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Dictionnaire des Analyses et Examens

Analyses biologiques
Chaque analyse effectuée sur des prélèvements de sang, d'urine (ou d'autre nature) a un objectif
propre. Elle peut être interprétée, soit isolément, soit dans le cadre d'un Bilan.

Bilans biologiques
Un bilan biologique est un ensemble d'analyses prescrit pour explorer un organe, une fonction ou
une maladie.

Examens de santé
Suivant sa localisation, un examen est plus approprié qu’un autre. Les examens peuvent être
complémentaires et prescrits en même temps.

Types d'examens médicaux


L’imagerie médicale fait appel à plusieurs types d’examens prescrits en fonction des organes à
visualiser. Cette partie du guide décrit les différentes techniques utilisées.

Ce dictionnaire est édité par la société E-santé S.A., une société à vocation européenne présente en
France et en Belgique par ses portails santé e-sante.fr, e-sante.be et e-gezondheid.be.

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présentez des symptômes, consultez votre médecin.

Analyses biologiques

 25 hydroxy-calciférol [Vitamine D ou D3]


 5'nu [5'nucléotidase]
 5'nucléotidase [5'nu]
 ACC [Recherche d'anticoagulants circulants]
 Acétone [Corps cétoniques ; cétonémie ; cétonurie]
 Acide ascorbique [Vitamine C]
 Acide folique [Folates sériques et/ou érythrocytaires ; vitamine B9]
 Acide lactique [Lactates]
 Acides gras libres
 Acide urique [Uricémie]
 Acide vanylmandélique [VMA ; AVM]
 ACTH [Adrenocorticotrophin hormone ; corticostimuline]
 Activité anti-Xa [Héparinémie]
 Activité cofacteur de la ristocétine [Facteur VIII ; facteur Willebrand]
 Activité rénine plasmatique [ARP ; (dosage de la) rénine plasmatique]
 ADN du virus de l'hépatite B (VHB) [Charge virale de l'hépatite B]
 Adrénaline [Catécholamines plasmatiques et urinaires, noradrénaline]
 Adrenocorticotrophin hormone [ACTH ou corticostimuline]
 AFP [Alpha-foetoprotéine]
 Agglutinines irrégulières [Groupage sanguin ABO-Rhésus]
 AgHbs [Antigène Hbs]
 Albumine
 Alcoolémie [Ethanolémie]
 Aldostérone plasmatique et urinaire
 Alpha-foetoprotéine [AFP]
 Ammoniémie [Ammonium]
 Ammonium [Ammoniémie]
 Amylasémie [Amylase (sang et urine) ; amylasurie]
 Amylase (sang et urine) [Amylasémie ; amylasurie]
 Amylasurie [Amylase (sang et urine) ; amylasémie]
 ANCA [Anticorps anticytoplasme des polynucléaires ; c-ANCA ; p-ANCA]
 Antibiogramme
 Anticoagulants circulants (recherche d') [ACC]
 Anticorps antiactine [Anticorps antimuscle lisse]
 Anticorps anti-ADN [Anticorps anti-ADN natif (ou test de Farr) ; anticorps anti-ADN
dénaturé]
 Anticorps anti-ADN dénaturé [Anticorps anti-ADN natif (ou test de Farr) ; Anticorps anti-
ADN]
 Anticorps anti-ADN natif (ou test de Farr) [Anticorps anti-ADN ; anticorps anti-ADN
dénaturé]
 Anticorps anticardiolipines (ACL) [Anticorps antiphospholipides (APL) ; anticorps
circulants lupiques ou anticorps lupus anticoagulant (LA)]
 Anticorps anticentromères [Anticorps anti-Scl-70]
 Anticorps anticytoplasme des polynucléaires [ANCA ; p-ANCA ; c-ANCA]
 Anticorps anticytosol [Anticorps antimitochondries]
 Anticorps antiendomysium [Anticorps au cours d'une maladie coeliaque ; anticorps
antigliadine ; anticorps antiréticuline]
 Anticorps antigliadine [Anticorps au cours de la maladie coeliaque ; anticorps
antiréticuline ; anticorps antiendomysium]
 Anticorps antihistones
 Anticorps anti-îlots de Langerhans [Anticorps anti-insuline]
 Anticorps anti-insuline [Anticorps anti-îlots de Langerhans]
 Anticorps antimitochondries [Anticorps anticytosol]
 Anticorps antimuscle lisse [Anticorps antiactine]
 Anticorps antiphospholipides (APL) [Anticorps anticardiolipines (ACL) ; anticorps
circulants lupiques ou anticorps lupus anticoagulant (LA)]
 Anticorps antirécepteur de la TSH [Anticorps anti-T3, anti-T4, anti-TPO, anti-TG]
 Anticorps antiréticuline [Anticorps antigliadine, anticorps antiendomysium ; anticorps au
cours d'une maladie coeliaque]
 Anticorps antiréticulum endoplasmique
 Anticorps anti-Scl-70 [Anticorps anticentromères]
 Anticorps antispermatozoïdes
 Anticorps antistreptolysine (ASLO) [ Antistreptodornase (ASDOR) ; sérologie
streptococcique]
 Anticorps anti-T3 [Anticorps antirécepteur de la TSH, anti-T4, anti-TPO, anti-TG]
 Anticorps anti-T4 [Anticorps antirécepteur de la TSH, anticorps anti-T3, anti-TPO]
 Anticorps anti-TG (Anticorps antirécepteur de la TSH, anticorps anti-T3, anti-T4, anti-
TPO]
 Anticorps anti-TPO (Anticorps antirécepteur de la TSH ; anticorps anti-T3, anti-T4, anti-
TG]
 Anticorps anti-VHC [Sérologie du virus l'hépatite C (VHC)]
 Anticorps au cours de la maladie coeliaque [Anticorps antigliadine ; anticorps
antiréticuline ; anticorps antiendomysium]
 Anticorps circulants lupiques ou anticorps lupus anticoagulant (LA) [Anticorps
anticardiolipines (ACL) ; anticorps antiphospholipides (APL)]
 Anti-ECT (Autoanticorps anti-antigènes nucléaires solubles) [Autoanticorps anti-ENA ;
autoanticorps anti-ECT ; autoanticorps anti-SSA (Ro) ; autoanticorps anti-SSB (La) ;
autoanticorps anti-RNP ; autoanticorps anti-Sm]
 Antigène Hbs [AgHbs]
 Antigénémie p24 [Recherche d'antigène p24 du virus de l'immunodéficience humaine ou
VIH, dans le sang]
 Antigène prostatique spécifique [PSA]
 Antithrombine [Antithrombine III ou AT III]
 Apo A et B [Apolipoprotéines A et B]
 Apolipoprotéines A et B [Apo A et B]
 ARN du virus de l'hépatite C (VHC) [Charge virale de l'hépatite C]
 ARN du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) [Charge virale HIV]
 ARN du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) : recherche qualitative
 ARP [Activité rénine plasmatique ; (dosage de la) rénine plasmatique]
 Aspect du sérum à jeun [Dosage du cholestérol total, des triglycérides et du cholestérol -
HDL]
 AT III [Antithrombine III ; Antithrombine]
 Autoanticorps anti-antigènes nucléaires solubles (Anti-ECT) [Autoanticorps anti-ENA ;
autoanticorps anti-ECT ; autoanticorps anti-SSA (Ro) ; autoanticorps anti-SSB (La) ;
autoanticorps anti-RNP ; autoanticorps anti-Sm]
 Autoanticorps anti-ECT [Autoanticorps anti-antigènes nucléaires solubles (Anti-ECT) ;
autoanticorps anti-ENA ; autoanticorps anti-SSA (Ro) ; autoanticorps anti-SSB (La) ;
autoanticorps anti-RNP ; autoanticorps anti-Sm]
 Autoanticorps anti-ENA [Autoanticorps anti-antigènes nucléaires solubles (Anti-ECT) ;
autoanticorps anti-ECT ; autoanticorps anti-SSA (La) ; autoanticorps anti-SSB (La) ;
autoanticorps anti-RNP ; autoanticorps anti-Sm]
 Autoanticorps anti-RNP [Autoanticorps anti-antigènes nucléaires solubles (Anti-ECT) ;
autoanticorps anti-SSA (Ro) ; autoanticorps anti-ECT ; autoanticorps anti-ENA ;
autoanticorps anti-SSB (La) ; autoanticorps anti-Sm]
 Autoanticorps anti-Sm [Autoanticorps anti-antigènes nucléaires solubles (Anti-ECT) ;
autoanticorps anti-ENA ; autoanticorps anti-ECT ; autoanticorps anti-SSA (Ro) ;
autoanticorps anti-SSB (La) ; autoanticorps anti-RNP]
 Autoanticorps anti-SSA (Ro) [Autoanticorps anti-antigènes nucléaires solubles (Anti-ECT)
; autoanticorps anti-ECT ; autoanticorps anti-ENA ; autoanticorps anti-RNP ; autoanticorps
anti-SSB (La) ; autoanticorps anti-Sm]
 Autoanticorps anti-SSB (La) [Autoanticorps anti-antigènes nucléaires solubles (Anti-ECT)
; autoanticorps anti-ECT ; autoanticorps anti-ENA ; autoanticorps anti-SSA (Ro) ;
autoanticorps anti-RNP ; autoanticorps anti-Sm]
 AVM [VMA ; acide vanylmandélique]
 Basophiles (test de dégranulation des)
 Bêta 2 microglobuline [Dosage de la β2 microglobuline ; microglobuline]
 Bicarbonates (HCO3-) [Ionogramme sanguin ; Sodium (Na+) ; Potassium (K+) ; Chlore
(Cl-)]
 Bilirubine (Bilirubine conjuguée, bilirubine libre)
 Biochimie du liquide séminal
 Brain natriuretic peptide (BNP)
 C3 [Dosage des fractions du complément C4, CH50]
 C4 [Dosage des fractions du complément C3, CH50]
 Calcémie [Calcium sanguin]
 Calcitonine [Thyrocalcitonine]
 Calcium sanguin [Calcémie]
 Calcium urinaire des 24 heures [Calciurie des 24 heures]
 Calciurie des 24 heures [Calcium urinaire des 24 heures]
 c-ANCA [Anticorps anticytoplasme des polynucléaires ; ANCA ; p-ANCA]
 Cannabis : recherche de cannabis dans les urines
 Capacité totale de fixation du fer par la transferrine [(CFT) ; coefficient de saturation en fer
de la transferrine (CS)]
 Carboxy deficient transferrin (CDT) [Transferrine désialylée]
 Caryotype foetal
 Catécholamines plasmatiques et urinaires [Adrénaline, noradrénaline]
 CD4/CD8 [Rapport CD4 /CD8 ; numération des sous-populations lymphocytaires]
 CDT [Carbohydrat deficient transferrin ; transferrine désialylée]
 Cétonémie [Acétone ; corps cétoniques ; cétonurie]
 Cétonurie [Acétone ; corps cétoniques ; cétonémie]
 CFT (capacité totale de fixation du fer par la transferrine) [Coefficient de saturation en fer
de la transferrine (CS)]
 CH50 [Dosage des fractions du complément C3, C4]
 Charge virale de l' hépatite B [ADN du virus de l'hépatite B (VHB)]
 Charge virale de l'hépatite C [ARN du virus de l'hépatite C (VHC)]
 Charge virale HIV [ARN du virus de l'immunodéficience humaine (VIH)]
 Chlamydiae (Sérologie)
 Chlore (Cl-) [Ionogramme urinaire ; Sodium (Na+) ; Potassium (K+)]
 Cholestérolémie totale [Cholestérol total]
 Cholestérol total [Cholestérolémie totale]
 CIC [Complexes immuns circulants]
 Clairance de la créatinine
 Cobalamine [Vitamine B12]
 Cocaïne : recherche de cocaïne dans les urines
 Coefficient de saturation en fer de la transferrine (CS) [Capacité totale de fixation du fer
par la transferrine (CFT)]
 Complexes immuns circulants [CIC]
 Coombs (direct et indirect) [Test de Coombs direct et indirect]
 Coproculture
 Corps cétoniques [Acétone ; cétonémie ; cétonurie]
 Corticostimuline [ACTH ; adrenocorticotrophin hormone]
 Cortisol [Cortisolémie]
 Cortisolémie [Cortisol]
 Cotinine
 Créatine kinase (CK) [Créatine phosphoskinase (CPK)]
 Créatine phosphoskinase (CPK) [Créatine kinase (CK)]
 Créatinine [Créatinine plasmatique ou créatininémie, créatinine urinaire ou créatininurie]
 Créatininémie [Créatinine ou créatinine plasmatique ; créatinine urinaire ou créatininurie]
 Créatinine plasmatique [Créatinine ou créatininémie ; créatinine urinaire ou créatininurie]
 Créatinine urinaire [Créatinine ; créatinine plasmatique ou créatininémie ; créatininurie]
 Créatininurie [Créatinine ; créatinine plasmatique ; créatininémie ; créatinine urinaire]
 Crosslaps du collagène [Télopeptides ;Télopeptide C terminal du collagène de type I (CTx)
; Télopeptide N terminal du collagène de type I (NTx)]
 Cross-links [Désoxypyridinoline (DPD) ; pyridinoline (PYR)]
 CRP [Protéine C Réactive]
 Cryoglobuline
 CS (Coefficient de saturation en fer de la transferrine) [Capacité totale de fixation du fer
par la transferrine (CFT)]
 Cytologie urinaire
 D-Dimères (DD)
 Dépistage de la trisomie 21 [HT 21]
 Désoxypyridinoline (DPD) [Cross-links ; Pyridinoline (PYR)]
 DHEA, Déhydroépiandrostérone (sulfate de) ou SDHEA
 Diagnostic rapide d'une infection à Helicobacter pylori [Test respiratoire à l'urée marquée]
 Dosage de la β2 microglobuline [Bêta 2 microglobuline ; microglobuline]
 Dosage des IgG4 [Immunoglobulines G4 ; IgG4]
 Dosage des protéines totales
 Dosage du cholestérol total, des triglycérides et du cholestérol-HDL [Aspect du sérum à
jeun]
 Durée de vie des globules rouges
 E2 [Oestradiol]
 ECBU [Examen cytobactériologique des urines]
 Electrophorèse de l'hémoglobine
 Electrophorèse des lipoprotéines [Lipidogramme]
 Electrophorèse des protéines plasmatiques [EPP]
 Electrophorèse des protéines urinaires
 Enzyme lacticodeshydrogénase [LDH]
 Enzymes hépatiques
 Eosinophiles [Formule leucocytaire ; numération formule leucocytaire]
 EPP [Electrophorèse des protéines plasmatiques]
 Epreuve au D-Xylose [Test au D-Xylose]
 Epstein Barr Virus : sérologie EBV
 Estradiol [Oestradiol]
 Ethanolémie [Alcoolémie]
 Examen bactériologique d'un prélèvement vaginal
 Examen biologique d'un prélèvement urétral
 Examen cytobactériologique des urines [ECBU]
 Examen du liquide articulaire
 Examen parasitologique des selles
 Facteur rhumatoïde
 Facteurs de la coagulation [Voie extrinsèque (II, V, VII, X) ; voie intrinsèque (VIII, IX,
XI, XII)]
 Facteurs de la voie extrinsèque (II, V, VII, X) [Dosage des facteurs de la coagulation ; voie
intrinsèque (VIII, IX, XI, XII)]
 Facteurs de la voie intrinsèque (VIII, IX, XI, XII) [Dosage des facteurs de la coagulation ;
voie extrinsèque : (II, V, VII, X )]
 Facteur VIII [Facteur Willebrand ; activité cofacteur de la ristocétine]
 Facteur V Leiden (FVL) [Résistance à la protéine C activée (RPCa)]
 Facteur Willebrand [Facteur VIII ; activité cofacteur de la ristocétine]
 Ferritine [Férritinémie]
 Férritinémie [Ferritine]
 Fer sérique
 Fibrinogène
 Folates sériques et/ou érythrocytaires [Vitamine B9 ; acide folique]
 Formule leucocytaire [Eosinophiles ; numération formule leucocytaire]
 Frottis mince [Goutte épaisse ; recherche de paludisme]
 FSH [Hormone folliculostimulante]
 FTA [Sérologie de la syphilis ; TPHA/VDRL]
 Gamma glutamyl-transpeptidase (yGT) [GammaGT]
 GammaGT (γGT) [Gamma Glutamyl Transpeptidase]
 Gastrinémie (Dosage de la) [Gastrine sérique]
 Gastrine sérique (Dosage de la) [Gastrinémie]
 Gaz du sang (GDS)
 GDS (Gaz du sang)
 Génotype du virus de l'hépatite C [VHC]
 GH (hormone de croissance) [Hormone somathormone (STH)]
 GLA protéine [Ostéocalcine]
 Glucose dans les urines [Glycosurie]
 Glycémie à jeun
 Glycémie post-prandiale [GPP]
 Glycosurie [Recherche de glucose dans les urines]
 Goutte épaisse [Frottis mince ; recherche de paludisme]
 GPP [Glycémie post-prandiale]
 Grippe : test de diagnostic " rapide "
 Groupes sanguins ABO-Rhésus [Agglutinines irrégulières]
 Haptoglobine
 HbA1C [Hémoglobine glycosylée ou glyquée]
 HCG [Hormone Chorionique Gonadotrophique plasmatique et urinaire ; βHCG
 HC [Hémocultures]
 HDL- cholestérol [LDL - cholestérol]
 Hémoccult® ou recherche de sang dans les selles
 Hémocultures [HC]
 Hémoglobine glycosylée [ou glyquée (HbA1C)]
 Hémoglobine glyquée [ou glycosylée (HbA1C)]
 Hémoglobinurie
 Hémogramme [Numération formule sanguine ; NFS]
 Héparinémie [Activité anti-Xa]
 Herpès IgG et IgM [Sérologie du virus de l'herpès ; HSV1 et HSV2]
 HGPO [Hyperglycémie provoquée par voie orale]
 HLA : typage [Typage HLA]
 Homocystéine
 Hormone chorionique gonadotrope [HCG]
 Hormone de croissance [GH ou hormone somatotrope ou somathormone (STH)]
 Hormone folliculostimulante [FSH]
 Hormone lutéinisante [LH]
 Hormone somatotrope (STH) [Hormone de croissance (GH)]
 Hormones thyroïdiennes [Tri-iodothyronine libre (T3L ou FT3) ; Tétra-iodothyronine ou
thyroxine libre (T4L ou FT4)]
 Hormone thyréostimulante ultrasensible [TSHus ou Thyréostimuline]
 HSV1 et HSV2 [Sérologie du virus de l'herpès ; Herpès IgG et IgM]
 HT 21 [Dépistage de la trisomie 21]
 Hydroxyproline urinaire [OH-proline urinaire]
 Hyperglycémie provoquée par voie orale [HGPO]
 IgA [Immunoglobulines sériques (dosage spécificique des) ; IgG ; IgM]
 IgE spécifiques [Immunoglobulines E spécifiques]
 IgE totales [Immunoglobulines E totales (dosage des)]
 IGF1 (Dosage de) [Somatomédine C]
 IgG4 [Immunoglobulines G4 ; dosage des IgG4]
 IgG [Dosage spécifiques des immunoglobulines sériques ; IgM ; IgA]
 IgM [Immunoglobulines sériques (dosage spécifiques des) ; IgG ; IgA]
 Immunoélectrophorèse [Immunofixation (sang, urines)]
 Immunofixation [Immunoélectrophorèse (sang, urines)]
 Immunofluorescence indirecte ou IFI [Sérologie du paludisme]
 Immunoglobulines E spécifiques (dosage des) [IgE spécifiques]
 Immunoglobulines E totales (dosage des) [IgE totales]
 Immunoglobulines G4 [IgG4 ; Dosage des IgG4]
 Immunoglobulines sériques (dosage spécifique des) [IgG ; IgM ; IgA]
 Inhibine B
 Insulinémie
 Iodémie [iodurie]
 Iodurie [Iodémie]
 Ionogramme sanguin [Sodium (Na+) ; Potassium (K+) ; Chlore (Cl-), Bicarbonates
(HCO3-)]
 Ionogramme urinaire [Sodium (Na+) ; Potassium (K+) ; Chlore (Cl-)]
 Lactate déshydrogénase [LDH]
 Lactates [Acide lactique]
 LCR [Liquide céphalorachidien ; ponction lombaire]
 LDH [Enzyme lacticodeshydrogénase]
 LDL- cholestérol [HDL - cholestérol]
 LH [Hormone lutéinisante]
 Lipase [Lipasémie]
 Lipasémie [Lipase]
 Lipidogramme [Electrophorèse des lipoprotéines]
 Lipoprotéines (a) [Lp(a)]
 Liquide céphalorachidien [LCR ; ponction lombaire]
 Liquide synovial [Ponction articulaire]
 Lp(a) [Lipoprotéines (a)]
 Lymphoblaste [Transformation des lymphoblastes ; test de transformation lymphoblastique
(TTL)]
 Magnésémie [Magnésium plasmatique]
 Magnésium plasmatique [Magnésémie]
 Marqueurs tumoraux
 Métanéphrines urinaires [Normétanéphrine urinaire]
 Méthode de Duke [Temps de saignement (TS) ; méthode d'Ivy)]
 Méthode d'Ivy [Temps de saignement (TS) ; méthode de Duke]
 Microalbuminurie
 Microglobuline [Bêta-2-microglobuline ; dosage de la β-2 microglobuline]
 MNI test [Sérodiagnostic du virus Epstein Barr]
 Mutation G20210A du facteur II
 Myélogramme
 Myoglobine
 NFS [Numération formule sanguine ; hémogramme]
 Nicotinamide [Vitamine B3 ; vitamine PP]
 Noradrénaline [Catécholamines plasmatiques et urinaires ; adrénaline]
 Normes biologiques des principaux examens à la naissance
 Normétanéphrine urinaire [Métanéphrines urinaires]
 Numération des sous-populations lymphocytaires [CD4 et CD8 ; rapport CD4 /CD8 ;
CD4/CD8]
 Numération formule leucocytaire [Formule leucocytaire ; éosinophiles]
 Numération formule sanguine [NFS ; hémogramme]
 Numération plaquettaire [Plaquettes]
 Oestradiol [E2]
 Oestradiol [Estradiol]
 OH-proline urinaire [Hydroxyproline urinaire]
 Orosomucoïde
 Ostéocalcine [GLA protéine]
 PAL [Phosphatases alcalines]
 p-ANCA [Anticorps anticytoplasme des polynucléaires ; ANCA ; c-ANCA]
 PAO [Phosphatases alcalines osseuses]
 Papillomavirus humain : test HPV
 Parathormone [PTH]
 PBD [Test de Paul-Bunnell-Davidsohn]
 PBJ [Protéine de Bence Jones]
 PDF [Produits de dégradation de la fibrine]
 Peptide C
 Phosphatases alcalines osseuses [PAO]
 Phosphatases alcalines [PAL]
 Phosphatémie [Phosphore sanguin ; phosphorémie]
 Phosphaturie des 24 heures [Phosphore urinaire des 24 heures]
 Phosphorémie [Phosphore sanguin ; phosphatémie]
 Phosphore sanguin [Phosphatémie ; phosphorémie]
 Phosphore urinaire des 24 heures [Phosphaturie des 24 heures]
 Plaquettes [Numération plaquettaire]
 Ponction articulaire [Liquide synovial]
 Ponction lombaire [LCR ; liquide céphalorachidien]
 Potassium (K+) [Ionogramme urinaire ; Sodium (Na+) ; Chlore (Cl-)]
 Pré-albumine sérique
 Prélèvement urétral (examen biologique d'un)
 Prélèvement vaginal (examen bactériologique d'un)
 Produits de dégradation de la fibrine [PDF]
 Profil nutritionnel [Profil protéique nutritionnel]
 Profil protéique [Profil nutritionnel]
 Progestérone
 Prolactine
 Protéine C
 Protéine C Réactive [CRP]
 Protéine de Bence Jones [PBJ]
 Protéine S
 Protéines [Protides]
 Protéines totales (Dosage des)
 Protéinurie [Recherche de protéines urinaires]
 Protides [Protéines]
 PSA [Antigène prostatique spécifique]
 PTH [Parathormone]
 Pyridinoline (PYR) [Cross-links ; Désoxypyridinoline (DPD)]
 Pyridoxine [Vitamine B6]
 RAI (Recherche d'agglutinines irrégulières)
 Rapport CD4 /CD8 [CD4/CD8 ; numération des sous-populations lymphocytaires]
 Récepteurs à la progestérone [Dosage des récepteurs hormonaux ; récepteurs aux
oestrogènes]
 Récepteurs aux oestrogènes [Dosage des récepteurs hormonaux ; récepteurs à la
progestérone]
 Récepteurs hormonaux (dosage des) [Récepteurs aux oestrogènes ; récepteurs à la
progestérone]
 Recherche de mycobactéries (tuberculose)
 Recherche de paludisme [Goutte épaisse ; frottis mince]
 Recherche de Protéines urinaires [Protéinurie]
 Rénine plasmatique (dosage de la ) [Activité rénine plasmatique ; ARP]
 Résistance à la Protéine C Activée (RPCa) [Facteur V Leiden (FVL)]
 Résistance globulaire [Résistance osmotique]
 Résistance osmotique [Résistance globulaire]
 Réticulocytes (taux de)
 Rétinol [Vitamine A1]
 Rhésus [Agglutinines irrégulières ; RAI ; groupes sanguins ABO]
 Riboflavine [Vitamine B2]
 Sérodiagnostic du virus Epstein Barr [MNI test]
 Sérologie Chlamydiae
 Sérologie CMV [Sérologie du cytomégalovirus]
 Sérologie de la rubéole
 Sérologie de la syphilis [TPHA/VDRL ; FTA]
 Sérologie de la toxoplasmose
 Sérologie de l'hépatite B
 Sérologie du cytomégalovirus [Sérologie CMV]
 Sérologie du paludisme (par immunofluorescence indirecte ou IFI)
 Sérologie du VIH
 Sérologie du virus de l'hépatite C [(VHC) ; Anticorps anti-VHC]
 Sérologie du virus de l'herpès [HSV1 et HSV2 ; herpès IgG et IgM]
 Sérologie EBV (Epstein Barr Virus)
 Sérologies Mycoplasmes
 Sérologie spécifique de l'Hépatite B [Antigènes(Hbs) ; AgHbs]
 Sérologie streptococcique : Antistreptodornase (ASDOR) [Antistreptolysine O (ASLO)]
 Sérologie streptococcique : Antistreptolysine O (ASLO) [Antistreptodornase (ASDOR)]
 Sérologies virales, bactériennes, parasitaires
 SGOT (ou ASAT) [Transaminases ; SGPT (ou ALAT)]
 SGPT (ou ALAT) [SGOT (ou ASAT) ; transaminases]
 Sidérophiline [Transferrine]
 Sodium (Na+) [Ionogramme urinaire ; Potassium (K+) ; Chlore (Cl-)]
 Somathormone (STH) [Hormone de croissance (GH)]
 Somatomédine C [Dosage de IGF1]
 Spermoculture
 Spermocytogramme [Spermogramme]
 Spermogramme [Spermocytogramme]
 T3L ou FT3 [Tri-iodothyronine libre ; Tétra-iodothyronine ou thyroxine libre (T4L ou
FT4) ; Hormones thyroïdiennes]
 T4L ou FT4 [Tétra-iodothyronine ou thyroxine libre ; hormones thyroïdiennes ; Tri-
iodothyronine libre (T3L ou FT3)]
 Taux de lymphocytes ou leucocytes (globules blancs)
 Taux de prothrombine (TP) [Temps de Quick (TQ)]
 TCA (Temps de Céphaline avec Activateur) [Temps de céphaline kaolin (TCK)]
 TCK (Temps de céphaline kaolin) [Temps de céphaline avec activateur (TCA)]
 Télopeptide C terminal du collagène de type I (CTx) [Télopeptide N terminal du collagène
de type I (NTx) ; Crosslaps du collagène ; Télopeptides]
 Télopeptide N terminal du collagène de type I (NTx) [Télopeptides ;Télopeptide C
terminal du collagène de type I (CTx) ; Crosslaps du collagène]
 Télopeptides [Télopeptide C terminal du collagène de type I (Cross-laps ou CTx) ;
Télopeptide N terminal du collagène de type I (NTx) ; Crosslaps du collagène]
 Temps de Céphaline avec activateur [(TCA) ou Temps de céphaline kaolin (TCK)]
 Temps de céphaline kaolin (TCK) [Temps de céphaline avec activateur (TCA)]
 Temps de lyse des euglobulines [Test de Von Kaulla]
 Temps de Quick (TQ) [Taux de prothrombine (TP)]
 Temps de reptilase [Temps de thrombine (TT)]
 Temps de saignement (TS) [Méthode de Duke ; Méthode d'Ivy]
 Temps de thrombine (TT) [Temps de reptilase]
 Test à la somatocrinine GH-RH [Test de stimulation à l'hormone de croissance]
 Test au D-Xylose [Epreuve au D-Xylose]
 Test au glucagon
 Test au TRH [Thyrotropin realising hormone]
 Test de Coombs (direct et indirect) [Coombs direct et indirect]
 Test de dégranulation des basophiles [Basophiles (test de dégranulation des)]
 Test de diagnostic " rapide " de la grippe
 Test de Farr [Anticorps anti-ADN ; anticorps anti-ADN natif ; anticorps anti-ADN
dénaturé]
 Test de Guthrie
 Test de Hühner [Test post-coïtal (TPC)]
 Test de Kleihauer
 Test de la sueur
 Test de migration-survie des spermatozoïdes
 Test de pénétration croisée " in vitro "
 Test de Schilling
 Test de stimulation à l'hormone de croissance [Test à la somatocrinine GH-RH)]
 Test de transformation lymphoblastique [Tranformation des lymphoblastes ; TTL ;
lymphoblaste]
 Test de Von Kaulla [Temps de lyse des euglobulines]
 Test HPV (papillomavirus humain)
 Testostérone
 Test post-coïtal [(TPC) ou test de Hühner]
 Test respiratoire à l'urée marquée [Diagnostic rapide d'une infection à Helicobacter pylori]
 Tétra-iodothyronine ou thyroxine libre (T4L ou FT4) [Hormones thyroïdiennes ; Tri-
iodothyronine libre (T3L ou FT3)]
 Thiamine [Vitamine B1]
 TH [Temps de Howell]
 Thyréostimuline [TSHus ou hormone thyréostimulante ultrasensible]
 Thyrocalcitonine [Calcitonine]
 Thyroglobuline
 Thyrotropin realising hormone [Test au TRH]
 TPC (test post-coïtal) [Test de Hühner]
 TPHA/VDRL [Sérologie de la syphilis ; FTA]
 TP (Taux de prothrombine) [Temps de Quick (TQ)]
 TQ (Temps de Quick) [Taux de prothrombine (TP)]
 Tranformation des lymphoblastes [Test de transformation lymphoblastique ; TTL ;
lymphoblaste]
 Transaminases [SGOT (ou ASAT = Aspartate Amino Transférase) ; SGPT (ou ALAT =
Alanine Amino Transférase)]
 Transferrine desialylée [Carboxy-deficient Transferrin (CDT)]
 Transferrine [Sidérophiline]
 Triglycérides
 Tri-iodothyronine libre (T3L ou FT3) [Hormones thyroïdiennes ;Tétra-iodothyronine ou
thyroxine libre (T4L ou FT4)]
 Troponine I ou Troponine T
 TSHus [Thyréostimuline ou hormone thyréostimulante ultrasensible]
 TS (temps de saignement ) [Méthode de Duke ; méthode d'Ivy)]
 TTL [Test de transformation lymphoblastique ; transformation des lymphoblastes ;
lymphoblaste]
 TT [Temps de thrombine ou temps de reptilase]
 Tuberculose (Recherche de mycobactéries)
 Typage HLA [HLA : typage]
 Urée plasmatique [Urée ; urée urinaire]
 Urée [Urée plasmatique ; urée urinaire]
 Urée urinaire [Urée ; urée plasmatique]
 Uricémie [Acide urique]
 VGM [Volume globulaire moyen]
 VHC [Génotype du virus de l'hépatite C]
 VHC [Sérologie du virus l'hépatite C ; anticorps anti-VHC]
 VIH [ARN du virus de l'immunodéficience humaine : recherche qualitative]
 VIH (Recherche d'antigène p24 du virus de l'immunodéficience humaine dans le sang)
[Antigénémie p24]
 VIH [Western blot (WB) du virus de l'immunodéficience humaine]
 Virus de l'immunodéficience humaine (VIH) [Western blot (WB)]
 Vitamine A1 [Rétinol]
 Vitamine B12 [Cobalamine]
 Vitamine B1 [Thiamine]
 Vitamine B2 [Riboflavine]
 Vitamine B3 [Vitamine PP ; nicotinamide]
 Vitamine B6 [Pyridoxine]
 Vitamine B9 [Acide folique ; folates sériques et/ou érythrocytaires]
 Vitamine C [Acide ascorbique]
 Vitamine D ou D3 [25 hydroxy-calciférol]
 Vitamine K1
 Vitamine PP [Vitamine B3 ; nicotinamide]
 Vitamines
 Vitesse de sédimentation [VS]
 VMA [AVM ; acide vanylmandélique]
 Volume globulaire moyen [VGM]
 VS [Vitesse de sédimentation]
 WB [Western blot du virus de l'immunodéficience humaine (VIH)]
 Western blot [(WB) du virus de l'immunodéficience humaine (VIH)]
 βHCG [Hormone Chorionique Gonadotrophique plasmatique et urinaire ; HCG]

Ce dictionnaire est édité par la société E-santé S.A., une société à vocation européenne présente en
France et en Belgique par ses portails santé e-sante.fr, e-sante.be et e-gezondheid.be.

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présentez des symptômes, consultez votre médecin.

25 hydroxy-calciférol [Vitamine D ou D3]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent modifier la
concentration de vitamine D dans le sang (comme les anticonvulsivants).

A quoi sert ce dosage?


La vitamine D (ou vitamine D3) naturelle est essentiellement fabriquée dans la peau sous
l'influence des rayonnements solaires. Elle passe aussitôt dans le sang puis subit des
transformations au niveau du foie puis du rein.
La forme de vitamine D habituellement dosée au laboratoire est la 25 hydroxy-D3. Cette forme,
biologiquement active, est responsable de l'absorption intestinale du calcium et du phosphore et de
la minéralisation osseuse.

Quelles sont les valeurs normales?


25 dihydroxy-D3: 20 à 60 ng/l (mais il existe d'importantes variations saisonnières).

Comment est interprété le résultat?


La concentration sanguine en vitamine D varie selon l'ensoleillement (taux bas en hiver) et
l'alimentation (la vitamine D est surtout retrouvée dans l'huile de foie de morue et les poissons
gras, et en petite quantité dans les oeufs, la viande, les produits laitiers).

Compte tenu de ces variations, l'insuffisance de vitamine D ou hypovitaminose D est définie par
une concentration sanguine en vitamine D inférieure à 12 ng/l. Les carences importantes en
vitamine D conduisent au rachitisme et à l'ostéomalacie. Des hypovitaminoses plus modérées
peuvent entraîner une fragilisation de l'os.

Les augmentations de la concentration sanguine de vitamine D ou hypervitaminoses D sont


essentiellement dues à une intoxication, parfois alimentaire (ingestion prolongée en grande
quantité de conserves de foie de poisson) ou, le plus souvent, à des médicaments (absorption en
grande quantité de médicaments contenant de la vitamine D).

5'nu [5'nucléotidase]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert cette analyse?


La 5'nucléotidase est une enzyme présente dans de nombreux tissus, surtout dans le foie, mais
aussi dans l'intestin, les reins, le tissu nerveux, etc.

Son dosage dans le sang est utile dans le cadre du diagnostic de certaines maladies du foie,
notamment des maladies du foie et des voies biliaires (maladies hépatobiliaires) entraînant une
cholestase.

Quelles sont les valeurs normales?


3 à 9 UI/l.

Comment est interprété le résultat?


Le taux de 5'nucléotidase, pris isolément, a peu de valeur. Le résultat est le plus souvent interprété
au côté de celui des phosphatases alcalines. Leur élévation conjointe signe un état de cholestase et
traduit sans équivoque une maladie hépatobiliaire. Le taux de 5'nucléotidase s'élève aussi en cas
de cancer ou de métastases hépatiques.

ACC [Recherche d'anticoagulants circulants]

Quelles sont les précautions particulières à prendre ?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement. Penser à signaler d'éventuels traitements en
cours car certains médicaments peuvent interférer avec le dosage (traitements anticoagulants par
héparine,...).

A quoi sert cette analyse ?


Les anticoagulants circulants (ACC) sont des inhibiteurs de la coagulation sanguine. Il en existe
deux familles:

 Certains sont dirigés contre un facteur de la coagulation (anticorps antifacteurs de la


coagulation) et s'accompagnent de manifestations hémorragiques (saignements).

 D'autres sont dirigés contre une "phase" de la coagulation qui, en principe, n'entraînent pas
de manifestations hémorragiques mais peuvent s'accompagner, paradoxalement de
thromboses. Ces derniers, dénommés anticorps anticoagulants circulants (ACC) de type
lupique ou "lupus anticoagulants" sont les plus fréquents.

Quelles sont les valeurs normales ?


Il n'y a pas, normalement, d'ACC dans le sang.

Comment est interprété le résultat ?


La présence d'un ACC antifacteur de la coagulation permet d'expliquer certains saignements
importants. Il s'observe parfois chez des femmes venant d'accoucher ou, le plus souvent, chez des
sujets âgés, dans des situations de cancers ou de maladies auto-immunes. Les plus fréquents sont
les ACC antifacteur VIII ou ACC antifacteur IX de la coagulation retrouvés fréquemment chez
des patients hémophiles. Leur dosage permet alors de suivre l'efficacité des traitements (diminuée
par la présence de l'ACC).

