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Examen cytobactériologique des urines

(ECBU)
Conditions de prélèvement
Recueillir les urines de la première miction du matin après toilette et désinfection locale avec une
solution antiseptique (type Dakin). Les premières gouttes d'urine seront éliminées et les 20 à 50 ml
suivants seront recueillis dans un pot stérile.

Si possible, le prélèvement sera fait avant la mise en route d'un traitement antibiotique ; dans le cas
contraire signaler le traitement en cours.

Noter le nom et le prénom sur le flacon et le garder au frais avant de l'amener au laboratoire.

Pour réaliser un prélèvement chez le nourrisson, un collecteur stérile pourra être mis en place
(poche stérile autocollante) ; ne pas le laisser plus d'une demi-heure.

Chez les sujets ayant une sonde urinaire, le prélèvement peut être fait directement par ponction de
la sonde.

Intérêt du test

Cette analyse comporte un examen direct de l'urine au microscope et une mise en culture afin de
rechercher et d'identifier la présence de germes. L'ECBU permet de rechercher une infection
urinaire (cystite, pyélonéphrite) et d'identifier le(s) germe(s) en cause. Si un germe est trouvé, un
antibiogramme peut alors être réalisé (voir ce terme) pour guider le médecin dans sa prescription
d'antibiotique.

Résultat normal
Examen cytologique : < 10 éléments / mm3
Examen bactériologique : culture stérile (ou < 103 germes /ml)

Résultats pathologiques
Examen cytologique : Présence de leucocytes parfois très nombreux, altérés
Examen bactériologique : identification d'1 ou plusieurs germes ; quantité > 105/ml

 Cystite ou infection urinaire basse à Escherichia coli, Proteus, Staphylococcus


saprophyticus…
 Pyélonéphrite aiguë avec le même type de germe que dans la cystite
 Chez l'homme : Cystite souvent + prostatite aiguë /chronique ; épididymite aiguë
(Gonocoque, Chlamydia)
 Chez l'enfant jeune, si les infections urinaires sont récidivantes, rechercher une éventuelle
malformation ou un reflux urinaire

L'examen cyto-bactériologique des urines : ECBU


Définition
Indications
ECBU chez un patient continent
ECBU chez un patient incontinent
ECBU chez un patient sondé
Risques et complications

Définition

L'examen cyto-bactériologique des urines ou ECBU est un prélèvement stérile des urines dans le
but de réaliser une analyse cytologique et bactériologique.

Cadre législatif

 Soin infirmier sur prescription médicale : art. R.4311-7 décret 2004-802 du 29/07/2004.

Indications

 Surveillance ou suspicion d'un trouble biologique.


 Suspicion d'une infection urinaire.
 Bandelette uriniaire réactive positive aux leucocytes.

ECBU chez un patient continent

Matériel

 Matériel pour la toilette génito-urinaire :


 Savon doux.
 Gant de toilette.
 Serviette de toilette.
 Matériel pour la toilette génito-urinaire antiseptique :
 Antiseptique non moussant : polyvidione iodée gynécologique ou chlorexidine aqueuse.
 Compresses stériles.
 Matériel pour le recueil :
 Flacon d'analyse stérile.
 Etiquettes laboratoire d'identification patient.
 Bons d'analyses laboratoire, avec pochette de transport.
 Matériel divers :
 Sac à élimination des déchets papier et matériel non contaminé.
 Nécessaire à l'hygiène des mains.

Réalisation du soin

 Vérifier la prescription médicale.


 Vérifier la date de péremption du matériel.
 Demander au patient de se laver les mains.
 Lui demander de réaliser une toilette génito-urinaire à l'eau et au savon et de bien rincer.
 Lui demander de réaliser une toilette génito-urinaire antiseptique avec les compresses stériles
imbibées d'antiseptique, en lui expliquant comment faire :
 Demander d'aller du pubis vers l'anus.
 Pour les femmes : aller des petites lèvres aux grandes lèvres en s'écartant du méat urinaire.
 Pour les hommes : décalotter le gland.
 Demander de recueillir le milieu du jet dans le flacon stérile sans mettre les doigts à l'intérieur
de celui-ci et faire attention à ne pas mettre en contact le flacon avec la région génitale.
 Lui demander de se laver les mains.
 Vérifier la concordance des étiquettes et de l'identité du patient puis étiqueter le flacon,
remplir les bons d'analyse et acheminer le flacon au laboratoire d'analyse.
 Noter sur les bons d'analyse la température du patient, son traitement antibiotique, autres
informations importantes.

ECBU chez un patient incontient

Matériel

 Matériel pour effectuer un sondage intermittent.


 Matériel pour le recueil :
 Flacon d'analyse stérile.
 Etiquettes laboratoire d'identification patient.
 Bons d'analyses laboratoire, avec pochette de transport.

Réalisation du soin

 Vérifier la prescription médicale.


 Installer le matériel après vérification des dates de péremptions et de l'intégrité des
emballages.
 Informer le patient du soin.
 Effectuer un sondage intermittent.
 Recueillir le milieu du jet dans le flacon stérile en faisant attention à ne pas mettre en contact
le flacon avec la région génitale.
 Réinstaller le patient, jeter le matériel, éliminer le reste des urines.
 Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par
frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
 Vérifier la concordance des étiquettes et de l'identité du patient puis étiqueter le flacon,
remplir les bons d'analyse et acheminer le flacon au laboratoire d'analyse.
 Noter sur les bons d'analyse la température du patient, son traitement antibiotique, autre
informations importantes.

