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Parmi les objectifs de CroissancePlus , il en est un qui vise à favoriser la création

de richesse et de valeur en France en améliorant le financement des entreprises de


croissance. Aujourd’hui, le recours à un prêt bancaire reste une source essentielle
de financement des PME mais face aux restrictions des conditions d’octroi, les
entrepreneurs cherchent à diversifier leurs modes de financement, ce qui explique la
nette progression des demandes adressées aux représentants des nouvelles sources
de financement comme le Corporate venture.

En effet, le financement des PME à fort potentiel de croissance et/ou innovantes,


pour lesquelles les perspectives de financement à long terme continuent d’être
préoccupantes, est un sujet majeur. Déterminer les besoins de financement des PME
en capital reste difficile.

C’est pourquoi le financement des PME est devenu ces derniers mois un enjeu majeur
de la croissance en France. C’est également la principale préoccupation de nos
entreprises de croissance. Devant les multiples sources de financement mises en
place, les entrepreneurs sont souvent désarmés face aux problématiques de levées
de fonds. Ce guide recense les différentes entrées dans la chaîne de financement
d’une entreprise à tous les stades de son développement. A chaque étape de
croissance correspond un type de financement précis. Il y a d’abord les financements
pour la création et l’amorçage de l’entreprise, le capital-développement s’adresse
aux entreprises ayant atteint leur seuil de rentabilité, enfin l’introduction en Bourse est
un moyen d’accéder à une plus grande notoriété. Cependant, de nouvelles étapes
se sont intercalées dans cette chaîne de financement et c’est la grande nouveauté
de ce support.

Ce guide pratique a été pensé pour les entrepreneurs et offre de nombreux points
d’entrée dans la chaîne de financement afin d’aborder la croissance de votre
entreprise avec ambition.

Bonne lecture !

[
TZMANN
Stanislas de BEN ancePlus
Président de Croi
ss
]
Le capital est le nécessaire accélérateur de croissa a nce des entrepp ri
r se
ses : clé é
de leur développement, il leur permet de grandir e t d’atteindre u n e taille le
critique ; clé de leur capacité d’investissement, il est s ou
o rce de compé
pé é titivité
té,
et donc de croissance et d’emploi.

En France, le financement de nos start-up, PME et ETI se e trouve aujour urd’hu


ur ui à
un point de rupture.
Ces dernières années, la crise est venue accentuer l’idée e que ce finan n cem m ent
était en panne. Raréfaction du crédit, réduction des app p orts de fondss p rop opres :
les entrepreneurs souhaitant augmenter leur capital font f ac a e à de no o m brr euses
difficultés. Les conditions exigées pour l’emprunt banca caire se rév v è lenn t trop
rigoureuses pour que les entreprises en bénéficient plein n ement. CoCon n fro
rontés à
des contraintes réglementaires strictes, les acteurs institu u tionnels ré é d ui
uiss ent leur
exposition aux marchés et se font frileux. Ces dernièress années,, les es m ontantss
levés par les fonds d’investissement restent dangere e usementt in n fé
f rieurs aux ux
montants investis. Par ailleurs, les incitations fiscales pee rm
rmettant nt aux
uxx particulie e rs
de financer les entreprises sont régulièrement remise e s en qu u es
esti
tion, selon
ti n les
choix et les impératifs budgétaires des gouverneme e n ts.

Mais ce contexte difficile ne doit pas conduire au d é coura a ge e m ent, ca a r il incc ite
aussi les entrepreneurs et les investisseurs à diversi sifier à l ’e ’env v i les instru rume e n ts et
sources de financement – voire à en inventer d e nouv v e au u x De plu
ux. u s, ill s emble le
que la voix des entrepreneurs, qu’elle ait été é p ortée e p a r des indi divv idu
dus ou d es
collectifs relayés par les médias, se soit élevée e avec c s uff fisa
f i s mmen n t de force e pour
faire réagir les pouvoirs publics et susciter dee s initiati
tiv
v e s salutairr e s.. L es en n tr
tree prises
disposent désormais d’un guichet uniqu u e pour ur a ccéder
cc a ux
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de financement public avec la BPI. De e s Assssis
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trep
eprene nee u riat tenu ues
début 2013 sont sorties des mesuress prom m ett teuses,
te co o m me e le
l e PEA PM M E ou
ME
l’encadrement du crowdfunding. E t less ma marr chés se sembmblent ntt a voir éga gale
ga lement
répondu à l’appel, avec le lan n c eme
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no e p lateform me
EnterNext pour faciliter l’introdu
ductio o n en bourss e dedes PM M E et ETII .

Entre le désengagement d e ce cert


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ap ital..
it

[ Franck SEBAG
Associé EY ]
Edito …....................………...…
………..........………….......……………..…………………………[02]

Avant-propos …………
…...………..........………….......……………..…………………………[03]

Sommaire ….....………
…...………..........………….......……………..…………………………[04]

Les sources de financement dites "traditionnelles"


Premiers pa
as : le
e capital d’amor
o çage …...................................................................……....…[05]
Love Money ....................................................................................................................................................[05]
Business angels ...............................................................................................................................................[05]
Autres fonds d’amorçage ...........................................................................................................................[08]

Le capital-investi
tiss
ssem
ment ............................................................................................……....…[08]
Le capital-risque .............................................................................................................................................[10]
Le capital-développement ..........................................................................................................................[13]

In
ntr
trod
o uc
ction en bourse
se
e (IPO)
O) .....................................................................................……....…[15]

Les nouvelles voies du financement en capital


Fina
anc
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icipatif (“crowd
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. ......................................................[18]

“Super Bus
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. .........................................[21]

“Corporate ve
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.................................
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....
..........................[24]

Fina
anc
ncem
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iree ................
. ..
....
. ..............................
....
. ....
................
.....................................[[26]]
Emprunts obligataires groupés .....................................................................................................................[26]
Offre obligataire dédiée aux PME-ETI ........................................................................................................[27]

Fonds d’investtis
Fo isse
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.........................
....
....
....................................................
....
....
....[[28]]

Le ren
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. ..
... ...................................[30]

Nouv
Nouvelless so
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nt : et demain ? ........
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....
. .............
....
....................................
....
..[[34]]

Remerciements ….....................................................................................................……………[[35]]

Partenaires …..........................………
………
………………
…..
. ..
. ………………
…………
……………….……[36]
4
Premiers pas : le capital d’amorçage

Les sources de financement dites "traditionnelles "


Ces fonds constituent le premier apport en capital d’une e entreprise.
Parfois réunis avant même la création de l’entreprise e, ils sont
généralement utilisés pour financer tous les frais préalables à la mise
sur le marché du premier produit ou service de la société : frais de
recherche et développement, création de prototype, busine ess plan,
conseils juridiques, loyers, etc.

● Love money

Type de produit Prêt / Prise de participation

Stade d’utilisation du financement Création / Amorçage

Cible TPE / PME

Montant accordé Besoins inférieurs à 500 K€

La source première de financementt pour les jeunes entreprise es se trouve


souvent auprès de leurs familles, amis et proches : c’est ce qu’
u’on appelle
la « love money ». Au tout début de l’aventure entrepre eneuriale, les es
garanties que l’on peut apporter aux investisseurs sont lilimitées : fai aire
appel à des fonds extérieurs est donc peu aisé. L’appo port financier
er de e
son entourage proche, basé sur la confiance, est alo ors plus oppoportun
un
à ce stade. Ayant ainsi constitué leur capital social de démarra ragee, les
entrepreneurs peuvent ensuite se tourner vers les business ang ngels.

● Business angels

Type de produit Prise de partic


cipa
ipation
n minoritaire
ino

Stade d’utilisation du financement Création / Amorçage

Cible TPE / PME


E

Montant accordé Besoins inférieurs à 500 K€

A qui s’adresser ? France Angels - www.franceangels.org

Investissantnt une parartt de leur patrimoine à tit itre


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5
Alexia de Bernardy, Fondatrice de Filapi
TEMOIGNAGE

(garde d’enfants et centres de loisirs)

- A quelles sources de financement votre entreprise a-t-elle


eu recours ?
Filapi a bénéficié de sources traditionnelles comme de nouvelles sources
de financement. En phase d’amorçage, nous avons réuni 40 business
angels, dont certains ont investi jusqu’à 5 fois dans l’entreprise, lors de
six augmentations successives de capital. Nous avons également fait
appel aux sources publiques avec des subventions du programme
PM’up de la Région Ile-de-France et le FGIF (Fonds de garantie à l’initiative des femmes).
Nous avons aussi bénéficié d’un prêt interentreprises par le biais d’une convention de
revitalisation avec SANOFI via un prêt associé et bien sûr de plusieurs prêts bancaires.

Qu’est-ce qui a motivé le choix de ces solutions ?


Nous avons opté pour le multi-financement pour tabler sur toutes les sources possibles. Par
exemple, le business angel finançant le BFR et la prise de risque, le banquier finançant
les travaux… Nous sommes aussi à la recherche permanente d’opportunités comme les
conventions de revitalisation car le financement est notre souci perpétuel. Filapi est en
effet en phase de croissance continue depuis 7 ans.

Avez-vous obtenu les résultats attendus et atteint vos objectifs ?


Oui, nous avons atteint notre objectif en matière de financement car nous avons été très
tenaces sur le sujet. Bien que nous ayons parfois été déçus par les banquiers, nous avons
toujours fonctionné de manière à avoir plusieurs cordes à notre arc.

Quelles sont les difficultés que vous avez dû surmonter ?


Il nous a fallu convaincre les investisseurs de financer une innovation de service dans le
monde de l’enfance ; cela est très complexe car il existe encore beaucoup de préjugés à
dépasser sur ce marché perçu comme naïf. Nous avons donc opté dès le début pour une
démarche très professionnelle, avec des objectifs ambitieux et une stratégie clairement
affichée de croissance. Le fait d’être une femme dans ce domaine a rendu la tâche
encore plus difficile car cela créé un a priori supplémentaire, mais nous avons toujours
atteint nos objectifs de financement.