La présence d'ACC de type lupique permet d'expliquer la survenue d'une thrombose veineuse ou
d'avortements spontanés répétés. Leur persistance dans le sang doit être vérifiée au bout de
plusieurs semaines et peut conduire à la mise en route d'un traitement anticoagulant oral par
antivitamines K pour prévenir la survenue de nouvelles thromboses. Leur recherche est donc
indiquée dans ces situations, ainsi qu'en cas de suspicion de maladie auto-immune (notamment
lupus érythémateux systémique) pour confirmer le diagnostic.

Acétone [Corps cétoniques ; cétonémie ;


cétonurie]
Quelles sont les précautions particulières à prendre?
Aucune.

A quoi servent ces dosages?


L'acétone et, plus généralement, les corps cétoniques sont des produits normaux du métabolisme
des graisses.

Leur rôle est d'intervenir pour libérer de l'énergie lorsque les réserves en sucres sont insuffisantes,
notamment en période de jeûne.

Leur dosage dans le sang ou les urines est utilisé pour aider au diagnostic d'une complication
pouvant survenir chez des personnes diabétiques, le coma "acidocétosique".

Quelles sont les valeurs normales?


Elles varient selon la technique utilisée et l'état de jeûne.

A titre indicatif: acétonémie (taux d'acétone dans le sang total) < 0,85 mmol/l; cétonurie < 2
mmol/24 heures.

Comment est interprété le résultat?


Une augmentation du taux des corps cétoniques dans le sang ou hypercétonémie est
physiologiquement normale en période de jeûne. Si elle est accompagnée d'une augmentation de la
glycémie et, éventuellement, d'une augmentation de la cétonurie (taux de corps cétoniques dans
les urines), elle permet le diagnostic de coma acidocétosique chez un sujet diabétique.

Une hypocétonémie est toujours pathologique et évoque des troubles du métabolisme des sucres.

Acide ascorbique [Vitamine C]

Quelles sont les précautions particulières à prendre ?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car de nombreux médicaments modifient la


concentration des vitamines dans le sang (suppléments vitaminiques, antivitamines K).

A quoi servent ces dosages ?


Les vitamines sont essentiellement apportées par l'alimentation. Seules les vitamines B6, B8, D et
K sont synthétisées par l'organisme, mais le plus souvent en quantités insuffisantes.
Les carences en vitamines sont dues à une insuffisance d'apport, mais aussi à des troubles de
l'absorption digestive ou, pour certaines vitamines A, D, E, et K, dites "liposolubles" (solubles
dans les lipides ou corps gras) à des troubles de la fonction biliaire (insuffisance ou rétention de la
sécrétion de bile). Les autres vitamines sont hydrosolubles (groupe B (B1, B2, B5, B8, B9, B12,
PP) et C).

Les dosages sont donc utilisés pour mettre en évidence les éventuelles carences pouvant survenir
dans ces situations.

Quelles sont les valeurs normales ?


Elles varient selon les techniques de dosage et les laboratoires.

A titre indicatif: Vitamine C: 45 à 90 µmol/l (8 à 16 mg/l)

Comment est interprété le résultat ?


Vitamine C (acide ascorbique)

Responsable de scorbut, le déficit en vitamine C débutant s'exprime par une peau sèche et des
cheveux ternes et cassants. Les besoins en vitamine C (60 à 100 mg/j) sont mal couverts chez 10 à
30 % des individus et ce d'autant qu'ils sont augmentés chez les fumeurs, en cas de stress ou chez
la femme enceinte.

Acide folique [Folates sériques et/ou


érythrocytaires ; vitamine B9]

Quelles sont les précautions particulières à prendre ?


Il est indispensable d'être strictement à jeun depuis 12 heures avant le prélèvement.

Il est souhaitable de préciser les traitements en cours ou récents car certains médicaments
interfèrent avec le dosage: certains antibiotiques, le phénobarbital, un hypocholestérolémiant, un
anticancéreux.

A quoi sert le dosage ?


Les folates sont des vitamines indispensables au maintien d'une hématopoïèse normale. Ils sont
apportés par l'alimentation (légumes verts, fruits frais ou secs, abats, jaune d'oeuf, noix,
amandes,...) et sont absorbés dans le jéjunum.

Les folates sont dosés dans le sérum ou dans les globules rouges (érythrocytes). Une carence en
folates peut entraîner une anémie avec macrocytose.

Quelles sont les valeurs normales ?


Folates sériques: 0,5 à 20 µg/l (ou ng/ml)
Folates érythrocytaires: 100 à 450 µg/l (ou ng/ml).

Le taux de folates érythrocytaires est 30 à 40 fois supérieur aux taux dans le sérum, car il ne subit
pas les variations des apports alimentaires; il reflète donc mieux l'état des réserves tissulaires.

Comment est interprété le résultat ?


Une diminution du taux de folates sériques et/ou érythocytaire(s) traduit une carence en folates,
liée:

 soit à une insuffisance d'apport (malnutrition, alcoolisme, cuisson trop prolongée des
aliments...), soit à un trouble de l'absorption digestive (maladie de Crohn, diverticules,
maladie coeliaque étendue...),

 soit à une mauvaise utilisation des folates (surtout lorsque les besoins sont augmentés
comme au cours de la grossesse ou en période de croissance).

Une carence en folates se manifeste essentiellement par une anémie, qui entraîne pâleur et fatigue.

Acide lactique [Lactates]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est indispensable d'être à jeun et au repos avant le prélèvement (éviter tout exercice musculaire).

A quoi sert ce dosage?


L'acide lactique est la principale source d'énergie de certains tissus (peau, globules rouges,
muscles). Son dosage est utilisé dans l'exploration de certains troubles métaboliques et est un
critère du diagnostic et de la surveillance des états de choc. Il permet aussi le diagnostic d'une
acidose lactique, une des complications possibles du diabète.

Quelles sont les valeurs normales?


0,6 à 1,9 mmol/l.

Comment est interprété le résultat?


Une augmentation du taux de l'acide lactique dans le sang ou hyperlactatémie reflète une mauvaise
oxygénation tissulaire et/ou un état d'acidose lactique, c'est-à-dire, littéralement, d'un excès
d'acides dans le sang dû à l'accumulation de lactates. Elle peut aussi refléter l'existence d'une
anomalie métabolique congénitale chez le nourrisson.

Acides gras libres


Quelles sont les précautions particulières à prendre?
Il est impératif d'effectuer le prélèvement à jeun (après 12 à 16 heures de jeûne).

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent modifier le
taux d'acides gras libres dans le sang. Les pilules contraceptives, les médicaments contenant de la
caféine, les corticoïdes et certains "coupe-faim" (comme les amphétamines et des dérivés) en
augmentent le taux; l'aspirine, certains antibiotiques ou certains médicaments donnés pour le coeur
en diminuent le taux.

A quoi sert ce dosage?


Les acides gras libres constituent une forme de réserve dans le sang des lipides (ou graisses) de
l'organisme. Transportés vers le foie et les muscles, ils sont utilisés comme source d'énergie.

Leur dosage est utilisé dans l'exploration du métabolisme des graisses, mais plutôt en recherche
qu'en pratique courante.

Quelles sont les valeurs normales?


130 à 445 µmol/l (35 à 125 mg/l).

Comment est interprété le résultat?


La concentration en acides gras libres dans le sang augmente en cas de jeûne prolongé car les
"réserves" sont alors mobilisées, mais également lors de toute stimulation nerveuse ou psychique
par le biais de la libération dans le sang de certaines hormones (comme le glucagon et les
catécholamines).

De ce fait, le taux des acides gras libres dans le sang est augmenté en cas de phéochromocytome,
de diabète et d'hyperthyroïdie.

Il est diminué en cas d'hypothyroïdie.

Acide urique [Uricémie]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car de nombreux médicaments peuvent modifier
les concentrations d'acide urique dans le sang ou interférer avec le dosage: anticancéreux,
corticoïdes, diurétiques, anticoagulants,...

A quoi sert ce dosage?


L'acide urique est en partie fabriqué par le foie, mais provient aussi de la destruction dans
l'organisme du noyau des cellules et est apporté par l'alimentation.
Son dosage est essentiellement utilisé pour le dépistage de la goutte, maladie très douloureuse qui
s'accompagne d'une augmentation du taux d'acide urique dans le sang.

Quelles sont les valeurs normales?


 Chez l'adulte homme: 210 à 420 µmol/l;

 Chez l'adulte femme: 150 à 350 µmol/l.

Comment sont interprétés les résultats?


Une alimentation riche en viandes, anchois, sardines, harengs, abats et les boissons alcoolisées
contribue à augmenter le taux d'acide urique dans le sang.

Une augmentation du taux d'acide urique (hyperuricémie) est un facteur de risque de


développement de la goutte.

L'hyperuricémie peut aussi refléter une maladie métabolique (chez l'enfant), une insuffisance
rénale chronique, un cancer, une hémopathie, ou être secondaire à une prise médicamenteuse.

Une diminution du taux d'acide urique dans le sang (hypo-uricémie) peut résulter d'une
anomalie métabolique à la naissance ou bien refléter une insuffisance hépatique ou un cancer.

Acide vanylmandélique [VMA ; AVM]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Les urines doivent être recueillies pendant 24 heures, si possible pendant 3 jours de suite, après
une crise hypertensive.

Un régime alimentaire excluant chocolat, bananes, agrumes et comprenant une consommation


modérée de thé et de café dans les 48 heures précédant le prélèvement est nécessaire.

Penser à signaler un éventuel traitement en cours car certains médicaments interfèrent avec ces
dosages et doivent être arrêtés au moins 5 jours avant: notamment certains médicaments donnés
pour le coeur ou l'hypertension artérielle (bêtabloquants), certains antidépresseurs, des
décongestionnants nasaux, des bronchodilatateurs ou un antiparkinsonien.

A quoi sert ce dosage?


L'acide vanylmandélique ou AVM (VMA est le sigle anglosaxon souvent utilisé) est le principal
dérivé urinaire des catécholamines (l'adrénaline et la noradrénaline).

Son dosage est surtout utilisé pour le dépistage et la surveillance de deux tumeurs qui sécrètent ces
catécholamines et sont responsables d'hypertension artérielle, respectivement, chez l'adulte, le
phéochromocytome (tumeur bénigne) et chez l'enfant, le neuroblastome (tumeur maligne).

Quelles sont les valeurs normales?


VMA: 1 à 6 mg/24 heures soit 5 à 30 µmol/24 heures.

Comment est interprété le résultat?


Le résultat de ce dosage est généralement interprété avec celui des dosages des catécholamines
urinaires et/ou des métanéphrines urinaires. Une augmentation des concentrations des
catécholamines, des métanéphrines et du VMA urinaires oriente vers le diagnostic de
phéochromocytome, pouvant alors expliquer l'hypertension artérielle.

L'augmentation de dopamine et du VMA urinaire sans augmentation de la noradrénaline oriente


vers un diagnostic de neuroblastome.

ACTH [Adrenocorticotrophin hormone ;


corticostimuline]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

Le prélèvement doit être effectué à des heures bien précises, généralement le matin à 8 heures
et/ou le soir entre 16 et 20 heures, car le taux d'ACTH varie au cours de la journée: il est
maximum vers 6 heures du matin et bas le soir.

Penser à signaler un éventuel traitement en cours par des corticoïdes pouvant influencer le taux
d'ACTH dans le sang.

En quoi consiste ce dosage?


L'ACTH est une hormone fabriquée par l'hypophyse. Elle agit sur les glandes surrénales et
participe à la régulation du taux de cortisol dans le sang.

A quoi sert ce dosage?


La concentration d'ACTH sanguine est un paramètre sensible pour dépister les maladies
hormonales liées à une anomalie de sécrétion des surrénales.

Quelles sont les valeurs normales?


A 8 heures le matin: 5 à 50 ng/l; le soir: < 30 ng/l.

Comment est interprété le résultat?


Les taux sanguins d'ACTH s'interprètent conjointement à ceux de cortisol, l'hormone produite par
les glandes surrénales.

Une diminution du taux d'ACTH est observée en cas d'hyperfonctionnement de la glande


surrénale se traduisant par un taux de cortisol élevé. Cette maladie appelée syndrome de Cushing
est en premier lieu caractérisée par une obésité particulière (notamment du visage, de la nuque et
du tronc). Ce syndrome peut avoir différentes origines.

Une élévation du taux d'ACTH s'observe en cas d'insuffisance surrénale, qu'elle soit liée à une
maladie spécifique des surrénales (on l'appelle maladie d'Addison) ou secondaire (dûe à un trouble
de l'hypophyse). Enfin, l'ACTH est habituellement élevée au cours de certaines
"hyperandrogénies" (avec signes de "virilisation" chez la femme) dues à un trouble métabolique
des glandes surrénales.

Activité anti-Xa [Héparinémie]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert ce dosage?


Les héparines sont des substances anticoagulantes très efficaces qui agissent rapidement après
injection par voie intraveineuse ou par voie sous-cutanée.

Il en existe deux types: l'héparine standard ou "non fractionnée" et les héparines dites "de bas
poids moléculaire". Elles sont utilisées dans le traitement des thromboses veineuses ou artérielles
(infarctus du myocarde, embolie pulmonaire, phlébite,...).

L'héparinémie est la mesure de la concentration d'héparine dans le sang: elle correspond en fait à
la mesure de son activité, c'est-à-dire de sa capacité à inhiber un facteur de coagulation (facteur X
activé), qui est un maillon-clé de la cascade de la coagulation aboutissant à formation de caillot
sanguin.

Ce dosage permet d'ajuster les doses d'héparine à chacun, car il n'existe par de posologie standard
d'héparine. Administrée en trop faible quantité, elle risque d'être inefficace, et, en trop forte
quantité, elle entraîne un risque hémorragique (saignements). On parle plus volontiers de mesure
de l'activité anti-Xa pour le dosage dans le sang d'une héparine dite "de bas poids moléculaire" et
d'héparinémie pour celui de l'héparine "standard".

Quelles sont les valeurs normales?


Elles dépendent:

 des conditions du traitement: traitement préventif de thrombose dans une situation à risque
ou curatif en cas de thrombose avérée

 de l'héparine utilisée: héparine "standard" ou héparine "de bas poids moléculaire",

 de son mode d'administration (nombre d'injection/jour, voie intraveineuse ou sous-


cutanée).

Par exemple, en cas de traitement curatif par une héparine de bas poids moléculaire administrée
une fois par jour, par voie sous-cutanée, l'activité anti-Xa doit être inférieure à 1,8 UI/ml. En cas
de traitement curatif par héparine standard administrée en perfusion et l'héparinémie doit être
comprise entre 0,35 et 0,7 UI/ml.

Comment est interprété le résultat?


Une héparinémie trop basse signifie que la posologie administrée est insuffisante et qu'il faut
augmenter les doses en poursuivant la surveillance; une héparinémie (ou une activité anti-Xa) trop
élevée signe un risque hémorragique (saignements) et conduit à diminuer les doses d'héparine
administrée.

Activité cofacteur de la ristocétine [Facteur


VIII ; facteur Willebrand]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent modifier
l'hémostase, notamment la prise d'aspirine.

A quoi sert cette analyse?


Le facteur Willebrand est une protéine normalement présente dans le plasma, intervenant dans
l'hémostase primaire et la coagulation. Le dosage du facteur Willebrand permet le dépistage et le
diagnostic de la maladie de Willebrand, la plus fréquente des maladies hémorragiques héréditaires.

Ce dosage est aussi demandé pour mieux comprendre l'origine d'un allongement du temps de
saignement (TS) et du temps de céphaline avec activateur (TCA).

Quelles sont les valeurs normales?


Deux tests mesurent le taux de facteur Willebrand:

 le dosage du facteur Willebrand "antigène": normales: 60 à 150 %

 le dosage de "l'activité cofacteur de la ristocétine": normales: 50 à 150 %

Comment est interprété le résultat?


La diminution du taux de facteur Willebrand oriente vers le diagnostic de la maladie de
Willebrand. Il existe aujourd'hui trois grands types de maladie de Willebrand identifiés (type 1, 2
et 3) dont la sévérité et le traitement diffèrent. L'interprétation conjointe des taux de l'antigène et
de l'activité du facteur Willebrand, associés à d'autres analyses, permet de typer le déficit en
facteur Willebrand, et ainsi de décider du traitement le plus adapté.

L'augmentation du facteur Willebrand est observée en cas d'inflammation, en particulier en


période postopératoire, en cas d'infection et au cours de la grossesse, compliquant alors le
diagnostic de maladie de Willebrand. Il est à noter que les taux de facteur Willebrand sont abaissés
chez les personnes de groupe sanguin O.

Activité rénine plasmatique [ARP ; (dosage de


la) rénine plasmatique]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


La position (couchée ou debout) influence les résultats des dosages. Ceux-ci peuvent donc être
effectués chez un sujet dans l'une ou l'autre de ces positions, mais il faut le préciser.

Pour un dosage en position couchée, le sujet doit être allongé depuis au moins 1 à 2 heures. Pour
un dosage en position debout, il doit avoir marché depuis au moins une heure.

Le régime alimentaire doit impérativement être normalement salé, ce qui correspond à 6 à 8


grammes de sel par jour.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car de nombreux médicaments peuvent modifier
les concentrations d'aldostérone: les diurétiques, les laxatifs, les contraceptifs oraux, certains
médicaments donnés pour le coeur ou l'hypertension artérielle (bêtabloquants)...

A quoi sert ce dosage?


La rénine est une enzyme fabriquée par le rein. La mesure de l'activité rénine plasmatique (ARP)
ou le dosage de la rénine dans le plasma (les deux analyses sont aujourd'hui possibles) renseigne
sur l'un des principaux systèmes de régulation de la pression artérielle: le système "rénine-
angiotensine". Cet examen est utile au bilan d'une hypertension artérielle. Il renseigne sur son
origine.

Quelles sont les valeurs normales?


Elles peuvent varier selon le laboratoire. A titre indicatif:

 Rénine active plasmatique couché < 20 pg/ml;

 Rénine active plasmatique debout: 5 à 40 pg/ml.

Comment est interprété le résultat?


 Une diminution de l'activité rénine plasmatique peut refléter une hypertension artérielle
secondaire à une anomalie des glandes surrénales qui produisent en excès de l'aldostérone.
Un hyperaldostéronisme s'observe aussi après la prise de certains médicaments
(notamment certains antihypertenseurs), ou en cas de rétention de sel dans l'organisme.

 Une augmentation de l'activité rénine plasmatique évoque une hypertension d'origine


rénale, qualifiée de "rénovasculaire" ou "maligne". Elle s'observe aussi en cas
d'insuffisance rénale terminale, d'insuffisance cardiaque, au cours de traitements par
certains médicaments (diurétiques...) et en cas de manque de sel dans l'organisme
(déplétion sodée).

 ADN du virus de l'hépatite B (VHB)


[Charge virale de l'hépatite B]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert cette analyse?
 L'ADN du VHB est un des principal matériel génétique du virus de l'hépatite B (VHB). Il
peut être recherché et dosé (on parle alors de charge virale) dans le sang des patients ayant
une hépatite B par une technique de biologie moléculaire.
 La technique la plus couramment utilisée est une technique dite "d'amplification génique"
dénommée PCR (Polymerase Chain Reaction ou réaction de polymérisation en chaîne).
 La recherche de l'ADN du VHB est utile pour apprécier la réplication virale (multiplication
du VHB), c'est-à-dire le niveau d'activité d'une hépatite B (maladie active ou peu active).
 Quelles sont les valeurs normales?
 En l'absence d'infection par le VHB, il n'y a pas d'ADN du VHB dans le sang.
 Comment est interprété le résultat?
 La détection d'ADN viral B dans le sang des patients infectés par le VHB signifie que le
virus se multiplie et donc que l'hépatite est active.
 A l'inverse, un patient qui fait une hépatite chronique (c'est-à-dire chez qui l'antigène HBs
est toujours détectable après 6 mois d'évolution), qui a également des anticorps anti-HBe
mais qui n'a pas d'ADN VHB détectable peut être identifié "porteur asymptomatique" (le
virus reste présent dans son organisme, mais il ne présente aucun symptôme et la maladie
n'évolue pas).

 Adrénaline [Catécholamines plasmatiques


et urinaires, noradrénaline]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Pour le dosage des catécholamines plasmatiques, il importe d'être au repos strict 20
minutes avant le prélèvement.
 Les urines doivent être recueillies pendant 24 heures, si possible pendant 3 jours de suite,
après une crise hypertensive.
 Un régime alimentaire excluant chocolat, bananes, agrumes et comprenant une
consommation modérée de thé et de café dans les 48 heures précédant le prélèvement
s'impose.
 Penser à signaler un éventuel traitement en cours car certains médicaments interfèrent avec
ces dosages, notamment des médicaments donnés pour le coeur ou l'hypertension artérielle
(bêtabloquants)...
 A quoi sert ce dosage?
 Les catécholamines sont des neurohormones c'est-à-dire des hormones fabriquées par des
cellules du système nerveux. Elles comprennent la dopamine, l'adrénaline et la
noradrénaline. Ce sont surtout ces deux dernières qui sont dosées dans le sang et les urines.
 Les catécholamines sont utilisées pour le dépistage et la surveillance de deux tumeurs qui
sécrètent ces catécholamines: les phéochromocytomes et les neuroblastomes.
 Les dosages urinaires sont un meilleur reflet, sur 24 heures, d'une sécrétion souvent
irrégulière.
 Les dosages plasmatiques servent plutôt à étudier le pic de sécrétion de ces hormones au
cours de poussées brèves d'hypertension artérielle.

 Adrenocorticotrophin hormone [ACTH ou


corticostimuline]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.
 Le prélèvement doit être effectué à des heures bien précises, généralement le matin à 8
heures et/ou le soir entre 16 et 20 heures, car le taux d'ACTH varie au cours de la journée:
il est maximum vers 6 heures du matin et bas le soir.
 Penser à signaler un éventuel traitement en cours par des corticoïdes pouvant influencer le
taux d'ACTH dans le sang.
 En quoi consiste ce dosage?
 L'ACTH est une hormone fabriquée par l'hypophyse. Elle agir sur les glandes surrénales et
participe à la régulation du taux de cortisol dans le sang.
 A quoi sert ce dosage?
 La concentration d'ACTH sanguine est un paramètre sensible pour dépister les maladies
hormonales liées à une anomalie de sécrétion des surrénales.
 Quelles sont les valeurs normales?
 A 8 heures le matin: 5 à 50 ng/l; le soir: < 30 ng/l.
 Comment est interprété le résultat?
 Les taux sanguins d'ACTH s'interprètent conjointement à ceux de cortisol, l'hormone
produite par les glandes surrénales.
 Une diminution du taux d'ACTH est observée en cas d'hyperfonctionnement de la
glande surrénale se traduisant par un taux de cortisol élevé. Cette maladie appelée
syndrome de Cushing est en premier lieu caractérisée par une obésité particulière
(notamment du visage, de la nuque et du tronc). Ce syndrome peut avoir différentes
origines.
 Une élévation du taux d'ACTH s'observe en cas d'insuffisance surrénale, qu'elle soit liée
à une maladie spécifique des surrénales (on l'appelle maladie d'Addison) ou secondaire
(dûe à un trouble de l'hypophyse).
 Enfin, l'ACTH est habituellement élevée au cours de certaines "hyperandrogénies" (avec
signes de "virilisation" chez la femme) dues à un trouble métabolique des glandes
surrénales.

 AFP [Alpha-foetoprotéine]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert ce dosage?
 Au cours de la grossesse, l'alpha-foetoprotéine est fabriquée par la vésicule ombilicale au
début de la gestation puis par le foie et l'intestin du foetus. Une petite partie passe dans le
sang maternel. Son dosage participe au dépistage de certaines anomalies foetales. L'AFP
est habituellement dosée vers la 16e semaine d'aménorrhée au cours du test HT21 pour le
dépistage de la trisomie 21 (ou en anglais "Down Syndrome").
 En dehors de la grossesse, l'AFP est aussi un bon marqueur de tumeur, utilisé pour le
dépistage et le suivi du cancer du foie et de certains cancers des testicules (voir les
"Marqueurs tumoraux").
 Quelles sont les valeurs normales?
 En dehors de la grossesse, chez l'adulte, AFP < 15 ng/ml (ou U/ml).
 Au cours de la grossesse, son taux augmente normalement jusqu'à la 30e semaine de
gestation. Entre 15 et 18 semaines d'aménorrhée, les valeurs normales sont comprises entre
28 et 48 U/ml.
 Comment est interprété le résultat?
 Au cours de la grossesse, une augmentation du taux d'AFP peut révéler une anomalie
foetale du système nerveux (spina bifida en particulier). Une diminution de son taux
évoque la possibilité d'une trisomie 21. Ces anomalies doivent bien sûr être confirmées par
des examens complémentaires.
 En dehors de la grossesse, l'augmentation du taux sanguin d'AFP ne suffit pas à faire le
diagnostic de cancer, car elle peut aussi refléter une hépatite ou une cirrhose. Toutefois,
chez les patients atteints de cirrhose, une augmentation du taux d'AFP peut révéler un
cancer du foie débutant. Les dosages d'AFP sont également utilisés dans la surveillance des
patients traités pour cancer. La baisse du taux d'AFP traduit l'efficacité thérapeutique; sa
ré-ascencion évoque la survenue d'une récidive du cancer ou l'existence de métastases.

Agglutinines irrégulières [Groupage sanguin


ABO-Rhésus]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il n'est pas impératif d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert cette analyse?


Il existe à la surface des hématies humaines (ou globules rouges) des antigènes dont le type est
déterminé génétiquement (dès la naissance) chez tous les individus.

Plusieurs catégories d'antigènes sont présentes sur les globules rouges, représentant plus de 15
systèmes de groupes dont les principaux sont le système ABO et le système Rhésus. Leur
détermination est fondamentale en transfusion sanguine et en obstétrique.

Quelles sont les valeurs normales?


En général:

 environ 45 % des sujets sont du groupe A

 43 % du groupe O

 9 % du groupe B

 3 % du groupe AB

et 85 % sont rhésus positif (ou D +) et 15 % rhésus négatif (ou D -).


Comment est interprété le résultat?
En pratique, chaque détermination comprend obligatoirement deux types de tests appelés "épreuve
de Beth-Vincent" et "épreuve de Simonin".

La première permet la mise en évidence à la surface des globules rouges des antigènes A et B; la
deuxième détecte dans le plasma, la présence des anticorps anti-A et anti-B complémentaires.

Ces tests sont toujours réalisés par des personnes différentes, avec des réactifs différents et les
résultats doivent bien sûr être concordants. Il en est de même pour le rhésus ou antigène D porté
par les globules rouges.

Les résultats de groupage sanguin ne peuvent être considérés comme définitifs qu'après une
seconde détermination pratiquée ultérieurement sur un nouveau prélèvement.

AgHbs [Antigène Hbs]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert cette analyse?


L'antigène HBs est un des constituants de l'enveloppe du virus, que l'on peut détecter très
précocement dans le sang en cas d'infection.

La recherche de l'antigène HBs est utilisée pour le dépistage de l'hépatite B. Elle est recommandée
chez toutes les personnes à risque et est obligatoire au cours de la grossesse et chez les donneurs
de sang et les donneurs d'organe.

Quelles sont les valeurs normales?


En l'absence d'infection par le VHB, l'antigène HBs est normalement absent du sang.

Comment est interprété le résultat?


La présence de l'antigène HBs dans le sang affirme l'infection par le VHB. Il est détectable 1 à 3
mois après le premier contact avec l'agent infectant (ou contage) et son élévation précède toujours
l'apparition des manifestations cliniques et biologiques de l'hépatite B. Il persiste en moyenne 1 à
2 mois. La disparition de l'antigène HBs du sang d'un patient qui a fait une hépatite B traduit sa
guérison.

La persistance de l'antigène HBs pendant plus de 6 mois traduit l'existence d'une hépatite B
chronique ou l'état de porteur asymptomatique: ces derniers, bien que chroniquement infectés,
n'ont pas de maladie du foie, mais peuvent, dans certains cas, transmettre l'hépatite B.

Albumine
Quelles sont les précautions particulières à prendre?
Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler la prise éventuelle d'un contraceptif oestroprogestatif ("pilule").

A quoi sert ce dosage?


L'albumine est la principale protéine circulant dans le sang. Elle est fabriquée par le foie. Sa
concentration dans le sang est un reflet indirect du bon fonctionnement du foie (synthèse), du rein
(elle est éliminée par le rein).

L'albumine est aussi un marqueur de malnutrition et d'inflammation.

Quelles sont les valeurs normales?


35 à 50 g/l.

Comment est interprété le résultat?


Les diminutions de la concentration d'albumine dans le sang (hypoalbuminémies) peuvent refléter
une insuffisance hépatique, une inflammation, une dénutrition ou une fuite digestive d'albumine
(au cours de certaines maladies digestives). Elles sont également observées en cas de brûlures
étendues ou au cours de la grossesse.

Les augmentations de la concentration d'albumine dans le sang ou hyperalbuminémies sont très


rares. Elles reflètent une hémoconcentration, c'est-à-dire un déficit relatif ou absolu d'eau dans le
sang par rapport aux cellules sanguines et aux éléments dissous du sang (ions, protéines).
L'hémoconcentration est le plus souvent liée à une déshydratation.

Alcoolémie [Ethanolémie]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


La désinfection de la peau avec des dérivés de l'alcool, de l'éther ou de l'iode est proscrite. La prise
d'aliments peut interférer avec le dosage. Mais étant donné le contexte dans lequel une alcoolémie
est faite, la personne est rarement à jeun !

A quoi sert le dosage?


Le dosage de l'alcoolémie évalue le niveau d'une intoxication alcoolique (dite aussi énolique)
aiguë, c'est-à-dire d'une consommation d'alcool importante et récente (depuis moins de 5 heures),
soit dans un contexte médical (perte de connaissance, agitation), soit dans un contexte médicolégal
(ébriété sur la voie publique). Si le dosage est négatif, il permet d'orienter vers d'autres diagnostics
de maladies pouvant simuler une telle intoxication (par exemple, un état de confusion peut être lié
à l'alcool ou à d'autres maladies).
Quelles sont les valeurs normales?
Le taux d'alcool dans le sang est nul chez les sujets abstinents. Le seuil légal est fixé à 0,5 gramme
par litre. La mort peut survenir à partir de 5 grammes par litre.

Comment est interprété le résultat?


La valeur mesurée est proportionnelle à la quantité d'alcool absorbée. La concentration la plus
forte est dosée environ 1 heure après l'ingestion d'alcool. L'alcool est normalement éliminé du
sang en 4 à 5 heures, mais cette élimination est parfois retardée si l'absorption d'alcool a eu lieu au
cours ou au décours d'un repas ou si elle a été associée à une prise de sucre.

Aldostérone plasmatique et urinaire

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


La position (couchée ou debout) influence les résultats des dosages. Ceux-ci peuvent donc être
effectués chez un sujet dans l'une ou l'autre de ces positions, mais il faut le préciser. Pour un
dosage en position couchée, le sujet doit être allongé depuis au moins 1 à 2 heures. Pour un dosage
en position debout, il doit avoir marché depuis au moins une heure.

Le régime alimentaire doit impérativement être normalement salé (normosodé), ce qui représente
6 à 8 grammes de sel par jour.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car de nombreux médicaments peuvent modifier
les concentrations d'aldostérone: les diurétiques, les laxatifs, les contraceptifs oraux, certains
médicaments donnés pour le coeur (bêtabloquants)...

A quoi sert ce dosage?


L'aldostérone est une hormone sécrétée par les glandes surrénales. Elle agit sur la régulation de
l'eau et des sels minéraux dans l'organisme et est une des principales composantes du système de
régulation de la pression artérielle. Son dosage dans le plasma et dans les urines est utile à
l'exploration d'une hypertension artérielle.

Quelles sont les valeurs normales?


 Aldostérone plasmatique (dosée dans le plasma):
o Couché < 150 pg/ml;
o Debout < 500 pg/ml.

Ces valeurs "normales" sont très augmentées physiologiquement au cours du troisième trimestre
de la grossesse.

 Aldostérone urinaire (aldostéronurie libre): 3 à 35 microgrammes/24 heures.

Comment est interprété le résultat?


 Une diminution de la concentration d'aldostérone plasmatique est rare et reflète une
anomalie métabolique, le plus souvent présente dès la naissance.

 Une augmentation de la concentration d'aldostérone plasmatique ou


hyperaldostéronisme est parfois retrouvée dans le contexte d'une hypertension artérielle
qu'elle permet alors d'expliquer. Cet "hyperaldostéronisme" peut être primaire (production
excessive d'aldostérone par les glandes surrénales) ou secondaire à d'autres maladies
(maladie des reins, certaines tumeurs...).

Le dosage de l'aldostérone dans les urines permet d'apprécier l'élimination urinaire quotidienne de
l'aldostérone. Celle-ci est également élevée en cas d'hyperaldostéronisme.

Alpha-foetoprotéine [AFP]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert ce dosage?


Au cours de la grossesse, l'alpha-foetoprotéine est fabriquée par la vésicule ombilicale au début
de la gestation puis par le foie et l'intestin du foetus. Une petite partie passe dans le sang maternel.
Son dosage participe au dépistage de certaines anomalies foetales. L'AFP est habituellement dosée
vers la 16e semaine d'aménorrhée au cours du test HT21 pour le dépistage de la trisomie 21 (ou
en anglais "Down Syndrome").

En dehors de la grossesse, l'AFP est aussi un bon marqueur de tumeur, utilisé pour le dépistage et
le suivi du cancer du foie et de certains cancers des testicules.

Quelles sont les valeurs normales?


En dehors de la grossesse, chez l'adulte, AFP < 15 ng/ml (ou U/ml).

Au cours de la grossesse, son taux augmente normalement jusqu'à la 30e semaine de gestation.
Entre 15 et 18 semaines d'aménorrhée, les valeurs normales sont comprises entre 28 et 48 U/ml.

Comment est interprété le résultat?


Au cours de la grossesse, une augmentation du taux d'AFP peut révéler une anomalie foetale du
système nerveux (spina bifida en particulier). Une diminution de son taux évoque la possibilité
d'une trisomie 21. Ces anomalies doivent bien sûr être confirmées par des examens
complémentaires.

En dehors de la grossesse, l'augmentation du taux sanguin d'AFP ne suffit pas à faire le


diagnostic de cancer, car elle peut aussi refléter une hépatite ou une cirrhose.

Toutefois, chez les patients atteints de cirrhose, une augmentation du taux d'AFP peut révéler un
cancer du foie débutant. Les dosages d'AFP sont également utilisés dans la surveillance des
patients traités pour cancer. La baisse du taux d'AFP traduit l'efficacité thérapeutique; sa ré-
ascencion évoque la survenue d'une récidive du cancer ou l'existence de métastases.

Ammoniémie [Ammonium]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement. Penser à signaler un traitement en cours
pouvant interférer avec le dosage.

A quoi sert ce dosage?


L'ammonium est un dérivé de l'ammoniac, qui provient de la dégradation des protéines. Il est
essentiellement produit par l'intestin, le rein et les muscles et éliminé par le foie. Son dosage dans
le sang est utilisé pour l'exploration de certaines maladies héréditaires du métabolisme et des
anomalies sévères de fonctionnement du foie.

Quelles sont les valeurs normales?


Chez l'adulte : 14 à 38 µmol/l.

Comment sont interprétés les résultats?


Une augmentation du taux d'ammonium dans le sang ou hyperammoniémie traduit, soit une
anomalie héréditaire du métabolisme, soit une anomalie acquise (le plus souvent, est une
insuffisance hépatique sévère due, par exemple, à une cirrhose, une hépatite virale fulminante ou
une intoxication). Le foie étant le seul organe capable d'éliminer l'ammoniac, il ne peut plus
assurer cette fonction d'épuration lorsque ces cellules sont détruites en grand nombre.

Amylase (sang et urine) [Amylasémie ;


amylasurie]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert cette analyse?


L'amylase est une enzyme produite par le pancréas et les glandes salivaires et éliminée dans les
urines. Son dosage est utile pour le diagnostic et le suivi de certaines maladies digestives,
notamment du pancréas, et permet l'analyse de certains troubles salivaires.

Quelles sont les valeurs normales?


Elles varient selon la technique utilisée.

A titre indicatif, chez l'adulte:

 Sang: 10 à 45 UI/l

 Urines: 10 - 150 UI/l

Comment est interprété le résultat?


Une augmentation de la concentration d'amylase dans le sang fait craindre, en premier lieu, une
pancréatite aiguë (maladie grave se traduisant par une violente douleur abdominale). Au cours de
cette maladie, le taux d'amylase s'élève dans le sang 12 à 72 heures après le début de la douleur; il
s'élève aussi dans les urines.

Le taux d'amylase augmente également au cours d'autres maladies de l'intestin (comme les
occlusions intestinales), du foie et en cas d'obstruction des voies biliaires.

Une augmentation de l'amylase dans le sang peut aussi refléter une insuffisance rénale ou être
observée au cours de certains cancers (de l'ovaire, de la prostate, du poumon,...).

Enfin, les atteintes des glandes salivaires dues par exemple à une intervention chirurgicale ou à
une infection virale (virus des oreillons) s'accompagnent d'une augmentation de la concentration
sanguine d'amylase.

ANCA [Anticorps anticytoplasme des


polynucléaires ; c-ANCA ; p-ANCA]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il n'est pas utile d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert cette analyse?


Les ANCA sont des autoanticorps dirigés contre des antigènes contenus dans les polynucléaires
neutrophiles du sang. Ils sont détectés dans le sang au cours de certaines maladies auto-immunes
dénommées "vascularites nécrosantes" (qui atteignent plus particulièrement les vaisseaux) en
particulier la maladie de Wegener et la périartérite noueuse.

Deux sous-types d'ANCA sont détectés: les c-ANCA (plus spécifiques de la maladie de Wegener)
et les p-ANCA (plutôt retrouvés au cours d'autres vascularites).

Quelles sont les valeurs normales?


Ils ne sont normalement pas détectables dans le sang. Leur présence est donc anormale.

Comment est interprété le résultat?


Le dosage des ANCA contribue donc au diagnostic de maladies auto-immunes. La présence
d'ANCA dans le sang, surtout lorsque leur taux est élevé, est un excellent marqueur diagnostique
des "vascularites nécrosantes", en particulier de la maladie de Wegener. Néanmoins, ils n'en sont
pas absolument spécifiques car ils peuvent être détectés dans le sang au cours d'autres types
vascularites.

