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Régime sinusoïdal - Introduction 18/05/2014

Circuits électriques-Régime sinusoïdal


• Objectifs : Fournir aux étudiants les outils de base nécessaires à la résolution
des problèmes relatifs aux circuits fonctionnant en régime sinusoïdal
permanent;

• Pré-requis : Bac scientifique (C,D,E)

• Modes d’évaluation : examen final (écrit )

• Débouchés de ce cours : Fait partie des pré-requis pour les cours relatifs à
l’électronique et à l'électrotechnique

• Volume horaire : 9h CM, 9h TD

• Enseignant : Dr N’GUESSAN Alexandre

• Bibliographie :
– Fundamentals of electric circuits (Charles K. Alexander, Matthew N. O. Sadiku)

Circuits électriques-Régime sinusoïdal


Résultats attendus
A la fin de ce cours, l’étudiant devrait, au moins, savoir :
• Passer du sinusoïdal temporel permanent au phasoriel et
inversement
• Utiliser les lois de base de l’électrocinétique pour déterminer
les grandeurs d’un circuit fonctionnant en régime sinusoïdal
permanent
• Effectuer le bilan de puissance d’une installation électrique
• Améliorer le facteur de puissance d’une installation électrique
• Déterminer la fréquence de résonance d’un circuit
• Fournir la fonction de transfert et tracer le diagramme de
Bode d’un circuit à fréquence variable 2

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Régime sinusoïdal - Introduction 18/05/2014

Circuits électriques-Régime sinusoïdal

Programme

• Chapitre 1 : Sinusoïdes et phaseurs

• Chapitre 2 : Puissance électrique

• Chapitre 3 : Réponse fréquentielle

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Chapitre 1 – Sinusoides et phaseurs 19/05/2014

1 . Sinusoïdes et phaseurs

1.1 Sinusoïde

v(t ) = Vm sin(wt )

- Vm : l’amplitude de la sinusoïde
- w : la pulsation (en radians/seconde)
- wt : l’argument

: la période de la sinusoïde (en sec)--> v(t + T ) = v(t )


2P
- T=
w
1
- f : la fréquence (en Hertz) f =
T 1

1 . Sinusoïdes et phaseurs

1.1 Sinusoïde
Soit : v(t ) = Vm sin(wt + f)
(wt + f) est l’argument (radians ou degrés)
f est la phase (radians ou degrés)

Soient
v1 (t ) = Vm sin(wt + f1 ) v2 (t ) = Vm sin(wt + f2 )

f = f2 - f1
f = 0 --> v1 et v2 sont en phase
f ¹ 0 --> v1 et v2 ne sont pas en phase

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Chapitre 1 – Sinusoides et phaseurs 19/05/2014

1 . Sinusoïdes et phaseurs
1.1 Sinusoïde

Comparaison :
• Même fréquence.
• Pas obligation de même amplitude
• Il vaut mieux exprimer les sinusoïdes sous la même forme (sinus ou cosinus)
3

1 . Sinusoïdes et phaseurs

Passage sinus-cosinus

sin(wt ± 180°) = - sin wt sin(wt ± 90°) = ± cos wt


cos(wt ± 180°) = - cos wt cos(wt ± 90°) = m sin wt

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Chapitre 1 – Sinusoides et phaseurs 19/05/2014

1 . Sinusoïdes et phaseurs

Addition graphique de deux sinusoïdes de même fréquence


A cos wt + B sin wt = C cos(wt - q)
3 cos wt - 4 sin wt = 5 cos(wt + 53.1°)

Important : ne pas confondre les axes des sinus et cosinus avec ceux des
angles complexes 5

1 . Sinusoïdes et phaseurs
1.2 Les Phaseurs

Soit v(t ) = Vm cos(wt + f)

(
v(t ) = Vm cos(wt + f) = Re Vme j(wt +f ) )
ou (
v(t ) = Re Vme jfe jwt )
D’où (
v(t ) = Re Ve jwt )
Avec V = Vme jf = VmÐf

V est la représentation phasorielle de la sinusoïde

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Chapitre 1 – Sinusoides et phaseurs 19/05/2014

1 . Sinusoïdes et phaseurs

1.2 Les Phaseurs

Les formes sinusoïdales peuvent être facilement exprimées sous forme


des phaseurs qui sont plus aisées à utiliser que les sinus et les cosinus.