ECBU chez un patient sondé

Matériel

 Monovette pour ECBU ou seringue stérile 10 mL (prévoir alors un flacon d'analyse stérile).
 Aiguille pompeuse (rose : 18 Gauge).
 Compresses stériles.
 Antiseptique : polyvidione iodée ou chlorexidine.
 Pince kocher (clamp).
 Compresse non stérile.
 Gants non stériles à usage unique.
 Sac à élimination des déchets.
 Conteneur à déchets contaminés piquants et tranchants.
 Désinfectant de surface et chiffonnette.
 Nécessaire à l'hygiène des mains.
Réalisation du soin

 Vérifier la prescription médicale.


 Informer le patient du soin.
 Clamper la sonde au-dessus du site de ponction : ne pas clamper directement la sonde, mettre
une compresse entre le clamp et la sonde pour ne pas abîmer la sonde.
 Installer le matériel après vérification des dates de péremptions et de l'intégrité des
emballages.
 Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par
frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
 Installer le matériel, adapter l'aiguille à la monovette ou à la seringue en fonction du matériel
choisi.
 Mettre les gants non stériles.
 Désinfecter le site de ponction avec une compresse stérile imbibée d'antiseptique.
 Prélever les urines à travers le site de ponction avec la monovette ou la seringue.
 Dans le cas d'un prélèvement à la seringue, transvaser les urines dans le flacon stérile.

Cette étape augmente les risques de contamination lors du transfert c'est pourquoi il est
préférable d'utiliser la monovette qui permet d'effectuer directement le recueil.

 Jeter le matériel.
 Effectuer un lavage simple des mains ou effectuer un traitement hygiénique des mains par
frictions avec une solution hydro-alcoolique : hygiène des mains.
 Vérifier la concordance des étiquettes et de l'identité du patient puis étiqueter le flacon,
remplir les bons d'analyse et acheminer le flacon au laboratoire d'analyse.
 Noter sur les bons d'analyse la température du patient, son traitement antibiotique, autres
informations importantes.

Risques et complications

 Contamination bactérienne du prélèvement :


 Respecter rigoureusement les règles d'antisepsie et de recueil.
 Si impossibilité d'acheminer immédiatement le recueil au laboratoire d'analyse, conserver le
recueil au réfrigérateur à + 4° pour éviter la prolifération des germes.

ECBU [Examen cytobactériologique des


urines]
Prélèvement : recueil d'un échantillon urinaire Bilan : Bilan microbiologique d'une infection

 Quelles sont les précautions particulières à prendre ?


 A quoi sert cette analyse ?
 Quelles sont les valeurs normales ?
 Comment est interprété le résultat ?

Quelles sont les précautions particulières à prendre ?

Les précautions concernent le prélèvement. Il doit être réalisé après lavage des mains et toilette
soigneuse au savon ou avec un antiseptique doux de la région vulvaire chez la femme et du méat chez
l'homme suivi d'un rinçage. Il faut éliminer le premier jet d'urines et recueillir dans un flacon stérile
(donné par le laboratoire) les urines de « milieu de jet », en évitant de toucher le bord supérieur du
récipient. Enfin, il est préférable de réaliser le prélèvement en dehors des périodes de règles.Un
traitement par antibiotique (ou antifongique) gêne l'interprétation de cet examen et doit
impérativement être signalé.

A quoi sert cette analyse ?

L'examen cytobactériologique des urines ou ECBU consiste à observer au microscope une goutte
d'urine (c'est l' examen direct) afin de rechercher la présence de globules blancs (ou leucocytes), de
globules rouges (ou hématies) et d'éventuels microbes. Puis une culture est réalisée sur milieux
appropriés pour identifier la bactérie responsable de l'infection et réaliser un antibiogramme. L'ECBU
permet de faire le diagnostic d'infection urinaire et celui de pyélonéphrite.

Quelles sont les valeurs normales ?

En l'absence d'infection (ou de contamination), les urines sont normalement stériles. Elles
contiennent :

 Moins de 10.000 leucocytes/ml,

 Moins de 5.000 hématies/ml,

 Absence de germe.

Comment est interprété le résultat ?

 Une infection urinaire entraîne une inflammation avec une augmentation du nombre des leucocytes
dans les urines (supérieur à 20.000/ml) et souvent des micro-saignements, se traduisant par la
présence d'hématies en nombre supérieur à 10.000

 Le diagnostic d'infection urinaire peut être posé lorsque les leucocytes sont augmentés dans les
urines et qu'une bactérie est isolée en culture (après 18 à 24 heures d'incubation à 37°C) en nombre
supérieur à 105/ml.

 La bactérie peut alors être identifiée et un antibiogramme peut être pratiqué. Ses résultats ne seront
obtenus que le lendemain (une deuxième culture est nécessaire).

 Les bactéries les plus souvent en cause sont Escherichia coli, Proteus mirabilis, Enterococcus faecalis,
Klebsiella pneumoniae, Staphylococcus epidermidis.

Attention :
 L'isolement de plusieurs bactéries en culture reflète généralement une contamination lors du
prélèvement des urines. Il est alors difficile de conclure à une infection urinaire et un prélèvement de
contrôle est généralement demandé.

 Il en est de même lorsqu'une bactérie est isolée en culture mais que le taux de leucocytes est
normal. Il ne s'agit alors le plus souvent pas d'une véritable infection urinaire.

 Une augmentation du nombre des leucocytes sans qu'aucune bactérie ne soit isolée en culture
témoigne généralement d'un traitement antibiotique en cours (ou achevé juste avant le
prélèvement).

ECBU (examen cytobactériologique des urines)


L'examen cytobactériologique des urines ( ECBU) est un examen visant à rechercher la présence
de cellules ( globlules rouges, globules blancs) et de bactérie dans l'urine. Il est souvent désigné par
son acronyme ECBU. L'examen est très fréquemment prescrit en cas de doute sur une infection
urinaire. Il permet deux choses: démontré avec une relative certitude la présence d'une infection
siégeant dans la partie haute du système urinaire (reins, et plus fréquemment vessie) et permettre le
cas échéant de prélever et de mettre en culture la bactérie responsable. Il s'agira alors d'une seconde
analyse visant à évaluer l'antibiotique le plus efficace contre cette bactérie (on appelle cet examen un
antibiogramme).

