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REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE

Union- Discipline -Travail

PATHOLOGIES ET ENTRETIEN
DU BATIMENT

PROFESSEUR : ETUDIANT :

M.YOH Patrick TRAORE CANE STEPHANE


SOMMAIRE

AVANT-PROPOS

I-Intitule du cours

II-Présentation

III-Domaine de définition

IV-Objectifs

V–Intérêts

VI-Prérequis

VII-Lexique

INTRODUCTION

PREMIERE PARTIE : Approche et définition.


Chapitre 01- De la pathologie

Chapitre 02- De l’entretien ; du bâtiment

Chapitre 03- De la pathologie et de l’entretien du bâtiment.

DEUXIEME PARTIE: Le bâtiment . (Description ; fonctionnement


et construction).
Généralités

Chapitre 04- Le bâtiment

La description

L’anatomie

La physiologie ou fonctionnement du bâtiment.

Chapitre 05- La notion de construction

Les matériaux et leur assemblage


La notion de joints

La notion de fissures.

TROISIEME PARTIE : La notion des pathologies en bâtiment

QUATRIEME PARTIE: Méthodologie d’étude et rendu d’expertise

en pathologie.

CONCLUSION
AVANT-PROPOS.

‘’De manière générale, l’objet bâtiment se présente aux yeux de


tous comme un élément a priori mécanique, statique (fondation,
structure, enveloppe). Nous le prendrons au niveau de ce cours
comme un élément bio, un élément vivant.
Comme tel, il est bon de savoir qu’a l’instar des êtres vivants, il
absorbe, digère, rejette, prend froid, à chaud, transpire… donc est
sujet aux échanges gazeux et physique de toutes sortes avec le
milieu où il est bâti. Dès sa mise en fonction (pratique), il est
perpétuellement en action et peu souffrir de ces différents états qui
le font constamment travailler.
S’il y a persistance de l’un de ces états (pathologie), le bâtiment à
l’instar de l’homme tombe malade. Si l’on ne lui apporte pas de soins,
il peut mourir de ces maladies (ruine- écroulement…).’’

YOH Patrick Goualy


I-Intitule du cours: Pathologies et entretien du Bâtiment.

II-Présentation

Cours spécifique et de spécialisation ; il requiert de l’apprenant


une bonne connaissance de la technologie du bâtiment. De
l’observation et un esprit de synthèse de connaissances relatives au
métier du bâtiment.
III-Domaine de définition: Bâtiment et Travaux Publics

IV-Objectifs

Objectifs généraux

-Maitriser le comportement du bâtiment par la connaissance


profonde de ces maladies. Savoir les diagnostiquer afin de bien poser
les ordonnances et les soigner. Enfin, pensez à leur entretien.
-Inculquer aux apprenants, la méthode d’études et de
présentation d’un rapport d’expertises concernant les pathologies et
l’entretien du bâtiment.

Objectifs spécifiques

- Définir le terme’’ pathologie’’ par apport au bâtiment eu égard à sa


définition fondamentale liée à la médecine.

- Mettre l’accent sur les matériaux usuels de construction (gravier,


sable, ciment, acier, verre, béton, parpaings ordinaires, géo-
béton, etc..) leur nature, leur faiblesse et leur force dans le temps
et l’espace. Leur emploi et les éventuelles précautions d’assemblage
avec d’autres.

- Traiter des fondations ; leur nature et leurs problèmes.

- Définir la notion de fissures.

-Définir la notion de joints


- Définir la notion d’entretien et de maintenance

- Enfin, inculquer la méthodologie d’étude et le rendu d’expertise


en pathologie du bâtiment ; avec étude de cas.

Objectifs pédagogiques et professionnels.

De plus en plus de bâtiments présentent des signes de faiblesse ; qui

résultent de mauvais entretiens ; de dégradations ; de malfaçons

diverses ; de pathologies. Des réparations sont très souvent

demandées pour remédier à cela. La reprise de travaux à ce niveau

n’est pas du tout évidence. Il faudrait pour cela des techniciens à

même de remédier à cela. Des techniciens capables de déceler ces

pathologies et les curer. Tel est l’intérêt de ce cours qui consiste à

notre niveau à inculquer les bases de cette formation aux étudiants.

V–Intérêts

VI-Prérequis

Prérequis (technologie du bâtiment ; dessin technique du bâtiment et

lecture de Plans)

Publics visés :

- Spécialistes du Bâtiment et des travaux publics (Architectes,


Ingénieurs et assimilés,…. pour spécialisation)
- Etudiants en fin de cycle
INTRODUCTION

Le bâtiment (tout service) est un objet conçu et fabriqué par

l’homme et pour l’homme. Ce faisant, il est le résultat d’une

association, d’une mise en œuvre de matériaux divers ayant chacun

des atouts et des faiblesses physiques autant que chimiques, le tout

dans un milieu naturel défini ; qui dans le temps joue sur ces

matériaux.

De manière générale l’objet bâtiment se présente aux yeux de tous

comme un élément a priori mécanique, statique (fondation,

structure, enveloppe). Or la notion de pathologie est un terme lié à

la médecine, aux maux qui touchent les êtres vivants. A ce titre, il

nous faudra alors considérer le bâtiment comme un élément bio, un

élément vivant ; pour une application efficiente au terme de

pathologie.

Comme tel, il est bon de savoir qu’a l’instar des êtres vivants, il

absorbe, digère, rejette, prend froid, a chaud, transpire… donc est

sujet aux échanges gazeux et physique de toutes sortes avec le

milieu où il est bâti. Dès sa mise en fonction (pratique), il est

perpétuellement en action et peu souffrir de ces différents états qui

le font constamment travailler.

S’il y a persistance de l’un de ces états, le bâtiment à l’instar de

l’homme tombe malade. Si l’on ne lui apporte pas de soins, il peut

mourir de ces maladies (ruine- écroulement…).


PREMIERE PARTIE : Approche et définition.

Chapitre 01- De la pathologie,

1.1-La pathologie : C’est l’étude des causes et symptômes d’une


maladie. Il s’en suit pour la cure, la recherche de l’agent pathogène
afin de lui procurer des remèdes appropriés
Pathos : Maladie
Logos : Etude

Chapitre 02- De l’entretien ; du bâtiment

1.2.- Le bâtiment : C’est tout édifice et construction à usage


d’activités humaines.
1.3.-L’entretien : ensemble des mesures propres à conserver et à
rétablir l’état exigé de l’ouvrage (ou de son état initial). C’est un
ensemble de mesures destinées à maintenir la valeur existante.

