Vous êtes sur la page 1sur 17

METHODE D'ESSAI

RT D17 1058 / - - H

ESSAI AU BROUILLARD SALIN NEUTRE

Renault Trucks document :


This test method has a common origin : Renault SA & Renault Trucks SAS.
This current reference ‘’ RT…’’ is specific to Renault Trucks SAS.

Normalisation Renault Automobiles


DMC / Service 65810
RENAULT RT D17 1058 / - - H

Ce document forme un tout ; ses éléments ne doivent pas être dissociés.

© RENAULT 2004.
Reproduction interdite sans l’accord du service éditeur.
Communication interdite sans l’accord de RENAULT.

CREATION

Décembre 1970 ---

MODIFICATIONS

Juin 1988 --F


Février 2000 - - G Refonte complète (groupe CBBS).
Octobre 2004 - - H Refonte complète.
Cette édition est issue du projet NC 2004 0540 / - - -.

DOCUMENTS CITES

Norme : 01-71-002.
Norme extérieure : EN 10338 (2004).

© RENAULT 2004 Page 2/17


RENAULT D17 1058 / - - H

AVANT-PROPOS

La méthode d'essai intègre les résultats des travaux conduits au niveau français dans le cadre d'un
groupe de travail rassemblant des utilisateurs de brouillard salin d'origines diverses (CBBS) :

- Constructeurs automobiles,

- constructeurs d'enceintes,

- formulateurs de produits de traitement de surface,

- applicateurs de revêtements de zinc électrolytique ou par immersion à froid,

- CETIM.

1. OBJET ET DOMAINE D'APPLICATION


Cette méthode a pour objet la description de l'essai corrosion Brouillard Salin, du matériel associé et
des vérifications nécessaires pour s'assurer de la conformité de l'essai.

Cette méthode peut s'appliquer sur éprouvettes laboratoire, sur pièces ou prélèvements de pièces
véhicules.

2. PRINCIPE

L'essai au brouillard salin consiste en une attaque corrosive accélérée par un brouillard salin artificiel
de composition définie, dans des conditions précises de température et de pression.

Le degré de corrosion est apprécié :

- soit par l'apparition de points de corrosion,

- soit par le pourcentage de surface corrodée,

- soit par altération relevée par examen micrographique,

- soit par modification des propriétés mécaniques.

Tout changement d’aspect doit être noté (dégradation cosmétique).

© RENAULT 2004 Page 3/17


RENAULT D17 1058 / - - H

3. APPAREILLAGE

Les matériaux constituant l’appareillage et qui sont en contact avec la solution saline doivent être
inertes vis-à-vis de celle-ci.

L'appareillage d'essai comprend les éléments suivants :

3.1. CHAMBRE DE PULVERISATION

La chambre de pulvérisation doit avoir une capacité minimale de 0,4 m3. Pour les chambres de grand
volume, le brouillard doit être réparti de manière uniforme, que l'enceinte soit vide ou en charge. La
partie supérieure de la chambre doit être conçue de sorte que les gouttes de solution accumulées, qui
ruissellent à la surface, ne puissent s'écouler sur les pièces essayées. Les parois et le couvercle
doivent être isolés de manière à garantir l'homogénéité de la température et de la taille des
gouttelettes de brouillard dans tout le volume de l'enceinte.

Les dimensions et la forme de la chambre de pulvérisation doivent être telles que la quantité de
solution recueillie dans chaque collecteur soit comprise dans les limites de 1 ml/h à 2 ml/h, pour une
aire horizontale de récupération de 80 cm2 environ (78,5 cm2, soit 10 cm de diamètre). Les collecteurs
servant à la mesure ne doivent jamais être installés en dessous des pièces testées.

La solution condensée est évacuée au bas de la chambre.

