Vous êtes sur la page 1sur 166

PI-BAT Le guide de maintenance

Entretien et rénovation des constructions, bâtiment


1991
724.427 f

Le guide de
maintenance

Office fédéral des questions conjoncture


PI-BAT Le guide de maintenance

Le guide de maintenance

Programme d’Impulsions PI-BAT – Entretien et rénovation des constructions


Office fédéral des questions conjoncturelles

1
Le guide de maintenance PI-BAT

Ce guide, élaboré dans le cadre du Programme


d’Impulsions «Entretien et rénovation des
bâtiments» s’adresse en premier lieu aux
propriétaires, concierges et gérants techniques qui
s’occupent de bâtiments petits et moyens.

L’élaboration de ce guide a été préparée par


un groupe de travail composé des personnes
suivantes:

Ernest Bornand, Lausanne


Charly Cornu, Le Mont-sur-Lausanne
Jean-Louis Genre, Lausanne
Gilbert Hirt, Sion
Andreas Schmid, Dommartin
(coordinateur du groupe de travail)

Les personnes suivantes ont collaboré à la


rédaction de certains chapitres:

Chapitre 2.1
François Iselin, Lausanne

Chapitre 2.3
Georges Krebs, Genève
Charles Roy, Lausanne

Chapitre 2.4
Denis Bettems, Lausanne

Illustrations
Claude Jeanneret, Lausanne
Grégoire Bardet, Lausanne

Mise en page et photocomposition

Consortium DAC / City-Comp SA, Lausanne et


Morges

Copyright © Office fédéral des questions conjonc-


turelles, 3003 Berne, mai 1991.
Reproduction d'extraits autorisée avec indication de
la source.
Diffusion: Office central fédéral des imprimés et du
matériel, 3000 Berne.
Form. 724.4 f 6.91 2000

2
PI-BAT Le guide de maintenance

Avant-propos

D’une durée totale de 6 ans (1990-1995), le pro- Chaque participant à un cours, ou autre manifesta-
gramme d’action «Construction et énergie» se com- tion du programme, reçoit une publication spécia-
pose des trois Programmes d’Impulsions suivants: lement élaborée à cet effet. Toutes ces publications
peuvent également être obtenues en s’adressant
PI-BAT – entretien et rénovation des constructions directement à l’Office central fédéral des imprimés
RAVEL – utilisation rationnelle de l’électricité et du matériel à Berne (OCFIM, 3003 Berne).
PACER – énergies renouvelables
Compétences
Ces trois Programmes d’Impulsions sont réalisés en
étroite collaboration avec l’économie privée, les Afin de maîtriser cet ambitieux programme de for-
écoles et la Confédération. Leur but est de favoriser mation, il a été fait appel à des spécialistes des
une croissance économique qualitative. Dans ce divers domaines concernés; ceux-ci appartiennent
sens ils doivent conduire à une plus faible utilisa- au secteur privé, aux écoles, ou aux associations
tion des matières premières et de l’énergie, avec professionnelles. Ces spécialistes sont épaulés par
pour corollaire un plus large recours au savoir-faire une commission qui comprend des représentants
et à la matière grise. des associations, des écoles et des branches pro-
fessionnelles concernées.
Le programme PI-BAT répond à la nécessité qu’il y
a d’entretenir correctement les constructions de Ce sont également les associations profession-
tous types. Aujourd’hui une partie toujours plus nelles qui prennent en charge l’organisation des
grande des bâtiments et des équipements de génie cours et des autres activités proposées. Pour la pré-
civil souffrent de défauts techniques et fonctionnels paration de ces activités une direction de projet a
en raison de leur vieillissement ainsi que de l’évo- été mise en place, elle se compose de MM. Reto
lution des besoins et des sollicitations. Si l’on veut LANG, Andreas BOUVARD, Niklaus KOHLER, Gus-
conserver la valeur de ces ouvrages, il y a lieu de tave MARCHAND, Ernst MEIER, Dieter SCHMID,
les rénover, et pour ce faire on ne peut s’appuyer Rolf SAEGESSER, Hannes WUEST, et Eric MOSI-
sur l’empirisme. Le Programme d’Impulsions PI- MANN de l’OFQC. Une très large part des activités
BAT ne se limite pas aux aspects techniques et est confiée à des groupes de travail.
d’organisation, il s’étend également au cadre juri-
dique, qui jusqu’ici était essentiellement tourné vers
les constructions neuves. Le programme couvre Documentation
ainsi les trois domaines suivants: bâtiments, génie
civil et problèmes apparentés à la rénovation. Le présent guide présente une démarche systéma-
tique pour la maintenance de bâtiments petits à
Si l’on veut conserver les qualités techniques et moyens, à usage d'habitation essentiellement.
architectoniques de nos bâtiments et si l’on sou-
haite préserver des quartiers, voire des villages, des Dans sa première partie, le guide développe
connaissances nouvelles doivent être apportées d'abord quelques aspects d'ordre technique, légal
aux nombreuses personnes concernées: proprié- et fiscal en rapport avec la problématique de la
taires, autorités, concepteurs, entrepreneurs et col- maintenance. Il donne ensuite un inventaire des
laborateurs de tous niveaux. principaux désordres que l'on peut constater dans
les bâtiments.

Cours, manifestations, publications, vidéos, Le carnet d'entretien annexé au présent guide


etc. constitue un moyen auxiliaire pour la gestion, cas
par cas, de l'entretien des bâtiments.
Les objectifs de PI-BAT seront poursuivis par l’infor-
mation, la formation et le perfectionnement des Pour terminer nous tenons à remercier toutes les
fournisseurs et des demandeurs de prestations personnes qui ont contribué à la réalisation de la
dans le domaine de la rénovation. Le transfert de présente publication.
connaissances est axé sur la pratique quotidienne;
basé essentiellement sur des manuels et des cours,
il comprend également d’autres types de manifes- Septembre 1991 Dr H. Kneubuehler
tations. Le bulletin «Construction et énergie», qui Directeur adjoint de l’Office
paraît deux ou trois fois l’an, fournit des détails sur fédéral des questions
toutes ces activités. conjoncturelles

3
PI-BAT Le guide de maintenance

Table des matières

Page

1. Introduction 7
1.1 Généralités 7
1.2 Le guide de maintenance 9

2. Différents aspects de la maintenance 11


2.1 La maintenance des bâtiments 13
2.2 Dossiers d’exploitation du bâtiment 23
2.3 Exigences légales et réglementaires en matière d’entretien des
bâtiments et de leurs installations 29
2.4 La maintenance du bâtiment sous l’angle juridique 39
2.5 Fiscalité 47
2.6 Bibliographie 53

3. Défauts et diagnostic 55

4. Eléments de construction et maintenance 139

5. Moyens auxiliaires: listes aide-mémoire et


journal de gestion 173

Annexe: Le carnet d’entretien

5
PI-BAT 1. Introduction

1. Introduction

1.1 Généralités La maintenance des bâtiments

Chaque bâtiment est soumis à un processus de


dégradation physique qu’il s’agit de ralentir autant
En quelques années, la situation du marché de la que possible. Selon l’importance des travaux à réa-
construction s’est considérablement modifiée: la liser et suivant les objectifs fixés par le propriétaire
part des constructions neuves est en nette diminu- de l’immeuble, les mesures d’entretien et de réno-
tion, phénomène accentué encore par les augmen- vation à prendre impliquent des interventions plus
tations successives des taux hypothécaires que ou moins importantes, passant de la réfection
nous avons connues l’année passée. En contrepar- simple à des rénovations lourdes.
tie, l’importance qu’on accorde à l’entretien des
immeubles et aux rénovations est en évolution On distingue ainsi les travaux de maintenance cou-
constante. rantes dont le but est la sauvegarde de la capa-
cité fonctionnelle minimale de la construction,
des travaux de modernisation et de transformation
Outre les problèmes sur le marché des capitaux qui cherchent à adapter l’immeuble aux exigences
mentionnés ci-dessus, diverses autres raisons par- modernes réalisant ainsi une réappréciation de la
ticipent à ce processus: valeur d’usage initiale.
– diminution constante des terrains constructibles;
– augmentation du coût des terrains et du coût de Dans la pratique, on peut trouver une multitude de
la construction; solutions intermédiaires. Les besoins et activités
pour lesquels un bâtiment est conçu sont en
– obligations légales toujours plus importantes constante évolution et il est normal qu’on profite
pouvant quelquefois décourager les opérations des travaux d’entretien courants pour adapter le
lourdes de démolition-reconstruction au profit bâtiment à ces exigences nouvelles découlant des
d’interventions plus «douces»; mentalités, habitudes ou modes, mais aussi de
– attachement du citoyen au patrimoine existant directives techniques ou légales.
qu’il a parfois de la peine à voir disparaître.
C’est pourquoi nous préférons au terme «entretien»
la notion plus large de maintenance (= maintenir en
En tant qu’investissement, les opérations immo- état). On peut définir de façon générale la «mainte-
bilières étaient généralement considérées comme nance» par l’ensemble des tâches qui assurent au
des investissements à long terme. Une tendance à fil du temps l’adéquation d’un bâtiment aux activi-
la spéculation, entachant la crédibilité de certains tés abritées pour lesquelles il a été conçu. La main-
milieux immobiliers, privilégiait au contraire l’inves- tenance sauvegarde la valeur d’usage; elle regrou-
tissement à court terme, négligeant en même pe nettoyage, entretien, réparation et rénovation.
temps les travaux d’entretien élémentaires que
chaque bâtiment devrait recevoir. Même si cette
tendance n’était peut-être pas généralisée, on en Qui décide des travaux à réaliser?
revient là aussi à des opérations plus «équilibrées»
donnant la priorité à des échéances à moyen et long
terme. La maintenance d’un bâtiment dépend bien sûr
d’un processus de décision influencé par la natu-
re et l’organisation du maître de l’ouvrage (institu-
Pour la gestion immobilière, cette évolution n’est tion, propriétaire particulier, hoirie, etc.), l’impor-
pas sans conséquences. L’importance grandissante tance des travaux envisagés, des exigences
de l’entretien et de la rénovation ne provoque pas réglementaires éventuelles (mise à l’enquête publi-
seulement un surcroît de travail, mais exige des que, etc.), des considérations socio-économiques
connaissances supplémentaires et des méthodes (répercussions sur les loyers, défalcations fiscales,
de gestion efficaces. Il ne s’agit plus pour le gérant etc.).
d’appliquer simplement une gestion d’urgence cas
par cas, mais de réaliser des travaux et d’investir en En règle générale, les gérances ont un droit d’enga-
fonction d’objectifs précis: préserver au mieux la gement financier sans consulter le propriétaire qui
capacité fonctionnelle d’un bâtiment et dépasse rarement quelques milliers de francs par
sauvegarder, voir augmenter sa valeur d’usage, cas. Il ne peut donc s’agir que de travaux d’entretien
donc sa valeur immobilière. certes nécessaires, mais de faible importance.

7
1. Introduction PI-BAT

Ce découpage très marqué des décisions, prises les Le concierge assure la maintenance courante des
unes après les autres sans beaucoup de coordina- parties communes de l’immeuble et de ses abords.
tion, incite à une gestion coup par coup. Une vision En tant qu’homme de terrain, il dispose en général
d’ensemble est toutefois indispensable pour réali- d’une excellente connaissance du bâtiment et il joue
ser des travaux cohérents et conformes aux objec- un rôle important de contrôle et de surveillance des
tifs fixés. Par son rôle central, le gérant peut assurer différentes parties de la construction et des instal-
cette cohérence. lations.

Dans ce domaine également se fait sentir la néces- Dans certains cas, le propriétaire fera intervenir des
sité de disposer d’un outil de travail qui permette de mandataires spécialisés. Il peut s’agir d’un conseil
coordonner les différentes interventions et pour résoudre un problème ponctuel, ou d’une éva-
d’assurer une maintenance efficace des bâtiments. luation globale en vue d’une intervention sur
l’ensemble du bâtiment. On peut situer le rôle de
ces mandataires, architectes ou ingénieurs, à la limi-
te entre les opérations de maintenance courantes et
Qui réalise les travaux de maintenance? les opérations de rénovation.

La maintenance d’un bâtiment est prise en charge L’entreprise mandatée intervient soit sur demande,
en premier lieu par le propriétaire ou ses représen- de cas en cas, soit à intervalles réguliers par obli-
tants, qui mandatent des maîtres d’état pour l’exé- gation réglementaire (par exemple le ramoneur) ou
cution de travaux précis. Mais d’autres acteurs inter- contractuelle (contrat d’entretien ou de service).
viennent dans ce processus, ainsi que le montre la
figure 2. Dans tous les cas, le gérant ou la personne à l’inté-
rieur de la gérance qui s’occupe de l’intendance
Des tâches courantes d’entretien à l’intérieur du technique, joue un rôle charnière dans ce processus
logement sont exécutées par le locataire lui-même. de la maintenance. Les informations sur des dégâts
Outre les travaux de nettoyage usuels, il a l’obliga- ou défauts que les locataires, le concierge ou les
tion, conformément à son bail, de procéder à la maîtres d’état peuvent constater dans le bâtiment,
réparation de petits défauts, tel par exemple le rem- seront transmis à la gérance qui décidera, si
placement des sangles de stores, des toiles de tente nécessaire en commun accord avec le propriétaire,
de balcon, des joints de robinetterie, etc. Surtout, il des suites qu’elle entend donner. Cette position
doit informer le propriétaire ou la gérance de tout centrale permet d’assurer le regroupement des
dégât qu’il pourrait constater à l’intérieur ou à l’exté- informations et la coordination des mesures de
rieur de son logement. maintenance.

Niveau
ur
supérie
Valeur
d'usage
(qualité) Niveau
Réappréciation
Etat
Transformation courant
initial Rénovation
Modernisation
Niveau initial
Sauvegarde valeur
d'usage
Réhabilitation
Sauvegarde capacité
fonctionnelle minimale
Entretien

Dégradation Sauvegarde de
lition la valeur
sans entretien
Démo
Dégradation
avec entretien

Durée
(Années)

Processus chronologiques des mesures d'entretien, de réhabilitation et de rénovation des constructions


(source: P. Merminod – Méthode MER)

8
PI-BAT 1. Introduction

1.2 Le guide de maintenance Le guide de maintenance peut représenter cet outil


de travail qui doit jouer à la fois un rôle d’aide-
mémoire et d’information technique pour celui qui
s’occupe principalement des tâches de maintenan-
Objectifs et démarche ce, et de journal de gestion dans lequel seront ins-
crits tous les renseignements relatifs aux dégrada-
Le guide de maintenance s’inscrit dans une logique tions constatées et aux réfections effectuées.
globale de la gestion d’immeubles; en principe, il
est utilisé dès l’achèvement d’une construction Les aide-mémoire sont présentés sous deux formes
neuve, il commence avec le contrôle des travaux de différentes: une première liste «Défauts et diagnos-
garantie. C’est un chaînon entre la construction tic» indique, à partir des observations faites sur le
neuve et les opérations de rénovation importantes. bâtiment, les diagnostics probables, les mesures
Il garantit un regroupement des informations per- correctives et préventives. L’intention est de sensi-
mettant au personnel technique et administratif biliser le chargé de maintenance aux origines
d’une gérance, ou au propriétaire lui-même, de diverses d’un défaut, pour qu’il intervienne lui-
déterminer des mesures de maintenance préven- même, ou pour qu’il fasse appel au bon spécialiste.
tives et non seulement correctives, de dresser un
budget y relatif et de prévoir l’approche Une deuxième liste «Eléments de construction et
d’échéances de réhabilitation ou de rénovation. maintenance» mentionne par élément les contrôles
et interventions à effectuer, leur périodicité ainsi
Les principaux buts de ce guide peuvent être résu- que l’intervenant (expert, entreprise concierge, usa-
més comme suit: ger, etc.).
– assurer la maintenance d’un bâtiment pour éviter
sa dégradation; Cette deuxième liste est également publiée sous
une forme synoptique; elle sert essentiellement au
– améliorer la connaissance du bâtiment et de son propriétaire, concierge ou gérant lors de ses visites
état; périodiques et systématiques des bâtiments.
– améliorer dans une certaine mesure les connais-
sances techniques des chargés d’entretien et gui- Le journal de gestion propose de regrouper pour
der leur démarche; chaque intervention la mention du défaut et l’origi-
– transmettre des connaissances sur des questions ne du message, la décision du gérant, les travaux
en relation avec la maintenance; effectués et leur coût. Par sa nature même, il évo-
– faciliter la gestion financière et la planification luera au fur et à mesure de l’exécution de travaux
des interventions de maintenance, permettre une de maintenance. Il permettra de tirer des bilans
gestion prévisionnelle par bâtiment; intermédiaires, notamment sur l’évolution des frais,
et de planifier des interventions à moyen terme, de
– disposer de bases régulièrement mises à jour plus grande envergure, en fonction des observa-
permettant de préparer des décisions à moyen tions qui y seront enregistrées.
terme sur d’éventuels travaux de rénovation.
Le double usage de cahier technique et de journal
Cet objectif sera mieux atteint par les compléments de gestion que présente le guide de maintenance
suivants: est essentiel. Il permet à la fois de faire un constat
– l’informatisation du journal de gestion de la complet et compétent des défauts constatés, de
maintenance; gérer les budgets réservés aux travaux de mainte-
nance courante et de planifier les travaux de
– la mise sur pied d’une organisation reconnue de maintenance préventive ou corrective.
la maintenance permettant des statistiques signi-
ficatives. Dans un chapitre préliminaire, ce guide donne un
certain nombre d’informations sur des sujets en
relation avec la maintenance des bâtiments. Les
questions abordées touchent la technique de mise
Démarche détaillée en œuvre et la durée de vie des éléments de cons-
truction, les documents nécessaires pour une orga-
Afin d’assurer le suivi dans le domaine de la main- nisation efficace de la maintenance, les exigences
tenance d’un bâtiment, il est utile de procéder à des légales et réglementaires en matière de mainte-
visites et contrôles systématiques et périodiques. nance, les dispositions contractuelles et la fiscalité.
Ces visites peuvent être d’autant plus profitables
que celui qui les effectue dispose des connais-
sances techniques nécessaires pour apprécier à leur
juste valeur les dégradations et défauts constatés. Bâtiments visés et utilisateurs du guide
En outre, il est utile de regrouper et d’organiser les
renseignements recueillis afin qu’ils puissent servir Pour des questions pratiques, il est nécessaire de
de base de décision pour des travaux de mainte- limiter ce guide à un certain type de bâtiment et à
nance immédiats ou futurs. définir un utilisateur potentiel.

9
1. Introduction PI-BAT

Les bâtiments visés par ce guide sont des bâtiments


«ordinaires», petits et moyens, comprenant surtout Qui? Quoi? Où?
des logements, accessoirement des surfaces com-
merciales et des bureaux.
Locataires • nettoyage logements, y.c. parties
• entretien courant, extérieures privées;
Des bâtiments avec un degré de technicité élevé selon bail
(hôpitaux, constructions industrielles, etc.) ou des • informer des dégâts extérieur, immeuble
constatés ou des et logement
ensembles importants sont exclus de cette risques de dégâts
démarche. Les problèmes de maintenance que
posent ces bâtiments sont trop complexes pour
Concierge • nettoyage et extérieur et
figurer dans ce guide qui tient à garder un caractère • entretien courant, immeubles (parties
assez général. selon cahier des communes)
charges
• contrôle et surveillance logements
Le carnet s’adresse à des utilisateurs divers. En pre- • informer des dégâts (sur demande)
mier lieu, il est destiné à des gérances d’immeubles, constatés
plus particulièrement aux personnes s’occupant de
la gestion technique. Ces personnes jouent le rôle Gérant • contrôle et surveillance extérieur,
de pivots: elles recueillent les informations concer- Propriétaire • mandats d'exécution immeuble,
• mandats d'étude logements
nant d’éventuels dégâts, demandent des offres aux
maîtres d’état, font approuver les travaux par le pro-
priétaire et commandent aux entreprises l’exécu- Maîtres • nettoyage extérieur,
d'état • entretien courant immeuble,
tion des travaux de maintenance. En raison du • petits travaux de logements
nombre important d’immeubles dont ils s’occu- rénovation
• informer des dégâts
pent, ils peuvent donner une impulsion détermi- constatés
nante à cette démarche et à la mise en pratique de
ce carnet.
Architecte • analyse sommaire extérieur,
Ingénieur • analyse détaillée immeuble,
Le concierge peut être une aide utile et souvent Expert • étude des mesures logements
indispensable dans l’application du guide; c’est lui à prendre
• coordination de
qui est au contact le plus direct avec un bâtiment l'exécution des
particulier et ses utilisateurs (locataires, coproprié- travaux de rénovation
complets ou partiels
taires); il dispose d’un maximum de renseigne-
ments sur les défauts et dégradations éventuels.

Dans le cas de bâtiment occupé par leur propriétai- Qui intervient dans la maintenance?
re, celui-ci peut parfaitement appliquer lui-même
les dispositions du guide de maintenance.

10
PI-BAT 2. Différents aspects de la maintenance

2. Différents aspects de la maintenance

Page

2.1 La maintenance des bâtiments 13


2.1.1 Définitions 13
2.1.2 Prévoir et préparer l'entretien des bâtiments dès leur conception 14
2.1.3 L'organisation de la maintenance 20

2.2 Dossiers d'exploitation du bâtiment 23


2.2.1 Structure et enveloppe du bâtiment 23
2.2.2 Installations techniques des bâtiments 24

2.3 Exigences légales et réglementaires en matière d'entretien


des bâtiments et de leurs installations 29
2.3.1 Exigences concernant la structure et l'enveloppe des bâtiments 30
2.3.2 Prévention des incendies 32
2.3.3 Exigences concernant les installations électriques de courant fort 33
2.3.4 Exigences concernant les installations de chauffage, ventilation et sanitaire 35

2.4 La maintenance du bâtiment sous l'angle juridique 39


2.4.1 Garantie, rénovation, maintenance 39
2.4.2 La propriété par étages 42
2.4.3 Le bail à loyer 42

2.5 Fiscalité 47
2.5.1 Quelques notions importantes 47
2.5.2 Législations cantonales et fédérales 47

2.6 Bibliographie 53

11
PI-BAT 2. Différents aspects de la maintenance

2.1 La maintenance des qualité. Les intervalles de remise en état sont beau-
coup plus importants que les intervalles d’entretien
bâtiments courant. Certaines mesures sont à la fois des
mesures d’entretien courant et des mesures de
remise en état.
2.1.1 Définitions
Les définitions suivantes se réfèrent à la Recom- Renouvellement
mandation SIA 169, édition de 1987, «Maintenance
des ouvrages de génie civil». Elles sont légèrement Modification de la construction ou des installations
adaptées aux conditions spécifiques des bâtiments. par le renforcement ou le remplacement de tout ou
partie d’éléments de la construction, consécutive à
la modification des besoins, à des défauts ou dégâts
Gestion survenus à la construction ou à des obligations
légales ou réglementaires. Des mesures de renou-
Ensemble de mesures et d’activités permettant une vellement créent en règle générale une améliora-
utilisation conforme d’un bâtiment et son exploita- tion du niveau de qualité et une augmentation de la
tion appropriée, notamment dans le but de mainte- valeur existante.
nir sa valeur existante.
Assainissement: mesures d’ordre constructif desti-
nées à remédier à des défauts de construction ou
Maintenance de fonctionnement, sans intervention profonde
dans la structure du bâtiment.
Ensemble des mesures permettant de constater,
d’apprécier et de conserver l’état d’un ouvrage. Transformation: modification de la construction
consécutive à des besoins différents, sans agrandir
La maintenance comprend l’ensemble des actions le volume construit.
de surveillance, d’entretien et de renouvellement
survenant pendant la durée d’utilisation d’un bâti- Restauration: rétablissement d’un état antérieur
ment. de la construction; la restauration s’applique sur-
tout aux bâtiments inventoriés ou protégés.
Surveillance Dans le cadre de ce guide, ce sont principalement
les mesures de surveillance et d’entretien qui nous
Constatation et appréciation de l’état de l’ouvrage, intéressent.
détermination des conséquences sur l’entretien et
le renouvellement.

Surveillance continue: constatation de l’aptitude au


service de l’ouvrage au moyen de contrôles fré-
quents ou continus.

Surveillance périodique: constatation et apprécia-


tion de l’état et de l’aptitude au service de l’ouvrage
au moyen d’inspections ponctuelles, à intervalles
définis.

Entretien

Mesures propres à conserver et à rétablir l’état


exigé de l’ouvrage (ou de son état initial). En règle
générale, il s’agit de mesures destinées à maintenir
la valeur existante. L’entretien peut être planifié
(préventif) ou correctif (dépannage et réparation).

Entretien courant: mesures propres à conserver


l’état exigé de l’ouvrage en vue de son aptitude au
service. L’entretien courant peut s’effectuer de
façon permanente, périodiquement ou en tant que
dépannage.

Remise en état: mesures propres à rétablir l’état


exigé de l’ouvrage, sans amélioration du niveau de

13
2. Différents aspects de la maintenance PI-BAT

2.1.2 Prévoir et préparer l’entretien – adresse du fabricant ou fournisseur des carre-


des bâtiments dès leur lages, des serrures, etc.
conception
Contrôle préventif: il s’agit de contrôler les élé-
ments sensibles du bâtiment, avant leur mise en
La dégradation progressive des éléments de œuvre, avec la collaboration des spécialistes
construction est inévitable concernés.

Il n’existe pas de matériaux ou d’installations Conception adéquate: ce contrôle permet de cor-


inusables. Dans la construction, leur dégradation riger d’éventuelles erreurs quant aux performances
est d’autant plus prévisible: de durabilité des éléments et de prévenir ainsi des
dégradations anormales et ou des entretiens
– qu’on exige que les bâtiments aient une longue
inutiles. Voici les principes généraux qui devraient
durabilité;
être respectés à ce sujet.
– que les matériaux sont fortement sollicités par les
intempéries et l’occupation;
– qu’ils sont construits en grande partie avec des
matériaux traditionnels;
– que chaque bâtiment est différent: il n’y a pas de
série.

Ce qui distingue entre autres le bâtiment et les


ouvrages d’art des autres produits industriels c’est
que son entretien est plus difficile à prévoir.

La durabilité peut être déterminée en grande


partie dès la conception

Le concepteur qui fixe avec attention les trois


dimensions de l’espace architectural a tendance à
négliger sa quatrième dimension: le comportement
du bâtiment dans le temps. Et ceci pour plusieurs
raisons:
– les futurs frais d’entretien n’entrent pas dans le
budget de construction;
– le concepteur doit rarement engager sa respon-
sabilité à long terme;
– vu sa complexité, l’ampleur de l’entretien est dif-
ficilement prévisible.

Il est possible de réduire et de faciliter


l’entretien

Si l’entretien ne peut être évité, il peut être consi-


dérablement réduit et facilité. Pour cela il faut
prendre des mesures préventives dès la conception
et lors de la remise de l’ouvrage.

Informations à l’utilisateur: il s’agit de mettre à


disposition de l’utilisateur tous les documents per-
mettant de localiser, même après quelques décen-
nies, les éléments qui devront probablement être
entretenus ou remplacés. Il serait aussi souhaitable
que l’architecte dispense sous forme écrite des
conseils d’entretien spécifiques à l’ouvrage.

Par exemple:
– plans permettant de retrouver une canalisation
cachée;
– détails constructifs montrant le système de fixa-
tion des panneaux de façade;

14
PI-BAT 2. Différents aspects de la maintenance

Quelques principes généraux de prévention

Bien que ces principes soient appliqués intuitive-


ment lors de l’élaboration du projet, il n’est pas
inutile de les rappeler:

1) Choisir les matériaux aussi en fonction de


leur durabilité. Le choix des matériaux doit
répondre aux performances qu’on en attend. Parmi
ces performances est inclue la durabilité, c’est-à-
dire l’aptitude du matériau à remplir durablement
les fonctions pour lesquelles il a été choisi. La dura-
bilité optimale d’un matériau n’est pas nécessaire-
ment la plus longue. Elle doit être appropriée à
l’usage du matériau.

Si les éléments assurant la stabilité de l’ouvrage et


la sécurité des personnes doivent avoir une durabil-
ité illimitée, par contre les éléments dont la
défaillance ne présente pas de risques peuvent
avoir des durabilités réduites. Ceci d’autant plus si
leur remplacement est aisé et peu coûteux.

2) Choisir une durabilité illimitée pour les élé-


ments assurant la sécurité des personnes. Des
matériaux de longue durabilité sont requis pour les
éléments dont la chute d’une performance pourrait
entraîner des désordres graves au bâtiment ou
menacer la sécurité de leurs occupants: il est risqué
de suspendre des éléments de façade à des attaches
éphémères, tout comme de négliger la durabilité
des barrières de sécurité.

3) Choisir une durabilité réduite pour les maté-


riaux précocement obsolètes.Tel matériau dont
on peut prévoir l’obsolescence, c’est-à-dire son
vieillissement fonctionnel à court terme, doit avoir
une durabilité limitée: il est inutile de poser une
moquette très résistante et chère lorsqu’on peut
prévoir qu’elle sera remplacée rapidement pour des
raisons d’aspect ou de goût.

4) Prévoir une durabilité élevée pour les pro-


tections inaccessibles de la construction.
Lorsque l’entretien ou le remplacement d’éléments
est difficile ou coûteux, ceux-ci devront avoir une
durabilité prolongée:
– si la durabilité des tuiles facilement remplaçables
peut être limitée, il serait faux de poser une étan-
chéité à bon marché sous une toiture jardin ou
contre un cuvelage inaccessible;
– les drains enfouis sous des aménagements exté-
rieurs et plusieurs mètres de terre doivent pou-
voir fonctionner durablement et sans interven-
tion.

15
2. Différents aspects de la maintenance PI-BAT

5) Renforcer ou doubler les protections inac-


cessibles. Lorsque la durabilité des matériaux
assurant la protection de l’ouvrage ou la sécurité
des occupants ne peut être garantie, il convient de
les surdimensionner ou de les dédoubler:
– si une étanchéité monocouche n’est pas suffi-
samment fiable, poser une étanchéité multi-
couche;
– si une toiture risque de fuir, poser une sous-cou-
verture;
– la pose d’une couche d’étanchéité coupe-vent
double avantageusement une barrière de vapeur
qui pourrait s’avérer défectueuse.

6) Prévoir un support plus durable que son


revêtement. Eviter de poser des revêtements
adhérents sur un support dont la durabilité est
moindre, car, en cas de défaillance du support, le
revêtement devra être détruit:
– s’assurer que l’isolation périphérique qui suppor-
te un enduit est plus durable que celui-ci;
– les carrelages et planchers doivent être posés sur
des chapes flottantes durables, résistantes aux
déformations et à la fissuration.

7) Prévoir le remplacement des matériaux à


durabilité limitée. Envisager la dépose, l’élimina-
tion et le remplacement des matériaux à durabilité
limitée. S’assurer que leur remplacement sera aisé,
si possible sans échafaudages, avec des engins de
levage et des outils courants et un minimum de
gêne pour les occupants.

8) Prévoir la fourniture des matériaux à rem-


placer. Constituer une réserve de produits pour le
remplacement partiel des éléments dégradés:
– réserves de carrelages, verres isolants spéciaux,
papiers peints, tuiles, peintures spéciales entre-
posés dans un local ad hoc. Tâcher d’utiliser des
produits standards, les fournisseurs peuvent dis-
paraître à court terme et le «sur-mesure» coûte
très cher. Cela évitera par exemple de refaire tout
un carrelage faute de retrouver quelques car-
reaux.

9) Rendre possible la surveillance des élé-


ments sensibles. Permettre une surveillance
visuelle fréquente des éléments critiques dont une
durabilité illimitée ne peut être absolument garan-
tie:
– c’est le cas par exemple des pattes de scellement,
des armatures de liaison de pièces en béton et des
structures métalliques sensibles à la corrosion.
Dans le même ordre d’idée, la surveillance des
toitures plates sera d’autant plus aisée et réguliè-
re qu’on en aura facilité l’accès.

16
PI-BAT 2. Différents aspects de la maintenance

10) Faciliter l’accès aux éléments à nettoyer,


entretenir ou remplacer. Rendre ces éléments
accessibles pour l’entretien ou le remplacement:
– la protection contre la corrosion des structures
métalliques est en général éphémère. Pour refaire
ces protections, il faut pouvoir atteindre toutes les
surfaces des structures. A noter que c’est souvent
dans les parties confinées et inaccessibles que les
protections se dégradent le plus rapidement;
– certains points particuliers des canalisations doi-
vent être également accessibles pour déboucher
des siphons ou remplacer des joints. Pour ce faire,
prévoir des portillons amovibles ou ouvrants
comme on en prévoit dans les caissons de stores,
par exemple
– prévoir des voies d’accès et les sécurités corres-
pondantes pour atteindre facilement les chemi-
nées, les commandes électriques de lanterneaux;
– faciliter le nettoyage souvent fréquent des vi-
trages sur leurs faces extérieures, intérieures et
internes.

11) Choisir des revêtements et des disposi-


tions favorables à l’entretien. Choisir des maté-
riaux de revêtement à l’entretien aisé, un arrange-
ment et une mise en œuvre conséquents:
– préférer les revêtements de sol non poreux, les
plinthes à gorges arrondies plutôt que droites,
éviter les recoins inaccessibles aux engins ou
outils de nettoyage.

12) Favoriser l’autolavage et l’auto-entretien.


En d’autres termes, ne pas aggraver ni multiplier les
problèmes d’entretien:
– la pluie peut aussi bien salir les façades et les
vitrages que les laver. Utiliser des revêtements de
façade autonettoyants, prévoir des gouttes pen-
dantes et des pentes suffisantes afin d’éviter
l’accumulation de poussières et de suies. Cela est
valable pour les tablettes de fenêtre et surtout
pour les vitrages inclinés recouvrant les auvents,
verrières et vérandas;
– prévoir des dispositifs d’extraction des vapeurs
grasses et des polluants domestiques tels que les
vapeurs de cuisson et les fumées de tabac. Ces
dispositifs permettent également d’évacuer la
vapeur d’eau en excès et d’éviter ainsi le déve-
loppement de moisissures ou le décollement de
papiers peints;
– réduire les apports de poussières et autres saletés
extérieures en soignant l’aménagement des
accès et en installant des grilles et des tapis
brosses.

17
2. Différents aspects de la maintenance PI-BAT

Durabilité moyenne de quelques éléments de


construction

Ouvrages extérieurs Estimation de la durabilité probable en années


5 10 20 30 40 50 60 70 80 100
Ouvrages souterrains
Abris de protection civile
Ouvrages souterrains
Murs extérieurs
Mortiers hydrauliques
Enduits synthétiques
Idem sur isolation périphérique
Bardages en fibres-ciment
Idem en acier ou aluminium
Idem en bois
Joints d'étancheité au mastic
Bandes d'étanchéité
Façades en béton
Couverture
Tuiles terre cuite ou ciment
Etanchéité plate multicouche
Idem synthétique
Plaques de fibres-ciment
Tôles de cuivre
Tôle d'acier zingué
Coupoles synthétiques
Ferblanterie
Tôle de cuivre
Tôle d'acier zingué
Tôle d'aluminium
Tôle d'acier au chrome
Fenêtres et portes extérieures
En bois résineux
En chêne ou bois dur
En bois-métal
En acier
En matière synthétique
Portails en métal
Serrurerie
Grilles et balustrades
Ferrements portes et fenêtres
Protection solaire extérieure
Volets et stores en bois
Volets à rouleaux en métal
Stores à paquet métal léger
Stores en toile
Peintures extérieures
A l'huile sur enduits
Minérale sur enduits
Sur béton
Sur bois exposé
Sur bois protégé

18
PI-BAT 2. Différents aspects de la maintenance

Durabilité moyenne de quelques éléments de


construction

Ouvrages intérieurs Estimation de la durabilité probable en années


Enduits au plâtre 5 10 20 30 40 50 60 70 80 100
Sur plafonds de salles de séjour
Idem pour bains et cuisines
Idem sur murs
Serrurie métallique
Portes intérieures en métal
Serrurerie intérieure
Menuiserie
Portes, résineux ou bois dur
Armoires murales, rayonnage
Revêtements en bois
Escaliers en résineux
Escaliers en bois dur
Revêtements de sol
Chapes au ciment sur dalle
Matière plastique et linoléum
Moquettes textiles ou tapis
Pierre naturelle ou artificielle
Carrelage céramique, klinker
Parquet en lame de résineux
Parquet en hêtre et en chêne
Revêtements de parois
Papier, textile et synthétique
Pierre naturelle ou artificielle
Carrelage céramique
Bois
Revêtements de plafonds
Métal, plâtre, bois, fibreux
Peintures intérieures
A base de chaux, dispersion
Dispersion, locaux humides
Dispersion, salle d'habitation
A l'huile sur radiateurs
Peinture sur boiseries
Peinture sur sol Sources:

Aménagements extérieurs Durée de dévalorisation,


Plantations, haies Office des constructions
fédérales, 1981. La durée
Clôtures en bois de dévalorisation est «le
Clôtures métalliques nombre minimal d'an-
Murs nées pendant lequel
l'ouvrage n'appellera
Dallages normalement ni répa-
ration importante, ni
Routes et places remplacement».
Route sans revêtement
Chaussée revêtue d'enrobé
Durée de vie des
Chaussée revêtue de béton éléments de construction
Pavés sur lit de sable Schaeppi-Grundstücke,
Pavés sur chape de béton Zurich.

19
2. Différents aspects de la maintenance PI-BAT

2.1.3 L’organisation de la séparément et sur appel, est élevé. Il serait plus


maintenance économique de regrouper certaines interventions
par corps de métier, pour autant que l’urgence ne
commande pas une intervention immédiate.
La maintenance dans le secteur immobilier est per- – l’entretien minimal ne prend en considération
cue comme une tâche toujours plus importante. que les dispositions légales indispensables pour
Son coût augmente rapidement, d’une part en rai- permettre la mise en location d’un bâtiment. Le
son du vieillissement général du parc immobilier, propriétaire de ces immeubles prépare souvent
d’autre part en raison de la qualité des constructions un changement radical, soit une démolition-
réalisées depuis les années 1950 ou encore de tech- reconstruction, soit un changement d’affectation
nologies nouvelles dont le comportement au et/ou une rénovation totale.
vieillissement était mal connu et qui s’avèrent
moins performantes, de ce point de vue, que les Parmi ces différents niveaux d’intervention, l’entre-
constructeurs espéraient initialement. tien programmé et la surveillance systématique des
bâtiments s’inscrivent dans une logique de mainte-
L’organisation de la maintenance, et les moyens nance préventive qui nécessite une bonne gestion
que l’on veut consacrer à cette tâche, deviennent et un personnel qualifié. Le coût supplémentaire
ainsi des questions essentielles que les proprié- que provoquent ces tâches, se retrouve à moyen
taires et gérants doivent se poser aujourd’hui. terme par une réduction générale du coût de la
maintenance, une diminution du nombre des
pannes et en fin de compte une qualité de service
Quels sont les différents niveaux d’interven-
et une valeur d’usage supérieure.
tion possibles pour la maintenance des bâti-
ments?
Malgré ces avantages, l’entretien correctif est
aujourd’hui encore la méthode la plus pratiquée
On atteint des situations presque idéales en matière
dans les milieux immobiliers.
de maintenance dans certaines branches:
l’exploitation commerciale des compagnies aérien-
nes par exemple exige des marges de risque très
faible, aussi bien pour garantir la sécurité et le Comment réaliser la maintenance préventive
confort des passagers que pour éviter au maximum de son bâtiment?
d’immobiliser les avions au sol. Dans ce cas, une
maintenance au coût très élevé se justifie pleine- Le propriétaire d’un immeuble dispose de différents
ment. moyens pour assurer la maintenance préventive.

