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Esthétique et philosophie de l’art.

10/09/2019
- Le philosophe où on en trouve le plus souvent le mot « esthétique » est Kant.
- Mémoire d’un élève : « Du sensible à l’intelligible : à travers de l’imagination ».
o Cela montre que l’esthétique a une thématique semblable à celle de la philosophie pure. La
différence est une différence de méthode.
 Les deux partagent le schéma objet concept mais en sens inverse. La philosophie fait le
chemin dès objet aux concepts et l’art (la teckné) dès concepts aux choses.
- Il peut sembler que c’est la secte des philosophes qui a le pouvoir dans une société, car c’est eux qui
forment les esprits. Il faut distinguer le sociétal du sociologique.
o Le sociétal s’agit de cela qui est non-hiérarchique, c’est-à-dire, l’égalité absolue. C’est
l’effacement des différences pour devenir égaux (prof : il faut aller vers la pure singularité des
égos, face aux « égaux »).
o Le sociologique englobe les comportements communs des individus. Le but est de dévoiler les
hiérarchies qu’il y a derrière ces comportements dans l’ordre du groupal. Cela renvoie à la
politique : la construction des chefs à partir de l’obéissance.
- Le sociétal est alimenté par les philosophes qui essayent de dévoiler, comprendre et désarticuler le
social.
o Ex. : Foucault : homosexualité et prisons (fait social = pouvoir, hiérarchie)  sociétal (=égalité
absolue, plus de folie, plus de prisons…).
- L’esthétique comporte aussi du sociétal et du sociologique :
o Sociologique : c’est la logique de la nécessité dans l’art.
o Sociétal : c’est la logique de l’adaptabilité et de la correction (« politiquement correct »). C’est
la compassion en arrière-plan.
- On voit qu’il y a une sorte de rationalité derrière l’esthétique et l’art. C’est la rationalité en sens
classique, scientifique : c’est la recherche de la nécessité et donc des causes. C’est ainsi qu’on remonte
jusqu’à la première cause, la cause des causes, qui ne peut pas être une raison, car elle ne peut être que
fondé par elle-même. Dans le mythe de la caverne, Platon se remonte jusqu’à un temps mythique
originel et fonde l’autorité du récit en tant que ce mythe a été transmis par les hommes premiers.
- Le mythe de la caverne est le premier récit sur le cinéma et par lui Platon veut montrer le pouvoir des
images et des croyances. Dans le mythe, donc, ceux qui ont le pouvoir sont ceux qui montrent les
ombres des objets sur le mur c’est donc les artistes ceux qui ont le pouvoir sur les hommes
enchaînés ! car le cinéma façonne notre façon de regarder le monde !
- Philosophie : chose  concept.
- Tekné : concept  chose.
- Poïète : « l’art est sans concept » (Kant).

17/09/2019
- L’intérêt de Sartre pour la question métaphysique d’aujourd’hui est d’avoir fait une métaphysique sans
l’être, donc sans transcendance et dès l’immanence.
- Les mots interdits aujourd’hui : le bonheur, l’âme et Dieu (=la transcendance).
o Est-ce que c’est possible une métaphysique sans l’être ? Deleuze : on va remplacer : le plaisir,
l’inconscient et le désir, pour parler de l’être, de l’âme et de Dieu.
- Sartre théorise le passage de la situation à l’émergence du sens à travers de l’événement (= moment
métaphysique de l’incarnation, de prise de forme (mais laquelle ???! esthétique, religieuse,
philosophique ???), de l’être). C’est la production d’un fait polémique (Bachelard) : on y sort à partir
des hypothèses et avec un système d’objectivation. Cela renvoi au 3 moments :
o Dans la religion l’événement, le moment métaphysique, est le rituel, et aussi la croix (le
moment où l’homme-dieu est crucifié). Quand on voit une croix il y a quelque chose de
percutant dans le symbole qui nous percute. C’est le moment religieux, qui se reproduit dans
le rite.
 Aussi dans l’art il y a de l’événement, en sens religieux : voir les films Jeremiah
Johnson (c’est le respect au cimentier) et la Chambre verte.
o Il y a aussi dans l’événement le moment historique ou symbolique, où l’être percute le monde.
o Le moment de la littérature : le moment esthétique  qu’est-ce que la forme esthétique ? quelle
est la différence avec la forme philosophique (est-ce qu’il y a des romans philosophiques ?) ?
- Que faire sans Dieu, qui avait pris la position de l’être aristotélicien ?
o Métaphysique de l’être : Sartre sans Dieu il n’y a plus d’être immanence on doit gérer
par nous-mêmes.
 Intérêt esthétique de l’immanence : c’est l’art des formes pures et pas imaginaires, c’est
l’art de la représentation réelle sans transcendance (c’est Courbet).
 L’homme est celui qui vit dans les ordures (sens littérale : création et stockage des la
poubelle) l’action humaine est la création de la laideur en transformant la nature en
la maltraitant.
- La production philosophique est-elle esthétique (littéraire) ou un fait polémique (une production
scientifique) ? Platon introduit la philosophique quand Plant invente le nouveau genre littéraire du
dialogue…
o La grande thématique de ce cours est de montrer comment à partir de l’esthétique on peut
enseigner et faire de la philosophie.
- L’émergence de la forme :
o Problématiques philosophiques : matière/forme, substance/forme, substance/matière,
fond/forme ; idées platoniciennes/théorie de la forme chez Aristote.
 Idées : valeurs (le Vrai, le Bien, le Beau et le Juste, communiquées entre elles)
matérialisation des valeurs des idées dans les choses à travers d’un récit, d’un mythe :
ex. le Beau dans le Phèdre. Les idées produisent des images des choses, donc pour
comprendre les choses et les images il faut les idées.
 On retrouve cette dynamique de matérialisation aussi dans le cinéma.
 L’image est au beau ce que l’hypothèse est à la science bacherlardienne.
 Dans les dialogues de Platon l’image est ce qui est le recours quand la théorie
ne peut pas aller plus loin. Platon fait le recours aux images avec la théorie.