisseurs, les achats et la
production. Procéder ainsi nécessite une intervention manuelle pour garantir
la liaison entre les soldes du grand livre et toutes les activités dans ces autres
systèmes. L’intervention peut prendre la forme d’écritures passées
manuellement au journal ou par un traitement par lots périodique. SAP ERP
rassemble tous ces processus en un seul système.

2.2.1 Exemple d’intégration


Par exemple, dans un système sans intégration (voir Figure 2.21), le système
de gestion de l’inventaire peut être séparé du système de comptabilité.
Quand, en réserve, on enregistre des opérations dans le système de gestion de
l’inventaire (telle la réception d’une nouvelle pièce), cette information n’est
pas répercutée automatiquement dans le système comptable. À la fin de la
période comptable, les comptables passent des écritures dans les journaux du
système de comptabilité de façon à ce que les soldes de l’inventaire du grand
livre reflètent les soldes de la réserve (ou du livre auxiliaire). L’intégration
dans SAP (voir Figure 2.20) permet que ces types d’entrées soient
automatiquement répercutés. Quand la réserve reçoit de nouveaux articles
dans son inventaire, il se crée automatiquement une entrée dans le grand
livre, sous la forme d’une écriture passée au débit des comptes de l’inventaire
et au crédit du compte fournisseur (ou de la caisse).
Figure 2.20 : Vue d’ensemble de l’intégration de SAP
Figure 2.21 : Système traditionnel sans intégration

2.2.2 Processus de gestion


Comme nous l’avons vu au chapitre 1, SAP ERP est structuré sous forme de
modules selon des fonctions, mais propose tout de même des processus de
gestion intégrés. Les entités organisationnelles sont le fondement de votre
entreprise, tandis que les données de base rapportent les détails de vos
opérations commerciales. Mais tandis que tous ces concepts sont clairement
visibles dans l’interface SAP ERP, les processus de gestion ne le sont pas. Un
processus de gestion représente la manière dont vous, au sein de votre
entreprise, choisissez de gérer votre entreprise ; il est tout aussi unique que
votre entreprise. Le défi que représente la définition de vos processus dans
SAP ERP est celui de développer un concept définissant quelles transactions
vous utilisez et dans quel ordre. Figure 2.22, vous pouvez voir quelques
exemples de processus de gestion typiques du secteur de fabrication.

Figure 2.22 : Exemples de processus de gestion

En général, le point de départ de tout projet d’implémentation ou de refonte


d’un système SAP ERP est l’identification des processus pertinents pour
votre entreprise et leur segmentation en vue d’obtenir un plus grand niveau
de détail. Au dernier niveau de détail, vous pouvez faire correspondre vos
étapes de processus avec des transactions SAP ERP (voir Figure 2.23).
Figure 2.23 : Processus de gestion et leurs transactions

Une fois que vous avez décidé des transactions SAP que vous allez utiliser
dans votre processus, il vous faut ajuster les paramètres du système dans le
menu de configuration pour qu’il réponde à vos besoins. Ici, non seulement
vous définissez vos entités organisationnelles comme illustré section 2.4,
mais vous définissez également le comportement du système en détail pour
chaque étape du processus.

Configuration des détails dans le menu Customizing

Si l’on prend les processus de l’exemple Figure 2.23 (les processus de


gestion et leurs transactions), la liste typique des
paramètres à choisir pour les personnaliser serait la
suivante :

Quelles zones le vendeur doit-il gérer lorsqu’il crée une commande


client (par exemple : numéro de commande d’achat client, date de la
commande d’achat, responsable du service commercial pour la
vente) ?
Dans quel format doit être imprimée la facture à envoyer au client ?
Quels modes de paiement acceptez-vous (virement, chèque, effet,
etc.) ?

Quand vous recevez une facture, vous faut-il appliquer le principe des quatre
yeux (nécessitant l’approbation de deux personnes au minimum) et disposer
d’un processus de validation distinct une fois que la facture a été
comptabilisée dans le système ?

Une fois que vous avez défini vos processus de gestion dans votre
configuration SAP, vous devez les documenter de façon à ce que les
utilisateurs travaillant dans SAP ERP sachent quelles transactions utiliser et
comment les traiter.

L’un des autres aspects de l’implémentation d’un projet SAP est celui des
autorisations, celles-ci définissant ce que chaque utilisateur a la permission de
faire au sein du système. Ce sujet sera présenté plus en détails dans la section
2.8.

2.2.3 Exemple de processus d’approvisionnement dans SAP ERP


Maintenant que nous vous avons présenté les aspects principaux de la
conception des processus dans SAP, nous allons étudier le cas d’un processus
de bout en bout à l’aide de l’exemple du « processus d’approvisionnement »
illustré Figure 2.23.

Le processus d’approvisionnement consiste en l’achat et la réception de biens


ou de services, la comptabilisation de factures fournisseurs et leur paiement.

Avant de s’approvisionner en matières premières, certaines entreprises


peuvent avoir recours au programme MRP (planification des besoins en
composants). Ce processus regroupe toutes les informations portant sur la
demande, enregistrées dans le système, ainsi que les ventes attendues pour
une période donnée. Il détermine ensuite le volume de matières premières
nécessaires à la fabrication de ces produits finis. Dans certains cas, MRP
générera automatiquement des commandes d’achat pour ces matériaux.

Pour les achats non générés par le processus MRP, vous pouvez utiliser des
demandes d’achat et des commandes d’achat.

Les demandes d’achat s’utilisent pour soumettre une demande de bien ou de


service à votre service des achats. Elles se créent à l’aide de la transaction
ME51N. Quand vous créez une demande d’achat, vous définissez des critères
tels que ce que vous avez besoin d’acheter , la quantité prévue et le prix ,
le fournisseur préférentiel (si vous en avez un), et l’imputation de la
dépense (voir Figure 2.24).

Figure 2.24 : Demande d’achat

Modalités de la demande d’achat


Suivant la politique de votre entreprise, il se peut que vous
n’ayez pas besoin de créer une demande d’achat.

Une fois la demande d’achat approuvée, le service des achats crée une
commande d’achat (transaction ME21N). La commande d’achat est une
demande formelle à un fournisseur de fournir les biens ou services. Pour
créer une commande d’achat, commencez par saisir le numéro du fournisseur
, l’organisation d’achats , le groupe d’acheteurs et la société .
Ensuite, l’article ou objet que vous achetez , la quantité à acheter et
votre division (voir Figure 2.25).

Figure 2.25 : Créer une commande d’achat

En fonction du fournisseur, de l’article et des autres critères saisis,


l’imputation, les conditions de paiement et les informations sur la livraison se
complètent automatiquement.

Ensuite, nous recevons l’article commandé. C’est ce qu’on appelle l’entrée de


marchandises, et nous utilisons la transaction MIGO à cet effet (voir
Figure 2.26). Quand nous enregistrons une transaction MIGO, celle-ci place
l’article dans l’inventaire et comptabilise la pièce comptable en même temps,
créant un lien entre les transactions commerciales, l’entrée de marchandises
et la commande d’achat. MIGO propose une liste des commandes d’achat
disponibles , mais vous pouvez également saisir votre propre numéro de
commande d’achat. Vous devez également saisir la pièce, la date comptable
et un bon de livraison . D’autres types d’information, dont la
désignation de l’article , seront automatiquement renseignés en fonction de
la commande d’achat sélectionnée.

Figure 2.26 : Entrée de marchandises pour la commande d’achat (MIGO)

L’étape suivante est celle de l’entrée de facture : nous recevons la facture du


fournisseur (transaction MIRO) comme montré Figure 2.27. Cette transaction
contrôle les factures en les comparant avec les commandes d’achat , pour
s’assurer que les montants , quantités , le fournisseur et tout autre
information correspondent à ce qui était mentionné sur la commande d’achat.
Elle crée également le solde du compte fournisseur. Encore une fois, ce
processus se déroule en simultané au sein de la transaction MIRO qui crée
des liens entre l’écriture comptable et la commande d’achat.
Figure 2.27 : Comptabiliser une facture fournisseur (MIRO)

Enfin, dans le processus d’approvisionnement, nous finissons par payer le


fournisseur. Cette étape s’effectue à l’aide de la transaction F110 (paiement
automatique) comme montré Figure 2.28. Dans les données concernant le
fournisseur, vous avez peut-être défini un mode de paiement par défaut, en
général par chèque ou par virement SEPA . Lorsque vous lancez la
transaction F110, il vous faut définir quels paiements effectuer (par
exemple, tous ceux à payer la semaine suivante) et spécifier les sociétés ,
les fournisseurs et les types de cours . Le solde des livres auxiliaires des
fournisseurs et du compte caisse se met ensuite à jour.
Figure 2.28 : Paiement automatique (F110)

2.2.4 Exemple de processus d’encaissement de commande dans SAP


ERP
Nous allons à présent nous pencher sur un exemple de processus
d’encaissement de commande illustré Figure 2.23.

Dans cet exemple de processus, nous partons du principe que l’un des clients
d’E.T. Germany (société ET15 à Paris) a commandé une tablette numérique
via son organisation commerciale française ET10. Un vendeur saisit à présent
une commande client à l’aide de la transaction VA01 (voir Figure 2.29). Tout
d’abord, nous saisissons une fiche client créée précédemment. En bas,
nous saisissons la fiche de l’article à vendre (de la même façon, cette fiche
était déjà présente quand nous avons créé la commande client) ; la description
de la base de données articles se trouve en . Nous saisissons ensuite la
quantité vendue, ainsi que la quantité commandée . Enfin, nous vérifions
les prix de vente du produit et déterminons la division depuis laquelle
nous vendons . En , vous pouvez voir les conditions de paiement
proposées par défaut dans la base de données clients. Les conditions de
paiement indiquent quand le client est supposé payer la facture que nous
allons lui adresser. Les incoterms s’utilisent dans le cadre de l’expédition
pour déterminer les conditions d’envoi des marchandises au client.

Figure 2.29 : Créer une commande client

Une fois la commande client créée, et à condition que les articles vendus
soient en stock, nous sommes prêts à éditer un bon de livraison. À l’aide de la
transaction VL01N, nous attribuons une référence à la commande client et
renseignons toutes les informations nécessaires à l’expédition (voir Figure
2.30). Nous devons préciser le réceptionnaire , l’article et la quantité à
expédier . Suivant la méthode de gestion de l’entrepôt, l’article aura peut-
être besoin d’être retiré et emballé avant d’être prêt pour l’expédition. Une
fois la livraison des marchandises enregistrée, le système diminue la quantité
d’articles dans le module MM et ajuste les comptes de stock financiers.

Figure 2.30 : Créer une livraison de marchandises client

Maintenant que nous avons vu la livraison des marchandises, nous sommes


libres de créer une facture. Quand on expédie des marchandises, il est en
général impossible de créer une facture avant que le retrait des marchandises
du stock n’ait été confirmé. La facture a ainsi pour référence le bon de
livraison. Au niveau de la facture, il ne reste plus rien à gérer manuellement,
toutes les informations nécessaires étant copiées du bon de livraison et/ou de
la commande client (voir Figure 2.31) : la date de la facture, la désignation
et la quantité, ainsi que la valeur nette . Lorsque vous enregistrez la facture,
le système crée à la fois une facture dans le module SD, destinée à être
imprimée et envoyée au client, et une pièce financière destinée à suivre les
créances non soldées du client 15001.
Figure 2.31 : Envoyer une facture à un client

Une fois que le client a reçu la facture, nous devrions recevoir le règlement à
plus ou moins courte échéance. Il existe plusieurs moyens d’enregistrer un
encaissement dans SAP ERP ; dans l’exemple Figure 2.32, nous utilisons la
transaction F-28. Vous devez renseigner la date de la pièce et la date
comptable , ainsi que la société et la devise . La pièce fait également
apparaître deux postes individuels, un pour le compte banque qui reçoit
l’argent (en tant que débit) , et un pour le compte client (en tant que crédit)
. Il est important d’ajouter que, dans SAP, les montants crédités sont
représentés par un symbole négatif.

Figure 2.32 : Recevoir un paiement

Nous sommes à présent arrivés à la fin de la démonstration des processus de


bout en bout dans SAP et de cette section. Vous avez pu vous faire une idée
de comment concevoir les processus dans SAP ERP et savez dans les grandes
lignes à quoi ressemble un processus dans le système.
2.3 Transactions
Jusqu’à présent, nous avons employé le terme « transaction » un certain
nombre de fois. Dans ce chapitre, nous allons tout d’abord expliquer ce
qu’est réellement une transaction et comment elle s’inscrit dans le système
SAP ERP. Ensuite, nous prendrons un exemple de transaction pour vous la
montrer dans les détails.

2.3.1 Qu’est-ce qu’une transaction ?


Dans le système SAP, toute action que vous entreprenez et qui modifie les
informations enregistrées dans le système est appelée transaction. Ce terme
revêt à la fois un sens commercial et un sens technique. Pour une entreprise,
une transaction est une action reflétant son activité quotidienne. Cela
recouvre la gestion des données de base (adresses des clients, informations
portant sur les comptes fournisseurs, classification des marchandises,...),
l’enregistrement des flux physiques de marchandises (réception des
marchandises, livraison), et la comptabilisation de pièces (factures clients,
commandes d’achat fournisseurs, écritures comptables, etc.). En général,
toute action que vous effectuez dans le système SAP est appelée transaction,
même si vous générez simplement un rapport sans en modifier les données
(par exemple l’extrait de compte d’un client ou le bilan de votre entreprise).

Exemples de transactions

Voici quelques exemples de transactions typiques :

Créer une fiche client


Envoyer une commande d’achat chez un fournisseur
Recevoir des marchandises dans votre entrepôt
Comptabiliser une facture client

Sur un plan technique, lors d’une transaction, vous saisissez ou modifiez des
données ; vous terminez votre saisie à l’aide du bouton ENREGISTREMENT DES
DONNÉES. Une fois que vous avez enregistré les données, le système stocke
ces informations sous forme de pièce dans la base de données. Dans le jargon
technique, c’est ce que nous appelons un commit (voir Figure 2.33). Ce
processus prend en général une seconde, raison pour laquelle on l’appelle
traitement en temps réel. Vous pouvez toujours revenir à la pièce et contrôler
les données que vous avez saisies.

Figure 2.33 : Commit de la base de données et rollback

Si, pour une raison quelconque, vous n’enregistrez pas vos données (vous
avez annulé la transaction, vous avez rencontré une erreur, vous avez été
déconnecté du système en raison d’un problème sur le réseau...), vos données
ne sont pas actualisées dans la base de données. En fait, elles seront
complètement ignorées, si bien que vous n’avez pas à vous inquiéter de
savoir si les données que vous avez saisies ont atterri quelque part,
incomplètes. Cette procédure s’appelle rollback.

L’ensemble de toutes les pièces présentes dans le système est désigné par le
terme données de mouvement (par opposition au terme données
d’organisation et données de base, que nous expliquerons dans les chapitres
suivants).

2.3.2 Transactions dans SAP ERP


Nous allons à présent vous montrer un exemple de transaction dans SAP ERP
présentant comment comptabiliser une pièce dans la comptabilité financière
(module FI). Comme nous l’avons vu dans la section 2.1.3, la transaction
pour comptabiliser une pièce se trouve dans l’arborescence des menus :
GESTION COMPTABLE • COMPTABILITÉ FINANCIÈRE • GRAND LIVRE • ÉCRITURE •
SAISIR PIÈCE DE COMPTE GÉNÉRAL (Transaction FB50)— voir Figure 2.34.

Figure 2.34 : Chemin de menus pour comptabiliser une pièce comptable

Dans notre exemple, nous enregistrons la consommation de matières


premières. Nous allons donc réduire la valeur du compte de stock de matières
premières, et en même temps augmenter la valeur du compte de
consommation de matières premières. Dans le jargon des comptables, on
crédite le compte de stock de matières premières et débite le compte de
consommation de matières premières. Outre les informations sur le compte et
la quantité à enregistrer, nous aurons également à préciser la société dans
laquelle s’effectue cet enregistrement, la date de l’enregistrement et la devise.

Figure 2.35, la première information que nous avons à saisir est la date, aussi
bien celle de la pièce que la date comptable . La date de la pièce est la date
à laquelle l’enregistrement a effectivement eu lieu, et dans notre cas, le jour
de la consommation des matériaux. La date comptable, en revanche, précise à
quelle période et à quel exercice comptable la pièce appartient. Cette
information est importante pour la clôture. Ces deux dates peuvent ne pas être
les mêmes, par exemple lorsque la pièce est enregistrée le jour suivant la
consommation effective. La devise de cette transaction est l’euro (EUR)
parce que l’entreprise de notre exemple se situe en France.