Le dosage des ANCA a aussi un intérêt pronostique, car le taux est souvent corrélé à l'activité de
la maladie.

Antibiogramme

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il n'est pas utile d'être à jeun. Le prélèvement, quand il est réalisé, doit être toujours effectué avant
de commencer tout traitement antibiotique.

A quoi sert l'antibiogramme?


En cas d'infection bactérienne, ce test permet de connaître la sensibilité ou la résistance à
différents antibiotiques de la bactérie en cause.

Quelles sont les valeurs normales?


Les résultats ne sont pas présentés en terme de normalité. L'antibiogramme informe sur la
sensibilité ou la résistance du germe identifié comme responsable de l'infection, aux différents
antibiotiques testés.

Comment est interprété le résultat?


Certaines bactéries sont normalement résistantes à certains antibiotiques. Elles peuvent en outre
acquérir d'autres résistances supplémentaires à des antibiotiques qui, habituellement, sont efficaces
contre l'infection en question. L'antibiogramme est donc un test essentiel, qui permet d'éviter la
prescription d'un antibiotique incapable de guérir l'infection et de choisir un antibiotique efficace
sur l'infection en cause.

Anticoagulants circulants (recherche d')


[ACC]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent interférer
avec le dosage (traitements anticoagulants par héparine...).
A quoi sert cette analyse?
Les anticoagulants circulants (ACC) sont des inhibiteurs de la coagulation sanguine. Il en existe
deux familles:

 Certains sont dirigés contre un facteur de la coagulation (anticorps antifacteurs de la


coagulation) et s'accompagnent de manifestations hémorragiques (saignements).

 D'autres sont dirigés contre une "phase" de la coagulation qui, en principe, n'entraînent pas
de manifestations hémorragiques mais peuvent s'accompagner, paradoxalement de
thromboses. Ces derniers, dénommés anticorps anticoagulants circulants (ACC) de type
lupique ou "lupus anticoagulants" sont les plus fréquents.

Quelles sont les valeurs normales?


Il n'y a pas, normalement, d'ACC dans le sang.

Comment est interprété le résultat?


La présence d'un ACC antifacteur de la coagulation permet d'expliquer certains saignements
importants. Il s'observe parfois chez des femmes venant d'accoucher ou, le plus souvent, chez des
sujets âgés, dans des situations de cancers ou de maladies auto-immunes. Les plus fréquents sont
les ACC antifacteur VIII ou ACC antifacteur IX de la coagulation retrouvés fréquemment chez
des patients hémophiles. Leur dosage permet alors de suivre l'efficacité des traitements (diminuée
par la présence de l'ACC).

La présence d'ACC de type lupique permet d'expliquer la survenue d'une thrombose veineuse ou
d'avortements spontanés répétés. Leur persistance dans le sang doit être vérifiée au bout de
plusieurs semaines et peut conduire à la mise en route d'un traitement anticoagulant oral par
antivitamines K pour prévenir la survenue de nouvelles thromboses. Leur recherche est donc
indiquée dans ces situations, ainsi qu'en cas de suspicion de maladie auto-immune (notamment
lupus érythémateux systémique) pour confirmer le diagnostic.

Anticorps antiactine [Anticorps antimuscle


lisse]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent gêner
l'interprétation du dosage.

A quoi sert cette analyse?


Les anticorps spécifiques du foie sont des autoanticorps variés dirigés contre différentes structures
du foie. Ils sont retrouvés dans le sang au cours de certaines maladies auto-immunes du foie
dénommées hépatopathies (ou hépatites) auto-immunes.

Parmi ces autoanticorps, ceux qui sont le plus souvent recherchés sont les anticorps antimuscle
lisse (ou anticorps antiactine), les anticorps antiréticulum endoplasmique (anti-LKM1), les
anticorps anticytosol (anti-LC1), les anticorps antimitochondries.

Quelles sont les valeurs normales?


Ils sont normalement indétectables dans le sang. Les seuils de positivité (au-delà desquels on
considère qu'ils sont présents à taux significatifs) varient selon les laboratoires. A titre indicatif:

 anticytosol: seuil supérieur à 1/80e

 antimuscle lisse: seuil supérieur à 1/160e

 antimitochondrie: seuil supérieur à 1/80e

Comment est interprété le résultat?


La présence de ces autoanticorps dans le sang, surtout lorsque leur taux est élevé, aide au
diagnostic des hépatites auto-immunes. Au cours de ces maladies, ils persistent dans le sang à taux
élevé pendant plusieurs années.

Les anticorps antimitochondries (anti-M2) sont de très bons marqueurs diagnostiques d'une
maladie auto-immune du foie, la cirrhose biliaire primitive. Néanmoins, ces autoanticorps ne sont
pas absolument spécifiques car ils peuvent être détectés dans le sang au cours d'autres maladies.

Par exemple, les anti-LKM sont parfois détectés au cours d'hépatites virales D ou lors de la prise
de certains médicaments.

Anticorps anti-ADN [Anticorps anti-ADN


natif (ou test de Farr) ; anticorps anti-ADN
dénaturé]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

Pensez à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent entraîner la
présence de ces anticorps à taux détectable dans le sang.

A quoi sert ce dosage?


Les anticorps anti-ADN sont des autoanticorps reconnaissant un ou plusieurs constituant(s) du
noyau des cellules de l'organisme. Il en existe deux formes, les anti-ADN natifs, les anti-ADN
dénaturés. La détection des anti-ADN natif porte parfois le nom de "Test de Farr" correspondant à
une des techniques qui permet de rechercher ces anticorps. Ces autoanticorps sont présents dans le
sang au cours de certaines maladies auto-immunes.

Quelles sont les valeurs normales?


Les résultats peuvent être qualitatifs (absence ou présence d'anticorps anti-ADN: ils sont
normalement absents) et/ou quantitatifs (seuil de positivité couramment admis > 1/80e).

Comment est interprété le résultat?


La présence d'anticorps anti-ADN dans le sang est un argument diagnostique important en faveur
d'un lupus érythémateux disséminé. Toutefois, ils ne permettent pas d'en affirmer le diagnostic
puisqu'ils sont aussi parfois détectés au cours d'autres maladies auto-immunes.

Les anti-ADN dénaturés ont peu d'intérêt diagnostiqué puisqu'ils sont fréquemment observés au
cours de maladies inflammatoires, infectieuses et chez les sujets normaux. Leur présence peut
également refléter un "lupus médicamenteux", c'est-à-dire induit par la présence de certains
médicaments.

Anticorps anticardiolipines (ACL) [Anticorps


antiphospholipides (APL) ; anticorps
circulants lupiques ou anticorps lupus
anticoagulant (LA)]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il n'est pas utile d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent gêner
l'interprétation du dosage.

A quoi sert ce dosage?


Les APL sont des autoanticorps dirigés contre des constituants des membranes des cellules, les
"phospholipides". Ils regroupent en fait plusieurs dénominations qui correspondent aux différents
tests permettant de les détecter, principalement les anticardiolipines (ACL) et les lupus
anticoagulants (LA) ou anticoagulants circulants lupiques. Ils sont présents au cours de certaines
maladies auto-immunes.

Quelles sont les valeurs normales?


Elles dépendent de la technique utilisée par le laboratoire. D'une manière générale, les APL sont
normalement absents du sang (leur taux doit être inférieur à un certain seuil).
Comment est interprété le résultat?
La présence d'APL au long cours est associée à des manifestations cliniques comme des
thromboses récidivantes et/ou des fausses-couches répétées définissant le "syndrome des
antiphospholipides" (SAPL).

Ce syndrome est principalement rencontré au cours d'une maladie auto-immune, le lupus


érythémateux systémique (dans environ 30 % des cas), mais il peut exister en dehors de toute
affection connue.

Des APL peuvent aussi être présents, de manière transitoire, au cours de différentes maladies
infectieuses (syphilis, SIDA, maladies respiratoires virales de l'enfant).

De faibles taux d'ACL sont parfois retrouvés chez les sujets âgés ou lors de la prise de certains
médicaments. Ces anticorps ne sont alors pas "dangereux".

Anticorps anticentromères [Anticorps anti-


Scl-70]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert ce dosage?


Les anticorps anticentromères et les anticorps anti-Scl-70 sont des autoanticorps reconnaissant un
constituant du noyau des cellules de l'organisme. Ces autoanticorps sont recherchés lorsque l'on
suspecte une maladie auto-immune dénommée "sclérodermie".

Quelles sont les valeurs normales?


Ces anticorps sont normalement indétectables dans le sang. Les seuils de positivité varient selon
l'anticorps recherché et selon le laboratoire. A titre indicatif, le seuil de signification retenu pour
les anticentromères est de 1/160e.

Comment est interprété le résultat?


Leur présence dans le sang est en faveur d'une sclérodermie (syndrome de Crest ou sclérodermie
diffuse proximale). Les anticentromères ont également un intérêt pronostique au cours du
syndrome de Crest.

Anticorps anticytoplasme des polynucléaires


[ANCA ; p-ANCA ; c-ANCA]
Quelles sont les précautions particulières à prendre?
Il n'est pas utile d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert cette analyse?


Les ANCA sont des autoanticorps dirigés contre des antigènes contenus dans les polynucléaires
neutrophiles du sang. Ils sont détectés dans le sang au cours de certaines maladies auto-immunes
dénommées "vascularites nécrosantes" (qui atteignent plus particulièrement les vaisseaux) en
particulier la maladie de Wegener et la périartérite noueuse.

Deux sous-types d'ANCA sont détectés: les c-ANCA (plus spécifiques de la maladie de Wegener)
et les p-ANCA (plutôt retrouvés au cours d'autres vascularites).

Quelles sont les valeurs normales?


Ils ne sont normalement pas détectables dans le sang. Leur présence est donc anormale.

Comment est interprété le résultat?


Le dosage des ANCA contribue donc au diagnostic de maladies auto-immunes. La présence
d'ANCA dans le sang, surtout lorsque leur taux est élevé, est un excellent marqueur diagnostique
des "vascularites nécrosantes", en particulier de la maladie de Wegener. Néanmoins, ils n'en sont
pas absolument spécifiques car ils peuvent être détectés dans le sang au cours d'autres types
vascularites.

Le dosage des ANCA a aussi un intérêt pronostique, car le taux est souvent corrélé à l'activité de
la maladie.

Anticorps anticytosol [Anticorps


antimitochondries]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent gêner
l'interprétation du dosage.

A quoi sert cette analyse?


Les anticorps spécifiques du foie sont des autoanticorps variés dirigés contre différentes structures
du foie. Ils sont retrouvés dans le sang au cours de certaines maladies auto-immunes du foie
dénommées hépatopathies (ou hépatites) auto-immunes.
Parmi ces autoanticorps, ceux qui sont le plus souvent recherchés sont les anticorps antimuscle
lisse (ou anticorps antiactine), les anticorps antiréticulum endoplasmique (anti-LKM1), les
anticorps anticytosol (anti-LC1), les anticorps antimitochondries... .

Quelles sont les valeurs normales?


Ils sont normalement indétectables dans le sang. Les seuils de positivité (au-delà desquels on
considère qu'ils sont présents à taux significatifs) varient selon les laboratoires.

A titre indicatif:

 anticytosol: seuil supérieur à 1/80e

 antimuscle lisse: seuil supérieur à 1/160e

 antimitochondrie: seuil supérieur à 1/80e

Comment est interprété le résultat?


La présence de ces autoanticorps dans le sang, surtout lorsque leur taux est élevé, aide au
diagnostic des hépatites auto-immunes. Au cours de ces maladies, ils persistent dans le sang à taux
élevé pendant plusieurs années.

Les anticorps antimitochondries (anti-M2) sont de très bons marqueurs diagnostiques d'une
maladie auto-immune du foie, la cirrhose biliaire primitive. Néanmoins, ces autoanticorps ne sont
pas absolument spécifiques car ils peuvent être détectés dans le sang au cours d'autres maladies.

Par exemple, les anti-LKM sont parfois détectés au cours d'hépatites virales D ou lors de la prise
de certains médicaments.

Auteur : Carole Emile, Pharmacien Biologiste

Mis à jour le : 15-01-2007

Anticorps antiendomysium [Anticorps au


cours d'une maladie coeliaque ; anticorps
antigliadine ; anticorps antiréticuline]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent gêner
l'interprétation du dosage.

A quoi servent ces dosages?


La maladie coeliaque est une forme de maladie auto-immune définie par une intolérance
permanente au gluten et plus spécifiquement à une de ses petites protéines: la gliadine. Les
anticorps antigliadine, antiendomysium et antiréticuline sont des autoanticorps qui peuvent être
retrouvés dans le sang au cours d'une maladie coeliaque.

Quelles sont les valeurs normales?


Ces autoanticorps sont normalement indétectables dans le sang.

Comment est interprété le résultat?


Les anticorps antigliadine sont des immunoglobulines de type IgG et IgA très utiles au diagnostic
de la maladie coeliaque et au suivi des personnes traitées.

Le taux des IgA antigliadine baisse significativement au cours du régime sans gluten, et augmente
à nouveau en cas de réintroduction.

Les IgG antigliadine peuvent également être augmentés dans d'autres maladies digestives comme
la rectocolite hémorragique ou la maladie de Crohn.

Les anticorps antiendomysium et antiréticuline sont également recherchés, à titre diagnostic, dans
certaines formes discrètes de la maladie coeliaque.

Anticorps antigliadine [Anticorps au cours de


la maladie coeliaque ; anticorps antiréticuline
; anticorps antiendomysium]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement. Penser à signaler d'éventuels traitements en cours
car certains médicaments peuvent gêner l'interprétation du dosage.

A quoi servent ces dosages?


La maladie coeliaque est une forme de maladie auto-immune définie par une intolérance
permanente au gluten et plus spécifiquement à une de ses petites protéines: la gliadine. Les
anticorps antigliadine, antiendomysium et antiréticuline sont des autoanticorps qui peuvent être
retrouvés dans le sang au cours d'une maladie coeliaque.

Quelles sont les valeurs normales?


Ces autoanticorps sont normalement indétectables dans le sang.

Comment est interprété le résultat?


Les anticorps antigliadine sont des immunoglobulines de type IgG et IgA très utiles au diagnostic
de la maladie coeliaque et au suivi des personnes traitées.

Le taux des IgA antigliadine baisse significativement au cours du régime sans gluten, et augmente
à nouveau en cas de réintroduction.

Les IgG antigliadine peuvent également être augmentés dans d'autres maladies digestives comme
la rectocolite hémorragique ou la maladie de Crohn.

Les anticorps antiendomysium et antiréticuline sont également recherchés, à titre diagnostic, dans
certaines formes discrètes de la maladie coeliaque.

nticorps antihistones

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

Pensez à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent entraîner la
présence de ces anticorps à taux détectable dans le sang.

A quoi sert ce dosage?


Les anticorps antinucléaires sont des autoanticorps reconnaissant un ou plusieurs constituant(s) du
noyau des cellules de l'organisme. Ces anticorps sont le plus souvent recherchés lorsque l'on
suspecte une maladie auto-immune dénommée "lupus médicamenteux", c'est-à-dire un lupus
érythémateux disséminé induit par la présence de certains médicaments (isoniazide, procaïnamide,
hydantoïne, hydralazine...).

Quelles sont les valeurs normales?


Ces anticorps sont normalement indétectables dans le sang. Les seuils de positivité varient selon
l'anticorps recherché et selon le laboratoire.

Comment est interprété le résultat?


Leur présence dans le sang est en faveur d'un lupus médicamenteux (ils sont alors retrouvés dans
90 % des cas), mais ils sont aussi détectés au cours d'autres maladies auto-immunes comme la
polyarthrite rhumatoïde...

Anticorps anti-îlots de Langerhans [Anticorps


anti-insuline]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi servent ces dosages?


Le diabète de type I (anciennement appelé diabète insulinodépendant) est une forme de maladie
auto-immune, caractérisée par une destruction progressive de certaines cellules du pancréas,
dénommées cellules bêta des îlots de Langerhans. Les anticorps anti-insuline et anti-îlots de
Langerhans sont des autoanticorps dirigés contre ces cellules spécifiques du pancréas.

Quelles sont les valeurs normales?


Ces autoanticorps sont normalement indétectables dans le sang. Les seuils de positivité varient
selon les laboratoires.

Comment est interprété le résultat?


La détection dans le sang d'anticorps anti-îlots de Langerhans et/ou d'anticorps anti-insuline est un
facteur prédictif de diabète de type I, c'est-à-dire que le risque de développer la maladie atteint 100
%, si le taux des anticorps anti-îlots de Langerhans est très élevé (> ou égal à 80 unités JFD).

Des taux élevés sont également associés à une évolution rapide vers la maladie diabétique.

La présence d'anticorps anti-insuline à taux élevé chez un patient diabétique insulinodépendant


traité signe un "syndrome d'insulinorésistance", qui peut entraîner une inefficacité de l'insuline,
traitement majeur du diabète de type I.

Anticorps anti-insuline [Anticorps anti-îlots


de Langerhans]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi servent ces dosages?


Le diabète de type I (anciennement appelé diabète insulinodépendant) est une forme de maladie
auto-immune, caractérisée par une destruction progressive de certaines cellules du pancréas;
dénommées cellules bêta des îlots de Langerhans.

Les anticorps anti-insuline et anti-îlots de Langerhans sont des autoanticorps dirigés contre ces
cellules spécifiques du pancréas.

Quelles sont les valeurs normales?


Ces autoanticorps sont normalement indétectables dans le sang. Les seuils de positivité varient
selon les laboratoires.
Comment est interprété le résultat?
La détection dans le sang d'anticorps anti-îlots de Langerhans et/ou d'anticorps anti-insuline est un
facteur prédictif de diabète de type I, c'est-à-dire que le risque de développer la maladie atteint 100
%, si le taux des anticorps anti-îlots de Langerhans est très élevé(> ou égal à 80 unités JFD.

Des taux élevés sont également associés à une évolution rapide vers la maladie diabétique.

La présence d'anticorps anti-insuline à taux élevé chez un patient diabétique insulinodépendant


traité signe un "syndrome d'insulinorésistance", qui peut entraîner une inefficacité de l'insuline,
traitement majeur du diabète de type I.

Anticorps antimitochondries [Anticorps


anticytosol]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent gêner
l'interprétation du dosage.

A quoi sert cette analyse?


Les anticorps spécifiques du foie sont des autoanticorps variés dirigés contre différentes structures
du foie. Ils sont retrouvés dans le sang au cours de certaines maladies auto-immunes du foie
dénommées hépatopathies (ou hépatites) auto-immunes.

Parmi ces autoanticorps, ceux qui sont le plus souvent recherchés sont les anticorps antimuscle
lisse (ou anticorps antiactine), les anticorps antiréticulum endoplasmique (anti-LKM1), les
anticorps anticytosol (anti-LC1), les anticorps antimitochondries.

Quelles sont les valeurs normales?


Ils sont normalement indétectables dans le sang.

Les seuils de positivité (au-delà desquels on considère qu'ils sont présents à taux significatifs)
varient selon les laboratoires. A titre indicatif:

 anticytosol: seuil supérieur à 1/80e

 antimuscle lisse: seuil supérieur à 1/160e

 antimitochondrie: seuil supérieur à 1/80e

Comment est interprété le résultat?


La présence de ces autoanticorps dans le sang, surtout lorsque leur taux est élevé, aide au
diagnostic des hépatites auto-immunes. Au cours de ces maladies, ils persistent dans le sang à taux
élevé pendant plusieurs années.

Les anticorps antimitochondries (anti-M2) sont de très bons marqueurs diagnostiques d'une
maladie auto-immune du foie, la cirrhose biliaire primitive. Néanmoins, ces autoanticorps ne sont
pas absolument spécifiques car ils peuvent être détectés dans le sang au cours d'autres maladies.

Par exemple, les anti-LKM sont parfois détectés au cours d'hépatites virales D ou lors de la prise
de certains médicaments.

Anticorps antimuscle lisse [Anticorps


antiactine]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent gêner
l'interprétation du dosage.

A quoi sert cette analyse?


Les anticorps spécifiques du foie sont des autoanticorps variés dirigés contre différentes structures
du foie. Ils sont retrouvés dans le sang au cours de certaines maladies auto-immunes du foie
dénommées hépatopathies (ou hépatites) auto-immunes.

Parmi ces autoanticorps, ceux qui sont le plus souvent recherchés sont les anticorps antimuscle
lisse (ou anticorps antiactine), les anticorps antiréticulum endoplasmique (anti-LKM1), les
anticorps anticytosol (anti-LC1), les anticorps antimitochondries.

Quelles sont les valeurs normales?


Ils sont normalement indétectables dans le sang. Les seuils de positivité (au-delà desquels on
considère qu'ils sont présents à taux significatifs) varient selon les laboratoires. A titre indicatif:

 anticytosol: seuil supérieur à 1/80e

 antimuscle lisse: seuil supérieur à 1/160e

 antimitochondrie: seuil supérieur à 1/80e

Comment est interprété le résultat?


La présence de ces autoanticorps dans le sang, surtout lorsque leur taux est élevé, aide au
diagnostic des hépatites auto-immunes. Au cours de ces maladies, ils persistent dans le sang à taux
élevé pendant plusieurs années.
Les anticorps antimitochondries (anti-M2) sont de très bons marqueurs diagnostiques d'une
maladie auto-immune du foie, la cirrhose biliaire primitive. Néanmoins, ces autoanticorps ne sont
pas absolument spécifiques car ils peuvent être détectés dans le sang au cours d'autres maladies.

Par exemple, les anti-LKM sont parfois détectés au cours d'hépatites virales D ou lors de la prise
de certains médicaments.

Anticorps antiphospholipides (APL)


[Anticorps anticardiolipines (ACL) ;
anticorps circulants lupiques ou anticorps
lupus anticoagulant (LA)]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il n'est pas utile d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent gêner
l'interprétation du dosage.

A quoi sert ce dosage?


Les APL sont des autoanticorps dirigés contre des constituants des membranes des cellules, les
"phospholipides". Ils regroupent en fait plusieurs dénominations qui correspondent aux différents
tests permettant de les détecter, principalement les anticardiolipines (ACL) et les lupus
anticoagulants (LA) ou anticoagulants circulants lupiques. Ils sont présents au cours de certaines
maladies auto-immunes.

Quelles sont les valeurs normales?


Elles dépendent de la technique utilisée par le laboratoire. D'une manière générale, les APL sont
normalement absents du sang (leur taux doit être inférieur à un certain seuil).

Comment est interprété le résultat?


La présence d'APL au long cours est associée à des manifestations cliniques comme des
thromboses récidivantes et/ou des fausses-couches répétées définissant le "syndrome des
antiphospholipides" (SAPL).

Ce syndrome est principalement rencontré au cours d'une maladie auto-immune, le lupus


érythémateux systémique (dans environ 30 % des cas), mais il peut exister en dehors de toute
affection connue.

Des APL peuvent aussi être présents, de manière transitoire, au cours de différentes maladies
infectieuses (syphilis, SIDA, maladies respiratoires virales de l'enfant).
De faibles taux d'ACL sont parfois retrouvés chez les sujets âgés ou lors de la prise de certains
médicaments. Ces anticorps ne sont alors pas "dangereux".

Anticorps antirécepteur de la TSH [Anticorps


anti-T3, anti-T4, anti-TPO, anti-TG]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi servent ces dosages?


Les anticorps antithyroïdiens sont des autoanticorps dirigés spécifiquement contre différentes
structures intervenant dans le fonctionnement de la thyroïde. Les anticorps antithyroperoxydase
(anti-TPO), les anticorps antithyroglobuline (anti-TG) et/ou les anticorps antirécepteur de la TSH
(anti-TSHr) sont retrouvés dans le sang au cours de diverses maladies auto-immunes de la
thyroïde.

Quelles sont les valeurs normales?


Les seuils de positivité (au-delà desquels on considère qu'ils sont présents à taux significatifs)
varient selon les laboratoires. A titre indicatif:

 Anti-TPO: < 100 UI/l

 Anti-TG: < 200 UI/l

 Anti-TSHr: < 15 UI/l

 Anti-T3: < 15 %

 Anti-T4: < 10 %

Comment est interprété le résultat?


L'interprétation des variations de ces taux lors des différents traitements relève de spécialistes.

 Le dosage des autoanticorps anti-TPO, anti-TG et/ou anti-TSHr contribuent au diagnostic


et au suivi de différentes maladie auto-immunes de la thyroïde.

 Les anticorps anti-TG sont également dosés chez les patients atteints de cancer de la
thyroïde.

 Les anticorps anti-TSHr ont également un intérêt pronostique après traitement de ces
maladies.

 Les anticorps anti-T3 ou anti-T4 sont des immunoglobulines qui apparaissent chez
certaines personnes atteintes ou non d'une maladie de la thyroïde et qui gênent
l'interprétation des dosages d'hormones thyroïdiennes T3 et T4 (voir également bilan
thyroïdien).

 Anticorps antiréticuline [Anticorps


antigliadine, anticorps antiendomysium ;
anticorps au cours d'une maladie
coeliaque]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.
 Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent gêner
l'interprétation du dosage.
 A quoi servent ces dosages?
 La maladie coeliaque est une forme de maladie auto-immune définie par une intolérance
permanente au gluten et plus spécifiquement à une de ses petites protéines: la gliadine. Les
anticorps antigliadine, antiendomysium et antiréticuline sont des autoanticorps qui peuvent
être retrouvés dans le sang au cours d'une maladie coeliaque.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Ces autoanticorps sont normalement indétectables dans le sang.
 Comment est interprété le résultat?
 Les anticorps antigliadine sont des immunoglobulines de type IgG et IgA très utiles au
diagnostic de la maladie coeliaque et au suivi des personnes traitées.
 Le taux des IgA antigliadine baisse significativement au cours du régime sans gluten, et
augmente à nouveau en cas de réintroduction.
 Les IgG antigliadine peuvent également être augmentés dans d'autres maladies digestives
comme la rectocolite hémorragique ou la maladie de Crohn.
 Les anticorps antiendomysium et antiréticuline sont également recherchés, à titre
diagnostic, dans certaines formes discrètes de la maladie coeliaque.

Anticorps antiréticulum endoplasmique

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent gêner
l'interprétation du dosage.

A quoi sert cette analyse?


Les anticorps spécifiques du foie sont des autoanticorps variés dirigés contre différentes structures
du foie. Ils sont retrouvés dans le sang au cours de certaines maladies auto-immunes du foie
dénommées hépatopathies (ou hépatites) auto-immunes.
Parmi ces autoanticorps, ceux qui sont le plus souvent recherchés sont les anticorps antimuscle
lisse (ou anticorps antiactine), les anticorps antiréticulum endoplasmique (anti-LKM1), les
anticorps anticytosol (anti-LC1), les anticorps antimitochondries.

Quelles sont les valeurs normales?


Ils sont normalement indétectables dans le sang. Les seuils de positivité (au-delà desquels on
considère qu'ils sont présents à taux significatifs) varient selon les laboratoires. A titre indicatif:

 anticytosol: seuil supérieur à 1/80e

 antimuscle lisse: seuil supérieur à 1/160e

 antimitochondrie: seuil supérieur à 1/80e

Comment est interprété le résultat?


La présence de ces autoanticorps dans le sang, surtout lorsque leur taux est élevé, aide au
diagnostic des hépatites auto-immunes. Au cours de ces maladies, ils persistent dans le sang à taux
élevé pendant plusieurs années.

Les anticorps antimitochondries (anti-M2) sont de très bons marqueurs diagnostiques d'une
maladie auto-immune du foie, la cirrhose biliaire primitive. Néanmoins, ces autoanticorps ne sont
pas absolument spécifiques car ils peuvent être détectés dans le sang au cours d'autres maladies.

Par exemple, les anti-LKM sont parfois détectés au cours d'hépatites virales D ou lors de la prise
de certains médicaments

Anticorps anti-Scl-70 [Anticorps


anticentromères]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert ce dosage?


Les anticorps anticentromères et les anticorps anti-Scl-70 sont des autoanticorps reconnaissant un
constituant du noyau des cellules de l'organisme. Ces autoanticorps sont recherchés lorsque l'on
suspecte une maladie auto-immune dénommée "sclérodermie".

Quelles sont les valeurs normales?


Ces anticorps sont normalement indétectables dans le sang. Les seuils de positivité varient selon
l'anticorps recherché et selon le laboratoire. A titre indicatif, le seuil de signification retenu pour
les anticentromères est de 1/160e.
Comment est interprété le résultat?
Leur présence dans le sang est en faveur d'une sclérodermie (syndrome de Crest ou sclérodermie
diffuse proximale). Les anticentromères ont également un intérêt pronostique au cours du
syndrome de Crest.

Anticorps antispermatozoïdes

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Le recueil de sperme doit être effectué, au laboratoire, dans un récipient stérile, après trois jours
d'abstinence sexuelle, et après avoir uriné, fait une toilette minutieuse du méat urétral (Orifice à
l'extremité du sexe masculin) et s'être bien lavé les mains. Il est aussi demandé de boire beaucoup
avant l'examen. L'examen doit être réalisé à distance d'une infection, d'une fièvre ou d'une
intervention chirurgicale, pouvant influencer les résultats.

Le prélèvement de glaire cervicale est généralement programmé au 13e ou au 14e jour du cycle
menstruel (période préovulatoire), en ayant pris soin de préciser la durée habituelle des cycles
menstruels, un traitement éventuel et, si possible, en ayant pris la température le matin avant le
lever depuis le début du cycle (la courbe de température permet de repérer le jour optimal de
l'examen).

Pour le prélèvement de sang, il n'est pas nécessaire d'être à jeun.

En quoi consiste cette analyse?


Cette analyse consiste à rechercher la présence d'anticorps antispermatozoïdes, dans le sperme. La
présence de d'anticorps dirigés contre les spermatozoïdes empêche leur progression dans la glaire
cervicale de la conjointe et donc la fécondation. C'est une des causes de l'infertilité dans le couple.
Parfois, la présence d'anticorps antispermatozoïdes est aussi recherchée dans le sang.

Plus rarement, c'est dans la glaire cervicale de la femme que sont recherchés des anticorps
antispermatozoïdes. Il s'agit alors d'anticorps que développe la femme contre les spermatozoïdes
de son conjoint.

A quoi sert ce test?


Ce test fait partie du bilan d'une infertilité.

La recherche d'anticorps antispermatozoïdes dans le sperme est indiquée en cas de difficulté à


procréer, chez un homme opéré de la prostate ou ayant eu des infections génitales, surtout lorsque
des anomalies sont observés au spermogramme ou lors du test de pénétration in vitro. Leur
présence témoigne d'une réaction du système immunitaire du patient contre ses propres
spermatozoïdes.

Quelles sont les valeurs normales?


Dans le sperme, le test est positif, si au moins 20% des spermatozoïdes sont porteurs d'au moins
deux billes (par spermatozoïde).

La présence des anticorps dans le sang permet de confirmer le diagnostic.

Comment est interprété le résultat?


Un test positif signe la présence d'anticorps antispermatozoïdes, évoquant une infertilité dite
"immunologique", c'est-à-dire due à une réaction du système immunitaire d'un conjoint envers
l'autre. Cependant, la pénétration des spermatozoïdes dans la glaire cervicale et la fécondation sont
vraiment altérées, si au moins 50% des spermatozoïdes sont recouverts d'anticorps.

Anticorps antistreptolysine (ASLO) [


Antistreptodornase (ASDOR) ; sérologie
streptococcique]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il n'est pas utile d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert cette analyse?


Elle recherche la présence dans le sang de certains anticorps développés spécifiquement au cours
d'une infection à streptocoques (angine, scarlatine, rhumatisme articulaire aigu).

Quelles sont les valeurs normales?


ASLO < 200 U/ml chez l'enfant et < 400 U/ml chez l'adulte.

ASDOR < 1/120 chez l'enfant d'âge préscolaire, < 1/340 chez l'enfant d'âge scolaire et < 1/240
chez l'adulte.

Comment est interprété le résultat?


La présence de ces anticorps à un taux supérieur au seuil "normal" fait suspecter une infection à
streptocoques.

Comme pour tout sérodiagnostic, il est nécessaire d'effectuer un deuxième prélèvement sanguin 2
à 3 semaines plus tard pour comparer les taux d'anticorps (qui s'élèvent habituellement en cas
d'infection) afin de confirmer le diagnostic d'une infection récente.

Anticorps anti-T3 [Anticorps antirécepteur de


la TSH, anti-T4, anti-TPO, anti-TG]
Quelles sont les précautions particulières à prendre?
Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi servent ces dosages?


Les anticorps antithyroïdiens sont des autoanticorps dirigés spécifiquement contre différentes
structures intervenant dans le fonctionnement de la thyroïde.

Les anticorps antithyroperoxydase (anti-TPO), les anticorps antithyroglobuline (anti-TG) et/ou les
anticorps antirécepteur de la TSH (anti-TSHr) sont retrouvés dans le sang au cours de diverses
maladies auto-immunes de la thyroïde.

Quelles sont les valeurs normales?


Les seuils de positivité (au-delà desquels on considère qu'ils sont présents à taux significatifs)
varient selon les laboratoires. A titre indicatif:

 Anti-TPO: < 100 UI/l

 Anti-TG: < 200 UI/l

 Anti-TSHr: < 15 UI/l

 Anti-T3: < 15 %

 Anti-T4: < 10 %

Comment est interprété le résultat?


L'interprétation des variations de ces taux lors des différents traitements relève de spécialistes.

 Le dosage des autoanticorps anti-TPO, anti-TG et/ou anti-TSHr contribuent au diagnostic


et au suivi de différentes maladie auto-immunes de la thyroïde.

 Les anticorps anti-TG sont également dosés chez les patients atteints de cancer de la
thyroïde.

 Les anticorps anti-TSHr ont également un intérêt pronostique après traitement de ces
maladies.

 Les anticorps anti-T3 ou anti-T4 sont des immunoglobulines qui apparaissent chez
certaines personnes atteintes ou non d'une maladie de la thyroïde et qui gênent
l'interprétation des dosages d'hormones thyroïdiennes T3 et T4 (voir également bilan
thyroïdien)

Anticorps anti-T4 [Anticorps antirécepteur de


la TSH, anticorps anti-T3, anti-TPO]
Quelles sont les précautions particulières à prendre?
Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi servent ces dosages?


Les anticorps antithyroïdiens sont des autoanticorps dirigés spécifiquement contre différentes
structures intervenant dans le fonctionnement de la thyroïde.

Les anticorps antithyroperoxydase (anti-TPO), les anticorps antithyroglobuline (anti-TG) et/ou les
anticorps antirécepteur de la TSH (anti-TSHr) sont retrouvés dans le sang au cours de diverses
maladies auto-immunes de la thyroïde.

Quelles sont les valeurs normales?


Les seuils de positivité (au-delà desquels on considère qu'ils sont présents à taux significatifs)
varient selon les laboratoires. A titre indicatif:

 Anti-TPO: < 100 UI/l

 Anti-TG: < 200 UI/l

 Anti-TSHr: < 15 UI/l

 Anti-T3: < 15 %

 Anti-T4: < 10 %

Comment est interprété le résultat?


L'interprétation des variations de ces taux lors des différents traitements relève de spécialistes.

 Le dosage des autoanticorps anti-TPO, anti-TG et/ou anti-TSHr contribuent au diagnostic


et au suivi de différentes maladie auto-immunes de la thyroïde.

 Les anticorps anti-TG sont également dosés chez les patients atteints de cancer de la
thyroïde.

 Les anticorps anti-TSHr ont également un intérêt pronostique après traitement de ces
maladies.

 Les anticorps anti-T3 ou anti-T4 sont des immunoglobulines qui apparaissent chez
certaines personnes atteintes ou non d'une maladie de la thyroïde et qui gênent
l'interprétation des dosages d'hormones thyroïdiennes T3 et T4 (voir également bilan
thyroïdien).
Anticorps anti-TG (Anticorps antirécepteur
de la TSH, anticorps anti-T3, anti-T4, anti-
TPO]

Quelles sont les précautions particulières à prendre ?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi servent ces dosages ?


Les anticorps antithyroïdiens sont des autoanticorps dirigés spécifiquement contre différentes
structures intervenant dans le fonctionnement de la thyroïde.

Les anticorps antithyroperoxydase (anti-TPO), les anticorps antithyroglobuline (anti-TG) et/ou les
anticorps antirécepteur de la TSH (anti-TSHr) sont retrouvés dans le sang au cours de diverses
maladies auto-immunes de la thyroïde.

Quelles sont les valeurs normales ?


Les seuils de positivité (au-delà desquels on considère qu'ils sont présents à taux significatifs)
varient selon les laboratoires. A titre indicatif:

 Anti-TPO: < 100 UI/l

 Anti-TG: < 200 UI/l

 Anti-TSHr: < 15 UI/l

 Anti-T3: < 15 %

 Anti-T4: < 10 %

Comment est interprété le résultat ?


L'interprétation des variations de ces taux lors des différents traitements relève de spécialistes.

 Le dosage des autoanticorps anti-TPO, anti-TG et/ou anti-TSHr contribuent au diagnostic


et au suivi de différentes maladie auto-immunes de la thyroïde.

 Les anticorps anti-TG sont également dosés chez les patients atteints de cancer de la
thyroïde.

 Les anticorps anti-TSHr ont également un intérêt pronostique après traitement de ces
maladies.

 Les anticorps anti-T3 ou anti-T4 sont des immunoglobulines qui apparaissent chez
certaines personnes atteintes ou non d'une maladie de la thyroïde et qui gênent
l'interprétation des dosages d'hormones thyroïdiennes T3 et T4 (voir également bilan
thyroïdien).