Les pannes ou dégradations que peut subir un bâti- En premier lieu, il s’agit de réunir une documen-
ment, représentent en général un risque immédiat tation générale du bâtiment. La recherche et le
beaucoup moins élevé. Les différents niveaux regroupement, si nécessaire la constitution des
d’intervention énumérés ci-dessous peuvent dossiers d’exploitation du bâtiment (voir chapitre
s’appliquer à sa maintenance, en tout ou en partie, 2.2) font partie de cette documentation.
selon les objectifs fixés par le propriétaire et la com-
plexité de l’ouvrage Les visites périodiques et systématiques, par
– l’entretien de routine périodique; ces travaux exemple à l’aide du carnet d’entretien joint au pré-
devraient s’effectuer automatiquement, sans sent guide, permettent une surveillance régulière
contrôle ou surveillance préalable, par exemple des composants du bâtiment, et notamment ceux
tondre le gazon, changer les ampoules, lnettoyer en voie de vieillissement et qui touchent à la fin de
les sols, les vitres, etc.; leur durée d’existence.
– l’entretien programmé s’applique principale-
ment aux installations techniques des bâtiments; Ces visites peuvent être réalisées par le propriétaire
il s’agit d’une surveillance régulière, comprenant lui-même ou par son représentant (gérant tech-
si nécessaire une remise en état ou un remplace- nique), selon le cas par le concierge d’un immeuble.
ment de certaines parties de l’installation;
Périodiquement, tous les cinq ou dix ans par
– la surveillance systématiqueet périodique des exemple, un professionnel de la construction
éléments de construction sélectionnés en fonc- devrait être associé à cette démarche, afin de pro-
tion de leur valeur d’usage est réalisée dans un céder à un diagnostic compétent, permettant
but préventif; elle s’applique aussi bien à l’enve- d’évaluer l’état de santé des composants du bâti-
loppe, qu’au second œuvre et aux installations du ment et selon le cas, de proposer des mesures
bâtiment. d’amélioration partielles ou une opération de re-
– l’entretien correctif est effectué après dé- nouvellement globale.
faillance d’un élément de la construction, pannes
ou défauts souvent communiqués par un locatai- Pour certains composants du bâtiment, il peut être
re. Le coût de ces travaux de dépannage, réalisés justifié de conclure un contrat de service ou de

20
PI-BAT 2. Différents aspects de la maintenance

maintenance. C’est le cas notamment des parties – le remplacement de pièces et de composants,


du bâtiment, dont une défectuosité pourrait créer les produits utilisés;
des problèmes d’utilisation des locaux, un risque – les rapports détaillés à fournir au maître de
pour la sécurité et le confort des habitants ou un l’ouvrage;
risque de dégradation de la structure du bâtiment – la responsabilité de l’entreprise mandatée et les
lui-même. obligations du maître de l’ouvrage;
– les conditions financières, notamment les pres-
tations et les pièces de rechange comprises
Domaines d’application et contenu des dans le montant forfaitaire ou faisant partie
contrats de maintenance d’un devis et d’une facturation séparé;
– la durée du contrat, les conditions de modifica-
Les contrats de service et de maintenance sont tion ou de résiliation de celui-ci;
avantageux à condition que les tâches définies dans – l’arbitrage en cas de litige, le for juridique.
le contrat soient exécutées conformément au cahier
de charge. Il appartient au concierge, au gérant ou Le type de contrat de maintenance à établir dépend
au propriétaire lui-même, de superviser les visites notamment du risque que présente une défaillance
périodiques et la réalisation des travaux d’entretien de l’élément de construction sur lequel porte le
convenus. contrat, ainsi que celui que le maître de l’ouvrage
est prêt à assumer lui-même. Du personnel qualifié
Ces contrats s’appliquent en premier lieu aux ins- engagé de façon permanente et qui s’occupe pro-
tallations techniques des bâtiments: fessionnellement de la maintenance d’un immeu-
– entretien de la chaudière et réglage du brûleur; ble, peut en bien de cas remplacer des contrats de
– contrôle, entretien et réglage des installations de maintenance coûteux. Il est bien évident que cette
ventilation et de climatisation; solution n’est envisageable que s’il s’agit d’un
maître de l’ouvrage qui s’occupe de la gestion d’un
– contrôle et entretien des installations de traite-
parc immobilier important.
ment d’eau;
– contrôle de fonctionnement des installations et
équipements de sécurité;
– contrôle et entretien des ascenseurs;
– contrôle et entretien d’équipements automa-
tiques: portes de garages, portes d’entrée auto-
matiques, etc.;
– contrôle, nettoyage et vidage des canalisations,
fosses de décantation, séparateurs, etc.

En ce qui concerne la structure et l’enveloppe


des bâtiments, l’établissement de contrats de main-
tenance se limite en général à la toiture: des infil-
trations d’eau peuvent en effet présenter des
risques pour la structure du bâtiment (charpente,
dalles, murs, etc.) et entraîner des frais importants
pour la remise en état des locaux adjacents.

Des contrats d’entretien peuvent également être


conclus pour l’entretien périodiques des aména-
gements extérieurs: tonte du gazon, taille des
arbres et arbustes, ramassage des feuilles mortes,
etc.

Lors de la conclusion d’un contrat de maintenance,


il est important de définir avec précision son conte-
nu, notamment les éléments suivants:
– l’objet ou les composants, sur lesquels porte le
contrat;
– les prestations à fournir par l’entreprise manda-
tée, soit:
– les fréquences et les conditions de contrôle, les
conditions d’intervention en cas d’urgence;
– la liste détaillée des opérations de contrôle, de
réglage, de nettoyage;

21
PI-BAT 2. Différents aspects de la maintenance

2.2 Dossiers d’exploitation du 2.2.1 Structure et enveloppe du


bâtiment bâtiment
Une documentation complète comprend normale-
ment un descriptif général du bâtiment qui permet
de localiser et d’identifier ses composants, ainsi
Généralités
qu’un cahier d’instructions qui donne les informa-
tions et directives relatives à la surveillance et à
Pour organiser de façon rationnelle la gestion d’un l’entretien de certaines parties de la construction.
bâtiment et en particulier sa maintenance, une Elle sera donc composée des pièces et des infor-
documentation générale du bâtiment est requise mations suivantes:
pour servir de base aux tâches de mise en service, – dossier de mise à l’enquête publique comprenant
de surveillance, de planification et exécution des plans et formulaires nécessaires; permis de cons-
mesures de maintenance, cas échéant aux opéra- truire, permis d’habiter et/ou d’exploiter, autori-
tions de renouvellement. Cette documentation peut sations spéciales;
être plus ou moins exhaustive et détaillée selon la
– plan de situation avec toutes les indications rela-
complexité de l’ouvrage et de ses installations.
tives à la parcelle, aux raccordements aux par-
celles et bâtiments voisins, aux accès routiers et
Dans le cas de constructions neuves ou suite à des piétons, aux réseaux d’évacuation (canalisations
travaux de rénovation importants, le mandataire d’eaux claires et d’eaux usées) et aux réseaux
est tenu, selon le règlement SIA 102 concernant les d’alimentations (eau, gaz, électricité, téléphone,
prestations et honoraires des architectes, de chauffage urbain, TV, etc.);
remettre au mandant les documents nécessaires à – plans de construction à l’échelle 1/50 avec indica-
l’exploitation et à l’entretien de l’ouvrage (phase tion de la composition des éléments de construc-
finale des prestations d’architecte, paragraphe 4.5.2 tion et des matériaux utilisés;
Dossier de l’ouvrage terminé ).
– plans des détails importants;
– soumissions et contrats d’entreprises, procès-
Des documents analogues sont demandés aux verbaux de réception, durées de garanties, listes
ingénieurs civils et aux ingénieurs spécialisés dans des entreprises;
les installations du bâtiment.
– procès-verbaux d’essai de matériaux, rapports
géologiques;
Ces documents ne sont pas toujours disponibles – dossier photographique des différentes étapes du
dans le cas de bâtiments existants, soit qu’ils soient chantier, notamment d’éléments ou de compo-
perdus ou qu’ils n’aient pas été transmis lors d’une sants cachés après l’achèvement des travaux,
transaction ou d’un changement de gérant, soit etc.;
qu’ils n’aient jamais été remis au mandant. Et
– dossiers d’instructions particulières des parties
même si un tel dossier existe, il ne correspond pas de la construction qui nécessitent une surveillan-
nécessairement à l’état actuel de la construction qui ce ou un entretien périodique. Exemple: contrôle
a pu subir diverses interventions au cours des ans et entretien périodiques du réseau de canalisa-
(transformations, agrandissement, etc.), sans que tion. Le guide de maintenance, en particulier les
les plans et autres documents nécessaires à listes d’aide-mémoire pour le contrôle périodique
l’exploitation et à l’entretien du bâtiment aient été des éléments de la construction, peut également
mis à jour. faire partie du dossier d’instructions.

Dans ces cas, la documentation générale devra être Cette documentation, en particulier les plans de
établie ou complétée, sur commande du maître de construction, sont à réviser en fonction des modifi-
l’ouvrage. L’approche d’une échéance de décision cations éventuelles intervenues en cours de tra-
sur l’avenir d’un bâtiment, concernant par exemple vaux; cette mise à jour des documents restera une
des travaux de réhabilitation ou de rénovation, peut tâche permanente et doit se poursuivre au fur et à
constituer une occasion qui justifie la dépense mesure des adaptations, améliorations ou modifi-
nécessaire pour l’établissement d’un tel dossier. cations qui seront apportées au bâtiment au cours
de son utilisation.
Les chapitres suivants traitent séparément les
documents nécessaires à la maintenance de la
structure, de l’enveloppe et ceux des installations
techniques du bâtiment. Cette séparation répond à
la spécificité des deux domaines, les installations
techniques nécessitant en règle générale, en plus
des dossiers techniques d’exécution, des instruc-
tions de conduite et de maintien en état particu-
lières.

23
2. Différents aspects de la maintenance PI-BAT

2.2.2 Installations techniques des modèles et la numérotation des raccordements


bâtiments électriques;
– les plans de centrale. Ils complètent à une échelle
appropriée les plans d’implantation et de mon-
Dossiers d’exploitation tage;
– les plans de coordination. Dans les gaines tech-
Définition niques ou les nappes de conduits, ils définissent
l’emplacement de chaque fluide, y compris les
Ces dossiers regroupent tous les documents tou- réserves de place affectées;
chant à l’exploitation technique d’un bâtiment et
ses installations. Ils doivent aider l’exploitant ou – les passages spéciaux. Ils complètent les plans de
l’usager, non seulement dans la conduite et l’entre- coordination dans les croisements, les cloisons
tien des équipements, mais aussi lors de réparation coupe-feu, les traversées bétonnées, etc.
et de transformation éventuelle. Ils comprennent:
Les plans de fabrication d’une gaine de ventilation
• La documentation technique: ou d’un collecteur-distributeur ne sont pas nécess-
plans d’exécution aires. L’information souhaitée est fonctionnelle. A
schémas électriques ce titre, la mention et la position des sondes de
notices des appareils régulation ou des clapets d’équilibrage sont des
répertoire des fournisseurs et fabricants indications précieuses, surtout s’il faut démonter un
description du fonctionnement faux plafond pour y accéder. La section des tuyaux
procès-verbaux de mise en service et les longueurs (dessins à l’échelle) permettent de
instructions de conduite recalculer des distributions modifiées.
instructions de maintien en état
Schémas électriques
• La documentation contractuelle:
garanties des entreprises et fournisseurs Les schémas électriques représentent tous les
contrats de maintenance appareils électriques du bâtiment avec leurs
prescriptions et contrôles obligatoires connexions, force, commandes, mesures et signa-
lisations. Ils doivent permettre à l’homme du métier
• La documentation chronologique: de localiser chaque appareil, chaque câble et
les journaux d’intervention par partie d’installa- chaque connexion pour corriger une erreur éven-
tion ou spécialité. tuelle, dépanner, échanger des appareils ou modi-
fier les installations.
Ces dossiers seront d’autant plus complets et struc-
turés que les équipements sont complexes. Les connexions et câbles peuvent être directement
étiquetés en clair. Dans les tableaux d’électrorégu-
lation notamment, les borniers sont codés. Dans ce
Documentation technique cas, un répertoire des bornes doit être joint aux
schémas pour expliquer le codage, pour mention-
Plans d’exécution ner la correspondance entre bornes, désignation
codée du câble, désignation en clair et pour préciser
Ces plans doivent permettre de localiser et de le type de câble.
recenser tous les conduits, tuyaux, appareils,
organes, auxiliaires, qu’ils soient de première im- Les appareils électriques multiples ou peu connus
portance ou accessoires. Ils servent à retrouver tous sont à étiqueter pour assurer une correspondance
les appareils à contrôler ou à entretenir et peuvent fiable entre schéma et installation.
être d’une grande utilité lors de l’établissement d’un
diagnostic en cas de défaut. Les schémas électriques sont à regrouper par partie
d’installation formant une unité fonctionnelle ou
Dans le cas d’une adaptation des équipements à de logique.
nouvelles exigences, ils favoriseront l’étude des
modifications utilisant au mieux le matériel et les Les installations électriques comprennent, par
dispositions existantes. exemple:
– l’alimentation générale de l’immeuble et les
Les plans d’exécution comprennent: distributions principales;
– les plans d’implantation et de montage. Pour – les distributions d’étage avec les comptages des
chaque fluide, les équipements apparents et appartements et autres utilisateurs;
cachés sont représentés sur les plans du bâtiment – les installations de logement avec l’éclairage, les
(terrain, sous-sol, étages) avec la mention des prises, la cuisson, la réfrigération, le lavage;
fluides, des types et dimensions des conduits, des – les services communs avec les éclairages exté-
embranchements, des appareils, organes, détec- rieurs et communs, la buanderie, les caves, les
teurs et accessoires, la désignation claire des ascenseurs, les locaux techniques, etc.;

24
PI-BAT 2. Différents aspects de la maintenance

– l’électrorégulation (force et automatisme des ins- – schéma mazout, de la citerne au brûleur;


tallations techniques); – schéma du gaz, de l’introduction au brûleur;
– l’antenne et les signaux radio et vidéo; – schéma du chauffage central, avec la production,
– le téléphone; la distribution primaire, les secteurs de départ, les
– la détection incendie; distributions ou les batteries de traitement d’air;
– les surveillances diverses avec téléalarme ou télé- – schémas d’eau glacée, d’eau de refroidissement,
transmission. de récupération, de fluide frigorigène avec les
productions de froid;
– schéma de l’eau chaude sanitaire, avec l’alimen-
tation en eau froide, l’échangeur, le ballon, la cir-
Notices des appareils
culation, les thermostats, etc.;
Il s’agit de rassembler la documentation technique – schéma d’eau froide, avec le comptage, la nour-
de tous les appareils et composants, que ce soient rice et les secteurs,
des imprimés originaux ou des photocopies: – schémas aérauliques, traitement d’air, distribu-
– modes d’emploi; tions, appareils terminaux.
– instructions de montage, de raccordement, de
Les grandeurs fonctionnelles nominales de-
mise en service, de réglage;
vraient figurer sur les schémas de principe: débits,
– instructions de contrôle et d’entretien; puissances, températures, pressions différentielles,
– fiches techniques de performances et caractéris- vitesses, ainsi que les positions théoriques ou de
tiques; mise en service des organes d’équilibrage.
– prospectus, catalogue.
Une description en clair doit accompagner le
Ces informations sont particulièrement utiles dix schéma de principe pour décrire les fonctionne-
ans ou plus après la mise en service pour vérifier le ments normaux, les automatismes, les séquences
fonctionnement d’un appareil, en changer le régla- particulières de démarrage, régime réduit, danger
ge, le remonter et le mettre en service après révi- de gel, arrêt estival, alarme feu, désenfumage, les
sion, le dépanner et l’entretenir ou retrouver priorités et dérogations, les commandes ma-
quelque chose d’équivalent lorsque l’appareil dé- nuelles, etc.
fectueux n’est plus sur le marché.
Procès-verbaux de mise en service
Répertoire des fournisseurs et fabricants Les documents transcrivent les valeurs et perfor-
mances réelles observées ou mesurées lors de la
Pour faciliter à long terme l’approvisionnement en mise en service. D’une part, ils démontrent que les
pièces de rechange ou la recherche du spécialiste installations ont été vérifiées et, d’autre part, ils
d’un composant original, il est utile de mentionner illustrent un fonctionnement concret. Ce sont par
pour chaque appareil ou composant: exemple:
– l’entrepreneur ou installateur; – le procès-verbal de mise en service du brûleur
mentionnant les tests de sécurité, la qualité de la
– le fournisseur ou vendeur; combustion et les pertes par les fumées;
– le fabricant si possible. – les performances de la distribution hydraulique
du chauffage avec les débits d’eau des branches,
Plusieurs adresses permettent de se réapprovi- les pressions différentielles typiques, la position
sionner au cas où un fournisseur venait à dispa- des clapets d’équilibrage;
raître. – les performances des distributions aérauliques
avec le débit mesuré des bouches d’air, les débits
traités, les niveaux de bruit, la vitesse d’air dans
Description des fonctionnements les locaux, la position des clapets d’équilibrage;
– le procès-verbal de réglage des disjoncteurs de
Si les plans d’exécution, les schémas électriques et protection thermique par la liste des appareils
les notices des appareils représentent l’ouvrage avec leur courant nominal et le visa de l’électri-
dans son aspect matériel, il faut aussi en décrire le cien qui a procédé au réglage;
fonctionnement général, surtout celui des équipe- – le réglage de mise en service du traitement d’eau,
ments de climatisation. mentionnant la dureté de l’eau mélangée (adou-
cissement partiel).
Les schémas de principe renoncent à la localisa-
tion géographique exhaustive pour exprimer glo-
Instructions de conduite
balement les circuits fonctionnels avec seulement
les composants qui en influencent le comporte- Conduire, c’est faire fonctionner les installations de
ment: manière à satisfaire les usagers. C’est enclencher,

25
2. Différents aspects de la maintenance PI-BAT

déclencher, ajuster les consignes et les pro- Lorsque l’auteur du projet est un mandataire, celui-
grammes pour satisfaire au plus juste les utilisa- ci est responsable du fonctionnement de l’assem-
teurs tout en évitant les prestations excessives (sur- blage des composants et des performances de
chauffe) ou non perçues (aération ou éclairage l’ensemble. A ce titre, il doit établir les schémas de
artificiel de locaux inoccupés). principe d’ensemble, la description des fonctionne-
ments et des performances générales, ainsi que les
Les instructions de conduite qui accompagnent instructions de conduite et d’entretien correspon-
d’habitude les descriptions de fonctionnement per- dantes.
mettent à l’exploitant les opérations suivantes:
– choisir les séquences et régimes appropriés;
– repérer les fonctionnements mal adaptés aux Mise à jour
prestations perçues et corriger les prestations
délivrées en ajustant les automatismes et pro- Ces documents représentent l’ouvrage matériel tel
grammes; qu’il est. Il est impératif que ces documents soient
– repérer les fonctionnements anormaux pour mis à jour, donc révisés en fin de chantier, annotés,
entretenir, dépanner ou réparer. complétés ou reconstitués lors de retouches ou de
transformations.

Instructions de maintien en état

Maintenir en état consiste à assurer la disponibilité Documentation contractuelle


des services et prestations délivrées par les équi-
pements. Les instructions de maintenance se réfè- Garantie des entreprises et fournisseurs
rent aux notices des appareils pour le détail et aux
instructions établies par l’entreprise pour l’installa- Au début de l’exploitation, la part de la maintenance
tion dans son ensemble. couvrant les pannes, les défauts de matériel ou de
fonctionnement est couverte par les garanties des
Elles comprennent: entreprises et des fournisseurs éventuellement.
Pour une gestion efficace, il est utile que l’exploitant
– les nettoyages systématiques ou conditionnels;
ou le gérant technique soit clairement informé des
– les entretiens préventifs éventuels (vidange, régé- garanties en cours.
nérations);
– les vérifications, précisant l’objet, la grandeur à Les durées de garantie d’entreprise sont habituel-
vérifier, le critère ou la valeur critique; lement de 5 ans dès la réception. Il peut y avoir un
– les interventions conditionnelles correspon- report d’échéance sur des objets particuliers, suite
dantes; à un défaut majeur. Dans un délai de 2 ans dès la
– les pannes et défauts courants, avec les répara- réception, le maître de l’ouvrage peut aviser en tout
tions à entreprendre; temps l’entreprise d’un défaut éventuel et peut
– les programmes ou rythmes des contrôles et des demander une vérification finale (SIA 118).
interventions systématiques;
– la liste du matériel d’entretien qu’il est recom- Les documents utiles à cette gestion des garanties
mandé de stocker. sont:
– les procès-verbaux de réception, avec la liste des
défauts et des retouches;
Etablir la documentation technique – la correspondance traitant de la correction de ces
défauts et retouches;
Quand l’obtenir? – la description contractuelle des ouvrages,
éventuellement.
Les documents techniques d’exploitation sont nor-
malement remis au maître de l’ouvrage après la
mise en service avec l’avis d’achèvement. Ces Contrats de maintenance
documents faisant partie intégrante de l’ouvrage
sont alors contrôlés pendant la vérification com- Il est important que l’exploitant ou l’usager soit clai-
mune préalable à la réception (démarche SIA 118). rement informé des contrats de maintenance pas-
Dans ce sens, un dossier d’exploitation incomplet sés avec des entreprises:
peut constituer un défaut majeur pouvant motiver – Quels sont les équipements concernés?
le refus d’un prononcé de réception.
– Qui appeler en cas de défaut?
– Que couvre le forfait?
Qui l’établit? – Qu’est-ce qui est facturable en sus?
– Quels sont les contrôles et interventions conve-
Cette documentation technique est établie en prin- nus?
cipe par les entrepreneurs. – Que doit vérifier l’exploitant?

26
PI-BAT 2. Différents aspects de la maintenance

Prescriptions et contrôles obligatoires

Les laboratoires cantonaux, les ramoneurs, les ser-


vices de détection incendie, le contrôle des réci-
pients sous pression et autres inspections de sécu-
rité des choses et des personnes interviennent
selon leurs obligations réglementaires. Ils remet-
tent instructions, procès-verbaux de mise en servi-
ce et rapports de contrôle.

Documentation chronologique

Les journaux d’intervention

Pour chaque centrale technique ou équipement


principal, un journal permet de noter et de dater
dans l’ordre toutes les interventions:
– enclenchement, déclenchement;
– correction d’une consigne;
– contrôles personnels ou externes;
– nettoyages, entretien, révisions;
– transformations;
– dépannages;
– livraisons;
– heures de fonctionnement;
– consommations, etc.

Ces journaux expriment le fonctionnement réel


d’une installation, son taux d’utilisation, ses ano-
malies systématiques. Ils permettent d’adapter les
interventions aux nécessités, de concevoir des
équipements ajustés lors de rénovations ou de
modifications.

Ils sont établis par l’exploitant.

27
PI-BAT 2. Différents aspects de la maintenance

2.3 Exigences légales et D’autres lois plus anciennes traitent des problèmes
d’hygiène et de sécurité. Ces lois sont déjà bien
réglementaires en matière «rodées» et ne posent guère de problèmes d’appli-
d’entretien des bâtiments cation.
et leurs installations
Enfin, les votations fédérales du 23 septembre 1990
concernant l’article constitutionnel sur l’énergie et
le moratoire sur les centrales nucléaires auront
Généralités également des conséquences pour le propriétaire.
La multiplicité des lois et règlements tant fédéraux Compte tenu des circonstances décrites ci-dessus,
que cantonaux, ainsi que leurs règlements locaux la gestion de la maintenance devra se limiter aux
d’application, rend très difficile un inventaire com- contrôles et mesures strictement nécessaires
plet. Nous nous bornerons dans ce chapitre à citer du point de vue légal.
celles ayant des conséquences importantes pour le
propriétaire d’un bâtiment. Il conviendra toutefois par le journal de gestion de
réunir un maximum d’informations techniques per-
La prise de conscience du dommage subi par l’envi- mettant de prendre des décisions judicieuses en
ronnement s’est traduite par une série de lois et vue d’une opération de rénovation.
ordonnances fédérales et cantonales, en particulier
par l’inscription dans la Constitution fédérale de
l’article 24.7 du 6 juin 1971 qui stipule: «La Confé- Protection de l’air
dération légifère sur la protection de l’homme et de
son milieu naturel contre les atteintes nuisibles ou Base légale: Loi fédérale sur la protection de
incommodantes. En particulier elle combat la pol- l’environnement du 7.10.1983 (LPE)
lution de l’air et le bruit». Cet article chapeaute toute
une série de lois et ordonnances récentes dont cer- Cette loi définit la stratégie de lutte contre les émis-
taines sont encore en préparation, d’autres, bien sions polluantes et les immissions polluantes. C’est
que récentes, déjà en révision. elle qui permet aux autorités d’agir en ce qui concer-
ne l’obligation d’assainir les installations. Cette loi a
Actuellement, le terrain est mouvant et il faut engendré l’Ordonnance sur la protection de
s’attendre dans les années à venir à de nombreuses l’air du 16.12.1983 qui a pour but de protéger
modifications dues aux nécessités politiques du l’homme, les animaux et les plantes, leurs biotopes
moment, à la conjoncture économique, à l’avance- et biocénèses, ainsi que le sol des pollutions atmo-
ment de la recherche et aux possibilités de la tech- sphériques nuisibles ou incommodantes.
nologie.
Elle fixe la limitation des émissions (1) et permet
Cette incertitude se répercute sur les propriétaires aux autorités de décider des exigences plus
et les gestionnaires d’immeubles ou de parc immo- sévères pour les émissions quand les immis-
bilier qui ne savent plus si les décisions concernant sions (2) sont dépassées. Cet article peut avoir
l’entretien ou les rénovations des bâtiments prises des conséquences importantes pour le propriétaire
aujourd’hui seront valables à plus long terme. La d’un immeuble. Le remplacement anticipé d’une
situation se complique sur le terrain, car l’applica- chaudière pourrait être exigé par exemple dans une
tion des lois et ordonnances fédérales est à la char- ville où la densité du trafic est telle que les immis-
ge des cantons ou communes qui l’appliquent de sions d’oxyde d’azote dépassent les seuils admis.
façon plus ou moins rigoureuse. Des mesures seraient alors prises, dirigées contre
le trafic et les installations de chauffage qui pourtant
En outre, certains cantons ont édicté des lois can- respectent les valeurs d’émissions fixées par les lois
tonales sur l’environnement ou des règlements et ordonnances fédérales.
d’application transitoires de la Loi fédérale sur la
protection de l’environnement. Ainsi Berne avec sa
loi sur l’énergie, Zurich avec des normes particuliè-
rement sévères en ce qui concerne les émissions Définitions
d’oxyde d’azote, ou Bâle, en avance dans le domai- Emissions
ne du décompte individuel des frais du chauffage, Substances polluantes contenues dans les gaz d’échappe-
font office de pionniers et permettent ainsi de «tes- ment des installations fixes (par exemple cheminée) ou
ter» des lois à échelle réduite. mobiles (par exemple tuyaux d’échappement des voitures).
Immissions
Certains cantons ont concentré les pouvoirs de déci-
Valeurs de la concentration des substances polluantes conte-
sion dans un département de l’environnement,
d’autres ont réparti cette autorité dans des départe- nue dans l’air. Ces valeurs sont mesurées en différents lieux
ments existants. Ces activités sont parfois coor- répartis sur l’ensemble du territoire national.
données par un délégué à l’environnement. On le Les valeurs mesurées sont souvent publiées dans la presse
voit, la situation juridique est assez confuse. locale.

29
2. Différents aspects de la maintenance PI-BAT

Protection contre le bruit gestionnaire portera son attention notamment sur


les lois, ordonnance et règlements suivants:
De la LPE découle également l’Ordonnance sur la – Loi fédérale sur les assurances accidents (LAA) du
protection contre le bruit du 15.12.1986. 20.3.1981;
– Loi fédérale sur le travail dans l’industrie, l’artisa-
Cette loi définit la stratégie de lutte contre les émis- nat et le commerce du 13.3.1964;
sions et les immissions bruyantes. Elle fixe de façon
préventive les valeurs limites d’émission et le seuil – Loi et ordonnances sur les denrées alimentaires;
d’immission, déterminant le bruit maximum accep- – Loi sur le commerce des toxiques;
table. Cette ordonnance touche les propriétaires sur – L’Ordonnance pour la prévention des accidents
deux points: liés à l’aménagement de fouille et d’excavations
– elle oblige les propriétaires d’installations ou à l’exécution de travaux analogues (du
bruyantes à limiter les émissions vers l’extérieur 13.9.1963);
des bâtiments en fonction des zones de sensibilité – La Loi fédérale sur les installations électriques à
au bruit. Sont concernées les installations de courant fort et faible;
chauffage, de ventilation et de production de – L’Ordonnance sur le rejet d’eau résiduaire (du
froid, etc.; 8.12.1975);
– elle impose une insonorisation contre des bruits – Recommandation pour l’évacuation des conden-
extérieurs pour les bâtiments neufs. Des lois can- sats provenant des chaudières à condensation
onales vont parfois au-delà des exigences fédé- (mars 1988);
rales. L’obligation d’insonoriser les bâtiments
anciens contre des bruits extérieurs existe déjà – Prescriptions cantonales sur la police du feu;
dans certains cantons: à Genève, par exemple, il – Prescriptions cantonales sur les constructions;
est prévu le remplacement des fenêtres non – Directives des Etablissements cantonaux d’assu-
conformes dans un délai de 20 ans. rance contre l’incendie (AEAI);
– Directives de la Société suisse de l’industrie du
Cette mesure, outre son incidence sur le coût des gaz et des eaux (SSIGE);
loyers, aura pour effet pervers de rendre les bâti-
ments trop étanches avec pour conséquence un – Directives de la Caisse nationale suisse d’assu-
risque d’insalubrité dû au renouvellement insuffi- rance en cas d’accident (CNA);
sant de l’air. – Directives de l’Association suisse de contrôle des
installations sous pression (ASCP);
Protection des eaux – Directives de l’Association suisse des électriciens
(ASE);
Base légale: Loi fédérale sur la protection des
– Les directives des différents fabriquants et four-
eaux contre la pollution du 8.10.1971
nisseurs concernant la sécurité des personnes et
des choses.
Cette loi donne les moyens de réglementer le déver-
sement des eaux usées, le stockage dans les eaux
ou à proximité de celles-ci, de toute substance soli-
de, liquide ou gazeuse risquant d’altérer les eaux.
2.3.1 Exigences concernant la
Elle prévoit également un plan d’assainissement structure et l’enveloppe des
pour les déversements ou entreposages polluants bâtiments
existants et impose la création de différentes zones
de protection.
En matière d’entretien de la structure et de l’enve-
De cette loi découle l’Ordonnance sur la protec- loppe des bâtiments, le législateur s’est préoccupé
tion des eaux contre les liquides pouvant les essentiellement de considérations touchant à la
altérer. sécurité des personnes et des choses. Ces disposi-
tions figurent en général dans les lois et règlements
Cette ordonnance constitue la base légale imposant cantonaux et communaux régissant le domaine de
des prescriptions sur l’entreposage des hydrocar- la construction ainsi que dans les prescriptions can-
bures. Elle concerne tous les propriétaires d’instal- tonales de la police du feu.
lations de chauffage au mazout. Elle fixe notam-
ment la périodicité des révisions de citernes. Des Dans le cas de locaux qui abritent des activités pro-
directives et instructions pratiques complètent cette fessionnelles, les exigences de l’Inspection fédérale
ordonnance. et cantonale du travail et de la Caisse nationale
suisse d’assurance en cas d’accidents peuvent éga-
lement entrer en considération.
Sécurité des choses et des personnes
La Suisse a une longue tradition en ce domaine et En ce qui concerne la législation fédérale, il faut éga-
les lois traitant ces problèmes sont nombreuses. Le lement mentionner l’ordonnance sur la protection

30
PI-BAT 2. Différents aspects de la maintenance

contre le bruit (cf. Généralités). Comme nous en Plus que la maintenance proprement dite, ces deux
avons déjà parlé, l’obligation de protéger les bâti- articles définissent les mesures exceptionnelles que
ments existants contre le bruit extérieur aura des les autorités peuvent prendre à l’encontre de cons-
conséquences sur l’enveloppe des bâtiments, tructions présentant un danger pour la sécurité du
notamment par l’obligation de remplacer les fenê- public ou un manque de salubrité pour les habi-
tres existantes par des nouvelles fenêtres insonori- tants.
sées.
Le règlement d’application de la LATC donne
L’exemple de la législation cantonale vaudoise en quelques précisions supplémentaires, sans pour
matière de construction et d’aménagement du ter- autant élargir les notions déjà développées dans le
ritoire et celui de la commune de Lausanne nous cadre de la loi:
permettront d’analyser les obligations d’entretien
qui y figurent. Les problèmes relatifs à la protection Art. 20 Solidité des constructions
contre le feu seront abordés dans le chapitre 2.3.2. Cet article précise l’application des normes de résis-
tance de la SIA ou d’autres associations profes-
sionnelles, à défaut de prescriptions contraires,
pour la conception et le dimensionnement des élé-
La législation applicable dans le canton de
ments d’ouvrages.
Vaud et dans la commune de Lausanne
Art. 24 Aménagement et entretien des bâtiments
Bases légales:
Cet article traite de l’obligation:
– Loi cantonale sur l’aménagement du territoire et
– d’aménager et d’entretenir les bâtiments,
les constructions et règlements d’application y
ouvrages, installations et leurs abords de façon
relatifs;
qu’ils ne présentent aucun danger pour les usa-
– Règlement sur les constructions de la Ville de Lau- gers
sanne. – d’aménager les accès réservés aux véhicules de
façon à garantir une visibilité suffisante
Les dispositions de la Loi cantonale sur l’amé- – d’équiper les escaliers d’une main courante
nagement du territoire et les constructions
(LATC) traitent de la solidité, de la sécurité et de la – d’équiper les ouvertures donnant dans le vide
salubrité des constructions (art. 89 à 92 de la LATC), (fenêtres, balcons, escaliers et terrasses) de pro-
en particulier de la qualité du site (art. 89), des tections.
normes de construction (art. 90), de l’assainisse-
ment et de la protection du sol (art. 91), de la conso- Art. 25 à 35 Salubrité des constructions
lidation et démolition d’ouvrages (art. 92) et de l’ins- Ce chapitre précise les règles applicables pour
pection des bâtiments (art. 93). qu’un local soit jugé salubre: volume des pièces,
hauteur des locaux, éclairage et aération des
Ce sont les articles 92 et 93 qui touchent de façon locaux, ventilation des locaux sanitaires et des cui-
spécifique le domaine de la maintenance des bâti- sines, etc. C’est notamment en fonction de ces pres-
ments. criptions qu’une autorité peut déclarer des locaux
insalubres et retirer le permis d’habiter.

Art. 92
La municipalité ordonne la consolidation, le cas
échéant la démolition, de tout ouvrage menaçant
ruine ou présentant un danger pour le public ou les
habitants.

(...) En cas d’urgence ou si les travaux ordonnés ne


sont pas exécutés dans le délai imparti, la munici-
palité les fait exécuter aux frais du propriétaire. Recommandation SIA 358 (1978)

Balustrades, parapets et allèges, mains courantes:


pour prévenir les chutes, la recommandation SIA 358 définit
Art. 93 la hauteur des dispositifs de protection à appliquer aux esca-
La municipalité fait procéder à des inspections des liers et aux ouvertures donnant sur le vide.
bâtiments chaque fois qu’elle le juge nécessaire,
Mains courantes à placer le long des escaliers et rampes:
ainsi que sur demande motivée des propriétaires, hauteur 80 à 90 cm à partir du sol fini.
des locataires ou des médecins notamment (...)
Lorsqu’un bâtiment est reconnu insalubre ou dan- Balustrades, parapets, allèges:
gereux et que le propriétaire ne prend aucune – hauteur du dispositif de protection = 90 cm pour une hau-
mesure pour y remédier dans le délai qui lui est teur du vide jusqu'à 12 mètres (4 étages normaux);
– hauteur du dispositif de protection = 110 cm pour une hau-
imparti, la municipalité en ordonne l’évacuation et teur du vide supérieure à 12 mètres.
retire le permis d’habiter.

31
2. Différents aspects de la maintenance PI-BAT

Dans les articles 47 et 54, le règlement d’application des risques importants, et qui doivent être mises en
donne finalement des précisions quant à l’obliga- conformité avec ces prescriptions.
tion d’entretenir au moins une fois par an les
installations de climatisation et de ventilation, les Les autres constructions et installations doivent être
brûleurs des installations de chauffage et les géné- adaptées aux prescriptions en vigueur lorsqu’elles
rateurs d’eau chaude, dont le détartrage est font l’objet d’un agrandissement, de modifications
obligatoire tous les quatre ans. (Voir aussi le cha- ou d’un changement d’affectation, pour autant que
pitre sur les obligations d’entretenir les installa- cela puisse être raisonnablement exigé.
tions).

Le Règlement sur les constructions de la ville Principes généraux de la prévention du feu


de Lausanne n’est pas beaucoup plus explicite.
Comme la loi cantonale et son règlement d’appli- La prévention du feu est réglementée par des prin-
cation, il traite essentiellement du danger que peut cipes généraux de prudence lors de l’utilisation de
représenter une construction pour les occupants ou la chaleur, de la lumière et d’autres formes d’éner-
pour le public (art. 34, 38 et 61) et des mesures que gie. Les dispositions générales de l’Association des
les autorités peuvent imposer au propriétaire pour établissements cantonaux d’assurance contre
l’éviter. l’incendie définissent les principales règles.

Dans l’article 32 cependant, une notion supplé- Quelques conseils:


mentaire est avancée, traitant de l’esthétique des – garder les voies d’évacuation libres de tout maté-
constructions: riel qui pourrait y être déposé;
– fermer les accès aux galetas et aux caves à clé;
Art. 32 – ne pas fumer dans les galetas et caves;
Les bâtiments, façades, murs et clôtures doivent
– garder les locaux techniques (chaufferie, machi-
être entretenus en bon état et présenter un aspect
nerie d’ascenseur, etc.) fermés à clé;
convenable (...)
– attention aux barbecues sur les balcons: lors de
l’allumage, le feu peut être transmis à des parties
La plupart des dispositions mentionnées ci-dessus combustibles de la façade (par exemple, dans des
s’appliquent aux constructions neuves. Dans le bâtiments utilisant certains types d’isolation péri-
domaine touchant la structure et l’enveloppe des phérique), etc.
bâtiments, ces obligations sont conçues comme
des mesures préventives pour assurer la solidité et
la salubrité au moment de leur réalisation. En ce qui Périodicité des contrôles des installations de
concerne les bâtiments existants, le souci principal sécurité
du législateur est d’éviter que le manque d’entretien
ne présente un danger pour le public ou les Paratonnerre:
occupants. Le domaine de la maintenance propre- Contrôle après la pose et tous les dix ans, ou après
ment dite est laissé à l’appréciation personnelle du chaque coup de foudre, par un expert. Contrôle de
propriétaire. toutes les parties visibles et mesure des résistances
de terre.

Eclairage de secours:
Contrôle par l’exploitant de chaque appareil, tous
2.3.2 Prévention des incendies les trois mois, en coupant le courant du secteur.
Les exigences relatives à la protection contre le feu
Poste incendie à alimentation axiale:
sont en principe régies par la législation cantonale.
Contrôle visuel tous les trois mois par l’exploitant.
Une fois par année, mettre le système sous
Bases légales applicables dans le canton de Vaud:
pression, dérouler le tuyau et contrôler son état,
– Loi sur la prévention des incendies et règlement faire couler l’eau et vidanger le tuyau.
d’application;
– Règlement concernant les prescriptions sur la Evacuateurs de fumée et de chaleur:
prévention des incendies. Contrôle une fois par année (si possible en hiver)
par une manœuvre de l’installation. Contrôle de la
Les règlements d’application se réfèrent en général signalisation de l’emplacement et de l’accessibilité
aux différentes normes techniques en vigueur, du système de commande.
notamment les directives de la police du feu de
l’Association des Etablissements cantonaux d’assu- Extincteurs portatifs:
rance contre l’incendie. Contrôle de l’accessibilité, de l’état apparent et du
plombage tous les trois mois par le propriétaire.
Ces directives s’appliquent également aux cons- Recharges et révision tous les trois ans avec ins-
tructions et installations existantes qui présentent cription des dates sur l’extincteur.