3.2. DISPOSITIF DE CHAUFFAGE ET DE REGULATION DE LA TEMPERATURE

Un dispositif approprié doit permettre de maintenir la chambre d’essai et son contenu à la température
de 35 °C ± 2 °C et d'éviter au maximum les phénomènes de condensation du brouillard sur les parois
de l'enceinte. La prise de mesure de température doit se faire à une distance minimale de 100 mm
des parois. La température sera contrôlée au minimum chaque jour ouvré, un suivi en continu est
recommandé

3.3. DISPOSITIF DE PULVERISATION

Le dispositif d'alimentation en solution saline est composé d'un système d'alimentation en air propre,
de pression et d'humidité contrôlées, d'un réservoir contenant la solution à pulvériser et d'un ou
plusieurs pulvérisateurs.

L'air comprimé devra être filtré de façon à ne pas contenir de contamination ( huile, poussières), le
maximum autorisé est de 0,2 mg/m3 pour une taille < 5 µm. La pression doit être comprise entre
0,8 bar et 1,6 bar, selon les recommandations du constructeur. Une pression élevée favorise la
répartition dans la chambre d’essai.

L'air comprimé doit être saturé en eau pour prévenir au moment de la détente, l'élévation de la
concentration massique du chlorure dans la solution pulvérisée. L'air est humidifié avant d'entrer dans
le pulvérisateur par passage au travers d'un saturateur renfermant de l'eau chauffée à une
température supérieure à celle de la chambre (45 °C – 47°C). L’équipement doit garantir la saturation
de l'air. Le remplissage et le maintien à niveau constant de la hauteur de colonne d’eau seront faits
avec de l’eau déminéralisée (conductivité < 20 µS/cm). Le saturateur doit être équipé d’un
thermomètre pour mesurer la température de l’eau et d’une évacuation permettant des prélèvements
d’eau pour en contrôler la conductivité.

La température convenable pour l’air issu du saturateur dépend de la pression utilisée et de la buse
de pulvérisation.

La qualité de l’air sera contrôlée indirectement par le suivi de la conductivité de l’eau du saturateur. Si
cette dernière évolue au-delà de 20 µS/cm, le saturateur sera vidangé, nettoyé et il faudra améliorer la
qualité de l’air.

© RENAULT 2004 Page 4/17


RENAULT D17 1058 / - - H

Recommandation : la température et la conductivité de l’eau du saturateur peuvent être enregistrés


utilement sur un document de suivi journalier du fonctionnement de l’enceinte.

Les pulvérisateurs doivent être fabriqués à partir de matériaux inertes vis à vis de la solution saline
Leur configuration sera adaptée à celle de l'enceinte ; la conception de l'ensemble doit assurer
l'uniformité de la répartition du brouillard en tout point du volume utile de la chambre. On appelle
volume utile, la zone dans laquelle la quantité de solution recueillie et l’agressivité sont conformes,
c'est à dire comprises dans les limites prescrites au paragraphe 4.1.. Si l’enceinte est bien conçue, la
totalité du volume est utile.

Sur les modèles d'enceintes équipés d'une réserve interne de solution saline, le niveau de la solution
dans ce réservoir (placé à l'intérieur de la chambre de pulvérisation) doit être maintenu constant pour
assurer une alimentation régulière en brouillard pendant tout l'essai.

3.4. COLLECTEURS

Les collecteurs sont utilisés au minimum lors de la vérification annuelle et des suivis mensuels.

Utiliser comme dispositifs collecteurs des entonnoirs de 10 cm de diamètre, en verre lisse ou


polymère, (surface d'ouverture égale à 80 cm2 environ) placés sur des éprouvettes graduées. Les
matériaux constitutifs de l'ensemble collecteur doivent être en matériau chimiquement inerte.

Selon l’essai (voir annexe 1), on disposera au minimum 1 collecteur pour 300 litres d’enceinte,
placé(s) à coté des plaques de référence.

4. SOLUTION SALINE

4.1. PREPARATION

La conductivité de l'eau doit être inférieure ou égale à 20 µS/cm à 20 °C ± 2 °C.

Dissoudre dans de l'eau distillée ou déminéralisée, la quantité nécessaire de chlorure de sodium pour
obtenir une concentration de 50 g/l ± 5 g/l.