 Anticorps anti-VHC [Sérologie du virus


l'hépatite C (VHC)]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert cette analyse?
 La sérologie VHC consiste à rechercher la présence d'anticorps anti-VHC, témoins d'une
réaction spécifique de l'organisme contre ce virus et donc d'une infection à VHC. Cet
examen est utilisé pour le dépistage de l'hépatite C. Il est recommandé chez toutes les
personnes à risque (personnels de santé, toxicomanes, transfusés, hémodialysés) et au
cours de la grossesse. Il est systématiquement réalisé chez les donneurs de sang, afin
d'éliminer les dons de sang potentiellement contaminants.
 Quelles sont les valeurs normales?
 En l'absence de contact récent ou ancien avec le VHC, il n'y a normalement pas d'anticorps
anti-VHC dans le sang.
 Comment est interprété le résultat?
 En cas d'infection par le VHC, les anticorps deviennent détectables environ 4 à 5 semaines
après le contage et persistent très longtemps (ils sont détectables pendant plusieurs années,
voire toute la vie, même en cas de guérison). Attention, ils peuvent être absents chez des
personnes immunodéprimées ou hémodialysées (leur système immunitaire est déficient et
ne produit pas correctement les anticorps).
 D'une manière générale, la présence de ces anticorps permet d'établir le diagnostic
d'infection par le VHC, sans préjuger de la date de l'infection. A l'inverse, leur absence
permet d'éliminer le diagnostic d'hépatite virale C.

 Anticorps au cours de la maladie coeliaque


[Anticorps antigliadine ; anticorps
antiréticuline ; anticorps antiendomysium]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi servent ces dosages?
 La maladie coeliaque est une forme de maladie auto-immune définie par une intolérance
permanente au gluten et plus spécifiquement à une de ses petites protéines: la gliadine. Les
anticorps antigliadine, antiendomysium et antiréticuline sont des autoanticorps qui peuvent
être retrouvés dans le sang au cours d'une maladie coeliaque.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Ces autoanticorps sont normalement indétectables dans le sang.
 Comment est interprété le résultat?
 Les anticorps antigliadine sont des immunoglobulines de type IgG et IgA très utiles au
diagnostic de la maladie coeliaque et au suivi des personnes traitées.
 Le taux des IgA antigliadine baisse significativement au cours du régime sans gluten, et
augmente à nouveau en cas de réintroduction.
 Les IgG antigliadine peuvent également être augmentés dans d'autres maladies digestives
comme la rectocolite hémorragique ou la maladie de Crohn.
 Les anticorps antiendomysium et antiréticuline sont également recherchés, à titre
diagnostic, dans certaines formes discrètes de la maladie coeliaque.

 Anticorps circulants lupiques ou anticorps


lupus anticoagulant (LA) [Anticorps
anticardiolipines (ACL) ; anticorps
antiphospholipides (APL)]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il n'est pas utile d'être à jeun avant le prélèvement.
 Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent gêner
l'interprétation du dosage.
 A quoi sert ce dosage?
 Les APL sont des autoanticorps dirigés contre des constituants des membranes des
cellules, les "phospholipides". Ils regroupent en fait plusieurs dénominations qui
correspondent aux différents tests permettant de les détecter, principalement les
anticardiolipines (ACL) et les lupus anticoagulants (LA) ou anticoagulants circulants
lupiques. Ils sont présents au cours de certaines maladies auto-immunes.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Elles dépendent de la technique utilisée par le laboratoire. D'une manière générale, les
APL sont normalement absents du sang (leur taux doit être inférieur à un certain seuil).
 Comment est interprété le résultat?
 La présence d'APL au long cours est associée à des manifestations cliniques comme des
thromboses récidivantes et/ou des fausses-couches répétées définissant le "syndrome des
antiphospholipides" (SAPL).
 Ce syndrome est principalement rencontré au cours d'une maladie auto-immune, le lupus
érythémateux systémique (dans environ 30 % des cas), mais il peut exister en dehors de
toute affection connue.
 Des APL peuvent aussi être présents, de manière transitoire, au cours de différentes
maladies infectieuses (syphilis, sida, maladies respiratoires virales de l'enfant).
 De faibles taux d'ACL sont parfois retrouvés chez les sujets âgés ou lors de la prise de
certains médicaments. Ces anticorps ne sont alors pas "dangereux".

Anti-ECT (Autoanticorps anti-antigènes


nucléaires solubles) [Autoanticorps anti-ENA
; autoanticorps anti-ECT ; autoanticorps anti-
SSA (Ro) ; autoanticorps anti-SSB (La) ;
autoanticorps anti-RNP ; autoanticorps anti-
Sm]
Quelles sont les précautions particulières à prendre?
Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert ce dosage?


Les anticorps antinucléaires sont des autoanticorps reconnaissant un ou plusieurs constituant(s) du
noyau des cellules de l'organisme. Il en existe différents types: les anti-ENA (Extractable Nuclear
Antigen), les anti-ECT pour (Extrait de Cellules Thymiques), les anti-SSA (Ro), les anti-SSB (La)
et les anti-RNP et les anti-Sm.

Ces autoanticorps sont détectés au cours de certaines maladies auto-immunes.

Quelles sont les valeurs normales?


Ces anticorps sont normalement indétectables dans le sang. Les seuils de positivité varient selon
l'anticorps recherché et selon le laboratoire.

Comment est interprété le résultat?


La recherche de ces anticorps est indiquée lorsqu'une maladie auto-immune est suspectée. Aucun
d'entre-eux n'est tout à fait spécifique d'une maladie, mais ils permettent d'orienter le diagnostic.

La signification de la présence de ces anticorps est variable selon leur type et leur quantité. Par
exemple, la présence d'anti-Sm oriente vers un diagnostic de lupus érythémateux; les anti-SSA
(RO). Les anti-RNP sont essentiellement retrouvés au cours des "connectivites mixtes" ou
syndrome de Sharp. Le suivi du taux de ces anticorps est également parfois utilisé comme élément
pronostique de la maladie.

Auteur : Carole Emile, Pharmacien Biologiste

Mis à jour le : 15-01-2007

Anti-ECT (Autoanticorps anti-antigènes


nucléaires solubles) [Autoanticorps anti-ENA
; autoanticorps anti-ECT ; autoanticorps anti-
SSA (Ro) ; autoanticorps anti-SSB (La) ;
autoanticorps anti-RNP ; autoanticorps anti-
Sm]
Quelles sont les précautions particulières à prendre?
Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert ce dosage?


Les anticorps antinucléaires sont des autoanticorps reconnaissant un ou plusieurs constituant(s) du
noyau des cellules de l'organisme. Il en existe différents types: les anti-ENA (Extractable Nuclear
Antigen), les anti-ECT pour (Extrait de Cellules Thymiques), les anti-SSA (Ro), les anti-SSB (La)
et les anti-RNP et les anti-Sm.

Ces autoanticorps sont détectés au cours de certaines maladies auto-immunes.

Quelles sont les valeurs normales?


Ces anticorps sont normalement indétectables dans le sang. Les seuils de positivité varient selon
l'anticorps recherché et selon le laboratoire.

Comment est interprété le résultat?


La recherche de ces anticorps est indiquée lorsqu'une maladie auto-immune est suspectée. Aucun
d'entre-eux n'est tout à fait spécifique d'une maladie, mais ils permettent d'orienter le diagnostic.

La signification de la présence de ces anticorps est variable selon leur type et leur quantité. Par
exemple, la présence d'anti-Sm oriente vers un diagnostic de lupus érythémateux; les anti-SSA
(RO). Les anti-RNP sont essentiellement retrouvés au cours des "connectivites mixtes" ou
syndrome de Sharp. Le suivi du taux de ces anticorps est également parfois utilisé comme élément
pronostique de la maladie.

Antigène Hbs [AgHbs]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert cette analyse?


L'antigène HBs est un des constituants de l'enveloppe du virus, que l'on peut détecter très
précocement dans le sang en cas d'infection.

La recherche de l'antigène HBs est utilisée pour le dépistage de l'hépatite B. Elle est recommandée
chez toutes les personnes à risque et est obligatoire au cours de la grossesse et chez les donneurs
de sang et les donneurs d'organe.

Quelles sont les valeurs normales?


En l'absence d'infection par le VHB, l'antigène HBs est normalement absent du sang.
Comment est interprété le résultat?
La présence de l'antigène HBs dans le sang affirme l'infection par le VHB. Il est détectable 1 à 3
mois après le premier contact avec l'agent infectant (ou contage) et son élévation précède toujours
l'apparition des manifestations cliniques et biologiques de l'hépatite B. Il persiste en moyenne 1 à
2 mois. La disparition de l'antigène HBs du sang d'un patient qui a fait une hépatite B traduit sa
guérison.

La persistance de l'antigène HBs pendant plus de 6 mois traduit l'existence d'une hépatite B
chronique ou l'état de porteur asymptomatique: ces derniers, bien que chroniquement infectés,
n'ont pas de maladie du foie, mais peuvent, dans certains cas, transmettre l'hépatite B.

Antigénémie p24 [Recherche d'antigène p24


du virus de l'immunodéficience humaine ou
VIH, dans le sang]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

En quoi consiste cette analyse?


Le Virus de l'Immunodéficience Humaine ou VIH (HIV selon le terme anglophone) est le virus
responsable du SIDA. Il en existe deux types: VIH1 et VIH2.

L'antigène p24 est un constituant du VIH; il est un marqueur direct de la multiplication du virus
dans les cellules qu'il a infectées (réplication virale).

A quoi sert cette analyse?


 La recherche de l'antigène p24 dans le sang est utile au dépistage précoce d'une infection
par le VIH, lorsque la date supposée de la contamination est inférieure à trois mois,
notamment en présence de signes cliniques évocateurs d'une primo-infection due au VIH.

 Elle est aussi utile pour faire le diagnostic de l'infection chez le nouveau-né d'une mère
infectée par le VIH.

 Lorsque la date supposée de la contamination date de plus de trois mois, la recherche de


l'antigène p24 dans le sang peut parfois aider à préciser certains diagnostics douteux.

Quelles sont les valeurs normales?


En l'absence d'infection par le VIH, l'antigénémie p24 est négative.

Comment est interprété le résultat?


 La détection permet donc le diagnostic précoce de l'infection due au VIH, en particulier
dans les 2 à 3 premiers mois suivant la date présumée de contamination.

 La détection peut aider au diagnostic de l'infection chez un nouveau-né de mère infectée


par le VIH dans les premiers mois de vie: les anticorps anti-VIH sont de toutes façons
présents chez le bébé puisque sa mère est "séropositive" (elle a dans son sang des anticorps
anti-VIH) et qu'elle lui a transmis ses propres anticorps; leur recherche ne permettrait donc
pas de faire le diagnostic de l'infection, tandis que la positivité de l'antigène p24 est en
faveur de l'infection du bébé.

Attention toutefois, l'antigène p24 est certes détectable précocement dans le sang, mais sa
présence n'est que transitoire (il ne persiste que pendant la phase très précoce de l'infection).
L'absence d'antigène p24 ne permet pas d'affirmer l'absence d'infection par le VIH. De plus,
l'antigène p24 peut être négatif dans certains cas (rares) de primo-infection due au VIH-2 ou des
virus variants du VIH-1.

Le diagnostic d'infection par le VIH doit donc toujours reposer sur plusieurs tests
concordants.

Antigène prostatique spécifique [PSA]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est recommandé de ne pas faire de prélèvement dans les jours qui suivent un sondage urinaire ou
un toucher rectal (attendre 8 jours) et d'attendre 15 jours, en cas de biopsie de la prostate, c'est-à-
dire de prélèvement d'un fragment de tissu pour analyse au microscope. Ces manoeuvres peuvent
provoquer artificiellement une augmentation du taux de PSA et donc gêner l'interprétation des
résultats.

Aucune restriction d'aliment ou de médicament n'est en revanche nécessaire pour ce dosage.

En quoi consiste ce dosage?


Le PSA est l'abréviation anglaise du terme Prostatic specific antigen ou en francais, Antigène
spécifique de la prostate.

Comme son nom l'indique, le PSA est un antigène ou plus simplement une petite protéine,
produite exclusivement par certaines cellules (cellules épithéliales) du tissu prostatique.

A quoi sert ce dosage?


Un dosage du PSA est demandé dans toutes les circonstances pouvant faire évoquer un diagnostic
de cancer de la prostate chez l'homme (par exemple en présence de signes "d'irritation" de la
prostate comme une envie trop fréquente d'uriner jour et nuit ou encore un saignement dans les
urines).

Le dosage du PSA est également proposé comme examen de dépistage du cancer de la prostate, en
l'absence de tout symptôme, chez des hommes de plus de 45 ans, surtout s'il existe des personnes,
dans la famille, ayant eu cancer de la prostate.
Enfin, le taux de PSA est un excellent marqueur biologique de l'évolution du cancer. Son dosage
est donc un critère de surveillance du cancer de la prostate. Il est notamment très utile au suivi de
ces patients sous traitement anticancéreux, quelles qu'en soient les modalités (médical et/ou
chirurgical).

Une partie du PSA existe sous forme libre (environ 10 %) c'est-à-dire non liée à des protéines dans
le sang. Le dosage de la fraction libre est intéressant lorsque le PSA total est élevé car son résultat
aide à faire la différence entre un diagnostic de cancer ou d'adénome de la prostate.

Quelles sont les valeurs normales?


PSA total : < 4 ng/ml

PSA libre : 10 à 40 % du PSA total.

Comment est interprété le résultat?


 Une augmentation du taux sanguin de PSA évoque un cancer de la prostate. Le dosage du
PSA est considéré comme un examen très sensible, c'est-à-dire que dès qu'une affection
atteint la prostate, le taux de PSA augmente. Il est donc peu probable qu'il existe un cancer
de la prostate avec un taux de PSA normal.

 A l'inverse, il est possible de constater une augmentation du taux de PSA, sans qu'il existe
pour autant un cancer de la prostate. Dans ce cas, il peut s'agir d'une autre affection
prostatique bénigne, comme une augmentation de taille de la prostate (adénome de la
prostate) qui atteint près d'un homme sur deux après l'âge de 60 ans ou une prostatite.

 Une forte augmentation du taux de PSA ou une diminution de la fraction libre du PSA
avec un rapport PSA libre/PSA total < 0,15 sont également très en faveur d'un cancer.

 Enfin, au cours de la surveillance des patients atteints de cancer de la prostate, toute


nouvelle augmentation du taux de PSA peut être le signe d'une nouvelle activité du cancer
(récidive locale ou métastase à distance).

 Antithrombine [Antithrombine III ou AT


III]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement. Penser à signaler d'éventuels
traitements en cours car certains médicaments peuvent modifier la concentration
d'antithrombine dans le sang (traitements anticoagulants par héparine, traitements
oestroprogestatifs, certains anticancéreux).
 A quoi sert ce dosage?
 L'antithrombine est une protéine fabriquée par le foie qui joue le rôle d'inhibiteur
physiologique de la coagulation. En pratique, elle limite, en cas d'activation de la
coagulation, le processus de développement du caillot sanguin. Son dosage est utilisé dans
l'exploration des maladies de la coagulation aboutissant à une thrombose veineuse.
 Quelles sont les valeurs normales?
 On peut doser l'antigène ou l'activité de l'antithrombine. Les valeurs normales de l'un et de
l'autre sont comprises entre 80 et 120%.
 Comment est interprété le résultat?
 Une diminution du taux d'antithrombine est normalement observée au cours de la
grossesse, chez le nouveau-né, en cas d'insuffisance hépatique, et au cours des traitements
par héparine ou oestroprogestatifs.
 En dehors de ces situations, l'observation d'un taux bas (< 80%) d'antithrombine dans le
sang reflète un déficit constitutionnel (c'est-à-dire transmis de manière héréditaire par l'un
des deux parents) en cette protéine. Les déficits en antithrombine sont associés à un risque
plus élevé de faire une maladie thrombo-embolique veineuse (thrombose d'une veine,
notamment des membres inférieurs, embolie pulmonaire), en particulier dans certaines
circonstances favorisantes (au cours de la grossesse ou après l'accouchement, après un
voyage ou une immobilisation de longue durée...).
 Si un déficit en antithrombine est diagnostiqué, une enquête familiale est le plus souvent
réalisée et un certificat est remis à tous les membres de la famille porteurs de l'anomalie. Il
est important de conserver ce certificat car il conduit les médecins à prendre des
précautions particulières, notamment au cours de la grossesse ou dans certains cas
d'intervention chirurgicale programmée (situations plus à risque de thrombose).

 Apo A et B [Apolipoprotéines A et B]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est impératif d'effectuer le prélèvement à jeun (c'est-à-dire après 12 à 16 heures de
jeûne). Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments
modifient la concentration des apolipoprotéines dans le sang, notamment les traitements à
base d'oestrogènes, les corticoïdes, les diurétiques et des médicaments donnés pour le
coeur ou l'hypertension artérielle (les bêtabloquants).
 En quoi consistent ces dosages?
 Les apolipoprotéines A et B (Apo A et B) sont des lipoprotéines fabriquées par le foie,
intervenant dans le métabolisme des lipides (graisses).
 L'ApoA1 sert au retour du cholestérol vers le foie où il va être détruit: de ce fait, elle est
surtout un marqueur de protection vis-à-vis des maladies cardiovasculaires.
 L'ApoB participe plutôt au transport et aux dépôts de cholestérol sur les parois des artères.
Elle est donc un marqueur d'athérosclérose, responsable de maladies cardiovasculaires
(notamment d'infarctus du myocarde).
 A quoi servent ces dosages?
 Ces dosages sont utilisés pour évaluer le niveau de risque cardiovasculaire d'un individu,
en particulier lorsque d'autres paramètres comme le HDL-cholestérol et le LDL-cholestérol
sont difficiles à déterminer (notamment chez les personnes qui ont des taux sanguins de
triglycérides très élevés, ce qui perturbe les dosages).
 Quelles sont les valeurs normales?
 Apolipoprotéine A1 (ou Apo A1): 1,10 à 1,80 g/l
 Apolipoprotéine B (ou Apo B): 0,50 à 1,50 g/l.
 Comment est interprété le résultat?
 Une baisse du taux sanguin d'ApoA1 et une élévation de celui de l'ApoB traduisent une
augmentation du risque de maladie cardiovasculaire.
 Attention, l'ApoA1 augmente aussi au cours de la grossesse et des traitements par
oestrogènes (pilule oestroprogestative). L'ApoB s'élève aussi en cas de maladie des voies
biliaires, en cas de syndrome néphrotique, au cours de la grossesse et lors de la prise de
certains médicaments comme les bêtabloquants et les corticoïdes.

 Apo A et B [Apolipoprotéines A et B]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est impératif d'effectuer le prélèvement à jeun (c'est-à-dire après 12 à 16 heures de
jeûne). Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments
modifient la concentration des apolipoprotéines dans le sang, notamment les traitements à
base d'oestrogènes, les corticoïdes, les diurétiques et des médicaments donnés pour le
coeur ou l'hypertension artérielle (les bêtabloquants).
 En quoi consistent ces dosages?
 Les apolipoprotéines A et B (Apo A et B) sont des lipoprotéines fabriquées par le foie,
intervenant dans le métabolisme des lipides (graisses).
 L'ApoA1 sert au retour du cholestérol vers le foie où il va être détruit: de ce fait, elle est
surtout un marqueur de protection vis-à-vis des maladies cardiovasculaires.
 L'ApoB participe plutôt au transport et aux dépôts de cholestérol sur les parois des artères.
Elle est donc un marqueur d'athérosclérose, responsable de maladies cardiovasculaires
(notamment d'infarctus du myocarde).
 A quoi servent ces dosages?
 Ces dosages sont utilisés pour évaluer le niveau de risque cardiovasculaire d'un individu,
en particulier lorsque d'autres paramètres comme le HDL-cholestérol et le LDL-cholestérol
sont difficiles à déterminer (notamment chez les personnes qui ont des taux sanguins de
triglycérides très élevés, ce qui perturbe les dosages).
 Quelles sont les valeurs normales?
 Apolipoprotéine A1 (ou Apo A1): 1,10 à 1,80 g/l
 Apolipoprotéine B (ou Apo B): 0,50 à 1,50 g/l.
 Comment est interprété le résultat?
 Une baisse du taux sanguin d'ApoA1 et une élévation de celui de l'ApoB traduisent une
augmentation du risque de maladie cardiovasculaire.
 Attention, l'ApoA1 augmente aussi au cours de la grossesse et des traitements par
oestrogènes (pilule oestroprogestative). L'ApoB s'élève aussi en cas de maladie des voies
biliaires, en cas de syndrome néphrotique, au cours de la grossesse et lors de la prise de
certains médicaments comme les bêtabloquants et les corticoïdes.

 Apolipoprotéines A et B [Apo A et B]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est impératif d'effectuer le prélèvement à jeun (c'est-à-dire après 12 à 16 heures de
jeûne). Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments
modifient la concentration des apolipoprotéines dans le sang, notamment les traitements à
base d'oestrogènes, les corticoïdes, les diurétiques et des médicaments donnés pour le
coeur ou l'hypertension artérielle (les bêtabloquants).
 En quoi consistent ces dosages?
 Les apolipoprotéines A et B (Apo A et B) sont des lipoprotéines fabriquées par le foie,
intervenant dans le métabolisme des lipides (graisses).
 L'ApoA1 sert au retour du cholestérol vers le foie où il va être détruit: de ce fait, elle est
surtout un marqueur de protection vis-à-vis des maladies cardiovasculaires.
 L'ApoB participe plutôt au transport et aux dépôts de cholestérol sur les parois des artères.
Elle est donc un marqueur d'athérosclérose, responsable de maladies cardiovasculaires
(notamment d'infarctus du myocarde).
 A quoi servent ces dosages?
 Ces dosages sont utilisés pour évaluer le niveau de risque cardiovasculaire d'un individu,
en particulier lorsque d'autres paramètres comme le HDL-cholestérol et le LDL-cholestérol
sont difficiles à déterminer (notamment chez les personnes qui ont des taux sanguins de
triglycérides très élevés, ce qui perturbe les dosages).
 Quelles sont les valeurs normales?
 Apolipoprotéine A1 (ou Apo A1): 1,10 à 1,80 g/l
 Apolipoprotéine B (ou Apo B): 0,50 à 1,50 g/l.
 Comment est interprété le résultat?
 Une baisse du taux sanguin d'ApoA1 et une élévation de celui de l'ApoB traduisent une
augmentation du risque de maladie cardiovasculaire.
 Attention, l'ApoA1 augmente aussi au cours de la grossesse et des traitements par
oestrogènes (pilule oestroprogestative). L'ApoB s'élève aussi en cas de maladie des voies
biliaires, en cas de syndrome néphrotique, au cours de la grossesse et lors de la prise de
certains médicaments comme les bêtabloquants et les corticoïdes.

ARN du virus de l'hépatite C (VHC) [Charge


virale de l'hépatite C]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

En quoi consiste cette analyse?


L'ARN, matériel génétique du VHC peut être recherché et dosé (on parle alors de charge virale)
dans le sang des patients ayant une hépatite C par une technique de biologie moléculaire qui
permet de détecter de toutes petites quantités de matériel génétique viral.

La technique la plus couramment utilisée est une technique d'Amplification génique dénommée
PCR (Polymerase Chain Reaction ou réaction de polymérisation en chaîne).

A quoi sert cette analyse?


La recherche de l'ARN du VHC (par méthode PCR dite qualitative ) est utile au diagnostic d'une
hépatite virale C aiguë ou chronique. Elle permet aussi d'évaluer l'efficacité des traitements
antiviraux qui freine la multiplication virale, car elle évalue le niveau de réplication virale
(multiplication du virus dans les cellules du foie).

Le dosage de l'ARN viral C (par une méthode PCR dite quantitative) est aussi utile pour
déterminer la durée optimale de traitement.

Quelles sont les valeurs normales?


En l'absence d'infection par le VHC, il n'y a pas d'ARN du VHC dans le sang.

Comment est interprété le résultat?


 Au cours d'une hépatite virale C aiguë, l'ARN du VHC est détecté dès la première semaine
après la transmission de l'infection (avant l'apparition des anticorps anti-VHC) et en
permet donc le diagnostic précoce.

 La recherche de l'ARN VHC permet de confirmer le diagnostic d'hépatite C lorsque la


sérologie VHC est positive.

 La recherche de l'ARN VHC est également utile au diagnostic d'une hépatite virale C
chronique chez les personnes immunodéprimées ou hémodialysées chez lesquelles les
anticorps anti-VHC ne sont pas toujours retrouvés (leur système immunitaire est déficient
et ne produit pas correctement les anticorps).

 Il en est de même chez le nouveau-né d'une mère infectée par le VHC: en effet les
anticorps anti-VHC de la mère sont retrouvés chez le bébé pendant plusieurs mois après la
naissance et ne permettent pas de faire le diagnostic d'infection. La détection répétée
d'ARN VHC chez l'enfant est très en faveur d'une transmission de l'infection.

 Le dosage de l'ARN viral (charge virale VHC déterminée par une méthode PCR
quantitative) est utile en période pré-thérapeutique, mais il faut souligner que la sévérité de
la maladie n'est pas liée au niveau de la charge virale.

 Le résultat du dosage de l'ARN viral C permet de déterminer la durée optimale de


traitement chez les patients infectés par un virus C de génotype 1.

ARN du virus de l'immunodéficience humaine


(VIH) [Charge virale HIV]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

En quoi consiste cette analyse?


Le Virus de l'Immunodéficience Humaine ou VIH est le virus responsable du SIDA. Il en existe
deux types: VIH1 et VIH2.

L'ARN du VIH peut être recherché dans le plasma des patients infectés par ce virus. La quantité
d'ARN du VIH (ou Charge virale VIH) dosée dans le sang est le reflet de l'activité du virus, c'est-
à-dire de son niveau de multiplication dans les cellules qu'il a infectées (réplication virale) et
semble avoir un intérêt pronostique.

A quoi sert cette analyse?


Elle est utile au suivi des patients infectés par le VIH, traités ou non. Chez les patients traités, son
objectif est de vérifier l'efficacité du traitement anti-VIH (ou traitement antirétroviral) et permet de
prédire une éventuelle perte d'efficacité. Cet examen est habituellement réalisé entre une et quatre
fois par an chez les patients sous traitement antirétroviral.
Quelles sont les valeurs normales?
En l'absence d'infection par le VIH, il n'y a pas d'ARN du VIH dans le sang. L'objectif sous
traitement est d'avoir une charge virale la plus faible possible, voire une charge virale
"indétectable". Au cours du suivi des patients infectés par le VIH, une charge virale:

 supérieure à 105 copies/ml (5 logs) est considérée comme élevée;

 inférieure à 104 copies/ml (4 logs) est considérée comme basse;

 inférieure à 0,3 à 0,5 logs entre deux mesures successives n'est pas considérée comme
significative.

Comment est interprété le résultat?


 Lors d'une primo-infection due au VIH, la charge virale est toujours élevée.

 Après la mise en route d'un traitement antiviral adapté, la charge virale doit baisser
considérablement en quelques jours.

 Chez les patients traités, l'absence de diminution de la charge virale, son retour à la valeur
de base ou son augmentation suggèrent l'inefficacité du traitement. Le virus peut être
devenu résistant et un changement de médicament(s) s'impose.

ARN du virus de l'immunodéficience humaine


(VIH) : recherche qualitative

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert cette analyse?


 La recherche de l'ARN du VIH dans le plasma par PCR ou recherche qualitative est utile
au diagnostic précoce d'une infection par le VIH, lorsque la date supposée de la
contamination est inférieure à 3 mois, notamment en présence de signes cliniques
évocateurs d'une primo-infection due au VIH.

 Elle est aussi utile pour faire le diagnostic de l'infection chez le nouveau-né d'une mère
infectée par le VIH.

 Enfin, lorsque la date supposée de la contamination date de plus de trois mois, elle peut
aider dans certaines situations de diagnostic douteux.

Quelles sont les valeurs normales?


En l'absence d'infection par le VIH, il n'y a pas d'ARN du VIH dans le sang.
Comment est interprété le résultat?
 La détection d'ARN VIH permet un diagnostic précoce de l'infection due au VIH, en
particulier dans les 2 à 3 premiers mois suivant la date présumée de contamination.

 De même, elle peut permettre de faire le diagnostic de l'infection chez un nouveau-né de


mère infectée par le VIH dans les premiers mois de vie: les anticorps anti-VIH sont de
toutes façons présents chez le bébé puisque sa mère est "séropositive" (elle a dans son sang
des anticorps anti-VIH) et qu'elle lui a transmis ses propres anticorps; leur recherche ne
permettrait donc pas de faire le diagnostic de l'infection, tandis que la positivité du test
ARN VIH est en faveur de l'infection du bébé.

Attention toutefois, le diagnostic d'infection ne peut pas être porté sur la seule réalisation de ce
test car il peut exister des faux positifs (c'est-à-dire des tests positifs alors qu'il n'y a pas d'infection
par le VIH) et certains virus ne sont pas détectés (VIH-2 notamment et quelques "variants" du
VIH-1).

Le diagnostic d'infection par le VIH doit donc toujours reposer sur plusieurs tests
concordants.

ARP [Activité rénine plasmatique ; (dosage de


la) rénine plasmatique]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


La position (couchée ou debout) influence les résultats des dosages. Ceux-ci peuvent donc être
effectués chez un sujet dans l'une ou l'autre de ces positions, mais il faut le préciser.

Pour un dosage en position couchée, le sujet doit être allongé depuis au moins 1 à 2 heures. Pour
un dosage en position debout, il doit avoir marché depuis au moins une heure.

Le régime alimentaire doit impérativement être normalement salé, ce qui correspond à 6 à 8


grammes de sel par jour.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car de nombreux médicaments peuvent modifier
les concentrations d'aldostérone: les diurétiques, les laxatifs, les contraceptifs oraux, certains
médicaments donnés pour le coeur ou l'hypertension artérielle (bêtabloquants)...

A quoi sert ce dosage?


La rénine est une enzyme fabriquée par le rein. La mesure de l'activité rénine plasmatique (ARP)
ou le dosage de la rénine dans le plasma (les deux analyses sont aujourd'hui possibles) renseigne
sur l'un des principaux systèmes de régulation de la pression artérielle: le système "rénine-
angiotensine". Cet examen est utile au bilan d'une hypertension artérielle. Il renseigne sur son
origine.

Quelles sont les valeurs normales?


Elles peuvent varier selon le laboratoire. A titre indicatif:

 Rénine active plasmatique couché < 20 pg/ml ;

 Rénine active plasmatique debout: 5 à 40 pg/ml.

Comment est interprété le résultat?


 Une diminution de l'activité rénine plasmatique peut refléter une hypertension artérielle
secondaire à une anomalie des glandes surrénales qui produisent en excès de l'aldostérone.
Un hyperaldostéronisme s'observe aussi après la prise de certains médicaments
(notamment certains antihypertenseurs), ou en cas de rétention de sel dans l'organisme.

 Une augmentation de l'activité rénine plasmatique évoque une hypertension d'origine


rénale, qualifiée de "rénovasculaire" ou "maligne". Elle s'observe aussi en cas
d'insuffisance rénale terminale, d'insuffisance cardiaque, au cours de traitements par
certains médicaments (diurétiques...) et en cas de manque de sel dans l'organisme
(déplétion sodée).

Aspect du sérum à jeun [Dosage du


cholestérol total, des triglycérides et du
cholestérol - HDL]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est impératif d'effectuer le prélèvement après 12 heures de jeun, en période d'alimentation
habituelle, à distance d'une grossesse, d'une maladie aiguë (notamment une infection ou un
accident cardiaque) et en dehors de toute médication récente.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent modifier les
concentrations de HDL-cholestérol et de LDL-cholestérol dans le sang, notamment l'insuline, la
vitamine C, les antiépileptiques, les oestroprogestatifs (contraception) et les médicaments
hypolipémiants.

En quoi consiste le bilan?


Ce bilan associe l'étude de l'aspect du sérum à jeun et les dosages respectifs du cholestérol total,
des triglycérides et du cholestérol-HDL (ce qui permet de déduire par un calcul le taux de LDL-
cholestérol).

A quoi sert ce bilan?


Ce bilan est utile pour affiner le diagnostic de dyslipidémie, lorsqu'une anomalie est détectée au
bilan lipidique de base (cholestérol total et triglycérides).

Ces analyses sont aussi demandées dans une démarche de prévention des maladies
cardiovasculaires. Elles permettent de mieux évaluer le risque cardiovasculaire d'un individu et
ainsi de décider de la mise en oeuvre d'un traitement diététique et médicamenteux visant à
normaliser les taux de lipides ou graisses dans le sang (hypolipémiant). Elles en assurent ensuite le
contrôle de l'efficacité.

Des triglycérides élevés sont également reconnus comme un facteur indépendant de risque de
maladie cardiovasculaire.

Quelles sont les valeurs normales?


Elles peuvent varier légèrement d'un laboratoire à l'autre. A titre indicatif:

 Aspect du sérum à jeun: clair

 Cholestérol total: 4,1 à 6,2 mmol/l soit 1,60 à 2,40 g/l

 Triglycérides: 0,40 à 1,40 mmol/l soit 0,35 à 1,25 g/l

 Cholestérol HDL: 0,9 à 2 mmol/l soit 0,35 à 0,75 g/l Chez l'adulte, les valeurs sont
systématiquement plus élevées chez les femmes que chez les hommes.

 Cholestérol LDL: 2,6 à 4,2 mmol/l soit 1 à 1,6 g/l.

Comment est interprété le résultat?


 Des taux sanguins élevés de cholestérol total, de triglycérides et de LDL-cholestérol sont
des facteurs majeurs de risque de maladie cardiovasculaire, notamment de maladie
coronarienne. Une alimentation riche en graisses favorise l'augmentation du taux de
cholestérol dans le sang.

 La baisse du HDL-cholestérol, également considérée comme un facteur de risque de


maladie cardiovasculaire, est souvent observée au cours de certaines dyslipidémies, dans le
diabète sucré et chez les obèses.

 A l'inverse, une élévation de taux de HDL-cholestérol semble être un facteur de protection


contre les maladies cardiovasculaires.

 Le taux de triglycérides dans le sang varie avec l'âge et le sexe (il augmente avec l'âge et
est plus élevé chez l'homme après l'âge de 20 ans). Il augmente au cours de la grossesse et
varie d'un jour à l'autre chez un même individu. Une alimentation riche en sucres, la
consommation de boissons alcoolisées et l'excès de poids favorisent l'augmentation des
triglycérides (l'alcoolisme chronique s'accompagne généralement d'une augmentation des
triglycérides dans le sang).

 AT III [Antithrombine III ;


Antithrombine]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement. Penser à signaler d'éventuels
traitements en cours car certains médicaments peuvent modifier la concentration
d'antithrombine dans le sang (traitements anticoagulants par héparine, traitements
oestroprogestatifs, certains anticancéreux).
 A quoi sert ce dosage?
 L'antithrombine est une protéine fabriquée par le foie qui joue le rôle d'inhibiteur
physiologique de la coagulation. En pratique, elle limite, en cas d'activation de la
coagulation, le processus de développement du caillot sanguin. Son dosage est utilisé dans
l'exploration des maladies de la coagulation aboutissant à une thrombose veineuse.
 Quelles sont les valeurs normales?
 On peut doser l'antigène ou l'activité de l'antithrombine. Les valeurs normales de l'un et de
l'autre sont comprises entre 80 et 120%.
 Comment est interprété le résultat?
 Une diminution du taux d'antithrombine est normalement observée au cours de la
grossesse, chez le nouveau-né, en cas d'insuffisance hépatique, et au cours des traitements
par héparine ou oestroprogestatifs.
 En dehors de ces situations, l'observation d'un taux bas (< 80%) d'antithrombine dans le
sang reflète un déficit constitutionnel (c'est-à-dire transmis de manière héréditaire par l'un
des deux parents) en cette protéine.
 Les déficits en antithrombine sont associés à un risque plus élevé de faire une maladie
thrombo-embolique veineuse (thrombose d'une veine, notamment des membres inférieurs,
embolie pulmonaire), en particulier dans certaines circonstances favorisantes (au cours de
la grossesse ou après l'accouchement, après un voyage ou une immobilisation de longue
durée...).
 Si un déficit en antithrombine est diagnostiqué, une enquête familiale est le plus souvent
réalisée et un certificat est remis à tous les membres de la famille porteurs de l'anomalie. Il
est important de conserver ce certificat car il conduit les médecins à prendre des
précautions particulières, notamment au cours de la grossesse ou dans certains cas
d'intervention chirurgicale programmée (situations plus à risque de thrombose).

 Autoanticorps anti-antigènes nucléaires


solubles (Anti-ECT) [Autoanticorps anti-
ENA ; autoanticorps anti-ECT ;
autoanticorps anti-SSA (Ro) ;
autoanticorps anti-SSB (La) ;
autoanticorps anti-RNP ; autoanticorps
anti-Sm]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert ce dosage?
 Les anticorps antinucléaires sont des autoanticorps reconnaissant un ou plusieurs
constituant(s) du noyau des cellules de l'organisme. Il en existe différents types: les anti-
ENA (Extractable Nuclear Antigen), les anti-ECT pour (Extrait de Cellules Thymiques),
les anti-SSA (Ro), les anti-SSB (La) et les anti-RNP et les anti-Sm.
 Ces autoanticorps sont détectés au cours de certaines maladies auto-immunes.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Ces anticorps sont normalement indétectables dans le sang. Les seuils de positivité varient
selon l'anticorps recherché et selon le laboratoire.
 Comment est interprété le résultat?
 La recherche de ces anticorps est indiquée lorsqu'une maladie auto-immune est suspectée.
Aucun d'entre-eux n'est tout à fait spécifique d'une maladie, mais ils permettent d'orienter
le diagnostic.
 La signification de la présence de ces anticorps est variable selon leur type et leur quantité.
Par exemple, la présence d'anti-Sm oriente vers un diagnostic de lupus érythémateux; les
anti-SSA (RO). Les anti-RNP sont essentiellement retrouvés au cours des "connectivites
mixtes" ou syndrome de Sharp. Le suivi du taux de ces anticorps est également parfois
utilisé comme élément pronostique de la maladie.

