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LIVRET D'AIDE A LA

PRISE EN CHARGE DES ELEVES

PRESENTANT DES

TROUBLES DES APPRENTISSAGES

Projet 2009 - 2010


PREAMBULE

Ce livret est composé de 3 parties :

1. La fiche repérage et choix d'adaptations

Elle permet de considérer la problématique de l'élève et peut servir de point d’appui à la réflexion menée
autour des difficultés d’apprentissage de l’élève. Chaque difficulté possède un code couleur et une numérotation
qui serviront de repères pour le livret d’adaptations (voir ci-après).
Sur cette fiche vont être mentionnés les choix d'adaptations pédagogiques que l'enseignant souhaite mettre en
place dans sa classe. Ces choix sont évalués à deux reprises pour permettre les ajustements nécessaires et tenir
compte des évolutions de l'élève.
Il est intéressant de conserver cette fiche dans le dossier scolaire de l'enfant de manière à rendre compte des
adaptations mises en place tout au long de sa scolarité. Cela peut aussi faciliter les passages d'une classe à
l'autre ; les enseignants pourront s'appuyer sur ces fiches pour s'informer des adaptations qui ont été efficaces et
profitables pour l'élève ou qui au contraire ne l'ont pas été. Ils pourront par conséquent s’inscrire dans la continuité
d’un travail déjà mené en amont. Ceci permettra à l’élève de retrouver des repères et des fonctionnements qui
contribueront à compenser son handicap.

2. Le livret des adaptations

Il présente 8 thèmes (chaque thème symbolisé par une couleur) : la lecture, l’écriture, le langage oral en
versants réceptif et expressif, les mathématiques, les repérages spatio-temporels et l’organisation, la motricité, la
mémorisation et l’attention.
Chaque thème comprend plusieurs items numérotés. Pour chaque item sont proposées des pistes d’adaptations
pédagogiques et quelquefois des supports livresques ou informatiques. Il s’agit d’une liste non exhaustive dont
l’enseignant peut s’inspirer. Ses choix s’opéreront en fonction du profil de l’élève, de son handicap et ses besoins,
de son niveau scolaire et de la matière enseignée.

3. La fiche informative des matériels informatiques adaptés

Cette liste non exhaustive qui s’enrichira au fur et à mesure présente principalement des logiciels pouvant
être utilisés dans le contexte de la classe pour compenser le handicap et apporter de l’aide aux élèves présentant
des troubles des apprentissages. Ces logiciels sont classés en deux colonnes : une pour les logiciels payants
avec une estimation de leur prix et une pour les logiciels gratuits.
DOSSIER DE SUIVI DE NE (E) LE
Date Classe Etablissement Rédigé par
ELEMENTS DE REPERAGES AMENAGEMENTS DANS LE CADRE SCOLAIRE Evaluation

1 LANGAGE ECRIT lire


1.1 discrimation des graphèmes
1.2 discrimation des phonèmes
1.3 lecture à voix haute (intonation, vitesse…)
1.4 compréhension du texte
2 LANGAGE ECRIT écrire
2.1 orthographe des mots irréguliers
2.2 orthographe phonétique
2.3 respect des règles d'accord
2.4 construction syntaxique
2.5 organisation textuelle
2.6 copie et prise de notes
3 LANGAGE ORAL recevoir
3.1 les consignes simples et/ou doubles
3.2 le contenu d'un discours oral
4 LANGAGE ORAL produire
4.1 de manière intelligible
4.2 richesse du vocabulaire
4.3 respect de la syntaxe
4.4 informativité du discours
REMARQUES : aménagements mis
en place, évaluations, autres…
5 LES MATHEMATIQUES Evaluation

5.1 lecture/écriture des nombres


5.2 calcul mental
5.3 techniques opératoires
5.4 résolution de problèmes
6 SE REPERER / S'ORGANISER
6.1 au niveau temporel
6.2 au niveau spatial
6.3 au niveau matériel
7 AGIR
7.1 motricité globale
(coordination, équilibre, déplacement)
7.2 motricité fine
(graphisme, découpage, tracés…)
8 MEMORISER
8.1 mémoires transitoires
(immédiate, court terme, de travail)
8.2 mémoire à long terme
9 SE CONCENTRER
9.1 réfléchir avant d'agir
9.2 rester attentif
REMARQUES
REMARQUES

Ce livret propose diverses adaptations distribuées selon 8 thèmes. Il ne s’agit pas ici d’une liste
exhaustive mais de différentes propositions qui peuvent être adaptées à certains élèves mais pas à
d’autres. Ce livret est appelé à s’enrichir des réflexions et des expériences menées et partagées par les
uns et les autres.

Avant de choisir des adaptations et de les mettre en place, il est absolument fondamental d’être
informé de la nature des troubles de l’élève. C’est à la lueur de ces informations que les choix opérés
seront les plus judicieux. Il est donc important de pouvoir discuter de cette prise en charge avec les
professionnels médicaux et paramédicaux qui interviennent auprès de l’enfant, avec les parents et bien
évidemment l’enfant lui-même. Les échanges d’avis et de connaissances des différentes personnes
concernées permettront de répondre au plus près des besoins de l’élève et de lui assurer une scolarité
véritablement adaptée.
GENERALITES

Reconnaissance de la différence
▪ La première étape de la prise en charge est l'acceptation et la compréhension de la différence des élèves porteurs de troubles par
l'enseignant et l'ensemble des élèves de la classe.
▪ Il faut faire accepter par l'ensemble de la classe la prise en charge particulière de l'élève présentant des troubles des apprentissages.
Cela implique que l'enfant concerné accepte que l'on parle de ses problèmes.
L'expérience montre que cette étape est nécessaire parce qu'elle permet la mise en place d'adaptations acceptées de tous et parce
qu'elle développe l'esprit d'entr'aide.
▪ Créer un climat de confiance (faire savoir à l'élève que l'on connaît ses difficultés et qu'on va les prendre en compte)
▪ Préciser si la notation est ordinaire ou aménagée sur la feuille d'évaluation et le bilan