Un Phaseur est un nombre complexe représentant l’amplitude


et la phase d’une sinusoïde

Les phaseurs fournissent des outils simples pour l’analyse des circuits
linéaires excités par des sources sinusoïdales ; les solutions de tels
circuits seraient très difficiles à obtenir autrement.

v(t ) = Vm cos(wt + f) Û V = Vm Ðf

(représentation (représentation
Temporelle) phasorielle) 7

1 . Sinusoïdes et phaseurs
1.2 Les Phaseurs
Un phaseur est une représentation complexe de l’amplitude et de la phase
d’une sinusoïde

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Chapitre 1 – Sinusoides et phaseurs 19/05/2014

1 . Sinusoïdes et phaseurs
1.2 Les Phaseurs
•Comme dans le cas d’une grandeur complexe, le phaseur peut être
exprimé sous forme cartésienne, polaire ou exponentielle.
•Le phaseur ayant une amplitude et une phase (direction), il se comporte
donc comme un vecteur.

1 . Sinusoïdes et phaseurs
1.2 Les Phaseurs

Expression d’un nombre complexe :


• Forme rectangulaire z = x + jy
• Forme polaire z = rÐf
• Forme exponentielle z = re jf
Relation entre forme rectangulaire et forme polaire :
z = x + jy = rÐf = r(cos f + j sin f)

y
r= x 2 + y2 f = tan -1
x

x = r cos f y = r sin f

10

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Chapitre 1 – Sinusoides et phaseurs 19/05/2014

1 . Sinusoïdes et phaseurs
1.2 Les Phaseurs

Opérations sur les nombres complexes :

z1 = x1 + jy1 = r1Ðf1 z 2 = x 2 + jy 2 = r2Ðf2

•Addition : z1 + z 2 = (x1 + x 2 ) + j(y1 + y2 )

•Soustraction : z1 - z 2 = (x1 - x 2 ) + j(y1 - y2 )

•Multiplication : z1 z 2 = r1r2Ðf1 + f2

z1 r
•Division : = 1 Ðf1 - f 2
z2 r2

11

1 . Sinusoïdes et phaseurs
1.3 Application des phaseurs aux éléments d’un circuit électrique

Résistance R

•Forme temporelle :

i = I m cos(wt + f) v = iR = RI mcos(ωt + φ)
•Forme phasorielle
I = I m Ðf V = RI

La relation tension-courant du domaine temporel continue d’exister dans le


domaine phasoriel

12

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Chapitre 1 – Sinusoides et phaseurs 19/05/2014

1 . Sinusoïdes et phaseurs
1.3 Application des phaseurs aux éléments d’un circuit
électrique
•Résistance R

Le courant et la tension sont


en phase

13

1 . Sinusoïdes et phaseurs
1.3 Application des phaseurs aux éléments d’un circuit
électrique
Inductance L

•Forme temporelle :
di
i = I m cos(wt + f) v=L = -wLI m sin (wt + f)
dt
- sin A = cos( A + 90°) v = wLI m cos(wt + f + 90°)

•Forme phasorielle

I = I m Ðf V = ωLI me j(φ+90° ) = ωLI me jφe j90° = e j90° × ωLI mÐφ

e j90° = j V = jwLI

14

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Chapitre 1 – Sinusoides et phaseurs 19/05/2014