 Autoanticorps anti-ECT [Autoanticorps


anti-antigènes nucléaires solubles (Anti-
ECT) ; autoanticorps anti-ENA ;
autoanticorps anti-SSA (Ro) ;
autoanticorps anti-SSB (La) ;
autoanticorps anti-RNP ; autoanticorps
anti-Sm]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert ce dosage?
 Les anticorps antinucléaires sont des autoanticorps reconnaissant un ou plusieurs
constituant(s) du noyau des cellules de l'organisme. Il en existe différents types: les anti-
ENA (Extractable Nuclear Antigen), les anti-ECT pour (Extrait de Cellules Thymiques),
les anti-SSA (Ro), les anti-SSB (La) et les anti-RNP et les anti-Sm.
 Ces autoanticorps sont détectés au cours de certaines maladies auto-immunes.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Ces anticorps sont normalement indétectables dans le sang. Les seuils de positivité varient
selon l'anticorps recherché et selon le laboratoire.
 Comment est interprété le résultat?
 La recherche de ces anticorps est indiquée lorsqu'une maladie auto-immune est suspectée.
Aucun d'entre-eux n'est tout à fait spécifique d'une maladie, mais ils permettent d'orienter
le diagnostic.
 La signification de la présence de ces anticorps est variable selon leur type et leur quantité.
Par exemple, la présence d'anti-Sm oriente vers un diagnostic de lupus érythémateux; les
anti-SSA (RO). Les anti-RNP sont essentiellement retrouvés au cours des "connectivites
mixtes" ou syndrome de Sharp. Le suivi du taux de ces anticorps est également parfois
utilisé comme élément pronostique de la maladie.

 Autoanticorps anti-ENA [Autoanticorps


anti-antigènes nucléaires solubles (Anti-
ECT) ; autoanticorps anti-ECT ;
autoanticorps anti-SSA (La) ;
autoanticorps anti-SSB (La) ;
autoanticorps anti-RNP ; autoanticorps
anti-Sm]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert ce dosage?
 Les anticorps antinucléaires sont des autoanticorps reconnaissant un ou plusieurs
constituant(s) du noyau des cellules de l'organisme. Il en existe différents types: les anti-
ENA (Extractable Nuclear Antigen), les anti-ECT pour (Extrait de Cellules Thymiques),
les anti-SSA (Ro), les anti-SSB (La) et les anti-RNP et les anti-Sm.
 Ces autoanticorps sont détectés au cours de certaines maladies auto-immunes.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Ces anticorps sont normalement indétectables dans le sang. Les seuils de positivité varient
selon l'anticorps recherché et selon le laboratoire.
 Comment est interprété le résultat?
 La recherche de ces anticorps est indiquée lorsqu'une maladie auto-immune est suspectée.
Aucun d'entre-eux n'est tout à fait spécifique d'une maladie, mais ils permettent d'orienter
le diagnostic.
 La signification de la présence de ces anticorps est variable selon leur type et leur quantité.
Par exemple, la présence d'anti-Sm oriente vers un diagnostic de lupus érythémateux; les
anti-SSA (RO). Les anti-RNP sont essentiellement retrouvés au cours des "connectivites
mixtes" ou syndrome de Sharp. Le suivi du taux de ces anticorps est également parfois
utilisé comme élément pronostique de la maladie.

 Autoanticorps anti-RNP [Autoanticorps


anti-antigènes nucléaires solubles (Anti-
ECT) ; autoanticorps anti-SSA (Ro) ;
autoanticorps anti-ECT ; autoanticorps
anti-ENA ; autoanticorps anti-SSB (La) ;
autoanticorps anti-Sm]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert ce dosage?
 Les anticorps antinucléaires sont des autoanticorps reconnaissant un ou plusieurs
constituant(s) du noyau des cellules de l'organisme. Il en existe différents types: les anti-
ENA (Extractable Nuclear Antigen), les anti-ECT pour (Extrait de Cellules Thymiques),
les anti-SSA (Ro), les anti-SSB (La) et les anti-RNP et les anti-Sm.
 Ces autoanticorps sont détectés au cours de certaines maladies auto-immunes.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Ces anticorps sont normalement indétectables dans le sang. Les seuils de positivité varient
selon l'anticorps recherché et selon le laboratoire.
 Comment est interprété le résultat?
 La recherche de ces anticorps est indiquée lorsqu'une maladie auto-immune est suspectée.
Aucun d'entre-eux n'est tout à fait spécifique d'une maladie, mais ils permettent d'orienter
le diagnostic.
 La signification de la présence de ces anticorps est variable selon leur type et leur quantité.
Par exemple, la présence d'anti-Sm oriente vers un diagnostic de lupus érythémateux; les
anti-SSA (RO). Les anti-RNP sont essentiellement retrouvés au cours des "connectivites
mixtes" ou syndrome de Sharp. Le suivi du taux de ces anticorps est également parfois
utilisé comme élément pronostique de la maladie.

 Autoanticorps anti-Sm [Autoanticorps


anti-antigènes nucléaires solubles (Anti-
ECT) ; autoanticorps anti-ENA ;
autoanticorps anti-ECT ; autoanticorps
anti-SSA (Ro) ; autoanticorps anti-SSB
(La) ; autoanticorps anti-RNP]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert ce dosage?
 Les anticorps antinucléaires sont des autoanticorps reconnaissant un ou plusieurs
constituant(s) du noyau des cellules de l'organisme. Il en existe différents types: les anti-
ENA (Extractable Nuclear Antigen), les anti-ECT pour (Extrait de Cellules Thymiques),
les anti-SSA (Ro), les anti-SSB (La) et les anti-RNP et les anti-Sm.
 Ces autoanticorps sont détectés au cours de certaines maladies auto-immunes.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Ces anticorps sont normalement indétectables dans le sang. Les seuils de positivité varient
selon l'anticorps recherché et selon le laboratoire.
 Comment est interprété le résultat?
 La recherche de ces anticorps est indiquée lorsqu'une maladie auto-immune est suspectée.
Aucun d'entre-eux n'est tout à fait spécifique d'une maladie, mais ils permettent d'orienter
le diagnostic.
 La signification de la présence de ces anticorps est variable selon leur type et leur quantité.
Par exemple, la présence d'anti-Sm oriente vers un diagnostic de lupus érythémateux; les
anti-SSA (RO). Les anti-RNP sont essentiellement retrouvés au cours des "connectivites
mixtes" ou syndrome de Sharp. Le suivi du taux de ces anticorps est également parfois
utilisé comme élément pronostique de la maladie.

 Autoanticorps anti-SSA (Ro)


[Autoanticorps anti-antigènes nucléaires
solubles (Anti-ECT) ; autoanticorps anti-
ECT ; autoanticorps anti-ENA ;
autoanticorps anti-RNP ; autoanticorps
anti-SSB (La) ; autoanticorps anti-Sm]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert ce dosage?
 Les anticorps antinucléaires sont des autoanticorps reconnaissant un ou plusieurs
constituant(s) du noyau des cellules de l'organisme. Il en existe différents types: les anti-
ENA (Extractable Nuclear Antigen), les anti-ECT pour (Extrait de Cellules Thymiques),
les anti-SSA (Ro), les anti-SSB (La) et les anti-RNP et les anti-Sm.
 Ces autoanticorps sont détectés au cours de certaines maladies auto-immunes.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Ces anticorps sont normalement indétectables dans le sang. Les seuils de positivité varient
selon l'anticorps recherché et selon le laboratoire.
 Comment est interprété le résultat?
 La recherche de ces anticorps est indiquée lorsqu'une maladie auto-immune est suspectée.
Aucun d'entre-eux n'est tout à fait spécifique d'une maladie, mais ils permettent d'orienter
le diagnostic.
 La signification de la présence de ces anticorps est variable selon leur type et leur quantité.
Par exemple, la présence d'anti-Sm oriente vers un diagnostic de lupus érythémateux; les
anti-SSA (RO). Les anti-RNP sont essentiellement retrouvés au cours des "connectivites
mixtes" ou syndrome de Sharp. Le suivi du taux de ces anticorps est également parfois
utilisé comme élément pronostique de la maladie.

 Autoanticorps anti-SSB (La)


[Autoanticorps anti-antigènes nucléaires
solubles (Anti-ECT) ; autoanticorps anti-
ECT ; autoanticorps anti-ENA ;
autoanticorps anti-SSA (Ro) ;
autoanticorps anti-RNP ; autoanticorps
anti-Sm]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert ce dosage?
 Les anticorps antinucléaires sont des autoanticorps reconnaissant un ou plusieurs
constituant(s) du noyau des cellules de l'organisme. Il en existe différents types: les anti-
ENA (Extractable Nuclear Antigen), les anti-ECT pour (Extrait de Cellules Thymiques),
les anti-SSA (Ro), les anti-SSB (La) et les anti-RNP et les anti-Sm.
 Ces autoanticorps sont détectés au cours de certaines maladies auto-immunes.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Ces anticorps sont normalement indétectables dans le sang. Les seuils de positivité varient
selon l'anticorps recherché et selon le laboratoire.
 Comment est interprété le résultat?
 La recherche de ces anticorps est indiquée lorsqu'une maladie auto-immune est suspectée.
Aucun d'entre-eux n'est tout à fait spécifique d'une maladie, mais ils permettent d'orienter
le diagnostic.
 La signification de la présence de ces anticorps est variable selon leur type et leur quantité.
Par exemple, la présence d'anti-Sm oriente vers un diagnostic de lupus érythémateux; les
anti-SSA (RO). Les anti-RNP sont essentiellement retrouvés au cours des "connectivites
mixtes" ou syndrome de Sharp. Le suivi du taux de ces anticorps est également parfois
utilisé comme élément pronostique de la maladie.

 AVM [VMA ; acide vanylmandélique]



 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Les urines doivent être recueillies pendant 24 heures, si possible pendant 3 jours de suite,
après une crise hypertensive.
 Un régime alimentaire excluant chocolat, bananes, agrumes et comprenant une
consommation modérée de thé et de café dans les 48 heures précédant le prélèvement est
nécessaire.
 Penser à signaler un éventuel traitement en cours car certains médicaments interfèrent avec
ces dosages et doivent être arrêtés au moins 5 jours avant: notamment certains
médicaments donnés pour le coeur ou l'hypertension artérielle (bêtabloquants), certains
antidépresseurs, des décongestionnants nasaux, des bronchodilatateurs ou un
antiparkinsonien.
 A quoi sert ce dosage?
 L'acide vanylmandélique ou AVM (VMA est le sigle anglo-saxon souvent utilisé) est le
principal dérivé urinaire des catécholamines (l'adrénaline et la noradrénaline).
 Son dosage est surtout utilisé pour le dépistage et la surveillance de deux tumeurs qui
sécrètent ces catécholamines et sont responsables d'hypertension artérielle, respectivement,
chez l'adulte, le phéochromocytome (tumeur bénigne) et chez l'enfant, le neuroblastome
(tumeur maligne).
 Quelles sont les valeurs normales?
 VMA: 1 à 6 mg/24 heures soit 5 à 30 µmol/24 heures.
 Comment est interprété le résultat?
 Le résultat de ce dosage est généralement interprété avec celui des dosages des
catécholamines urinaires et/ou des métanéphrines urinaires. Une augmentation des
concentrations des catécholamines, des métanéphrines et du VMA urinaires oriente vers le
diagnostic de phéochromocytome, pouvant alors expliquer l'hypertension artérielle.
 L'augmentation de dopamine et du VMA urinaire sans augmentation de la noradrénaline
oriente vers un diagnostic de neuroblastome.

 Basophiles (test de dégranulation des)



 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.
 Il est également recommandé, avant de réaliser le test, d'attendre une semaine après un
accident allergique.
 Il faut penser à signaler la prise éventuelle de médicaments risquant d'interférer avec le
test, notamment des antiallergiques ou des corticoïdes.
 A quoi sert le dosage?
 Ce test recherche la présence d'immunoglobulines E (Ig E) spécifiques, fixées à la
membrane de certains globules blancs (les polynucléaires basophiles) et échappant, de ce
fait, au dosage des IgE totales dans le sang.
 Il étudie également leur réactivité vis-à-vis de certains antigènes précis (test avec
"enrichissement"). En pratique, ce test n'est plus beaucoup utilisé.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Les valeurs varient selon la méthode et le laboratoire. D'une manière générale, le test "avec
enrichissement" est négatif en dessous de 35%, douteux entre 35 et 50% et positif au-delà
de 50%.
 Comment est interprété le résultat?
 Ce test est utile pour confirmer un diagnostic d'allergie alimentaire ou médicamenteuse; il
aide à identifier le mécanisme de l'allergie et l'antigène responsable. Il peut également
aider au diagnostic de certaines parasitoses.

Bêta 2 microglobuline [Dosage de la β2


microglobuline ; microglobuline]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car de nombreux médicaments peuvent modifier
le taux de bêta-2-microglobuline dans le sang (notamment les traitements ayant des effets
secondaires néfastes pour le rein comme certains antibiotiques...).

En quoi consiste cette analyse?


La bêta-2-microglobuline est une petite protéine produite par toutes les cellules de l'organisme,
surtout les lymphocytes et les cellules cancéreuses lorsqu'elles sont présentes. Elle joue un rôle
important dans les défenses immunitaires: elle est notamment impliquée dans la lutte contre les
infections bactériennes et virales ainsi que dans la prévention contre l'apparition de cellules
cancéreuses.

A quoi sert cette analyse?


 Son dosage est surtout utilisé pour la surveillance des patients atteints de SIDA et de ceux
atteints de cancer (notamment certains "cancers du sang").

 Elle peut aussi être utilisée pour le suivi de certaines maladies auto-immunes avec
inflammation chronique (comme la polyarthrite rhumatoïde ou le lupus érythémateux
systémique).

 Son dosage est parfois utile chez les transplantés rénaux. En effet, la bêta-2-microglobuline
est une petite protéine, elle est normalement filtrée par le rein. Une altération de la fonction
de filtration du rein entraîne une augmentation des taux de bêta-2-microglobuline dans le
sang.
Quelles sont les valeurs normales?
Chez l'adulte: 0,9 à 2,5 mg/l.

Comment est interprété le résultat?


 La concentration dans le sang de bêta-2-microglobuline augmente chez les patients infectés
par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH, l'agent responsable du SIDA).

 L'augmentation des taux de bêta-2-microglobuline au cours des "cancers du sang"


impliquant une prolifération de lymphocytes reflète l'importance de la masse tumorale,
c'est-à-dire de l'activité du cancer.

 Le taux de bêta-2-microglobuline reflète aussi l'activité de certaines maladies


inflammatoires auto-immunes et aide à leur surveillance du traitement: une baisse de son
taux sanguin traduit l'efficacité thérapeutique.

 Après une transplantation rénale, la bêta-2-microglobuline diminue normalement


rapidement. La persistance d'une valeur élevée évoque la possibilité d'un rejet prochain.

 Enfin, l'élévation de la bêta-2-microglobuline est un bon marqueur de la toxicité sur le rein


de certains médicaments.

 Bicarbonates (HCO3-) [Ionogramme


sanguin ; Sodium (Na+) ; Potassium (K+) ;
Chlore (Cl-)]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.
 Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent
modifier le ionogramme (traitement pour l'hypertension artérielle ou le coeur, traitements
corticoïdes...).
 A quoi sert cette analyse?
 Le ionogramme sanguin est le dosage dans le sang des ions sodium (Na), potassium (K),
chlore (Cl) et bicarbonates (CO3) dans le plasma. L'étude de ces ions renseigne sur
l'équilibre hydro-électrolytique de l'organisme, c'est-à-dire l'équilibre entre les différents
ions dans le plasma.
 Cet équilibre est physiologiquement assuré par le rein, mais aussi par la peau, la respiration
et le système digestif. Il peut être perturbé dans différentes circonstances, notamment en
cas de diarrhée ou de vomissements importants, de maladie rénale ou respiratoire et de
trouble de l'hydratation. Il est donc utile dans toutes ces situations.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Na: 136 - 145 meq/l ou 136 - 145 mmol/l
 K: 3,5 à 5,0 meq/l ou 3,5 à 5,0 mmol/l
 Cl: 98 à 106 meq/l ou 98 à 106 mmol/l
 CO3: 22 à 29 mmol/l
 Ces valeurs peuvent varier légèrement d'un laboratoire à l'autre.
 Comment est interprété le résultat?
 Les variations des taux sanguins de ces différents ions renseignent sur l'état d'hydratation
d'un individu et sur le bon fonctionnement du rein, des systèmes digestifs et respiratoires.
 Elles mettent en évidence les déséquilibres hydro-électrolytiques rencontrés au cours de
différentes maladies, aident à en préciser l'origine et permettent le suivi des traitements
visant à les corriger.

 Bilirubine (Bilirubine conjuguée,


bilirubine libre)

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.
 Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent
interférer avec le dosage, notamment une contraception, certains antibiotiques ou un
neuroleptique.
 A quoi sert le dosage?
 La bilirubine est un pigment présent dans la bile et, à plus faible concentration, dans le
sang. L'élévation anormale de la bilirubine dans le sang se traduit par une "jaunisse" ou
ictère.
 On distingue deux fractions de la bilirubine: la bilirubine libre et la bilirubine conjuguée,
c'est-à-dire transformée par le foie, avant d'être éliminée dans les urines. Le dosage de la
bilirubine totale sert à confirmer une jaunisse et le dosage des deux fractions de bilirubine,
à mieux en comprendre l'origine.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Bilirubine totale inférieure à 17 µmol/l (10 mg/l) Bilirubine inférieure à 17 µmol/l (10
mg/l) Bilirubine conjuguée inférieure à 5 µmol/l (4 mg/l)
 Comment est interprété le résultat?
 Chez l'adulte, une augmentation de la concentration sanguine de la bilirubine totale reflète
un mauvais fonctionnement du foie et de la vésicule biliaire ou une destruction accrue des
globules rouges du sang.
 On différencie les "ictères à bilirubine libre", qui sont plutôt dus à un excès de destruction
des globules rouges (hémolyse) et les "ictères à bilirubine conjuguée", plutôt liés à une
maladie biliaire (cholestase) ou hépatique (hépatite).

Biochimie du liquide séminal

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Le recueil de sperme doit être effectué par masturbation, au laboratoire, dans un récipient stérile,
après trois jours d'abstinence, et après avoir uriné, fait une toilette minutieuse du méat urinaire et
s'être bien lavé les mains.

Il est aussi demandé de boire beaucoup avant l'examen. L'examen doit être réalisé à distance d'une
infection, d'une fièvre ou d'une intervention chirurgicale car ils pourraient influencer les résultats.

En quoi consiste l'analyse de la biochimie du liquide séminal?


La biochimie du liquide séminal consiste à doser dans le sperme, les substances suivantes:
phosphatases acides, citrate, fructose, zinc, carnitine libre, alpha-glucosidase.

A quoi servent ces dosages?


Ces dosages font partie du bilan, de deuxième intention, d'une infertilité masculine, lorsqu'une
anomalie a été détectée au spermogramme.

Elle a surtout un intérêt pour comprendre l'origine des oligospermies (nombre trop faible de
spermatozoïdes dans le sperme) et les azoospermies (absence de spermatozoïdes dans le sperme):
anomalie hormonale ou métabolique, obstacle sur les voies génitales masculines, inflammation
des glandes,...

Quelles sont les valeurs normales?


Elles varient selon le laboratoire et la technique utilisée. A titre indicatif:

 Phosphatase acide: 500 à 3500 U/ml

 Citrate: 2 à 8 mg/ml

 Fructose: 100-500 mg/%

 Zinc: 2 à 5 µmol/l

 L-carnitine: 0,2 à 0,6 µmol/l.

Comment est interprété le résultat?


Les résultats des dosages précisent l'anomalie détectée au spermogramme.

Lorsqu'une obstruction, empêchant la production des spermatozoïdes est suspectée, la chute de


certains de ces marqueurs aide à localiser l'obstacle: le citrate et le zinc sont des marqueurs des
sécrétions de la prostate; le fructose renseigne sur la qualité des sécrétions des vésicules séminales,
l'alpha-glucosidase et la L-carnitine sur les sécrétions de l'épididyme.

Brain natriuretic peptide (BNP)

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert cette analyse?


Le Brain natriuretic peptide (BNP) est une petite protéine initialement isolée à partir de cerveau de
porc (Brain) d'où son nom, produite par le ventricule gauche sous l'influence d'une stimulation
mécanique, l'étirement des cellules musculaires cardiaques ou l'élévation de la pression dans le
coeur. Le BNP est fabriqué à partir d'un précurseur le pré-pro-BNP, qui va ensuite être coupé en
NT-pro-BNP et BNP. La forme active est le BNP. Le dosage du NT-pro-BNP peut être proposé en
alternative à celui du BNP.

Le BNP est le premier marqueur biologique global de l'insuffisance cardiaque. L'insuffisance


cardiaque est la conséquence ultime de nombreuses maladies cardiaques dont il est utile de faire le
diagnostic précocement, puisque des traitements efficaces (et d'autant plus efficaces qu'ils sont
administrés tôt) sont aujourd'hui disponibles. Son dosage est d'une grande importance pour le
diagnostic précoce d'insuffisance cardiaque, lorsqu'il n'y a pas encore de symptômes. Il est utile
pour dépister l'insuffisance cardiaque dans les populations à risque (sujets âgés) et pour
distinguer, chez un patient essoufflé, un trouble d'origine cardiaque ou d'origine pulmonaire. Il est
également un marqueur pronostique performant chez les patients insuffisants cardiaques et permet
de guider et d'adapter au mieux les doses de médicaments contrôlant la maladie cardiaque.

Quelles sont les valeurs normales?


Elles varient selon la technique utilisée. A titre indicatif: BNP < 19 pg/ml.

Comment est interprété le résultat?


Le dosage du BNP aide à poser le diagnostic d'insuffisance cardiaque dans les cas difficiles, il aide
à en établir le pronostic et permet d'adapter le traitement. Chez un patient qui présente brutalement
un essoufflement important, une concentration de BNP dans le sang < à 80 pg/ml permet le plus
souvent d'éliminer une insuffisance cardiaque et une valeur > 400 pg/ml permet généralement de
l'affirmer. Entre 80 et 400 pg/ml, d'autres examens sont nécessaires, notamment une échographie
cardiaque (ces valeurs seuils peuvent varier). Par ailleurs, le BNP est bien corrélé à la sévérité de
l'insuffisance cardiaque, telle qu'elle est actuellement appréciée par la classification américaine
"NYHA" fondée sur le nombre de marches d'escalier que les patients peuvent monter avant d'être
essoufflés.

Attention, la concentration sanguine de BNP s'élève dans d'autres circonstances que l'insuffisance
cardiaque, notamment avec:

 l'âge: augmentation modérée;


 le sexe: les valeurs sont légèrement plus élevées chez la femme;
 dans d'autres maladies: certains cas d'hypertension artérielle, l'insuffisance rénale, la
cirrhose du foie, le syndrome de Cushing, l'hyperthyroïdie.

 C3 [Dosage des fractions du complément


C4, CH50]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert ce dosage?
 Le système du complément est un ensemble complexe d'au moins 20 protéines participant
à la réponse immune spécifique (défense immunitaire contre un antigène particulier).
 Ces dosages sont utiles pour rechercher des déficits en certaines fractions du complément,
à l'origine d'infections répétées ou d'une défaillance des défenses immunitaires. Ils
facilitent le diagnostic et surtout permettent de suivre l'évolution de nombreuses maladies
auto-immunes.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Elles dépendent de la technique utilisée par le laboratoire.
 A titre indicatif:
 Les valeurs usuelles pour le CH50 sont de 70 % à 120 % (de l'activité d'un plasma témoin).
 Les valeurs normales de la fraction C3 du complément varient légèrement en fonction de
l'âge et du sexe: elles sont globalement comprises entre 0,50 et 1 g/l.
 Le taux usuel de C4 est de 0,2 à 0,4 g/l.
 Comment est interprété le résultat?
 Des augmentations des taux de C3, C4 et/ou CH50 ou "hypercomplémentémies",
reflètent le plus souvent une inflammation. Elles sont observées au cours de la plupart des
maladies infectieuses ou des maladies de système, variétés de maladies auto-immunes.
 Des diminutions du taux habituel en complément ou "hypocomplémentémies",
peuvent correspondre, soit à des déficits congénitaux (depuis la naissance) favorisant très
souvent le développement de maladie auto-immune (comme le "lupus érythémateux
disséminé"), soit à un déficit acquis secondairement.

 C4 [Dosage des fractions du complément


C3, CH50]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert ce dosage?
 Le système du complément est un ensemble complexe d'au moins 20 protéines participant
à la réponse immune spécifique (défense immunitaire contre un antigène particulier).
 Ces dosages sont utiles pour rechercher des déficits en certaines fractions du complément,
à l'origine d'infections répétées ou d'une défaillance des défenses immunitaires. Ils
facilitent le diagnostic et surtout permettent de suivre l'évolution de nombreuses maladies
auto-immunes.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Elles dépendent de la technique utilisée par le laboratoire.
 A titre indicatif:
 Les valeurs usuelles pour le CH50 sont de 70 % à 120 % (de l'activité d'un plasma témoin).
 Les valeurs normales de la fraction C3 du complément varient légèrement en fonction de
l'âge et du sexe: elles sont globalement comprises entre 0,50 et 1 g/l.
 Le taux usuel de C4 est de 0,2 à 0,4 g/l.
 Comment est interprété le résultat?
 Des augmentations des taux de C3, C4 et/ou CH50 ou "hypercomplémentémies",
reflètent le plus souvent une inflammation. Elles sont observées au cours de la plupart des
maladies infectieuses ou des maladies de système, variétés de maladies auto-immunes.
 Des diminutions du taux habituel en complément ou "hypocomplémentémies",
peuvent correspondre, soit à des déficits congénitaux (depuis la naissance) favorisant très
souvent le développement de maladie auto-immune (comme le "lupus érythémateux
disséminé"), soit à un déficit acquis secondairement.

 Calcitonine [Thyrocalcitonine]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert ce dosage?
 La calcitonine est une hormone sécrétée par certaines cellules de la thyroïde. Elle
intervient dans la régulation du métabolisme phosphocalcique.
 Son dosage est utilisé pour le diagnostic et la surveillance postopératoire des cancers
médullaires de la thyroïde.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Les valeurs normales varient selon les laboratoires.
 A titre indicatif, elles sont inférieures à 10 ng/l.
 Comment est interprété le résultat?
 L'augmentation de la concentration sanguine de calcitonine peut s'observer au cours de
diverses maladies (insuffisance rénale, hyperparathyroïdie) et au cours de la grossesse.
C'est surtout au cours d'un cancer particulier de la thyroïde (le cancer médullaire de la
thyroïde) que sont retrouvés des taux élevés de calcitonine.
 Après intervention chirurgicale sur la thyroïde, la concentration de calcitonine dans le sang
baisse rapidement. Le dosage de la calcitonine est aussi un élément de surveillance d'un
cancer traité.

 Calcium sanguin [Calcémie]



 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.
 Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent
modifier la concentration de calcium dans le sang (par exemple, un traitement au long
cours par diurétiques thiazidiques augmente le taux de calcium dans le sang ou calcémie).
 A quoi sert ce dosage?
 Le calcium a une importance dans la physiologie du tissu osseux. Son dosage sanguin
permet d'évaluer le métabolisme du calcium dans l'organisme.
 Quelles sont les valeurs normales?
 2,25 à 2,62 mmol/l, soit 90 à 105 mg/l.
 Comment est interprété le résultat?
 Le taux de calcémie ne peut être interprété qu'en fonction de la concentration d'albumine
dans le plasma.
 En effet, le calcium est lié à l'albumine dans le plasma et sa véritable concentration dépend
du taux d'albumine (le calcium "actif" est le calcium libre). Une diminution du taux de
calcium dans le sang ou hypocalcémie peut refléter diverses causes: insuffisance d'apport
ou d'absorption du calcium, une carence (ou une résistance) à la vitamine D, des
remaniements osseux, une carence sévère en magnésium, une anomalie rénale ou un
hypoparathyroïdisme (défaut de fonctionnement de la parathyroïde).
 Une augmentation du taux de calcium dans le sang ou hypercalcémie est observée au cours
de certains cancers, en cas d'hyperparathyroïdie (fonctionnement exagéré des
parathyroïdes), de traitements au long cours par les diurétiques thiazidiques, en cas
d'intoxication à la vitamine D, ou au cours de diverses maladies (sarcoïdose).

 Calcium urinaire des 24 heures [Calciurie


des 24 heures]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent
interférer avec le dosage, notamment les corticoïdes, les androgènes anabolisants, les
injections de vitamine D, les diurétiques thiazidiques, la cholestyramine.
 A quoi sert le dosage?
 Le dosage du calcium urinaire (et son élimination pendant 24 heures) permet d'évaluer la
bonne utilisation et/ou la bonne élimination du calcium dans l'organisme, c'est-à-dire son
métabolisme.
 Sa valeur est aussi un bon indicateur pour suivre l'évolution de certaines maladies, dont le
traitement peu interférer avec l'équilibre en phosphore et en calcium (équilibre
phosphocalcique) de l'organisme.
 Quelles sont les valeurs normales?
 2,5 à 6,2 mmol /24 h soit 100 - 250 mg/24 h.
 Comment est interprété le résultat?
 La calciurie des 24 heures varie physiologiquement en fonction de l'âge, du sexe, du
régime alimentaire et de la musculature.
 Ses variations sont parfois pathologiques (diminution ou augmentation). Elles orientent
alors vers différents diagnostics, notamment de certaines affections osseuses, rénales,
digestives ou hormonales.

 c-ANCA [Anticorps anticytoplasme des


polynucléaires ; ANCA ; p-ANCA]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il n'est pas utile d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert cette analyse?
 Les ANCA sont des autoanticorps dirigés contre des antigènes contenus dans les
polynucléaires neutrophiles du sang. Ils sont détectés dans le sang au cours de certaines
maladies auto-immunes dénommées "vascularites nécrosantes" (qui atteignent plus
particulièrement les vaisseaux) en particulier la maladie de Wegener et la périartérite
noueuse.
 Deux sous-types d'ANCA sont détectés: les c-ANCA (plus spécifiques de la maladie de
Wegener) et les p-ANCA (plutôt retrouvés au cours d'autres vascularites).
 Quelles sont les valeurs normales?
 Ils ne sont normalement pas détectables dans le sang. Leur présence est donc anormale.
 Comment est interprété le résultat?
 Le dosage des ANCA contribue donc au diagnostic de maladies auto-immunes. La
présence d'ANCA dans le sang, surtout lorsque leur taux est élevé, est un excellent
marqueur diagnostique des "vascularites nécrosantes", en particulier de la maladie de
Wegener. Néanmoins, ils n'en sont pas absolument spécifiques car ils peuvent être détectés
dans le sang au cours d'autres types de vascularites. Le dosage des ANCA a aussi un
intérêt pronostique, car le taux est souvent corrélé à l'activité de la maladie.

 Cannabis : recherche de cannabis dans les


urines

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Un échantillon d'urines est recueilli dans un flacon en plastique, ou dans plusieurs flacons
s'il s'agit d'un contexte médicolégal. Pas de précautions particulières.
 A quoi sert cette analyse?
 Le cannabis est une plante autrefois utilisée dans le traitement de la douleur ou pour lutter
contre l'insomnie. Ses différents noms sont chanvre indien, marijuana, hashish, hash, shit,
herbe, joint, pétard. Son usage est illicite au Luxembourg.
 Le cannabis est principalement fumé ou ingéré, de manière occasionnelle (soirées raves,
entre amis).
 Toutefois, dans le cadre de la sécurité routière, il constitue un véritable problème puisqu'il
serait retrouvé dans le sang de 8 à 15 % des conducteurs impliqués dans des accidents de la
circulation. Un dépistage du cannabis chez les conducteur impliqués dans des accidents
mortels peut être réalisé. Sa recherche est également faite dans le cadre du dépistage des
toxicomanes en entreprise, notamment pour des postes considérés à risque (conduite
d'engins, postes de réparation ou de maintenance requérant une parfaite maîtrise du
comportement sous peine de mettre la vie d'autrui en danger), ainsi que dans le cadre du
dopage ou de circonstances à caractère médicolégal.
 Le produit recherché dans les urines est le "THC-COOH".
 Quelles sont les résultats normaux?
 En l'absence de consommation de cannabis, les urines ne contiennent pas de THC-COOH
(< 50 ng/ml).
 Comment est interprété le résultat?
 Les fumeurs passifs (qui ne fument pas de cannabis, mais se trouvent à proximité des
consommateurs) ont toujours des concentrations urinaires maximales < 10 ng/ml,
considérées comme négatives.
 Chez les fumeurs occasionnels (1 à 2 fois par semaine), le "THC-COOH" est en moyenne
détecté dans les urines pendant 7 jours.
 Chez les fumeurs réguliers (5 à 6 "cigarettes"/jour), il peut l'être pendant 15 à 30 jours.
 Remarque: toute technique de dépistage positive doit être confirmée par une méthode de
confirmation, effectuée sur le sang. En effet, il peut exister des "faux-positifs" dans les
urines. Inversement, la recherche de cannabis dans les urines peut être négative chez un
consommateur qui a arrêté sa consommation suffisamment longtemps avant l'analyse ou
qui a falsifié ses urines.

Capacité totale de fixation du fer par la


transferrine [(CFT) ; coefficient de saturation
en fer de la transferrine (CS)]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler la prise de traitements à base de sels de fer, ou de contraceptifs oraux à base
d'oestrogènes, qui peuvent augmenter la concentration de transferrine dans le sang (jusqu'à 30 %)
et modifier les paramètres CFT et CS. Toutefois, les contraceptifs récents minidosés ont peu
d'effets.

A quoi servent ces paramètres?


La transferrine est la protéine de transport du fer assurant les échanges entre les différents tissus de
l'organisme. La capacité totale de fixation du fer par la transferrine et la saturation en fer de la
transferrine sont calculées à partir des résultats des dosages du fer et de la transferrine.

 CFT = Transferrine x 25

 CS = Fer / CFT

Ce sont des marqueurs du métabolisme du fer qui permettent l'exploration de certaines formes
d'anémies.

La détermination du CS est particulièrement recommandée chez les jeunes enfants et chez les
personnes âgées pour évaluer les réserves en fer et suivre un traitement par sels de fer.

Quelles sont les valeurs normales?


Capacité totale de fixation de la transferrine: 50 à 70 µmol/l.

Coefficient de saturation:

chez l'homme: 0,20 à 0,40 (ou 20 à 40 %);

chez la femme: 0,15 à 0,35 (ou 15 à 35 %).

Comment est interprété le résultat?


La transferrine est un marqueur de carence en fer plus précoce que le fer lui-même. L'épuisement
progressif des réserves en fer entraîne une augmentation de la fabrication par le foie de
transferrine (détectable avant l'apparition de l'anémie): la CFT est alors augmentée et le CS
diminué. Un CS inférieur à 0,15 traduit une carence.

A l'inverse, une diminution du taux sanguin de transferrine est observée au cours des états de
surcharge en fer, comme dans l'hémochromatose (génétique) ou en cas d'hépatite avec destruction
des cellules du foie; la CFT est alors diminuée et le CS augmenté. Un CS supérieur à 0,65 est un
très bon marqueur d'orientation pour le diagnostic d'hémochromatose génétique.

Carboxy deficient transferrin (CDT)


[Transferrine désialylée]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement (petit-déjeuner léger, sans sucre, ni matière
grasse).

Penser à signaler une grossesse éventuelle car la CDT augmente chez la femme enceinte.

A quoi sert le dosage?


La CDT est une protéine fabriquée par le foie, dont la concentration dans le sang est un des
meilleurs marqueurs d'alcoolisme. Elle s'élève à partir d'une consommation continue de 50 à 80 g
d'alcool pur par jour pendant au moins une semaine, ce qui équivaut à 0,75 l de vin, 1,5 l de bière
ou 20 cl de liqueur.

Quelles sont les valeurs normales?


Le plus souvent, le taux de CDT est inférieur à 20 U (unité)/l (litre) chez l'homme et à 26 U/l chez
la femme.

Comment est interprété le résultat?


L'augmentation de la concentration de CDT dans le sang permet à la fois le diagnostic précoce
d'une maladie alcoolique (la CDT s'élève avant la gamma-GT) et le suivi du sevrage et du
maintien de l'abstinence.

Caryotype foetal

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est indispensable d'être à jeun.

En quoi consiste cette analyse?


Le caryotype foetal analyse le nombre et la structure des chromosomes du foetus. Différentes
techniques permettent la réalisation d'un caryotype foe;tal et le caryotype foetal peut être réalisé
sur différents prélèvements:

 prélèvement de trophoblaste: possible à partir de 11 semaines d'aménorrhée,

 prélèvement de cellules foetales réalisé par amniocentèse: entre 13 et 35 semaines


d'aménorrhée,

 prélèvement de sang foetal par ponction du cordon ombilical: à partir de 20 semaines


d'aménorrhée.

A quoi sert cette analyse?


Il est pratiqué chez la femme enceinte, pour dépister l'existence d'anomalies chromosomiques chez
le foetus.

Quelles sont les valeurs normales?


Il y a normalement, chez l'humain, 22 paires de chromosomes identiques et une paire de
chromosomes sexuels: XX chez la femme et XY chez l'homme, soit 46 en tout, de forme et de
tailles différentes, caractéristiques de l'espèce.
Il est généralement nécessaire d'effectuer une culture de cellules, ce qui demande un délai d'au
moins 10 à 20 jours avant d'avoir connaissance des résultats.

Comment est interprété le résultat?


Des résultats préliminaires peuvent être obtenus au bout de 3 jours environ. Ils doivent néanmoins
être confirmés par une technique plus fiable (avec mise en culture des cellules) ce qui nécessite
environ 3 semaines de délai.

Il est alors possible d'observer précisément le nombre, l'aspect (taille et forme) de tous les
chromosomes du foetus et ainsi de détecter s'il existe un chromosome surnuméraire, comme par
exemple dans la trisomie 21 (ou en anglais "Down Syndrome") où sont dénombrés 3
chromosomes 21 (au lieu de 2), ou bien d'autres anomalies.

Catécholamines plasmatiques et urinaires


[Adrénaline, noradrénaline]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Pour le dosage des catécholamines plasmatiques, il importe d'être au repos strict 20 minutes avant
le prélèvement.