Chapitre 03- De la pathologie et de l’entretien du bâtiment

1.4- Pathologie du bâtiment : C’est l’étude des causes et symptômes


des maladies du bâtiment ; en vue de lui apporter une cure
appropriée et prodiguer des recommandations et de pourvoir à son
entretien.
DEUXIEME PARTIE: Le bâtiment. (Description ; fonctionnement et
construction).

Chapitre 04- Le bâtiment

Généralités

Nous nous intéresserons au bâtiment comme étant un élément


analogue à tout être vivant, un élément ‘’ BIO’’.

4.1- Définition

C’est une construction immobilière réalisée par intervention humaine


(du néolithique à notre temps) destinée à ;
- servir d’abris,
- se protéger des intempéries,
- à protéger ses biens,
- à servir pour des activités diverses,
- à manifester leur permanence comme fonction sociale, (école ;
prison ; magasin…etc.) culturelle, cultuelle, politique, historique….
Ces bâtiments ainsi construits sont de multiples fonctions et usages
tels ;
- le bâtiment familial,
- le bâtiment cultuel ;
- le bâtiment militaire ;
- le bâtiment de service (étable ; cuisine ; poulailler…).
Le bâtiment rassemblant quelque soient les lieux ; les mêmes
fonctions, il n’avait pas selon le culturel, les mêmes formes…les
peuples aussi construisaient selon la qualité et la persistance du
matériau en présence. De la hutte en feuilles des pygmées à l’igloo
des esquimaux en passant par les différentes cases en géo-
matériau( terre) de différentes peuplades d’Afrique et du Moyen-
Orient, le bâtiment s’est développé à travers le monde et la
constitution n’en est pas moins restée globalement la même, même si
la constitution des matériaux dépendaient de la nature des lieux.

4.2- L’Anatomie ou la description du bâtiment,

Le bâtiment est composé de ;


La partie Infrastructures ; composée des parties enterrées de celui-
ci (semelles, fondations, sous- bassement).
La partie superstructure ; composée des parties hors-sol
(structures et enveloppes) et de la toiture.
De manière générale un bâtiment est composé de trois grandes
parties.
- Les fondations

Image 1: La mise en place d'une semelle filante

- La partie enveloppe et structure

Image 2: Enveloppe et ossature d'un bâtiment

- La toiture (ossature +couverture).


Image 3: Ossature d'une charpente traditionnelle

4.3- La Physiologie ou le fonctionnement du bâtiment,

Le bâtiment comme tout objet fabriqué par l’homme est relatif à son
image. Pendant sa durée de vie, il exerce des fonctions, des activités
et subit des pressions que l’on peut classer comme suit :

- La fonction de réception,

Le bâtiment est un élément réceptif ; le plan offert doit être


fonctionnel par rapport aux activités qu’il recevra pour qu’il soit
agréable à utiliser.

- La fonction de sécurité et de protection ;

Le bâtiment terminé doit être stable ; solide et sécurisant. Les


structures devront être établies et correctement calculées.

- La fonction de respiration,

Le bâtiment a des échanges gazeux avec l’extérieur. Il doit avoir des


prises d’air (ventilation basse) pour permettre l’inspiration d’air frais
par des moyens de ventilation basses naturelles, mécanique ou V.M.C.
(ventilation Mécanique Contrôlée). Il doit aussi expirer (Ventilations
Hautes- VH) par des sorties d’air chaud (ventilations. naturelles,
mécaniques, automatiques).
- La fonction d’assainissement,

Par le biais ;
- Des installations sanitaires,
Les Fosses septiques, pour le traitement des eaux-
vannes (W.C)
Les Regards spécifiques, puits filtrants pour les eaux
ménagères (cuisine, douche, lavabo, buanderie)
Les Tuyaux d’évacuation, les caniveaux, pour les eaux
pluviales.
Des installations sanitaires,
- Des locaux attitrés pour les R.O.M. (Ramassage d’Ordures
Ménagères) pour les déchets solides domestiques.

4.4 Les pressions sur le Bâtiment

Naturellement, à la recherche perpétuelle de son équilibre


(travail des matériaux et ensemble de parties) et sous l’effet
des éléments naturels, il se produit des phénomènes.
(Frottements et déplacements physiques).

4.4.1- La chaleur

Effet de dilatation (matériaux, fissurations de dalles,


dilatation de toiture…)
4.4.2- Le vent

Soulèvement de toiture, défenestration.


4.4.3- Le froid

Craquèlement de matériaux, torsion des éléments bois,


rétractabilité des matériaux métalliques.
4.4.4- L’eau
Les inondations naturelles et accidentelles, l’humidité, les
remontées capillaires, les corrosions, les agressions.
4.4.5- Le sol
La qualité, les secousses, les séismes, les tsunamis.

Le bâtiment vieillit ;

Ainsi, sous l’action conjuguée de tous ces phénomènes, le bâtiment


prend un coup et vieilli. On lui prodiguera des cures pour rester
constamment fonctionnel et utilisable.

4.5- La nature des travaux en bâtiment

Généralités

Il est judicieux tous les cinq (5) ou dix (10) ans et selon le degré de
vices apparus, d’entreprendre des travaux sectoriels ou d’ensemble
pour le mettre en état. Ce sont :
4.5.1- Les travaux neufs,

Ce sont les travaux concernant l’exécution d’une nouvelle


construction depuis les fondations jusqu’à la finition. Ceci, en passant
par toutes les phases générales de la construction (Préliminaires,
Gros-œuvres, second-œuvres, Abords et Aménagements).
4.5.2 Les travaux de réhabilitation,

Ils concernent les travaux entrepris au niveau du bâtiment, tendant à


élever celui-ci à un niveau minimum de confort (structurel et social).
En réhabilitation, l’on touche très souvent aux structures, à
l’ossature qu’on peut modifier.
C’est aussi donner à un bâtiment, une nouvelle fonction ou sa
fonction d’antan en exécutant à son niveau, des travaux de Gros-
œuvres, de Second-œuvres et de finition à même de raffermir son
côté structurel et son enveloppe.
4.5.3 Les travaux de rénovation ;
Ils sont entrepris sur un bâtiment pour y apporter de nouveaux
matériaux, de nouvelles techniques de construction pour embellir
et moderniser le bâtiment. Après la rénovation, le bâtiment prend
un aspect moderne. C’est alors, une transformation exécutée dans
le but d’améliorer et de moderniser le bâtiment.