Et si c’était à refaire ?
Je tâcherais d’anticiper la trésorerie d’un an, car tout cela prend énormément de
temps ! Personnellement, cela a occupé 25 % de mon temps sur les 6 premières années
de l’entreprise.

6
Les business angels EN QUELQUES CHIFFRES
On dénombre aujourd’hui un peu plus de 4 000 business angels en France, contre plusieurs dizaines
de milliers au Royaume-Uni et centaines de milliers aux Etats-Unis.
En France, les business angels consentent des investissements allant de 5 000 à 1 million d’euros, avec
une moyenne de 114 000 € par entreprise en 2012. Ces cinq dernières années, les business angels ont
investi près de 200 M€ dans 1 500 entreprises. En 2012, l’investissement global réalisé par les business
angels s’est élevé à 40 M€ pour 352 entreprises, contre 44,5 M€ en 2011, contribuant néanmoins à la
création de près de 2 600 emplois directs.

Si la loi TEPA a permis de multiplier les business angels en France, leur nombre et le montant de leur
investissement unitaire restent encore en deçà des besoins en termes de financement d’amorçage.
Ils représentent pourtant une ressource fondamentale pour les jeunes créateurs d’entreprise.
La collecte des fonds offrant une réduction d’ISF a connu une forte baisse en 2012 (-20 % par rapport
à 2011), s’élevant à 237 M€ contre 571 M€ en 2008, année de mise en place du dispositif. Les capitaux
levés par les Fonds d’investissement de proximité (FIP) et les Fonds commun de placement dans
l’innovation (FCPI) sont en net repli, avec des montants moyens recueillis de respectivement 5,7 M€
et 4,3 M€ dans chacun des véhicules.

Localisation des entreprises


p financées par
p les business angels

Secteurs d’activité des entreprises financées par les business angels

Source : FranceAngels, statistiques 2012

7
● Autres fonds d’amorçage

Type de produit Prise de participation minoritaire

Stade d’utilisation du financement Amorçage

Cible PME

Montant accordé Besoins inférieurs à 1 000 K€


AFIC – Association Française des Investisseurs
A qui s’adresser ? pour la Croissance - www.afic.asso.fr

Le
es fond
ds « early stage » concernent les entreprises en phase de démarrage dont
les be
b soin
inss sont inférieurs à 1 million d’euros. Les entreprises à caractère innovant et
techhno
n logi
g qu
gi q e sont les bén
énéficiaires privilégiés de ce type de fonds.

Peuven
entt in
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ervenir à ce sttad
a e les « family office », structures spécialisées dans la
gestion d du
u pat
a rimoine dess grandes fortunes familiales françaises. Les familles qui
souhaite ent pré
réserver, voire
e accroître, leurs investissements personels, peuvent
investir dan
ns d
dees PME (souveent de secteurs d’activité plutôt traditionnels), dans une
perspective e de loong terme.

La loi TEPA de 200 0 7 a ouvert la po


possibilité de déduire de l’ISF une partie des montants
inve
vestis en capiitalta
a da
dans des PME ME européennes non cotées, via des véhicules dits
« Hoold
l ings ISF ». So
S uss réserve du u respect des critères fiscaux et d’un versement
effect
ef ctif
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ce innve
v stisseme ent
n peut apporter au souscripteur une réduction
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impô ôt à hauteur de e 50 % des sommes e investies. Les holdings ISF peuvent répondre
à de es be eso
soins de finan nce
c me
ment dont le e montant peut être limité en fonction des
hypoth hès
è ess ; en sont excclu
luess les activités
és financières, immobilières et solaires. Le
m ntant gl
mo glob
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a des réductitiion
o s en
e matière d’ISF est plafonné à 45 000€.

Le capital-investissement
Le cap apital-investiissssem
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n er la croissance
nc e.

8
Louis Godron, Président de l’AFIC
TEMOIGNAGE

((Association Française des Investisseurs pour la Croissance)

L’ENTREPRISE ET LE CAPITAL-INVESTISSEMENT,
PLUS QU’UN PARTENARIAT : UN ENGAGEMENT !

Des entreprises soutenues par le capital-investissement


Près de 5 000 entreprises sont actuellement accompagnées par le
capital-investissement. En 2012, le capital-investissement a soutenu 1 548 nouveaux projets
d’entreprises en France, un record en Europe devant l’Allemagne (1 291 entreprises
soutenues en 2012) et le Royaume-Uni (1 009 entreprises soutenues).
Le montant de l’engagement financier du capital-investissement dans ces projets s’est
élevé à 6,1 milliards d’euros cette même année, pour un engagement moyen par entreprise
de l’ordre de 4 millions d’euros.
Le capital-investissement peut donc s’affirmer comme un acteur économique à part entière,
créateur de richesse dans l’entreprise et dont l’impact socio-économique s’inscrit au niveau
national. Les entreprises accompagnées par le capital-investissement ont créé 76 000 emplois
nets en 2011, leur chiffre d’affaires a progressé de 9,1 % (contre 6, 3 % pour les entreprises du CAC
Mid & small)* et leurs effectifs de 5,2 % (contre 4,0 % pour les PME françaises d’après l’INSEE)*.

80 milliards d’euros investis dans les PME françaises


Deuxième source de financement des entreprises derrière le financement bancaire, quatrième
source d’actionnariat des entreprises à côté de l’actionnariat boursier, de l’actionnariat
familial et de l’actionnariat industriel, le capital-investissement en France est représenté par
271 sociétés, rassemblant 3 000 professionnels. Ils gèrent plus de 80 milliards d’euros investis
dans environ 5 000 entreprises, parmi lesquelles plus de 80 % sont des PME et 18 % des ETI.

Un partenariat sur le long terme


Au-delà des chiffres, il est important de souligner que le partenariat entreprise-capital
investisseur dépasse le seul investissement financier, s’agissant surtout d’une relation
exceptionnelle à bien des égards. C’est un partenariat qui s’inscrit dans le temps, pour 5
ans en moyenne. Un temps précieux, consacré au développement d’un projet commun
axé autour de l’entreprise, ses projets et ses ambitions, ses équipes, et surtout son avenir.

Quatre métiers pour une réponse adaptée aux entreprises


Quatre types de capital-investissement permettent de répondre efficacement aux attentes
des entreprises. Le capital-innovation accompagne les projets de création d’entreprise ;
le capital-développement, les projets de croissance des entreprises matures ; le capital-
transmission permet aux entrepreneurs d’assurer la survie de leur entreprise dans le cadre
d’une cession ou d’un départ à la retraite ; enfin le capital-retournement soutient les
entreprises en difficulté en leur apportant les moyens humains et financiers pour rebondir.

Le capital-investissement : capital pour la croissance !


Quel que soit le projet d’accompagnement, le cycle de vie de l’entreprise, la conjoncture
- et tout particulièrement en période de crise économique, le capital-investisseur est une
source indispensable de fonds. Mais il apporte également des compétences en matière de
stratégie et de management, essentielles pour améliorer les performances de l’entreprise,
préserver les actifs et les emplois. Le capital-investissement est capital pour la croissance !

* sociétés investies pour lesquelles l’AFIC possède l’information (50 % des entreprises en portefeuille environ en 2011)
9
Geoffroy de Becdelièvre, PDG fondateur, PlanetVeo
TEMOIGNAGE

(Créateur de voyages sur mesure)

Quelles solutions de financement avez-vous choisies et


quels sont les avantages et inconvénients de ces solutions ?
Quelle solution avez-vous choisie ?
Nous venons d’être financés par le fonds Iris Capital et Gimv, qui ont
investi un peu plus de 15M€ en juin 2013. Nous avons choisi l’apport en
capital (zéro dettes) qui nous permettait plus de souplesse.

Quels étaient vos objectifs et motivations ?


L’objectif principal était de financer notre développement et de réaliser un cash out pour les
actionnaires historiques (VC et business angels).

Quels sont les avantages et inconvénients de cette solution ?


Avantages : nous n’avons pas le risque de ne pas pouvoir rembourser les intérêts d’emprunts
(contrairement aux LBO), ce qui est sécurisant dans un secteur très exposé aux risques
économiques, environnementaux, politiques etc.
Inconvénient : pas d’effets de leviers et dilution plus forte des actionnaires existants

Avez-vous obtenu les résultats attendus et atteint vos objectifs ?


Oui : ce fût une levée de fonds bien réalisée, et une valorisation correcte !

Quelles sont les difficultés que vous avez dû surmonter ?


La lenteur du processus est la principale difficulté à laquelle nous avons dû faire face.
Sur un processus d’un an, il est difficile de maintenir une croissance élevée (Planetveo fait
80% de croissance annuelle en moyenne depuis 5 ans), et en parallèle il s’agit d’être « hyper
disponible » aux fonds, avocats, conseils.

Et si c’était à refaire ?
Oui à 300% ! Mais je passerai plus de temps en amont avec la banque d’affaires pour bien
cibler les partenaires pouvant être intéressés et donc faire un pré matching poussé.

Dans le passé, nous avons également fait des distributions d’actions gratuites à l’ensemble des
collaborateurs, mais hélas l’évolution de la fiscalité les a rendues presque impossibles.