1 . Sinusoïdes et phaseurs

1.3 Application des phaseurs aux éléments d’un circuit


électrique
•Inductance L

Diagramme phasoriel d’une


inductance : le courant I est en retard
de phase sur V
15

1 . Sinusoïdes et phaseurs

1.3 Application des phaseurs aux éléments d’un circuit électrique


•Condensateur C

•Forme temporelle :
dv
v = Vm cos(wt + f) i=C = -wCV sin (wt + f)
dt
soit i = wCV cos(wt + f + 90°)

•Forme phasorielle

V = Vm Ðf I = wCVme j(f+90° ) = wCVme jfe j90° = e j90° × wCVmÐf


e j90° = j I = jwCV
I
V=
jwC

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Chapitre 1 – Sinusoides et phaseurs 19/05/2014

1 . Sinusoïdes et phaseurs

1.3 Application des phaseurs aux éléments d’un circuit


électrique
•Condensateur C

Diagramme phasoriel d’un


condensateur : le courant I est en
avance de phase sur V
17

1 . Sinusoïdes et phaseurs

1.3 Application des phaseurs aux éléments d’un circuit


électrique
Tableau récapitulatif

18

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Chapitre 1 – Sinusoides et phaseurs 19/05/2014

1 . Sinusoïdes et phaseurs

1.4 Impédance et admittance

L’impédance Z d’un circuit est le rapport entre le phaseur V et le


phaseur I , mesuré en ohms (Ω)

V
V = ZI ou Z= (L’admittance Y est l’inverse
I
de l’impédance)

19

1 . Sinusoïdes et phaseurs

1.4 Impédance et admittance


Z = R + jX : l’impédance (en Ohms) 1
On a X = Lw -
Cw
Avec
R = Re(Z) : la résistance (en Ohms)
X = Im(Z) : la réactance (en Ohms)

X positif Impédance inductive (Lw f 1 Cw)


X négatif Impédance capacitive (Lw p 1 Cw)
X nulle Impédance résistive (Lw = 1 Cw)
Forme phasorielle : Z = Z Ðq

Z = R2 + X 2 X
Avec et q = tan -1
R
20

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Chapitre 1 – Sinusoides et phaseurs 19/05/2014

1 . Sinusoïdes et phaseurs

1.4 Impédance et admittance


On a Y = G + jB : l’admittance (Siemens)

Avec
G = Re(Y ) : la conductance (en Siemens)
B = Im(Y ) : la susceptance (en Siemens)

Passage Impédance – Admittance

1 I R X
Y= = G= B=-
Z V R + X2
2
R + X2
2

1
Remarque : si X ¹ 0 alors G ¹
R

21

1 . Sinusoïdes et phaseurs

1.4 Utilisation des lois relatives à la théorie des circuits


Impédances en série

Zeq = Z1 + Z2 + ... + Zn

Impédances en parallèle
1 I 1 1 1
= Y eq = = + + ... +
Zeq V Z1 Z2 Zn
= Y1 + Y 2 + ... + Y n

1 Z ×Z
pour n=2 Z eq = = 1 2
1/ Z 1 + 1/ Z 2 Z 1 + Z 2
22

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Chapitre 1 – Sinusoides et phaseurs 19/05/2014

1 . Sinusoïdes et phaseurs

1.4 Utilisation des lois relatives à la théorie des circuits

Pont diviseur de tension


Z1
V1 = ×V
Z1 + Z2

Z2
V2 = ×V
Z1 + Z 2
Pont diviseur de courant
Z2
I1 = ×I
Z1 + Z 2

Z1
I2 = ×I
Z1 + Z2
23

Conversion étoile-triangle Conversion triangle-étoile


Z b × Zc
Z × Z + Z2 × Z3 + Z3 × Z1 Z1 =
Za = 1 2 Za + Z b + Zc
Z1
Z1 × Z2 + Z2 × Z3 + Z3 × Z1 Zc × Za
Zb = Z2 =
Z2 Za + Z b + Zc

Z1 × Z2 + Z2 × Z3 + Z3 × Z1 Za × Z b
Zc = Z3 =
Z3 Za + Z b + Zc 24

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Chapitre 1 – Sinusoides et phaseurs 19/05/2014

1 . Sinusoïdes et phaseurs
Loi des noeuds

La somme algébrique des courants circulant


dans les branches adjacentes à un nœud est nulle.
On peut aussi dire que la somme algébrique des k åI
k
k = åIl
l
¾¾® · ·¾
¾®
courants entrants dans un nœud est égale à la
somme des l courants sortants.

