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I.

Définitions et aspects théorique

1. Harmoniques d’un signal périodique


Les harmoniques sont des courants ou des tensions dont les fréquences sont des
multiples entiers de la fréquence fondamentale du secteur. Donc, un signal périodique alternatif
se compose d’un fondamental, d’harmoniques et d’inter harmoniques. Pour qu’un signal
déformé soit accessible à l’étude et à l’analyse, on peut le décomposer en une somme de signaux
sinusoïdaux comprenant :
 Un signal sinusoïdal à la fréquence fondamentale: le fondamental.
 Des signaux sinusoïdaux dont les fréquences sont des multiples entiers du fondamental:
les harmoniques.
 Une composante continue.
Chacun des harmoniques est caractérisé par une amplitude généralement exprimée en
pourcentage de l’amplitude du fondamental.
1.1.Décomposition d’un signal en série de Fourier
Tout signal périodique de période T peut être décomposé en une série de sinusoïdes dont
la fréquence est un multiple de la fréquence du fondamental du signal. Cette série se nomme
série de Fourier.
Si S(t) est le signal à décomposer la série s’écrit comme suit :
 
S(t) A0  A n 2cos(nwt)  Bn 2sin(nwt). (1-1)
n 1 n 1

A0: composante continue ou valeur moyenne du signal.

An et Bn: amplitudes efficaces des composantes harmoniques de rang n.


w: pulsation du fondamental.
Et :

A0  1 0 S(t)dt.
T
(1-2)
T
T
A n  2 S(t)cos(nw t)dt. (1-3)
2T 0
T
Bn  2 S(t)sin(nw t)dt. (1-4)
2T 0

La figure ci-dessous illustre un exemple de la décomposition en série de Fourier.


Fig.1. Onde déformée et sa décomposition.

2. Harmoniques de courant et de tension


2.1.Courant harmonique
Dans la plupart des cas, les harmoniques présents sur les réseaux électriques proviennent
de l’utilisation de charges non linéaires.
On dit qu’une charge est non linéaire quand, soumise à une tension sinusoïdale à 50 Hz,
elle n’absorbe pas un courant sinusoïdale à cette fréquence (c’est le cas de LBC, micro-
ordinateur etc…).
Ces charges se comporte approximativement comme des sources de courant
harmonique, c’est-a-dire que le courant harmonique est fixé par la charge et non pas par
l’impédance ou la tension du réseau sur lesquelles elles sont raccordées.
2.2.Tension harmonique
On peut également parler de source de tension pour décrire l’état d’un réseau perturbé
par une forte charge non linéaire.
Dans ce cas, si l’on s’intéresse à l’étude de raccordement d’un récepteur de faible
puissance, sa connexion au réseau ne modifie pas sensiblement le niveau précèdent.

2.3.L’impédance harmonique
L’impédance présentée par un réseau dépend de la fréquence à laquelle on le considère.
On peut définir, en tout point du réseau, une impédance harmonique Zh qui dépend du rang
harmonique h considéré. Elle représente la mise en parallèle de toutes les lignes qui convergent
vers ce point.

Zh  Vh
Ih
3. Distorsion harmonique
Plusieurs expressions peuvent être utilisées pour confier la déformation du signal
3.1.Taux harmonique de rang n
C’est le rapport de la valeur efficace de l’amplitude de l’harmonique de rang n à celle
du fondamental.

TDH i(%)100.Mn (3-1)


M1

3.2.Taux de distorsion harmonique (THD) ou facteur de distorsion


C’est le rapport de la valeur efficace des harmoniques à celle du fondamental.


 M 2n
TDH g  n 2
TDHg>0 (3-2)
M

Le taux de distorsion harmonique quantifie la déformation.


3.3.Facteur de crête
C’est le rapport entre la valeur de crête de l’onde et sa valeur efficace.

Fc  Mc (3-3)
M

Mc: valeur de crête.


M: valeur efficace.

