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THEME N°04 : PROMOTION DE LA CONSTRUCTION METALLIQUE AU CAMEROUN

SUJET : Susciter la volonté des pouvoirs publics dans la vulgarisation de la construction


métallique au Cameroun

(Cas de la construction des marchés)

INTRODUCTION GENERALE :

Depuis la nuit des temps, l’homme a toujours œuvré pour l’amélioration de ses conditions de vie. On est
ainsi passé de l’âge de la pierre taillée à celui des temps modernes en passant par l’âge de la pierre
polie et celui des métaux. Sa préoccupation première allant du désir de protéger son intimité à celle de
lutter contre les variations atmosphériques et climatiques. C’est ce qui serait à l’origine de l’habitat chez
les êtres humains.

Si l’habitat peut être considéré comme ‘’un mode de peuplement ou de logement et d’encrage
géographique d’une société humaine’’ 1, celui-ci varie effectivement en fonction de nombreux
critères qu’ils soient culturelles, économiques, sociaux, environnementaux et bien d’autres.

En ce qui concerne le secteur du bâtiment et des travaux publics, celui-ci a connu de nombreuses
mutations liées à sa destination, aux techniques de construction et aux matériaux utilisés. De
nombreuses ères culturelles laissent ainsi voir des constructions particulières. C’est le cas des huttes
sur pilotis observées dans les zones littorales comme à Cotonou au Benin et qui permettent aux
pêcheurs de se loger en toute quiétude non loin de leur lieu d’activité de pêches. Ces habitations qui à
priori présentent une structure apparemment quelconque et ne répondant à aucune norme, brillent
cependant par leur aptitude à résister aux vagues et autres conditions atmosphériques.

Le souci de normaliser les matériaux utilisés et de renforcer les structures porteuses en matière de
Bâtiment et travaux publics a certainement conduit à une diversité d’options sur les éléments de base
structurels parmi lesquels le bois, le béton, le béton armé et l’acier pour ne citer que ceux-ci.

L’acier, bien plus la construction métallique tire son origine de l’antiquité. On serait tenté de croire que
celle-ci a bien écrit ses lettres de nobles dans la Grèce antique si l’on s’en tient aux vestiges des
édifices historiques comme l’atteste Loiseau Christophe 2 « Pour la nature des vestiges recueillies,
ces édifices ont favorisé une réflexion sur les métaux et sur leur production….à la différence des autres
matériaux de construction, les métaux ont été intégré à l’histoire architecturale de l’antiquité romaine ».

1
Définition Microsoft Encarta 2009. 1993-2008 Microsoft Corporation.
2
Loiseau Christophe, approche méthodologique, technique de construction et structure de production 1er et 3e siècle après JC, Edition de
MARS 2009

1
L’utilisation de la construction métallique au fil du temps, les évolutions technologiques et la vie
économique ont amené l’homme à procéder à des transformations diverses du fer avant son utilisation
dans tous les domaines de la vie humaine et sociétale.

De nos jours, la vie économique est rythmée par trois principaux secteurs d’activité à savoir :

- Le secteur primaire qui est orienté vers l’agriculture, l‘élevage et la pêche ;

- Le secteur secondaire tournée vers les industries de transformation et ;

- Le secteur tertiaire qui concerne la production des biens et services.

Ce dernier permet d’apprécier le niveau de développement qui s’observe par la qualité de service, le
degré de consommation de la société et surtout par la qualité de l’habitat et le développement des
infrastructures. Toute chose qui dans un élan d’industrialisation et d’urbanisation sans cesse croissantes
a amené les hommes à repousser leurs limites en termes d’inventivité et de domination des lois de la
nature.

C’est dans cette logique de voir plus loin et d’atteindre les sommets les plus élevés tout en garantissant
la durabilité de ses actions, que l’Homme a opté pour l’agencement dans l’utilisation des ressources
naturelles présentes dans son environnement, à leur transformation dans le but de mieux exploiter leurs
propriétés à la fois physiques, chimiques et surtout leur résistance aux différentes sollicitations.

Ainsi comme tout projet de développement doit se matérialiser soit par la production des machines, soit
par construction des infrastructures visibles, on observe dans la plupart des cas en ce qui concerne la
construction, l’utilisation des plusieurs matériaux parmi lesquels le bois, le béton armé, l’acier, … ou leur
combinaison. Tout ceci s’obtenant à la suite de nombreux calculs qui aboutissent généralement par le
choix des sections à utiliser pour garantir la sécurité des hommes et des biens tout en leur assurant de
bonne condition de confort et de durabilité. Pour cela, les constructions métalliques du fait de leur
spécificité ont retenu notre attention dans le cadre de notre étude car comme le dit Jean Morel 3 « en
comparaison des constructions en béton armés ou en précontraint, les constructions métalliques
exigent qu’une attention particulière soit portée sur certains points névralgiques, notamment les
assemblages, les boulonnage, soudage afin de se prémunir contre leur risque de rupture brutale, qui
conduiraient à la ruine de l’ouvrage par effondrement ( ….) »

Bien plus, le respect de ces exigences structurelles, de confort, de beauté, d’environnement et


d’ampleur des réalisations à mettre en place ont ainsi permis d’orienter l’utilisation de tel ou autre
matériau pour mieux optimiser son rendement.
3
Jean Morel, éditions Eyrolles de son 4ième tirage de 1999

2
Il apparait donc d’après les connaissances acquises que : des matériaux suscités et des types de
constructions à réaliser, que la construction métallique occupe une place de choix dans la réalisation
des édifices de très grandes portées et de très grandes hauteurs. Il est par ailleurs établi que l’acier
regorge beaucoup de potentialités tant sur le plan économique : création d’emplois à toutes les
échelles, développement technologique, développement énergétique, … que sur le plan structurel car il
permet de dépasser les limites sur les propriétés et les caractéristiques des matériaux couramment
utilisés que sont le bois et le béton armé.

Seulement au Cameroun, bien que l’histoire nous renseigne à travers les archives et reliques du
patrimoine colonial que notre pays a connu un passé glorieux avec la construction métallique dans des
domaines aussi divers que variés tels : les ouvrages de franchissement (pont de l’enfance, pont d’Edéa,
la ligne de chemin de fer, .., les équipement marchands à l’instar des hangars dans les marchés, les
magasins de stockage, les charpentes métalliques, …, force est de constater qu’à ce jour, de nombreux
investisseurs sont plus orientés vers les autres types de constructions. La conséquence immédiate de
cet état des lieux est visiblement entre autres le manque d’ambitions en matière de construction des
édifices d’une certaine envergure comme les tours, les hypermarchés ou de véritables hangars de
stockage des biens et des halls d’attente dans les aérogares et aéroport et même les salles de
rencontre à très forte capacité. Les raisons sont nombreuses et méritent d’être diagnostiquées en
tenant comptes des représentations sociales et les défis de faire de notre pays un Etat émergent
soucieux de s’arrimer à la vision du concert des autres nations dans un contexte de mondialisation
irréversible.

C’est ce qui justifie le choix de notre étude qui porte bien sur la Promotion de la Construction Métallique
au Cameroun. Il s’agira pour nous d’analyser et de répondre à cette interrogation : Comment amener
les pouvoirs publics à intégrer dans ses commandes les constructions métalliques ? Autrement dit,
comment procéder pour vulgariser les constructions métalliques auprès des décideurs ? il s’agit là de
développer les attitudes de développement participatif et inclusif comme le pensent Hirt, Manfred A.,
Rolf Bez, et Alain Nussbaumer 4.qu’ « un dialogue entre le maitre d’ouvrage, l’architecte et l’ingénieur
doit avoir lieu afin de préciser l’utilisation souhaitée de la construction projetée. Les résultats de ce
dialogue sont consignés dans la convention d’utilisation (…) toutes les décisions qui ne peuvent pas
être assumées par les seuls auteurs du projet ». Les populations qui en sont les principales
bénéficiaires doivent également être sensibilisées à travers des campagnes, des colloques et des
séminaires sur les qualités de ce matériau.

4
Hirt, Manfred A., Rolf Bez, et Alain Nussbaumer, Construction métallique : notions fondamentales et méthodes de
dimensionnement. Vol. 10. PPUR presses polytechniques, 2006

3
Au vu du potentiel minier du Cameroun, de la volonté politique d’encourager la mise en place des
industries de transformation et de nombreuses initiatives de formations notamment celles des
ingénieurs dans des différentes branches de génie, il apparait clair que le ton est donné pour une
nouvelle génération d’ingénieurs spécialisés capables d’innover et de rompre avec la monotonie qui
tendait déjà à s’installer dans nos mœurs comme il est dit dans l’extrait de la préface signée en
novembre 1977 par le professeur Jean Claude BADOUX, de la partie A des polycopiés de l’ICOM «quel
que soient leur gout, quels que soient leurs intérêts, les futurs ingénieurs civil doivent apprendre à
construire. La plupart d’entre eux bâtiront un jour des bâtiments ou des ponts. Il est donc essentiel que
tous se forment dans les domaines des structures pour gagner leur enthousiasme…c’est ainsi qu’ils
pourront acquérir l’esprit de synthèse inhérent à leur formation » Nous pouvons penser à juste titre
que : La construction métallique est une alternative dans le domaine de la construction au Cameroun.

Pour cela il s’agira pour nous de nous appesantir sur : l’histoire et la caractérisation métallique (partie
01), les techniques de production et les normes d’utilisation de l’acier (partie 02), les axes de
vulgarisation de la construction métalliques au Cameroun (partie 03) et enfin de procéder à une
illustration concrète d’une construction métallique par l’étude et la conception d’un hangar marchand au
marché du 8ème Arrondissement de la ville de Yaoundé (partie 04).