32
PI-BAT 2. Différents aspects de la maintenance

Installations d’extinction automatiques à eau 2.3.3 Exigences concernant les


(sprinkler): installations électriques de
Le propriétaire de l’installation doit désigner un
«responsable sprinkler» qui doit tenir un carnet des
courant fort
contrôles suivants:
Généralités
Toutes les semaines:
– pression à l’amont et à l’aval de la soupape de Les installations électriques peuvent en tout temps
contrôle; présenter des dangers pour les personnes et les
– position des vannes (plombs de sécurité); choses et provoquer des perturbations:
– essais de l’alarme interne (cloche). – électrocution pour les personnes;
– incendie ou explosion pour les choses;
Tous les mois:
– perturbations sur ses propres installations ou sur
– libre jeu des vannes;
les installations des tiers. (Chutes de tension ou
– vérification de l’alarme feu externe (118). pointes de courant pouvant altérer le bon fonc-
tionnement d’installations utilisant des circuits
Dans le canton de Vaud, une fois par année un électroniques tels que l’informatique et la trans-
contrôle général de l’installation et du réseau d’eau mission de signaux radiotélévision).
extérieur est effectué et pris en charge par l’Etablis-
sement cantonal d’assurance incendie. La qualité Les dangers ne sont pas visibles et peuvent se mani-
des contrôles effectués par le «responsable sprink- fester à l’usage à n’importe quel moment.
ler» et son degré de formation est vérifié.
Pour garantir la sécurité et prévenir les dangers, les
Détection incendie: installations électriques sont soumises à une régle-
Contrôle au moins une fois par trimestre par une mentation.
entreprise spécialisée.
Travaux de maintenance une fois par an (contrat de
Les bases légales de cette réglementation sont:
maintenance).
– la Loi fédérale du 24 juin 1902 sur les installations
électriques à courant faible ou fort;
Ramonage obligatoire – l’Ordonnance du Conseil fédéral du 7 juillet 1933
sur les installations à courant fort;
Dans le canton de Vaud, l’arrêté du 28 septembre – l’Ordonnance du Conseil fédéral du 24 juin 1987
1990 fixe les fréquences et le tarif des frais du ramo- sur les matériels électriques (OMBT);
nage obligatoire. – l’Ordonnance du Conseil fédéral du 6 septembre
1989 sur les installations électriques à basse
Combustible solide: tension (OIBT);
Calorifères ou cheminées de salon de – les prescriptions fédérales de l’ASE (Association
– moins de 20 kW: une fois par an; suisses des électriciens).
– de 20 à 70 kW: deux fois par an;
– au-dessus de 70 kW et fonctionnant toute l’année: Ces prescriptions sont établies par une commission
trois fois par an. regroupant principalement:
– les producteurs d’électricité;
Combustible liquide: – les distributeurs;
– installations de moins de 20 kW, installations à – les fabricants de matériels et d’appareils;
basse température, ou installations jusqu’à 70 kW – les installateurs électriciens;
ne fonctionnant que pendant la période de chauf- – les CFF – PTT;
fage: une fois par an;
– les assurances (CNA + Incendie).
– installations jusqu’à 70 kW fonctionnant toute
l’année ou installations au-dessus de 70 kW ne Il existe, en outre, d’autres ordonnances fédérales
fonctionnant que pendant la période de chauffa- concernant des installations électriques particu-
ge: deux fois par an; lières.
– installations de plus de 70 kW fonctionnant toute
l’année: trois fois par an.
Principes
Combustible gazeux:
– ramonage une fois par an pour toutes les instal- Sécurité OIBT art. 5.1
lations. Les installations électriques doivent être établies,
entretenues et contrôlées selon les règles tech-
niques reconnues. Elles ne doivent mettre en dan-
ger ni les personnes ni les choses lorsque leur
exploitation et leur utilisation sont conformes et, si

33
2. Différents aspects de la maintenance PI-BAT

possible aussi, lorsque les règles sont enfreintes de d) la protection par séparation;
manière prévisible, ou en cas de dérangement que e) la très basse tension.
l’on peut raisonnablement envisager.
Installations PIE 12.200.4
Lutte contre les perturbations OIBT art. 6.1 Domaine d’application des prescriptions sur les ins-
Les installations électriques doivent, sous réserve tallations électriques (PIE)
de difficultés extraordinaires, être établies et entre-
Les prescriptions doivent être appliquées intégrale-
tenues de façon à ne pas perturber exagérément
ment:
l’utilisation correcte d’autres installations à basse
tension, de matériels électriques et d’installations à a) aux installations nouvelles;
courant faible. b) aux installations qui ne présentent plus une
sécurité suffisante pour les personnes et les
Obligation de l’exploitant OIBT art. 7 choses;
L’exploitant d’une installation (propriétaire, fermier, c) aux installations à transformer entièrement;
locataire, etc.) est tenu de veiller à ce que celle-ci d) aux installations à compléter, à transformer par-
réponde aux exigences de sécurité et d’éliminer tiellement, à réviser ou à réparer.
sans délai ses défauts.
Devoir d’annonce PIE 17.000.1
Avant de commencer les travaux, l’installateur
Autorisations pour travaux d’installation
chargé d’établir une nouvelle installation, de com-
pléter ou de modifier une installation existante, est
Autorisation générale d’installer OIBT art. 8
Celui qui veut établir, modifier ou entretenir des ins- tenu de l’annoncer au moyen d’un avis d’installa-
tallations et celui qui veut y raccorder à demeure ou tion au distributeur d’électricité astreint au contrôle.
par prise des matériels électriques fixes ou les
débrancher, modifier ou entretenir leurs raccorde- Contrôle interne final OIBT Art. 24.1 + 2
ments, doit obtenir une autorisation de l’entreprise A l’achèvement des travaux, l’installateur doit pro-
astreinte au contrôle (distributeur). céder à un contrôle final et consigner dans un rap-
port le résultat des mesures d’isolement, des dis-
Conditions OIBT art. 9 positifs et des appareils de protection. Ce contrôle
Etre au bénéfice de la qualification de «personnes doit être exécuté par une personne de métier ou par
de métier» (maîtrise fédérale ou ingénieur électri- un contrôleur breveté, et signé. Il sera adressé au
cien) et offrir toute garantie qu’elles se conforment distributeur avec l’avis d’achèvement.
aux prescriptions de la présente ordonnance.
Contrôle initial OIBT Art. 31.1
(Installations nouvelles)
Sécurité Ce contrôle doit être exécuté par le distributeur, au
plus tard dans l’année suivant la mise en service.
Principe PIE 23.210.1
Les installations doivent être disposées et exécu-
Contrôles périodiques OIBT Art. 34.1
tées de telle sorte qu’aucun courant de contact
dangereux ne puisse s’établir (le courant de Le distributeur d’électricité a l’obligation de contrô-
contact est le courant qui pourrait traverser le corps ler à intervalles réguliers les installations qu’il ali-
humain si celui-ci était soumis à une tension). Pour mente. Les périodicités de ces contrôles sont:
les organes à manœuvrer cette condition doit être
remplie même en cas de défaut de l’isolation fonc- Chaque année:
tionnelle. – les locaux présentant des dangers d’explosion;
– sur les chantiers (installations provisoires).
Conditions PIE 23.210.2
Cette exigence est considérée comme satisfaite si Au moins tous les cinq ans:
l’une des conditions suivantes est réalisée:
– les locaux à risques d’incendie, de corrosion,
a) courant de contact à 50 Hz ne pouvant pas dépas- locaux de réunion, magasins, locaux industriels
ser 0,5 mA; ou grand artisanat, etc.
b) tension de défaut ne pouvant pas excéder 50 V;
c) tension de défaut supérieure à 50 V ne pouvant Au moins tous les dix ans:
se maintenir pendant plus de 5 secondes.
– les locaux à usage artisanal;
Mesures de protection PIE 23.220.1 – les exploitations agricole;
Pour satisfaire à ces exigences, les mesures de pro- – les cafés, restaurants, hôtels.
tection suivantes entrent en ligne de compte:
a) la surisolation ou emplacement isolant; Au moins tous les vingt ans:
b) la mise au neutre ou la mise à la terre directe; – les autres locaux;
c) le couplage de protections FI ou FU; – les locaux domestiques, les habitations.

34
PI-BAT 2. Différents aspects de la maintenance

Rapport de contrôle OIBT art. 35.1 + 2 prescriptions locales mais au moins une fois par
L’organe de contrôle établit un rapport sur chaque an.
inspection. Il y mentionne les défauts constatés. – Les chaudières à gaz avec brûleur incorporé
Le rapport de contrôle est remis à l’exploitant de feront l’objet d’un contrat d’entretien conclu avec
l’installation. le fournisseur, ou encore avec le service de gaz
local. Les prescriptions d’entretien des fournis-
Suppression des défauts OIBT art. 36.1 + 4 seurs sont à respecter impérativement.
En cas de défauts constatés, l’organe de contrôle
impartit à l’exploitant un délai de trois mois pour Brûleurs à air pulsé
faire supprimer ou éliminer l’installation défectueu- – Test de contrôle des fumées imposé par la légis-
se. lation. La fréquence de ces tests est variable
selon les cantons. Ces tests officiels sont effec-
En cas de danger imminent et important pour les tués par les maîtres ramoneurs ou par les services
personnes et les choses, l’organe de contrôle fait cantonaux responsables de l’environnement. Si
immédiatement supprimer l’alimentation de la par- le test ne répond pas aux conditions minimum
tie d’installation présentant ce danger. prévues par la loi, l’installation doit être remise
en état dans un délai de 10 jourssi la pollution
est importante. Le délai ordinaire d’assainis-
Conclusions sement est de 5 ans.

Afin de prévenir tout risque d’accident des per- Des délais plus longs, de 10 ans au plus, peuvent
sonnes et des choses et éviter les conséquences qui être fixés pour des émissions ne dépassant que de
en résultent, il est indispensable et important peu les valeurs limites.
d’entretenir régulièrement toutes les installations
électriques. Indépendamment de ces contrôles officiels, il est
conseillé de conclure un contrat d’entretien annuel
avec le fournisseur du brûleur. Ce contrat prévoit
généralement les dépannages et parfois les pièces
2.3.4 Exigences concernant les de rechange.
installations de chauffage,
ventilation et sanitaire Citernes
– Révision aux fréquences indiquées par l’Ordon-
nance fédérale sur la protection des eaux contre
Les opérations de maintenance décrites ci-dessous les liquides pouvant les altérer.
ont été voulues par le législateur. Certaines lois ou – Selon cette ordonnance, la fréquence des révi-
ordonnances précisent la fréquence de contrôle sions est fixée en fonction de la zone de risque de
d’autres opérations de maintenance, notamment pollution et de l’état des installations. La fréquen-
celles liées aux domaine de l’hygiène et de la ce sera annuelle pour les installations non
sécurité, quand bien même le législateur ne les a conformes mais faisant l’objet d’une dérogation.
pas toujours spécifiées. Elle sera de 5, 7 ou 10 ans, selon la zone de risque
pour les installations conformes.

Chauffage Détecteurs de fuites de mazout


Chaufferie – Contrôle annuel obligatoire.
– Vérification annuelle du fonctionnement des
ventilations hautes et basses du local. (Particuliè- Détecteurs de fuites de gaz
rement pour les chaufferies à gaz, compte tenu – Contrôle annuel obligatoire.
du danger d’explosion).
– Vérification de l’étanchéité de l’écoulement de la Protection cathodique des citernes enterrées
chaufferie au mazout lors de chaque passage – Fréquence des contrôles identique aux fré-
du surveillant (instruction à donner au person- quences exigées pour les citernes.
nel de service).
Décompte individuel des frais de chauffage et
Cheminées d’eau chaude
– Fréquence du ramonage selon les prescriptions – L’arrêté fédéral sur l’énergie (AE du 14.12.1990)
locales. impose le décompte individuel des frais de chauf-
– Ce travail est effectué par le maître ramoneur fage pour les immeubles neufs. Un délai de 7 ans
dans le cadre de sa tournée. est accordé pour l’équipement des bâtiments
existants dans la mesure où la technique et
Chaudières l’exploitation le permettent et où il n’en résulte
– Fréquence du ramonage ou décrassage selon les pas des coûts disproportionnés.

35
2. Différents aspects de la maintenance PI-BAT

– Le relevé et l’entretien des compteurs ou réparti- – Filtres à graisse des cuisines de restaurant:
teurs sont annuels. Pour les compteurs d’eau, la nettoyage par le personnel de cuisine une fois par
révision ou l’échange dépend de la dureté de semaine.
l’eau, en principe ils sont à remplacer tous les 5 à
15 ans. Ventilateurs
– Nettoyage annuel et changement éventuel des
courroies.
Ventilation
– Graissage des paliers selon les prescriptions des
fournisseurs.
– Il n’existe en ce domaine que peu de lois ou règle-
ments imposant un entretien régulier. Dans le
Humidificateur à pulvérisation d’eau
règlement d’application de la Loi cantonale sur
l’aménagement du territoire et les constructions – Vidange trimestrielle du bac, détartrage des
du canton de Vaud, par exemple, l’entretien des buses si nécessaire et contrôle de l’alimentation
installations de climatisation et de ventilation est et de l’évacuation de l’eau.
obligatoire. Cet entretien est une condition sine
qua non du bon fonctionnement de ces installa- Humidificateur à vapeur
tions et un gage d’hygiène et de sécurité. – Contrôle trimestriel (plus ou moins selon les ins-
– Le nettoyage des soupapes d’aspiration dans les tallations) du cylindre de production de vapeur,
locaux sanitaires et les cuisines est en principe à échange ou nettoyage si nécessaire. Contrôle de
la charge des locataires, mais il conviendra lors l’alimentation en eau et de l’écoulement.
du nettoyage général des gaines de les faire net-
toyer par l’entreprise chargée de ce travail. Un Batterie de chauffe
rééquilibrage de l’installation sera nécessaire. – Contrôle annuel et nettoyage à la vapeur si
– L’entretien des ventilateurs individuels collectés nécessaire.
dans une gaine commune est en principe à la
charge des locataires, mais l’expérience a démon- Registres motorisés
tré que cet entretien n’est pas régulièrement – Contrôle annuel et nettoyage.
effectué. Il y aurait lieu de prévoir dans le bail
une clause imposant cet entretien. Un contrat Prises d’air
sera conclu avec une entreprise spécialisée et les
frais portés à la charge des locataires. – Nettoyage annuel. Fréquence plus importante si
la prise d’air est située dans un lieu pouvant rece-
Extraction simple voir des détritus végétaux ou autres.
– Contrôle mensuel des horloges et mise à l’heure Régulation
des passages heure d’été – heure d’hiver.
– Contrôle annuel des fonctions de la régulation
– Chaque année: démontage et nettoyage des selon le schéma de principe. Vérifier soigneuse-
ventilateurs d’extraction. ment la fonction antigel. (Risque de gel de la bat-
– Tous les 10 ans: nettoyage des gaines par une terie.)
entreprise spécialisée (ce nettoyage est indispen-
sable pour les ventilations d’extraction des cui- Récupérateurs de chaleur
sines; la graisse accumulée dans les gaines pré-
sente un certain danger d’incendie et favorise le – Contrôle annuel de l’encrassement et nettoyage
développement de colonies d’insectes nuisibles éventuel.
(blattes, cafards, fourmis).
Sanitaire
Installation de pulsion d’air Les travaux d’entretien de ces installations doivent
être en principe faits par des entreprises conces-
Filtres sionnaires, des services des eaux ou du gaz. L’entre-
– La fréquence de nettoyage dépend de la qua- tien des compteurs de gaz et d’eau incombe aux
lité de l’air prélevé. Selon la position de la prise entreprises de distribution.
d’air frais et le nombre d’heures de marche de
l’installation, cette fréquence pourra varier de Eau froide
2 semaines à 6 mois. L’observation de l’encras- – La qualité de l’eau est garantie par le distributeur
sement ou, si le monobloc est bien équipé, la local. Aucun entretien particulier n’est nécessaire
perte de charge mesurée par un manomètre dif- réglementairement. Si l’on a des doutes sur la
férentiel, permettra de définir avec plus de préci- qualité de l’eau (par exemple eau rouge, goût
sion la fréquence des nettoyages. Certains filtres douteux, turbidité, etc.), une analyse doit être
peuvent être lavés, d’autres doivent être rempla- faite. Les services d’hygiène locaux et les distri-
cés. buteurs d’eau donnent des précisions à ce sujet.

36
PI-BAT 2. Différents aspects de la maintenance

Surpresseur – Les adoucisseurs d’eau sont également soumis à


– Si la pression est insuffisante, un surpresseur est un entretien par une entreprise spécialisée. La
parfois nécessaire. Selon la contenance de son fréquence de cet entretien dépend du sou-
réservoir et la pression de service, l’installation tirage d’eau.
est soumise au contrôle prévu par l’ASCP. Un – Les traitements magnétiques de l’eau ne néces-
contrat d’entretien doit être envisagé. Il fixe la sitent généralement pas de contrat d’entretien.
périodicité des inspections obligatoires et la liste
des opérations de maintenance à effectuer.

Eau chaude
– Aucune législation n’impose un entretien. Toute-
fois, le chauffage de l’eau provoque une modifi-
cation de sa structure cristalline et les sels miné-
raux contenus dans l’eau s’incrustent sous forme
de tartre sur la tuyauterie et les réservoirs. La tem-
pérature de l’eau doit être suffisamment basse
pour éviter ces incrustations et suffisamment éle-
vée pour éviter la prolifération de la bactérie
«legionella» qui provoque des infections pulmo-
naires. Dans l’attente d’une législation plus préci-
se, on se bornera à éviter la stagnation de l’eau et
à éviter une distribution à des températures infé-
rieures à 55° C.

Chauffe-eau
– Nettoyage et détartrage en principe tous les
2 ans. Le canton de Vaud impose un détartrage
des générateurs d’eau chaude tous les 4 ans. La
fréquence des nettoyages dépend toutefois de la
qualité de l’eau (dureté, PH), de sa température et
de la construction du bouilleur. La fréquence
vraiment nécessaire sera déterminée d’après les
observations faites lors du premier nettoyage.
Ces observations donneront des indications pré-
cieuses sur le comportement de l’installation et
sur son éventuel entartrage, des mesures parti-
culières devront être prises si l’on observe un
entartrage ou une corrosion anormale. Un traite-
ment ou conditionnement de l’eau sera peut-être
à envisager si l’on veut préserver l’installation. La
législation sur les denrées alimentaires et les
toxiques doit être observée. Le choix d’un traite-
ment correct dépend essentiellement de la quali-
té des eaux. Une analyse de l’eau sera indispen-
sable à la prise de décision.

Protection cathodique (anodes)


– Les anodes au magnésium doivent être contrô-
lées et éventuellement changées lors de la révi-
sion du bouilleur. Les protections cathodiques
avec alimentation sont à contrôler chaque année.
Généralement un contrat est conclu avec le four-
nisseur, dans ce cas, l’entretien du chauffe-eau
est assuré par la même entreprise.

Traitement ou conditionnement d’eau


– Si l’eau est traitée au moyen de silicates (seul pro-
duit d’adjonction admis pour les eaux potables)
un contrat d’entretien doit être conclu avec une
entreprise spécialisée. La fréquence des pas-
sages varie selon le soutirage d’eau et la
contenance du bidon contenant les silicates.

37
PI-BAT 2. Différents aspects de la maintenance

2.4 La maintenance du – 108 article 1.6


– 118 articles 157 à 180
bâtiment sous l’angle
juridique Le contrat signé par les parties.

Questions particulières
Remarque préliminaire
Code des obligations ou normes SIA? Il existe
des différences très importantes entre ces deux
Dans la mesure où il présente, en un espace très res- types de textes. Dans la mesure où les normes SIA
treint, les grandes lignes de plusieurs institutions à caractère juridique ne reprennent pas les disposit-
importantes, ce texte n’a pas la prétention d’être ions correspondantes du Code des obligations,
exhaustif. Pour un exposé plus complet, il convient elles constituent des règles contractuelles qui n’ont
de consulter les ouvrages cités en bibliographie. aucune portée tant que les parties ne les ont pas
Enfin, vu la complexité croissante des règles expo- acceptées comme partie intégrante de leur contrat.
sées, le recours à un homme de loi constitue sou-
vent une précaution judicieuse. Le délai de garantie défini dans le Code des
obligations est de cinq ans à compter de la
Les questions abordées sont regroupées dans les
réception de l’ouvrage immobilier (art. 371 al. 2 CO).
trois chapitres suivants:
Selon le Tribunal fédéral, toutefois, les travaux de
2.4.1 Garantie, rénovation, maintenance ravalement de façade sont, sauf convention contrai-
2.4.2 La propriété par étages re, garantis durant une année seulement.
2.4.3 Le bail à loyer
Le maître de l’ouvrage doit vérifier la chose livrée
Une bibliographie succincte concernant ces ques- sans délai, sauf à perdre la garantie du chef des
tions figure dans le chapitre 2.6. défauts qu’il aurait pu constater à cette occasion. Il
doit signaler immédiatement les défauts qu’il a
découverts, soit au moment de la vérification, soit
par la suite (défauts cachés). S’il ne le fait pas, il perd
définitivement le droit à la garantie pour ces défauts
2.4.1 Garantie, rénovation, (art. 367 et 370 CO).
maintenance
Le défaut établi, le maître de l’ouvrage peut exiger,
Garantie des travaux de construction à son choix, la réfection de l’ouvrage ou la réduction
du prix. Dans les cas graves, il peut obtenir la
Situation envisagée résolution du contrat. En outre, quelle que soit la
solution choisie, il peut obtenir, si l’entrepreneur est
Le maître de l’ouvrage invoque des malfaçons en faute, l’indemnisation des dommages consécu-
imputables à l’entrepreneur et/ou à la direction des tifs au défaut.
travaux (architecte, ingénieur).
Le délai de garantie défini dans la norme SIA
118 est en règle générale de cinq ans à compter de
Qualification juridique et normes applicables la vérification de l’ouvrage, à laquelle assistent
entrepreneur et maître de l’ouvrage. Cette
Les relations entre maître d’ouvrage et entrepre- vérification doit avoir lieu dans le mois qui suit l’avis
neur relèvent du contrat d’entreprise. d’achèvement des travaux.

Les relations entre maître d’ouvrage et ingénieur ou Contrairement au système légal, le maître de
architecte sont appréciées à la fois au regard du l’ouvrage peut signaler en tout temps les défauts
mandat (direction des travaux, surveillance du constatés durant les deux premières années («délai
chantier) et du contrat d’entreprise (plans). de garantie SIA»). Passé ce délai, il est déchu du
droit de se prévaloir des défauts apparents qui
Ces rapports sont notamment régis par les normes n’auraient pas été signalés. Quant aux défauts
suivantes: cachés, qui surgissent durant les trois années sui-
vantes, ils doivent être signalés immédiatement
Code des obligations: pour pouvoir être couverts par la garantie.
– articles 367 à 371 (entreprise)
– article 398 (mandat) Le maître doit exiger au préalable la correction du
défaut constaté. Si la réfection n’intervient pas dans
Normes SIA: le délai imparti, il peut exiger, à son choix, la réfec-
– 102 article 1.6 tion par un tiers aux frais de l’entrepreneur, la réduc-
– 103 article 1.6 tion du prix ou, dans les cas graves, la résolution du

39
2. Différents aspects de la maintenance PI-BAT

contrat. La réparation des dommages consécutifs En particulier, les règles suivantes sont applicables:
aux défauts est réservée. – articles 216 à 221 du Code des obligations;
– le contrat signé par les parties devant notaire.
Responsabilité de l’architecte et de l’ingé-
nieur: en tant qu’elle est dirigée contre l’architecte
ou l’ingénieur, l’action du maître à raison des Questions particulières
défauts de l’ouvrage se prescrit par cinq ans à
compter de la réception. L’action en garantie se prescrit par cinq ans à
compter du transfert de propriété (art. 219 al 3 CO).
La responsabilité de l’architecte et de l’ingénieur est
généralement subordonnée à une faute profession- L’acheteur doit vérifier la chose et signaler immé-
nelle, de sorte que ces auxiliaires du maître peuvent diatement les défauts éventuels. S’il omet de le
échapper au devoir de réparer le dommage en prou- faire, il perd la garantie pour les vices qu’il aurait pu
vant l’absence de faute. Experts et tribunaux ont constater. De même, il doit, sous peine de déchéan-
cependant tendance à objectiver la violation des ce, signaler immédiatement les défauts cachés, qui
règles de l’art, de sorte que les architectes et ingé- surviennent par la suite (art. 201 CO, par le renvoi
nieurs se trouvent placés dans une position très de l’art. 221 CO).
semblable à celle des entrepreneurs.
Ces règles sont valables sauf stipulations contrac-
tuelles contraires (très fréquentes).
Conseils
Cession des droits: pour les constructions ré-
Avis des défauts: dans la mesure du possible, et centes, le vendeur cède souvent à l’acheteur les
cela même si la norme SIA 118 s’applique au droits qu’il pourrait détenir, à raison des défauts de
contrat, il convient de signaler immédiatement l’ouvrage, contre les architectes, ingénieurs et
l’existence d’un défaut à toutes les personnes entrepreneurs qui ont participé aux travaux.
concernées (entrepreneurs, architecte, ingénieur).
La description du défaut doit être faite avec Cette cession présente des dangers pour l’acheteur
précision. Enfin, le maître de l’ouvrage prendra soin lorsqu’elle est exclusive, c’est-à-dire lorsqu’elle
d’impartir au(x) responsables(s) un délai pour pro- coïncide avec une exonération de la garantie à char-
céder à la réfection. ge du vendeur. En effet, la solvabilité des débiteurs
cédés peut-être douteuse. En outre, la cession n’est
Prescription: l’inaction peut-être fatale. A l’éché- valable que pour l’action en réfection et l’action en
ance du délai de cinq ans, la garantie tombe, même paiement des dommages consécutifs au défaut.
pour les défauts signalés à temps.

Lorsque la prescription guette, le maître prendra Conseils


soin de l’interrompre, au besoin par un comman-
dement de payer. Si nécessaire, il consultera un Les contrats de vente immobilière dérogent fré-
homme de loi. quemment aux règles légales sur la garantie, qui est
souvent modifiée, restreinte, voire même suppri-
Règles contractuelles: les contrats dérogent sou- mée.
vent au Code des obligations ou à la norme SIA 118.
Ils doivent donc être attentivement relus avant Ces questions doivent être négociées avant la
signature et au besoin renégociés. signature du contrat.

En outre, dans la mesure où le contrat règlemente De même, l’acheteur prudent s’assurera que les arti-
la plupart du temps la garantie, il convient de s’y sans et entrepreneurs qui ont collaboré aux travaux
référer lorsque survient un défaut. ont été payés et exigera au besoin des garanties.
Cette précaution vaut pour les bâtiments en cours
de construction ou achevés depuis moins de trois
mois.
Garantie du vendeur
Avis des défauts et prescription:
Situation envisagée Voir les remarques formulées sous «Garantie des
travaux de constructions».
L’acheteur d’un bien immobilier invoque des
défauts de la chose vendue.
Travaux de rénovation

Qualification juridique et règles applicables Situation envisagée

Ces questions sont régies par le contrat de vente Le propriétaire entreprend la transformation ou la
immobilière. rénovation d’un bâtiment existant et s’adresse à un

40
PI-BAT 2. Différents aspects de la maintenance

architecte et/ou un ingénieur et/ou un ou plusieurs dence est-elle particulièrement stricte lorsqu’elle
entrepreneurs. apprécie la survenance de circonstances extraordi-
naires, les juges estimant que l’entrepreneur doit
tenir compte des risques usuels lorsqu’il offre, à un
Qualification juridique et réglementation prix forfaitaire, l’exécution de travaux sur un objet
applicable existant.

Qu’il porte sur la construction, la démolition ou la Quant aux devis approximatifs, la marge usuelle est
transformation du bâtiment, le contrat entre maître de 10%. Au-delà, le maître peut exiger une réduction
d’ouvrage et entrepreneur est un contrat d’entre- convenable du prix des travaux. Il est même en droit
prise, régi par les règles qui s’appliquent aux bâti- de les interrompre s’ils ne sont pas achevés. Ne sont
ments neufs. pas compris dans la marge de tolérance les frais
supplémentaires consécutifs à une modification de
Les relations entre maître d’ouvrage et ingé- commande ou à une faute du maître ou de ses
nieurs/architectes relèvent du contrat d’entreprise représentants.
(relevés, plans, projets) et du contrat de mandat
(direction des travaux).
Devis d’architecte/d’ingénieur: le maître de-
La nature du contrat d’expertise est controversée. mande souvent à l’architecte et/ou à l’ingénieur une
Selon le professeur Tercier, il s’agit d’un contrat estimation du coût probable des travaux à réaliser.
d’entreprise, l’expert garantissant les résultats de
son analyse et répondant, en cas de faute, des dom- L’architecte et l’ingénieur sont responsables des
mages consécutifs aux inexactitudes de son rap- dépassements excessifs du devis qu’ils ont établis.
port. Ils bénéficient également d’une marge de tolérance,
qui peut aller jusqu’à 25% selon la jurisprudence
(voir aussi les art. 1.6 et 4.2.5 SIA 102; 1.6 et 3.7 SIA
La réglementation suivante est applicable: 103; 4.2.2 SIA 108).
– Code des obligations articles 363 à 379 et 398. Lorsque le devis est dépassé au-delà de la marge de
– Normes SIA 102, 103, 108, 118. tolérance, à laquelle sont ajoutées les modifications
– Contrat. de commandes, l’architecte et/ou l’ingénieur doi-
vent indemniser le dommage subi par le maître. Le
calcul de ce dommage est délicat parce que le
Questions particulières maître bénéficie, en fait, d’une prestation dont la
valeur est plus élevée que prévu. D’aucuns propo-
Garantie des défauts/responsabilités: voir les sent de diviser le dépassement par deux, de sorte
remarques formulées sous «Garantie des travaux que l’architecte, respectivement l’ingénieur, en sup-
de construction». porte la moitié. Ce mode de calcul ne satisfait cepen-
dant personne. Dans les faits, le dommage est sou-
En ce qui concerne la rémunération de l’entre- vent évalué de manière empirique, sur la base,
preneur, le Code des obligations distingue: notamment, du surcroît de charges que doit sup-
– le devis approximatif (art. 375), qui ne doit pas porter le maître de l’ouvrage.
être dépassé dans une mesure excessive;
– le forfait (art. 373), qui doit être tenu sauf modifi- Conseils
cation de commande ou survenances de circons-
tances exceptionnelles, impossibles à prévoir ou Contrat, avis des défauts, prescription: voir les
exclues par les prévisions des parties, qui empê- remarques sous «Garantie des travaux de cons-
chent ou rendent difficile à l’excès l’exécution de truction».
l’ouvrage.
Dégâts causés aux ouvrages voisins: dans la
La norme SIA 118 fait une distinction analogue
mesure où les travaux de transformation créent un
entre:
risque pour les ouvrages voisins (travaux en sous-
– le contrat à prix indicatif (= devis approximatif); œuvre notamment), le maître de l’ouvrage devrait
– les prix fermes (unitaire, global et forfaitaire), qui conclure une assurance responsabilité civile.
doivent être tenus, sauf modification de com-
mande ou circonstances extraordinaires au sens Dépassement des coûts: le maître de l’ouvrage
des articles 59 à 61 SIA 118. En outre, les prix uni- doit s’attendre à des surprises. Aussi son budget
taires et globaux sont susceptibles de variation en doit-il être suffisamment large. En outre, la pruden-
fonction des hausses sur salaires et matériaux. ce veut qu’il s’adresse à des hommes de l’art expé-
rimentés et à des entreprises sérieuses.
Déjà difficile dans les travaux de construction, la
gestion des coûts, est particulièrement délicate lors- For: pour éviter de devoir, le cas échéant, mener
qu’il s’agit de transformations. Aussi la jurispru- des procès en plusieurs endroits, le maître devrait

41
2. Différents aspects de la maintenance PI-BAT

systématiquement convenir, avec ses partenaires, Une gestion immobilière sérieuse devrait impliquer
d’une clause de prorogation de for au lieu de situa- une maintenance qui complète la garantie tant que
tion de l’ouvrage. dure celle-ci et qui prend le relais à l’expiration de
cette dernière.

Conseil
Travaux de maintenance
Dans la mesure où le contrat de maintenance (ou
Situation envisagée d’entretien périodique) n’est pas spécifiquement
règlementé par le code et où la jurisprudence fait
Le propriétaire avisé maintient son bâtiment en bon cruellement défaut, il convient de vouer un soin par-
état. Il s’agit d’ailleurs d’une obligation légale impo- ticulier à la rédaction du contrat, qui fixera avec pré-
sée par l’article 58 CO (responsabilité du pro- cision:
priétaire d’ouvrage) ainsi que par la loi fédérale sur – les prestations à fournir (matériaux et/ou main
la protection des eaux contre la pollution par d’œuvre);
exemple (entretien de citerne à mazout). Voir
– la périodicité et le devoir d’intervention
également le chapitre 2.3. d’urgence;
Parfois, le propriétaire confie à une entreprise spé- – la responsabilité de l’entreprise de maintenance;
cialisée le soin d’exécuter, contre rémunération, des – la résiliation et la fin du contrat.
travaux de maintenance périodique.

Qualification juridique et réglementation 2.4.2 La propriété par étages


applicable
Remarques préliminaires
Le contrat de maintenance ou d’entretien pério-
dique n’est pas spécialement réglé par la loi. Il pré- La propriété par étages est une forme de copro-
sente des similitudes avec le contrat d’entreprise, priété sur un immeuble, dans laquelle chaque
mais s’en distingue par la durée. Aussi est-il sou- copropriétaire a «le droit exclusif d’utiliser et d’amé-
vent qualifié de contrat innommé, apprécié par le nager intérieurement des parties déterminées d’un
juge de cas en cas au vu de ce qu’ont convenu les bâtiment» (art. 712 a al. 1 CC).
parties, de son expérience générale et des règles du
contrat d’entreprise. Elle peut porter sur les appartements d’un seul bâti-
ment (propriété par étages verticale). Les unités
Le contrat de conciergerie est en règle générale un d’étages peuvent également être des bâtiments dis-
contrat mixte qui combine des éléments du travail tincts, généralement contigus, situés sur le terrain
et du bail. Lorsque le concierge paie un loyer, le en copropriété (propriété par étages horizontale).
contrat de bail est jugé prépondérant. Dans le cas
contraire, c’est le contrat de travail. La distinction est Seuls peuvent faire l’objet du droit de jouissance
importante dans la mesure où ces contrats relèvent exclusif les étages ou parties d’étages qui, consti-
généralement de tribunaux différents. tués en appartements, locaux commerciaux ou
autres, forment un tout disposant d’un accès propre
(art. 712 b CC).
La réglementation suivante est applicable:
Le droit exclusif ne peut porter:
Entreprise art. 363 et suivants CO – ni sur le terrain,
Bail art. 253 et suivants CO (révisés en 1990) – ni sur les parties importantes pour l’existence, la
Travail art. 319 et suivants CO disposition et la solidité du bâtiment ou des
autres étages;
– ni sur les éléments qui déterminent l’aspect exté-
Remarque particulière rieur du bâtiment.

Le contrat de maintenance est souvent présenté L’acte constitutif, qui délimite les étages, indique
comme une alternative à la garantie. Cette manière chacune des parts en pour-cent ou pour-mille de la
de procéder n’est pas correcte. La garantie supplée valeur du bien-fonds (art. 712 e CC). Cette indication
aux défauts qui sont normalement à charge du ven- permet en particulier de répartir les charges de la
deur ou de l’entrepreneur. Quant à la maintenance, propriété par étages.
elle remplace le devoir du propriétaire de conserver
la chose en bon état. Dès lors, le propriétaire qui Les rapports entre copropriétaires sont en particu-
renonce à la garantie au profit de la maintenance lier régis par les règles suivantes:
paie deux fois les mêmes prestations. – Code civil art. 712 a à t et 647;

42
PI-BAT 2. Différents aspects de la maintenance

– acte constitutif; Travaux nécessaires: les travaux d’entretien, de


– règlement de propriété par étages. réparation et de réfection exigés par le maintien de
la valeur et de l’utilité de la chose, sont décidés à la
majorité. L’acte constitutif ou le règlement peut pré-
Propriété par étages et garantie des voir un autre système. Pour faire ordonner l’exécu-
défauts tion de travaux nécessaires refusés par les autres,
chaque propriétaire peut saisir le juge (art. 647 al. 2
Il appartient au propriétaire d’étage d’agir contre la ch. 1 et 647 c CC).
personne tenue à garantie, quelle que soit la partie
affectée d’un défaut. La communauté des proprié- Travaux utiles: il faut la majorité des propriétaires
taires d’étages n’a en effet pas de droit propre à la représentant, leurs parts réunies, plus de la moitié
garantie, même pour les défauts touchant les par- de la chose, pour décider l’exécution de travaux de
ties communes. réfection ou de transformation destinés à augmen-
ter la valeur de la chose ou son utilité (art. 647 d CC).
Pour assurer une gestion rationnelle de la garantie, Cette règle peut être modifiée dans le règlement ou
les copropriétaires devraient céder à la commu- l’acte constitutif.
nauté les actions qu’ils détiennent contre le ven-
deur, les entrepreneurs, l’architecte ou l’ingénieur, Travaux somptuaires: les travaux destinés à
avec mandat pour cette dernière, d’agir, le cas embellir la chose, à en améliorer l’aspect ou à en
échéant en justice, contre les responsables des rendre l’usage plus aisé doivent faire l’objet d’une
défauts affectant les parties communes. décision unanime des copropriétaires, sauf régle-
mentation contraire (art. 647 e CC).

Sauf convention contraire figurant dans l’acte


Transformations et rénovation constitutif ou dans le règlement, les frais et charges
provenant du financement des travaux sur les
Travaux entrepris par un copropriétaire parties communes sont répartis entre les pro-
priétaires d’étages proportionnellement à la valeur
Le copropriétaire a un droit de jouissance exclusif de leurs parts (art. 712 h al. 1 CC). Ce principe com-
sur son unité d’étage. Il peut donc l’aménager et la porte trois exceptions:
transformer librement pour autant qu’il ne – si certaines parties du bâtiment, certains
restreigne pas l’exercice du droit des autres copro- ouvrages ou installations ne servent que très peu
priétaires, qu’il n’endommage pas les parties com- ou pas du tout à l’un ou l’autre des coproprié-
munes et ne modifie pas l’aspect extérieur du bâti-
taires, il en est tenu compte dans la répartition des
ment.
frais (art. 712 h al. 3 CC).
Ainsi, il peut, en principe, faire enlever un galanda- – si un copropriétaire fait des aménagements extra-
ge. Par contre, il ne peut pas toucher aux murs ordinaires qui augmentent les primes d’assuran-
porteurs sans l’accord des autres copropriétaires. ce du bâtiment, la majoration des primes peut
être mise à sa charge (art. 712 m ch. 6).
Le copropriétaire assume seul les frais liés à la trans- – lorsque des modifications entraîneraient pour un
formation de son unité d’étage. copropriétaire des dépenses qui ne sauraient lui
être imposées, notamment parce qu’elles sont
disproportionnées à la valeur de sa part, elles ne
Travaux sur les parties communes peuvent être exécutées sans son consentement
que si les autres copropriétaires se chargent de
Les dispositions suivantes sont notamment appli- sa part des frais, en tant qu’elle dépasse le mon-
cables: tant qui peut lui être demandé (art. 647 d al. 3 CC).
– art. 712 g CC
– art. 647 c à e CC La communauté des propriétaires d’étages peut
actionner en justice le copropriétaire qui ne paie pas
– acte constitutif
ses charges. En garantie de ses droits, elle peut
– règlement de propriété par étages requérir l’inscription d’une hypothèque légale sur la
part du récalcitrant. Elle peut également faire saisir
La loi distingue quatre hypothèses quant aux déci- les meubles et objets mobiliers qui garnissent
sions à prendre pour la réalisation de travaux sur l’unité d’étage (art. 712 j et k CC).
les parties communes:
Pour assurer le financement des grosses répara-
Travaux urgents: chaque copropriétaire peut tions, la communauté peut décider la constitution
prendre les mesures urgentes requises pour pré- d’un fonds de rénovation, alimenté par des contri-
server la chose d’un dommage imminent ou butions périodiques versées par les copropriétaires
s’aggravant. Ce droit ne peut pas être supprimé ou proportionnellement à la valeur de leur part (art. 712
limité (art. 647 al. 2 CC). m ch. 5 CC).