Le chlorure de sodium ne doit pas contenir, à l'état anhydre, plus de 0,2 % (m/m) d'impuretés au total
ni plus de 0,1 % (m/m) d'iodure de sodium Il doit être exempt de cuivre et de nickel (moins de
10 mg/kg pour chacun des deux éléments).

La densité de la solution saline, mesurée à 23 °C ± 2 °C, doit être comprise entre 1,025 et 1,040.

4.2. MESURE DU pH DE LA SOLUTION DE RESERVE

Le pH sera mesuré à 23 °C ± 2 °C à l'aide d'un pH-mètre équipé d'une électrode à haute alcalinité.
L'électrode ne doit pas toucher le fond du bêcher. La solution sera moyennement agitée. La lecture
sera faite après 5 mn.

Le pH de la solution saline préparée ne doit pas être corrigé. Il doit être compris entre 6,0 et 7,5 après
stabilisation complète de la solution. Si tel n’est pas le cas, la solution ne peut pas être utilisée et doit
donc être jetée.

4.3. FILTRATION

La solution doit être limpide (observation à l'œil nu) ; si nécessaire la filtrer avant introduction dans le
réservoir de l'appareil.

© RENAULT 2004 Page 5/17


RENAULT D17 1058 / - - H

5. METHODES DE VERIFICATION ET DE SUIVI DE L’AGRESSIVITE DE LA CHAMBRE D'ESSAI

Pour contrôler la fiabilité et la reproductibilité des résultats obtenus dans une enceinte ou comparer les
résultats issus de différentes enceintes, il est nécessaire d'effectuer des vérifications de l’agressivité
de la chambre d’essai.

LA METHODE DE VERIFICATION ET DE SUIVI DE L’AGRESSIVITE DE LA CHAMBRE D’ESSAI


est jointe en Annexe 1, elle définit en particulier les paramètres des plaques de référence :

- caractéristiques (composition chimique, épaisseur du revêtement, ...),

- mode de nettoyage avant essai,

- mode de protection des parties non soumises à l'essai,

- nombre et le positionnement des plaques à l'intérieur de l'enceinte,

- méthode de mesure de la surface corrodée,

- détermination de la "note" ou degré d'agressivité.

La VERIFICATION doit être réalisée, dans une enceinte vide, au moins une fois par an, et avant une
remise en exploitation après travaux de maintenance ou réparation importante du matériel.

Le SUIVI doit être réalisé mensuellement dans les conditions de remplissage nécessitées par
l’exploitation en cours.

6. PREPARATION DES EPROUVETTES ET DES PIECES

6.1. Le nombre (un minimum de 10 pièces, après tri, dans le cas de la visserie, conformément à
la norme 01-71-002 "Protection des pièces RMU contre les agressions ambiantes"), type,
forme et dimensions des éprouvettes et des pièces à tester doivent être choisis
conformément aux règles de la spécification du matériau ou du produit testé. A défaut d'une
telle spécification, ils doivent faire l'objet d'un accord entre les parties intéressées.

6.2. Les éprouvettes et les pièces polluées (graisse, ...) doivent être soigneusement nettoyées
avant l'essai. La méthode utilisée dépend de la nature du matériau, de la surface et des
produits qui ont contaminé cette surface et ne doit pas comprendre l'emploi d'abrasifs ou
solvants qui peuvent attaquer la surface de la pièce.

On doit veiller à ce que les éprouvettes et les pièces ne soient pas de nouveau contaminées après
nettoyage par une manipulation négligente.

6.3. Si les éprouvettes et les pièces à tester sont découpées dans des pièces revêtues plus
grandes, le découpage doit se faire de façon à ne pas endommager le revêtement dans la
zone adjacente à la découpe. Sauf spécification contraire, les rives de la découpe doivent
être protégées de façon adéquate par un revêtement approprié, inattaquable dans les
conditions d’essai, tel que cire, peinture ou ruban adhésif.