● Le capital-risque
Prise de par
artic
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on mino
min ritaire mais monté
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Type de produit ca ital possible
cap
Stade d’utilisation du financement Démarrage / Développement

Cible Activité
é inn
innova
o nte et
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/ à forte croissanc
ce

Montant accordé Besoins supérieurs à 1 M€


AFIC
C – As
A sociation Française
e des
des Inv
In estisseurss
A qui s’adresser ? pour la Croissance
pou nce - www.afic.asso.fr

10
Le capital-risque, ou « venture
capital », est sollicité pour le Le capital-risque
financement de sociétés à forte EN QUELQUES CHIFFRES
croissance et innovantes. Il offre à
ces entreprises la possibilité de lever Les investissements dans le secteur du capital-
risque en France sont à leur plus bas niveau
entre 1 M€ et 10 M€. depuis 2005. En 2012, les montants investis en
L’activité de capital-risque est capital-risque ont encore connu un repli de -26%,
exercée par des sociétés de gestion s’élevant à 443 M€ contre 597 M€ en 2011 (365
spécialiséesqui utilisent les ressources entreprises soutenues contre 371).

des fonds d’investissement (FCPI, Ce type de financement est particulièrement


FCPR, SCR FIP) dédiés à cette fragile en France : les FCPR (Fonds commun de
catégorie d’entreprises. placement à risque) souffrent du désengagement
des institutionnels, autant freinés par les
mauvaises performances du capital-risque (-1,5
Dans les situations de financement % en 2011) qu’échaudés par les nouvelles normes
par le capital-risque, la croissance prudentielles de Bâle III et Solvabilité II. Quant
à l’incitation fiscale en faveur des dispositifs FIP
est au cœur du partenariat entre et FCPI, elle a été largement revue à la baisse,
l’entrepreneur et l’investisseur, passant de 25 % à 22 % en 2011, puis à 18 % en
l’investissement étant prioritairement 2012.
destinés à financer celle-ci. Le Autre tendance observée dernièrement : le
capital-risque français va de moins en moins aux
partenaire financier apporte son investissements d’amorçage de jeunes start-up
soutien pour favoriser la réalisation (destinés aux études de marché, à la R&D…) et
du projet d’entreprise et il est associé de plus en plus à des sociétés plus matures qui en
sont au moins à leur 2e levée de fonds.
dans les décisions structurantes.
Sources : AFIC, EY

Edouard Rencker, Président Directeur Général, Makheia


TEMOIGNAGE

(groupe de communication indépendant)

A quelles sources de financement votre entreprise a-t-elle


eu recours ?

En 2011, nous étions à la recherche de financement pour accompagner


la croissance du groupe, et notamment pouvoir financer des
acquisitions afin d’accélérer la mutation de nos métiers. Nous avons
levé 1,5 millions d’euros par voie de placement privé auprès de fonds d’investissement de
proximité gérés par BNP Paribas Private Equity.

Quels ont été les avantages et inconvénients des solutions choisies ?


Nous avons analysé et étudié les différentes modalités de financement qui s’offraient à
nous : endettement bancaire, augmentation de capital, fonds ISF... Après avoir « épuisé »
les solutions bancaires classiques qui s’avéraient longues, difficiles - et peu transparentes sur
les modalités d’acceptation ou de refus du dossier- nous avons décidé de choisir d’autres
modes de financement. Dès lors, nous nous sommes fait accompagner par une banque
d’affaires qui nous a conseillé sur deux aspects majeurs : le choix et les enjeux des différents
financements, et l’organisation des présentations et « road shows » indispensables à la
11
recherche de fonds. Après avoir constitué un dossier présentant, outre l’historique et la
stratégie de l’entreprise, nos besoins de financement et les « effets » attendus, nous avons
présenté notre stratégie à une vingtaine d’investisseurs potentiels.

Avez-vous obtenu les résultats attendus et atteint vos objectifs ?


Nous avons assez rapidement trouvé un partenaire, BNP Paribas Private Equity, et discuté
des modalités d’une augmentation de capital. En moins de 6 mois, nous avions les fonds et
avons pu, dans les semaines qui ont suivies, réaliser notre première acquisition (une agence
web spécialisée dans les applications tactiles et mobiles). Depuis, nous avons fait une autre
acquisition dans le domaine du conseil en stratégie corporate.

Quelles sont les difficultés que vous avez dû surmonter ?


Nous avons eu peu de difficultés, sauf l’exigence « extrême » à démontrer sur la qualité
du dossier, tant financier que stratégique et la nécessité de présenter avec une grande
rigueur la stratégie de l’entreprise. Le processus spécifique d’une augmentation de capital
« réservée » n’est pas particulièrement complexe, mais il faut le confier à un avocat
spécialisé. Seule conséquence à anticiper, tant en termes de communication que de
gestion, la dilution des actionnaires consécutive à l’augmentation de capital. Nous avons
gagné, en contrepartie, l’arrivée au capital d’un actionnaire de référence : BNP Paribas.
C’est le gage pour le groupe d’une « image financière » rigoureuse et fiable, d’une certaine
maturité.

Sources : AFIC, Activité du capital-investissement 2012

12
● Le capital-développement
Prise de participation minoritaire mais montée au
Type de produit capital possible
Stade d’utilisation du financement PME / ETI matures, cotées ou non
Sociétés ayant atteint un seuil de rent
ntabilité et
Cible dégageant des profits
Montant accordé Besoins supérieurs à 5 M€
AFIC – Association Française des Investtisseurs
A qui s’adresser ? pour la Croissance - www.afic.asso.fr

Principal levier des entreprises en expansion, ce mode de fina ancement s’adre re


ess
se
aux sociétés matures, cotées ou non, ayant atteint un seuil de re
entabilité.
Ce segment du capital-investissement joue un rôle primordial poour l’apport enn fo
ondds
propres aux PME. Il peut permettre de lever des fonds d’un mo ontant supérieieur
ur à 5
M€, destinés à augmenter les capacités de production ou déve elopper de no ouvveaaux
produits et services.

Le capital-développement intervient majoritairement auprès de e PMEPM et


d’entreprises ayant leur centre de décision en France. En 20 2011, 84 % de es entre
ntr prises
ayant bénéficié de cette source de financement sont des PME (chi hiffree d’affaires
inférieur à 50 millions € et effectif inférieur à 250 salariés
és)). 90 % ont le
leurr siè
iège social
en France, et près de 60 % sont implantées en région n s 1.
Le capital-développement investit dans des secteurrs d’activité diver e sifiés et affich
er he
une prédominance dans l’industrie, les activittés spéciallis isé
ées,
s, scientifiquess et
techniques, de l’information et de la communic cation.

Le capital-développement EN QUELQUES CHIFFRES


Parmi les 1 548 entreprises soutenues par le capital-investissement en 2012, 871 ont bénéficié du soutien
du capital-développement, pour un montant total de 1,95 Mds€. Malgré un net recul par rapport à
2011, cette source de financement s’est montré la plus résistante face aux cycles économiques : sur
la période 2008-2012, le capital-développement a vu ses investissements progresser en moyenne de
23 % en nombre d’entreprises et de 18 % en montants investis.

Le capital-développement français a affiché une performance de +6 % sur l’année 2012, très


supérieure aux indices boursiers quelles que soient les périodes de référence. Sa performance
est également bien supérieure à celle du capital-développement en Europe, qu’il s’agisse de la
moyenne européenne (+3 %) ou des performances enregistrées dans les principaux pays de la zone
euro (Allemagne : -2,7 %, Espagne : -2,1 %, Italie, -7,6 %).

Sources : AFIC, Grant Thornton, EY

1 ] Source : AFIC 13
Alexandre Pham, Co-président d’Alphyr
TEMOIGNAGE

(intérim et recrutement en franchise)

De quelles sources de financement votre entreprise a-t-elle


bénéficié ? Quels sont les avantages et inconvénients de
ces solutions ?
Notre société a obtenu en 2011 un financement de 1,5 million d’euros
sous la forme d’obligations convertibles, souscrites par le fonds A Plus
Finance. Nous avons complété ce financement par un prêt participatif
d’Oséo à hauteur d’1 million d’euros, souscrit en 2012.

Créée en 2009, notre société ne disposait pas d’actifs tangibles permettant de donner des
garanties suffisantes aux banques, et nous n’avions pas assez d’historique pour démontrer
notre capacité de remboursement. Les associés ne souhaitaient pas non plus se porter caution
personnelle ou nantir leurs biens. Nous n’avions donc pas accès à un financement bancaire à
la hauteur de nos besoins. Nous avons alors fait appel à un cabinet de levée de fonds, qui nous
a permis d’obtenir plusieurs offres de financement, sous la forme d’augmentation de capital
ou d’obligation convertible.

Le schéma est le suivant : l’obligation convertible a une échéance de cinq ans. Au bout des
cinq ans, Alphyr a la possibilité de rembourser l’emprunt ou, si elle ne rembourse pas, permet
au fonds d’investissement de prendre une part minoritaire dans son capital sous la forme
d’augmentation de capital. L’obligation convertible est par ailleurs porteuse d’intérêts, dont
une partie est payable au semestre et une partie est capitalisée.
Bien que le taux d’intérêt soit très élevé par rapport à de la dette bancaire, le taux de
rendement exigé reste bien inférieur aux rendements attendus par des investisseurs en capital.
Nous avons aussi l’option, si notre situation de trésorerie le permet, de rembourser l’obligation
et de conserver le contrôle du capital.

Avez-vous obtenu les résultats attendus et atteint vos objectifs ?


Le financement a été un succès pour nous. Il nous a permis de nous développer de façon
sereine et de rassurer nos partenaires, surtout en période de crise. Par ailleurs, nous avons pu
lever 1 million d’euros supplémentaire de la part d’Oseo sous la forme de prêt participatif avec
un taux plus intéressant.

Quelles sont les difficultés que vous avez dû surmonter ?


La solution mise en place pour notre entreprise est similaire à une levée de fonds en capital. Le
fonds se livre à une due diligence poussée de la société et suit son investissement régulièrement.
La relation est toutefois beaucoup moins « invasive » que celle d’un investisseur en capital : le
fonds étant créancier de la société et non actionnaire, il ne s’ingère pas dans les décisions
opérationnelles. Enfin, son seul objectif est de s’assurer que l’on remboursera sa créance. Il
n’est pas particulièrement regardant si l’on est en-dessous du budget indiqué initialement, tant
que l’on génère du cash !
En revanche, la société doit respecter des covenants semestriels et doit par conséquent
s’astreindre, sauf dérogation, à maintenir une rentabilité suffisante au cours de son
développement.

Et si c’était à refaire ?
Je pense que c’est un choix très intéressant pour des sociétés rentables, en croissance et qui
n’ont pas accès à des financements bancaires satisfaisants.

