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COURS DE FRUITICULTURE

Présenté par: Yves AUGUSTIN


CONTACT

 yves.augustin@agroparistech.fr
 augy86@yahoo.fr

 Tel (509) 4273 7868

 +33755915278
FORMATION
 2015-2016 France
 Master 2 « Economie de l’environnement, de l’énergie et des transports/
Economie du développement durable, de l’environnement et de l’énergie EEET-
EDDEE »
 Parcours type : Economie de l’environnement.
 AgroParisTech /Université Paris Saclay

 2014-2015 France
 Master 1 « Sciences et Technologies du Vivant et de l’Environnement
(STVE)»
 Parcours type : Mathématiques, Modélisation, Sciences Économiques et
Sociales (MMSES).
 AgroParisTech. Centre Paris - Claude Bernard.

 2006- 2011 Haïti


 Diplôme d’ingénieur en Sciences de l’agriculture
 Université Episcopale d’Haïti (UNEPH), Faculté des sciences Agronomiques
(FSAG)
RÈGLES
 .

Sortie
Méthodes
, d’apprentissage
,
I- OBJECTIFS DU COURS
 Permettre aux étudiants: de connaitre les
principales cultures fruitières ; de connaitre et
d’avoir la capacité d’utiliser correctement les
concepts utilisés en fruiticulture ; de classer les
espèces fruitières sur la base de leurs exigences
écologiques et de leurs régions de production ;
I- OBJECTIFS DU COURS - SUITE
 de connaitre les principales activités de la
production fruitière ; de connaitre les fiches
techniques des principales espèces fruitières
cultivées en Haïti (Manguier, Avocatier) ; de
familiariser avec la littérature existante et
recherche bibliographique sur la culture
fruitière ; d’établir au besoins la fiche technique
d’une espèce fruitière donnée
II- CONTENU DU COURS
 Concepts de base utilisés en culture fruitières des
régions tropicales et tempérées, Importance de la
fruiticulture du point de vue : socio-économique,
environnemental, alimentaire et nutritionnel,
Principales cultures fruitières d’Haïti et les
contraintes de la production ; culture du
manguier et Avocatier.
MODALITÉ
 Public : 4e et 5e année
 Prérequis : horticoles, propagation végétale

 Méthode : d’évaluation

Intra 30 pts
Devoir et participation 20 Pts
Final 50 pts
PLAN DÉTAILLÉ DU COURS
1- Introduction
2-Systèmes de culture pour les fruits
3- Forme et fonction
4- Multiplication
5- Palissage, taille et ployage
6- Contrôle du rythme de croissance
7- Pollinisation et mise à fruits
8- Protection des cultures
9- Récolter
10- Plan d’implantation et établissement d’un
verger
11- Caractéristiques horticoles
1- INTRODUCTION

 Fruiticulture def ?
 Ensemble des activités nécessaires pour la
production de fruit, ou arboriculture fruitière
 L’arboriculture se distingue de la sylviculture
par le fait que la sylviculture est une production
de masse : le sylviculteur gère un peuplement
alors que l’arboriculteur gère chaque arbre
individuellement
1- INTRODUCTION-SUITE I
 Importance des arbres et des fruits (Services
écosystémique)?
1- Fonction de production
Ex
 Production des fruits
2 - Fonction de regulation
Ex
 Purification de l’eau
 Fixation du CO2
 Protection de sols

3 Fonction de support
 Ex
 Production de substrat
INTRODUCTION-SUITE II
 Importance des fruits
1- Importance alimentaire et nutritionnel
 Source de vitamine : A, C, E
 2- Importance socio-économique
 Source de revenus
 Liste des produits exportés par Haïti
INTRODUCTION-SUITE II
INTRODUCTION-SUITE III
 Importance environnemental
 les arbres forment la végétation naturelle.
 L’importance de l’arbre provient partiellement de ses
dimensions et de sa pérennité.

 Les arbres donnent forme au paysage et encadrent les


bâtiments, ils fournissent de l’ombre pour les hommes
et les animaux.

 Ils protègent le sol contre le soleil torride, les pluies


intenses et les vents violents, surtout pendant les
saisons au cours desquelles il n’y pas de cultures
annuelles dans les champs.
2- SYSTÈMES DE CULTURE POUR
LES
FRUITS
 2.1 Le jardin de case
 2.2 Vergers et plantations

 2.3 Small is beautiful

 2.4 Synthèse
2- SYSTÈMES DE CULTURE POUR LES
FRUITS- SUITE 1
 Les fruits sont produits dans toutes sortes de systèmes de
culture. Certains fruits sont ramassés ou cueillis dans la
végétation naturelle (à « l’état sauvage »).
 Dans les systèmes de culture itinérante, les arbres fruitiers
sont souvent plantés en même temps que les cultures de
plein champ, une fois que la parcelle a été défrichée.
 Pendant les premières années de la période de jachère
suivante, les repousses de la végétation naturelle sont
coupées pour permettre aux arbres fruitiers de survivre et
de donner des fruits.
2.1 LE JARDIN DE CASE

 Pour aller d’une parcelle semi permanente autour de la


case d’un pratiqueur de culture itinérante à un jardin de
case d’un producteur agricole établi, il ne faut qu’un pas.
 A l’origine, le terme de « jardin » (du latin « hortus » dont a
été dérivé « horticulture ») signifiait « clôture » ou « enclos ».
 Il existe de nombreuses cultures de jardin.
 On les cultive à petite échelle – en partie parce qu’elles
sont périssables – et dans l’ensemble elles occupent le
jardin tout au long de l’année, rendant d’autant plus
nécessaire les mesures de protection
2.1 LE JARDIN DE CASE- SUITE1
 Il est plus facile de protéger le jardin lorsqu’il entoure le
domicile : c’est alors un jardin de case, où il est également
aisé de se rendre pour s’occuper des cultures.
 De nombreuses techniques culturales, comme par exemple
l’arrosage à la main, le compostage, le paillis, la taille,
l’utilisation de treillis et les mesures simples de protection
sont des pratiques courantes dans les jardins de case
 Etant donné la protection offerte et les soins administrés,
un jardin de case peut fournir des petites quantités de
fruits, de légumes et d’herbes pour complémenter le régime
alimentaire, mais également des produits médicinaux, du
fourrage pour les animaux, ainsi que des produits de
commodité comme les perches en bois ou les bambous
2.2 VERGERS ET PLANTATIONS
 Parmi toutes les différentes cultures fruitières que l’on trouve dans les
jardins de case, il y en a peu qui sont produites dans des vergers
professionnels alimentant le marché.
 Importance d’un verger
 Facilité l ’entretien et la recolte
Contraintes
Risques de maladies et des bioagresseurs
Duré e parfois trop long
incertitude sur le production.
 Ex- le manguier, une des fruiticultures les plus répandues, produit de
manière tellement irrégulière dans les zones tropicales qu’il est difficile de
déterminer quel rendement peut être considéré comme «normal ».
2.2 VERGERS ET PLANTATIONS-
SUITE I
Comparaison de la plupart des fruits à
d’autres systèmes de culture plus
commerciaux.
SMALL IS BEAUTIFUL
(AMÉLIORATION GÉNÉTIQUE)

 méthodes permettant de limiter les dimensions des arbres.

la taille d’un arbre est ce qui le caractérise. La


qualité de grandeur, ou plutôt de hauteur, est
merveilleuse pour un forestier, toutefois, en tant que
fruiticulteur, ce sont les fruits qui vous intéressent,
pas le bois.

La culture des pommes aux Pays-Bas fournit un


exemple frappant de nanification des arbres
fruitiers. Entre 1930 et 1970, le nombred’arbres par
ha a augmenté de 100 à 2,500 (l’espacement a été
réduit de 10m x 10m à 3,20m x 1,25m). Au cours de
ces 40 années, le rendement moyen dans ce pays est
passé de 8 à 32 tonnes par ha
SMALL IS BEAUTIFUL (A MÉLIORATION
GÉNÉTIQUE) – SUITE1

 Si les arbres restent petits, il vous faudra bien plus d’arbres par ha, mais
cet inconvénient est compensé par le fait qu’ils atteignent rapidement
l’âge de production.
 Par ailleurs, les activités de culture sont bien plus faciles et sont effectués
avec plus d’efficacité lorsque les arbres sont petits.
 Des petits arbres à production précoce et faciles à gérer devraient
conduire à une réduction au niveau des frais de la production fruitière,
permettant au cultivateur de faire des bénéfices même lorsque les prix de
marché baissent davantage
 pour le fruiticulteur professionnel il est essentiel de contrôler les
dimensions des arbres (voir Chp 4)
2.4 SYNTHÈSE
 Les fruits jouent un rôle dans presque tous les systèmes de culture.

 la plus grande diversité de cultures fruitières se trouve dans les jardins de case

 Il n’y a qu’une minorité de fruits tropicaux appropriés à la production commerciale


dans des vergers

 Les cultures commerciales produisent en abondance et avec régularité, grâce à


une production précoce et aux dimensions réduites des arbres.

 Les progrès obtenus dans la culture des fruits se basent largement sur des
méthodes qui nanifient les arbres, car les petits arbres sont souvent plus
productifs que les grands et ils sont beaucoup plus faciles à cultiver, ce qui réduit
les frais de production. La méthode principale pour y arriver est la multiplication
végétative.
FORME ET FONCTION

 3.1 Cultures fruitières monocaules et ramifiées


 3.2 Forme et fonction des cultures fruitières monocaules
 3.3 Forme et fonction des arbres fruitiers ramifiés
 3.4 Synthèse
3.1 CULTURES FRUITIÈRES MONOCAULES
ET RAMIFIÉES

,Certaines cultures fruitières sont dominantes


là où les conditions de croissance permettent
leur culture : le papayer, le cocotier, l’ananas
et le bananier.
Le port de croissance de chacune de ces
plantes ressemble à une pousse unique géante

C’est la raison pour laquelle on les désigne par


le terme de « plantes monocaules », ou plantes
à tige unique

La pousse en question a une croissance


continue, le point de croissance se situe à
l’extrémité de la pousse où les feuilles et les
inflorescences se
forment en succession régulière.
3.1 CULTURES FRUITIÈRES MONOCAULES ET
RAMIFIÉES

La forme de ces cultures monocaules


 , implique que lorsque leur croissance
s’accélère, la floraison et la
fructification se produiront également
plus tôt.

En outre, les feuilles et les fruits


atteignent de plus grandes
dimensions lorsque les conditions de
croissance sont favorables.
CROISSANCE CONTINUE ET
INTERMITTENTE

. cultures fruitières monocaules ne représentent qu’une petite


Les
minorité qui est néanmoins extrêmement importante.

La grande majorité des cultures fruitières est constituée d’arbres à


ramification libre
Les cultures monocaules sont capables de pousser continuellement parce que
dès qu’elles ont un ensemble de feuilles, la superficie de feuilles est maintenue,
chaque nouvelle feuille viendra remplacer une feuille fanée.
.

 Séance # 2
CROISSANCE CONTINUE ET INTERMITTENTE
 La grande majorité des cultures fruitières est constituée d’arbres à ramification
libre

 Les pousses de la plupart de ces espèces ramifiées n’ont pas une croissance
continue, elles poussent de manière intermittente

 Les pousses s’allongent pendant une poussée foliaire au cours de laquelle un


certain nombre de feuilles se déroulent rapidement. Ensuite les pousses arrêtent
leur croissance, elles n’émettent plus de nouvelles feuilles mais mûrissent pour
devenir des rameaux qui semblent être en repos

 Les racines des arbres ramifiés devraient pousser de plus en plus rapidement si la
quantité de pousses et de feuilles augmentait de manière illimitée. C’est une chose
impossible, ce qui explique peut-être pourquoi la plupart des arbres ramifiés
poussent de manière intermittente plutôt que continue.
 Il en découle que le rapport pousses : racines des arbres ramifiés n’est pas
constant, il fluctue.
QUELS SONT LES BOURGEONS QUI FLEURIRONT ?
 Pour le fruiticulteur, la caractéristique la plus remarquable des cultures fruitières
ramifiées est que la floraison et la mise à fruits n’occupent pas une place déterminée
dans le port de croissance, contrairement au cas des cultures monocaules.