4
Partie 01 :

CONSTRUCTION METALLIQUE : HISTOIRE ET CARACTERISATION.

Chapitre 01 : Son histoire et son évolution

A. Les débuts de la construction métallique dans le monde et au Cameroun

1. Débuts de la construction métallique dans le monde (historique et grandes


réalisations) :

Le fer a commencé à faire son apparition comme élément de construction au XVIII° siècle, alors que les
matériaux usuels à cette époque étaient le bois et la pierre. Il s’agissait alors d’assurer des fonctions
d’ornementation et de renforcement des ossatures. Bien plus, il était essentiel de maintenir les pierres
dans leur position initiale par agrafage.

Au cours du XIX° siècle, avec l’introduction du fer comme élément de construction, les méthodes de
conception furent bouleversées. Le concepteur ne travailla plus en effet avec des éléments singuliers,
en fonte, moulés en atelier, mais avec des profilés standards en ‘’I’’, ‘’T’’, ‘’L’’ , etc , … , dont
l’assemblage permettait d’obtenir les solutions recherchées.

Ce passage d’éléments uniques à des produits standardisés ne fut possible que grâce aux nombreux
développements effectués dans le domaine des chemins de fer.

Ce succès ne fut possible que grâce à l’introduction massive du rivet comme moyen d’assemblage, qui
permettait une combinaison presque illimitée des produits de bases.

Riveteurs sur la tour Eiffel :

Ces nouveaux moyens d’assemblage permirent une architecture révolutionnaire utilisant le fer, le bois
et le verre (voir l'œuvre de Joseph Paxton, le fameux cristal palace construit pour l’exposition
universelle de Londres en 1850) :

Les progrès techniques dans le domaine sidérurgique contribuèrent à l’apparition d’un nouveau
matériau, l’acier, qui devait une nouvelle fois révolutionner le domaine de la construction métallique,
avec l’apparition de la soudure et de profilés de plus grande longueur, supérieure à 6 m. L’utilisation de
l’acier devint ainsi de plus en plus massive en cette fin de XIX° siècle.

Première moitié du XX° siècle : durant cette période l’acier subit la forte concurrence du béton.
L’engouement pour ce nouveau matériau entraîna une baisse significative du nombre d’ouvrages en
métal construits durant cette période, cependant que de nombreux concepteurs contribuèrent à faire

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évoluer la construction métallique et à sensibiliser la profession sur ses avantages et sa rationalité. La
situation était toute inverse en Amérique du nord où l’acier répondait de manière tout à fait satisfaisante
à la création d’immeubles de grandes hauteurs à coût modéré, et fût utilisé massivement.

Deuxième moitié du XX° siècle : la fin de la guerre fût caractérisée par un besoin urgent de
reconstruction. La rapidité d’exécution, l’économie de moyens et la rationalité étaient alors des
contraintes à respecter. La construction métallique répondait parfaitement à ces exigences, et pouvait
bénéficier d’une industrie métallurgique très forte, développée pour des besoins militaires. L’acier fût
dès lors massivement utilisé.

Les années 70 furent marquées par un nouveau type architectural basé sur la mise en valeur de la
haute technologie (exemple : Centre Georges Pompidou). Cependant il fallut attendre les années 80
pour entrevoir les premiers signes d’une architecture inventive, caractère de la construction en acier
d’aujourd’hui (carénage continu, forme d’ailes d’avion ou de bateau, utilisation de mâts et habillage de
verre et d’acier).

Dans son fort intéressant supplément technique de décembre dernier, la revue parisienne «
L'Architecture » publie comme chapitre premier les notes qu’on va lire : ‘’L'emploi d’une ossature
métallique pour le bâtiment commercial ou d'habitation, n'est pas, comme certains le pensent à tort, une
nouveauté d'origine étrangère Elle dérive directement de la charpente métallique industrielle, connue et
employée en France depuis longtemps’’.

Un des premiers ouvrages exécutés en fer est le Pont des Arts, à Paris, construit sous le Premier
Empire et qui est encore en service et la coupole de la Bourse du Commerce, ancienne halle au blé.

La construction métallique se développa lorsque l'industrialisation des procédés métallurgiques


Bessemer et Thomas permit de retirer de minerais, considérés auparavant comme étant de qualité
insuffisante, un acier techniquement supérieur à l'ancien fer industriel et d'un prix de revient bien
moindre.

Les ingénieurs, ayant affaire à un matériau de qualité connue, purent lui demander le maximum et
réaliser des constructions dont la hardiesse apparente s'allie à une sécurité absolue.

Les plus caractéristiques dans le domaine du bâtiment sont les édifices de l’Exposition de 1889 et, en
premier lieu, la Galerie des Machines, avec ses fermes triarticulées de 115 mètres que l'on a si
malencontreusement laissé détruire alors que son transfert, à la périphérie de Paris, eut été
relativement aisé et peu coûteux. Les autres édifices remarquables de cette exposition : galerie de 30
mètres, palais des Art libéraux et des Beaux-Arts , avaient été construits en raison même de leur

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caractère provisoire, suivant le principe de l'ossature métallique supportant des murs réduits à des
cloisons : à la clôture de l'exposition, lesdites cloisons ont été démolies et la charpente démontée pour
être remontée ailleurs.

L'application aux bâtiments industriels permanents a suivi de près, et en dernier lieu l'ossature
métallique a été employée dans les édifices à usage commercial ou d'habitation.

Nous citerons parmi les premiers qui aient été réalisés le « building » du faubourg Saint Honoré,
commencé avant la guerre et dont il sera donné plus loin une description détaillée et l'immeuble
construit 124, rue Réaumur, sous la direction de M. Chedanne, architecte.

2. Débuts de la construction au Cameroun (historique et grandes réalisations) :

La construction métallique au Cameroun remonte à l’époque coloniale. Les premières constructions en


bâtiments au Cameroun ont utilisé pour matériaux de construction la terre cuite et le bois. A ce jour bien
que la plupart de ces édifices aient été détruits, il y en a qui fort heureusement continuent de meubler
l’histoire de notre pays. La Cathédrale du diocèse de Mabalmayo ou encore la mission catholique de
Minlaba dans la région du Centre sont encore là pour témoigner de la présence de l’œuvre
missionnaire au Cameroun.

En ce qui concerne la construction métallique, la belle histoire nous renseigne encore avec cette
multitude de ponts métalliques observés çà et là sur toute l’étendue du territoire camerounais. Nous
pouvons citer entre autre : le pont de l’enfance sur le fleuve Sanaga dans le département de la Lekié, le
pont courbe d’Edéa sur la Sanaga.

Dans cette évolution, le bâtiment n’est pas resté à la traine. Lors des années 1960 le commerce du
cacao avec des commerçants grecs a vu se développer la construction des hangars servant pour
abriter l’organisation des marchés périodiques. La principale caractéristique de ces hangars étaient non
seulement ces poteaux en aciers mais et surtout ces charpentes aux portées assez impressionnantes
et à un encombrement réduit.

B. Les réalisations actuelles au Cameroun

Les réalisations actuelles dans la construction métallique au Cameroun sont aussi diverses que variées.
Elles concernent entre autre secteurs : le bâtiment, les lignes de chemin de fer, les ouvrages de
franchissement ainsi que les réservoirs métalliques.

1. Dans le domaine du bâtiment ;

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Pour des raisons de pérennité, de justesse dans les formes, d’assemblage aisé, de diminution des
nuisances, d’évolutivité et même de protection de la nature, l’acier gagne de plus en plus de terrain
dans le domaine de la construction au Cameroun. Parmi les réalisations actuelles, figurent en bonne
place les équipements marchands (hangars dans les principaux marchés) et les constructions en zones
industrielles et dans les gares et aérogares. Par ailleurs pour des constructions des halles à très fortes
capacité en termes d’espace d’occupation, la construction métallique est devenue la principale option
de même que pour la fabrication des chapiteaux et autres tentes.

Une tendance a vu le jour lors de cette dernière décennie, il s’agit du ravalement des façades des
grands édifices en lieu et place des peintures et autres carreaux sans toutefois oublier de rappeler
l’usage des grilles métalliques et des ouvertures de plus en plus appréciés du fait de la malléabilité
assez intéressante des éléments métalliques servant à la construction.

Les réalisations actuelles témoins de cet éveil technologique peuvent être observées sur le Palais
polyvalent des sports de Yaoundé, la couverture de partielle du stade Omnisport de Yaoundé, les halles
installées au palais des congrès de Yaoundé, les hangars marchands dans les différents marchés de
Yaoundé, le ravalement des façades des immeubles ministériels et autres grands hôtels de la place
pour ne citer que celles-là.

2. Dans les autres ouvrages (ouvrages d’art et ouvrages spéciaux)

Les autres ouvrages autres que le bâtiment constituent actuellement les déterminants essentiels de la
marche du Cameroun vers son émergence sollicitée.
Les installations du complexe industrialo portuaires de Kribi sont basées à plus de 70% sur la
construction métallique. On y retrouve des appareils d’accostage, des appareils de levage, des
appareils de manutention et même de stockage.
Les barrages hydroélectriques en construction au Cameroun de même que les ouvrages de transport
de l’énergie électrique sont aussi autant de réalisations qui témoignent s’il en était encore besoin
l’option prise par les pouvoirs publics camerounais de se retourner résolument vers la modernité.
Dans le domaine maritime, le chantier naval du Cameroun, fleuron de la construction des plates formes
pétrolières et de maintenance des bateaux est une structure aux équipements modernes et dont le
personnel est à la pointe de la technologie.