14
Introduction en bourse (IPO)
Prise de participation minoritaire mais montée au
Type de produit capital possible
Stade d’utilisation du financement PME / ETI matures, cotées ou non
Sociétés ayant atteint un seuil de rent
ntabilité et
Cible dégageant des profits
Montant accordé Besoins supérieurs à 5 M€
AFIC – Association Française des Investtis
isseurs
A qui s’adresser ? pour la Croissance - www.afic.asso.fr

Parmi les sources de financement, l’introduction en bourse e (IPO) peut venir


prendre le relais des investisseurs historiques de type capita
al-risque et ca
apitat l-
développement. Procédure assez complexe, porteuse de ce ertaines contr
tra
aintes
es
financières et d’obligations légales et réglementaires, elle e peut idéa alemmen nt
répondre aux besoins des entreprises souhaitant lever des foonds importa ants
ts. El
Elle
peut aussi permettre aux PME et ETI d’accéder aux marché és financiers en levvant
des montants à partir de 10 M€.

Chaque étape d’une IPO doit faire l’objet d’une vigila ance particululiè
i re
e et d’un
accompagnement spécifique, du lancement du projet à la cotatio on, en passant
par la préparation du dossier, son instruction et la phasee d’introduct
ctio
ion.. La durée du
projet et ses chances de réussite seront conditionnéess par le nive eau de préparation n
de l’entreprise, son environnement juridique, les condditions de maarché
héé et la capacitité
é
à trouver les ressources internes et externes permetettant de me
menerr à bien le proj
ojet
et.

Outre financer la croissance, l’introduc c ti


tioo n en bo o u rse p eut avoir pl pluss ie
ieurs
objectifs : consolider les fonds propress , d iversifier le les so o u rces de finan n cee m ent,
accroître la notoriété de l’entrep epri
rise ou offrr ir une ne sortie aux in invevestisseur urss
historiques. Elle peut aussi avo o ir un impact ct imp p ortant
or sur la m o ti
tivv ation d e s
salariés de l’entreprise et su
surr l’optimisati tion
on de e son
s o organisation onn.

Les marché és fina


nanciers peuve ent éga ale
ement être une sou
source imp
mpor
orta
tante de
refifinancement pour les soc
cié
iété
tés dé
éjà cotées.

15
EnterNext :
un dispositif remanié pour favoriser les introductions en bourse des PME-ETI

Face e au u constat de marc c hés insuffisamment accessibles aux PME et ETI,


une nonou u velle filiale de NYSS E Euronext a été lancée en 2013, s’adressant aux
capitatalil i s ations inférieures à 1 milliard d’euros. Objectif affiché de cette filiale
a pelé
ap é e EnterNext : triple ler les introductions en bourse sur le segment PME-
E I d’ic
ET c i à trois ans. Cett te t source de financement pourrait concerner 750
e ntrepri
ris i s e s actuellementt cotées sur Euronext ou Alternext.

Euro
ronext xt s e décompose e actuellement en trois compartiments d’entreprises
selo
o n l’im
m p ortance de leuu r capitalisation : compartiment A supérieur à 1 milliard
d’euroros, c om
o partiment B supérieur à 150 millions d’euros, compartiment C
pour les
es c ap
apitalisations in
n férieures.

EnterNex
extt of
o fr
frira la possibi
b lité aux entreprises, sous certaines conditions de
communic ica
a tio
o n financière
e notamment, d’être introduites en bourse à la fois
sur le march
ch
h é réé glementé ( co
c mpartiments B et C d’Euronext) et sur le marché
o ganisé (All te
or e rnex
e t).

Poo ur
u encourage ge
e r so
son dévelo o pp
p ement, le groupe NYSE Euronext a indiqué
la d otation de « res essources hu humaines propres » à sa nouvelle filiale afin
d acc
d’ c ompagner l’ l’ac
a cè
cès des entr treprises aux marchés financiers, notamment
enn régg io
ion. De même e , de
des mesuress tarifaires incitatives sont prévues pour les
entree prise
ses : les frais de e co o tation y se
e ront abaissés de 10 %, ceux de transfert
de 50 %. % E nfn in, en terme e s dee financemement, le budget initial de 18 M€ dédié à
c tte filii al
ce a e rereprésente une ne a ugugmentatioion de 15 % par rapport aux moyens
actu
ac tuelleme e nt
n m is en œuvre e pa
p r Eu
Euronext pouour les PME et ETI.

16
Les IPO EN QUELQUES CHIFFRES
En 2012, 12 nouvelles introductions en bourse ont été réalisées sur NYSE Euronext Paris (6 sur
Euronext et 6 sur Alternext). Il s’agit du même nombre d’opération qu’en 2011, mais pour un
montant de 260 M€ de capitaux levés (contre 122 M€ l’année précédente).

Introductions en bourse NYSE Euronext Paris – Nombre d’opérations

Introductions en bourse NYSE Euronext Paris – Capitaux levés (M€)

Source : EY

17
Les nouvelles voies du financement en capital Financement participatif (“crowdfunding”)
Type de produit Prise de participation

Stade d’utilisation du financement Création / Amorçage

Cible TPE / PME

Montant accordé Variable


http://financeparticipative.org (collectif de
A qui s’adresser ? plateformes)
www.amf-france.org

Fruit d’une mu utation progressive de l’écosystème du financement des


PME, sur fond de crise financière et de montée en puissance des nouvelles
technologies, le
te e crowdfunding met les particuliers à contribution, via Internet,
poour lever des montants modestes permettant notamment de financer des
jeu
jeunes pousses entrepreneuriales.

A x Etats-Unis, de
Au epu
p is maintenant plusieurs années, des start-up financent
le
eur lan
ancement et le l ur développement par le biais de ces plateformes de
fina
ancn em
ement particip ipatif. Les avantages du crowdfunding sont nombreux :
les le
evé
v ess de fonds pe euvent se faire rapidement et la démarche permet de
testerr l’i
’intér
érêt du marché hé pour le produit. La jeune entreprise peut également
gagnerr en vi visibilité et ai
ains
n i attirer, dans un second temps, les investisseurs
traditionne els. Sig
igne que la recette pourrait connaître le même succès
qu’outre-Atl tlan
tla tiiqu
que, les poiids lourds américains du secteur (Indiegogo ou
K ckstarter) com
Ki omme
om enc
n ent à se déployer en Europe, en s’installant à Londres.
A ti
t tre indicatif, en mo moini s de 4 ansns,, Kickstarter a financé 30 000 projets pour
p uss de 350 millionss de do
pl dollars.

En Fraan
ncce, le crowdfundi ding
di n témémoigne déjà jà d’un fort potentiel, avec une
trentaine
tr e de
d plateformes (do doont Ulu
ulele,, Wiseed, Kiiss
ssKi
KissBankBank, Babyloan...)
ay
ayan
yant perm mis unen collecte cumu mulé
mu lée d’ d’en
e viron 40 M€ po pour 60 000 projets.
Si ce mo
mode de fina nancement étaitt init in
nit
itia
ialeme
mentn plutôt canton nné au secteur
culturel
el – producttio ionn mu
m sicale notam mmem nt ave ec MyMajorCompany – il
commence ce à bénéficie ierr à de jeunes PME ou u des mic icro
ro-eentrepreneurs et
repr
re p ésente à n’e en pa pas doutter une belle piste d’aveni nirir po
pourur l’enttre
epr
preneneu
euriat
au sen
ens large. Le fifina
nanc cem
e ent du BFR en crowdfunding sera bi bien
entôtôtt po
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du secteurur ont
n crér é l’associiat atio
ion Fi
Fina
nancemen nt Pa
Part
rtic
rticipatif France (FPF), avec
un double ob bje
ject
ctifif : représentterr les act
ct cteu
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r de ce mod ode e ded financement
auprrès des autorités
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enta t tion en vigueu eurr afi
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l’ad
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i e en Fra
ranc
nce.
e Dans
l in
l’inte
tervalle, l’AMF et l’A ACP ont réd édig
igé
é un guiide per erme
mettant aux porteurs de
18
projet de connaître les règlementations qui s’appliquent aujourd’hui en fonction
n des
modalités choisies.

Mais il manque encore au crowdfunding un cadre harmonisé en Europe. En effet, si parr


exemple le prêt rémunéré en ligne de pair à pair est libre en Gra
r nde-Bretagne, cetttte
e
voie de développement nécessite en France l’obtention d’une e licence bancaire. Fi
Fin
n
2012, une trentaine de plateformes ont adressé conjointement nt une demande à la
Commission européenne en vue d’obtenir un statut unifié de « cou urtier en financeme
ent
participatif » et une réglementation permettant de favoriser l’e essor du secteur. La
Commission vient d’ouvrir un chantier sur le sujet.

Arnaud Poissonnier, Fondateur et Président de Babyloan


A
TEMOIGNAGE

((1er site européen de microprêts solidaires)

Babyloan s’est spécialisée dans les nouvelles sources de


financement : lesquelles et pourquoi ?
Babyloan est une plateforme de crowdfunding de microcrédit, c’est-
à-dire qu’elle permet aux internautes de financer par le prêt des
micro-entrepreneurs en phase de lancement ou de développement
de leur activité. C’est à la fois un outil de solidarité et de financement
efficace de la micro-activité. Nous nous sommes spécialisés dans ce type de financement
car au-delà de notre culture philanthropique, nous sommes convaincus que l’insertion par
l’entrepreneuriat et l’un des outils les plus efficaces de la lutte contre le chômage. Cette
approche doit être financée notamment par des sites comme les nôtres.

Quels sont vos objectifs et motivations ?


L’objectif à terme est de créer une véritable banque citoyenne universelle, autour de
laquelle les internautes du monde se fédèrent pour prêter de l’argent à des porteurs de
projets en France et dans le monde. Nous comptons aujourd’hui 25 000 membres prêteurs
qui ont financé 14 000 projets en près de cinq ans ; notre objectif et d’en financer 100 000
à l’horizon de 3 ans.

Quels sont les avantages et inconvénients de ces solutions ?


L’avantage est de permettre aux porteurs de projets habituellement rejetés par les
banques de trouver des financements alternatifs. La limite de ces plateformes tient au
timing de leur montée en puissance qui, même s’il est impressionnant, n’est pas encore
suffisant pour répondre aux besoins des projets.