Figure 2.35 : Comptabiliser une pièce comptable

Comment le système peut-il savoir que l’entreprise est située en France ? En


fait, on peut trouver des milliers d’entreprises différentes au sein d’un unique
système SAP. Pour chacune d’entre elles, vous devez renseigner un code
ainsi qu’un certain nombre de paramètres de base, tels que la localité,
l’adresse et la devise. Ce code est appelé société dans SAP et fait partie de la
structure organisationnelle que vous devez gérer dans votre système SAP. En
fait, vous devez définir toutes les entités organisationnelles avant de pouvoir
commencer à enregistrer. Nous expliquerons les entités organisationnelles
plus en détails dans la section 2.4 ; pour le moment, nous partirons du
principe que nous avons déjà créé une société appelée « MM01 » située à
Paris, en France, et qui donc utilise l’euro comme devise.

Une fois que vous avez saisi la date et la devise, vous devez préciser les
comptes généraux (CPTE GEN.) dans lesquels vous souhaitez enregistrer ( et
). Un compte constitue l’entité de base dans la comptabilité financière et
sert à enregistrer et classer les flux de valeur. Chaque compte est assorti d’un
numéro unique et d’une description, et appartient à exactement une société.
Contrairement aux sociétés, un compte n’est pas une entité organisationnelle ;
il peut y avoir de nombreux comptes (en général plusieurs centaines) dans
une société, et ceux-ci sont sujets à des modifications fréquentes. Un compte
est une entité de type données de base, un concept que nous approfondirons
dans la section 2.5. Pour le moment, nous utiliserons tout simplement certains
comptes déjà existants.

Comptes financiers

Voici quelques exemples de comptes financiers :

Inventaire des stocks


Valeur de l’actif – matériel de fabrication
Charges de personnel
Revenu des ventes
Consommation d’articles
Dans notre exemple, nous enregistrons dans les comptes stock article et
consommation d’articles. Comme nous l’avons souligné auparavant, la
réduction du stock est considérée comme un crédit à porter au compte du
stock et un débit au compte de la consommation d’articles. Figure 2.35, vous
pouvez voir les deux comptes et avec leur numéro (colonne CPTE GÉN.)
et leur description (DÉSIGNATION). Dans la colonne D/C (débit/crédit), nous
précisons pour chacun des comptes si l’écriture est passée au débit ou au
crédit, et saisissons le montant dans la colonne MONTANT DEV. PIÈCE (montant
dans la devise de la pièce). Sur le côté droit, nous pouvons vérifier au niveau
du volet INFORMATION MONTANT si le total du débit est égal à notre total au
crédit (le débit doit en effet toujours être égal au crédit dans une pièce
comptable). C’est le cas dans notre exemple, donc nous pouvons enregistrer
la pièce à l’aide du bouton (ENREGISTRER). Le système confirme
l’enregistrement en affichant un message d’information en bas de l’écran
(voir Figure 2.36).

Figure 2.36 : Message d’information au moment de l’enregistrement

En sélectionnant l’élément de menu PIÈCE • AFFICHER , vous pouvez contrôler


la pièce que vous venez d’enregistrer (voir Figure 2.37).

Figure 2.37 : Afficher une pièce


Ici se termine la présentation de notre premier exemple d’opération
commerciale dans SAP ERP. Vous avez vu comment naviguer dans le menu
pour atteindre la transaction souhaitée, quelles données saisir, comment
enregistrer et comment afficher la pièce. En outre, nous avons introduit les
concepts d’entités organisationnelles et de données de base que nous
continuerons d’expliquer dans les chapitres suivants.

2.3.3 Modules de comptabilité (FI, CO)


Les modules de comptabilité SAP sont conçus pour proposer aux entreprises
des outils d’analyse comptable et financière en temps réel. Il existe plusieurs
« sous-modules » dans la comptabilité SAP. La comptabilité est
principalement composée de deux éléments, la comptabilité financière (FI) et
le contrôle de gestion (CO). La comptabilité financière s’intéresse en premier
lieu à la comptabilité traditionnelle, aux activités liées au grand livre et au
reporting externe. Le contrôle de gestion s’occupe, lui, surtout du reporting
interne et de l’analyse de la gestion, fournissant des informations plus
granulaires que ce que le grand livre peut offrir. Ces deux modules sont
entièrement intégrés dans les activités SAP mais fournissent différentes
informations en fonction des besoins de l’entreprise. Attardons-nous sur
certains des modules les plus utilisés dans la comptabilité SAP.

Comptabilité financière – Grand livre


Le grand livre (GL) est le livre dans lequel toutes les transactions financières
sont enregistrées. L’objectif premier du grand livre de tout système
comptable est de fournir une vision intégrale de la comptabilité externe dans
son ensemble. Grâce à l’intégration des logiciels SAP ERP, ces informations
comptables enregistrent tout ce qui se passe au niveau des opérations de
l’entreprise (voir Figure 2.38). À l’aide d’outils tels que Document
Relationship Browser (voir Figure 2.39), vous pouvez retrouver toutes les
transactions et toutes les pièces relatives à votre pièce comptable ou à votre
entrée au journal. Dans SAP GL, vous pouvez visualiser les soldes globaux et
les détails des postes individuels de chaque compte général. Vous pouvez
également consulter les balances générales et les comptes de résultats
complets dans le grand livre.
Figure 2.38 : Intégration du grand livre aux autres modules
Figure 2.39 : Document Relationship Browser dans le module de comptabilité

Avec les toutes dernières versions de SAP GL, vous pouvez procéder à la
reddition parallèle des comptes. Celle-ci vous donne la possibilité de créer et
de gérer des ledgers parallèles vous permettant d’être en conformité avec
différentes exigences légales en matière de reporting suivant le pays
(auparavant, ce processus se réalisait à l’aide d’un ledger spécial.) Les
ledgers parallèles sont mis à jour automatiquement en même temps que le
grand livre, mais peuvent également accepter des entrées uniques pour
répondre à la règlementation locale. Les ledgers parallèles peuvent tous
utiliser un plan comptable commun auquel des comptes spécifiques sont
ajoutés en fonction des obligations réglementaires (voir Figure 2.40).
Figure 2.40 : Comptabilité reposant sur des ledgers parallèles

Comptabilité financière – comptabilité clients


Dans la comptabilité clients (AR), vous pouvez voir les soldes dus par vos
clients, les détails des postes individuels des transactions clients et
l’historique de paiement. Les livres auxiliaires des comptes clients sont
directement reliés aux soldes des comptes généraux des comptes clients via
des comptes collectifs. Ces transactions sont reliées à toutes les opérations de
vente associées. Par exemple, quand vous envoyez une facture à un client,
vous générez automatiquement une écriture de compte client dans le livre
auxiliaire AR de ce client et une écriture au journal qui débitera le compte
collectif AR et créditera les recettes. La Figure 2.41 vous présente les
paramètres des comptes collectifs dans la base de données des comptes
généraux de SAP GL.

Comptes collectifs

Les comptes collectifs sont définis dans la base de données des comptes
généraux de SAP GL. Les écritures y sont passées
automatiquement via les transactions dans les livres
auxiliaires, les entrées manuelles n’y sont pas autorisées.
C’est ce qui maintient les comptes SAP GL liés au livre auxiliaire, et ce
qui permet le rapprochement entre les comptes.
Figure 2.41 : Compte collectif des clients (AR)

Comptabilité financière – comptabilité fournisseurs


La comptabilité fournisseurs (AP) gère toutes les données comptables
relatives aux fournisseurs. Ce module vous permet de voir les soldes dus aux
fournisseurs, les détails des postes individuels, l’historique des paiements et
les liens vers les pièces enregistrant les entrées de marchandises et les achats.
La comptabilité fournisseurs utilise également des comptes collectifs pour
maintenir le lien entre les livres auxiliaires et le grand livre. Tout comme les
comptes clients sont en relation étroite avec les activités de vente, les
comptes fournisseurs sont étroitement liés aux achats. Quand un fournisseur
envoie une facture, le système la compare avec la commande d’achat
associée, enregistre automatiquement la dette envers le fournisseur et passe
automatiquement une écriture dans le journal créditant le compte général
collectif des fournisseurs. La Figure 2.42 illustre une autre manière dont les
livres auxiliaires fonctionnent avec les comptes collectifs.
Figure 2.42 : Comptes collectifs et livres auxiliaires

Comptabilité financière – immobilisations


Le module Immobilisations gère tous les actifs à long terme. Il renseigne les
lieux de tous les différents éléments du patrimoine, installations de
production et équipements (les immobilisations incorporelles). Le module des
immobilisations calcule et comptabilise également l’amortissement ; les
modes de calcul proposés peuvent inclure différentes méthodes ou
obligations réglementaires. Dans ce contexte, il peut interagir avec le grand
livre et tout ledger parallèle. Le module des immobilisations est également
entièrement intégré avec les autres modules de SAP. Par exemple, vous
pouvez utiliser des commandes d’achat pour acheter directement un bien du
patrimoine et générer toutes les informations comptables en même temps. La
Figure 2.43 montre différentes manières d’intégrer les immobilisations dans
d’autres modules SAP.
Figure 2.43 : Intégration de la comptabilité des immobilisations

Contrôle de gestion – comptabilité analytique des centres de coûts


Le module de comptabilité analytique des centres de coûts vous donne la
possibilité de suivre, planifier et prévoir les dépenses et activités d’un service,
ainsi que de publier des rapports sur celles-ci. Il vous permet d’analyser les
frais généraux selon leur origine au sein de votre entreprise. Si vous planifiez
ou budgétez des frais par service, vous pouvez alors mesurer les écarts entre
ce qui a été prévu et les dépenses réellement réalisées (la Figure 2.44 offre un
exemple de rapport SAP standard). Avec la comptabilité analytique des
centres de coûts, vous pouvez également répartir les dépenses entre les
centres de coûts en fonction de différents facteurs. Par exemple, vous pouvez
affecter les frais d’un centre de coûts dédié aux équipements à tous les
centres de coûts opérationnels en fonction du nombre de mètres carrés.
Figure 2.44 : Rapport réel/prévu au budget/écart d’un centre de coût

Contrôle de gestion – contrôle des coûts par produit


Le module de contrôle des coûts par produit fournit des analyses des coûts de
produits, tels que les produits manufacturés et les services. Il offre la
possibilité de planifier et de suivre les coûts des produits manufacturés et
vendus. Dans ce module, vous pouvez fixer des prix de base à utiliser au
moment de la valorisation des stocks et calculer le prix et les écarts sur
production en fonction de ces prix de base. Ces écarts sont très utiles pour la
mesure de la performance et pour identifier les postes où les prix des
matériaux pourraient être améliorés, ou ceux pour lesquels la productivité a
atteint un niveau inférieur à celui attendu (voir Figure 2.45).

Figure 2.45 : Écart sur production et entrée de marchandise

Le contrôle des coûts par produit propose également une grande variété de
modes de calcul et d’enregistrement des frais généraux de fabrication. Pour
ce module également, l’intégration avec les autres modules est très poussée.
Les données articles, nomenclatures et gammes sont tous des types de
données pouvant être pris en compte dans le module de contrôle des coûts par
produit (voir Figure 2.46). Les informations transmises par ce module
viennent alimenter la valorisation des stocks, les comptes généraux, l’analyse
des ordres de production et les analyses du compte de résultat.
Figure 2.46 : Nomenclature et gamme pour le calcul du coût de revient standard

Contrôle de gestion – Analyse du compte de résultat


Le module Analyse du compte de résultat, également appelé PA ou CO-PA,
est un outil permettant d’analyser la rentabilité d’une entreprise et ses marges
à l’aide d’une variété de critères tels que la clientèle, la région, les bureaux de
vente, le segment de marché ou le programme (voir Figure 2.47).
Figure 2.47 : Caractéristique et structure des composants de valeur du module CO-PA

Nombreuses de ces caractéristiques sont fournies en tant que caractéristiques


de base par SAP, mais les entreprises peuvent facilement définir un grand
nombre de caractéristiques qui leur seront propres. Il existe deux types
d’analyse CO-PA : une analyse du compte de résultat analytique et une
analyse du compte de résultat comptable. L’analyse CO-PA comptable
fournit des informations similaires à celles trouvées dans la comptabilité du
grand livre, mais avec plus de caractéristiques (par exemple, les clients, la
région, le segment de marché, etc.). L’analyse CO-PA analytique dispose en
plus de la fonction de répartition des montants dans des composants de
valeur, ce qui vous permet de connaître plus de détails sur les montants. Par
exemple, plutôt que de voir le prix standard total d’un envoi dans un compte
général unique, vous pouvez le voir réparti dans différents composants de
valeur pour chaque composant du prix standard : matériaux, main d’œuvre,
frais généraux, etc. La Figure 2.48 montre un exemple de présentation des
marges comparant les analyses des comptes de résultats analytique et
comptable.

Figure 2.48 : Compte de résultat type dans les analyses CO-PA analytique et comptable

2.3.4 Modules logistiques (MM, PP, SD, QM, PS)


Les modules logistiques de SAP permettent à l’entreprise de contrôler tous
les segments de leur chaîne d’approvisionnement, gestion des stocks,
expédition, réception, achat, ventes et qualité compris. Les sections suivantes
décrivent certains des modules logistiques les plus communément utilisés.

Gestion des articles (MM)


Dans le module Gestion des articles (MM), vous trouverez tous les outils
nécessaires à la gestion des articles et de votre inventaire. La base de données
articles renferme un volume considérable de données de base en lien avec les
articles, dont des zones indiquant le type d’approvisionnement (l’article est-il
fabriqué ou acheté ?), les contrôleurs de planification des besoins en
composants (MRP), le statut des articles, la quantité en stock, les
informations concernant la vente, l’endroit où les articles sont stockés, et le
prix de base des matériaux (voir Figure 2.49).

Figure 2.49 : Base de données articles

Chaque article se voit attribuer un type d’article. À chaque type d’article


correspond un certain nombre de caractéristiques différentes, telles que la
tranche de numéros, l’usage de l’article, l’écran qui apparaît, et la manière
dont l’inventaire est géré.

La base de données articles est organisée sous forme d’onglets représentant


différentes vues et différents écrans (voir Figure 2.50). Chacune de ses vues
renferme des informations relatives à un domaine d’activité différent, tel que
les achats, la qualité, la comptabilité, le stock, les ventes et le commerce
extérieur.

Figure 2.50 : Écrans de la base de données articles

Voici certains des écrans de la base de données articles :


Données de base : renferme des données utilisées dans tous les
processus impliquant les articles, y compris la description des articles,
les unités de mesure et le groupe de marchandises.
Classification : vous permet de classer les articles possédant les mêmes
caractéristiques.
ADV (Administration des ventes) : permet de gérer les prix de vente, les
unités de poids, les données d’exportation pour le commerce extérieur
ainsi que les groupes de marchandises complémentaires pour les
différentes organisations commerciales ou les canaux de distribution.
Achats : permet d’actualiser le texte de commande d’achat par défaut,
les données d’importation pour le commerce extérieur et les délais.
Planification des besoins : définit la cadence de planification, le type
d’approvisionnement ainsi que les versions de fabrication.
Gestion des emplacements de magasin : gère les informations
concernant les entrepôts et les emplacements
Management qualité : définit les données prérequises pour la création
des lots de contrôle qualité.
Comptabilité/calcul des coûts : permet de gérer les données de
valorisation des stocks.

Le module de gestion des articles prend également les achats en charge, ce


qui comprend des éléments comme les données de base fournisseurs, les
fournisseurs privilégiés, les demandes d’achat et les commandes d’achat. Le
sous-module Achats propose des outils pour gérer tous les aspects de
l’approvisionnement. MRP permet de créer des demandes d’achat
manuellement ou automatiquement. Vous pouvez utiliser le système pour
vous aider à identifier les fournisseurs et simuler divers scénarios de prix. La
demande d’achat peut envisager différents scénarios de lancement d’un
document d’achat en fonction des besoins, et créer automatiquement la
commande d’achats.

