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Biophysique

La biophysique est une discipline à l'interface de la physique et la biologie où les outils d'observation des phénomènes
physiques sont appliqués aux molécules d'origine biologique. À d'autres échelles, la description biophysique sert d'outil
référentiel.

Dans le domaine de l'environnement biophysique, la biophysique représente, localement ou globalement, les composants de
l'environnement biologique et physique de la biosphère. Les sciences de la terre et de la nature fournissent des
informations pour la caractérisation des habitats de l'environnement biophysique.

Plusieurs domaines de la biologie dans son sens le plus large ont bénéficié des avancées réalisées par la biophysique.
L'écologie, l'évolution des espèces, la médecine, la biologie cellulaire ou encore la biologie moléculaire sont quelques
exemples de l'application de la compréhension biophysique.

Une approche héritée de la physique y est utilisée pour :

 réaliser des images internes d'organisme : IRM, radiographie, traiter, détecter des tumeurs cancéreuses :
radiothérapie, tomographie par émission de positons ;

 mettre en évidence la structure d'éléments constitutifs du vivant : l'ADN ou les protéines ;

 mesurer et manipuler de plus en plus précisément les éléments constitutifs du vivant. À titre d'exemple, il est
possible d'utiliser des pinces optiques pour déplacer des organites ou bien dérouler la double hélice de l'ADN en
mesurant la force appliquée.

Ces quarante dernières années, la biophysique d'application médicale a subi une mutation qui a conduit à une approche de
plus en plus moléculaire, c'est-à-dire réductionniste, des phénomènes biologiques

. Solutions électrolytiques

1-Solution :
Une solution est un mélange de deux matières ou plus, elle est constitué de :
- Solvant : la matière qui existe en plus grande quantité.
- Soluté : la matière (les matières) qui existe en faible quantité.

Concentration massique : masse de soluté par litre de solution

Concentration molaire (molarité) : nombre de moles de soluté par litre de solution.

Concentration molale (molalité) : nombre de mole de soluté dissoute dans un kilogramme de solvent=(mol.kg-
1).Concentration pondérale : masse de soluté dissoute dans un

kilogramme de solvant (g.Kg)

2-Solution aqueuse :
Les solutions dans lesquelles l’eau est le solvant, où les molécules d’eau entourent les molécules ou les ions du soluté.
3-Solution électrolytique :
Ils sont des solutions conductrices du courant électrique. L’étude de ces solutions à prouver la présence des ions libres et
indépendants. Par conséquent, en appliquant un champ électrique entre deux électrodes d’une cellule contenant une
solution électrolytique, les cations (ions positifs) se déplacent vers la cathode (electrode négative) et les anions (ions
négatifs) se déplacent vers l’anode.
Types des électrolytique
ELectrolytiques forts: des matières qui se dissocient complètement dans l’eau donnant des solutions de bonne
conductivité électrique (comme les bases et les acides forts) ;
ELectrolytes faibles : des matières qui se dissocient partiellement dans l’eau donnant des solutions de
faible conductivité électrique (comme les bases et les acides faibles)

Phénomène de diffusion

La diffusion de la matière désigne la tendance naturelle d'un système à rendre homogènes les concentrations des espèces
chimiques en son sein. C'est un phénomène de transport irréversible qui se traduit par la migration d'espèces chimiques
dans un milieu. Sous l'effet de l'agitation thermique on observe un déplacement des constituants des zones de forte
concentration vers celles de faible concentration. D'un point de vue phénoménologique, et au premier ordre, ce
phénomène est régi par une loi énoncée par Adolf Fick

Si l’on mit dans un tube en verre une solution d’hémoglobine, et au-dessus, de l’eau pure ; au bout
d’un certain moment, toute la solution devient rouge à cause du déplacement des molécules
d’hémoglobine de la zone de forte.
On obtient le même résultat en utilisant du sulfate de cuivre (les ions SO4

- -et Cu++).Ce phénomène de déplacement des ions ou des molécules sous l’effet de la différence deconcentration
s’appelle « diffusion »

Diffusion dans les solutions.