Valorisation et encouragement de l'élève


▪ Faire découvrir à l'élève ses domaines de compétences et les valoriser face au groupe classe
▪ Mettre l’accent sur les progrès (même minimes) et les efforts plutôt que sur les difficultés
▪ Donner des appréciations positives et encourageantes
▪ Reconnaître, après information, le travail fourni à la maison malgré une restitution défaillante

Adaptation du rythme et des modes d'apprentissage


▪ Limiter les périodes d’effort cognitif.
▪ Permettre des pauses (ne pas faire finir le travail à la récréation).
▪ Donner à l’élève le temps de réaliser les tâches.
▪ Utiliser des entrées multi-sensorielles (les gestes, le dessin, l'auditif , le visuel, la manipulation) et expliciter les liens entre les
différents apprentissages.
1 LE LANGAGE ECRIT
DIFFICULTES REMEDIATIONS POSSIBLES SUPPORTS
▪ Lire à haute voix les énoncés des évaluations et les consignes ▪ livres audio (voir fiche des sites)
▪ Ne pas donner de texte trop long à lire.
▪ Il est bien que les œuvres soient divisées en chapitres assez courts afin que l’élève ▪ Méthode Borel Maisonny
puisse faire des pauses ou demander qu’un tiers lui lise un chapitre de façon alternée (basé sur le geste)
avec sa propre lecture ▪ La planète des Alphas
▪ On peut faire le choix de faire la lecture à haute voix pour toute la classe ou faire en (basé sur le sens et le visuel)
LIRE sorte que le groupe d’élèves "dys" fasse le devoir de lecture en petit groupe avec ▪ Jean qui rit (basé sur les couleurs)
l'aide d'une assistante d'éducation par exemple ▪ Lecture en couleurs de C. Gattegno
▪ Il est intéressant que les parents ou l’assistante d'éducation fassent la lecture à
l’enfant si besoin est, et non qu’ils lui racontent ou résument l’histoire. ▪ Logiciels ELMO, Lirebel, 1000 mots,
▪ Eviter les documents trop chargés Kindoll
▪ Etre vigilant à la disposition du texte dans la feuille (mise en page, texte aéré, interligne
1 ½ , police Arial 12, Times ou Verdana 14 ou Comic Sans MS) ▪ Conscience phonologique, Ed. Chenelière
▪ Laisser lire avec le doigt, autoriser un cache mobile ou un curseur
▪ Renforcer l'utilisation des éléments de repères et structures type plans, sommaires,
index, titres, soustitres, typographie, ponctuation..
1.1 ▪ Utiliser la lecture par imprégnation syllabique et assemblage syllabique. Elle a pour ▪ Coffrets aux éditions de la Cigale
but de soulager la mémoire de travail en évitant le passage par le phonème Ecole maternelle pré lecteurs : Jeu
Discriminer ▪ Lecture par opposition syllabique en couleurs pédagogique qui développe les
les phonèmes ▪ Effectuer des exercices de conscience phonologique : discrimination, suppression, habiletés phonologiques de l'enfant
inversion, fusion, segmentation de syllabes et de sons (surtout en GS, CP et CE1). Ecole primaire lecteurs : jeu
• Différentier les lettres phonétiquement proches en utilisant des gestes. pédagogique qui, tout en développant
• Aider l'élève à segmenter et repérer les phonèmes et les autres unités sonores en utilisantles habiletés phonologiques entraînent
les couleurs, les gestes l'enfant à faire correspondre des lettres
• Remplacer les représentations auditives par des représentations visuelles et aux groupes de lettres, aux phonèmes,
kinesthésiques à partir d'images, qu'il observe…
1 LE LANGAGE ECRIT
DIFFICULTES REMEDIATIONS POSSIBLES SUPPORTS
1.1 • Compléter les exercices de méthodes par un travail de conscience phonologique ▪ Livret : lire au cp voie phonologique
Tâches phonologiques et métaphonologiques Unités fiche C3, C4 et B4
Discriminer ▪ Balthazar découvre les phonèmes
-Répétition -Phrases
les phonèmes -Jugement de similarité (boule, poule, -Mots chez Hatier.
moule…) -Pseudo-mots ▪ Exercices progressifs de conscience
-Fusion (ba+bou+ti; [g], [k], [f] + al =…) -Syllabes phonologique, E. Peiffer, téléchargeables
-Segmentation (enlever la fin, le début…) -Rimes
-Comptage sur le site cognisciences de Grenoble
-Phonèmes
-Epélation (son des lettres ou nom) -Clusters (doubles consonnes)
-Acronymes auditifs

▪ Il peut être intéressant d’associer à chaque unité un symbole différent : un carré