6.4. Le test brouillard salin ne doit être pratiqué qu’après une période minimum de 24 heures
suivant la réalisation du traitement.

6.5. Si les éprouvettes et les pièces à tester doivent subir un étuvage préalable avant test de
corrosion (cas de certaines spécifications automobiles), les conditions seront les suivantes :

- l’étuvage sera pratiqué au minimum 24 heures après le dépôt,

- le test de brouillard salin pourra être effectué dés que les éprouvettes et les pièces seront
revenues à température ambiante après l’étuvage.

© RENAULT 2004 Page 6/17


RENAULT D17 1058 / - - H

7. DISPOSITION DES EPROUVETTES ET DES PIECES A TESTER

7.1. Les éprouvettes et les pièces doivent être placées dans la chambre de façon à ne pas se
trouver sur le trajet direct du brouillard pulvérisé.

7.2. L’angle sous lequel la surface est exposée dans la chambre est très important. L'éprouvette
ou la pièce à tester doit être placée dans la chambre de pulvérisation, face à caractériser
vers le haut, en formant avec la verticale un angle de 20° ± 5°. Dans le cas de pièce de
forme irrégulière, on doit tenir compte, dans la mesure du possible, de cette
recommandation et limiter la cotation à la surface correctement orientée.

7.3. Les éprouvettes et les pièces à tester doivent être rangées de façon à ne pas entrer en
contact avec la chambre. Les surfaces d’essai à caractériser doivent être exposées à la
libre circulation du brouillard. Les pièces peuvent être placées à différents niveaux de la
chambre de pulvérisation, à condition que le brouillard ne ruisselle pas des pièces ou des
supports situés à des niveaux d’exposition supérieurs. L’orientation des pièces ne doit pas
être modifiée en cours d’essai.

Par contre, à chaque contrôle quotidien, il est recommandé de permuter les éprouvettes et les pièces.

7.4. Les matériaux des supports des éprouvettes et des pièces servant à les suspendre doivent
être inertes, vis à vis de la solution saline et des pièces à tester. Les éprouvettes et les
pièces doivent être maintenues fixes pendant toute la durée de l’essai. Dans le cas
particulier des éléments de fixations, il est recommandé d’immobiliser les pièces par
montage (vissage) sur des plaques support adaptées.

8. CONDITIONS OPERATOIRES

8.1. L’essai ne peut commencer qu’après VERIFICATION / SUIVI préalable de la conformité de


l’agressivité de l’enceinte (Annexe 1).

8.2. La température à l’intérieur de la chambre d’essai doit être maintenue à 35 °C ± 2 °C en tout


point mesuré à plus de 10 cm de la paroi.

8.3. La pression et la pulvérisation doivent être maintenues constantes dans la chambre pendant
la durée de l'essai.

8.4. La vitesse moyenne de récupération de la solution par collecteur sera mesurée chaque jour
ouvrable. Elle doit être de 1 ml/h à 2 ml/h pour une aire horizontale de 80 cm2 environ. Il
convient d’utiliser au moins un collecteur placé à mi-distance entre le pulvérisateur et la
paroi de l’enceinte la plus éloignée.

8.5. La solution d'essai pulvérisée ne doit pas être réutilisée.

© RENAULT 2004 Page 7/17


RENAULT D17 1058 / - - H

8.6. Les enregistrements des conditions de l’essai seront consignés dans le RAPPORT DE
SUIVI JOURNALIER (Annexe 2.1).

- Date.

- Pression de l’air.

- pH de la solution saline du bac de réserve.

- Densité de la solution saline du bac de réserve.

- Température de la chambre.

- Observations.

9. DUREE DE L'ESSAI

9.1. La durée des essais doit être fixée conformément aux règles de la spécification du matériau
ou du produit essayé. A défaut d'une telle spécification, elle doit faire l'objet d'un accord
entre les parties intéressées.

