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COURS DE SYSTEME DE POMPAGE

30 heures / Semestre 4 /Licence en Gestion Intégrée de l’Eau et de l’Environnement

1.

Chapitre 1 : Les différents types de pompes et leurs caractéristiques

1.

Les pompes centrifuges ou turbopompes

1.1.1.

Introduction

1.1.2.

Technologie des turbopompes

1.1.3.

Caractéristiques des turbopompes

1.1.4.

Classification des pompes

2.

Les pompes volumétriques ou pompes à déplacement positifs

1.2.1.

Pompes à mouvement alternatif : Généralités

1.2.2.

Pompes à mouvement alternatif : Fonctionnement et caractéristiques

1.2.3.

Pompes rotatives : Généralités

1.2.4.

Pompes rotatives : Fonctionnement et caractéristiques

2.

Chapitre 2 : Eléments de base pour le Calcul et le Choix des Pompes

1.

Rappel du théorème de Bernouilli

2.

Rappel Caractéristiques des pompes

3.

Caractéristiques d’un système hydraulique

2.3.1.

Pertes de charges

2.3.2.

Hauteur géométrique

4.

Hauteur manométrique totale (HMT)

5.

Choix des pompes : point de fonctionnement d’une pompe

6.

Région de fonctionnement d’une installation de pompage

3.

Chapitre 3 : Couplage des Pompes

1.

Introduction

2.

Couplages des pompes

2.1.

Pompes en série

2.2.

Pompes en parrallèle

3.

Système de pompage

3.1.

Système circuit fermé

3.2.

Système de refoulement vers des réservoirs

3.3.

Système de prélèvement en un point

4.

Chapitre 4 : Eléments de conception et d’organisation des stations de pompages

1.

Introduction

2.

Choix du site de pompage

2.1.

Situation par rapport aux besoins

2.2.

Situation par rapport à la ressource

3.

Dispositions générales des stations de pompage

3.1.

Situation en charge

3.2.

Situation en aspiration

3.3.

Station en escatade

3.4.

Station en exhaure et reprise

3.5.

Stations flottante

4.

Déterminations des diamètre economiques des conduites de refoulement des stations de pompage

5.

Bâche de pompage

6.

Choix des pompes

7.

Regulation des pompes

8.

Protection des stations de pompage

9.

Protection contre les incidents d’origine hydraulique.

10.

Protection des pompes contre les matières décantables et autres solides

11.

Protection de la conduite de refoulement contre les coups de béliers

12.

L’armoire de démarrage pour électropompe

CHAPITRE 1 : LES DIFFERENTS TYPES DE POMPES ET LEURS CARACTERISTIQUES

1.

INTRODUCTION

Une pompe est une machine hydraulique servant au déplacement d’un fluide d’un point à un autre. Ce transport s’effectue par une transformation de l’énergie d’un point à un autre.

Les pompes véhiculant des fluides se divisent en deux catégories principales:

les pompes centrifuges ou turbopompes : le mouvement du liquide résulte de l’accroissement d’énergie qui lui est communiqué par la force centrifuge.

les pompes volumétriques ou pompes à déplacement positif : l’écoulement résulte de la variation d’une capacité occupée par le liquide.

Le tableau suivant présente la classification générale des pompes selon les « Standards of the Hydraulique Institute ».

2. LES POMPES CENTRIFUGES OU TURBOPOMES

2.1. Introduction Les turbopompes sont des machines hydrauliques qui utilisent la force centrifuge pour communiquer de l’énergie à un fluide, généralement en vue de son déplacement. La figure ci-dessous montre la structure la plus simple d’une turbopompe : on distingue trois éléments principaux et des accessoires. Les éléments principaux :

la roue ;

le corps de pompe ;

le corps d’aspiration.

les accessoires comprennent le palier bâti, les roulements, et les dispositifs d’étanchéité.

bâti, les roulements, et les dispositifs d’étanchéité. 2.2. Technologie des turbopompes 2.2.1. La roue On

2.2.

Technologie des turbopompes

2.2.1.

La roue

On l’appelle encore turbine, impulseur, rotor, cellule, mobile ou rouet. Elle communique au liquide à pomper une partie de l’énergie transmise à l’arbre dont elle est solidaire par le moteur d’entraînement. La transmission de l’énergie de la roue au liquide se fait par l’intermédiaire des aubes. Ces dernières sont de simples palettes incurvées, libres ou fixées sur des plaques métalliques. Outre le transfert d’énergie, le rôle des aubes est aussi de guider l’eau dans la direction voulue. Les roues des turbopompes destinées à véhiculer de l’eau sont généralement en bronze. C’est un matériau facile à couler à travailler et à polir. La fonte, l’acier, l’acier inoxydable et des alliages des mêmes métaux sont aussi utilisés à cause de leur résistance à la corrosion, à l’érosion et à la décomposition électrolytique.

On distingue:

les roues ouvertes ;

les roues semi-ouvertes ;

les roues fermées.

Les roues ouvertes sont constituées de simples palettes incurvées, semblables aux palles d’une hélice. Elles

Les roues ouvertes sont constituées de simples palettes incurvées, semblables aux palles d’une hélice. Elles équipent les pompes pour liquides chargés, car elles laissent passer facilement les corps étrangers. Dans les roues semi-ouvertes; les palles sont accolées d’un côté sur une plaque pleine appelée flasque. Ce type de roue se rencontre fréquemment sur tes pompes monocellulaires pour liquides chargés. Les roues fermées ont leurs palles enserrées entre deux flasques. Elles sont employées dans toutes sortes de pompes, à l’exception de celles pour liquides chargés. Les constructeurs de pompes présentent des formes très variées de roues mais toutes se rattachent aux trois grandes familles ci-dessus. La figure ci-dessous montre par exemple, la gamme des roues d’un constructeur de pompes.

ci-dessus. La figure ci-dessous montre par exemple, la gamme des roues d’un constructeur de pompes. Chapitre
Par rapport au nombre de roues équipant une pompe, on distingue les pompes monocellulaires (ou
Par rapport au nombre de roues équipant une pompe, on distingue les pompes monocellulaires (ou

Par rapport au nombre de roues équipant une pompe, on distingue les pompes monocellulaires (ou à un étage) c’est-à-dire à une roue, des pompes multicellulaires (ou à

plusieurs étage), c’est-à-dire à plusieurs roues. Les pompes multicellulaires fournissent de plus grandes hauteurs de relèvement que les pompes monocellulaires. Selon que la direction de l’écoulement du fluide à la sortie de la roue est radiale, oblique ou axiale les pompes sont dites centrifuges (ou encore radiales) hélice-centrifuge (ou encore semi-axiales), à hélice (ou axiales).

2.2.2. Le corps de pompe

Il est destiné à recevoir le liquide sortant de la roue et à le diriger soit vers l’orifice de refoulement dans les pompes monocellulaires, soit vers l’entrée de la roue suivante dans les pompes multicellulaires. On distingue les corps à volute des corps à diffuseurs ou directrices. Les premiers se rencontrent uniquement sur les pompes monocellulaires. Dans ces dernières, la transformation de l’énergie cinétique : en pression à la sortie de la roue est obtenue par un ralentissement grâce à l’élargissement progressif de l’espace annulaire entre le corps de la pompe et la roue. Le corps de pompe a une forme en colimaçon et est appelé “volute”. Les volutes des pompes à eau sont en général en bronze. Cependant pour les pompes à haute pression on préfère l’acier pour sa grande résistance. Pour les liquides corrosifs ou abrasifs, l’acier inoxydable, et la fonte sont plus indiqués. Les diffuseurs équipent les pompes multicellulaires. Ils canalisent l’eau de la sortie d’une roue vers l’entrée de l’autre en transformant une partie de l’énergie cinétique en pression. La figure suivante montre la structure une roue avec diffuseur. Le corps des pompes de surface comporte :

à leur partie supérieure un orifice destinée à l’amorçage et au dégazage pendant le démarrage de la pompe.

à la partie inférieure, un orifice de vidange utile pour mettre la pompe à sec en prévision d’un arrêt de fonctionnement de longue durée.

2.2.3. Le corps d’aspiration

C’est une pièce solidaire du corps de pompe et destinée à diriger le liquide provenant de la conduite d’aspiration vers l’entrée de la roue, de manière à ce que la vitesse soit uniforme en

tous points. Elle est de forme conique. L’orifice d’aspiration d’une pompe est autrement appelée ” ouïe ” ou “ oeillard “.

2.2.4.

Les accessoires

2.2.4.1.

Accessoires relatifs aux problèmes technologiques

Les problèmes des turbopompes liés à leur technologie sont au nombre de trois à savoir, les

fuites en retour, la poussée axiale sur la roue et l’étanchéité au passage de l’arbre.

2.2.4.2. Les fuites en retour

La roue de la pompe étant la partie tournante, il faut nécessairement un espace entre les flasques et le corps de pompe. Du fait de l’existence de cet espace, une partie de l’eau sortant de la roue retourne vers l’orifice d’aspiration. Le rendement de la pompe diminue avec l’augmentation de ce débit de fuite. II est donc important de minimiser les fuites en retour. Les constructeurs y arrivent en modulant la partie interne du corps de pompe, ainsi que les parties externes des flasques de manière à transformer les espaces entre les deux en de véritables “labyrinthes”.

2.2.4.3. La poussée axiale sur la roue Les sections des parties arrières et avant des
2.2.4.3. La poussée axiale sur la roue Les sections des parties arrières et avant des

2.2.4.3. La poussée axiale sur la roue

Les sections des parties arrières et avant des flasques sont différentes. II s’ensuit que les pressions qui s’y exercent sont inégales. La résultante des forces qui en découlent est une poussée axiale statique généralement dirigée vers l’orifice d’aspiration. Comme le montre la flèche A, l’écoulement dans le rotor est dérivé. II en résulte une poussée dynamique axiale Rd dirigée vers l’arrière. La résultante des poussées statique et dynamique est dirigée vers l’arrière. Faible dans les pompes monocellulaires, elle peut atteindre des valeurs importantes dans les pompes multicellulaires en fonction du nombre de roues.

Si la poussée axiale n’est pas annulée, elle risque de provoquer l’usure prématurée et à

Si la poussée axiale n’est pas annulée, elle risque de provoquer l’usure prématurée et à terme le blocage de la pompe. Elle est normalement reprise par les paliers de butée, mais on prévoit aussi des dispositifs pour les réduire.