pour les mots, un gros rond pour les syllabes, un petit pour les phonèmes…
1.2 ▪ Favoriser l’épellation des mots le plus vite possible (le son et le nom de la lettre).
▪ Ne pas enseigner la découverte de graphies proches à la suite (ou/on, m/n, p/b…)
Discriminer ▪ Les exercices de discrimination nécessaires seront reportés à plus tard, quand
les graphèmes chaque graphie sera séparément assimilée.
▪ Créer un alphabet en pâte à modeler
▪ Colorer les digraphes ou les trigraphes qui sont toujours plus difficiles à acquérir
1.3 ▪ Eviter de faire lire l'élève à haute voix devant la classe sauf s'il le souhaite. Fluence de lecture aux Editions de la Cigale
▪ Le laisser lire avec le doigt qui suit.
Lire ▪ Donner à l'avance le texte qui sera utilisé en classe, accompagné de l'enregistrement
à voix haute de sa lecture sur cassette audio
1.4 ▪ Baliser les textes par des codes de couleur soulignant ou surlignant des points
essentiels d'analyse ou de données
Comprendre ▪ Aider l’enfant à accéder à une représentation mentale de ce qu’il lit (se faire un film)
un texte ▪ Proposer des lectures silencieuses courtes, suivies d'une explication orale pour
expliquer ce qui a été compris et retenu.
▪ Faire l’organisation temporelle d’un texte à l’aide d’une ligne du temps.
1 LE LANGAGE ECRIT
DIFFICULTES REMEDIATIONS POSSIBLES SUPPORTS
1.4 ▪ S'assurer de la compréhension d'un texte ou de consignes en demandant à l'élève
de reformuler
Comprendre ▪ Utiliser le mime, des images, des films vidéos ou des dessins.
un texte ▪ Utiliser la stratégie lexicale comme stratégie passerelle pour comprendre les phrases
▪ On peut user et abuser des tableaux, des schémas pour fixer les différentes étapes
d’un récit.
▪ Lorsque cela est possible, on peut faire produire des dessins, des schémas pour
résumer l'histoire : cela a l’avantage de favoriser à la fois la compréhension et la
mémorisation.
▪ Expliquer au fur et à mesure ce qui peut présenter des difficultés pour la
compréhension du texte
▪ Travailler avec  les couleurs pour baliser la structure du texte : faire surligner les
mots importants, les points clés.
▪ Travailler le sens du mot dans la phrase (ex. : s’il y a confusion entre bain/pain, le
sens de la phrase va être affecté).
▪ Le rétroprojecteur ou le vidéo projecteur sont des outils à utiliser sans modération :
on peut projeter le texte et faire le repérage ensemble avant de passer à un travail plus
personnel, plus individuel
▪ Favoriser la prise d'indices et les inférences : surligner, poser des questions avant la
lecture
▪ Numéroter les informations dans l’ordre.
▪ Mettre entre parenthèses les informations essentielles par opposition à celles qui
sont secondaires.
▪ Pister l’élève sur les éléments importants dans le texte à lire.
▪ Utiliser une fiche descriptive.
1 LE LANGAGE ECRIT
DIFFICULTES REMEDIATIONS POSSIBLES SUPPORTS
1.4 ▪ Amener les élèves à faire des prédictions.
▪ Mettre en caractères gras ou surligner les mots sur lesquels il est important de
Comprendre s'arrêter
un texte ▪ Inclure au bas du texte une liste de synonymes ou des pictos qui réfèrent à des mots du
mots du texte pour en faciliter la compréhension.
▪ Servir de modèle et montrer comment on réagit quand on réalise qu’on ne
comprend pas un mot, une expression ou une phrase.
▪ Démontrer différentes façons pour comprendre :
. utiliser le petit mot à l’intérieur du grand
. retourner lire la phrase précédente
. lire la phrase qui suit
. utiliser les illustrations
▪ Suggérer aux enfants d’utiliser pendant quelque temps les signets «Je comprends»
et «Je ne comprends pas» pour signaler régulièrement leur état de compréhension.
▪ Cibler les paragraphes dans lesquels l'élève peut trouver les informations importantes et
demandées
2 LE LANGAGE ECRIT
DIFFICULTES REMEDIATIONS POSSIBLES SUPPORTS
▪ Favoriser l'interrogation orale à l'évaluation écrite
▪ Favoriser les exercices à trous (pour éviter de trop écrire).
▪ Pour un questionnaire de lecture, on peut privilégier le QCM ou une formule dans
laquelle des réponses brèves sont à donner
▪ S'assurer que l'élève a un support écrit correct pour travailler (document aéré)
▪ Favoriser l'accès à l'informatique et notamment au correcteur orthographique des
traitements de texte
▪ Autoriser l'élève à utiliser un répertoire de mots personnels ou de la classe.
▪ Passer par dictée à l'adulte
ECRIRE ▪ Tenir compte des difficultés dans le barème. Si les fautes d’orthographe ou
parfois des fautes d’accord ne pénalisent pas l'élève pour sa note, les fautes de
syntaxe, le manque de vocabulaire, le contenu sont bien comptabilisés.
Certains points de grammaire travaillés en classe interviennent aussi dans la note,
mais le professeur l’avertit pour qu'il sache sur quoi faire porter ses efforts en langue.
▪ S'assurer que le sujet est bien compris
▪ Donner des règles de présentation précises
▪ Pour faciliter la lecture, le professeur peut taper le travail en corrigeant les fautes
qu’il ne comptabilisera pas (orthographe, conjugaison…).Le travail de réécriture peut
alors se faire sur un texte plus lisible
▪ Attribuer un temps de relecture plus long et le plus souvent ciblé sur un point précis
▪ Ne pas le pénaliser à cause d’une orthographe défectueuse (en dehors de la dictée) ▪ L'orthographe illustrée chez Ortho
▪ Préférer les dictées courtes, à trous, à objectifs. Editions
L'orthographe ▪ Passer des contrats sur le nombre de fautes ou sur la nature des fautes ▪ Mallette d'entraînement visuel aux