Indication
Urine trouble, symptômes d'infection urinaire, douleurs pelviennes d'origine douteuse.
L' examen cytobactériologique des urines (ECBU) est systématique chez la femme enceinte. En effet
les infections urinaires sont à la fois plus fréquentes et présentent moins de symptômes que pour le
reste de la population. Les complications possibles d'une infection urinaire chez la femme enceinte
sont sérieuses et justifient un suivi préventif.

Déroulement de l'examen
Le prélèvement est réalisé au domicile en cas de symptômes sans caractère d'urgence. ( des
symptômes de pyélonephrite entraînent l'organisation immédiate d'un examen cytobactériologique
des urines à l’hôpital).

Le prélèvement est réalisé le matin lors de la première miction. La quantité de bactéries fluctue au
fil de la journée selon le rythme d'évacuation de l'urine. Le matin est, généralement, le moment qui
connaît le pic de densité des bactéries. Cela va maximiser les chances de découvrir l'éventuelle
infection.
Le prélèvement doit être réalisé en respectant des règles strictes afin d'éviter ou de limiter le
risque de contamination accidentelle de l'échantillon:

Une hygiène intime maximale au moment du prélèvement. La zone urogénitale et les mains doivent
être traitées avec une solution antiseptique.

N'ouvrez le récipient qu'au dernier moment.


Le ''premier jet" ne doit pas être prélever, il peut en effet contenir des bactéries provenant de l'urètre
et fausser les résultats ultérieurs de l'analyse.

Objectifs

Isoler la bactérie responsable de l'infection en vue, le plus souvent d'un test complémentaire appelé
antibiogramme. Une fois la bactérie responsable de l'infection urinaire connue, elle va être mise en
culture et plusieurs antibiotiques pourront être testés contre elle. L'examen permet une meilleur
utilisation des antibiotiques et une plus grande efficacité du traitement.

Résultats
L'examen, en laboratoire se déroule en deux phases: la partie "cyto" visant a quantifier le nombre et
la nature des cellules retrouvées dans l'urine et la partie "bactério" visant à découvrir la bactérie
responsable de l'infection.
Examen cytologique

Les résultats sont jugés normaux s'il est découvert moins de 10 000 cellules par mm3

Examen bactériologique

Les résultats sont jugés normaux s'il est retrouvé moins de 105 bactéries par millilitre.

Résultats faussés

La présence de plusieurs types de bactéries est considéré comme un signe de contamination au


moment du prélèvement. Le prélèvement sera refait.

Examen cytobactériologique des urines


Examen des urines au microscope permettant de détecter une infection urinaire et de déterminer le
nombre de germes et de globules rouges et blancs par millilitre d'urine.

Abréviation : E.C.B.U.

Un examen cytobactériologique des urines (E.C.B.U.) est prescrit dès que l'on soupçonne une
infection de l'appareil urinaire (infection de la prostate, cystite bactérienne, etc.). Pour obtenir un
résultat sûr et interprétable, il est important de respecter certaines conditions de prélèvement : les
urines doivent être émises le matin à jeun après désinfection du méat urétral (orifice extérieur de
l'urètre) et recueillies dans un flacon stérile.

— Le nombre de germes présents dans l'urine permet d'affirmer ou non l'existence de l'infection : s'il
est inférieur à 1 000/millilitre, il n'y a pas d'infection (une souillure a pu survenir lors du
prélèvement) ; s'il est compris entre 1 000 et 100 000, il y a peut-être une infection, sans certitude
absolue ; s'il est supérieur à 100 000, on sait de façon certaine qu'il y a une infection. Les germes
repérés sont mis en culture afin d'être identifiés. L'une des méthodes employées est la coloration de
Gram. Normalement, plus de 90 % des germes présents dans l'urine sont Gram négatifs (ils ne fixent
pas la coloration de Gram) : Escherichia coli, Proteus, Klebsiella, Enterobacter. La culture des
germes permet aussi de réaliser un antibiogramme qui teste leur sensibilité ou leur résistance vis-à-
vis des différents antibiotiques. Après résultat, le médecin sera à même de prescrire l'antibiotique le
plus adapté. Un examen de contrôle doit toujours être pratiqué quelques jours après l'arrêt de la prise
des antibiotiques pour s'assurer de la guérison de l'infection.

— Le nombre des cellules sanguines présentes dans l'urine apporte d'autres renseignements.
Normalement, le nombre de globules rouges est inférieur ou égal à 2 000/millilitre, de même que le
nombre de globules blancs. En cas d'infection, le nombre de globules blancs augmente et leur aspect
est altéré. Une augmentation du nombre de globules rouges définit une hématurie microscopique,
révélant une infection urinaire, une tumeur de la vessie, un calcul du rein, etc.

Examen cytobactériologique des urines


(ECBU)
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Principe de l'examen cytobactériologique des urines (ECBU)

L'examen cytobactériologique des urines, ou ECBU, consiste à recueillir et analyser les urines de la
première miction du matin.
Il repose sur l'analyse cytologique et bactériologique de l'échantillon d'urine recueillie. Il sert
notamment à déterminer la numération des hématies et desleucocytes, la présence de cristaux et de
germes.
Chez la femme, une infection urinaire se manifeste par les symptômes suivants :

 douleurs à la miction
 brûlures
 présence de sang dans les urines
 envie fréquente d'uriner
 frissons
 fièvre

Les mêmes symptômes se retrouvent chez l'homme, ils sont parfois associés à une douleur dans les
testicules, ainsi qu'à un écoulement de liquide par l'urètre.

Pourquoi effectuer un examen cytobactériologique des urines ?