 Un papayer ou un cocotier qui poussent relativement bien fleurissent dans chaque


aisselle de feuille, une fois que la période juvénile est terminée, mais il est impossible de
prédire pour un manguier quelles seront les rameaux qui vont fleurir et porter des
fruits parmi les milliers de rameaux qu’il porte.

 Un arbre peut fleurir à profusion une année et à peine l’année suivante. Par
conséquent, il n’est pas possible de prédire la production des arbres ramifiés et en
moyenne leur production est inférieure à celle des cultures fruitières monocaules

 Puisque la croissance prévaut, il est peu probable que le fait de stimuler la croissance
améliore la floraison et la fructification.

 exemple : lorsqu’on irrigue un manguier pendant la saison sèche pour éviter le stress,
l’arbre aura tendance à avoir plus de poussées foliaires, au détriment de la floraison
STRESS ET RENDEMENT SAISONNIER

 Alors que le cultivateur des cultures fruitières monocaules fait de son mieux pour éviter
que ses plantes ne souffrent de stress, les arbres fruitiers ramifiés à croissance
intermittente apprécient - voire nécessitent - une période de stress.
 Stress : Une période au cours de laquelle les conditions météorologiques sont
défavorables, comme une saison froide ou une saison sèche, interrompt la croissance des
pousses et donne aux rameaux l’opportunité d’initier des boutons floraux.
 Les températures faibles sont plus efficaces que la sècheresse, comme le montre une
comparaison entre des cultures fruitières, telles que les agrumes, les manguiers et les
avocatiers, qui poussent aussi bien dans les zones subtropicales que dans les zones
tropicales
 Un stress saisonnier imposé par les conditions climatiques et le sol conduit à la
floraison simultanée de tous les arbres appartenant à une culture (ou à un cultivar)
spécifique.
 Par conséquent, les fruits de la plupart des arbres ramifiés ont une courte saison
d’approvisionnement du marché, alors que les fruits des plantes monocaules sont
disponibles tout au long de l’année.
STRESS ET RENDEMENT SAISONNIER

 On peut dire par approximation que dans les zones tropicales, les arbres fruitiers
poussent deux fois plus vite en ne produisent que la moitié de ce qu’ils donnent
dans les zones subtropicales.

Comparaison des cultures fruitières monocaules et ramifiées


FORME ET FONCTION DES CULTURES FRUITIÈRES MONOCAULES
 C’est pourquoi ces cultures nécessitent des conditions de croissance favorables
tout au long de l’année, on ne peut les cultiver que dans les zones tropicales.

 Lorsque vous observez le tronc d’un papayer,


vous voyez les cicatrices de feuilles qui sont
tombées.
Les petites feuilles, formées pendant une saison
défavorable, laissent des petites cicatrices
rapprochées les unes des autres, clairement
différentes des grandes cicatrices espacées des
feuilles qui ont été formées au cours d’une saison
 La forme d’un arbre reflète son mode de
propice.
fonctionnement.
 Ainsi, la première tâche d’un cultivateur de papayers est de
réduire le stress au minimum, par exemple en arrosant au
cours de la saison sèche, en plantant les arbres sur des
sillons lorsque le sol est mal drainé, ou en fournissant un
brise-vent sur les plaines venteuses.
FORME ET FONCTION DES CULTURES FRUITIÈRES
MONOCAULES

 Les quatre cultures fruitières monocaules mentionnées dans ce qui précède se répartissent
en deux groupes

 a) le papayer et le cocotier forment des fleurs dans l’aisselle de chaque feuille

 b) le bananier et l’ananas fleurissent à l’extrémité de la pousse

 Pour toutes ces plantes, la croissance et la floraison/fructification sont étroitement liés

 NB Lorsque les plantes poussent bien, le rendement sera élevé. Cependant, lorsque les
conditions sont défavorables, d’importantes différences apparaîtront entre les deux
groupes.

 Floraison dans les aisselles des feuilles

 Le papayer et le cocotier doivent maintenir un taux de croissance stable pour leur


permettre de former des fleurs et des fruits dans chaque aisselle de feuille.

 Si les conditions de croissance se détériorent, par exemple au cours d’une saison froide ou
sèche, la croissance se poursuit dans la mesure du possible et au détriment de la floraison
et de la fructification
FORME ET FONCTION DES CULTURES FRUITIÈRES MONOCAULES

 Dans un verger, l’espacement entre les pieds est important. Lorsque les papayers
ou cocotiers sont plantés trop proches les uns des autres, les feuilles ne peuvent
pas s’étendre librement et sont forcées à adopter une position plus verticale. Par
conséquent, les aisselles des feuilles sont plus étroites, ce qui nuit au
développement des fleurs et des fruits

 Le manque d’espace, tout comme les périodes de stress, perturbent davantage la


floraison et la fructification que la croissance végétative.

 Les cocotiers sont souvent plantés à une distance qui permet une culture
intercalaire, car la production des noix baisse considérablement lorsque les arbres
sont plantés trop proches les uns des autres.
 C’est pourquoi il ne faut pas essayer de limiter la croissance de ces espèces, que ce
soit dans l’espace ou dans le temps
FLORAISON À L’EXTRÉMITÉ DE LA POUSSE
 Lorsqu’un bananier souffre de l’aridité ou du froid, la production des feuilles
ralentira et, si le stress persiste, les feuilles nouvellement formées seront
progressivement de plus en plus petites.

 Contrairement au cas du papayer, ceci n’influence pas directement le rendement


des fruits. Le principal effet provoqué par une croissance ralentie est que
l’apparition du régime sera retardée

 Le même principe s’applique à l’ananas, une culture qui résiste à la sécheresse et


qui est capable d’arrêter temporairement sa croissance en cas de conditions arides

 Si des pieds de bananiers ou d’ananas sont plantés à faible espacement, leurs


feuilles prennent également une position plus dressée. L’entassement provoque
des plants plus élancés portant des fruits de taille réduite, mais ces pertes
peuvent être compensées par le fait qu’il y a plus de plantes par ha.
 Dans le cadre du commerce international il y a une préférence pour les petits
ananas, et pour obtenir la taille requise l’espacement des plantes est réduit
FLORAISON À L’EXTRÉMITÉ DE LA POUSSE
 Dans le cadre du commerce international il y a une préférence pour les petits
ananas, et pour obtenir la taille requise l’espacement des plantes est réduit

 Le bananier et l’ananas qui ont une floraison terminale s’adaptent bien mieux aux
conditions défavorables que le papayer ou le cocotier.

 La récolte sera retardée mais pas nécessairement réduite par une période de
stress.

 C’est la raison pour laquelle ces deux cultures sont également populaires dans les
zones subtropicales. Dans les zones tropicales, elles poussent jusqu’à des altitudes
de 1600 m

 La floraison à l’extrémité de la pousse permet à ces cultures de supporter assez


bien le stress et l’entassement.
CARACTÉRISTIQUES DES DEUX GROUPES D'ARBRES FRUITIERS
MONOCAULES
3.3 FORME ET FONCTION DES ARBRES FRUITIERS RAMIFIÉS
 Croissance intermittente et croissance continue
 Le grand ensemble d’arbres fruitiers ramifiés est très divers. La ramification est
généralement associée à une croissance intermittente des pousses, une maigre floraison et une
fructification saisonnière.
 Les changements dans le port de croissance traversés par les arbres ramifiés dans le cours de
leur vie révèlent que la ramification et la croissance intermittente sont étroitement liées, ce
qui est surtout apparent lorsque l’arbre est cultivé à partir d’une graine
 En général un semis a une croissance continue, mais dès que les premières pousses latérales
sont formées, la croissance se fait de manière intermittente.
 Au fur et à mesure que les branches se développent, l’intervalle de temps entre les périodes de
poussée foliaire a tendance à s’allonger et souvent de plus en plus de rameaux restent en repos
au cours d’une poussée foliaire
 Les arbres multipliés végétativement ont tendance à avoir une croissance intermittente
d’emblée, mais au fur et à mesure que la ramification évolue pour devenir plus complexe, les
changements que l’on pourra observer dans le rythme des périodes de poussée foliaire sont
similaires à ceux des arbres cultivés à partir de semis.
3.3 FORME ET FONCTION DES ARBRES FRUITIERS RAMIFIÉS

 Certaines plantes ligneuses sont capables d’avoir une croissance continue et de fleurir dans les aisselles des
feuilles sur la pousse en croissance.

 Rythme de croissance des pousses

 La croissance d’une pousse peut suivre une cadence "go-stop” qui s’arrête brusquement par l’avortement du
point de croissance, comme chez le cacaotier et souvent chez les pousses d’agrumes.

 Il est plus courant que la pointe de croissance finit par former un bourgeon terminal en repos, recouvert
d’écailles, comme le fait le manguier.

 Dans le bourgeon en repos, la pointe de croissance continue à former les primordia foliaires, qui se
dérouleront une fois que le bourgeon s’ouvrira au débourrement de la poussée foliaire suivante

 Le cas échéant, le bourgeon en repos est généralement à nu, il n’est pas protégé par des écailles.

 La croissance des pousses est qualifiée de « déterminée » lorsque les feuilles qui se développent pendant la
poussée foliaire ont toutes été amorcées dans le bourgeon.

 Si l’extrémité de la pousse continue à former de nouvelles feuilles, la poussée foliaire dure plus longtemps et
la croissance des pousses est qualifiée « d’indéterminée ».
RYTHME DE CROISSANCE DES POUSSES

 Plusieurs cultures fruitières forment des pousses à croissance déterminée (des petites
pousses, appelées « spurs » en anglais dans le cas du grenadier, du pommier, du poirier
et du prunier)

 Ainsi que des pousses à croissance indéterminée (de longues pousses, appelées « whip »
en anglais dans le cas du prunier et des espèces appartenant au genre des annonacées,
comme l’attier, le chérimolier et le corossolier).

 On peut considérer la formation des pousses à croissance indéterminée comme étant


une évolution vers celle de pousses à croissance continue.

 Intégration de la floraison et de la fructification à la croissance des pousses

 Le type de croissance des arbres ramifiés est bien plus flexible que celui des plantes
monocaules. Néanmoins, cette flexibilité est obtenue au détriment de la floraison et de
la fructification, ce qui est dommage pour le fruiticulteur.

 Deux stratégies sont répandues : le développement des pousses et la croissance


reproductive ont lieu soit à différents moments, soit sur différentes positions
INTÉGRATION DE LA FLORAISON ET DE LA FRUCTIFICATION À LA
CROISSANCE DES POUSSES

 Séparation dans le temps

 Les cultures fruitières à croissance intermittente dédient l'intervalle de temps qui


s’écoule entre deux périodes de poussée foliaire au développement des fleurs : sauf
quelques exceptions, c’est à ce moment-là qu’elles amorcent les primordia de fleurs
sur les rameaux en repos.

 la croissance des pousses et le développement des fleurs se font à différents


moments

 Les boutons floraux peuvent se former dans les aisselles des feuilles ou aux
extrémités des rameaux en repos.

 Au débourrement des boutons floraux, ils produiront soit une inflorescence, soit
une pousse croissante avec une ou plusieurs inflorescences.

 Notez que de nombreuses cultures fruitières fleurissent aussi bien dans les
aisselles des feuilles qu’aux extrémités des rameaux, ou encore directement sur le
rameau aussi bien que sur les nouvelles pousses.
FLORAISON SUR LES RAMEAUX ET LES POUSSES, AUX EXTRÉMITÉS
ET DANS LES AISSELLES DES FEUILLES,
SÉPARATION DANS LE POSITIONNEMENT OU FLORAISON LOCALISÉE
 Les espèces fruitières du genre annona, le grenadier, le pommier, le poirier et le prunier
forment les boutons floraux sur les rameaux en repos.