▪ Proposer en parallèle une notation positive (points par mot bien orthographié ou par Editions de la Cigale
difficulté surmontée).
▪ Ne pas le laisser corriger seul ou sans outils une dictée (auto correction à proscrire)
2 LE LANGAGE ECRIT
DIFFICULTES REMEDIATIONS POSSIBLES SUPPORTS
▪ Rechercher avec lui le pourquoi de ses fautes d’orthographe.
▪ Donner une dictée à choix multiples ou à trous
▪ Proposer de faire une dictée dialoguée avec les copains dyslexiques. Ils réfléchissent
ensemble à la bonne solution
▪ Faire prononcer ce qu’il écrit (synchronisation auditivo-graphique).
▪ Tracer des mots avec le doigt en synchronisme à la parole.
▪ Refaire le tracé les yeux fermés (de mémoire) en verbalisant le mot.
L'orthographe ▪ Réaliser une séance de structuration
1. Prendre une photo du mot : mettre dans ta tête le mot entier avec son image
pour le retrouver plus tard
2. Voir toutes les lettres du mot dans le bon ordre.
3. Fermer les yeux et voir le mot et son image.
4. Vérifier avec le modèle si le mot est complet.
5. Écrire le mot.
▪ Épeler le mot à l’envers, puis à l’endroit. Cela oblige à une visualisation du mot
▪ Faire un rapport nombre d'erreurs par rapport au nombre de mots écrits
2.1 ▪ Constituer un répertoire orthographique :
Dans un premier temps, avec des mots que l’enfant a appris en classe.
A l’introduction de nouveaux mots, présenter l’image associée au mot et renforcer par
une expérience vécue (association orthographe-sémantique).
• Faire évoquer un mot à l’enfant en le faisant « voir » ce mot écrit « dans sa tête ».
• Faciliter l’évocation par l’utilisation des images, utilisées lors de l’apprentissage des
Orthographier entités images-mots écrits.
les mots • Mettre à la disposition des enfants un dictionnaire imagé.
irréguliers • Utiliser des canaux visuo-kinesthésiques et graphiques (perception), et accompagner
chaque nouveau mot d’une reproduction de mémoire, à court et à long terme.
• Eviter le recours systématique au dictionnaire ; lui préférer un répertoire personnel,
simple constitué progressivement.
• Travailler les exercices sur les familles de mots, préfixes, suffixes, lettres muettes
• Proposer des phrases à trous avec suggestion de mots orthographiquement voisins
2 LE LANGAGE ECRIT
DIFFICULTES REMEDIATIONS POSSIBLES SUPPORTS
2.2 ▪ Apprendre plutôt les mots par famille étymologique.
Utiliser ▪ Utiliser les démarches vues en lecture pour la discrimination des phonèmes
l'orthographe ▪ Constituer un répertoire phonologique : un son, une image, un mot représentatif du
phonétique son
2.3 ▪ Passer un contrat avec l'élève en fonction de ce qui a été travaillé en cours : par
exemple, après une leçon sur l’accord du verbe et son sujet, l'élève doit faire très
Respecter les attention aux accords mais aussi à ceux de l’adjectif qualificatif et du nom ; par
règles d'accord contre, l'enseignant ne compte pas les erreurs d’orthographe à l’intérieur  des mots.
▪ Utiliser des codes de couleurs pour faire émerger les accords dans les groupes
nominaux et syntaxiques
2.4 • Se calquer sur des modèles de structure de phrases, en utilisant des phrases • Travail de la morpho-syntaxe avec la
lacunaires méthode des jetons chez Ortho Editions
• Utiliser des repères visuels : une classification par couleur ou par forme
Respecter les pour aider à démêler les constituants de la phrase. • La grammaire en couleurs de Maurice
constructions • Remettre des phrases en ordre. Laurent
syntaxiques • Faire évoquer l’élève sur le sens de la phrase pour en vérifier la structure.
• Dans un premier temps, présenter des phrases qui contiennent un lexique simple et
connu de l’enfant.
• Complexifier et allonger progressivement les modèles.
• Proposer des phrases à compléter :
• Cacher un mot dans une phrase et faire deviner ce mot par l’élève.
• Commencer à dire une phrase et demander aux élèves de la compléter
▪ Le mime, le dessin ou des images en séquences peuvent être des supports
d’imagerie mentale qui servent à comprendre, à s’approprier, à conceptualiser et à
synthétiser la phrase.
▪ Eviter les explications par le “vide” ex. : «L’adjectif est le mot qui peut se supprimer.»
Le dyslexique peut supprimer tout et n’importe quoi, cela ne lui pose aucun problème
Favoriser les formes affirmatives plutôt que négatives : définir par "ce que c’est" plutôt
que par "ce que ce n’est pas".
2 LE LANGAGE ECRIT
DIFFICULTES REMEDIATIONS POSSIBLES SUPPORTS
2.5 • Dresser un tableau à trois colonnes : passé / présent / futur. Inscrire sur ce tableau
tous les temps et placer quelques exemples. Quand l’élève veut écrire, ce tableau sert
de référence s’il en a besoin (fiche mémoire).
Organiser • Pour éviter le blocage, on peut fournir, lorsque cela est possible, un support en
son texte images ou encore un plan afin que l'élève puisse se lancer dans l’écriture.
• Permettre à l'élève de narrer à l'oral ou au dictaphone ce qu'il a l'intention d'écrire
• Pour faire la différence entre le contenu et la forme du devoir, le professeur peut
utiliser deux couleurs pour la correction (rouge pour les fautes de langue, vert pour
les annotations concernant le contenu) : il devient plus facile l'élève d’améliorer
certains passages lors d’un travail de réécriture sur une partie du devoir.
• Faire l’organisation spatiale et temporelle d’un texte.
• Vérifier la structure de ses idées à l’oral avant de les mettre à l’écrit.