L'examen cytobactériologique des urines est prescrit par le médecin afin de mettre en évidence une
infection urinaire, ou une pathologie liée à des troubles urinaires :

 Cystite
 Pyélonéphrite
 Prostatite.

Les valeurs normales d'un examen cytobactériologique des


urines
Les résultats d'analyse présentant des valeurs normales sont les suivants :

 Moins de 10.000 leucocytes/ml


 Moins de 5.000 hématies/ml
 Absence de germe

Augmentation du nombre de leucocytes


Une augmentation du nombre des leucocytes peut être observée dans les cas suivants :

 chez des personnes souffrant de certaines infections bactériennes ou virales (infections


dentaires, urinaires ou autres),
 chez des personnes prenant un traitement antibiotique.

Augmentation du nombre d'hématies


Le nombre d'hématies peut être augmenté :

 chez des personnes ayant passé plusieurs semaines en altitude, à plus de 2 000 mètres
 chez des personnes utilisant de l'EPO (sportifs notamment)

Attention : les normes différent selon les techniques utilisées par les laboratoires.
Sachez que les résultats ne constituent pas à eux seuls un diagnostic. Il est donc important de
consulter un médecin afin de prévoir avec lui des examens complémentaires ou un éventuel
traitement.
Réalisé en collaboration avec des professionnels de la santé et de la médecine, sous la direction du
docteur Pierrick HORDE

Publi-information

Comment bien réaliser un ECBU ?

La peau et les muqueuses sont recouvertes de microbes invisibles, c’est une flore normale.

Les urines sont stériles, elles ne contiennent pas de microbes.

En cas d’infection urinaire, pour dépister des bactéries, il faut donc éviter toute souillure lors du
recueil.

Consignes pour bien réaliser un ECBU

1. De préférence, prélever les premières urines de la journée (mais possible à tout moment)

2. Se laver soigneusement les mains au savon,

3. Faire une toilette intime complète au savon doux,

4. Rincer abondamment à l’eau,

5. N’ouvrir le flacon stérile qu’au dernier moment,

6. Uriner le premier jet dans les toilettes, puis directement dans le flacon,

7. Refermer le flacon avec soin, tout de suite,

8. Identifier le flacon avec votre nom et votre prénom.

Rapporter le flacon à la pharmacie ou directement au laboratoire dans les plus brefs délais.
(moins d’une heure)

Le prélèvement peut être conservé dans le bas du réfrigérateur au maximum 3 heures.

E.C.B.U = Examen Cyto Bactériologique des Urines

Préparation de l'enfant
Matériel
Technique
Après le recueil
PREPARATION DE L' ENFANT

Vérifier la prescription
Expliquer le soin à l'enfant
Ce soin doit être fait chez un enfant dont les parties génitales sont propres (par exemple
juste après la toilette). Dans le cas contraire, laver les parties génitales et les fesses à l'eau
et au savon, rincer et sécher avant le soin.

MATERIEL
Pour les nourrissons et petits enfants (qui ne sont pas encore propres)

Gants stériles
Compresses stériles
Antiseptique
Poche stérile (fille ou garçon)
Flacon à E.C.B.U. (bouchon rouge)
Feuille de laboratoire avec : étiquette du malade, cachet du service, date du prélèvement,
résultat de la bandelette urinaire et traitements antibiotiques éventuels, cocher recueil des
urines par poche et antibiogramme
Bandelettes urinaires
Pour les enfants plus grands

Compresses stériles
Antiseptique
Gants non stériles
Flacon à E.C.B.U. (bouchon rouge)
Feuille de laboratoire avec : étiquette du malade, cachet du service, date du prélèvement,
résultat de la bandelette urinaire et traitements antibiotiques éventuels, cocher recueil des
urines 2° jet et antibiogramme
Bandelettes urinaires

TECHNIQUE
Pour les nourrissons et petits enfants :

Se laver les mains (lavage simple)


Ouvrir les gants
Ouvrir les compresses et bien les imbiber d'antiseptique
Ouvrir la poche stérile
Enfiler ses gants
Bien désinfecter les parties génitales à l'aide des compresses imbibées d'antiseptique en
évitant de toucher avec ses gants (utiliser les compresses) : pour les filles : une compresse
par lèvre et d'avant en arrière sans revenir sur le geste ; pour les garçons : décalotter avec
précaution et bien insister au niveau du méat
Laisser une compresse imbibée d'antiseptique en place
Mettre le bouchon à la poche pour permettre le recueil d'une miction
Bien coller la poche pour éviter les fuites
Si pas d'urine au bout de 30 mn : changer de poche en répétant la procédure
Transvaser stérilement les urines dans le flacon et le refermer immédiatement
Contrôler la bandelette urinaire et noter le résultat sur la feuille de labo
Pour les enfants plus grands :

Leur demander de prévenir l'infirmière dès qu'ils ont envie d'uriner (tenir prêt le
matériel)
Se laver les mains (lavage simple)
Mettre les gants non stériles
Désinfecter les parties génitales sans toucher à la partie de la compresse qui sera au
contact de l'enfant (doit rester stérile) en la pliant par les coins. Même technique que pour
les nourrissons
Laisser couler les premières gouttes d'urines dans les toilettes
Recueillir l'urine au milieu de la miction et refermer immédiatement le flacon
Contrôler la bandelette urinaire et no

Examen cytobactériologique des urines


[ECBU]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Les précautions concernent le prélèvement. Il doit être réalisé après lavage des mains et toilette
soigneuse au savon ou avec un antiseptique doux de la région vulvaire chez la femme et du méat chez
l'homme suivi d'un rinçage. Il faut éliminer le premier jet d'urines et recueillir dans un flacon stérile
(donné par le laboratoire) les urines de "milieu de jet", en évitant de toucher le bord supérieur du
récipient. Enfin, il est préférable de réaliser le prélèvement en dehors des périodes de règles.