 Ils ont également des pousses longues (indéterminées) aussi bien que des pousses courtes
(déterminées)

 La croissance des pousses courtes s’arrête plus tôt, accordant plus de temps à ces « spurs »
pour leur permettre d’initier les fleurs. Bien que des fleurs apparaissent également sur les
pousses longues, la floraison et la mise à fruits sont de bien meilleure qualité sur les « spurs »

 Ainsi ces cultures combinent la séparation dans le temps du développement des pousses et des
fleurs avec la création de zones préférentielles pour la floraison

 Boutons floraux sur rameaux en repos

 Malgré l’information fragmentaire à cet égard, il semble qu’une floraison adéquate dépend
largement de deux conditions :

a) périodes de poussée foliaire synchronisée ;

b) pas de pousses en poussée foliaire avant et pendant la formation des boutons floraux.
BOUTONS FLORAUX SUR RAMEAUX EN REPOS

 Synchronisation de la floraison
 Lorsqu’un arbre a des périodes de poussée foliaire synchronisée, il distingue dans
le temps différentes phases pour la croissance des pousses et le développement des
fleurs.
 La synchronisation est le résultat du stress imposé par l’environnement. Le degré
de stress requis pour assurer une croissance synchronisée des pousses et une
floraison synchronisée varie grandement selon les espèces.
SÉANCE # 3
.
3.4 SYNTHÈSE

 Les différents ports de croissance traités dans le présent chapitre sont évoqués
dans le cadre ci-dessous, avec leur mode de floraison.

 Sans fleurs, pas de fruits.

 La floraison prévisible des cultures fruitières monocaules est en contraste avec la


floraison irrégulière des cultures fruitières ramifiées.

 La croissance des pousses et la formation des boutons floraux sur différentes


positions ou à différents moments sont des ajustements pour donner à la floraison
une place plus sûre dans le développement des cultures fruitières ramifiées.

 La séparation dans le temps est effective dans les zones subtropicales (l’hiver s’en
charge), mais dans les zones tropicales il faut beaucoup d’efforts pour arriver à
synchroniser les périodes de poussée foliaire et à éviter la croissance des pousses
lorsque les boutons floraux sont en train de se former
CLASSEMENT DES CULTURES FRUITIÈRES EN FONCTION DE LEUR PORT
DE CROISSANCE ET DE LA POSITION DES BOUTONS FLORAUX

 1. ESPECES MONOCAULES
 1.1 Croissance continue et boutons floraux dans les aisselles des feuilles (papayer, cocotier)

 1.2 Croissance continue, se terminant avec un bouton floral à l’extrémité de la pousse (bananier, ananas)

 2. ESPECES RAMIFIEES
 2.1 Croissance continue et boutons floraux dans les aisselles des feuilles (arbre à pain, grenadille)

 2.2 Développement séparé des pousses et des boutons floraux:

 2.2.1 sur différentes positions :

 -boutons floraux sur le tronc et les branches : cauliflorie (jacquier, durian, cacaotier)

 -boutons floraux (principalement) sur des rameaux spécialisés (caféier, durian; chérimolier, poirier; vigne.)

 2.2.2 à différents moments dans le temps :

 -périodes de poussée foliaire non synchronisée et boutons floraux formés tout au long de l’année sapotillier, corossolier,
muscadier

 -cycle de culture annuel mal défini, déclenché par un faible degré de stress ( ramboutan, mangoustanier)

 -cycle de culture annuel bien défini, imposé par un fort degré de stress (manguier, oranger, kapokier)
4 MULTIPLICATION
 La plupart des arbres fruitiers tropicaux sont multipliés à partir des graines, particulièrement dans les
jardins de case.

 Dans la fruticulture, la multiplication végétative ouvre la voie à des progrès considérables en matière de
productivité et efficacité, donnant plus d’attrait à la production commerciale.

 4.1 Semis ou plants clonés ?

 La reproduction sexuée a pour résultat une VARIATION au niveau des SEMIS : bien que tous les semis
ressemblent à l’arbre mère sur certains aspects, il n’y a jamais deux semis identiques. Naturellement, les
différences entre les semis s’accentuent lorsque ces derniers sont cultivés dans des conditions différentes.

 Dans la multiplication végétative, c’est une partie de l’arbre mère autre que la graine (par ex. une bouture)
qui deviendra une nouvelle plante. Le bagage génétique de la nouvelle plante est alors exactement le même
que celui de l'arbre mère.

 Par conséquent, toutes les boutures provenant d’un arbre mère sont identiques. Elles ont les mêmes
caractéristiques.

 L’ensemble formé par l’arbre mère et les boutures qui en proviennent est désigné par le terme de « CLONE ».
Les différences entre les plants d’un clone ne peuvent être provoquées que par des différences dans les
conditions de croissance
4 MULTIPLICATION
 Un clone est un cultivar (abréviation anglaise de « cultivated variety » c’est-à-dire
variété cultivée) auquel l’on peut donner un nom.

 Ceci présente un grand avantage pour la commercialisation.

 Les semis sont juvéniles, ils sont incapables de fleurir avant d’atteindre l'âge mûr.
Inévitablement, un semis doit pousser pour devenir un arbre d’assez grandes
dimensions avant de pouvoir donner des fruits.

 En général, cela prend entre 3 et 10 ans, selon l’espèce.

 Lorsqu’on prélève des boutures sur un arbre mûr, la nouvelle plante, aussi petite
qu’elle soit, sera mûre d’emblée et pourra même fleurir en pépinière.

 Ceci constitue la principale différence entre un semis et un arbre cloné. La


précocité productive siphonne dans le développement des fruits l’énergie qui
aurait autrement été utilisée pour la croissance des pousses et la production de
bois.
4 MULTIPLICATION
 Ainsi, les arbres clonés gardent des dimensions réduites et peuvent être plantés
plus proches les uns des autres.
 Davantage d’arbres par ha implique un accroissement supplémentaire dans la
récolte précoce
 Le fait de prélever les boutures sur un arbre mère à haut rendement contribue
également à une production accrue
 Conclusion :
 La multiplication par clonage est le chemin vers l’intensification et l’augmentation
des rendements :
 réduction des années non productives,
 davantage d’arbres par ha,
 récolte maximale par ha accrue,
 rendement moyen bien plus important pour la durée de vie du verger,
 gestion plus efficace et réduction des frais de production.
4 MULTIPLICATION
 La multiplication par clonage a également des inconvénients:

 Rares sont les maladies transmises par le biais des graines, mais lorsqu’on
procède au clonage, il faut prendre particulièrement soin de l’état de santé de
l’arbre mère, puisque les maladies et les ravageurs qui infestent cet arbre peuvent
être transmis aux boutures, aux marcottes ou au bois prélevé pour les greffes.

 Les semis, avec leur racine pivotante vigoureuse et leur phase juvénile,
connaissent un départ robuste dans la vie. Les arbres clonés ont un système
racinaire bien plus faible et sont sensés produire des fruits plutôt que du bois. Par
conséquent, un verger d’arbres clonés requiert des soins intensifs, en rapport avec
l’intensité de la culture.

 La production des semis est bon marché en comparaison avec la multiplication par
clonage, surtout en cas de marcottage, ou de différentes méthodes de greffage. Et
comme les arbres clonés gardent des dimensions réduites, il faut davantage
d’arbres pour planter une superficie donnée.
4 MULTIPLICATION
 Finalement, puisque toutes les plantes d’un clone ont le même bagage génétique,
une nouvelle maladie ou un trouble qui détruit les défenses génétiques affecteront
probablement la totalité du clone. Afin de minimiser le risque, il est sage de
planter plusieurs cultivars différents en un endroit (ceci facilite également la
pollinisation croisée).

 En dépit de ces désavantages, les progrès réalisés dans la fruticulture ont été
obtenus en grande partie par le biais de l’utilisation de matériel de plantation
cloné.

 Il ne reste que quelques cultures fruitières que l’on cultive à partir de graines : le
papayer, la grenadille, le corossolier et l’anacardier.

 La phase juvénile de ces cultures est très courte : moins d’un an pour le papayer et
la grenadille et seulement 3 à 4 années pour le corossolier et l’anacardier.
4.2 BREF EXPOSÉ DES MÉTHODES DE CLONAGE
SEMIS ASEXUÉS

 L’apomixie est la reproduction par graines sans fusion sexuée.


 La graine du mangoustanier n’est pas une vraie graine. Lorsqu’elle germe, la
première racine apparaît sur un côté de la « graine », la jeune pousse sur l’autre.
 Cette situation est similaire à celle d’une bouture qui prend racine, ce qui montre
que la graine correspond à un morceau de tige

 Une graine normale contient un seul embryon,


résultant de la reproduction sexuée, qui se
développe pour devenir un semis.
 La polyembryonie implique qu’il y a plus d’un embryon.
Les embryons supplémentaires sont formés dans le tissu
maternel de la graine et sont donc des rejetons clonés de
l’arbre mère, pour que plusieurs semis poussent d’une
seule graine ( voir fig. ci-joint)

 Dans la plupart des cas, l’embryon original Semis asexués. A gauche


(sexué) ne se développe pas, car il est étouffé par mangoustanier, à droite manguier
les autres mbryons.
 C’est la raison pour laquelle de nombreux
cultivars de
manguiers et d’agrumes peuvent être multipliés «
true to kind » à partir des graines
4 MULTIPLICATION
GREFFAGE SUR UN ARBRE MÈRE, SUR LE TERRAIN
 En cas du greffage par approche, aussi bien le porte-greffe que le
scion sont des plantes intactes.
 Leurs tiges sont reliées pour les unir. Un
échafaudage est construit sous l’arbre mère
pour permettre d’y tenir les pots contenant
les porte-greffes à proximité des branches
scion
 Il s’agit-là de la méthode la plus élaborée,
d’autant plus qu’il faut arroser
régulièrement les porte-greffes.
 « Inarching » peut être considéré comme
étant une forme de greffage par approche.

 Tout d’abord on élève un porte-greffe. Le greffage consiste à en tailler la tige et à


insérer l’extrémité coupée dans l’arbre scion.
 Une forme de « inarching » utilisée en Asie du sud pour multiplier les arbres en
grandes quantités s’appelle « suckle grafting ».
 Le porte-greffe est mis dans un sac et attaché à un rameau robuste de l’arbre
mère.
4.3 REMARQUES DE CONCLUSION
 La plupart des cultures fruitières se laissent cloner de différentes manières.

 L’écussonnage et le greffage ne sont utilisés que lorsque les boutures ou les


marcottes ne prennent pas racine, ou lorsqu’un porte greffe présente des
avantages importants tels que :

Augustin
Cours de fruiticulture présenté par Yves
 dimensions réduites

 de l’arbre (pommier),

 tolérance au sel (avocatier),

 meilleure qualité des fruits (agrumes),

 tolérances à des maladies (avocatier, agrumes).

 Globalement parlant on peut dire que les méthodes simples requièrent une
attention spéciale pour les conditions environnementales (par ex. ombre,
humidité) dans la pépinière, alors que les méthodes plus sophistiquées demandent
plus de temps et plus de compétences.
58
4.3 REMARQUES DE CONCLUSION
 C’est pourquoi les méthodes simples sont plus appropriées à la
multiplication de masse, puisqu’elles nécessitent peu de main d’oeuvre par

Augustin
Cours de fruiticulture présenté par Yves
plante et que les frais à encourir pour créer un environnement adéquat
sont répartis sur un grand nombre de pieds

 Les fruiticulteurs professionnels dépendent de pépinières qui se


spécialisent dans certaines cultures fruitières et qui produisent les
principaux cultivars en grandes quantités et à des prix compétitifs.

 Une pépinière ainsi spécialisée devrait également être à mesure de


garantir la santé de ses plantes.