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Chapitre 02 : La caractérisation des constructions métalliques

A. Un matériau aux propriétés mécaniques particulières

1. Les propriétés mécaniques des éléments métalliques

L’utilisation de l’acier dans le bâtiment présente de nombreux avantages. Le secteur de la construction


au sens large, emploie un acier standardisé et normalisé pour la réalisation d’ouvrages architecturaux
et d’ouvrages d’art. Il est un élément essentiel qui sert pour former le squelette des bâtiments, armer le
béton, renforcer les fondations. Il habille les façades et les toitures.

La popularité de l’acier dans la construction résulte de sa polyvalence, sa résistance, sa durabilité, son


potentiel esthétique, sa capacité à bien se travailler avec d’autres matériaux et l’application de
techniques industrielles dans la construction.

Les caractéristiques mécaniques naturelles de l’acier (rapport élevé résistance/poids notamment)


autorisent la création de structures porteuses légères qui permettent de gagner de l’espace habitable
pouvant atteindre jusqu’à 7% des surfaces comparé à d’autres solutions.

a. Un matériau pérenne.

L’acier assure une longévité aux édifices grâce à l’emploi d’alliages ou de nombreux systèmes de
protection contre la corrosion.

b. Préfabrication et rapidité d’exécution.

Le bénéfice de l’industrialisation est pleinement utilisé, l’organisation du chantier est plus efficace, les
délais de mise en œuvre sont raccourcis et maitrisés.

c. Evolutivité

Un bâtiment acier, caractérisé par une structure poutres et poteaux et son absence de murs porteurs
facilite des interventions ultérieures pour remodeler les espaces en fonction des usages et de l’évolution
des modes de vies des habitants et des besoins des occupants des immeubles commerciaux,
industriels et de bureaux.

d. Sécurité sismique.

La ductilité de l’acier est un atout majeur en cas de tremblement de terre.

e. L’innovation

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L’innovation concoure à une meilleure utilisation de l’acier. Elle est rendue possible par l’introduction
d’acier à haute limite élastique permettant l’optimisation du couple tonnage/portée. Elle est complétée
par une meilleure connaissance et une utilisation conjointe, plus fine, des propriétés respectives de
l’acier (la traction) et du béton (la compression).

Il s’y ajoute dans le domaine des ponts suspendus et à haubans l’introduction de procédés de
fabrication innovants autorisant la diminution de la section de torons entrant dans la composition des
câbles.

2. Les autres atouts de la construction métallique :

a. Des économies d’énergie.

Associé à des solutions d’isolation externe, les déperditions sont très fortement réduites, limitant les
besoins de chauffage et de climatisation.

Pendant la phase de construction du bâtiment, l’utilisation de l’acier offre également de nombreux


intérêts.

b. Diminution des nuisances de chantier.

Comparé à d’autres solutions, les chantiers utilisant l’acier sont plus silencieux, plus propres, génèrent
moins de poussière et peu de déchets.

La construction métallique qui appartient à la filière sèche, ne nécessite pas d’eau. Cette dernière évite
les écoulements, les fuites et les risques de pollution qui lui sont associés. L’emploi de l’acier limite les
besoins de stockage et l’emprise du chantier, ce qui est particulièrement appréciable en milieu urbain
dense.

c. L’acier et la protection de l’environnement.

Les coproduits générés par sa fabrication (laitiers de haut fourneau, scories) sont facilement valorisés
dans la filière construction : l’industrie cimentière, la construction des chaussées, les ballasts. L’acier
peut se recycler indéfiniment et à 100% sans altération de ses qualités.

B. La flexibilité dans la réutilisation des éléments métalliques (profilés et tôles)

1. La possibilité de démontage des ouvrages pour utilisation des éléments ailleurs :

Une construction en acier peut se démonter en toute sécurité et proprement. Les constituants du
bâtiment sont plus facilement séparés et aisément récupérés grâce à une filière parfaitement organisée.

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Les éléments issus de ces démontages constituent toujours des éléments de base soit pour une
reconstruction, soit pour un recyclage ou un remoulage afin d’avoir de nouveaux éléments pouvant
servir de pièces de base pour des réalisations nouvelles aussi bien dans le même registre que pour
d’autres constructions dans d’autres domaines.

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2. Le recyclage des éléments tout en préservant les propriétés de l’acier :

L’aptitude au recyclage est la première des propriétés de l’acier et constitue de ce fait un stimulant pour
les investisseurs en termes d’économies. Sa capacité à ne produire aucun déchet non ré utilisable est
aussi un atout majeur dans la fabrication des produits dérivés. Les aciers de la filière électrique sont
essentiellement créés à partir d’une source d’aciers recyclés. Ces ferrailles sont récupérées et triées
dans des parcs à ferrailles servent à alimenter le four électrique à arc. Il suffit pour cela d’avoir des
capacités énergétiques suffisantes pour pouvoir permettre la production d’aciers de tout type. C’est
d’ailleurs la tendance de plus en plus développée dans le domaine de la fabrication d’acier au monde.
On s’en souvient encore de ces campagnes de récupération des épaves de toutes sortes chargés dans
les camions et conduits à la ville de Douala pour leur destination finale en Inde.

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Partie 02 :

DES TECHNIQUES DE PRODUCTION AUX NORMES D’UTILISATION DE L’ACIER

L’acier est le matériau de prédilection de l’architecture durable, créative et technique. Il cumule de


multiples avantages pour la construction neuve, la rénovation ou l’évolution des bâtiments.

Avec l’acier, toutes les formes, toutes les dimensions sont permises. Les constructions en acier sont
modulables, libèrent de vastes espaces sans poteaux intermédiaires, sont faciles à entretenir et à
réhabiliter et sont évolutives.

Pour mieux aborder la diversité de ses formes, il est important de définir d’une part sa classification et
ses caractéristiques ainsi que les procédées de fabrication. D’autre part, de revisiter ses domaines
d’utilisation, ses nuances, les normes y relatives.

Chapitre 01 : Classification, caractéristiques et procédées de fabrication de l’acier

Les techniques et procédés de production de l’acier font appel à la fois à sa classification, à ses
caractéristiques et aux procédés d’utilisation.

A. Classification et caractéristiques de l’acier

1. Classification des aciers :

Il existe trois grandes familles d'aciers : les aciers non-alliés, les aciers faiblement alliés et les aciers
fortement alliés.

a. Les aciers non-alliés pour un usage général

La première famille des aciers non-alliés regroupe les aciers d’usage général utilisés dans le bâtiment
et travaux publics et les aciers non-alliés spéciaux utilisés plutôt dans les outils, les moules ou les
pièces mécaniques soudables, malléables ou forgeables.

b. Les aciers faiblement alliés, de haute résistance

Les aciers faiblement alliés se caractérisent par leur haute résistance et le fait qu’aucun élément
additionnel ne dépasse 5 % en masse.

c. Les aciers fortement alliés à très haute résistance mécanique

La troisième famille des aciers fortement alliés se compose d’aciers dont au moins un élément dépasse
5 % en masse et sont réservés à des utilisations très spécifiques nécessitant des caractéristiques
particulières comme une très haute résistance mécanique, une très grande résistance à l’usure et à la

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corrosion, une très faible dilatation et fluage. C’est dans cette famille que l’on retrouve, par exemple, les
aciers inoxydables.

Les valeurs limites des alliages constituant ces différentes classes d’aciers sont définies par la norme
AFNOR NF EN 10020.

2. Caractéristiques de l’acier

Les produits en acier utilisés en construction métallique présentent deux types de caractéristiques qui
interviennent dans les calculs de résistance des matériaux. Il s'agit d'une part des caractéristiques
mécaniques intrinsèques, fonction de la nuance de l'acier et d'autre part des caractéristiques
géométriques et d'inertie propres au produit et qui dépendent de ses dimensions et de sa géométrie.

Les aciers sont également caractérisés par leur composition chimique qui n'intervient pas directement
en résistance des matériaux mais qui joue un rôle important notamment en matière de soudabilité et
dans le comportement à la corrosion des ouvrages métalliques.

a) Propriétés mécaniques de l’acier

Les résultats que fournissent les essais sur acier ne sont pas des indications absolues, mais constituent
une échelle de valeurs comparatives étroitement liées aux conditions d'exécution de ses essais.

Les essais mécaniques sont rarement réalisés sur le produit lui-même (ou la pièce), mais nécessitent le
plus souvent le prélèvement d'un échantillon et l'usinage d'éprouvettes.

b) Propriétés physiques de l’acier

Les propriétés physiques de l’acier en font un matériau particulièrement apte à la construction


métallique. Par la grande diversité de ses caractéristiques, à chaque emploi peut correspondre un acier.
Masse volumique, module d’élasticité longitudinal, coefficient de Poisson, coefficient de dilatation,
conductivité thermique et résistivité électrique.

c) Propriétés chimiques de l’acier

On distingue trois types d’aciers en fonction de leur teneur en carbone.

- Les aciers hypoeutectoïdes qui contiennent moins de 0,77 % de carbone et sont malléables ;

- Les aciers eutectoïdes qui ont 0,77 % de carbone ;

- Les aciers hypereutectoïdes supérieurs à 0,77% de carbone.

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La microstructure d’un acier dépend aussi du traitement thermique qui lui confère des phases. On en
distingue trois : inférieure à 912 °C, de 912 à 1394 °C et supérieure à 1394 °C.