Si l’on mit dans un tube en verre une solution d’hémoglobine, et au-dessus, de l’eau pure ; au bout d’un certain moment,
toute la solution devient rouge à cause du déplacement des molecules d’hémoglobine de la zone de forte au faible.
On obtient le même résultat en utilisant du sulfate de cuivre (les ions SO4
- -et Cu++)Ce phénomène de déplacement des ions ou des molécules sous l’effet de la différence deCe phénomène de
déplacement des ions ou des molécules sous l’effet de la différence concentration s’appelle « diffusion »

Applications de la diffusion

a-Types de membrane

- Membrane hémiperméable (semi-perméable) : c’est une membrane qui laisse passer


l’eau mais arrête la soluté.
- Membrane dialysante : c’est une membrane qui laisse passer l’eau et les micromolécules
et arrête les macromolécules (molécules de masses molaires supérieures à 10000 g.mol-
- Membrane sélective : une membrane qui laisse passer certains corps et arrête le reste.
b-Diffusion à travers une membrane dialysante
Le flux net de diffusion entre deux compartiments à concentrations C1, C2 (C2>C1) à travers unemembrane poreuse est
donné par,

Pe est le coefficient de perméabilitéc b, dépend de la membrane et du soluté. Dans le cas


d’une solution biologique, il faudra considérer des Pei pour chaque type de molécules.
Dés que la taille des molécules atteint celle des pores, les molécules ne diffusent plus. Cet effet de diffusion
transmembranaire différentielle s’appelle la « dialyse ».
c-Rein artificiel.
Le rein artificiel fonctionne sur le principe suivant : Deux compartiments sont séparés par une membrane dialysante, dans
l’un on fait circuler le sang qui contient eau, ions, micromolécules (urée, glucose, ….), macromolécules (protéines) et
cellules (GR, GB, plaquettes) ; dans l’autre, circule le liquide de dialyse.

La composition du compartiment de dialyse peut être ajustée à trois types de valeur

- Idéale de façon à maintenir une concentration correcte.


- En excès pour compenser les pertes en certains éléments (comme Na+) .
- En défaut pour compenser des accumulations.

Le but du rein artificiel est d’éliminer les produits toxiques présents dans le sang (urée et
créatine) et de corriger sélectivement la concentration anormale d’autres éléments (Na, C

Etudes aux Interfaces - phénomènes de Transport

a mise en oeuvre de nouveaux matériaux fonctionnels passe par l’utilisation de matériaux innovants aux propriétés
physiques améliorées ou l’utilisation de composites associant plusieurs propriétés de leurs constituants et élargissant ainsi
leur domaine d’application.
Les propriétés de transport (électrique et/ou thermique) sont souvent à la base de nouvelles applications. D’un point de
vue fondamental, le rôle des interfaces constitue un point crucial dans ces processus de transport. Les compétences et le
savoir faire acquis par certains groupes entrant dans le projet d’UMR dans le domaine de l’élaboration des couches
minces et des composites, de la caractérisation des propriétés électriques, électroniques et thermiques, seront exploités
pour mener à terme une étude fine de ces processus.

L’objectif de cette thématique concerne l’étude de ces phénomènes dans des composites et des systèmes présentant des
interfaces de natures différentes (oxydes en couches minces, couches minces organiques, composites à base de nanotubes
de carbone, nanofluides, PDLC…) . D’un point de vue applicatif, la compréhension de ces phénomènes permettra
d’optimiser la mise au point de ces matériaux dans le cadre de leur utilisation dans le domaine de l’Environnement
(management thermique, capteurs de gaz, capteurs infrarouges, cellules photovoltaiques…).
Ces investigations seront menées avec le souci d’élaboration sous chimie propre et de réalisation à bas coût.

 Transferts thermiques dans les matériaux hétérogènes à nano-tubes de carbone

 Transport de chaleur dans les composites polymère-cristal liquide

 Propriétés thermiques de nanofluides

 Elaboration et caractérisation de couches minces d’oxydes pour la réalisation de capteurs

 Transport électrique dans des couches minces cristal liquide pour applications à des cellules solaires

 Optimisation de matériaux pour pile à combustible


4: INTERFACE LIQUIDE-SOLIDE:

Les corps solides comme les liquides possèdent de l’énergie superficielle. Cette énergie est
2
définie par le travail moyen qu’il faut fournir pour créer de façon réversible et isotherme 1 cm
de surface apparente.