4.5.4 Les travaux de restauration ;

Ils sont exécutés pour mettre le bâtiment en l’état ; tel que l’on l’a
précédemment exécuté trait pour trait.
Ce sont des travaux qui requièrent en plusieurs domaines des
compétences diverses selon la nécessité de la restauration
(Historien, Archéologue, Technicien et Ingénieur en Sciences
Diverses, Sociologue, Ethnologue, Artiste, Architecte … etc.)
Ce sont les travaux qui durent des années d’exécution et coutent
chers du fait de leur relative particularité.
C’est la remise en l’état initial d’un édifice, d’une œuvre d’Art, d’un
objet d’intérêt Historique, Artistique, Culturel, Cultuel,
Scientifique… etc… pour l’intérêt de l’humanité.

4.5.5 Les travaux de réparation,

Ce sont des remises en œuvres sectorielles concernant les éléments


spécifiques.

4.5.6 Les travaux de restructuration,

Ils touchent, à l’aménagement structurel du bâtiment, à l’ajout, au


retrait, au renforcement de structures d’un bâtiment ;à
l’amélioration de l’aménagement général.
4.5.7 Les travaux d’aménagement diverses (réfections,
réparations…….) (PM)
Chapitre 05- La notion de construction

5.1- Les matériaux et leur assemblage

Généralités,
Le bâtiment se construit par l’assemblage des éléments en matériaux
traditionnels et spécifiques. Il est bon de les connaitre (qualité,
comportement et tenue) pour les utiliser en minimisant au maximum
leur mauvaise tenue ; tout en les choisissant de bonne qualité et de
bonnes caractéristiques. (Dureté, durée de vie, compatibilité avec
le milieu et avec les autres matériaux …)

Ils sont en général représentés par :

Des matériaux cimentaires ;


Les matériaux métalliques et acier ;
Les matériaux de terre ou y provenant ;
Les matériaux en bois ;
Les matériaux en plastique et dérivées ;
Les néo matériaux.

-les matériaux Cimentaires,

Constitués par le béton et les mortiers ; ces matériaux par leur


qualité (retrait, fluage, fissurables…) doivent être bien mis en
œuvre au niveau du dosage. Ils sont aussi sujets aux actions de l’eau
(humidité, capillarité..) et du soleil. Très souvent, ils constituent la
grande partie des ouvrages d’un bâtiment. Pas très bons régulateurs
thermiques ; sauf traités en parois spéciales. Ils servent de parois
coupe-feu en fonction de leur épaisseur.
Image 4: Crevasse dans un matériau cimentaire

-les matériaux Métalliques et aciers,

Les aciers constituent le matériau de prédilection des structures du


bâtiment. Ils sont très sensibles aux variations de température
(chaleur et froid). Ils se dilatent et se contractent sous ces
actions ; sources de maladies sur le bâtiment.
Ils sont très sensibles au feu. Leur utilisation
excessive doit être en rapport avec une bonne étude de sécurité-
incendie.
Ils sont aussi sensibles à l’air ambiant ; car mis à nu
ils corrodent. Il faut toujours les protéger soit par galvanisation
ou les recouvrir de peinture ou produits similaires.
Ils sont à divers degré bons conducteurs de courant électrique ; il
faut toujours penser à leur bonne mise à la terre.
Image 5: Structure en charpente métallique

-les matériaux de Terre ou y provenant,

Matériau très usité aux temps anciens par les hommes sur la majeure
partie des continents ; il est très peu utilisé depuis l’avènement des
temps modernes. Utilisé simplement (banco) ou avec armatures
(torchis ; bois ; paille ; bouse de vache) pour devenir pisé ; il a
permis la mise en forme de typologies de constructions à travers le
monde. (Case de banco sur ossature de bois tressé ; Soukala
LOBI ; Mosquée de KONG de côte d’ivoire ; Maisons à colombage
en Normandie de France…etc…) Posé en bande ; il permet de faire
des murs épais. (Muraille de Bénin- city)
Ils sont très sensibles à l’eau ; par action directe et surtout par
action capillaire qui ne se détecte pas facilement ; (prévoir une
coupure par capillarité). En milieu traditionnel la protection
surfacielle contre l’eau se fait par les crépis d’argile et de limon.
Du point de vue moderne ; le géo- béton (utilisé pour la construction
des routes) permet l’utilisation efficiente d’un produit de la terre
avec les mêmes caractéristiques thermiques que le banco. Ils s’y
ajoutent les caractéristiques mécaniques dus à la fabrication des
parpaings sous pression.il fait office de bonne enveloppe (mur) et à
prix coutant.
Comme produit provenant de la terre, il y a l’argile ; le gypse et ses
dérivés (le plâtre). Le plâtre ; malléable permet de beaux travaux de
finition ; mais craquant. Sensible à l’eau et à l’air ambiant chargé
d’eau (l’humidité).
Ils réagissent bien aux incendies et sont dans leur
fonctionnement ambiant de bons régulateurs thermiques.

Image 6: La soukala Lobi

Image 7: Une case africaine

- le matériau Bois,
Le bois est un matériau vivant à structure fibreuse ; ce qui lui
confère une instabilité dimensionnelle.
Particularité,
Le bois est un matériau hygroscopique, c’est-à-dire capable
d’absorber ou de rejeter de l’eau suivant l’atmosphère qui
l’environne ; modifiant ainsi sa dimension et son comportement.
Il faut faire attention à sa mise en œuvre ; surtout à ses normes
hygrométriques avant sa mise en œuvre.
-Intérieur (idéal) de 08 à 12 %.......au
maximum………………………………….15%.
-Extérieur ‘’ ‘’ de 15 à 18 %.......au
maximum………………………………… 20%.

Image 8: Structure en bois

Les problèmes spécifiques liés au Bois ;


Contre l’incendie ;
Partout où les bois sont employés en grande quantité pour des locaux
(E.R.P). Il faut ignifuger (rendre anti-feu) le bois avec des produits
intumescents qui gonflent au contact des flammes et empêchent
l’oxygène d’alimenter la combustion par l’étouffement. On peut
utiliser d’autres produits ignifuges. (Peintures ou vernis qui évitent
l’embrasement).
Contre l’exsudation.