 Une pépinière avec des petites quantités d’arbres fruitiers de toutes sortes
regroupés sous l’ombre d’un arbre en attendant un acquéreur ne peut pas
59
satisfaire à ces exigences
5- PALISSAGE, TAILLE ET PLOYAGE
 5.1 Définition; rôle limité de la taille chez les fruits tropicaux
 La taille est l’élimination de la croissance non souhaitée afin de stimuler la
croissance souhaitée :
on élimine quelque chose afin d’obtenir une certaine réaction.

Augustin
Cours de fruiticulture présenté par Yves

 Il s’ensuit qu’il n’est pas possible d’évaluer une taille effectuée en se contentant
d’observer l’arbre en question juste après l’exercice ou la quantité de bois coupé

 La qualité de la taille ne pourra être déterminée qu’une fois que l’arbre aura eu
suffisamment de temps (disons une saison de croissance) pour réagir
 Avec de l’expérience, vous serez capable de prédire dans une certaine mesure
quelle sera la réaction.
 Néanmoins, les conditions de croissances influencent comment un arbre réagit
à la taille.
 Pour un arbre de vigueur modérée qui promet de donner une bonne récolte, la
réaction est plus facile à prévoir.
 Mais une faible croissance, ou au contraire une croissance excessive, et
l’absence de fruits qui s’ensuit rendent plus erratique la réaction d’un arbre
suite à une taille 60
5- PALISSAGE, TAILLE ET PLOYAGE
 Des expériences (avec les agrumes parmi d’autres) révèlent qu’en général les
rendements diminuent à la suite d’une taille et qu’il n’y a pas d’avantages nets.
 On peut induire une pousse ou une branche à occuper la position souhaitée en la
ployant pour la diriger.
Il s’agit là d’une alternative intéressante à la taille, particulièrement pour les

Augustin
Cours de fruiticulture présenté par Yves

jeunes pieds qui doivent encore remplir l’espace qui leur est alloué

 La tendance de remplacer la taille par le fait


de diriger les branches a conduit à une
augmentation bien plus rapide du volume de
production, par exemple chez le théier (où l’on
fixe les rameaux avec des piquets, pratique
appelée « pegging down » en anglais) et le
pommier (voir figure ci-contre ).
 Le palissage est une combinaison du
ployage des branches pour les diriger
et de la taille.
Diriger vers le bas les pousses
vigoureuses qui font la 61
concurrence à la pousse
principale
5- PALISSAGE, TAILLE ET PLOYAGE
 il est nécessaire de procéder à la taille lorsque la lourde charge de fruits réduit la
croissance à un degré tel que (la qualité de) la récolte suivante est compromise

 En rétablissant la vigueur de l’arbre et en réduisant la floraison et la


fructification, la taille permet de créer les conditions nécessaires pour une
prochaine récolte de bonne qualité

Comme règle pratique l’on peut adopter l’axiome : la taille stimule la


croissance au détriment de la floraison et de la fructification. Par
conséquent, la taille n’offre aucun intérêt jusqu’au moment où les
rendements des fruits tropicaux ont atteint un niveau supérieur

La mesure dans laquelle la taille stimule la croissance des pousses et


l’influence de la taille sur la floraison et la fructification dépendent
grandement de la portion des pousses ou des branches éliminée par la
taille.
5.2 COUPER DES PORTIONS DE PLUS EN PLUS IMPORTANTES
D’UNE POUSSE OU D’UNE
BRANCHE

 On distingue ci-après différentes catégories de taille en fonction de


l’endroit auquel la pousse, le rameau ou la branche est coupée (voir fig ci-
contre)
 Pinçage ou «tipping » : taille
de l’extrémité des pousses ;

 Rabattage ou « cutting back » : taille d’une


portion substantielle des pousses

 « Stubbing » : taille près du point


Stubbin
d’attache des pousses, ne laissant qu’un g
moignon ;
 Eclaircissement ou « cutting out » Eclaircissement
: supprimer une pousse entière en
la coupant au point d’attache.

Réaction de croissance en fonction de la portion que


l’on coupe d’un rameau
5- PALISSAGE, TAILLE ET PLOYAGE

 Pinçage

 La taille des extrémités des pousses appelée pinçage lorsque cela se fait avec les ongles,
semble être la méthode la plus délicate, mais la réaction de l’arbre est spectaculaire.
De nombreux bourgeons situés dans les aisselles
des feuilles inférieures à la coupe se développent
pour devenir des pousses (relativement faibles).

Il en résulte une augmentation rapide des


ramifications; ce qui est très apparent chez le théier
après la récolte et les haies que l’on entretient.
Stubbing
Un effet secondaire important est que la floraison
est réprimée.
Eclaircissement
Les hormones produites dans l’extrémité des
pousses inhibent le développement des bourgeons
dans les aisselles des feuilles, ce qui explique la forte
Réaction de croissance en fonction de la portion
réaction de la plante en cas d’élimination des que l’on coupe d’un rameau
extrémités de pousses.
5- PALISSAGE, TAILLE ET PLOYAGE

 Lorsque les pousses vigoureuses d’une jeune vigne sont palissées le long de fils
pour former les bras permanents, un pinçage répété fait de sorte que des pousses
latérales apparaissent dans pratiquement chaque aisselle de feuille de ces
pousses.

 Lorsque les pousses vigoureuses d’une jeune vigne sont palissées le long de fils
pour former les bras permanents, un pinçage répété fait de sorte que des pousses
latérales apparaissent dans pratiquement chaque aisselle de feuille de ces
pousses.

 Ceci est nécessaire car ces pousses latérales deviendront les rameaux qui
porteront les sarments donnant les fruits
RABATTAGE

 Rabattage

Si on enlève plus de bois que l’extrémité des


pousses, on qualifie la taille de rabattage.

La réaction de la plante sera différente


puisqu’une plus grande partie de la pousse est
alors éliminée
moins de pousses latérales se développeront et
ces dernières seront plus vigoureuses, Stubbin
notamment celles qui sont situées en hauteur. g

Elles forment un angle avec la branche, plus Eclaircissement


on descend le long de la tige, plus l’angle est
grand et les pousses sont faibles (voir figure ).
Une croissance vigoureuse de l’extrémité des
Réaction de croissance en fonction de la
pousses de jeunes arbres non ramifiés portion que l’on coupe d’un rameau
implique
un flux important d’hormones inhibant les
pousses latérales
RABATTAGE

. Le rabattage, qu’on l’effectue en pépinière ou


après plantation, permet d’obtenir une
ramification à la hauteur souhaitée (voir figure
12).
Le rabattage s'effectue également avec les «
whips », des branches très vigoureuses non
ramifiées chez les chérimoliers et les pruniers
Là encore, l’objectif est de forcer les « whips »
à former des pousses latérales car celles-ci ont
plus de chances de donner des fruits.
Figure 12 : Croissance des pousses suite
à un rabattage (à gauche), en
« Stubbing » comparaison avec la croissance d’un
arbre non taillé (à droite)

Le « stubbing » consiste à couper assez


radicalement une branche, pour n’en laisser
qu’un moignon.
STUBBING
 Globalement, une plante réagit en développant à la fois plusieurs pousses de
même vigueur
Ceci est causé par le fait que sur le moignon, il n’y a
que des bourgeons sous-développés et en état de
dormance
Ces derniers ont besoin de plus de temps pour
bourgeonner, et le bourgeon à l’extrémité n’est
pas dominant par rapport aux autres

Le « stubbing » est la méthode à adopter pour Stubbing


tailler des buissons ornementaux, tels que
l’hibiscus, Eclaircissement
puisque le développement de plusieurs
pousses équivalentes est exactement le but
Lesrecherché.
arboricultures sont parfois rajeunies
radicalement par le biais du « stubbing » Réaction de croissance en fonction de la
(également désigné portion que l’on coupe d’un rameau
par le terme de « stumping » ou taille en
têtard),
ceci s’applique au caféier, aux agrumes et au
Le cas échéant, il est également nécessaire de procéder à un éclaircissement
pêcher par exemple.
pour ne laisser que le nombre de pousses approprié pour former la nouvelle
charpente
ECLAIRCISSEMENT

 L’éclaircissement consiste à enlever des pousses ou branches entières.

 Il s’agit de la taille la plus radicale, pourtant un arbre y réagit de manière assez


modérée.

 L’ECLAIRCISSEMENT EST LA PRINCIPALE METHODE DE TAILLE.

 L’éclaircissement est le moyen idéal pour soulager une surcharge de la couronne


d’un arbre.

 Des indices révélateurs de surcharge sont des fruits de qualité inférieure, une
maigre floraison et mise à fruits, ou la tombée précoce des feuilles en bas de la
couronne.

 Cela permet de rajeunir le bois de fructification afin d’éviter un déclin au niveau


de la qualité des fruits.
5.3 SYNTHÈSE
 Le palissage des arbres et des plantes grimpantes consiste à tailler et à diriger des
branches.

 Le fait de diriger les branches diminue la nécessité de la taille et permet donc aux
jeunes arbres de se développer plus rapidement.

 La taille joue un rôle modeste dans les zones tropicales puisque cela stimule une
croissance compensatoire des pousses au détriment de la fructification

 Il est rare que la taille soit nécessaire, car la plupart des cultures sont des « shy
bearers », c’est-à-dire qu’elles donnent peu de fruits

 Les mauvaises expériences concernant la taille sont causées en partie par la


pratique courante de rabattage.

 Lorsque des arbres porteurs de fruits ont besoin d’être taillés, la méthode à
adopter sera presque toujours celle de l’éclaircissement
SÉANCE # 4
24/06/17
CONTRÔLE DU RYTHME DE CROISSANCE
Augmenter le stress pour une meilleure floraison

 Traitements traditionnels du sol et des racines

 Parmi les méthodes traditionnelles pour accentuer le stress


environnemental figurent

 La taille des racines.

 La pratique d’enlever la couche superficielle du sol sous les arbres.

 La pratique de verser de l’eau salée dans un fossé peu profond


entourant chaque arbre.
AUGMENTER LE STRESS POUR UNE MEILLEURE FLORAISON

Annélation

 L’annélation (« girdling » en anglais ou encore « incision annulaire


») du tronc d’un arbre est une méthode traditionnelle très répandue.

 Un anneau d’écorce de 3 à 12 mm de large est ôté pour bloquer le


flux des hydrates de carbone allant des feuilles vers les racines.

 Le fait d’arrêter ce flux entrave la croissance des racines et réduit


l’approvisionnement des rameaux en eau et en éléments nutritifs, ce
qui devrait arrêter la poussée foliaire, maintenant les rameaux en
repos de croissance pour ne pas perturber le développement des
boutons floraux
AUGMENTER LE STRESS POUR UNE MEILLEURE FLORAISON

 Chez le litchi, des anneaux avec une largeur de 3 mm, coupés à l’aide
d’une scie à cadre, reportent la poussée foliaire d’environ 2 mois.

Des anneaux plus larges autour de 1 cm sont courants


chez les manguiers et les pommiers.

La blessure devrait commencer à se cicatriser après 6 à


8 semaines; dans le cas contraire la branche – ou l’arbre
– ne s’en remettront peut-être pas.

Il est important d’attacher une bande de polythène


autour d’un tronc annelé pour couvrir la blessure et
accélère la cicatrisation
 il faudra procéder à l’annélation 2 à 4 mois avant la floraison des
arbres
AUGMENTER LE STRESS POUR UNE MEILLEURE FLORAISON

Taille
 la pratique devient de plus en plus courante de couper les
pousses résultant des périodes de croissance rapide ayant eu
lieu dans les quelques mois qui précèdent la floraison
Ralentisseurs de croissance
 Ils présentent une méthode directe pour freiner la croissance des
pousses.
 le paclobutrazol a a gagné une certaine popularité dans les zones
tropicales
 le nom commercial est « Cultar » ou encore « Bonzi ».
 Non seulement le paclobutrazol inhibe la croissance des pousses,
mais il stimule également la floraison, une combinaison de
propriétés idéale
AUGMENTER LE STRESS POUR UNE MEILLEURE FLORAISON

 utilisation du paclobutrazol est assez limitée, car son application


est complexe.