Labyrinthes et trous d’équilibrage Des labyrinthes sont réalisés sur les flasques avant et arrière de la roue, de manière à égaliser les surfaces où s’exerce la pression de refoulement.

les surfaces où s’exerce la pression de refoulement. Dans la partie centrale, la pression dans la

Dans la partie centrale, la pression dans la chambre à l’arrière de la roue est rendue égale à celle d’aspiration par des trous d’équilibrages. On ne trouve ce dispositif que sur des pompes monocellulaires.

Disque équilibreur On trouve ce dispositif sur les pompes multicellulaires. II fonctionne de la manière suivante :

En A règne la pression de refoulement. Dans la chambre B, reliée à l’aspiration, règne une pression variable en fonction du jeu j entre le corps de pompe et le disque équilibreur 1. Les efforts de part et d’autres de 1 ne s’équilibrent que pour une seule valeur de j. Le disque maintient la roue à une distance axiale constante du corps de pompe.

la roue à une distance axiale constante du corps de pompe. Equilibrage par symétrie Le dispositif

Equilibrage par symétrie Le dispositif consiste à monter des roues de pompes en opposition, c’est-à-dire dos à dos. Les poussées axiales produites sont égales et de sens opposés et s’annulent. Le cas le plus simple d’équilibrage par symétrie est celui des pompes dites à deux ouïes dans lesquelles deux roues sont fondues en une seule. Mais d’autres montages existent combinant des roues simples et des roues à deux ouïes.

combinant des roues simples et des roues à deux ouïes. 2.2.4.4. Etanchéité au passaqe de l’arbre

2.2.4.4. Etanchéité au passaqe de l’arbre

Deux dispositifs principaux sont utilisés pour assurer l’étanchéité au passage de l’arbre entre l’intérieur et l’extérieur de la pompe : la garniture de presse - étoupe à tresses et la garniture mécanique :

Garniture de presse-étoupe à tresses

La garniture de presse-étoupe à tresses est constituée d’un espace annulaire aménagé entre l’arbre et le corps de pompe, dans lequel des tresses en forme d’anneaux de section carrée sont mises en place. Les tresses sont serrées les unes contre les autres dans le volume tubulaire par l’intermédiaire du fouloir. Le déplacement du fouloir le long de l’arbre est réglé par deux écrous vissés sur deux tiges filetées fixées au corps de pompe.

vissés sur deux tiges filetées fixées au corps de pompe. C’est par le serrage correct des

C’est par le serrage correct des tresses en matériaux souples, contre les surfaces intérieures du volume tubutaire, que l’on obtient l’étanchéité. La lubrification des intérieures du volume tubutaire, que l’on obtient l’étanchéité. La lubrification des tresses est indispensable pour éviter leur échauffement excessif et leur détérioration. Elle est réalisée par le liquide pompé si ce dernier n’est pas chargé. Autrement, une bague creuse placée sur le support du boîtier permet d’alimenter avec recirculation les tresses avec de l’eau propre à une pression supérieure à celle du liquide pompé. Afin d’évacuer la chaleur générée par le frottement, une fuite goutte à goutte doit être autorisée (10 à 20 cm3/mn). II faut se garder de trop serrer le presse-étoupe d’une pompe : cela augmente la puissance absorbée de la pompe.

Garnitures mécaniques Dans les garnitures mécaniques, l’étanchéité est réalisée par le frottement de deux surfaces très finement usinées. Le dispositif comprend:

Une bague fixe encore appelée grain ou contre bague fixée au corps de pompe et entourant l’arbre;

Une bague mobile solidaire de l’arbre. Un ressort prenant appui sur une bague solidaire de l’arbre maintient les deux surfaces en contact pendant la rotation de l’arbre.

Le refroidissement des deux surfaces en contact est réalisé par le débit de fuite du

Le refroidissement des deux surfaces en contact est réalisé par le débit de fuite du fluide pompé. Ce dernier se vaporise ensuite et disparaît dans l’atmosphère. Les matériaux utilisés pour la réalisation des garnitures mécaniques sont, le carbure de tungstène, le carbure de silicium, l’oxyde d’aluminium et le carbone. Si la pression de la pompe dépasse 10 bars, la garniture mécanique simple est remplacée par une garniture mécanique compensée pouvant résister à des pressions jusqu’à 100 bars.

2.2.4.5. Autres accessoires

Les autres accessoires sont notamment les paliers-supports et le socle commun au moteur d’entraînement et à la pompe. Le palier-support comporte pour guider l’arbre et assurer sa butée axiale, deux roulements à gorges profondes de forte capacité de charge dont la lubrification est effectuée à la graisse. Sur les pompes multicellulaires à plus de quatre roues, il existe, en plus du palier support un palier intermédiaire. Sur les pompes à deux ouïes, le palier de butée est généralement équipé d‘un roulement à rouleaux.

2.3.

Caractéristiques des turbo-pompes

2.3.1.

Principe de fonctionnement

à rouleaux. 2.3. Caractéristiques des turbo-pompes 2.3.1. Principe de fonctionnement Chapitre 1 Page 10
2.3.2. Théorie des turbo-pompes La théorie des turbopompes, explique le transfert d’énergie entre la roue

2.3.2. Théorie des turbo-pompes

La théorie des turbopompes, explique le transfert d’énergie entre la roue et le fluide. Elle a

été développée par Euler. Nous donnerons ici uniquement les bases et les résultats de cette théorie. L’accent sera mis par la suite sur l’exploitation des résultats pour le choix des pompes. Les données de base de la théorie d’Euler sont

les diamètres d’entrée et de sortie de la roue D 1 et D 2

la largeur de la roue à la sortie b

les angles d’entrée et de sortie des aubes par rapport à la tangente au cercle d’enroulement (β1 β2)

des aubes par rapport à la tangente au cercle d’enroulement ( β 1 β 2) Géométrie

Géométrie de la roue

Triangle des masses Chapitre 1 Page 12

Triangle des masses

Triangle des masses Chapitre 1 Page 12
Chapitre 1 Page 13
Chapitre 1 Page 13
Chapitre 1 Page 13
2.3.3. Courbe de hauteur théorique d’élevation Les simplifications introduites par Euler dans sa théorie sont

2.3.3. Courbe de hauteur théorique d’élevation

2.3.3. Courbe de hauteur théorique d’élevation Les simplifications introduites par Euler dans sa théorie sont loin

Les simplifications introduites par Euler dans sa théorie sont loin de la réalité.

le nombre d’aubes d’une roue de pompe ne dépasse pas 2 et l’épaisseur d’une aube n’est pas nulle. De ce fait, des tourbillons naissent entre les aubes réduisant la vitesse d’entraînement. II s’ensuit une diminution des possibilités d’échange entre le liquide et la roue. A vitesse constante, cette diminution est d’autant plus faible que le débit augmente.

le débit de fuite dans la pompe n’est pas nul. II s’agit du débit en retour entre la roue et le corps de pompe. Le débit de fuite est sensiblement proportionnel à la hauteur d’élévation. Son effet sur la courbe caractéristique est donc comparable au précédent.

enfin, à l’intérieur de la pompe se produisent des pertes par chocs et par frottement. Les pertes par frottement sont proportionnelles au carré du débit. Les pertes par chocs viennent de ce que les angles de la pompe correspondent pour une vitesse de rotation donnée à un débit donné appelé débit nominal. Si le débit est différent, ce qui est généralement le cas, les triangles de vitesse à l’entrée et à la sortie de la roue se

déforment. La vitesse de l’eau n’est plus tangentielle ni à l’aube à l’entrée, ni au diffuseur à la sortie. Ceci génère des pertes de charge proportionnelles au carré de l’écart entre le débit nominal et le débit de fonctionnement La courbe de hauteur nette d’élévation d’une turbopompe a en général une allure parabolique.

d’une turbopompe a en général une allure parabolique. 2.3.4. Courbes caractéristiques d’une pompe Les courbes

2.3.4. Courbes caractéristiques d’une pompe

Les courbes caractéristiques d’une pompe sont au nombre de quatre

la courbe de hauteur nette d’élévation ou encore courbe débit/hauteur (ou débit/pression) ;

la courbe débit puissance ou la courbe de puissance ;

la courbe débit rendement ou la courbe de rendement ;

la courbe débit / NPSHr (net positive suction head) ou la courbe de NPSHr ; L’importance des courbes caractéristiques tient à ce qu’une fois établies elles sont invariables et permettent de prévoir le fonctionnement de la pompe dans des conditions d’exploitation données.

2.3.4.1. La courbe hauteur/débit Elle est d’allure parabolique, de concavité tournée vers le bas, avec
2.3.4.1. La courbe hauteur/débit Elle est d’allure parabolique, de concavité tournée vers le bas, avec

2.3.4.1. La courbe hauteur/débit

Elle est d’allure parabolique, de concavité tournée vers le bas, avec deux points caractéristiques .Le point à débit nul et le point nominal Le point nominal correspond au débit pour lequel le rendement passe par son maximum. Ce débit nominal QN est le débit de calcul de la pompe. Les profils géométriques de tous les éléments internes (roue, diffuseur, volute,) sont déterminés en tenant compte des directions et des vitesses réelles du liquide à l’intérieur de la pompe pour ce débit. A ce débit, les pertes hydrauliques, le niveau de bruit et les vibrations présentent leurs valeurs minimales, le fonctionnement est “tranquille” et la fiabilité maximale. Suivant la position relative du point à débit nul et du point nominal la courbe hauteur/débit d’une pompe est dite plate, légèrement tombante, tombante. Si la courbe est tombante, le débit pour une même hauteur différentielle AH se modifie moins que dans le cas d’une courbe plate.

2.3.4.2. La courbe de puissance C’est également une courbe d’allure parabolique. Elle est descendante ou
2.3.4.2. La courbe de puissance C’est également une courbe d’allure parabolique. Elle est descendante ou

2.3.4.2. La courbe de puissance

C’est également une courbe d’allure parabolique. Elle est descendante ou montante selon le type de pompe. Elle présente un maximum pour un débit plus élevé que le débit nominal pour une courbe débit / hauteur plate, sensiblement égal au débit nominal pour une courbe débit/hauteur légèrement plongeante, plus faible que le débit nominal pour une courbe débit/hauteur tombante. La puissance à l’origine n’est pas nulle. Ce fait, justifie le choix du mode de démarrage des pompes :

Dans les catalogues des constructeurs, le débit est souvent exprimé soit en m3/h, soit en l/s. Les formules pratiques ci-après permettent de déterminer rapidement la puissance absorbée de la pompe.