Avez-vous obtenu les résultats attendus ?


Babyloan, parmi une petite trentaine de plateformes de ce type dans le monde, est
devenue la plus grande communauté européenne de prêt solidaire et la seconde au
monde, ce qui évidemment est un succès. Cependant les demandes de nos partenaires
sur le terrain (les institutions de microfinance) sont telles que nous pourrions quadrupler
notre taille sans aucun problème. Reste donc à convaincre davantage de Français de
prêter. Nous allons par ailleurs aller plus loin en lançant, dans les prochains mois sans
19
doute, des applications de financement d’entrepreneurs des cités et plus largement
du secteur de l’économie sociale et solidaire, actuellement en grande peine de
financement.

Quelles sont les difficultés que vous avez dû surmonter ?


Les difficultés rencontrées sont de deux ordres. Le premier tient au marketing et à la
communication : nous sommes en France la seule plateforme qui communique activement
auprès du grand public sur le prêt solidaire, nous sommes donc les seuls à évangéliser ce
bel outil, cela prend du temps. La seconde contrainte est d’ordre réglementaire. Nombre
de réglementations en France et en Europe sont des freins à notre activité ; pire, certains
pays en Europe refusent la diffusion de nos plateformes au prétexte des règlementations
locales relatives à l’appel public à l’épargne et à l’activité bancaire. Babyloan enfin est une
start-up Internet sociale, or en France le caractère d’entreprise sociale est une contrainte
en termes de levées de capitaux. Les outils destinés à « l’impact investing » devraient être
améliorés et promus.

Et si c’était à refaire ?
On referait tout et tout de suite ! C’est une aventure tellement passionnante et utile. Aux
jeunes entrepreneurs qui lancent une nouvelle activité, j’ai coutume de leur suggérer
de n’avoir peur de rien. Je leur conseille aussi de structurer leur plan de financement de
manière à pouvoir financer leur montée en puissance sur une période plus longue de deux
ou trois ans par rapport à leurs prévisions initiales...

Valérie Milward, Présidente Associée, RestoVisio


TEMOIGNAGE

(guide vidéo hôtels restaurants)

Quelles solutions de financement avez-vous choisies et


quels sont les avantages et inconvénients de ces solutions ?
Le crowdfunding est dans les gènes de RestoVisio. Parce que l’on est
attiré par tout ce qui est nouveau et que de nombreuses personnes
nous ont demandé d’être actionnaires, cette solution était la bonne.
En plus, au sein de l’équipe, la notion de « partage » est essentielle et
nous voulions partager notre aventure! Le crowdfunding ça fonctionne bien dans d’autres
pays, alors pourquoi pas en France ! Et surtout je soutiens tout ce qui peut permettre à la
France d’entreprendre. Nous avons réalisé notre levée de fonds avec la plateforme Anaxago.
Le crowdfunding permet d’apporter une certaine diversité d’actionnaires qui rééquilibre les
relations entre entrepreneurs et investisseurs. Mes actionnaires sont constamment à mes côtés,
ils ont chacun une mission et m’apportent tous quelque chose.

Quels sont les avantages et inconvénients de cette solution ?


Il s’agit d’un projet très récent donc on ne perçoit pas encore d’inconvénients, mais la législation
peut encore changer. Les seuls freins étaient la mise en place du processus conforme aux
obligations et la possible évolution de la législation.

Avez-vous obtenu les résultats attendus et atteint vos objectifs ?


Nous avons clôturé une première tranche très récemment mais nous ne sommes pas fixés de

20
délais, même si nos objectifs ont été atteints. J’ai également un board d’experts, composés
d’entrepreneurs dont certains sont membres de CroissancePlus et des actionnaires très
impliqués.
J’ai deux fonds atypiques, Risques & Sérénité une financière familiale, mon premier et principal
investisseur qui a une expérience dans la restauration et Linossier participations. Chaque
actionnaire a une mission, ils sont constamment à mes côtés. Je ne prends d’ailleurs un
actionnaire que s’il peut m’apporter « un vrai plus ».

Quelles sont les difficultés que vous avez dû surmonter ?


Attention à être prudent vis-à-vis des personnes avec lesquelles vous vous associez. Le
crowdfunding est une nouvelle technique de financement qu’il faut découvrir progressivement
et avec vigilance. Mais c’est aussi un formidable booster.

Et si c’était à refaire ?
Je recommanderais à 100 % cette méthode de financement. C’est génial autant pour les
entrepreneurs que pour les investisseurs !

““Super Business Angels”


Type de produit Prise de participation minorit
ritaire

Stade d’utilisation du financement Amorçage / Développement

Cible TPE / PME


Isai - www.isai.fr
A qui s’adresser ? Kima Ventures - www.kimaventures.com
Jaïna Capital - www.jaina.fr

Les « Super Business Angels » sont le plus


us souvent dess entre re
epreneurs ayant nt déj
éjà
à mené né
avec succès de grandes aventures es entrepreneu eurial
ales
es et qui utilisentt un
une e partiee de
leurs deniers personnels pourr en
enttrer au capipita
tall de
e jeunes
eu sociétés pro ometteuse sess. Ces
dernières années, on a pu trouver par ex exemplple
pl e ce type d’inve est
stis
issseurs (a
aprrès
ès avoir
fait carrière ch
chez
ez PayPal, LinkedIIn ou Yah ah
hoo)
oo dans les pre emi
mier
ers tours d’d’en
entreprises
telllles
te es que Groupon ou Twititte
terr, ou cr
créa
éan
éa nt des fonds pou ouur in
interven nir dan
ans Skype ou u
Facebook.

En Frarancnce,
e, le ph
phén
énomo ène a émergé il y a quel quelques ann nnée es so
s us la form rme e de
d fonds
d’en
d’ entr trepreneurs mis en place par ar des
es chefs d’e ’enttre
repprise ayan nt déjà
déjà fait leurs
preuves, comme le créateur urr de Fr F ee (Kima
ma Ven entu
ture créé pa parr Xa
Xavier Niel) ou u le
fondateur de Mee eetitic
ti c (J
(Jaï
aïna Capital al par Mar
arcc Si
S moncini) i)..
Jaïn
Ja ïna
ïn a, str
a, truc
uctu
ture dotée de 30 M€ de fon onds propres es en jujuiin 2013, a pou our obobjeject
c if
d’investir 100 M€ da dans des es start-upt du web b, en France mais aus u sii à l’é
’éttrange
ger.
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Le fond ds Isai, cré
rééé fin 202008 par Pierre e Ko
Kosc
ciu
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sko-Morizet (P (Pri
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ce Min nis
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ter)), Ge
Geofo froy
Roux
Ro ux de Bé Bézieux (Virgin Mo obibile
le)), Sté
téph
phane Treppo pozz (S
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a en enza
za)) et Our urie
iel Ohayon
(ex-TechCrunch ch.f
.fr)
r), et pré rési
sidé
dé par Jean-Da Davivid
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Chambo boreredon, n, a aujourd’hui sous
g st
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ionn 70 M€.

21
Pour
ur le mo
moment, surtout présen ents dans le secteur de l’Internet, ces acteurs
pour
urra
r ien
n t occuper en France e une place croissante auprès des jeunes pousses,
nota
ammmm e nt pour financer le
e s phases d’amorçage.

Jean-David Chamboredon,
TEMOIGNAGE

Président Exécutif Isai Gestion SAS


(le fonds des entrepreneurs internet)

En tant que gérant du fonds d’entrepreneurs Isai, vous


financez les entreprises de croissance : comment et à
quels stades vous impliquez-vous dans la chaîne de
financement ?
Isai intervient via deux fonds dans deux « zones » mal couvertes de la chaîne de financement:
• un fonds de capital-risque post-amorçage pour les tours de l’ordre de 750 k€ - 1,5 M€.
Ce type d’opérations se situe dans la zone à mi-chemin entre « angel/seed round »
et « Series A round » souvent appelée « vallée de la mort » ;
• un fonds de capital-développement/OBO dédié au secteur Internet et exécutant
des transactions de 1 M€ à 5 M€. Ce positionnement est justifié par la faible « culture
Internet » des acteurs généralistes du capital développement/OBO.

Quels sont les avantages et inconvénients de ce type de financement ?


Accueillir Isai à son capital, c’est d’abord bien entendu augmenter les ressources financières de
son entreprise. C’est également accueillir un partenaire qui connaît très bien le secteur et peut
mobiliser des entrepreneurs « qui l’ont déjà fait » (les fonds Isai sont majoritairement souscrits
par des entrepreneurs du web). Ce partenaire est à la fois encombrant et bienveillant... un
entrepreneur qui ne souhaiterait pas ce type d’accompagnement mais juste un partenaire
financier ne doit pas s’adresser à Isai.

Quelles sont vos recommandations pour les entrepreneurs ?


Isai aime investir dans des projets conduits par une équipe (pas de « one man show »), avec un
modèle de business efficace capitalistiquement (permettant une ambition progressive) et une
capacité de différenciation solide (pas de « copycat »). Comme tout investisseur connaisseur
de son secteur, nous recommandons aux entrepreneurs nous approchant de partager
honnêtement avec nous les challenges qui sont les leurs. Aucun succès entrepreneurial n’est
facile ou garanti, nous le savons...

22
Frédéric Mazzella, PDG de Blablacar
TEMOIGNAGE

(site de covoiturage)

Quelles solutions de financement avez-vous choisies et


quels sont les avantages et inconvénients de ces solutions ?
« Si par nouvelle source de financement vous entendez le fonds ISAI, alors
oui nous avons fait appel à eux. Mais nous avons également travaillé avec
Accel Partners London, capital risqueur plus « traditionnel », notamment
investisseur de Facebook, Dropbox, Spotify, Prezi, Kayak, , Rovio...

Quelle solution avez-vous choisie ?


