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LE SYNDIC AT

Le Syndicat est une oeuvre de fiction

CREDITS
Un univers de
Raphaël Bardas, Sébastien Célerin, Maël Le Mée,
Tristan Lhomme et Frédéric Weil

Textes
François Cédelle, Jérôme Noirez
Site web : http://perso.orange.fr/cocalos/

Illustrations
Gilles Etienne

Couverture
Bastien L.
Site web : http://www.tyrell-corporate.com/

Corrections
FLU, Alexandre Glize, Davy (Humphrey B.)

Mise en Pages
Thomas Laversin

Remerciements
Le texte que vous avez sous les yeux devait initialement faire partie d’un sup-
plément intitulé La Bande des Quatre. La faillite de l’éditeur Multisim ayant rendu
impossible sa publication, ses auteurs nous ont gracieusement remis le texte. Nous
souhaitons donc remercier Jérôme Noirez et François Cédelle de nous avoir confié
leurs textes et permis leur diffusion.

Une production de la liste de discussion RetroFutur :


twisted_50@yahoogroupes.fr

Les textes et images proposés ici sont la propriété de leurs auteurs et sont pu-
bliés avec l’autorisation de ces derniers.
SOMMAIRE

LA SECONDE INTERNATIONALE 5

HISTORIQUE 6
HIÉRARCHIE 6
Culture 7
Second marché 9
Réputation et relations 11
Personnages secondaires 11

LA FEDERATION DU BETON 14

Historique 15
Hiérarchie 15
Culture 17
Second marché 19
Réputation et relations 19
Personnages secondaires 19

LA FEDERATION DE L’ACIER 21

Historique 22
Hiérarchie 22
Culture 24
Second marché 25
Réputation et relations 26
Personnages secondaires 26

CArte d’influence du syndicat 29


Le Syndicat
deve-
u e est donc cès que
oir p o li t iq nt de suc e dans
u ê t e d u p o u v
e s t u n é lé m e
n o m b re ne pès
« La co n q Il le ubli
c la s s e ouvrière
.
 : le n o m bre ; mais ppris comment l’o
e la e a our
p r e m ie r devoir d T r a v a il le urs possèd ce du passé nous a t e s le u r s luttes p
nue le nale des xpérien dans to u
o c ia t io n Internatio idé par le savoir. L’e s uns et les autres ises divisées. »
l’Ass uni, gu entre le entrepr
a la n c e q ue s’il est q u i d o iv e nt exister c o m m u n e de leurs
la b els, défaite
ns fratern uni par la des
de ces lie s e m e n t , s e r a p
io n In t e rnationale
is l’Associa t
l’affranch g urale de c tobre 186
4) •
s s e in a u M a r x (o
de l’Adre • Karl
• Extrait rs rédigée
Travailleu

. A u d é b u t , un mou-
e
h is t o ir e t r è s controversé ystème égalitaire
e s
n is a t io n q u i a une longu e c e lu i d e s agences, un t p o u r le pro-
st un e o r g a e au t r e q u conç u p a r e
Le Syndicat e uvrier proposa un systèm our le bien de la masse, le s a g e n ces comme
ique o e p p a r
vement polit é t a it a b o li e, un systèm p .  1 3 ) , il f ut considéré a lo r s il lé g al. Alors
té privé e u r, in t
où la proprié e s G r è v e s ( cf. RétroFut v e m e n t t e r r oriste, il dev y t r a nsforma la
s des G r a n d m e m o u , T r o t s k
létariat. Lor reconnu com d ans la marge .
r in c ip a u x a g it a t e u r s e t
o u r r a ie n t p e t it à p e t it
g lo ir e d u c r ime organisé
un des p t le m ouvement m j à e n place pour la
e d é
que l’idéolo
g ie
Il s e s e r v it des rése a u x
c t io n e t d e révolution.
isation. u
vieille organ f o r c e d ’ a c tion, de prod
est une
Le Syndicat

Le jargon du Syndicat
Biftons : monnaie parallèle créée par le Syndicat.
Bourgeois : nom donné à la classe aisée d’agents détenant le pouvoir.
Camarade : 1. membre du Syndicat; 2. terme générique pour désigner les travailleurs exploités par
les agences.
Conseiller : membre du comité de direction de l’Internationale. Par extension : chef de fédéra-
tion.
Fédération : groupe du Syndicat organisé autour d’une matière première — par exemple : fédéra-
tion de l’acier.
L’Internationale ou la Seconde : le comité de direction du Syndicat et ses secrétaires.
Jus de pomme : alcool de contrebande. Le Syndicat en produit de grandes quantités.
Mafia rouge : autre nom donné au Syndicat.
Plan quinquennal : Durée pendant laquelle le Syndicat applique une politique.
Président : président de l’Internationale et donc chef du Syndicat. Actuellement et depuis sa
création, c’est Lev Davidovitch Bronstein connu aussi sous le nom de Léon Trotsky.
Prolo : terme péjoratif désignant un membre du Syndicat.
Secrétaire : camarade de l’Internationale chargé de surveiller et de protéger la condition
ouvrière ainsi que les intérêts du Syndicat.
Tapioca : terme péjoratif désignant la cuisine de collectivité.


sont
e t la p roduction
io n et
o ù l’ in d ustrialisat r n e m e n t centralisé
T XXX u monde un gouve
t o ff e r t un nouvea létaires de diriger
s on aux pro
ngers nou striels et
« Les Étra nt a u x in d u
rs. Il revie
des moteu x•
directif. » • Karl Mar

LA SECONDE
INTERNATIONALE

Le Syndicat
Le camarade Karl Marx

H IS T O R IQ U E
Karl Marx fait partie de la première vague de
contactés en 1860. Les Étrangers lui donnent
les bases d’un nouvel ordre mondial. L’indus-

c o u r s e à l’indus- trialisation massive qui suit le dévoilement et


la
1 8 6 4 , à la suite de nnonce du l’exploitation de la technologie Étrangère
En q u ée par l’a
doit être encadrée par un gouverne-
n p r o v o
trialisatio ançais et
ment constitué des artisans de cette
a il le u r s f r
s trav révolution — les industriels et les
Contact, le s e n t à A lt -London prolétaires. Partisan d’un gou-
éun is
anglais se r n d e m ents d’une
vernement centralisé, il parti-
s f o
et posent le tre prolétaires
cipe avec beaucoup d’autres
grands penseurs à l’élabora-
en
association s titanopoles. tion du système des agences.
nte
de différe In t e rnationale
Il se retire quand il se rend
io n compte de la déshumanisation
L’Associat , a u s s i appelée de celui-ci. En 1877, il publie
u r s
des Travaille ationale, tente un livre fondamental détaillant
tern
première in er les conditions
sa pensée, aujourd’hui interdit,
élior Die Agenturen. Il est alors pour-
alors d’am s o lidarité de
la chassé par les agences qui voient
p a r la l
ouvrières d e s f r o n tières. Kar en lui un traître et un homme dan-
elà et utilise le
classe au-d
gereux au comportement subversif. Il
s s t a t u t s disparaît mystérieusement de la circulation
dige le
Marx en ré f u ser ses idée
s. en 1883.
p o u r d if
Conseil Les rumeurs vont bon train sur cet homme.
Certains disent qu’il aurait rejoint les Étran-
s e t r o u v e un nou- gers, d’autres prétendent que Trotsky et Marx
8 8 3 , l’ In t e rnationale d ’ Engels. En seraient la même et unique personne…
En 1 e r s o n n e
u p r é s id e nt en la p rèves éclatent et
vea Grandes G
u il le t  1 9 1 0 , le s
n s id é r é e comme la
j en est co s
a t io n a le s emblement
H IÉ R A R C H IE
l’Int e r n . L e s r a s
r in c ip a le responsable r g e m e n t réprimés.
p
r s s o n t in terdits et la st obligée de se
ouvr ie e
e , l’ a c t io n prolétaire . Léon Trotsky
Interdit
p a s s e r d a ns la marge n au mou- E F F E C T IF S
cacher, de o u velle direct
io
n n e e n 1 9 3 8 u n e n
s y n d ic a t du crime r e g r oupe d’une
do ansforme e
n io n a le
t r lusieurs syn
- l’Internat nt qua-
veme n t . Il le
p o s é d e p L’effectif de t a c t u e ll e m e
c r é a n t u n organe com e assemblée nom- le s c o n s e il lers — ils son e direction — et
en é s par un part r au comité
d
dicats ouvr
ie r s , d ir ig
. L e s buts politi- e u x à s ié g e sont environ
io n a le rante-d s — q u i
c o n de Internat d p lan pour les secrét a ir e
ites des
mé e la S e
s relégués a
u s e c o n d’autre part artis sur les différents s
d è s lo r grande en- rép chiffrer cor
-
ques s o n t rim in e ll e d e cinq cents — ib le d e
c e à l’action c Il est imp o s s
des quel-
lais s e r p la fédérations. s m e m b r e s
t le s camarade s à l’Interna
-
vergure. re c t e m e n
n s a f fi li é e
gt fédératio
que cent vin
tionale.