43
2. Différents aspects de la maintenance PI-BAT

Entretien Dès lors, est défectueuse la chose qui est, ou devient


impropre à l’usage pour lequel elle a été louée, sans
L’unité d’étage que le locataire soit responsable de cet état de fait.

Chaque copropriétaire est tenu d’entretenir ses


locaux de manière à maintenir l’état et l’aspect irré- Devoirs du locataire
prochables du bâtiment.
Outre l’obligation d’user de la chose avec le soin
nécessaire, de manière à prévenir les dommages,
Les parties communes le locataire doit:
– signaler immédiatement au bailleur les défauts
Cette question est généralement précisée dans le auxquels il n’est pas tenu de remédier lui-même
règlement de propriété par étages. (art. 257 g CO);
– tolérer les travaux destinés à remédier aux
A défaut de réglementation contraire, chaque défauts de la chose, ainsi qu’à prévenir ou réparer
copropriétaire a qualité pour faire les actes d’admi- les dommages (art. 257 h al. 1 CO);
nistration courante, au nombre desquels les petites
– autoriser le bailleur à inspecter la chose dans la
réparations d’entretien, sans avoir à consulter les
mesure où cette visite est nécessaire à l’entretien
autres copropriétaires (art. 647 a CC). Pour le sur-
du bâtiment ou à la correction de défauts (art. 257
plus – réparations plus importantes – on renvoie au
h al. 2 CO).
chiffre 3.2.2 ci-dessus.

Droits du locataire
Conseils pratiques
Au début du contrat: si la chose est délivrée avec
La propriété par étages est une source de plus en des défauts qui excluent ou entravent considé-
plus fréquente de litiges. Dans ce contexte, il est rablement l’usage pour lequel elle a été louée, le
indispensable de régler avec précision les droits et locataire peut refuser d’en prendre possession et
obligations de chacun. résilier le contrat (art. 258 al. 2 CO). S’il accepte la
chose malgré tout, il doit procéder comme si le
La création d’un fonds de rénovation, qui n’est pas défaut était apparu en cours de contrat.
imposée par la loi, est une précaution indispen-
sable, qui évitera de gros problèmes lorsque se En cours de contrat, le locataire peut exiger du
profileront des travaux de réfection importants. bailleur:
– la remise en état de la chose (art. 259 b CO).
A défaut de remise en état dans un délai conve-
nable, il est en droit de résilier le contrat avec effet
immédiat (cas graves) ou de faire procéder aux
2.4.3 Le bail à loyer corrections par un tiers, aux frais du bailleur
(défauts moins importants);
Remarque préliminaire
– une réduction proportionnelle du loyer, à
Les règles suivantes sont notamment applicables: partir du moment où le bailleur a eu connaissance
du défaut, jusqu’à l’élimination de ce dernier (art.
– articles 253 à 274 CO, modifiés le 15 décembre
259 c CO);
1989. Ces dispositions sont en vigueur depuis le
1er juillet 1990; – des dommages et intérêts (art. 259 e CO), qui
seront alloués, en cas de faute du bailleur, pour
– ordonnance du Conseil fédéral sur le bail à loyer compenser le préjudice consécutif au défaut.
et le bail à ferme d’habitations et de locaux com-
merciaux, du 9 mai 1990; En outre, il est en droit de consigner le loyer lorsque
– contrat de bail; le bailleur n’effectue pas la réparation dans un délai
– règles et usages locatifs. raisonnable (art. 259 g CO).

Entretien de la chose louée


Défauts de la chose louée
Travaux à charge du locataire
Définition du défaut
Le locataire doit user de la chose avec le soin
Selon l’article 256 al. 1 CO, le bailleur est tenu de nécessaire (art. 257 f CO). Il est tenu de réparer à ses
délivrer la chose dans un état approprié à l’usage frais les dégâts qu’il a commis ou qui ont été causés
pour lequel elle a été louée et de la maintenir en cet par des personnes ou animaux dont il répond
état. (usure anormale ou excessive).

44
PI-BAT 2. Différents aspects de la maintenance

Il doit remédier à ses frais aux défauts qui peuvent


être éliminés par de menus travaux de nettoyage ou
de réparation indispensables à l’entretien normal
de la chose louée (art. 259 CO).

Travaux à charge du bailleur

Le bailleur est tenu d’entretenir la chose à ses frais,


de manière à ce qu’elle demeure propre à l’usage
pour lequel elle a été louée (art. 256 al. 1 CO). A ce
titre, il fait exécuter les réparations et interventions
qui, par leur ampleur, excèdent les menus travaux
à la charge du locataire. S’il omet de le faire, la chose
est affectée d’un défaut dont le locataire peut exiger
la correction (voir ci-dessus ch. 3.3).

Les charges d’entretien s’ajoutent aux autres frais


du bailleur pour déterminer le rendement admis-
sible au sens de l’article 269 CO.

Rénovation et modification de la chose

Les travaux de transformation réalisés par le


bailleur (art. 260 CO) sont qualifiés de rénovations,
lorsque le bailleur améliore la chose. On parle en
revanche de modifications lorsque le bailleur
restreint l’usage de la chose louée.

Le bailleur n’a le droit de modifier ou rénover la


chose en cours de bail que si deux conditions sont
réunies:
– les travaux peuvent raisonnablement être
imposés au locataire;
– le bail n’a pas été résilié.

Lors de l’exécution de tels travaux, le bailleur doit


tenir compte des intérêts du locataire. Ce dernier
peut prétendre à une déduction de loyer
proportionnée à la restriction d’usage qu’il subit.

Travaux de transformation réalisés par le


locataire (art. 260 a CO: pour rénover ou modifier
lui-même la chose, le locataire doit obtenir le
consentement écrit du bailleur. A défaut d’un tel
consentement, il peut être tenu de remettre la chose
en état en fin de bail.

Lorsque le bailleur a consenti aux travaux, il ne peut


plus exiger l’enlèvement en fin de bail, sauf accord
écrit contraire.

Le locataire a droit à une indemnité si, à la fin du


bail, ses travaux représentent une plus-value
considérable.

45
PI-BAT 2. Différents aspects de la maintenance

2.5 Fiscalité Les frais de chauffage et d’eau chaude sont des frais
d’exploitation qui en règle générale ne sont pas
déductible fiscalement.

Généralités Frais d’administration


Rétribution du gérant et du concierge, ports, télé-
Les dépenses que le propriétaire consent pour la phones, frais d’annonces, frais de poursuite et de
maintenance de son immeuble, se répercutent bien procès liés à la mise en location de l’immeuble, etc.
sûr sur le revenu provenant de la fortune
immobilière. A ce titre, elles doivent pouvoir être Dépenses apportant une plus-value
déduites fiscalement. Les dépenses apportant une plus-value sont réali-
sées pour des travaux d’amélioration de l’im-
Les administrations fiscales cantonales font meuble. Ces travaux dépassent le cadre des travaux
généralement la distinction entre les frais d’entretien ou de remise en état d’un immeuble. Il
nécessaires pour maintenir un immeuble dans le peut s’agir de travaux de construction, d’agrandis-
même état et les dépenses entraînant une sement, de rénovation ou de transformation. En
augmentation de la valeur de l’immeuble. Selon le général ces dépenses ne peuvent pas être portées
cas, ces frais sont déductibles ou non. en déduction du revenu locatif.

Ces règles trouvent des applications particulières Dans certains cas, les investissements consentis
d’un canton à l’autre. Elles seront traitées de façon pour des travaux tendant à économiser l’énergie
détaillées dans le chapitre 2.5.2. sont déductibles totalement ou partiellement.

2.5.2 Législation
2.5.1 Quelques notions importantes
Impôt fédéral direct
Valeur locative Voir en particulier:
On entend par valeur locative d’un immeuble le
revenu que celui-ci procure à son propriétaire, soit – Arrêté concernant l’impôt fédéral direct;
directement par l’encaissement de loyers ou de – Notice du 20.04.1978 et circulaire N°1 du
fermages, soit indirectement par la jouissance de 17.08.1978 sur les mesures fiscales permettant
son habitation. Dans les deux cas, ce revenu est d’encourager les économies d’énergie.
imposable.
Le contribuable a le choix entre la déduction
forfaitaire ou la déduction des frais d’entretien
Frais d’entretien
effectifs. Les conditions d’application cantonales
Les frais d’entretien sont les dépenses consenties sont prises en considération.
par le propriétaire pour des travaux servant au
maintien en l’état de l’immeuble, pour compenser Déduction forfaitaire: pour les cantons dans
l’usure normale due à l’usage de l’immeuble et à lesquels le contribuable est lié au mode de
l’écoulement du temps. Ces frais sont en général déduction qu’il a choisi, la déduction forfaitaire est
déductibles du revenu locatif. de 15% du montant brut des loyers ou de la valeur
locative des bâtiments dont l’âge est de 10 ans au
Les frais d’entretien consentis dans les cinq ans qui maximum, de 25% pour les bâtiments plus anciens.
suivent l’acquisition d’un immeuble sont
considérés en principe comme des dépenses Le contribuable ne peut changer de mode de
apportant une plus-value et ne sont donc pas déduction que s’il peut prouver que la déduction
déductibles, sauf si l’immeuble a été acquis par voie forfaitaire n’est pas suffisante à long terme.
successorale. Des applications particulières
existent cependant d’un canton à l’autre. Pour les cantons dans lesquels le contribuable peut,
à chaque période, choisir entre la déduction
Frais d’exploitation forfaitaire et la déduction des frais effectifs, la
Font partie des frais d’exploitation les primes déduction est de 1/10 du montant brut des loyers
d’assurances des choses (assurance contre ou de la valeur locative pour les bâtiments vieux de
l’incendie, les dégâts d’eau, les bris de glace, 10 ans au plus, de 1/6 du montant brut pour les
assurance couvrant la responsabilité civile assumée bâtiments plus anciens.
en qualité de propriétaire, etc.), les contributions
périodiques liées à la propriété foncière (taxes Une autre réglementation à forfait peut être appliq-
d’eau, taxes d’enlèvement des ordures ménagères, uée, d’entente avec l’administration fiscale canto-
l’éclairage et l’entretien des rues, etc.), les dépenses nale. Par exemple, une déduction forfaitaire
pour l’éclairage des parties communes, les frais s’élevant à 2% de la valeur imposable du bâtiment
d’ascenseurs, etc. en vue de l’IFD peut être admise.

47
2. Différents aspects de la maintenance PI-BAT

Par les frais effectifs d’entretien (ou de répara- Un tableau détaillé (NT15) indique au contribuable
tion), on doit comprendre toutes les dépenses la répartition entre les frais considérés comme
nécessaires pour maintenir dans le même état un entretien (déductibles) et les frais d’investissement
immeuble. Certains frais permettant d’économiser non déductibles. Il fournit également les
l’énergie sont également pris en considération dans renseignements sur les cas particuliers, soit les
le calcul des frais effectifs d’entretien, conformé- travaux réalisés pendant les cinq premières années
ment à la notice du 20.04.1978 y relative. Ils peuvent dès l’acquisition d’un immeuble et les déductions
se rajouter aux déductions forfaitaires. possibles pour des travaux qui permettent
d’économiser l’énergie.
Frais d’exploitation et d’administration: ces
frais sont déductibles, pour autant que le proprié- Frais d’exploitation et d’administration (frais
taire ne se fait pas rembourser par les locataires. de gérance): ces frais sont déductibles pour autant
qu’ils ne sont pas facturés à part aux locataires. Les
Pour les frais administratifs, une déduction forfai- frais de gérance ne doivent être prouvés que si la
taire de 2% des recettes locatives peut être admise. déduction revendiquée dépasse 2% du rendement
brut immobilier. Ne sont pas déductibles: les
Fond de rénovation: dans le cas de propriété par primes d’assurance mobilières, les contributions
étage, la part des frais de réparation afférents aux uniques (taxes de raccordement etc.), les frais de
parties de l’immeuble en copropriété, ainsi que la chauffage et d’eau chaude, des indemnités de
part des frais administratifs et les versements au gérance lorsque ce travail est effectué par le
fonds de renouvellement, peuvent être déduites propriétaire lui-même.
fiscalement, en plus des frais d’entretien pour la
propriété personnelle. Fonds de rénovation: les versements effectués
dans des fonds de rénovation ou de réparations de
Période de 5 ans dès l’acquisition d’un im- propriétés par étage, lorsque ces affectations ne
meuble: les travaux réalisés suite à l’acquisition servent à couvrir que les frais d’entretien
d’un immeuble, ou suite à un héritage, ne peuvent d’installations communes, sont déductibles comme
pas être déduits à titre de frais d’entretien. frais d’entretien.

Période de 5 ans dès l’acquisition d’un im-


Canton de Berne meuble: les travaux entrepris dans les cinq ans dès
l’acquisition d’un immeuble sont en principe consi-
Voir en particulier: dérés comme entraînant une augmentation de la
– Ordonnance concernant la défalcation des frais valeur et ne sont donc pas déductibles. Les excep-
d’entretien, d’exploitation et de gérance d’im- tions figurent dans le tableau de la notice NT 15.
meubles (OFI);
– Notice concernant les immeubles – Frais Canton de Fribourg
immobiliers (NT 15 –1991/92).
Voir en particulier:
Le contribuable a le choix entre la déduction – Instructions sur la manière de remplir la déclara-
forfaitaire ou la déduction des frais d’entretien tion d’impôt des personnes physiques 1991/92;
effectifs, sauf pour les immeubles qui font partie de
la fortune commerciale (seuls les frais effectifs sont – Notice spéciale pour la déduction des frais
déductibles). Le choix s’applique à chaque effectifs des immeubles de janvier 1991.
immeuble pris séparément et reste valable pour
une période de taxation de deux ans. La déduction des frais d’immeubles peut s’opérer
au choix du contribuable, soit de manière
forfaitaire, soit selon les frais effectifs. Le passage
A l’exception de la taxe immobilière, la déduction du système des frais effectifs au régime forfaitaire
forfaitaire comprend les frais d’entretien, est interdit, l’inverse n’est admis qu’une seule fois.
d’exploitation et de gérance. Elle est de 10% du Le contribuable qui possède plusieurs immeubles
rendement brut immobilier si le bâtiment datait de privés doit adopter le même système de déduction
dix ans au maximum au début de la période de pour l’ensemble de ses immeubles.
taxation, de 20% si le bâtiment est plus ancien.
Déduction forfaitaire: pour des immeubles non
Frais effectifs d’entretien: sont considérés agricoles la déduction forfaitaire correspond au
comme frais d’entretien les frais de réparations, de 15% du rendement brut total des immeubles
remise en état et de remplacement, pour autant construits avant le 31.12.1980, au 25% pour les
qu’ils ne provoquent pas une augmentation de la immeubles construits antérieurement.
valeur de l’immeuble. Font exception les travaux
réalisés dans le but d’économiser l’énergie dont le Par frais effectifs d’entretien, on entend d’une
coût peut être déduit partiellement ou totalement part les dépenses courantes d’entretien d’un
au même titre que les frais d’entretien. bâtiment, d’autre part les frais de remise en état

48
PI-BAT 2. Différents aspects de la maintenance

d’un immeuble comprenant le remplacement à Frais effectifs d’entretien: les déductions


valeur égale d’éléments défectueux. autorisées à titre de frais d’entretien sont les frais
nécessaires pour la conservation et l’entretien des
Les déductions fiscales peuvent s’opérer selon un biens du contribuable. En revanche, toutes les
tableau détaillé qui distingue les frais dépenses entraînant une augmentation de la valeur
d’investissements apportant une plus-value aux de l’immeuble, ou constituant une amélioration, ne
immeubles (non déductibles), les frais effectifs sont pas déductibles du revenu.
d’entretien (déductibles), les frais d’économie
d’énergie (déductibles généralement à raison de Les dépenses admissibles au titre de frais
50% des frais d’investissement apportant une plus- d’entretien visant à économiser l’énergie sont
value) et les autres frais, non déductibles. déductibles pour 50% au maximum, le solde devant
être considéré comme plus-value de l’immeuble
Les frais d’exploitation et d’administration (voir instruction N° 112).
sont également déductibles lors de la déduction des
frais effectifs d’entretien, selon un tableau détaillé Ces dépenses sont également admises en déduc-
annexé aux instructions. tion de la valeur locative pour un immeuble occupé,
mais ne peuvent lui être supérieures. Par consé-
Fonds de rénovation: dans le cas de propriétés quent, elles pourront être réparties sur quatre ans.
par étage, les versements au fonds de rénovation
de la communauté sont déductibles dans la mesure Fonds de rénovation: voir remarque sous
où le règlement interne interdit toute autre «déduction forfaitaire».
affectation en dehors des frais courants de
réparation et de maintien des constructions. Si par Période de 5 ans dès l’acquisition d’un im-
la suite on effectue des prélèvements sur ce fonds meuble: aucune déduction n’est possible pour des
pour financer des travaux d’entretien, aucune frais de remise en état d’un immeuble
nouvelle déduction ne sera admise. nouvellement acquis, pendant cinq années civiles à
compter du début de l’année civile suivant la date
Période de 5 ans dès l’acquisition d’un im- de réquisition d’inscription au Registre foncier.
meuble: les frais pour la remise en état d’un
immeuble sont considérés comme frais
d’investissement et ne sont pas déductibles, sauf Canton du Jura
les frais de réparation pour des dommages
survenus depuis son acquisition. Voir en particulier:
– Ordonnance relative à la déduction des frais
d’entretien d’immeubles;
Canton de Genève – Formule intercalaire 4 (1991) sur le rendement
immobilier.
Voir en particulier:
– Loi générale sur les contributions publiques Pour les immeubles privés la déduction des frais
(LCP); d’entretien peut s’opérer soit selon les frais effectifs,
soit par une déduction forfaitaire. Le choix entre les
– Instructions N° 122 traitant des mesures fiscales deux méthodes est libre pour chaque période
permettant d’encourager les économies fiscale et pour chaque immeuble.
d’énergie.
La déduction forfaitaire comprend l’ensemble
Une déduction des frais effectifs d’entretien n’est des frais d’entretien, d’exploitation et
possible que pour les immeubles locatifs, soit des d’administration, ainsi que les primes d’assurances,
bâtiments comprenant plus de deux appartements, à l’exception de la taxe immobilière communale.
et pour les villas ou appartements en propriété par Elle correspond au 1/10 du rendement brut ou de la
étages loués. Dans ces cas, une déduction valeur locative si l’immeuble date de dix ans au
forfaitaire n’est pas possible. maximum au début de l’année fiscale ou au 1/6 si
le bâtiment date de plus de dix ans.
Pour les biens immobiliers, villas ou appartements
en propriété par étages occupés par le propriétaire, Frais effectifs d’entretien: sont considérés
il est tenu compte d’une déduction forfaitaire comme frais d’entretien les dépenses pour l’élimi-
pour les frais d’entretien dans la détermination de nation des dommages (réparations), pour les
la valeur locative nette. Cette valeur est de 3% de travaux de remise en état, pour les rénovations et
l’estimation fiscale effectuée par la commission nouvelles installations qui servent au
d’experts et constitue le revenu net imposable. remplacement d’éléments déjà existants et les frais
Dans cette estimation (et seulement pour ce calcul), d’entretien des aménagements extérieurs fixes.
la valeur des terrains prise en considération ne doit
pas excéder le cinquième de la valeur des bâtiments Le formulaire intercalaire 4 donne la liste des
et autres constructions. dépenses déductibles ainsi que les parts considé-

49
2. Différents aspects de la maintenance PI-BAT

rées comme entretien (déductible) et amélioration Ces montants peuvent être augmentés du 50% des
(non déductible) de travaux de rénovation. frais de réparation importantes dépassant cinq fois
la déduction forfaitaire annuelle et du tiers des
Les dépenses consenties pour des mesures d’éco- dépenses consenties pour des travaux visant à
nomie d’énergie sont intégralement déductibles au économiser l’énergie. Dans ces cas, les autorités
titre de frais effectifs d’entretien s’il s’agit de travaux fiscales peuvent exiger des pièces justificatives.
d’isolation thermique de bâtiments existants, à
raison d’un tiers de leur coût pour les installations Ne sont pas compris dans la déduction forfaitaire:
(pompe à chaleur, énergie solaire, etc.) – la taxe foncière;
– les frais de gérance et de conciergerie
Frais d’exploitation et d’administration (frais
effectivement payés, sauf dans le cas des
de gérance): ces frais sont déductibles lors du calcul
appartements en propriété par étage.
des frais effectifs d’entretien. Le montant des frais
de gérance qu’aurait eus le propriétaire foncier s’il
Frais effectifs d’entretien: les frais de réparation
avait chargé un tiers de cette tâche n’est pas
et de rénovation effectifs sont déductibles au titre
déductible; il ne doit être prouvé que s’il excède 2%
de frais d’entretien, pour autant qu’ils
du rendement locatif brut ou de la valeur locative.
n’augmentent pas la valeur de l’immeuble. Le
contribuable doit fournir une liste détaillée
Fonds de rénovation: les contributions versées
accompagnée de pièces justificatives datées.
par les copropriétaires aux travaux d’entretien des
propriétés par étages sont déductibles comme frais
effectifs. Les dépenses consenties pour des travaux visant à
économiser l’énergie peuvent être déduites en tant
Période de 5 ans dès l’acquisition d’un im- que frais d’entretien, à raison d’un tiers au
meuble: à l’exception de la taxe immobilière maximum.
communale, seule la déduction forfaitaire est
accordée dans les 5 ans qui suivent l’acquisition Les frais d’exploitation et d’administration
d’un immeuble. sont déductibles. Elles comprennent la taxe
foncière communale, les primes d’assurance des
Font exception à cette règle les frais effectifs choses et les autres frais s’ils sont à la charge du
consentis par une communauté héréditaire, les propriétaire d’un immeuble.
dépenses consenties pour des mesures
d’économie d’énergie et les frais résultant de la Fonds de rénovation: dans le cas des propriétés
réparation de dommages imprévisibles, mais non par étage, les versements éventuels effectués au
ceux résultants de l’usure normale. fond de rénovation sont compris dans la déduction
forfaitaire, ainsi que les frais de gérance et de
conciergerie éventuels.

Canton de Neuchâtel Période de 5 ans dès l’acquisition d’un im-


meuble: les travaux entrepris au cours des cinq ans
Voir en particulier: qui suivent l’acquisition d’un immeuble ne sont pas
– Directives sur la manière de remplir les impôts déductibles dans la mesure où ils augmentent la
des personnes physiques, période 1991 valeur qu’avait l’immeuble à ce moment-là.
– Règlement d’exécution de la Loi sur les
contributions directes du 09.06.1964. Ils sont considérés comme un complément au prix
d’achat. La déduction des frais de réparation pour
Le contribuable a le choix entre la déduction forfai- des dommages subis depuis l’acquisition de
taire et la déduction des frais effectifs d’entretien de l’immeuble est réservée.
son immeuble. Il doit se tenir au système de
déduction qui a été choisi pendant un laps de temps
de 5 ans au moins et pour l’ensemble de ses Canton du Valais
immeubles, y compris celui qu’il habite lui-même.
Voir en particulier:
Pour les contribuables qui tiennent des livres ou – Loi du 10 mars 1976 et son
sont astreints à en tenir, seule la déduction des frais
effectifs est autorisée. – Règlement d’application du 25 août 1976.

La déduction forfaitaire des frais d’entretien La déduction des frais d’entretien est possible de
d’immeubles s’élève à 15% du rendement brut manière forfaitaire ou en fonction des frais effectifs.
immobilier, mais au maximum à fr. 7200.– par an
pour les immeubles de moins de 10 ans d’âge, à Seuls les frais effectifs sont admis lorsqu’il s’agit
25%, mais au maximum à fr. 12’000.– par an pour d’un immeuble commercial ou lorsque la valeur
les immeubles plus anciens. fiscale des bâtiments dépasse un million de francs.

50
PI-BAT 2. Différents aspects de la maintenance

Le passage du forfait à la déduction effective peut soit les frais effectifs d’entretien et d’administration.
être demandé en début de chaque période fiscale.
Une fois adopté le système des frais effectifs, le Dans ce cas, il doit joindre à sa déclaration d’impôt
passage de ce système à celui des frais forfaitaires un état détaillé mentionnant la nature des frais et
n’est plus possible. leur montant. Le choix d’une méthode ou d’une
autre est absolument libre pour chaque nouvelle
La déduction forfaitaire est possible pour des période de taxation.
bâtiments dont la valeur fiscale ne dépasse pas un
million de francs. Elle ne peut pas être supérieure à La déduction forfaitaire comprend les frais
1,5% de la valeur fiscale de l’immeuble. d’entretien et d’administration de l’immeuble. Il est
généralement admis sans justification une
Frais effectifs de maintenance: ces frais déduction correspondant au sixième du rendement
comprennent les dépenses engagées par un brut des immeubles.
contribuable pour les travaux de réparations et de
rénovation de son immeuble; ne sont toutefois Frais effectifs d’entretien d’immeubles: ils
admis que les frais qui n’apportent pas de plus- comprennent les frais de réparation et de
value à l’immeuble, selon la méthode développée rénovation, en tant qu’ils n’augmentent pas la
en matière d’impôt fédéral direct. valeur de l’immeuble.

Le coût des travaux tendant à économiser l’énergie


Pour des bâtiments mis en chantier depuis au
est partiellement déductible au titre de frais
moins 10 ans, l’intégralité du coût des travaux
d’entretien des immeubles. Le pourcentage admis
favorisant les économies d’énergie peut être
est défini dans un tableau détaillé (voir notice
déduite en tant que frais d’entretien, même s’ils
21006).
constituent des plus-values d’immeubles, et ceci
aussi bien dans le cas de la déduction forfaitaire que
Frais d’exploitation et d’administration: ils
dans le cas de la déduction des frais effectifs. Pour
sont déductibles fiscalement. Seuls les frais effectifs
le remplacement de machines et appareils qui
d’administration sont déductibles. Le propriétaire
permettent une diminution notable de la
ne peut pas déduire d’indemnité pour le travail qu’il
consommation d’énergie, cette règle s’applique à
aurait effectué lui-même.
l’ensemble des bâtiments.
Fonds de rénovation: dans le cas des propriétés
Frais d’exploitation et d’administration: sont par étages, la part attribuée à la provision pour
notamment déductibles les primes d’assurances grosses réparations (fonds de rénovation) n’est pas
des choses, les contributions d’incinération des déductible. Seuls les frais effectifs sont admis en
ordures ménagères et d’épuration des eaux, la déduction.
rétribution du concierge, les dépenses pour ports,
téléphones, annonces, etc. Période de 5 ans dès l’acquisition d’un im-
meuble: les travaux réalisés peu après l’acquisition
Fonds de rénovation: les versements effectués d’un immeuble sont considérés sur le plan fiscal
par les copropriétaires au fonds de rénovation sont comme un complément du prix d’achat qui sert à
déductibles. Il sont compris dans la déduction améliorer la valeur que le bien avait lors de son
forfaitaire. acquisition. Ils ne sont donc pas déductibles
fiscalement.
Période de 5 ans dès l’acquisition d’un im-
meuble: les frais pour les travaux d’entretien
intervenant dans les 5 ans dès l’acquisition d’un
immeuble ne sont pas déductibles fiscalement.

Canton de Vaud

Voir en particulier:
– Instructions générales sur la manière de remplir
la déclaration d’impôt des personnes physiques,
période 1991/92;
– Directives concernant la déduction, au titre de
frais d’entretien des immeubles, du coût des
travaux tendant à économiser l’énergie (notice
21006).

Le contribuable peut déduire au titre de frais


d’entretien d’immeubles soit un montant forfaitaire,

51
PI-BAT 2. Différents aspects de la maintenance

2.6 Bibliographie Publications en rapport avec l’entretien et


l’amélioration de la structure et de l’enveloppe des
bâtiments
La bibliographie ci-après constitue un choix limité
d’ouvrages devant permettre d’élargir ou • Guide pour l’amélioration thermique des
d’approfondir la question de la maintenance, voire bâtiments
de l’amélioration des bâtiments. N° de commande 724.503 f

• Recueil de fiches techniques pour l’amélioration


Ouvrages d’ordre général en rapport avec la de l’enveloppe
maintenance des bâtiments N° de commande 724.504 f
• La pratique des contrats de maintenance dans les
immeubles • Assainissement et rénovation des constructions
P. Guignard N° de commande 724.808 f
Ed. du Moniteur 1982

• Organisation de la maintenance des bâtiments Ouvrages en rapport avec l’entretien et


C.E.P. (contrôle + prévention) 1986 l’exploitation des installations techniques

• Gestion + entretien des immeubles d’habitation • Guide «Exploitation et entretien des


Ed. Eyrolles 1978 installations»
N° de commande 724.508 f
• Recommandation pour l’entretien des toitures et
terrasses non accessibles • Recueil de fiches techniques pour l'amélioration
EPEBAT – CSTB 1982 des installations
N° de commande 724.505 f
• Maintenance du parc immobilier
Guide d’entretien préventif • Mise en service et réception des installations du
Ministère de l’éducation nationale STEN bâtiment
N° de commande 724.613 f
• Unterhalt und Erneuerung von Altwohnungen
Schweizerischer Verband für Wohnungswesen • L’électricien et les installations du bâtiment
(SVW), Bucheggstrasse 107, Zürich N° de commande 724.614 f

• Guide Veritas du bâtiment • Equilibrage hydraulique des chauffages centraux


Tome 2, Réhabilitation / maintenance N° de commande 724.620 f
Editions du Moniteur – Paris 1989
• Dimensionnement et remplacement de
• Manuel Mer – Méthode d’évaluation rapide des chaudières
coûts de remise en état de l’habitat N° de commande 724.000 f
P. Merminod et J. Vicari – Bulletin du logement
28 – Berne 1984/1989
Dans le domaine des installations électriques, les
Manuels pratiques et carnets d’entretien ordonnances et prescriptions suivantes sont
applicables:
• Guide pratique pour l’entretien d’un immeuble
ANAH – Paris
– Loi fédérale du 24 juin 1902 sur les installations
électriques à faible et à fort courant
• Entretenir sa maison
(LIE)
Edition l’Assurance française – Paris 1988
– Ordonnance du Conseil fédéral du 7 juillet 1933
• Carnet d’entretien des bâtiments sur l’établissement, l’exploitation et l’entretien
Bruxelles – 1984 des installations électriques à courant fort
– Ordonnance du Conseil fédéral du 24 juin 1987
sur les matériels électriques à basse tension
Publications des Programmes d’Impulsions de
l’Office fédéral des questions conjoncturelles: (OMBT)
«Amélioration thermique des bâtiments» et «Instal- – Ordonnance du Conseil fédéral du 6 septembre
lations du bâtiment» et du Programme d’Impul- 1989 sur les installations électriques à basse ten-
sions en faveur du bois. La liste complète des publi- sion
cations éditées dans le cadre des deux programmes (OIBT)
peut être demandée auprès de cet office. Les – Prescriptions de l’Association Suisse des Electri-
commandes sont à adresser à l’Office central ciens sur les installations électriques intérieures
fédéral des imprimés et du matériel, 3000 Berne. (PIE)

53
2. Différents aspects de la maintenance PI-BAT

Ouvrages en rapport avec les questions juridiques


abordées dans le chapitre 2.4

Garantie, rénovation, maintenance

• Mise en service et réception des installations


techniques du bâtiment, Berne, 1985, Office
fédéral des questions conjoncturelles

• Denis Bettems, La garantie des défauts dans la


construction, Lausanne, 1982

• Peter Gauch, Der Werkvertrag, Zürich, 1985

• Pierre Tercier, La partie spéciale du Code des


obligations, Zurich, 1988

• Pierre Cavin, La vente, l’échange, la donation,


Fribourg, 1978

• Pierre Tercier, La rénovation et la réparation des


immeubles, séminaire du droit de la
construction, Fribourg, 1991

La propriété par étages

• Paul-Henri Steinauer, Les droits réels, tome I,


Berne, 1985

Le bail à loyer

• David Lachat et Jacques Micheli, Le nouveau


droit du bail, Lausanne, 1990

• Guide du propriétaire, édité par la Chambre


vaudoise immobilière

54
PI-BAT 3. Défauts et diagnostic

3. Défauts et diagnostic

Généralités Les listes sont regroupées par lieu, sauf en ce qui


concerne les installations de chauffage, de
ventilation, sanitaires et d’électricité qui, pour des
Comme il l’a été dit dans l’introduction, un des raisons pratiques, sont regroupées par métier.
objectifs de ce présent guide est d’encourager les
responsables de la maintenance à mieux connaître Ce regroupement suit le principe de la visite
leur bâtiment et, dans une certaine mesure, à systématique développée plus en détail dans le
contribuer à leur transmettre des connaissances chapitre suivant. Ces visites commencent par les
techniques dans le domaine de la construction et espaces extérieurs et les abords du bâtiment, soit
des installations s’y rapportant. les aménagements extérieurs et les façades
(parois extérieures du rez-de-chaussée et des
Il n’est ni possible ni souhaitable dans un tel cadre étages supérieurs); elles se poursuivent par la visite
d’élaborer un ouvrage technique de référence des sous-sol, des circulations et locaux
recensant tous les défauts et les dégâts qui peuvent communs (entrée, hall, couloirs, cage d’escaliers,
apparaître dans un bâtiment. Notre ambition, dans ascenseurs), des combles et de la toiture
ce chapitre, serait plutôt de proposer des (charpente, couverture, locaux techniques) et se
ouvertures aux personnes responsables de la terminent par les logements et équipements
maintenance, à savoir les cadres techniques des privatifs: ouvertures et balcons, revêtements de
gérances, les concierges et les propriétaires eux- parois, plafonds et sol, ainsi que menuiserie.
mêmes. Et nous espérons qu’ils regarderont leur
bâtiment d’un œil différent, qu’ils s’interrogeront Le chapitre se termine par les listes pour les
sur des phénomènes inhabituels ou sur les défauts installations électriques, les installations de
qu’ils ont considérés de prime abord comme chauffage, les installations de ventilation et les
irrémédiables ou faisant partie de l’usure normale. installations sanitaires.

Ce guide ne s’adresse pas à des professionnels du


bâtiment. Il ne veut pas non plus donner des
recettes faciles qui permettent à quiconque de
bricoler soi-même pour réparer des dégâts. La
tâche principale du gérant, du concierge ou du
propriétaire, consiste à exercer une surveillance
permanente et des contrôles périodiques. Ce sont
les professionnels du bâtiment qui peuvent établir
un diagnostic définitif et procéder aux travaux de
réfection nécessaires.

Les listes «Défauts et diagnostic» que nous avons


établies partent de l’observation de défauts ou de
dégâts constatés sur des bâtiments et indiquent
leurs causes possibles. Suivent les actions correc-
tives ou préventives qu’il s’agit d’engager pour
réparer ou prévenir ces dégâts. Les deux colonnes
du centre se réfèrent au code des frais par élément
(CFE) élaborée par le CRB dans le cadre de la clas-
sification des frais de construction par élément.
Elles n’ont qu’une importance secondaire pour le
propriétaire, mais donneront aux professionnels
avertis une entrée facile pour le calcul du coût des
mesures d’entretien ou de rénovation.

Les illustrations qui accompagnent ces listes pour-


suivent le même objectif: permettre aux non-pro-
fessionnels d’identifier et de localiser les problèmes
soulevés, définir dans une certaine mesure une ter-
minologie commune, stimuler l’observation in situ.

55
3. Défauts et diagnostic AMÉNAGEMENTS EXTÉRIEURS
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives
Murs en éléments de talus

Dégâts causés par Exécution de travaux Avertir les auteurs S'informer sur des
des travaux voisins: sur le domaine pu- des dégâts constatés travaux projetés; 1
défoncement de sur- blic, sur des par- et exiger leur répara-
faces en dur ou plan- celles voisines ou tion Etablissement de
tées; bâtiments contigus: constats préalables 2
ravinement par l'eau vibrations, tasse- et pose de témoins
de surface; ments, eau de surfa-
apparition de fis- ce ou souterraine, Surveiller l'apparit- 3
sures dans les bâti- canalisations ion de dégâts et leur
ments ou sur des bouchées, etc. évolution
ouvrages extérieurs;
etc.