Comme nous l’avons vu dans la section Comptabilité financière –


comptabilité fournisseurs, AP et le sous-module Achats sont très intimement
intégrés. La Figure 2.51 vous présente un panorama du processus
commençant par l’achat et se terminant par le règlement au fournisseur. À
chaque étape du processus, vous pouvez afficher un document et retrouver
toutes les pièces qui y sont liées. Il existe un lien direct entre la commande
d’achat, l’entrée de marchandises, la facture et le paiement au fournisseur. La
fonction Achats permet également le contrôle des factures. Elle compare les
factures fournisseurs avec les commandes d’achat associées afin de contrôler
que les quantités et montants correspondent à ceux indiqués sur la commande
d’achat ; elle vérifie en même temps que la même facture n’est pas
comptabilisée deux fois par erreur.

Figure 2.51 : Processus de paiement d’un achat

Autre secteur majeur du module MM, la gestion des stocks renseigne sur
l’endroit où les articles sont stockés et la manière dont ils sont déplacés au
sein de l’installation. Elle gère à la fois les quantités et la valeur de
l’inventaire. Toute opération affectant la quantité ou la valeur du stock est
transmise en temps réel et reportée en même temps dans le grand livre. Vous
pouvez donc consulter à tout moment votre niveau de stock et sa valeur. Cet
outil prend aussi bien en compte l’inventaire présent dans l’entrepôt et
disponible que l’inventaire commandé mais non encore reçu, l’inventaire en
transit et l’inventaire dans les contrôles qualité (la Figure 2.52 montre un
exemple de rapport de stock de l’entrepôt). Il peut également gérer des stocks
spéciaux, dont les stocks dédiés à des projets ou clients spécifiques.

Figure 2.52 : Rapport de stock de l’entrepôt

Planification de la production (PP)


Le module de planification de la production (PP) permet de contrôler toutes
les activités de production d’une entreprise. Ce processus peut commencer
par la prévision des marchandises à acheter ou fabriquer, puis poursuivre
avec les matières premières, le temps-machine et les ressources en main
d’œuvre qui seront nécessaires à la fabrication de ces marchandises. Nous
pouvons ensuite créer des ordres de production pour la production discrète,
des ordres de process ou des collecteurs de coûts pour la fabrication
répétitive, ou encore créer une combinaison de ces éléments en fonction des
besoins.

Dans les données de base utilisées dans le module PP, nous retrouvons les
nomenclatures (BOM) et les gammes. Une nomenclature est une liste des
composants du produit ou de l’assemblage, qui indique également la quantité
et l’unité utilisées pour chacun de ces composants. Une gamme décrit toutes
les étapes ou opérations nécessaires à la production de l’assemblage, donne
des indications sur la durée que devrait prendre chacune des étapes, indique
le type d’activité se déroulant lors de chaque étape ainsi que leur lieu
d’exécution. La Figure 2.53 montre comment la nomenclature et la gamme
s’imbriquent dans la planification d’un assemblage.
Figure 2.53 : Nomenclature et gamme

L’une des fonctions principales de la planification de la production est la


planification des besoins en composants (MRP). La MRP s’utilise pour
garantir la disponibilité des articles. On entend par là veiller à ce que les
articles soient achetés ou fabriqués à temps pour être utilisés en interne (dans
d’autres assemblages) ou pour être vendus. Cet outil récupère les besoins des
ventes prévues et de la production planifiée, puis prévoit la production ou les
commandes d’achats nécessaires. La planification des besoins en composants
peut se faire à différents niveaux, par exemple au niveau du sous-traitant, au
niveau de la zone d’assemblage ou au niveau de la division. La Figure 2.54
illustre une MRP au niveau de la division.

Figure 2.54 : MRP au niveau de la division

Administration des ventes (SD)


L’administration des ventes (SD) propose des fonctionnalités en relation avec
la vente de produits et de services ; on y retrouve entre autres les offres
adressées aux clients, commandes clients, avoirs, opérations d’envoi et
factures. Comme nous l’avons remarqué plus tôt, cette fonctionnalité est
intimement intégrée au module financier. Les modules de comptabilité clients
et de ventes utilisent les mêmes données de base clients, et lorsque vous
expédiez ou facturez des articles, vous générez automatiquement toutes les
pièces comptables et financières associées. La gestion des crédits et le
traitement des paiements clients sont également des composants qui sont
étroitement liés aux ventes et à la finance. La Figure 2.55 illustre le processus
de vente et son interaction avec la composante financière et la gestion des
articles.

Figure 2.55 : Administration des ventes

La détermination du prix est l’un des composants principaux du module de


l’administration des ventes. Elle décrit le calcul des prix et coûts. Elle
s’appuie sur des conditions pour représenter les circonstances prises en
compte dans le calcul des prix. Par exemple, les conditions peuvent
déterminer quel prix brut facturer à un client, et quelles déductions,
majorations, frais de transport et taxes inclure dans le prix de vente. La table
de résultats du schéma de calcul définit les types de condition valables et
l’ordre dans lequel elles apparaissent sur une commande client (voir
Figure 2.56).

Figure 2.56 : Table de résultats du schéma de calcul

Le contrôle de disponibilité est une autre des fonctions importantes de


l’administration des ventes. Il détermine automatiquement quand un produit
est disponible à l’expédition en fonction de critères tels que le délai
d’expédition et de manutention, l’inventaire disponible et le délai
d’approvisionnement ou de fabrication des marchandises à expédier. Le
contrôle de disponibilité prend également en compte le délai et la
planification de réapprovisionnement afin de déterminer quand un produit est
prêt pour la livraison (voir Figure 2.57).
Figure 2.57 : Contrôle de disponibilité

Avec la gestion des crédits, vous pouvez minimiser le risque de créances non
recouvrées. Vous pouvez fixer des limites aux clients en fonction du niveau
de risque, mettre en place des contrôles de crédit à différents stades de la
vente et bloquer les envois en fonction de ces contrôles. La gestion des
crédits est également totalement intégrée aux modules d’administration des
ventes et de comptabilité clients (voir Figure 2.58). Chaque envoi à un client
diminue le montant de leur crédit disponible, et chaque règlement
l’augmente. Vous pouvez également identifier les clients à haut risque et
paramétrer leur fiche de façon à n’accepter que les paiements comptants ou
les paiements anticipés.
Figure 2.58 : Gestion des crédits et opérations comptables

Management de la qualité (QM)


Le module Management de la qualité (QM) vous propose des outils de
gestion et de reporting pour le contrôle qualité. On y trouve par exemple la
gestion des audits, l’ingénierie qualité ainsi que l’amélioration continue de la
qualité.

Gestion de projets (PS)


On peut trouver le module Gestion de projets (PS) à la fois dans le domaine
logistique et en comptabilité. Il permet de suivre et de gérer des projets à
grande échelle tels que les constructions d’usine, ou les projets à petite
échelle tels que la rénovation d’une salle de conférence. En fonction des
besoins de l’entreprise, le module PS peut être utilisé pour construire un
logement, développer un nouveau produit ou bâtir un bien immobilier destiné
à un usage interne.

Les projets peuvent être organisés d’une manière hiérarchisée à l’aide d’un
organigramme technique de projet (OTP). Chaque organigramme peut
inclure des opérations prévues et réalisées pour la main d’œuvre,
l’approvisionnement en articles ou leur production, ou toute autre activité ou
dépense. Cet outil hiérarchise les différentes tâches du projet selon des
phases, fonctions ou objets. Il peut servir de base à la planification des
processus, des coûts et du potentiel du projet ainsi qu’à sa programmation. En
fonction des besoins de l’entreprise, vous pouvez intégrer plusieurs niveaux
d’organigramme dans un projet (exemple Figure 2.59).

Figure 2.59 : Organigramme technique de projet

On peut également utiliser des réseaux ou lots de travaux en plus des


organigrammes pour organiser et planifier un projet. Un réseau ou un lot de
travaux peut représenter une séquence d’activités au sein d’un projet. Les
deux servent de base à la planification, à l’analyse, au contrôle et au suivi des
calendriers, dates et ressources.
Les projets s’intègrent à toutes les fonctions logistiques et comptables de
SAP et ne disposent pas d’une structure organisationnelle distincte. Les
projets utilisent les mêmes éléments organisationnels que les fonctions
logistiques et comptables : périmètre analytique, société, division, domaine
fonctionnel, centre de profit et organisation d’achats.

Vous pouvez créer et gérer un projet à l’aide du Project Builder (générateur


de project, transaction CJ20N). Cette transaction peut diviser l’écran en trois
zones distinctes : l’une où vous pouvez visualiser les projets récents, l’une
affichant la hiérarchie complète de votre projet, et la dernière vous permettant
de consulter les informations détaillées sur l’objet sélectionné (projet,
organigramme technique de projet, réseau, etc.) comme illustré Figure 2.60.

Figure 2.60 : Transaction de Project Builder

2.3.5 Module des ressources humaines


Le module Ressources humaines (HR) vous permet de gérer tous types
d’informations sur vos employés ou votre personnel. Ces informations
peuvent être des données de base sur les employés, telles que les dates de
début et de fin de contrat, le service où ils sont affectés ou le responsable. Ce
module peut également prendre en compte des critères détaillés concernant la
comptabilisation du temps et le paiement, ainsi que la gestion de la formation
et la structure organisationnelle. La gestion du personnel du module HR
propose également la gestion des avantages et prestations, dans laquelle la
paie est intégrée. La base de données personnel permet d’enregistrer les
qualifications ou certifications ; celles-ci peuvent être utilisées pour attribuer
des autorisations relatives à certaines opérations. La comptabilisation du
temps vous permet d’enregistrer des durées pour des projets ou des ordres
internes spécifiques à l’aide d’une feuille de saisie des temps.
2.4 Entités organisationnelles
Dans la section 2.3, nous avons expliqué comment comptabiliser une pièce
comptable dans SAP ERP. Ce faisant, nous avons saisi une société que nous
avons désignée comme une entité organisationnelle. Nous allons à présent
nous attarder sur la notion d’entité organisationnelle : ce qu’elle recouvre, son
objet, comment la créer.

SAP ERP est une suite logicielle standard qui peut s’adapter à des entreprises
issues de différents secteurs (comme nous l’avons expliqué section 2.6).
Cependant, même au sein d’un même secteur, les structures
organisationnelles peuvent être très différentes d’une entreprise à l’autre ; il
est donc très peu plausible que deux entreprises possèdent la même. La
structure organisationnelle dans SAP ERP s’utilise pour identifier les
différentes entités composant une entreprise. Aux différentes fonctions
correspondent différentes entités organisationnelles, elles-mêmes couvertes
par différents modules SAP.

2.4.1 Tour d’horizon de la structure organisationnelle dans SAP ERP


Le plus haut échelon de l’entité organisationnelle dans le système SAP ERP
est celle du mandant. Quand nous vous avons montré comment vous
connecter au système SAP à la section 2.1.1, nous avons mentionné que vous
deviez saisir un mandant avec vos données de connexion. Vous pouvez vous
représenter le mandant comme le nœud principal d’un groupe d’entreprises
qui renfermerait toute la configuration et les données pertinentes pour toute
votre société. S’il s’agit d’une multinationale, vous la mettrez en général
entièrement sous un seul mandant (par exemple, l’entreprise internationale
« E.T. », que nous présenterons plus tard dans ce chapitre, pourrait utiliser le
mandant 800 pour ses activités à l’échelle mondiale). Si votre société se
compose de plusieurs sous-organisations indépendantes les unes des autres
(par exemple, si « E.T. » était structurée en branches américaine, européenne
et asiatique), vous pourriez en théorie leur attribuer des mandants distincts.
Cependant, les mandants ne sont pas totalement indépendants les uns des
autres ; il existe un certain nombre de paramètres qui affectent tous les
mandants du système, si bien que modifier les paramètres d’un mandant
affecterait tous les autres. Dans la pratique, par conséquent, vous aurez en
général un mandant unique dans votre système SAP ERP.

Toutes les autres entités organisationnelles au sein de SAP ERP dépendent du


mandant. Pour chaque fonction du système, telles que la comptabilité, le
contrôle de gestion, les achats, etc., il existe plusieurs entités
organisationnelles que vous pouvez utiliser pour mettre en place votre
structure organisationnelle.

Tour d’horizon des entités organisationnelles dans SAP ERP

Voici une liste des entités organisationnelles les plus


importantes dans SAP ERP :

Périmètre analytique (module CO ; base permettant une gestion


uniforme des lignes directrices et directives de comptabilité)
Périmètre de résultat (module CO ; niveau d’évaluation pour
l’analyse du compte de résultat CO-PA)
Société (module FI ; représente une unité autonome créant ses
propres états financiers)
Division (s’applique à tous les modules logistiques ; identifie un
emplacement logistique où les marchandises sont stockées et/ou
fabriquées)
Organisation commerciale (module SD ; s’utilise pour attribuer les
responsabilités des ventes au sein de l’entreprise)
Organisation d’achats (module MM ; structure l’organisation des
achats)
2.4.2 Exemple d’une structure organisationnelle
À l’aide des entités mentionnées ci-dessus, vous pouvez configurer la
structure de base de votre entreprise dans SAP ERP, comme illustré en Figure
2.61. Dans cet exemple, vous pouvez voir la structure organisationnelle
globale d’une société fictive baptisée E.T. Corporation. Comme nous l’avons
mentionné plus haut, toutes les entités sont affectées à un seul mandant (100).
La structure organisationnelle de plus haut niveau est le périmètre analytique,
auquel toutes les sociétés sont affectées. Ce procédé sert à garantir que
l’entreprise entière utilise les mêmes procédures comptables pour la gestion.
La direction de la société lancera l’exécution de rapports globaux couvrant
l’ensemble de l’entreprise au niveau du périmètre analytique pour trouver,
par exemple, le chiffre d’affaires global, si les objectifs budgétaires pour le
budget des frais généraux ont été atteints, ou si les dépenses en marketing ont
augmenté.

E.T. Corporation se compose de quatre entités légales, chacune préparant son


propre état financier tous les ans. Ces entités se situent en France, aux États-
Unis, au Royaume-Uni et en Inde. Chaque entité légale est représentée par
une société, de sorte qu’il est possible de préparer le bilan selon les principes
comptables en vigueur dans chaque pays et dans la devise locale.
Figure 2.61 : Exemple d’une structure organisationnelle dans SAP ERP

L’entreprise française mène ses activités sur deux sites différents, à Parise et
à Lyon, tandis que les autres entreprises se concentrent chacune sur un seul
site. Sur chacun des sites, E.T. Corporation exploite une usine et un entrepôt
pour produire et stocker des marchandises. Dans le cas de l’entreprise
française, même si les deux sites sont séparés physiquement, ils se trouvent
tout de même regroupés sous la même entité légale. Dans SAP, à chaque site
correspond une division, laquelle est attribuée à une société. Une société peut
se voir affecter plusieurs divisions, mais pas le contraire.

Chaque entreprise E.T. gère ses activités de vente de façon indépendante. Par
exemple, l’équipe de vente française est divisée en deux groupes : l’un, basé
à Paris couvrant tous les clients en France de l’Ouest, tandis que l’autre, basé
à Lyon, est responsable du Sud. Aux États-Unis, la vente est centralisée de
sorte à permettre aux équipes de vente de s’organiser en fonction des besoins
locaux ; E.T. Corporation utilise donc différentes organisations commerciales
dans son système SAP, une pour chaque société.

Les achats sont également centralisés. Afin de profiter au maximum des


remises auprès des fournisseurs, une des équipes est chargée de réaliser les
achats de tous les sites dans le monde. Par conséquent, il existe une seule
organisation d’achats mise en place pour E.T., attribuée à toutes les sociétés
et toutes les divisions.

2.4.3 Définir une entité organisationnelle dans SAP ERP


Comme nous l’avons mentionné au chapitre 1, un système SAP ERP peut
être utilisé par des entreprises issues de divers secteurs. Cependant, la seule
installation du système ne suffit pas pour permettre l’enregistrement de
transactions. Avant de pouvoir l’utiliser pour vos processus de gestion, vous
devez le configurer. Les entités organisationnelles que nous venons de vous
présenter représentent les fondements de la configuration de votre système,
mais il reste encore bien d’autres éléments à définir. Pour chaque processus
de gestion, il existe un grand nombre de paramètres qui doivent être
configurés correctement pour refléter votre entreprise. La configuration d’un
système SAP se fait en général lors de projets d’implémentation ou de
refonte. Dans ce type de projet, les besoins de l’entreprise sont analysés pour
être traduits dans le langage SAP (appelé également « document de
conception générale »). Ce document est ensuite utilisé dans la configuration
du système. Une fois le projet d’implémentation terminé, les paramètres ne
devraient pas avoir besoin de changer tous les jours.