9.2. Contrôle process : la fin de l'essai dépend de l'apparition de la corrosion. Les pièces doivent
être contrôlées quotidiennement sans rinçage. Les pièces ou échantillons doivent être
séchés. On pourra utiliser une source d’air propre et froide ou un gaz inerte (N2, Ar, …).

9.3. Contrôle produit : la fin de l'essai dépend de l’échéance d’une période déterminée, on peut
procéder à un examen visuel quotidien des pièces soumises à l'essai. L’orientation des
pièces ne doit pas être modifiée et la durée totale d'ouverture de la chambre ne doit pas
excéder une heure par jour. Le temps total d’ouverture de la chambre n’est pas décompté de
la durée d’exposition des pièces dans l’enceinte.

10. TRAITEMENT DES EPROUVETTES ET DES PIECES APRES ESSAI

A la fin de l'essai, retirer les éprouvettes et les pièces de la chambre, éliminer soigneusement les
résidus de solution pulvérisée déposés sur la surface. On peut, à cet effet, procéder par rinçage ou
immersion des pièces dans l'eau courante, à une température ne dépassant pas 37 °C, puis à un
séchage immédiat. On pourra utiliser une source d’air propre et froide ou un gaz inerte (n2, Ar, …).

11. EXPRESSION DES RESULTATS

L'évaluation des résultats d'essai peut se faire suivant un grand nombre de critères différents, en
fonction des exigences particulières portées dans les spécifications du matériau ou du produit testé :

- présence d’oxydation blanche (produits de corrosion de : zinc, alliages de zinc, revêtements à


base de zinc, aluminium, magnésium, …),

- présence d’oxydation rouge (produits de corrosion du substrat ferreux),

- voile blanc,

- changement d’aspect,

- coulures,

- perte de brillance (ex : noire),

- délai d'apparition des premiers produits de corrosion,

© RENAULT 2004 Page 8/17


RENAULT D17 1058 / - - H

- cotation visuelle de la surface corrodée ou de la densité de piqûres / unité de surface,

- variation de masse ou de volume,

- altération relevée par examen micrographique,

- modification des propriétés mécaniques.

12. FORMATION

Les conducteurs d'enceintes auront reçu une formation comprenant notamment une information sur
les différentes normes, le principe de fonctionnement d'une enceinte, la préparation d'une solution
saline, la mesure du pH de la solution saline, la maintenance et la vérification de l'enceinte, la
vérification et le suivi de l'agressivité de l'enceinte, la méthode d'évaluation du résultat, la rédaction
des procès verbaux et rapports d’essais. A l’issue de la formation le stagiaire identifiera les différents
types de corrosion pouvant apparaître dans une enceinte de brouillard salin.

13. PROCES VERBAL D’ESSAI

Il doit consigner les renseignements sur les points suivants :

- description du matériau ou des pièces à tester,

- référence de la norme (spécification matériau) de référence,

- rappel des exigences demandées au produit testé,

- nombre d'éprouvettes et de pièces soumises à l’essai,

- la note d’agressivité de l’enceinte,

- la date de la dernière vérification annuelle et/ou mensuelle de cette agressivité et date de la


vérification à venir,

- la durée de l’essai et les résultats des contrôles intermédiaires éventuels,

- les anomalies et incidents survenus au cours des essais,

- le résultat moyen obtenu sur l’ensemble des pièces du lot testé,

- éventuellement la photographie des pièces testées.

NOTA : Deux procès verbaux types sont présentés en annexe 1.2 et annexe 2.2.

Ces deux documents s’appliquent dans le cadre de travaux conduits sur des revêtements
à base de zinc.

© RENAULT 2004 Page 9/17


RENAULT D17 1058 / - - H

ANNEXE 1
METHODE DE VERIFICATION ET DE SUIVI DE L'AGRESSIVITE

INTRODUCTION

Ce protocole a pour objectif de vérifier l'agressivité de la chambre d’essai d'une enceinte de brouillard
salin, destinée à évaluer le niveau de performance d'un revêtement à base de zinc. Il fixe les
paramètres identifiés comme critiques dans les études menées dans le cadre du CBBS. Il fixe les
conditions dans lesquelles l'enceinte ou ses réglages sont considérés comme conformes et établit un
niveau d’agressivité. Celui-ci sera exprimé sous forme d’une note et reporté sur le rapport d’essai.

