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ISET de GABES Département de Génie Mécanique

Le dessin technique est le moyen d’expression indispensable et universel de tous les techniciens.
C’est lui qui permet de transmettre, à tous les services de production, la pensée technique et les
impératifs de fabrication qui lui sont liés. C’est pourquoi ce langage conventionnel est suomis à des
règles ne permettant aucune erreur d’interprétation et définies par la normalisation.

Les Schémas : dessins, sous une forme simplifiée ou symbolique, plus ou moins abstraite, des
fonctions remplies par une succession d’organes. Exemples : Schémas électriques, électroniques,
hydrauliques, …

Les dessins d’ensemble : ils permettent la représentation schématique, plus ou moins détaillée, à
une certaine échelle, d’installations, d’immeubles, de machines, de systèmes techniques variés
constitués de divers éléments de base (composants, pièces par exemple).

Les dessins de définition : complémentaire des précédents, ils définissent complètement et


totalement chacun des éléments de base d’un produit et les exigences auxquelles il doit satisfaire.
Ils servent souvent à établir des contrats entre concepteurs et réalisateurs (cahier des charges).

Les dessins de détail d’exécution : généralement obtenus à partir des dessins de définition, ils
donnent les indications nécessaires à la réalisation d’un produit ou de l’un de ces éléments de base.
Exemple : dessins de fabrication, d’opération, d’implantation.

Les dessins d’avant projet : ce sont des dessins d’ensemble qui permettent de proposer et
d’élaborer des solutions possibles au moment de la conception d’un produit.

Lorsque les objets sont très grands (immeubles, bateaux, automobiles, …) ou très petits (montre,
circuits électroniques, …), il est nécessaire de faire des réductions ou des agrandissements pour les
représenter.

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L’échelle 1 (ou 1/1) présent l’avantage de visualiser l’objet à définir en vraie grandeur, sans
réduction ni agrandissement. Les échelles 1/2 et 2/1 peuvent apporter des impressions trompeuses
en conception.

Echelles usuelles
En vraie grandeur 1:1

En réduction 1:2 1:5 1 : 10 1 : 20 1 : 50 1 : 100 1 : 200 1 : 500 1 : 1000

En agrandissement 2:1 5:1 10 : 1 20 : 1 50 : 1 100 : 1 200 : 1 500 : 1 1000 : 1

Tab. 1. Echelles usuelles.

Les formats normalisés s’utilisent indifféremment en hauteur (verticalement) ou en largeur


(horizontalement). La série A (A0, A1, A2, A3 et A4), normalisée ISO, est universellement utilisée.
Le format A4 (210 x 297 mm) correspond à la taille d’une feuille de papier standard. Le format A3
(420 x 297mm) se déduit du format A4 en multipliant la plus petite dimension par deux (210 x 2 =
420). De même le format A2 (594 x 420) s’obtient en multipliant la plus petite dimension du format
A3 par 2 (297 x 2 = 594) et ainsi de suite pour les autres formats. Pour chaque format le rapport
longueur sur largeur est égal à 2 (=1,414).

Formats normalisés A (ISO ET NF Q 02-000)


Largeur des marges (mm)
Désignation Longueur (mm) Largeur (mm)
Horizontale verticale
A0 1189 841 20 20
A1 841 594 20 20
A2 594 420 10 10
A3 420 297 10 10
A4 297 210 10 10

Tab. 2. Formats normalisés A (ISO ET NF Q 02-0000).

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Fig. 1. Formats normalisés.

Les éléments graphiques permanents permettent de cadrer le dessin, repérer certains détails,
manipuler, plier et couper les formats.

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Fig. 2. Eléments graphiques permanents.


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1.1 Le cadre :

Il délimite la zone d’exécution de dessin. Dessiné en trait continu fort, il fait apparaître une marge
sur tout le contour de largeur de 10 mm pour les formats A4, A3et A2 et de 20 mm pour les formats
A1 et A0.

1.2 Les repères :

Ils se trouvent dans la marge entre le cadre et le bord du dessin.

 Les repères de centrage : au nombre de quatre, ils indiquent les axes de symétrie du format et
sont matérialisés par un trait continu.
 Les repères d’orientation : au nombre de deux sur les supports pré-imprimés, ils se superposent
avec les repères de centrages. Une fois le dessin est achevé, il ne doit figurer qu’un seul repère,
celui orienté vers le dessinateur ou le lecteur.