O R G A N IS A T IO N Opérations spécifiques

t c o m p o s é d es chefs
direction es unissent en
Le comité de n s . Il s s e r é Les secrétaires on
t un rôle multiple
s fédératio ence et sont
des principale trois mois sous la présid - assez mal vus par le
s autres camarade
conseil tous
les
t v o t e r d e s plans quin chargés de rédiger
des rapports pour
s. Ils sont
our définir e u de l’électio
n le compte
de Trotsky p e l’ a j o u t o de l’Internationale
. Ils observent don
écider d pports des c la ges-
quennaux, d li r e le s r a tion financière et ce
lle du personnel, d
u conseiller, ête de l’Inte
r- iscutent
d’un nouvea it é e s t la t des conditions de tr
avail avec les cam
Si le com s bras. Ils arades et
secrétaires… s e n s o n t le analysent la produ
ctivité ainsi que l’
s secrétaire r et protége
r évolution
nationale, le e r, s u r v e il le possible des sites.
de vérifi u Syndicat
sont chargés s in t é r ê t s d
ouvrière et le es, appelées
la condition n t e n é q u ip
. Ils agisse ier secré- C ulture
au quotidien d ’ u n p r e m
c r é t a r ia t s , sous la férule
s e
taire.
u n o n o f fi c iel consti-
si un burea ême. Il s’agit M entalité
Il existe aus s id e n t lu i- m
par le pré rveiller le
tué et dirigé r g é e d e s u
secrète cha ce n’est pas
d’une police e n « Pour quico
S o n e x is t nque veut
crétaires. illers venir un hom de-
travail des se nue de la part des conse t
me dur, il est
d’être souple indispensable
. Sans quoi, o
con e ce
totalement in , Trotsky se sert même d r
n n’est que ra
ide. »
aires peu
et des secrét faire régner un climat de
our
état de fait p
• Léon Trotsky

i.
autour de lu
Léon Trotsky est le
maître philosophe
ternationale. Il a d de l’In-
Quel est le rapport ? révolution perman
onné à sa théorie
ente. Bien que d
le nom de
Première Internatio éfaite, la
nale a ouvert l’ère
Voici une liste non exhaustive des différents rap- volutions prolétari des ré-
ports que les camarades secrétaires sont amenés à ennes. Depuis les
Grèves, la classe o Grandes
rédiger : uvrière a changé d
Elle a démontré q e nature.
• Rapport économique sur la gestion financière. u’elle est capable
ganiser et de s’arm de s’or-
• Rapport sur la gestion du personnel. er pour vaincre, ta
les agences et les ndis que
• Rapport sur la gestion des ressources. bourgeois ont mon
faillite politique e tré leur
• Rapport sur la condition ouvrière. t leur incapacité à
rôle positif dans le jouer un
• Rapport sur la gestion des conflits internes. cours de l’histoire
persuadé que la ré . Il est
• Rapport sur les possibilités de reconversion du volution doit avoir
toutes les titanop lieu dans
site. oles pour réussir la
place de la dictatu mise en
• Rapport d’analyse de la productivité. re du prolétariat.
voir se développer Pour pou-
• Rapport sur la salubrité du site. dans les autres tita
nopoles,
• Rapport d’étude de marché.


Le Syndicat
organiser une ma-
u second plan des camarades à la grève ou
é o lo g ie s a
o t s k y f a it passer les id Aussi bien le pouvoir nifestation. ire, rédi-
Tr e p o u v o ir. o u le m ie r s e c r é t a
gain d oir financie
r
Obéir au pre oint de Grisbi par
derrière le u e le p o u v • D e v o ir s  :
masse q donner un p
d’action de ger un r a p p o r t e t
tique.
pouvoir poli mois au Syn
dicat.

U niformes Corrompu s
s s s e c r é t a ires ont sou
l ni pour le des premie r
crétaires.
o f fi c
d’uniforme ires de la Seconde
ie Les Camara a in e d e s e
Il n ’ y p a s a d r e s d ir ects une diz camarades.
n i p o u r les secrét q uemment leur s o r
mal vus par
le s a u t r e s
 :
co n s e il le r s p lu
La tenue la est somme tou-
s f r é
Il s s o n t t r è s
r é c ie n t le u r double rôle
a t io n a le . eux qui app
Inter n
le s c a m arades
issu som- Rares sont c
re n c o n t r é e ch e z
de c o r p s e n t
t e c t e u r e t délateur. produc-
p le  : chemise aussures de
p r o
é t o u r n e r la
te as s e z s im
e t o il e e t c h
 : Arrêter ou d yndicat une fois
e t s o li d e , pantalon d l’ o n a p p a rtient au • P o u v o ir s
r t e n ant au S
br e
ontrer que e a p p a iger des
P o u r m re présence tion d’un sit c r é t a r ia t r é d
chant ie r. e r u n e lé g è nvoyer un se
d ic a t , il s u ffit d’affich u e — f o u la rd, cra- par s c é n a r io . E
Syn
ouge sur la
te n s u r un site.
de la c o u le u r r r a p p o r t s
d u c o m ité et don-
casquette… béir aux ord
r e s
vate, cha u s s e t t e s ,
• D e v o ir s  : O
i p a r m o is au Syndicat.
ints de Grisb
ner deux po
A v anta g es
mpu
e m b r e d e T r ès Corro le r s o nt sous
ê t r e m c o n s e il
m o n d e n e peut pas r é t a ir e s s o nt
s c h e f s d e fédé et les t la production
To u t le L e s s e c L e s t io n e
o n d e In t e r nationale. s p a r m i le s ca- u r r e s p o n s abilité la ge t.
la Sec n le a
s e in d es fédératio e. Il faut être t e n u p ar le Syndic
recrutés a u
é v o u é s à la caus d’un s it e
r d u s c é n a rio une fé-
s plus d ar t e
marades le u . u v o irs : Peut éc
u m A s s e z C o r r o m p • P o
u le f o is p a r séance.
au minim se
dération une o n s e il d u comité de
u c
Assister a mité. De
• Devoirs : t iv e s d u c o
p u t io n , o b é ir aux direc p r oduction re-
Ass C o r r o m
e v iv e d ir e c e s it e d e
sont la forc o- plus, la gestion de votr
e z
d e s s e c r é t a ir e s
u r s , p r e t e m p s e t d’attention.
Les Camara fois espions, enquête u r s q u ie r t é normément
d
. À la mée, le
du Syndicat mbres de la milice ar
t e u r s o u me r é d ig e n t des rap-
te c Ils
u t io n s s o nt larges.
attrib e r n ationale.
l’ In t
ports po u r
t e r u n e u sine ou un
ec
P o u v o ir s  : Aller insp nsulter ses archives

S y n d ic a t ainsi que co énario. Pousser
site du u n e fois par sc
p t e s
et ses com

Nouvelle manœuvre : Haranguer
Factions : Mafia.
Conditions : Commander et Baratiner.
Cette Manœuvre parallèle permet de soulever la foule contre l’autorité présente. Le ND est fonc-
tion de la taille de la foule. Si l’action est réussie, la foule proteste et bloque l’autorité sans pour
autant se mettre en danger. Une prise de risque est nécessaire pour pousser la foule à avoir un
comportement violent.
Domaines : Foule, manifestation, grève, « autorité présente »…

S econd marché
C ommunications

S y n d ic a t n ’aiment pas Acti vités


ale et le ernes mis
L’Internation a t io n s m o d
s m o y e n s de communic n e s ’en servent
le e s . Il s
r les agenc , sans in- L’activité principal
au point pa io n s b a n a le s e de l’International
u e p o u r le s communicat e v a le ur ou pour gérer, de coordonn
er et de surveiller
e est de
q g r a n d
pitale ni de ation car tés des fédération les activi-
formation ca e d é s in f o r m s. La protection e
e n e r d e s opérations d irculation interne loppement du terr
itoire (et donc de
t le déve-
m
s s a v e n t s u rveillés. La c nt la voie hié- du Syndicat) est la
deuxième préoccu
l’influence
ils le s u it généralem
e pation. Le
r m a t io n s eaucoup de contrôle des sites
des info a le é m e t b et des usines est u
’Internation t à destinatio
n majeure pour l’ac ne donnée
rarchique. L m o u v e m e n tion prolétaire. Il
y a deux
ction du ns et pu- possibilités. Soit l’
tracts sur l’a e s f é d é r a t io usine est située dan
es ouvriers d ommé Pravd
a teur industriel en s un sec-
des camarad n j o u r n a l n friches, le Syndicat
llement u ge impor- alors installé et a re s’y est
blie mensue u r u n m e s s a mis en route la pro
membres. Po hoisie est de Soit le patron de duction.
destiné à ses s s o u v e n t c l’usine subit un ra
hode la plu n passant part du Syndicat, cket de la
tant, la mét a in p r o p r e e il est alors obligé
essage en m une « taxe » s’il n de payer
donner le m d ’ in t ermédiaires. e veut pas voir la
production
im u m arrêtée ou les sto
par un min cks détruits. Le Sy
ndicat ne
touche ni à la dro
gue ni aux jeux d’a
production, la reve rgent. La
nte illicite et le blo
unités de productio cage des
i dis- n sont les activité
o n n é glige ce qu lières des camarad s journa-
«  S i l’ ression es. Les activités d
t de son exp
tingue le c o n c re
à l’abstracti
on. » cats sont recensée u Syndi-
n s’ e n ti e n t s en Europole, en
abstraite o aux CAA et UUA. Interzone,

• Karl Marx


Le Syndicat
à s a v o ir e x actement
ul
u S y n d ic a t , il est le se é. Les « taxes » et
d bi est utilis
F inancement comm e n t le g r is
u r le s e c o n d marché
s
tabou. r e v e n t e d e production e revenus. Chaque
t u n s u j e t la s sources d
Syndicat so
n p r in c ip a le c o llectif en
c e s d u es car ra- sont le s à l’ e f f o r t
Les fi n a n b ie n r e m p li
d o it participer la Seconde
e s d oivent être nancement
s. fé d é r a t io n
d u g r is b i à
Les c a is s c ie n t d e fi ulièrement
s o n t c e u x qui bénéfi rès gourmands et il donnant rég
re s nt pas t le.
a d e s n e s o tion affiche Internationa
Les camar ef d e f é d é r a
r a it m a l v u qu’un ch t a u s s i le trésorier
se es
o in d r e lu xe. Trotsky
le m

La Seconde Internationale et les non-A


Le Syndicat ne s’est jamais vraiment préoccupé des médiums. Depuis quelques années cepen-
dant une rumeur se répand, il y aurait des êtres humains dotés de pouvoirs. L’idée qu’il existe des
hommes supérieurs à la masse va à l’encontre de l’idéologie prônée par le Syndicat. En revanche,
l’idée de se servir d’hommes capables de contrôler les foules est très séduisante. Le comité a donc
voté, il y a deux ans, la création d’un secrétariat spécialisé dans l’étude des médiums et des faits
étranges. Les premiers rapports sont suffisamment inquiétants pour avoir débloqué des fonds spéciaux
destinés à la création d’un comité d’actions paranormales.