Nous sommes allés chercher du financement auprès de capitaux-risqueurs spécialisés dans
notre domaine d’activité, l’internet.
Les avantages :
• disposer de conseils très pertinents (et contemporains) par rapport à notre activité
que les capitaux-risqueurs connaissent très bien, et qui nous aident à grandir ;
• des financements importants, obtenus rapidement, nous permettant de nous
concentrer sur notre activité et non sur la recherche permanente de fonds.
Les inconvénients : Je n’en ai pas encore vu...

Avez-vous obtenu les résultats attendus et atteint vos objectifs ?


Oui. Plus que le business plan, nos investisseurs regardaient surtout 3 choses :
1. Y avait-il vraiment un marché ?
2. Quel business model pouvait fonctionner ?
3. Formions-nous l’équipe qui allait réussir à exécuter les ambitions ?

Ensuite, le business plan n’était qu’une conséquence des hypothèses de départ avec
beaucoup de chiffres en découlant, et n’offrait donc pas d’intérêt particulier étant donné le
nombre d’incertitudes qu’il y avait sur le parcours. Le plan marketing quant à lui découlait des
choix stratégiques. Les éléments importants étaient la manière avec laquelle nous comptions
attirer nos premiers membres dans chaque nouveau pays, et l’investissement que cela pouvait
représenter. C’est particulièrement sur la dernière levée qui portait sur l’expansion internationale
que le plan marketing a eu son importance puisque la stratégie devait faire en sorte que le
service soit utilisé rapidement par suffisamment de monde pour qu’il soit intéressant (atteindre
la liquidité de la place de marché) et grandisse naturellement ensuite.

Quand on a une idée dans l’internet, il faut rapidement faire un premier prototype, et le livrer
aux internautes. Les premiers utilisateurs seront vos meilleurs amis, car ils vous indiqueront les
améliorations à apporter. Essayer de choyer un produit pendant des mois avant d’en sortir une
première version est dangereux et est souvent une perte de temps. Il vaut mieux initialement
sortir rapidement un produit imparfait et écouter les conseils des utilisateurs pour l’améliorer,
qu’essayer de deviner en amont quelles seraient ces demandes alors que l’on n’a pas encore
d’utilisateurs.

Quelles sont les difficultés que vous avez dû surmonter ?


La principale difficulté était de trouver initialement des investisseurs qui croyaient notre histoire
possible. Il ne s’agissait pas de créer un business dans un marché existant, et encore moins de
copier un business existant quelque part pour le déployer ailleurs. Il s’agissait véritablement de
convaincre à la fois qu’il existerait un marché du covoiturage dans les années à venir (alors que
ce marché n’existait nulle part), que nous trouverions un business model permettant de s’adapter

23
à cette opportunité et cette ambition, et enfin que nous étions les bons entrepreneurs pour
réaliser tout cela. Bref, cela faisait beaucoup d’inconnues, et au final ce sont des investisseurs
extrêmement expérimentés auprès des startups internet qui ont su nous suivre, car ils avaient
eux-mêmes des repères leur permettant de se convaincre que l’histoire que nous racontions
pourrait se produire.

Les autres difficultés rencontrées sont ensuite plus techniques, car il s’agit d’être capable
d’articuler la vision avec tous les angles d’observation : positionnement image, angle financier,
angle humain avec le dimensionnement de l’équipe, angle internationalisation, angle
technique et robustesse, etc.

Et si c’était à refaire ?
Le seul moyen de savoir si un bateau flotte, c’est de le mettre à l’eau !

“Corporate venture”
Type de produit Prise de participation minoritaire

Stade d’utilisation du financement Sociétés en croissance

Cible TPE / PME

Fa
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c à la raréfactio on du u financeme ent en capital-risque, les fonds de corporate
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up en recherche he de financement.
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la culturere d’entreprris
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Pour la PM ME, le fo
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ieu synonyme e d’apport financier ;
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ivité, d’élargir son réseau, de

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luéé à 10 % du ca c pital-risque, avec une
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d’in
inve
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ve stissementt opé
pératition
onne
n lles2.

24 2] Observatoire PME Finance


Quelques exemples de fonds Corporate français :

Type de fonds Nom Acteurs Spécialité Dotation

Orange /
OP Ventures Publicis / Iris Numérique 300 M€
Capital
Alstom / Solvay
/ Schneider
Aster Capital Electric / Cleantech 107 M€
European
Investment Fund d

Electranova EDF/ Allianz / Energie et


60 M€
Capital Idinvest Partnerss cleantech
Association
Seb Alliance
/ Orange /
Alcatel-Lucent
/ Soitec /
Technocom 2 Numé
érique 31
1 M€
Fonds national
d’amorçage
(CDC
Entreprises)

Ecomobilité SNCF / Total /


M e
Mobilité durable 25 M€
Ventures Orange

Nouvuvelles
uv
velles
te
ech
chnologies
Blue Orange Suez 50 M€
de l’eau et des
déchets
Téléphonie,
Internet,

Véhicule SFR communication,
c 40 M€ investis
propre SFR
Développementt
D distribution, depuis 2006
ssanté, nouveauxx
contenus.

Total Energy
gy Energie/
Tota
Totall N/A
A
Vent
Ve ntur
ntures cleant
ntec
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ch

Sources : AFIC, Activité du capital-investissement 2012

25
Cee rt
rtes
e les
es montants disponib ibles en France sont encore modestes en
comp
mparai aison de ce qui existe e aux Etats-Unis. En 2010, 1,5 milliard de dollars ont
été ininve
e s tis en corporate vee n ture, contre 40 millions en France. Le seul fonds
Intell C api
p tal a investi 10 Mds
ds$ ces dix dernières années ; l’enveloppe du fonds
OP V e ntt ures, la plus conséé q uente à ce jour, s’élève à 300 M€.

Trois see cteurs concentre e nt particulièrement ce type de financement :


l écono
l’ o mie numérique, le e s sciences de la vie et les énergies propres. Mais l’on
peut ima
pe ma
maginer que de n ombreux autres pourraient à terme être concernés
par cet o util qui est auta
pa a nt une source de création de valeur pour les grands
groo upess qu
q ’une nouve e lll e alternative pour les entrepreneurs en quête de
fina
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n emm en
e t.

Financement obligataire
Face au dé éseng
n agement rela latif des banques du financement de l’économie, les
e treprises rec
en courren
e t désorma ais de plus en plus à des mécanismes désintermédiés,
no
otamment less émé isissions obligaataires.
Maais
i si le marchéé obliliga
g taire con nstitue une source de financement importante et
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ace
c pour les grgrande d s entrepri rise
s s en France, il joue encore un rôle trop limité
po
ouru le
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E I et il estt qu
q asiment absent de celui des PME.

● Emprunts obligataires groupés

Type de produit Emp


mprunt obligataire

Stade d’utilisation du financement Développement

Cible PME
E / ETI
ET cotée
tées

Montant accordé De 3 M€ à 20 M€

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euro
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s es
estt

26
élevé au final à 60 millions d’euros. En juin 2013, un deu
euxième fonds obligata air
ire «
Micado 2019 » a été annoncé avec une douzaine d’in nve
v stisseurs institutionn
nels.
L’objectif de l’opération est de recueillir de 60 à 100 mi millions d’euros. Pour les e
entreprises émettrices, les financements s’élèveront de 4 à 5 millions avec l’intéérêrêt
d’être remboursable in fine dans 6 ans.

De son côté, le groupement d’emprunts GIAC, bien qu’exisstant depuis 1961, a


relancé en juillet 2012 le financement des PME avec un fon nds de 80 M€, levvé,
en partenari at avec Oséo, auprès de BPCE, CDC Entreprisess, Natixis et Neufliize
Vie. C’est la septième opération du genre pour le groupeme ent d’emprunts et,
face à l’intensification des demandes, la constitution d’un proc
chain fonds est déj
éjà
prévue pour la fin de l’année 2013. GIAC propose aux PME en quête de fonds pour
se développer un financement sur le long terme (huit à dix an ns), à taux mod
déré,
avec un différé d’amortissement en capital de trois à cinq anss.

● Offre obligataire dédiée aux PME – ETI

Type de produit Emprunt obligataire

Stade d’utilisation du financement Développement

Cible PME / ETI

Montant accordé NYSE Euronext - europeanequities.nyx.com

NYSE Euronext, de son côté, propose désormais un nouvel ou outil po


pour permettre e aux ux
PME et ETI de lever de la dette auprès des particuliers,, l’IBO O (Initial Bond Offfer er).
Cette nouvelle offre obligataire dédiée s’ad adresse aux enentrepeprises souhaita
ep ant éla
largir
leurs sources de financement tout en réd éduisant leur dépe endance
nd vis-à-vvis du crédit
bancaire. Elle leur permettra aussi de renforcerr leur visi sibilité
i et de s’a
’adr
dreesser à un
public élargi.
Les sociétés cotées sur le es marchés eu uro
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xt, mais aus ussi
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sociétés non enc cor
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27
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m nt de l’IBO :

Emetteurs cotés Intermédiaires Communication Financière

Prospectus Conseil Financier / PSI Campagnes de publicité dédiées


pour l’investisseur individuel
Pas d’obligation Avocats / Audit
additionnelle Information de souscription disponible
Agence de Com. sur le site de l’émetteur
Emission standardisée
E-brokers / Brokers
Notation obligatoire

Souscription

Investisseurs
Souscription auprès des
Négociation e-brokers / Banques
Grand Public
Principe de souscription :
identique à celui d’une IPO Private Equity
Family Office

Institutionnels

Admission au Trading
Centralisation
Option : Contrat de liquidité
PSI

Fonds d’investissement étrangers


Type de produit Prise de
d participation

Stade d’utilisation du financement Amorçage / Développement

Cible TPE / PME, coté


otée ou non

Montant accordé Besoins supérieurs à 50 M€

De plus e en
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28
Parmi les autres fonds souverains ayant fait une entrée re
emarquée dans le payssage
français du financement des entreprises, la Qatar Invest stme
m nt Authority (QIA). Fin
novembre 2012, la QIA s’est alliée à la CDC pour financer leles PME françaises via un
véhicule de 300 millions d’euros abondé à parité.