ΔW = σ.ΔS

4.1- CONTACT ENTRE UN SOLIDE, UN LIQUIDE ET UN GAZ:

Un solide trempé dans un liquide peut en ressortir soit couvert d’une pellicule liquide, on dit alors
qu’il y a mouillement comme il peut ressortir sec et dans ce cas on dit que le solide n’est pas
mouillable.
L’énergie totale du système qui définie ces caractéristiques de contact représente le travail qu’il
2
faut fournir pour séparer le liquide du solide sur une surface de 1 cm et donc l’énergie
d’adhésion:
Par comparaison des deux énergies, d’adhésion et de cohésion, on peut définir les cas de
mouillement et de non-mouillement

ANGLE DE RACCORDEMENT D’UN SOLIDE A UN LIQUIDE

A- MOUILLEMENT ET NON-MOUILLEMENT:

L’angle de contact d’un solide à un liquide ( α ) est défini par l’angle entre le plan du solide et la
tangente à la surface libre du liquide et se mesure toujours à l’intérieur du liquide.
1-α = 0 : cas de mouillement parfait (cas de l’eau pure avec du verre propre)

2- 0 < α < π / 2: Cas de mouillement partiel (de l’eau avec du verre en présenced’impureté
Les cas (1) et (4) sont des cas limites, en pratique, l’angle de contact correspond soit au cas (2)
ou au cas (3)
.
4.2- AGENTS MOUILLANTS:
Ce sont des substances qui mises en solution dans un liquide favorisent le mouillement des
solides pour ce liquide et agissent en formant une couche d’adsorption sur le solide.
Les propriétés mouillantes des sels biliaires étaient mises à profit dans la réaction de HAY destinée
à détecter la présence de ces sels dans l’urine. Si on parsème la fleur du soufre sur la surface
d’une urine ne contenant pas le sel biliaire, le soufre reste en surface, dans le cas contraire, la
fleur de soufre tombe au fond.

FLOTTATION:

Une particule même plus dense que l’eau peut être maintenue en surface à condition de ne pas
être mouillée. C’est le phénomène de flottation.
En bactériologie, l’étude des propriétés de flottation des bactéries permet d’avoir des
renseignements sur les surfaces de celles-ci. Dans le groupe de Salmonella par exemple, les
formes S (Smooth) ne sont pas flottables alors que les formes R (Rough) le sont.
La recherche des Bacilles de Koch dans l’urine où ils sont peu nombreux est possible grâce à leur
propriétés non mouillables et donc facilement concentrées dans une mousse.

ADSORPTION
:
Lorsqu’on est en présence d’un flux gazeux à travers des particules solides, l’adsorption est dite
gazeuse. Lorsqu’on est en présence d’un mélange liquide (solution), l’adsorption peut concerner
certaines molécules et non pas d’autres, l’adsorption est dite sélective. Parmi les solides
adsorbants on peut citer le charbon de bois, la silice, l’alumine... etc.
L’adsorption peut-être complète et peut aboutir au dégazage complet comme à la disparition
totale d’un corps dissous dans une solution

ADSORPTION PHYSIQUE

Cette adsorption est liée aux forces de Van der Waals et correspond en générale à une faible
. énergie

ADSORPTION CHIMIQUE
Cette adsorption est liée aux forces des liaisons chimiques (atomiques ou ioniques) leur énergie
est donc plus importante.
Hémodynamique

L'hémodynamique (ou « dynamique du sang »), du grec haima, le sang et dunamis, dunamikos, la force,
est la science des propriétés physiques de la circulation sanguine en mouvement dans le système cardio-
vasculaire. Cette discipline couvre des aspects physiologiques et cliniques avec l'angiologie.

Le système circulatoire est constitué d'un ensemble moteur de pompes (pompe cardiaque, pompe
musculaire veineuse, pompe abdomino-thoracique) et de conduits tubulaires résistants (les vaisseaux
sanguins). Ces pompes ont pour effet de faire circuler le sang depuis les artères jusqu'à la microcirculation.
À ce niveau, les éléments sanguins (oxygène, nutriments, acides aminés, etc..) sont délivrés aux cellules,
tandis que ces dernières évacuent vers les veines les déchets des cellules (gaz carbonique, urée, etc.).
L'ensemble constitue un système de circulation aller et retour à sens unique.

Le sang enrichi quitte le cœur via une série d'artères. Plus loin, le diamètre de ces artères se rétrécit et les
artères sont alors appelées des artérioles. Ces artérioles deviennent des capillaires et éventuellement des
veinules, où le sang appauvri retourne vers le cœur grâce à des réseaux de veines. La microcirculation, les
jonctions artériole-capillaire-veinule composent la partie essentielle du système vasculaire.