2.3.4.3. La courbe de rendement Elle est aussi d’allure parabolique et passe par un maximum

2.3.4.3. La courbe de rendement

Elle est aussi d’allure parabolique et passe par un maximum pour le débit nominal de la

pompe.

2.3.4.4.

La courbe de NPSH requis

Lorsque la pression absolue d’un liquide devient inférieure à une certaine valeur TV dite tension de vapeur saturante, le liquide se vaporise. Les bulles de vapeur d’eau se résorbent ensuite par implosion lorsque la pression devient à nouveau supérieure à TV. Ce phénomène est appelé cavitation. La tension de vapeur saturante de l’eau varie en fonction de sa température. L’installation d’une pompe doit être faite de manière à ce que la pression à l’intérieur de la pompe ne descente pas au-dessous de la tension de vapeur saturante du liquide de pomper. En effet la cavitation de la pompe provoque :

l’altération de la caractéristique débit/pression de la pompe

un martèlement des surfaces d’aubes produisant un bruit désagréable de galets

roulés et l’érosion du métal.

des vibrations Le point à l’intérieur de la pompe où la pression est la plus faible est le point d’intersection entre l’axe de l’arbre de la pompe et le plan vertical des points extérieurs du bord d’entrée des aubes. C’est donc en ce point qu’il faut vérifier la cavitation. Appliquons le théorème de Bemouilli entre les points B (extrémité de la conduite d‘aspiration) et le point C de la roue de plus faible pression.

B (extrémité de la conduite d‘aspiration) et le point C de la roue de plus faible
B (extrémité de la conduite d‘aspiration) et le point C de la roue de plus faible
2.3.4.5. Courbe de NPSH disponible A. Détermination Chapitre 1 Page 19

2.3.4.5. Courbe de NPSH disponible

2.3.4.5. Courbe de NPSH disponible A. Détermination Chapitre 1 Page 19
2.3.4.5. Courbe de NPSH disponible A. Détermination Chapitre 1 Page 19

A. Détermination

B. Courbes de variation 2.3.5. Modification des caractéristiques d’une pompe 2.3.5.1. Position du problème Les
B. Courbes de variation 2.3.5. Modification des caractéristiques d’une pompe 2.3.5.1. Position du problème
B.
Courbes de variation
2.3.5.
Modification des caractéristiques d’une pompe
2.3.5.1.
Position du problème

Les courbes caractéristiques d’une pompe sont tracées à vitesse constante. Or, dans la pratique, on peut vouloir faire fonctionner la pompe à une vitesse différente. On peut aussi vouloir ajuster le fonctionnement d’une installation à un débit et une hauteur nette d’élévation

donnée en réduisant le diamètre de la roue. Enfin, en usine, les constructeurs souhaitent souvent définir de nouveaux modèles à partir d’autres particulièrement bien réussi. La théorie de la similitude permet de résoudre tous ces problèmes.

2.3.5.2. Similitude des pompes:

Deux pompes sont dites semblables si tous leurs angles de constructions sont égaux et

toutes leurs dimensions linéaires proportionnelles. On démontre que pour des pompes semblables la quantité ci-après est invariable.

2.3.5.3. Modification des performances par changement de vitesse de rotation Les vitesses de rotation généralement
2.3.5.3. Modification des performances par changement de vitesse de rotation Les vitesses de rotation généralement

2.3.5.3. Modification des performances par changement de vitesse de rotation

Les vitesses de rotation généralement retenues sont celles des moteurs asynchrones à rotor

en court circuit les plus courants, données par le tableau ci-après

:

moteurs asynchrones à rotor en court circuit les plus courants, données par le tableau ci-après :
Chapitre 1 Page 22
Chapitre 1 Page 22

2.3.5.4.

Modification des performances par rognage de la roue

La recoupe de la roue (ou rognage des aubes) est une opération couramment utilisée pour ajuster la courbe caractéristique d’une pompe aux besoins réels. Le rognage consiste à diminuer le diamètre extérieur D, de la roue de la pompe. On admet généralement, que les angles de sortie de la pompe ne sont pas modifiés tant que la diminution reste inférieure à une valeur comprise entre 10 et 15 %. Mais la largeur de la roue

étant constante et non proportionnelle au diamètre, les lois de similitudes sont différentes de

On montre en effet que, la vitesse de rotation étant

supposée constante, lorsqu’on réduit le diamètre, - le débit et la hauteur nette de

refoulement varie comme le carré du rapport des diamètres :

celles du paragraphe précédent

de refoulement varie comme le carré du rapport des diamètres : celles du paragraphe précédent Chapitre
de refoulement varie comme le carré du rapport des diamètres : celles du paragraphe précédent Chapitre
Chapitre 1 Page 24
2.3.5.5. Coefficient de similitude 2.4. Classification des pompes Les chapitres précédents ont montré qu’une pompe

2.3.5.5. Coefficient de similitude

2.3.5.5. Coefficient de similitude 2.4. Classification des pompes Les chapitres précédents ont montré qu’une pompe

2.4. Classification des pompes

Les chapitres précédents ont montré qu’une pompe doit, pour fonctionner, être équipée d’un

moteur d’entraînement relié à une source d‘énergie. Dans le langage des hydrauliciens, l’ensemble constitué par une pompe et son moteur d’entraînement est appelé groupe de pompage. Diverses classifications des turbopompes existent, en rapport avec la roue, le corps de pompe, le mode d’alimentation en énergie, et l’orientation de l’axe du groupe de pompage.

Certaines de ces classifications ont été déjà évoquées précédemment. Nous les reprenons ci-après et les complétons par d’autres. Le but est de permettre au lecteur d’être le plus à l’aise possible avec les différents écrits sur les turbopompes.

2.4.1. Désignations en rapport avec la roue :

II faut distinguer celles relatives au nombre de roues de celles relatives au dessin des roues.

Par rapport au nombre de roues, l’adjectif monocellulaire s’applique à une pompe à une seule roue tandis que l’adjectif multicellulaire qualifie une pompe à plusieurs roues

multicellulaire qualifie une pompe à plusieurs roues Suivant le dessin de la roue, l’écoulement à sa

Suivant le dessin de la roue, l’écoulement à sa sortie sera approximativement dirigé soit à 90”, soit à 45”, soit parallèlement à son axe de rotation. La pompe est alors dite, 90”, soit à 45”, soit parallèlement à son axe de rotation. Cette classification peut être affinée à l’aide de la notion de la vitesse spécifique. En effet nous avons vu que la vitesse spécifique NS qui est la même pour des pompes semblables caractérise la forme des roues. C’est donc un moyen de classement des pompes.

Le tableau ci-dessous montre que l’on peut faire le classement suivant: Chapitre 1 Page 27

Le tableau ci-dessous montre que l’on peut faire le classement suivant:

Le tableau ci-dessous montre que l’on peut faire le classement suivant: Chapitre 1 Page 27

2.4.2.

Désignation en rapport avec les performances de la pompe

On fait une classification selon la hauteur d’élévation et on distingue, les pompes à basse pression des pompes à haute pression. Les pompes à haute pression sont les pompes

centrifuges multicellulaires.

2.4.3. Selon le mode d’alimentation en énergie

Les constructeurs de pompes proposent des groupes de pompage destinés à fonctionner avec de l’énergie électrique, thermique ou solaire. On parle alors groupes électropompes pour les premiers, de groupes motopompes pour les seconds, et de pompes solaires pour les troisièmes.

2.4.4.

En rapport avec l’axe du qroupe de pompaqe

2.4.4.1.

Groupes standard

Le groupe de pompage standard est constitué d’une pompe reliée à son moteur d’entraînement par un accouplement. L’ensemble est généralement fixé sur un châssis support qui assure en même temps le bon alignement des arbres du moteur et de la pompe.

temps le bon alignement des arbres du moteur et de la pompe. 2.4.4.2. Groupes monobloc Le

2.4.4.2. Groupes monobloc

Le moteur d’entraînement et la pompe forment un bloc compact et le châssis de fixation est remplacé par une bride de fixation reliée à la pompe.

remplacé par une bride de fixation reliée à la pompe. 2.4.4.3. Groupe process Dans les industries

2.4.4.3. Groupe process

Dans les industries pétrolières et pétrochimiques on trouve des groupes standards spéciaux appelés “groupes process””. De tels groupes sont conçus pour un démontage de la pompe par l’arrière facilité par un accouplement spécial dit à “spacer”. Ce dernier une fois enlevé, laisse suffisamment de la place pour dégager, la roue. On peut ainsi assurer la maintenance de la pompe sans démonter la tuyauterie et le moteur.

2.4.4.4. Groupes horizontaux et groupes verticaux Afin de s’adapter à des conditions de site et

2.4.4.4. Groupes horizontaux et groupes verticaux

Afin de s’adapter à des conditions de site et d’hydrologie différentes, plusieurs constructions

de groupes de pompages sont présentées. Elles se rattachent toutes aux deux grandes familles des groupes horizontaux et des groupes verticaux.

Groupes horizontaux :

Leur caractéristique principale est l’orientation de l’axe du groupe parallèlement au plan du fluide à pomper. II peut s’agir de groupe standard, monobloc, process. Les pompes qui équipent ces groupes sont généralement centrifuges ou hélococentrifuges. Ils s’adaptent bien aux sites à faible marnage. C’est-à-dire ne dépassant pas 5 à 7 m. Ces groupes encore appelés groupes de surfaces sont destinés à fonctionner à sec. On les trouvera donc soit en aspiration au-dessus d’un plan d’eau, soit en charge c’est-à-dire en cale sèche au-dessous du niveau du plan de la ressource.

cale sèche au-dessous du niveau du plan de la ressource. Groupes verticaux Le moteur et la

Groupes verticaux Le moteur et la pompe sont alignés le long d’un arbre vertical. On distingue les groupes à ligne d’arbre vertical des groupes submersibles et des groupes immergés.

Groupes à ligne d’arbre vertical.