Les urines doivent être recueillies pendant 24 heures, si possible pendant 3 jours de suite, après
une crise hypertensive.

Un régime alimentaire excluant chocolat, bananes, agrumes et comprenant une consommation


modérée de thé et de café dans les 48 heures précédant le prélèvement s'impose.

Penser à signaler un éventuel traitement en cours car certains médicaments interfèrent avec ces
dosages, notamment des médicaments donnés pour le coeur ou l'hypertension artérielle
(bêtabloquants)...

A quoi sert ce dosage?


Les catécholamines sont des neurohormones c'est-à-dire des hormones fabriquées par des cellules
du système nerveux. Elles comprennent la dopamine, l'adrénaline et la noradrénaline. Ce sont
surtout ces deux dernières qui sont dosées dans le sang et les urines.

Les catécholamines sont utilisées pour le dépistage et la surveillance de deux tumeurs qui
sécrètent ces catécholamines : les phéochromocytomes et les neuroblastomes.

Les dosages urinaires sont un meilleur reflet, sur 24 heures, d'une sécrétion souvent irrégulière.

Les dosages plasmatiques servent plutôt à étudier le pic de sécrétion de ces hormones au cours de
poussées brèves d'hypertension artérielle.

Quelles sont les valeurs normales?


Plasma

 Adrénaline plasmatique (dosée dans le plasma): < 185 ng/l

 Noradrénaline plasmatique: < 675 ng/l

Urines

 Adrénaline urinaire: < 30 µg/24 h

 Noradrénaline urinaire: <100 µg/24 h

Comment est interprété le résultat?


Les résultats de ces dosages sont généralement interprétés avec ceux des dosages de
métanéphrines et d'acide vanylmandélique (VMA).

 Une augmentation des concentrations des catécholamines, des normétanéphrines et du


VMA urinaires oriente vers le diagnostic de phéochromocytome, pouvant alors expliquer
l'hypertension artérielle.

 Une augmentation de dopamine et du VMA urinaire, sans augmentation de la


noradrénaline, oriente vers un diagnostic de neuroblastome.

CD4/CD8 [Rapport CD4 /CD8 ; numération


des sous-populations lymphocytaires]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car de nombreux médicaments peuvent modifier
le taux des lymphocytes dans le sang (par exemple, un traitement par héparine, corticoïdes,
anticancéreux)

En quoi consiste cette analyse?


Les leucocytes ou globules blancs sont des cellules sanguines impliquées dans les défenses
immunitaires. Les lymphocytes sont une sous-classe de leucocytes dont il existe deux catégories:
les lymphocytes B (ce sont eux qui produisent les anticorps) et les lymphocytes T.

Parmi les lymphocytes T, on distingue encore les lymphocytes T CD4 (anciennement appelés T4)
et les lymphocytes T CD8 (ou T8). Les CD4 (ou "helper") sont des amplificateurs de la réponse
immune; les CD8 sont des lymphocytes suppresseurs et/ou cytotoxiques (ils empêchent certaines
réactions de se produire et sont capables de tuer des "cellules gênantes").

A quoi sert cette analyse?


Au cours de l'infection par le virus de l'Immunodéficience Humaine (VIH), l'agent du sida, les
cellules cibles de ce virus, c'est-à-dire les cellules qu'il infecte préférentiellement et dans lesquelles
il se multiplie, sont essentiellement les lymphocytes CD4.

L'évolution de l'infection est caractérisée par la diminution du taux des lymphocytes CD4. Le
nombre des lymphocytes CD8 est en revanche augmenté au début de l'infection; il ne diminue
qu'au stade SIDA avéré.

Le nombre des lymphocytes CD4 ou le rapport CD4/CD8 sont des marqueurs d'évolutivité de
l'infection et comportent un intérêt pronostique. D'une manière générale, il existe une diminution
du rapport CD4/CD8 au cours de l'évolution de la maladie.

Ils permettent d'évaluer l'état des défenses immunitaires d'un sujet infecté par le VIH.

Quelles sont les valeurs normales?


Ces chiffres sont donnés à titre indicatif, ils peuvent varier d'un laboratoire à l'autre.

 Lymphocytes: 2 à 4 G/l (=10 puissance 9/l) ou 2000 à 4000 /mm3

 Lymphocytes T: 60 à 80 % des lymphocytes circulants dans le sang soit 1 à 3 G/l ou 1000


à 3000 / mm3

 Lymphocytes CD4: les 2/3 des lymphocytes T, soit 40 à 50 % des lymphocytes (plus de
500 / mm3)

 Lymphocytes CD8: le 1/3 des lymphocytes T, soit 20 à 30 % des lymphocytes (moins de


1000 / mm3).

Comment est interprété le résultat?


 Le taux de lymphocytes CD4 est corrélé avec l'apparition de certains infections dites
"opportunistes" au cours de l'évolution de la maladie, définissant l'entrée dans la maladie
du SIDA.

 Un taux de CD4 inférieur à 300/mm3 est un élément pronostique défavorable puisque le


risque de développer un SIDA dans les deux ans est de 80 %.

 Plus le nombre de lymphocytes CD4 est faible, plus la probabilité de voir apparaître des
manifestations cliniques est grande.

 La surveillance régulière du taux de CD4 chez les patients infectés par le VIH permet donc
d'envisager la mise en route de traitements préventifs de la survenue de ces infections.

 La remontée du taux des lymphocytes CD4 sous traitement antirétroviral (c'est-à-dire anti-
VIH) est un bon indicateur de l'efficacité thérapeutique.

Quelle est la corrélation entre le taux des CD4 et les risques


d'infections?
Des observations faites chez un grand nombre de patients permettent d'observer les faits suivants:
 CD4 compris entre 200 et 500/mm3: risque d'infections comme la tuberculose ou le
Kaposi (maladie cutanée due à un virus);

 CD4 compris entre 100 et 200: risque de pneumocystose (maladie pulmonaire due à un
parasite);

 CD4 compris entre 50 et 100: risques de toxoplasmose cérébrale (infection du système


nerveux due à un parasite), d'infection par le cytomégalovirus (CMV) ou les mycobactéries
atypiques.

 CDT [Carbohydrat deficient transferrin ;


transferrine désialylée]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement (petit-déjeuner léger, sans sucre, ni
matière grasse).
 Penser à signaler une grossesse éventuelle car la CDT augmente chez la femme enceinte.
 A quoi sert le dosage?
 La CDT est une protéine fabriquée par le foie, dont la concentration dans le sang est un des
meilleurs marqueurs d'alcoolisme. Elle s'élève à partir d'une consommation continue de 50
à 80 g d'alcool pur par jour pendant au moins une semaine, ce qui équivaut à 0,75 l de vin,
1,5 l de bière ou 20 cl de liqueur.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Les plus souvent, le taux de CDT est inférieur à 20 U (unité)/l (litre) chez l'homme et à 26
U/l chez la femme.
 Comment est interprété le résultat?
 L'augmentation de la concentration de CDT dans le sang permet à la fois le diagnostic
précoce d'une maladie alcoolique (la CDT s'élève avant la gamma-GT) et le suivi du
sevrage et du maintien de l'abstinence.

 Cétonémie [Acétone ; corps cétoniques ;


cétonurie]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Aucune.
 A quoi servent ces dosages?
 L'acétone et, plus généralement, les corps cétoniques sont des produits normaux du
métabolisme des graisses.
 Leur rôle est d'intervenir pour libérer de l'énergie lorsque les réserves en sucres sont
insuffisantes, notamment en période de jeûne.
 Leur dosage dans le sang ou les urines est utilisé pour aider au diagnostic d'une
complication pouvant survenir chez des personnes diabétiques, le coma "acidocétosique".
 Quelles sont les valeurs normales?
 Elles varient selon la technique utilisée et l'état de jeûne.
 A titre indicatif: Acétonémie (taux d'acétone dans le sang total) < 0,85 mmol/l; cétonurie <
2 mmol/24 heures.
 Comment est interprété le résultat?
 Une augmentation du taux des corps cétoniques dans le sang ou hypercétonémie est
physiologiquement normale en période de jeûne. Si elle est accompagnée d'une
augmentation de la glycémie et, éventuellement, d'une augmentation de la cétonurie (taux
de corps cétoniques dans les urines), elle permet le diagnostic de coma acidocétosique chez
un sujet diabétique.
 Une hypocétonémie est toujours pathologique et évoque des troubles du métabolisme des
sucres.

 Cétonurie [Acétone ; corps cétoniques ;


cétonémie]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Aucune.
 A quoi servent ces dosages?
 L'acétone et, plus généralement, les corps cétoniques sont des produits normaux du
métabolisme des graisses.
 Leur rôle est d'intervenir pour libérer de l'énergie lorsque les réserves en sucres sont
insuffisantes, notamment en période de jeûne.
 Leur dosage dans le sang ou les urines est utilisé pour aider au diagnostic d'une
complication pouvant survenir chez des personnes diabétiques, le coma "acidocétosique".
 Quelles sont les valeurs normales?
 Elles varient selon la technique utilisée et l'état de jeûne.
 A titre indicatif: Acétonémie (taux d'acétone dans le sang total) < 0,85 mmol/l; cétonurie <
2 mmol/24 heures.
 Comment est interprété le résultat?
 Une augmentation du taux des corps cétoniques dans le sang ou hypercétonémie est
physiologiquement normale en période de jeûne. Si elle est accompagnée d'une
augmentation de la glycémie et, éventuellement, d'une augmentation de la cétonurie (taux
de corps cétoniques dans les urines), elle permet le diagnostic de coma acidocétosique chez
un sujet diabétique.
 Une hypocétonémie est toujours pathologique et évoque des troubles du métabolisme des
sucres.

CFT (capacité totale de fixation du fer par la


transferrine) [Coefficient de saturation en fer
de la transferrine (CS)]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler la prise de traitements à base de sels de fer, ou de contraceptifs oraux à base
d'oestrogènes, qui peuvent augmenter la concentration de transferrine dans le sang (jusqu'à 30 %)
et modifier les paramètres CFT et CS. Toutefois, les contraceptifs récents minidosés ont peu
d'effets.
A quoi servent ces paramètres?
La transferrine est la protéine de transport du fer assurant les échanges entre les différents tissus de
l'organisme. La capacité totale de fixation du fer par la transferrine et la saturation en fer de la
transferrine sont calculées à partir des résultats des dosages du fer et de la transferrine.

 CFT = Transferrine x 25

 CS = Fer / CFT

Ce sont des marqueurs du métabolisme du fer qui permettent l'exploration de certaines formes
d'anémies.

La détermination du CS est particulièrement recommandée chez les jeunes enfants et chez les
personnes âgées pour évaluer les réserves en fer et suivre un traitement par sels de fer.

Quelles sont les valeurs normales?


Capacité totale de fixation de la transferrine: 50 à 70 µmol/l.

Coefficient de saturation:

chez l'homme: 0,20 à 0,40 (ou 20 à 40 %);

chez la femme: 0,15 à 0,35 (ou 15 à 35 %).

Comment est interprété le résultat?


La transferrine est un marqueur de carence en fer plus précoce que le fer lui-même. L'épuisement
progressif des réserves en fer entraîne une augmentation de la fabrication par le foie de
transferrine (détectable avant l'apparition de l'anémie): la CFT est alors augmentée et le CS
diminué. Un CS inférieur à 0,15 traduit une carence.

A l'inverse, une diminution du taux sanguin de transferrine est observée au cours des états de
surcharge en fer, comme dans l'hémochromatose (génétique) ou en cas d'hépatite avec destruction
des cellules du foie; la CFT est alors diminuée et le CS augmenté. Un CS supérieur à 0,65 est un
très bon marqueur d'orientation pour le diagnostic d'hémochromatose génétique.

CH50 [Dosage des fractions du complément


C3, C4]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert ce dosage?


Le système du complément est un ensemble complexe d'au moins 20 protéines participant à la
réponse immune spécifique (défense immunitaire contre un antigène particulier).

Ces dosages sont utiles pour rechercher des déficits en certaines fractions du complément, à
l'origine d'infections répétées ou d'une défaillance des défenses immunitaires. Ils facilitent le
diagnostic et surtout permettent de suivre l'évolution de nombreuses maladies auto-immunes.

Quelles sont les valeurs normales?


Elles dépendent de la technique utilisée par le laboratoire.

A titre indicatif:

Les valeurs usuelles pour le CH50 sont de 70% à 120% (de l'activité d'un plasma témoin).

Les valeurs normales de la fraction C3 du complément varient légèrement en fonction de l'âge et


du sexe: elles sont globalement comprises entre 0,50 et 1 g/l.

Le taux usuel de C4 est de 0,2 à 0,4 g/l.

Comment est interprété le résultat?


Des augmentations des taux de C3, C4 et/ou CH50 ou "hypercomplémentémies", reflètent le
plus souvent une inflammation. Elles sont observées au cours de la plupart des maladies
infectieuses ou des maladies de système, variétés de maladies auto-immunes.

Des diminutions du taux habituel en complément ou "hypocomplémentémies", peuvent


correspondre, soit à des déficits congénitaux (depuis la naissance) favorisant très souvent le
développement de maladie auto-immune (comme le "lupus érythémateux disséminé"), soit à un
déficit acquis secondairement.

Charge virale de l' hépatite B [ADN du virus


de l'hépatite B (VHB)]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert cette analyse?


L'ADN du VHB est un des principal matériel génétique du virus de l'hépatite B (VHB). Il peut
être recherché et dosé (on parle alors de charge virale) dans le sang des patients ayant une hépatite
B par une technique de biologie moléculaire.

La technique la plus couramment utilisée est une technique dite "d'amplification génique"
dénommée PCR (Polymerase Chain Reaction ou réaction de polymérisation en chaîne).
La recherche de l'ADN du VHB est utile pour apprécier la réplication virale (multiplication du
VHB), c'est-à-dire le niveau d'activité d'une hépatite B (maladie active ou peu active).

Quelles sont les valeurs normales?


En l'absence d'infection par le VHB, il n'y a pas d'ADN du VHB dans le sang.

Comment est interprété le résultat?


La détection d'ADN viral B dans le sang des patients infectés par le VHB signifie que le virus se
multiplie et donc que l'hépatite est active.

A l'inverse, un patient qui fait une hépatite chronique (c'est-à-dire chez qui l'antigène HBs est
toujours détectable après 6 mois d'évolution), qui a également des anticorps anti-HBe mais qui n'a
pas d'ADN VHB détectable peut être identifié "porteur asymptomatique" (le virus reste présent
dans son organisme, mais il ne présente aucun symptôme et la maladie n'évolue pas).

Charge virale de l'hépatite C [ARN du virus


de l'hépatite C (VHC)]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

En quoi consiste cette analyse?


L'ARN, matériel génétique du VHC peut être recherché et dosé (on parle alors de charge virale)
dans le sang des patients ayant une hépatite C par une technique de biologie moléculaire qui
permet de détecter de toutes petites quantités de matériel génétique viral.

La technique la plus couramment utilisée est une technique d'Amplification génique dénommée
PCR (Polymerase Chain Reaction ou réaction de polymérisation en chaîne).

A quoi sert cette analyse?


La recherche de l'ARN du VHC (par méthode PCR dite qualitative ) est utile au diagnostic d'une
hépatite virale C aiguë ou chronique. Elle permet aussi d'évaluer l'efficacité des traitements
antiviraux qui freine la multiplication virale, car elle évalue le niveau de réplication virale
(multiplication du virus dans les cellules du foie).

Le dosage de l'ARN viral C (par une méthode PCR dite quantitative) est aussi utile pour
déterminer la durée optimale de traitement.

Quelles sont les valeurs normales?


En l'absence d'infection par le VHC, il n'y a pas d'ARN du VHC dans le sang.
Comment est interprété le résultat?
 Au cours d'une hépatite virale C aiguë, l'ARN du VHC est détecté dès la première semaine
après la transmission de l'infection (avant l'apparition des anticorps anti-VHC) et en
permet donc le diagnostic précoce.

 La recherche de l'ARN VHC permet de confirmer le diagnostic d'hépatite C lorsque la


sérologie VHC est positive.

 La recherche de l'ARN VHC est également utile au diagnostic d'une hépatite virale C
chronique chez les personnes immunodéprimées ou hémodialysées chez lesquelles les
anticorps anti-VHC ne sont pas toujours retrouvés (leur système immunitaire est déficient
et ne produit pas correctement les anticorps).

 Il en est de même chez le nouveau-né d'une mère infectée par le VHC: en effet les
anticorps anti-VHC de la mère sont retrouvés chez le bébé pendant plusieurs mois après la
naissance et ne permettent pas de faire le diagnostic d'infection. La détection répétée
d'ARN VHC chez l'enfant est très en faveur d'une transmission de l'infection.

 Le dosage de l'ARN viral (charge virale VHC déterminée par une méthode PCR
quantitative) est utile en période pré-thérapeutique, mais il faut souligner que la sévérité de
la maladie n'est pas liée au niveau de la charge virale.

 Le résultat du dosage de l'ARN viral C permet de déterminer la durée optimale de


traitement chez les patients infectés par un virus C de génotype 1.

Charge virale HIV [ARN du virus de


l'immunodéficience humaine (VIH)]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

En quoi consiste cette analyse?


Le Virus de l'Immunodéficience Humaine ou VIH est le virus responsable du SIDA. Il en existe
deux types: VIH1 et VIH2.

L'ARN du VIH peut être recherché dans le plasma des patients infectés par ce virus. La quantité
d'ARN du VIH (ou Charge virale VIH) dosée dans le sang est le reflet de l'activité du virus, c'est-
à-dire de son niveau de multiplication dans les cellules qu'il a infectées (réplication virale) et
semble avoir un intérêt pronostique.

A quoi sert cette analyse?


Elle est utile au suivi des patients infectés par le VIH, traités ou non. Chez les patients traités, son
objectif est de vérifier l'efficacité du traitement anti-VIH (ou traitement antirétroviral) et permet de
prédire une éventuelle perte d'efficacité. Cet examen est habituellement réalisé entre une et quatre
fois par an chez les patients sous traitement antirétroviral.

Quelles sont les valeurs normales?


En l'absence d'infection par le VIH, il n'y a pas d'ARN du VIH dans le sang. L'objectif sous
traitement est d'avoir une charge virale la plus faible possible, voire une charge virale
"indétectable". Au cours du suivi des patients infectés par le VIH, une charge virale

 supérieure à 105 copies/ml (5 logs) est considérée comme élevée;

 inférieure à 104 copies/ml (4 logs) est considérée comme basse;

 inférieure à 0,3 à 0,5 logs entre deux mesures successives n'est pas considérée comme
significative.

Comment est interprété le résultat?


 Lors d'une primo-infection due au VIH, la charge virale est toujours élevée.

 Après la mise en route d'un traitement antiviral adapté, la charge virale doit baisser
considérablement en quelques jours.

 Chez les patients traités, l'absence de diminution de la charge virale, son retour à la valeur
de base ou son augmentation suggèrent l'inefficacité du traitement. Le virus peut être
devenu résistant et un changement de médicament(s) s'impose.

Chlamydiae (Sérologie)

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun.

En quoi consiste cette analyse?


La sérologie Chlamydiae consiste à rechercher la présence d'anticorps anti-Chlamydiae, témoins
d'une réaction spécifique de l'organisme contre ces bactéries et donc d'une infection à Chlamydiae.

A quoi sert cette analyse?


La sérologie spécifique Chlamydiae pneumoniae est surtout utilisée pour faire le diagnostic
d'une infection pulmonaire ou pneumopathie.

La sérologie spécifique Chlamydiae trachomatis est surtout utilisée pour le diagnostic d'une
infection génitale profonde (salpingite ou prostatite).

Quelles sont les valeurs normales?


 En l'absence d'infection, il n'y a pas d'anticorps spécifique des Chlamydiae: la sérologie est
dite négative.

 En cas d'infection à Chlamydiae, le seuil de positivité varie selon la technique utilisée et le


type de sérologie réalisé (sérologie Chlamydiae pneumoniae ou sérologie Chlamydiae
trachomatis).

Comment est interprété le résultat?


 En cas d'infection à Chlamydiae, les anticorps spécifiques apparaissent dans le sang vers le
5e jour et persistent plusieurs mois. Ainsi, la présence d'anticorps anti-Chlamydiae ne
signifie pas obligatoirement qu'il existe une infection active en cours. Elle peut aussi
témoigner d'une infection ancienne. De plus, il peut y avoir des "réactions croisées" entre
les sérologies: en cas d'infection respiratoire à C. pneumoniae, des anticorps anti-C.
trachomatis seront fréquemment retrouvés, alors qu'il n'existe pas d'infection génitale.

 L'interprétation de la sérologie nécessite toujours la comparaison des résultats sur deux


prélèvements sanguins effectués à 3 semaines d'écart: seule, une ascension significative du
taux des anticorps entre ces deux prélèvements, permet d'affirmer le diagnostic d'infection
évolutive à Chlamydiae.

Chlore (Cl-) [Ionogramme urinaire ; Sodium


(Na+) ; Potassium (K+)]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Le plus souvent, les dosages doivent être réalisés sur les urines de 24 heures. Le recueil doit alors
être complet en précisant bien le volume total des urines émises sur 24 heures ou diurèse.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent modifier le
ionogramme (traitements diurétiques pour l'hypertension artérielle ou le coeur, traitements
laxatifs, corticoïdes...).

A quoi sert cette analyse?


Le ionogramme urinaire est le dosage dans les urines des ions sodium (Na+), potassium (K+) et
chlore (Cl-) et bicarbonates (CO3). L'étude de ces ions dans les urines renseigne sur l'équilibre
hydro-électrolytique de l'organisme, c'est-à-dire l'équilibre entre l'eau et les différents ions. Cet
équilibre est essentiellement assuré par le rein, qui les filtre dans les urines. Il peut être perturbé
dans différentes circonstances, notamment en cas de maladie rénale, de vomissements importants,
de diarrhée ou de trouble de l'hydratation. Il est donc utile dans des situations médicales diverses.

Quelles sont les valeurs normales?


 Na: 50 à 220 mmol/24 heures

 K: 25 à 130 mmol/24 heures


 Cl: 50 à 220 mmol/24 heures

Ces valeurs peuvent varier légèrement d'un laboratoire à l'autre.

Comment sont interprétés les résultats?


Les variations des taux urinaires de ces différents ions renseignent essentiellement sur l'état
d'hydratation d'un individu et sur le bon fonctionnement du rein. Les résultats de ces dosages
doivent être interprétés avec ceux du ionogramme sanguin.

Ils permettent ainsi de faire le bilan des entrées et des sorties d'ions dans l'organisme. Ils mettent
en évidence les déséquilibres hydro-électrolytiques rencontrés au cours de différentes maladies,
aident à en préciser l'origine et permettent le suivi des traitements visant à les corriger.

Cholestérolémie totale [Cholestérol total]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est impératif d'effectuer le prélèvement après 12 heures de jeun, en période d'alimentation
habituelle, à distance d'une grossesse, d'une maladie aiguë (notamment une infection ou un
accident cardiaque) et en dehors de toute médication récente.

A quoi sert cette analyse?


Le cholestérol est un des principaux lipides (graisses) de l'organisme; il est essentiellement
fabriqué par le foie. L'augmentation de la concentration dans le sang du cholestérol ou
hypercholestérolémie joue un rôle majeur dans la genèse des maladies cardiovasculaires.

Le dosage du cholestérol s'intègre donc dans une démarche de prévention de ces maladies. Il
permet aussi le dépistage (souvent systématique) des différentes anomalies des taux de lipides
sanguins ou dyslipidémies et est utile à la surveillance des traitements visant à normaliser la
cholestérolémie ou traitements hypocholestérolémiants.

Quelles sont les valeurs normales?


Elles peuvent varier légèrement d'un laboratoire à l'autre.

A titre indicatif: 4,1 à 6,2 mmol/l soit 1,60 à 2,40 g/l.

Comment est interprété le résultat?


Toute élévation du taux de cholestérol dans le sang doit être contrôlée systématiquement car il
existe des variations physiologiques chez un même individu, d'un jour à l'autre.

L'hypercholestérolémie peut être, soit primaire, soit secondaire à une autre affection comme une
hypothyroïdie, un diabète, ou une cholestase.
L'élévation du taux de cholestérol dans le sang peut être familiale, mais cela n'est pas obligatoire.
Un régime alimentaire adapté associé à une activité physique régulière suffisent souvent à
normaliser la cholestérolémie.

Les diminutions anormales du taux de cholestérol ou hypocholestérolémies reflètent le plus


souvent une insuffisance hépatique; elles sont également observées au cours de différentes
maladies (hyperthyroïdies, maladie d'Addison...).

CIC [Complexes immuns circulants]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il n'est pas utile d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert ce dosage?


Les complexes immuns circulants sont des agrégats de taille variable d'immunoglobulines et
d'antigènes correspondants.

L'antigène à l'origine de la formation de ces complexes peut être de nature infectieuse, cancéreuse
ou encore un autoantigène (un composant du "soi"). La recherche de CIC est parfois demandée
dans le cadre de l'exploration diagnostique d'une maladie auto-immune.

Quelles sont les valeurs normales?


Ils sont normalement "indétectables" dans le sang.

Comment est interprété le résultat?


Des taux élevés de CIC peuvent être retrouvés dans le sang au cours de différentes maladies auto-
immunes dont ils contribuent au diagnostic: lupus érythémateux disséminé, polyarthrite
rhumatoïde, vascularites systémiques, etc.

Clairance de la créatinine

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement sanguin.

Pour le dosage urinaire, il est recommandé de boire suffisamment et de rester au repos. Thé et café
sont à éviter le jour du recueil des urines.

Penser aussi à signaler un éventuel traitement en cours par de l'aspirine, un antiulcéreux ou un


antibiotique pouvant interférer avec le dosage.
A quoi sert cette analyse?
La créatinine est un produit de dégradation de la créatine, produite par le foie et stockée dans le
muscle. Elle est filtrée par le rein. La clairance de la créatinine est actuellement un des meilleurs
marqueurs de la fonction rénale.

Comment se calcule la valeur de la clairance de la créatinine?


 La clairance de la créatinine est calculée à partir des résultats des dosages de créatinine
dans le plasma et les urines (créatinémie et créatinurie).

 Elle peut être aussi estimée à partir de la créatinémie, en connaissant l'âge et le poids du
patient (elle est alors moins précise, mais permet de s'affranchir du recueil des urines de 24
heures, souvent difficile à obtenir de manière complète et exacte). Le calcul exact de la
clairance de la créatinine est: créatinine urinaire (en µmol/l) x débit urinaire (ml/min)/
créatinine plasmatique (en µmol/l).

 La formule la plus utilisée permettant d'estimer la clairance de la créatinine, appelée


formule de Cockroft et Gault, est la suivante: Clairance de la créatinine
 Chez l'homme: [(140 - âge en années) X poids (en kgs) / créatinine plasmatique (en
µmol/l) ] X 1,23
 Chez la femme: [(140 - âge en années) X poids (en kgs) / créatinine plasmatique (en
µmol/l) ] X 1,04

Quelles sont les valeurs normales?


Les valeurs normales sont les suivantes:

 La clairance de la créatinine normale est estimée chez un adulte de 40 ans aux environs de
120 +/- 15 ml/min/1,73 m2. Puis elle diminue physiologiquement avec l'avance en âge, de
manière variable d'un individu à l'autre. Le résultat est rapporté à la surface corporelle
(1,73 m2 étant la surface corporelle d'un adulte).

 Les normes sont différentes chez l'enfant : 20 à 80 ml/min/1,73 m2 pendant les trois
premiers mois de vie, elles se rapprochent ensuite des valeurs de l'adulte vers l'âge d'un an.

Comment est interprété le résultat?


Une diminution de la clairance de la créatinine en dessous de 60 ml/min/1,73 m2 traduit
indiscutablement une insuffisance rénale. Les patients dont la clairance de la créatinine est
comprise entre 60 et 89 ml/min/1,73 m2 peuvent être considérés comme atteints de maladie rénale
chronique si et seulement si ils présentent d'autres marqueurs d'atteinte rénale persistant plus de 3
mois. Une classification a récemment été proposée (ANAES2002) pour estimer la sévérité de
l'insuffisance rénale chronique :

 Insuffisance rénale modérée: clairance de la créatinine comprise entre 30 et 59 ml/min/1,73


m2.
 Insuffisance rénale sévère: clairance de la créatinine comprise entre 15 et 29 ml/min/1,73
m2.
 Insuffisance rénale terminale: clairance de la créatinine < 15 ml/min/1,73 m2.
Un traitement par dialyse est proposé lorsqu'apparaissent les symptômes de l'insuffisance rénale
chronique, soit habituellement lorsque la clairance de la créatinine est < 10ml/min/1,73 m2 (ce
traitement est dans tous les cas mis en route dès que clairance de la créatinine < 5 ml/min/1,73
m2).

Attention, dans certains cas, l'interprétation de la clairance de la créatinine estimée par la formule
de Cockroft et Gault est difficile, notamment chez les patients sévèrement dénutris ou obèses, et
en cas d'augmentation ou de diminution importante de la masse musculaire (traitement par
corticoïdes au long cours, maladies musculaires, amputations).

Cobalamine [Vitamine B12]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert le dosages?


La vitamine B12 est une vitamine indispensable au maintien d'une hématopoïèse normale. Elle est
apportée par l'alimentation (foie, oeuf, viandes, lait, poissons, crustacés essentiellement). Elle se
lie à une substance (dénommée "facteur intrinsèque" et produite au niveau de l'estomac) pour être
absorbée par le tube digestif (iléon).

Ce dosage sert à mettre en évidence une carence pouvant être à l'origine d'une anémie et d'une
macrocytose.

Quelles sont les valeurs normales?


160 à 800 ng/l (ou pg/ml)

Comment est interprété le résultat?


Une diminution du taux traduit une carence en vitamine B12 dont l'origine est essentiellement
digestive.

Un déficit d'apport se rencontre parfois chez les sujets végétariens stricts, mais les carences sont le
plus souvent secondaires à un trouble de l'absorption au cours de pathologies de l'iléon (maladie
de Crohn, diverticules, maladie coeliaque étendue...) ou de l'estomac (gastrite, maladie de
Biermer...).

Une carence en vitamine B12 se manifeste essentiellement par une anémie, qui entraîne pâleur et
fatigue.

Cocaïne : recherche de cocaïne dans les urines


Quelles sont les précautions particulières à prendre?
Un échantillon d'urines est recueilli dans un flacon en plastique, ou dans trois flacons s'il s'agit
d'un contexte médicolégal. Pas de précautions particulières.

A quoi sert cette analyse?


La cocaïne est extraite à partir des feuilles de plantes poussant principalement sur les hauts
plateaux Andins d'Amérique du sud dont l'arbuste coca.

La cocaïne base ou "crack" se présente sous la forme d'une galette solide qui est séparée en
"cailloux" ou "roches" d'aspect dur et blanchâtre. Elle est consommée par inhalation à partir de
pipes à eau après vaporisation autour de 90°C, ou à partir de cigarettes après mélange à du
cannabis.

Le "chlorydrate de cocaïne" (ice ou neige) est une poudre blanche utilisée par les toxicomanes
sous forme de "sniff".

Les principaux effets recherchés sont une hyperactivité intellectuelle et un sentiment d'euphorie.
Mais la toxicité de la cocaïne est très importante, touchant presque tous les organes (peau,
poumons, foie, intestin, coeur..).

La recherche de cocaïne dans les urines permet le dépistage d'une toxicomanie à ce produit.

Quelles sont les résultats normaux?


En l'absence de consommation de cocaïne, les urines ne contiennent pas de produits cocaïniques.

Comment est interprété le résultat?


En cas de consommation de "chlorydrate de cocaïne", les produits détectés dans les urines sont la
"benzoylecgonine" et l'"ecgonine méthylester". En cas d'intoxication au crack, le produit détecté
est l'"anhydroecgonine méthylester". La durée de détection dans les urines de ces produits
cocaïniques est d'environ 2 à 4 jours. Si la recherche est positive, il est impératif de confirmer le
résultat par une méthode de confirmation et de dosage.

Coefficient de saturation en fer de la


transferrine (CS) [Capacité totale de fixation
du fer par la transferrine (CFT)]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler la prise de traitements à base de sels de fer, ou de contraceptifs oraux à base
d'oestrogènes, qui peuvent augmenter la concentration de transferrine dans le sang (jusqu'à 30 %)
et modifier les paramètres CFT et CS. Toutefois, les contraceptifs récents minidosés ont peu
d'effets.

A quoi servent ces paramètres?


La transferrine est la protéine de transport du fer assurant les échanges entre les différents tissus de
l'organisme. La capacité totale de fixation du fer par la transferrine et la saturation en fer de la
transferrine sont calculées à partir des résultats des dosages du fer et de la transferrine.

 CFT = Transferrine x 25

 CS = Fer / CFT

Ce sont des marqueurs du métabolisme du fer qui permettent l'exploration de certaines formes
d'anémies.

La détermination du CS est particulièrement recommandée chez les jeunes enfants et chez les
personnes âgées pour évaluer les réserves en fer et suivre un traitement par sels de fer.

Quelles sont les valeurs normales?


Capacité totale de fixation de la transferrine: 50 à 70 µmol/l.

Coefficient de saturation:

chez l'homme: 0,20 à 0,40 (ou 20 à 40 %);

chez la femme: 0,15 à 0,35 (ou 15 à 35 %).

Comment est interprété le résultat?


La transferrine est un marqueur de carence en fer plus précoce que le fer lui-même. L'épuisement
progressif des réserves en fer entraîne une augmentation de la fabrication par le foie de
transferrine (détectable avant l'apparition de l'anémie): la CFT est alors augmentée et le CS
diminué. Un CS inférieur à 0,15 traduit une carence.

A l'inverse, une diminution du taux sanguin de transferrine est observée au cours des états de
surcharge en fer, comme dans l'hémochromatose (génétique) ou en cas d'hépatite avec destruction
des cellules du foie; la CFT est alors diminuée et le CS augmenté. Un CS supérieur à 0,65 est un
très bon marqueur d'orientation pour le diagnostic d'hémochromatose génétique.

Complexes immuns circulants [CIC]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il n'est pas utile d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert ce dosage?


Les complexes immuns circulants sont des agrégats de taille variable d'immunoglobulines et
d'antigènes correspondants.

L'antigène à l'origine de la formation de ces complexes peut être de nature infectieuse, cancéreuse
ou encore un autoantigène (un composant du "soi"). La recherche de CIC est parfois demandée
dans le cadre de l'exploration diagnostique d'une maladie auto-immune.

Quelles sont les valeurs normales?


Ils sont normalement "indétectables" dans le sang.

Comment est interprété le résultat?


Des taux élevés de CIC peuvent être retrouvés dans le sang au cours de différentes maladies auto-
immunes dont ils contribuent au diagnostic: lupus érythémateux disséminé, polyarthrite
rhumatoïde, vascularites systémiques, etc.

Coombs (direct et indirect) [Test de Coombs


direct et indirect]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert le dosage?


Le test de Coombs direct recherche la présence d'éventuels anticorps fixés sur les globules rouges,
susceptibles d'entraîner leur destruction (hémolyse). Ce test est utile pour comprendre l'origine
d'une anémie.

Le test de Coombs indirect permet de mettre en évidence ces mêmes anticorps antiglobules
rouges, non plus fixés sur les globules rouges, mais présents dans le sérum.

Quelles sont les valeurs normales?


Ces deux tests sont normalement négatifs. Normalement, il n'y a pas d'anticorps dirigés contre les
globules rouges dans le sang.

Comment est interprété le résultat?


Un test de Coombs direct positif permet de porter le diagnostic d'anémie hémolytique auto-
immune: les globules rouges sont détruits pas des anticorps fabriqués par le sujet lui-même et
dirigés contre ses propres globules rouges.

Un test de Coombs indirect positif signifie que le sujet s'est immunisé contre certains antigènes
(qu'il n'a pas reconnu comme étant les siens); il a donc développé des anticorps présents à la
surface de globules rouges. Le plus souvent, cette réaction se produit à la suite d'une transfusion
sanguine ou d'un accouchement, au cours duquel un peu de sang du bébé est passé chez la mère.

Coproculture

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Les selles sont recueillies dans un pot stérile (fourni par le laboratoire), de préférence, au
laboratoire (ou bien elles doivent y être acheminées très rapidement).

Toute prise d'antibiotique doit être signalée car elle empêche de retrouver les bactéries qui
pourraient être responsables de l'infection.

En quoi consiste cette analyse?


La coproculture recherche la présence de certaines bactéries dans les selles.

L'examen consiste à observer une parcelle de selles au microscope, notamment à la recherche de


globules blancs témoignant de la réaction de défense de l'organisme en cas d'infection et de
germes (bactéries, levures, champignons ou parasites), puis à mettre en culture un échantillon de la
selle pour isoler éventuellement, le germe responsable.

A quoi sert cette analyse?


Cet examen est justifié en cas de diarrhée, en particulier si elle s'accompagne de fièvre et si les
selles sont sanglantes et/ou glaireuses. La coproculture "standard" chez l'adulte permet de
retrouver la présence de quelques germes pathogènes comme Escherichia coli, salmonelles,
shigelles, campylobacter, etc. Si une telle bactérie est identifiée, un antibiogramme est alors
réalisé.

Quelles sont les valeurs normales?


La flore digestive normale est composée d'environ 50 à 70 % de bactéries dites "Gram moins"
(c'est-à-dire qui ne se colorent pas par le colorant de Gram) et d'environ 30 à 50 % de bactéries
"Gram plus" (colorées par ce même colorant).

Il n'y a normalement pas de globules blancs (leucocytes) ou de globules rouges (hématies) dans les
selles normales. Il ne doit pas non plus y avoir de bactéries pathogènes.

Comment est interprété le résultat?