 On obtient les meilleurs résultats lorsqu’on applique le produit


au sol,

 Une dose trop élevée conduira à la malformation des pousses et


des inflorescences.

 Par ailleurs, le paclobutrazol est une substance persistante dont


les effets sont reportés à l’année suivante, ce qui complique
davantage la détermination de la dose adéquate pour les
traitements annuels
6.2 FAIRE CORRESPONDRE LES PRATIQUES CULTURALES
AU CYCLE DE CROISSANCE

 Lorsque les traitements ci-dessus sont efficaces, ils permettent


d’établir un cycle de culture annuel bien déterminé.
FORCER DES POUSSÉES FOLIAIRES ET DES FLORAISONS
SYNCHRONISÉES

Poussée foliaire post-récolte synchronisée


 Lorsque les traitements décrits dans les paragraphes
précédents ont l’effet espéré, conduisant à une bonne
floraison et fructification, la croissance des pousses sera
minimale pendant le développement des fruits.
Interruption de l’irrigation
 Une fruticulture irriguée dans une zone relativement sèche
offre d’excellentes opportunités pour contrôler le cycle de
culture annuel.
 On peut freiner la croissance des pousses en arrêtant
l’irrigation pendant une période de 5 à 10 semaines.
PRODUITS CHIMIQUES QUI ROMPENT LA DORMANCE

nitrate de potassium(engrais foliaire)


 permet d’avancer la floraison de plusieurs mois
 à condition de ne traiter les arbres qu’après l’arrivée à
maturité de la dernière poussée foliaire
Le thiourea
 Il agit principalement sur les bourgeons foliaires, alors que
le nitrate de potassium est efficace sur les boutons floraux.
utilisation du paclobutrazol
FORCER DES POUSSÉES FOLIAIRES ET DES FLORAISONS
SYNCHRONISÉES

Défoliation

 la défoliation s’appliquait chez des cultures fruitières des


zones tempérées, telles que le pommier, le pêcher et la
vigne

 Ces cultures dépendent de l’hiver pour rompre la dormance


des bourgeons.
 De cette manière, le cycle de culture est raccourci à environ
6 mois permettant deux récoltes par an
POLLINISATION ET MISE À FRUITS

7.1 Type de floraison


 Uniquement les fleurs femelles émettent des fruits. Les
fleurs mâles produisent le pollen nécessaire pour polliniser
les fleurs femelles.

Les fleurs portées seules ou en petites


inflorescences (comme chez le corossolier,
l’attier, le goyavier) sont généralement
des fleurs parfaites,
Des inflorescences ayant de nombreuses
fleurs (comme chez le manguier ou le
ramboutan) comportent souvent aussi
des fleurs imparfaites.
 chez le papayer : les inflorescences mâles et
femelles se forment sur différentes plantes.
Cette ségrégation des sexes à des arbres séparés,
prévenant l’autopollinisation, s’appelle « diécie ».
POLLINISATION ET MISE À FRUITS

. jacquier et l’arbre à pain sont des exemples où les inflorescences


Le

mâles et femelles sont portées sur un même arbre (monoécie).

Chez le bananier et le cocotier, les fleurs des deux sexes sont regroupées
dans une même inflorescence, les fleurs mâles se trouvant à l’extrémité et
les fleurs femelles à la base.

Le type de floraison de varie pas uniquement selon le cultivar, il varie


également d’année en année.

 Pollinisation
POLLINISATION ET MISE À FRUITS

 La pollinisation des fleurs est nécessaire pour fertiliser (le


ou) les ovules.

 Les ovules fertilisés deviendront les graines. Elles


produisent les hormones qui permettent à la fleur d’assurer
la mise à fruits et au fruit de se développer.

 Dans certains cas, les fruits poussent même sans le


stimulus provenant des graines, on les désigne par le terme
de « fruits parthénocarpiques ». (l’ananas, le bananier, et
certains cultivars d’autres fruits, par ex. les goyaves et les
mandarines sans pépins.)
SÉANCE # 5
27/06/17
8 PROTECTION DES CULTURES

 Les pratiques de protection des cultures sont liées au


système de culture appliqué.
 Les pratiques de protection des cultures sont liées au
système de culture appliqué.
 Dans les vergers de petits arbres, tels que le mandarinier, le
goyavier ou le pommier, les pesticides sont souvent appliqués
excessivement.

 8.1 Limiter l’utilisation des pesticides


abandonnant des applications routinières ;
remplaçant les pesticides à large spectre par des produits qui
tuent le ravageur cible sans nuire à d’autres organismes.
8 PROTECTION DES CULTURES
 nombreuses maladies deviennent endémiques au cours de
la saison humide
 les chancres, comme la maladie rose des branches
(Corticium salmonicolor) affectent de nombreuses cultures
fruitières tout au long de l’année, mais ils se propagent
principalement avec la pluie.
 Idoscopus niveosparsus, ravageur du manguier, se nourrit
en suçant les jeunes pousses et spécialement les
inflorescences
 La lutte par le biais des insecticides est difficile et dépend
du moment d’application
 Chlumetia transversa qui tue les jeunes pousses des
manguiers,
 Tessaratoma javanica une sorte de punaise qui perce les
fleurs de longanier, et des foreurs de fruits ainsi que des
mouches des fruits pour différentes cultures
RÉCOLTER
Les fruits à maturité de cueillette ou à maturité de
consommation ?

 fruits climactériques

 fruits non climactériques

Méthodes de récolte, indices de récolte

 Deux facteurs principaux expliquent pourquoi les fruits


tropicaux sont souvent de qualité médiocre :

 La maturité est difficile à déterminer.

 Il est difficile de récolter des fruits sur des grands arbres


RÉCOLTER
 il est nécessaire de limiter l’utilisation des pesticides,
 accorder de l’attention aux autres possibilités qui
permettent de s’attaquer aux maladies et ravageurs
Hygiène
Lutte biologique :
Cultivars ou porte-greffes tolérants ou résistants aux
maladies.
RÉCOLTER
Manutention et commercialisation
 Le gros du travail est constitué par la manutention post-
récolte et la commercialisation, car les revenus issus de la
fruticulture dépendent grandement de ces facteurs-là. Ces
facteurs comprennent les aspects suivants
tri et classement
lavage, protection contre les infections et la détérioration
conditionnement
entreposage
transport
canaux de commercialisation et points de vente
exigences des points de ventes pour les produits frais et
pour les produits destinés à la transformation.
SÉANCE # 7
14/07/17
10 PLAN D’IMPLANTATION ET
ÉTABLISSEMENT D’UN VERGER
Vous devriez tenir compte des :
 différences de vigueur des différents cultivars,
 mesures pour gérer la vigueur des arbres (sècheresse,
taille des racines,annélation, etc.),
 besoins par rapport à la pollinisation croisée
Espacement des arbres
 Traditionnellement, les vergers sont plantés « en
carré », c’est-à-dire par ex. 10 x 10 m pour les
manguiers.
 L’espacement carré se base sur la notion que tous les
arbres se développent aussi bien et qu’il est possible
de prédire avec suffisamment de précision quelle sera
la taille des arbres adultes.
 Cette notion est erronée.
ESPACEMENT DES ARBRES
ESPACEMENT DES ARBRES
 Par rapport à un espacement carré, on peut dire
que la culture en lignes est un agencement des
arbres très flexible.
 La culture en lignes se prête également à la
plantation le long des courbes de niveau, ou en
travers de la direction du vent dominant sur un
site venteux
 NB Lorsqu’on utilise du matériel de plantation
cloné ou des cultivars qui portent des noms, il est
à conseiller de planter plusieurs cultivars côte à
côte dans le verger afin de :
 étaler les risques si jamais un cultivar ne répond
pas à vos attentes,
 faciliter la pollinisation croisée.
ETABLISSEMENT DU VERGER
 La croissance que connaissent les arbres pendant
leurs premières années détermine en grande partie à
quel moment les arbres entrent en production.
 Une charpente robuste avec des branches bien
espacées, formées au cours de plusieurs périodes de
poussée foliaire pendant les 2 premières années, est
un atout dont on pourra jouir à vie.
Les operations á entreprendre.
Nettoyage ( labourage)
Traçage
creuser de grands trous de plantation (c-a-d. 40 x 40
x 40 cm)
Mise en place des tuteur
Entretien
11 CARACTÉRISTIQUES HORTICOLES
LISTE DES CULTURES FRUITIÈRES
LISTE DES CULTURES FRUITIÈRES
LISTE DES CULTURES FRUITIÈRES
LISTE DES CULTURES FRUITIÈRES
LISTE DES CULTURES FRUITIÈRES
ETUDES DE CAS
#1 LA CULTURE DU MANGUIER
LA CULTURE DU MANGUIER

 Importance economique

 (la mangue) est actuellement le 5ème fruit le plus produit et le plus
commercialisé à travers le monde après les bananes, le raisin, l’orange et la
pomme (FAO, 2010).

 La mangue est une source de devises importante pour les pays tropicaux
 les exportations annuelles de mangue haïtienne dépassent 10 000 tonnes pour
un apport annuel de 30 millions de dollars à l’économie du pays
 De toute la production horticole haïtienne, la mangue en est le premier ; elle
apporte un surplus important à l’économie nationale après la chute de la
production caféière
 Avec une production annuelle estimée par la FAO (2010) à plus de 300 000
tonnes,
 Haiti fait partie des dix plus grands pays producteurs de mangue (ANEM,
2010).
Importance Alimentaire et nutritionnelle

 Ce fruit est une source majeure de certains nutriments comme

 la provitamine A (3mg/100g de produit frais),

 la vitamine C (44mg/100g),

 une source de minéraux, essentiellement du potassium


(150mg/100g de produit frais).

 Elle est riche en fibres, en glucides et son apport calorifique


est de 60 Kilocalories par 100g (Aprifel, 2012)

 Toutefois, on peut dire que la mangue est à la fois un aliment


énergétique et un constructeur
 .
EXIGENCES DU MANGUIER

 TEMPERATURE :
 Le manguier peut se développer dans des zones où les
températures ne descendent pas au-dessous de + 2°C
et n'excèdent pas + 45°C. Sa croissance est optimale
lorsque les températures moyennes se situent entre
23 et 27°C.
 La floraison est inhibée par des températures
inférieures à 15°C ; les fruits produits auront un
noyau sans embryon, et resteront de très petite taille.
 La température moyenne nécessaire pendant la
période de développement du fruit est de 21°C. Les
 températures moyennes inférieures à cette valeur
rallongeront l'intervalle floraison-récolte.
 EAU :
 Originaire de la zone tropicale sèche, le manguier
croît dans des zones très différentes et nécessite un
 minimum de 1 200 mm de précipitations annuelles.
Au-dessous de 750 mm de précipitations annuelles,
 la culture du manguier en vergers de production ne
peut se concevoir sans irrigation.
 VENT :
 En raison de son enracinement puissant, le manguier
résiste correctement aux vents de type cyclonique.
 L'excès de vent durant la floraison peut être cause de
coulure. La protection par des brise-vent est donc
 recommandée et favorise en outre l'action des insectes
pollinisateurs.
LE CHOIX DU TERRAIN
 Concernant la nature du sol, le manguier est moins exigeant
que certains fruitiers (avocatiers,agrumes). Sont à proscrire
les sols trop lourds, peu profonds (présence d'une couche de
schiste), salés et présentant une nappe phréatique proche de
la surface.
 Le manguier peut croître et fructifier sur des sols dont le pH
est compris entre 5,5 et 7,5.
ENTRETIEN DES PLANTATIONS
Desherbage
Fertilisation
 La fertilisation sur des plantations âgées de moins de
4 ans pourra être fractionnée en trois apports égaux
et appliquée aux mois d'août, décembre et mars ciblés
sur les épisodes pluvieux.
ORIGINE ET SYSTÉMATIQUE DU
MANGUIER

Originaires de la région Indo-Birmane,


les manguiers se sont diversifiés ultérieurement dans deux autres
zones d’Asie du sud-est,

le nord-ouest de l’Inde, en donnant des variétés monoembryonnées à


épiderme plus ou moins coloré, sensibles à l’anthracnose

puis en Birmanie, Thaïlande, Indonésie et dans le sud de la péninsule


indochinoise, en donnant des variétés polyembryonnées à épiderme
verdâtre, peu coloré, présentant une relative résistance à
l’anthracnose (Vannière et al, 2011).
CLASSIFICATION ET DESCRIPTION BOTANIQUE
DU MANGUIER
 Le manguier est un arbre fruitier de la famille des anacardiacées
et de l’ordre des Sapindales

 Il peut atteindre 35 mètres de haut et est adapté à une gamme


climatique tropicale étendue à pluviométrie annuelle très variable
et peut croître sur des sols très variés (Bakry et al, 2002)
Caractéristiques des groupes de mangue (FruiTrop, 2009)
2.3 L’APPAREIL VÉGÉTATIF
Système racinaire

 Le manguier a un système racinaire de type pivotant.