B. Les procédés d’utilisation de l’acier

1. La fabrication de l'acier

Les métaux ferreux sont connus depuis la plus haute antiquité sous la dénomination de « fer ». L’âge du
fer sert à désigner le tournant décisif de la civilisation humaine après l’âge de la pierre et l’âge du
bronze.

Si l’on se place du point de vue de la chronologie historique, on peut dire que la production industrielle
de l’acier est relativement récente puisqu’elle remonte à une centaine d’années environ.

S’il a fallu des millénaires pour aboutir à un stade rudimentaire de fabrication de l’acier, et quelques
siècles pour voir naître les premières installations à caractère industriel, c’est en quelques dizaines
d’années que se sont créées les nouvelles techniques et les puissantes installations qui conduisent à
de meilleures fabrications et à des utilisations toujours plus importantes de l’acier.

La fabrication des aciers se décompose schématiquement en 6 étapes regroupées en trois parties : la


préparation des matières premières, le travail dans l’aciérie et la transformation au laminoir.

Etapes de fabrications de l’acier.

On distingue deux filières d’approvisionnement de l’aciérie :

- L’une dite filière fonte, alimentant les hauts fourneaux, et

- L’autre dite filière électrique, alimentant les fours électriques.

a. L'acier de la filière fonte

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Les différences fondamentales qui caractérisent les aciers de la filière fonte par rapport à la filière
électrique sont qu’ils sont créés à partir de deux matières premières principales, le minerai de fer et le
charbon.

La production d’acier liquide, avant coulée, va se faire à partir des hauts fourneaux et de la fonte liquide
à 1400°C. Pour réaliser cette fonte, il est nécessaire de préparer les matières premières dans une usine
constituée d’une cokerie et d’une usine d’agglomération. La filière fonte est essentiellement mise en
œuvre dans ce qu’on appelle les usines intégrées.

Le schéma ci-dessous représente, de façon schématique, la chaîne complète de cette filière depuis
l’usine d’agglomération où sont préparées les matières premières jusqu’aux produits finis.

Schéma de la chaîne de fabrication de l’acier à la fonte


Source : htp://www.construireacier.fr/index.php

Les aciers de la filière fonte sont élaborés à partir de deux matières premières principales, le minerai de
fer et le charbon. Le minerai de fer est un produit naturel très présent sur la Terre.

Le fer représente à peu près 5% de l’écorce terrestre et la sidérurgie utilise surtout les minerais à base
d’hématite (Fe2O3). C’est un agrégat de matières minérales (oxydes, carbonates et sulfures de fer)
susceptibles d’être transformées en fer de manière économique

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- Le minerai de fer, de l’état brut à l’aggloméré

L’usine d’agglomération reçoit le minerai de fer en provenance d’un quai minéralier ou d’un parc à
minerais. Ce minerai est tout d’abord séparé par tri puis broyé et calibré en grains qui s’agglomèrent
entre eux. Le mélange obtenu est ensuite cuit sous une hotte d’allumage à 1 300 °C. Le minerai
aggloméré obtenu est appelé le gâteau et est concassé avant d’être transféré vers le haut fourneau.

L’aggloméré se caractérise par des propriétés physico-chimiques précises :

 Une granulométrie resserrée (5 - 50 mm)

 Une résistance mécanique contrôlée

 Une analyse chimique précise et régulière, surtout en ce qui concerne la gangue qui détermine
la composition du laitier de haut fourneau et permet d’ajuster la qualité de la fonte.

- La cokerie
Le coke est utilisé dans le haut fourneau pour apporter la chaleur nécessaire à la fusion du minerai et le
carbone nécessaire à sa réduction.
Le coke est du carbone presque pur doté d'une structure résistante à l'écrasement. Il s’obtient avec du
charbon. La cokerie va permettre la transformation du charbon en coke en supprimant des substances
inutiles pour le processus de fusion réductrice. Pour cela on le fait cuire, à l'abri de l'air, dans les fours
de la cokerie à 1 100 °C durant plusieurs heures.

- Du charbon devenu coke


Comme il n’y a pas d’oxygène dans ces fours, le charbon ne brûle pas. Une fois le charbon transformé
en coke, il est retiré du four et refroidit par aspersion. Il est ensuite concassé et criblé jusqu’à ce qu’il ait
la granulométrie optimale pour être utilisé dans le haut fourneau.

17
- Le Haut Fourneau
Le haut fourneau va transformer les matières premières en fonte liquide. Le minerai aggloméré et le
coke solide sont enfournés par le haut.
L’air chaud (1250°C) insufflé à la base du haut fourneau provoque la combustion du coke réduisant les
« oxydes de fer », dont le minerai est essentiellement composé, c’est à dire captant leur oxygène et
isolant le fer.
La chaleur dégagée par la combustion fait fondre fer et résidus en une masse liquide appelée fonte.
La fonte liquide est transportée à l’aciérie par wagons spéciaux dits « poche-torpille ».

- Le Convertisseur
Une fois le décrassage terminé, la fonte est déversée dans le convertisseur, dans lequel on a déversé
des ferrailles.

Au moyen d’une lance, de l’oxygène pur est soufflé sur le bain métallique pour brûler l’excédent de
carbone et les impuretés. Entre temps, le processus a également brûlé le silicium, le manganèse et les
résidus de soufre présents dans la fonte.

18
Pour que le processus se déroule de manière aussi efficace que possible, on ajoute une certaine
quantité de chaux au bain et on souffle un gaz inerte dans le fond du convertisseur. Les substances
indésirables présentes dans la fonte disparaissent alors, soit dans le laitier qui va flotter à la surface du
bain, soit sous forme de gaz.

- Le convertisseur rend l’acier « sauvage »


Dans le convertisseur, on obtient presque toujours la même composition à la fin du processus de
soufflage. L’acier obtenu est dit « sauvage ». Pour réaliser les diverses qualités d’acier, il est nécessaire
d’adapter la composition ou l’analyse de l’acier. Pour ce faire, on ajoute des additifs et des éléments
d’alliage dans la poche de l’acier afin d’obtenir la qualité d’acier requise. Le déversement de l’acier dans
la « poche » se déroule de telle sorte que le laitier du convertisseur est évacué séparément.

b. L'acier de la filière électrique

Les aciers de la filière électrique sont essentiellement créés à partir d’une source d’aciers recyclés. Ces
ferrailles sont récupérées et triées dans un parc à ferrailles qui va alimenter un four électrique à arc.

L’abondance de l’énergie électrique dans les pays modernes et l’organisation de la filière de


récupération et de tri, ont permis d’élargir l’utilisation de cette filière à la production d’aciers de tout type
et, de plus en plus, aux aciers de qualité.

19
Schéma de la chaîne de fabrication de l’acier aux fours électriques

- Le panier à ferrailles
Le panier à ferrailles sert à charger le four électrique dont la partie supérieure s’ouvre pour faciliter cette
opération.

Le panier à ferrailles est chargé par le haut grâce à un aimant à ferrailles et le fond du panier s’ouvre en
deux pour le déchargement dans le four.

Les ferrailles sont classées par catégories dans le parc à ferrailles, et à partir de ces classements
constituent les charges du four à arc de fusion. La ferraille ainsi triée et valorisée, est une matière noble
(pour certains éléments d’alliages qu’elle contient ou par la limitation de certains éléments résiduels
nocifs).

- Le four électrique
Le réacteur lui-même est une cuve de forme cylindrique en acier, garnie dans la partie basse de
matériaux réfractaires (la sole destinée à contenir le métal liquide) et dans la partie haute de panneaux
refroidis à l’eau. Cette cuve est fermée par une voûte éclipsable refroidie à l’eau.

Dans la voûte sont aménagés divers passages pour les électrodes, l’aspiration des fumées, etc.
L’énergie électrique est amenée par des électrodes en graphite qui plongent dans la cuve.

Dès le panier chargé, la puissance électrique est appliquée pour fondre la charge. Tant qu’il demeure de
la ferraille le long des parois de la cuve, on applique la puissance électrique maximale.

Dans le même temps, de l’oxygène est injecté par lances et des brûleurs ont pour mission de dégager
les points froids.

- Moussage de laitier par injection de carbone et d’oxygène

20
Dès qu’une quantité suffisante de bain liquide et de laitier est obtenue, une injection de carbone et
d’oxygène est pratiquée dans le bain afin de faire mousser le laitier. Ce moussage de laitier a une
double fonction :

 Permettre le maintien le plus longtemps possible de la haute puissance en masquant le


rayonnement de l’arc électrique vers les parois et éviter leur endommagement.

 Fournir un vecteur de transfert thermique efficace (l’émulsion du laitier surchauffé) de la zone


d’arc vers les ferrailles non fondues et le bain métallique.

L’injection d’oxygène dans le bain s’accompagne de la décarburation de celui-ci et de sa


déphosphoration (grâce à la chaux mise en charge).

La température de coulée atteinte (on vise généralement une température de l’ordre de 1670°C), la
charge liquide est basculée en poche sous le four.

Le trou de coulée a un dessin spécifique (trou de coulée excentré) visant à minimiser la quantité de
laitier du four passant en poche avec le métal (le laitier de four électrique étant riche en phosphore
entraîne un risque de rephosphoration en métallurgie secondaire, si son volume passé en poche est
trop important). La composition de l’acier liquide en fin d’opération est fonction de la nuance à réaliser.
En règle générale, le niveau de carbone visé est compris entre 0.100% à 0.050%.