On peut le faire à partir de questions : où, quand, comment, qui et quoi.
• Fournir un cadre de rédaction
• Permettre à l'élève de dessiner, de schématiser son récit avant de l'écrire : le
recours au schéma heuristique peut s'avérer très efficace pour l'agencement des idées
• Utiliser une grille de relecture pour permettre la réécriture des textes
• Apprendre à repérer les indicateurs de temps, les connecteurs logiques pour
structurer le récit
2.6 ▪ Eviter au maximum de le faire copier. Ne demander qu’une ou deux lignes
parfaitement écrites. Le reste sera photocopié à partir du travail d’un camarade.
Copier et ▪ Pour les exercices d’entraînement, préférer la photocopie à la copie.
prendre des ▪ Préférer la copie avec le texte à côté de l’élève à la copie avec le texte au tableau
notes ▪ Fractionner le texte, accentuer les repères visuels (souligner, surligner, espacer les
paragraphes et les retraits…)
▪ Présenter des cours à trous : l'élève n'a qu’à les remplir avec les termes importants
qui concernent la leçon,
▪ Donner le cours sur un polycopié.
▪ Avec l’aide de l’enseignant, instaurer une méthodologie de la copie :
l'aider à comprendre son fonctionnement (ex : copie lettre par lettre ou mot par mot),
regarder, cacher ce qu’il a lu (afin de mémoriser), écrire et vérifier ce qu’il a écrit,
éventuellement, l’encourager à subvocaliser si cela l’aide à mémoriser
▪ Autoriser les abréviations, donner alors des codes d'abréviations
3 LE LANGAGE ORAL
DIFFICULTES REMEDIATIONS POSSIBLES SUPPORTS
▪ S'assurer du contatc visuel avec l'enfant • Attention, j'écoute, Editions
▪ Accentuer les mots importants Chenelière
▪ Nommer l’enfant lorsqu’on s’adresse à lui. • Mallette d'entraînement auditif,
▪ Etablir un contact visuel, éventuellement un contact physique (main, épaule). Editions de la Cigale
RECEVOIR ▪ Mimer le langage lorsque c’est nécessaire. • Rythmes et jeux de langage
▪ Exagérer les gestes pour marquer l’imagination. de la maternelle au collège
▪ Soigner le flux de langage de l’adulte: la prosodie, l’intonation, l’intention. chez Retz
▪ Ajuster la complexité du message verbal.
▪ Ralentir le débit verbal.
▪ Ne pas lui demander de faire autre chose en même temps (copier en écoutant une
consigne orale).
▪ S’appuyer éventuellement sur des pictogrammes.
3.1 ▪ Permettre à l'enfant de répéter le message entendu
▪ Lui permettre de dessiner ce qu'il a compris
Comprendre les ▪ Limiter la quantité d’information pour une consigne donnée.
consignes ▪ Ne donner qu’une consigne à la fois.
▪ Privilégier les consignes claires, simples, en nombre limité
▪ Demander à l'élève de reformuler la consigne avec ses propres termes
▪ Pour les consignes complexes : ordonner les tâches sous forme de phrases courtes
et simples, graduer progressivement les difficultés
▪ Laisser une trace écrite (pictogrammes) des mots importants ou des mots clés
▪ Effectuer une première fois la consigne avec l'élève
▪ Poser des questions pour permettre à l'enfant de repérer la tâche à accomplir, la
procédure et les critères de réussite
▪ Effectuer une démonstration
3 LE LANGAGE ORAL
DIFFICULTES REMEDIATIONS POSSIBLES SUPPORTS
3.2 ▪ Utiliser le mime, des images, des films vidéos ou des dessins.
▪ Employer des stratégies verbales :
Comprendre le • Ralentir le débit.
contenu d'un • Augmenter la redondance : paraphrases, synonymes, exemples, répétitions.
discours oral • Parler de ce qui se trouve dans l’entourage immédiat.
• Contrôler l’intonation.
• Formuler des phrases courtes, en mimant simultanément.
▪ Utiliser des mots de vocabulaire connus de l’enfant.
▪ Introduire petit à petit des phrases plus compliquées.
4 LE LANGAGE ORAL
DIFFICULTES REMEDIATIONS POSSIBLES SUPPORTS
4.1 ▪ Ne pas contrarier le langage de l’enfant lorsqu’il devient un outil de communication. • Une phrase à la fois, Editions
▪ Ne pas hésiter à a voir recours aux pictogrammes qui permettent l'évocation et la Chenelière
Parler de mémorisation des mots
manière ▪ Enrichir le message verbal avec : des dessins, des films, des images, des mimes...
intelligible ▪ Inciter à utiliser la gestualité et le langage du corps pour compléter le message
▪ Valoriser la prise de parole.
▪ Reformuler éventuellement son message pour éviter les commentaires négatifs
(sans lui faire répéter).
▪ L’aider en lui donnant des indices, des points d’appui (gestes, début du mot,
image) ou un choix de réponses (amorce des phrases de poésie).
▪ Rendre disponibles les aides visuelles pour faciliter la communication.
4.2 ▪ Travailler les classements de mots par champ sémantique
▪ Travailler les synonymes, les contraires et les polysémies avec supports visuels
Utiliser un ▪ Travailler les mots dans leur contexte.
vocabulaire ▪ Créer des outils de référence (répertoires).
riche ▪ Tenir compte du vocabulaire spécifique à une matière, une situation. (Listes de
mots spécifiques en fonction d’un contexte : météo, histoire, art, EPS,…)
▪ Utiliser les techniques d’association et de conservation pour la mémorisation des
mots, des outils de référence.
▪ Travailler si possible avec des expressions complètes, plutôt que des mots isolés
▪ Sensibiliser les enfants aux règles morphologiques de formation des mots : pointer
les radicaux, les terminaisons, les suffixes, les préfixes,…
4 LE LANGAGE ORAL
DIFFICULTES REMEDIATIONS POSSIBLES SUPPORTS
4.3 ▪ Utiliser des jetons : l'élève en pousse un à chaque mot prononcé.
