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EVALUER LA RENTABILITE DE SON ENTREPRISE : ELEMENTS DE METHODE :

Tout entrepreneur, que ce soit parce qu’il souhaite intégrer de nouveaux


actionnaires, vendre son entreprise ou simplement avoir une vue sur les
performances de son entreprise, a intérêt à pouvoir évaluer la rentabilité de son
entreprise. Mais cette rentabilité peut prendre plusieurs visages, selon l’usage que l’on
souhaite faire de cet indicateur. Explications et éléments de méthode.

RENTABILITÉ D’UNE ENTREPRISE : ÉLÉMENTS DE DÉFINITION :

De manière simple, on peut définir ceci : la rentabilité d’une entreprise désigne sa


capacité à produire des résultats. Il convient donc de noter que la rentabilité
représente le rapport entre le revenu d’une entreprise et les sommes qu’elle a
mobilisées pour les obtenir. Elle constitue un élément privilégié pour évaluer la
performance des entreprises.

➢ Cette rentabilité doit être étudiée et affinée selon les utilisateurs de l’information
comptable ;

➢ La rentabilité de l’entreprise peut être mesurée grâce à l’analyse de ses


performances économiques et financières.

Ces performances sont exprimées par des indicateurs chiffrés qui ont pour objectif
d’apprécier l’efficacité (mesure le degré d’obtention des résultats et des objectifs
attendus) et l’efficience (met en rapport les résultats obtenus avec les moyens mis en
œuvre pour y parvenir) de l’entreprise dans l’utilisation de ses ressources.

Cependant, cette première définition est un peu vague et, surtout, inutilisable en
pratique par un chef d’entreprise. C’est pourquoi les experts en évaluation d’entreprise
ont développé deux outils simples et efficaces qui permettent de mesure la rentabilité
d’une entreprise selon l’usage que l’on souhaite faire de ces indicateurs.

De fait, selon que ces résultats servent à l’entreprise ou à la rémunération d’actionnaires,


on n’utilisera pas les mêmes indicateurs. On distingue ainsi :

• Le taux de rentabilité économique qui est un indicateur de la capacité d’une


entreprise à produire des résultats en utilisant l’ensemble de son capital
économique, c’est-à-dire des immobilisations, des besoins en fonds de roulement
et de la trésorerie nette ;
• Le taux de rentabilité financière qui est un indicateur de la capacité d’une
entreprise à rémunérer des actionnaires, dirigeant y compris, car les
propriétaires de l’entreprise ont besoin de savoir dans quelle proportion leur
placement d’argent est rentable. En d’autres termes, il s’agit de mesurer les
revenu crées par les fonds apportés ou laissés à la disposition de l’entreprise.

Ces deux indicateurs ne se mesurent évidemment pas de la même manière.

MÉTHODES DE CALCUL ET D’OPTIMISATION DES TAUX DE RENTABILITÉ :

Le taux de rentabilité économique (Réco) :

Réco = Résultat d’exploitation/Capitaux investis (immobilisations + besoins en fonds de


roulement d’exploitation)

Le Réco doit donc inévitablement être supérieur à 1. Et même si possible supérieur à


2. Il y a 3 manières d’augmenter la rentabilité économique de son entreprise :

• Par l’augmentation des marges ;


• Par l’augmentation des volumes de vente ;
• En combinant augmentation des marges et augmentation des volumes de vente.

Le choix entre l’une ou l’autre des techniques d’augmentation de la rentabilité


économique relève presque de l’idéologie : soit on propose des prix inférieurs à la
concurrence en misant sur le volume pour récupérer ce que l’on perd sur chaque unité
vendue ; soit on mise sur la marge réalisée sur chaque vente. Les deux méthodes sont
risquées d’égale manière et produisent les mêmes résultats mais impliquent des
positionnements marketing diamétralement opposés !

Le taux de rentabilité financière (Rfi) :

Rfi = Résultat de l’exercice (net) / capitaux propres

Le taux de rentabilité financière quant à lui exprime le rapport entre ce que l’entreprise
offre comme résultats par rapport aux investissements des actionnaires. En clair, c’est le
taux qui répond à la question « si j’investis tant dans cette entreprise, combien vais-je
récupérer en dividendes l’année prochaine ? Dans 2 ans ? Etc. ». Ce taux est donc
fondamental si vous souhaitez ouvrir votre capital à des investisseurs extérieurs ou
recourir à des business agnels. Il se calcule comme suit :

S’il est important d’avoir un taux de rentabilité financière assez haut, il convient
cependant de se méfier des effets de levier qui peuvent impliquer des risques plus
grands, pour les investisseurs comme pour l’entreprise.

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de son entreprise. Nous disposons d'un réseau de consultants compétents et engagés
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Définition : L’effet de levier :


L’effet de levier est le mécanisme permettant l’utilisation judicieuse de l’endettement
afin d’augmenter la rentabilité financière de l’entreprise.
Cela dit, les entreprises ne s’endettent pas dans l’espoir de faire bénéficier leurs
propriétaires d’un effet de levier favorable ; il faut penser que leur politique de
financement ainsi qu'un eventuel recours à l’effet de levier sont conçus en fonction de
leur stratégie de développement et des moyens financiers dont elles peuvent disposer
pour la mettre en œuvre.
La rentabilité des fonds propres (rentabilité financière) dépend de la rentabilité des
investissements (rentabilité économique).
En effet, la rentabilité financière trouve son origine dans la rentabilité des actifs mis en
œuvre.
Ainsi, si la rémunération de l’endettement est égale à la rentabilité de l’actif, la
rentabilité financière sera égale à la rentabilité économique.
Par contre, si le coût de l’endettement est inférieur ou supérieur à la rentabilité
économique, le résultat à la disposition des actionnaires détenteurs des capitaux
propres se trouve augmenté ou diminué du montant de l’endettement.

L’importance de l’effet de levier a fait l’objet de nombreux débats.

Certains en ont fait un instrument essentiel de la politique financière de l’entreprise.


Néanmoins, son rôle dépend de la place que l’on accorde à l’endettement dans la
politique financière de l’entreprise.

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