Murs de soutène- Pression d'eau par le T2 Murs à Expertise par un Eviter des charges
ment ou de délimita- terrain, drainage in- l'extérieur ingénieur civil excessives
tion en pierre: suffisant ou absent
faux-aplomb, fis- Création d'un Eviter la présence
sures, éboulements Sollicitations méca- drainage des arbres à racines
partiels niques, ébranle- profondes à proximi-
ments (par ex. par la Abattage d'arbres té de murs de soutè-
circulation des voi- dangereux nement
tures)

Présence de racines

Couvertines de murs Descellement T2 Murs à Réfection des cou- Surveiller l'appari-


déplacées ou abî- l'extérieur vertines et remplace- tion de fissures, de
mées ment éventuel flaques d'eau stag-
nante ou d'autres
possibilités d'infiltra- 4
tions

Murs en béton armé: Qualité du béton T2 Murs à Expertise par Surveillance réguliè- 1. Clôture de mur latérale
fers dégarnis et cor- l'extérieur ingénieur civil re de l'évolution du 2. Clôture de couronnement
rodés, taches de Enrobage des fers phénomène 3. Remplissage de terre végétale et plantation
rouille, éclatement insuffisant Réfection par 4. Fondation hors gel
de béton spécialiste
Carbonatation

57
3. Défauts et diagnostic AMÉNAGEMENTS EXTÉRIEURS

58
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives
Séparateur d’huile
Murs en éléments Tassement T2 Murs à Expertise par Contrôle réguliers
de talus: l'extérieur ingénieur civil
éléments déplacés Charges excessives Utilisation
ou abîmés Elimination de plan- appropriée
Présence de racines tations dangereuses

3
Canalisations: Fosses ou sépara- T3 Canalisa- Vidage des fosses et Contrôle et entretien
odeurs d'égouts teurs non vidés tions séparateurs des joints inodores
et siphons
1
Refoulements Joints inodores ou Curage des canalisa-
siphons à sec tions, nettoyage des Evacuation des
Mauvais chambres hydrocarbures et 2
écoulements des boues

Nettoyage des
regards, cunettes et
sacs coupe-vent
1. Chambre de séparation
Canalisations Débouchage des Contrôle TV des 2. Chambre à boue
bouchées canalisations canalisations 3. Zone d’huile

Arbres agressifs: Abattage d'arbres


Queue de renard dangereux
Syphon de cour
Couvercles de Usure accidentelle T3 Canalisa- Remplacement des Réglementer l'accès
chambres ou re- tions couvercles et grilles des véhicules à
1
gards cassés ou Vandalisme certaines zones
manquants E3 Saut-de-loup
Charges non Couvercles ou grilles
Idem pour grilles respectées verrouillables, sauf
caillebotis de saut- dans le cas de sortie 2
de-loup, etc. de secours

Surfaces vertes: Arrivées d'eau T4 Surfaces Détournement des Curage des


ravinement extérieure vertes arrivées d'eau drainages et fossés
1. Joint inodore
Pente des talus Stabilisation des Inspection après de 2. Ramasse-boue amovible
talus fortes pluies
3. Défauts et diagnostic AMÉNAGEMENTS EXTÉRIEURS
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives
Toiture engazonnée (solution possible)
Gazon et prés: Croissance normale T4 Surfaces Tonte du gazon env.
croissance excessive selon les saisons vertes vingt fois / an 2 1
Tontes / fauchage Fauchage des prés 2
trop espacées à 3 fois / an

Dosage et type Utilisation appro-


d'engrais priée des engrais

Croissance Sécheresse T4 Surfaces Passage au scarifica- Arrosage si autorisé


insuffisante, gazon vertes teur et aérateur
jaune, parties usées Sol inadapté
ou abîmées Apports d'amende- Utilisation appro- 3
Dosage et type ments ou d'engrais, priée des engrais
d'engrais terreautage, sablage 4

Resemis partiel ou 5
total
6

Apparition de mau- Manque d'entretien T4 Surfaces Traitement au 7


vaises herbes né- vertes désherbant sélectif
8
fastes: trèfles, ru-
mex, plantain
9

Feuilles mortes Phénomène saison- T4 Surfaces Nettoyage selon Ramassage des 1. Plaque de recouvrement
nier ou accidentel vertes besoins feuilles mortes 2. Terre végétale, 50 cm
Débris divers 3. Tourbe
4. Feutre fibre de verre
5. Gravier, 25 cm
Toiture engazonnée: Sol tassé, terre mal T4 Surfaces Ameublement, Apport d'engrais, 6. Mortier de protection
dépérissement de adaptée vertes apport de sable arrosage suivi 7. Etanchéité multicouche
tout ou partie des 8. Isolation thermique
plantes Changer les plantes 9. Barrière de vapeur

Stagnation d'eau sur Ecoulement bouché, T3 Canalisa- Modification des Contrôle régulier des
le terrain queue de renard tions drainages et drainages et écoule-
écoulements ments

59
3. Défauts et diagnostic AMÉNAGEMENTS EXTÉRIEURS

60
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives
Protection des pieds d’arbres
Arbres à grand Croissance naturelle T4 Plantations Abattage d'arbres Inspection annuelle
développement malades, dangereux en août/septembre
ou en surnombre
Arbres d'alignement après inspection Taille d'équilibre ou
éclaircissement
Gêne aux bâtiments,
feuilles mortes dans Tailles tous les 1-2
les chéneaux et saut- ans
de-loup, frottement,
ombre et humidité

Branches sèches ou Dégâts consécutifs à Enlèvement Contrôle et mise en


cassées, déborde- des intempéries, immédiat de place éventuelle des Protection invisible
ment de branches maladies ou branches sèches ou haubans et attaches
sur le domaine vandalisme cassées ou gênantes
public

Pied d'arbre dans Perforation et apport Arrosage selon


surfaces de roulage, d'engrais nécessité et fumure
cour, gravier: suivie
sol dur, formation
d'une croûte

Arbustes: Croissance normale T4 Plantations Ameublissement Arrosage et traite-


sol dur, formation ou manque superficiel avec ment antiparasitaire
d'une croûte, d'entretien apport d'engrais et et désherbant selon
mauvaises herbes enlèvement des nécessité
mauvaises herbes

Croissance Transplantation Taille en mars ou


excessive éventuelle ou après la floraison
enlèvement printanière ou selon
les espèces
Protection apparente
Plantes fragiles Contrôle et mise en
place éventuelle des
Plantes malades ou Remplacement de tuteurs et attaches
sèches plantes malades ou
sèches
3. Défauts et diagnostic AMÉNAGEMENTS EXTÉRIEURS
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives

Haies: Croissance normale T4 Plantations Ameublissement Arrosage «de fond»


sol dur, formation ou manque superficiel avec en périodes sèches
d'une croûte, d'entretien apport d'engrais et prolongées
mauvaises herbes enlèvement des
mauvaises herbes

Croissance Tailles en été, à la ci-


excessive saille ou au sécateur
(laurelles)

Plantes malades ou Remplacement de la


sèches haie tout ou partie

Plantes tapissantes Croissance normale T4 Plantations Ameublissement Sarclage et enlève-


et vivaces: ou manque sur 15 cm en mars- ment des mauvaises
sol dur, mauvaises d'entretien avril avec apport herbes 3 fois / an
herbes d'engrais;
Déserbant spécifique
en hiver

Croissance Croissance normale En mars: fauchage


excessive ou manque des talus selon né-
d'entretien cessité spécifique
des espèces

Plantes malades ou Remaniement des Arrosage et traite-


sèches plates bandes tous ment insecticide
les 4 ans avec selon nécessité,
incorporation de élimination des
fumier bovin plantes malades

Plantes en bac ou Sécheresse ou excès T4 Plantations Changer végétaux Arrosage, fumure


jardinière: d'humidité ou substrat deux fois par an
dépérissement
Contrôle des
drainages

61
3. Défauts et diagnostic AMÉNAGEMENTS EXTÉRIEURS

62
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives

Surfaces en dur: Croissance normale T5 Surfaces en Traitement avec her-


apparition de mau- dur bicide au printemps
vaises herbes sur
chemins pavés ou
gravelés

Surfaces gravelées Intempéries T5 Surfaces en Egalisation avec ap- Correction du terrain


ravinées dur port éventuel de gra- pour éviter les ruis-
villons selements d'eau de
surface

Tassements de pa- Erosion T5 Surfaces en Réfection complète Contrôle régulier


vés ou dallettes, dur ou partielle, béton-
effondrement de Défauts d'exécution nage des bordures
bordures

Mauvais écoule- Tassement T5 Surfaces en Correction des


ments d'eau,flaques dur pentes d'écoulement
d'eau résiduelle

Nids de poule Mauvais entretien T5 Surfaces en Remblayage et ré- Limitation de l'accès


ou utilisation dur fection du revête- à certains véhicules
inappropriée ment

Surfaces sales, Usure normale T5 Surfaces en Nettoyage/balayage


feuilles mortes, dur régulier, enlèvement
neige et glace des feuilles mortes,
déneigement, salage
ou gravillonnage

Clôtures: Pourriture de la T6 Clôtures Scellement ou rem- Vérification régulière


montant arrachés ou partie enterrée, placement des mon-
descellés usure accidentelle, tants
vandalisme
3. Défauts et diagnostic AMÉNAGEMENTS EXTÉRIEURS
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives

Treillis ou lames Usure normale ou T6 Clôtures Remplacement des Vérification régulière


manquants ou accidentelle, parties abîmées
défectueux vandalisme

Peinture abîmée Usure normale Décapage et peintu- Peinture d'entretien


re neuve

Portails grincent ou Usure normale, Renforcement ou Réglage et lubrifica-


ferment mal tassement des correction des tion des ferrements
montants montants

Installations: Accident ou T7 Installations Remplacement des


luminaires cassés vandalisme électriques parties
endommagées

Eclairage défectueux Alimentation ou am- Réparation des Remplacement des


poule défectueuses lignes électriques ampoules

Arrosage extérieur Conduites percées T7 Installations Remplacement des Couper l'eau et


coupé ou fuite par la corrosion ou d'arrosage conduites purger les conduites
le gel défectueuses avant les périodes
de gel
Joints défectueux
Remplacement du
joint du robinet

Equipements exté- Usure normale, T8 Equipements Remplacements des Contrôle régulier,


rieurs: accidentelle ou et engins parties défectueuses lubrification des
bancs et engins de vandalisme parties mobiles
jeux abîmés ou hors
d'usage Utilisation
appropriée

63
3. Défauts et diagnostic AMÉNAGEMENTS EXTÉRIEURS

64
PI-BAT

Notes personnelles
3. Défauts et diagnostic PAROIS EXTÉRIEURES
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives

Murs bombés, faux Tassements, chaîna- E4 Parois Expertise par Surveillance de


aplombs ge insuffisants, extérieures ingénieur civil l'évolution des phé-
tirants coupés nomènes

4
Murs fissurés Fissure statique E4 Parois Expertise par Surveillance de
traversante ou non extérieures ingénieur civil l'évolution des fis- 2 1
sures: pose de té-
Dilatation thermique Réfection des moins 5 3
fissures pour éviter
Fissure de retrait la pénétration 6
d'humidité 7
8
Surfaces sales Pollution E4 Parois Nettoyage et ravale-
atmosphérique extérieures ment des façades

Dépôt provenant Modifications Erreur de conception


d'autres éléments de constructives lors de 9
construction travaux important

Graffiti Nettoyage Peinture anti-graffiti


10
Salissures par des Nettoyage Treillis ou filets de
animaux protection 11

Taches d'humidité Infiltrations d'eau E4 Parois Réfection des élé- Contrôle de la cou- 1. Corbeau
extérieures ments défectueux verture, des ferblan- 2. Corniche
teries et des écoule- 3. Linteau
ments de toiture et 4. Embrasure
Ecoulement d'eaux E1 Descente Idem de balcons 5. Tablette
pluviales bouché ou d'eau 6. Allège
inétanche pluviale 7. Cordon
8. Balustrade
9. Console
Fuites d'eau I4 Conduites Idem 10. Saut-de-loup
d'eau 11. Semelle de fondation

Remontées d'humi- Voir «Eléments en


dité sous-sol»

65
PAROIS EXTÉRIEURES

66
3. Défauts et diagnostic
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives Joint souple

Joints souples: E4 Parois Contrôle périodique 2


extérieures Nettoyage et rem- des joints pendant la
Décollement des Mauvaise adhérence placement des joints période froide: fe-
1
bords (primer) défectueux; ne ja- nêtres, tablettes, élé-
mais peindre les ments préfabriqués,
Fissuration en Dessèchement joints! etc.
surface

Effritement ou éro- Qualité du mortier E4 Parois Nettoyage des joints


sion de joints au Pollution extérieures et regarnissage
mortier atmosphérique 3

Envahissement des Mauvaise surveillan- E4 Parois Taille ou arrachage Eviter les plantes
façades par des ce de la croissance extérieures de plantes trop en- grimpantes qui 1. Profil de mousse
plantes grimpantes des plantes vahissantes incrustent les 2. Couche de séparation tendre (laine minérale)
racines dans le crépi 3. Ciment à élasticité permanente. Largeur du
joint selon déplacement et dilatation
Contrôle de la venti- admissible, min. 10 mm
lation de façades
avec éléments de Joint de dilatation néoprène
bardage

2
Façades avec éléments en béton apparent 1

Eclats de béton Qualité du béton ou E4 Parois Expertise, réfection Surveillance réguliè-


enrobage des fers extérieures par spécialiste re de l'évolution du
Fers dégarnis insuffisants phénomène

Taches de corrosion Pollution


atmosphérique

Carbonatation

1. Couche de séparation tendre


2. Joint néoprène
3. Défauts et diagnostic PAROIS EXTÉRIEURES
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives

Traitement de Rayonnement UV Réfection du traite- Appliquer un traite-


surface abîmé ment de surface ment de surface
Intempéries (peinture, lavis, etc.) (bouche-pores) au
béton apparent à
Conditions d'appli- l'extérieur
cation insuffisantes

Façades avec éléments en pierre naturelle

Réfection, év. rem- Contrôle et nettoya-


Corniches et Erosion et/ou pollu- E4 Parois placement des élé- ge des écoulements
chaînages abîmés tion atmosphérique extérieures ments abîmés

Réfection des
Stagnation d'eau sur orifices et surfaces
éléments en saillie d'écoulement

Fissuration du revêtement de
Façades avec éléments crépis surface, pénétration d’eau et
éclatement dû au gel
Assainir le pied des Contrôle des drai-
Crépi décollé ou Au pied des façades: E4 Parois façades, voir «Elé- nages et de l'eau de
cloquage remontée d'humidité extérieures ments en sous-sol» ruissellement en sur-
face vers la façade,
contrôle des planta-
tions

Réfection après ex- Contrôle des joints


Manque pertise par spécialis- constructifs et des
d'adhérence te, réfection des points de pénétra-
joints tion par d'autres élé-
Infiltration d'eau ou ments de construc-
condensation et tion, voir aussi
dégradation par «Taches d'humidité»
l'action du gel

67
PAROIS EXTÉRIEURES

68
3. Défauts et diagnostic
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives
Parement extérieur ventilé
Crépi fissuré Fissure de retrait ou E4 Parois Vérifier la nature des Surveillance de
de dilatation extérieures fissures l'évolution des
fissures
Colmater les fissures
pour éviter des Eviter les teintes
infiltrations d'eau foncées pour le crépi 1
extérieur

Faïençage du crépi Composition et E4 Parois Contrôle visuel


conditions extérieures régulier
d'exécution du crépi
2
Peinture abîmée Rayonnement UV, E4 Parois Renouvellement de
situation exposée extérieures la couche d'impré-
gnation, peinture,
enduit pelliculaire
étanche
3

Façades avec parties en briques apparentes

Efflorescences Infiltrations d'eau E4 Parois Expertise par Contrôle des


extérieures spécialiste ferblanteries
Décollement partiel Qualité des briques 1. Orifice d’aération
de briques ou des joints Contrôle des entrées 2. Fer de liaison entre mur porteur et parement
et sorties d'aération extérieur
Aération insuffisante du mur 3. Vide ventilé
ou inexistante entre
parement extérieur Contrôle générale à
et isolation la fin de l'hiver

Remontées Voir «Eléments en


d'humidité sous-sol»
3. Défauts et diagnostic PAROIS EXTÉRIEURES
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives Bardage en éléments
de petite dimension
Façades avec éléments de bardage

Eléments de Sollicitations E4 Parois Remplacement ou Contrôles visuels


bardage de façade mécaniques extérieures remise en place périodiques
abîmés, déplacés ou d'éléments
manquants Corrosion ou défectueux Contrôle des entrées
descellements des et sorties d'aération
fixations
Contrôle des joints
entre éléments

Corrosion de bar- Qualité du E4 Parois Expertise par Surveillance de


dages métalliques thermolaquage extérieures spécialiste l'évolution du 1. Isolation mal posée:
phénomène Interruption de la ventilation, éventuellement
Courants vagabonds pénétration de l’humidité.

Peinture abîmée de Rayonnements UV, E4 Parois Réfection de la Peinture ou


bardages en bois situation exposée extérieures peinture ou vernissage régulier,
remplacement de surtout des parties
partie trop abîmées les plus exposées

Ferblanteries corro- Sollicitations méca- E4 Parois Remplacement de Contrôle régulier


dées ou manquantes niques, pollution extérieures parties détériorées
ou manquantes

2. Bonne exécution:
Une ventilation correcte est assurée.

69
PAROIS EXTÉRIEURES

70
3. Défauts et diagnostic
PI-BAT

Notes personnelles
3. Défauts et diagnostic ÉLÉMENTS ET LOCAUX
EN SOUS-SOL
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives
Aération hivernale des locaux en sous-sol
Murs fissurés Affaissement des D2 Fondations Expertise par ingé- Contrôle de l'évolu-
fondations suite à nieur civil tion des fissures, év.
des tassements, éro- E3 Parois exté- pose de témoins 1 2 3 4 5 6
sion, variation de la rieures et
nappe souterraine E6 intérieures

Présence de racines Eviter les plantes à


racines profondes à
proximité des parois
extérieures

Corrosion Voir «Humidité E2 Eléments Brossage/décapage Surveillance des


ambiante» métalliques et peinture points de rouilles 1. Evacuation vers l’extérieur de la vapeur du
séchoir
2. Porte assurant un passage de l’air
E3 Ferrements Manipulation des 3. Introduction d’air sec extérieur
des éléments portes et volets blin- 4. Renforcement de l’isolation
d'abri dés, lubrification des 5. Aération faible mais traversante et
ferrements permanente en saison froide
6. Evacuation de l’air humide vers l’extérieur
Présence de produits Elimination des
corrosifs produits corrosifs

Humidité ambiante Dégagement interne E3 Parois Ventilation perma- Ventilation des vides sanitaires
d'humidité et venti- extérieures nente en hiver,
Odeurs de lation insuffisante E6 et ponctuelle en été 1 2 3
moisissures intérieures
Ev. éliminer des
plantes déposées
pendant l'hiver

Enclencher la venti-
lation des abris 1/2 h
par jour (horloge)
1. Conduit d’aération hors d’eau
Séchoir à linge, Ventilation de la
2. Renforcer l’isolation thermique si le sol est
déshumidificateur buanderie pendant
trop froid
et après la lessive
3. Grille d’aération propre et dégagée

71
3. Défauts et diagnostic ÉLÉMENTS ET LOCAUX

72
EN SOUS-SOL
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives
Parois extérieures enterrées
D0 Vide sani- Nettoyage, év. Contrôle périodique
taire réfection du vide et des grilles d'aération
des grilles d'aération 1
2
D3 Drainages Curage, év. réfection Contrôle périodique

Eléments humides Nappe souterraine D2 Fondations Curage/réfection des Contrôle des drai- 3
sous pression et dalle de drainages nages, descentes 4
Salpêtre sol d'eau de toitures, ca-
Drainages complé- nalisations 5
Crépis défectueux mentaires 6
Coloration noir- Réfection de 7
verdâtres l'étanchéité 8
9
Eaux souterraines E3 Parois voir« Nappe Voir «Nappe souter-
ou de surface (ruis- extérieures souterraine» raine»
sellement) enterrées
Modification des
Canalisations d'eau aménagements 1. Empierrement
claire ou drainages extérieurs 2. Crépi
bouchés ou 3. Remblais
interrompus Réfection de 4. Plaque filtrante
conduites défec- 5. Etanchéité
Conduites d'eau tueuses 6. Natte non-tissée
défectueuses 7. Chemise de drainage
8. Banquette et gorge
E3 Sauts de Débouchage du Nettoyage régulier 9. Drainage
loup fond et des écoule- du fond
ments

Etanchéité E3 Parois exté- Expertise par spécia- Voir «Humidité


défectueuse rieures et liste ambiante»
E6 intérieures

Condensation I4 Conduites Isolation des con-


d'eau froide duites d'eau froide
3. Défauts et diagnostic ÉLÉMENTS ET LOCAUX
EN SOUS-SOL
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives

Formation de glace Condensation ou E3 Parois exté- Expertise par spécia-


sur l'intérieure des infiltrations d'eau rieures liste
parois enterrées

Infiltrations d'eau Voir «Eléments E0 Dalle sur Réfection de l'étan-


humides» sous-sol chéité des dalles et
murs enterrés, des
E3 Parois exté- raccords aux écoule-
rieures en- ments, lanterneaux,
terrées etc.

Sous-sol inondé Canalisations bou- D3 Canalisa- Curage / réfection


chées ou sous-di- tions des canalisations
mensionnées

Attention: les matériaux de remblayage ne


Odeurs d'égout Fosse, siphons et D3 Canalisa- Vidage fosses et Contrôle des si- doivent pas abîmer l’étanchéité et le
joints mal entre- tions décanteurs phons et joints in- drainage des murs de sous-sol.
tenus odores

Evacuation des
hydrocarbures et
des boues

Traces d'animaux D0 Vide sani- Obturation des Surveillance


taire entrées possibles

D3 Canalisa- Désinfection
tions

Champignons Humidité D2 Fondations Consulter un Voir «Humidité


spécialiste ambiante»

Obscurité E3 Parois exté-


rieures et Désinfection
E6 intérieures

73
3. Défauts et diagnostic ELÉMENTS ET LOCAUX

74
EN SOUS-SOL
PI-BAT

Notes personnelles
3. Défauts et diagnostic CIRCULATIONS
ET LOCAUX COMMUNS
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives
Cylindre de porte
Porte d'entrée: Porte déformée E5 Fenêtres et Réfection ou rempla- Réglage et lubrifica-
Ferme difficilement portes exté- cement de la porte tion des ferrements
Ferrements mal ré- rieures 1 2
glés

Joints mal posés ou Remplacement des


manquants joints

Ferme-porte déréglé Usure E5 Fenêtres et Réglage ou rempla- Lubrification


ou défectueux portes cement du ferme-
Réglage extérieures porte
1. Partie fixe
2. Partie mobile
Cylindre de sûreté Usure E5 Fenêtres et Réglage du cylindre Lubrification
ou fermeture élec- portes
trique défectueux extérieures

Défaut électrique I0 Installations Remplacement du Ferme-porte automatique


de courant cylindre
fort
Réparation de l'ins-
tallation électrique

Peinture ou vernis Usure normale E5 Fenêtres et Lessivage, év.


écaillé ou abîmé portes décapage et peinture
1
Boîtes à lettre dété- Vandalisme M6 Encastrés Remplacement de
riorées ou non boîtes détériorées
conformes Voir normes PTT ou non conformes

Sonnettes ou inter- Défaut électrique I1 Installations Réparation de


phones défectueux de télécom- l'installation
munication 1. Plaquette coulissante donnant accès aux
instructions de réglage

75
3. Défauts et diagnostic CIRCULATIONS

76
ET LOCAUX COMMUNS
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives
Conception des balustrades d’escaliers
selon recommandation SIA 358
Escaliers: Sollicitations méca- E0 Escaliers En cas de descelle-
Descellement de niques: ment: consulter un
marches usure normale ou ingénieur
accidentelle
Garnissage des
Dégradation des joints entre les
joints entre marches marches

Réfection du nez de Eviter d'appuyer des


Nez de marche creu- marche ou pose charges lourdes, p.
sés ou cassés d'un éléments de ex. lors de déména-
protection gements

Barrière non confor- Réglementation M2 Eléments de Modification des


me aux normes de communale protection barrières ou pose de
sécurité filets de protection

Descellement des Sollicitations M2 Eléments de Scellement des Contrôle périodique


montants de la bar- mécaniques protection montants et main- des fixations
rière courantes

Peinture abîmée Usure normale M2 Eléments de Lessivage, év.


protection décapage et peinture

Ascenseur non Réglementation I6 Installations Adaptation des ins- Contrat d'entretien


conforme aux de transport tallation conformé- obligatoire
normes de sécurité ment aux normes de
sécurité

Sol entrée: Usure normale M3 Revêtements Remplacement du Nettoyage régulier


Paillasson sale ou de sol paillasson
manquant Vol ou vandalisme
3. Défauts et diagnostic CIRCULATIONS
ET LOCAUX COMMUNS
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives

Sol détérioré Usure normale ou M3 Revêtements Remplacement par- Nettoyage et traite-


accidentelle de sol tiel ou total ment approprié

Nettoyage par entre-


prise spécialisée

Murs: Usure normale ou M4 Revêtements Lessivage et


Sales ou abîmés accidentelle de parois peinture

Graffiti Application d'une


peinture anti-graffiti

Plafond ou paillasse Usure normale M5 Revêtements Lessivage et


sale de plafond peinture

Eléments de faux- Usure normale ou M5 Revêtements Remplacement Contrôle des fixa-


plafonds abîmés ou accidentelle de plafond d'éléments défec- tions
manquants tueux
Vandalisme

Eclairage des circu- Minuterie déréglée I0 Installations Renforcement de Réglage de la minu-


lations communes de courant l'installation des lu- terie
insuffisant Puissance fort minaires
insuffisante
Remplacement des Nettoyage des
Ampoules cassées ampoules globes

Eclairage de secours I0 Installations Contrôle de fonc-


de courant tionnement régulier,
fort év. contrat d'entre-
tien

Défense incendie: I1 Installations


exutoire de sécurité
lance-incendie
extincteurs

77
3. Défauts et diagnostic CIRCULATIONS

78
PI-BAT ET LOCAUX COMMUNS

Notes personnelles
3. Défauts et diagnostic TOIT EN PENTE
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives
Charpente en bois
Pièces de charpente Tassements E1 Charpente Réfection et renfor- Modifications éven-
déplacées ou cement de la char- tuelles par per-
coupées Modifications pente après experti- sonnes compétentes
incompétentes se 7

Assemblages Pourriture ou Remplacement de Contrôle et sur- 1


défectueux entre attaque par les pièces défectueuses, veillance réguliers, 6
pièces de charpente insectes traitement curatif traitement préventif 8
4
2 9
Corrosion Décapage et
peinture
3
5

Charpente sale, Mauvais entretien E1 Charpente Nettoyage de la Nettoyage préventif 10


toiles d'araignées charpente

Taches d'eau sur Couverture ou E1 Couverture, Révision de la cou- Contrôle et révision 1. Moises
pièces de charpente ferblanterie ferblanterie verture et réfection réguliers 2. Poteau
ou lambris, ou sur le inétanche des ferblanteries 3. Semelle
sol des combles abîmées 4. Bras ou contre-fiche
5. Voligeage
6. Chevêtre
Pièces de charpente Infiltrations d'eau E1 Charpente Remplacement des Contrôle et révision 7. Panne faîtière
ou lambris attaqués pièces défectueuses réguliers de la 8. Panne intermédiaire
par la pourriture Condensation couverture 9. Panne sablière
Réfection de la 10. Chevron
Apparition de Ventilation couverture Lors de l'isolation ul-
moisissures ou de insuffisante térieure de la toiture:
champignons Modification de la assurer une ventila-
conception de cons- tion suffisante sur et
truction de la toiture sous la sous-couver-
ture, exécution irré-
prochable de la bar-
rière de vapeur et de
l'étanchéité à l'air

Traces de sciure, Attaque par les E1 Charpente Traitement curatif en Traitement préventif
trous d'insectes insectes surface ou par injec-
tion, après expertise
par spécialiste

79
3. Défauts et diagnostic TOIT EN PENTE

80
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives
Aération des combles et de la toiture
Traces d'animaux Mauvaise obstruc- E1 Charpente/ Obturation des Prévoir des tôles
(bruits, plumes, tion des orifices couverture entrées possibles. perforées ou des 1 2 3
excréments) d'aération treillis aux entrées et
Désinfection sorties d'air prévues
pour la ventilation
de la toiture

Corrosion de pièces Humidité E1 Charpente Décapage et Contrôle et sur-


de charpente ou peinture veillance réguliers
d'assemblage métal- Couche de
lique protection Remplacement de 1. Eviter l’évacuation de la vapeur dans les
insuffisante pièces trop combles
détériorées 2. Aération des combles
3. Aération de la couverture

Traces d'eau aux Ferblanteries corro- E1 Ferblanterie Remplacement de Contrôle et


emplacements de ta- dées, percées ou garniture de ferblan- surveillance
batières, antennes, manquantes terie et de tabatières réguliers
potelets, conduits de défectueuses
fumée ou de ventila- Tabatières cassées Fermer les tabatières
tion ou ouvertes lors de risques de
pluies

Souches fissurées, I2 Conduits de Recrépissage des


solin ou crépis fumée souches de
défectueux cheminées

1 2 3 4
Conduits fissurés, Tassements ou I2 Conduits de Remplacement ou Vérification de la
év. traces de gou- autres problèmes fumée tubage du conduit qualité du conduit,
dron ou d'humidité statiques de fumée notamment lors du
remplacement de la
Infiltrations d'eau chaudière

Dégâts dus à la
foudre 1. Pare-vapeur et étanchéité à l’air
2. Panneau isolant ventilé
Condensation 3. Chevron
4. Sous-couverture
3. Défauts et diagnostic TOIT EN PENTE
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives
1 2 4 7
Eléments de ferblan- Usure normale ou E1 Ferblanterie Remplacement de Contrôle et révision
terie percés ou cor- protection insuffi- pièces défectueuses réguliers
rodés sante contre la cor-
rosion 8
Barres à neige 5 6
déplacés
3
Chéneaux ou des- Fixations ou scelle- E1 Ferblanterie Resceller les fixa- Contrôle et révision
centes d'eau dislo- ments défectueux tions, remettre en réguliers 10 9 11
qués ou manquants état les emboîte-
ments 12
13

Taches d'eau sur Descentes d'eau ou E1 Ferblanterie Remplacement de Contrôle et net-


larmier, façade chéneaux obstrués, pièces défectueuses toyages réguliers 1. Croupe
mouillée percés, disloqués, ou sous-dimension- des chéneaux et des- 2. Arêtier
sous-dimensionnés, nées centes d'eau 3. Virevent
débordement des 4. Souche de cheminée
chéneaux Vérification des 5. Lucarne
pentes 6. Tabatière
7. Faîte
Eviter de planter des 8. Noue
arbres trop proches 9. Larmier
des bâtiments 10. Barre à neige
11. Chéneau
12. Dauphin
Débordement du sac Sacs obstrués D3 Canalisa- Nettoyage régulier 13. Sac d’eau pluviale
coupe-vent tions du sac coupe-vent

Faîtières ou arrêtiers Intempéries E1 Couverture Remplacement ou Contrôle et révision


descellés fixation des élé- réguliers
Coups de vent ments cassés, dépla-
Tuiles ou ardoises importants cés ou manquants
cassées ou
manquantes Sollicitations méca-
niques (circulation)

Gel, neige

81
3. Défauts et diagnostic TOIT EN PENTE

82
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives

Couronnement de Sollicitations méca- I2 Conduit de Rescellement ou Contrôle et révision


cheminées cassé ou niques fumée remplacement du réguliers
déplacé couronnement
Foudre

Crépi ou solin au Humidité, gel E4 Crépissage Remplacement du Contrôle et révision


mortier fissuré ou solin réguliers
cassé Qualité du mortier

Surfaces de toitures Pièces de charpente E1 Charpente/ Expertise par un Vérification visuelle


ou faîtes irréguliers défectueuses couverture spécialiste régulière
(ondulations)
Remplacement de
pièces abîmées

Couverture sale ou Entretien insuffisant E1 Couverture Nettoyage de la Contrôle et révision


envahie par de la couverture préventifs
mousse ou de la vé-
gétation Elimination de la
végétation trop
envahissante
3. Défauts et diagnostic TOIT PLAT
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives
Toit plat
Couche de protec- Intempéries E1 Couche de Remplacement ou Visites de contrôle
tion: dallettes cas- protection remise en état des régulières
sées, déplacées ou Manipulation dallettes 1 2 3 4
manquantes accidentelle

Couche de protec- Intempéries E1 Couche de Ratissage, égalisa- Visites de contrôle


tion: gravier accu- protection tion et nettoyage du régulières
mulé ou manquant Mauvaise gravier
manipulation

Effet de succion du Pose de dallettes


vent dans les bords ou
les angles 5 6 7
Fixation du gravier
dans les bords 1. Arrêt gravier perforé
2. Chéneau encaissé
3. Couche de protection en gravier
Gravier sale Pollution E1 Couche de Remplacement du 4. Etanchéité
atmosphérique protection gravier 5. Isolation
6. Barrière vapeur
Feuilles mortes, Transport de feuilles Enlèvement des Eviter la plantation 7. Chape de pente
détritus et détritus par le feuilles mortes et d'arbres trop proche
vent d'éventuels détritus des bâtiments

Apparition de végé- Transport de graines E1 Couverture Enlèvement des Visites de contrôle


tation, mousses par le vent, humidité mousses et plantes régulières
dès leur apparition

Flaques d'eau après Ecoulements E1 Couverture Dégagement de Visites de contrôle


périodes de pluie obstrués bouches d'écoule- régulières
ment obstruées

Mauvais réglage des Modification des


pentes d'écoulement pentes

83
3. Défauts et diagnosti TOIT PLAT

84
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives
Raccord aux naissances
Dégorgeoirs Accumulation de dé- E1 Naissances Dégagement des Visites de contrôle
obstrués chets ou de gravier dégorgeoirs régulières
par la force du vent

Crapaudines ou Intempérie E1 Naissances Remplacement ou Visites de contrôle


grilles cassées, man- remise en place des régulières
quantes ou dépla- Accident pièces déplacées ou
cées manquantes

Ferblanteries per- Usure normale ou E1 Ferblanterie Remplacement Visites de contrôle


cées ou corrodées protection insuffi- partiel ou complet régulières
sante contre la cor-
rosion Réfection de la Seuil de porte-fenêtre
peinture

Ferblanteries décol- Dilatation E1 Ferblanterie Fixations complé- Visites de contrôle


lées ou ondulées, mentaires, agrafage régulières
bandes de rive sou- Sollicitations de parties dégrafées
levés mécaniques ou soulevées, remi-
se en place de
Bandes d'agrafes couvre-joints
dégrafées
Création de joints de
dilatation complé-
mentaires 1

Joints de dilatation Oiseaux E1 Ferblanterie Remplacement du Visites de contrôle


arrachés joint de dilatation régulières

Remontées d'étan- Rayonnement UV E1 Etanchéité Recollement des Visites de contrôles


chéités craquelées, parties décollées, régulières
fissurées ou décol- Dilatation pontage des fis- 1. Hauteur minimum du seuil depuis
lées sures, remplacement l’étanchéité: 12 cm
de parties trop dété-
riorées
3. Défauts et diagnostic TOIT PLAT
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives
Souche de cheminée
Crépis ou solin de Qualité du mortier E4 Crépissage Piquage et Visites de contrôle
conduits de fumée recrépissage régulières
ou murs adjacents Humidité, gel
fissurés ou cassés
1

Couronnement de Sollicitations I2 Conduits de Rescellement ou Visites de contrôle


conduits ou de murs mécaniques fumée remplacement du régulières
déplacés ou cassés couronnement
Foudre

Appuis ponctuels Support insuffisant E1 Etanchéité Réfections d'appuis Contrôle des appuis
détériorés ou pour l'importance de insuffisants, év. dé- de bacs à fleurs,
renfoncés la charge pose des couches de éléments techniques
protection et d'isola- installés en toiture,
tion et contrôle de etc.
l'étanchéité 1. Bande de serrage et solin

Fixations ponc- Dilatation E1 Etanchéité Réfection de Visites de contrôle


tuelles descellées, l'étanchéité régulières
étanchéité fissurée Sollicitations
mécaniques M2 Eléments de Rescellement des
protection éléments descellés

85
3. Défauts et diagnostic TOIT EN PENTE ET TOIT PLAT

86
PI-BAT

Notes personnelles
3. Défauts et diagnostic OUVERTURES ET
PI-BAT
PROLONGEMENTS EXTÉRIEURS
Causes code Eléments Actions Actions
Constats possibles code appellation correctives préventives
Hauteur minimum de sécurité
Balcons

Corrosion des élé- Infiltrations et stag- E0 Balcons Réfection de l'étan- Contrôle des parties allèges de fenêtres
ments métalliques nation d'eau chéité des balcons les plus exposées
(poutrelles, piliers,
corbeaux, barrières Couche de protec- M2 Eléments de Décapage et peintu- Nettoyage/peinture
et garde-corps) tion insuffisante protection re de parties métal- périodique
liques rouillées

Remplacement des Contrôle et nettoya-


éléments détériorés ge des écoulements
de balcon

Descellement d'élé- Sollicitations E4 Parois Dépose et rescelle- Contrôles réguliers


ments décoratifs et mécaniques extérieures ment des éléments
de protection

Corrosion M2 Eléments de Remplacement total


protection ou partiel

Toile de tente abî- Intempéries E5 Toile de Remplacement du Remonter les stores


mée ou manquante tente store avant des orages ou parapets de balcon
Manque d'entretien vents violents
ou utilisation inap-
propriée

Manœuvre difficile Mécanisme rouillé E5 Toile de Réparation du méca- Lubrification et ma-


ou impossible de la ou défectueux tente nisme nœuvres régulières
toile de tente
Dérouiller

Commande élec- I0 Installations Remplacement ou


trique défectueuse de courant réparation du mo-
fort teur

87
3. Défauts et diagnostic

88
OUVERTURES ET
PI-BAT
PROLONGEMENTS EXTÉRIEURS
Causes code Eléments Actions Actions
Constats possibles code appellation correctives préventives

Bacs à fleurs: Sollicitations E0 Balcons Rescellement des Prudence lors de la


descellements mécaniques bacs manipulation de la
terre

Traces d'eau sur les Débordement ou Nettoyage du trop- 5


1
bacs étanchéité plein, réfection de 6
insuffisante l'étanchéité
2
Trop-plein bouché
3
Plantes sèches Soins inappropriés Soins appropriés
4 7
Jardins privatifs Voir fiches «Aména- 8
gements extérieurs»
9
10
Ouvertures et fermetures

Manœuvres des fe- Fenêtre déformée E5 Fenêtres et Remplacement de la Contrôle et réglage


nêtres difficiles portes fenêtre des fenêtres
extérieures
Infiltration d'eau par Ferrements déréglés Lubrification des
les fenêtres ferrements
Cadre pourri

1. Retombée
Infiltrations d'air par Idem ci-dessus E5 Fenêtres et Remplacement des Contrôle des 2. Embrasure extérieur
les fenêtres portes joints ferrements et des 3. Tableau
Joints d'étanchéité extérieures joints d'étanchéité 4. Embrasure intérieur
mal posés, défec- Remplacement de la 5. Arrière couverte
tueux fenêtre 6. Couverte
7. Rejingot
8. Tablette
Mastic des fenêtres Dessèchement et E5 Fenêtres et Contrôle et rempla- 9. Goutte pendante
fissuré ou cassé désagrégation portes cement si nécessaire 10. Allège ou contre-cœur
extérieures
3. Défauts et diagnostic OUVERTURES ET
PI-BAT
PROLONGEMENTS EXTÉRIEURS
Causes code Eléments Actions Actions
Constats possibles code appellation correctives préventives

Pourriture du cadre Infiltrations d'eau E5 Fenêtres et Réfection du joint Contrôle des joints
de fenêtre ou du ren- entre cadre et ma- portes entre maçonnerie et extérieurs et de l'état
voi d'eau extérieur çonnerie extérieures fenêtre de la peinture 5
Protection extérieure Remplacement du Nettoyage et peintu-
insuffisante renvoi d'eau ou de re régulière des fe-
toute la fenêtre nêtres en bois et en 1
acier
Mastic défectueux Ponçage/décapage 2 6 8
de la fenêtre et
Condensation peinture neuve Ne jamais peindre
l'extérieur de la fe-
nêtre avec une pein- 3
ture trop étanche, ou
sans renforcer la
protection
intérieure!
4 7

Eau de condensation Simple vitrage E5 Fenêtres et Remplacement d'un Contrôle et nettoya-


sur l'intérieur de la portes simple vitrage par ge des gorges et ori-
vitre ou entre les Etanchéité insuffi- extérieures un verre isolant ou fices d'évacuation de 9
vitres sante entre vitrage complément par un l'eau de condensa-
intérieur et extérieur survitrage tion

Profil périphérique Remplacement du Bien visser les deux


défectueux d'un vi- verre isolant parties d'un double 1. Meneau
trage isolant vitrage 2. Tringle de store
3. Petits bois
4. Cadre fixe (dormant)
Peinture écaillée ou Usure normale par E5 Fenêtres et Ponçage/décapage Contrôle et lessivage 5. Caisson de store
usée les UV et les intem- portes et peinture neuve régulier 6. Traverses
péries extérieures 7. Ouvrant (vantail)
8. Imposte
9. Renvoi d’eau
Barres d'appui des- Sollicitations M2 Eléments de Rescellement des Contrôle régulier
cellées mécaniques protection barres d'appui

Barres d'appui Corrosion Ponçage, anti-rouille Contrôle régulier et


rouillées et peinture retouches des points
de rouille

89
3. Défauts et diagnostic

90
OUVERTURES ET
PI-BAT
PROLONGEMENTS EXTÉRIEURS
Causes code Eléments Actions Actions
Constats possibles code appellation correctives préventives
Coupe de détail sur fenêtre
Lames de stores Sollicitations méca- E5 Stores et Remplacement du
cassées, pliées ou niques, mauvaise volets store ou remise en
manquantes utilisation ou vanda- état partielle
lisme

Infiltration d'air par Conception erronée M6 Stores et Etanchement et iso-


les caissons, traces volets lation des joints du
de condensation caisson

Modification de la
conception lors de
travaux importants

Manœuvre des Manivelle manque E5 Stores et Réparation des Lubrification des


stores difficile ou ou mécanisme volets mécanismes et des mécanismes
impossible défectueux sangles

Sangle cassée Contrôle des sangles


Entretien des portes et des fenêtres
Caisson obstrué Nettoyage du
caisson Nettoyage de la menuiserie et de
la vitrerie Tous les 6 mois ou à la demande