Le comité d’actions paranormales

Au vu des rapports émis par le secrétariat sur les médiums, l’Internationale a constitué une équipe
d’intervention spéciale. Elle a regroupé les camarades médiums les plus prometteurs trouvés dans ses
rangs pour en faire une équipe de choc, un groupe composé de douze non-A dévoués au Syndicat. Ils
ne sont que très rarement employés et lorsqu’ils le sont c’est avec la plus extrême des prudences. Ce
groupe doit rester à tout prix secret car la preuve de son existence décrédibiliserait l’organisation.

Nouvel effet ubik : Fureur de vaincre !

Compétence : Animer
Domaines non-A : non-Homme, non-Idée et non-Emotion.
Table générique : portée, durée et nombre de cibles.
Grâce à cet effet ubik, le non-A ouvre une porte vers l’Au-delà où il puise des fragments
d’âmes remplies de colère qu’il injecte dans l’esprit de sa cible. Il peut alors pousser la
victime à renter dans une colère folle et destructrice. Elle se met à crier sur tout le
monde, à tout renverser sur son passage et à vouloir frapper le premier venu.

10
R éputation et relations P ersonna g es secondaires
è m e s o n t le s vérita-
et leur sys t s
Les agences a t e t le s a ctions enver Le Président
du Syndic n’est
bles ennemis nt parfois violentes. Il
s so similé
ces dernière e que le Syndicat soit as
d’ailleurs pa
s rar
t e . P o u r le s agents Lev Davidovitch B
ris
u n e o r g a n isation terro f é r e nt. Selon le
s ronstein, dit Trots
ky, est
à e s t d if
problème mouve- né fils de paysan
ouvriers, le rn a t io n a le le russe. Il fait
a s , il s v o ie nt en l’Inte o u le ur perte. Il ses études et devi
ent mili-
c s a lu t
portera leur onstante, le
s tant social-démocr
ment qui ap ê m e u n e c ate. Il
ut de m tes se fait emprisonn
se dégage to idérés comme extrémis réussit à s’évader
er mais
cons
prolos sont gre en Europole. En
et émi-
.
et dangereux a t r e , le Syndicat il est vice-préside
1905,
e s Q u
bande d ne nt de la
Au sein de la r t ic u li è r e . En effet, il première internat
bien pa chasse que ionale. En
a une place t e r r a in s d e 1910, il est condam
les mêmes rence direct
eà de né et forcé
joue pas sur d e c o n c u r se cacher dans la m
arge où il formule
ne fait toutes les la théorie de la « ré
les autres. Il ir e s o u t ie n t volution permanen
is au contra juste de tem
ps te ».
personne ma n c e s . Il y a Il fonde à Alt-Vien
e les age ire avec la ne le journal Pravd
actions contr s d e t e r r it o fait le défenseur d a et se
elques conflit sont présent
es e l’unité de tous
en temps qu e u x m a fi a s rades prolétaires. les cama-
car les d apport de Il écrit alors de n
Cosa Nostra, is a v e c u n r ouvrages, organise ombreux
endroits ma ieux ancré e
n l’opposition, puis
aux mêmes d ic a t e s t m Syndicat en septe créé le
— le Syn mbre 1938 avec vi
force inversé c o n t in e n t américain. conseillers, représe
ntant quatre titan
ngt-cinq
sur le
Europole que d è le économique, Il est maintenant
opoles.
, le m o
tance est à la tête d’une o
Pour la Résis roposé par le Syndicat n’ tion puissante et d rganisa-
tique p s évouée qu’il a faço
social et poli e e s t p e r s u adée que ce même. Il semble av nnée lui-
tion. Ell alitaire où oir pris goût aux d
pas une solu y s t è m e t o t pouvoir et de l’arge élices du
iront à un s individualité
nt même si, officie
idées condu é a b s o lu e , l’ il garde la même llement,
e d’égalit tre l’idée ligne de conduite.
sous prétext e s t a u s s i c o n vraiment renoncé Il n’a pas
a niée. Elle du « proléta
- à sa théorie de « 
humaine ser d ic t a t u r e permanente », mai révolution
tous une libre ar- s il a appris à la m
d’imposer à u n g a r d e s o n côté quand cela lu ettre de
ia t  » p r é f é r ant que chac le m ieux pour le
i est favorable.
r u i e s t
ide de ce q
bitre et déc
futur.
e n c o n t a c t avec les mi-
ale est odina. Elle
L’Internation e N o v a y a R
e organisé d tatrice d’ob-
lieux du crim ip a le im p o r
nt la princ le et dans
est notamme gie e n E u r o p o
e t s is s u s d e la gadgetolo
j
anopoles.
les autres tit 11
Le Syndicat s n e comporta
it
c h a r g e
cahier des qu’elle
lisation. Le o r t a n c e —
n s e u l é lé ment d’imp r a d es avec le
qu’ u r e c a m a
D es chefs de fédé porter quat
puisse trans n if estation.
e d e m a
nécessair
B o is )
R o b in A p p l e t in g ( sévère com
- D is t r ib u t io n
ting est u n h o m m e ( E l e ct r ic it y
ge fermé J o h n W a lt e
r
Robin Apple d e s o n v is a
t les traits ux
me l’ e x p r im e n
e s t p e t it , les cheve F e d e r at io n ) t io n a ux UUA.
u couteau. Il a u-dessus a basé sa f
é d é r a
et c o u p é a
légère mo u s t a c h e
, J o h n W a lt e r e b e a ucoup trop
e c u n e ride jamais du Syndicat
a im -
bruns a v Il n e s e d é h o m m e petits problè
e s upérieure. c o nversion C e t
qui pose q u e lq u e s
de la lè v r
nt la form
id a b le r e
l’argent ce o n o r g a nisation. Il
s d e v a t e ur, le bois rieur même
d e s i
même p a à s o n s e c l’ in t é p ropre sur lu
a r é u s s i à imposer c o n s t r u ction en m e s à
bien bâti, t o u j o u r s
s de chez
qu ’ il
n matériau d
e
r les chaî- est grand et u a t r e é p in g le
n’étan t p lu s u
c o n t e m p le n c o s t ume tiré à q adise qu’il adore.
im e pourtant e t demi un a v e c u
urier de Pa
r
vog u e . Il a
ent en une
m in u t e
Wallo o , u n c o u t
lo n d s g ominés et
n s f o r m petits bâ- , ses cheve
u x b
n e s q u i t r a il li a r d s d e n iè r e s ment passer
in g t mètres en m r de son œuvre, Se s m a
r le laissent
p lu s f a c il e
tron c d e v
. Il est fie ses yeux azu e m b r e du Syndi-
t ê t e r o u g e e s camara- ur que pour
u n m
t o n n e t s à n c e
pas l’existe is une rencontre
d e s
po u r u n a c t e
s le s a n n é e s trente, en
n ’ o u b li e
par mo eloppé dan rbon, un
mais e f o is sine pour cat. Il a dév a t io n d u C h a
d e s . Il o r g a nis e u n
r s d e s o n u
r a t io n a vec la fédér rvant à ali-
illes ouvrie . Ceux qui n
e coll a b o r m iq u e s s e
avec le s d e u x m
a v a il entrales the striels en
s condition
s d e t r
ont l’ob- réseau de c s b lo c s in d u
am é li o r e r le s r é u n io n s f
le s u s ines dans le e vingtaine
n ts lors de ce elon l’issue être me n t e r la t ê t e d ’ u n
p a s p r é s e s 953, il est à s barra-
sont et peuvent friches. En 1 v e lo p p e r d e
jet d’un e e n q u ê t e . t tente de dé
c o m m e p e rturbateurs de c e n t r a le s e
s d a n s le s A ppalaches.
considérés ctrique
ges hydroéle
to -
e urs d’au
( C o n s t r u ct de fer
Eugène W
l e n
a l C h e m in s
La fédé des s d e f e r est une de
s
m o b il e s ) à la car- n des Che m in
n d h o m m e ,
La fédératio le s p u rges fré-
è n e W a ll e n est un gra pirer le respect iv e d
a lg r é
u Syndicat m ences. Elle est à
Eug pourrait in
s plu s a c t g
e a t h lé t iq u e . Il
u t o r it é s ’ il n’avait
e s e f f e c t u é es par les a io n s de trains
rur même de l’
a quent d is p a r it
et êtr e l’ im a g e
e r t é n o r m ément — il r ig in e d u s candale des G r a n des Grèves.
é f a u t qui le dess e lo p p er une l’o
conduisiren t a u x
igeant.
pas u n d
Son but es
td e d é v en 1910 qui lle m e n t le d ir
parle d u n e z .
b le , é c o n omique et n z B a u e r e n est actue a c ie u x, les che-
a Fra r
b il e a u moteur fi ntre les mains du d is g
re au visage et les vêtements
aut o m o
la mettre e Grand, maig
e r f o r m a n t p o u r
s i c r é é e n 1942 un t o u j o u r s mal coiffés lu n e, regarde
p bre. Il a ain re du peuple ». veu x d a n s la
g r a n d n o m il est souvent e ouverte.
En
plus e «  la voitu f r o is s é s , la b o u c h
q u ’ il a p p e ll
m e n t et d’uti- s rien dire ,
rarement
m o d è le
ple de fonc
t io n n e en l’air san en d q u e t r è s
Il l’a v o u lu e s im
o m m e d is c ret, il ne pr
h
12
e t n e f a it générale- son chef lui a prop
osé de devenir secr
s
s des conseil e néanmoins d’œuvrer pour la gl étaire et
la parole lor é b a t . Il d ir ig oire de la cause et
ncer le d rochable, cat. Il est assez com du Syndi-
ment pas ava n iè r e ir r é p ique à regarder ave
n d’une ma tre en faute de- sage rondouillard e c son vi-
sa fédératio a p u le met t sa bedaine, mais
aucun rap p o r t n ’
s t a s s e z a p p récié de plus rire personne
lorsqu’il prend son
il ne fait
is q u ’ il e s t en place. Il e et réfléchit dans rédige son rapport stylo et
p u
m m e s , c a r il est modéré im erait bien gle derrière de gr
. Il cache son rega
rd espiè-
ses h o m e n t , il a andes lunettes et
e s d é c is io n s. Intérieure a m p le ur aussi im- potelés dans des ga ses doigts
c ’ u n e nts noirs. Il fait so
ne action d te fois-ci avec beaucoup de n travail
reconduire u 0 e t q u e c e t zèle et d’applicati
r t a n t e q u e celle de 191 très méticuleux, ri on, il est
p o en, aucun détail, n
omme fort. à son expertise et ’échappe
ce soit lui l’h à son regard perçan
craint par la plup t. Il est
art des chefs de
car il a la réputatio fédération
Gaz)
E l - B a r r ac h (
n d’être très sévère
Ahmed rapports. dans ses
t le c h e f d e la fédération
rrach es s-Tanger.
Ahmed El-Ba o n e , à In d u
ge en Interz ouillard por
-
du Gaz et siè n t e t r o n d U n m em b r e d u c o m it
bedonna crâ-
Petit homme comme personne, il a le é d ’ act io n s pa
ranor-
e à la Clark
aba m a le s
tant la djell e m o u s t a c h
t porte un premier
ne chauve e ir e . Il e s t le Valentin Dousset e
a b le – a c t e ur qu’il adm a n is é une exploi- affichant en toute
st un jeune homme
discret
G o ir o r g s circonstances u
ndicat à av e fait
homme du Sy s l’Interzone. Il est de c moqueur. Sa très
petite taille est co
n sourire
tation viable
dan
t r e s p e c t é au sein du par la largeur de se mpensée
xtrêmemen d’Alt-Tanger.
Il s épaules et de se
un homme e e ll ig e n t s ia Il a les cheveux ro
ux en bataille, po
s mains.
rmi l’int es camara- rte de pe-
comité et pa d r e s p e c t s tites lunettes deva
nt des yeux bruns
le plus gran res mains et
a profonds.
traite avec d e s e s p r o p Cela fait maintenan
t un an que le co
out créé fortement
des car il a t le . Il t ie n t intégré au comité nseil l’a
échelle socia d’actions paranorm
grimpé seul l’ es par le Syndicat. toujours su qu’il é
tait différent, il sa
ales. Il a
rôné
aux valeurs p p p e r d es meilleu- pouvait canaliser
son énergie et se
vait qu’il
é v e lo s pensées
ssaye de d es et aux fe
m- pour produire des
En 1953, il e a u x h o m m choses extraordinai
res mais
s de vie nt des cen-
n’aimait pas trop ce
res condition lu i e n c r é a la. Maintenant qu’i
aillent pour pour le bien du Syn l le fait
mes qui trav s. dicat, qu’on le lui
s d e s o in s e t des crèche et qu’on l’en reme
rcie, il excelle dan
demande
tre maine. Il n’a plus d s son do-
e droit de voir sa fa
toutes façon elle le mille, de
croit mort sur un ch
il se sent seul mai antier,
D ’autres camarades ses compagnons e
s trouve du réconfo
rt parmi
t dans la lecture fo
le Syndicat. urnie par
e
Un s e c r é ta ir é-
u n c a m a r a de de la féd
r était ns quand
Jimmy Roche d e s in s p e c t io
ines chargé
ration des M
13
Le Syndicat
itals
s  ? B e n , y a trois r a ie mis… Mer
de !
, là -b a i le s y
soutien moi qu
t t e c olonne de le s ais ? C’est … »
« Tu vois
c e
r n it é . C o mme n t je
n a u n q ui dépasse
éte ye
nt pour l’ bien qu’il
qui y nage ma truelle, j’crois n hôtel de
luxe à
s s e -m o i a n t ie r d ’u
Tiens, pa lesias • su
r le ch •
• Pablo Ig Biz-Roma