Respecter un ▪ Répéter ce que l’enfant a dit en structurant la réponse.
ordre ▪ Produire des phrases courtes à l'oral (S + V + Cplt) même si c'est au détriment de la
syntaxique prononciation. Il faut s'en tenir qu'à unseul objectif et une seule tâche à la fois.
4.4 ▪ Utiliser une carte d’exploration pour organiser les connaissances.
Produire un ▪ Lors d'un compte-rendu oral, donner le droit de préparer un dessin pour rappeler
discours ce qui a été vu (un film, une sortie, un livre…).
informatif ▪ Utiliser les démarches vues en écriture pour l'organisation textuelle
5 LES MATHEMATIQUES
DIFFICULTES REMEDIATIONS POSSIBLES SUPPORTS
▪ Dans la correction faire la distinction entre erreur de calcul et erreur d’écriture ▪ Dictionnaire des mathématiques de
▪ Ne pas pénaliser un résultat avec des chiffres formés à l’envers Stella Baruk
▪ Constituer un répertoire illustré des termes de géométrie.  ▪ Logiciel libre La course aux nombres
▪ Se servir des objets de la vie courante, des jeux de construction pour aborder les téléchargeable sur unicog.org
concepts géométriques. ▪ Comptes pour petits et grands de Stella
▪ Permettre le travail par imitation avec des entraînements répétés pour que l'élève Baruk
mémorise les faits arithmétiques
▪ Passer par des représentations concrètes et images pour donner le sens des nombres
▪ Procéder par les 4 étapes suivantes :
1. Manipulation
2. Manipulation + code
3. Code + manipulation pour vérifier
4. Code seul
▪ Permettre à l’élève de se constituer et de recourir aux aides mémoire avec les
nombres écrits en chiffres, en lettres, les doubles, les moitiés, les fractions simples,
les symboles, les signes, les tables, des opérations « modèles » posées et effectuées
avec les retenues (indiquant pour chacune la terminologie)
▪ Constituer un répertoire illustré de construction / termes / symboles géométriques
(parallèles, perpendiculaires, polygones, triangles).
5.1 ▪ Différencier par un code de couleur, chiffre des unités, des dizaines, des centaines,
des milliers.
▪ Pointer l'inversion des nombres si c'est le cas mais ne pas la sanctionner si le résultat
est bon
Lire et écrire ▪ Marquer la bonne écriture du nombre sans rayer le nombre inscrit par l’élève ce qui
les nombres pourrait lui faire croire que son raisonnement est faux.
▪ Associer la comptine numérique aux déplacements d'objet avec un changement
d'espace clair
▪ Reprendre la base même du nombre, c'est-à-dire la construction de quantité
(collection en paquets de10…). Le lien peut ensuite être possible entre la quantité
et le nom du nombre et l'écriture arabe : cel apermet de passer du concret à l'abstrait
5 LES MATHEMATIQUES
DIFFICULTES REMEDIATIONS POSSIBLES SUPPORTS
5.2 ▪ En calcul mental, accepter qu’il se serve de ses doigts
Calculer ▪ Proposer très tôt d’utiliser la calculatrice pour vérifier ses résultats ou résoudre des
mentalement problèmes dont la difficulté principale est la logique
▪ Utiliser un support visuel sur la table comme une file numérique avec curseur pour
permettre à l'élève de se repérer
Entraîner le calcul mental en utilisant des cartes/éclairs.
▪ L’aider à trouver des supports mentaux.
5.3 ▪ La présentation en colonne est souvent nocive : on peut préférer une présentation en Logiciel libre Posop
Utiliser les ligne en ajoutant si besoin un code de couleurs : 35 + 123 = 158
techniques ▪ Faciliter la pose des opérations par des colonnes et des repères de couleurs
opératoires
5.4 ▪ Dessiner le problème quand cela est possible
Résoudre un ▪ Ecrire la signification des nombres pour leur donner du sens
problème ▪ Visualiser les verbes d'action :
ceux qui demandent un dessin (tracer, dessiner, marquer, construire…)
ceux qui demandent un calcul (effectuer, calculer, réduire…)
ceux qui permettent de dénombrer, catégoriser, recenser…
▪ Proposer une fiche mémoire sur les étapes à suivre pour résoudre un problème
▪ Travailler à partir de situations concrètes, vécues
▪ Encourager à souligner, encadrer, annoter les énoncés.
▪ Aider à repérer les formules qui renvoient à l'activité opératoire adéquate, à mobiliser
les savoirs pertinents en éliminant les savoirs inutiles.
6 SE REPERER / S'ORGANISER
DIFFICULTES REMEDIATIONS POSSIBLES SUPPORTS
6.1 ▪ Donner des repères temporels solides (se référer régulièrement à l’emploi du temps
inscrit au tableau, à la pendule, …)
Se repérer ▪ Annoncer le contenu des séances avant de commencer
dans le temps ▪ Faire des bilans quotidiens, hebdomadaires, mensuels
▪ Utiliser des calendriers pour la journée, la semaine et le mois et les commenter avec
l'enfant.
▪ On peut aussi se référer à un calendrier horaire
▪ Marquer les transitions en indiquant que la fin de l'activité est proche
▪ Laisser en sous main l'emploi du temps. L'enfant déplace dessus une gommette au
fur et à mesure de l'avancée des activités
▪ Etablir des rituels simples qui pourront se complexifier par la suite : les planifier de
façon détaillée et illustrée
6.2 ▪ Lors de la copie au tableau, changer de couleur à chaque passage à la ligne coffret La cigale
▪ Ritualiser l'utilisation du tableau : une zone avec le vocabulaire nouveau, une zone Ecole maternelle et école primaire :
Se repérer avec le plan, une zone pour les devoirs.. jeu pédagogique qui développe
dans l'espace ▪ Aider à l’organisation dans la feuille (code couleur) l'attention visuelle et la facilité de repérage