Les groupes à ligne d’arbre vertical sont conçus pour un fonctionnement avec la pompe immergée entraînée par un moteur hors d’eau. L’énergie fournie par le moteur est transmise à la pompe par l’intermédiaire d’une ligne d’arbre. Les groupes à ligne d’arbre vertical conviennent pour des marnages dépassant 7 m, mais limités à environ 20 mètres. Au delà, les difficultés de lubrification des paliers et d’alignement du train de tiges de l’arbre rendent leur utilisation peu intéressante.

2.4.4.5. Groupes submersibles Les groupes submersibles sont des groupes verticaux monobloc destinés à fonctionner en
2.4.4.5. Groupes submersibles Les groupes submersibles sont des groupes verticaux monobloc destinés à fonctionner en

2.4.4.5. Groupes submersibles

Les groupes submersibles sont des groupes verticaux monobloc destinés à fonctionner en cale sèche ou immergés dans un puits de prise. Les moteurs de tels groupes sont enfermés dans des boîtes étanches et alimenté en énergie par l’intermédiaire de câbles biens protégés auxquels elles sont reliées par des bornes étanches. Elles conviennent pour des sites à très grand marnage. les groupes submersibles comprennent les groupes de relevage, les groupes d’assainissement, les vides caves et les groupes d’épuisement. Les groupes de relevage sont destinés au pompage d’eau chargée. On les trouve en tête de station de traitement des eaux usées et dans les stations de pompage de périmètre d’irrigation. Les pompes qui les équipent sont caractérisées par une faible hauteur manométrique (moins de 40 m) et de gros débits (0.01 à 0,2 m3/s). Elles sont équipées de roues à hélices ou de roue spéciales à vortex, à canaux ou à dilacératrices, selon la qualité de I’effluent. Les groupes d’épuisement sont utilisés pour l’épuisement des fouilles sur les chantiers. Les roues de ces pompes sont étudiées pour résister à I’abrasion Ce sont aussi des pompes à gros débit (0.01 à 0,2 m3/s) et faible hauteur de refoulement (inférieure à 30 m).

Les groupes d’assainissement sont destinés au pompage d’eaux pluviales ou d’eaux chargées des réseaux publics d’assainissement. Ils sont équipés de roue à hélice, à canaux ou de roue centrifuge à grande section de passage. Les vides caves sont des pompes pour épuisement de petits chantiers, piscines caves et bassins.

épuisement de petits chantiers, piscines caves et bassins. 2.4.4.6. Groupes immergés de foraqe Les groupes immergés

2.4.4.6. Groupes immergés de foraqe

Les groupes immergés de forages sont des fabrications spéciales pour forages ou puits profonds. A la différence des autres groupes à axe verticale, le moteur d’entraînement est au-dessous de la pompe dont elle est séparée par la crépine d’aspiration. Les pompes sont généralement centrifuges ou hélicocentrifuges multicellulaires à 1450 ou 2900 tr/min

2.5. Caractéristiques comparées des principales classes de turbo pompes : Quelle que soit la classification

2.5. Caractéristiques comparées des principales classes de turbo pompes :

Quelle que soit la classification adoptée, il est toujours possible de rattacher la pompe à cinq

classes principales, ce qui à l’avantage de permettre une comparaison des performances. II s’agit des classes de pompes centrifuges monocellulaires, pompes centrifuges multicellulaires, pompes centrifuges à double corps, pompes hélicocentrifuges, pompes à hélices.

3. LES POMPES VOLUMETRIQUES OU POMPES A DEPLACEMENT POSITIFS Elles sont formées de deux grands

3. LES POMPES VOLUMETRIQUES OU POMPES A DEPLACEMENT POSITIFS Elles sont formées de deux grands groupes :

Les pompes à mouvement alternatif

Les pompes rotatives

(Pour la suite, voir polycopies)

Référence bibliographiques

1. M. J. Djoukam : Cours stations de pompage, , Ecole Inter-états de l’équipement rural (EIER) Ouagadougou, Juin 2009 ;

2. Dr Sény Tamba : Cours Machines hydrauliques, Ecole Polytechnique de Thiès ;

3. J Soto : Notes de Cours Mécaniques des fluides, Annexes pompes centrifuges.

.

CHAPITRE 2 : ELEMENTS DE BASE POUR LE CALCUL ET LE CHOIX DES POMPES

1. RAPPEL DU THEOREME DE BERNOUILLI

ET LE CHOIX DES POMPES 1. RAPPEL DU THEOREME DE BERNOUILLI Entre deux points A et

Entre deux points A et B d’un système hydraulique, on peut écrire

points A et B d’un système hydraulique, on peut écrire 2. RAPPEL CARACTERISTIQUES DES POMPES Nous

2. RAPPEL CARACTERISTIQUES DES POMPES

Nous avons vu précédemment qu’une pompe peut se définir du point de vue hydraulique par

des grandeurs caractéristiques interdépendantes consignées sur des courbes que l’on appelle courbes caractéristiques ou courbes de performances. Ce sont :

H versus Q (Hauteur manométrique totale versus débit)

P versus Q (Puissance absorbée versus débit)

Et des courbes de rendement

3.

CARACTERISTIQUES D’UN SYSTEME HYDRAULIQUE

3.1.

Pertes de charge

3.1.1.

Pertes de charge linéaires

Pertes de charge 3.1.1. Pertes de charge linéaires L’expression générale de J= jx L est L=

L’expression générale de J= jx L est

L= longueur de la canalisation V= Vitesse du fluide g= accélération de la pesanteur F= coefficient de perte de charge J= perte de charge en m

Le coefficient de perte de charge F dépend du type d’écoulement. Le type d’écoulement est déterminé par le nombre de Reynolds Re. On montre que 1000 / V= vitesse d’écoulement en m/s D= Diamètre hydraulique de la conduite en mm = Viscosité cinématique de l’eau

de la conduite en mm = Viscosité cinématique de l’eau En écoulement laminaire (RE < 2000)

En écoulement laminaire (RE < 2000) : transport des fluides visqueux (pétrole brut, mazout, huiles etc.…)

64

En écoulement turbulent (Re > 2000), la formule de Colebrook donne le coefficient de perte de charge

2 2.51

1

1

3.7

k= rugosité de la conduite en m D= Diamètre hydraulique de la conduite en mm

La formule de Colebrook s’écrit alors pour les pertes de charges linéaires :

8

D’autres formules permettent également de déterminer les pertes de charge linéaires

Le tableau ci-dessous donne les valeurs de K, Ks et K’ en fonction du matériau
Le tableau ci-dessous donne les valeurs de K, Ks et K’ en fonction du matériau

Le tableau ci-dessous donne les valeurs de K, Ks et K’ en fonction du matériau de la conduite.

de K, Ks et K’ en fonction du matériau de la conduite. Formule de Darcy- Weisbach

Formule de Darcy- Weisbach

0.08263

Hauteur des porosités en m

1.325

ln

3.7

5.74

.

D

: Diamètre de la canalisation en m

V

: vitesse moyenne de l’écoulement en m/s

Re : nombre de Reynolds avec 5000<= Re<= 10 8

NB : Pour toutes les formules, es pertes de charge le long d’une conduite de longueur L sont J= j x L

3.1.2. Pertes de charge singulières

Les pertes de charges singulières correspondent aux accidents de parcours dans les réseaux hydrauliques. Elles sont exprimées par la relation suivante :

Elles sont ex primées par la relation suivante :  Dps = perte de charge singulière

Dps = perte de charge singulière en Pa

p = masse volumique du fluide en kg/m3

V = vitesse d’écoulement en m/s

K = coefficient dépendant de la nature de la résistance locale (module de perte de charge)

nature de la résistance locale (module de perte de charge) A noter que : Les pertes

A noter que :

Les pertes de charge modulaires sont classées en 2 catégories :

n’est autre que la pression dynamique du fluide.

Celles qui sont à valeur constante quel que soit le diamètre du réseau utilisé, tel que les changements de section (réductions, entrées et sorties de canalisations)

Celles qui varient en fonction du diamètre de réseaux, dont la perte de charge est due essentiellement par frottement et turbulence se produisant comme par exemple dans une vanne.

Coefficients K à valeur constante Dans cette catégorie, les coefficients de module de charge sont fonction principalement du changement de section.

A noter que les valeurs suivantes sont toutes établies en fonction du plus petit diamètre.

Cette valeur peut être convertie sur le plus grand diamètre par (D_grand/d_petit) 4 .

Changement de section

K

- Réduction concentrique - élargissement d1/d2 = 0.90

0.026

- Réduction concentrique - élargissement d1/d2 = 0.80

0.13

- Réduction concentrique - élargissement d1/d2 = 0.75

0.16

- Réduction concentrique - élargissement d1/d2 = 0.67

0.28

- Réduction concentrique - élargissement d1/d2 = 0.50

0.5

- Réduction concentrique – rétrécissement d1/d2 = 0.90

0.008

- Réduction concentrique - rétrécissement d1/d2 = 0.80

0.041

- Réduction concentrique - rétrécissement d1/d2 = 0.75

0.049

- Réduction concentrique - rétrécissement d1/d2 = 0.67

0.085

- Réduction concentrique - rétrécissement d1/d2 = 0.50

0.16

Entrée et sortie conduite

 

- Entrée conduite de niveau - r/d = 0.00 (angle vif)

0.5

- Entrée conduite de niveau - r/d = 0.02

0.28

- Entrée conduite de niveau - r/d = 0.04

0.24

- Entrée conduite de niveau - r/d = 0.06

0.15

- Entrée conduite de niveau - r/d = 0.10

0.09

- Entrée conduite de niveau - r/d > 0.15 (bien arrondie)

0.04

- Entrée conduite saillante

0.78

- Sortie canalisation

1

Equipements complémentaires

Equipements divers

K

Comptage (Vous devez consulter normalement le fabricant)

 

- Compteur à disque (K : 3,4 à 10)

10

- Compteur rotatif

10

- Compteur à piston

15

- Compteur à turbine (K : 5 à 7.5)

7.5

Branchement radiateurs y/c robinetterie

 

-

Piquage sur réseaux aller et retour, radiateur, robinetterie

15

Ensemble chaudière y/c robinetterie

 

entrée et sortie chaudière y/c changements brusques de sections, entrée et sortie, vanne, tuyauterie de dérivation, piquage, du vase d'expansion (8 à 12)

-

12

Tronçon entre 2 piquages

 

- sans variation de section

1.5

- avec variation de section

3.5

En l’absence de données particulières, les pertes de charges singulières sont généralement prises égales 10% des pertes de charge linéaires.