LA FEDERATION DU BETON
14
des camarades de
la fédération du
H istorique sans doute plusieu
rs millions à trave
Béton —
rs le mon-
de — mais ceux q
indénia- ui sont liés direct
p r é s e n t e n t activités clandestin ement aux
es Grèves re twisted 50s,
es du Syndicat ne
Si les Grand t o r iq u e d e s tent qu’une petite représen-
ournant his ne sorte part de ce nombre
blement un t a u p a r a v a n t u de cent mille.  : moins
ll e s c o n n u r ent vingt ans n q u e virulente,
e u i, b ie
générale q pro-
de répétition rablement les esprits. Le -
marqua moin
s du
o li s a t io n , q ui transfor
l de titanop aste chantie
r,
cessus initia n d e e n u n v
ie du mo rmes, de
ma une part t im e s , d e la
son lot de vic sociaux. Des
eut en effet o u v e m e n t s
ns et de m t les sols,
revendicatio p la n is s a ie n
humaines a nt des sque-
fourmilières n s , é r ig e a ie
es fondatio d’asphal-
creusaient d t d e s r iv iè r e s
r, vomissaien ue du baron
lettes d’acie n t p h a r a o n iq
e quasime Simulta-
te, et l’ombr s c h a n t ie r s .
a u s s m a n n p lanait sur le u e d u Nord, des
H A m é r iq
urope et en ouvriers
nément en E ré s e n t e r le s
r o u p e s c h a rgés de rep t le j our. Aux do-
g s v ir e n
ontremaître èrent les
auprès des c é e s s u c c é d
a n c e s t im id ement exprim a is face à l’in-
lé è v e s , m
ns et les gr ernationale
de
manifestatio m is s io n In t
e la Com s, p. 49) et
différence d L e s A g e n c e
rbaine (cf. s sou-
Vivification U les actions se firent plu
du grand pu
blic,
e n g in s , d é t ournement Or ganisation
abotage des rs, chantage
s
terraines : s t d e s o u v r ie
x au profi ut encore
de matériau a ît r e s . Il f a ll
des contrem pes se fédè-
à l’encontre u e c e s g r o u La fédération du B
éton possède deux
ies pour q Béton fasse systè-
deux décenn e t q u e le mes hiérarchiques
distincts : l’un offi
e n t à l’ é c h e lle mondiale e c t io n du Syndi- tiné aux camarad ciel, des-
r d e D ir es de la base ; l’
u Comité autre, que
son entrée a l’on pourrait qual
ifier d’occulte, co
ment des Camarad nnu seule-
cat. es hauts placés. La
officielle est peu hiérarchie
contraignante : le
dispose de représe conseiller
ntants sur les plu
tants chantiers, ch s impor-
H iérarchie directives. En thé
argés de faire app
liquer ses
orie ces représen
élus par les camar tants sont
ades à chaque ch
de Plan, mais la vo angement
E ffectifs plus de poids que to
ix du conseiller sem
ble avoir
utes celles des ouvr
a nopoles, il y a nies. La hiérarchie iers réu-
e n t d e s t it cachée, la Grise, m
roiss et quant
Partout où c
15
Le Syndicat im e n t s e d oivent d’êtr
e
ades de C qu’à dé-
dureté, • Les camar m p t s à f a ir e
rm in a t io n , la
s a r t is a ns, aussi pro d e. Leur mis-
e e n é v id e nce la déte , plutôt que leur de b o n
ndicat le le
u r d e m a n
lui dont
à ell
it é d e s es membre
s
lo gie à des faire si le sy st le sabotage subtil, ce s
l’ in fl e x ib il
mprunte sa
t e r m in o
nt sion spécifiq
ue e
s j o u r s , voir plusieur
io n . E ll e e l’ o r dre croissa ttent plusie u r
fonct
du béton ;
d a n s
asalte et les effets me
t it u a n t s c h a u x , b ire sentir.
co n s
c e  : c im ent, cendre
, mois à se fa d r e m anient les e
x-
d’infl u e n ades de C e n
• Les camar p a r e il p o u r abattre
baryte. r
s if s . Il s n ’ ont pas leu r e , o u faire sau-
plo s a lu b
une tour in r mission
proprement e n n e m i. L e u
a u c ie l la v oiture d’un l’ a s s assinat par
L a G r is e la c e dans la hié
- ter
st le sabota
g e e t
er trouver
s a p
Assez Cor- spécifique e
Pour espér m o in s ê t r e
plasticage. s
h ie o c c u lt e, il faut au é  p a r des actio
ns
C h a u x s o n t des expert
rarc
être déjà d
is t in g u ades de éton
ro m p u e t s ’
co m p a s s io n , l’indéci- • Les camar chent la froideur du b .
uardise, la y- Ils ca s, des crépis
d’éc la t . L a c o s s i b ien que ph en finition. d e s e n d u it
lesse ment
a le a u
nt. Pour coffrages, paraître
la f a ib p o s t u la derrière des st d e f a ir e d is
sio n ,
n défaveur
d u - spécifique e
sique , j o u e n t e il f a u t faire mon Le u r m is s io n
G r is e
u sein de la chaque échelon. La
, combrants.
pr o g r e s s e r a des corps en lt e s o n t des durs,
li t é s propres à arades se
s a
rades de Ba sique. Ils brisent
tre d e s q u a
e — le s c a m • Les cama orce phy
io n e st informell stulant sur son lieu e g r a n d e f plusieurs
co o p t a t
server le po doués d’un s , p r é p a r e n t
conte n t e n t d ’ o b
t o u j o u r s r espectée. s m u r s à c o up de poing u le force de leu
r
st de s e
— mais elle e s de béton à la
demi-
de t r a v a il
t à la G r is e dispose mètres cube nt des poutrelles d’une
c a m a r a d e appartenan u-dessus de son lève
bras, et sou er un camarade enseve
li. Leur
Un n t u n n iveau a sauv intimida-
de pouvoirs
qu i s o tonne pour it a t io n e t l’
d e Corrompu. s io n s p é c ifi que est l’ag
nivea u r é e l mis
tion.