Un traitement par antibiotique (ou antifongique) gêne l'interprétation de cet examen et doit
impérativement être signalé.

A quoi sert cette analyse?


L'examen cytobactériologique des urines ou ECBU consiste à observer au microscope une goutte
d'urine (c'est l' examen direct) afin de rechercher la présence de globules blancs (ou leucocytes), de
globules rouges (ou hématies) et d'éventuels microbes. Puis une culture est réalisée sur milieux
appropriés pour identifier la bactérie responsable de l'infection et réaliser un antibiogramme.

L'ECBU permet de faire le diagnostic d'infection urinaire et celui de pyélonéphrite.

Quelles sont les valeurs normales?


En l'absence d'infection (ou de contamination), les urines sont normalement stériles. Elles
contiennent:

 Moins de 10 000 leucocytes/ml,


 Moins de 5 000 hématies/ml,

 Absence de germe.

Comment est interprété le résultat?


 Une infection urinaire entraîne une inflammation avec une augmentation du nombre des
leucocytes dans les urines (supérieur à 20 000/ml) et souvent des micro-saignements, se
traduisant par la présence d'hématies en nombre supérieur à 10 000.

 Le diagnostic d'infection urinaire peut être posé lorsque les leucocytes sont augmentés dans
les urines et qu'une bactérie est isolée en culture (après 18 à 24 heures d'incubation à 37°C) en
nombre supérieur à 105/ml.

 La bactérie peut alors être identifiée et un antibiogramme peut être pratiqué. Ses résultats ne
seront obtenus que le lendemain (une deuxième culture est nécessaire).

 Les bactéries les plus souvent en cause sont Escherichia coli, Proteus mirabilis, Enterococcus
faecalis, Klebsiella pneumoniae, Staphylococcus epidermidis.

Attention:

 L'isolement de plusieurs bactéries en culture reflète généralement une contamination lors du


prélèvement des urines. Il est alors difficile de conclure à une infection urinaire et un
prélèvement de contrôle est généralement demandé.

 Il en est de même lorsqu'une bactérie est isolée en culture mais que le taux de leucocytes est
normal. Il ne s'agit alors le plus souvent pas d'une véritable infection urinaire.

 Une augmentation du nombre des leucocytes sans qu'aucune bactérie ne soit isolée en culture
témoigne généralement d'un traitement antibiotique en cours (ou achevé juste avant le
prélèvement).

Bandelette urinaire et ECBU


18 mai 2009 - 17:19 - Analyses- Par webmaster
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Les infections urinaires basses (c’est-à-dire principalement de la vessie) sont un motif très
fréquent de consultations et de prescriptions médicales, surtout chez les femmes. Il est important de
porter rapidement le diagnostic, car une infection urinaire basse mal traitée pourrait dégénérer en
pyélonéphrite (infection du rein) dont les conséquences sont beaucoup plus graves.

Une infection urinaire (cystite, ou encore colibacillose) se traduit par des brûlures en urinant
qui peuvent être très intenses, avec de fréquents besoins d’uriner et quelquefois une fièvre. Pour
confirmer le diagnostic, le médecin procède à trois examens.

La bandelette urinaire

Elle sera évocatrice d’une infection :


 Si le pH urinaire est élevé. Car l’alcalinité favorise l’infection alors que l’acidité la combat.
 Si on constate la présence de nombreux globule blancs (leucocytes) dans les urines. Plus ils
sont nombreux, plus il y a de croix sur la bandelette.

L’examen cytobactériologique

L’analyse d’urine consistera en un ECBU, examen cytobactériologique des urines. Il sera


effectué avant toute prise d’antibiotique ou d’antiseptique urinaire car ceux-ci décapiteraient
immédiatement l’infection rendant l’analyse urinaire caduque.

L’ECBU confirme le diagnostic s’il fait apparaître :

 Un nombre important de leucocytes (supérieur à 10 000 par ml) et s’ils sont altérés.
 La présence d’hématies (c’est un élément supplémentaire fréquent, mais non obligatoire).
 La présence de cristaux, car leur existence peut favoriser la venu d' infection urinaire (ce
sont eux qui sont la cause de l’infection). Mais ils peuvent également induire des symptômes
semblables à ceux d’une cystite sans qu’il y ait d’infection. L’ECBU ne retrouve pas alors de
nombreux leucocytes, ni de germes. En revanche, les hématies sont souvent en nombre
important et les antibiotiques seront alors sans utilité.
 La présence de germes sera considérée évocatrice d’une infection si leur nombre est
supérieur à 10 millions par millilitre d’urine. En dessous de ce chiffre, l’infection est
douteuse.

L’antibiogramme

Lorsqu’un germe est trouvé, le laboratoire fait un antibiogramme, c’est-à-dire qu’il teste une
quinzaine d’antibiotiques pour déterminer leur efficacité sur le germe.

 Soit le germe est résistant à l’antibiotique, et il est donc inutile de le prescrire ;


 Soit le germe y est sensible, et la prise de cet antibiotique a de bonnes chances de le détruire
définitivement ;
 Soit le germe est « intermédiaire », c’est-à-dire que l’antibiotique n’aura qu’une efficacité
relative sur lui.

Enfin, il faut se rappeler que toute infection urinaire, surtout si elle récidivante, nécessite un bilan
pour en rechercher la cause éventuelle. En parler avec son médecin.

Ce qu’il faut lire

Lorsqu’une personne présente des signes évocateurs d’une infection urinaire (brûlure et douleur
en urinant, envie fréquente, fièvre), le médecin regardera :

 Sur la bandelette urinaire :


Le nombre de globules blancs (nombre de croix) : plus il est élevé, plus il est signe d’une
infection urinaire basse ou haute.