3.2. Hauteur géométrique (HG)

Il est fermé de deux termes HGA : Hauteur Géométrique d'Aspiration : C'est la différence de niveau entre les plus basses eaux et l'axe de la pompe. Elle s'exprime en mètres.

HGR : Hauteur Géométrique de refoulement : C'est la différence de niveau entre l'axe de la pompe et le point le plus élevé de la distribution. Elle s'exprime en mètres. HG= HGA + HGR

distribution. Elle s'exprime en mètres. HG= HGA + HGR Pour une pompe immergée, HGA = 0.

Pour une pompe immergée, HGA = 0.

4. HAUTEUR MANOMETRIQUE TOTALE (HMT)

Considérons l’installation de pompage de la figure ci-dessous caractérisée par les paramètres suivants :

Chapitre 2 Page 6
Chapitre 2 Page 6
Chapitre 2 Page 6
Chapitre 2 Page 6
Jasp
Jasp
Jasp La détermination de la HMT par les formules (5), (6), et (7) ne pose normalement

La détermination de la HMT par les formules (5), (6), et (7) ne pose normalement pas de problème. Mais il faut faire attention au profil en long de la conduite de refoulement. Si entre la station et le réservoir il existe un point haut et si la ligne piézomètrique passe en-dessous de la côte de ce point, alors les formules ci-dessus doivent être appliquées en prenant comme Zref, la côte du point haut. Dans tous les autres cas Zref est la côte au réservoir. La figure ci-après indique la méthode de détermination de HMT dans différentes situations.

Chapitre 2 Page 8
Chapitre 2 Page 8
5. CHOIX DES POMPES : POINT DE FONCTIONNEMENT 7.1. Cas 1 : Débit connu d’avance
5. CHOIX DES POMPES : POINT DE FONCTIONNEMENT 7.1. Cas 1 : Débit connu d’avance

5.

CHOIX DES POMPES : POINT DE FONCTIONNEMENT

7.1.

Cas 1 : Débit connu d’avance

Si le débit Q est imposé (connu d’avance), la hauteur manométrique totale (HMT) est déterminée numériquement. Avec le couple (Q, HMT), on choisi la pompes qui donne les meilleurs rendements grâce aux catalogues des fournisseurs. Ce couple (Q,HMT) est appelé point de fonctionnement.

7.2. Cas 2 : le débit n’est pas connu, la courbe de performance de la pompe est

disponible Dans ce cas, il est nécessaire de résoudre l’équation qui est une fonction polynomiale de Q.

Deux méthodes sont possibles :

Méthode analytique : résoudre l’équation de la forme

On trouve Q, puis HMT et à l’aide des catalogues des constructeurs, on détermine la pompe correspondant à ce couple avec le meilleur rendement.

Méthode graphique: Elle est très employée On procède de la façon suivante :

1. Tracer sur un même système d’axes, la courbe H-Q de la pompe et la courbe

de la caractéristique du réseau d’équation

2. Localiser le point de concours des deux courbes : c’est le point de fonctionnement.

3. En utilisant la courbe de performance de la pompe, on peut déterminer les paramètres de fonctionnement de la pompe à ce point d’équilibre (HMT,

Rendement, puissance etc

)

24 SP BAIE DE HANN Pompe Détermination du point de fonctionnement 23 Poly. (Courbe Pompe)
24
SP
BAIE DE HANN
Pompe
Détermination du point de fonctionnement
23
Poly. (Courbe Pompe)
22
Point de
21
fonctionnement
20
19
HMT
18
17
16
Courbe Pompe
15
Caractéristiques réseau
14
13
12
Q
11
10
0
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
Débit en l/s
HMT en m

6. REGION DE FONCTIONNEMENT D’UNE INSTALLATION DE POMPAGE:

Le point de fonctionnement d’une installation est caractérisé non seulement par un débit et

une hauteur manométrique, mais aussi par une puissance absorbée et un NPSHr qui peuvent être lus sur les courbes caractéristiques fournis par le constructeur. Les pompes équipant une installation de pompage doivent être capables, en travaillant ensemble de satisfaire le débit maximum sous la plus grande hauteur géométrique possible. Le point de

fonctionnement le plus défavorable est donc celui pour lequel toutes les pompes sont en fonctionnement avec le niveau d’eau minimum à l’aspiration et maximum au refoulement. A l’opposé, on définit le fonctionnement favorable comme étant celui pour lequel le nombre de pompes en fonctionnement est minimum et le niveau de l’eau maximum à l’aspiration et minimum au refoulement. Hauteur géométrique minimale et besoins minimaux caractérisent donc le fonctionnement favorable. Le point de fonctionnement favorable est obtenu avec la caractéristique réseau correspondant aux conditions favorables. Les points de fonctionnement favorable et défavorable définissent sur la courbe débit /hauteur de la pompe la région de fonctionnement de l’installation. Le passage du point de fonctionnement défavorable au point de fonctionnement favorable se traduit pour les pompes centrifuges, par une augmentation du débit de l’installation, de la puissance absorbée et du NPSHr. Le concepteur doit vérifier :

Qu’aux points de fonctionnement défavorable, il n’y a pas cavitation

Que le moteur d’entraînement équipant la station a une puissance suffisante pour couvrir les besoins, même en période de fonctionnement favorable. La puissance du moteur d’entraînement doit être au moins égale à celle normalisée immédiatement au-dessus de la puissance absorbée en période de fonctionnement défavorable.

immédiatement au-dessus de la puissance absorbée en période de fonctionnement défavorable. Chapitre 2 Page 11

REFERENCES BIBIOGRAPHIQUES

1. M. J. Djoukam : Cours stations de pompage : Ecole Inter-états de l’équipement rural (EIER) Ouagadougou, Juin 2009 ;

2. Dr Sény Tamba : Cours Machines hydrauliques, Ecole Polytechnique de Thiès ;

3. J Soto : Notes de Cours Mécaniques des fluides, Annexes pompes centrifuges.

CHAPITRE 3: COUPLAGE DES POMPES ET RESERVOIRS

1. INTRODUCTION

Le couplage de plusieurs pompes est généralement réalisé dans l’un des deux cas suivants :

o Les caractéristiques d’une installation de pompage sont modifiées : allongement d’une tuyauterie

o Les caractéristiques des différentes pompes mises sur le marché ne donnent pas satisfaction. Le couplage des turbopompes peut s’effectuer de deux manières : en série ou en parallèle.

Dans les stations de pompage à gros débits on associe en général plusieurs pompes en parallèle pour assurer le besoin. Lorsqu’on souhaite augmenter la hauteur de refoulement d’une installation on peut être amené à associer des pompes en série. Cette pratique se traduit en général aussi par une augmentation de débit au point de fonctionnement.

2.

COUPLAGES DES POMPES

2.1.

Pompes en série

Deux pompes fonctionnent en série lorsque l’une refoule dans la conduite d’aspiration de l’autre. Le débit véhiculé est le même mais la pression d’aspiration de la deuxième est la pression de refoulement de l’autre. II y a donc élévation des pressions, les hauteurs élévation s’additionnant. Considérons les pompes P1 et P2 en série sur la figue ci-dessous :

2 1 P1 P2 Aspiration Refoulement
2
1
P1
P2
Aspiration
Refoulement

Equation de débit

Le débit traversant chacune des pompes est le même c’est à dire Q 1 = Q2= Q

Equation d’énergie :

1

1 2 1 1 2

2

2 2

2

EP1 et EP2 charges (HMT) produites par les pompes P1 et P2 respectivement.

Après simplifications, l’équation devient

1

2

Tout se passe comme si on avait une seule pompe produisant une charge égale à la somme des charges élémentaires EP1, EP2 pour le même débit. La construction de la courbe du système de pompage doit se faire en traçant la caractéristique résultante des pompes en série et de la caractéristique du réseau.

Caractéristique résultante de EP1, EP2

Elle s’obtient en faisant, pour chaque débit Q la somme des charges élémentaires.

Caractéristique du réseau

Elle s’obtient en faisant, pour chaque débit Q, la somme des pertes de charges élémentaires

ajoutée à la hauteur géométrique.

Démarche de résolution :

1. Tracer sur le même diagramme les caractéristiques individuelles des pompes

2. A partir des caractéristiques individuelles déduire la caractéristique de l’ensemble en

additionnant pour les débits les hauteurs de refoulement correspondantes;

3. Tracer la caractéristique réseau.

4. Déterminer le point de fonctionnement de l’ensemble.

5. Déterminer le point de fonctionnement de chaque pompe.

HMT Résultante Réseau HMTR Point de fonctionnement résultant P2 HMT2 Point de fonctionnement P2 P1
HMT
Résultante
Réseau
HMTR
Point de fonctionnement résultant
P2
HMT2
Point de fonctionnement P2
P1
HMT1
Point de fonctionnement P1
QR
Q

2.2. Pompes en parallele

Des pompes sont dites couplées en parallèle quand tous les orifices d’aspiration sont reliés à

la même tuyauterie d’aspiration et tous les orifices de refoulement à la même tuyauterie de refoulement. Considérons la figure ci-dessous

2 C1 P1 1 Q1 Q Q A B Aspiration Q2 P2 C2 Refoulement
2
C1
P1
1
Q1
Q
Q
A
B
Aspiration
Q2
P2
C2
Refoulement

P1, P2 : pompes Q1, Q2 : Débit à travers P1, P2 C1, C2 : conduites dans P1, P2

Principe de résolution

o

Il faut tenir compte du fait que la charge est unique aux jonctions A et B$

o

L’équation de continuité s’applique aussi pour ce cas Q = Q1 + Q2

o

L’équation d’énergie sera écrite sur chacun des chemins définis entre A et B

o

La caractéristique combinée (résultante de P1, P2) en parallèle se construit en faisant la somme des débits Q pour la même hauteur manométrique

Equation de débit

Le débit traversant chacune des pompes est le même c’est à dire Q=Q1 +Q2

Equation d’énergie :

1

1 2 1 1

2

2 2

1

1 2

1 2

2

2 2

2

Il vient après simplification :

1 2
1
2

2

= somme des pertes dans les conduites de refoulement et d’aspiration communes Hfc1= pertes de charge dans la conduite C1 Hfc2= pertes de charge dans la conduite C2 EP1 et EP2 charges (HMT) produites par les pompes P1 et P2 respectivement.