- La station d'affinage et mise a nuance


À la sortie du convertisseur ou du four électrique, l’acier doit encore être modifié pour avoir les qualités
requises au niveau du produit final. L’acier dit « sauvage » va être mis à nuance dans la station
d’affinage.

L’affinage est l’objet des opérations de métallurgie en poche ou de métallurgie secondaire. Il s’agit
principalement d’ajuster la teneur des différents éléments d’alliage et d’optimiser la teneur en impuretés,
ainsi que la forme sous laquelle elles sont présente dans l’acier avant solidification.

On peut distinguer :
 Des opérations qui concernent la qualité analytique du métal liquide (teneur en éléments
d’alliage et impuretés)
 Des opérations qui permettent le contrôle de la qualité inclusionnaire du métal (oxydes,
sulfures, inclusions complexes)
 Des opérations qui assurent le réglage de la température de l’acier (réchauffage par énergie
électrique ou chimique, refroidissement par ajout de ferrailles).

21
- Affinage constitué de divers traitements
Pour cela, on dispose d’une grande diversité de traitements faisant appel à des réactions entre phases
différentes suivant le type de traitement (métal, laitier, gaz), nécessitant des conditions soit oxydantes
soit réductrices. Ces opérations ne peuvent pas être réalisées dans un ordre quelconque si l’on veut
éviter des contaminations au contact d’un laitier provenant d’une étape antérieure, de l’atmosphère, des
réfractaires, des poudres de couverture, etc. Il faut en particulier éviter le repassage du phosphore
depuis le laitier dans le métal, la réoxydation des éléments réactifs, les reprises d’azote, d’hydrogène ou
de carbone.

- Chauffage en poche
Compte tenu des temps de traitement (de 30 mn pour les opérations les plus simples à plus d’une
heure pour les opérations élaborées), de la nécessité de fondre les additions solides de mise à nuance,
de l’exigence de visée précise de la température de coulée, la métallurgie secondaire s’organise autour
d’un stand de chauffage.

Il s’agit d’un chauffage par arc triphasé. Pendant le chauffage, pour homogénéiser les températures et
assurer un bon échange métal/laitier le bain est brassé.

22
- Dégazage en cuve
La cuve est placée dans une enceinte reliée à une installation de vide industriel. C’est l’ensemble
métal/laitier qui est dégazé ; compte tenu de la turbulence engendrée par le dégazage, les échanges
métal/laitier sont fortement accélérés.
Si le laitier est de composition convenable, le dégazage en cuve est un moyen d’obtenir une
désulfuration rapide et profonde.

- Dégazage en circulation
Le dégazage en circulation utilise un procédé intitulé procédé RH.
Dans ce procédé l’enceinte sous vide est alimentée en métal par deux plongeurs immergés dans la
poche. Le métal s’élève partiellement dans la cuve sous l’effet de la dépression créée dans l’enceinte
par le générateur de vide. Une injection de gaz neutre dans un plongeur crée un effet « gaz lift » avec
montée du métal dans le plongeur où l’injection de gaz neutre est faite et redescend par l’autre
plongeur. Ainsi le métal de la poche passe plusieurs fois, par une circulation continue, dans l’enceinte.

- La coulée
À la fin de l’opération d’élaboration, par quelque procédé que ce soit, l’acier liquide, séparé des scories,
est recueilli dans une poche garnie de réfractaires et munie d’un dispositif de vidange par le fond.

23
La coulée est l’opération qui fait passer le métal de l’état liquide à l’état solide et qui permet d’obtenir un
demi-produit solide dont la forme est plus ou moins proche de la géométrie du produit final. Pour cela,
le métal liquide est versé dans différents types de moules suivant le type de procédé de coulée
(lingotières) et refroidi pour être solidifié.

- La solidification
La solidification est une étape fondamentale de la fabrication des produits en acier. En dehors de son
rôle de « moulage », c’est-à-dire d’obtention d’une forme qui pourra être modifiée ensuite par laminage,
elle crée pour la première fois la surface du produit qui joue un rôle si important au niveau des produits
finis. La solidification s’accompagne en outre de phénomènes de variation de volume (retrait à la
solidification), de redistribution des éléments chimiques entre les différentes phases formées à partir du
liquide (ségrégation) et d’un important dégagement de chaleur latente. Tous ces phénomènes doivent
être maîtrisés si l’on veut obtenir des produits ayant une bonne santé interne et une qualité de surface
irréprochable.

- La coulée continue
Comme son nom l’indique, cette coulée peut durer aussi longtemps que l’on approvisionne le répartiteur
en acier liquide et permet grâce à plusieurs lignes parallèles d’augmenter le débit des équipements.

L’acier en fusion s’écoule en continu dans un répartiteur, puis dans une lingotière sans fond en cuivre.
En traversant ce moule il commence à se refroidir au contact des parois refroidies à l’eau. Le métal
ainsi solidifié descend à vitesse constante tout en continuant à être refroidi au moyen de gicleurs pour
achever sa solidification, guidé par un jeu de rouleaux.

A la sortie de la machine il est solidifié. Il est immédiatement coupé aux longueurs voulues. Le produit
issu de la coulée continue après coupe à longueur est appelé brame.

- La coulée source
Cette technique remplace aujourd’hui le procédé de coulée en lingots où les lingotières étaient remplies
par le haut. Les lingots obtenus mesurent en moyenne 2 m pour un poids compris entre 5 et 40 tonnes.

24
La coulée s’effectue à l’aide de plateaux de coulée sur lesquels sont disposées des mères de coulée ou
colonnes qui distribuent le métal aux lingotières disposées autour.
 La poche de coulée vient se positionner au-dessus de la mère de coulée qui maintient les
réfractaires de descente.
 Lorsque l’on ouvre le tiroir sous la poche, le métal coule dans cette descente et se distribue
vers les lingotières aux travers de canaux.
 Le métal pénètre dans la lingotière par le bas (source) et vient remplir celle-ci pour former le
lingot.

Quand les lingotières sont pleines, on ferme le tiroir et on déplace la poche sur la mère suivante

- La coulée sous vide


La coulée sous vide est réservée aux fabrications nécessitant des très basses teneurs en hydrogène (<
1ppm) et aux nuances désoxydées par le carbone sous vide (nuance pour rotors).

Dans ce procédé la lingotière munie de sa masselotte est montée sur une cuve reliée à une installation
de vide. Une poche dite « intermédiaire » équipée d’un tiroir est placée sous le couvercle pour recevoir
le métal de la ou des poches venant de l’affinage. Cela permet de couler des lingots dépassant la
capacité du four ou des poches.

- La coulée sous pression

25
Ce procédé, mis au point initialement pour couler des roues de chemin de fer, s’applique aussi à la
coulée de brames, billettes ou blooms.

Le principe consiste à faire monter, à l’aide d’air comprimé, de l’acier liquide dans un moule à brame de
grandes dimensions, par l’intermédiaire d’un tube réfractaire, plongeant dans sa poche. La poche de
coulée est placée dans une cuve étanche.

La vitesse de montée en pression détermine la vitesse de coulée, qui peut être ajustée à tout instant.
Après solidification, le moule est ouvert et la brame extraite. La masselotte et le pied sont coupés et la
brame mère est débitée en brames filles.

La coulée sous pression de brames est un procédé bien adapté à la fabrication de tôles fortes en aciers
spéciaux.

Elle permet notamment de réaliser une grande variété d’acier de hautes qualités, avec des niveaux de
carbone souvent élevés.

26
Chapitre 02 : Nuances, Produits, Protection, et normes relatives à l’acier.

A. Les nuances de l’acier

En fonction du type de coulée effectuée, on distingue deux catégories de produits : les lingots et les
demi-produits. Aujourd’hui, la quasi-totalité des produits sont issus de la coulée continue mais la coulée
en lingot reste utile lorsque l’on a besoin, pour des raisons géométriques ou métallurgiques, d’un demi-
produit de forte section. Les demi-produits issus de la coulée continue sont appelés des brames, des
blooms ou des billettes. Certaines usines produisent même des ébauches pour profilés en coulée
continue.

1. Les lingots

Ce sont des produits obtenus par coulée d'acier liquide dans un moule de forme appropriée aux
procédés de transformation ultérieure en demi-produits ou produits plats ou longs, généralement par
laminage à chaud ou forgeage 5. Leur forme ressemble généralement à une pyramide ou à un cône
tronqué ; leurs faces latérales peuvent être ondulées, les angles sont plus ou moins arrondis. Les
lingots peuvent suivant les sujétions de transformation ultérieure avoir été écroûtés et/ou chalumés à
chaud, et/ou raccourcis (chûtage) ou tronçonnés, sans que cela modifie leur appartenance à la
catégorie "lingots".

Suivant leur section droite, on distingue :


Les lingots dont la section droite peut être :
 Carrée ou rectangulaire (la largeur étant inférieure à deux fois l'épaisseur).
 Polygonale, ronde, ovale ou profilée suivant le profil à laminer.

Les lingots dits plats dont la section est rectangulaire , la largeur étant supérieure ou égale à deux fois
l'épaisseur.
2. Les demi-produits

Il existe 5 grands types de demi-produits en fonction de leurs dimensions et formes géométrique 6.


Demi-produits de côté supérieur ou égal à 50 mm. Cette limite peut être inférieure pour certains types
d'aciers fortement alliés tels que les aciers rapides par exemple.

5
Source : NF EN 10079 décembre 1992. Classement AFNOR : A 40-001
6
Source : NF EN 10079 décembre 1992. Classement AFNOR : A 40-001.