La feuille

Le manguier porte des feuilles entières et persistantes.

 Elles peuvent prendre des formes variables allant de l’ovoïde-


lancéolé à ovale ou elliptique, et mesurent de 15 à 40 cm de
long.

 La largeur varie entre 1,5 cm et 4cm ; l'apex peut être


acuminé, subacuminé ou pointu, selon les variétés.

 Les feuilles, au début de leur vie, jouent un rôle inhibiteur


sur le développement du bourgeon apical et des subapicaux.
L’APPAREIL REPRODUCTEUR
 La fleur
 L’inflorescence du manguier est une panicule terminale de
forme pyramidale, d’une longueur moyenne de 25 à 45cm,
qui peut porter jusqu’à 700 fleurs
 Le manguier comporte deux types de fleurs, les fleurs
hermaphrodites et les fleurs mâles.
 L’arbre est monoïque et les fleurs des deux types sont en
proportion variables
 Chez le manguier la pollinisation est essentiellement
croisée car les organes mâles et femelles ne sont pas
matures en même temps, et elle est assurée par de petits
insectes comme les thrips, les aphides et les mouches.
 Le fruit
 Le fruit est une drupe. L’épiderme, peu épais, est
couvert de lenticelles.
 Suivant les variétés, sa coloration est variable

 Le noyau

 Le noyau est protégé par un coque lignifié ou


endocarpe
 La graine peut être monoembryonnée ou
polyembryonnée, chaque embryon contient deux
cotylédons qui peuvent remplir complètement le
noyau ou bien ne remplir qu’une faible partie
(Rey et al, 2007
LE MANGUIER EN HAÏTI
 Cycle phénologique du manguier
 Dans le cycle phénologique du manguier,
 On distingue 4 phases:
 croissance végétative,
 repos végétatif ou préfloraison,
 floraison
 et fructification
SÉANCE # 8
la Culture du manguier Suite
Mangifera indica.
LES SYSTÈMES DE CONDUITE / DE
CULTURE DU MANGUIER

 Les manguiers sont en général cultivés de manière extensive.

 Il est rare de trouver un verger mono-spécifique de manguiers


en Haïti.

 Dans l’ensemble, la culture du manguier est caractérisée par


la faiblesse voire l’absence totale d’investissement particulier.

 Les techniques de conduite du manguier demeurent largement


extensives.

 La fertilisation minérale et l’irrigation sont rarement


pratiquées
TYPES DE CONDUITE DU MANGUIER SELON
LA LOCALISATION GÉOGRAPHIQUE

Il existe trois types de conduite du manguier selon la


localisation géographique des exploitations :

 Le manguier comme culture associée au bananier


plantain, en zone côtière irriguée

 Le manguier intégré dans un système agro-forestier


et objet d’une conduite spécifique.

 Le manguier intégré à un système agro-forestier ou


agro-sylvo-pastoral. Il ne fait l’objet d’aucune conduite
technique particulière
LES MULTIPLES FONCTIONS DU
MANGUIER
 Mis à part la production de mangue pour l’exportation et
l’alimentation des animaux, le manguier tient un triple rôle dans le
fonctionnement des exploitations agricole haïtiennes.

(i) Du point de vue sécurité alimentaire,

 la mangue constitue l’un des principaux aliments consommés


durant la période de soudure, d’avril à juin, et une source de
calories à bon marché pour les populations urbaines.
(ii) La mangue participe à l’équilibre de la trésorerie des
exploitations
 le manguier fournit à la fois des fruits pour la vente et du bois
pour la fabrication de charbon (Lundy, 2010).
LES MULTIPLES FONCTIONS DU
MANGUIER (SUITE)

(iii) Le manguier a une fonction d’épargne.


 les troncs peuvent fournir des planches et des
revenus en cas de besoins monétaires plus
importants. Il est enfin à noter que les feuilles du
manguier sont utilisées comme fourrage pour
nourrir les animaux en période de sécheresse.
LES MALADIES ET RAVAGEURS DU MANGUIER ET
DE LA MANGUE

 Au niveau mondial, les bio-agresseurs du manguier sont


des champignons et des bactéries pathogènes, et on observe
également de nombreux insectes ravageurs, qui sont plus
nombreux dans les zones d’origines du manguier.

 La mangue est également parfois sujette à des troubles


physiologiques.

 Les maladies

 En ce qui concerne les maladies, trois sont particulièrement


les plus importantes en Haïti et causent des dégâts
énormes dans tous les bassins de production
LES MALADIES
L’anthracnose: C’est la maladie fongique des manguiers la plus
répandue dans le monde (Vannière et al, 2004).

 Elle s’attaque aux feuilles, aux inflorescences et aux fruits et est causée
par Colletotrichum gloeosporioides Penz.

 Les attaques sont favorisées par une forte humidité de l’air (95 %), les
périodes pluvieuses et nuageuses, le brouillard, les rosées nocturnes ;

 Les dégâts sont plus importants quand ces conditions sont réunies au
moment de la floraison ou du développement du fruit.

 Ce champignon survit sur les brindilles mortes qui constituent une


réserve très importante d’inoculum constituant un danger d’infestation
rapide quand une période pluvieuse coïncide avec l’apparition de tissus
jeunes, très sensibles à l’attaque (Charles, 2009).
LES MALADIES
L’oïdium (powdery mildew en anglais)

 L’agent causal varie selon les régions : en Inde,


cette maladie est causée par Erysiphe poligoni DC,
ailleurs par Erysiphe cichoraceum DC ou Oïdium
mangiferae Berthet.

 Elle est particulièrement à craindre dans les pays


où il fait chaud et humide au moment de la
floraison et de la nouaison, essentiellement sur les
inflorescences et les jeunes fruits.
LES MALADIES
La tache noire
 C’est une bactériose causée par Erwinia sp.,
appelée également Bacterial black spot ou mango
blight en anglais.
 Elle se manifeste sur le feuillage ou également
sur les fruits par l’apparition de petites taches
vert pâle entourées d’un halo plus vert.
 Ces taches sont associées à la présence de l’eau.
Lorsque l’incidence est forte, elle peut causer la
pourriture des organes attaqués.
LES INSECTES RAVAGEURS
 Il existe dans le monde de nombreux insectes ravageurs qui
attaquent le manguier.

 Ainsi, il existe des insectes ravageurs qu’on peut rencontrer


dans une zone et qui sont absents dans d’autres zones

 Cependant, les mouches des fruits se rencontrent partout


où l’on pratique cette culture.

 Les dégâts qu’elles causent sont un enjeu majeur pour


l’exportation de ce fruit par certains pays, notamment Haïti
LES INSECTES RAVAGEURS
 D’une manière générale, Ceratitis capitata Wied. est la mouche la
plus répandue et la plus redoutable pour les fruits dans le monde
(Quilici, 2011).

 Il y a aussi d’autres espèces du genre Anastrepha qui attaquent


les mangues : Anastrepha fraterculus, Anastrepha frutescens,
Anastrepha obliqua, Anastrepha suspensa.

 Les deux dernières espèces sont, selon les résultats du


programme national de détection et de contrôle de la mouche des
fruits (PNDCMF), très fréquentes en Haïti dans toutes les zones
de production de la mangue et représentent un enjeu majeur
pour la production.
LES RAVAGEURS
 Des rongeurs, le rat noir (Rattus rattus) ou le rat
brun (Ratus norvegicus), qui attaquent les fruits
au stade de maturité physiologique et les rendent
impropres à la consommation
 Un oiseau, le pic-vert (Picus viridis) qui pique les
fruits mûrs sur l’arbre .
DIVERSITÉ DU MANGUIER
 La population de manguiers en Haïti se caractérise par une grande
diversité variétale.

 En effet, il a été recensé 158 variétés différentes de manguiers


(Séverin, 2002) dont certaines pourraient être propres à des terroirs
ou milieux agro-écologiques bien déterminés.

 Bien que devant être utilisé avec précaution en absence d’une


caractérisation variétale précise, ce chiffre témoigne d’une diversité
potentiellement exploitable pour des travaux d’amélioration voire
même de sélection de variétés nouvelles réunissant à la fois les
caractères agronomiques, gustatifs, industriels et commerciaux les
plus recherchés.(Gelin DOREUS, 2012)
CIRCUITS DE COMMERCIALISATION

Il existe quatre circuits de commercialisation


 Circuit court (vente directe au niveau régional) :
 ce circuit est souvent assuré par la femme de l’exploitant
 Circuit moyen (chaîne nationale) : des intermédiaires
récoltent les fruits chez le producteur et les revendent aux
détaillants
 Circuit d’export non contrôlé vers la République
Dominicaine par voie maritime.
 Circuit d’export contrôlé vers le marché Nord-
Américain
CIRCUITS DE COMMERCIALISATION

Haïti est aujourd’hui le premier exportateur de


mangues de la région Caribéenne devant la
République Dominicaine et la Jamaïque

les principaux destinataires sont: les Etats-Unis, la


République Dominicaine, les Iles Turks-et-Caïcos, le
Canada et les Bahamas (Damais & Bellande, 2004).
 Une dizaine de centres de conditionnement
interviennent dans l’exportation de la mangue en
Haïti et totalisent entre 2004 et 2008 environ 50 000
tonnes (USDA, 2010)
ETUDE DE CAS #2
LA CULTURE DE L’AVOCATIER

Persea americana Mill.


LA CULTURE DE L’AVOCATIER
LA CULTURE DE L’AVOCATIER
Importance de l’avocatier
 1)- économique
 2) - Alimentaire et nutritionnelle
 3)- Environnemental
Origine et distribution
 originaire de l’Amérique tropicale, plus
spécialement de l’amerique centrale, et peut-être
bien du Mexique.
 II est actuellement planté à travers tout le
monde tropical et subtropicale dans les zones a
climat mediterraneen (bassin de la Mediterranee,
Floride, Californie, Afrique du Sud, Australie).
LA CULTURE DE L’AVOCATIER
Famille Botanique

 Lauraceae

NS: Persea americana Mill.

ECOLOGIE

 Les exigences écologiques varient assez fort avec les variétés ou races
écologiques

 Les variétés mexicaines résistent bien au froid, tandis que les races antillaises
ne le supportent pratiquement pas et conviennent davantage aux climats
tropicaux humides

 besoins en eau

 Les besoins en eau de l'avocatier sont compris entre 1200 et 1600 mm/an mais
varient en fonction du stade végétatif:
LA CULTURE DE L’AVOCATIER
 faibles durant la période d'induction florale,

 plus élevés de la nouaison à la récolte

Temperature

 l’optimum est de 25°C pour la moyenne des mois chauds et de 15°C pour la
moyenne des mois froids.

L’ensoleillement doit être important : 2 000 heures/an représentent un minimum.