Vérification et lubrification des


1 fois par an
Volets difficile ou Déformation E5 Contrevents Remplacement ou Lessivage et pièces soumises au frottement

impossible à fermer réfection du volet peinture réguliers Réglage des pièces soumises au
frottement Tous les 3 ans

Pourriture, notam- Contrôle des fixa- Contrôle des pièces de rotation,


ment aux fixations tions et des gonds 1 fois par an
de guidage et de fonctionnement
des ferrements
Nettoyage des gorges 1 fois par an

Débouchage des trous d'évacua-


1 fois par an
Pourriture partielle Protection du volet E5 Contrevents Remplacement ou Lessivage et peintu- tion de l'eau de condensation

ou complète des insuffisante réfection du volet re réguliers Réfection des lasures ou vernis Tous les 2 ans
volets
Réfection des peintures Tous les 4 ans

Remplacement d'une vitre Eventuellement


Peinture de stores et Entretien insuffisant E5 Stores, Ponçage/décapage Lessivage et pein-
Contrôle des solins de mastic et
volets écaillée ou volets et et peinture neuve tures réguliers 1 fois par an
surveillance des joints
usée contrevents
3. Défauts et diagnostic OUVERTURES ET
PI-BAT
PROLONGEMENTS EXTÉRIEURS

Notes personnelles

91
3. Défauts et diagnostic

92
OUVERTURES ET
PI-BAT
PROLONGEMENTS EXTÉRIEURS

Notes personnelles
3. Défauts et diagnostic LOCAUX PRIVÉS: PAROIS,
PI-BAT
PLAFONDS, SOLS, MENUISERIES
Causes code Eléments Actions Actions
Constats possibles code appellation correctives préventives

Parois

Support fissuré ou Problèmes statiques E4 Parois exté- Expertise par ingé- Contrôle de l'évolu-
murs bombés rieures et nieur civil tion des fissures, év.
E6 intérieures pose de témoins
2 3 4

Support humide Condensation E4 Parois exté- Expertise par spécia- Ventilation suffisante 1
rieures et liste des locaux
Taches ou surfaces E6 intérieures
noires (humidité et Amélioration ther- Eviter l'apport d'hu-
moisissures), M6 Caissons de mique midité interne exces-
surtout dans les stores sive (plantes, humi-
angles des pièces, Infiltrations d'eau Elimination des re- dificateurs, lessives, 1. Plinthe
autour des caissons montées et des infil- etc.) 2. Porte de chambre
de stores, etc. Remontées capil- trations 3. Armoire encastrée
laires 4. Embrasure de fenêtre

Support irrégulier Rhabillages ou en- M4 Revêtements Piquage partiel ou


duits antérieurs de paroi complet du support
sommaires, décolle- et enduisage
ment du support

Décollement de ta- Humidité par infiltra- E4 Parois exté- Voir «Support humi-
pisserie ou peinture tions ou condensa- rieures et de»
écaillée tion E6 intérieures

M4 Revêtement
de paroi

Dépôts sales, jaunis- Usure normale M4 Revêtements Lessivage, peinture Nettoyage et/ou
sements de paroi remplacement du
Fumée (cigarettes) filtre de la hotte de
cuisine
Dépôts de graisse I3 Installations Ventilation méca-
de nique des locaux
ventilation

93
3. Défauts et diagnostic LOCAUX PRIVÉS: PAROIS,

94
PI-BAT
PLAFONDS, SOLS, MENUISERIES
Causes code Eléments Actions Actions
Constats possibles code appellation correctives préventives
Ventilation des locaux
Peintures et tapisse- Usure normale M4 Revêtements Lessivage et peintu- Nettoyage/dépous-
ries défraîchies de paroi re neuve ou rempla- siérage
cement de la tapis-
1 2 3 4
serie

Faïences cassées, Usure normale ou M4 Revêtements Remplacement des Contrôle périodique


joints effrités accidentelle de paroi faïences cassées,
grattage et regarnis-
sage des joints

Joints souples fissu- Usure normale M4 Revêtements Contrôle et rempla-


rés ou incomplets de paroi cement périodique
des joints souples
1. Evacuation à l’extérieur de la vapeur d’eau
et des polluants domestiques
2. Fenêtre sans joints ou légèrement
Moisissures sur Mauvaise ventilation I3 Installations Ventilation méca-
entrebâillée
joints et faïences du local de nique ou naturelle
3. Porte fermée après le bain
ventilation
4. Extraction mécanique dans le caisson de
store
Humidité fréquente I4 Installations Remplacement des
(p. ex. autour des sanitaires joints de robinet
robinets ou pommes
de douche) M4 Faïences Nettoyage des
faïences

Plafonds – Faux-plafonds

Plafond fissuré ou Mouvements de soli- M5 Plafonds Démolition et réfec- Isolation thermique


affaissé localement vages tion partielle ou du plancher des
complète ou nou- combles
Décollement du sup- veau faux-plafond
port sous l'ancien

Dilatation Toilage et enduisage


3. Défauts et diagnostic LOCAUX PRIVÉS: PAROIS,
PI-BAT
PLAFONDS, SOLS, MENUISERIES
Causes code Eléments Actions Actions
Constats possibles code appellation correctives préventives
Faux-plafond
Eléments de faux- Supports défectueux M5 Plafonds Remplacement ou
plafonds déplacés remise en place des
ou manquants Vandalisme éléments
1 2 3 4
Taches d'humidité Infiltrations d'eau M5 Plafonds Détection des infil-
depuis l'extérieur ou trations et réfection
inondation dans des plafonds, voir
appartement voisin «Plafond affaissé»

Taches ou surfaces Condensation M5 Plafonds Expertise par spécia- Ventilation suffisante


noires (humidités et liste des locaux
moisissures), surtout Ventilation des lo-
dans les angles des caux insuffisante Amélioration ther- Eviter l'apport d'hu-
pièces et vers les mique des murs et midité interne exces-
caissons de stores caissons sive (plantes, humi-
dificateurs, lessives,
etc.) 1. Tringle de suspension
2. Barre portante
3. Barre transversale
Peinture écaillée ou Humidité, vieillisse- M5 Plafonds Lessivage/décapage 4. Panneau de faux-plafond
cloquée ment et nouvelle peinture

Peinture défraîchie Usure normale

Dépôts sales, jaunis- Usure normale M5 Plafonds Lessivage et peintu- Nettoyage et/ou
sement re remplacement du
Fumée filtre de la hotte de
cuisine
Dépôts de graisse I3 Installations Ventilation méca-
de nique des locaux
ventilation

Sols

Support du sol Affaissement de la E0 Dalles, Expertise par ingé-


incliné structure solivages nieur civil

95
3. Défauts et diagnostic LOCAUX PRIVÉS: PAROIS,

96
PI-BAT
PLAFONDS, SOLS, MENUISERIES
Causes code Eléments Actions Actions
Constats possibles code appellation correctives préventives

Support affaissé ou Désagrégation de la M3 Chapes, Expertise par spécia-


effrité localement chape faux-plan- liste
cher
Sous-plancher ou Réfection/remplace-
lambourdage pourri ment complet ou
ou attaqué partiel de la couche
de support Traitement des taches sur parquet
encaustiqué
Taches de Traitement
Parquet: Usure normale ou M3 Parquet Ponçage et vitrifica- Parquets vitrifiés:
Tamponner avec un mélange
usure superficielle accidentelle tion nettoyage au chiffon Eau d'huile de lin et térébenthine
humide (1:1); sécher et cirer
Taches Parquets encausti- A enlever au vinaigre fort,
qués: Encre
ponçage + encausticage
nettoyage des
Tamponner au solvant; appli-
taches à la laine Graisse
quer de la terre de Sommières
d'acier et encausti-
quage

Parquet rayé Dégât accidentel M3 Parquet Ponçage et Protéger les pieds


vitrification des meubles par des
coupelles

Parquet décollé Qualité de colle ou M3 Parquet Remplacement des


du support parties décollées

Lames ouvertes ou Affaissement du M3 Parquet Remplacement des


abîmées support parties abîmées, év.
pose d'un filipo
Dégât accidentel

Sols coulés ou Usure normale ou M3 Sol coulé Nettoyage, év. pon- Nettoyage régulier à
peints: accidentelle çage du sol, applica- l'eau
Usure superficielle tion d'une nouvelle
couche d'usure
Taches
3. Défauts et diagnostic LOCAUX PRIVÉS: PAROIS,
PI-BAT
PLAFONDS, SOLS, MENUISERIES
Causes code Eléments Actions Actions
Constats Traitement des taches sur carreaux de terre
possibles code appellation correctives préventives
cuite naturelle

Pierres naturelles: Usure normale ou M3 Sol en pierre Polissage par un Nettoyage régulier, Taches de Traitement
sol dépoli aux lieux accidentelle naturelle spécialiste év. avec un produit Colle néoprène, Benzène,
de passage cirant ou hydrofuge peinture glycérophtalique ou grattage de la surface,
vinylique trichloréthylène, K2R
fuel domestique
Taches Nettoyage immédiat
Chloroforme,
Huile de table tétrahydrofurane,
trichloréthylène
Carrelage: Usure normale ou M3 Carrelage Nettoyage selon Grès cérame vitrifié:
Usure superficielle accidentelle nature des taches et nettoyage au chiffon Fruit, Alcool,
apéritif (vin cuit), tétrahydrofurane, K2R,
salissures et type de humide avec év. du jus de fruit trichloréthylène
Taches et salissures carrelage savon noir.
locales Terre cuite: traite- Mastic,
peinture à l'huile, Alcool méthylique
ment préventif sauce tomate,
(bouche-pores) décapant pour soudure
Carreaux émaillés: Essence, huile de lin Alcool 90°
nettoyage au chiffon
humide Permanganate de potassium,
Mercurochrome
puis acide oxatique

Encre fraîche Eau de Javel


Carreaux cassés ou Dégât accidentel M3 Carrelage Remplacement des
Grattage, vinaigre chaud, lavage
manquants carreaux cassés Bougie à l'eau savonneuse, rinçage et
séchage

Vinaigre d'alcool chaud,


Affaissement local Voir "Support M3 Carrelage Réfection locale Plâtre
rinçage immédiat
affaissé"

Effritement des Qualité du mortier M3 Carrelage Regarnissage des Utilisation de pro-


joints joints duits de nettoyages
Nettoyage appropriés
inapproprié

Usure de l'émail Qualité du carrelage M3 Carrelage Remplacement du


carrelage
Usure normale

Carreaux terres Remontée M3 Carrelage Assainissement du Attendre le séchage


cuites: d'humidité fond du support avant
taches de salpêtre d'appliquer un traite-
ment de protection

97
3. Défauts et diagnostic LOCAUX PRIVÉS: PAROIS,

98
PI-BAT
PLAFONDS, SOLS, MENUISERIES
Causes code Eléments Actions Actions
Constats Traitement des taches sur revêtements
possibles code appellation correctives préventives
textiles

Revêtement textile: Usure normale ou M3 Revêtement Shampooing Nettoyage régulier à Taches de Traitement

salissures générales accidentelle textile l'aspirateur Café, thé, vin, bière, Tamponner un mélange d'eau,
Remplacement de la taches alimentaires, de détergent et de vinaigre d'al-
vomissures, urine, cool blanc, rincer à l'eau froide,
moquette médicaments éponger

Diluer à l'eau tiède (eau froide


Œufs, lait chocolat, sang pour le sang) un détergent aux
Taches et salissures Dégâts accidentels M3 Revêtement Nettoyage selon enzymes; laisser agir et rincer au
bout d'un quart d'heure
locales textile nature des taches
Après grattage, tamponner avec
Peinture, vernis, colle
du trichloréthylène

Marques provenant Usure M3 Revêtement Protéger les pieds Le durcir avec un glaçon et
Chewing-gum
de meubles ou ob- textile des meubles par des gratter

jets lourds coupelles Après avoir raclé le plus gros,


Bougie appliquer un papier absorbant et
repasser au fer tiède

Décollement par Qualité de la colle M3 Revêtement Remplacement com- Application de trichloréthylène;


si encore nécessaire, tamponner
plaques ou par ban- textile plet ou partiel du re- Encre, stylo-bille
avec de l'eau additionnée de
de Préparation du vêtement détergent et de vinaigre blanc
support
Assainissement du
Humidité montante fond Traitement des taches sur revêtements
synthétiques
Taches de Traitement
Revêtements synthé- Usure normale ou M3 Revêtement Nettoyage au chiffon
Tache fraîche: nettoyer avec de
tique: accidentelle synthétique humide et l'eau additionnée d'un détergent
Café, jus de fruit,
usure ou salissure application d'une ammoniacal
vin, moutarde,
Tache ancienne: gratter d'abord
superficielle mince couche de bière, citron
la tache avec un tampon en plas-
cire en émulsion tique
Taches Nettoyage selon na- Nettoyer à l'acide oxalique (sels
Stylo à bille,
ture des taches d'oseille); rincer à l'eau puis frot-
bleu de méthylène
ter à l'alcool

Nettoyer avec un détergent du


Encre liquide
Décollement par Idem «Revêtement M3 Revêtement commerce

plaques ou par textile» synthétique Diluer la tache à l'eau froide.


Sang, urine,
bandes Nettoyer ensuite soit avec un
excréments
détergent, soit au vinaigre blanc

Nettoyer à l'hyposulfite de
Teinture d'iode
soude dilué

Frotter au tampon plastique


Peinture légèrement imbibé de white-spi-
rit. Attention aux joints
3. Défauts et diagnostic LOCAUX PRIVÉS: PAROIS,
PI-BAT
PLAFONDS, SOLS, MENUISERIES
Causes code Eléments Actions Actions
Constats possibles code appellation correctives préventives Traitement des taches sur revêtement en
caoutchouc
Revêtement en Usure normale ou M3 Revêtement Nettoyage au chiffon Taches de Traitement
caoutchouc: accidentelle caoutchouc humide et
Bougie Racler avec une lame de couteau,
usure ou salissure application d'une nettoyer à l'eau ammoniacale
superficielle cire en émulsion
Laver à l'eau chaude savonneu-
Encre liquide se, rincer; passer sur les taches
Taches Nettoyage selon persistantes une poudre à récu-
nature des taches rer très fine

Encre de stylo à bille Frotter avec un coton imbibé


d'alcool à 90°
Décollement par Voir «Revêtement M3 Revêtement
Lessiver à l'eau chaude addition-
plaques ou par textile» caoutchouc Mercurochrome née de détergent; rincer à l'eau
bandes froide

Frotter à l'essence de térébenthi-


Peinture à l'huile ne, rincer à l'eau chaude, puis à
Linoléum: Usure normale ou M3 Revêtement Encaustiquage avant l'eau froide
Usure ou salissure accidentelle linoleum sa mise en service
superficielle Nettoyage au chiffon
humide et
Taches Nettoyage selon application d'une
nature des taches cire en émulsion

Décollement par Voir «Revêtement M3 Revêtement


plaques ou par textile» linoleum
bandes

Plinthes: Mur humide M3 Plinthes Remplacement


Décollement de complet ou partiel
plinthes en matière Colle inappropriée
synthétique ou
textile Mauvaise prépara-
tion du support

Plinthes dévissées Rhabillage du mur et


repose des plinthes

Peintures abîmées Usure normale ou Lessivage/ponçage Utiliser les outils et


accidentelle et nouvelle peinture machines de net-
toyage avec précau-
tion

99
3. Défauts et diagnostic LOCAUX PRIVÉS: PAROIS,

100
PI-BAT
PLAFONDS, SOLS, MENUISERIES
Causes code Eléments Actions Actions
Constats possibles code appellation correctives préventives

Plinthes pourries Mur humide E4 Parois exté- Assainissement du


rieures et mur et remplace-
E6 intérieures ment des plinthes

M3 Plinthes
1 3
Menuiserie intérieure

2 4
Portes d'armoires et Problèmes statiques, M1 Portes Expertise par Réglage des
de communication tassement intérieures spécialiste ferrements
déformées,
fermeture difficile ou M6 Encastrés Réfection ou rempla- 5 6
impossible cement des portes
déformées

Panneaux de portes Dilatation M1 Portes Collage d'un filipo


et boiseries fissurés intérieures
Déformation M4 Revêtement 1. Panneau de porte
de parois 2. Poignée et serrure
3. Embrasure
M6 Encastrés 4. Gonds
5. Seuil
6. Cadre de porte
Boiseries pourries Infiltration ou M4 Revêtement Remplacement des
remontées d'eau de parois boiseries après as-
sainissement du mur
Condensation M6 Encastrés

Ferrements mal fixés Sollicitations M1 Portes Remplacement ou


ou manquants mécaniques intérieures réparation

M6 Encastrés
3. Défauts et diagnostic LOCAUX PRIVÉS: PAROIS,
PI-BAT
PLAFONDS, SOLS, MENUISERIES
Causes code Eléments Actions Actions
Constats possibles code appellation correctives préventives

Ferrements et ser- Usure normale ou M1 Portes inté- Lubrification et


rures difficiles à ma- accidentelle rieures réglage
nœuvrer
M6 Encastrés

Seuil mal fixé Sollicitations M1 Portes Fixation mécanique Contrôle régulier


mécaniques intérieures ou collage du seuil

Seuil usé Remplacement du


seuil

Peinture écaillée, Humidité M1 Portes Ponçage/décapage


cloquée, rayée Usure accidentelle intérieures et peinture neuve

M6 Encastrés

Peinture défraîchie Usure normale M1 Portes Lessivage et


intérieures peinture

M6 Encastrés

101
3. Défauts et diagnostic LOCAUX PRIVÉS: PAROIS,

102
PI-BAT
PLAFONDS, SOLS, MENUISERIES

Notes personnelles
3. Défauts et diagnostic INSTALLATIONS ÉLECTRIQUES
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives

Electrisation Défaut d'isolement I0 Installations Prendre immédiate- Veiller au bon état


des installations ou de courant ment toutes les me- des installations et
des appareils,suite à fort sures nécessaires des appareils, par un
un accident pour éviter tout entretien régulier et
mécanique, à contact fortuit en faisant réparer
l'humidité, à sans délais tout
l'empoussièrement Mettre hors circuit dommage constaté
ou au vieillissement l'installation concer-
des installations ou née en enlevant les Abonnements d'en- Le danger est constitué par l’intensité du
des appareils fusibles, en déclen- tretien éventuels courant qui traverse le corps humain quand
chant les disjonc- pour certaines instal- celui-ci est soumis à une tension électrique. Ce
teurs de canalisation lations et appareils courant est appellé courant de contact.

Supprimer toutes les Supprimer toutes les 1. Station de transformation


installations et installations non 2. Récepteur électrique, p. ex. un moteur
appareils défectueux conformes et pré- 3. Electrisation en touchant deux conducteurs
et procéder aux sentant des dangers polaires (court-circuit)
réparations sans pour les personnes 4. Electrisation quand le courant de contact
délai et les choses traverse le corps et la terre pour retourner à
la station de transformation (mise à terre
Contrôles pério- accidentelle)
diques obligatoires
du distributeur en
application de l'art.
34 de l'OIBT (ordon-
nance sur les instal-
lations électriques à
basse tension du 6
septembre 1989)

Risques d'incendie Défaut d'isolement I0 Installations Supprimer toutes les Faire supprimer
ou d'explosion des installations ou de courant installations ou ap- toutes les installa-
des appareils fort pareils non con- tions ou appareils
formes ou défec- douteux Le courant de contact I dépend, naturellement,
tueux de la tension U et de la résistance R du corps
Mauvaise étanchéité Contrôles pério- humain.
aux poussières ou diques obligatoires La résistance est, quant à elle, influencée par
aux gaz du distributeur selon beaucoup de facteurs: point de contact, mains
OIBT et pieds secs ou mouillés, corps humide
(sueur), etc.

103
3. Défauts et diagnostic INSTALLATIONS ÉLECTRIQUES

104
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives

Eclairage

Cage d'escalier, Source lumineuse I0 Eclairage lo- Remplacement: Echange périodique


voies de circulation défectueuse caux com- – ampoules
et d'accès: panne lo- muns – tubes
cale – starters
– selfs

Cage d'escalier, Fusible fondu ou dis- I0 Electricité lo- Remplacement


voies de circulation joncteur de canalisa- caux com- Réarmement Remplacement du starter d’un tube fluorescent.
et d'accès: panne gé- tion déclenché muns
nérale
Minuterie défectueu- Contrôle ou rempla- Contrôle des pous-
se cement soirs éventuellement
bloqué

Horloge mal réglée Réglage éventuel ou Contrôle


ou défectueuse remplacement

Sonde crépusculaire
ou de présence mal
réglée ou défectueu-
se

Court-circuit perma- Dépannage


nent

Rupture du circuit Dépannage


dans les lignes ou Remplacement de
appareils de com- poussoir défectueux,
mande de minuterie, horlo-
ge, etc.

Eclairage de secours Accumulateur dé- I0 Eclairage de Essai après avoir dé-


indépendant généra- chargé par manque secours clenché le réseau
lisé: ne fonctionne d'alimentation du normal Minuterie de l’éclairage de
plus secteur cage d’escalier
3. Défauts et diagnostic INSTALLATIONS ÉLECTRIQUES
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives

Fusible fondu ou dis- Remplacement


joncteur de canalisa- Réarmement
tion déclenché

Panne dans le ta- Dépannage Contrôles pério-


bleau d'éclairage de diques par abonne-
secours: contacteur, ment
transfo, redresseur,
accumulateur

Eclairage de secours Manque l'alimenta- I0 Eclairage de Dépannage Contrôles pério-


autonome en panne: tion pour la recharge secours diques par abonne-
(éclairage ponctuel) de l'accumulateur ment

Luminaire défec- Remplacement


tueux
Eclairage de secours:
vérifier le branchement de
Prises pour entretien Fusible fondu ou dis- I0 Electricité Remplacement la prise
et service immeuble joncteur de canalisa- locaux Réarmement
ne fonctionnent pas tion déclenché communs

Court-circuit perma- Dépannage


nent Remplacement éven- Couleurs conventionnelles des conducteurs électriques courant fort:
tuel de l'appareillage Conducteur de protection (terre) PE jaune-vert
Conducteur neutre N bleu clair
(anciennement jaune)
Conducteurs phases L1 (R) noir
Force – production de chaleur L2 (S) rouge
L3 (T) blanc

Chauffe-eau élec- Fusible fondu I4 Chauffe-eau Remplacement Détartrage Autres couleurs:


trique en panne électrique Les lignes commandées monophasées, les commandes et signalisa-
Mauvais fonctionne- Remplacement tions.
ment du thermostat

Rupture du corps de Remplacement


chauffe

Télécommande en
panne Dépannage

105
3. Défauts et diagnostic INSTALLATIONS ÉLECTRIQUES

106
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives

Chauffage électrique Fusible fondu ou dis- I2 Chauffage Remplacement


en panne joncteur de canalisa- électrique Réarmement
tion déclenché

Mauvais fonctionne- Remplacement


ment des thermo-
stats

Rupture du corps de Remplacement


chauffe

Chauffage à mazout Fusible alimentation I2 Chauffage à Remplacement


en panne fondu ou disjoncteur mazout
de canalisation dé- Réarmement
clenché Disjoncteurs
de
canalisation
Pompe de circula- Disjoncteur I2 Pompe de Réarmement
tion chauffage en thermique déclenché circulation
panne chauffage
Moteur grillé Remplacement Contrôle

Régulation chauffa- Sondes extérieures I2 Régulation Contrôle Contrôle


ge inefficace et de départs défec- chauffage puis dépannage
tueux

Centrale de régula- Contrôle


tion en panne ou dé- puis dépannage
réglée

Pompe de circula- Fusible fondu ou dis- I4 Pompe de Remplacement


tion eau chaude en joncteur thermique circulation Réarmement
panne déclenché eau chaude

Moteur grillé Remplacement


Disjoncteur
thermique
3. Défauts et diagnostic INSTALLATIONS ÉLECTRIQUES
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives

Rubans chauffants Fusible fondu ou dis- I4 Circulation Remplacement Contrôle


pour circulation eau joncteur de canalisa- eau chaude Réarmement
chaude inefficace tion déclenché sanitaire

Disjoncteur de pro- Réarmement Contrôle


tection à courant de
défaut déclenché ou Remplacement
défectueux

Ruban chauffant dé- Remplacement


fectueux

Brûleur à gaz en Fusible fondu ou dis- I2 Brûleur Remplacement Disjoncteur de protection FI


panne joncteur de canalisa- chauffage Réarmement
tion déclenché

Thermostats, vannes, Localisation du dé- Contrôle


sonde défectueux faut et remplace-
ments éventuels

Câbles chauffants de Fusible fondu ou dis- E1 Dégivrage Remplacement Contrôle


toiture, de chéneaux joncteur de canalisa- chéneaux Réarmement
et de rampes d'accès tion déclenché
en panne
Disjoncteur de pro- Réarmement Contrôle
tection FI déclenché
ou défectueux

Mauvais fonctionne- Diagnostic et rem-


ment des thermo- placement éventuels
stats et des sondes

Rupture des corps Remplacement


de chauffe

107
3. Défauts et diagnostic INSTALLATIONS ÉLECTRIQUES

108
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives

Force-motrice

Ascenseurs en Fusible fondu I6 Ascenseur Remplacement Contrôles obliga-


panne toires périodiques –
Autres causes Intervention du spé- abonnement d'entre-
cialiste tien

Ventilation en panne Fusible alimentation I3 Ventilation Remplacement


fondu ou disjoncteur
thermique du mo- Réarmement
teur déclenché
Disjoncteurs thermiques de moteurs
Moteur grillé Remplacement Contrôles pério-
Rebobinage diques, graissages,
nettoyages

Ventilation inefficace Organe de com- Localisation du dé- Contrôles pério-


mandes en panne: faut et remplace- diques par abonne-
clapets, thermostats, ments éventuels ments
vannes, courroies
ventilateurs, régula-
tion

Climatisation en Fusible alimentation I3 Climatisa- Remplacement


panne fondu ou disjoncteur tion
thermique du mo- Réarmement
teur déclenché

Moteur grillé Remplacement Contrôles pério-


Rebobinage diques par abonne-
ments

Climatisation Organes de com- Localisation du dé- Contrôles pério-


inefficace mandes en panne: faut et remplace- diques par abonne-
clapets, thermostats, ments éventuels ments
vannes, régulation,
pressostats
3. Défauts et diagnostic INSTALLATIONS ÉLECTRIQUES
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives Liaisons équipotentielles

La liaison équipotentielle a pour but de limiter les


Pompe de relevage Fusible fondu ou dis- I4 Pompe de Remplacement Contrôles différences de potentiel entre les parties tangibles et
en panne joncteur thermique relevage Réarmement périodiques simultanément accessibles du bâtiment.
du moteur déclen- Par exemple les conduites d’eau, de gaz, d’air, de
ché canalisations, de ventilation, de charpentes métalliques
etc. qui pourraient être mises sous tension à la suite
Organes de com- Vérification des Contrôles d’une défectuosité d’une installation électrique.
mandes défectueux: commandes, cor- périodiques
contacts de com- dons, poires, etc.
mandes des niveaux Remplacements
éventuels

Porte de garage et Fusible alimentation I6 Parking Remplacement Contrôle


silo à voiture en pan- fondu ou disjoncteur intérieur
ne thermique du mo- Réarmement
teur déclenché

Moteur grillé Remplacement

Antenne Radio-TV Fusible alimentation I1 Installation Remplacement Contrôle


en panne de l'ampli fondu radio / TV

Ampli défectueux Réparation ou rem-


placement
Légende: 6.1 Ferraillage des fondations en
Antenne défectueu- Réparation ou éven- 1 Ligne d’amenée béton comme électrode de
se due aux éléments tuels remplacements 2 Ligne de terre de mise au neutre: terre
2.1 Electrode de terre selon 6.2 Conducteur spécial posé dans
atmosphériques ou variantes a, b, c ou d les fondations en béton
accidentels 3 Liaisons équipotentielles: comme électrode de terre
3.1 Conducteur principal 7 Réseau de distribution de gaz:
d’équipotentialité 7.1 Réseau de distribution de gaz
Perturbations de ré- Installations privées Recherche du pertur- Circulaire de la 4 Réseau de distribution d’eau: métallique et ininterrompu
ception Radio-TV par exécutées par des bateur et faire élimi- gérance 4.1 Réseau de distribution d’eau 7.2 Pontage du compteur à gaz
antenne personnes non qua- ner les défauts métallique et ininterrompu 8 Coupe-surintensité général
4.3 Pontage du compteur d’eau, 10 Installation de protection
lifiées des vannes, etc. contre la foudre:
5 Ligne de terre isolée 10.1 Electrode de terre pour
Perturbations de ré- Mauvaise transmi- Constater si les per- aboutissant au réseau de installation de protection
distribution d’eau métallique et contre la foudre, voir 2.1
ception Radio-TV par ssion temporaire des turbation persistent ininterrompu ou à une 11 Conduites de chauffage
téléréseau signaux du téléré- et aviser le distribu- électrode de terre séparée 12 Eléments porteurs de la
seau teur téléréseau 6 Electrode de terre de construction métallique
fondations: 13 Lignes de terre des PTT

109
3. Défauts et diagnostic INSTALLATIONS ÉLECTRIQUES

110
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives Installations de paratonnerre

Installations privées Recherche du pertur- Circulaire de la gé-


exécutées par des bateur et faire rance
personnes non éliminer les défauts
qualifiées

Paratonnerre et mise Accident mécanique E1 Paratonnerre Contrôle visuel


à la terre de l'anten- ou destruction par la , mise à terre
ne de radio télévi- corrosion ou effet
sion: d'électrolyse
Equipotentia Rétablir sans délai la Mesures et contrôle
Interruption de ligne I0 lité continuité du circuit de l'électrode de ter- Chéneau
de protection, mau- re par contrôles pé-
vais état des élec- riodiques ou lors de
trodes travaux en toiture
Interventions de spé-
I1 cialistes

Installations spéciales

Mauvais fonctionne- Diverses Installations Contrôles


ment de: de télécom-
munications
Téléphone Abonnements
Interphone d'entretien
Portier vidéo Dauphin

Informatique Paratonnerre : vérifier les liaisons avec les


éléments de ferblanterie et la mise à terre
Détection vol, détec- Eviter tout bricolage
tion feu, détection et installations
fuites de gaz, détec- d'amateurs
tion de niveaux, dé-
tection mazout
(contrôle citerne)

Transmission d'alarme Abonnement


d'entretien
Télégestion d'instal-
lations d'immeubles
3. Défauts et diagnostic INSTALLATIONS ÉLECTRIQUES
PI-BAT

Notes personnelles

111
3. Défauts et diagnostic INSTALLATIONS ÉLECTRIQUES

112
PI-BAT

Notes personnelles
3. Défauts et diagnostic INSTALLATIONS DE CHAUFFAGE
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives

Radiateur froid Chauffage automati- I2 Automatis- Automatisme nor-


quement arrêté par me mal, vérifier évent.
temps doux de nuit les consignes
ou en fin de semaine

Chauffage non remis Mettre le chauffage Instruire le concierge


en service en service

Vanne thermosta- Automatisme nor-


tique fermée, local mal
assez chaud

Panne de courant Patienter


électrique

Vannes fermées I2 Hydraulique Ouvrir les vannes Ne pas oublier

Vannes by-pass ou- Fermer les by-pass Eviter


vertes selon instructions l’improvisation
d’exploitation

Vanne thermosta- Démonter le bulbe et Lubrifier la tige de


tique bloquée débloquer la tige de pointeau (huile de si-
pointeau avec une licone)
pince
Vanne thermostatique
Air dans les circuits Purger Faire traiter l’eau
hydrauliques (voir gargouillis) en haut: bulbe monté. La rotation du volant
change la consigne de ce régulateur
automatique.
Chauffage par le sol Tuyaux bouchés 12 Hydraulique Faire déboucher par Nettoyage très soi-
inopérant un spécialiste gné des anciennes en bas: bulbe démonté montrant la tige de
installations lors pointeau.
d’une transforma-
tion et traitement
d’eau

113
3. Défauts et diagnostic INSTALLATIONS DE CHAUFFAGE

114
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives
Equilibrage hydraulique du radiateur:
Fermer complètement la vanne du radiateur pour l'ouvrir de 1/4 ou
Pas de chauffage Manque d’eau (rien I2 Hydraulique Remplir en obser- Vérifier la pression 1/8 de tour. La température du local est déterminante même si le bas
ne sort par la purge) vant le manomètre d’eau avant la saison du radiateur est froid.
indicateur de rem- de chauffe
plissage

Voir «Manque d’eau Contrôler le vase


répété» d’expansion

Vanne ou raccord Fermer puis ouvrir Faire traiter l’eau


bouché complètement l’or- (voir gargouillis)
gane bouché

Faire démonter le
radiateur et nettoyer
ou remplacer l’orga-
ne bouché par le
chauffagiste

Circulateur en panne (Voir ci-après)

Brûleur en panne I2 Combustible (Voir ci-après)


et brûleur

Local trop chaud Chauffage trop I2 Hydraulique Diminuer le débit Equilibrer


puissant d’eau traversant les
corps de chauffe de
ce local

Local trop froid Débit d’eau Fermer les locaux Equilibrer


insuffisant trop chauffés pour
éviter les vols d’eau

Bâtiment trop froid Défaut de régulation I2 Automatis- Ajuster les consignes Contrôler, instruire
ou trop chaud (beau- centrale me du régulateur de tem- le concierge
coup de fenêtres pérature de départ
ouvertes en hiver!) Régulation du chauffage
Sonde de tempéra- Faire réparer par le
ture défectueuse ou règleur ou
débranchée l'électricien
3. Défauts et diagnostic INSTALLATIONS DE CHAUFFAGE
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives

Dépôt trop froid Aérochauffeur en Vérifier l’alimenta- Instruire l’exploitant,


panne tion et la commande tester le fonctionne-
des ventilateurs ment avant l’hiver.
Veiller au danger de
gel risqué par de
telles pannes

L’aérochauffeur I2 Hydraulique Vérifier la produc-


tourne mais ne tion de chaleur. Eta-
chauffe pas blir la circulation
d’eau de chauffage :
ouvrir les vannes
d’arrêt, purger, véri- Purgeur d’air de radiateur
fier le circulateur et
la vanne motorisée
du secteur des aéro-
chauffeurs

Le chauffage par aé- Fermer portes, fe- Réparer les défauts


rochauffeurs n’est nêtres, lanternaux, d’isolation ther-
pas suffisant nettoyer l’aérochauf- mique du local
feur si l’échangeur (points de condensa-
est encrassé tion sur les parois
extérieures)

Gargouillis Air de dégazage de I2 Hydraulique Purger, faire installer


l’eau neuve des purgeurs auto-
matiques par le
chauffagiste

Production de gaz Faire traiter l’eau par Traiter l’eau au


par corrosion active un spécialiste : vi- remplissage : après
si la production de danger, rincer évent. nettoyage, rinçage,
gaz dure au-delà de lessiver, débouer par remplir avec
3 mois après le vibrations ou dé- adjonction d’additifs Purgeur d’air automatique
remplissage montage, remplir
avec adjonction
d’additifs

115
3. Défauts et diagnostic INSTALLATIONS DE CHAUFFAGE

116
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives

Corrosion par restes Faire traiter par un Exclure l’antigel


d’antigel spécialiste pour neu- pour les chauffages
traliser avant de trai- provisoires. Appli-
ter l’eau quer une concentra-
tion supérieure à
30% avec test annuel
d’acidité (pH) dans
les installations avec
protection antigel
permanente

Collier de suspension avec fourreau


Bruit, craquements Dilatation, contrac- I2 Hydraulique Essayer de lubrifier Concevoir des fixa-
de caoutchouc
tion des tuyauteries avec du talc les tra- tions adéquates. Po-
versées de mur ou ser des coquilles
des dalles et les fixa- d’isolation aux tra-
tions versées maçonnées

Faire stabiliser les Vérifier la stabilité


vannes de régulation des automatismes
qui pendulent par le lors de la mise en
«régleur» service

Bruit des radiateurs, Vitesse d’eau trop I2 Hydraulique Provisoirement, ou- Ne pas surdimen-
chuintements, élevée dans les vrir ou fermer la sionner les circula-
sifflements vannes et étrangle- vanne thermosta- teurs
ments tique

Faire équilibrer le ré- Veiller à une concep-


seau hydraulique, tion hydraulique
commuter en vitesse correcte, équilibrer
inférieure le circula- la distribution lors
teur multivitesse, de la mise en service
changer les circula-
teurs trop puissants

Faire installer par le


chauffagiste un by-
pass de décharge Circulateur de chauffage
3. Défauts et diagnostic INSTALLATIONS DE CHAUFFAGE
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives

Manques d’eau Vase d’expansion I2 Hydraulique Faire réparer ou Contrôler la pression


répétés défectueux (la pres- remplacer le vase de remplissage
sion monte immé- d’expansion par le
diatement lors du chauffagiste
remplissage, de
l’eau s’échappe par
la soupape de sécu-
rité)

Pression d'expan- Faire ajuster par le Ajuster à la mise en


sion incorrecte chauffagiste service

Fuite à la soupape Rinçer par ouverture Ne pas toucher!


de sécurité complète, faire répa-
rer ou remplacer par
le chauffagiste

Fuites d’eau par des Resserrer les presse- Contrôler les traces
joints ou des presse- étoupes, faire répa- de fuites et réparer
étoupes rer ou remplacer les sans délai
organes défectueux

Fuites d’eau dans Rechercher les fuites Resserrer les rac-


l’installation et faire réparer cords humides, pré-
venir la corrosion en
veillant à ne pas
mouiller les calorifu-
geages et tuyaute-
ries

Évaporation (vase Ajouter de l’eau Contrôler


d’expansion ouvert)

Panne des Panne de courant I0 Electricité Patienter


circulateurs

Alimentation élec- Voir électricité


trique coupée
Soupape de sécurité

117
3. Défauts et diagnostic INSTALLATIONS DE CHAUFFAGE

118
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives Déblocage du circulateur

Alimentation élec- I2 Automatis- Enclencher Moins de distrac-


trique déclenchée me tion!