Sur les bois résineux ; des problèmes d’exsudation peuvent se


présenter. L’écoulement de résine crée le décollement des peintures
ou vernis. Pour prévenir ce genre d’incidents ; il faut provoquer avant
la mise en œuvre l’exsudation en chauffant.

Image 9: Un morceau de bois en état d'exsudation

Remarque :

Puisque le bois à une hygrométrie variable ; il faut l’isoler du milieu ambiant pour
l’empêcher d’être sujet à ce phénomène.il faut traiter toutes les faces.
En ambiance chaude et humide ; la teneur en eau du bois favorise la
prolifération d’insectes (xylophages) et du micro-organisme (cryptogames).ainsi
doit-on utiliser des produits spéciaux préventivement à ces attaques.

Traitement et protection du bois ;

En préventive. (Utilisation de xylophène par badigeonnage et


trempage)

Le badigeonnage : Nourrir le bois jusqu’à saturation. Le xylophène


devra rester en surface après plusieurs passages du produit.
Le trempage : le xylophène en solution aqueuse ; mettre le bois à
tremper au moins quarante-huit (48) heures.
La protection du bois à l’utilisation :

L’utilisation des produits LASURE (peinture à vernis) ; ce sont des


produits hydrofuges (imperméables aux eaux de ruissellement)
d’imprégnation pour les menuiseries les plus courantes. (hors-
charpente)
Ils se présentent comme des produits semi-pelliculaires insecticides
et fongicides qui protègent les boiseries des cryptogames
(fongicides) et les xylophages. Ils sont à microporosité orientée.
(Laissent passer la vapeur d’eau au travers de leur film vers
l’extérieur).

Ils jouent le rôle ;


- D’insecticides, c’est-à-dire qui détruisent les insectes,
- De fongicides, c’est- à-dire qui anéantissent les
cryptogames.
La mise en œuvre ;

Le déployer à l’intérieur comme à l’extérieur du bois dur ou demi-


dur. Ne pas dépasser deux couches, sinon l’effet respirant du produit
serait supprimé. Ils sont spécialement d’aspect satiné et
garnissantes (monocouche).

Les vernis Lasure,


Ils sont plus fréquemment utilisés. Le plus connu commercialement
est le ‘’Bondex’’. Ils protègent le bois tout en conservant leur aspect
naturel. Seule la couleur peut être modifiée.

NOTA : Les vernis lasure s’emploient uniquement en deux (02)


couches de vernis satiné.
Image 10: Mise en œuvre du badigeonnage d'une pièce de bois

Image 11: Machine de trempage du bois

En curatif,

Sonder le bois (frapper le matériau bois avec un marteau) il


tombera éventuellement de la sciure due au creusement des galeries
par les insectes. (Larves de capricornes) à première vue ; la surface
extérieure du bois ne présente pas de signes évidents de pathologies.
Si le sondage se trouve positif, deux (02) solutions curatives se
présentent à nous.
- Soit procéder au remplacement de la pièce détruite
- Soit faire des injections au cœur du bois qu’on peut
encore sauver. (Moyen pneumatique) ou par des
trous d’insectes (pistolet automatique).

Image 12: Principe du traitement par injection

Stabilité au feu ;

Relativement plus stable au feu que l’acier en matière de résistance


au feu dans le temps. Comme exemple la tenue au feu des fermes en
bois par rapport aux métalliques.

Les matériaux en plastique et dérivées ;


Beaucoup utilisé au niveau des joints avec des matières plastiques ;
des polymères et dérivées.
Ils sont extrêmement sensibles au feu et à la chaleur. Les éviter à ce
niveau ; car en plus en fondant ils sont dangereux et se transforment
en des fontes brulantes et dégagent des émanations de fumée
toxiques.
Image 13: Blocs de polystyrène utilisé pour la construction

-Les dosages des matériaux,

Très important pour la bonne tenue du matériau. Elle permet à celui-


ci d’avoir une bonne résistance mécanique.

Formulation Brouettes de Brouettes de Paquets de


3 3 3
sable (1 m ) gravier (1 m ) ciment (1 m )
Béton 350 9 Brouettes 17 brouettes 7 paquets
Béton 300 9 brouettes 16 brouettes 6 paquets
Béton 200 9 brouettes 17 brouettes 4 paquets
Béton 150 8 brouettes 16 brouettes 3 paquets

5.2- La notion de joints

Pour chaque matériau, des dispositions spécifiques préliminaires sont


prises avant leur mise en œuvre. Leur stabilité et surtout leur
assemblage peut-être délicat sur un grand linéaire ; sur de grandes
hauteurs. Ce qui implique la notion de joints.

Généralités
Le bâtiment est la résultante l’association de plusieurs matériaux
dont il convient d’assurer la solidité, la résistance, la
complémentarité… le travail d’ensemble.
Ces matériaux sont souvent de condition et de natures différentes ;
d’associations délicates et parfois difficiles dont il faut très souvent
arriver à assurer les jonctions tout en permettant leur
‘’ Libre jeu’’.
Le joint apport technique indispensable appliqué au niveau de la
construction s’avère crucial et incontournable ; afin de remédier un
tant soit peu à la bonne tenue de la construction. Ainsi, l’ensemble
des composants du bâtiment pourra s’associer aux autres et
travailler dans des conditions optimums.

Définition

Un joint est une coupure volontaire ; un vide entre plusieurs


éléments dont il convient d’assurer la jonction tout en permettant
leur libre jeu. Les éléments peuvent être de même constitution ou de
constitutions diverses ; ils se présentent de deux sortes.
Le joint sec (ou de nature sèche) est un vide laissé entre les
éléments de constructions diverses pour faciliter et même permettre
leur dilatation en fonction des variations hygrométriques des lieux.
Le joint souple ; c’est un joint avec éléments de remplissage
souple. Ce sont des coupures généralement plastiques ou élastomères
qui remplissent les coupures.il ont un intérêt très important. En plus
d’être une liaison, ils assurent une étanchéité et empêche les
matières étrangères de remplir l’intervalle libre.
Nature et fonction des joints

Raison et utilité
Assurent la jonction entre éléments de construction. Ils
permettent ;

-d’éviter le désordre dans le bâtiment ;


-ils fournissent des plans de faiblesse pour minimiser les fissures
aléatoires (joint de retrait)
-ils préviennent des liaisonnements indésirables afin d’accommoder
les mouvements différentiels; des éléments de construction
adjacents. (Joints de désolidarisation).