Exemple :

I1 - I 2 + I3 - I 4 = 0
ou
I1 + I3 = I 2 + I 4
25

1 . Sinusoïdes et phaseurs

1.4 Utilisation des lois relatives à la théorie des circuits


Loi des mailles

La somme algébrique des tensions rencontrées en parcourant la maille


dans le sens prédéfini est nulle.

ì+ si V k est dans le sens de p arcours


å (± )V = 0í
î- si V k est dans le sens contraire
k

Exemple :

E1 - U1 + U2 - E 2 = 0

26

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Chapitre 1 – Sinusoides et phaseurs 19/05/2014

1 . Sinusoïdes et phaseurs
1.4 Utilisation des lois relatives à la théorie des circuits
Théorème de superposition

L’intensité du courant circulant dans une branche (resp. la tension de


branche) d’un réseau contenant plusieurs branches est égale à la somme
algébrique des intensités (resp. tensions) créées dans cette branche par
chaque générateur supposé seul (les autres étant éteints).

Remarque : Il y a autant de cas à superposer que de générateurs


intervenant dans le réseau.

27

1 . Sinusoïdes et phaseurs

1.4 Utilisation des lois relatives à la théorie des circuits

Théorème de superposition
Exemple :

Montage global Montage 1 Montage 2


I1 = Ia + I b E1 (Z2 + Z) Z1 E 2
Ia = Ib =
Z1 E 2 + Z2 E1 Z1 Z2 + ZZ1 + ZZ2 Z1 Z2 + ZZ1 + ZZ2
=
Z1 Z2 + Z × Z1 + Z × Z2 28

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Chapitre 1 – Sinusoides et phaseurs 19/05/2014

1 . Sinusoïdes et phaseurs

1.4 Utilisation des lois relatives à la théorie des circuits


Théorème de Thevenin
Un réseau compris entre deux noeuds A et B est équivalent à un
générateur indépendant de tension parfait E 0 en série avec le dipôle
composé Z0
E 0 représente la tension lorsque la portion de réseau débite dans un
circuit ouvert (tension à vide).
Z 0 est l’impédance entre les points A et B lorsque toutes les sources
indépendantes sont éteintes.

29

1 . Sinusoïdes et phaseurs

1.4 Utilisation des lois relatives à la théorie des circuits


Théorème de Thevenin
Exemple :

Z1 Z2
Lorsqu’on éteint les sources : Z0 =
Z1 + Z2

Z1 E 2 + Z2 E1
Sans charge, on a une tension : E0 =
Z1 + Z2 30

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Chapitre 1 – Sinusoides et phaseurs 19/05/2014

1 . Sinusoïdes et phaseurs

1.4 Utilisation des lois relatives à la théorie des circuits


Théorème de Norton
Un réseau compris entre deux noeuds A et B est équivalent à une source
indépendante de courant réelle I 0 en parallèle avec un dipôle composé
d’admittance Y 0 .
I 0 est le courant électromoteur, c’est à dire lorsque la portion de réseau
débite dans un court-circuit.
Y 0 est obtenue lorsque toutes les sources indépendantes sont éteintes
(comme pour Thévenin).