Deux procédures sont applicables :

La VERIFICATION DE L’AGRESSIVITE a pour but de contrôler le fonctionnement de l’enceinte sur la


totalité du volume utile et indépendamment de tout essai sur pièce.

Le SUIVI DE L’AGRESSIVITE a pour but de suivre les performances de l’enceinte entre deux
périodes de VERIFICATION.

Le protocole de vérification et de suivi d’agressivité de la chambre d’essai se réfère :

- aux résultats des essais réalisés dans le cadre du CBBS,

- à la méthode d'essai.

NOTA : Les plaques de référence utilisées dans cette méthode ne sont pas raccordées à la
métrologie internationale.

1. PERIODICITE

La VERIFICATION DE L’AGRESSIVITE doit être réalisée au moins une fois par an, et avant remise
en exploitation, après travaux de maintenance ou réparation importante du matériel.

Le SUIVI DE L’AGRESSIVITE doit être réalisé au moins une fois par mois.

2. CONDITIONS OPERATOIRES

L’ensemble des paramètres fixés dans la méthode d'essai doivent être respectés.

2.1. PLAQUES DE REFERENCE

Les plaques de référence seront en acier type DC 04 selon la norme NF EN 10338, revêtus (sur au
moins une face) d’une couche de zinc obtenue par galvanisation à chaud sur ligne en continue.

L’épaisseur de zinc sera de 10 µm ± 1 µm. Les plaques pourront être recouvertes d’un film d’huile,
destiné à assurer une meilleure conservation.

Les plaques seront accompagnées d’un certificat de conformité qui devra comporter :

- l’identification du fournisseur,

- l’identification du produit : n° bobine et n° coulée,

- les caractéristiques chimiques et mécaniques du métal support,

- l’épaisseur du dépôt de zinc,

- la référence de l’huile de protection.

Fournisseurs des plaques : contacter l’UET Corrosion du Sce 64130

© RENAULT 2004 Page 10/17


RENAULT D17 1058 / - - H

ANNEXE 1 (suite)

2.2. PREPARATION DE LA SOLUTION SALINE

La solution saline sera préparée conformément à la méthode d'essai.

2.3. PREPARATION DES PLAQUES DE REFERENCE

Les plaques de référence seront dégraissées de la façon suivante :

1. Prédégraissage à l'acétone à l’aide d’un chiffon doux.

2. Dégraissage sous ultrasons dans une lessive selon la composition suivante :

. Hydrogénocarbonate de sodium (NaHCO3) 15 g/l + 2 g/l

. Carbonate de sodium (Na2CO3) 10 g/l + 2 g/l

. Phosphate trisodique (Na3PO4) 20 g/l + 2 g/l

. Disodium Tetraborate de sodium (Na2B4O7, 10H2O) 10 g/l + 2 g/l

. Eau déminéralisée q.s.p 1 litre.

Fournisseurs de la solution préparée : contacter l’UET Corrosion du Sce 64130.

Conditions d’utilisation sous ultrasons :

. Température 45 °C (± 2 °C)

. Temps 7 min. (± 1min).

La durée de vie de cette lessive est de 5 plaques 90x190 mm par litre. (Consommation 1 mois)

3. Sous ultrasons, sortir la plaque à l'aide d'une pince, la rincer à l’eau de ville puis à l’éthanol et la
laisser sécher à l’air.

2.4. EPARGNE

Les plaques dégraissées seront manipulées avec des gants. Les bordures des plaques ainsi que le
dos seront protégés avec un ruban adhésif, type : havane 100 mm x 38 mm, selon le plan figurant en
Annexe 1.1.