La configuration du système est structurée dans un menu à part, et n’est


généralement pas accessible aux utilisateurs « normaux ». Dans SAP, ce
menu spécifique s’appelle Customizing (le terme utilisé par SAP pour la
configuration) ; il sert uniquement à gérer tous les paramètres nécessaires et
ne s’utilise pas pour modifier le système ou son code de programmation,
comme pourrait laisser entendre son nom. Le menu de configuration propose
tous les outils nécessaires à la configuration d’une structure organisationnelle
d’une entreprise et à la définition des processus de gestion. Nous allons à
présent jeter un œil à la présentation du menu de configuration ; pour illustrer
nos propos, nous nous appuierons sur l’exemple de la configuration de
l’entité organisationnelle pour une société.

Accédez au menu de configuration en parcourant le menu OUTILS •


CUSTOMIZING • IMG • TRAITEMENT DE PROJET (voir Figure 2.62). Vous
pouvez également utiliser la transaction SPRO.

Figure 2.62 : Chemin de menus vers le sous-menu Customizing

Le sous-menu CUSTOMIZING consiste en une structure d’arborescence des


menus entière, baptisée IMG (Implementation Guide, soit « guide
d’implémentation »). De par sa complexité, ce guide d’implémentation est
comparable au menu d’application standard que vous avez déjà rencontré.
Cependant, dans aucun des projets d’implémentation SAP vous n’aurez
besoin de l’intégralité de la fonctionnalité. Par conséquent, SAP vous permet
de gérer des guides d’implémentation spécifiques aux projets pour chacun
des projets que vous mettez en place ; au sein de ce guide, vous ne choisissez
que les transactions dont vous avez réellement besoin. La transaction de
traitement de projet IMG est le point de départ de toute activité réalisée dans
le Customizing (voir Figure 2.63). Si vous ne travaillez pas sur un projet en
cours, vous pouvez toujours choisir le guide d’implémentation SAP de
référence ; celui-ci contient toutes les transactions du Customizing
disponibles.

Figure 2.63 : Traitement de projet IMG

Dans les grandes lignes, le guide d’implémentation est structuré pour


correspondre aux modules SAP ; il contient également des options globales
telles que la structure organisationnelle (voir Figure 2.64).
Figure 2.64 : Guide d’implémentation SAP (IMG)

Nous allons à présent vous montrer comme créer une entité organisationnelle
dans le Customizing de SAP à l’aide d’une société exemple. Pour ce faire,
allez dans le menu STRUCTURE DE L´ENTREPRISE • DÉFINITION • COMPTABILITÉ
FINANCIÈRE • TRAITER, COPIER, SUPPRIMER, CONTRÔLER SOCIÉTÉ • TRAITER
DONNÉES SOCIÉTÉ (voir Figure 2.65).
Figure 2.65 : Créer une société

Sur cet écran, nous saisissons le code unique pour la société ET11 (« E.T.
France »), le nom de la société, et les données géographiques de base
indiquant où l’entreprise est implantée. Il vous sera également demandé
d’indiquer et de tenir à jour l’adresse exacte de la société. Une fois que vous
avez créé la société, il vous est demandé d’entrer un certain nombre de
paramètres de base avant de pouvoir l’utiliser dans la comptabilité financière.
Vous pouvez gérer ces paramètres dans le menu Customizing sous
COMPTABILITÉ FINANCIÈRE (NOUVEAU) • OPTIONS DE BASE COMPTABILITÉ
FINANCIÈRE (NOUVELLE) DONNÉES GLOBALES DE LA SOCIÉTÉ • SAISIR DES
DONNÉES GLOBALES (voir Figure 2.66). Nous n’allons pas entrer dans les
détails et expliquer tous les paramètres à disposition ici ; pour le moment,
nous nous contenterons de faire remarquer la zone du PLAN COMPTABLE. Le
plan comptable définit quels comptes financiers vous allez utiliser dans vos
sociétés et comment les comptes sont classés. Nous avons déjà rencontré la
notion de compte financier au moment où nous avons montré comment
comptabiliser une pièce financière dans la section 2.3.2.
Figure 2.66 : Données globales pour les sociétés

Vous devriez à présent comprendre dans les grandes lignes ce qu’est une
entité organisationnelle dans SAP, quelles unités de base sont à votre
disposition et quelles relations elles entretiennent. Nous avons également
rapidement expliqué ce qu’est la configuration et comment créer une entité
organisationnelle dans le menu Customizing. Nous allons maintenant nous
tourner vers le concept de « données de base » dans SAP ERP.
2.5 Données de base
Vous savez déjà ce qu’est une entité organisationnelle et ce à quoi elle sert.
Nous allons à présent vous présenter les données de base, la relation qu’elles
entretiennent avec les entités organisationnelles, et le rôle qu’elles jouent
dans les processus de gestion.

2.5.1 Que sont les données de base ?


Dans notre démonstration de la manière de comptabiliser une pièce financière
de la section 2.3, nous avons utilisé les comptes financiers pour la
comptabilisation ; dans la section 2.4.3, nous avons mentionné le plan
comptable au moment de créer une société. Un compte financier est un
exemple typique de données de base. Tout enregistrement de données est
relié à une entité organisationnelle. Par exemple, un compte financier est
associé à une société. Contrairement aux entités organisationnelles, les
enregistrements de données de base sont bien plus volumineux et bien plus
susceptibles d’être modifiés : par exemple, les coordonnées d’un client ou
d’un fournisseur peuvent changer. Il n’est pas rare qu’une entreprise de taille
moyenne compte plus de 100 000 clients ou articles dans sa base de données.

Entités données de base

Les entités données de base les plus utilisées dans SAP


ERP sont :

Les comptes financiers (pour classer les écritures comptables,


associées à une société)
Les centres de coûts (domaine de responsabilité du contrôle de
gestion, affecté à un périmètre analytique)
Les clients (une personne ou une entreprise à qui vous vendez des
produits ou services, dépendant d’une organisation commerciale)
Les fournisseurs (une personne ou une entreprise à qui vous achetez
des biens ou des services, associés à une organisation d’achats)
Les articles (un produit que vous achetez, produisez, stockez et/ou
vendez, défini par division)

Les données de base sont donc utilisées pour fournir les détails de toutes les
opérations commerciales, par exemple le compte dans lequel enregistrer les
écritures, le client concerné par la vente, le fournisseur auprès duquel vous
réalisez les achats. Elles vous aident également à maintenir la cohérence dans
vos données commerciales. Par exemple, dès que vous vendez un produit
pour la première fois, vous devez d’abord créer un enregistrement de données
de base pour celui-ci. Ce faisant, vous précisez tous les détails nécessaires
relatifs au produit tels que sa référence, sa désignation, sa classification, son
poids, son prix, etc. Lorsque vous vendez ce produit une deuxième fois, vous
pouvez tout simplement faire référence au même enregistrement de données.
Ce procédé vous aide à voir rapidement dans vos rapports de ventes si vous
avez vendu le même produit deux fois, et ainsi à identifier les produits qui se
vendent le mieux. De la même manière, vous pouvez créer des fiches clients
pour tous les partenaires commerciaux à qui vous vendez des produits.
Reconnaître le même client dans différentes opérations commerciales vous
aide à identifier qui sont vos plus gros clients. Ce type d’information est très
utile pour les services de vente et de marketing. Vous pouvez également
contrôler quels clients ont tendance à payer en retard, ce qui représente un
autre type d’information recherché, mais cette fois-ci, par le service de la
comptabilité clients.

2.5.2 Créer un enregistrement de données de base dans SAP ERP


Nous allons à présent vous montrer comment créer un compte financier. La
transaction de création de compte se trouve dans le menu sous GESTION
COMPTABLE • COMPTABILITÉ FINANCIÈRE • GRAND LIVRE • DONNÉES DE BASE •
COMPTES GÉNÉRAUX • TRAITEMENT INDIVIDUEL • DANS PLAN COMPTABLE (voir
Figure 2.67).

Figure 2.67 : Chemin de menus pour la création d’un compte

Quand vous créez un compte, vous devez entrer un certain nombre de


paramètres (voir Figure 2.68). Tout d’abord, vous devez préciser le numéro
de compte . Le groupe de comptes et le type de compte de résultat
vous aident à classer le compte au sein du bilan et du compte de résultat.
Ensuite, saisissez une désignation et un texte descriptif .

Désignation et texte descriptif

Comme nous l’avons montré dans notre exemple de


création, vous verrez parfois les zones « désignation » et
« texte descriptif ». Les textes descriptifs vous permettent
d’inscrire une description complète de l’objet, tandis que la
désignation vous permet de définir votre propre description synthétique
pour le compte. SAP utilisera automatiquement l’une des deux options en
fonction du rapport ou de la transaction que vous utilisez et de l’espace
disponible pour la description.

Figure 2.68 : Données des comptes financiers

À présent, vous devriez vous être familiarisé non seulement avec les données
organisationnelles, mais aussi avec les données de base. Ces deux concepts
constituent les fondements permettant d’établir les processus de gestion
évoqués à la section 2.2.2.
2.6 Solutions proposées en fonction du pays et du secteur d’activité
Éditeur de logiciel œuvrant à l’échelle mondiale, SAP adapte et fournit des
solutions spécifiques pour les entreprises implantées dans plusieurs pays et
couvrant plusieurs secteurs d’activité, leur permettant de répondre aux
différents besoins de l’entreprise. Ces solutions existent en plusieurs langues.

Les solutions spécifiques aux pays n’excluent aucune des fonctionnalités de


base. En revanche, elles proposent des options complémentaires pour la
configuration et la passation d’opérations commerciales en fonction du pays
et des exigences légales locales. De nombreux pays disposent de leur propre
réglementation en matière d’opérations, de feuilles de paie et d’imposition.
SAP a publié des versions spécifiques pour plus de 55 pays différents afin de
gérer ces différents besoins. Outre les besoins liés aux fonctionnalités, SAP
prend en charge plus de 38 langues différentes, permettant aux utilisateurs de
consulter le système dans leur propre langue.

En plus de ces versions spécifiques aux pays visant à garantir la conformité


aux divers impératifs des entreprises, SAP propose un certain nombre de
solutions adaptées aux secteurs d’activité afin de gérer différents besoins. Par
exemple, les commerces de détail se gèrent différemment des exploitations
minières. En fonction du secteur d’activité de votre entreprise, vous pouvez
utiliser les solutions préconfigurées de SAP pour mieux gérer vos processus
et besoins de gestion. Quelques solutions par secteur d’activité :

Aéronautique et défense
Automobile
Banque
Industrie chimique
Produits de grande consommation
Militaire, sécurité et défense
Secteur de l’ingénierie et de la construction
Santé
Hautes technologies
Enseignement supérieur et recherche
Équipement, industrie et production
Assurances
Sciences de la vie
Médias
Industries de transformation
Exploitation minière
Industrie des hydrocarbures
Prestataires de services
Secteur public
Détail
Sports et divertissement
Télécommunications
Voyage, transport et logistique
Eau et énergie
Commerce de gros
2.7 Présentation d’ABAP
ABAP (Advanced Business Application Programming) est un langage de
programmation propriétaire développé et utilisé par SAP. Une grande partie
des fonctionnalités fondamentales de SAP a été développée avec ce langage.
ABAP est également à disposition des programmeurs et développeurs de
votre entreprise. Même si l’on préfère utiliser les fonctionnalités et la
configuration de base dans SAP, il est parfois nécessaire d’ajouter des
programmes supplémentaires. Par exemple, il se peut que nous ayons besoin
d’un rapport particulier qui n’existe pas dans la liste des rapports proposés.
Dans ce cas, nous pouvons demander à nos développeurs ABAP d’écrire un
rapport sur mesure pour notre entreprise. Autre scénario, une transaction
standard peut se révéler apte à réaliser la majeure partie ce que nous avons
besoin de faire, mais ne pas correspondre tout à fait aux besoins de notre
entreprise. Ici, nous pouvons utiliser un exit utilisateur ou exit client pour
ajouter notre propre code à une fonction, sans pour autant modifier le code de
base de SAP.

Comme nous l’avons vu dans la section 1.3, nous voulons éviter de modifier
le code de base de SAP. Il faudra également être particulièrement vigilant
lors de l’ajout de code ABAP personnalisé, car tandis que les contenus et
fonctionnalités de SAP sont pris en charge et documentés par SAP, ce n’est
pas le cas de notre code. L’ajout de code peut conduire à de sérieuses
complications, notamment dès qu’il sera question de résoudre un problème
ou de réparer une erreur, de changer la configuration, d’implémenter de
nouvelles fonctionnalités ou de mettre le système à niveau. Encore une fois,
utiliser un code ABAP personnalisé sera parfois nécessaire pour une
entreprise, mais cela devra se faire en toute connaissance des fonctionnalités
de base et des implications futures de ces personnalisations.

Nous allons à présent vous montrer à quoi ressemblent les rapports ABAP,
comment créer vos propres rapports et comment lancer leur exécution.

Lancez la transaction SE38 pour vous rendre dans l’éditeur ABAP. L’éditeur
ABAP est l’outil utilisé pour afficher ou modifier le code ABAP existant,
ainsi que pour créer du nouveau code. Commençons par créer un Rapport,
qui est l’un des différents objets ABAP disponibles. À l’origine, les rapports
ABAP étaient uniquement utilisés pour « présenter » des données (des
données lues à partir de la base de données), mais vous pouvez utiliser les
rapports pour entrer des données dans la base de données également. Sur
l’écran initial de l’éditeur, précisez le nom de votre rapport dans la zone
PROGRAMME. Saisissez ZHELLOWORLD comme montré Figure 2.69.

Figure 2.69 : Éditeur ABAP

Après avoir inscrit le nom du rapport, cliquez sur le bouton CRÉER. Une boîte
de dialogue ABAP: PROPRIÉTÉS DE PROGRAMME apparaît alors, et vous
saisissez des informations complémentaires sur votre rapport. Tout d’abord, il
vous faudra donner un titre à votre rapport puis spécifier le TYPE de rapport.
Pour cet exemple, nous sélectionnerons PROGRAMME EXÉCUTABLE comme type
de rapport. Le titre sera visible quand nous commencerons le rapport et
pourra être modifié plus tard. Intitulons ce rapport « Mon premier rapport »,
comme illustré Figure 2.70. Cliquez sur SAUVEGARDER pour poursuivre.
Figure 2.70 : Attributs du programme

Nous n’en avons pas tout à fait terminé avec les propriétés ; la fenêtre CRÉER
ENTRÉE DE CATALOGUE D’OBJETS s’affichera ensuite (voir Figure 2.71). Cliquez
sur le bouton OBJET LOCAL, et la boîte de dialogue se fermera.

Figure 2.71 : Entrée au catalogue des objets


Clé développeur

Si vous travaillez dans un système de développement


standard entièrement fonctionnel (et non une version
d’essai ou de démonstration), il vous faudra préciser une
clé développeur lorsque vous créerez votre premier objet
ABAP. La clé développeur est spécifique à l’utilisateur et doit être
demandée à SAP.

Figure 2.72, les premières lignes en haut sont affichées en gris et


commencent par un astérisque, signe précédant un commentaire. Les
commentaires constituent un moyen d’entrer de la documentation au sein du
code ABAP. Les commentaires sont ignorés par le système au moment de
l’exécution du rapport.

Figure 2.72 : Code ABAP

À présent, vous pouvez remplir votre premier rapport en inscrivant WRITE


en-dessous de l’énoncé REPORT de façon à ce que le rapport complet
comprenne seulement deux lignes (qui ne sont pas des commentaires) :
REPORT ZHELLOWORLD01.
WRITE 'Hello world!'.

Pour enregistrer le rapport, servez-vous de l’icône de sauvegarde (à droite, à


côté de la zone de commande). Lancer le rapport est aussi simple que de
l’enregistrer : utilisez l’icône DIRECT comme illustré Figure 2.73.
Figure 2.73 : Lancer le rapport

Le rapport retournera le résultat montré Figure 2.74.