Nicolas d’Hueppe, Directeur général de Cellfish Media


TEMOIGNAGE

Quelles solutions de financement avez-vous choisies et


quels sont les avantages et inconvénients de ces solutions ?
En 2006, nous avons réalisé une levée de fonds auprès de fonds
canadiens (Desjardins, Caisse des dépôts du Québec & FTQ),
pour un montant de 60 M$.
L’enjeu était d’accéder à des fonds capables de mobiliser une
somme importante dans le digital et de profiter de connexions
business dans les télécoms en Amérique du nord.

Avez-vous obtenu les résultats attendus et atteint vos objectifs ?


L’apport de ces fonds a été essentiel financièrement mais également dans le
management où ils nous ont beaucoup apporté dans la structuration de la société
et dans la diffusion d’une culture de management nord-américaine.

Quelles sont les difficultés que vous avez dû surmonter ?


Les difficultés ont essentiellement été juridiques, les USA étant un pays particulièrement
procédurier.

Et si c’était à refaire ?
On referait. L’apport de fonds étrangers peut faciliter le plan d’internationalisation
de l’entreprise. Dans le digital, mais également dans des secteurs comme le
software, il est primordial d’être bien connecté aux USA au-delà d’un certain seuil
de développement. L’entrée d’investisseurs nord-américains peut être une aide
précieuse.

Thierry Timsit, Directeur général délégué,


TEMOIGNAGE

Astorg Partners (Fonds de capital-investissement)


En tant que gérant du fonds Astorg Partners, vous financez
les entreprises de croissance : comment et à quels stades
vous impliquez-vous dans la chaîne de financement ?
Nous intervenons le plus souvent au moment de la transmission des
entreprises familiales, en apportant des solutions sur mesure pour
permettre à l’entrepreneur de réaliser tout ou partie ou partie
de son patrimoine professionnel, le plus souvent en associant l’équipe de direction
qui l’accompagne. Nous pouvons aussi intervenir en capital développement, pour
financer les phases «transformantes» de croissance organique ou externe.
29
Quels sont les avantages et inconvénients de ce type de financement ?
Notre mode d’intervention présente de nombreux avantages : nous adaptons
précisément la structure de financement aux objectifs patrimoniaux (combinaison
de fonds propres et quasi-fonds propres, calendrier de transmission en biseau,
etc…) ou managériaux (association de l’équipe de management à la reprise)
de l’entrepreneur; nous définissons, avant l’opération et conjointement avec le
dirigeant, une stratégie et une feuille de route consensuelle, qui assure un bon
alignement entre actionnaire et management; nous assurons l’indépendance et
la pérennité des entreprise que nous accompagnons. Pour finir, en apportant nos
réseaux d’affaire et notre savoir-faire de management, en plus de nos financements,
nous permettons aux entreprises de franchir un cap : de taille, d’institutionnalisation
ou de présence internationale.
Pour l’entrepreneur, ces avantages sont acquis au prix d’un partage du capital,
donc du pouvoir, et d’une communication financière plus contraignante.

Quelles sont vos recommandations et avertissements pour les entrepreneurs ?


Un investisseur en capital est un associé et non un banquier de l’entreprise : l’intuitu
personae est donc essentiel. L’entrepreneur doit être sûr d’accepter les contraintes
liées à l’entrée d’un tiers à son capital, et conscient des objectifs de rendement et de
durée de détention des fonds, souvent différents de ceux d’actionnaires fondateurs.
Il doit s’assurer de l’adéquation du fonds en taille, style d’investissement, couverture
géographique, avec son projet.

Le renouveau des financements publics


Subventio
tion
n / Prêt / Avance / Prise de
Type de produit participatio
on
Stade d’utilisation du financement Tous les stades de développement
Pettite
ites et moyennes entrnt eprises innovantes,
Cible in ustrie
ind rielles ou souhaitant
nt se
s développer à
l’inte
l’i nt rnatio
nte onal
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Banque Publique d’investissement – BPI
Montant accordé http://www.bpifrance.fr
http://investissement-avenir.gouvernement.fr

L’Étatt a his istoriquemen nt of


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entrepriise
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fran
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30
Bpifrance, en regroupant OSEO, CDC Entreprises, FSI et FSSI Régions, offre des soluttions
de financement pour chaque étape de la vie de l’entrepririsse :
• Premiers besoins : amorçage, garantie, innovation ;
• Soutien de la croissance : capital-risque et dévelop oppement, « build-up p »,
co-financement, garantie ;
• Développement et internationalisation : capital développement et et
transmission, co-financement, crédit export, accompa agnement ;
• Rayonnement des grandes entreprises et stabilisation du capital : capita tal
ta
transmission, co-financement crédit export, accompag gne
n ment.

Bpifrance a effectué récemment sa première opération d’im mportance danss le


domaine du capital risque en investissant 11M€ (sur un tour de ta
able total de 244 M€)
dans la société française Withings. Bpifrance Investissement (exx-FSI) a égalem me
ment
annoncé sa participation à l’augmentation de capital de Supe perSonic Imagin ne – à
hauteur de 14 M€ – destinée à accélérer le déploiement comme ercial internatio
onaal du
groupe ainsi que ses efforts de R&D.

Bpifrance joue également un rôle fondamental dans la mise en œuv vre des
Investissements d’avenir, et s’est ainsi vue confier par l’Etat divers fondss déd éddié
i s au
financement des PME et ETI :
• Contrats de développement participatif (1 Md€) ;
• Financement des entreprises innovantes : Prêts verts bonifiéss (500 000 M€), Fonds
Ambition Numérique (300 M€), Fonds Ecote echnologiess (15 50 M€), Fonds
Biothérapies innovantes et maladies rares (50 0 M€);
• Fonds National d’Amorçage (FNA - 600 M€ €) ;
• Aide à la réindustrialisation (200 millions d’d’euros) ;
• Appel à projets R&D structurants des pôles de co ompét étit
étitivité (300 M€) €) ;
• Renforcement de la compétitivi vité
té des PME ME ett des filières ind ndusstrielles
stratégiques, suite aux Etats gééné
néraux de l’in ndustriie,
e, appel à proje jetts (30
300 M€) ;
• Fonds propres de Bpifran ancce Finance ementt pour renforce er saa capac cit
ité
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d’intervention au profi
ofitt des entrepris
ises
es (14
40 M€).

Nicolas Dufourcq, Directeur général de Bpifrance


TEMOIGNAGE

(Banque publique d’investissement)

Quels vont être les nouveaux apports de Bpifrance ?


Entreprise publique, Bpifrance est le fruit du rapprochement
des métiers de financement d’OSEO (innovation, garantie,
financement) et d’investissement exercés par le FSI, FSI Régions
et CDC entreprises. Bpifrance est le bras armé de l’Etat au service
de la compétitivité et de la croissance des entreprises. C’est une
force de frappe considérable mise à la disposition des entreprises. Il répond à une
ambition nationale de premier plan portée par le Président de la République : aider
les entreprises à innover, investir, grandir et exporter.
31
Auprès de quelles entreprises Bpifrance intervient-il ?
Bpifrance a vocation à intervenir auprès d’un spectre très large d’entreprises, allant
des start up aux ETI et elle est le grand partenaire public des PME, tout au long de leur
développement. Bpifrance aura également la possibilité de stabiliser l’actionnariat
de grandes entreprises.

Quels types de financement propose Bpifrance, et quels en sont les avantages ?


Les interventions de Bpifrance prennent plusieurs formes :
• le financement de l’innovation ;
• la garantie des prêts et des investissements en fonds propres ;
• le financement de l’investissement, des PME et ETI, en partenariat avec les
banques et le financement du cycle d’exploitation ;
• l’investissement en fonds propres et en quasi-fonds propres, directement et
via des fonds partenaires, dans les PME, les ETI et les grandes entreprises ;
• la distribution de l’ensemble des produits financiers à l’export, notamment
ceux d’Ubifrance et de Coface, via Bpifrance export.

Bpifrance, en partageant le risque aux côtés de ses partenaires privés et publics, en


particulier les régions, apporte un continuum de financement aux entreprises, du
court terme jusqu’aux fonds propres, à chaque étape de leur cycle de vie, de leur
création à leur transmission.
Son rôle est de combler les défaillances du marché et de proposer aux entrepreneurs
les réponses les plus adaptées à leurs besoins avec un objectif constant : assurer à
ses interventions le maximum d’effet d’entraînement sur l’initiative privée, avec le
souci du meilleur emploi de chaque euro public mobilisé.
Agissant dans les régions, Bpifrance s’appuie sur un réseau décentralisé de 37
implantations régionales, au contact direct de ses clients entrepreneurs : 90 % des
décisions sont prises dans les territoires.

Alexandre Crosby, Associé Fondateur


TEMOIGNAGE

et Directeur des Opérations, Carbox


(autopartage B2B)

Quelles solutions de financement avez-vous choisies et


quels sont les avantages et inconvénients de ces solutions ?
Nous avons privilégié le programme PM’up qui est porté par la région
Ile-de-France pour accompagner les PME sur une durée de trois ans.
Ce programme est particulièrement avantageux car l’enveloppe peut
monter jusqu’à 250 K€. Un autre intérêt est de prendre en charge des
dépenses de personnel, de conseil… bref, de structuration de la société, ce qui pour une Jeune
Entreprise Innovante offre une parfaite complémentarité avec les programmes plus courants
de financement de l’innovation (CIR, AIR, Oséo Innovation…).

Avez-vous obtenu les résultats attendus et atteint vos objectifs ?


Il est un peu tôt pour y répondre car nous sommes en phase finale.

32
Quelles sont les difficultés que vous avez dû surmonter ?
Comme pour tous ces programmes, il y a un temps de production du dossier non négligeable
mais finalement assez limité. Le dossier peut être rempli par un manager n’ayant pas de
connaissances techniques spécifiques, à la différence des autres programmes de financement
de l’innovation. La récupération des subventions nécessitera en revanche une organisation à
mettre en place dans la production des justificatifs.