Le fibro-béton ?
Mais c’est de la merde !
Le fibro-béton a été mis au point en 1948 par des chercheurs de la base Gaudi. Ce matériau fi-
breux ayant effectivement l’apparence et les propriétés du béton ne se fabrique pas : il se cultive !
Les rumeurs les plus extravagantes courent sur la nature de la plante qui le synthétise. On raconte
même qu’il pourrait s’agir d’un hybride improbable de lin, d’araignée tropicale et d’huître — frais,
il ressemble effectivement à du fil d’araignée, translucide et collant ; il durcit et se grise en sé-
chant… La défiance des Camarades du Béton vis-à-vis de ce matériau est sans doute à l’origine de
ces rumeurs, largement relayées par les tabloïdes, photographies floues à l’appui. Cette défiance
est liée au fait que le fibro-béton se fixe exclusivement par gunitage. C’est-à-dire qu’il est
projeté au canon pneumatique sur les structures à habiller. Il requiert donc une main-d’œuvre
réduite et fait craindre aux camarades du Béton une réduction drastique des effectifs.

16
t e s e d is t inguent
ry
s c a m a ra des de Ba t é au travail,
• Le il e
par le u r c o u r age et leu
r
e
h
n
a
c
b
e q u ’ ils exercen
t On va t’décoffrer,
fl u
u s s i b ie n que par l’in es ouvriers. Bref, ils Mauviette !
a tr
il li b le m e n t sur les au u le s « qualités »
infa d iv id
u n is s e n t e n un seul in
ré férieurs. Voici quelques motifs d’exclusion de la fé-
c h e lo n s in
des é dération. Une exclusion s’accompagne com-
munément d’un vigoureux passage à tabac
aux conséquences parfois mortelles — surtout
lorsque l’exclusion concerne un membre de la
O pérations spécifiques Grise.
• Faire preuve d’une grande lâcheté physi-
c a m a r a d e s de la fé- que.
r a s a n t e m ajorité des a n is me (cf. Le
s
L’é c ur l’ U r b • Se comporter comme un tire-au-flanc ou
r a t io n t r a vaillent po s b u r e a u x d’Ouvra- un fayot au travail.
dé le
c e s , p p . 4 9-52) dans s , e t bénéficient • Saloper le boulot — quel qu’il soit.
Agen ér e n t e
e t le s f r a nchises aff t e a g e n c e . Environ • Faire une crasse à un autre gars du Bé-
ge et
d e s a v a n t ages liés à c un camarade du ton.
donc s u r cinq est
b a d e m • Prôner l’utilisation d’un matériau de
un agent construction Étranger comme le fibro-béton.
Béton. • Fréquenter une salle de cinématographe
art et essai.
• Sortir avec une greluche genre Kadr ou
Huile.

C ulture
tre – même si ce
dernier bosse pou
M entalité cat — qui abuserait r le Syndi-
de son pouvoir. Il n
que les parpaings q ’y a pas
é r a t io n d u Béton est à éclatent à coups d
ue les camarades d
e Basalte
rit de la féd t rêche. e poings.
L’état d’esp iau homonyme : dur e ret,
matér le conc
l’image du m a is o n p a r
n , o n parle peu, e n t des « fi-
Au B é t o
l’action au
d é t r im Uniformes
et on p r iv il é g ie
f a it l’ é c o n omie d’une
n
s s e r ie s  » . La fédératio intellectuels y sont
na logique. Le
s
r t u r e id é o r ig é a u rang de Les camarades du
couve u e l é
p r is é s , le travail man ades du Béton ne solides chaussures
Béton portent tou
jours de
mé r
P o u r a u t a nt les cama ingues du Syn- poches une bonne
de chantier et ont
dans leurs
vertu. -fl
s im p le m e nt les porte arité pour le cela, il n’y a pas
paire de gants. M
is à part
sont pas ie et la solid d’uniforme particu
a t . L a c a m a r a d e r
s e n t e n t y sont soli- généralement bien lier. Il est
d ic r é
s d e m é t ie r qu’ils rep ’ a b andonnera
un de travail — souve
vu de porter ses vê
tements
corp é t o n n nt débarrassés des
s . J a m a is un gars du B gare au contremaî- logos. sigles et
d e et
a r a d e d a n s la mouise
cam
17
Le Syndicat iq u e ttes à un bu
ll-
s d e b r
e cent kilo ons de dy-
peut aller d u e lq u e s b â t
o z e r, e n p assant par q ercussion. Les gros
d p
A v anta g es it e o u u n e perceuse à
é t a t d e marche
nam u s e n
r o nt être rend bi.
e n g in s d e v
is s e r s e s p oints de Gris
’y la
pu sous peine d g rève, gra-
Peu Corrom m a r a d es se résu- En cas de c
o u p d u r –
n
it é c la ndestine de
s C a
t de temps
à • Devoirs : – f a ir e la démonstratio
L’ a c t iv d e c im e n du travail donnant la
quelques sa
c s
à la pause ve accident it é , e n a b a n
m e à v o le r
des propos
s é d it ie u x
o n s e n s de la solidar
autr e e t à t e n ir
s la t r o is iè me bière. d u s
e s p o in t s de Grisbi.
è s
surtout apr moitié de
d é j e u n e r —
d e l’ a id e financière
r
P o u v o ir s  : Bénéficie ccident du travail
• ’a
t io n en cas d pu
de la f é d é r a Très Corrom li t a in d e m açonne-
p o
incapacitan
t.
d ’ e s c la n d re sur un a j o r a u C o ncours euro e r li n … les mains
M - B
ir s  : N e pas faire é par la fé
- r ouvrier de
N é o
e du bé-
•D e v o é e n c o u r a g rie, meilleu u g u e u s e s q u
a n t ie r s a n s y avoir ét C a m a r a d e sont aussi r p lu ie et le beau
ch du f a it la
dération. chantier, il en visite év
i-
ton. Sur le o n k r e t b o s s
ême les K r de la
temps, et m arier. Seul le Conseille e
tent de le c
ontr
r é s e n t a n t s possèdent c
Assez Corr
ompu
ranc-par- t ses rep
u e e t s o n f fédération e
orce physiq le respect de ses uence.
Gr â c e à s a f
é niveau d’infl u n e f o is par scé-
a rade a gagn attre le caquet Faire en sor
t e , -
ler, un t e l C a m
in est, rab • P o u v o ir s  :
p r é s e n t e sur un chan
e s o le e personne
pairs. Il sa it , s i b
, o u b ie n apprendre nario, qu’un g r a v e accident… a
u
t r e m aître abusif planqué. time d’un t r è s
d’ u n c o n
v a il  » à u n tier soit vic
mot « tra el.
vrai sens du it iv e m e n t disparaîtr
e
besoin mort e t e n s io n entre la
Faire défi n r t
• Pouvoirs : combrant, une fois pa
r scéna- D e v o ir s  : En cas de fo ra appelé à ser-
• e n c es, il se
ée en retrouvé. le s a g tres ter-
un macchab a m a is fédération e
t
sib le . E n d ’ a u
s ne se r a j e voire de fu ses cama-
rio. Le corp e t r a v ail quand la vir d ’ in t e r f a c
d e s a c t e s d e
Saboter l’o
u t il d a répondre
v o ir s  : mes, il devr .
• D e d es autorités
é d é r a t io n l’ordonne. rad e s a u p r è s
f