Figure 2.74 : Résultat du rapport

Il s’agissait ici d’un simple exemple montrant comment fonctionnent les


rapports dans SAP ERP. En fait, programmer des rapports ABAP est une
discipline à part entière, complètement différente de la gestion de la
configuration du système.
2.8 Sécurité et autorisations
SAP dispose d’un système d’autorisation détaillé qui vous permet d’autoriser
chaque utilisateur à ne faire que ce qu’il est supposé faire dans le système.
Vous pouvez limiter les transactions ainsi que les entités organisationnelles
de façon à ce qu’elles ne soient utilisées que par des employés désignés.
Ainsi, on peut s’assurer qu’un acheteur ne puisse également effectuer les
règlements ou que seul le service RH puisse accéder aux éléments de calcul
de la feuille de paie. SAP propose une séparation des responsabilités si
nécessaire. Les autorisations de transaction sont données en attribuant des
codes à des rôles et en affectant ces rôles à des utilisateurs. Dans les rôles,
vous pouvez également préciser des limitations complémentaires. Par
exemple, vous pouvez disposer de plusieurs rôles différents en comptabilité,
et limiter les droits des utilisateurs à la consultation des données de leur
propre société. La sécurité et les autorisations seront également abordées dans
la section 3.6.
2.9 Packages d’extension
Les packages d’extension constituent depuis relativement récemment la
nouvelle méthode choisie par SAP pour fournir des nouveaux outils et des
nouvelles fonctionnalités. Auparavant, tout comme dans la plupart des suites
logicielles, les nouvelles fonctionnalités nécessitaient une mise à niveau
intégrale du logiciel, une procédure qui peut demander beaucoup de temps et
de ressources, ou même perturber l’activité de l’entreprise. Les packages
d’extension ERP sont disponibles pour les clients travaillant avec ERP 6.0
(les autres produits SAP ont également leurs propres packages d’extension).
Le tout dernier package d’extension édité pour ERP est EHP7. Chacun des
packages d’extension comprend toutes les mises à jour disponibles dans les
packages antérieurs.

Le concept de package d’extension permet à SAP d’éditer des packs de


nouvelles fonctionnalités plus souvent que sous une forme nécessitant une
mise à niveau complète de la version. Même si ces packages représentent un
projet de taille pour une infrastructure informatique, ils ne constituent qu’une
« mise à niveau technique », sont bien moins complexes à mettre en place et
entraînent bien moins de perturbations que les mises à niveau complètes des
versions antérieures. Les packages d’extension proposent également des
nouvelles fonctionnalités, ou des business functions, sans nécessiter
d’implémentation ou d’« activation » immédiate. Pour voir les business
functions dans votre système, vous pouvez utiliser la transaction SFW5. Elle
vous montrera les nouvelles business functions à votre disposition, et vous
indiquera si celles-ci ont été activées dans votre système. La Figure 2.75
montre un exemple de ce type de transaction.
Figure 2.75 : Statut des business functions SFW5
3 Tour d’horizon des produits SAP
Nous avons abordé ici ce qu’est SAP ERP et évoqué toutes ses
fonctionnalités. SAP propose toute une variété d’autres produits et outils
que nous allons à présent présenter dans ce chapitre. Nous
commencerons par les solutions pour les petites et moyennes entreprises
qui ne souhaitent pas disposer d’un système SAP ERP complet. Ensuite,
nous passerons aux packages Business Intelligence de SAP. Nous nous
tournerons également vers la gestion de la relation avec les clients et les
fournisseurs, la gestion de la conformité et la gestion du personnel. En
dernier lieu, nous aborderons certaines des dernières tendances dans le
développement de SAP.
3.1 Les solutions pour petites et moyennes entreprises
Implémenter une version intégrale de SAP ERP peut certes s’avérer lourd ou
trop coûteux à gérer pour les petites et moyennes entreprises. Cependant, ces
dernières auront tout de même besoin d’outils dépassant le simple package de
comptabilité pour gérer leur entreprise. SAP propose des solutions pouvant
aider une petite entreprise à pénétrer dans le monde des ERP à l’aide de
différentes options d’implémentation permettant d’adapter l’outil à la taille et
aux besoins de l’entreprise.

3.1.1 SAP Business One


SAP Business One est une suite logicielle développée par l’entreprise
israélienne TopManage, rachetée par SAP en 2002. Cette suite est conçue
pour les petites entreprises qui veulent pouvoir intégrer tous leurs processus
tout en se réservant une marge de croissance ; elle peut prendre en charge
tous les secteurs d’activité. Business One constitue le point d’entrée le plus
abordable à un ERP proposé par SAP. Cet outil convient tout
particulièrement aux entreprises pour lesquelles les suites logicielles
focalisées sur la seule comptabilité ne suffisent plus et qui souhaitent y
intégrer leurs autres solutions et processus. SAP Business One couvre les
modules fonctionnels suivants :

Finances
Opportunités
Ventes – A/R
Achats – A/P
Partenaires commerciaux
Banque
Inventaire
Ressources
Production
Planification des besoins en composants
Services
Ressources humaines

Business One peut être implémenté très rapidement, en général en deux à


quatre semaines. SAP propose également un package de démarrage Business
One qui peut être installé en trois jours seulement. La suite logicielle
Business One met aussi à disposition des applications mobiles qui vous
permettent de gérer votre entreprise à partir de n’importe quelle plateforme.
Tout comme SAP ERP, Business One peut fournir des processus de gestion
intégrés, mais sans la fonctionnalité complète ou la complexité d’une suite
ERP intégrale. Cet outil peut être déployé sur site, en tant que solution
hébergée ou sur demande (dans le cloud). La Figure 3.1 présente une capture
d’écran de l’interface utilisateur Business One.

Figure 3.1 : SAP Business One

Comme la suite Business One n’a pas été développée par SAP, elle est
totalement différente de SAP ERP. Les concepts, entités organisationnelles et
données de base des deux systèmes présentent d’énormes différences.
Business One n’est pas écrit en ABAP ; le système peut être développé à
l’aide du kit « Business One SDK ».

3.1.2 SAP Business ByDesign


SAP Business ByDesign est une solution SaaS (« software as a service », soit
« logiciel en tant que service »), déployée sur demande (dans le cloud). Elle
est conçue pour les entreprises de petite à moyenne taille ou les filiales à forte
croissance disposant cependant d’une infrastructure informatique limitée. Elle
est uniquement disponible dans le cloud, et la prise en charge des secteurs
d’activité est limitée (principalement les secteurs de la production et de la
grande distribution). À l’instar de Business One, Business ByDesign propose
des solutions d’intégration des processus de gestion et d’analyse approfondie,
mais sans la complexité de l’installation d’une solution ERP intégrale. Les
fonctionnalités de Business ByDesign :

Gestion de projet
Gestion de la relation client
Ressources humaines
Finance
Approvisionnement
Gestion de la chaîne logistique
Fabrication
Prestataires de services
Commerce de gros

Cette solution étant hébergée dans le cloud, son concept sous-jacent est
entièrement différent de celui de SAP ERP. Les clients choisissent leurs
fonctionnalités parmi celles qui sont à leur disposition. Ce système n’a pas la
grande souplesse de SAP ERP, mais il demande beaucoup moins de
configuration.
3.2 Business Intelligence (BI)
Business Intelligence est un ensemble d’outils et de technologies conçu pour
transformer de gros volumes de données en informations utiles, notamment
sous forme de tableaux de bord et autres outils d’analyse visuelle. Les outils
BI peuvent compiler des données à partir de sources multiples ou de systèmes
transactionnels, et permettent aux entreprises de passer en revue, analyser,
interroger et générer des rapports sur les activités existantes ainsi que de
réaliser rapidement des prévisions. SAP dispose de plusieurs outils BI
différents, dont les suites logicielles BusinessObjects et Business Warehouse.

3.2.1 Business Warehouse (BW)


Business Warehouse constitue l’une des premières entrées dans le monde BI
de SAP. Business Warehouse est une solution d’analyse et de stockage de
données intégrée relativement simple pour les utilisateurs de SAP ERP. Elle
est également pratique pour les entreprises disposant de plusieurs ERP qui
ont besoin de recueillir des sources de données diverses pour les regrouper en
un unique entrepôt de données (EDW). En fonction de la configuration du
système, BW peut générer des vues de données et des rapports en temps réel
ou périodiques.

Pour les entreprises utilisant SAP ERP ou d’autres produits SAP, Business
Warehouse fournit des contenus standard très riches. Les données sont
organisées en InfoCubes (voir Figure 3.2), des entités qui peuvent être
décrites comme des entrepôts de données multidimensionnels grâce auxquels
l’analyse peut être réalisée selon des critères divers ; on pourrait se les
représenter comme des feuilles de calcul sous-jacentes à un tableau croisé
dynamique, mais à une échelle bien plus grande. Des InfoProviders peuvent
combiner les InfoCubes avec d’autres données ou sources de métadonnées.
Outre les InfoCubes et InfoProviders standard, BW propose de nombreux
classeurs, rôles, rapports, requêtes, etc., standard. Ils peuvent être utilisés tels
quels, ou copiés et modifiés en fonction des besoins de l’entreprise. Il est
possible de combiner plusieurs InfoProviders en un MultiProvider. Ainsi, par
exemple, vous pouvez associer les données d’un InfoProvider d’achats et
d’un InfoProvider de gestion des articles tout en interrogeant une série de
données en même temps. Cet outil apporte bien plus d’avantages que la
technique courante qui consiste à extraire les données à partir de tables
multiples, lancer plusieurs fois la fonction VLOOKUP pour combiner ces
informations puis les reporter dans un tableau croisé dynamique.

Figure 3.2 : InfoCube multidimensionnel

Entreposage de données
L’entreposage de données est l’un des usages premiers de Business
Warehouse. Mais cet outil ne se réduit pas au simple recueil de données :
dans Business Warehouse, vous pouvez également intégrer des données de
plusieurs systèmes. Il existe de nombreux cas dans lesquels nous avons
besoin de modifier des données et de les intégrer pour que les points de
données des sources multiples correspondent. Business Warehouse peut
également servir pour ces opérations. Par exemple, un « centre de coûts »
dans SAP peut être considéré comme un « service » dans un autre système.
Les outils d’entreposage de données de Business Warehouse peuvent
s’utiliser pour définir ces règles et consolider les données dans un seul
entrepôt.

Business Warehouse peut également servir de zone de préparation des


données. Par exemple, vous pouvez avoir besoin d’envoyer des données
depuis vos systèmes ERP vers un outil tiers, tel qu’un système d’ingénierie.
Plutôt que d’extraire les données directement de plusieurs ERP et d’exécuter
des scripts ou de manipuler les données à la main, vous pouvez demander à
Business Warehouse de transformer et de préparer les données pour vous.

Business Warehouse s’intègre également directement à la suite Business


Explorer (BEx) de SAP. Business Explorer est un ensemble d’outils pouvant
être utilisés (dans la plupart des cas) directement par l’utilisateur final au sein
de l’entreprise pour accéder aux données de Business Warehouse. Il compte
des outils tels que BEx Query Designer, BEx Analyzer, BEx Web et BEx
Information Broadcasting.

BEx Query Designer


BEx Query Designer fournit la fonctionnalité de base permettant de définir
les requêtes pour les données de Business Warehouse. Les requêtes créées
dans BEx Query Designer peuvent servir dans BEx Web, BEx Analyzer et
BEx Broadcaster. BEx Query Designer est comparable à un tableau croisé
dynamique très puissant. Dans Query Designer, vous pouvez définir les
caractéristiques et les ratios que vous souhaitez voir dans les lignes et les
colonnes. Vous pouvez filtrer les données pour trouver une requête complète,
ou vous pouvez filtrer en fonction de caractéristiques spécifiques. Les
caractéristiques peuvent être définies à l’aide de nombreuses variables
standard telles que la date. Vous pouvez paramétrer la requête pour qu’elle
s’exécute sur une plage de périodes, sur des périodes données, sur un
exercice glissant, plusieurs trimestres, etc. L’outil permet de calculer des
ratios selon les besoins, par exemple pour calculer la variation entre deux
ratios tels que réalisé et prévu. Vous pouvez accéder à BEx Query Designer
directement ou via d’autres domaines tels que BEx Web ou BEx Analyzer.

BEx Analyzer
BEx Analyzer fonctionne comme une macro complémentaire d’Excel. Il
propose aux utilisateurs l’interface Excel habituelle, mais avec la possibilité
de lancer, créer et modifier des requêtes BEx, permettant d’accéder à un
grand volume de données. En vous appuyant sur les données contenues dans
la requête via Query Designer, vous pouvez également lancer des opérations
telles que le filtrage avancé des données, la permutation des colonnes ou
lignes et l’affichage de graphiques et diagrammes. Grâce aux fonctionnalités
Excel, vous pouvez ajouter des formules et calculs, formater des données et
enregistrer vos résultats hors ligne.

BEx Web
BEx Web fournit divers outils pour l’analyse des données et la génération de
rapports basées sur le web. Plutôt que de se connecter à BEx Analyzer et de
rechercher une requête spécifique, un utilisateur peut accéder à un site web
auquel vous avez fourni des rapports ou requêtes BEx. Cela peut se révéler
très pratique pour les employés de la direction qui n’ont pas besoin de créer
ou de mettre à jour leurs propres requêtes, mais qui ont uniquement besoin de
voir les informations nécessaires à la gestion de l’entreprise. Il existe de
nombreux outils web BEx, disponibles selon les besoins des utilisateurs de
l’entreprise. Parmi ceux-ci, on compte Web Application Designer, Web
Applications, Web Analyzer et Enterprise Reporting.

BEx Broadcaster
BEx Broadcaster propose des fonctions encore plus pratiques pour les gérants
d’entreprise. À l’aide de BEx Broadcaster, ceux-ci peuvent envoyer
automatiquement les requêtes et rapports aux utilisateurs par e-mail. Par
exemple, vous pouvez utiliser Query Designer pour créer une requête sur les
données de qualité de votre entreprise par unité opérationnelle, puis utiliser
Broadcaster pour envoyer automatiquement l’évolution tous les matins aux
responsables compétents.

3.2.2 BusinessObjects
SAP BusinessObjects (également appelé BO ou BOBJ) a été racheté par SAP
en 2007. BusinessObjects peut s’intégrer directement à Business Warehouse.
Par exemple, l’entrepôt de données de Business Warehouse peut fournir des
données utilisées dans les rapports et tableaux de bord BusinessObjects. Dans
cet exemple, Business Warehouse fait office d’entrepôt de données pour
entreprise (EDW), et BusinessObjects fournit à l’utilisateur les outils de
reporting. SAP propose également différentes autres méthodes pour extraire
des données de SAP ou d’autres systèmes, et les envoyer directement dans le
backend de BusinessObjects.

La terminologie employée dans BusinessObjects est différente de celle


utilisée dans Business Warehouse. Par exemple, dans Business Warehouse,
on utilise des termes tels que InfoCube ou InfoProvider, tandis que
BusinessObjects parlera d’univers. Là où Business Warehouse a des
caractéristiques, BusinessObjects a des dimensions. De la même manière,
Business Warehouse propose des ratios là où BusinessObjects utilise des
mesures.

BusinessObjects couvre une grande variété d’outils de reporting, de gestion


de la performance, de planification et de tableaux de bord ; son but est de
fournir des analyses simples, élégantes et puissantes à l’entreprise. Certains
de ces outils, mais pas tous, seront présentés dans les sections suivantes.

Web Intelligence (WebI)


Web Intelligence (Webl) propose aux utilisateurs un environnement en libre-
service qui leur permet de créer et de lancer des requêtes ad hoc ainsi que des
rapports interactifs, sans pour autant nécessiter de solides connaissances de la
structure sous-jacente. Cet outil possède également des fonctions permettant
la création de graphiques et outils de visualisation, notamment des
diagrammes à bulles, cartes de chaleur, histogrammes empilés et nuages de
mots-clés (voir Figure 3.3).

Figure 3.3 : Visualisations avancées proposées par Web Intelligence

Crystal Reports
Crystal Reports est un autre outil de reporting proposant des rapports et
formats de visualisation de données interactifs et formatés. La Figure 3.4
présente un exemple de rapport. Crystal Reports peut s’intégrer aux tableaux
de bord BusinessObjects et fournir plus de 40 types de représentations
graphiques. Cet outil vous permet également de programmer et de publier des
rapports selon vos besoins.
Figure 3.4 : Exemple de rapport Crystal Reports

Design Studio
Design Studio est la solution de création de tableaux de bord SAP. La prise
en charge de BusinessObjects Dashboards (précédemment connu sous le nom
Xcelcius) devrait être maintenue, et cet outil devrait encore connaître une
légère évolution ; cependant, les efforts de développement de SAP seront
surtout consacrés à Design Studio. Dashboards utilise Flash pour créer des
représentations visuelles et des tableaux de bord sur le web. Cependant, Flash
pose des problèmes au niveau du développement d’outils de tableaux de bord
pour les appareils mobiles. Design Studio repose sur HTML5, ce qui permet
aux utilisateurs de créer facilement des applications d’analyse et des tableaux
de bord adaptés aux navigateurs ou appareils mobiles sur une grande variété
de sources de données.