Un déséquilibre de la flore normale, la présence de globules blancs et/ou de globules rouges et
surtout l'observation et l'identification d'un germe pathogène permettent de penser que l'infection
est à l'origine de la diarrhée. La réalisation d'un antibiogramme sur cette bactérie permet de
prévoir quels seront les traitements actifs.
Si la coproculture est négative (aucune bactérie pathogène n'est retrouvée), cela signifie que
l'origine de la diarrhée n'est pas infectieuse ou qu'il s'agit d'une diarrhée infectieuse due à un virus,
à un parasite, ou à une bactérie qui n'ont pas été spécifiquement recherchés lors de cet examen.

Certaines recherches de bactéries spécifiques doivent en effet être spécifiées par le médecin sur
l'ordonnance (par exemple, recherche de "Yersinia" ou de "Vibrio cholerae", agent responsable de
choléra, en particulier en cas de diarrhée au retour d'un voyage).

Corps cétoniques [Acétone ; cétonémie ;


cétonurie]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Aucune.

A quoi servent ces dosages?


L'acétone et, plus généralement, les corps cétoniques sont des produits normaux du métabolisme
des graisses.

Leur rôle est d'intervenir pour libérer de l'énergie lorsque les réserves en sucres sont insuffisantes,
notamment en période de jeûne.

Leur dosage dans le sang ou les urines est utilisé pour aider au diagnostic d'une complication
pouvant survenir chez des personnes diabétiques, le coma "acidocétosique".

Quelles sont les valeurs normales?


Elles varient selon la technique utilisée et l'état de jeûne.

A titre indicatif: Acétonémie (taux d'acétone dans le sang total) < 0,85 mmol/l; cétonurie < 2
mmol/24 heures.

Comment est interprété le résultat?


Une augmentation du taux des corps cétoniques dans le sang ou hypercétonémie est
physiologiquement normale en période de jeûne. Si elle est accompagnée d'une augmentation de la
glycémie et, éventuellement, d'une augmentation de la cétonurie (taux de corps cétoniques dans
les urines), elle permet le diagnostic de coma acidocétosique chez un sujet diabétique.

Une hypocétonémie est toujours pathologique et évoque des troubles du métabolisme des sucres.

Corticostimuline [ACTH ;
adrenocorticotrophin hormone]
Quelles sont les précautions particulières à prendre?
Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

Le prélèvement doit être effectué à des heures bien précises, généralement le matin à 8 heures
et/ou le soir entre 16 et 20 heures, car le taux d'ACTH varie au cours de la journée: il est
maximum vers 6 heures du matin et bas le soir.

Penser à signaler un éventuel traitement en cours par des corticoïdes pouvant influencer le taux
d'ACTH dans le sang.

En quoi consiste ce dosage?


L'ACTH est une hormone fabriquée par l'hypophyse. Elle agir sur les glandes surrénales et
participe à la régulation du taux de cortisol dans le sang.

A quoi sert ce dosage?


La concentration d'ACTH sanguine est un paramètre sensible pour dépister les maladies
hormonales liées à une anomalie de sécrétion des surrénales.

Quelles sont les valeurs normales?


A 8 heures le matin: 5 à 50 ng/l; le soir: < 30 ng/l.

Comment est interprété le résultat?


Les taux sanguins d'ACTH s'interprètent conjointement à ceux de cortisol, l'hormone produite par
les glandes surrénales.

Une diminution du taux d'ACTH est observée en cas d'hyperfonctionnement de la glande


surrénale se traduisant par un taux de cortisol élevé. Cette maladie appelée syndrome de Cushing
est en premier lieu caractérisée par une obésité particulière (notamment du visage, de la nuque et
du tronc). Ce syndrome peut avoir différentes origines.

Une élévation du taux d'ACTH s'observe en cas d'insuffisance surrénale, qu'elle soit liée à une
maladie spécifique des surrénales (on l'appelle maladie d'Addison) ou secondaire (dûe à un trouble
de l'hypophyse).

Enfin, l'ACTH est habituellement élevée au cours de certaines "hyperandrogénies" (avec signes de
"virilisation" chez la femme) dues à un trouble métabolique des glandes surrénales.

Cortisol [Cortisolémie]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.
Le prélèvement doit être effectué à des heures bien précises, généralement le matin à 8 heures et
l'après-midi à 16 heures, car le taux de cortisol varie au cours de la journée: il est maximum vers 8
heures du matin, il diminue dans la journée et il est bas le soir. Il faut éviter tout effort ou stress
avant le prélèvement car le taux de cortisol y est sensible.

Penser à signaler un éventuel traitement en cours par des corticoïdes ou par des pilules
contraceptives contenant des oestrogènes pouvant interférer avec le dosage.

A quoi sert ce dosage?


Le cortisol est le principal corticoïde ou corticostéroïde circulant dans le sang. Ces corticoïdes sont
les hormones produites par les glandes surrénales. Elles interviennent dans de nombreux
métabolismes (notamment sur l'équilibre des sucres ou glucides, dans le sang).

Son dosage est utilisé pour dépister les maladies hormonales liées à une anomalie de sécrétion des
surrénales.

Quelles sont les valeurs normales?


A 8 heures le matin: 70 à 250 ng/ml;

A 16 heures: 30 à 90 ng/ml.

Comment est interprété le résultat?


Une augmentation du taux de cortisol traduit un hyperfonctionnement de la glande surrénale ou
"hypercorticisme" encore appelé syndrome de Cushing. Ce syndrome est caractérisé par une
obésité, touchant plus particulièrement le visage, la nuque et le tronc. Il peut être dû à une tumeur
bénigne ou maligne des surrénales sécrétant du cortisol, ou bien à une insuffisance de
fonctionnement de l'hypophyse.

Une diminution du taux de cortisol s'observe en cas d'insuffisance surrénale, qu'elle soit
primitive (on l'appelle maladie d'Addison) ou secondaire (due à un trouble de l'hypophyse).

Toutefois, d'autres tests sont nécessaires au diagnostic d'insuffisance surrénale, car le cortisol peut
aussi être abaissé dans d'autres circonstances (notamment chez des sujets alités depuis longtemps),
sans pour cela qu'il s'agisse d'une véritable insuffisance surrénale.

Cotinine

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Aucune.

A quoi sert cette analyse?


La cotinine est un dérivé de la nicotine, substance présente dans la feuille de tabac.
Après inhalation, la nicotine est transformée dans l'organisme, en partie en cotinine, qui passe
dans les urines. Le dosage urinaire de cotinine est utilisé (rarement) pour mettre en évidence une
inhalation passive de tabac.

Quelles sont les valeurs normales?


Non-fumeurs: 500 ng/ml

Fumeurs: > 800 ng/ml.

Comment est interprété le résultat?


La nicotine inhalée, ingérée (gommes ou chewing-gum à la nicotine) ou absorbée par la peau
(patchs à la nicotine) est retrouvée en grande quantité dans les urines sous forme de cotinine (taux
de 800 à 3000 ng/ml habituellement retrouvés chez les fumeurs). La cotinine est encore présente
dans les urines 20 à 36 heures après la dernière cigarette.

Des taux urinaires de 10 à 50 ng/ml ont été retrouvés chez des enfants souffrant de maladies
respiratoires et vivant dans un environnement familial tabagique.

Créatine kinase (CK) [Créatine


phosphoskinase (CPK)]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun.

Il est recommandé de ne pas pratiquer d'exercice musculaire dans les 3 jours précédant le dosage.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent modifier la
concentration de CK dans le sang (traitements neuroleptiques).

A quoi sert ce dosage?


La créatine kinase est l'enzyme essentielle du métabolisme du muscle. Elle existe dans l'organisme
sous plusieurs formes dont une dénommée CK-MB est plus spécifique du muscle cardiaque.

 Le dosage de la CK dans le sang est utilisé dans l'exploration des atteintes musculaires.

 Le dosage de la CK associé à la CK-MB sert au diagnostic et au suivi des atteintes


cardiaques, en particulier de l'infarctus du myocarde. L'élévation de la CK dans le sang fait
d'ailleurs partie des critères diagnostiques de l'infarctus du myocarde.

Quelles sont les valeurs normales?


CK: 20 à 100 UI/l chez la femme; 20 à 200 UI/l chez l'homme.
CK-MB: < 6 % de l'activité CK totale ou < 25 UI/l.

Comment est interprété le résultat?


Une augmentation de la CK dans le sang est observée au cours des activités physiques qui
sollicitent le muscle, et des atteintes musculaires: chocs traumatiques et/ou chutes, myopathies,
brûlures étendues, certains cancers. L'augmentation de la CK-MB reflète une atteinte du muscle
cardiaque, et est observée au cours des interventions chirurgicales sur le coeur, et en cas
d'infarctus du myocarde.

Au cours de l'infarctus, le taux de CK-MB augmente dans le sang, s'élève 2 à 6 heures après le
début de la douleur, est maximum environ 20 heures plus tard et revient à la normale en 48 à 72
heures. Le suivi de ce taux est un excellent marqueur pour apprécier l'évolution de l'infarctus et
l'efficacité des traitements.

Créatinine [Créatinine plasmatique ou


créatininémie, créatinine urinaire ou
créatininurie]

Quelles sont précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement sanguin, mais le jeûne doit être modéré (petit-
déjeuner léger, sans sucre, ni matière grasse).

Pour le dosage dans les urines, il est recommandé de boire suffisamment et de rester au repos. Thé
et café sont à éviter le jour du recueil des urines.

A quoi sert le dosage?


La créatinine est un produit de dégradation de la créatine, substance protéique, fabriquée par le
foie et stockée dans le muscle. Elle est ensuite filtrée puis éliminée par le rein.

Son dosage dans le sang et/ou dans les urines est le marqueur actuellement le plus utilisé pour
évaluer la fonction rénale.

Quelles sont les valeurs normales?


Dans le sang:

50 à 100 µmol/l chez la femme adulte, soit 5,6 à 11,3 mg/l;

65 à 120 µmol/l chez l'homme adulte, soit 7,36 à 13,6 mg/l.

Dans les urines:

8 à 16 mmol/24 heures chez la femme;


9 à 18 mmol/24 heures chez l'homme.

Comment est interprété le résultat?


La concentration de la créatinine dans le sang varie physiologiquement avec l'apport alimentaire et
avec la masse musculaire et donc en fonction de l'exercice musculaire. Son élévation traduit une
insuffisance rénale, aiguë ou chronique.

Le dosage de la créatinine dans les urines est surtout utile au calcul de la clairance de la créatinine
(voir fiche spécifique) qui est un meilleur marqueur de la fonction rénale que le taux de créatinine
dans le sang.

Le rapport créatinine urinaire/créatinine sanguine aide aussi au diagnostic de la cause de


l'insuffisance rénale, qui peut être soit, organique (elle atteint l'organe lui-même), soit
fonctionnelle (la fonction d'élimination du rein est anormale).

Crosslaps du collagène [Télopeptides


;Télopeptide C terminal du collagène de type
I (CTx) ; Télopeptide N terminal du collagène
de type I (NTx)]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Le prélèvement sanguin doit être effectué à heure fixe, le matin, à jeun, de préférence entre 8 h et
10 h, car il existe des variations des taux au cours de la journée.

Pour les urines, il n'existe pas de consensus: le dosage peut être réalisé sur les urines de 24 heures,
sur les premières ou les deuxièmes urines du matin, à jeun. La prise d'alcool, de tabac ou de
caféine est déconseillée car elle entraîne une diminution du taux de ces marqueurs.

Pensez à signaler la prise éventuelle d'un traitement par oestrogènes, corticoïdes ou


biphosphonates.

A quoi sert ce dosage?


Les télopeptides sont de petites protéines libérées lors de la dégradation du collagène osseux. Ce
sont de bons marqueurs de résorption osseuse. Leur concentration dans le sang ou les urines est un
reflet direct de la perte osseuse observée essentiellement chez les femmes en période de
ménopause (ostéoporose) et chez les patients traités par corticoïdes au long cours.

Quelles sont les valeurs normales?


Elles peuvent varier selon les laboratoires.

A titre indicatif, les valeurs normales de CTx dans le sang chez les femmes non ménopausées sont
< 0,50 ng/ml.
Les valeurs urinaires s'interprètent en fonction de la créatininurie: normales < 500 microg/mmol
de créatinine.

Les valeurs normales de NTx dans les urines sont comprises entre 40 et 60 nmol/mmol de
créatinine.

Comment est interprété le résultat?


Une concentration élevée de télopeptides du collagène de type I dans le sang ou les urines est un
argument fort d'augmentation du remodelage osseux et permet de prédire une perte osseuse rapide
et un risque augmenté de fracture.

Inversement, une diminution de plus de 30% du taux de Cross-laps dans le sang après 3 mois de
traitement témoigne de l'efficacité thérapeutique.

Cross-links [Désoxypyridinoline (DPD) ;


pyridinoline (PYR)]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Les premières ou les deuxièmes urines du matin sont recueillies, de préférence entre 8 h et 10 h,
car il existe des variations des taux au cours de la journée. Il est inutile d'être à jeun.

Pensez à signaler la prise éventuelle d'un traitement par oestrogènes, corticoïdes ou


biphosphonates.

A quoi sert ce dosage?


En cas de prescription de "cross-links", les pyridinoline (Pyr) et désoxypyridinoline (DpD) sont
dosés conjointement; ailleurs, leur dosage peut être demandé séparément.

Pyr et DpD sont d'excellents marqueurs de la résorption osseuse. Leur concentration dans les
urines est un reflet direct de la perte osseuse.

Quelles sont les valeurs normales?


Elles peuvent varier selon les laboratoires et s'interprètent toujours en fonction de la valeur de la
créatininurie.

A titre indicatif, la concentration urinaire de DpD est normalement comprise entre 2 et 6


nmol/mmol de créatinine.

Comment est interprété le résultat?


Une concentration élevée de Pyr ou de DpD dans les urines est un argument en faveur d'une
augmentation du remodelage osseux et permet de prédire une ostéoporose avec perte osseuse
rapide et un risque augmenté de fracture.
Ces marqueurs sont augmentés dans toutes les maladies à haut remodelage (hyperparathyroïdie,
hyperthyroïdie, maladie de Paget) et diminués dans celles à bas remodelage (hypoparathyroïdie,
hypothyroïdie, déficit en hormone de croissance).

La DpD est plus particulièrement utilisée pour reconnaître les femmes à risque élevé de perte
osseuse après la ménopause. Le résultat de ce dosage contribue à décider de la mise en route d'un
traitement pour ralentir cette perte osseuse. Des dosages répétés permettent ensuite de suivre l'effet
du traitement, une diminution du taux reflétant son efficacité.

CRP [Protéine C Réactive]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert ce dosage?


La C-réactive protéine (CRP), petite protéine fabriquée par le foie, est un excellent marqueur de
l'inflammation aiguë.

Son dosage dans le sang est donc utilisé pour mettre en évidence une inflammation.

Quelles sont les valeurs normales?


< ou égal à 5 mg/l.

Comment est interprété le résultat?


La CRP est le marqueur le plus sensible et le plus fiable d'une inflammation. Sa concentration
dans le sang s'élève considérablement en quelques heures (jusqu'à 300-400 mg/l) lors d'un
processus inflammatoire sévère et elle décroît rapidement à l'arrêt de ce processus.

 Elle permet ainsi la détection des poussées inflammatoires de maladies organiques comme
le lupus érythémateux systémique; elle permet aussi d'évaluer l'activité d'une maladie
comme la maladie de Crohn ou la polyarthrite rhumatoïde. Son taux est en effet corrélé à
l'activité de ces maladies dont elle permet de suivre l'évolution.

 Enfin, son élévation permet le diagnostic précoce des infections bactériennes néonatales et
des complications infectieuses après une intervention chirurgicale.

 L'évolution de son taux permet aussi d'apprécier l'efficacité d'un traitement antibiotique.
Après 24 à 48 heures de traitement antibiotique efficace, son taux doit diminuer. S'il ne
diminue pas, cela signifie que le traitement n'est pas efficace.

 Cryoglobuline

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Le prélèvement sanguin doit être effectué à une température la plus proche de 37°C.
 Idéalement, il faudrait disposer d'une pièce chauffée à 37°C; sinon, il est recommandé de
faire le prélèvement près d'un radiateur et de placer immédiatement le tube dans un pot
d'eau chauffée à 37°C.
 A quoi sert cette analyse?
 Les cryoglobulines sont des immunoglobulines qui se solidifient ou se gélifient à froid et
se redissolvent à la chaleur de façon réversible.
 Leur recherche est utile au diagnostic de certaines maladies auto-immunes ou de certaines
maladies du sang.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Il ne doit pas y avoir de cryoglobulines dans le sang. Lorsqu'une cryoglobuline est
détectée, elle doit être typée (il en existe 3 types différents numérotés I, II ou III) et dosée.
Le résultat est alors donné g/l.
 Comment est interprété le résultat?
 Les cryoglobulines sont retrouvées dans le sang de manière transitoire au cours de
nombreuses maladies infectieuses (hépatite virale C, syphilis, paludisme).
 Elles sont aussi présentes au cours de certaines maladies auto-immunes (lupus
érythémateux disséminé, syndrome de Sjögren, péri-artérite noueuse) ou d'hémopathies.
Leur présence contribue au diagnostic et à la surveillance de ces maladies.

CS (Coefficient de saturation en fer de la


transferrine) [Capacité totale de fixation du
fer par la transferrine (CFT)]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler la prise de traitements à base de sels de fer, ou de contraceptifs oraux à base
d'oestrogènes, qui peuvent augmenter la concentration de transferrine dans le sang (jusqu'à 30 %)
et modifier les paramètres CFT et CS. Toutefois, les contraceptifs récents minidosés ont peu
d'effets.

A quoi servent ces paramètres?


La transferrine est la protéine de transport du fer assurant les échanges entre les différents tissus de
l'organisme. La capacité totale de fixation du fer par la transferrine et la saturation en fer de la
transferrine sont calculées à partir des résultats des dosages du fer et de la transferrine.

 CFT = Transferrine x 25

 CS = Fer / CFT

Ce sont des marqueurs du métabolisme du fer qui permettent l'exploration de certaines formes
d'anémies. La détermination du CS est particulièrement recommandée chez les jeunes enfants et
chez les personnes âgées pour évaluer les réserves en fer et suivre un traitement par sels de fer.
Quelles sont les valeurs normales?
Capacité totale de fixation de la transferrine: 50 à 70 µmol/l.

Coefficient de saturation:

chez l'homme: 0,20 à 0,40 (ou 20 à 40 %);

chez la femme: 0,15 à 0,35 (ou 15 à 35 %).

Comment est interprété le résultat?


La transferrine est un marqueur de carence en fer plus précoce que le fer lui-même. L'épuisement
progressif des réserves en fer entraîne une augmentation de la fabrication par le foie de
transferrine (détectable avant l'apparition de l'anémie): la CFT est alors augmentée et le CS
diminué. Un CS inférieur à 0,15 traduit une carence.

A l'inverse, une diminution du taux sanguin de transferrine est observée au cours des états de
surcharge en fer, comme dans l'hémochromatose (génétique) ou en cas d'hépatite avec destruction
des cellules du foie; la CFT est alors diminuée et le CS augmenté. Un CS supérieur à 0,65 est un
très bon marqueur d'orientation pour le diagnostic d'hémochromatose génétique.

Cytologie urinaire

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable de recueillir les deuxièmes urines du matin.

Il peut être nécessaire, dans certains cas, d'effectuer un lavage de la vessie par du sérum
physiologique, injecté puis recueilli au moyen d'une sonde urinaire.

A quoi sert cette analyse?


Elle consiste à rechercher dans les urines la présence de cellules anormales, évocatrices de cancer.

La cytologie urinaire est un examen utilisé pour le dépistage des cancers des voies urinaires chez
les personnes considérées comme à haut risque, par exemple les travailleurs de l'industrie des
colorants ou une personne chez laquelle on a découvert la présence de sang dans les urines.

Elle est également utilisée pour la surveillance des patients atteints de cancer de la vessie et qui
ont été opérés.

Quelles sont les résultats normaux?


Les urines "normales" ne contiennent que de rares cellules vésicales (de la vessie) et parfois,
quelques globules blancs (moins de 10/mm3 d'urine) et quelques globules rouges (moins de
5/mm3 d'urine).
Comment est interprété le résultat?
Une cytologie urinaire anormale (présence de cellules anormales dans les urines) est observée
chez 70 à 85 % des personnes ayant un cancer des voies urinaires.

Toutefois, elle n'est pas forcément synonyme de cancer car certaines circonstances comme une
"inflammation" des voies urinaires peuvent aussi conduire à observer transitoirement des
anomalies de la cytologie urinaire.

D-Dimères (DD)

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler un éventuel traitement anticoagulant en cours par antivitamines K ou héparine.

A quoi sert cette analyse?


Le phénomène de coagulation sanguine aboutit à la formation d'un caillot dont l'extension est
physiologiquement contrôlée par un système dénommé fibrinolyse.

Dans ce système interviennent des enzymes qui en "s'attaquant" au caillot sanguin pour éviter qu'il
n'envahisse tous les vaisseaux, libèrent de petits fragments dont les D-dimères (ou produits de
dégradation de la fibrine, protéine constituant le caillot). La présence de ces D-dimères dans le
sang témoigne donc d'une activation de la fibrinolyse, secondaire à une activation de la
coagulation.

Quelles sont les valeurs normales?


Taux de D-Dimères inférieur à 500 ng/ml.

Comment est interprété le résultat?


Les personnes âgées ont souvent un taux de D-dimères dans le sang compris entre 500 et 700
ng/ml, sans signification pathologique.

Des D-dimères inférieurs à 500 ng/ml permettent d'exclure avec une quasi-certitude l'existence
d'une maladie thrombo-embolique veineuse (phlébite, embolie pulmonaire,...).

Un taux élevé de D-dimères s'observe dans diverses circonstances, notamment en cas de cancer ou
d'infection, etc.

Une élévation très importante du taux des D-dimères témoigne le plus souvent d'une thrombose ou
évoque une anomalie de la coagulation (dite, coagulopathie de consommation).

Dépistage de la trisomie 21 [HT 21]


Quelles sont les précautions particulières à prendre?
Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert ce dosage?


La trisomie 21 (ou en anglais "Down Syndrome") est la plus fréquente des anomalies génétiques.
Elle peut être dépistée au cours de la grossesse par l'échographie mais, dans près de 70 % des cas,
il n'y a pas de signes d'appel échographiques. D'où l'intérêt de rechercher d'autres marqueurs de
cette maladie.

Le test HT21 est un dosage sanguin de deux ou trois marqueurs dosés dans le sang de la mère
entre la 15e et la 18e semaine d'aménorrhée, soit de 14 semaines et 0 jours à 17 semaines et 6
jours. Il s'agit de l'HCG totale ou de sa chaîne bêta libre, de l'alpha-foetoprotéine (cf fiches
correspondantes) et/ou de l'oestriol.

L'interprétation combinée des résultats de ces dosages permet le calcul d'un risque qui, lorsqu'il est
suffisamment élevé, conduit à proposer à la femme enceinte une amniocentèse pour établir avec
certitude le diagnostic (ou non) de trisomie 21. Seuls quelques laboratoires sont habilités à réaliser
ces dosages.

Le médecin qui prescrit le test informe la patiente des caractéristiques de la maladie, des moyens
de la détecter, des possibilités thérapeutiques et des résultats susceptibles d'être obtenus au cours
de l'analyse.

Quelles sont les valeurs normales?


Les résultats sont exprimés en probabilité de risque. Le calcul prend en compte les résultats des
dosages des marqueurs sanguins, l'âge de la femme enceinte, un tabagisme actuel, le nombre de
foetus (un ou deux; aucun calcul n'est possible si la femme porte des triplés) et le terme de la
grossesse. Lorsque ce risque calculé est supérieur ou égal à 1/250, une amniocentèse est proposée.

Comment est interprété le résultat?


Le test HT 21 permet de dépister près de 80 % des trisomies 21.

Attention, un test HT21 positif ne signifie pas obligatoirement que le foetus est trisomique. Il rend
simplement compte d'un risque augmenté par rapport à la population générale: si ce risque est
supérieur à 1/250, il conduit à proposer à la femme enceinte une amniocentèse pour réaliser un
caryotype qui permettra de porter le diagnostic.

De la même façon, un test HT21 négatif (risque < 1/250) ne permet pas d'éliminer formellement le
risque de trisomie 21. Il s'agit simplement d'un outil de dépistage supplémentaire qui, combiné à
l'échographie, améliore les possibilités diagnostiques de la trisomie 21 sans risque supplémentaire
pour la femme enceinte.

Ce test modifié, comportant un nouveau dosage, celui de la PAPP-A (Protéine Plasmatique A


Associée à la grossesse) combiné à celui de la chaîne bêta libre de l'HCG pourrait à l'avenir être
proposé plus précocement, entre 11 et 13 semaines d'aménorrhée. Des études récentes suggèrent
qu'il pourrait, en association à l'échographie, être plus performant dans la détection des trisomies
21 (détection de l'anomalie dans 85 à 87 % des cas).

Désoxypyridinoline (DPD) [Cross-links ;


Pyridinoline (PYR)]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Les premières ou les deuxièmes urines du matin sont recueillies, de préférence entre 8 h et 10 h,
car il existe des variations des taux au cours de la journée. Il est inutile d'être à jeun.

Pensez à signaler la prise éventuelle d'un traitement par oestrogènes, corticoïdes ou


biphosphonates.

A quoi sert ce dosage?


En cas de prescription de "cross-links", les pyridinoline (Pyr) et désoxypyridinoline (DpD) sont
dosés conjointement; ailleurs, leur dosage peut être demandé séparément.

Pyr et DpD sont d'excellents marqueurs de la résorption osseuse. Leur concentration dans les
urines est un reflet direct de la perte osseuse.

Quelles sont les valeurs normales?


Elles peuvent varier selon les laboratoires et s'interprètent toujours en fonction de la valeur de la
créatininurie.

A titre indicatif, la concentration urinaire de DpD est normalement comprise entre 2 et 6


nmol/mmol de créatinine.

Comment est interprété le résultat?


Une concentration élevée de Pyr ou de DpD dans les urines est un argument en faveur d'une
augmentation du remodelage osseux et permet de prédire une ostéoporose avec perte osseuse
rapide et un risque augmenté de fracture.

Ces marqueurs sont augmentés dans toutes les maladies à haut remodelage (hyperparathyroïdie,
hyperthyroïdie, maladie de Paget) et diminués dans celles à bas remodelage (hypoparathyroïdie,
hypothyroïdie, déficit en hormone de croissance).

La DpD est plus particulièrement utilisée pour reconnaître les femmes à risque élevé de perte
osseuse après la ménopause. Le résultat de ce dosage contribue à décider de la mise en route d'un
traitement pour ralentir cette perte osseuse. Des dosages répétés permettent ensuite de suivre l'effet
du traitement, une diminution du taux reflétant son efficacité.
DHEA, Déhydroépiandrostérone (sulfate de)
ou SDHEA

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Aucune.

A quoi sert ce dosage?


La déhydroépiandrostérone (DHEA) est une hormone dérivée du cholestérol, essentiellement
fabriquée par les glandes surrénales et, en petite quantité, dans les gonades (ovaires et testicules).
Dans le sang, elle est en permanence transformée en sulfate de DHEA (SDHEA), dont le dosage
est plus facile à interpréter que celui de la DHEA (le SDHEA est stable plus longtemps dans le
sang et à des taux plus importants).

Cette hormone semble impliquée dans le processus de vieillissement et il a été constaté que la
concentration sanguine de SDHEA diminuait fortement à partir de l'âge de 30 ans. Toutefois, il
existe de grandes inégalités entre individus.

Un dosage unique de la SDHEA est un bon indice de la capacité de la glande surrénale à fabriquer
cette hormone et reflète bien l'évolution des taux de DHEA en fonction de l'âge. Son dosage est
indiqué avant tout traitement par DHEA.

Le principe du traitement par DHEA est de pallier le déficit progressif de cette hormone, de la
même façon que le fait le traitement hormonal de la ménopause chez les femmes de plus de 50
ans. Quelques études en ont montré les bénéfices au plan du bien-être physique et psychique et au
plan osseux, chez les femmes âgées de plus de 70 ans.

Quelles sont les valeurs normales?


Les concentrations sériques de SDHEA sont très élevées à la naissance puis s'effondrent entre 1 et
6 ans. Elles s'élèvent ensuite progressivement et culminent entre 20 et 30 ans. Les valeurs ci-
dessous sont données à titre indicatif, car elles varient avec la technique de dosage utilisée.

Age (années) Femmes (ng/ml) Hommes (ng/ml)


21-30 700-4250 1240-5500
31-40 650-4200 1000-5100
41-50 500-3750 750-4750
51-60 350-3000 700-3850
61-70 200-2150 500-2800
71-80 125-1500 400-1900

Comment est interprété le résultat?


Facteurs de variation des taux de SDHEA:

 Une activité physique régulière chez l'homme de plus de 70 ans augmente les taux de
SDHEA comparé à un sujet sédentaire.
 La consommation d'alcool augmente le taux de SDHEA, le tabagisme ne le modifie pas.
 Chez l'homme, le pourcentage de masse grasse est inversement proportionnel au taux de
SDHEA, alors que c'est le contraire chez la femme (taux de SDHEA légèrement plus
élevés chez les femmes "rondes").
 Chez les personnes âgées, les valeurs de SDHEA varient selon l'état de santé et l'état
psychologique: d'une manière générale, les taux de SDHEA sont plus élevés chez les sujets
en bonne santé tandis qu'ils diminuent chez les personnes dénutries et/ou chez les
dépressifs.
 En pratique, un taux bas voire effondré de SDHEA chez l'homme ou chez la femme
objective la carence en cette hormone et est un argument en faveur d'un traitement
substitutif par DHEA. Aucun traitement ne devrait être donné avant d'avoir montré cette
carence.
 Les études de supplémentation réalisées à ce jour ne permettent pas de recommander son
utilisation entre 50 et 70 ans. Elle devrait rester réservée aux hommes et femmes (les
études ont montré un effet bénéfique plus important chez elles) de plus de 70 ans, qui ont
un taux de SDHEA sanguin très bas et pas de contre-indication au traitement (ce traitement
est contre-indiqué chez les sujets à risque ou ayant des antécédents de cancer du sein, de
l'ovaire, de la prostate ou des testicules).
 En outre, il est recommandé d'associer au dosage de la SDHEA un dosage de testostérone,
chez l'homme et chez la femme, ainsi qu'un dosage d'oestradiol chez la femme. En effet,
une petite partie de la DHEA administrée par voie orale se transforme en hormone sexuelle
active. De fait, si ces taux sont élevés, mieux vaut, dans l'état actuel des connaissances,
rester prudent et déconseiller le traitement par DHEA.

Diagnostic rapide d'une infection à


Helicobacter pylori [Test respiratoire à l'urée
marquée]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est impératif d'être à jeun depuis la veille au soir et de ne pas avoir fumé le matin de la
réalisation de l'examen.

Un traitement par antibiotique doit impérativement être signalé pour interpréter correctement cet
examen.

En quoi consiste cette analyse?


Helicobacter pylori est une bactérie impliquée dans l'ulcère de l'estomac et du duodénum et dans
la plupart des gastrites chroniques.

Le test respiratoire à l'urée marquée est fondé sur une propriété de la bactérie qui, grâce à une
enzyme très puissante, peut transformer l'urée en ammoniac et en gaz carbonique.
Le test consiste donc à faire ingérer au patient une solution d'urée marquée au carbone radioactif.
Si la bactérie est présente, l'urée est transformée en ammoniac et gaz carbonique radio-marqué; ce
dernier passe alors dans le sang et est éliminé dans l'air expiré.

Deux prélèvements d'air sont effectués (il faut expirer fortement dans un récipient approprié): le
premier après avoir bu la moitié de la solution préparée; le second, 30 minutes après avoir bu la
seconde moitié de la préparation.

A quoi sert cette analyse?


Ce test est utilisé pour le diagnostic et la surveillance de l'infection à Helicobacter pylori, en cas
d'ulcère ou de gastrite.

Il permet surtout de vérifier 4 à 6 semaines après la fin du traitement, l'élimination de la bactérie.

Quelles sont les valeurs normales?


Elles varient selon les laboratoires et les tests utilisés.

Comment est interprété le résultat?


 Le test est considéré positif, lorsqu'il existe un enrichissement significatif de l'air expiré en
carbone radiomarqué. Le patient est considéré comme porteur d'une infection à
Helicobacter pylori. Le traitement de l'ulcère repose alors sur l'association d'un traitement
"antiulcéreux" et d'un traitement antibiotique efficace sur la bactérie Helicobacter pylori.

 Quatre à six semaines après un traitement adapté, le test doit être négatif. Il permet de
conclure à l'éradication de la bactérie, condition nécessaire pour éviter les récidives de
l'ulcère.

Dosage de la β2 microglobuline [Bêta 2


microglobuline ; microglobuline]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car de nombreux médicaments peuvent modifier
le taux de bêta-2-microglobuline dans le sang (notamment les traitements ayant des effets
secondaires néfastes pour le rein comme certains antibiotiques...).

En quoi consiste cette analyse?


La bêta-2-microglobuline est une petite protéine produite par toutes les cellules de l'organisme,
surtout les lymphocytes et les cellules cancéreuses lorsqu'elles sont présentes.
Elle joue un rôle important dans les défenses immunitaires: elle est notamment impliquée dans la
lutte contre les infections bactériennes et virales ainsi que dans la prévention contre l'apparition de
cellules cancéreuses.

A quoi sert cette analyse?


 Son dosage est surtout utilisé pour la surveillance des patients atteints de SIDA et de ceux
atteints de cancer (notamment certains "cancers du sang").

 Elle peut aussi être utilisée pour le suivi de certaines maladies auto-immunes avec
inflammation chronique (comme la polyarthrite rhumatoïde ou le lupus érythémateux
systémique).

 Son dosage est parfois utile chez les transplantés rénaux. En effet, la bêta-2-microglobuline
est une petite protéine, elle est normalement filtrée par le rein. Une altération de la fonction
de filtration du rein entraîne une augmentation des taux de bêta-2-microglobuline dans le
sang.

Quelles sont les valeurs normales?


Chez l'adulte: 0,9 à 2,5 mg/l.

Comment est interprété le résultat?


 La concentration dans le sang de bêta-2-microglobuline augmente chez les patients infectés
par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH, l'agent responsable du SIDA).

 L'augmentation des taux de bêta-2-microglobuline au cours des "cancers du sang"


impliquant une prolifération de lymphocytes reflète l'importance de la masse tumorale,
c'est-à-dire de l'activité du cancer.

 Le taux de bêta-2-microglobuline reflète aussi l'activité de certaines maladies


inflammatoires auto-immunes et aide à leur surveillance du traitement: une baisse de son
taux sanguin traduit l'efficacité thérapeutique.

 Après une transplantation rénale, la bêta-2-microglobuline diminue normalement


rapidement. La persistance d'une valeur élevée évoque la possibilité d'un rejet prochain.

 Enfin, l'élévation de la bêta-2-microglobuline est un bon marqueur de la toxicité sur le rein


de certains médicaments.

 Dosage des IgG4 [Immunoglobulines G4 ;


IgG4]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert le dosage?
 Il existe 4 sous-classes d'immunoglobulines G ou IgG. Les IgG4 sont plus particulièrement
impliquées dans l'allergie. Elles sont aussi utilisées comme marqueur de désensibilisation.
Leur dosage peut également être demandé à la recherche d'un déficit immunitaire.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Chez l'adulte, les valeurs normales sont de 180 à 980 mg/l chez l'homme et de 90 à 850
mg/l chez la femme (mais elles varient d'un laboratoire à l'autre). Au cours d'une
désensibilisation, il n'y a pas de valeurs normales car elles varient beaucoup d'un individu à
l'autre.
 Comment est interprété le résultat?
 Un taux bas évoque un déficit en IgG4 qui peut être à l'origine d'une susceptibilité
particulière aux infections. Il est souvent couplé à un autre déficit, notamment en IgG2 ou
en IgA.
 Au cours d'une désensibilisation, la concentration sanguine en IgG4 augmente
généralement après 6 mois de traitement pour atteindre une valeur maximale après environ
2 ans, parallèlement à une amélioration des symptômes.

 Dosage des protéines totales



 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.
 Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent
interférer avec certaines techniques de dosage des protéines dans le sang (antibiotiques ou
antiépileptiques).
 A quoi sert ce dosage?
 Environ une centaine de protéines sont présentes dans le plasma, la principale d'entre-elles
est l'albumine. La plupart sont fabriquées par le foie. Elles interviennent dans le transport
de différentes substances dans le sang dont les lipides (acides gras), le fer ou de nombreux
médicaments.
 Elles participent également à la coagulation du sang, aux défenses immunitaires ou au
maintien de la pression sanguine. Leur dosage est utilisé pour évaluer l'état d'hydratation,
l'état nutritionnel, le fonctionnement du foie, du rein ou différents états pathologiques tels
qu'une inflammation ou une altération des défenses immunitaires.
 Quelles sont les valeurs normales?
 65 à 80 g/l.
 Comment est interprété le résultat?
 Les diminutions de la concentration de protéines totales dans le sang ou hypoprotidémies
sont, soit dues à une carence d'apport (dénutrition), soit à un défaut de synthèse
(insuffisance hépatique), soit à une fuite anormale au niveau de la peau (brûlures
étendues), au niveau du rein (syndrome néphrotique, glomérulonéphrites). Elles peuvent
aussi refléter une hémodilution (surcharge en eau) ou une hémorragie.
 Une augmentation des protéines plasmatiques totales est observée en cas
d'hémoconcentration (par exemple en cas de "coup de chaleur", de diarrhée ou de
vomissements) ou au cours de diverses maladies comme le myélome, le lupus
érythémateux systémique etc.

Dosage du cholestérol total, des triglycérides


et du cholestérol-HDL [Aspect du sérum à
jeun]
Quelles sont les précautions particulières à prendre?
Il est impératif d'effectuer le prélèvement après 12 heures de jeun, en période d'alimentation
habituelle, à distance d'une grossesse, d'une maladie aiguë (notamment une infection ou un
accident cardiaque) et en dehors de toute médication récente.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent modifier les
concentrations de HDL-cholestérol et de LDL-cholestérol dans le sang, notamment l'insuline, la
vitamine C, les antiépileptiques, les oestroprogestatifs (contraception) et les médicaments
hypolipémiants.