Corrompu is o n du Ca- C ommunications


co n d e m a
s c h a n t ie r s sont la se t sur les ouvriers n c e à se mé-
Le d’ascendan t t e n d a
. Il a p lu s s. e s c a marades on qui ne sont
marade ntremaître Q u e lq u u n ic a t io n
que la plup
a r t d e s c o - y ens de comm st-à-dire le pneu-
e fois par scé fi e r d e s m o
c’e
« Emprun t e r  » u n
u d’un  f r a n c s d u collier », t é cette mé-
• Pouvoirs : quel outil ou matéria ela pas « e . E x c e p
e t le photofluid ue, la fédération
nario n’im
porte r availle. C m a t iq u e d
lequel le ca
m a r a d e t
e e n c o r e assez répan
ch a n t ie r s u r fianc
18
a
s d e c o m m unication à s « La fédé du
s moye n doute Béton, c’est « 
utilise tous le uche à oreille est sans mir tes poumon
travaille jusqu’
à en vo-
Le bo s mon gars, et
disposition. n e le mieux.
mort, t’inquiè
te, on filera qu
lorsque tu sera
s
f o n c t io n morue et à tes elques TUS à
celui qui niards… « » ta

• Entendu alor
s que les sirène
s sonnaient
S econd marché
la fin d’une
journée exté-
nuante •

A cti v ités

t o n e s t d e v e nue incontou
r- R éputation et relations
du Bé ba-
La fédération et grands chantiers. L’Ur
petits e à compose
r
nable sur les p r a g m a t is m
ris avec détourne-
nisme a app y e u x s u r le La culture du trav
ail bien fait assure
e ferme les t lorsque ce- à la fé-
avec elle. Ell ’ é q u ip e m e n dération une bonne
réputation auprès
ériau ou d ments de des agen-
ment de mat t s u r le s r è g le ces, et ce malgré
quelques tentative
aisonnable e rment pas le s d’extor-
lui-ci reste r c i n e t r a n s f o sion abusives. La fé
dération a gagné le
que ceux- oué à un respect
comptes lors d u b u d g e t a ll des agents ouvriers
, bien qu’il soit par
harnier. 3 % de la fois diffi-
chantier en c tement dans les caisses cile de faire la par
t entre peur et resp
chantier va
direc
r e la f é d é r ation. En Pour la Résistance
ect.
è
u t u e ll e d u Béton que g r e n t que le tra- , la fédération est
un mo-
M s s ’ a s s u dèle honni : la ve
camarade rd, sans rtu du travail et d
échange, les en t , s a n s r e t a mis au service de e l’effort
a il e s t m e n é sérieusem e m p e stifs… et au l’esclavage. Les te
rros trou-
v if s in t vent, quant à eux,
revendicat que les prix des exp
mouvements tournés vers le seco losifs dé-
t. nd marché par la fé
moindre coû sont un peu excess dération
ifs, même si on n
nulle part ailleurs e trouve
meilleure qualité.
F inancement
i-
u e s d e l’ U r banisme, env
tatistiq tombe dans
D’après les s d e c e ll e - c i P ersonna g es secondaires
udget total édération : e
n-
ron 2 % du b p li e d e la f
bien rem on préfère
l’escarcelle U r b a n is m e
iel volé – à l’ xtorsion de fonds
tre le matér c t é » – l’e Des chefs
le terme «  r é a f f e
n s o c ia le  » –, la ges-
a participatio mobilières – pour
– pardon, « l im
u e lq u e s franchises t le travail
tion d e q u v r iè r e  » – e M ik e «  B r ee z B lo c
l’initiative o  » –, la fédé
-  » S t r atf o r d
« dynamiser e r m a n e n t e
ormation p es vaches
Camarade de Baryt
au noir – « f d e s m e il le u r e, colosse dont les
soixan-
a t io n d u B é ton est une te ans bien tassés n
’ont pas entamé la
r condition
dicat.
à lait du Syn
19
Le Syndicat
e f in contes-
M ik e Stratford e
st le c h
vit dans un
D ’autres mafiosi
physiq u e , B é t o n . Il
le d e la f é dération du bouchardé — une
tab er en béto
n
x b u n k à Alt-Van- m il l e
s o m p t u e u
teuse mais
r a f fi n é e —
e Sérène Char ment une
tech n iq u e c o û
t u r e . Il collectionn n du Béton
e s t a s s u r é
s
r. S a p assion : la s
c u lp
t i e t r éalise ses La fédératio q u e lq u e s rares femme
c o u v e
lberto Giac
o m e t mmes, mais especter.
r e s d ’ A e ntendu… O
n affaire d’ho e t s ’ y f a ir e r
les œ u v t o n b ie
vres, en bé l’un de ses ennemis
n
t s u y t r o u v er leur place il le , une femm
e
e s œ u on C h a r m
p r o p r
que fois qu
e de Sérène adem en
u e c h a u velle œuvr
e C’est le cas m e a g e n t b
note r a q ît , u n e n o vaillant com ires de ses
c u r r e nts dispara de 4 2 a n s t r a
, s e lo n le s d
ou c o n
c ollection. ont le corps e sacrée machine à
vient s’ajo u t e r à s a Europole, d n
è g u e s m a s c ulins est « u n d r e , elle aime
coll d e C e
a m n a t io n  » . Camarade is t e « canon » u
n
d m a c h
expression
Pablo Igles
ia s
t dans BAR- donner à l’
fl u e n rtial.
d e
rè s in
de Baryte t s, originaire d’Alt- sens plus ma
C a m a r a
c e t h o m m e de 39 an u r e u x au sein
M A R O , s d o u lo
, a e u un parcour étive, il a é
té n » Mansel
Mad r id
r ation. D’ap
p a r e n c e c h
s … Jusqu’à
A l i «   p o rt io e d ’ a n nées a perd
u
f é d é r a d e t a in
d e la
prisé par se
s c a m a ’une tren ent
t e m p s m é e d iz aine d’entr
e Ce garçon d effondrement d’un bâtim -
long s d ’ u n dans l’ é de retrou
u t il ise les corp dations d’une villa. ses jambes a s e m p ê c h
c e q u ’ il on
blayer les f surpée, de signer Cela ne l’a p ourrir les
r e m à Néo-Caire. t r e e t d e n
eux p o u r
à peine u o n s ables du sinis uelques parties
a la r é p u t a t io n ,
ls il p a r t ic ipe avec ver le s r e s p
u N il avec q
Il u e e s d te
u n d e s c h a ntiers auxq t d ans le béto
n alligators m
a la d
s . D e p u is lo rs il ne quit
chac a n leurs corp
s u n type coulé
v iv
v a r d  » aime- choisies de x c a v a t r ic e améliorée,
au m o in B o u le e de son e e-
«  À la f a ç on de Studio ifier. p lu s la c a b in
n s p o r t a u t ant que log
frais… e pour se ju
st yen de tra un mafioso
t-il ajou t e r c o m m devenue mo ic a p , c ’ e s t
e n t . M a lg ré son hand e la zone Égypte.
m t
e c t é e t c r a int dans tou
resp

20
par là
 U n o u v r ier passait
« nte
a it u n e p oche de fo
Où pass
mba
n c o n t r e bas il y to
E mbe
it e n t ie r dans la to
Et fond
our faire
p r it d e la fonte p re »
On dans la biè
h o m m e
e l’
Le poids d
RINTZ•
ier • Adrien P
• Un ouvr