Analysis Office
Pour créer Analysis Office, SAP a fusionné le reporting basé sur NetWeaver
avec BEx (Business Explorer). BEx propose des fonctions de requête et de
mise en forme graphique entièrement compatibles avec Microsoft Excel, mais
sans certaines fonctions d’Excel, telles que l’ajout de tableaux dynamiques
croisés. Analysis Office offre des fonctionnalités plus puissantes, notamment
la possibilité d’ajouter des tableaux croisés dynamiques, en plus d’une
intégration à Microsoft PowerPoint. Analysis Office peut également prendre
en charge le formatage, vous permettant de créer des rapports et tableaux de
bord plus attrayants et faciles à comprendre (voir Figure 3.5).

Figure 3.5 : Analysis Office dans Excel

Grâce à l’intégration à PowerPoint, vous pouvez insérer un rapport (table ou


graphique) dans une présentation, et rafraîchir la présentation à chaque
période de reporting sans avoir à recréer votre présentation ou rapport (voir
Figure 3.6). Avec BEx, vous pouvez également insérer un rapport dans une
présentation PowerPoint, mais il vous faudrait répéter ce travail à chaque
période. Analysis Office peut également utiliser les rapports BEx existants ;
vous pouvez ainsi profiter des fonctionnalités avancées d’Analysis Office
sans avoir à recréer tous vos rapports existants.
Figure 3.6 : Analysis Office dans PowerPoint

Lumira
Lumira est un outil de visualisation des données puissant que vous pouvez
utiliser pour créer facilement des cartes, graphiques et infographies
interactifs. Lumira est à même de gérer de gros volumes de données d’une
grande variété de sources, dont Excel ou les fichiers CSV, et les grandes
bases de données (SAP ou non). Lumira propose des fonctionnalités pour les
appareils de bureau ou mobiles, offrant une expérience utilisateur uniforme
sur différentes plateformes. La Figure 3.7 en montre un exemple.
Figure 3.7 : Interface utilisateur Lumira

Lumira fournit des outils de visualisation des données en libre-service qui


non seulement proposent une interface utilisateur intuitive, mais permettent
également d’utiliser des outils de développeurs plus puissants grâce à des
extensions de visualisation et d’accès aux données. Un grand nombre de ces
extensions sont développées par la communauté d’utilisateurs et de
développeurs Lumira, donnant l’occasion aux utilisateurs de partager leur
expertise avec d’autres travaillant dans d’autres entreprises et secteurs
d’activité. La Figure 3.8, la Figure 3.9, et la Figure 3.10 présentent des
exemples de la manière dont on peut personnaliser un affichage Lumira pour
différents secteurs d’activité et différentes sources d’information.
Figure 3.8 : Créer une visualisation personnalisée dans Lumira

Figure 3.9 : Visualisation personnalisée Lumira : carte de chaleur sur terrain de football
Figure 3.10 : Visualisation personnalisée Lumira : diagramme en arcs

SAP propose des formations, didacticiels et vidéos sur l’utilisation de Lumira


et sur son installation dans des entreprises issues de secteurs variés, en plus
de versions d’essai gratuites du produit.

Ressources SAP sur Lumira

Rendez-vous sur la page Lumira de SAP à l’adresse


http://go.sap.com/product/analytics/lumira.html. Sous
Communauté et Support, vous trouverez des tutoriels,
démonstrations, événements, émissions web, guides de
l’utilisateur et blogs. Vous y trouverez également un conseil pour le
design et même un concours de visualisations.

Produits de pilotage des performances d’entreprise (EPM)


Les produits de pilotage des performances d’entreprise (EPM) sont
composés d’une variété de solutions logicielles vous assistant dans la gestion
de la performance de l’entreprise. Parmi ces outils, on compte la
consolidation financière, la gestion des déclarations ainsi que la planification,
budgétisation et prévision. Ils aident à mesurer les objectifs et performances
et communiquent ces résultats à toute l’entreprise.

3.2.3 Business Planning and Consolidation (BPC)


Business Planning and Consolidation (BPC) est le résultat de l’acquisition
par SAP d’OutlookSoft en 2007. BPC propose des outils de prévision et de
planification conviviaux. BPC peut être utilisé à l’aide d’une macro Excel
complémentaire, ce qui permet aux utilisateurs de se connecter directement à
des données systèmes d’une source tout en disposant d’une interface qui leur
est familière. Cette sensation de familiarité et de facilité d’accès peut
contribuer à faciliter la formation et l’adoption par l’utilisateur. En outre,
BPC nécessite bien moins de gestion de la part du service informatique que
certains systèmes traditionnels. Une grande partie de l’administration peut
être gérée directement par l’entreprise, avec une intervention minimale du
service informatique. Cet outil aide donc à maîtriser le temps et les coûts
supplémentaires nécessaires à la gestion des changements et à
l’administration au quotidien. La console d’administration est basée sur le
web et propose une interface utilisateur claire et intuitive (voir Figure 3.11).
Figure 3.11 : Console d’administration BPC 10 basée sur le web

Il existe deux plateformes BPC : une version Microsoft et une version


NetWeaver. Les deux versions offrent la même facilité d’utilisation pour les
utilisateurs finaux. La différence se trouve dans la base de données backend
et l’administration de BPC.

BPC regroupe plusieurs fonctionnalités en un unique outil intégré dédié à


deux processus financiers : les consolidations financières et la
planification/prévision financière. BPC permet d’automatiser un grand
nombre de tâches impliquées dans le processus de consolidation, notamment
les éliminations de chiffres d’affaires intra-groupe et les conversions de
devise. Pour la planification et la prévision, de multiples versions peuvent
être utilisées pour faire la distinction entre les plans de gestion annuels ou les
ajustements trimestriels, par exemple. Cet outil propose également des
contrôles de vérification pour vous aider à suivre les activités dans votre
système (voir Figure 3.12).
Figure 3.12 : Rapport d’audit BPC

3.2.4 Gestion des déclarations


La gestion des déclarations vous aide à gérer la production et l’archivage des
états financiers et déclarations réglementaires. Cette suite de produits aide à
automatiser, rationaliser et ajouter un aspect collaboratif au processus de
reporting d’entreprise. Elle vous permet de publier des états et rapports sous
divers formats, dont le format XBRL, et contribue à garantir la conformité
avec les normes IFRS, GAAP et autres normes nationales. Des workflows et
une fonction de gestion des versions vous aident à attribuer des
responsabilités, suivre l’évolution et valider les modifications.

3.2.5 Profitability and Cost Management


La solution Profitability and Cost Management (PCM) (soit « Gestion de la
rentabilité et des coûts ») met à votre disposition des outils permettant des
analyses de la performance détaillées. Grâce à une approche de type activity-
based costing (ABC), vous pouvez lancer des scénarios de simulation en
configurant diverses dimensions et caractéristiques. Ces outils peuvent vous
aider à suivre la rentabilité de lignes de produits ou de clients, et à identifier
les points où les ressources pourraient être mieux mises à profit.
3.3 Customer Relationship Management (CRM)
La suite logicielle Customer Relationship Management (CRM) (« Gestion de
la relation client ») se concentre sur les domaines de l’engagement du client
et de l’interaction avec celui-ci. Ces outils vont au-delà du simple processus
commande-encaissement et incluent la vente, le marketing, le service à la
clientèle, l’e-commerce et les réseaux sociaux, offrant une expérience clients
omnicanale. De nombreux outils CRM de SAP proviennent de l’acquisition
d’hybris en 2013.

3.3.1 Commerce
L’ensemble des outils d’e-commerce CRM comprend la gestion du
commerce omnicanal, la gestion des données de base pour le commerce et la
gestion de l’innovation en termes de facturation et de revenus.

Le package de gestion du commerce omnicanal peut aider à fournir une


expérience cohérente et uniforme sur de nombreux points d’accès client,
notamment sur téléphone portable, navigateur web, centre d’appels, ou même
en personne. II peut contribuer à apporter une plus grande satisfaction au
client à travers la personnalisation, la gestion des recherches et l’expérience
de la découverte, en fournissant des modes de traitement des commandes
souples.

L’outil de gestion des données de base pour le commerce vous assiste dans la
gestion et la consolidation des données produit, marketing et client à partir de
plateformes diverses. Vos données peuvent ainsi bénéficier d’une plus grande
cohérence entre les différentes plateformes. Cet outil peut également vous
aider à localiser les données dans différentes régions ou différents pays.

L’une des fonctionnalités de la gestion de l’innovation en termes de


facturation et de revenus vous permet de modifier rapidement les modèles de
détermination du prix afin d’en améliorer la visibilité et la planification. Cet
outil peut également aider à cibler les offres en fonction des clients et gérer
des modèles de détermination du prix flexibles.

3.3.2 Marketing
Les outils marketing du module CRM comptent notamment les solutions
Rapidité et réactivité de commercialisation, Des expériences client uniques,
et Données sur les clients en temps réel. Tous ces outils vous aident à gérer le
processus et l’expérience marketing. Ils peuvent être utilisés pour organiser
des campagnes marketing et vous permettre de commercialiser vos produits
en fonction de clients particuliers. Vous pouvez rapidement vous faire une
idée de l’activité d’un client et de ses désirs et personnaliser vos plans
marketing en fonction de ces renseignements. Outre le marketing
personnalisé, vous pouvez également vous servir des réseaux sociaux et de la
gestion de l’expérience basée sur le web, et gérer des programmes de fidélité
et de récompense des clients. La solution de données en temps réel est à
même de recueillir des données issues de sources variées et peut vous aider à
identifier et à cibler les clients en fonction de ces informations.

3.3.3 Ventes
Les outils de ventes CRM comprennent la Gestion des performances de
ventes, l’Automatisation des forces de vente, la Gestion collaborative des
offres et des commandes et la Vente via les centres de contact. Ces outils
contribuent à l’amélioration des performances et permettent de fournir des
outils aux commerciaux. Vous pouvez commencer par la planification et le
suivi des ventes, l’analyse des performances de vente, la mise en place de la
collaboration et la gestion des territoires et commissions de vente. Ces outils
de vente peuvent être activés sur tout appareil, permettant aux attachés
commerciaux de se tenir au courant des activités. La Figure 3.13 montre un
exemple de tableau de bord d’analyse des ventes dans CRM. Un autre des
avantages des outils de vente CRM est la possibilité d’obtenir des
recommandations intelligentes pour les opportunités de cross-selling et d’up-
selling, que ce soit via un centre d’appels ou en personne.
Figure 3.13 : Tableau de bord d’analyse des ventes de CRM
3.4 Supplier Relationship Management (SRM)
La solution Supplier Relationship Management (SRM, soit « Gestion de la
relation fournisseur ») propose des outils permettant de gérer les relations
avec les fournisseurs et le processus d’approvisionnement. Grâce à SRM,
vous pouvez automatiser les processus d’achat et renforcer la conformité avec
les politiques d’achats dans l’ensemble de l’entreprise. Ce logiciel vous aide
également à obtenir une plus grande visibilité dans vos relations avec les
fournisseurs.

Grâce à SRM, vous pouvez optimiser vos processus d’approvisionnement :


les automatiser vous permet de réduire les temps et les coûts de traitement
tout en vous faisant gagner sur les plans de la cohérence et de la conformité.
SRM vous offre également la possibilité d’améliorer les communications
avec les fournisseurs et l’intégration au sein de vos propres systèmes. Les
fournisseurs peuvent gérer leur catalogue et fournir la disponibilité des prix
en temps réel, rendant ainsi les données plus précises. SRM permet
également une grande visibilité dans les contrats, combinant et consolidant
les données sur les contrats sur différents systèmes et à différents endroits.

Outre les améliorations sur le plan opérationnel, SRM fournit également des
outils de reporting et d’analyse. Il peut ainsi vous aider à identifier les
opportunités d’amélioration de la conformité et des dépenses globales.
3.5 Gestion de la chaîne logistique (SCM)
Le logiciel de gestion de la chaîne logistique (« Supply Chain Management »
ou SCM) vous aide à gérer toutes les activités de la logistique, de
l’approvisionnement, du sourçage et de la production au sein de votre
entreprise. Il prend ainsi en charge les aspects suivants : l’achat de biens ou
de services, la gestion des stocks, la programmation des ventes et la
planification des opérations. Nous nous attarderons plus loin sur certains des
outils SCM.

3.5.1 Advanced Planning and Optimization (APO)


Advanced Planning and Optimization (APO) est un autre des outils aidant à
gérer la chaîne d’approvisionnement. Il peut intégrer votre système ERP
(SAP ou autre), et dispose d’une fonctionnalité de planification plus avancée.
Il peut surveiller automatiquement des variables complexes telles que la
disponibilité des matières premières, les délais de production et la demande
client pour aider à programmer et optimiser le processus de production. APO
peut également planifier à la fois le matériel et la capacité, et programmer la
production en fonction, plutôt que de gérer ces facteurs séparément (et
souvent manuellement). La Figure 3.14 illustre le flux et l’harmonisation
entre le système ERP et APO.
Figure 3.14 : Flux du processus et harmonisation entre SAP ERP et APO

3.5.2 Planification des opérations, des stocks et des ventes


La fonctionnalité de planification des opérations et des stocks de SAP peut
aider à équilibrer l’offre et la demande d’une entreprise et à planifier en
fonction des besoins. Elle permet ainsi d’optimiser les niveaux de stocks et
d’éviter les excès et pénuries d’articles en stock. Un autre des avantages
majeurs proposés par la solution est la possibilité d’intégrer des objectifs
financiers et de les aligner sur ceux des ventes et opérations, permettant ainsi
d’éliminer les erreurs de communication au moment de préparer les
prévisions annuelles.

Gestion des entrepôts


La gestion des entrepôts étendue peut contribuer à optimiser les entrepôts et
les opérations de distribution. Vous pouvez utiliser ces outils pour contrôler
les activités et gérer les mouvements dans les entrepôts. En outre, cet outil
peut vous aider à gérer la qualité, la sécurité et l’aspect de l’automatisation.
3.6 Gestion de la gouvernance, des risques et de la conformité (GRC)
La solution de gestion de la gouvernance, des risques et de la conformité
(GRC) met à votre disposition une variété d’outils permettant de gérer les
risques et les fraudes, les contrôles internes, la gouvernance de l’entreprise et
la conformité réglementaire. Parmi ces outils, nous trouvons Access Control
et Global Trade Services.

3.6.1 Access Control


Dans de nombreuses entreprises, la séparation des responsabilités et les
contrôles internes sont gérés manuellement, nécessitant de gros efforts pour
identifier et remédier à tout problème émanant de la séparation des
responsabilités. Access Control fournit des outils permettant d’établir des
rôles pour les accès utilisateur, afin de veiller à ce que les utilisateurs aient
accès aux informations et transactions appropriées. Cet outil analyse et
identifie également les problèmes relevant de la séparation des
responsabilités et se présente comme un point d’archivage des activités
d’atténuation et de notes. Les utilisateurs peuvent utiliser Access Control
pour demander de nouvelles autorisations qui peuvent orienter les workflows
des rôles d’approbation et d’attribution des privilèges d’accès. Figure 3.15,
vous trouverez un exemple de tableau de bord dédié à la violation de risques
illustrant les points où l’entreprise pourrait avoir besoin de revoir ou
d’atténuer les risques potentiels liés aux contrôles.
Figure 3.15 : Tableau de bord dédié à la violation de risques GRC

3.6.2 Global Trade Services


Les échanges et le commerce à l’échelle mondiale prennent de plus en plus
d’importance quel que soit le type d’entreprise. La solution Global Trade
Services (GTS) met à disposition des outils et méthodes permettant une
gestion centralisée des échanges mondiaux. Elle constitue également un
dépôt central pour toutes les données et tous les contenus concernant les
données de base. GTS peut gérer à la fois les importations et les exportations,
offrant de nouvelles fonctionnalités au niveau des ventes mais aussi au niveau
des achats. Les composant principaux de GTS sont Compliance management
(« Gestion de la conformité »), Customs mangement (« Gestion des
douanes »), Risk management (« Gestion du risque ») et Electronic
Compliance Reporting (« Rapport de conformité électronique », voir Figure
3.16).