La situation se présente comme si sur chaque chemin entre A et B, on avait une pompe produisant une HMT égale à la différence entre EP de la pompe et Hf de la conduite. Autrement dit EP-Hf est une courbe de performance corrigée de la pompe EP (P1 ou P2). D’où la démarche de résolution suivante :

Démarche de résolution :

1. Représenter sur un même diagramme les courbes caractéristiques débit/hauteur des

pompes ;

2. Représenter sur le même diagramme la caractéristique individuelle de chaque pompe

jusqu’au point de refoulement commun ;

3. Tracer les courbes caractéristiques modifiées des pompes en retranchant pour chaque

débit la perte de charge imposée par les conduites individuelles ; 4. Tracer la caractéristique combinée des pompes fonctionnant en parallèle après rectification ;

5. Tracer la caractéristique de la conduite commune de refoulement ;

6. Déterminer le point de fonctionnement de l’ensemble ;

7. Déterminer le point de fonctionnement de chaque pompe. (P1- C1) // (P2-C2) HMT P2-
7. Déterminer le point de fonctionnement de chaque pompe.
(P1- C1) // (P2-C2)
HMT
P2- C2
P2
Réseau
P1
P1- C1
C1
C2
Q1
Q2
QR
Q

3. SYSTEMES DE POMPAGE

Nous allons étudier successivement les systèmes suivants :

o

Système circuit fermé

o

Système de refoulement vers des réservoirs

o

Système de prélèvement en un point

3.1. Système en circuit fermé

Considérons le système ci-dessous

D

A P 1 B 2 C
A
P
1
B
2
C

P= Pompe

A, B, C, D = système de conduite Avec A, B, C conduites en parallèle Comment localiser les points de fonctionnement de la pompe ?

1. Connaître les équations caractéristiques de chacune des conduites A, B, C, D, les représenter graphiquement ;

2. Représenter la résultante de ABC en parallèle

3. Représenter graphiquement la résultante de E et D en série

4. Localiser le point de fonctionnement avec la caractéristique de la pompe

5. Faire la répartition des débits en suivant le cheminement inverse.

L’équation de l’énergie permet de déterminer les paramètres d’écoulement (Hf Pression tout point. Cette équation d’énergie s’établit alors :

) en

Autrement dit les pertes de charge totales sur un chemin fermé sont égales à la hauteur manométrique de la pompe.

HMT Pompe B C HMTp A D Qp Q E=A/B/C E+D
HMT
Pompe
B
C
HMTp
A
D
Qp
Q
E=A/B/C
E+D

3.2. Système de refoulement vers des réservoirs

Considérons le système de pompage ci-dessous

ZB RB ZA RA ZC B RC A C
ZB
RB
ZA
RA
ZC
B
RC
A
C

ZD

ZD RD

RD

ZD RD
ZD RD
ZD RD

D

P
P

o

P une pompe

o

A,B,C,D des canalisations

o

Ra,Rb, Rc, Rd des réservoirs

o

Datum au niveau de l’axe de la pompe

o

Le pompage se fait seulement de la conduite D vers les conduites A, B, C

Principe de résolution

L’équation d’énergie doit être écrite sur chaque chemin, Hi = perte de charge dans la conduite i.

EP doit satisfaire à la fois aux trois équations pour un Q déterminé. Après simplification :

A, B, C sont des conduites ramifiées (en parallèle)

Les étapes de résolution graphique sont les suivantes :

1. Représenter les caractéristique de A, B, C avec ZA, ZB, ZC c’est à dire HA + ZA,

HB+ZB, HC+ ZC

2. Représenter les caractéristiques A+B+C parallèle

3. Représenter la caractéristique HD-ZD soit D

4. Représenter caractéristique résultante D + (A+B+C) en série

5. Déterminer le point de fonctionnement

6. Faire la répartition des débits en suivant le chemin inverse.

HMT Pompe HMTp ZA ZB ZC D 0 -ZD Qp QA QB QC Q E=A/B/C
HMT
Pompe
HMTp
ZA
ZB
ZC
D
0
-ZD
Qp
QA QB
QC
Q
E=A/B/C
E+D
C: HC + ZC
B: HB + ZB
A: HA + ZA

3.3. Système de prélèvement en un point

Considérons le système de pompage ci-dessous

Z2

R2

Z1

R1

Qp

Qp

Qp-Q2

P
P

Q2

Z2 R2 Z1 R1 Qp Qp Qp-Q2 P Q2 Débit refoulé par la pompe Qp au

Débit refoulé par la pompe Qp au supérieur au débit prélevé Q2 sur la conduite de refoulement autrement dit le débit allant au réservoir ne doit pas être nulle.

Principe de résolution Equation d’énergie

1

1

2

2

Après simplification, on obtient

Hf1= perte de charge dans la portion de conduite avant prélèvement (fonction de Qp^2) Hf2=perte de charge dans la portion de conduite après prélèvement (fonction de Qp-Q2)^2

Etape de résolution graphique

1. Représenter la caractéristique de la portion de conduite avant prélèvement ;

2. Représenter la caractéristique de la portion de conduite après prélèvement avec un décalage de Q2

3. Combiner les deux caractéristiques ci-dessus en série

4. Localiser le point de fonctionnement avec la courbe de la pompe.

HMT

Pompe Hf1 Hf2 Q Hf1+ Hf2
Pompe
Hf1
Hf2
Q
Hf1+ Hf2

REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUES

1. M. J. Djoukam : Cours stations de pompage, , Ecole Inter-états de l’équipement rural (EIER) Ouagadougou, Juin 2009 ;

2. Dr Sény Tamba : Cours Machines hydrauliques, Ecole Polytechnique de Thiès ;

3. J Soto : Notes de Cours Mécaniques des fluides, Annexes pompes centrifuges.

CHAPITRE 4 : CONCEPTION ET D’ORGANISATION DES STATIONS DE POMPAGE

1. INTRODUCTION

Une station de pompage est un ensemble d’équipements et d’infrastructures permettant de

pomper de l’eau. On trouve des stations de pompage en tête de réseaux d’adduction d’eau

potable, d’irrigation et dans les stations de relevage d’eau usées et d’eaux pluviales. On les trouve aussi dans les industries agro-alimentaires et les industries chimiques. La conception d’une station de pompage n’est pas aisée :

- le site où elles sont établies est la limite entre la terre et l’eau.

- le pompage nécessite des installations hydromécaniques et énergétiques complexes,

- la disposition des ouvrages, correspondant aux nombreuses fonctions d’une station de pompage, est très diverse. Le projeteur doit donc étudier :

 

-

les contraintes du site

-

la disposition générale des ouvrages.

2.

CHOIX DU SITE D’UNE STATION DE POMPAGE

En l’alimentation en eau potable, une station de pompage doit être située au mieux par

rapport :

- Aux besoins à satisfaire

- À fa ressource en eau

En tenant compte des contraintes liées à la nature de la ressource en eau et notamment :

- des plus basses eaux

- des plus hautes eaux

- du débit solide

En fonction de la qualité des sols de fondation. En assainissement des eaux usées comme des eaux pluviales, la position des stations de

pompage est très souvent imposée par la topographie.

2.1. Situation par rapport aux besoins

Une station doit être située à proximité des besoins à satisfaire.

2.1.1. Fractionnement dans l’espace

On peut penser créer, soit de nombreuses stations dispersées, très proches des besoins soit quelques {voire une seule) stations à proximité du centre de gravité des besoins. La technologie actuelle tend à l’adoption d’installations multiples et dispersées bien adaptées au service demandé et directement à la portée des utilisateurs. Le choix entre ces deux types d’aménagement ne peut généralement pas être fait sur des critères économiques car le coût global des installations dispersées ou regroupées est généralement voisin. (II n’y a pratiquement pas d’optimum dimensionne1 pour un système d’alimentation en eau). Le choix doit être fait en fonction de la demande à satisfaire, de l’évolution de celle-ci et du degré d’organisation ou d’indépendance des usagers du système. La solution dispersée se prête mieux à une adaptation fine de chaque installation aux particularités de chaque situation. Elle permet souvent, de laisser libre cours à l’initiative et donc à l’investissement individuel.

2.1.2.

Fractionnement dans le temps

Les besoins apparaissent rarement de manière simultanée dans les diverses parties d’un aménagement et le fractionnement des installations contribue généralement à leur rentabilité financière en évitant la sous-utilisation des investissements au départ. Ce fractionnement des réalisations favorise leur bonne adaptation à l’évolution quantitative et qualitative de la demande. Toutefois, le fractionnement qui parfois suppose une continuité de la politique d’aménagement qui parfois ne peut pas exister.

2.1.3. Hauteur manométrique

Le choix judicieux du site permet de minimiser la hauteur manométrique de la station de

pompage et donc la consommation d’énergie.

Par exemple dans un périmètre situé le long d’une rivière à pente appréciable, le choix du site peut être fait à l’intersection des lignes piézométriques optimales (à déduire de la formule du diamètre économique).

2.2. Situation par rapport à la ressource

Le problème est différent si l’on a comme ressource :

- des eaux souterraines

- une rivière

- un barrage

2.2.1. Eaux souterraines

La localisation des points de prélèvement est souvent impérative et résulte d’études géophysiques ou de forages de reconnaissance. Le problème principal est souvent celui de

la pérennité de la ressource, surtout en l‘absence de planification de son utilisation.

2.2.2. Eaux souterraines

La localisation des points de prélèvement est souvent impérative et résulte d’études

géophysiques ou de forages de reconnaissance. Le problème principal est souvent celui de

la pérennité de la ressource, surtout en l‘absence de planification de son utilisation.

L’ajustement du débit des pompes aux possibilités du forage est un problème difficile. Il est toujours recommandé, de ne prélever qu’une fraction du débit d‘essai longue durée, d’abord par sécurité, ensuite parce qu’un pompage fort, risque d’entraîner des sables qui détruisent les pompes. Enfin, parce qu’un rabattement important entraîne des modifications de l’aquifère ; la présence d’air dans le sous-sol entraîne l’oxydation de certains composés, notamment ferreux qui limitent la perméabilité de l’aquifère.