L'hémodynamique est principalement soumise aux lois de la mécanique des fluides. Le résultat est
déterminé par les variables des vitesses, débits, viscosité et pressions dans des circuits eux-mêmes
caractérisés par leur calibre et les caractéristiques élastiques de leurs parois, avec comme sources
d’énergie cinétique les pompes mécaniques, constituées de muscles et de valves. Parmi les éléments
essentiels contributeurs à l'hémodynamique, on peut mentionner l'énergie cardiaque, le volume sanguin, la
respiration, le diamètre des vaisseaux et leur résistance, et la viscosité sanguine.

Parmi les méthodes d'investigation en hémodynamique, l'exploration des pressions et des débits s'effectue soit par
des techniques non-invasives avec un tensiomètre (ou sphygmomanomètre), ou par échographie-Doppler1, soit par
des méthodes invasives comme le cathétérisme cardiaque.

La contribution de l'hémodynamique dans la fonction neuronale (la réponse hémodynamique) est à la base de
l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), utilisée pour l'analyse du fonctionnement du cerveau.

Différents facteurs influencent l'hémodynamique : l'activité cardiaque et pulmonaire et l'état des valves et valvules, le
diamètre des artères ou des veines et leurs rétrécissements, la consistance du sang et la vascularisation.

Les désordres hémodynamiques les plus fréquents sont causés par les obstacles à l’écoulement, l'incontinence
valvulaire, et les shunts veino-veineux. Ils sont à l'origine de troubles trophiques, comme les ulcères, les œdèmes et
les varices.

Divers procédés et techniques sont mis en œuvre pour la correction des désordres circulatoires, avec des
répercussions globales et locales sur le système hémodynamique.

Viscosité

La viscositépeut être définie comme la résistance à l'écoulement uniforme et sans turbulence se produisant dans la masse
d'une matière. La viscosité dynamique correspond à la contrainte de cisaillement qui accompagne l'existence d'un
gradient de vitesse d'écoulement dans la matière.

Lorsque la viscosité augmente, la capacité du fluide à s'écouler diminue. Pour un liquide (au contraire d'un gaz), la viscosité
tend généralement à diminuer lorsque la température augmente. On pourrait croire que la viscosité d'un fluide s'accroît
avec sa densité mais ce n'est pas nécessairement le cas : l'huile est moins dense que l'eau (huile de colza : 0,92 à 20 °C,
contre 1 pour l'eau) cependant elle est nettement plus visqueuse.
On classe notamment les huiles mécaniques selon leur viscosité, en fonction des besoins de lubrification du moteur et des
températures auxquelles l'huile sera soumise lors du fonctionnement du moteur1.

Viscosité de cisailleme

La viscosité de cisaillement peut être vue comme la résistance à l'écoulement des différentes couches d'un fluide les unes
sur les autres.

Viscosité dynamique

La viscosité dynamique 2 (ou encore ) se mesure en pascal.seconde (Pa.s), cette unité ayant remplacé le poiseuille (Pl)
qui a la même valeur. On trouve encore parfois l'ancienne unite du système CGS, la poise (Po) : 1 Pa·s = 10 Po.

La viscosité de l'eau à 20 °C est de 1 cPo (centipoise) soit 1 mPa·s.

Une façon de définir la viscosité dynamique est de considérer deux couches d'un fluide notées abcd et a’b’c’d’, la couche
abcd étant animée d'une vitesse relative à a’b’c’d’ notée et dirigée suivant . Sous l'effet de la viscosité, une force
s'exerce sur la couche a’b’c’d’ séparée de dz. La viscosité dynamique (le symbole est également utilisé) intervient
dans la relation entre la norme de cette force et le

: taux de cisaillement

étant la surface de chaque couche.

Viscosité cinématique

La viscosité cinématique (nu) s'obtient en divisant la viscosité dynamique par la masse volumique soit :

Elle s'exprime en m2/s 3. Dans le système CGS, la viscosité cinématique était exprimée en stokes (St) ou en centistokes
(cSt).

La conversion est immédiate, puisque 1 St = 1 cm2/s = 10-4 m2/s et 1 cSt = 1 mm2/s = 10-6 m2/s.

Fluidité

La fluidité est l'inverse de la viscosité dynamique.