 Sur l’ECBU :
D’abord le nombre de globules blancs. Un nombre élevé, surtout s’ils sont altérés, sera signe
d’une infection urinaire. Ensuite, il regardera si l’analyse a retrouvé ou non un germe
(culture positive ou négative). Devant la présence d’un germe, le médecin en notera la
numération et si elle est au dessus de 10 millions par ml, surtout avec de nombreux globules
blancs altérés.

 L’antibiogramme permet de connaître :


Si le germe est bien sensible à l’antibiotique prescrit au départ. l Si ce n’est pas le cas, il
faudra le changer contre un autre auquel le germe est sensible.

Examen cytobactériologique des urines

par Catherine Dupeyron

Biologiste, hôpital Albert-Chenevier, Créteil, France.

Les infections urinaires sont très fréquentes. Souvent considérées comme banales et
bénignes, elles peuvent aussi avoir des conséquences pathologiques sévères et entraîner
des complications graves, notamment des atteintes de la fonction rénale.

Le diagnostic d'infection urinaire évoqué sur l'examen clinique du malade sera confirmé si
possible par l'analyse cytobactériologique des urines (ECBU).

Si l'ECBU n'a pas une grande importance pour une simple cystite (pas de fièvre), il est
essentiel pour les infections autres (pyélonéphrite avec fièvre, douleurs lombaires).

Cet examen comprend plusieurs étapes:

- l'examen direct pour rechercher des leucocytes et des bactéries dans les urines ;

- la culture quantitative de l'urine considérée comme l'examen de référence qui permet un


diagnostic de certitude ;

- l'antibiogramme qui est l'étude de la sensibilité aux antibiotiques de la bactérie


responsable, et qui permet d'adapter le traitement.

Il s'agit d'un examen simple à réaliser, mais dont la qualité repose sur le respect d'une
méthodologie rigoureuse.

I. Contexte clinique

Les principales circonstances de demande d'un ECBU sont:

- la présence de signes cliniques (tableau n° 1) cystite, pyélonéphrite, prostatite ;

- une fièvre isolée surtout chez le nourrisson ;

- une hématurie, une pyurie, des tests de dépistage positifs ;

- une prescription systématique chez des patients à risque : diabétiques, grabataires,


problèmes urologiques, porteurs de sonde, femmes enceintes, bilan pré-opératoire etc.

- un contrôle de traitement.
L'ECBU n'est pas obligatoire en cas de cystite aiguë de la femme de moins de 65 ans, sans
antécédents, en dehors de la grossesse.

Il. Recueil des urines

L'urine contenue dans la vessie est normalement stérile mais elle peut être contaminée lors
de la miction par la flore normale qui colonise habituellement l'urètre. Pour limiter cette
contamination on doit recueillir l'urine du milieu de la miction et éliminer celle du début qui
aura entraîné la majeure partie des bactéries de l'urètre.

L'urine peut être recueillie à n'importe quel moment de la journée, mais au mieux le matin
après que le patient soit resté au moins 3 heures sans uriner.

La toilette locale est très importante : gland prépuce relevé chez l'homme, pourtour urinaire,
grandes et petites lèvres chez la femme, avec un savon antiseptique doux, puis rinçage à
l'eau. Le premier jet (environ 20 ml) est éliminé et le deuxième jet est ensuite recueilli dans
un récipient stérile. Il est important de bien expliquer au patient comment exécuter le
prélèvement.

Cas particuliers :

Chez l'homme en cas de suspicion de prostatite on recueillera le premier jet, pour


augmenter les chances d'isolement de la bactérie responsable qui est souvent en faible
quantité.

Chez la femme en cas de pertes ou de règles, on devra mettre en place une protection
vaginale.

Chez le nourrisson, on peut utiliser une poche plastique stérile, que l'on applique sur la
peau, mais qui ne doit pas rester en place plus de soixante minutes.

Chez le patient porteur d'une sonde, on ne doit pas prélever dans la poche où la pullulation
bactérienne est importante, mais par ponction directe dans la sonde après désinfection ou
dans la chambre à prélèvement lorsqu'il y en a une.

III. Conservation et transport

Le flacon doit être bouché hermétiquement, étiqueté précisément avec la date et l'heure du
prélèvement et acheminé le plus rapidement possible au laboratoire. L'urine ne doit pas
séjourner plus d'une heure à température ambiante pour éviter toute multiplication
bactérienne. Elle peut être conservée à 4°C pendant 24 heures en cas de nécessité.

IV. Examen cytobactériologique


1. Examen macroscopique

Homogénéiser l'urine par retournement du flacon et noter l'aspect limpide ou trouble et la


présence d'une éventuelle hématurie.

2. Examen microscopique

Il comprend un examen cytologique et un examen bactériologique.

3. Examen cytologique

L'examen en cellule de Malassez permet de dénombrer les éléments figurés contenus dans
un volume donné de l'urine à étudier. Leur concentration est exprimée par millilitre (ml).

Cette technique est préférable à l'examen de l'urine entre lame et lamelle qui conduit à un
résultat rendu en croix ou par champ microscopique, moins reproductible et plus difficile à
interpréter, car soumis à l'appréciation de la personne qui réalise l'examen.

Une urine non infectée contient moins de 10 000 leucocytes et moins de 5 000 hématies
par ml.

Une infection urinaire se traduit le plus souvent par la présence de :

 50 000 leucocytes/ml, parfois en amas


 1 0 000 hématies/ml ;
 des cellules du revêtement urothélial

 la présence de cylindres leucocytaires est importante à prendre en compte ;

 la notion d'altération des leucocytes n'apporte pas d'informations complémentaires.

La présence de nombreuses cellules d'origine vaginale doit évoquer une contamination et


entraîner éventuellement le rejet de l'examen.