2.2.3. Cours d’eau

A l’aide de cartes anciennes et récentes, de photographies aériennes successives et

d’images de télédétection, il est possible de définir les tronçons de rivière dont le tracé est à priori stable. Mais il ne faut pas oublier que des travaux une partie de la rivière peuvent entrainer une évolution du lit en un autre endroit. A défaut la reconnaissance du cours de la rivière (en bateau), l’observation de l’âge et de l’état de la végétation, du modelé des berges, des affleurements sur les berges, de la granulométrie des dépôts. L’étude des cartes géologiques et des documents de télédétection permettent aussi de définir la stabilité du tracé.

II est nécessaire que la rivière soit profonde au droit du site pour garantir une bonne

alimentation même en étiage. La connaissance des fonds résulte de levées topographiques (bathymétriques), et de l’étude des enregistrements de niveau de l’écoulement. L’activité humaine se traduit généralement par un abaissement du fond des rivières. Les travaux de rectification du lit, de protection des berges, de mise en état de navigabilité ou de

flottabilité, ainsi que l’extraction de matériaux se traduisent par des augmentations de vitesse, qui entraînent un surcreusement des cours d’eau.

3. DISPOSITIONS GENERALES DES STATIONS DE POMPAGE

d’eau. 3. DISPOSITIONS GENERALES DES STATIONS DE POMPAGE 2.3. Situation en charge C’est la disposition la

2.3. Situation en charge

C’est la disposition la plus souhaitable si elle est possible.

2.3.1. Conditions

Pour les petites installations en eau propre, le prélèvement direct est possible. Pour les installations en eau brutes un ouvrage de prise protégeant les crépines nécessaire.

\

en eau brutes un ouvrage de prise protégeant les crépines nécessaire. \ 2.3.2. Avantages Chapitre 4

2.3.2. Avantages

2.4. Situation en aspiration 2.4.1. Conditions Pour les petites installations en eau propre, le prélèvement

2.4. Situation en aspiration

2.4. Situation en aspiration 2.4.1. Conditions Pour les petites installations en eau propre, le prélèvement direct

2.4.1.

Conditions

2.4. Situation en aspiration 2.4.1. Conditions Pour les petites installations en eau propre, le prélèvement direct

Pour les petites installations en eau propre, le prélèvement direct est possible. Les marnages doivent avoir être limité. Les pompes doivent avoir un faible NPHSr ce qui exclut dans la plupart des cas les groupes rapides (2900 T/min).

2.4.2. Avantages 2.4.3. Variantes 2.4.4. Station tour Chapitre 4 Page 5

2.4.2. Avantages

2.4.2. Avantages 2.4.3. Variantes 2.4.4. Station tour Chapitre 4 Page 5

2.4.3. Variantes

2.4.2. Avantages 2.4.3. Variantes 2.4.4. Station tour Chapitre 4 Page 5

2.4.4. Station tour

2.5. Station en escatade Chapitre 4 Page 6

2.5. Station en escatade

2.5. Station en escatade Chapitre 4 Page 6
2.5. Station en escatade Chapitre 4 Page 6
2.6. Station en exhaure et reprise 2.6.1. Conditions Chapitre 4 Page 7
2.6. Station en exhaure et reprise 2.6.1. Conditions Chapitre 4 Page 7
2.6. Station en exhaure et reprise 2.6.1. Conditions Chapitre 4 Page 7
2.6. Station en exhaure et reprise 2.6.1. Conditions
2.6.
Station en exhaure et reprise
2.6.1.
Conditions
2.6.2. Avantages 2.6.3. Variantes Chapitre 4 Page 8

2.6.2. Avantages

2.6.2. Avantages 2.6.3. Variantes Chapitre 4 Page 8

2.6.3. Variantes

2.7. Stations flottante 2.7.1. Conditions 2.7.2. Avantages Chapitre 4 Page 9

2.7. Stations flottante

2.7. Stations flottante 2.7.1. Conditions 2.7.2. Avantages Chapitre 4 Page 9

2.7.1. Conditions

2.7. Stations flottante 2.7.1. Conditions 2.7.2. Avantages Chapitre 4 Page 9

2.7.2. Avantages

2.7. Stations flottante 2.7.1. Conditions 2.7.2. Avantages Chapitre 4 Page 9

2.7.3.

Variantes

2.7.3. Variantes 4. DETERMINATIONS DES DIAMETRE ECONOMIQUES DES CONDUITES DE REFOULEMENT DES STATIONS DE POMPAGE Pour

4. DETERMINATIONS DES DIAMETRE ECONOMIQUES DES CONDUITES DE REFOULEMENT DES STATIONS DE POMPAGE

Pour rappel, la puissance d’une installation de pompage d’eau est fonction du débit, de la hauteur manométrique totale et du rendement de l’installation. Elle est donnée par la formule

de l’installation. Elle est donnée par la formule La hauteur manométrique totale est la somme de

La hauteur manométrique totale est la somme de la hauteur géométrique totale et des pertes de charges totales dans le réseau. Elle croit quand le diamètre de la conduite diminue. II apparaît ainsi, que le diamètre de la conduite de refoulement joue sur la puissance de l’installation donc sur ses coûts d‘investissement et de fonctionnement. L’amortissement de l’emprunt contracté pour financer le projet ainsi que les intérêts y relatifs, seront aussi fonction du diamètre de la conduite. En effet leur montant dépend de la valeur des investissements de départ. Plus le diamètre de la conduite de refoulement est petit (coût conduite faible), plus la puissance de l’installation est élevée, impliquant d’importances dépenses de fonctionnement, d’amortissements et d’intérêts. Plus ce diamètre est grand (coût élevé), moins élevées sont les dépenses de la station de pompage. Le problème est donc de déterminer un coût optimum pour l’ensemble constitué par la station de pompage et la conduite de refoulement. Le problème se résout de la manière suivante :

Pour un débit donné et des valeurs croissantes du diamètre de la conduite de refoulement, les dépenses totales annuelles de l’installation (station de pompage + conduite de refoulement) sont calculées. On constate (éventuellement en traçant une courbe), que la dépense annuelle décroît des diamètres les plus faibles vers les plus forts, passe par un minimum pour croître ensuite. Le diamètre correspondant à ce minimum est le diamètre économique. En faisant le même travail pour différents débits et en considérant l’influence d’autres facteurs intervenant dans la détermination des coûts, trois formules ont été mises au point pour le calcul du diamètre économique. II s’agit de :

pour le calcul du diamètre économique. II s’agit de : 5. BACHE DE POMPAGE La bâche

5. BACHE DE POMPAGE

La bâche d'aspiration de la station de pompage constitue un volume tampon permettant de

réguler le fonctionnement des pompes. Son volume total doit être suffisant pour :

-

abriter les pompes à installer et permettre leur manipulation par le personnel (pompes immergées)

-

que le nombre de déclenchements par heure des pompes ne dépasse pas une valeur maximale donnée par le constructeur.

-

Son volume utile peut être donné par les formules suivantes:

V

0. 9 Q

n z

avec

o

V : volume de la bâche en m 3

o

z : nombre maximal de démarrage par heures

o

n : nombre de pompes adoptés (pompe de secours non comprise)

o

Q : le débit à pomper en l/s

ou

non comprise) o Q : le débit à pomper en l/s ou La fréquence d’enclenchement des

La fréquence d’enclenchement des pompes est généralement donnée en fonction de la puissance du moteur de la pompe. KSB par exemple conseille les valeurs suivantes :

la pompe. KSB par exemple conseille les valeurs suivantes : Les bâches de pompages sont généralement

Les bâches de pompages sont généralement dimensionnées dans le cas des stations de pompage d’eaux usées ou d’eaux pluviales.

6. CHOIX DES POMPES

Le processus de choix des pompes devant équiper les stations de pompage a été largement détaillé dans les chapitres précédents. Il est résumé dans le tableau ci-dessous

7. REGULATION DES POMPES Chapitre 4 Page 13

7. REGULATION DES POMPES

7. REGULATION DES POMPES Chapitre 4 Page 13
8. PROTECTION DES STATIONS DE POMPAGE 8.1. Les incidents d’origine hydraulique. 8.1.1. Les incidents à

8.

PROTECTION DES STATIONS DE POMPAGE

8.1.

Les incidents d’origine hydraulique.

8.1.1.

Les incidents à l’aspiration des groupes :

- l’augmentation excessive de la hauteur géométrique d’aspiration ;

- l’augmentation des pertes de charges à l’aspiration ;

- une prise d’air sur la conduite d’aspiration.

8.1.2.

Origine des incidents

8.1.2.1.

Augmentation de la hauteur géométrique d’aspiration

Les cotes du plan d’eau à l’aspiration servant à la définition des projets de station de pompage résultent souvent d’études hydrologiques ou hydrogéologiques. Les niveaux d’étiage et de crue d’un cours d’eau, les niveaux statique et dynamique dans un puits ou un forage sont connus de manière probabiliste. Lorsque survient une sécheresse exceptionnelle, ces niveaux peuvent enregistrer une baisse importante. II s’en suit alors une augmentation de la hauteur géométrique d’aspiration, pouvant entraîner la cavitation ou le désamorçage des pompes, un défaut de lubrification des pompes de forage.

8.1.2.2. Augmentation des pertes de charge

L’obstruction d’une crépine ou d’une conduite flexible, ainsi que le blocage d’un clapet de

pied conduisent à une augmentation des pertes de charge à l’aspiration. Si ces pertes de charge sont suffisamment importantes on peut assister à la cavitation du groupe.

8.1.2.3. Une prise d’air sur la conduite d’aspiration

Une prise d’air sur une conduite d’aspiration résulte soit d’une mauvaise conception, soit d’un mauvais montage des joints. Une pompe qui aspire de l’air désamorce. Lorsque survient cet incident, il faut en premier, lieu s’assurer que le trace de la conduite d’aspiration ne comprend pas de contre pente favorisant l’accumulation d’air aux points hauts. II faut ensuite détecter et refaire les joints défectueux.

d’air aux points hauts. II faut ensuite détecter et refaire les joints défectueux. Chapitre 4 Page

8.1.3.

Incidents au refoulement des groupes :

Les principaux incidents survenant au refoulement des groupes comprennent :

- les phénomènes gazeux au moment du remplissage et de la vidange de la conduite

de refoulement ;

- le barbotage ;

- les coups de bélier et coups de clapet.