27
Section carrée section rectangulaire7

Plat Rond8

Ebauches pour profilés9

Ces ébauches sont destinées à la fabrication de profilés ou de barres de section profilée et, de ce fait,
présentent une section préformée. La section de ces demi-produits est en général supérieure à 2 500
mm².

a. Le laminage à chaud

La sidérurgie livre aujourd’hui essentiellement des produits finis. C’est le laminage à chaud qui va
donner à un demi-produit issu de la coulée, une forme géométrique donnée (largeur, épaisseur,
longueur). La forme de ce demi-produit est obtenue par son passage dans un train de laminage et
constitue ainsi le produit fini.

7
Source : NF EN 10079 décembre 1992. Classement AFNOR : A 40-001. Demi-produits de section supérieure ou égale à 2
500 mm² et dont le rapport largeur sur épaisseur est inférieur à 2.
8
Source : NF EN 10079 décembre 1992. Classement AFNOR : A 40-001. Demi-produits de section circulaire bruts de
coulée continue ou bruts de forgeage
9
Source : NF EN 10079 décembre 1992. Classement AFNOR : A 40-001.

28
Le laminage à chaud permet de produire toutes les grandes familles de produits comme les plaques,
les bobines, les carrés, les ronds, les fils, les poutrelles, etc. On distinguera 4 étapes successives : le
réchauffage, le dégrossissage, les finisseurs et le refroidissement avant les opérations de finissage
voire de parachèvement ou de traitement anti corrosion.

Laminage d'une ébauche en poutrelle

b. Le laminage à froid

Le laminage à froid permet d’apporter à une bande laminée à chaud la géométrie souhaitée, une
microstructure particulière et un état de surface adapté aux futurs traitements ou recuits de l’acier.

L’usine (de laminage) à froid ne fait pas que du laminage à froid, mais met en œuvre un ensemble de
procédés qui permettent de passer de la bande laminée à chaud à une large gamme de produits finis
destinés à des marchés très variés (tôles fines revêtues ou non pour l’automobile, l’électroménager, le
mobilier métallique, le bâtiment, l’emballage, etc.). Dans l’ordre de la fabrication, on distingue le
décapage, le laminage à froid proprement dit, le recuit, les procédés de revêtement, les opérations de
finissage.

29
B. Produits, protection et normes relatives à l’acier.

Les produits finis livrés par la sidérurgie sont souvent directement mis à la disposition des utilisateurs.
Certains d’entre eux peuvent cependant nécessiter une « première transformation » avant d’être mis en
œuvre.

Des opérations complémentaires, considérées conventionnellement comme ne faisant pas partie de la


sidérurgie, modifient la géométrie ou les dimensions des produits livrés par la sidérurgie pour en faire
des produits spécifiques : tubes sans soudure ou tubes soudés, produits tréfilés, profilés formés à froid,
produits étirés ou laminés à froid.

1. Les produits de l’acier

Les produits sidérurgiques sont définis par leur forme et leurs dimensions, telles qu’elles résultent du
processus de fabrication, mais aussi par la nuance et la qualité de l’acier dont ils sont constitués.
Compte tenu des utilisations très diverses de l’acier, il existe actuellement une très grande variété de
produits sidérurgiques. Pour des raisons économiques, le nombre de combinaisons de produits
fabriqués et de nuances n’est pas illimité et les utilisateurs sont orientés par des normes vers un
ensemble de produits bien définis et susceptibles de répondre à la quasi-totalité des besoins.

a. Les produits plats

Les produits plats sont classés en deux grandes familles. Il s’agit toujours de produits de section droite
presque rectangulaire et dont la largeur est très supérieure à l’épaisseur. Leur surface est
techniquement lisse, mais peut, dans certains cas, présenter intentionnellement certains creux ou
reliefs régulièrement espacés ; ce sont les tôles à relief d’usage multiple.

Les produits plats non revêtus sont repartis en deux grandes familles de trois types de produits chacun :

 Les produits laminés à chaud.

 Les produits transformés du laminés à chaud (larges-plats, bobines, tôles, plaques (tôles
quarto)

 Les produits laminés à froid

Les produits plats à revêtement métallique :

 Les produits revêtus par trempe à chaud

 Les produits revêtus par électrolyse

30
 Les produits à revêtement organique (prélaqué)

b. Les produits longs

Les produits longs ont une section droite constante le long du produit, mais de forme diverse. Aucune
dimension transversale n’est aussi prépondérante par rapport aux autres que dans les produits plats.

La surface des produits longs est techniquement lisse, mais peut dans certains cas (aciers à béton)
présenter intentionnellement certains creux ou reliefs régulièrement espacés. On distingue les produits
à section essentiellement circulaire (fils, barres), les profilés plus ou moins lourds (poutrelles, rails,
palplanches, etc.) et les laminés marchands (ronds, carrés, plats, profils angulaires, etc.).

Ces deux types de produits sont plus généralement utilisés dans les domaines de génie civil et de
construction maritime.

c. Profiles longs formés à froid

Les produits formés à froid sont des produits de formes diverses, dont la section droite ouverte ou à
bords rejoints est constante sur toute leur longueur. Ils sont fabriqués à partir de produits plats laminés
à chaud ou à froid (revêtus ou non), dont l'épaisseur n'est que très légèrement modifiée par les
procédés de formage à froid (par exemple : profilage, étirage, formage à la presse, bordage, etc.).

On distingue :

 Des produits d'usage courant ou standard : par exemple en forme de L, de U, de C, de Z.

 Des produits d'usage spécial : correspondant à une utilisation particulière, par exemple
palplanches formées à froid, glissières de sécurité, profils d'ossature de bâtiments, profils
d'huisseries, longerons de wagons et de camions

d. Autres produits

D’autres produits acier sont réalisés autrement que par laminage et permettent d’obtenir des
caractéristiques et des formes particulières.

Liste des autres produits en acier :

31
Les pièces forgées : Produits obtenus par le formage de l'acier à une température convenable par
choc et par pression et mise en forme à travers une matrice ouverte de façon à obtenir une pièce de
forme approximative, qui ne doit pas subir de nouvelles transformations à chaud et est généralement
usinée pour avoir sa forme finie.

Les pièces estampées : Produits obtenus par le formage de l'acier à une température convenable par
pression et mise en forme dans une matrice fermée délimitant la forme et le volume requis pour le
produit, la déformation étant mise en œuvre soit sous une presse (pièces matricées), soit sous un pilon
(pièces estampées).

Les pièces moulées : Produits dont la forme et les dimensions définitives (mis à part un dressage ou
un usinage éventuel à l'outil) sont obtenues directement par solidification d'acier liquide coulé dans des
moules en sable, chamotte ou autres matériaux réfractaires ou plus rarement dans des moules
durables en métal ou en graphite.

Les pièces frittées : Produits formés à partir de poudres agglomérées frittées et parfois soumis de
nouveau à l'action de la presse. Ces produits ont souvent des tolérances dimensionnelles étroites et
sont généralement prêts à l'emploi.

Les pièces pleine densité : Produits obtenus à partir de poudres par l'action conjointe de la
température et de la pression (compression isostatique à chaud, filage, ...).

2. Les protections et les normes de l'acier

a. Les protections d l’acier

Une construction métallique bien conçue, bien protégée et bien entretenue a une durée de vie
quasiment illimitée. Le degré de protection souhaitée exige une évaluation précise des conditions
d'exposition à la corrosion atmosphérique, chimique ou en contact continu avec l'eau ou le sol.

Il existe de nombreux moyens de protection de l'acier. C'est un matériau de construction à la


composition régulière définie par des normes strictes, qui permet l'emploi de procédés précis, réguliers
et de grandes qualités.

L'acier peut être protégé par sa propre composition chimique pour lui donner une couche "auto
protectrice". C'est le cas des aciers patinables et inoxydables.

De nombreux produits aciers peuvent être prérevêtus en usines, comme la galvanisation en continu ou
le prélaquage.

32
Des traitements peuvent être aussi appliqués par les constructeurs métalliques ou les métalliers sur les
chantiers ou en ateliers, c'est le cas pour la peinture, ou encore par traitement à chaud dans des usines
spécialisées, comme par exemple, la galvanisation au trempé.

- La galvanisation

La galvanisation des aciers est un gage de pérennité et de réduction des coûts d'entretien. C'est à ce
jour, le procédé de protection durable le plus utilisé au monde.

La galvanisation de l'acier est un procédé permettant d'obtenir une protection très efficace et pérenne
des aciers soumis à des agressions de toutes natures. Idéal pour les constructions en extérieur, la
galvanisation est de plus en plus souhaitée pour les aciers apparents en architecture intérieur ou en
structure visible de bâtiment.

Il existe deux techniques principales de galvanisation :

La galvanisation en continu, processus industriel qui consiste à dérouler une bobine d'acier et à la faire
passer dans un bain de zinc liquide pour être ensuite refroidie et enroulée à nouveaux. Dans la plupart
des cas, les aciers galvanisés selon ce procédé (appelé aussi Sendzimir) sont destinés à être
prélaqués. La vitesse de passage dans le bain est de l'ordre de 100 m/mn. De nombreux sidérurgistes
produisent des bobines d'acier galvanisé.