Les différents types de joint et leur fonctionnement

Les joints permettent aux différents corps d’ouvrage (dallage,


dalle, poteau, plancher, etc…) de se déformer (dilatation, retrait,
changement) sans donner lieu à des fissurations pouvant
compromettre l’exploitation de l’ouvrage, tout en permettant selon le
cas, des liaisons entre matériaux… Ils peuvent se définir comme suit :
- Les joints de construction ;
- Les joints de retrait ;
- Les joints de dilatation ;
- Les joints de rupture ;
- Les joints d’isolement (désolidarisation) ;
- Les joints diapason ;
- Les joints d’étanchéité (joint de vitrage) ;
- Les joints de porte ;
- Les joints rotatifs.

Les joints de construction ou joint de reprise ;

Ce sont des joints qui sont réalisés équivalents,


-à la qualité du béton que l’on peut couler en une période de travail
-à la relative longueur des règles de dressage
-en cas d’interruption de bétonnage ne permettant pas la mise en
œuvre du béton dans les délais de deux(02) heures. Les arrêts de
bétonnage sont réalisés en sifflet en patte d’oie ou en toute autre
figure (biseaux) permettant une meilleure prise du béton à la reprise.
Ils peuvent aussi être établis (pré …) en bandes ou en panneaux pour
des dalles préfabriquées.
Image 14: Joint de construction

Les joints de retrait ;

Ce sont des joints anticipatifs qui sont créés à intervalle réguliers.


Afin d’éviter que les structures mises en œuvre en B.A. ne soient
endommagées par des fissures de béton entre les prises. Ils
reprennent ainsi le retrait lié à la prise du matériau ; en concentrant
la fissuration sur la ligne de faiblesse structurelle constituée par ces
joints. Ils sont espacés de quatre (04) à cinq (05) mètres. Leur
ouverture est de quatre (04) à cinq millimètres et leur profondeur
n’atteint pas la ligne des armatures desquelles elles sont en moyenne
distantes d’au moins cinq (05) centimètres (au moins 1/3 de
l’épaisseur de la dalle.

- Les joints de retrait


Image 15: Joint de retrait

Les joints de dilatation ;

Les joints de dilatation facilitent les mouvements longitudinaux


verticaux et transversaux des ouvrages réalisés ; sous l’effet de
plusieurs facteurs (charges- T°- climat etc…)
Ce sont des joints qui sont utilisés chaque fois que les dimensions de
l’ouvrage font craindre la possibilité de désordres dans la structure
en raison des variations thermiques auxquelles elles sont soumises.
Ils absorbent les effets de la dilatation des matériaux constitutifs
des ouvrages.
Ils permettent de transférer les charges d’une dalle vers l’autre lors
du trafic de charriots élévateurs.
Pour les constructions individuelles et réalisées par les tacherons et
des entrepreneurs pas trop performantes. Ces joints sont placés
tous les neuf (09) à douze (12) mètres. Tous vingt- cinq (25) à
cinquante (50) mètres pour les bâtiments industriels.
Pour les dalles extérieure soumis aux intempéries ; la distance
entre joints de dilatation est de vingt-cinq (25) mètres.
Pour les dallages extérieurs soumis aux rayons du soleil, la distance
entre joints de dilatation est limitée à 25 mètres. Les joints de 10 à
20 mm d’épaisseur traversant complètement le corps du dallage ; le
treillis soudé est interrompu.

Nota : les joints de dilation sont alors arrêtés au-dessus de la


semelle ; en prévoyant un renfort d’armatures immédiatement
sous ce joint.

Image 16: Principe du joint de dilatation


Image 17: Exemple de joint de dilatation

Les joints de rupture ;

Ce sont des joints qui sont placés entre deux (02) ouvrages voisins ;
ils sont posés sur toute la longueur de l’ouvrage, séparent les deux
(02) ouvrages y compris les fondations

- lorsqu’ils sont de nature à subir des différences importantes de


charge ; ou des différences de tassement.

- Lorsque l’on projette d’édifier des fondations de natures


différentes ;
Remarques : s’ils évitent la transmission des efforts et
permettent un certain mouvement d’un bâtiment vis-à-vis de
l’autre, ils ne suppriment pas les interférences dans le sol et
entre les fondations adjacentes.
- Exemple de joints de rupture.

Image 18: Principes du joint de rupture

Image 19: Exemple de joint de rupture

Les joints d’isolement, de désolidarisation ;

Ce sont des joints qui permettent un jeu souple au périmètre d’un


ouvrage (poteaux ; fondations ; cages) ou tout autre œuvre qui en
demanderait.
Ils désolidarisent le dallage de certains éléments de la construction
(poteaux ; longrines ; murs ; massifs etc…) dont les déformations
tant verticales que horizontales diffèrent de celle du dallage. Ce
faisant ; ils assurent une isolation acoustique.
Ce sont des joints verticaux bouchés par un produit souple
traversant le dallage sur une largeur de 10 à 20 mm Les joints de
fractionnement limitent la surface des dallages à 240 m2.
L’image de gauche traduit
clairement le cas d’une
dalle désolidarisée par un
joint de désolidarisation en
polystyrène

Image 20: Un joint en polystyrène


Image 21: Principe de désolidarisation d'un poteau

Les joints diapason ;

Ils permettent de recouper les ouvrages exposés au choc thermique


tels que les balcons et les corniches exposés au rayonnement solaire.
(Dernier étage)
C’est un joint d’ouverture de l’ordre de 20mm ; coupant la totalité de
l’élément porteur et venant à une de ces extrémités n butée sur un
ouvrage continu (mur de façade)
Ce sont des joints qui permettent de recouper les ouvrages exposée
au choc thermique tel que les balcons et les corniches (dernier
étage).
C’est un joint d’ouverture de l’ordre de 20 mm, coupant la totalité de
l’élément porteur et venant à une de ces extrémités en butée sur un
ouvrage continu (mur de façade…)
Image 22: Exemple de joint diapason

Les joints d’étanchéité ;

Ils sont utilisés pour protéger les éléments du bâtiment contre


l’humidité. Son utilisation réduit les dégâts de l’eau sur les éléments
du bâtiment. (Maçonnerie ; béton ; structure métal) ils réduisent
l’exposition des éléments du bâtiment aux températures extrêmes et
minimisent l’infiltration de l’air et de l’eau dans le béton.