LA FEDERATION DE L’ACIER

21
Le Syndicat
H iérarchie
H istorique
o f fi c ie ls , « l’indus- E ffectifs
e s
lo n le s m o ts des poèt d e la modernité,
Se v o lc a n on peut esti-
é r u r gique est le t r ic e . » L’ima- it a n o p o le s ,
t r ie s id e s a
usion sa lav ue l’on découvre
lv a rne aux t irectement
r e n f Si l’on se bo e l’ A c ie r d
et l’ a c ie
sens lorsq le s camarades d Syndicat so
nt
n d t o u t s o n
u r In d us- voué m e r q u e
t iv it é s d u
g e p r e
re fois un
s e c t e ans les ac dans les
p r e m iè ts-fourneau
x impliqués d é r u r g ie , 3 5  %
pour la cit é d e h a u
6 0  % dans la sid utres corps de mé-
s id é r u rgie : une ie s e t d e ferraille e s t im é s à
dans divers
a
à la
m o n t
o r
agnes de sc affrontent dans arsen a u x e t 5  %
i l’ o n c o m p te les ca-
d e s
cerné e m in erai s’ n o m bre double
e a u e t le e s d’étin- tie r s . C e
où le f e u , l’ t
de vapeur e cteur économi-
d e s g e r b
d e s d e N o v aya Rodina.
x h a la is o n s e mara
des e ie est un s
e s . L a s id é r u r g
U A A , à B a kufu et
ce ll ux
a j e u r e n Europole, a n t g é néral de la
que m is s e m e
G B A , m a lg ré le ralent n t à n e p as com- O r g anisation
en
u r b a in e. S’entêta le s ressour-
c r o is s a n c e in a , d o n t q ue arsenal,
e r a v e c Novaya Rod considérables, les sidérurg iq u e , c h a
l’Acier.
me r c
i s
t
ont pourtan bras des usines Chaque site son c o m it é d e
ces en m in e r a ie possède bre variable
n n e n t à bout de e vue finan- ch a q u e t ô le r
d ’ u n n o m
agences s o u t ie
d’un point
d st constitué ite fran-
a u t a n t Ce comité e po u r u n e p e t
dispendieus ique.
e s –
c a m a r a d e s – de deux, r s c e n taines pour
rgét de lu s ie u
cier qu’éne itua peu iliale », à p n t repré-
r s e c o n s t chise « fam of fi c ie ll e m e
f é d é r a t io n de l’Acie que des rumeurs In d u s - Z o n e – appelés n é m e nt surnom-
La rèves lors une o m m u
G r a n d e s G ceptibles d
e
t s d ’ a telier, mais c annuelleme
nt
après les r a n g e r s s u s s e n t a n s o n t é lu s
’alliages Ét nt l’acier se répandi- guy », qui ue soit le
a u s u j e t d e més « stalh r ie r s . Q u e lq
p la c e r a v antageusem riers de l’industrie a r l’ e n s e m ble des ouv t e li ers au sein
du
rem p ’ a
s m il lions d’ouv t effecti- représenta n t s d
lus fortes
e n t p a r m i le
llia g e s f u r e n nombre de o u c in q p
r
r g iq u e . Si de tels a r e nt si coûteu
x
it é , s e u le s les quatre é e ll e influence
.
sidé r u s ’ a v é r è co m u n e r
s
au point, il rencèrent jamais le s exercent rons ou
ve m e n t m is personnalité ont surnommés stalhba
’ il s ne concur l’Acier ne s’éva- es s s désignés à
à pro d u ir e q u e Ces camarad s o n t p a
L a f édération d s rumeurs. Au barons. Ils n e
que tels,
fer ou l’ a c ie r.
emps que le trouva en simplement n t e n t a n t
n m ê m e t m a is ils s’impose ent par leu
r
nouit pas e gagna en influence et s acti- ce r a n g , p lu s s o u v
lle e se la force, le ance. Les
contraire, e n territoire où étendr parfois par le u r p r e s t
ina u s une fédé- , le u r habileté et Internatio-
Novaya Rod lq u e s a n n é e cou r a g e u n io n s d e l’
vint en que roupant tent des ré actions
vit é s . E ll e d e
Sy n d ic a t r e g barons profi contrer et planifier des
o u rnable du étal et au ren cier conser-
ration in c o n t
r li é s a u m nale pour se it é s d e l’ A
s le s c o r p s de métie m ê m e s o uffleurs o m m u n e s , mais les Com e, au moins dans
tou
u r s , forgerons e
t c
la r g e in d é pendanc
feu – s o u d e vent une .
r o p r e s Indus-Zone
de verre… le u r s p
22
chalumeau peut s’
avérer d’une aide
O pérations spécifiques Néanmoins, on ne
s’improvise pas so
précieuse.
un test doit être ap udeur, et
pliqué pour savoir
a d e s d e l’ A cier ont ac- lumeau est correct si le cha-
camar un ement utilisé. Si le
Beaucoup de aux. Ces outils utilisent réussi, le matériau
est percé à la fin d
test est
alume un gaz com-
cès à des ch t y lè n e , e t de perçage (voir ta u temps
ible, l’acé flamme bleau ci-dessous).
gaz combust p r o d u ir e u n e est réduit d’un cin Ce temps
u r a n t , l’ o x ygène, pour a p a b le de décou- Si le test est un é
quième par prise d
e risque.
b u d e , c
et très cha lindée ne
chec, le matériau
très étroite u n e p o r t e b chalumeau s’échau résiste, le
e r d e s m é t aux. Lorsqu’ o f f r e -fort résiste seulement le maté
ffe, le tuyau fond,
etc. Non
p u ’ u n c
rcée, lorsq cambrioleur,
le riau n’est pas perc
peut être fo c a t e s d ’ u n chalumeau doit êtr
e réparé à l’aide
é, mais le
ions déli
aux sollicitat d’un test

Un chalumeau, c’est chaud !


Qualités du matériau à découper

Temps de perçage permettant le passage


Épaisseur ND
du bras/du corps

Simple tôle 10 tours/5 minutes Pas Difficile

Plaque de moins d’un cen-


20 tours/10 minutes Peu Difficile
timètre d’épaisseur
Plaque épaisse (jusqu’à
5 minutes/15 minutes Assez Difficile
trois centimètres)
Blindage (épaisseur supé-
15 minutes/1 heure Difficile
rieure à trois centimètres)

Blindage renforcé 1 heure et demi/5 heures Très Difficile

Différents chalumeaux

Chalumeau Dissimulation Circonstances Autonomie Prix


Très Défavora-
Petit Dissimulable 5 minutes Peu Cher
bles

Réglementaire Peu Dissimulable Défavorables 1 heure Assez Cher

Chalumeau-
Pas Dissimulable n.a. 5 heures Cher
machine
à lumière co-
Pas Dissimulable Favorables 1 heure Cher/Cher
hérente (*)
(*) : Le chalumeau à lumière cohérente n’est qu’une application industrielle du laser de
combat (cf. RétroFutur, p. 192). Il est donc soumis aux règles s’appliquant aux objets issus de
la technologie Étrangère.
23
Le Syndicat e q u i punit de la
a u v a g
ore l’acier s ant trahi
rise de ris- Et c’est enc m a r a d e s a y
c h e c a v e c p
r ib le m anière les ca teront à jamais
e z D if fic il e . En cas d’É o m m a g e définitif plu s t e r
. C e s d e r n iers por
Ass d n
c h a lu m e au subit un s anté — deu
x la fédératio e t t e trahison.
que, le c a s e d e e s d e c
is a t e u r coche une e s p r ot ections les marqu
et l’ u t il un i d
s ’ il n e s ’ était pas m
cases
ires.
réglementa s o n t A c t iv e r – uni- U niformes
C o m p é t e nces utiles m e a u à lumière
Les c h a lu
re unifor-
n t d a n s le cas d’un o m a in e s utiles p a s d ’ a u t
que m e
Bricoler et
le s D
é r a t io n ne connaît rûlure font
cohér e n t e – e t matériau. La f é d t r a c e s d e b
eau, Sou d u r e e t u n
q u e le t o rse nu où les
sont Chalum m e
é d a il le s d e s braves.
office de m