La galvanisation à chaud (ou au trempé) consiste à plonger mécaniquement des pièces d’acier dans un
bain de zinc liquide à 450°. Il se produit une réaction métallurgique de diffusion entre le zinc et le fer qui
lie le zinc à l’acier. Les pièces sont entièrement protégées : à l'extérieur, à l'intérieur comme aux
endroits les plus inaccessibles (corps creux, tubulaires...). Aucun autre procédé ne peut atteindre la
protection complète que garantit la galvanisation à chaud grâce à sa technique d'immersion dans un
bain liquide. Cette technique de mise en œuvre d’une protection durable de l’acier doit être opérée par
des professionnels de la galvanisation qui connaissent les règles et les normes à respecter.

b. Normes des aciers

Depuis novembre 1992, la norme européenne NF EN 10027 « système de désignation des aciers »
définit deux systèmes de désignation des aciers : une désignation symbolique qui se substitue à
l’ancienne désignation française et un système numérique qui constitue une désignation simplifiée.

Désignation symbolique

La désignation symbolique, la plus répandue, classe les aciers en fonction de leur emploi, leurs
caractéristiques physiques ou mécaniques ou de leur composition chimique.

33
Exemple : S 355 J2 La première lettre désigne l’emploi de l’acier. Ici S pour acier de construction. La
série de nombre désigne la limite d’élasticité. Ici 355 Mpa. J2 désigne l’énergie de rupture. Ici 27 J à
-20°C

Désignation numérique

La désignation numérique attribue un numéro d’acier unique à chaque nuance d’acier.

Exemple : 1.43 10 Le premier chiffre désigne le groupe matériau. Ici 1 pour acier. La première série de
nombre désigne le groupe d’acier. Ici 43, selon le tableau xxx. La deuxième série de nombre désigne le
numéro d’ordre au sein du groupe. Ici 10 dans le groupe 43.

Principales abréviations de désignation d’une norme

DTU Documents Technique Unifié


NF Norme Française homologuée
XP Norme expérimentale
FD Fascicule de Documentation
NF P22 Norme Française homologuée de la série P22 - Construction Métallique
P22 Norme française enregistrée de la série P22 - Construction Métallique
FD 22 Fascicule de documentation de la série P22 - Construction Métallique
XP P22 Norme expérimentale de la série P22 - Construction Métallique
NF EN Norme française homologuée reproduisant intégralement une norme européenne
NF EN Norme française homologuée reproduisant intégralement une norme européenne et
ISO internationale ISO
ENV Prénorme européenne
XP ENV Norme expérimentale reproduisant intégralement une prénorme européenne
FD ENV Fascicule de Documentation reproduisant intégralement une prénorme européenne
NF ISO Norme française homologuée reproduisant intégralement une norme internationale ISO
ISO Norme internationale ISO

34
Partie 03 :

LES AXES DE VULGARISATION DE LA CONSTRUCTION METALLIQUE AU CAMEROUN


AUPRES DES POUVOIRS PUBLICS

En se basant sur l’histoire de la construction métallique au Cameroun et plus particulièrement en


revisitant les vestiges de ce passé glorieux de l’histoire de notre pays à travers ses constructions, il
apparait nécessaire de s’interroger réellement sur les motivations des choix structurels présents des
édifices au Cameroun.

Une interrogation suscite tout de même notre curiosité. Celle de comprendre l’abandon de ces
technologies en matière de constructions métalliques qui ont longtemps faits la fierté de nos villes et
campagnes sans oublier les souvenirs de ces ponts aux formes variées les unes des autres.

Plusieurs analyses aussi pertinentes les unes que les autres, évoquent des raisons multiples allant du
manque de volonté politique à celui de la faible capacité énergétique en passant par des transferts de
technologies pas assez pointus. Pour cela de nombreuses initiatives privées et publiques sont à saluer
aussi bien sur le développement des ressources humaines que sur celui des infrastructures
énergétiques et du développement minier amorcé par l’élaboration des cartes minières et géologiques
du Cameroun afin de déterminer son potentiel réel en la matière.

Il s’agira donc dans cette partie et au vue du potentiel susmentionné de revisiter d’une part les
capacités de la production métallique au Cameroun et d’autre part la législation favorable en la matière.

Chapitre 01 : L’industrialisation de la production métallique au Cameroun

Au regard du potentiel économique du Cameroun, de sa projection à être émergent en 2035, un


ensemble de dynamiques économiques, énergétiques, sociales, culturelles, scientifiques et
technologiques doivent être mises ensemble pour accélérer les différents processus déjà enclenchés
pour l’atteinte de cet objectif si cher à notre pays.

Pour ce qui de la vulgarisation de la construction métallique au Cameroun, il apparait évident de


susciter une véritable production locale des éléments métalliques et une diversification des formations
adéquates dans tous les corps de métier liés à ce secteur.

A. Une véritable production à mettre en place

La demande en infrastructures et autres secteurs automobiles nécessitant la construction métallique va


sans cesse croissante au Cameroun. En effet l’accroissement de la population, le développement
technologique voulu par la volonté de l’émergence du Cameroun font de lui un marché propice au

35
développement des constructions métalliques. Fort heureusement, ce pays constitue un fort gisement
géologique et minier qui le distingue de manière particulière en la matière.

1. Un inventaire des ressources minières et géologiques :

Le potentiel géologique et minier du Cameroun est riche et varié. Il comporte entre autre :

 Le Cobalt, le Nickel et le Manganèse dans la localité de Lomié ;

 La bauxite de Minim-Martap, de Ngaoundal et de Fongo Tongo ;

 Le diamant de Ketté, Boubara, Lom, Boumbe 2, Betare Oya, Yokadouma et Gari Gombo ;

 L’or de Yokadouma, du Lom, de la Mbéré, du Mayo Rey, de Batouri, de Tcholliré, d’Akonolinga ;

 Le Fer des Mamelles, de Mbalam et de Nkout ;

 Le Saphir dans la région de l’Adamaoua, en particulier à Tignère, à Manfé, dans les rivières de
Munya et Nsananarikati ;

 L’Etain dans le Mayo Darle ;

 La terre rare (monazite) dans la rivière de Dja.

Ce potentiel minier est principalement situé dans les 40% du territoire national, où l’exploration a été
menée. Il reste à faire des recherches sur les 60% restant 10. De cette exploration, il apparait que toutes
les réserves en fer restent encore inexploitées si l’on s’en tient au déploiement actuel de la société CAM
IRON pour les exploitations de Mbalam et de la construction d’un terminal à minerais réservé au
complexe inductrialo portuaire de Kribi.

L’exploitation de ces ressources va favoriser l’éclosion du secteur minier qui, véritablement, va se


positionner comme moteur de la relance de la croissance aidée en cela par la révolution énergétique en
cours au Cameroun comme l’atteste la construction continue de nombreux barrages hydroélectriques.

2. Des industries de transformations locales (produits semi finis et finis)

Pour la plupart, ces mines sont exploitées de manière artisanale avec une faible quantité orientée sous
forme de matière première vers l’exploitation. Seul quelques unités de transformations sont perceptibles
sur l’ensemble du triangle national. Il s’agit entre autre des cimenteries de Figuil et de Douala, de
Alucam à Edéa.

10
Journal officiel du Ministère des mines, de l’industrie et du développement technologique du Cameroun

36
A regard de ce qui précède, il apparait que les industries de transformation en général des mines au
Cameroun constituent le ventre mou du développement industriel de ce pays. Toute chose qui par
ailleurs suscite des interrogations réelles sur les capacités et l’importance à mettre sur pieds une
politique d’industrialisation au Cameroun.

Ainsi au-delà de la volonté politique et des ressources naturelles, la question de formation apparait
comme un impératif majeur et préalable pour le développement industriel en général et celui de
l’industrie métallique en particulier avec en prime la disponibilité des éléments de constructions
métalliques produits et disponibles localement.

B. Une formation adéquate des intervenants

De toute évidence, la formation en ressources humaines a toujours constitué la véritable matière


première de tout développement. A ce sujet, l’exemple de la France n’a jamais cessé de susciter des
admirations. En effet, classé au peloton des puissances économiques du globe, la France ne jouis
pourtant pas des ressources naturelles minières et géologiques pouvant justifier cette position qui est la
sienne.

La formation apparait donc en réalité comme le socle de tout développement humain à travers l’esprit
de conception, technologique par le fait d’avoir les aptitudes d’acquérir et d’implémenter les
technologies venues d’ailleurs.

1. Création des écoles et des centres de recherche ;

Dans le domaine précis de l’ingénierie et celui des spécialistes de la construction métallique, le


Cameroun reste encore à la traine. Cependant, il convient de noter pour s’en féliciter la création de
nouvelles filières dans l’ingénierie dans nos Grandes Ecoles dont la vision est de plus en plus orientée
vers la professionnalisation des enseignements. Cette lueur observée dans la mutation des
enseignements au Cameroun s’observe aussi bien dans les institutions étatiques que privées.

En la matière, l’Ecole Nationale Supérieure des Travaux Publics a négocié et obtenu un partenariat
avec l’Université Italienne de Padoue. De cette coopération, une réforme totale de cette structure de
formation étatique ne cesse de se mettre en place. De nombreux masters y ont ainsi vu le jour dans le
but est d’assurer la formation continue aux ingénieurs déjà en activité afin de renforcer leurs capacités
en leur offrant une formation de qualité et à la pointe des mutations observées dans le développement
des infrastructures. Bien plus, le cycle des ingénieurs de conception ouvert dans cette Grande Ecole ne
cesse de donner aux apprenants de plus en plus jeunes des aptitudes à la conception et les motivations
nécessaires à aller toujours plus haut et plus loin dans l’éveil de l’esprit et de la conception.