Exemple : c’est le cas des joints entre vitrage et châssis qui


sont destinés à empêcher les infiltrations d’eau à l’intérieur des
locaux par le cheminement des feuillures. Ils sont faits en mastic
oléo plastique ; en mastic synthétique plastique et élastique.
Ces joints bien réalisés confèrent au bâtiment ;
-des performances esthétiques ; grâce à la réduction de
l’exposition des parois exposées au chaud/froid ; à des températures
extrêmes. En effet, un joint de mastic d’étanchéité réduit
l’infiltration d’air et améliore les performances thermiques d’une
façade.

- améliore l’esthétique ; en réduisant les saillies et les


ouvertures qui collectent la poussière et provoque des zébrures
disgracieuses sur le bâtiment. Un joint de mastic d’étanchéité
installé sur une façade de verre accélère et facilite le nettoyage et
l’entretien.

-La protection ; des éléments du bâtiment contre


l’humidité. L’utilisation d’un joint d’étanchéité minimise les dégâts de
l’eau sur les pièces d’ancrage métallique, les fixations, les
membranes, la sous-structure de la maçonnerie, le vitrage isolant et
d’autres éléments structurels.

Image 23: Joint mastic d'étanchéité


Les joints rotatifs (joint de porte)

Ce sont des joints qui permettent d’avoir un mouvement entre


deux(02) matériaux de construction de natures différentes ; ou à la
jointure de deux cadres (ouvrant/ dormant).
On les rencontre généralement au niveau des portes (les pommelles,
joints semi-rotatifs qui permettent d’ouvrir et de fermer la porte…)

Image 24: Des joints rotatifs

Avantage et inconvénient des joints

L’emploi des joints dans la mise en œuvre du bâtiment présente de


nombreux avantages pour le constructeur et pour la bonne tenue du
bâtiment. En effet,
a) Au plan sécuritaire

Un bâtiment respectant les normes de construction assure le bien-


être et la sécurité du résident tout en l’isolant de l’extérieur et le
protégeant des intempéries.
b) Au plan économique
Le bon emploi des joints évite l’apparition de pathologies et permet
au propriétaire de faire des économies pour le futur.
c) Au plan structurel

Il permet au bâtiment dans toutes ses composantes de travailler


normalement après sa construction.
Inconvénient : ne pas les faire.
Pathologie des joints
Après travail, quelques maladies peuvent affecter le joint, ce sont :
Une fissuration du mastic constitutif du joint ;
Un décollement du produit de son appui ;
La pente de son aspect étanche.

Causes probables
La mauvaise conception et le sous dimensionnement de
l’ouvrage ;
La mauvaise exécution en particulier celle des joints entre
panneaux ;
La mauvaise mise en œuvre des dispositifs de drainage ;
Une qualité de béton non adoptée (porosité, défaut de
cohérence) un défaut d’exécution, etc…
L’exploitation, l’environnement et autres agressions physico-
chimiques.

Traitements
Pour une meilleur réfection des joints, il impératif qu’un diagnostic
précis de l’état du joint et de sa géométrie soit réalisée. Les causes
de la dégradation (environnement, dégradation des supports) doivent
être recherchées. Leur identification permet de choisir de nouveaux
procédés à utiliser et des conditions de mise en œuvre.
Dans bien des cas,
La réparation va consister à un dégarnissage du joint et du
fond de joint à l’aide d’outil adapté (une disqueuse).
La dépose en utilisant solvant et feu est déconseillée ;
Ponce des surfaces et nettoyage en profondeur des saletés,
poussières,…, par aspiration.

Rénovation des joints


Le gros œuvre ayant une durabilité de 50 ans, et plus alors que la
moyenne des mastics (anciens) ne durent que quelques années (5 à 10
ans). Il convient de refaire les calfeutrements de tous les immeubles
anciens après dix (10) ans.
En effet, le vieillissement d’un joint, réalisé conformément aux
règles de l’art est essentiellement lié au vieillissement des matériaux
qui le constituent (matériaux de support et de calfeutrement).
Ainsi, les métaux ont-ils une tendance naturelle à se corroder
spontanément.
Les documents techniques des fabricants précisent le plus souvent
les informations dont il faut tenir compte pour l’application de la
durée de vie du joint.
La rénovation d’un joint dépend du diagnostic qu’on en fait. Il faut
l’étudier comme une étude de pathologie.

5.3- La notion de fissures.

Définition
On appelle fissure une ouverture linéaire au niveau du bâtiment. Son
tracé est plus ou moins régulier selon la cause. La largeur est
comprise entre 0,2 et 2 m. Selon cette largeur, elle peut se définir :
Comme une microfissure avec l 1 mm. C’est le cas des faïçages
(excès de talochage ou séchage rapide de la surface) ;
Comme une macro fissure si l > 2 mm. A ce moment, elles sont
appelées crevasses (lézardes). Ces crevasses engendrent des
fissures mortes. En étant des fissures mortes, elles ont atteint
leur état d’équilibre et ne peuvent plus travailler à déstabiliser
le bâtiment.

Notions et caractéristiques des fissures


Départ de la mise en œuvre et leur nature, les fissures peuvent se
caractériser de trois manières :
Les fissures différentielles de matériaux cimentaires ;
Les fissures dues aux mouvements hygrométriques ;
Les fissures structurelles.
Les fissures différentielles de matériaux cimentaires
Ce sont dans l’ensemble des microfissures dont la largeur est
inférieure à 1 mm et la profondeur n’excède pas l’épaisseur de
l’enduit ciment mais le perturbent en le parcourant. Elles sont
représentées par les cas suivants :
- lorsque l’œuvre est formée de mouvements hétérogènes
(briques/linteaux, poutres/chaînage, poteaux/murs,
poutres/murs, etc.). Le comportement différent de ces
matériaux « joints sans précautions » peut entrainer des
fissurations à leur jonction ;
- le problème d’hétérogénéité d’un enduit ciment qui sèche
(ciment-argile-tourbe-cailloux) ou mauvais dosage d’eau (séchage
rapide, etc.)
Les fissures dues aux mouvements hygrométriques
Ce sont des phénomènes saisonniers, ponctuels qui affectent les
matériaux constituants la construction comme, par exemple : les
phénomènes de dilatation, les phénomènes de changement de
température non négligeables (dilatations, rétractions, etc.), le
phénomène du retrait des mortiers et béton lors de la perte d’une
partie de son eau de fabrication (séchage et évaporation rapide : le
faïençage).
Ces phénomènes se manifestent très rapidement et avec une
intensité d’autant plus grande que la quantité d’eau utilisée n’est
pas respectée.
Les fissures structurelles
Ce sont des fissures qui atteignent la maçonnerie et qui, très
souvent, ne sont pas réversibles, du moins facilement. Elles sont la
plupart du temps dues aux trois conditions principales :
- un sol compressible, c’est-à-dire un sol qui a dû faire l’épargne
d’études géotechniques ou alors un sol dont la formation contient
des éléments faibles telles les argiles jeunes ;
- la réalisation de mauvaises fondations ou des fondations faibles
(couches de sols non suffisamment épaisses) qui peut entrainer des
tassements différentiels et des dislocations ;
- des charges irrégulièrement réparties sur des éléments qui ne
devaient pas l’être. Elles entrainent ainsi des bulbes de pression
fortes entrainant des tassements différentiels ;
- une structure fragile, du fait de la conception, des calculs faux
et souvent d’une mauvaise mise en œuvre (constructions qui ne
respectent les règles de l’art).

