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LITTÉRATURE FRANCOPHONE I

Marcela Riascos Arrechea


TRAVAIL FINAL
Vendredi, le 08 mars 2019
ÉMILE OU DE L’EDUCATION / JEAN – JACQUES
ROSSEAU

ARTIFICES ET L’ÉDUCATION

SUJET: Est-ce qu'un artifice pourrait favoriser la conservation des «premiers mouvements

de la Nature» chez l ́enfant?

Dans l’Émile ou De l’éducation, publie en 1762, Jean-Jacques Rousseau présente

sa philosophie de l’éducation sur « l’art de former les hommes ». Comme le contrat

social, l’Emile a été immédiatement interdit par les autorités car on reproche à Rousseau son

rejet des conceptions traditionnelles de la religion. Émile représente en effet une approche

innovante, autant traité philosophique que biographie. Ce livre décrit le dialogue entre le tuteur

et Emile, depuis sa naissance jusqu’à son âge adulte. Plus qu’un traité sur l’éducation, Rousseau

nous invite à suivre l’évolution, l’itinéraire éducatif de son apprenti.

La préoccupation de Rousseau par rapport aux mécanismes qui permettent l'éducation chez

les enfants est l'une des bornes de sa perspective philosophique de l'éducation. Son idée réside

voir l'éducation comme un processus d'évolution constante à laquelle les processus naturels

interviennent directement depuis le premier jour de naissance de l'enfant quand il a un contact

avec sa mère et avec l'environnement qui il s'entoure. Cependant, lorsque l'enfant entre en

contact avec les institutions, un affrontement entre la nature et les dispositifs créés pour réguler
le processus éducatif et limiter la nature de celui-ci est générée, un frottement existe avec les

artifices qui se posent de la part des propres institutions, dans lesquelles les fins pédagogiques

qu'ils règlent et ils limitent la nature du sujet. Mais: qu'est-ce qui consiste en ce que la nature

de l'enfant s'obstine à son processus de croissance jusqu'à sa maturation comme adulte? Sans

doute, une partie de la nature de l'enfant est le résultat des interactions précoces qui établissent

avec leur environnement immédiat, qui dans ce cas est le contact de la mère et de la dynamique

impliquant le lien entre l'enfant et la mère.

Rousseau considérait l'éducation comme le chemin idéal de se ranger des citoyens libres

conscients de ses droits et de devoirs dans le nouveau monde qui était conçu. Mais il s'est rendu

compte que le système éducatif régnant était incapable de réaliser ce travail. Par rapport à

l'empêchement naturel de développement des enfants, Rousseau propose que depuis le même

moment de la naissance ne peuvent pas s'imposer les liens physiques, tels que les vêtements ou

les environnements fermés qui empêchent le mouvement de l'enfant, puisqu'il est à partir de

cette étape à partir de laquelle la sensation et une conception d'homme libre est commencée à

concevoir chez l'individu. De cette manière, la nature a fixé les étapes nécessaires du

déroulement corporel et animique de l'enfant de troupe. D'un autre côté, Rousseau considère

que la nature humaine n'est pas originairement mauvaise. Par cela, la première éducation doit

être refusée; il ne faut pas apprendre les principes de la vertu ou de la vérité, mais préserver le

cœur de l'enfant contre l'erreur.

Rousseau occupe beaucoup d'espace à Emile à une enquête sur les ambiguïtés inhérentes au

langage, qu'il associe à la participation de la corruption à sa participation à la société civile.

"Restruit donc le vocabulaire de l'enfant autant que possible", Rousseau conseille au lecteur:

"C'est un très grand inconvénient pour lui d'avoir plus de mots que d'idées" (Rousseau, p. 74).

Pour Rousseau, la forme la plus artificielle du langage est le langage littéraire, et il défie

souvent «les instruments de la plus grande misère des enfants», c'est-à-dire les livres. La lecture
est la peste de l'enfance et presque la seule occupation que nous savons comment la donner "(p.