C ulture A v anta g es

M entalité Peu Corrom


pu l
a v e c f r a y eur le méta
iennement e regarde n, suspen-
t e r q u o t id Le camarad ie d s o u b ie
a s e n s a t io n de domp c e n ’ e s t p as pour f u s io n s ’ é c ouler à ses p p a quebot, il s
e
L s – en ’ u n
c e s é lémentaire ier sauva- paroi froid e d
au pour
d e s p u is s a n a p p e lé «  a c du contre la flamme de son chalume
r liquide est d e la fé- r la f, il débute
rien s i l’ a c ie la
inante dans ier aiment leur
c u lt u r e concentre su e r t ig e … B r e
t e r m omber au v s anciens
ge » – e s t d é
ades de l’A
c ne pas succ a r a d e s p lu
L e s c a m a r ilité, et plu
s
m é t ie r, et ses cam é », « baron de
dération. tr ê m e p é n ib dan s le
 main de bé
b
é t ie r, m a lgré son ex s in e s . M a lheur aux le sur n o m m e n t «
m
il s a im ent leurs u en prendraient , «  c u l serré »…
enco r e ,
t e s qui s’ cot o n  »
a id e financière
t io n s t e r r o r is
e s d e l’Acier Bénéficie r d e l’
or g a n is a a m a r a d
• Pouvoirs : du travail
r neau. Les c aire goûter à la d ’ a c c id e n t
à un h a u t - f o u
pour leur f f é d é r a tion en cas
s r e t r o u v e r a ie n t
m a r a d e s f ont mon- de la
.
le
n f u s io n . Certains c
a
s e vis-à-vis de incapacitant e n e r lo r s q u’il est en
fonte e ie u m
votion quas
i r e li g
ts-four- Ne pas la ra
tre d ’ u n e d é a v e c s e s h a u • Devoirs : d es aguerris.
e u d e t r a v ail. L’usine e t ses coulées présence d e c a m a r a
leur li m in o ir s
a u x , s e s f ours, ses la e cathédrale indus-
ne ctuaire, un
e s t u n s a n s t l’ e au bénite
de feu us io n e
ll e  ; le m inerai en f e ll e m e n t les nou- Assez Corro
mpu
s d e m étier et
trie
r e baptise cru nt désap- e a quelque
sa n n é e
d o n t la m o r s u
e g lo b a le m e L e c a m a r a d
r s e s m ains sont là
e c r u e s. Bien qu faire tombe
r s u
es blafardes re pour devenir un
vell e s r n s is t a n t à des cicatric ru
o u v é e , la pratique co s u r le b r a s dénudé le p r o u v e r. Il a la car e s de son ate-
p r ge pou r r a d
g o u t t e d ’ acier sauva e m e n t répandue
.
u y. P e ut-être les
c a m a
une s t la r g s t a lh g e ?
’ u n f u t u r camarade e l’ é li r o n t - il s cette anné
d lier
24
p ar scéna- termes, il devra ré
u n e f o is pondre des actes d
Emprunter -machine et marades devant de e ses ca-
• Pouvoirs : c h a lu m e a u s agents enquêteu
eau – sauf rs.
rio un chalum ière cohérente.
lum
chalumeau à h a r g e la « forma- Communications
e n c
Prendre ébutant.
• Devoirs : c a m a r a d e d
io n  » c la n d estine d’un p r é s e nce supplé-
t r e s d e
à trois heu r et il est
Cela l’oblige n s s o n a t e li e La coordination à gr
e n t a ir e s p a r semaine da é b u t ant – s’il lui fort de la fédérati
ande échelle n’est
pas le
m é d u d on de l’Acier. Au
de la sécurit lui demande
ra sein d’un
responsable m it é lo c a l même atelier ou
d’une même Indu
ur, le co s-Zone, le
arrive malhe bouche à oreille su
ffit généralement
. à commu-
des comptes niquer directives e
t informations. De
les Indus-Zones si plus, dans
dérurgiques, il se
l’effet conjugué d mble que
e la chaleur, du dé
Corrompu d’oxyde de carbon gagement
n s t a lh g u y d’un comité e et de l’utilisation
e est u rais magnétiques p de mine-
Le camarad d a n s s o n a telier à la our certains alliage
e l’ A c ie r. O n le respecte b r e du syndicat.
bent les communic
ations photofluidiq
s, pertur-
d e t m e m ues.
qu’ouvrier lhbaron ?
fois en tant v e n ir u n s t a
e u t - ê t r e a s pire-t-il à de d e c oncurrents à
P u c o u p
Auquel cas,
il aura bea S econd marché
évincer… r e u n macchabée
p a r a ît
Faire dis e corps,
• Pouvoirs : s c é n a r io . L
Acti vités
c o m b r a n t , une fois par s e r a définitive-
e n r n e a u ,
n haut-fou
jeté dans u
.
ment détruit d u r – grève, gra- À l’inverse de la fé
e c o u p dération du Béton
n cas d onstration
• Devoirs : E a ir e la d é m de l’Acier ne prati
que pas l’extorsion
, celle
du travail – f andonnant la excepté lorsque le de fonds,
ve accident a r it é , e n a b s conditions de trav
e la solid ail se dé-
de son sens d ts de Grisbi.
gradent jusqu’à de
venir insupportable
d e s e s p o in par exemple le ca s. Ce fut
moitié s des arsenaux inte
qui connurent en rzoniens
1949 un violent m
social dont le point ouvement
pu d’orgue fut la destru
Très Corrom plus coûteux transa
tlantique jamais co
ction du
a d e e s t u n s talhbaron. Les agences avaie nstruit.
Le Camar n e f o is par scé- pourtant largemen
nt tardé à offrir u
ne prime,
r t e , u
Faire en so ans l’atelier
t méritée, à leurs
• Pouvoirs : p r é s e n t e d ouvriers.
e personne au be- Les camarades de
nario, qu’un av e a c c id e n t … la fédération profi
tent des
o it v ic t im e d’un très gr outils de product
ion pour fondre d
s comme des armes es objets
soin mortel. e t e n s io n entre la par le Bugnus (cf.
blanches – les lame
s utilisées
o r t
En cas de f ppelé à ser-
RétroFutur, p. 50)
• Devoirs : e s , il s e r a a gées par des artisa sont for-
t les agenc n d’autres
ns de l’Acier – des
fédération e f u s ib le . E blindages,
ir d ’ in t e r f a ce voire de
v 25
Le Syndicat

s
e s c o
plus étrang ns étroits qu’en-
m m a ndées par R éputation et relations
e s c h o s e
ou d t r
e
iques. Les li ya Rodina of- is c rète. Son
e s e x c e n a t e m a is d
de rich n avec Nov é n est influen ction pousse les
tretient la
f é d é r a t io cond march La fédératio u
o n d e r le s e o util de prod s à son égard.
o rtunité d’in étitifs. respe c t p o u r l’ te
fr e n t l’ o p p
s prix comp à ê t r e p lu t ôt concilian infléchisse-
de ga d g e t s à d e
sont appré
- agences e m e n t u n
d e u r s souhaite viv s plus lu-
tences des
s o u
age à per- Le Syndicat d e s a c t iv it é
Les compé é p a is b li n d e s a p o litique vers user de son
qui ont un ffrir au prix me n t d a s e n c o r e
ciée s p a r c e u x
n t p a s à s ’ o e s , m a is il n’ose p ésire finir s
es
u a tre n’hésite ade pour accomplir c r a t iv
ucun cons e il le r n e d
ce r. L e s Q ar autorité ; a u lé e… La Ré-
e r v ic e s d’un cam n ces bancai- forme d’une
t ô le o n d
e
fort le s s a g e s d ’ a g e s o u s la fédération d
o u des braqu e même.
j o u r s
très intére s s é e p a r la
de s c a s s e s
p a r f o is d
sistance est f a it u n excellent
istance fait bord parce q
u ’ e ll e
res. La Rés l’ A c ie r  : d ’ a
é s is t a n t s , ensuite par-
r
e nouveaux scepti-
vivier pour d urs qu’elle tient sont su isé
ce que les s
ecte
s d e r e p li s où il est a
F inancement nir des base
bles de deve
re.
u n e f a ib le part des de disparaît
e
f é d é r a t io n représent s i l’ on considè
-
La u r t o u t
c e s d u Syndicat, s c a m a r a d es qui y
P ersonna g es secondaires
fin a n le d e
n o m b r e considérab n t d é r isoires – un
re le n s s o
a d h é r é . L es cotisatio étroFutur, p. 114)
ont ar mois (cf.
R
médio t r a n s a c p
t in e s p e u lucratives.
s
t le s a c t iv ités clande ervent en priorité D es stalhbarons
–e s
s e s d e la fédération a il , à financer
L e s c a is s d e t r a v
é li o r e r le s condition le s e rvice de Mé
-
à am a u x – L aff it e
e s d is p e n s aires médic nik est entièrement C h r is to b a l d
e
iq u e , Christo-
d lle de la Kli o- id é r u r g
d u s t r ie ier – des éc l’Industrie s te-seize ans
,
decin e in n d e l’ A c Retraité de o ix a n
p a r la fédératio aturellement, cela urd’hui âgé
d e s
ses jours
fi n a n c é
es culturels
.N balde, aujo q u il le m e n t
les, d e s c e n t r
r o n s d e s ’enrichir en it e n d r o it de finir tran n g le (cf. Rétro-
b a ser a T r ia
ê c h e p as les stalh Géron-Blocs
d u
’expirer
n’ e m p . dans un des an t d é c id é d
au passage . Il a pourt hauts-four-
se servant Fut u r, p .  2 3 1 )
il ie u d e s
souffle au m é, là où il a tou-
son dernier o ù il est n
neaux du N o r d , là
c t é e t a im é, et tous
p e
o u r s t r a v a il lé. Il est res t c o n sulter. Il mé
-
j ie n n e n
amarades v lutôt cor-
les jeunes c es r e la t io n s p
r is e le S y n dicat et a d s d e r é sistance.
p ll u le
plusieurs ce
diales avec

26
A le x ei G a b a r in e
H ib a k u s h a e u x a n s a été dé-
t e - d Cet expatrié russ
de quaran sauvage lors
- e de trente-deux
Ce Bakufan t io n d ’ a c ie r soudeur dans les ans est
e projec n’est qu’un chantiers navals d
figuré par un S o n v is a g e sablanca. Il travaill ’Indus-Ca-
ix-sept ans. lus ni oreille
, e à la construction
qu’il avait d é e . Il n ’ a p luxueux paquebots des plus
eau tann stalhba- , en particulier l’
masque de p iè r e … Il e s t le une véritable titan Ouranos,
vre, ni paup règne sur l’in
- opole flottante qui
ni nez, ni lè B a k u f u . Il bientôt à des milli permettra
fluent de , ainsi sur ers de riches touri
ron le plus in le s a r s e n a u x server depuis la m stes d’ob-
urgique, sur mme dange- er les pittoresques
dustrie sidér C ’ e s t u n h o déportation de l’A camps de
entrepôts. bakufans ntarctique. Les Liq
les docks et a u t s - a g e n t s nistes, membres d uéfactio-
e u x , im p it o yable. Les h o r g e r leur sabre ’une mystérieuse
mouvance
r f a ir e f politique interzon
à lui pour de lui en ienne, lui ont ré
s’adressent p e r e u r p a r le proposé une fortun cemment
’ a p p a r a t , e t même l’em e en or pour qu’il p
ose « une
d petite gâterie » dan
atifs. s la coque de l’Oura
termes admir refusé… mais qui sa nos. Il a
it si l’appât du gain
pas par devenir plu ne finira
s fort que le respe
gles de la fédérati ct des rè-
D ’autres mafiosi on ?

Morgan Arsc
o
n e n o ir d e vingt-sept
est un je u é
Morgan Arsco h ic a g o . Il est considér
e d’Alt- C
ans originair e u r d e s U A A, un vé-
eilleur soud alhguy, il es
t
comme le m lu m e a u . S t
te du cha r pour le
ritable artis é à t r a v a il le
ouvent amen . Aucun blindage
néanmoins s C o sa Nostra
Possé et p o u r la
u is q u ’ il a acquis un
, surtout de p is
ne lui résiste c o h é r e n t e . Mais depu
lumière es ar-
chalumeau à a peau se décolore et s
is, s nore
quelques mo nt de leur souplesse. Il ig
ticulations p
erde
m ie r s s y m p tômes du
e
n c o r e q u e c e sont les pr
e
r o m e d ’ H a u ssmann.
synd

27
Le Syndicat CArte d

28
’influence du syndicat

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