31

1 . Sinusoïdes et phaseurs

1.4 Utilisation des lois relatives à la théorie des circuits


Théorème de Norton
Exemple :

Z1 Z2
Lorsqu’on éteint les sources : Z0 =
Z1 + Z2

E1 - E 2
Sans charge, on a un générateur de courant : I0 =
Z1 + Z2
32

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Chapitre 1 – Sinusoides et phaseurs 19/05/2014

1 . Sinusoïdes et phaseurs

1.4 Utilisation des lois relatives à la théorie des circuits


Equivalent Norton-Thevenin
On peut passer de Thevenin à Norton et inversement

33

1 . Sinusoïdes et phaseurs

1.4 Utilisation des lois relatives à la théorie des circuits


Théorème de Millman
Dans un réseau électrique de branches en parallèle, comprenant chacune
un générateur de tension parfait en série avec un élément linéaire, la
tension aux bornes des branches est égale à la somme des forces
électromotrices respectivement multipliées par l'admittance de la
branche, le tout divisé par la somme des admittances

åY E i i
V= i =1
n

åY
i =1
i

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Chapitre 2 – Puissance électrique 18/05/2014

Chapitre 2
Puissance électrique

1. Puissance électrique
1 Puissance instantanée
i(t)

Source Eléments
sinusoïdale v(t) passifs

v(t ) = Vm cos(wt + q v ) i(t ) = I m cos(wt + q i )


p(t ) = v(t )i(t )

p(t ) = v(t )i(t ) = Vm I m cos(wt + q v ) cos(wt + q i )

1 1
p(t ) = Vm I m cos(q v - q i ) + Vm I m cos(2wt + q v + q i )
2 2
2

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Chapitre 2 – Puissance électrique 18/05/2014

1. Puissance électrique

1 Puissance instantanée
Puissance instantanée = somme d’un terme constant et d’un terme fluctuant à
fréquence double. Ce dernier a une valeur moyenne nulle. La puissance
moyenne absorbée se réduit donc au premier terme.

1. Puissance électrique
2. Valeur efficace
La valeur efficace d’un courant périodique est le courant continu qui produit la
même puissance consommée par effet joule que ce courant périodique lorsqu’il
traverse une résistance.

(a) sinusoïdal

( (b) continu
(b) Circuit conti

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Chapitre 2 – Puissance électrique 18/05/2014

1. Puissance électrique
Valeur efficace
1 T 2
Valeur efficace d’un signal périodique : X eff = ò x dt
T 0
Valeur efficace du courant (sinusoïdal) :

1 T 2 I 2m 1 I
ò 2 (1 + cos 2wt )dt = 2
T

T ò0
I eff = I m cos 2
wtdt == m
T 0

Vm
De même, la valeur efficace de la tension est : Veff =
2

Notation : Les valeurs instantanées seront notées en minuscule (ex : i(t), p(t)).
Pour les courant et les tensions, on notera V et I à la place de Veff et I eff

Rem : Lorsqu’un courant sinusoïdal ou une tension sinusoïdale est spécifié, c’est
très souvent en terme de sa valeur efficace. Par exemple, la tension domestique
de 220 V est la valeur efficace de la tension délivrée par la CIE.
5

1. Puissance électrique

3. Puissances et facteur de puissance


V = VmÐqv I = I mÐqi

Puissance fluctuante (partie variable de p(t) : SI (W ) = VI cos(2wt + qv + qi )

Puissance active : P = VI cos(qv - qi )

Puissance réactive : Q = VI sin (qv - qi )

Puissance apparente : S = VI

Facteur de puissance : cos(qv - qi )

Angle du facteur de puissance : q v - qi


6

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Chapitre 2 – Puissance électrique 18/05/2014

1. Puissance électrique
3. Puissances et facteur de puissance
L’angle du facteur de puissance est aussi égal à l’angle d’impédance de charge.

