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L’APPROCHE COMMUNICATIVE

Présenté par :

Sofia Espinosa

Professeur :

Claudia Sanchez

Université de Nariño

Le 21 mai 2019
Le texte ci-dessous résume la premier partie du livre << L’Approche Communicative: Théorie
et pratiques >> écrit par Evelyne Bérard et publié en 1991 à paris.
Pour consulter le livre électronique suivez le lien suivant :
https://books.google.com.co/books/about/L_approche_communicative.html?id=BxSFQgAACA
AJ&redir_esc=y

Résumé : << Essaie de définition de l’Approche Communicative>>

Née à partir des années soixante-dix, L’Approche Communicative (AC), est le résultat de la
non-conformité générée par les méthodes d’enseignement des langues traditionnelles telles que
la Méthode Audio-Oral (MAO) et audiovisuelle (MAV). Celles-ci, guidées par des idées
structuralistes et behavioristes considèrent le langage comme une structure qui peut être apprise
par la répétition et la mémorisation de dialogues. Ceci afin de développer principalement des
activités orales et de parvenir ainsi à la gestion d’une grammaire et d’une prononciation
correctes, en évitant à tout prix les erreurs.

En partant du principe que les cours de langues doivent donner la priorité à l’oral parce que
l’écrit n’est que secondaire, les fondateurs de ces méthodes préconisent l’enseignement de la
Langue étrangère progressivement. C’est-à-dire, en étudiant d’abord les structures les plus
simples, puis les plus difficiles, parce que selon eux, la langue est formée de parties qui
peuvent être découpées. De cette manière, l’apprentissage est mesuré en termes de l’observable.
Tout ce qui n’est pas mesurable comme les sentiments des étudiants, leurs besoins, leurs
motivations, leur état psychologique, etc., est considéré comme peu influent pour
l’apprentissage. C’est ainsi, que le rôle de l’apprenant est celui d’une personne passive, chargée
de répondre aux stimuli, de gérer mécaniquement l’information sans pouvoir contrôler ni le
contenu ni leur propre style d’apprentissage. Par conséquent, c’est à cause de cette conception
irréaliste et décontextualisé de la langue que divers éducateurs et linguistes telles que Noam
Chomsky, Widdowson, Candlin et Swaim, Hymes, entre autres ont vu la nécessité de
développer une approche qui permet l’apprentissage d’une langue à travers l’intégration des
quatre compétences. Autrement dit, à des fins de communication et plus seulement au domaine
de la grammaire.
Dans ce contexte, grâce aux apports théoriques de différentes sciences telles que la linguistique,
la psychologie, la sociolinguistique, la pragmatique et la philosophie, il est possible de réaliser
la création d’une approche multidisciplinaire et hybride, mieux connu comme l’Approche
Communicative. Contrairement aux méthodes précédentes, cette approche n’est plus censée
être << un livret à suivre rigoureusement>> mais un guide. Un outil qui permet à l’éducateur de
connaitre ses élèves, d’analyser leurs besoins, leurs gouts, leurs styles d’apprentissages et le
contexte dans lequel ils vivent, en vue de donner aux étudiants un accès plus authentique, réel,
naturel et significatif de la langue. Il faut souligner que pour atteindre cet objectif, l’approche
communicative ne rejette pas l’importance de la grammaire. Cependant, elle considère que la
composante linguistique n’est pas la principale. Pour elle, au contraire, être capable de
reconnaitre les codes culturels et sociaux d’une communauté (compétence sociolinguistique),
comprendre les différents registres de langue dans un texte (Compétence discursive). Mais
aussi, utiliser des stratégies verbales et non verbales pour maintenir le contact avec les
interlocuteurs (compétence stratégique-référentielle) est beaucoup plus important pour
générer un apprentissage plus significative et durable. La raison est simple : si dès le départ, les
erreurs sont acceptées comme une étape nécessaire dans l’apprentissage et que l’étudiant est
prêt à faire face à des situations de la vie quotidienne, dans lesquelles il doit jouer différents
rôles et interagir avec une grande variété d’objectifs. Il est plus probable que l’élevé
commencera à considérer l’enseignant comme un guide, un facilitateur et acquerra, à son tour,
un rôle plus actif, dynamique et autonome.

Avec ce qui a été mis en relief jusqu’à présent, il est évident qu’avec la mise en œuvre de
l’approche communicative, on commence à voir la langue comme un moyen qui va permettre
de remplir des taches variées et d’engendrer certains impacts sur les autres. Ces impacts ou
conséquences de nos paroles connues sous le nom d’<<actes de parole>> constituent un espace
pour que l’élève comprenne que connaitre une langue c’est aussi connaitre sa culture, ses règles
sociales, ce qui est acceptable, ce qui ne l’est pas et comment la signification des éléments du
langage ne peuvent pas être compris, seulement en connaissant le contexte de leur emploi.
En suivant cette ligne de pensée, il est clair que la richesse théorique de cette approche réside
dans sa souplesse, étant donné que pour cela, l'acquisition de compétences en communication et
même l'acquisition d'éléments grammaticaux ne sont pas subordonnés au temps. Il n'y a pas de
contenu plus simple ou plus complexe; le fait qu'un élément du langage peut être adressé en
plusieurs étapes dépendra des progrès de l'apprenant. Il s’agit alors d’une progression non
linéaire ou cumulative, sinon en spirale, qui permettra de recycler ou de retourner à la même
information autant de fois que nécessaire avant de passer à la suivante.

En définitive, même si certaines critiques à cette approche affirment que son application
dans la classe de langue est difficile. Ceci est dû au manque d’appropriation de la
composante socioculturelle et de la tâche ardue, que représente trouver du matériel
authentique adapté à chaque niveau d’enseignement. La vérité est que ces faiblesses ne
doivent pas être limitatives pour les éducateurs qui veulent les mettre en pratique, car le
succès ou l'échec de son application dépendra du degré de la formation en compétence
communicative. Mais aussi de l’utilisation des outils pédagogiques que l'enseignant possède,
ainsi que de sa capacité à faire de la classe un lieu qui encourage la pensée critique et le
travail collaboratif entre les élèves. De même, les étudiants devraient commencer s’habituer
à voir que le processus d'apprentissage implique une négociation constante de sens et
d’expériences. En guise de conclusion, pour réussir à adapter l’approche communicative
aux salles de classe, la didactique a la responsabilité de voir la nature flexible, variée et
motivante de ce modèle. De sorte que l’élève soit guidé avec victoire dans le développement
de son savoir-faire, savoir-être, de son autonomie et de sa capacité d’apprendre à apprendre.