Image 25: Fissure due à un séchage rapide du béton


Pathologie et actions sur les structures
Il est question des tassements différentiels de fondations ayant
pour conséquences l’apparition des fissures dans les murs de
façade, les cloisons, les carrelages, les dalles, etc.
Action sur les fondations
Surtout lorsque les charges sont irrégulièrement réparties.
L’on assiste à des poinçonnements et à un tassement
différentiel. Il peut y avoir dislocation de la structure
(présence de sols compressibles) ;
Action sur les dallages
Les dallages subissent des tassements. Autant en maisons
individuelles qu’en constructions industrielles où ils sont plus
prononcés (fissuration, pianotage), zone industrielle (large,
doit supporter plus de poids-zone de stockage).

Image 26: Soulèvement du carrelage dû à un mauvais dallage

NB : Si nous pouvons maitriser pour les maisons individuelles, par contre pour les
constructions industrielles, il y a problèmes dus :

A la méconnaissance des charges (difficile à l’exploitation souvent pour


fixer un minimum) ;
Le problème du retrait du béton, fluage aussi et de son vieillissement ;
L’irrégularité des répartitions des efforts au cours de l’exploitation.
Action sur les murs
Surtout avec une structure fragile, les tassements
différentiels entrainant les déformations de murs en
maçonnerie, il y a apparition des contraintes dans ceux-ci.
Notamment au niveau des joints entre briques ou entre
parpaings ; Surtout en ce qui concerne les murs de façade qui
sont les plus sollicités, il y a apparition des fissures diagonales
typiques des tassements différentiels.

Image 27: Fissure sur le mur

Action sur les chaînages


Les tassements font apparaitre soit horizontalement sous les
chaînages des planchers ou verticalement au droit des
changements de matériaux et au droit des matériaux de
charges différentes.

Action sur la fissuration et le décollement des carrelages de


sol au niveau des maisons
Sous l’action et les effets des tassements différentiels, les
carences du support et de la mise en œuvre du carrelage sont
très vite mis en exergue et se caractérisent comme suit :
- la fissuration
- le décollement
- le soulèvement
La fissuration : Elle se développe selon des directions
variables, mais plus aux endroits sensibles (angles
rentrants, saillants, passage de porte, charge concentrée,
etc.). Elle traduit la déformation de la ou des couches
constituant le support du carrelage soit à cause :
- de la souplesse du plancher porteur (flexion excessive)
- de la déflexion localisée du support (charge concentrée
sans renfort)
- du tassement différentiel de l’isolant (point dur ou
inadaptation de l’isolant)
- du franchissement d’un joint de jus-œuvres sans
précaution
- du retrait de chape ou de mortier de pose (pose
prématurée sur un support récent).

Image 28: Fissuration du carrelage


Le décollement : Il est la cause d’une mauvaise
préparation ou une mise en œuvre du mortier de pose qui
ne permet pas de bien faire l’adhérence, surtout si le
carrelage posé est poreux (mouillage à optimiser) ou
relativement lisse en sous face (diminution surface de
contact). Battage de carreaux insuffisant (marouflage)
contribuent à diminuer les surfaces de contact. Une
préparation insuffisante de support (pas bien nettoyé si
pose collée, défaut de planimétrie, surcharge de colle,
etc.). Mise en œuvre de colle ne respectant pas les
prescriptions d’utilisation.

Image 29: Décollement du carreau

Le soulèvement : (désordre plus spectaculaire) le


revêtement est mis en compression (réchauffement du
carrelage sur un support à température normale, retrait
du gros œuvre dans les premières années) ; retrait du
support par nature et mise en compression du carrelage si
celui-ci est posé prématurément (si l’adhérence
carrelage/ support est correcte, cette mise en
compression est absorbée au moins provisoirement les
premières années) ; les variations dimensionnelles thermo
hygrométriques (écart humidité et température)
engendrent des alternances de contraintes qui sollicitent
le revêtement ; l’absence de joints périphériques et de
joints de fractionnement constitue le blocage du
revêtement qui ne peut se dilater librement : ce qui est un
facteur aggravant.

Image 30: Soulèvement du carreau

NB : Fissurations et lieux d’apparition

Fissurations diagonales : de murs et cloisons (gauchissement) suivant les


joints de maçonnerie ;
Fissurations horizontales : sous les chaînages et les planchers ;
Fissurations verticales : au droit des changements de matériaux.

Elles peuvent se prolonger à l’intérieur du bâtiment (par exemple dans les


cloisons ou les carrelages) ; Elles touchent toute l’étendue du mur et peuvent
donc conduire à des infiltrations.

Maintenance et Entretien du Bâtiment.


TROISIEME PARTIE : LES PATHOLOGIES EN BATIMENT.

Il nous revient des assertions et observations ci- dessus que le


bâtiment à l’instar de l’homme peut tomber malade. Cette possibilité
existe et doit être prise en compte.

‘’Les matériaux de construction traditionnelle (terre, bois, briques,

chaux, fer…) par excellence ont bénéficié au cours du temps de

nombreuses études et de multiples expérimentations. ¨Pour le

béton armé par exemple divers règlements se sont succédé de

1927 à nos jours. (Circulaire de 1927 puis de 1934, ensuite B.A

45 ; B.A 60 ; CCBA 68 ; BAEL 80 ; BAEL 91 ; EUROCODE.)