Et si c’était à refaire ?
Nous nous faisons généralement accompagner par un conseil pour l’obtention des subventions
ou des financements. Or dans le cas du programme PM’up et compte tenu des raisons évoquées
ci-dessus, il est très simple pour un manager de gérer le dossier en autonomie et je n’aurais
donc pas dû faire appel à mon conseil, dont la valeur ajoutée a été faible au regard du coût.

Thibaut Bechetoille, PDG de Qosmos


TEMOIGNAGE

(logiciels de Network intelligence)

Quelles solutions de financement avez-vous choisies et


quels sont les avantages et inconvénients de ces solutions ?
Qosmos a bénéficié de plusieurs sources de financements : des
aides OSEO, du crédit d’impôt recherche et des aides Jeune
Entreprise Innovante.
Plusieurs solutions ont été choisies :
• Subvention directe de la part d’Oséo ;
• Prêt remboursable OSEO ;
• ou CIR.

Les objectifs étaient d’anticiper nos investissements afin d’accélérer la croissance de


Qosmos. L’avantage est de diversifier nos sources de financement mais les dossiers
sont très procéduriers donc assez consommateurs de temps pour les équipes.
De plus, en 2011, Qosmos a fait un tour de table de 20 M€ en partie en secondaire
(sortie de l’investisseur intial, Sofinnova) et en partie en nouvel investissement dans la
société. Le FSI (BPI France aujourd’hui) participe ainsi au développement d’un leader
dans les technologies de Network Intelligence. Cet investissement en capital permet
à Qosmos de se développer aux US et en Asie, d’investir dans le développement de
ses produits et potentiellement de pouvoir réaliser des acquisitions ciblées.

Avez-vous obtenu les résultats attendus et atteint vos objectifs ?


Oui, nos demandes ont abouti favorablement et nous ont permis d’anticiper certains
investissements ou recrutements.

Quelles sont les difficultés que vous avez dû surmonter ?


Le plus important a été pour nous de justifier l’utilisation précise, les dates et les
montants investis avec l’aide reçue ou à recevoir.

Et si c’était à refaire ?
Demander plus et anticiper les freins et retards liés à la validation de notre demande.
33
Nouvelles sources de financement : et demain ?
Plan d’épargne en actions - PME
Parm
mi less mesures issues des Assises de l’Entrepreneuriat, le lancement d’un « PEA-
PME » d
deevrait permettre d’orrie ienter l’épargne vers les petites et moyennes entreprises
europé
pée
ennes d’une capitaliisa s tion boursière inférieure à 1 milliard d’euros.
C dispo
Ce poositif, qui devrait être
e débattu dans les prochains textes budgétaires afin d’être
lancé en
la n 2014, permettra de relancer l’intérêt pour l’épargne longue en actions de
PME et d’accompagner les
PM es petites valeurs qui créent de la richesse et des emplois.

Fonds de prêts à l’économie


Le pre
remierer fon
o ds de prêts à l’économie, lancé en juillet 2013 sous le nom de « Novo »,
vise à acco orde
d r 1 milliard d’euros de prêts aux entreprises de taille intermédiaire. Il est
organisé é enn deux comparttim i ents (Novo 1 et Novo 2), dont la gestion a été confiée
à Tikehau u et BNP Paribas IP. P. Aux côtés de la Caisse des Dépôts, qui investit à la fois
en propre et via ia les fonds d’épargne qu’elle gère (Livret A), dix-sept compagnies
d’assurance es ontt souscrit à cee fonds.
R ndu possib
Re ble
e parr une réforme e du Code des assurances, Novo diversifie les sources de
financement en n per
ermettant au ux assureurs de prêter plus simplement aux entreprises
dee taille moyenn ne no
non cotées. Le Les prêts, compris entre 10 et 50 millions d’euros, ont
voca
cation à finance ce
er dees investissem
ments « de croissance » et leur durée sera comprise
entre 5 et 7 ans.
en

Contrats « euro-croissance »
L s contra
Le ats eur
uro-croissance son o t de
des contratss d’assurance-vie de nouvelle génération,
dest
de s in
stinés à mie ieux
ux contribuer au u finan
nce
c ment de l’ l’éc
é onomie française. Cette mesure,
qui fa
fait
it partie de
dess re
eco
c mmandatiion ons du
u rapport des députés Berger et Lefebvre, remis
en avrilil 201
0133, poururra
r it être incluse da
dans
n lee pr
projet de loii de
d finances 2014. L’épargne
présente e suurr ce type
pe de contrat s’orie ent
nter
e aitt en
e partie versrs les
e entreprises de taille
intermédiaire e afi
a n d’acc compap gner le déve elo
lopp
p em
pp men
e t de l’industrtrie
ie française.

3] Dynamiser l’épargne financière des ménages pour financer l’investissement et la compéti


é tivi
ti té
34 http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/134000211/index.shtml
CroissancePlus et EY remercient tous les membres de e la commission n

Remerciements
Création & Financement de CroissancePlus ainsi que les entrepreneurss
qui ont accepté de témoigner dans ce guide :
Thibaut Bechetoille, Geoffroy de Becdelièvre, Alexia de e Bernardy y,
Alexandre Crosby, Nicolas d’Hueppe, Valérie Glotin-Milwardrd, Frédéric
c
Mazzella, Alexandre Pham, Arnaud Poissonnier et Edouard Rencker.

Nous tenons à remercier également Jean-David Chambored don (Isai),


Nicolas Dufourcq (bpifrance), Louis Godron (AFIC) et Thierrry Timsit
(Astorg Partners).

Merci aux équipes de CroissancePlus et d’EY qui ont contrib


bué à la
a
coordination et à la rédaction de ce guide.

35
Partenaires Quelques mots sur EY :

EY est un des leaders mondiaux de l’audit, du conseil, de la fiscalité


et du droit, dees transactions. Partout dans le monde, notre expertise
et la qualité ded nos services contribuent à créer les conditions de
l confiance dans l’économie et les marchés financiers. Nous faisons
la
grandir les talent
n s afin qu’ensemble, ils accompagnent les organisations
veers une croissa
ance pérenne. C’est ainsi que nous jouons un rôle actif
dans la construcuction d’un monde plus juste et plus équilibré pour nos
équ
éq uipe
p s, nos clie
ents et la société dans son ensemble.
www.ey.com/fr

Contacts
Franck
ck
k Seb
ebag, Associié EY
Rudolphe
h Pen
he ennec, Respponsable Marketing

36
Quelques mots sur CroissancePlus :

Premier réseau français des entrepreneurs de croissance,


e CroissancePlus réu u ni
nt
une nouvelle génération de 350 entrepreneurs innova a nts afin de réformemerr
l’environnement économique, social, juridique et fiscal, ett favoriser la créatio
on
d’entreprises et d’emplois en France.
Présidée par Stanislas de BENTZMANN, CroissancePlus agit au quotidie en
comme force de propositions et de lobbying en formula a nt de nombreuse es
recommandations auprès des pouvoirs publics et des leade e rs d’opinion.

Lieu d’échanges et de Networking, CroissancePlus s’impose e également da a ns


n
le débat public à travers l’organisation de nombreux évén n ements autour ur d e
personnalités politiques et économiques de tout premier pll ana .
Porter toujours plus haut l’esprit d’entreprise et faire entt endre la voixx de
es
entrepreneurs dans les medias, telle est la volonté de CroissancePlus qu ui
accompagne les dirigeants d’entreprise dans leur dévelop p pement en F r a n c e
et à l’international.

Les missions de CroissancePlus :

1. Etre une force de propositions reconnue des pouvoirs publics


Les propositions de CroissancePlus émanent d’homm mes et de fem mme es de terrain,
es
de commissions et groupes de travail qui se réun nis
issent régulliè
ière
ement dans less
domaines suivants : création et financement / jurid
dique et fisca
cal / social
so
o et emploi
oi /
recherche innovation et propriété intellectuellle / relations
ns Graands groupes-PM PME
/ international / Croissance partagée et édu
ducation et cu cultur
ure
ure entrepreneur uriale
e.
Propositions et Livre blanc consultab b les sur www.croissanceplus.com.

2. Constituer un réseau performant d’entrepreneurs


CroissancePlus est égaleme ment un lieu eu rececc o nnu d’échan ann ge
ges et d e
rencontres permettantt de dévelop p pe
per dee s synergies enn trr ep
epreneur urii a le
les,
des compétence e s te
techniques ou
u to
tout s im
implement partt a g e r exp p ér
érie
ie
e nc
nce et
bonnes p ra
rati
tiq
q ues.

Les nombreux événe neme ments - gr gran


and d s déjeuners, dî dîne
ne e rs-débat atss , p etits-déjeun n ers
ers
thémat atiq
ique
uess , Be to o B e, d éjeuners mensu sue e l s busine
els e s s e tc
tc… sont a ut utant
d’oc c ca
casi
sion
onss d’
d ac
accc ueillir des personnall itt és d e tout p remi mier plan et c on o tr tribuer
à la n otoriété
t de CroissancePlus e t de d e ses mem emb b res
es.
Parmi les invités de CroissancePlus : Jea a n-
n-M M arcrc A yrault, Mii ch h el S apin, Arna a ud
Montebourg, Nico cole
le B ri
ricc q, Fleur Pe e llller
erii n, Ch
Chri ristine Laga a rd
rde,
e, M anuel Vallss , Jea a n-
Clau
Cl aude
au de M ai
ailllly, Gilles Péliss sson
on, Piererre re L aurent, Fr Fraa n ço
çoisis Fillon, H erervv é N ovovel
e li,
Nicolas de Tav aver
erno
nostst, Franançoçoii s Hollande,, L u c C h atel, Nic c ol
olee Nota tatt , X avv ie
ierr
B e rtra
t nd,
d Franck ck R ib
ibou
oud d , Claude Bé é bébéa a r,, Fr
Fraa nçois Chérè rèqq ue, B er
ern
n ardrd T hi
hiba
b ult
et d ’a utres
t personnalités... ..

Pour en savoir plus, www.croissanceplus.com

37
38
Notes
39
Ne pas jeter sur la voie publique
Réalisation : www.nicolas-martin.fr