V VÐqv V
V = VÐqv I = IÐqi Z= = = Ðqv - qi
I IÐqi I

Remarques

• 0 £ Facteur de puissance £ 1
• Charge purement résistive : fv - fi = 0 Þ cos(fv - fi ) = 1 Þ Q = 0
• Charge purement réactive : fv - fi = ±90° Þ cos(fv - fi ) = 0 Þ P = 0

• FP en arrière ccourant en retard sur tension ccharge inductive


• FP en avant co
courant en avant sur tension cha
charge capacitive

1. Puissance électrique
4. Puissance complexe
I
V = VÐqv I = IÐqi V Z
S = V × I = VIÐqv - qi
*

S = VI cos(qv - qi ) + jVI sin (qv - qi )

S = P + jQ

• Q=0 pour une charge résistive (facteur de puissance =1)


• Q<0 pour une charge capacitive (facteur de puissance en avance)
• Q>0 pour une charge inductive (facteur de puissance en retard)

Triangle des puissances Triangle des impédances

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Chapitre 2 – Puissance électrique 18/05/2014

1. Puissance électrique
4. Puissance complexe

S dans le 1er cadrant charge inductive

S dans le 2ème cadrant charge capacitive


9

1. Puissance électrique
5. Tableau récapitulatif

Puissance Puissance Puissance Facteur de


active réactive apparente puissance

P = UI cos j Q = UI sin j S = UI cos j =


R
Z
= RI 2 = XI2 = ZI2 P
U2 U2 =
= = U2 S
=
R X Z
{ }
= Re U × I
*
{ }
= Im U × I
*
= U×I
*

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Chapitre 2 – Puissance électrique 18/05/2014

1. Puissance électrique
6. Théorème de Boucherot

I = I1 + I 2 *
( * *
)
S = VI = V I1 + I 2 = VI1 + VI 2 = S1 + S2
* *

Si les charges étaient en série, on aurait :

S = VI = (V1 + V2 )I = V1 I + V2 I = S1 + S2
* * * *
V = V1 + V 2

Quelque soit la manière dont les charges sont connectées


(série ou parallèle), la puissance complexe apparente totale délivrée par source
est égale à la somme des puissances complexes apparentes consommées par
les charges
11

1. Puissance électrique
6. Théorème de Boucherot
Soit une source alimentant N charges, le théorème de Boucherot stipule que :
la puissance active d’un système est égale à la somme des puissances actives
des éléments le constituant, de même pour la puissance réactive et la
puissance apparente complexe.

P = P1 + P2 + ... + PN

Q = Q1 + Q2 + ... + Q N

S = S1 + S2 + ... + SN

Attention : S ¹ S1 + S2 + ... + SN

12

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Chapitre 2 – Puissance électrique 18/05/2014

1. Puissance électrique
7. Correction du facteur de puissance
Elle consiste à amener le facteur de puissance à une valeur proche de l’unité
afin de diminuer les pertes par effet joule dans le réseau.
Lorsque la charge est inductive (majorité des cas), le facteur de puissance sera
amélioré en installant un condensateur en parallèle comme illustré sur la figure
ci-dessous.

13

1. Puissance électrique
7. Correction du facteur de puissance
Si la charge inductive d’origine a
une puissance apparente , alors :

P = S1 cos q1

Q1 = S1 sin q1 = P tan q1

Si nous souhaitons augmenter le


facteur de puissance de à sans
toucher à la puissance active , alors la
nouvelle puissance réactive est :
Q2 = P tan q2

La réduction de la puissance réactive est causée par le condensateur shunt,


soit :
QC = Q1 - Q2 = P(tan q1 - tan q2 )
14

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Chapitre 2 – Puissance électrique 18/05/2014

1. Puissance électrique
7. Correction du facteur de puissance
QC =

= wCV ² QC P(tan q1 - tan q2 )
XC C= =
wV² wV²

Rem1 : la puissance active P dissipée par la charge n’est pas affectée par la
correction du facteur de puissance car la puissance moyenne due au
condensateur est égale à zéro.