Pourquoi alors se produit-il des sinistres. Il y a d’abord des

sinistres dus à des causes exogènes aux matériaux (nature ;

imprévues. Ct…).

Il pourrait aussi s’agir des cas fortuits (inondation accidentelle)

comme dans tous les secteurs de l’activité humaine ou parfois

même des cas de malveillance dus à un manque de compétence

et/ou de conscience.

Henri Lesier disait en 1951 ‘’ A la base de chaque erreur, on

découvre en général une faute élémentaire de bon sens’’ Aussi,

l’expertise d’un sinistre montre très souvent que c’est la synergie

de plusieurs facteurs qui en est la cause et il n’est pas facile

d’identifier la principale.’’
Chapitre 03 : Les Causes.

Généralités

Autre que le temps et les pressions naturelles, beaucoup d’autres

facteurs interviennent et s’ajoutent déjà aux nombreuses et

pernicieuses causes de pathologies du bâtiment.

3.1 Les causes dues à l’action de l’homme

L’homme concepteur, constructeur et utilisateur du bâtiment peut au


cours des différentes phases de sa fabrication ; porter atteinte au
projet par action, par ignorance, par omission qui peut être à l’
origine de la maladie du bâtiment ; par le biais de ;

La conception,
Oublis de la prise en compte d’éléments cruciaux ; par exemple les
facteurs de temps, les valeurs de société ; les croyances ; les
matériaux et leurs valeurs ; les hypothèses de calculs…etc…
La mise en forme,
Les représentations techniques (dessin technique) doivent se
réaliser sans ambiguïté.
Par exemple le dessin des armatures (sur plancher) doit exprimer
correctement les lits d’armatures. Les barres des différents lits
doivent être repérées sans ambiguïté. Pour ce cas une coupe type est
nécessaire pour éviter les erreurs d’interprétation.

La mise en œuvre [réalisation].


La mise en œuvre ou mise en forme sur le terrain de la conception est
très délicate ! Malgré les règles de travail appropriées ; il y a
toujours sciemment ou inconsciemment risque d’erreurs fatales. C’est
pourquoi après le travail des B.E.T (Bureau d’études techniques)
lors des de l’étape de la conception ; il est fort recommandé la
participation des B.E.C (Bureau d’étude et de contrôle) lors de la
réalisation.
Les causes dues à l’utilisation et l’entretien du bâtiment.

L’entretien et à la maintenance du bâtiment sont des aspects très


négligé dans notre pays. Ceci entraine dans le temps, le
développement de pathologies qui peuvent entrainer la ruine du
bâtiment (déliquescence des matériaux non entretenus, la ruine du
bâtiment).

3.2 Les causes dues à la nature et au temps

Un bâtiment est construit au niveau d’un site qui est lui-même


inscrit au niveau d’un espace naturel ayant ses caractéristiques.
Cette nature émet des pressions sur l’objet bâtiment par le biais
des éléments plus ou moins destructeurs qui jouent sur celui-ci au
fil du temps. Ce sont ;

- l’eau et ses actions (pluie- inondation- capillarité,..)

-l’air et ses actions, (dessèchement, humidification; oxydation ;


Carbonatation…).

-le vent et ses actions, (Destruction de structures….).

-Les actions du soleil et de de chaleur (Echauffement,


Dilatations, fissures,..)
- Les actions combinées (humidité, moisissures, craquèlement
dilatation, oxydation...).
- Les actions des cataclysmes. (Fissures, crevasses, destruction,
ruine…).
Les causes dues à la nature du sol.

Généralité ;
Nature du sol ;
Problèmes liés au sol chargé (Le poinçonnement, le tassement
différentiel, le tassement élastique, la compressibilité, une
mauvaise Implantation de l’œuvre ; les ajouts non Contrôlés ; un
apport d’eau inopportun à la base des fondations...).

Les causes dues à La nature et aux caractéristiques


des matériaux.
QUATRIEME PARTIE: Méthodologie d’étude et rendu
d’expertise en pathologie.

Méthodologie d’étude et rendu d’expertise en pathologie du

Bâtiment.

Généralités

Travail d’observations et d’analyses ; (expertise en pathologie) il

devra suivre une méthode qui ne doit laisser place à des doutes. La

ligne de conception, la nature des lieux, la résistance des matériaux,

la maitrise des connaissances physiques et scientifiques dans le

bâtiment, la qualité de la maintenance et l’entretien de celui-ci sont

autant de facteurs éventuelles qu’il faudra circonscrire pour mener à

bien le rendu d’expertise ; sur la base du sommaire ci-dessous.

Introduction à l’étude,

Comme il se doit, elle sert à la présentation générale de

l’étude (objet, commande, objectifs)

1. Etablissement de l’acte d’appréhension,

Fixé par un (croquis, un dessin, une photo ou tout autre

représentation similaire…)

2. Description sommaire du problème,

Description simple et physique du phénomène observé ;

sans à priori.
3. Diagnostic

La pose d’un diagnostic méthodique ; sur des bases

scientifiques et techniques du domaine. Etudier et

analyser le problème en vue. Faites ressortir les

symptômes et les causes.

4. Constats

Formuler avec autant d’exactitude que de précautions

prises lors du diagnostic ; le problème qui se pose.

5. Remèdes ; Cures

Prodiguer un ou des traitements au problème pour son

éventuel résolution.

6. Recommandations.

Faire des recommandations à la suite du traitement afin

de minimiser le retour du même problème ; de la même

maladie. Car les mêmes causes produisent les mêmes

effets.

QUATRIEME PARTIE : ETUDE DE CAS.


CONCLUSION.

Vu ce qui précède, il ressort que les désordres dans un bâtiment sont

de plusieurs ordres et causées par d’innombrables facteurs.

Ces pathologies sont causées soit par l’environnement du bâtiment,

soit par l’homme ou encore simplement une conséquence de

l’utilisation du bâtiment.

L’étude des pathologies du bâtiment se révèle importante et même

primordiale pour assurer la pérennité des bâtiments et même éviter

des désastres.

Ce cours est alors très important pour notre formation d’ingénieur

des travaux publics option bâtiment et urbanisme car nous sommes

appelés à devenir des experts du bâtiment sous toutes ses coutures.

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