1.4 Le système de coordonnées :

A partir des lettres (A, B, C, …) et des chiffres (1, 2, 3, …), il permet de repérer les différentes
parties de la zone dessinée. Le nombre choisi de coordonnées, fonction de la complexité de dessin,
doit être divisible par deux.

3.4 La graduation centimétrique de référence :

Non chiffrée (longueur minimale 200 mm, largeur maximale 5 mm), elle doit aussi figurer dans la
marge près du cadre.

3.4 Les anglets de coupe :

Placés aux quatre coins du dessin, ils facilitent la découpe des reproductions au format voulu.

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Le cartouche est la carte d’identité du dessin. Son emplacement dans le format est indiqué dans la
figure 3 ; cette position ne dépend pas du sens de lecture du dessin. Il rassemble les renseignements
essentiels du dessin : échelle principale, titre (nom du composant), symbole ISO de disposition de
vues, format, éléments d’identification indispensables (numéro de référence du document, nom du
dessinateur, date, …) et des indications sur les mises à jour au cours du temps.

Il existe de nombreux modèles de cartouches. La plupart des entreprises et des écoles ont un
cartouche personnalisé.

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Fig. 3. Cartouche.

La nomenclature est une liste complète des éléments qui constituent un ensemble. Sa liaison avec le
dessin et assurée par des repères. Pour établir la nomenclature, il faut procéder comme suit :

 On commence par repérer chaque pièce sur le dessin par numéro. L’ordre de ces numéros est
croissant et il indique approximativement l’ordre du montage des pièces, à l’exception de certaines
d’entre elles (axes, goupilles, ressorts, pièces normalisées, …) que l’on groupe généralement par
catégories.
 On établit ensuite la nomenclature soit sur un document séparé, soit sur le dessin lui-même. Son
sens de lecture est celui du dessin.

Remarques :

 Aligner les repères.


 Mettre un point à l’extrémité de la ligne d’attache du repère si elle se termine à l’intérieur
d’une pièce. Mettre une flèche si elle se termine sur son contour.

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 Ménager périodiquement un repère libre. Ce repère pourra être utilisé si l’on ajoute, lors
de mise à jour, de nouvelles pièces.

Fig. 4. Etablissement de la nomenclature.

Pour représenter un dispositif mécanique, on utilise un ensemble de traits (continu, interrompu,


mixte), dont chacun possède une signification bien précise.

Remarques:

 La largeur « e » du trait fort est choisie de manière à permettre une parfaite lisibilité du
dessin après reprographie.
 Conserver la même largeur des traits pour toutes les vues d’un même dessin
Largeur des traits* Mines à utiliser*
Trait Fort « e » Fin « e’ » Support Papier Calque
Dessin à l’encre 0.7 0.25 Trait fort H 2H
Dessin au crayon 0.5 0.18 Trait fin 4H 5H

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Fig. 5. Principaux traits.

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Tab. 3. Principaux traits utilisés dans un dessin.

Dans les dessins techniques normalisés, on utilise des caractères et des signes dont les formes, les
dimensions et la disposition doit être conformes à la normalisation.

L’écriture doit satisfaire à trois contraintes essentielles :

- la lisibilité,
- l’homogénéité des caractères
Ecriture et(et
ISO type B desNFsignes,
E 04-505) : principales dimensions (en mm)
Hauteur nominale h 2,5 3,5 5 7 10 14 20
- l’aptitude à la reproduction et à la micro copie.
Hauteur des minuscules a 1,8 2,5 3,5 5 7 10 14
Largeur du trait e 0,25 0,35 0,5 0,7 1 1,4 2
Interligne i 3,5 5 7 10 14 20 28
Espace entre mots m 1,5 2,1 3 4,2 6 8,4 12
Espace entre lettres k 0,5 0,7 1 1,4 2 2,8 4
Formats A2, A3 et A4 : hmini = 2,5
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8 A0 et A1 : hmini = 3,5 Bousnina Kamel
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Tab. 4. Ecriture ISO type B (principales dimensions).
Remarques :

 Le choix du corps d’écriture est fonction du format utilisé :


 pour les formats A4, A3, A2, écriture B de 2,5 mini ;
 pour les formats A1 et A0, écriture B de 3,5 mini ;
 La lecture peut être facilité par :
 une juxtaposition des lettres lorsqu’elles s’y prêtent ;
 un espace entre les mots bien marqués.
 Le I et le J majuscules n’ont pas de point.
 Sauf risque d’ambiguïté, les accents peuvent être évités sur les majuscules.

Fig. 6. Ecriture normalisée.

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