 Humidité

 L'avocatier exige d'autre part une humidité suffisamment élevée au moment de la


floraison (70 à 80 %), puis plus modérée pendant la phase de grossissement des
fruits

 Un degré hygrométrique trop élevé est en effet favorable au développement de


maladies et de certains ravageurs tant sur les feuilles que sur les fruits (Scab,
Cercospora, anthracnose, thrips, cochenilles).
EXIGENCES ÉDAPHIQUES
Sols
 L'avocatier demande surtout des sols bien drainés.
 En effet, l'avocatier est extrêmement sensible à
I'hydromorphie du sol même lorsque celle-ci est faible et
temporaire
 Cette sensibilité tient à la présence d'un champignon du
genre Phytophthora qui s'attaque aux racines et à la base
du tronc entraînant des pourritures et bien souvent la mort
de l’arbre.
 Cet agent pathogène se développe dans les sols compacts et
asphyxiants
 Pour cette raison, en climat tropical, on préférera de loin
les sols les plus légers voire sableux.
EXIGENCES ÉDAPHIQUES
Profondeur du sol

1 m à 1,50 m.

Pour éviter les toxicités aluminiques ou manganiques, on choisira des sols à


pH supérieur à 4,5 - 5,0 ou on effectuera des amendements calciques.

D'une façon générale, les conditions écologiques définies pour la culture de


l'avocatier sont fonction du risque d'attaques des racines et/ou du tronc par le
Phytophthora cinnamomi.

 Derrière une défriche on peut redouter des attaques de pourridiés. On prendra


soin d’attendre environ 6 mois après défrichage pour effectuer la plantation

 Toutefois, les meilleurs rendements s'obtiennent dans des limons profonds bien
draines. La ou les pluies sont insuffisantes, l'irrigation s'avere necessaire.
C'est une essence héliophile réclamant le plein découvert.
CARACTÈRES BOTANIQUES
PORT

 Le port varie selon que l'on a affaire à des sauvageons ou des arbres greffés

 Dans le premier cas, il peut atteindre 20 m de haut, tandis que greffe, il n'atteint au maximum que 8
a 10 m et de 45 à 60 cm de diamètre

FEUILLES

 Persistantes, alternes, non stipulées, coriaces, pétiolées, entières, à bord entier, légèrement
pubescentes le long des veines, plus ou moins glauques

FLEURS

 Hermaphrodites. Elles sont groupées en inflorescences paniculaires, axillaires ou terminales.

 Le calice comprend une double rangée de 3 sépales jaunâtres, très tomenteux et très odorants.

FRUITS

 Grosses baies ayant généralement une forme de poire ; d'autres formes différent suivant les variétés
(ovales ou subspheriques).

 La peau est tantot lisse, tantôt graveleuse


CARACTÈRES BOTANIQUES
Bois
 Le bois est differencie en aubier de couleur blanchatre et
en bois de co eur de teinte brun clair.
 Le bois est modérément tendre, et dense il est cassant,
non durable et très sensible aux attaques de termites. II
est rarement utilise, sauf comme combustible de qualité
très moyenne.
Mode de Multiplication.
 La propagation de l'avocatier se fait soit par semis, soit
par greffage ou par bouturage.
 La propagation par semis donne lieu à une population
très hétérogène.
 Selon la vigueur des cultivars, la distance de plantation
se situe entre 6 et 12 m en tous sens
ESPECES, RACES, VARIETES CULTIVES EN
CLIMAT TROPICAL
Il existe deux espèces d'avocatier cultivées.
 Elle correspondent à trois races :
 - P. americana : race mexicaine et antillaise
 - P. nubigena : race guatémaltèque
Au total, on dénombre plus de 220 variétés dont le quart sont des
hybrides issus du croisement des différentes races.
PRINCIPALES VARIÉTÉS DE LA RACE MEXICAINE
Toutes ces variétés se caractérisent par une bonne résistance au froid, une légère
tolérance à Phytophthora, une teneur en huile intéressante, mais les fruits sont
souvent petits.
Duke
 Les fruits sont verts, piriformes, d’excellente qualité.
 La teneur en huile de la pulpe est de 22%.
 C'est une variété très vigoureuse, productive, résistante au froid et aux vents.
Elle a été sélectionnée en Californie comme porte-greffe puis multipliée par voie
végétative en raison d’une certaine tolérance au Phytophthora
Gottfried
 Le fruit est plutôt vert, devenant violacé à maturité. Il est petit à moyen,
piriforme, allongé. La chair est onctueuse, de bonne qualité, quelques fois
légèrement fibreuse.
 La teneur en huile varie de 9 à15%.
PRINCIPALES VARIÉTÉS DE LA RACE MEXICAINE

Mexicola
 Les petit fruits sont noirs, de forme sphériques à piriformes,
d'excellente qualité mais à gros noyau.
 Ils sont intéressants pour leur teneur en huile de 22%.
Topa topa
 Les fruits sont de qualité médiocre, la teneur en huile est plus
faible (15%).
 Cette variété est plutôt utilisée comme porte-greffe.
Zutano
 Cette variété cultivée en Californie est assez résistante au
froid.
 Le fruit est piriforme et pèse de 200 à 400 g. Il est de couleur
vert clair finement ponctué de jaune. La chair en est ferme, de
bonne qualité.
 La teneur en huile varie de 15 à 18%.
PRINCIPALES VARIÉTÉS DE RACE GUATÉMALTÈQUE

Anaheim
 Le fruit est moyennement rugueux, d’un poids moyen de 400 à 600 g.
de très bonne qualité organoleptique. Sa teneur en huile varie de 10
à15 %.
 Cette variété est très productive mais sensible au froid.
Edranol
 Cette variété est cultivée en Afrique du Sud et en Australie.
 Elle donne un arbre vigoureux, assez résistant au froid.
 Le fruit est souvent vert olive, légèrement rugueux. La peau est fine,
le noyau très petit, la teneur en huile proche de 20 à 22%.
 Hass
PRINCIPALES VARIÉTÉS DE RACE GUATÉMALTÈQUE

Hass

 Elle est tres cultivée au mexique Californie, en Israële en Espagne.

 Elle est hautement productive. Poids moyen varient de 250 à 350g .

 Teneur en huile 18 à 23 %

Linda

 C'est une variété originaire de Californie.

 Son fruit elliptique, très volumineux pèse de 500 à 1 000 g. Sa couleur


devient rouge sombre à maturité. Le noyau petit est libre, la chair jaune
est excellente,

 teneur en huile dépasse rarement 15 à 20%.


PRINCIPALES VARIÉTÉS DE RACE ANTILLAISE
Peterson

 Précoce, elle est très connue en zone tropicale humide.

 L'arbre très vigoureux donne des fruits ovales ou sphériques, d’un poids de 200 à
400 g., la peau en est fine, lisse et brillante, d'une couleur vert franc. La chair
jaune est de bonne qualité. La teneur en huile est très faible (4 à 7%).

 Cette variété ne s’est pas développée sur les marchés d’exportation à cause de sa
grande sensibilité aux basses températures de conservation.

Pollock

 L'arbre a un port étalé, il produit des fruits oblongs, lisses, de gros calibre, d’un
poids de 400 à 1 000 g, dont la peau est fine, souple, de couleur vert clair. La
chair est d'un jaune d’or, elle est de bonne qualité gustative mais à faible teneur
en huile (3 à 6 %).

 C'est une variété très précoce mais les fruits sont très fragiles.
PRINCIPALES VARIÉTÉS DE RACE ANTILLAISE

 Waldin

 Le fruit est oblong voir ovale, avec un aplatissement


caractéristique sur le côté. La chair est de qualité
moyenne.

 Cet arbre vigoureux a une croissance rapide, aussi


est-il utilisé comme porte-greffe dans le sud de la
Floride.
HYBRIDES : GUATÉMALTÈQUE X MEXICAIN
Fuerte

 Commercialement et mondialement, c'est la plus connue des variétés


d’avocats

 Le fruit vert, piriforme, est d'un calibre plutôt petit, le poids moyen
n'excède pas 250 à 300 g. La peau fine s'enlève facilement, le noyau est
moyen, conique. La chair est excellente, de couleur jaune-pâle à verdâtre.
La teneur en huile peut être de 16 à 25%.

LuLa

 Variété précoce, elle est très cultivée en Floride et en Martinique. Peu


alternante, elle procure des rendements élevés aux Antilles (> 15 t/ha).

 Le fruit est vert clair, piriforme. Sa peau est presque lisse. Sa chair est
jaune pâle, de très bonne qualité. Le noyau assez gros est adhérent. La
teneur en huile est faible (8 à 12%).
HYBRIDES : GUATÉMALTÈQUE X MEXICAIN

Ryan

 Son fruit vert, piriforme, a une peau coriace peu rugueuse.

 Le poids moyen varie de 250 à 400 g, le noyau étant assez gros.

 La chair a une bonne qualité gustative.

 La teneur en huile voisine les 20%.

Hybrides : guatémaltèque x antillais

Booth 7

 Variété très connue en Floride et dans les zones tropicales, elle est très
productive et vigoureuse.

Choquette

 Elle est très productive.

Hybrides : mexicain x antillais

Ces hybrides sont rares et sans intérêt majeur.


PREPARATION DES PARCELLES
Les opérations suivantes seront effectuées

 Dégagement des souches et racines

 Epierrage grossier

 Etablissement d'un réseau de drainage efficace

 Aménagement d'accès à la parcelle

 Equipement d'un réseau d'irrigation dans les cas où


cela se révèle nécessaire.

 Plantation de brise vents


PREPARATION DU SOL
Décompacter le sol et casser un éventuel horizon induré pour améliorer le drainage.
 Un sous- solage croisé en diagonale par rapport à l'axe de la pente, à une
profondeur si possible de 80 cm
Rééquilibrer chimiquement (fumure de fond) les parcelles:
 En l’absence d’analyse on apportera une fumure à base de Calcium, de Phosphore et
de Potassium.
 On apportera par exemple par arbre : 5kg de chaux, 1 kg d’hyper phosphate et 1kg
de Sulfate de Potassium.
A défaut on pourra utiliser des engrais complets.
Labour de défoncement si le profil du terrain le permet ;
Piquetage
Trouaison
Plantation
CONDUITE DE LA CUL TURE
Couverture végétale
 L’avocatier supporte bien la concurrence d’une couverture
végétale à condition qu’elle ne devienne pas trop envahissante
Contrôle de l'enherbement
La taille
La fertilisation
 L’avocatier a des besoins en azote importants, l’épandage de
fumure organique lui est favorable.
TRAITEMENTS PHYTOSANITAIRES
Les champignons pathogènes
Lutte contre les pourritures racinaires. : provoquée par le
champignon : Phytophthora. cinnamomi .
 traitements chimiques à base d'Aliette (phosethyl-AI) en
pulvérisation foliaire à la dose de 250 g p.c. /hl (àraison de 10 à 15
I de solution par arbre)
 doivent être effectués et répétés 2 à 3 fois/an dès que les premiers
symptômes de dépérissement apparaissent sur 1 ou plusieurs
arbres.
Lutte contre l'anthracnose ( Colletotrichum)
 maladie occasionne des taches noires sur fruits qui évoluent
rapidement après récolte pendant la maturation du fruit qui peut
pourrir entièrement.
 Pour lutter contre la maladie il convient de traiter le feuillage et
les fruits pendant les mois qui précèdent la récolte.
 La meilleure efficacité est obtenue par l'application en alternance
de produits systémiques comme le prochloraze (Sportak) ou le
bénomyl (Benlate) et de contact comme le mancozèbe (Dithane
M45) ou l'Oxychlorure de cuivre (Cuprosan).
TRAITEMENTS PHYTOSANITAIRES
Lutte contre le cercospora (Cercospora purpurea) : Ce champignon
occasionne également des taches brunes voire pourpre sur feuilles et
fruits.
 Cestaches sont de forme irrégulière et souvent entourées d’un halo
jaunâtre sur feuilles.
 Les traitements préconisés sont les mêmes que ceux effectués sur
l’anthracnos
 Les ravageurs :
Les Thrips (Selenothrips rubrocinctus) :
 ces petits insectes de forme allongée, noirs de 1 à 2mm de long, ont des
larves plus petites blanches et reconnaissables à la coloration rouge de
leur troisième segment abdominal.
 Les dégâts sur feuilles et fruits se manifestent par des taches brun-
rouille qui peuvents’étendre sur des plages très étendues et
accompagnées de petites déjections noires.
 Le traitement peut se faire avec un produit assez efficace l’abamectin
(Vertimec ou Agrimec)par pulvérisation à raison d’une solution
contenant 50ml de produit commercial pour 100 litres d’eau.
 Ce produit a également une action acaricide
TRAITEMENTS PHYTOSANITAIRES
Les cochenilles et aleurodes : ces insectes sont moins
courants que sur les agrumes.
 Si de sérieuses attaques sont observées ont pratiquera
les mêmes traitements que ceux recommandés pour les
agrumes (en particulier huiles blanches d’été)
Les acariens : ce sont en particulier les acariens du
groupe des Tétraniques qui peuvent donner au feuillage
un aspect bronzé rougeâtre qui diminue fortement
l’activité des feuilles et détériore l’aspect des fruits.
 On utilisera soit le Vertimec si des thrips sont observés,
soit des acaricides spécifiques (Kelthane, Peropal, etc….)
ETUDE DE CAS # 3
CULTURE DE L’ANANAS