On démarre au feu vert (matérialise la gauche de la feuille, de la table, le bouton gauche des indices dans l'espace feuille.
de la souris… et on s’arrête au feu rouge (matérialise la droite de la feuille, de la table,
le bouton droit de la souris).
▪ Repérage dans la feuille : on complète le code couleur pour faciliter l’écriture avec un
vocabulaire qui sollicite l’imagination
- les lettres ont les pieds par terre: ligne de terre, marron,
- les petites lettres s’arrêtent à l’herbe: ligne de l’herbe, verte,
- les grandes lettres vont jusqu’au ciel : ligne du ciel, bleue,
- certaines descendent sous la terre: ligne de feu, rouge (ou grise, les cailloux),
- et bien sûr, à gauche, feu vert, on démarre; à droite, feu rouge, on s’arrête.
▪ Effectuer des déplacements dans l'établissement en fixant des repères (visuels ou
anecdotiques) avec l'élève. Imaginer avec lui des scénarios de déplacement pour
permettre des représentations mentales et fixer ces repères.
6 SE REPERER / S'ORGANISER
DIFFICULTES REMEDIATIONS POSSIBLES SUPPORTS
6.3 ▪ Utiliser des mots-clés : chercher à travailler les mots importants et notamment les
verbes des consignes et associer des pictogrammes à ces verbes.
S'organiser ▪ Indiquer le plan de la leçon et les objectifs à atteindre
▪ Faciliter l’organisation du cartable de l’élève en utilisant par exemple un code couleur
par matière qui se retrouve à tous les niveaux : feuilles, classeur, livre…).
▪ Confectionner un emploi du temps où chaque discipline a sa couleur (couleur reprise
par une gommette sur le livre et le cahier) ou son pictogramme
▪ Afficher cet emploi du temps à la maison et en classe (aide à la préparation du
cartable)
▪ Envisager l'utilisation pour les plus grands d'un trieur. Dans ce cas il n'est plus
nécessaire de transporter les différents cahiers ou classeurs à chaque séance scolaire,
le seul trieur suffit. Il faut alors un système de rangement et classement efficace et sûr.
▪ Vérifier la prise des notes et des devoirs (tutorat).
▪ Accepter l’utilisation de pastilles de couleur pour le repérage.
▪ Vérifier le cahier de texte et l'aider à s'organiser avec des objectifs d'autonomie et
d'organisation à long terme
7 AGIR
DIFFICULTES REMEDIATIONS POSSIBLES SUPPORTS
7.1 ▪ Décortiquer les tâches complexes en de multiples petites actions qui pourront être
décrites verbalement
Motricité ▪ Débarrasser le bureau de tout ce qui pourrait être encombrant
globale ▪ Placer l'élève dans la classe de manière à lui faciliter les déplacements jusqu'à la porte
au bureau et au tableau
7.2 ▪ Désigner un secrétaire pour la prise des devoirs Logiciels d'aide aux tracés géométriques
▪ Apprendre l'orthographe à l'oral Logiciels de prédiction lexicale
Motricité fine ▪ Utiliser des stylos qui glissent bien sur la feuille Logiciels de reconnaissance vocale
▪ Ne pas multiplier les typographies si l’enfant peine trop. Pour le tracé des lettres, voir fiche TICE
vérifier si l’enfant s’approprie ou non le guidage habituel sur consignes spatiales.
▪ Il existe des méthodes d’apprentissage du tracé des lettres par guidage verbal,
sans consignes spatiales (méthode de Mme JEANNOT ou méthode ABC boum)
▪ Insister sur la tenue du crayon et sur le geste graphique, expliquer le trajet des lettres
ou des enchaînements inadéquats (exemple : en GS et CP, insister pour que l'enfant
fasse les « a » et les « o » à l'endroit ; en GS l'écriture du prénom en lettres cursive
doit se faire avec un modèle indiquant les points d'attaque du crayon (point) et le sens
d'écriture (flèches). On pourra encourager l’enfant à verbaliser lui-même.
▪ Utiliser un surlignage de l’interligne souhaité
▪ Veiller à la bonne installation de l’élève au bureau : pieds au sol ou sur un calepieds,
coudes au niveau du plan de la table. Les exercices sur plan vertical sont parfois
intéressants au début des apprentissages mais il peut être par la suite difficile de passer
à l’écriture sur un plan horizontal (une phase de transition avec un plan incliné est alors
nécessaire).
▪ Eviter de multiplier les types d’écriture (majuscules bâton, cursive, script) pour
faciliter l'acquisition et l'automatisation au moins d'une graphie.
▪ Pour les exercices d’entraînement, préférer la photocopie à la copie.
▪ Permettre l'accès à l'ordinateur pour le traitement de texte et les tracés géométriques
8 MEMORISER
DIFFICULTES REMEDIATIONS POSSIBLES SUPPORTS
▪ Eviter les documents trop chargés, l'aider à mettre en relief les mots-clefs de la leçon
(souligner, surligner, utiliser la couleur)
▪ Autoriser l’élève à utiliser des fiches mémoire.
▪ Faire en sorte que l'élève apprenne ses leçons à partir d'un support dactylographié
ou s'assurer que le texte recopié est lisible
▪ Accepter qu'il récite avec un support aide-mémoire
▪ Fournir les leçons enregistrées pour qu'il puisse les apprendre en les écoutant
▪ Faire reformuler, en début de cours, les notions apprises lors du cours précédent.
▪ En fin de cours, faire ressortir les notions essentielles
▪ Annoncer clairement en début de cours sur quoi va porter la leçon.
8.1 ▪ Les temps d'évocation, de synthèse, de reformulation doivent être fréquents en
sollicitant un maximum de concentration de la part des élèves. Ces temps permettent
de mémoriser les différentes connaissances en classe en les répétant souvent. A ce
Mémoire moment là, l'apprentissage se fait principalement à l'oral.
transitoire ▪ Rythmer certains apprentissages : tables de multiplication, comptines