4. Examen bactériologique

L'examen du frottis du culot de centrifugation coloré au Gram permet d'observer les


microorganismes présents, et d'orienter éventuellement le choix des milieux de culture dans
certains cas particuliers.

Cet examen permet au biologiste de donner très rapidement une orientation sur la bactérie
responsable, utile pour le choix du traitement de première intention.

5. Culture

Elle permet l'isolement des bactéries et leur numération. Elle doit être quantitative par
ensemencement d'une quantité connue d'urine étalée au râteau sur un milieu gélosé en
boîte de Pétri, soit par dilution (50 ?l d'urine diluée au 1/100 e par exemple) soit avec une
anse calibrée (1 microlitre par exemple).

Le milieu gélosé de CLED (cystéine, lactose, électrolyte déficient) convient à la culture des
principales bactéries responsables d'infection urinaire. Dans des cas particuliers à la suite
de l'examen direct on ensemencera une gélose au sang ou une. gélose chocolat sous
10 % de CO2 pour la culture des bactéries exigeantes.

Après 18 h d'incubation à l'étuve à 37° C, chaque bactérie ou amas de bactéries présent


dans l'urine donne naissance à une colonie visible à l'oeil nu (unité formant colonie UFC).
Le nombre de bactéries par millilitre est apprécié en comptant le nombre d'UFC sur la
gélose, et en rapportant au volume d'urine ensemencé.

L'absence de culture lorsque des bactéries ont été vues à l'examen direct, chez un malade
non traité par des antibiotiques doit conduire à refaire l'ECBU : en présence de bactéries au
Gram il faudra suspecter des bactéries déficientes ou inhabituelles et utiliser alors des
milieux de culture appropriés plus riches (gélose au sang frais ou au sang cuit : gélose
chocolat) et incuber en atmosphère contenant 10 % de CO2.

Certains laboratoires utilisent comme milieu pour le dénombrement et la culture, des lames
recouvertes de milieu gélosé prêtes à l'emploi que l'on immerge dans l'urine. Le prix de
revient est supérieur à celui de la technique en boite de Pétri et la qualité des isolements
est moins bonne.

6. Identification

L'identification est orientée par l'examen des frottis colorés au Gram effectués à partir des
différents types de colonies isolées, la recherche de la catalase pour les bactéries à Gram
positif et d'une cvtochrome-oxydase pour les bacilles à Gram négatif. L'identification est
réalisée par l'étude des caractères biochimiques avec des milieux traditionnels ou des
galeries commercialisées prêtes à l'emploi.

7. Interprétation

C'est une partie très importante de l'ECBU. Elle s'appuie sur : la leucocyturie, la bactériurie,
la nature des espèces en cause et le fait que l'on retrouve un seul ou plusieurs types de
bactéries à la culture.

Ces données doivent être complétées par la connaissance du contexte clinique,:


d'éventuels antécédents urologiques du sexe, et de la notion de traitement antibiotique
récent ou en cours.

L'urine est normalement stérile ou ne contient que des germes de contamination en faible
quantité (<103 UFC/ml), avec une leucocyturie < 10 000/mI. La majorité des patients
présentant une infection urinaire ont une leucocyturie > à 100 000/ml.

La présence de leucocytes en quantité anormale, sans bactérie visible à l'examen direct, et


une culture négative, doivent faire suspecter une infection des voies urinaires à bacille
tuberculeux. Il s'agit là d'une recherche particulière, qui doit être effectuée sur la première
miction des urines de la nuit, après restriction hydrique.

Le tableau n° 2 résume les différentes situations qui peuvent être rencontrées et la conduite
à suivre.

8. Antibiogramme

Du fait de l'augmentation croissante des résistances acquises aux antibiotiques,


l'antibioramme doit être réalisé dans tous les cas d'infection urinaire ayant fait l'objet d'une
prescription d'ECBU.
On étudiera les principaux produits à forte élimination urinaire, utilisables par voie orale ou
sous forme injectable, disponibles dans le pays.

La méthode de référence et la plus fréquente est la méthode par diffusion en milieu gélosé,
reposant sur l'emploi de disques chargés d'antibiotiques. Elle doit être bien standardisée,
l'épaisseur de la gélose, la densité de l'inoculum et la bonne conservation des disques étant
les points les plus importants.

Des galeries prêtes à l'emploi peuvent être également utilisées, mais généralement leur
coût est nettement supérieur.

La bactérie la plus fréquemment isolée dans les infections urinaires est Escherichia coli,
suivie de Proteus mirabilis, Klebsiella pneumoniae, des autres entérobactéries et de
Staphylococcus saprophyticus. Les pourcentages varient selon qu'il s'agit d'une population
de patients sans antécédents (80 à 90 % d'Escherichia coli), ou de patients à risque ayant
déjà reçu plusieurs traitements antibiotiques et/ou hospitalisés (35 à 50 % d'Escherichia
coli). Par ailleurs la sensibilité à l'ampicilline de cette bactérie a beaucoup diminué ces
dernières années et ce n'est plus le produit préconisé pour un traitement de première
intention d'une infection urinaire. On lui préférera le cotrimoxàzole (Bactrim).

Il faut savoir que l'on peut retrouver parfois chez les patients dits à risque des bactéries de
l'environnement (Pseudomonas aeruginosa, Acinetobacter, etc) souvent devenues très
résistantes car sélectionnées par des antibiothérapies mal conduites, ainsi que des
entérocoques et des Staphylococcus aureus résistants à l'oxacilline.
V. Contrôle de traitement

C'est une des indications de l'ECBU. Lorsque le traitement antibiotique est efficace, dans
les cystites aiguës la bactériurie disparaît en 24 heures alors que les symptômes et la
pyurie peuvent persister quelques jours.