37
En scrutant de près la carte de l’enseignement supérieur au Cameroun, l’observation faite établit que
cette dynamique de l’Ecole Nationale Supérieure des Travaux Publics n’est pas en réalité un fait isolé.
Elle s’inscrit donc dans une mouvance étatique et dans une volonté politique de se donner des moyens
de former des hommes et des femmes capables d’accompagner l’engagement du Cameroun à devenir
un pays émergent à l’horizon 2035.

En ce qui concerne les formations étatiques, on peut citer entre autre dans cette mouvance de
changements, la nouvelle organisation de l’Ecole Nationale supérieure des Travaux Publics, la
réorganisation de l’ancienne Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications, la réorientation et la
création de nouvelles filières à l’Ecole Polytechnique de Yaoundé, la création des UIT et des autres
écoles polytechniques à travers le pays.

Le secteur privé bien que ne disposant pas d’assez de moyens laisse également voir sa détermination
à accompagner l’Etat dans ce défi majeur de la formation des spécialistes capables de soutenir son
avenir en matière de développement technologique et industriel. On est ainsi passé de quelques
établissements de l’enseignements supérieur privés des années 1990 formant essentiellement dans les
cycles de Brevet des Techniciens Supérieurs (BTS) à multitude de véritables instituts universitaires dont
la formation est de plus en plus orientée vers les métiers de génie allant de la prospection géologiques
et minière jusqu’à la réalisation des infrastructures en passant par le développement informatique et la
transformation des matières premières issues de notre sous-sol.

Le potentiel sus décrit montre à suffisance l’orientation prise par l’ensemble des acteurs du
développement au Cameroun à se tourner résolument vers son émergence. Celle-ci se caractérisant
par ailleurs par l’importance et la grandeur de ses ambitions dans ses projets de développement des
infrastructures en général et de la construction métallique en particulier.

2. La maîtrise et l’implémentation des techniques en construction métallique.

La maîtrise et l’implantation des techniques en construction métallique nécessite au préalable une


formation de pointe des ingénieurs et autres techniciens en chaudronnerie. Par ailleurs, des formations
sur le plan local bien que nécessaires demeurent quand même comme une science sans expérience ou
pratique. Le transfert des technologies apparait donc comme le principal Rampart pour une meilleure
appropriation des pratiques acquises ailleurs. Pour cela une politique de perfectionnement des
enseignements et des pratiques devrait accompagnée celle de la formation sur le plan local. Il s’agit là
pour les apprenants de se familiariser aux techniques de production, à l’utilisation des appareils de
production et surtout aux outils de performance déjà fortement développé sous d’autres cieux.

38
A la suite de ceci, il est également plus que jamais impératif de mettre sur pieds des politiques
incitatives pour le retour de la diaspora au pays dans la logique de renforcer et la ressource humaine
nationale.

Un autre aspect de cette maîtrise de l’implantation des techniques en construction métallique au


Cameroun reste pourtant la relève du défi énergétique et l’acquisition d’un véritable tissu industriel axé
sur celle des capacités technologiques de production. Il s’agit en effet de mettre en place des chaines
de transformation des matières premières et celles de productions des éléments et autres pièces pour
construction diverses et bien plus des chaines d’assemblage.

Tout ceci ne peut être rendu possible que dans une logique de bonne gouvernance où les compétences
sont valorisées et où l’environnement des affaires et propice au développement.

39
Chapitre 02 : Législation favorable à la construction métallique

Une fois la volonté politique exprimée, un cadre réglementaire et incitatif doit être pensé et mis en place
afin d’attirer des investisseurs. Pour cela un certain nombre de préalables apparaissent comme
indispensable à savoir :

- Des lois qui s’adossent sur les engagements internationaux du Cameroun ;


- Des textes d’application assez accessibles et pas assez contraignants ;
- Une politique fiscale plus allégée ;
- Une bonne politique de lutte contre la contrefaçon ;
- La mise en place des normes et leur respect ;
- Un climat social et sécuritaire assez favorable ;
- Une justice forte, contraignante et diligente, …

A. La normalisation des produits en construction métallique

Le rayonnement d’une économie stable et prospère ne saurait s’opérer sans le respect des normes.
Ces normes doivent d’une part s’appuyer sur les exigences internationales et d’autre part, faire montre
d’un savoir-faire local pour la mise en place d’un label camerounais en matière de production en
général et de celle des produits de constructions métalliques d’autres part. Pour cela les ressources
minières et géologiques présentes sur notre terroir doivent être explorées et faire l’objet des recherches
approfondies dans la construction des alliages.

Cette logique de développement a déjà fait l’objet d’une volonté politique par la création d’une Agence
Nationale des Normes (ANOR). Seulement, la faiblesse quantitative et qualitative des normes
camerounaises éditées depuis la création de cette structure laisse encore sceptique sur ses capacités
réelles d’une part et sur l’efficacité de la recherche et de sa prise en compte d’autre part dans le
développement au Cameroun. C’est donc cette situation qui continue de plonger notre société dans ce
que le Philosophe Hubert Mono Ndjana dans sa théorie de l’écart et de la norme a décrié en disant :
« notre société se caractérise par le fait d’avoir écarté la norme et d’avoir normalisé l’écart 11 ».

1. Le calibrage et l’authentification des produits métalliques :

Tout en restant fidèle aux exigences internationales en matière de qualité des biens produits, il est
important de développer le label camerounais dans la production en général. L’exemple du poivre de
Penja et de la Banane de Loum en son de parfaites illustrations des capacités de production de
l’agriculture camerounaise. De même que dans l’agriculture, cette volonté de faire bien mais

11
Propos relayés par www.cameroon-infonet

40
différemment peut constituer une motivation supplémentaire dans le calibrage et l’authentification des
produits métalliques à produire au Cameroun. Ceci devrait donc faire appel aux chercheurs dans
différents domaines encadrés par les mesures incitatives de l’Etat et une assurance du développement
des résultats de cette recherche.

2. Un contrôle accru sur les produits métalliques :

Afin d’assurer la qualité des produits fabriqués localement, de lutter efficacement contre la contrefaçon
et d’éviter au maximum une concurrence déloyale, un contrôle toujours plus accru des marchés devrait
plus que jamais présent dans tous les domaines de l’activité économique et industriel.

Deux acteurs majeurs au Cameroun sont chargés chacun en ce qui le concerne de l’application de ces
contrôles à savoir le ministère en charge du commerce et l’Agence Nationale de Normes.

Pour ce qui de l’ANOR, son contrôle devrait s’effectuer à toutes les étapes de la production à la
consommation. Ses missions sont nobles et délicates et nécessite de ce fait la mise à disposition de
toutes les ressources nécessaires pour son déploiement sur l’étendue du territoire. Bien lus elle devrait
développer une forte capacité de réaction et surtout des pouvoir pour contraindre tous ceux qui s’écarte
des normes.

Le ministère en charge du commerce quant à lui devrait se rassurer de l’élimination dans nos marchés
de tous les produits contrefaits et de ceux issus de la concurrence déloyale. C’est à ce prix et rien qu’à
ce prix le tissu industriel en général et celui de la production des éléments métalliques survivront au
Cameroun et amorceront de façon significative sa route vers son émergence.

B. Des lois favorables pour une production

1. Abaissement des taxes en faveur des industries métalliques ;

Compte-tenue de la forte consommation énergétique dans l’industrie métallique, des allègements


devraient s’opérés dans la fourniture et sur la tarification de l’énergie électrique en faveur des industries
métalliques. Bien plus, tout devrait être mis en œuvre pour la disponibilité permanente et de manière
satisfaisante de l’offre énergétique.

En outre une législation fiscale dans le secteur servira d’effet levier pour encourager les investisseurs à
venir s’établir au Cameroun.

41
2. Des politiques publiques orientées vers la promotion de la construction métallique.

Afin de revaloriser la construction métallique au Cameroun et faire vivre les industries métalliques du
terroir, des orientations dans la commande publique doivent aussi être orientées vers la construction
métallique notamment en ce qui concerne des édifices publics, les équipements marchands, la
réhabilitation et la construction des ouvrages d’art et spéciaux. De même que dans la construction
automobile.

Pour cela il suffit simplement des textes administratifs donnant des orientations vers ce secteur. Toute
chose qui par esprit de mimétisme et par la maitrise des techniques de construction et de la disponibilité
des éléments de construction amènerait les particuliers et les communautés à se retourner résolument
vers la construction métallique.

De tout évidence, il apparait que le Cameroun dispose d’un potentiel énorme pour la vulgarisation de la
construction métallique sur le plan national à en juger par sa richesse géologique et minière. Bien plus,
le développement énergétique encours de réalisation et la floraison des structures de formation dans
les métiers du génie s’avèrent comme pas important vers la construction métallique. Seulement des
mesures incitatives à la fois sur les plans fiscaux, des affaires, de la sécurité et même de l’orientation
des politiques publiques d’investissement devraient accompagner cet arsenal d’acquis pour une
vulgarisation de la construction métallique au Cameroun.

C’est en raison de cela que nous avons voulu illustrer notre analyse par une réalisation concrète de
construction métallique. Il s’agit de la conception des hangars marchands au marché du 8 ème dans la
Commune d’Arrondissement de Yaoundé 2.

42
Partie 04

ILLUSTRATION CONCRETE D’UNE CONSTRUCTION METALLIQUE PAR L’ETUDE ET LA


CONCEPTION D’UN HANGAR MARCHAND AU MARCHE DU 8EME ARRONDISSEMENT DE
LA VILLE DE YAOUNDE

43
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