Figure 3.16 : Composants de SAP GTS

Le composant de gestion des exportations est à même de gérer les


réglementations en matière de commerce et les exigences locales de plus de
25 pays, vous permettant de vous passer de recherches pays par pays et de
trouver une méthode pour assurer la conformité dans chacun de ces pays. Il
prend également en charge la conformité avec les politiques régionales telles
que la réglementation sur le commerce international des armes et le système
européen d’information des mouvements et des contrôles des produits soumis
à accises. Offrir un emplacement unique pour stocker et gérer ces procédures
permet d’assurer la cohérence et une automatisation qui ne pourraient pas être
possibles sans un outil tel que GTS. Cette automatisation permet aux
entreprises d’augmenter leurs volumes et leur capacité.
GTS peut être intégré à SAP ERP ou à tout autre système ERP. Cette
caractéristique permet de vérifier en temps réel que toutes les opérations de
commerce mondiales sont conformes à toutes les réglementations de
commerce et n’entrent pas en conflit avec la liste des pays sous sanctions. Si
une opération ne passe pas au contrôle de conformité, elle est identifiée pour
pouvoir être révisée et corrigée. Cet outil peut également générer
automatiquement une documentation et des contenus pour les autorités
douanières, qui aident à accélérer les opérations au niveau des douanes. Les
contrôles et validations en temps réel permettent également de réaliser des
économies en éliminant les erreurs et en rationalisant les processus et la
conformité.
3.7 NetWeaver
SAP NetWeaver constitue la base technique de nombreux outils et logiciels
SAP. Il permet la composition, la mise à disposition et la gestion
d’applications SAP et non SAP au sein d’un environnement logiciel
hétérogène. Il s’agit d’une plateforme technologique ouverte, disposant d’un
ensemble d’outils exhaustif permettant la gestion et l’intégration
d’applications et d’informations d’entreprise issues de presque n’importe
quelle source ou technologie.

3.7.1 NetWeaver Portal


NetWeaver Portal se présente comme un point d’accès unique et permet
d’offrir un visage unique à l’utilisateur quelle que soit l’application, la source
d’information et les services SAP ou non SAP qu’il utilise. Il dispose d’un
contenu accessible selon les postes, qui permet aux utilisateurs de visualiser
les informations qui leur sont pertinentes, et aux administrateurs de limiter
l’accès aux informations. Les administrateurs et développeurs peuvent
également modifier la présentation du portail. Celui-ci peut être personnalisé
en fonction des besoins de l’entreprise grâce à un éditeur de thèmes et des
nouvelles mises en forme pour les pages. Ces caractéristiques permettent à
NetWeaver Portal de servir de point d’accès aux systèmes et informations de
l’entreprise à l’interface uniforme, ou d’intranet d’entreprise.

NetWeaver Portal dispose également de fonctionnalités permettant la


collaboration. Avec Enterprise Workspaces, les utilisateurs peuvent intégrer
et organiser des contenus provenant de systèmes SAP et non SAP. Les
espaces de travail proposés peuvent être aussi bien personnels que partagés
avec une équipe. NetWeaver Portal propose des Wikis, fournissant un cadre
flexible et convivial pour le partage des connaissances et informations entre
utilisateurs. NetWeaver Portal met également à disposition des outils de
collaboration tels que des forums et des collaboration rooms. Figure 3.17,
vous trouverez un exemple d’espace de travail proposé par NetWeaver Portal
avec un contenu personnalisé.

Figure 3.17 : Espace de travail personnel NetWeaver avec un contenu personnalisé

3.7.2 NetWeaver Lifecycle Management


Lifecycle Management (« Gestion du cycle de vie ») aide votre service
informatique à installer et exploiter des processus de gestion cruciaux tout en
tirant parti des investissements dans les technologies existantes. Cet outil met
à disposition des processus, outils, meilleures pratiques et services pour gérer
les solutions SAP et non SAP tout au long du cycle de vie de l’application.
Pour les solutions SAP, Lifecycle Management peut prendre en charge les
mises à niveau ou les applications des packs d’extension. SAP Solution
Manager constitue l’un des outils principaux de la gestion du cycle de vie ; il
vous permet de gérer non seulement les mises à niveau, mais également les
contrôles de modification, la gestion des tests, les améliorations de processus
de gestion et la maintenance du système.

3.7.3 Alert Management System


La solution Alert Management System de SAP fournit des informations à jour
sur les processus vitaux. Imaginons que vous vous trouvez dans le cas où des
ordres pour la facturation client sont exécutés en arrière-plan. Si ces ordres
n’aboutissent pas et que personne ne le remarque, vous pourriez avoir des
problèmes au niveau de la constatation des produits et du reporting financier.
Grâce à l’Alert Management System, vous pouvez définir des situations
critiques et configurer des scénarios d’alerte. Vous pouvez également choisir
le mode d’envoi de ces alertes. Elles peuvent être transmises à des utilisateurs
ou groupes spécifiques par e-mail, SMS ou à la corbeille d’arrivée des alertes.
Il est possible de créer des alertes pour toutes les applications SAP. Si un
utilisateur reçoit à temps les alertes à propos de situations critiques, il peut
prendre immédiatement les mesures qui conviennent pour empêcher que le
problème ne persiste.
3.8 SuccessFactors
En plus du module de ressources humaines d’ERP, SAP propose également
une suite logicielle complète de gestion de ressources humaines (« Human
Capital Management » ou HCM) appelée SuccessFactors. SAP a fait
l’acquisition de SuccessFactors en 2012. SuccessFactors fournit des solutions
stratégiques quel que soit le besoin en ressources humaines, et plus
particulièrement pour les processus clés des ressources humaines et de la
paie, la gestion des talents, la gestion du temps et des présences et les outils
d’analyse et de planification des RH. SuccessFactors propose également une
interface mobile informative et conviviale pour aider à gérer toutes les
activités du capital humain d’une entreprise (exemple Figure 3.18).
SuccessFactors est disponible en plus de 35 langues et peut s’utiliser pour
gérer intégralement son effectif à travers le monde.
Figure 3.18 : Interface SuccessFactors sur un iPad

3.8.1 Gestion des RH et de la paie


L’un des composants des solutions de la gestion des ressources humaines de
SuccessFactors est la gestion de l’organisation. La fonctionnalité de gestion
de l’organisation peut vous aider à améliorer la collaboration au sein de vos
effectifs et la gestion du changement. Elle peut être utilisée pour planifier et
prendre des décisions sur les changements à apporter à l’organisation. Elle
propose à tous les membres du personnel une représentation détaillée de
l’organisation dans son ensemble (par exemple à l’aide d’organigrammes).

L’administration RH est un autre des composants importants. Il donne la


possibilité au personnel RH de gérer et consulter les données sur les
employés. Cet outil propose également une zone en libre-service pour les
employés, leur donnant la possibilité d’accéder et de gérer leurs propres
données.

Avantages et Paie sont deux autres des fonctionnalités principales des


solutions RH de SuccessFactors. La Paie peut être gérée en interne et
connectée directement à toutes les autres fonctions RH, à la fois sur le
territoire national et à l’international. Les administrateurs des Avantages
peuvent configurer et gérer les règles qui s’appliquent aux avantages, aux
habilitations et aux inscriptions. Les employés disposent d’une interface
conviviale à travers laquelle ils peuvent facilement s’inscrire pour bénéficier
d’avantages, déposer des réclamations, suivre les statuts et mettre à jour les
bénéficiaires.

3.8.2 Gestion des talents


La gestion des talents couvre une plage d’activités allant du recrutement à la
planification de la succession en passant par l’intégration des nouveaux
employés, la formation et le développement, et la rétention.

SuccessFactors Recruiting vous permet de tirer profit d’un processus de


recrutement social et d’une expérience mobile pour vous mettre en rapport et
entamer le dialogue avec les candidats potentiels. Vous pouvez également
utiliser des outils analytiques pour mesurer vos résultats de recrutement et
entamer le dialogue avec les responsables du recrutement et le secteur
professionnel. SuccessFactors permet de plus de créer des portails de carrière
et des pages de renvoi adoptant l’identité visuelle de votre entreprise,
harmonisant l’expérience des candidats, des chargés du recrutement et des
cadres de la direction. La Figure 3.19 vous donne un exemple de page de
renvoi vers des recommandations.
Figure 3.19 : Gestion des recommandations SuccessFactors

Une fois que vous avez recruté le bon candidat, vous pouvez également vous
servir du module de gestion des talents pour faciliter son intégration. Vous
pouvez rationaliser et intégrer tous les processus et toutes les formalités
administratives de votre nouvel employé, lui permettant de commencer à
travailler et être productif dès son arrivée.

Après avoir trouvé un nouvel employé, il vous faudra certainement le former,


lui permettre d’évoluer et le fidéliser. SuccessFactors est également à même
de gérer ce type d’informations. Avec SuccessFactors Learning, vous pouvez
planifier et suivre les opportunités de formation ponctuelles et continues qui
s’offrent à vos employés. Ces outils permettent de gérer les formations en
interne, qui portent par exemple sur la déontologie ou les comportements
civiques, et les qualifications et certifications externes. Ils peuvent ainsi vous
aider à gérer la conformité avec les réglementations telles que celles de
l’OSHA (Agence américaine pour la sécurité et la santé au travail), la FDA
(Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux) ou la
HIPAA (loi sur la santé et l’assurance maladie américaine). Les employés,
cadres de la direction et services de formation peuvent se servir de
SuccessFactors Learning pour mettre en place et gérer tous types de
formation en relation avec le travail. La Figure 3.20 présente un exemple de
tableau de bord Employé spécifique à la formation qui indique les cours
prévus et l’évolution.
Figure 3.20 : Tableau de bord SuccessFactors Learning

Outre les opportunités de formation, nous avons besoin de fournir un retour


sur la performance des employés. Il est également très important de définir
des objectifs pour les employés qui soient en harmonie avec ceux de
l’entreprise et qui donnent une direction et offrent des opportunités
d’avancement. SuccessFactors Performance & Goals et SuccessFactors
Succession & Development vous fournissent des outils appropriés. Ils
donnent la possibilité à vos employés et cadres de direction de collaborer lors
de la définition des objectifs, ce qui permet de s’assurer de leur conformité
avec les objectifs stratégiques et de l’entreprise. En outre, ils vous permettent
de suivre l’évolution vers la réalisation de ces objectifs. Ces outils proposent
également des méthodes de gestion des évaluations formelles et évaluations à
360°, de présentation des retours et de coaching. La possibilité d’évaluer et
de noter de façon cohérente la performance des employés facilite
l’identification des plus performants et de leur potentiel en terme de carrière.
La planification de la succession est un autre des composants clés des outils
SuccessFactors : même si nous gérons les individus et leurs opportunités de
carrière, il nous faut tout de même prévoir le départ en retraite ou le
remplacement des membres clés de notre entreprise. SuccessFactors fournit
des outils pour ce type de prévisions.
3.9 Nouvelles tendances du développement
SAP développe de nouveaux produits et améliore constamment ses outils
existants. Ces innovations prennent la forme de développements internes et
d’acquisitions stratégiques d’entreprises, comme SuccessFactors,
BusinessObjects et OutlookSoft. Dans de nombreux cas, les besoins des
utilisateurs entrainent de nouvelles améliorations qui influencent, à leur tour,
les différents conseils. Au vu de la rapidité avec laquelle se succèdent les
avancées technologiques, il est très probable que les nouveaux
développements se soient multipliés au moment de la lecture de cet ouvrage,
mais nous nous pencherons sur certaines des toutes dernières innovations ci-
après.

3.9.1 SAP HANA


SAP HANA est une base de données « in-memory » (en mémoire) ainsi
qu’une plateforme d’application. Pour la plupart des opérations, HANA est
considérablement plus rapide qu’une base de données traditionnelle. HANA
est principalement une base de données orientée colonnes, contrairement aux
bases de données habituelles qui sont orientées lignes. Il s’agit de l’un des
facteurs faisant que HANA est à même de lire et d’offrir une bien plus grande
réactivité que les autres technologies. Un autre de ces facteurs est sa
conception « in-memory » : toutes ces données sont contenues dans la
mémoire vive du serveur plutôt que sur un disque dur. De plus, le logiciel a
été optimisé pour tirer profit des dernières avancées en matière d’architecture
matérielle et de traitement massivement parallèle. Cette évolution majeure de
la technologie ouvre la voie à des modes de pensée entièrement nouveaux
dans le monde du développement de logiciels. Avant HANA, nous étions
face à des limitations intrinsèques qui ne permettaient le stockage ou le
traitement que d’un volume spécifique de données. Par exemple, nous savons
intuitivement que si nous essayons de consulter un rapport sur les
commandes d’achat d’un exercice comptable complet, son exécution prendra
du temps. Il se peut même qu’il ne puisse pas arriver à s’exécuter, auquel cas
nous devrions rechercher des solutions comme lancer l’exécution en arrière-
plan, en-dehors des horaires de travail ou par plus petites portions. Avec
HANA, la base de données peut être lue et traitée si rapidement que nous ne
rencontrons pas ce genre d’obstacles. Elle permet de réaliser des analyses en
temps réel sur de gros volumes de données. Même si SAP ERP nous a
habitués à des données entièrement intégrées, avec HANA, nous pouvons
analyser et utiliser ces données bien plus rapidement et avec beaucoup plus
d’efficacité qu’auparavant.

Pour bien nous rendre compte de la différence entre une base de données
orientée colonnes et une base de données orientée lignes, étudions l’exemple
d’un compte de résultat (voir Figure 3.21).

Figure 3.21 : Exemple de compte de résultat


Figure 3.22 : Stockage des données en lignes ou en colonnes

Imaginons ce qui se passe lorsque nous sélectionnons tous les montants pour
la société DE01.

Dans un stockage de données orienté lignes, la base de données devra trouver


tous les enregistrements faisant figurer la société DE01 ligne par ligne. À
moins que cette fonction ne soit prise en charge par un index, toute la base de
données devra être lue. Si l’enregistrement présente des informations
correspondant à la recherche, les montants sont agrégés. Un index de base de
données est une structure de données redondante qui permet une récupération
rapide au sein de colonnes spécifiées d’une table de base de données.

Dans un stockage de données orienté colonnes, la base de données ira


directement dans la colonne de la société et déterminera quels
enregistrements appartiennent à la société DE01. Elle agrégera alors les
montants correspondants, si bien qu’il n’y aura que deux colonnes à lire. Les
entrées des deux colonnes se suivent, elles peuvent donc être récupérées
rapidement dans le cache du CPU.

Cet exemple illustre simplement le principe de base et fait l’impasse sur les
aspects techniques. Bien entendu, vous pouvez ajuster une base de données
traditionnelle en ajoutant un index des colonnes régulièrement utilisées dans
les sélections. Avec un stockage de données orienté colonnes, pratiquement
toute colonne peut être utilisée de manière efficace dans des sélections. En
général, l’intérêt d’un stockage orienté colonnes par rapport à un stockage
orienté lignes gagnera en importance avec :

un grand nombre de colonnes dans la table ;


un faible nombre de colonnes à balayer ou à sélectionner ;
des fonctions d’agrégations ;
le nombre d’enregistrements de données.

En plus de rendre les fonctions ERP de base bien plus rapides, HANA permet
de faire tourner quasiment tous les produits complémentaires de SAP. Avant
sa création, il fallait charger les données dans des produits tels que Business
Warehouse, Business Objects, et Business Planning and Consolidation. Ce
processus de chargement rendait impossible l’obtention de données en temps
réel véritable ; le système présentait toujours un certain niveau de latence en
raison du transfert ou du chargement des données vers le système de
reporting. Si tous nos systèmes ERP de reporting reposent sur HANA, nous
pouvons obtenir des rapports, analyses et tableaux de bord quasiment en
simultané.

SAP propose différentes options d’installation et de déploiement pour


HANA. Le système peut être mis en place dans le cloud, sur site, ou adopter
une approche hybride, en fonction des besoins de l’entreprise. Celle-ci pourra
tester et utiliser différentes approches, qui déboucheront sur différents tarifs
et rapidités de mises en place.

Avec cette grande avancée que représente HANA, SAP met à disposition
énormément d’informations, non seulement sur les scénarios et
fonctionnalités d’implémentation, mais aussi sur la façon d’établir une
analyse de rentabilité au regard de l’investissement qu’elle constitue. Comme
pour un grand nombre d’autres applications, SAP propose des feuilles de
route, des FAQ et des plans d’installation. HANA vous offre diverses
possibilités pour débuter ; par exemple, vous pouvez commencer par
l’implémenter dans une partie de votre entreprise afin d’effectuer une sorte
d’« essai de fonctionnement », sans avoir à opter pour une approche « big
bang » bouleversant toute l’organisation.