4. Générateurs des grandeurs électriques harmoniques


Dans un circuit électrique à fréquence fondamentale (50hz) des harmoniques de courant ou
de tension peuvent apparaitre si les trois mécanismes suivants interviennent séparément ou
conjointement.
- Impédances linéaires et sources de tension non sinusoïdale ;
- Sources de tension sinusoïdale et impédance non linéaires ;
- Source de tension sinusoïdale et impédance linéaires à variation périodique ;
Cette partie présentera cette apparition à travers les générateurs de courants harmonique
notamment les lampes flou compactes appelés aussi lampes à basse consommation
(LBC).
4.1.Les générateurs de courants harmonique
Les générateurs des courants harmoniques englobent tout matériel électrique dont le
rapport entre le courant le traversant et la tension à ses bornes n’est pas constant, c’est-
à-dire l’impédance n’est pas linéaire.
On peut citer des générateurs de courants harmonique tel que les transformateurs
d’intensité à la saturation, les réactances à noyaux de fer, les convertisseurs statique de
forte puissance, les régulateurs à thyristors, les charges électrodomestiques, les arcs
électriques (les soudeuses à arc, les lampes à décharge à vapeur de Hg, de Na, les lampes
fluorescentes)…
Dont ce TP, on va faire l’analyse des perturbations harmoniques générées par les
lampes à basse consommation (LBC)
4.2. Les lampes à basse consommation
Les lampes fluo-compactes se composent d’un tube de verre miniaturisé (diamètre 10
à15 mm) plié deux fois ou davantage pour être moins encombrantes. Elles existent
également en version ronde ou en forme de bulbe. Ce tube est rempli de gaz et doté de
deux électrodes montées dans un embout. Il renferme un mélange basse pression
d’argon gazeux, de vapeur de mercure et de mercure liquide, et est revêtu à l’intérieur
de trois luminophores différents. Les électrodes produisent un flux d’électrons, tandis
que le ballast commande l’intensité et la tension du courant passant dans le tube.

4.2.1. Fonctionnement

La lumière d’un fluo-compact est produite par un mélange de trois luminophores


tapissant la paroi interne du tube. Ces luminophores émettent de la lumière par suite
de leur exposition au rayonnement ultraviolet produit par des atomes de mercure
soumis à un bombardement d’électrons. Le flux électronique est produit par la
décharge d’un arc entre deux électrodes situées aux extrémités du tube.

Fig.2. Schéma de fonctionnement d’une lampe fluo-compacte.


4.2.2. Ballast électronique

Le ballast électronique est un dispositif électronique venu remplacer le ballast


électromagnétique qui a toutefois augmenté le poids de la lampe. En assurant la fonction du
starter, le ballast électronique a donné naissance à une nouvelle génération de lampes fluo-
compactes.

4.3. Circuit –type utilisée dans les lampes LBC

Comme déjà mentionné dans ce TP, les lampes fluorescentes compactes ont un ballast
intégré dans la base de la lampe. La figure suivante illustre le schéma électrique typique
de lampes fluorescentes compactes, à savoir le ballast :

Fig.3. Schéma de principe d’une lampe alimentée par un ballast électronique.

Dans la figure ci-dessus, le schéma électrique est divisé en blocs. Le premier bloc
(Bloc 1) représente les bornes de phase et de neutre pour la connexion au secteur, y
compris les composants nécessaires pour la protection, le filtrage et la limitation des
pics de courant.

Dans le deuxième bloc (Bloc 2), il y a un redresseur monophasé à onde entière non
contrôlé, qui effectue la conversion de la tension alternative du réseau en un courant
continu,

Le troisième bloc (Bloc 3) contient un condensateur de filtrage qui fournit la tension


d'entrée au convertisseur résonnant présent dans le quatrième bloc (Bloc 4).
Ce convertisseur résonant fonctionne à haute fréquence, typiquement entre 10 et 40
kHz, et est vu comme une charge constante qui est présente du côté continu du
redresseur. Le convertisseur et le tube de décharge du bloc 4 peuvent être représentés
uniquement par une résistance.