Automatisme n’en- Vérifier la consigne, Instruire le concierge


clenche pas forcer l’enclenche-
ment et faire interve-
nir le régleur

Grippage en début I2 Hydraulique Débouer la roue en Enclencher automa-


de saison débloquant le rotor tiquement ou ma-
avec un tournevis nuellement 2 min.
depuis le palier par semaine en de-
hors de la période
de chauffage
Après avoir retiré le bouchon de purge/indicateur
Grippage en cours Essayer de déblo- Interpréter les bruits du sens de rotation (apparition de gouttes d’eau),
de saison quer, faire remplacer suspects débloquer l’arbre du rotor au moyen d’un
le circulateur par le tournevis. Faire tourner l’extrémité de l’arbre
chauffagiste jusqu’à la suppression de la résistance. Revisser
le bouchon. Rouvrir les organes d’isolement et
Déclenchement pé- Équilibrer pour ré- Équilibrer les ré- remettre la pompe en service.
riodique du disjonc- duire le débit pompé seaux lors de la mise
teur de protection en service
thermique (gros cir-
culateur ou pompe)

Panne du brûleur à Panne de courant I0 Electricité Patienter


mazout

Alimentation
électrique coupée

Alimentation élec- I2 Automatis- Enclencher, recon-


trique déclenchée ou me necter les prises
débranchée

Automatisme Vérifier le program- Instruire le concierge


n’enclenche pas me
3. Défauts et diagnostic INSTALLATIONS DE CHAUFFAGE
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives

Thermostat de sécu- Faire contrôler par


rité surchauffe chau- un régleur, ne pas
dière déclenché forcer la marche

Citerne vide I2 Combustible Commander du ma- Contrôler


et brûleur zout

Filtre à mazout bou- Nettoyer ou rempla- Vider, débouer la ci-


ché cer terne en cas de bou-
chage répété du
filtre

Vanne de citerne fer- L’ouvrir en relevant Filtre à mazout


mée le levier

Pompe nourrice en Vérifier alimentation


panne et commande élec-
trique, état de la
pompe

Bulles d’air dans le Quittancer le brûleur Arrêter le brûleur


mazout après livrai- pour le relancer plu- pendant la livraison
son ou révision sieurs fois du mazout et 1/4h
ensuite

Bulles d’air dans le Resserrer les rac- Réaliser les


mazout cords, faire changer conduites entière-
les conduites in- ment en métal
étanches ou vieillies

Cellule photoélec- Nettoyer et quittan- Entretenir le brûleur,


trique encrassée cer le brûleur contrôler la combus-
tion

Grippage Faire réviser ou rem- Entretien du brûleur.


placer par le spécia- Interpréter un bruit
liste brûleur suspect
Brûleur à mazout avec poussoir de
signalisation de défaut et de quittance

119
3. Défauts et diagnostic INSTALLATIONS DE CHAUFFAGE

120
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives

Chaudière pleine de Ramoner la chaudiè- Eviter poussière et


suie re, faire dépanner ou poils d’animaux
régler le brûleur, fai- dans la chaufferie,
re ramoner la chemi- ne pas fermer l’aéra-
née si nécessaire tion de la chaufferie

Défaut d’allumage Faire dépanner par


(le brûleur démarre le spécialiste brûleur
et s’arrête après
quelques secondes,
sans flamme)

Le brûleur ne démar- Quittancer, attendre


re pas bien qu’il soit quelques minutes et
alimenté en électrici- quittancer à nou-
té veau. Sans réaction,
faire dépanner

Brûleur à gaz (parti- Interruption de l’ali- Patienter ou commu-


cularités) mentation par le ter sur combustion
distributeur de gaz «mazout»

Eau de condensation I4 Sanitaire Faire purger par le


dans les conduites distributeur de gaz
de gaz

Allumage défec- I2 Combustible En cas d’allumage Entretien périodique


tueux et brûleur automatique, faire
réviser par le spécia-
liste brûleur.
Vérifier la veilleuse

Manque débit d’eau I2 Hydraulique Voir «Panne


à travers la circulateur»
chaudière
3. Défauts et diagnostic INSTALLATIONS DE CHAUFFAGE
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives
Conduit de fumée
La cheminée coule Condensation des I2 Conduit de Entrouvrir de quel- Canal de cheminée
fumées fumée ques cm le clapet isolé
d’explosion et le
caler pour «aérer la
cheminée». En cas de
reflux de fumée, faire
rénover la cheminée
1
Pluies intenses Drainer le fond de
cheminée si néces-
saire

2
La cheminée Canal ancien muré I2 Conduit de Essayer d’aérer par Rénover la chemi-
goudronne non isolé fumée le clapet d’explosion née, remplacement
ou tubage 3

Bruit de chaudière Ponts phoniques I2 Conduit de Raccorder sans point Prévoir un canal de 4
par la cheminée entre canaux de fu- fumée dur traînasse et che- cheminée avec un
mée et maçonnerie minée. Intercaler un boisseau isolé élasti-
silencieux à la sortie quement du man- 7
de la chaudière teau et monté sans 5
point dur

6
Odeur de fumée Retombées de gaz I2 Conduit de Assurer un échappe- Prévoir un échappe-
de combustion fumée ment par jet vertical ment vertical, éviter
des fumées de surdimensionner
le canal des fumées

Réhausser la souche 1. Espace ventilé pour l’évacuation de l’air


vicié de la chaufferie
2 Distanceur
La cheminée à feu Clapet de fumée I2 Conduit de Ouvrir le clapet de 3. Conduit de fumée métallique
ouvert fume fermé fumée fumée (le refermer 4. Isolation thermique
lorsqu’il n’y a plus 5. Entourage incombustible, min. 10 cm
de feu pour limiter 6. Porte de ramonage
l’aération par tirage) 7. Entrée d’air vicié de la chaufferie

121
3. Défauts et diagnostic INSTALLATIONS DE CHAUFFAGE

122
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives

Elle fume par Temps chaud et I2 Conduit de Amorcer le tirage


certains temps humide fumée par un feu de papier
journal, le canal qui
s’échauffe améliore
le tirage

Vents rabattants Essayer une cape Prévoir une hauteur


inductrice. Installer de souche accordée
un ventilateur de à la hauteur des toits
fumée. Renoncer au et des zones de
feu turbulences

Elle fume si l’on Les ouvrants à joint Fermer la hotte de Préférer un fourneau
ferme la fenêtre étanche ne laissent cuisine, arrêter si à portes au foyer
pas infiltrer assez possible les grand ouvert
d’air aspirations d’air des
WC et chambre de
bain, ouvrir les
portes intérieures

Entrouvrir une Prévoir une entrée


fenêtre sur la façade d’air extérieur pour
appropriée selon le alimenter le foyer
vent

Elle fume presque Canal de fumée trop Réduire l’ouverture Concevoir


toujours petit ou trop court du foyer, remplacer correctement
pour l’ouverture du le feu ouvert par un
foyer fourneau

Le fourneau fume Pas assez de tirage Ouvrir le clapet de


fumée

Ramoner les tuyaux Eviter de minimiser


de fourneau le diamètre des
tuyaux , limiter
coudes et longueurs
horizontales
3. Défauts et diagnostic INSTALLATIONS DE CHAUFFAGE
PI-BAT

Notes personnelles

123
3. Défauts et diagnostic INSTALLATIONS DE CHAUFFAGE

124
PI-BAT

Notes personnelles
3. Défauts et diagnostic INSTALLATIONS DE VENTILATION
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives

Pas de débit d'air Ventilateur en panne I3 Traitement Voir ci-après


d'air

Clapet de bouche I3 Distributions Ouvrir et verrouiller Repérer la position


d'air fermé en position après équilibrage et
d'équilibrage verrouiller

Hotte de cuisine Tirer la hotte ou la Informer


fermée casquette
(déflecteur) pour
ouvrir le conduit
d'aspiration Soupapes d’évacuation

Clapets d'air I3 Traitement Vérifier le mécanis- Tester le


principaux fermés d'air me d'entraînement, fonctionnement,
le servomoteur, les entretenir
paliers, resserrer les
tiges de transmis-
sion

Clapet coupe-feu Décoincer, vérifier la


fermé commande Tester les
mouvements

Alarme feu I3 Automatisme Normal

Arrêt nocturne Automatisme nor-


mal, programme à Informer
ajuster éventuelle-
ment

Faible débit d'air Bouches d'air I3 Distributions Nettoyer, déboucher Nettoyer Remplacement des filtres à graisse
encrassées

Hotte de cuisine Laver ou remplacer Faciliter l'entretien et


encrassée le filtre informer l'utilisateur
Nettoyer le filtre 1 à
2 fois par mois

125
3. Défauts et diagnostic INSTALLATIONS DE VENTILATION

126
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives

Filtres à air encras- Nettoyer ou Observer l'état des


sés remplacer filtres, leur perte de
pression, instruire
l'exploitant.
Stocker des filtres de
réserve

Fuites Etancher les


conduits d'air

Réparer les man-


chettes souples fis-
surées

Vols d'air Freiner les Equilibrer les débits


utilisateurs d'air lors de la mise
gourmands, en service
rééquilibrer Eviter d'improviser
des équilibrages
Clapet d’équilibrage avec manchette souple
Le ventilateur d'ex- I3 Automatis- Normal en heures Instruire le concierge
traction générale me creuses, vérifier les
tourne à petite vites- consignes de l'horlo-
se ge-programme

Ventilateur en panne Panne de courant I0 Electricité Patienter

Alimentation Voir électricité


électrique coupée

Alimentation élec- I3 Automatis- Enclencher Instruire le concierge


trique déclenchée me

L'automatisme Vérifier le program- Instruire le concierge


n'enclenche pas me, remettre l'horlo-
ge à l'heure
3. Défauts et diagnostic INSTALLATIONS DE VENTILATION
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives

Déclenchement pé- Equilibrer pour corri- Instruire l'exploitant,


riodique du disjonc- ger les surdébits vérifier les travaux
teur de protection d'air, refermer les
thermique du mo- portillons de visite,
teur par surcharge reposer les pan-
neaux démontés

I0 Electricité Faire vérifier le ré-


glage du disjoncteur
par un électricien

Grippage d'une par- I3 Traitement Réparer, remplacer Interpréter les bruits


tie tournante, ruptu- d'air les pièces et paliers suspects, éviter de
re défectueux surtendre les
courroies

Courroie cassée La remplacer, régler Vérifier périodique-


la tension, vérifier ment l'état et la
l'alignement tension de la cour-
roie, disposer d'une
courroie de
remplacement

Bruit du ventilateur, Transmission de vi- I3 Traitement Remplacer les sup- Tester le bruit lors
ronflement brations d'air port élastiques dé- de la mise en service
fectueux

Rotors ou roues Faire réparer, chan- Vérifier l'équilibrage


déséquilibrés ger ou resserrer les à la mise en service,
roues défectueuses, interpréter ces bruits
év. rééquilibrer comme précurseurs
d'une panne

Paliers défectueux Remplacer les roule- Interpréter les bruits


ments suspects
Ventilateur de toiture

127
3. Défauts et diagnostic INSTALLATIONS DE VENTILATION

128
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives

Transmission du I3 Distribution Diminuer la vitesse Prévoir des amortis-


bruit du ventilateur d'air du ventilateur par seurs phoniques
par les gaines d'air changement de la vers les ventilateurs
transmission (–20% ou les bouches d'air
de vitesse ou de dé-
bit)

Filtre du ventilo- I3 Appareils Nettoyer, changer le Entretenir régulière-


convecteur encrassé terminaux filtre ment

Bruit d'air, Vitesse d'air excessi- I3 Distribution Equilibrer la distribu- Vérifier lors de la
chuintement, ve aux bouches d'air tion aéraulique. mise en service Ventilo-convecteur avec panneau de protection
sifflement ou aux étrangle- Réduire la vitesse du démonté
ments d'équilibrage ventilateur
ou de réglage

Installer des Vérifier lors de la


Transmission du Le bruit passe où bouches d'air ou des mise en service si la
bruit des voisins l'air passe: effet «té- conduits assurant un conception est
léphone» par les effet amortisseur appropriée
conduits d'air phonique

Installer un pot re- Isoler le conduit d'air


Ecoulements d'eau à Condensat (dans cueillant ce conden- traversant des zones
une bouche d'air une salle de bains), sat et le conduisant non chauffées
provenant de l'air à l'égout à travers
humide évacué par un siphon à flotteur
tirage naturel
Réparer le chapeau Installer un chapeau
Eau de pluie pare-pluie ou en pare-pluie efficace
renforcer l'efficacité,
déboucher l'écoule-
ment du chapeau bi-
cônique

Chapeau parapluie
3. Défauts et diagnostic INSTALLATIONS DE VENTILATION
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives

Monobloc de traite- Filtres défectueux I3 Traitement Faire nettoyer soi- Instruire l'exploitant.
ment d'air encrassé d'air gneusement les ap- Contrôler et changer
pareils pour retrou- régulièrement les
ver les performances filtres d'air.
thermiques et aérau- Attention aux déchi-
liques et assurer rures, aux cadres
l'hygiène de l'air. mal fixés ou in-
Remplacer les filtres étanches
et les fixer ferme-
ment

Toux, fatigue, pneu- Eau stagnante, Vidanger les humidi- Mettre hors service
monie algues, calcaire, ficateurs, brosser, l'humidificateur en
moisissures, déve- laver à la vapeur été, nettoyer à fond Humidificateur d’une installation de ventilation
loppement de pour désinfecter 2 fois par an
germes pathogènes

Allergies Additifs excessifs Respecter les Instruire l'exploitant.


dosages Préférer des désin-
fections physiques à
celles chimiques

La climatisation Ecouter les plaintes, Former l'exploitant,


n'est pas toujours légitimes, exiger lors de la ré-
satisfaisante pour identifier le dé- ception des équipe-
faut, intervenir dans ments un dossier
son domaine de d'exploitation com-
compétence avant plet et explicite
d'appeler les spécia-
listes

129
3. Défauts et diagnostic INSTALLATIONS DE VENTILATION

130
PI-BAT

Notes personnelles
3. Défauts et diagnostic INSTALLATIONS SANITAIRES
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives

Pas d'eau Alimentation coupée Patienter


par le distributeur

Vanne d'arrêt I4 Introduction Ouvrir Instruire le concierge


fermée

Pas d'eau d'arrosage Installation hors I4 Distribution Normal en hiver, par Remettre en service
service, vidangée protection antigel au printemps

Peu d'eau Filtre principal I4 Introduction Vidanger, rincer ou Surveillance


encrassé remplacer ce filtre bisannuelle
Introduction d’eau
Peu d'eau, pression Détendeur défec- Faire réviser les ap-
instable tueux ou entartré pareils d'introduc- De droite à gauche:
tion – Réseau
– Arrosage
Baisse de pression Patienter, s'informer – Filtre
du réseau (visible ou informer le – Réducteur de pression
sur l'arrosage) distributeur – Départ eau froide
– Départ chauffe-eau avec soupape de sûreté

Conduites entartrées I4 Distribution Faire détartrer par Détartrer avant le


une entreprise bouchage complet;
spécialisée traiter l'eau
éventuellement

Robinet bouché I4 Appareils Démonter, nettoyer,


terminaux changer le joint-
pastille

Bec brise-jet bouché Nettoyer, détartrer Contrôler


ou remplacer

Filtre de robinet bou- Débrancher le tuyau Installer un filtre


ché (lave-linge, lave- souple et nettoyer le principal d'entrée
vaisselle, chasse filtre
d'eau)

131
3. Défauts et diagnostic INSTALLATIONS SANITAIRES

132
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives

Pas d'eau chaude Chauffage en panne, I2 Chauffage Dépanner le


brûleur, pompes de chauffage
charge ou
automatisme

Thermostat de I4 Appareils Ajuster la consigne, Instruire le concierge


chauffe-eau déréglé centraux le remplacer
ou défectueux

Corps de chauffe Le faire tester et Détartrer


électrique détruit remplacer, détartrer régulièrement
le chauffe-eau

Pas assez d'eau Température d'eau I2 Chauffage Corriger les Instruire l'exploitant
chaude aux heures de chauffage trop consignes
de pointe basse

Chauffe-eau trop I4 Appareils Augmenter év. la Installer un chauffe-


petit centraux température de l'eau eau plus puissant ou
chaude potable (ce de plus grande
qui accélère l'entar- capacité
trage). Coordonner Thermostat de sécurité
d'éventuels souti-
rages professionnels

Registre de chauffe Nettoyer, détartrer, Contrôler la tempé-


ou échangeur réviser rature de l'eau chau-
entartré de. Baisser év. la
température de l'eau
chauffante.
Traiter l'eau potable
par additifs ou adou-
cissage partiel

Chauffe-eau entartré Détartrer Détartrer tous les 2-5


ans si la qualité de
l'eau le requiert.
Contrôler tous les 10
ans
3. Défauts et diagnostic INSTALLATIONS SANITAIRES
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives Qu'est-ce que cette flaque ?
Lait Couleur blanche
L'eau chaude coule Circulation d'eau I4 Distribution Ouvrir les vannes,
Couleur jaune, odeurs caracté-
froide trop long- chaude potable dépanner le circula- Mazout, huile
ristiques
temps défectueuse teur d'eau chaude
sanitaire, équilibrer Couleur artificielle bleue ou
Eau glycolée (circuits d'eau gla-
verte, liquide légèrement gras
la circulation d'eau cée / de refroidissement)
et visqueux, goût très doux
chaude, détartrer
év., vérifier le fonc- Eau usée Odeur nauséabonde

tionnement du Jus de poubelle Odeur nauséabonde


ruban chauffant
Eau froide de boisson (ou eau Tuyau froid d'acier galvanisé,
froide potable) de cuivre gainé ou de plastique

L'eau froide est Raccordement d'un I4 Appareils N'ouvrir que l'eau Préinstaller les robi- Tuyau chaud d'acier galvanisé
Eau chaude de boisson isolé, de cuivre gainé ou de
chaude! L'eau appareil (lave-linge) terminaux froide pour éviter nets adéquats dans plastique
chaude est froide! sur le bec de sortie que les eaux les cuisines et
d'une batterie chaudes et froides chambres de bain Tuyau chaud en hiver, calorifu-
Eau de chauffage
gé, d'acier noir ou de plastique
mélangeuse ne communiquent
par le bec et circu- Gouttelettes sur une surface
Eau de condensation
froide (mur, tuyau, fenêtre)
lent l'une dans
l'autre Infiltration par des fissures dans
Eau du sol
la maçonnerie

Gouttes au plafond: toiture iné-


Eau rouillée Zingage des I4 Distribution Faire analyser l'eau Approprier le maté- tanche
conduites galvani- pour établir un diag- riau des tuyauteries. Taches murales d'humidité:
façade inétanche
sées partiellement nostic précis, traiter Concevoir en limi- Traces d'eau sur les tablettes et
Eau de pluie (par temps plu-
détruit l'eau ou rénover tant le surdimen- contrecœurs: fenêtres inétan-
vieux!)
ches
sionnement et la Murs enterrés mouillés: infiltra-
stagnation tions, écoulements bouchés
Flaques au sous-sol: conduits
d'eau pluviale inétanches
Corrosion en général Idem Tenir compte d'ap-
provisionnements Gouttes au plafond, eau au
variables: source, galetas: la neige fondant par les
déperditions de la maison coule
nappe phréatique, jusqu'à la hauteur du mur de
Neige fondue
lac façade où elle gèle. L'eau de
fonte s'accumule derrière ce
barrage de glace puis s'écoule
dans les combles
Eau agressive par I4 Appareils Faire régler l'adou- Assurer une sur-
adoucissage excessif centraux cisseur veillance mensuelle
au moins

133
3. Défauts et diagnostic INSTALLATIONS SANITAIRES

134
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives

Le robinet n'est plus Joint usé, joint abî- I4 Appareils Fermer l'avant-robi- Modérer l'usage de
étanche mé par un déchet terminaux net d'arrêt ou la dis- sa force, rincer les
tribution générale, tuyauterie neuves,
démonter la tête du filtrer à l'entrée
robinet pour chan-
ger le joint-pastille

Mécanisme usé ou Réviser ou Détartrer et graisser


grippé remplacer le robinet les mécanismes durs

Le robinet fuit au- Joint usé Resserrer le presse-


tour de la tige du vo- étoupe, faire réviser
lant la tête
Réglage de la chasse d’eau
Le corps de vanne Gel Remplacer la Vidanger en cas de
est fissuré robinetterie, vérifier danger de gel ou
L’écrou sur la tige entraînée par le flotteur
les tuyauteries fermer portes et
règle le niveau de remplissage
fenêtres!

La chasse d'eau des Flotteur déréglé ou Régler ou remplacer


WC coule sans arrêt défectueux, joint de
la bonde défectueux

La douche nous per- La pomme est Détartrer dans un


ce la peau entartrée bain de vinaigre,
dégager les trous
avec une épingle Raccordement des lave-vaisselle

Ecoulement trop lent Siphon bouché I4 Evacuations Démonter, nettoyer Eviter cheveux et
et remonter en épingles
veillant au joint

Déboucher avec une Idem


ventouse (baignoire,
douche)

Essayer en dernier
ressort un adjuvent
chimique
3. Défauts et diagnostic INSTALLATIONS SANITAIRES
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives

Colonne de chute Faire tringler les Prévoir des pentes


bouchée écoulements par un suffisantes, limiter
spécialiste les coudes, respecter
les règles de l'art

Odeurs Siphon vidé I4 Evacuations Déboucher év. Etablir une aération


nauséabondes l'aération des des descentes d'eau
descentes d'eau usée

Siphon asséché Remplir le siphon

Couvercle de regard Contrôler et faire


ou de fosse refaire le joint
inétanche

Reflux d'air prove- Remplir la garde Prévoir des garde-


nant des conduites d'eau des grilles d'eau sur les grilles
d'eau usée siphoïdes, des sacs à de sol et les des-
coupe-vent centes d'eau pluviale

Odeur d'humidité, Trop d'humidité Augmenter Remplacer le


moisissures murales dans l'air de la buan- l'aération, ouvrir les chauffage par un
derie impostes sécheur d'air

Les tuyaux Condensations sur Faire calorifuger ces Calorifuger les


condensent les descentes d'eau tuyaux tuyaux neufs
pluviales intérieures
Syphon de lavabo: l’eau contenue dans le
syphon empêche les remontées de mauvaises
Bruits de robinets, Trop de pression I4 Introduction Ajuster la réduction Régler le réducteur odeurs
sifflements de pression, réviser
ou remplacer

Réducteur de Réviser ou
pression défectueux remplacer

Soutirage de lave- I4 Appareils Prévoir des prises


linge ou de lave- terminaux d'eau adéquates
vaisselle mobiles dans les cuisines et
chambres de bain

135
3. Défauts et diagnostic INSTALLATIONS SANITAIRES

136
PI-BAT

Causes code Eléments Actions Actions


Constats possibles code appellation correctives préventives

Coups de bélier Chasses d'eau sans Fermer calmement Remplacer par des
réservoir le robinet chasses d'eau à
réservoir
Robinetterie à levier Refermer calmement

Réducteur de I4 Introduction Le réviser ou le rem-


pression défectueux placer

Arrosage à haute I4 Distribution Refermer lentement


pression

Bruit d'écoulement Isolation phonique I4 Evacuations Isoler phoniquement Dévier en deux fois
des colonnes de par manteau de 45° plutôt que rac-
chute insuffisante plomb, enrober de corder perpendicu-
béton, changer les lairement, prévoir
coudes par des dé- une tuyauterie lour-
viations partielles en de, en fonte par
tuyaux lourds exemple

Les chéneaux Ecoulements Nettoyer, curer Contrôler en autom-


débordent bouchés ne (feuilles mortes)
et au printemps
(mousse)

Chéneaux Nettoyer Contrôler annuelle-


encombrés ment au printemps

La toiture se remplit Ecoulements gelés Dépanner les câbles Les tester avant
d'eau par pluie succédant chauffant des chaque hiver. Par
à un temps très froid naissances mesure de sécurité,
prévoir des sur-
verses à travers les
acrotères.

Pas d'eau à la lance Tuyau débranché, Raccorder le tuyau, Plomber la vanne


du poste incendie robinet fermé ou ouvrir les vannes centrale en position
bloqué, vanne ouverte.
centrale fermée Vérifier mensuelle-
Poste incendie avec lance, extincteur
ment les postes
aéromousse et bouteille d’air comprimé
incendie
3. Défauts et diagnostic INSTALLATIONS SANITAIRES
PI-BAT

Notes personnelles

137
3. Défauts et diagnostic INSTALLATIONS SANITAIRES

138
PI-BAT

Notes personnelles
PI-BAT 4. Eléments de construction et maintenance

4. Eléments de construction et
maintenance

Généralités Un défaut d’entretien risque d’avoir des


conséquences fâcheuses non seulement sur un
composant, mais aussi sur ceux qui lui sont liés et
Contrairement au chapitre précédant qui privilégie qui appartiennent à la même chaîne. Pour exemple,
l’observation d’un bâtiment et de ses abords le contrôle régulier d’une toiture (nettoyage de la
immédiats, par le constat des dégâts et défauts mousse, remplacement des tuiles cassées,
possibles, cette partie du guide répertorie de façon remaniage, etc.), maintient une bonne étanchéité de
systématique les mesures de maintenance la couverture. Et lorsque l’on constate la présence
nécessaires pour chaque élément de construction. de taches d’infiltrations sur un plafond, les dégâts
En outre, on trouve dans ces listes des informations infligés aux combles et à la charpente peuvent déjà
complémentaires quant à la périodicité des être très importants.
contrôles à effectuer ainsi qu’aux personnes qui
interviennent pour réaliser ces contrôles et les Autre exemple: l’obstruction des naissances d’eaux
travaux de maintenance correspondants. pluviales par des feuilles ou d’autres matériaux peut
entraîner leur débordement et provoquer des
Ces listes comprennent les éléments de infiltrations dans le mur de façade. Selon le rythme
construction et composants essentiels d’un des intempéries, ces infiltrations successives
immeuble à usage d’habitation. Ils sont classés peuvent engendrer un décollement de l’enduit et
selon une logique de visite du bâtiment: mettre en danger la structure propre de la façade.
– (1) Visite des espaces extérieurs et des façades
– (2) Visite des sous–sols
Comment utiliser ces listes?
– (3) Visite des circulations et parties communes
– (4) Visite des combles et de la toiture Compte tenu de la complexité d’un bâtiment, la
– (5) Visite des logements et équipements privatifs compétence de la personne qui va assurer les
visites d’entretien, doit être adaptée aux divers
En ce qui concerne les installations (électricité, composants qu’elle va devoir observer et contrôler.
chauffage, ventilation, sanitaire), elles sont citées
pour mémoire dans le sommaire des lieux de visite, Dans les listes «Eléments de construction et
puis regroupées en fin de chapitre: maintenance», ce niveau de compétence et estimé
– (6) Installations électriques dans la colonne «Intervenant» qui suit celle des
«Périodicités» des contrôles à prévoir.
– (7) Installations de chauffage
– (8) Installations de ventilation Cet intervenant exécutera la réparation élémentaire
– (9) Installations sanitaires et l’entretien préventif simple, indiqué dans la
colonne «Action à prévoir», ou alertera le
Les composants de ces installations sont des points professionnel, sur commande expresse du maître
spécifiques dont l’entretien et le contrôle doivent de l’ouvrage ou dans le cadre d’un contrat de
être confiés à des professionnels par le biais de maintenance.
contrats de service ou de maintenance par exemple.
Dans ces cas, le rôle du concierge ou du propriétaire A propos de la périodicité des interventions, notons
lui-même se limite à prévenir leur intervention qu’elle est fonction autant de la nature des
après observation de certains signes d’alerte. composants de l’immeuble et des installations que
du rythme des saisons, particulièrement pour les
L’objectif de ce chapitre est de permettre des visites canalisations extérieures, toiture, façades, etc.
périodiques réalisées de façon systématique, au
cours desquelles on procédera à l’observation des Les listes «Eléments de construction et maintenan-
points spécifiques et des composants essentiels ce» sont complétées par des listes «Aide-mémoire»
répertoriés dans ces listes. Le contrôle de ces qui reprennent la même structure de façon
composants est nécessaire pour garantir la abrégées. Elles constituent le carnet d’entretien
pérennité d’autres composants et par là celle du (voir chapitre suivant et annexe) qui permet aux
bâtiment dans sa totalité. Ce n’est que par un responsables d’un immeuble d’effectuer
entretien régulier qu’une installation par exemple périodiquement les visites de contrôles et d’y
pourra conserver un niveau de prestation optimal consigner ses appréciations sur l’état des différents
durant toute la durée de son existence (chauffage, éléments de construction.
ventilation, ascenseur, réseaux de distribution, etc.).

139
4. Eléments de construction et maintenance PI-BAT

Le parcours de visite du bâtiment et les observations à effectuer


suivant les éléments du Code des Frais par Eléments

3 5
3

1 1
3

2 2

1 Visite des espaces extérieurs, les abords du bâtiment, les façades


Le terrain
T2 Aménagements extérieurs : ouvrages
T3 Conduites d'alimentation et d'évacuation (dans la parcelle)
T4 Surfaces vertes
T5 Surfaces dures
T6 Clôtures et similaires
T7 Installations électriques, eau courante

Les façades et la structure


E3 Parois extérieures : sous-sols
E4 Parois extérieures : R d C et étages supérieurs

140
PI-BAT 4. Eléments de construction et maintenance

2 Visite des sous-sols


Les équipements collectifs, locaux techniques, installations, réseaux
Chauffage et eau chaude collectifs, ventilation
I2 Installations de chauffage
I3 Installations de ventilation et de conditionnement d'air
I4 Installations pour l'eau et l'écoulement des eaux usées
M1 Cloisons de séparation portes intérieures

Garage, caves, abris PC


E5 Fenêtres et portes extérieures
E6 Parois intérieures (gros oeuvre)
M1 Cloisons de séparation portes intérieures
M2 Eléments de protection

3 Visite des circulations et parties communes


Entrée, hall, couloirs, escaliers, ascenseur
E0 Escaliers
E2 Piliers
E5 Fenêtres et portes extérieures
E6 Parois intérieures (gros oeuvre)
I6 Installations de transport

Gaines techniques, colonnes montantes, colonnes de chute


I0 Installations électriques de courant fort
I4 Installations pour l'eau et l'écoulement des eaux usées

4 Visite des combles et de la toiture


Charpente, couverture
E1 Toiture plate et toiture en pente

Ouvrages en toiture : machinerie ascenseur, locaux techniques, etc...


E4 Parois extérieures : R d C et étages supérieurs
I3 Installations de ventilation et de conditionnement d'air
I6 Installations de transport

Antennes réceptrices
I1 Installations de télécommunication et de sécurité

5 Visite des logements et équipements privatifs


Locaux : sols, murs, plafonds, portes, fenêtres
M1 Cloisons de séparation portes intérieures
M2 Eléments de protection
M3 Revêtements de sol
M4 Revêtements de paroi
M5 Faux-plafonds
M7 Cuisines
E5 Fenêtres et portes extérieures

Les prolongements du logement : balcons, loggias


E0 Dalles et balcons
E4 Parois extérieures : R d C et étages supérieurs

Installations privatives
I0 Installations électriques de courant fort
I1 Installations de télécommunication et de sécurité
I2 Installations de chauffage
I3 Installations de ventilation et de conditionnement d'air

141
4. Elément de construction et maintenance – (1) Visite des espaces extérieurs, les abords des bâtiments, les façades

142
PI-BAT

Elément à contrôler
CFE Désignation Contrôle à prévoir Périodicité Intervenant Action à prévoir Intervenant

T3 Conduites d'alimentation Vérifier la propreté des regards et sacs. 6 mois Concierge Nettoyage des feuilles, de la boue ou de Concierge
et d'évacuation Usager divers débris. Usager

Vérifier la propreté (étancheité) et le bon 6 mois Concierge Nettoyage du support de couvercle. Concierge
état des couvercles des regards. Usager Remplacement si présence de fissures. Usager

Vérifier la bonne étanchéité des regards 6 mois Concierge Reprise de l'étanchéité ou remplacement Maçon
et sacs : absence de fissures, contrôle Usager de l'élément.
de l'absence de tassements.

Vérifier le bon état et la non obstruction 6 mois Concierge Curage des conduites. Spécialiste
des conduites d'évacuation à l'égout. Usager
(constatation de mauvaises odeurs ou
de refoulements)

T4 Espaces verts Vérifier le bon écoulement des eaux et 6 mois Concierge Améliorer le drainage du sol (surfaces Maçon
l'absence de zones de stagnation. Usager vertes) ou corriger la mise en pente des
sols (surfaces dures).

T5 Surfaces dures Vérifier la bonne hauteur des trottoirs. 1 an Concierge Procéder à la remise à niveau des sols Maçon
Usager par décapages des matériaux apportés.

T4 Pelouses Vérifier le bon aspect des pelouses : 6 mois Concierge Concierge


- hauteur de coupe. (en période Usager - tonte Usager
- absence de mousses. végétative) - scarification Jardinier
- absence d'herbe jaunie. - traitement

Végétation Vérifier le bon aspect des plantations : 6 mois Concierge Concierge


- forme (notamment pour celles proches (1 an pour Usager - taille de structure et d'entretien Usager
du bâtiment : branches pouvant gêner la taille) Jardinier
le bon écoulement des gouttières.
- absence de maladies. - traitement
4. Elément de construction et maintenance – (1) Visite des espaces extérieurs, les abords des bâtiments, les façades
PI-BAT

Elément à contrôler
CFE Désignation Contrôle à prévoir Périodicité Intervenant Action à prévoir Intervenant

T6 Clôtures
- métalliques Vérifier l'absence de corrosion sur les 1 an Concierge Traitement anti-corrosion et peinture. Peintre
piquets, la bonne tension des fils de fer Usager Reprise des scellements, réfections Maçon
raidisseurs, le bon état du grillage. partielles du mur, réfection des enduits.
Vérifier le bon état du mur bahut :
- absence de tassement et fissurations.
- bon scellement des piquets.

- bois Vérifer l'absence de moisissures, de 1 an Concierge Application de produits fongicides et Spécialiste


trous d'insectes. Usager insecticides. Usager

T6 Portails Vérifier le bon fonctionnement du portail 1 an Concierge Lubrification et graissage. Concierge


ainsi que des serrures. Usager Rechercher l'origine des désordres, Usager
Vérifier l'absence de tassements des ajuster ou réparer. Serrurier
montants. Maçon
Vérifier l'absence de corrosion (métal). Traitement anti-corrosion et peinture. Peintre
Vérifer l'absence de moisissures, de
trous d'insectes (bois).

T7 Installation électrique Vérifier le bon état des installations à la variable Concierge Remplacement des éléments Electricien
suite de violentes intempéries (orages, Usager endommagés. Usager
tempêtes, etc...).

T7 Installation d'arrosage Vérifier l'absence de fuites sur les 1 an Concierge Vidange de l'installation en hiver. Concierge
canalisations fixes, notamment aprés les Usager Usager
périodes de gel.

143
4. Elément de construction et maintenance – (1) Visite des espaces extérieurs, les abords des bâtiments, les façades

144
PI-BAT

Elément à contrôler
CFE Désignation Contrôle à prévoir Périodicité Intervenant Action à prévoir Intervenant

E4 Corps de mur, parement


- Béton apparent Vérifier l'absence d'éclatement du béton 1 an Concierge Dégagement des ferraillages, traitement Maçon
et de découvrement des ferraillages. Usager anti-rouille et réfection.
Vérifier l'absence de traces de rouille. Traitement de la carbonatation par
Vérifier l'absence de carbonatation. spécialiste.

- Enduit ou crépi Vérifier l'absence de faïençage, de 1 an Concierge Intervention d'un spécialiste pour Expert
fissures ou de signes de décollement de Usager diagnostiquer et réparer. Maçon
l'enduit (son creux). Notamment sous
les appuis des fenêtres dont il faut
vérifier la bonne inclinaison pour le bon
écoulement des eaux de pluie.

- Béton peint Vérifier l'absence de cloques, d'écaillage 1 an Concierge Grattage, réfection partielle ou totale Peintre
de la peinture. Usager de la peinture.

- Pierre ou brique Vérifier l'absence de creusement des 1 an Concierge Rejointoiement, remplacements partiels Maçon
joints et l'absence d'épaufrures du Usager d'éléments.
matériau.

- Pan de bois Vérifier le bon état des bois : 1 an Concierge Sondage des bois, réfection partielle Expert
- bonne résistance Usager ou remplacement. Maçon
- absence d'affaissements Application de produits fongicides et Peintre
- absence de moisissure et de trous insecticides.
d'insectes.
Vérifier la bonne tenue des
remplissages.

- Bardages métalliques Vérifier l'absence de corrosion et le bon 1 an Concierge - Traitement anti-corrosion. Spécialiste
positionnement des éléments. Usager - Repositionnement ou remplacement
d'éléments.
4. Elément de construction et maintenance – (1) Visite des espaces extérieurs, les abords des bâtiments, les façades
PI-BAT

Elément à contrôler
CFE Désignation Contrôle à prévoir Périodicité Intervenant Action à prévoir Intervenant

E4 Corps de mur, parement


- Bardages bois Vérifier l'absence de moisissures, le 1 an Concierge - Traitement du bois. Peintre
bon état de la protection. Usager - Réfection de la peinture ou du vernis.

E4 Soubassement Vérifier l'absence de remontée capillaire, 1 an Concierge Intervention d'un spécialiste pour Expert
Tout type de façade de mousses. Usager diagnostiquer et remédier. Maçon

E3 Sauts de loup Vérifier la propreté des grilles et la non 6 mois Concierge Nettoyage des feuilles ou de divers Concierge
obstruction des écoulements d'eau. Usager débris. Usager

Recouvrement des Vérifier l'absence de corrosion et le bon 1 an Concierge Intervention d'un spécialiste pour Ferblantier
bandeaux et corniches état des recouvrements, la dilatation Usager diagnostiquer et remédier.
doit être assurée.

Balcons et loggias Vérifier le bon état des corbeaux sur les 1 an Concierge Sondage, consolidation.
immeubles anciens (avant guerre). Usager - réfection partielle ou remplacement. Maçon
- Pierre : absence de fissures. - traitement anti-rouille, réfection de la Peintre
- Métal : absence de corrosion. peinture.

Pour l'ensemble des balcons et loggias


voir Locaux privatifs E0.

145
4. Elément de construction et maintenance – (2) Visite des sous-sols

146
PI-BAT

Elément à contrôler
CFE Désignation Contrôle à prévoir Périodicité Intervenant Action à prévoir Intervenant

E6 Parois intérieures Vérifier l'absence de remontée capillaire, 6 mois Concierge Rechercher l'origine des désordres et Maçon
d'humidité et de traces de salpêtre. Usager remédier. Expert

E0 Sols Vérifier l'absence d'humidité au sol. 6 mois Concierge Rechercher l'origine des désordres et Maçon
Usager remédier. Expert

E0 Plancher du rez en béton Vérifier l'absence de corrosion sur les 6 mois Concierge Procéder à un traitement anti rouille. Peintre
poutrelles métalliques ainsi que Usager
l'absence d'éclatements du béton armé. Dégagement des ferraillages, traitement Maçon
anti-rouille et réfection.

E0 Plancher du rez en bois Vérifier l'absence de moisissure et de 6 mois Concierge Application de produits fongicides et Peintre
trous d'insectes. Usager insecticides. Usager
S'assurer de la bonne résistance des Intervention d'un spécialiste pour Maçon
poutres ainsi que de l'absence diagnostiquer et remédier. Expert
d'affaissements.

E3 Soupiraux Vérifier la bonne ventilation des 6 mois Concierge Nettoyer ou dégager les soupiraux. Concierge
sous-sols et la non obstruction des Usager Usager
soupiraux.

Pour la bonne hygiène des sous-sols 6 mois Concierge Nettoyage et dératisation. Concierge
en général s'assurer de l'absence de Usager Rechercher les passages possibles Usager
détritus et de l'absence de rongeurs permettant aux rongeurs de penétrer et Spécialiste
(identifiés par la présence de déjections). les obstruer.

E3 Abris PC Suivre les indication de la PC.

E5 Guichets Voir Locaux privatifs E5 371 Fenêtres 1 an Concierge


bois. Usager
4. Elément de construction et maintenance – (2) Visite des sous-sols
PI-BAT

Elément à contrôler
CFE Désignation Contrôle à prévoir Périodicité Intervenant Action à prévoir Intervenant

M2 Porte de garage Vérifier le bon fonctionnement et la 1 an Concierge Intervention d'un menuisier pour : Menuisier
facilité de manipulation. Usager - mise en jeu
Vérifier le bon aspect du revêtement. - réparations éventuelles.

Cylindre, serrure Voir Circulations et parties communes - réfection peinture ou vernis Peintre
M2 Porte d'entrée.

147
4. Elément de construction et maintenance – (3) Visite des circulations et parties communes

148
PI-BAT

Elément à contrôler
CFE Désignation Contrôle à prévoir Périodicité Intervenant Action à prévoir Intervenant

M2 Porte d'entrée Vérifier l'état général de la peinture : 1 an Concierge Lessivage Usager


- écaillage et usure normale Réfection de la peinture. Peintre
- traces de salissures

Cylindre, serrure Vérifier le bon enclenchement de la 1 an Concierge Lubrification légère. Concierge


serrure et la facilité de fonctionnement Réparation si problème important. Serrurier
de la clé.
Vérifier l'absence de grincement de la
porte et la bonne fixation des fiches.

M1 Portes d'accés aux Vérifier l'état général de la peinture : 1 an Concierge Lessivage. Concierge
sous-sols et combles - écaillage et usure normale Réfection de la peinture. Peintre
- traces de salissures
Vérifier le bon fonctionnement et le bon Mise en jeu ou réfection. Menuisier
ajustement des battues.