8.1.3.1. Barbotage.

Quand un groupe tourne vanne fermée au refoulement, on dit qu’il barbote. Le fonctionnement en barbotage s’il est prolongé, peut provoquer l’échauffement de l’eau pompée, de l’huile de lubrification et la détérioration du presse-étoupe et des paliers. On

prévient le fonctionnement en barbotage en intercalant dans le circuit d’alimentation du groupe un relais à minimum d’intensité qui déclenche le moteur si l’intensité tombe d’une certaine valeur au-dessous du courant nominal.

8.1.3.2. Protection contre les incidents d’origine mécaniques

Les incidents mécaniques comprennent la rupture d’un organe, un échauffement anormal.

Par rupture d’organe, il faut entendre par exemple la cassure d’un arbre ou d’un roulement. Une rupture d’arbre résulte souvent du mauvais alignement des axes de rotation des arbres du moteur et la pompe La cassure d’un roulement peut avoir pour origine l’usure normale. L’échauffement anormal du moteur provient soit d’une surcharge, soit d’une anomalie de son système de refroidissement. Pour prévenir la rupture d’un arbre, il faut toujours s’assurer du bon alignement des arbres de rotation de la pompe et du moteur avant le premier démarrage du groupe. II y a deux façons de prévenir l’échauffement anormal. D’abord, il faut dès la conception prendre la précaution de choisir un moteur dont la puissance est bien supérieure à la puissance absorbée correspondant au point de fonctionnement le plus exigeant en puissance absorbée. La protection contre la surcharge accidentelle est ensuite assurée par un relais à temps inverse ou un relais à image thermique ouvrant le circuit d’alimentation quand la température du moteur dépasse le seuil fixé.

8.1.3.3. Protection contre les incidents électriques :

Les incidents électriques comprennent :

- l’insuffisance de tension à l’alimentation, le manque ou l’inversion de l’ordre des

phases ;

- les surintensités ;

- les sous-intensités ;

L’insuffisance de tension

Les variations de tension sont courantes sur les réseaux de distribution des pays africains.

Un manque de phase peut être dû à une rupture de câble. Une inversion de phase a pour origine une confusion humaine. Les anomalies de tension provoquent le glissement et le calage du moteur et l’échauffement dangereux des enroulements. L’inversion de phases peut conduire à une inversion de du sens de rotation de certains types de pompes à axe vertical et au dévissage de l’arbre.

Surintensités et sous-intensités

Les sur-intensités ont pour origine les surcharges ou avances mécaniques de la pompe. A l’exception des sous-intensités, on peut prévenir les autres incidents électriques en équipant le réseau d’un discontacteur différentiel. C’est un appareil qui fonctionne à la fois comme un contacteur et un relais thermique. En tant que contacteur, il permet de mettre le moteur sous tension. En tant que relais thermique, il protège le contacteur et le réseau

contre les surintensités. Un discontacteur différentiel permet en plus d’arrêter automatiquement le groupe quand il y a déséquilibre des phases. Le moteur et son discontacteur doivent pouvoir être isolé de la ligne d’alimentation par un sectionneur.

8.2.

Protection des pompes contre les matières décantables et autres solides

8.2.1.

Le dégrillage

Les dégrilleurs sont implantés en tête de station. Ils sont indispensables et permettent de:

- protéger la station contre l'arrivée intempestive de gros objets susceptibles de provoquer des bouchages dans les différentes unités de l'installation ;

- séparer et évacuer facilement les matières volumineuses charriées par l'eau brute qui

pourraient nuire à l'efficacité des traitements suivants ou en compliquer l'exécution. Les dégrilleurs sont généralement constitués de grilles métalliques, de section cylindrique ou rectangulaire dont les écartements de barreaux sont variables. Ils peuvent être nettoyés mécaniquement ou manuellement. L'opération de dégrillage est plus ou moins efficace en fonction de l'écartement des barreaux des grilles et l'on distingue:

- Le dégrillage fin pour un écartement de 3 à 10 mm ;

- Le dégrillage moyen pour un écartement de 10 à 25 mm ;

- Le prédégrillage pour un écartement de 50 à 50 mm.

Dans la pratique, le dégrillage est assuré soit par une grille à nettoyage manuel, soit obligatoirement, à partir d'une certaine dimension de la station, par une grille à nettoyage

mécanique dite "grille automatique" logée dans un ouvrage en béton armé. Cet ouvrage est généralement un chenal rectangulaire déterminé par sa hauteur et sa largeur. Ses

dimensions doivent être suffisantes pour contenir le dégrilleur et conduire sans débordement

le flot d’eaux usées arrivant à la station.

Les grilles manuelles sont généralement constituées de barreaux droits en acier, de sections cylindriques ou rectangulaires. Elles peuvent être verticales, mais le plus souvent, elles sont inclinées (angles de 60 à 80 par rapport à l'horizontale).

A noter que l’automatisation du dégrillage ne dépend pas seulement de l'importance de la

station. Le désir de diminuer notablement les interventions manuelles (peu alléchantes) de

nettoyage peut imposer cet appareillage, même dans des stations de traitement de faible importance. Les paramètres de dimensionnement des dégrilleurs sont les suivants :

de faible importance. Les paramètres de dimensionnement des dégrilleurs sont les suivants : Chapitre 4 Page
8.2.2. Le dessablage Le sable et les matériaux lourds dont la sédimentation relève du cas

8.2.2. Le dessablage

Le sable et les matériaux lourds dont la sédimentation relève du cas des particules grenues

(Graviers, sables et particules minérales plus moins fines), doivent être rapidement éliminés dans la chaîne de traitement, en vue d’éviter l’abrasion des corps de pompes et des équipements mécaniques, le colmatage des tuyauteries et leur accumulation dans les réservoirs à boues et dans les digesteurs. Le dessablage a pour but d'extraire des eaux brutes ces particules dont la granulométrie est supérieure à 200 microns (une granulométrie inférieure sera du ressort de la décantation). Le problème du dessablage des eaux urbaines est relativement ardu, car il s'agit d'un milieu très hétérogène duquel il n'est pas simple d'extraire uniquement le sable. On désire en effet séparer le sable des autres matières présentes dans les eaux et en particulier des matières organiques, de sorte que les sables n'amènent pas de nuisances, ce qui est généralement malaisé. En fait, les sables extraits contiennent toujours une certaine proportion de matières organiques qui sédimentent en même temps. Plusieurs systèmes sont disponibles pour assurer le dessablage des eaux usées: le choix d'un type de dessableur dépendra de la concentration en sable de l’importance de la station et de son coût. Les équipements classiques sont :

- les dessableurs statiques constitués de chenaux profilés travaillant alternativement pour permettre la récupération du sable. Une cuvette d'accumulation du sable est prévue ;

- les dessableurs statiques avec racleurs mécaniques ;

- les dessableurs aérés avec fond en tremis. Ces dessableurs sont utilisés lorsque l'on craint le dépôt simultané de matières organiques qui compliquerait le versage ultérieur du sable. Il est généralement adopté un dessableur canal en se fixant pour objectif d’y arrêter les particules de vitesses de chute Uo= 60 m/h. Les paramètres de dimensionnement sont les suivants :

8.3. Protection de la conduite de refoulement contre les coups de béliers Le coup de

8.3. Protection de la conduite de refoulement contre les coups de béliers

Le coup de bélier ou augmentation instantanée de la pression peut avoir lieu dans les canalisations à fonctionnement continu avec ou sans pression, dans le cas d’une variation brusque du débit. Parmi les facteurs de variation du débit les plus fréquents, on peut citer l’ouverture ou la fermeture d’une vanne, le démarrage ou l’arrêt d’une pompe, ou bien l’interruption de l’alimentation électrique.

Pour déterminer la nécessité de mesures anti-bélier (réservoir anti-bélier ou autres) y compris un calcul détaillé hydraulique, une estimation a été réalisée. La formule utilisée pour calculer le facteur K est la suivante:

L  V K  H MT Avec :
L  V
K 
H
MT
Avec :

L

: Longueur de la conduite de refoulement en m,

V

: Vitesse dans la conduite

HMT: Hauteur manométrique de la pompe en m. Si ce facteur K est supérieur à 70, un calcul détaillé des mesures anti-bélier est nécessaire.

Amplitude (a) des surpressions et dépressions

a

Elle est donnée par la formule suivante :

9900 ksD 48.3  e
9900
ksD
48.3
e

Avec :

a

: Célérité de l’onde

D

: diamètre de la conduite

ks : rugosité de la conduite

e : épaisseur de la conduite

Estimation du temps de propagation de l’onde : T

Le coup de bélier dans un réseau sous pression est généralement le résultat de l’ouverture ou fermeture brusque d’une vanne. "Une fermeture brusque" signifie qu’elle se produit dans un temps inférieur ou égal à T = 2 L/a. Avec :

T

: Temps de propagation des ondes

a

: Célérité de l’onde

L

: Longueur de la conduite de refoulement.

Volume de l’anti bélier

Le volume nécessaire se calcule comme suit

: V TxQ . Où T est le Temps de propagation des ondes et Q le Débit de refoulement.

8.4. L’armoire de démarrage pour électropompe

Les protections contre presque tous les incidents électriques doivent être contenues dans l’armoire de démarrage. On doit par conséquent y retrouver le discontacteur, les différents relais et la minuterie d’élimination du manostat et l’appareillage annexe.

L’appareillage annexe comprend l’ampèremètre, le voltmètre et un coupatan mécanique de 0 à 30 heures à armement manuel permettant un arrêt automatique après la durée de fonctionnement affichée. Dans tous les cas où le démarrage des moteurs se fait par élimination des résistances statoriques; un coffret de ces dernières doit être aussi prévu.

8.5. Coffret de sécurité pour groupes thermiques

Le coffret de sécurité pour les groupes thermiques comprend :

- un pressostat branché sur le refoulement de la pompe (sécurité désamorçage) ;

- une sonde prenant la température de l’eau de refroidissement ou de la culasse du moteur et coupant le contact quand elle est trop importante

- un mano-contact sur la pression d’huile du circuit de lubrification du moteur

- une électrovanne actionnée par ces trois contacts en série placée sur le circuit de fuel avant la pompe d’injection et se fermant si l’une des sécurités fonctionne

- un commutateur manuel permettant de shunter les sécurités au démarrage, puis la mise en circuit des sécurités quand les pressions d’eau et d’huile sont établies.