Ainsi, le circuit électrique utilisé dans les lampes fluorescentes compactes


peut être caractérisé que par les trois premiers blocs de la figure 3. En d'autres
termes, il est considéré qu'un circuit avec un pont redresseur monophasé non
contrôlé avec une charge capacitive est adapté à l'étude des chaînes d'une lampe
fluorescente compacte, dans lequel les paramètres de charge capacitif R et C dépend
essentiellement de la puissance active de la lampe en question.
II. Partie pratique

1. Matériels et méthodes

1.1.Matériels
Deux modelés de lampes différents ont été évalués au cour des essais. Ceux-ci comprennent
9 lampes fluorescentes compactes et une ampoule à incandescence. Une brève description
de ces modèles est présentée dans le tableau I.
TABLEAU I – LAMPES UTILISEE
Type de lampe Puissance nominal F.P nominal
Lampe classique 100 W 1
LBC 15 W 0.6

1.2.Méthodes
Les mesures ont étés faites dans un circuit didactique donnée par la fig.4. , et d’entre autres
éléments, le circuit était constitué d’un ampèremètre et deux voltmètres comme montre la
fig.5.

Fig.4. Schéma de montage

Fig.5. circuit utilisé pour les essais


Pour chaque arrangement de lampes utilisées, les valeurs instantanées des courants, des
tensions, de TDH globaux des courants et de la tension et le facteur de puissance sont
enregistrées. Des formes d’onde de tension et de courant ont également été enregistrées.
Pour l’observation et l’enregistrement de forme d’onde de tension et de courant a été utilisée
un oscilloscope TDS 210 (Tektronix), avec une sonde ampérométrique.

Apres la préparation des échantillons à utiliser dans l’expérience, les lampes ont été
installées l’une après l’autre soumise à une tension variable de 0 à 210 V.

2. Les résultats et interprétations


Les résultats des mesures pour la lampe classiques sont présentés dans le tableau II.
Les formes d’onde de la tension e courant par rapport à cette lampe peuvent être observées
sur la Fig. 6.

TABLEAU II : CHARGE LINEAIRE (LAMPE CLASSIQUE)

VS (V) 0 40 80 120 160 200 210

IL (mA) 0 138 190 235 269 309 311

VL(V) 0 40 80 120 160 200 210

Fig.6. Courant et Tension pour une lampe classique de 100W


Comme prévue, la lampe classique de 100 W présentait un facteur de puissance unitaire et
les TDH de la tension et du courant sont 3,593% et 4,329% respectivement, ceci montre que
la tension que alimente le laboratoire il n’est pas totalement sinusoïdale (elle devrait l’être), il
y a des perturbations sur le réseau SONELGAZ.
Les spectres de la tension et du courant pour une lampe classique sont très pauvres en
harmoniques Fig.7 .
Fig.7. Spectre de tension et du courant pour une lampe classique

Dans le tableau III sont présentés les résultats des mesures effectuées avec la LBC de 15 W. la
forme d’onde du courant et de la tension appliquée pour cette LBC est affiché sur la Fig.8 .
TABLEAU III : CHARGE NON LINEAIRE LAMPE BASSE CONSOMMATION

VS (V) 0 40 80 120 160 200 220

IL (mA) 0 0 0 90 95 100 101

VL(V) 0 40 80 120 160 200 220

Fig.8. Courant et Tension pour une lampe LBC


On voir bien que la LBC commence à être parcouru par un courant à partir d’une tension
V=120V, ceci est dû à le fait que la LBC est composée par à circuit électronique à base de
semi-conducteurs.
Pour que les semi-conducteurs deviennes conducteurs du courant, ils doivent être appliquée
une tension minimal appelée tension de seuil.
Bien que la puissance demandée par la LBC est très inferieur a celui de la lampe classique,
Nous constatons une déformation importante du courants sur le LBC ce qui donne d’après le
théorème de Fourrier un spectre important (Fig.9) très riche en harmoniques donc un TDHi
important (TDHi=101,9552%) et un facteur de puissance faible (FP=0.5)