▪ Partager, fractionner les tâches à accomplir.
▪ Amener l’élève à se construire un référentiel des règles apprises et à les illustrer à
l'aide d'exemples personnels
▪ Donner régulièrement des exercices courts et répétitifs dans la formulation et dans le
contenu pour créer des automatismes.
8 MEMORISER
DIFFICULTES REMEDIATIONS POSSIBLES SUPPORTS
8.2 ▪ Vérifier la bonne compréhension du résumé, faire dégager et souligner les mots à Pour aider à l'apprentissage des tables
retenir en priorité et à savoir écrire de multiplication : logiciels libres 7X8
▪ Faire reconstituer la leçon à partir des mots clés ou multiskate
Mémoire ▪ Accorder un délai suffisant pour échelonner l’apprentissage (fractionnement,
à long terme répétition)
▪ Solliciter la mémoire en privilégiant l’analogie, la réévocation,
▪ Proposer des outils « aides mémoire » :
- outils personnalisés : fiches, sous-mains, carnet…
▪ Varier les modes de présentation:
- visuel : image, document, pictogramme, schéma…
- auditif : cassette, chant…
- kinesthésique : geste, posture, fabrication…
▪ Varier les outils de présentation : rétroprojecteur, vidéoprojecteur, tableau, affichage
▪ Aider l'élève à développer des stratégies de catégorisation, à relier les informations à
ses connaissances antérieures. L'utilisation de schéma de type heuristique peut être
efficace pour aider à l'organisation de ces informations
▪ Rythmer les activités.
▪ Donner des répertoires d’objectifs afin de mettre en lien la tâche, son sens et ses
finalités.
▪ Donner des indications détaillées pour aider les révisions à la maison.
▪ Développer des outils de mémorisation. Ces référentiels seront laissés à disposition
afin de permettre leur utilisation (y compris lors des évaluations). Il peut s’agir de
tableaux de conjugaison, des tables de multiplication, du dictionnaire avec un
abécédaire présenté verticalement, …)
▪ Renforcer la mémoire à long terme par des exercices de reproduction à intervalles
variés
9 SE CONCENTRER
DIFFICULTES REMEDIATIONS POSSIBLES SUPPORTS
▪ Poser le cadre
▪ Mettre en place des rituels et des routines
▪ Encourager l'enfant en soulignant ce qui a été réussi dans un travail par exemple
9.1 ▪ Faire un planning pour chaque jour afin qu’il se repère ou fur et à mesure de la
journée.
Réfléchir avant ▪ Bien structurer les activités et montrer à l’enfant comment il peut s’organiser.
d'agir ▪ Diviser les tâches à réaliser en étapes très concrètes pour qu’il sache ce qu’il doit
faire à chaque moment. Si c’est nécessaire, coller un papier sur la table avec les
étapes à suivre.
▪ Le féliciter lors de réussites même partielles. L’encourager surtout quand il a
commencé à acquérir les bonnes stratégies d’organisation, pas exclusivement lorsqu’il
a de bons résultats.Le but est qu’il arrive à s’organiser lui même dans sa propre vie.
▪ Inhiber l’impulsivité si elle existe :
– débuter la tâche après la lecture de la consigne
– écrire "quand je te donne le crayon", le reposer après chaque séquence…
– laisser les mains sur la table
– au départ, on peut aider l’enfant par un maintien contenant.
9.2 ▪ Le placer devant, àcôté d'un élève calme, au centre du tableau, loin de la fenêtre et de
la porte d'entrée
Rester attentif ▪ Préférer dans un coin dépouillé, au calme, sans être dérangé = supprimer tous les
distracteurs : pas ou peu de posters aux murs, peu de matériel sur la table (juste ce
qu’il faut)
▪ Donner des consignes simples. Éviter les doubles consignes et les tâches complexes,
avec programmation ou succession de tâches, ainsi que les réponses en choix
multiples.
▪ Décomposer systématiquement en étapes et expliciter la trame logique ou
raisonnementale.
9 SE CONCENTRER
DIFFICULTES REMEDIATIONS POSSIBLES SUPPORTS
9.2 ▪ Si besoin donner quelques repères : couleurs, surlignages…
Par exemple, noter les étapes, les stratégies sur un tableau, un graphique… avec des
Rester attentif couleurs, des repères… mais ces aides ne doivent ni surcharger, ni devenir des
distracteurs.
▪ Réaliser avec l’enfant des aides mémoire simplifiés. S’aider des catégorisations, des
classements, des suites logiques…
▪ Soutenir les tâches verbales par du matériel visuel simple et dépouillé.
Il est important de tenir compte du fait qu’il est capable de faire les activités
séparément, mais pas ensemble. Pendant le cours on va essayer, par exemple, de ne
pas lui parler s’il est en train de faire un exercice…
▪ Lui donner les consignes une par une et très précisément
▪ Organiser une alternance de temps de travail et de temps de repos.
▪ Faire sortir l’enfant ou lui permettre d’interrompre régulièrement des activités
lorsqu’il ne se contrôle plus (par exemple, en lui demandant d’aller chercher des
photocopies).
▪ Convenir d’un code qui l’aide à contrôler son impulsivité (par exemple, participer à
un système de points)
▪ Il peut également être intéressant de se fabriquer des caches de toutes les tailles pour
faciliter sans être perturbé par d’autres éléments le repérage de certaines zones (cache
de lignes, de mots…).
▪ Introduire un code discret de rappel à la tâche en cas de distraction
▪ Dans le cadre d’un contrat, autoriser et préciser les moments pendant lesquels
l’enfant peut bouger dans la classe
▪ Mettre en place une fiche d’auto-évaluation du comportement
▪ Eviter de placer une leçon compliquée après une leçon ou des exercices ayant
demander une dépense d'énergie importante