Rem 2 : Bien que dans la majeure partie des situations en pratique la charge
soit inductive, il est aussi possible que la charge soit capacitive, c’est-à-dire
qu’elle opère avec un facteur de puissance en arrière. Dans ce cas, on
connectera une inductance aux bornes de la charge pour la correction du
facteur de puissance. L’inductance shunt L nécessaire peut être calculée à partir
de :
V² V²
avec QL = Q1 - Q2
QL = = Þ V²
L=
X L wL wQ L

différence entre ancienne et nouvelle puissances réactives


15

2. Adaptation d’un générateur à une impédance de charge


1. Adaptation en puissance

Zi = R i + jX i
Z = R + jX

Adapter en puissance la charge au générateur revient à chercher R et X pour


lesquels le générateur transmet le maximum de puissance à la charge.

S = P + jQ = V × I
*

Z Eg
V= Eg I=
Z + Zi Z + Zi
*
Z æ Eg ö
S= E g ´ çç ÷÷
Z + Zi è Z + Zi ø
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Chapitre 2 – Puissance électrique 18/05/2014

2. Adaptation d’un générateur à une impédance de charge


1. Adaptation en puissance

Z Z
S = E g2 ´ = E g2 ´
Z + Zi
2
(R + R i ) 2
+ (X + Xi )
2

R ¶P ¶P
P = Re(S) = E g2 ´ =0 et =0
(R + R i ) 2
+ (X + X i )
2
¶R ¶X

dP (R + R i )(R i - R ) + X + X i dP - 2R (X + Xi )
= ´ E g2 = ´ E g2
dR [
(R + R ) + (X + X )
2
i
2 2
i ] [
dX (R + R ) + (X + X )
i
2
i
2 2
]
Þ X = -Xi et R = R i 

Pour adapter en puissance, il faut que la charge ait une impédance égale à
l’impédance conjuguée du générateur
17

2. Adaptation d’un générateur à une impédance de charge


2. Adaptation en tension

On recherche Z pour laquelle la tension V aux bornes de la charge est maximale


ou la plus grande possible.

Z
V= Eg
Z + Zi
dV Zi
= Eg ¹ 0 " Z
dZ (Z + Zi )2

Pour que V soit maximum, il suffit que Zi pp Z

Pour une bonne adaptation en tension, il faut que l’impédance interne du


générateur soit très petite devant l’impédance de la charge.

18

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Chapitre 2 – Puissance électrique 18/05/2014

2. Adaptation d’un générateur à une impédance de charge


3. Adaptation en courant

On recherche la valeur de Y pour laquelle le courant dans Y es maximum ou le


plus grand possible.

On cherche la valeur de Y pour laquelle le courant dans Y est maximum ou le


plus grand possible

Y dI Yi
I= I0 = ¹0
Yi + Y dY (Y + Yi )2
I sera le plus grand possible si Y est très grand devant Yi
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3. Principe de dualité

Définition : A chaque circuit électrique, on peut faire correspondre un autre


circuit appelé circuit dual où toutes les équations sont identiques à condition de
permuter les tensions par les intensités

Exemples

Z=R+jX Y=G+jB
X réactance (Ω) B susceptance (S)
V=Zi i=Yv
V tension I courant
L inductance C condensateur
Eléments en parallèle Eléments en série
Générateur de tension Générateur de courant
Noeud Maille
Circuit diviseur de tension Circuit diviseur de courant 20

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Chapitre 2 – Puissance électrique 18/05/2014

3. Principe de dualité

æ 1 ö
Z = R + jç Lw - ÷ æ 1 ö
è C wø Y = G + jç Cw - ÷
è Lw ø

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3. Principe de dualité

Méthode de construction du circuit dual :

• On part du schéma du circuit initial


• On crée un nœud à l'intérieur de chaque maille de ce circuit plus un à
l'extérieur
• On trace un lien entre chacun de ces nœuds en passant systématiquement à
travers un dipôle du montage
• On obtient le circuit dual en dessinant un circuit où chacun des liens
précédents contient le dipôle dual de celui qui a été coupé par le lien.