116). Parce que l'enfant qui lit ne pense pas, il lit seulement; Il ne s'identifie pas, il apprend les

mots, "Emile aura". Alors, on peut dire qu'un artifice peut favoriser la conservation des

«premiers mouvements de la Nature» chez l ́enfant est une contradiction trop grande parce

selon Rousseau aucun livre autre que le monde, aucune instruction autre que le fait "recueillie

par ses propres observations sensorielles (p. 168). Si Emile «lit moins bien dans nos livres que

l'autre enfant», déclare Rousseau, «il se lit mieux dans le livre de la nature» (p. 160).

Néanmoins, quelles sont les artifices dans l’éducation des hommes et quelles sont les

répercussions dans leurs vies quotidiennes? L’artifice pour Rousseau est la configuration

éducatif qu’il y a un élément extérieur d’enfants et de son enseignement, en ce cas l’école

lequel est un forme de manipulation des véritables intérêts sur dont les humaines devraient être.

La fondamentation principale de ce type de prémisse est la recherche de tous les facteurs dans

lequel la vie humaine fait les différents processus culturaux, sociaux et historiques qui sont le

sens des hommes. Cependant, grâce à la vitesse développement humain, la manque d’une sensé

de naturalité ont créé un problème lequel les hommes ne connaissent pas vraiment les facultés

principales qui permettent que les individus soient des êtres de la création rational et la

créativité propre. Au même temps, la recherche des perspectives individuelles se sont trouvé

dans un premier plane parce que Rousseau critique la nécessité constante d’une croissance

acquisitive et copier les modèles de la société sont plus importants que la croissance personnelle

et mental dans lequel Rousseau a fait semblant ressortir dans ses idées philosophiques.

Aussi, il expose la consommation des artifices comme un pilier nécessairement pour la

société vise à préserver l'utilisation des éléments, c'est-à-dire les mêmes objets ont un but

spécifique qui peut être profane l'éducation réel d’enfants (profaner dans le sens d'utiliser la

conscience et en faire un article d'utilisation quotidienne, un objet) et qui par conséquent ne

crée pas de propriété par les êtres humains; on pourrait dire que les artifices sont une arme
essentielle dans la construction politique et psychologique idéale des sociétés car ils contient

une fonction spécifique qui sera maintenue jusqu'à son point de disparition et qui ne donnent

pas la possibilité de un métamorphose personnel ou au moins de générer une expérience avec

l'élément; Ils seraient un peu comme les hommes malheureux sont le produit d'une

consommation et d’un structure utopique qui gère à fonction de la société et non les laisse être.

Chez les pédagogues qui précédaient Rousseau, tous les principes d'éducation avaient

comme caractéristique de vouloir former un être humain en vue de quelque chose. Ainsi, on

éduquait dans le but de rendre l’être humain savent ou croyant, pour en faire un citoyen, un

érudit, un lettré, un prêtre, etc. L'éducation «travaillait» l'enfant en vue de le rendre conforme

à un modèle idéal répondant à des normes sociales. Dans l'optique de Rousseau la situation doit

changer du tout au tout. Selon lui, il ne faut pas traiter l'enfant comme un moyen mais plutôt

comme une fin absolue. Pour lui l'éducation ne doit pas chercher à former un type d'homme ou

de femme en particulier mais bien l'homme et la femme dans leur essence même. Puisqu’il faut

redécouvrir l'être humain naturel, l'éducation ne doit pas superposer à l'enfant une culture

comme seconde nature artificielle, mais laisser l'enfant se développer librement sans entraver

son développement.