2.5. POSITION DES PLAQUES DE REFERENCE ET DES COLLECTEURS

Le support devra être réalisé en matériau chimiquement inerte. Il permettra de positionner les plaques
selon un angle vérifié de 20° (± 5°) par rapport à la verticale. Le centre de la plaque sera situé à la
hauteur du pulvérisateur. Le nombre et la position des plaques varient selon l’essai et la conception
de l’enceinte (Annexe 1.2) :

- au moins 3 lors de la VERIFICATION ANNUELLE. Elles seront positionnées à un quart, un demi


et trois quart de la distance entre le pulvérisateur et la paroi de l'enceinte la plus éloignée, côté à
corroder face au pulvérisateur,

- au moins 1 lors du SUIVI MENSUEL La plaque sera positionnée à mi-distance entre le


pulvérisateur et la paroi de l’enceinte la plus éloignée.

Les collecteurs seront positionnés à proximité des plaques de référence.

© RENAULT 2004 Page 11/17


RENAULT D17 1058 / - - H

ANNEXE 1 (suite)

2.6. REMPLISSAGE DE L'ENCEINTE

Lors de la VERIFICATION ANNUELLE, l'enceinte ne doit contenir que les plaques de référence.

Lors du SUIVI MENSUEL, l’essai est réalisé dans les conditions de remplissage nécessitées par
l’exploitation en cours. Les autres pièces exposées ne devront pas faire écran à la plaque de
référence.

2.7. MESURE DE LA SURFACE CORRODEE

Reproduire sur un transparent le masque de mesure donné en Annexe 1.1.Poser le masque sur la
plaque de référence. Considérer un carreau comme oxydé dès qu'il présente de l’oxydation rouge
(écoulement compris).

Le contrôle s'effectue visuellement toutes les 24 heures sur plaque non rincée, encore humide.

Le contrôle s’effectue à partir de 72 heures. Il est conseillé de démarrer le test un vendredi.

Si une des plaques présente l’oxydation rouge lors du contrôle à 72 heures, il y a lieu de
recommencer l’essai le lundi et de contrôler toutes les 24 heures.

Dans le cas de la vérification annuelle, observer un temps d’ouverture de 30 mn/jour à partir


de 72 heures.

Dans le cas du suivi mensuel, chaque ouverture ne doit pas excéder 60 mn. Le temps d’ouverture
n’est pas décompté.

2.8. EXPRESSION DES RESULTATS

On désigne par TOR (Temps d’oxydation Rouge) le temps écoulé avant la première observation d’un
niveau d’enrouillement supérieur à 5 % (soient 6 carreaux au moins présentant de l’oxydation rouge).

Le degré d'agressivité de l'enceinte est évalué par une note allant de 1 à 5.

TOR (heures) Note Conformité


≤ à 72 1 Non conforme
de 73 à 96 2
Conforme
de 97 à 120 3
de 121 à 144 4
Non-conforme
> à 145 5

Une enceinte est dite conforme si la Note = 2 ou 3.

3. PROCES VERBAL DE VERIFICATION

Le procès verbal type donné en Annexe 1.3 devra être renseigné en totalité.

© RENAULT 2004 Page 12/17


RENAULT D17 1058 / - - H

ANNEXE 1.1
PLAN DE L'EPARGNE / MASQUE DE CONTROLE DES PLAQUES
DE REFERENCE

20

5 5

10

Plaque Galvanisée = 190 mm X 90 mm.

Surface d’un carreau = 1 cm2. % corrodé = n carreaux X 0,78

Surface totale exposée = 128 cm2.

© RENAULT 2004 Page 13/17


RENAULT D17 1058 / - - H

ANNEXE 1.2
PLAN DE POSITIONNEMENT DES PLAQUES DE REFERENCE

Enceinte à pulvérisateur centré

Nature de l’essai : Vérification annuelle ! Suivi mensuel !

Date de démarrage de l’essai …………… Numéro identification de l’enceinte ………

CONTROLE DES CONDENSATS

Eprouvette 1 Eprouvette 2 Eprouvette 3

Volume recueilli en ml / h∗

∗ Mesure de chaque éprouvette sur la durée totale de l’essai (temps d’ouverture compris)
Note : le numéro de l’éprouvette correspond au numéro de la plaque testée.