E5 Fenêtres tous matériaux Voir Locaux privatifs E5.

M4 Revêtements de parois Vérifier l'état général des revêtements 6 mois Concierge


M5 Plafonds muraux : (variable)
(y compris sous faces des - traces de chocs Intervention d'un peintre. Peintre
paillasses) - déprédations par vandalisme Nettoyage. Concierge

E0 Escalier et paliers
Revêtement de sol
M3 - Carrelage Vérifier l'absence de fissures et de 1 an Concierge Réfection partielle des parties de sol Carreleur
décollement de carreaux. endommagées.
Vérifier le bon aspect des joints et la
bonne planéité des sols, absence de
points pouvant accrocher les pieds.
4. Elément de construction et maintenance – (3) Visite des circulations et parties communes
PI-BAT

Elément à contrôler
CFE Désignation Contrôle à prévoir Périodicité Intervenant Action à prévoir Intervenant

- Sols plastiques et Vérifier l'absence de cloques du 1 an Concierge Retendre si possible ou remplacer. Peintre
similaires revêtement.

M2 Rampe Vérifier la qualité des scellements, la 1 an Concierge Réparation ou réfection immédiate. Maçon
bonne rigidité et la bonne hauteur de
sécurité.
Vérifier l'absence de corrosion ( métal). 1 an Concierge Décapage, traitement et réfection de la Peintre
Vérifier le bon aspect de la peinture ou peinture ou du vernis.
du vernis (bois).

I0 Eclairage Vérifier le bon fonctionnement de la 1 an Concierge Intervention d'un électricien. Electricien


minuterie, de l'éclairage de secours et le
bon état de la lustrerie.

I6 Ascenseur Vérifier le bon fonctionnement et la suivant Concierge Intervention de l'installateur ou du Spécialiste


tenue du contrat d'entretien. contrat titulaire du contrat d'entretien.

149
4. Elément de construction et maintenance – (4) Visite des combles et de la toiture

150
PI-BAT

Elément à contrôler
CFE Désignation Contrôle à prévoir Périodicité Intervenant Action à prévoir Intervenant

E1 Couverture tuiles Vérifier l'étanchéité de la couverture. 1 an Concierge Grattages des mousses afin d'éviter le Couvreur
Couverture ardoises - éclatements dus au gel Usager soulèvement des tuiles.
- absence de mousses
- compacité du matériau
- tuiles cassées Remaniage partiel de la couverture. Couvreur

Vérifier si les barres à neige ne sont pas 1 an Concierge Traitement, remplacement des fixations. Couvreur
corrodées, vérifier leurs fixations. Usager

Vérifier la ventilation de la couverture. 6 mois Concierge Nettoyage des grilles de chatières. Concierge
Usager Usager

E1 Chéneaux Vérification de la propreté et du bon 6 mois Concierge Nettoyage des feuilles, des débris Concierge
écoulement des eaux. Usager de tuiles. Usager

Vérification des pentes, des fixations, 6 mois Concierge Mises à niveau, remplacement des Ferblantier
des déformations, de la dilatation, Usager fixations, remplacements partiels de
vérifier l'absence de percements. chéneaux.

E1 Tuyaux descente EP Vérification des emboitements et de la 1 an Concierge Intervention d'un spécialiste pour Ferblantier
tenue des fixations. Usager diagnostiquer et remédier.
Vérification du raccordement du 1 an Nettoyage, repositionnement. Ferblantier
dauphin au sac.

E1 Garnitures Vérifier l'absence de corrosion, 1 an Concierge Traitement, intervention d'un spécialiste Ferblantier
vérification des recouvrements et de Usager pour diagnostiquer, réfection.
leur dilatation qui doit être assurée.

E1 Tabatières Vérification des traces d'infiltration 1 an Concierge Intervention d'un spécialiste pour Ferblantier
Lucarnes possibles sur les relevés et les Usager diagnostiquer et remédier.
recouvrements.
Vérification de la fixation des habillages.
4. Elément de construction et maintenance – (4) Visite des combles et de la toiture
PI-BAT

Elément à contrôler
CFE Désignation Contrôle à prévoir Périodicité Intervenant Action à prévoir Intervenant

E1 Tabatières Vérification des vitrages. 1 an Concierge Réfection des masticages,remplacement Vitrier


Lucarnes Usager de vitrages si nécessaire.

I2 Souches Vérification de l'absence de fissures 1 an Concierge Réfection des enduits, réfection partielle Maçon
ou d'éclatement. Usager ou totale des souches.
Vérification des garnitures. Réfection des garnitures. Ferblantier
(voir garnitures)

I1 Antennes Vérification de la tenue des fixations. 1 an Concierge Remplacement des fixations, traitement. Electricien
Paratonnerre Vérifier l'absence de corrosion. Usager

E1 Charpente bois Vérifier l'absence d'affaissements, 1 an Concierge Intervention d'un spécialiste pour Charpentier
de traces d'eau d'infiltration. Usager diagnostiquer et remédier.

E1 Préservation du bois Vérification de l'absence d'insectes : 1 an Concierge Application de produits insecticides et Spécialiste
trous, cônes de sciures. Usager fongicides. Concierge
Vérification de l'absence de moisissures. Usager

151
4. Elément de construction et maintenance – (4) Visite des combles et de la toiture

152
PI-BAT

Elément à contrôler
CFE Désignation Contrôle à prévoir Périodicité Intervenant Action à prévoir Intervenant

E1 Protection de l'étanchéité Vérifier l'absence de mousses et le bon 1 an Concierge Rattissage et remise à niveau des Concierge
niveau du gravier. Usager graviers. Usager
Dégagement des relevés d'étanchéité Couvreur
et des naissances d'eau pluviales.

E1 Etanchéité (y compris les Vérifier l'absence de cloques dues au 1 an Concierge Réfection partielle ou totale de Couvreur
relevés) décollement, de craquelures ou de Usager l'étanchéité.
déchirures.

E1 Ferblanterie, garniture Vérifier la bonne fixation des relevés, la 1 an Concierge Intervention d'un spécialiste pour Ferblantier
dilatation doit être assurée. Usager diagnostiquer et remédier.
Véfification du bon état des joints.

E1 Joints de dilatation Vérifier la protection et le recouvrement 1 an Concierge Intervention d'un spécialiste pour Ferblantier
des joints (voir si présence de fuites au Usager diagnostiquer et remédier.
plafond).

E1 Ecoulements pluviaux Vérifier la propreté des naissances. 1 an Concierge Nettoyage des grilles, des naissances Concierge
Contrôle des raccords entre la plaque Usager (feuilles mortes, graviers). Usager
de collage et l'étanchéité.

I2 Souches Vérification de l'absence de fissures 1 an Concierge Réfection des enduits, réfection partielle Maçon
ou d'éclatement. Usager ou totale des souches.
Vérification des garnitures. Réfection des garnitures. Ferblantier
(voir garnitures)

I1 Antennes Vérification de la tenue des fixations. 1 an Concierge Remplacement des fixations, traitement. Electricien
Paratonnerre Vérifier l'absence de corrosion. Usager
La conductibilité au sol doit être assurée.
4. Elément de construction et maintenance – (4) Visite des combles et de la toiture
PI-BAT

153
4. Elément de construction et maintenance – (5) Visite des logements et équipements privatifs

154
PI-BAT

Elément à contrôler
CFE Désignation Contrôle à prévoir Périodicité Intervenant Action à prévoir Intervenant

E5 Fenêtres bois, métal, PVC Vérifier la facilité de fonctionnement . 1 an Concierge Procéder au : Menuisier
Usager - réglage et mise en jeu
- contrôle et remplacement éventuel de
ferrements
- remplacement éventuel de l'ouvrant

Vérifier l'étanchéité à l'eau et à l'air. 1 an Concierge Procéder à : Menuisier


Usager - mise en jeu
- mise en place ou remplacement de
joints

Vérifier le bon fonctionnement de la 1 an Concierge Lubrification des fiches, paumelles et Usager


quincaillerie. Usager ferrements spéciaux. Serrurier

Vérifier le bon état de la pièce d'appui : 1 an Concierge Déboucher les trous d'évacuation. Usager
- absence de pourriture (bois) Usager Remplacement éventuel de la pièce Menuisier
- trous d'évacuation dégagés d'appui.

E5 Fenêtres en métal Vérifier l'absence de corrosion surtout 1 an Concierge Intervention d'un peintre. Peintre
sur la piéce d'appui. Usager

E5 Fenêtres tous matériaux Vérifier le bon état du masticage et la 1 an Concierge Réfection des masticages,remplacement Vitrier
tenue des vitrages. Usager de vitrages si nécessaire.
Vérifier la propreté des grilles de ventila- 1 an Usager Nettoyage et dépoussiérage. Usager
tion.
Vérifier l'état général de la peinture :
- partie intérieure : salissures 1 an Usager Lessivage. Usager
- partie extérieure : écaillage et usure 1 an Concierge Réfection de la peinture. Peintre
normale par les intempéries. Usager
4. Elément de construction et maintenance – (5) Visite des logements et équipements privatifs
PI-BAT

Elément à contrôler
CFE Désignation Contrôle à prévoir Périodicité Intervenant Action à prévoir Intervenant

E5 Volets et stores Vérifier la qualité de l'occultation, de la 1 an Concierge Procéder à : Menuisier


protection et le bon fonctionnement. Usager - mise en jeu
- réparations éventuelles

Vérifier l'état général de la peinture : 1 an Concierge Réfection de la peinture. Peintre


- écaillage et usure normale par les Usager
intempéries.

M2 Barres d'appui et Vérifier la qualité des scellements et la 1 an Concierge Réparation ou réfection immédiate. Maçon
garde-corps métalliques bonne hauteur de sécurité. Usager
Vérifier l'absence de corrosion. 1 an Traitement, réfection de la peinture. Peintre

E0 Balcons et loggias Voir Barres d'appui et garde-corps.


Vérifier le bon état du revêtement de sol, 1 an Concierge Réfection partielle ou totale du sol. Maçon
le bon écoulement du siphon de sol ou Usager
des exutoires ( voir Toiture plate E1 Nettoyage des exutoires et du siphon. Usager
Ecoulements pluviaux).

M1 Portes de communication Vérifier l'état général de la peinture : 1 an Concierge Lessivage Usager


- écaillage et usure normale Usager Réfection de la peinture. Peintre
- traces de sallissures
Vérifier la bonne planéité et le bon fonc-
tionnement, s'assurer de la présence de 1 an Concierge Mise en jeu. Menuisier
vide d'air sous la porte, nécessaire à la Usager
bonne ventilation du logement (lors de
pose d'un nouveau revêtement de sol).

M2 Porte palière ou porte Vérifier l'état général de la peinture : 1 an Concierge Lessivage. Usager
d'entrée - écaillage et usure normale Usager Réfection de la peinture. Peintre
- traces de sallissures

155
4. Elément de construction et maintenance – (5) Visite des logements et équipements privatifs

156
PI-BAT

Elément à contrôler
CFE Désignation Contrôle à prévoir Périodicité Intervenant Action à prévoir Intervenant

M2 Cylindre, serrure Vérifier le bon enclenchement de la 1 an Concierge Lubrification légère. Usager


serrure et la facilité de fonctionnement Usager Réparation ou remplacement si Serrurier
de la clé. problème important.
Vérifier l'absence de grincement de la
porte et la bonne fixation des fiches.

M4 Revêtements de parois Vérifier l'absence de traces d'humidité 1 an Concierge Veiller à laisser un vide entre les Usager
ou de moisissures ou de salpêtre Usager meubles et les parois de façade surtout
notamment derriére les meubles et sur celles orientées au nord.
les parois froides.
Vérifier l'absence de décollement des Intervention d'un spécialiste pour Maçon
revêtements muraux, de cloques sur les diagnostiquer l'origine du problème. Peintre
peintures et de désagrégation des
plâtres.

M3 Revêtement de sol
Carrelage Vérifier l'absence de fissures, de 1 an Concierge Intervention d'un spécialiste pour Maçon
décollement de carreaux. Usager diagnostiquer ou pour réparer.
Vérifier le bon aspect des joints.

Sols plastiques et Vérifier l'absence de cloques du 1 an Concierge Intervention d'un spécialiste pour Peintre
similaires revêtement. Usager remédier ou pour remplacer.

Parquets Vérifier l'absence de décollement des 1 an Concierge Intervention d'un spécialiste pour Parqueteur
lames notamment au niveau des ponts Usager diagnostiquer ou pour réparer.
thermiques (portes fenêtres).

Plinthes Vérifier l'absence de décollement et leur 1 an Concierge Refixation, remplacement partiel ou total. Maçon
bonne fixation. Usager Parqueteur
4. Elément de construction et maintenance – (5) Visite des logements et équipements privatifs
PI-BAT

Elément à contrôler
CFE Désignation Contrôle à prévoir Périodicité Intervenant Action à prévoir Intervenant

M5 Plafonds Vérifier l'absence de fissures, de taches 1 an Concierge Intervention d'un spécialiste pour Expert
d' humidité, d'écaillage de la peinture. Usager diagnostiquer l'origine des taches.
Réfection de la peinture. Peintre

Faux-plafonds Vérifier la bonne fixation des éléments. 1 an Concierge Intervention d'un spécialiste pour Peintre
Usager remédier. Maçon

M7 Appareils de cuisines Suivre les indications données par les suivant Usager Intervention d'un réparateur en cas de Spécialiste
manuels d'utilisation. manuel panne.

157
4. Elément de construction et maintenance – (6) Installations électriques

158
PI-BAT

Elément à contrôler
CFE Désignation Contrôle à prévoir Périodicité Intervenant Action à prévoir Intervenant

E6 Local du tableau général Vérifier la propreté et l'absence d'objets Fréquente Concierge Eviter de laisser déposer des objets Concierge
immeuble étrangers à l'affectation du local. encombrants (poussettes, bicyclettes,
réserves de carreaux, etc...). Au besoin
l'interdire par un panneau. Dans ce cas
fermer le local à clé.

M1 Porte d'accés au local Contrôler que le local soit fermé à clé si Fréquente Concierge Vérification. Concierge
tableau l'accés n'est pas autorisé.

Plaques d'avertissement Contrôler leur existence et leur bon état. Fréquente Concierge Prévoir une fixation solide, difficilement Concierge
de dangers démontable sans l'aide d'outils.

I0 Tableau général immeuble Contrôle visuel général : Fréquente Concierge Signaler toute anomalie ou défectuosité Concierge
- plaques de protection en place et faire intervenir l'électricien sans délai.
- bon état des têtes de fusible
- couvercles d'appareils Electricien Remplacer les matériels et appareils
défectueux.

Vérifier le stock de réserve des fusibles. Fréquente Concierge Renouveler le stock aprés intervention. Concierge
Vérifier que les schémas, l'étiquetage ou Fréquente Concierge Signaler l'absence ou la mauvaise
la liste de désignation des appareils disposition des schémas.
existent. Compléter et modifier les schémas aprés Electricien
chaque nouvelle installation ou
modification.

Fermeture des éléments de protection Aprés chaque Electricien Remplacement, remise en état. Electricien
(plaques, couvercles) intervention

I0 Luminaires intérieurs et Vérifier si les ampoules, les tubes et Variable Concierge Renouveler les sources de lumière Concierge
T7 extérieurs starters sont en état de fonctionnement. défectueuses.
Vérifier les diffuseurs.
4. Elément de construction et maintenance – (6) Installations électriques
PI-BAT

Elément à contrôler
CFE Désignation Contrôle à prévoir Périodicité Intervenant Action à prévoir Intervenant

I0 Interrupteurs, boutons Vérifier le bon fonctionnement et le bon Fréquente Concierge Remplacement des couvercles et des Electricien
poussoirs, prises de état. plaques de recouvrement,
courant remplacement des appareils défectueux.

I0 Minuterie d'éclairage Essai des poussoirs de commande et Fréquente Concierge Remplacement. Electricien
contrôle de la temporisation.

I0 Horloge de commande Vérifier l'heure et les programmes 6 mois Concierge Remise à l'heure et réglage des Electricien
d'enclenchement et de déclenchement. programmes selon les actions désirées.

Changement des horaires été-hiver. 6 mois Electricien Remise à l'heure, remplacement Electricien
éventuel.

I0 Cellule photo-électrique Vérifier le bon fonctionnement. 6 mois Concierge Remplacement éventuel. Electricien

I0 Eclairage de secours Couper l'alimentation du réseau normal 3 mois Concierge Vérification trimestrielle par abonnement Electricien
et vérifier le fonctionnement des ou d'entretien. Spécialiste
luminaires de secours. Electricien Remplacement des agrégats défectueux.

I2 Moteurs de pompe, Contrôler si les lampes de pannes sont Fréquente Concierge - Réarmer les disjoncteurs Concierge
I3 circulateurs, ventilateurs, allumées. - Si le déclenchement persiste, faire Electricien
compresseurs, Contrôler si les disjoncteurs thermiques Fréquente Concierge appel à l'électricien
M2 porte de garage, sont déclenchés. - Contrôle de l'intensité de courant Electricien
I6 élévateurs absorbé
- Eventuellement remplacement du Electricien
moteur Spécialiste

Essais de divers asservissements Variable Concierge Remplacer les éléments défectueux : Electricien
manuels et automatiques. ou relais, contacteurs, boutons poussoirs,
Electricien fin de course
Contrôler les organes de signalisation
(ampoules), remplacer éventuellement.

159
4. Elément de construction et maintenance – (6) Installations électriques

160
PI-BAT

Elément à contrôler
CFE Désignation Contrôle à prévoir Périodicité Intervenant Action à prévoir Intervenant

I1 Disjoncteurs de protection Essais manuels 6 mois Concierge Remplacement en cas de défectuosité. Electricien
FI Electricien

I1 Sonneries, interphones Contrôler les fonctions. Régulière Usager Dépannage et remplacement si Electricien
nécessaire.

I1 Antenne TV immeuble Contrôler les fonctions. Régulière Usager Dépannage et remplacement si Electricien
nécessaire (ampli-prises).

I1 Télé-réseau Contrôler les fonctions. Régulière Usager Dépannage sur les circuits de Radio-
distribution de l'immeuble ou contrôle électricien
des signaux à la boîte d'entrée Distributeur
immeuble.

I1 Paratonnerre Contrôle visuel, mesures. 1 an Concierge Réparer les ruptures de liaison. Electricien
Couvreur Spécialiste
Electricien

I0 Ensemble des installations Contrôles périodiques obligatoires du 1 an Distributeur Suppression des défauts et remise en Electricien
à courant fort distributeur selon l'ordonnance fédérale 5 ans état suite au rapport du service de
OIBT du 26.09.1989. 10 ans contrôle.
20 ans
4. Elément de construction et maintenance – (6) Installations électriques
PI-BAT

161
4. Elément de construction et maintenance – (7) Installations de chauffage

162
PI-BAT

Elément à contrôler
CFE Désignation Contrôle à prévoir Périodicité Intervenant Action à prévoir Intervenant

I2 Citernes, protection Inspection réglementaire. 1 à 10 ans Inspecteur Révision réglementaire par une entre- Spécialiste
cathodique des citernes prise agréée. Adaptation des installations
aux exigences réglementaires.

I2 Détecteur de fuites de Vérification du fonctionnement. 1 an Spécialiste Test de détection et de téléalarme Spécialiste


mazout ou de gaz effectués par un spécialiste sous contrat
de maintenance.

I2 Pompe nourrice de Vérification du fonctionnement, contrôle 6 mois Exploitant Révision en cas d'anomalie. Spécialiste
mazout de l'étanchéité, bruit.

I2 Local citerne Vérification de la propreté, du bon ordre, 6 mois Concierge Evacuation des objets déposés, Concierge
de l'absence de fuites (à distinguer d'une nettoyage. Appel du spécialiste citerne
éclaboussure). ou des pompiers en cas de risque de Pompiers
pollution des eaux ou du sol.

I2 Niveau du combustible Vérifier les réserves avant la panne. 6 mois à1 an Concierge Commande du remplissage. Fournisseur

I2 Brûleur Contrôle réglementaire des fumées. 6 mois à1 an Ramoneur En cas de défaut, révision du brûleur Spécialiste
Chaudière à gaz avec Inspecteur dans les 10 jours ou remplacement de Chauffagiste
brûleur incorporé la production de chaleur non conforme
dans les délais réglementaires.

Vérifier l'application du contrat de 1 an Concierge Révision annuelle du brûleur par un Spécialiste


maintenance du brûleur. spécialiste sous contrat d'entretien.

Observer :
- couleur de la flamme (non fuligineuse) 1 mois Concierge Appel du spécialiste brûleur en cas Spécialiste
- parois de la chambre de combustion d'anomalie.
(dépots noirs en traces seulement)
Ecouter le bruit du brûleur.
4. Elément de construction et maintenance – (7) Installations de chauffage
PI-BAT

Elément à contrôler
CFE Désignation Contrôle à prévoir Périodicité Intervenant Action à prévoir Intervenant

I2 Brûleur Mesurer la température des fumées pour 1 à 3 mois Exploitant Ramonage selon les fréquences éventuel- Ramoneur
Chaudière à gaz avec prévoir le ramonage d'une chaudière lement prescrites. Au moins 1 fois / an.
brûleur incorporé encrassée (grosses installations). Avec production d'eau chaude : 2 fois /an.

I2 Cheminée Vérifier l'absence de coulures, liées à la 6 mois Concierge Voir "Défauts et diagnostics".
condensation ou aux fortes pluies.
Appliquer les presciptions réglementaires 6 mois Concierge Ramonage. Ramoneur
liées au ramonage.

I2 Chaufferie Vérifier la bonne aération du local, en 1 an Exploitant Respect des conditions requises. Exploitant
particulier en cas de chauffage au gaz.

Etanchéité au mazout des écoulements à chaque Concierge Suppression des écoulements éventuels. Concierge
de sol. passage

Journal du chauffage Tenue à jour du journal de l'installation : à chaque Concierge Exigence d'un rapport de visite à chaque Intervenant
transcription de toute plainte, correction passage intervention de spécialiste.
de consigne et autres interventions, avec
remarques éventuelles.

Quantité d'eau de Vérifier la pression de remplissage ou 1 mois Concierge Remplissage complémentaire. En cas de Concierge
chauffage le niveau du vase d'expansion. remplissages répétés (3mois), recherche
de la fuite éventuelle, appel du chauffa-
giste pour un contrôle ou une révision
du système d'expansion.

Qualité de l'eau de Analyse chimique par un laboratoire : Rinçage et traitement de l'eau en cas Spécialiste
chauffage - avec un chauffage par le sol. 2 ans Spécialiste d'anomalie.
- avec une distribution hydraulique sans 5 ans Spécialiste
matière plastique.
Test intermédiaire d'acidité (PH) avec 1 an Exploitant
un réactif liquide coloré.

163
4. Elément de construction et maintenance – (7) Installations de chauffage

164
PI-BAT

Elément à contrôler
CFE Désignation Contrôle à prévoir Périodicité Intervenant Action à prévoir Intervenant

I2 Circulateurs et pompes Démarrage lors de la remise en service 1 an Concierge Déblocage selon notices du fournisseur Concierge
du chauffage. ou commande du dépannage. Chauffagiste
Contrôle de bruits ou vibrations. 1 mois Concierge Appel du chauffagiste en cas d'anomalie. Chauffagiste

Robinetterie Vérifier la position qui doit être correcte 1 an Concierge Ouverture et fermeture complète des Concierge
lors de la remise en service du chauffage. vannes une fois par an pour les
débloquer et détartrer.
Vérifier l'absence de fuites et autres 1 mois Concierge Serrage des presse-étoupe des raccords Concierge
dégats sur l'installation. non étanches.
Echange des organes défectueux. Chauffagiste

Compteurs de chaleur Relevé mensuel, comparaison avec les 1 mois Exploitant Vérification de la vraisemblance des Exploitant
d'eau chaude, de gaz, périodes précédentes et les autres mesures, repérage des défauts de
de mazout, d'heures comptages. comptage.
Révision des compteurs ou des installa- Spécialiste
tions en cas de désordres ou incertitudes. Chauffagiste
Décompte individuel des Selon les dispositions réglementaires Application soutenue des mesures Exploitant
frais de chauffage (DIFC) observation critique de la vraisemblan- d'exploitation visant à rationnaliser
ce des valeurs relevées. l'utilisation d'énergie, contrôle continu
des consommations globales.

I2 Automatisme Mise à l'heure des horloges, choix du 2 mois Concierge Conduite des installations.
régime été-hiver, réduction nocturne.

Concordance des températures et des 1 mois Concierge Instructions au concierge. Spécialiste


consignes.

Observation des lampes témoin du 1 à 4 sem. Concierge Interprétation, réenclenchement éventuel Concierge
tableau d'électrorégulation. des disjoncteurs, appel du spécialiste
brûleur, chauffagiste , régulation, etc...,
pour réparer.
4. Elément de construction et maintenance – (7) Installations de chauffage
PI-BAT

165
4. Elément de construction et maintenance – (8) Installations de ventilation

166
PI-BAT

Elément à contrôler
CFE Désignation Contrôle à prévoir Périodicité Intervenant Action à prévoir Intervenant

I3 Extraction d'air vicié Vérifier l'état des bouches d'air. 3 mois Usager Nettoyage annuel des soupapes bain-WC Usager
des ventilateurs d'extraction individuels.

Vérifier l'état des hottes de cuisine. Fréquente Usager Nettoyage bimensuel du filtre des Usager
hottes de cuisine.

Etat des ventilateurs d'extraction 6 mois Concierge Démontage, nettoyage annuel des Ventiliste
générale. ventilateurs d'extraction.

Vérifier l'état des gaines d'extraction 1 an Concierge Nettoyage décénal des gaines et des Spécialiste
générale, apparition d'insectes. bouches d'air par entreprise spécialisée.
Rééquilibrage des débits d'air. Ventiliste

I3 Filtres (traitement d'air, Contrôler l'état d'encrassement par 1 mois Exploitant Remplacement ou nettoyage des filtres, Exploitant
ventiloconvecteur) manomètre différentiel ou observation en principe une fois par an. Spécialiste
visuelle (voir instructions d'exploitation).

I3 Ventilateurs Contrôler la propreté. 3 mois Exploitant Nettoyage annuel. Exploitant

Contrôler la tension et le bon état des 1 mois Exploitant Réglage ou remplacement, procéder au Spécialiste
courroies. graissage des paliers selon instruction.

Vérifier l'absence de bruit anormal, de 1 à 4 sem. Exploitant Révision des organes défectueux. Ventiliste
vibrations, d'odeurs de surchauffe
(moteur, paliers, courroies).

I3 Humidificateurs à Contrôler la propreté, l'absence d'odeur 1 à 2 sem. Exploitant Nettoyage trimestriel au moins: vidange, Spécialiste
pulvérisation d'eau et d'entartrage. détartrage des buses, tester le
fonctionnement, l'approvisionnement en
eau, la déconcentration.
4. Elément de construction et maintenance – (8) Installations de ventilation
PI-BAT

Elément à contrôler
CFE Désignation Contrôle à prévoir Périodicité Intervenant Action à prévoir Intervenant

I3 Désinfection UV de Contrôle des témoins lumineux, de la 1 mois Exploitant Nettoyage, remplacement de la lampe Exploitant
l'humidificateur à eau propreté, du compteur d'heure. usée, test selon instructions. Spécialiste

I3 Humidificateur à vapeur Contrôler l'état du cylindre, l'alimentation 1 mois Exploitant Nettoyage ou échange si nécessaire, Exploitant
en eau et l'écoulement. test de fonctionnement. Spécialiste

I3 Batterie de chauffage ou Contrôle de la propreté. 1 an Exploitant Nettoyage à la vapeur si nécessaire, Spécialiste


de refroidissement Vérifier l'absence de fuites d'eau ou de Spécialiste vérification des filtres. Réparation en cas Ventiliste
fréon. de fuites

I3 Registres motorisés Contrôler le fonctionnement. 3 à 12 mois Spécialiste Nettoyage annuel. Spécialiste

I3 Prises d'air extérieur Contrôler l'état et la propreté. 1 mois Exploitant Nettoyage annuel ou en cas de nécessité Exploitant
(feuilles mortes, poussière de chantier).

I3 Récupérateurs de chaleur Vérifier l'absence d'encrassement. 1 an Spécialiste Nettoyage. Spécialiste


Vérifier le fonctionnement des modèles 1 mois Exploitant Test annuel de fonctionnement. Spécialiste
rotatifs.

I3 Monoblocs Contrôler l'état général, la propreté, 1 an Exploitant Réparation des défauts.


l'étanchéité, la fermeture des portes, les Spécialiste
fixations, la peinture, les racordements
hydrauliques et électriques, les
amortisseurs de vibration.

I3 Conduits d'air, gaines, Contrôler la bonne étanchéité à l'air, 6 mois Exploitant Correction des désordres. Exploitant
manchettes souples, l'état général, l'absence de vibrations ou Ventiliste
portillons, fixation, de sifflements.
isolation Ecouter les plaintes des usagers, à toute Exploitant Dépannage d'un ventilateur ou d'un Exploitant
observation des portes dures ou sifflant occasion clapet d'air. Ventiliste
"comme avec du vent".

167
4. Elément de construction et maintenance – (8) Installations de ventilation

168
PI-BAT

Elément à contrôler
CFE Désignation Contrôle à prévoir Périodicité Intervenant Action à prévoir Intervenant

I2 Automatismes Mise à l'heure des horloges. 2 mois Exploitant Dépannage éventuel par l'entreprise de Spécialiste
régulation.
Contrôle des consignes, des séquences 1 à 3 mois Exploitant Ajustage des consignes selon les Exploitant
automatiques, des grandeurs réglées, instructions de conduite.
du confort. Contrôle du fonctionnement Dépannage ou réparation.
selon les dossiers d'exploitation.

Tableau Vérifier l'état général, la fermeture des 1 an Exploitant Réparation des désordres.
d'électrorégulation portes, les lampes témoins, les 1 à 4 sem. Exploitant Dépannage ou réparation.
indicateurs, les interrupteurs.
Test ou observation des appareils 1 an Spécialiste Réparation ou échange si nécessaire.
particuliers.

Production de froid Interventions convenues avec Selon les Exploitant Entretien, tests de fonctionnement, Spécialiste
l'entreprise de maintenance mandatée. tâches ajustage des automatismes, mises en et
hors services au cours des saisons.

I2 Abri PC Contrôles et tests réglementaires.

I3 Journal d'exploitation Tenue à jour des journeaux d'installation, A chaque Exploitant Exigence d'un rapport de visite à chaque Intervenant
avec transcription des plaintes, des visite intervention d'un spécialiste.
contrôles, des ajustages de consignes,
des interventions de maintenance, des
observations et remarques.
4. Elément de construction et maintenance – (8) Installations de ventilation
PI-BAT

169
4. Elément de construction et maintenance – (9) Installations sanitaires

170
PI-BAT

Elément à contrôler
CFE Désignation Contrôle à prévoir Périodicité Intervenant Action à prévoir Intervenant

I4 Introduction d'eau froide Contrôle de la qualité de l'eau. Régulière Concierge Purge, rinçage du filtre d'entrée 2 fois / an. Concierge
En cas de mauvaise qualité de l'eau,
avis au distributeur.

Surpresseur Suivre les directives réglementaires de Spécialiste


l'ASCP (Association de Contrôle des Inspecteur
Installations sous Pression)

Chauffe-eau, ballon Noter l'état d'entratrage au premier 2 à 10 ans Spécialiste Détartrage au début tous les 2 ans. Chauffagiste.
détartrage afin de fixer la périodicité Exploitant Analyse de l'eau, traitement éventuel. Laboratoire
des interventions. Contrôle des marques
de corrosion éventuelle.

Anodes de protection Vérifier l'état des anodes de magnésium. 1 an Spécialiste Remplacement lors du détartrage. Spécialiste
cathodique Test de la protection cathodique à Révision si nécessaire.
alimentation électrique (contrat de
maintenance avec le fournisseur)

Traitement d'eau par Vérifier le fonctionnement des appareils 1 à 3 mois Exploitant Approvisionnement en silicates. Spécialiste
addition de silicates de dosage automatique.

Adoucisseurs Vérifier la dureté des eaux adoucies et 1 mois Exploitant Approvisionnement en sels. Exploitant
mélangées par réactif liquide coloré.
Test des automatismes. 6 mois à 1 an Spécialiste Révision et réglage. Spécialiste

I4 Robinetterie Fuite non permanente des soupapes de 6 mois Concierge Remplacement des joints défectueux. Exploitant
sûreté du chauffe-eau. Révision des robinets défectueux. Spécialiste
Révision des soupapes de sécurité.

Grilles de sol Présence d'odeurs douteuses. Régulière Concierge Remplissage d'eau des siphons asséchés. Concierge
4. Elément de construction et maintenance – (9) Installations sanitaires
PI-BAT

Elément à contrôler
CFE Désignation Contrôle à prévoir Périodicité Intervenant Action à prévoir Intervenant

I4 Automatisme Mise à l'heure des horloges , programme 3 à 6 mois Concierge Remplacement des appareils défectueux. Spécialiste
de circulation d'eau chaude.
Observer les consignes de température
de l'eau chaude.

I4 Câbles chauffants Avant l'hiver, tester les câbles chauffants 1 an Exploitant Révision. Electricien
électriques des chénaux et naissances :
automatisme, intensité du courant,
isolation (pas de disjonction
intempestives ).

Postes incendies Contrôler la présence et l'état du 1 mois Concierge Remise en état si nécessaire. Fournisseur
matériel, ainsi que la disponibilité de Ouverture de la vanne centrale. Concierge
l'eau sous pression.

171
PI-BAT 5. Moyens auxiliaires: listes «Aide-mémoire» et journal de gestion

5. Moyens auxiliaires: listes aide-mémoire


et journal de gestion

Généralités 5.1 Le dossier technique


Ce chapitre poursuit deux objectifs: premièrement, Le dossier technique est composé de l’ensemble
il veut rendre attentif à une démarche systématique des documents du descriptif technique du bâtiment.
de contrôle et de surveillance des bâtiments Le chapitre 2.2 traite de manière détaillée des
permettant d’éviter de trop grosses surprises, aussi dossiers d’exploitation nécessaires, aussi bien dans
bien d’ordre technique que financier, dans le le domaine de la structure et de l’enveloppe que
domaine de la maintenance des bâtiments; dans celui des installations techniques du bâtiment.
deuxièmement, il propose de faciliter le travail de
gestion pour le propriétaire et le gérant par le
regroupement de toutes les interventions de Listes «Aide-mémoire»
maintenance qui sont réalisées dans un immeuble.
En plus de ces documents, les listes aide-mémoire
Ces deux objectifs correspondent aux deux volets réunies dans le carnet d’entretien seront d’un
techniques et administratifs dont est composé la apport précieux pour structurer la visite périodique
gestion de la maintenance d’un bâtiment. Pour les du bâtiment. Elles seront remplies par la personne
deux cas, le présent guide propose des moyens responsable d’un immeuble au moins une fois par
auxiliaires simples, sous forme de fiches aide- année, plus souvent pour certains éléments de la
mémoire et d’un journal de gestion réunis dans le construction, selon l’indication de périodicité
carnet d’entretien (voir annexe). figurant dans ces fiches.

Outre ces moyens auxiliaires, ce chapitre dresse un Ci-dessous l'exemple d'un aide-mémoire avec les
inventaire des différents éléments faisant normale- observation de la personne qui effectue la visite
ment partie d’un dossier technique et administratif. systématique.

173
5. Moyens auxiliaires: listes «Aide-mémoire» et journal de gestion PI-BAT

Les observations faites lors de la visite du bâtiment Eléments faisant partie d’un dossier tech-
seront reportées sur les listes «Aide-mémoire» nique d’un bâtiment
selon les quatre critères d’appréciation suivants:
Code 1: bon état Le dossier technique d’un bâtiment comprend
Code 2: à surveiller l’ensemble des dossiers d’exploitation d’un bâti-
Code 3: à intervenir ment décrits dans le chapitre 2.2. Selon la
Code 4: urgence complexité de l’ouvrage, ces dossiers seront plus
ou moins complets. Il devrait comprendre au moins
Les appréciations sur l’état d’entretien des diffé- les éléments suivants:
rents éléments de construction qui sont consignées – les plans de construction ou les plans de relevé
dans ces fiches, et la possibilité de pouvoir observer du bâtiment, à l’échelle 1/50 avec si possible
leur évolution sur une période de cinq ans, l’indication de la composition des éléments de
permettent de disposer d’une vision d’ensemble et construction et les détails importants;
dans la durée de l’état d’entretien d’un immeuble.
– les plans de construction ou les plans de relevé
La visite systématique permet une mise à jour des installations techniques, les schémas
périodique des connaissances de l’état d’un électriques;
bâtiment. Elle est effectuée par le responsable – les descriptifs des travaux et les descriptifs de
technique de la gérance ou le propriétaire lui- fonctionnement des installations, les procès-
même, accompagné si possible par le concierge. A verbaux de réception, les délais de garantie;
ce niveau, elle débouche sur des travaux d’entretien – les instructions de service et de maintenance, les
courant et de petites réparations. Des interventions notices des appareils avec référence du
importantes ne devraient jamais être entreprises fournisseur;
sans prendre l’avis d’un mandataire spécialisé dans – le dossier photographique avant, après et en
les travaux de réhabilitation ou de rénovation. cours de travaux;
Afin de prévenir toute décision ou intervention – les journaux ou fiches de contrôle particuliers;
erronée, il est conseillé de réaliser cette visite – les aide-mémoire de surveillance et de contrôle
périodiquement, par exemple tous les cinq ans, par périodique des éléments de construction, réunis
un professionnel compétent. dans le carnet d’entretien.

174
PI-BAT 5. Moyens auxiliaires: listes «Aide-mémoire» et journal de gestion

5.2 Le dossier administratif Structuration d’un dossier administratif

Le dossier administratif comporte l’ensemble des Un dossier administratif comporte normalement au


informations relatifs à la gestion financière et tech- moins les éléments suivants:
nique d’un immeuble. – Instances communales, cantonales et fédérales:
dossier de mise à l’enquête, permis de
Journal de gestion construire, d’habiter, d’exploiter;
Afin d’éviter une trop grande dispersion des infor- – Servitudes/conventions: plan de situation, état
mations, notamment dans le domaine des travaux des servitudes, conventions;
réalisés, il est proposé de reporter l’ensemble des – Titres de propriété: acte de vente, cédules
interventions du domaine de la maintenance d’un hypothécaires;
bâtiment dans un journal de gestion qui fait partie – Fiscalité: estimations fiscales, déclarations et
intégrante du carnet d’entretien. Ce journal décomptes;
chronologique indique de façon succincte toutes les
étapes d’une intervention de maintenance, depuis – Assurances: polices et décomptes d’assurances
le constat d’un dégât jusqu’à sa réparation. On y de dégâts d’eau, bris de glace, ECA, RC
trouve la source de renseignement, la nature et le propriétaire, vol, etc.;
lieu du dégât, la décision de réaliser la réparation, – Gérance: convention de gérance;
l’entreprise mandatée et le coût de l’intervention. – Locataires et concierge: baux, contrat de
Grâce à ce «Journal» de l’immeuble, nous aurons conciergerie;
une image réelle de l’état d’entretien du bâtiment et – Entreprises et mandataires: documents
nous pourrons suivre son évolution depuis sa contractuels, factures des travaux réalisés;
construction ou sa réhabilitation, tout au long de – Journal de gestion qui fait partie intégrante du
son existence. carnet d’entretien, enregistrant toutes les me-
Dans une deuxième étape, il est prévue d’informa- sures de maintenance réalisées;
tiser ce journal. Par un système simple de codifica- – Comptabilité générale, état locatif.
tion, il devrait être possible d’effectuer des regrou-
pements d’informations, selon la nature des Ci-dessous, l'exemple d'une page du journal de ges-
travaux exécutés par exemple, les entreprises man- tion avec l'indication des travaux de maintenance
datées, les appartements concernés, etc. réalisés.

175