Ananas comosus
INTRODUCTION ET IMPORTANCE DE LA CULTURE
L’ananas est une monocotylédone, herbacée,
famille des Broméliacées
L’espèce cultivée pour le fruit, Ananas comosus, comprend plusieurs
variétés
La production mondiale d’ananas fruit avoisine 11 millions de
tonnes
Une faible part 5 à 6% entre dans les échanges internationaux.
Trois pays Costa Rica, Côte d’ivoire et Philippines assurent 60% des
exportations.
Principaux marchés France, Etats-Unis et Japon.
Importance de la culture
 Environnementale
 Très utilisé dans la lutte anti-érrosive
 Economique
 Source de revenus
 Alimentaire et nutritionnelle
EXIGENCES CLIMATIQUES ET EDAPHIQUES
 L’ananas est une plante pan tropicale, résistante à la
sècheresse.
 L’ananas peut se cultiver sous des régimes pluviométriques
allant de 600 à 4000 mm par an.
 Mais une bonne pluviosité est indispensable à de bons
rendements.
 L’ananas exige des sols légers, poreux, drainant bien. La
perméabilité du sol est la principale caractéristique recherchée.
 Le sol doit avoir la composition granulométrique suivante : 60 à
70% de sable, 10 à 20% de limon et 10 à 20% d’argile.
 L’acidité du sol est un facteur important ; le pH doit se situer
entre 4,5 et 5,5.
PRÉPARATION DU SOL ET FUMURE DE FOND
 L’ananas ayant un pouvoir d’enracinement et de développement
racinaire assez mauvais, la préparation du sol est d’autant plus
importante et la méthode doit être choisie en fonction du type de
sol
 Généralement, il est réalisé de la manière suivante :
 Décompactage à 40-60 cm de profondeur (favoriser le drainage),
 Labour (ameublissement du sol),
 Epandage de la fumure de fond à l’endroit où seront réalisés les
billons. La fumure devra se trouver à 15-20 cm de profondeur.
 Billonnage (augmenter l’efficacité du drainage)
 La fumure de fond s’épand sur la base de 1T de 0.32.16 par
hectare.
 Avec ce type d’engrais les éléments seront assimilables par la
plante 6 mois à 1 an après leur enfouissement
CHOIX VARIÉTAL ET DU MATÉRIEL VÉGÉTAL POUR
LA PLANTATION

 2 variétés principales sont utilisées pour la production de


fruits. Il s’agit de :
 Queen (épineux, moins juteux mais plus sucré et parfumé)
 Cayenne lisse (sans épines, plus juteux mais moins sucré,
meilleure réponse à l’induction florale artificielle).
 Les rejets constituent le matériel végétal de plantation.
 Le matériel végétal peut également être obtenu par des
procédés performants de multiplication accélérée (in vivo et in
vitro).
 La durée du cycle est fortement dépendante du type de
rejets utilisés à la plantation et de leur poids.
PRÉPARATION ET TRAITEMENT DES REJETS

 Considérant l’importance du poids du rejet dans la suite de la culture,


la préparation des rejets suit les étapes suivantes
Triage en fonction du calibre :
Quatre classes de poids sont souvent constituées :
 de 500 à 600 grammes,
 de 400 à 500,
 de 300 à 400 et
 de 200 à 300.

Parage des rejets :


Cela consiste à supprimer les racines et écailles de la
base du rejet pour mettre à jour les yeux par lesquels
se développeront les nouvelles racines.

Désinfection :
Les bottes constituées sont trempées dans une bouillie
insecticide fongicide (par ex. chlorpyrifos 0,03% et
méfénoxam 0,02% en concentration de produit
commercial dans la bouillie)
Certaines techniques préconisent un séchage de 3 à 10 jours
après désinfection pour favoriser la levée de dormance des bourgeons
racinaires. Il faudra alors les retourner (base de coupe en l’air) et les
protéger en cas de forte pluie
PLANTATION ET ENTRETIEN
 la meilleure utilisation de l’espace est obtenue en réalisant une
plantation en doubles rangs de 90 cm
 Les densités couramment pratiquées vont de 55 000 à 77 000
plants/ha
 Disposer les plants en quinconce sur des doubles lignes;
 L’écartement varie avec la densité choisie :
 61 500 pieds/ha : 40 cm entre les lignes et 25 cm entre les plants
sur la ligne;
 66 800 pieds/ha : 30 cm entre les lignes et 25 cm entre les plants
sur la ligne;
 66 900 pieds/ha : 40 cm entre les lignes et 23 cm entre les plants
sur la ligne
 Les rejets ne doivent pas être plantés trop profond pour éviter les
maladies (pourriture brune).
PLANTATION ET ENTRETIEN
 La durée d’exploitation de la parcelle est variable selon votre stratégie
de production.
 Il est envisageable de faire jusqu’à 3 récoltes successives sur la
même parcelle
Désherbage
L’ananas est sensible à la compétition
avec les adventices durant les premiers
mois après plantation
Fertilisation
Le plan de fumure comporte une
fumure de fond et un programme de
fertilisation adapté aux exigences
spécifiques de l’ananas, en particulier
l’azote et la potasse
INDUCTION FLORALE
,
Les facteurs d’induction naturelle de l’ananas
sont :
- une baisse de la température,
- une diminution de la durée du jour,
- la fumée.

 TIF ou traitement d’induction florale(traitement au carbure ou à l’acétylène)


est une opération permettant de provoquer la floraison avec une bouillie à base
d’ethrel: 6 à 10 ml d’éthrel (produit commercial) pour 10 Litres d’eau.
 Il faut alors verser 50 ml de cette bouillie dans le cœur de chaque plant
(étalonnage du pulvérisateur ou verser à limite de débordement du cœur).
 Il faut donc 10 Litres de bouillie pour 200 plants.
 Elle se fait entre six mois (gros rejets) et un an (petits rejets) après la plantation,
lorsque la quatrième des plus grandes feuilles (feuille D) pèse entre 50 et 70 g.
 Il faut attendre un développement suffisant du plant mais un trop grand plant
donnera un petit fruit.
 Pour être plus efficace, l’épandage se fait de préférence le soir.

 Il est possible d’améliorer l’activation de l’éthrel en rajoutant 200 g d’urée


dans les 10 L de bouillie, mais attention, il y a des risques de brûlure si le
dosage n’est précis.
PROTECTION DE LA CULTURE
Symphyles
.
 Agent pathogène : L’espèce qui attaque l’ananas est Hanseniella ivorensis
 Symptômes : Ils broutent les tendres racines de l’ananas, entraînant la réduction
de la croissance de la plante.

 Perte : réduction des émissions de racines de 15 à 20 %.

 Lutte chimique : L’utilisation des insecticides suivants est préconisée : Dyfonate


(fonofos) , Mocap (éthoprophos), Dursban (chlorpyriphos).
Les sols poreux à bonne aération leur sont favorables
Cochenille farineuse
 Agent pathogène : L’espèce dangereuse pour l’ananas est Dysmicoccus brevipes.
 Vecteur : la cochenille farineuses est véhiculée d’une plante à une autre par
les fourmis qui se nourrissent du miellat qu’elle secrète. Elle transmet à la
plante une virose connue sous le nom de wilt

 Symptômes : Les feuilles se fanent, se recroquevillent aux extrémités, et


prennent une teinte jaune à orange violacée. La plante dépérit.
PROTECTION DE LA CULTURE
, Perte de rendement : de 10 à 30%.
 Lutte : La lutte chimique préventive
permet une bonne protection de la
plantation.
Les insecticides préconisés sont les mêmes
que contre les symphyles. Traiter le 4ème jour
après la plantation, puis le 4ème mois. Il est
conseillé de faire la 3ème application à 6 mois.
Cochenilles farineuses.
Nématodes sur fruit d’ananas.
 Agent pathogène : Le plus nocif pour l’ananas est Pratylenchus brachyurus.
 Symptômes : Ces vers microscopiques pénètrent et se multiplient dans les
racines de l’ananas, provoquant la dégradation des racines et le ralentissement
de la croissance du plant d’ananas.
 Réduction de rendement de 30 à 50 %.
Lutte: La lutte chimique consiste à apporter l’un des insecticides suivants :
Control 10G/15G (terbuphos) : 45 kg/ha
Général 60 EC (carbosulfan) : 6 à 7 l/ha
Rugby 10G (cadusafos) : 60 kg/ha
La lutte culturale au moyen de la jachère est également efficace.
PROTECTION DE LA CULTURE
Maladies fongiques
Pourriture molle du cœur et des racines
 Maladie fréquente par temps pluvieux surtout dans les
zones aux sols riches en argile (sols lourds).
 Agent pathogène: Phytophthora nicotianae var. parasitica

Symptômes : Les feuilles deviennent jaunes ou brun clair,


se ramollissent et se courbent ; à leur base évolue une
pourriture molle, translucide, dégageant une odeur
mauséabonde
Perte de rendement : 5 à 20 % selon le type de sol.
Lutte préventive : - utiliser des rejets sains comme matériel de plantation;
- confectionner des billons pour la plantation, drainer;
- le 4ème jour après le planting, appliquer un fongicide approprié.
Lutte curative : efficace à condition d’intervenir (voir tableau en bas de page).
PROTECTION DE LA CULTURE
Pourriture noire des rejets et des fruits
Agent pathogène : Thielaviopsis paradoxa

,
Symptômes : Le champignon profite des blessures pour pénétrer dans l’hôte.
Sur rejets, il pénètre par la blessure causée lors de la récolte du rejet. Sur fruits,
il profite de la blessure pédonculaire ou des meurtrissures des fruits choqués.
La pourriture sur fruit s’accompagne d’une odeur éthérée, agréable

Perte de rendement : 5 à 10 %.

Lutte préventive : à la récolte du


rejet, le renverser pour exposer la
blessure au soleil

Lutte curative : voir tableau ci-contre.


. Tâches noires des fruits
 Agent pathogène : Penicillium funiculusum
(en Côte d’Ivoire) et Fusarium sp. (au Brésil).
 Vecteur : L’infection par le champignon a
lieu au moment de l’ouverture des fleurs;
elle est rendue possible par les insectes qui
y pénètrent à la recherche de nectar

 Symptômes : A la maturité physiologique


du fruit, on observe une nécrose dure
(leathery pockets) ou molle (taches noires)
des yeux.
Lutte biologique au moyen de Trichoderma sp.
Expérimentée en station mais non vulgarisée
actuellement
Mercie