MESURE DE L’AGRESSIVITE

Apparition d’oxydation rouge : % relevé sur masque de contrôle


TRR Note Plaque 1 Plaque 2 Plaque 3

≥ à 72 heures 1

De 73 à 96 heures 2

De 97 à 120 heures 3

De 121 à 144 heures 4

> à 145 heures 5

Résultat (Note)

CONCLUSION DU CONTROLE DES CONDENSATS ET D’AGRESSIVITE

CONFORME TOUS PARAMETRES ! NON CONFORME !

Remarques

Opérateur Visa Date

© RENAULT 2004 Page 14/17


RENAULT D17 1058 / - - H

ANNEXE 1.3
PROCES VERBAL DE VERIFICATION ET DE SUIVI D'AGRESSIVITE
DE LA CHAMBRE D'ESSAI

Enceinte à pulvérisateur excentré :

Déflecteur

Plaque 3 Plaque 2 Plaque 1


Pulvérisateur

1/4 L
1/2L
3/4 L

Enceinte à pulvérisateur centré :

Plaque 2

1/2 L

3/4 L

1/4 L Plaque 3
Plaque 1

© RENAULT 2004 Page 15/17


RENAULT D17 1058 / - - H

ANNEXE 2.1
RAPPORT DE SUIVI JOURNALIER

Année : Mois : Opérateur :


Solution saline bac de
Date Cumul Air Chambre d’essai
réserve
Pression Densité Volume des
pH Température
0,8 à 1 025 à condensats Observations
6,0 à 7,5 35 °C ± 2 °C
1,6 bar 1 040 kg/m3 1 à 2 ml/heure
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
31

© RENAULT 2004 Page 16/17


RENAULT D17 1058 / - - H

ANNEXE 2.2
RAPPORT D'ESSAI

IDENTIFICATION
Essai N° :……………. Enceinte de brouillard salin N° …………………..
Nom du client: . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Commande / N° de LOT : . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Référence / Désignation : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Quantité du LOT : . . . . . . . . …………. . . . . . . .
Type de revêtement : Applicateur: . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
........................................ Désignation ligne : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Epaisseur demandée : . . . . . . . . µm Condition particulière : ……………………………
Epaisseur trouvée : . . . . . . . . . . .µm Etuvage : h °C
CONTROLE MENSUEL DE L’AGRESSIVITE DE LA CHAMBRE D’ESSAI
Date de la dernière vérification : . . . . . . . . . . . . . Date de la prochaine vérification : . . . . . . . . . . . . ..
NOTE D’AGRESSIVITE (1 à 5): . . . . . . . . . . (conforme entre 2 et 3)
PARAMETRES DE L’ESSAI
Date de démarrage: . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Nombre de pièces: . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Exigences : Oxydation blanche . . . . . . . . . Heures Oxydation rouge . . . . . . . Heures
RESULTATS DE L’ESSAI
A chaque observation, indiquer le nombre de pièces concernées La somme de chaque colonne doit correspondre
au nombre total de pièces de l’essai
A : pas d’oxydation B : apparition d’oxydation blanche C : Oxydation blanche sur plus de 5 % de la surface D : apparition d’oxydation rouge

D
C
B
A
Heures
24 48 72 96 120 144 168 192 216 240 264 288 312 336 360 384 408 432 456 480 504

D
C
B
A
Heures
528 552 576 600 624 648 672 696 720 744 768 792 816 840 864 888 912 936 960 984 1008

Apparition d’oxydation Blanche Apparition d’oxydation Rouge Durée totale de l’essai


. . . . . . . . . Heures . . . . . . . . . Heures . . . . .. . . . Heures
CONCLUSION DE L’ESSAI
CONFORME NON CONFORME. .. . . (% )
Remarques:
Opérateur Visa Date

© RENAULT 2004 Page 17/17

Vous aimerez peut-être aussi