Un ECBU peut être pratiqué après trois jours de traitement pour vérifier la stérilisation des
urines en cas d'atteinte tissulaire, d'infection urinaire sur terrain immunodéprimé ou
diabétique, de la présence d'anomalie urologique ou chez la femme enceinte. Un contrôle à
distance de la fin du traitement (4 à 6 semaines) est nécessaire.

En cas d'échec clinique ou de suspicion de récidive un ECBU est également nécessaire.

VI. Conclusion

L'ECBU est l'examen demandé le plus fréquemment. Sa réalisation est simple mais deux
points sont essentiels : le recueil des urines et l'interprétation des résultats.

Avant de pratiquer cet examen ou lorsque l'on ne dispose pas de laboratoire de proximité,
un dépistage rapide peut être effectué, au moyen de bandelettes permettant la recherche
simultanée d'une leucocyturie et d'une bactériurie. S'il est effectué dans de bonnes
conditions, ce dépistage a un bon pouvoir prédictif pour les cas négatifs.
Développement et Santé, n°141, juin 1999

Examen cytobactériologique urinaire (ECBU)


L’examen cytobactériologique des urines (ECBU) fournit des renseignements précieux pour le
diagnostic des maladies de l’arbre urinaire, et singulièrement des infections urinaires.

Indications

• Recherche d’une infection urinaire basse devant des brûlures mictionnelles, une dysurie, une
pollakiurie sans fièvre.

• Recherche d’une infection urinaire haute devant une fièvre élevée avec ou sans signes urinaires.

• Examen systématique en cas de prostatite.

• Surveillance d’un malade porteur de sonde à demeure.

Prélèvement

Le prélèvement se fait le matin, car les urines sont concentrées (la dilution diminue artificiellement le
compte des germes) et les colonies bactériennes ont eu le temps de se développer pendant la nuit
(examen plus sensible).

Chez l’homme et le garçon : les urines du second jet sont recueillies de façon stérile, après
nettoyage du méat urinaire.

Chez la femme ou la fillette, le prélèvement est précédé d’une toilette périnéale soigneuse faite
d’avant en arrière pour éviter les contaminations fécales, avec plusieurs compresses humectées de
sérum physiologique (trois compresses utilisées pour un seul passage et jetées l’une après l’autre).
Les grandes lèvres étant maintenues écartées, le prélèvement est recueilli dans un flacon stérile, de
préférence au milieu du jet des urines, au cours d’une miction normale, sans sondage. L’examen doit
être pratiqué en dehors des périodes menstruelles.

Chez le nourrisson : après un nettoyage de la région périnéale et désinfection locale, un collecteur


est placé au moyen d’un adhésif.

Chez le malade sondé, l’urine est prélevée dans la sonde, à la seringue de 5 mL,

U Transport au laboratoire dans la demi-heure qui suit (idéalement l’ensemencement devrait avoir
lieu au laboratoire dans les

20 min). Sinon conserver les urines d ns la glace ou au frigidaire jusqu’au transport.

Remarque : l’utilisation d’antiseptique (compresse imbibée de Dakin) est déconseillée par certains
car l’antiseptique peut diminuer artificiellement le compte de germes.

Recherche d’une infection urinaire

Une infection urinaire est une infection de la colonne d’urines. Elle peut être « haute »
(pyélonéphrite) occupant le bassinet (pyelos) et le rein (nephros), ou basse, localisée à la vessie.
Bandelettes urinaires

Les bandelettes urinaires permettent de détecter l’activité leucocyte estérase traduisant la présence de
leucocytes et la production de nitrites traduisant une activité bactérienne. Elles recueillent donc des
signes indirects d’infection et ont une bonne valeur d’orientation.

Les bandelettes ne détectent pas les espèces ne possédant pas de nitrate réductase : streptocoques,
staphylocoques, Pseudomonas æruginosa.

Uroculture

L’uroculture consiste à ensemencer l’urine prélevée sur des milieux adéquats, à compter les colonies
qui se forment (UFC) par millilitre d’urine.

Les germes le plus souvent retrouvés à l’uroculture sont Escherichia coli, responsable d’au moins 80
% des infections communautaires et de la moitié des infections nosocomiales, et Proteus mirabilis.

Viennent ensuite Staphylococcus saprophyticus, Streptococcus D et les entérobactéries (Klebsiella


pneumoniae, Serratia marcescens, Pseudomonas spp., et Enterobacter spp.).

Remarque : les infections urinaires sont en règle générale monomicrobiennes. Sauf dans des cas
particuliers comme les

infections sur sonde, l’isolement de plusieurs bactéries est le signe d’une contamination de
l’échantillon (toilette mal faite, transport trop long). Refaire l’examen

Culot de centrifugation

La centrifugation des urines à faible vitesse au laboratoire permet d’obtenir un « culot » riche en
cellules qui peut être examiné au microscope sur lame après coloration.

Le culot de centrifugation normal ne contient que de rares cellules vésicales, des cristaux dont le type
varie avec le pH. Il n’y a pas de bactéries ni de cylindres granuleux. On observe moins de 5 globules
rouges et moins de 10 globules blancs par microlitre d’urine.

• La présence de globules rouges en quantité > 5/ìl (5 000/mL) traduit une hématurie (due à une
néphropathie glomérulaire, une lithiase, une tumeur, etc.).

• La présence de globules blancs en quantité > 10/ìL (10 000/mL) témoigne d’une leucocyturie
(globules blancs non altérés) ou d’une pyurie (globules blancs altérés).

• Des cylindres peuvent se voir :

– cylindres « hyalins », sans signification pathologique ;

– cylindres incrustés d’hématies, ce qui signe une lésion glomérulaire et très souvent une
glomérulonéphrite proliférative ;

– cylindres de leucocytes, ce qui est en faveur d’une inflammation rénale.

• La découverte d’oeufs de bilharzies est fréquente chez les patients originaires des pays où la
bilharziose est endémique.