SAP Journey Maps

SAP propose des parcours d’adoption (« journey maps »)


pour bon nombre de ses produits récents qui prennent en
compte l’expérience utilisateur et HANA. Vous pourrez les
trouver sur sapjourneymap.com. Ces parcours présentent
cinq étapes simples, à évaluer avec les produits ; elles comprennent
l’exploration des nouveaux outils, l’identification du modèle commercial,
le test de la solution, le déploiement de la solution et le test des nouvelles
fonctionnalités et performances.
Il existe différents scénarios permettant d’exploiter la technologie HANA. En
voici trois :

les accélérateurs pour lesquels SAP HANA sert de base de données


secondaire pour accélérer les rapports et transactions SAP ERP ;
SAP HANA en tant que système de reporting côte-à-côte ;
SAP HANA en tant que base de données primaire et remplacement de
votre base de données relationnelle actuelle pour les transactions et
rapports.

S/4HANA
S/4HANA (acronyme signifiant SAP Business Suite 4 SAP HANA) est le
progiciel SAP de toute nouvelle génération ; il représente une transition
similaire à celle entre R/2 et R/3. Il repose sur SAP HANA, avec des
principes de conception et des interfaces utilisateurs modernes. Il propose
également de très nombreuses simplifications et innovations. Grâce aux
avancées majeures en matière de technologies offertes par HANA, le
progiciel peut à présent combiner de nombreux outils et de nombreuses tables
qui devaient auparavant être gérées de façon séparée. Par exemple,
l’intégration des différents systèmes (ERP, CRM, SCM,...) devait être
effectuée en copiant des données sur les différents systèmes. À présent, ils
peuvent tous fonctionner rapidement et facilement à partir de la même base
de données, ce qui peut contribuer à grandement réduire l’espace de stockage
nécessaire à une entreprise.

Même si de nombreuses autres innovations et simplifications sont prévues,


SAP S/4HANA Financials constitue la première étape sur la nouvelle feuille
de route S/4HANA. Dans les versions antérieures d’ERP, la comptabilité
financière et le contrôle de gestion étaient tous deux des fonctionnalités très
puissantes, mais traitées séparément ; elles avaient donc des transactions, des
rapports/états, et des tables distincts. Le nombre de tables pour les finances
au sein du système ERP d’une entreprise pouvait s’élever à quelques
centaines, avec des tables d’en-têtes, des tables de postes individuels, des
tables de livres auxiliaires, des tables de données de base et des tables de
totaux différentes. Pour établir des rapports ou des opérations avec des
données financières, il était nécessaire de combiner des données de plusieurs
tables différentes (et pas uniquement des tables de finances, mais également
des tables provenant d’autres modules), ce qui peut s’avérer compliqué et
avoir un impact important sur la performance du système (voir Figure 3.23).
Même si nous pouvons passer des transactions et écritures financières en
temps réel, l’analyse des données en temps réel et le reporting en temps réel
sont bien plus difficiles. Dans ECC, générer certains rapports peut prendre
plusieurs minutes, si ce n’est plus. Les analyses dans un système BI doivent
en général attendre que des données soient chargées, ce qui peut prendre une
nuit.

Figure 3.23 : Tables d’agrégation pour le reporting financier

Dans S/4HANA Finance, la comptabilité financière et le contrôle de gestion


ont été combinés, ce qui simplifie un certain nombre de concepts pouvent être
à l’origine de confusions, notamment ceux de nature comptable secondaire et
de ledger de rapprochement. Avec Simple Finance, les natures comptables
secondaires deviennent des comptes généraux et le compte de rapprochement
n’est plus nécessaire. En réduisant la majorité des tables qui étaient
nécessaires avant les innovations introduites par HANA, une entreprise peut
réduire considérablement la taille de sa base de données.

3.9.2 Technologie de l’interface utilisateur


Quand on parle de la version SAP ERP de base, l’une des premières
impressions que les gens en ont est que ce logiciel met à disposition un grand
nombre d’informations. Par exemple, pour faire afficher la base de données
des articles, nous devons naviguer à travers plusieurs niveaux dans le chemin
du menu principal (voir Figure 3.24). Une fois que vous avez trouvé la
transaction d’affichage de la base de données articles, vous vous trouvez face
à plus de 25 vues différentes, chacune avec des zones multiples pour les
différentes informations à propos de l’article (voir Figure 3.25). Même les
utilisateurs les plus expérimentés ne savent pas à quoi servent toutes ces
zones et configurations. La plupart des entreprises ne se servent pas de toutes
les zones et de toutes les vues à leur disposition. Même si toutes ces fonctions
paraissent complexes, c’est également ce qui fait que SAP est si souple et si
utile pour autant de secteurs d’activité et de pays.
Figure 3.24 : Navigation dans le menu jusqu’à l’affichage de la base de données articles
Figure 3.25 : Vues de la base de données articles

Les outils SAP sont très puissants mais peuvent être complexes, surtout pour
les nouveaux utilisateurs. L’interface utilisateur a connu de nombreuses
rééditions au fil des ans, et les derniers développements proposent plus
d’options permettant de simplifier et de personnaliser les écrans en fonction
des besoins de l’entreprise et de l’utilisateur. Deux nouvelles méthodologies
visant à améliorer l’expérience utilisateur et les interfaces utilisateurs ont vu
le jour : SAP Fiori et SAP Screen Personas.

SAP Fiori
SAP Fiori propose une expérience utilisateur (UX) personnalisée et basée sur
les rôles pour les logiciels SAP. Nous avons déjà évoqué Fiori à la section
2.1.5, et nous allons le décrire plus en détail ici. Recourant à des principes de
conception modernes, ce logiciel simplifie l’expérience utilisateur quel que
soit le secteur d’activité, la tâche ou l’appareil. Certaines des nouvelles
solutions, telles que SAP Simple Finance, sont conçues dès le départ pour
fonctionner avec SAP Fiori. SAP met à disposition toute une librairie
d’applications Fiori, mais vous pouvez également créer les vôtres. Les
applications SAP Fiori sont également suffisamment souples pour pouvoir
s’utiliser sur différents navigateurs ou appareils mobiles.

SAP Fiori propose trois types d’applications « intégrées » :

Les applications opérationnelles : elles permettent aux utilisateurs de


passer des transactions.
Les infos-clés : elles affichent des informations contextuelles et des
chiffres clés.
Les applications d’analyse : elles permettent aux utilisateurs de recueillir
des informations sur les activités.

Les applications SAP Fiori sont prévues pour différents types de secteurs
d’activité, branches, rôles, modules, etc. La bibliothèque de référence de ces
applications vous permet d’explorer les applications disponibles par catégorie
(voir Figure 3.26). Elle explique également les prérequis nécessaires à
l’implémentation de chacune de ces applications, par exemple les packs
logiciels, le niveau du pack d’extension et les impératifs auxquels doit
répondre la base de données.
Figure 3.26 : Bibliothèque de référence des applications SAP Fiori

Si nous revenons sur notre exemple de base de données articles, la


Figure 3.27 montre une application dédiée aux articles de SAP Fiori. Il s’agit
d’une application de type infos-clés, qui nous montre les informations d’un
article sélectionné. Vous pouvez voir que la vue des données articles issue de
la base de données articles de l’ERP a été énormément simplifiée, réduisant
des vues et zones multiples à un simple écran.
Figure 3.27 : Application de type infos-clés sur SAP Fiori dédiée aux articles

Créer une commande client est un autre exemple de transaction qui peut
s’avérer plus complexe que nécessaire pour certaines entreprises et certains
utilisateurs. Avec la transaction ERP VA01 (créer une commande client),
l’utilisateur se voit à nouveau proposer plusieurs boutons, onglets et zones à
remplir (voir Figure 3.28). Un bon nombre de ces zones peuvent ne pas être
pertinentes pour l’entreprise qui l’utilise. Avec l’application opérationnelle de
création de commandes clients SAP Fiori, vous pouvez simplifier la
transaction et la limiter à un ou deux écrans (exemples Figure 3.29 et Figure
3.30). Cette application opérationnelle propose des fonctions telles que la
navigation parmi les commandes clients, la commande de produits à partir de
sélections dans la base de données articles et le contrôle des prix et de la
disponibilité des articles des clients.
Figure 3.28 : Créer des commandes clients dans ERP

Figure 3.29 : Écran de l’application de création de commandes clients Fiori n° 1


Figure 3.30 : Écran de l’application de création de commandes clients SAP Fiori n° 2

Comme nous l’avons vu avec SAP HANA, SAP propose également des
feuilles de route et des mappages de valeur pour l’implémentation de SAP
Fiori.

SAP Screen Personas


SAP Screen Personas permet aux entreprises d’améliorer leur productivité en
personnalisant leurs écrans SAP ERP. Vous pouvez supprimer les zones non
utilisées, convertir les zones de texte libre en menus déroulants, combiner les
informations de différents onglets ou transactions et automatiser les frappes
récurrentes. Vous pouvez également combiner SAP Screen Personas avec des
applications SAP Fiori pour pousser plus loin encore la simplification et la
personnalisation. SAP Screen Personas peut venir compléter SAP Fiori : à
l’aide de SAP Screen Personas, vous pouvez faire en sorte que les
transactions ERP se présentent comme celles des applications SAP Fiori.
Vous trouverez un exemple de personnalisation de l’écran Functional
Location Structure (« Structure du poste technique ») avec SAP Screen
Personas Figure 3.31 (avant) et Figure 3.32 (après).
Figure 3.31 : Structure du poste technique avant l’adaptation à l’aide de SAP Screen Personas
Figure 3.32 : Structure du poste technique après l’adaptation à l’aide de SAP Screen Personas

Les personnalisations créées avec SAP Screen Personas sont appelées


variantes. Une variante est toujours liée à une transaction SAP spécifique, et
une transaction SAP particulière peut avoir plus d’une variante. Vous pouvez
choisir n’importe quelle variante pour personnaliser une transaction SAP
spécifique. La Flavor Gallery reprend toutes les variantes disponibles définies
pour les différentes transactions. Quand un utilisateur se connecte à SAP GUI
avec Personas, la plateforme de lancement s’affiche, présentant des liens vers
les transactions fréquemment utilisées, ou les variantes, affichées comme des
tuiles sur lesquelles on peut cliquer (voir Figure 3.33).

Figure 3.33 : Plateforme de lancement SAP Screen Personas

NetWeaver Business Client


NetWeaver Business Client (NWBC) est un client d’interface utilisateur riche
se présentant comme un point d’entrée unique pour les applications SAP. Il a
pour but d’harmoniser l’expérience utilisateur sur différentes technologies
d’interface. Développé initialement uniquement pour SAP Business
ByDesign, il a été étendu à toutes les directions fonctionnelles SAP dans les
versions ultérieures. NWBC peut fonctionner avec SAP Screen Personas pour
créer une interface sur mesure pour vos utilisateurs.

Le frontend NWBC consiste en plusieurs éléments différents, comme vous


pouvez le voir Figure 3.34. Le shell comprend le contrôle de la navigation,
tandis que l’objectif de la zone de travail est d’afficher le contenu de
l’application professionnelle en cours d’utilisation.

Figure 3.34 : Zone de navigation NetWeaver Business Client

Dans le shell, vous trouvez une barre de navigation en haut (voir


Figure 3.35). Les entrées possibles ici sont directement conditionnées par les
rôles attribués à votre utilisateur, ce qui signifie que vous verrez uniquement
les transactions associées aux autorisations dont vous disposez, contrairement
à la version classique de l’interface utilisateur SAP qui vous propose
l’intégralité de la structure du menu. Chaque rôle comporte plusieurs
transactions, reprises dans le menu déroulant du côté gauche .
Figure 3.35 : Zone de navigation NetWeaver Business Client

Nous arrivons à la fin de notre présentation de SAP. Tout au long de ce


manuel, nous vous avons présenté les concepts principaux des systèmes ERP
en général, et des logiciels SAP en particulier. Nous espérons que vous avez
apprécié ce didacticiel et que vous l’aurez trouvé utile. Si vous avez des
questions, des commentaires ou des doutes à propos de cet ouvrage, n’hésitez
pas à nous contacter à l’adresse info@espresso-tutorials.com.
Vous venez de finir ce livre.

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d’informations.
A À propos des auteurs

Sydnie McConnell est analyste en chef des systèmes professionnels SAP


dans une entreprise de production mondiale siégeant dans le Colorado. Elle
possède plus de 16 ans d’expérience dans l’utilisation des modules financiers
de SAP, à la fois en tant qu’utilisatrice professionnelle et analyste système.
Son domaine de prédilection est le contrôle de gestion SAP, et plus
particulièrement le contrôle des coûts par produit et les analyses de
rentabilité. Elle a travaillé sur un grand nombre de projets complexes et
variés, dont plusieurs projets d’implémentation de SAP ERP et BPC à
l’échelle mondiale, et des projets d’intégration de systèmes ERP dans un
unique grand livre SAP.
Conférencier à la renommée internationale, Martin Munzel est également
auteur et conseiller SAP spécialisé dans les fonctionnalités de contrôle de
gestion SAP. Il possède plus de 19 ans d’expérience dans l’univers de SAP, à
la fois en tant que conseiller externe et conseiller interne. Il a participé à de
nombreux projets d’implémentation de solutions SAP FI/CO en Europe, Asie
et Amérique du Nord, aussi bien dans des entreprises de production que dans
le commerce de gros ou le secteur public. Il intervient régulièrement lors de
conférences internationales sur SAP et propose des formations à destination
des consultants et utilisateurs SAP. Co-fondateur et directeur général
d’Espresso Tutorials, Martin Munzel se spécialise dans l’édition de manuels
courts et précis ayant pour sujet SAP. Il a ainsi publié plusieurs livres qui ont
connu un grand succès, aussi bien en anglais qu’en allemand.
B Clause de non-responsabilité
Cette publication contient des références aux produits de SAP SE.

SAP, R/3, SAP NetWeaver, Duet, PartnerEdge, ByDesign, SAP


BusinessObjects Explorer, StreamWork et les autres produits et services SAP
mentionnés, ainsi que leurs logos respectifs, sont des marques ou marques
déposées de SAP SE en Allemagne et dans d’autres pays.

Business Objects and the Business Objects logo, BusinessObjects, Crystal


Reports, Crystal Decisions, Web Intelligence, Xcelsius, et les autres produits
et services Business Objects mentionnés, ainsi que leurs logos respectifs, sont
des marques ou marques déposées de Business Objects Software Ltd.
Business Objects est une entreprise du groupe SAP.

Sybase and Adaptive Server, iAnywhere, Sybase 365, SQL Anywhere, et les
autres produits et services Sybase mentionnés, ainsi que leurs logos
respectifs, sont des marques ou marques déposées de Sybase, Inc. Sybase est
une entreprise du groupe SAP.

SAP SE n’est ni l’auteur ni l’éditeur de cette publication, et n’est pas


responsable de son contenu. Le groupe SAP ne saurait être tenu responsable
d’erreurs ou omissions relatives au matériel. Les seules garanties concernant
les produits et services du groupe SAP sont celles présentées dans les
déclarations expresses de garantie accompagnant, le cas échéant, lesdits
produits et services. Rien de ce qui est contenu dans cet ouvrage ne saurait
constituer une garantie supplémentaire.
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Ashish Sampat :
Vos premiers pas avec SAP Contrôle de gestion (CO)

Réalisez la budgétisation des centres de coût et des coûts de


revient par produit, les flux de coûts réels.
Adoptez les bonnes pratiques pour l’absorption des coûts grâce
à la fonction Contrôle des coûts par produit.
Effectuez les clôtures mensuelles dans SAP Contrôle de
gestion.
Suivez une étude de cas présentant des exemples concrets et
intégrant des captures d’écran.

Dominique Laurent :
SAP Contrôle des coûts par produit (CO-PC)

les concepts clés de SAP Calcul du coût de revient par produit


une pédagogie guidée, pas à pas, démontrant comment
effectuer le calcul du coût de revient standard
des explications sur la manière de définir le prix des articles,
d’analyser les écarts au niveau de la fabrication et de fournir les
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la configuration détaillée de SAP CO-PC

Ann Cacciottoli :
Vos premiers pas avec SAP Finance (FI)

une présentation générale des fonctionnalités essentielles de


SAP Finance et de son intégration à SAP ERP
un guide permettant de saisir pas à pas les tran-sactions
les capacités de reporting de SAP Finance
une pédagogie pratique s’appuyant sur des exemples et
intégrant des captures d’écran