De ces principes éducatifs on peut dire que découlent trois «lois»: La première loi est

psychologique par nature: La nature a fabriqué les règles nécessaires du développement de

l'enfant. L’objectif éducatif de la première loi est que l'enseignant doit respecter la marche de

l'évolution mentale de l'enfant. La deuxième loi psychologique prétend que l’exercice de la

fonction la développe et prépare l'éclosion de fonctions ultérieures. Cette loi renvoie également

à une conséquence pédagogique : L'enseignant doit laisser la fonction agir selon son mode. Il

peut la contrôler, la guider, mais ne doit pas l’écraser par des raisonnements théoriques autant

que prématurés. Dans la troisième loi psychologique on apprend que l'action naturelle est celle
qui tend à satisfaire l'intérêt ou le besoin du moment. En fonction de cette loi, l'éducateur doit

motiver l'élève à l'apprentissage.

On peut parler que ces principes peut avoir quelques conséquences. Une première

conséquence est que l'enfant devient un modèle à connaître. L'enfance est ici état fondamental

de la vie, un état distinct de l'existence adulte que l’éducateur doit respecter. Une deuxième

conséquence éducative est à l’effet que l’enfant doit être actif et responsable de son éducation.

En fait, l'enfant, tout autant que l'adulte, possède une liberté qui demande à être respectée. Cela

signifie que son rôle dans l'éducation ne doit pas se résumer à celui d'un être passif qui reçoit

la connaissance de l'extérieur. Tout au contraire, l'éducateur doit en faire un être actif dont

l'action contribue fondamentalement à sa propre formation. La troisième conséquence

éducative est que le but de l'éducation doit former un être humain libre. Il ne s’agit pas de

former un type d’être humain en particulier mais bien l’être humain lui-même. Ce n’est qu’à

cette condition que l’éducation «produira» des êtres libres et équilibrés.

En quelque sorte, ce que nous dit le philosophe c'est que, si on ne peut apprendre à être libre,

l’éducation doit se faire accompagnatrice de cette liberté fondamentale et non pas son geôlier.

Dans la perspective de Rousseau, le rôle de l'éducateur consiste principalement à protéger

son élève contre les méfaits de la société, contre les influences néfastes de la culture et son

cortège de corruptions et de préjugés. On l’aura compris, si l’éducateur laisse la nature agir, il

n'est pas pour autant réduit à un rôle totalement passif. En réalité, tout en suivant

scrupuleusement la nature, c'est tout de même lui qui choisit à la fois le contenu et le moment

propice pour le mettre à la disposition de l’enfant. En fin de compte, la pédagogie de Rousseau

peut être qualifiée de négative dans la mesure où elle propose d'intervenir le moins possible

auprès de l'enfant afin de le laisser réaliser ses propres expériences.

Grâce à que la nature des artifices décrivent dans un développement de l'enfant au moyen
des implémentations extérieures qui le permettent d'arriver à leur connaissance et, dans contre

une position à cela, les fondements de la nature de l'être selon Rousseau. Les deux composants,

la nature et l’artifice, sont incohérents grâce à l'application qui lui est donnée dans une situation

contemporaine comme s'il est le processus éducatif basé sur les premières perceptions. D'une

part, grâce au processus éducatif, il existe la tendance de construire un être qui est moral et

naturel, qui possède comme dépendance unique une construction intellectuelle de son être. Par

ailleurs, pour Rousseau les machines vont suppléer aux nécessités éducatives que l'enfant a

pour incorporer son instinct et sa croissance personnelle dans un propre bénéfice.

Références Bibliographiques

BILLOUET, Pierre (2003) « Rousseau peut-il comprendre Émile ? », Le Télémaque, 1/2003


(n° 23), p. 133-148. Obtenú de: http://www.cairn.info/revue-le-telemaque-2003-1-page-
133.htm
ROUSSEAU, Jean-Jacques. (1876). Émile ou de l'éducation. Stylo.
https://books.google.com.co/books?id=0NjAbsaS9t4C&pg=PA42&lpg=PA42&dq=rousseau+et+les+
artifices&source=bl&ots=KIR-
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