Fig.9. Spectre de tension et du courant pour une LBC


On voir dans le spectre du courant l’apparition de tous les harmonique de rang impaires.
On a réalisé des mesures de TDH globaux du courant et de la tension de 1 jusqu’à 6 LBC.
Les résultats sont présentés dans tableau IV. La fig.10 montre Les formes d’onde de la tension
e courant pour 6 LBC.
TABLEAU IV : TAUX DE DISTORTION HARMONIQUE GLOBAUX DU COURANT
ET DE LA TENSION
Type et
nombre 1LC 1LBC 2LBC 3LBC 4LBC 5LBC 6LBC
de lampes

TDHV(%) 3.593 3.412 3.370 3.420 3.336 3.426 3.541

TDHI(%) 4.329 101.9522 101.536 101.573 101.712 100.57 98.962


Fig.10. Courant et Tension pour 9LBC
Les relevés «9 LBC» mettent en évidence que le TDHi est de 98,962 %.
Ceci met en évidence que les TDHi des 9 LBC ne s'ajoutent pas algébriquement, et l'on
obtient même une valeur bien plus faible que chaque LBC prise individuellement.

Le spectre (fig.11) pour les 9 LBC comparé avec le spectre pour une LBC, montre aussi que
l'addition des raies harmoniques n'est pas une somme algébrique. On dit que les harmoniques
foisonnent.
La disparition des harmoniques impaires des rangs Superior a 5 s’explique par ceci :
Les charges perturbatrices BT produisent des harmoniques qui foisonnent peu pour les rangs 3
et 5, car la dispersion dans le déphasage des harmoniques par rapport au fondamental est
faible. Par contre, pour les rangs 7 et 11, le foisonnement est nettement plus élevé1.

Fig.11. Spectre de tension et du courant pour 9 LBC

1
Maitrise de harmonique sur les reseaux d’energie et dans les installations tertiaires EDF, juin 1997.
Conclusion général
Dans ce TP, on a fait l’analyse des perturbations harmoniques générées par les lampes à basse
consommation (LBC), on utilisant la lampe classique comme référence on a vu que le courant
appelée pour les LBC est très loin du sinus. Mas comme le courant demeure périodique, s’a
nos a permis de décomposer le signal en série de Fourier et par conséquence par intermède de
THD, évaluer combien le courant est déformé par rapport au sinus.
On observant le TDHi trouver on peut conclure que les LBC sont des charges très
pollueuses mais leur faible puissance fait qu’elles ne perturbent pas notre installation.

Quant à TDHv, est peu toucher car les LBC sont considérées comme des générateurs de
courant harmonique mais la tension reste toujours imposé par le réseau.
En général, les LBC sont économique en termes de puissance mas quand installés en très
grand nombre fonctionnant simultanément, ont des conséquences très importantes sur les
niveaux d’harmoniques de rang 3, 5, 7, 11 et 13 qui apparaissent sur le réseau. Les autres
harmoniques généralement se foisonnent.
Vue ce conséquences il faut prévoir des solutions pour le filtrage de ces harmoniques ce
qu’est le sujet de TP 2.
Introduction
Dans ce TP, on va faire l’analyse expérimentale des perturbations harmoniques générées par
les lampes fluo-compactes ou aussi appelée lampe à basse consommation (LBC).
On va présenter les mesures effectuée au laboratoire pour différents essais ainsi que
l’analyse des ondes du courant et de tension à l’aide d’un oscilloscope numérique, ce qui nous
permettra de mettre en évidence la contribution de ces générateurs de courants harmoniques à
la perturbation des réseaux électriques.
Le compte rendu est constitué de deux parties, une partie théorique et une partie pratique.

Dans la partie théorique on donne des fondements théoriques (définitions et les équations
mathématiques) et quelques généralités sur les harmoniques.

Dans La partie pratique, on va présenter les matériels et les méthodes utilisée en cours des essais
e après afficher intégralement les différents résultats obtenu suivi de leurs interprétations.

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