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Chapitre 2 – Puissance électrique 18/05/2014

4. Notion de résonance
Les circuits résonants comportent des éléments réactifs L et C simultanément.

1. Résonance série

æ 1 ö
Z = R + jX = R + jç Lw - ÷
è Cw ø

a. Définition
On dit qu’un circuit est résonnant si i et v sont en phase autrement dit si
l’impédance du circuit pour la fréquence w0 est une résistance pure. Soit
Im(Z) = 0

A la résonance on a :

1 1 1
Lw = Þ w0 = Þ f0 = fréquence de résonance
Cw LC 2p LC
23

4. Notion de résonance
b. Etude de l’impédance en fonction de la fréquence
b.1 X en fonction de ω

1 ìw ® 0 X ® -¥ (réactance capacitive)
X = Lw - ï
Cw íw ® ¥ X ® +¥ (réactance inductive)
ï
îw = 1 LC X=0

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Chapitre 2 – Puissance électrique 18/05/2014

4. Notion de résonance
b. Etude de l’impédance en fonction de la fréquence
b.2 Z en fonction de ω

2
æ 1 ö
Z = R ² - X ² = R ² + ç Lw - ÷
è C wø

ìw ® 0 Z ® 1 Cw
ï(capacitif )
ï
ï
íw ® ¥ Z ® Lw
ï(inductif )
ï
ï
îw = w0 Z=R

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4. Notion de résonance
b. Etude de l’impédance en fonction de la fréquence
b.2 Argument de Z

1
Lw -
ArgZ = Arctg Cw
R

ìw ® 0 ArgZ ® - π 2
ï(circuit capacitif )
ï
ï
ïw ® ¥ ArgZ ® π 2
í
ï(circuit inductif )
ïw = w0 ArgZ = 0
ï
ï
î(circuit résistif )

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Chapitre 2 – Puissance électrique 18/05/2014

4. Notion de résonance
c. Coefficient de surtension
Recherche de Vc et VL aux bornes du condensateur et de l’inductance à la
résonance
I V V
VC = avec I = Þ VC =
Cw0 R RCw0

On a 1 V V
Lw0 = Þ VC = = Lw0
Cw0 RCw0 R
De même :
V
VL = Lw0 I = Lw0 = VC
R

Pour Lw0 f R, on a VL f V ou VC f V Þ VXUWHQWL RQ

Lw0 1 1 L
Q0 = = = est le coefficient de surtension
R RCw0 R C

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4. Notion de résonance
2. Résonance parallèle

æ 1 ö
Y = G + jB = G + jç Cw - ÷
è Lw ø

L’étude de l’admittance Y (module et phase) nous donne les mêmes courbes que
celle de Z dans le circuit série.

Etude de l’impédance Z

1 jLw + R - RCLw² Lw + jR (CLw² - 1)


= =
Z jRLw RLw

RLw RLw(Lw - jR (LCw² - 1))


Z= =
Lw + jR (LCw² - 1) (Lw)² + R 2 (LCw² - 1)2
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Chapitre 2 – Puissance électrique 18/05/2014

4. Notion de résonance
A la résonance, on a :

( )
Im(Z) = 0 Þ R LCw2 - 1 = 0 Þ w02 =
1 (même pulsation de résonance
LC que celle du circuit série).

w®0 Z®0 et Arg( Z) ® p 2


w = w0 Z®R et Arg( Z) = 0
w® ¥ Z®0 et Arg( Z) ® - p 2

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4. Notion de résonance
Coefficient de surintensité
A la résonance, les amplitudes complexes des différents courants sont donnés par:

Vmax
Ir = = I0
R

Vmax R R
IL = = -j I 0 = - jQ 0 I 0 avec Q0 =
jLw0 Lw0 Lw0
R
I C = jCw0 Vmax = jRCw0 I 0 = jQ 0 I 0 avec Q0 = RCw0 =
Lw0

Q 0 est le coefficient de surintensité du circuit parallèle

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