En quoi consiste le bilan?


Ce bilan associe l'étude de l'aspect du sérum à jeun et les dosages respectifs du cholestérol total,
des triglycérides et du cholestérol-HDL (ce qui permet de déduire par un calcul le taux de LDL-
cholestérol).

A quoi sert ce bilan?


Ce bilan est utile pour affiner le diagnostic de dyslipidémie, lorsqu'une anomalie est détectée au
bilan lipidique de base (cholestérol total et triglycérides).

Ces analyses sont aussi demandées dans une démarche de prévention des maladies
cardiovasculaires. Elles permettent de mieux évaluer le risque cardiovasculaire d'un individu et
ainsi de décider de la mise en oeuvre d'un traitement diététique et médicamenteux visant à
normaliser les taux de lipides ou graisses dans le sang (hypolipémiant). Elles en assurent ensuite le
contrôle de l'efficacité.

Des triglycérides élevés sont également reconnus comme un facteur indépendant de risque de
maladie cardiovasculaire.

Quelles sont les valeurs normales?


Elles peuvent varier légèrement d'un laboratoire à l'autre. A titre indicatif:

 Aspect du sérum à jeun: clair

 Cholestérol total: 4,1 à 6,2 mmol/l soit 1,60 à 2,40 g/l

 Triglycérides: 0,40 à 1,40 mmol/l soit 0,35 à 1,25 g/l

 Cholestérol HDL: 0,9 à 2 mmol/l soit 0,35 à 0,75 g/l Chez l'adulte, les valeurs sont
systématiquement plus élevées chez les femmes que chez les hommes.

 Cholestérol LDL: 2,6 à 4,2 mmol/l soit 1 à 1,6 g/l.

Comment est interprété le résultat?


 Des taux sanguins élevés de cholestérol total, de triglycérides et de LDL-cholestérol sont
des facteurs majeurs de risque de maladie cardiovasculaire, notamment de maladie
coronarienne. Une alimentation riche en graisses favorise l'augmentation du taux de
cholestérol dans le sang.

 La baisse du HDL-cholestérol, également considérée comme un facteur de risque de


maladie cardiovasculaire, est souvent observée au cours de certaines dyslipidémies, dans le
diabète sucré et chez les obèses.

 A l'inverse, une élévation de taux de HDL-cholestérol semble être un facteur de protection


contre les maladies cardiovasculaires.

 Le taux de triglycérides dans le sang varie avec l'âge et le sexe (il augmente avec l'âge et
est plus élevé chez l'homme après l'âge de 20 ans). Il augmente au cours de la grossesse et
varie d'un jour à l'autre chez un même individu. Une alimentation riche en sucres, la
consommation de boissons alcoolisées et l'excès de poids favorisent l'augmentation des
triglycérides (l'alcoolisme chronique s'accompagne généralement d'une augmentation des
triglycérides dans le sang).

 Durée de vie des globules rouges



 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Ce test est rarement demandé et il est réalisé uniquement dans des laboratoires spécialisés
(laboratoires de médecine nucléaire), sur rendez-vous. Il ne faut, ni avoir été transfusé dans
les 3 semaines précédant l'examen, ni avoir besoin de transfusion pendant la durée de
l'épreuve.
 A quoi sert cet examen?
 Il permet de comprendre le mécanisme d'une anémie liée à une destruction excessive des
globules rouges dans le sang ou hyperhémolyse.
 Quelles sont les valeurs normales?
 La durée de vie "normale" des globules rouges (ou hématies) est en moyenne de 120 jours.
Dans les conditions du test, elle est en moyenne de 28 à 30 jours.
 Comment est interprété le résultat?
 Une diminution de la durée de vie des globules rouges est un argument supplémentaire en
faveur du diagnostic d'anémie hémolytique.

E2 [Oestradiol]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

Le prélèvement doit être effectué le matin entre 8 et 10 heures, de préférence en début de cycle
chez la femme. Il importe donc de préciser la date des dernières règles.

Penser aussi à signaler un éventuel traitement en cours car certains médicaments modifient le taux
d'oestradiol dans le sang, notamment les traitements contraceptifs oraux et certains traitements de
la ménopause.

A quoi sert ce dosage?


Les dosages d'oestradiol sont d'un grand intérêt pour apprécier le bon fonctionnement des ovaires
chez la femme. De fait, ils sont utiles à l'exploration d'une aménorrhée et/ou d'une infertilité,
participent au diagnostic de la ménopause et sont également très utilisés dans la surveillance des
procréations médicalement assistées et notamment les fécondations in vitro (FIV).

Leur dosage peut aussi aider au dépistage de certaines tumeurs (notamment des tumeurs des
testicules chez l'homme).

Quelles sont les valeurs normales?


Chez la femme

 Avant la ménopause, les valeurs varient selon la période du cycle menstruel. Elles
peuvent également varier en fonction du laboratoire et de la technique de dosage utilisée. A
titre indicatif:
o Première phase du cycle (phase folliculaire, environ 14 jours): 15 à 250 pg/ml
o Pic ovulatoire (aux environs du 14e jour du cycle): 100 à 420 pg/ml
o Deuxième phase du cycle (phase lutéale, environ 14 jours): 50 à 230 pg/ml

 A la ménopause: 5 à 30 pg/ml

Chez l'homme: 10 à 55 pg/ml.

Comment est interprété le résultat?


 Selon l'âge de la patiente et l'indication du dosage, un taux bas d'oestradiol peut évoquer la
ménopause, ou bien un déficit en oestrogènes à l'origine d'une aménorrhée et d'une
infertilité.

 Au cours d'un cycle de stimulation ovarienne en vue d'une fécondation in vitro (FIV), la
surveillance quotidienne des taux d'oestradiol permet de déterminer le meilleur moment
(lorsque le taux est au pic, c'est-à-dire le plus élevé) pour déclencher l'ovulation par des
médicaments.

 Chez l'homme, un taux élevé d'oestradiol évoque une tumeur des testicules.

ECBU [Examen cytobactériologique des


urines]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Les précautions concernent le prélèvement. Il doit être réalisé après lavage des mains et toilette
soigneuse au savon ou avec un antiseptique doux de la région vulvaire chez la femme et du méat
chez l'homme suivi d'un rinçage. Il faut éliminer le premier jet d'urines et recueillir dans un flacon
stérile (donné par le laboratoire) les urines de "milieu de jet", en évitant de toucher le bord
supérieur du récipient. Enfin, il est préférable de réaliser le prélèvement en dehors des périodes de
règles.
Un traitement par antibiotique (ou antifongique) gêne l'interprétation de cet examen et doit
impérativement être signalé.

A quoi sert cette analyse?


L'examen cytobactériologique des urines ou ECBU consiste à observer au microscope une goutte
d'urine (c'est l'examen direct) afin de rechercher la présence de globules blancs (ou leucocytes), de
globules rouges (ou hématies) et d'éventuels microbes. Puis une culture est réalisée sur milieux
appropriés pour identifier la bactérie responsable de l'infection et réaliser un antibiogramme.

L'ECBU permet de faire le diagnostic d'infection urinaire et celui de pyélonéphrite.

Quelles sont les valeurs normales?


En l'absence d'infection (ou de contamination), les urines sont normalement stériles. Elles
contiennent:

 Moins de 10 000 leucocytes/ml,

 Moins de 5 000 hématies/ml,

 Absence de germe.

Comment est interprété le résultat?


 Une infection urinaire entraîne une inflammation avec une augmentation du nombre des
leucocytes dans les urines (supérieur à 20 000/ml) et souvent des micro-saignements, se
traduisant par la présence d'hématies en nombre supérieur à 10 000

 Le diagnostic d'infection urinaire peut être posé lorsque les leucocytes sont augmentés dans les
urines et qu'une bactérie est isolée en culture (après 18 à 24 heures d'incubation à 37°C) en
nombre supérieur à 105/ml.

 La bactérie peut alors être identifiée et un antibiogramme peut être pratiqué. Ses résultats ne
seront obtenus que le lendemain (une deuxième culture est nécessaire).

 Les bactéries les plus souvent en cause sont Escherichia coli, Proteus mirabilis, Enterococcus
faecalis, Klebsiella pneumoniae, Staphylococcus epidermidis.

Attention:

 L'isolement de plusieurs bactéries en culture reflète généralement une contamination lors du


prélèvement des urines. Il est alors difficile de conclure à une infection urinaire et un prélèvement
de contrôle est généralement demandé.

 Il en est de même lorsqu'une bactérie est isolée en culture mais que le taux de leucocytes est
normal. Il ne s'agit alors le plus souvent pas d'une véritable infection urinaire.

 Une augmentation du nombre des leucocytes sans qu'aucune bactérie ne soit isolée en culture
témoigne généralement d'un traitement antibiotique en cours (ou achevé juste avant le
prélèvement).

 Electrophorèse de l'hémoglobine

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert le dosage?
 L'hémoglobine est une protéine contenue dans les globules rouges et dont la fonction
principale est d'assurer le transport d'oxygène aux tissus. L'électrophorèse de
l'hémoglobine analyse les différentes formes d'hémoglobine du sang (différentes selon les
âges).
 Quelles sont les valeurs normales?
 Chez l'adulte sain, il existe 97 à 99% d'hémoglobine A1, 1 à 3% d'hémoglobine A2 et des
traces (moins de 1%) d'hémoglobine F (F pour foetale).
 Comment est interprété le résultat?
 L'électrophorèse de l'hémoglobine permet de mettre en évidence des anomalies, soit
quantitative, soit qualitative.
 Dans le premier cas, la répartition en quantité des différentes formes d'hémoglobine est
anormale. Par exemple, une quantité insuffisance de l'hémoglobine fonctionnelle totale
circulant dans le sang est à l'origine d'une anémie.
 Dans le deuxième cas, la forme de l'hémoglobine est anormale. Le plus souvent, cette
anomalie est congénitale (à la naissance) comme une drépanocytose (liée à la présence
d'une hémoglobine S, anormale) ou une thalassémie (présence d'hémoglobine F en excès et
augmentation de l'hémoglobine A2 dans certaines formes de thalassémie).

Electrophorèse des lipoprotéines


[Lipidogramme]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est impératif d'effectuer le prélèvement à jeun (c'est-à-dire après 12 à 16 heures de jeûne) en
période d'alimentation habituelle, à distance d'une grossesse, d'une maladie aiguë (notamment une
infection ou un accident cardiaque) et en dehors de toute médication récente.

En quoi consiste cette analyse?


Cette analyse fait partie de l'exploration d'une anomalie du métabolisme des lipides (ou graisses),
réalisée en deuxième intention pour préciser une anomalie mise en évidence au bilan des lipides.

Elle apprécie la répartition des lipoprotéines dans le sang entre les différentes classes dont elle a
assuré la séparation.

A quoi sert cette analyse?


Elle permet d'observer une diminution ou une augmentation de chacune de ces classes, relative ou
absolue.
Quelles sont les valeurs normales?
 Alpha-lipoprotéines: 30 à 50 % (HDL)

 Pré-bêtalipoprotéines: 6 à 20 % (VLDL)

 Bêtalipoprotéine: 30 à 50 % (HDL)

 Chylomicrons: absence.

Comment est interprété le résultat?


L'étude de la répartition des différentes classes de lipoprotéines dans le sang permet de typer
l'anomalie lipidique détectée sur le bilan de base en: type I, IIa, IIb, III, IV, V.

Cet examen est surtout utile au diagnostic d'hyperlipoprotéinémie (augmentation des lipoprotéines
dans le sang) de type III qui correspond à une augmentation des fractions "bêta" et "pré-bêta" des
lipoprotéines.

Cette affection est importante à diagnostiquer car elle est associée à un risque de maladie
cardiovasculaire très augmenté.

Electrophorèse des protéines plasmatiques


[EPP]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable (mais non indispensable) d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert ce dosage?


L'électrophorèse des protéines est une technique qui consiste à séparer les différentes classes de
protéines du sang. Elle permet d'observer une diminution ou une augmentation relative ou absolue
de chacune de ces classes.

Comme le dosage des protéines totales, elles est utilisée pour évaluer l'état général, notamment le
bon fonctionnement du foie ou pour étudier différents états pathologiques tels qu'une
inflammation ou une altération des défenses immunitaires.

Quelles sont les valeurs normales?


Protéines Valeurs normales relatives Sous-types de protéines
et absolues
Protéines totales 65 - 80 g/l chez l'adulte
Albumine 55 - 69 % (35 - 44 g/l)
Alpha-1- 1,5 - 4 % (1 - 3 g/l) alpha-1-antitrypsine,
globulines orosomucoïde, Comment
alpha-1-antichymotrypsine
haptoglobine,
est
Alpha-2-
8 - 13 % (5 - 8 g/l)
céruléoplasmine, interprété
globulines alpha-2-macroglobuline, le résultat?
alpha-lipoprotéines.
bêta 1 : Transferrine, Les variations des
hémopèxine différentes
Betaglobulines 7 - 15 % (4 - 10 g/l)
bêtalipoprotéines, fractions de
complément C3. protéines
Ig G, Ig A, Ig M, (IgD, Ig permettent de
Gammaglobulines 9 - 18 % (5 - 12 g/l) mettre en
E).
évidence divers
syndromes, comme:

 une inflammation: augmentation des alpha-1 et alpha-2-globulines, diminution des


gammaglobulines

 une insuffisance hépatique: diminution de l'albumine et des alpha-1 et alpha-2-globulines)

 un déficit immunitaire: diminution des gammaglobulines

 un syndrome néphrotique: augmentation des alpha-2 et des bêtaglobulines, diminution de


l'albumine et des gammaglobulines.

 L'électrophorèse des protéines permet aussi de mettre en évidence l'existence d'une


"immunoglobuline monoclonale", c'est-à-dire l'augmentation d'une protéine anormalement
fabriquée au cours de différentes hémopathies, notamment du myélome.

Electrophorèse des protéines urinaires

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Mieux vaut éviter la pratique d'un exercice musculaire avant l'examen.

En quoi consiste cette analyse?


Il existe normalement une très faible élimination de protéines dans les urines (protéinurie),
provenant du plasma et des parois des voies urinaires. Le rein est chargé de les filtrer et, en
particulier de retenir les plus grosses d'entre-elles, comme l'albumine principale protéine du sang.

En cas de protéinurie pathologique (découverte de protéines dans les urines à un taux supérieur à
la normale), l'électrophorèse des protéines urinaires apprécie aussi la répartition des protéines
entre les différentes classes: albumine, alpha-globulines, bêtaglobulines ou gammaglobulines.

A quoi sert cette analyse?


L'électrophorèse des protéines urinaires fait partie du bilan d'une anomalie de fonctionnement des
reins. Elle est en particulier utile au diagnostic et au suivi du syndrome néphrotique.

Elle permet aussi de mettre en évidence l'existence d'une immunoglobuline monoclonale ou d'une
protéine de Bence-Jones, protéines anormales fabriquées au cours de différentes hémopathies
malignes.

Quelles sont les valeurs normales?


Il n'y a normalement pas (ou très peu) de protéines dans les urines (< 200 mg/24 heures et il s'agit
essentiellement d'albumine).

L'électrophorèse des protéines urinaires ne doit normalement rien retrouver.

Comment sont interprétés les résultats?


 La présence de protéines dans les urines traduit une anomalie des reins. Selon les protéines
retrouvées (identifiées grâce à l'électrophorèse) et leur quantité, il est possible de préciser
de quel type d'anomalie il s'agit (problème du filtre rénal ou bien des tubules permettant
l'excrétion des urines).

 La présence d'une immunoglobuline monoclonale ou d'une protéine de Bence-Jones est en


faveur d'un diagnostic d'hémopathie maligne.

 Enzyme lacticodeshydrogénase [LDH]



 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.
 Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent
interférer avec le dosage (traitement antipaludéen par la chloroquine par exemple).
 A quoi sert ce dosage?
 La LDH est une enzyme présente dans toutes les cellules de l'organisme.
 Toute atteinte responsable d'une cytolyse peut s'accompagner d'une élévation de la LDH
dans le sang.
 En pratique, son dosage est utilisé essentiellement pour le diagnostic et le suivi des
atteintes cardiaques, notamment au cours de l'infarctus du myocarde, et en cancérologie.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Elles dépendent de la technique utilisée.
 A titre indicatif, elles sont comprises entre 30 et 200 UI/l.
 Comment est interprété le résultat?
 Une augmentation de la LDH dans le sang reflète une cytolyse tissulaire. Elle est observée
au cours des atteintes du foie, du poumon, des muscles, mais est surtout utilisée pour le
diagnostic et le suivi d'un infarctus du myocarde (elle s'élève environ 1 jour après le début
de la douleur, est maximale au 2e jour et se normalise après le 6e jour).
 Elle est également augmentée au cours de certains cancers notamment du sang (leucémies,
lymphomes) dont elle permet la surveillance: son taux augmente en effet lorsque la
maladie évolue et s'abaisse lorsque le traitement est efficace. Toute nouvelle ascension
prédit la survenue d'une rechute.

Enzymes hépatiques
Quelles sont les précautions particulières à prendre?
Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent interférer
avec ces dosages (oestrogènes, anti-inflammatoires,...).

A quoi sert cette analyse?


Le bilan hépatique comprend le dosage de plusieurs enzymes fabriquées (au moins en partie) par
le foie:

 les transaminases (SGPT ou ALAT et SGOT ou ASAT),

 les phosphatases alcalines (PAL),

 la gammaglutamyl transpeptidase (Gamma-GT),

 la bilirubine.

Ces dosages des enzymes sont nécessaires pour le diagnostic et la surveillance de toutes les
maladies impliquant directement ou indirectement le foie, d'origine infectieuse (hépatites
virales,...), toxique (médicaments, alcool,...), traumatique, auto-immune, cancéreuse,...

Il permet de comprendre le mécanisme de l'atteinte du foie en repérant différents syndromes dont


les principaux sont l'insuffisance hépatique (ou hépatocellulaire), la cytolyse, la cholestase (avec
ou sans ictère) et l'inflammation.

Quelles sont les valeurs normales?


Elles peuvent varier légèrement d'un laboratoire à l'autre.

A titre indicatif:

ALAT, ASAT: 5 à 60 UI/l

Gamma-GT: 8 à 35 UI/l

PAL: 30 à 100 UI/l

Bilirubine totale: < 17 µmol/l (< 10 mg/l).

Comment est interprété le résultat?


Les variations des taux des différentes enzymes et protéines du foie permettant de classer les
atteintes en différents syndromes qui sont les reflets des mécanismes des maladies du foie. Par
exemple, l'augmentation des transaminases traduit une cytolyse, caractéristique des hépatites.
L'élévation de la bilirubine, des gamma-GT et des PAL reflète une cholestase et donc un trouble
de la fonction biliaire. Des dosages complémentaire montrant une diminution du TP et/ou des taux
de cholestérol dans le sang ou le taux d'albumine dans le sang évoque une insuffisance hépatique.

La normalisation de ces différents marqueurs sous traitement adapté renseigne sur l'efficacité du
traitement.

Eosinophiles [Formule leucocytaire ;


numération formule leucocytaire]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert le dosage?


Il consiste à apprécier la répartition des différents globules blancs dans le sang, ce qui est utile au
diagnostic de certaines maladies, notamment allergique, immunitaire ou infectieuse, qui
s'accompagnent d'anomalies de cette répartition (infections diverses, allergie...).

Quelles sont les valeurs normales?


Chez l'adulte:

Polynucléaires neutrophiles: 2 à 7,5 G/l (50 à 75 % des globules blancs)

Polynucléaires éosinophiles: < 0,50 G/l (< 5 % des globules blancs)

Polynucléaires basophiles: < 0,10 G/l (< 1 % des globules blancs)

Lymphocytes: 2 à 4 G/l (20 à 40 % des globules blancs)

Monocytes: < 1 G/l (< 10 % des globules blancs)

Comment est interprété le résultat?


Les anomalies de la formule sanguine s'interprètent toujours à partir des valeurs, en chiffres
absolus (et non des pourcentages). Elles peuvent être qualitatives ou quantitatives.

Les anomalies qualitatives concernent la présence dans le sang de cellules, qui ne devraient pas
s'y trouver, notamment de cellules "précurseurs" des globules blancs, normalement retrouvées
dans la moelle osseuse. Leur présence reflète le plus souvent une forte activité de la moelle à la
suite, par exemple d'une infection, ou bien peut suggérer l'existence d'une hémopathie.

Les anomalies quantitatives sont très fréquentes et variées. Par exemple, une augmentation des
polynucléaires neutrophiles s'observe essentiellement au cours des infections bactériennes. Une
augmentation des polynucléaires éosinophiles évoque une maladie allergique, ou bien une
infection par un parasite. L'augmentation des lymphocytes est très souvent observée au cours de
maladies virales; leur diminution reflète un déficit de l'immunité, etc.

EPP [Electrophorèse des protéines


plasmatiques]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable (mais non indispensable) d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert ce dosage?


L'électrophorèse des protéines est une technique qui consiste à séparer les différentes classes de
protéines du sang. Elle permet d'observer une diminution ou une augmentation relative ou absolue
de chacune de ces classes.

Comme le dosage des protéines totales, elles est utilisée pour évaluer l'état général, notamment le
bon fonctionnement du foie ou pour étudier différents états pathologiques tels qu'une
inflammation ou une altération des défenses immunitaires.

Quelles sont les valeurs normales?


Protéines Valeurs normales relatives Sous-types de protéines
et absolues
Protéines totales 65 - 80 g/l chez l'adulte
Albumine 55 - 69 % (35 - 44 g/l)
alpha-1-antitrypsine,
Alpha-1-
1,5 - 4 % (1 - 3 g/l) orosomucoïde,
globulines
alpha-1-antichymotrypsine
haptoglobine,
Alpha-2- céruléoplasmine,
8 - 13 % (5 - 8 g/l)
globulines alpha-2-macroglobuline,
alpha-lipoprotéines
bêta-1: Transferrine,
hémopèxine
Betaglobulines 7 - 15 % (4 - 10 g/l)
bêtalipoprotéines,
complément C3
Gammaglobulines 9 - 18 % (5 - 12 g/l) Ig G, Ig A, Ig M, (IgD, Ig E)

Comment est interprété le résultat?


Les variations des différentes fractions de protéines permettent de mettre en évidence divers
syndromes, comme:

 une inflammation: augmentation des alpha-1 et alpha-2-globulines, diminution des


gammaglobulines
 une insuffisance hépatique: diminution de l'albumine et des alpha-1 et alpha-2-globulines)

 un déficit immunitaire: diminution des gammaglobulines

 un syndrome néphrotique: augmentation des alpha-2 et des bêtaglobulines, diminution de


l'albumine et des gammaglobulines.

 L'électrophorèse des protéines permet aussi de mettre en évidence l'existence d'une


"immunoglobuline monoclonale", c'est-à-dire l'augmentation d'une protéine anormalement
fabriquée au cours de différentes hémopathies, notamment du myélome.

 Epreuve au D-Xylose [Test au D-Xylose]



 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Le patient doit être à jeun depuis 12 heures (possibilité de boire) et au repos strict.
 A quoi sert ce dosage?
 Le D-Xylose est un sucre simple, normalement absorbé à 70 % dans le jéjunum et éliminé
sous forme inchangée dans les urines. Sa capacité d'absorption reflète directement la
surface intestinale permettant l'absorption des aliments d'une manière générale.
 Ce test permet donc le dépistage des états de malabsorption intestinale, au niveau du
duodénum et du jéjunum, pouvant être à l'origine de carences et de diarrhées.
 Il permet aussi de différencier les malabsorptions d'origine intestinale de celles d'origine
pancréatique.
 En pratique, comment est réalisé ce dosage?
 Après vidange de la vessie, le test au D-Xylose consiste à faire absorber, chez l'adulte, 25 g
de D-Xylose dissous dans 500 ml d'eau, (chez l'enfant de moins de 30 kg, 5 g de D-xylose
dissous dans 100 à 200 ml d'eau).
 Des prélèvements sanguins sont effectués juste avant l'ingestion puis 2 heures après
(éventuellement à 1 heure après) et les urines sont recueillies pendant les 5 heures suivant
l'ingestion. Le D-Xylose est dosé dans tous ces prélèvements.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Chez l'adulte: le xylose dans les urines (xylosurie) des 5 heures est normalement
supérieur à 5 g. Le taux de xylose dans le sang (xylosémie) à la deuxième heure est
normalement compris entre 250 et 750 mg/l.
 Chez l'enfant de moins de 30 kg: le xylose dans les urines des 5 heures est normalement
supérieur à 0,80 g. Le taux de xylose dans le sang à la deuxième heure est normalement
supérieur à 200 mg/l.
 Comment est interprété le résultat?
 Une xylosurie inférieure à 4 g chez l'adulte reflète une atteinte de l'intestin grêle au niveau
du duodénum ou du jéjunum, responsable de malabsorption intestinale et de diarrhée. Cette
atteinte s'observe au cours de plusieurs maladies comme la maladie coeliaque ou les
stéatorrhées. Les valeurs dosées sont en revanche normales en cas de malabsorption
d'origine pancréatique.

 Epstein Barr Virus : sérologie EBV



 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il n'est pas nécessaire d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert cette analyse?
 Le virus d'Epstein Barr (EBV) est un virus de la famille des Herpès, virus responsable de
la mononucléose infectieuse, mais aussi de certains cancers, en particulier du naso-pharynx
ou des ganglions (lymphomes). La mononucléose infectieuse atteint le plus souvent
l'enfant de 8 à 10 ans, l'adolescent ou l'adulte jeune, mais elle peut survenir à tout âge de la
vie. Elle se manifeste généralement par une fièvre, une angine, des adénopathies
("glanglions"), souvent accompagnées d'une grande fatigue. La guérison survient en 3 à 4
semaines, mais la convalescence peut durer plus longtemps. L'EBV, responsable de cette
maladie, est transmis par la salive (on l'appelle aussi la "maladie du baiser") ou par les
relations sexuelles. Il reste présent dans les lymphocytes de l'organisme toute la vie.
L'infection peut se ré-activer au cours de la vie, en cas de déficit immunitaire.
 La sérologie EBV consiste à rechercher la présence d'anticorps anti-EBV, témoins d'une
réaction spécifique de l'organisme envers ce virus et donc d'une infection à EBV. Environ
95 % des sujets adultes ont été infectés par l'EBV et ont donc, dans leur sang, des
marqueurs "anticorps" de cette infection. Ces anticorps sont de plusieurs types: ce sont les
anti-VCA IgM, les anti-VCA IgG, les anti-EBNA IgG, et parfois, les anti-EA. La sérologie
permet de distinguer une infection récente (notamment une mononucléose infectieuse),
d'une infection ancienne. Elle permet presque toujours d'affirmer ou d'infirmer le
diagnostic de mononucléose infectieuse.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Pas d'anticorps détectable en l'absence de contact avec l'EBV = sérologie négative.
 Comment est interprété le résultat?
 En ce qui concerne la mononucléose infectieuse, les anti-VCA IgM sont toujours présents
lors de la primo-infection. Les anti-VCA IgG sont présents dès l'apparition des symptômes
de la maladie; les anti-EBNA-IgG sont retrouvés lors de la convalescence. Les IgM anti-
VCA disparaissent à la guérison, vers la 3e ou 4e semaine; les IgG anti-VCA et anti-
EBNA persistent toute la vie.
 VCA IgM +; VCA IgG -; EBNA IgG -: Primo-infection débutante probable
 VCA IgM +; VCA IgG +; EBNA IgG -: Primo-infection
 VCA IgM -; VCA IgG +; EBNA IgG +: Infection ancienne
 VCA IgM +; VCA IgG +; EBNA IgG +: Primo-infection avec EBNA IgG précoces (rare)
ou réactivation de l'infection chez un sujet immunodéprimé
 La sérologie EBV est également positive au cours de certains cancers associés à l'EBV:
certains lymphomes, le carcinome indifférencié du naso-pharynx (surtout en Chine du sud
et Afrique du nord).

Estradiol [Oestradiol]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

Le prélèvement doit être effectué le matin entre 8 et 10 heures, de préférence en début de cycle
chez la femme. Il importe donc de préciser la date des dernières règles.

Penser aussi à signaler un éventuel traitement en cours car certains médicaments modifient le taux
d'oetradiol dans le sang, notamment les traitements contraceptifs oraux et certains traitements de la
ménopause.

A quoi sert ce dosage?


Les dosages d'oestradiol sont d'un grand intérêt pour apprécier le bon fonctionnement des ovaires
chez la femme. De fait, ils sont utiles à l'exploration d'une aménorrhée et/ou d'une infertilité,
participent au diagnostic de la ménopause et sont également très utilisés dans la surveillance des
procréations médicalement assistées et notamment les fécondations in vitro (FIV).

Leur dosage peut aussi aider au dépistage de certaines tumeurs (notamment des tumeurs des
testicules chez l'homme).

Quelles sont les valeurs normales?


Chez la femme

 Avant la ménopause, les valeurs varient selon la période du cycle menstruel. Elles peuvent
également varier en fonction du laboratoire et de la technique de dosage utilisée. A titre indicatif:
o Première phase du cycle (phase folliculaire, environ 14 jours): 15 à 250 pg/ml
o Pic ovulatoire (aux environs du 14e jour du cycle): 100 à 420 pg/ml
o Deuxième phase du cycle (phase lutéale, environ 14 jours): 50 à 230 pg/ml

 A la ménopause: 5 à 30 pg/ml

Chez l'homme: 10 à 55 pg/ml.

Comment est interprété le résultat?


 Selon l'âge de la patiente et l'indication du dosage, un taux bas d'oestradiol peut évoquer la
ménopause, ou bien un déficit en oestrogènes à l'origine d'une aménorrhée et d'une infertilité.
 Au cours d'un cycle de stimulation ovarienne en vue d'une fécondation in vitro (FIV), la
surveillance quotidienne des taux d'oestradiol permet de déterminer le meilleur moment (lorsque
le taux est au pic, c'est-à-dire le plus élevé) pour déclencher l'ovulation par des médicaments.
 Chez l'homme, un taux élevé d'oestradiol évoque une tumeur des testicules.

 Ethanolémie [Alcoolémie]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 La désinfection de la peau avec des dérivés de l'alcool, de l'éther ou de l'iode est proscrite.
La prise d'aliments peut interférer avec le dosage. Mais étant donné le contexte dans lequel
une alcoolémie est faite, la personne est rarement à jeun !
 A quoi sert le dosage?
 Le dosage de l'alcoolémie évalue le niveau d'une intoxication alcoolique (dite aussi
énolique) aiguë, c'est-à-dire d'une consommation d'alcool importante et récente (depuis
moins de 5 heures), soit dans un contexte médical (perte de connaissance, agitation), soit
dans un contexte médicolégal (ébriété sur la voie publique). Si le dosage est négatif, il
permet d'orienter vers d'autres diagnostics de maladies pouvant simuler une telle
intoxication (par exemple, un état de confusion peut être lié à l'alcool ou à d'autres
maladies).
 Quelles sont les valeurs normales?
 Le taux d'alcool dans le sang est nul chez les sujets abstinents. Le seuil légal est fixé à 0,5
gramme par litre. La mort peut survenir à partir de 5 grammes par litre.
 Comment est interprété le résultat?
 La valeur mesurée est proportionnelle à la quantité d'alcool absorbée. La concentration la
plus forte est dosée environ 1 heure après l'ingestion d'alcool. L'alcool est normalement
éliminé du sang en 4 à 5 heures, mais cette élimination est parfois retardée si l'absorption
d'alcool a eu lieu au cours ou au décours d'un repas ou si elle a été associée à une prise de
sucre.

Examen bactériologique d'un prélèvement


vaginal

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Le prélèvement est effectué de préférence au laboratoire ou doit y être acheminé rapidement. Il est
recommandé de ne pas faire de toilette intime avant le prélèvement.

Il est également préférable de réaliser le prélèvement en dehors des périodes de règles.

Un traitement par antibiotique ou antifongique gêne l'interprétation de cet examen et doit


impérativement être signalé.

A quoi sert cette analyse?


L'examen d'un prélèvement vaginal permet de faire le diagnostic d'infection génitale chez la
femme (il s'agit le plus souvent d'une infection sexuellement transmissible).

 Le prélèvement est observé au microscope (c'est l'examen direct) afin de rechercher la


présence de globules blancs (ou leucocytes), de globules rouges (ou hématies) et
d'éventuels microbes.

 Puis une culture est réalisée sur milieux appropriés pour identifier une bactérie (ou un
champignon microscopique) éventuellement responsable de l'infection et réaliser un
antibiogramme.

 La recherche de certaines bactéries particulières (les chlamydiae et les mycoplasmes)


nécessite la mise en oeuvre de techniques particulières; elle est impérativement demandée
spécifiquement par le médecin au laboratoire.

Un test particulier nommé "test à la potasse" est pratiqué: il permet le diagnostic de vaginose,
affection due à la prolifération de bactéries nommées Gardnerella vaginalis et Mobilincus sp.

Quelles sont les valeurs normales?


Des bactéries sont normalement présentes dans le vagin: ce sont les lactobacilles ou flore de
Döderlein.

En cas d'infection vaginale, il existe un déséquilibre de la flore normale: le microbe responsable de


l'infection a proliféré au dépend des lactobacilles qui sont alors en nombre diminué, voire absents.
Il ne doit normalement pas y avoir de bactéries pathogènes dans le vagin (chlamydiae,
mycoplasmes, gonocoques). Il ne doit pas non plus y avoir de Trichomonas vaginalis, un parasite
responsable d'une infection nommée trichomonase.

Comment est interprété le résultat?


L'examen direct permet d'observer s'il existe un déséquilibre de la flore bactérienne normale du
vagin. Une infection vaginale entraîne une inflammation, qui se traduit par une augmentation du
nombre des leucocytes qui sont le plus souvent des polynucléaires neutrophiles.

Après culture sur milieux appropriés, peut être isolée une bactérie ou un champignon (il s'agit
généralement de Candida albicans, responsable de candidose). Les bactéries responsables
d'infection vaginale sont essentiellement Neisseria gonorrheae ou gonocoque, Gardnerella
vaginalis, les chlamydiae et les mycoplasmes. La culture nécessite 18 à 24 heures d'incubation à
37°C. La bactérie peut alors être identifiée et un antibiogramme peut être pratiqué. Ses résultats ne
sont obtenus que le lendemain car une deuxième culture est nécessaire.

Examen biologique d'un prélèvement urétral

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Le prélèvement est effectué de préférence au laboratoire ou doit y être acheminé rapidement. Un
traitement par antibiotique (ou antifongique) gêne l'interprétation de cet examen et doit
impérativement être signalé.

Comment est réalisé le prélèvement en pratique?


Il est recommandé de ne pas faire de toilette intime avant le prélèvement. Les sécrétions génitales
sont prélevées à l'aide d'un écouvillon (ressemble à un grand coton-tige).

Un prélèvement urétral peut aussi être réalisé chez la femme, conjointement à un prélèvement
vaginal, car certaines bactéries responsables d'infection génitale, notamment les chlamydiae,
peuvent être plus facilement retrouvées au niveau de l'urètre.

A quoi sert cette analyse?


L'examen d'un prélèvement urétral permet de faire le diagnostic d'infection génitale chez l'homme
(il s'agit le plus souvent d'une infection sexuellement transmissible).

Le prélèvement est observé au microscope (c'est l'examen direct) afin de rechercher la présence de
globules blancs (ou leucocytes), de globules rouges (ou hématies) et d'éventuels microbes. Puis
une culture est réalisée sur milieux appropriés pour identifier une bactérie éventuellement
responsable de l'infection et réaliser un antibiogramme.

La recherche de certaines bactéries (les chlamydiae et les mycoplasmes) nécessite la mise en


oeuvre de techniques particulières; la demande doit impérativement être précisée par le médecin
au laboratoire.
Quelles sont les valeurs normales?
Il ne doit normalement pas y avoir de bactérie pathogène au niveau de l'urètre (chlamydiae,
mycoplasmes, gonocoques...).

Comment est interprété le résultat?


Examen direct: Une infection génitale entraîne une inflammation qui se traduit par une
augmentation du nombre des leucocytes qui sont le plus souvent des polynucléaires neutrophiles,
visibles au microscope.

Après culture sur milieux appropriés, une bactérie peut être isolée. Les bactéries responsables
d'infection sont essentiellement Neisseria gonorrheae ou gonocoque, les chlamydiae et les
mycoplasmes. La culture nécessite 18 à 24 heures d'incubation à 37° C. La bactérie peut alors être
identifiée et un antibiogramme peut être pratiqué. Ses résultats ne sont obtenus que le lendemain
car une deuxième culture est nécessaire.

Examen cytobactériologique des urines


[ECBU]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Les précautions concernent le prélèvement. Il doit être réalisé après lavage des mains et toilette
soigneuse au savon ou avec un antiseptique doux de la région vulvaire chez la femme et du méat
chez l'homme suivi d'un rinçage. Il faut éliminer le premier jet d'urines et recueillir dans un flacon
stérile (donné par le laboratoire) les urines de "milieu de jet", en évitant de toucher le bord
supérieur du récipient. Enfin, il est préférable de réaliser le prélèvement en dehors des périodes de
règles.

Un traitement par antibiotique (ou antifongique) gêne l'interprétation de cet examen et doit
impérativement être signalé.

A quoi sert cette analyse?


L'examen cytobactériologique des urines ou ECBU consiste à observer au microscope une goutte
d'urine (c'est l' examen direct) afin de rechercher la présence de globules blancs (ou leucocytes),
de globules rouges (ou hématies) et d'éventuels microbes. Puis une culture est réalisée sur milieux
appropriés pour identifier la bactérie responsable de l'infection et réaliser un antibiogramme.

L'ECBU permet de faire le diagnostic d'infection urinaire et celui de pyélonéphrite.

Quelles sont les valeurs normales?


En l'absence d'infection (ou de contamination), les urines sont normalement stériles. Elles
contiennent:

 Moins de 10 000 leucocytes/ml,


 Moins de 5 000 hématies/ml,

 Absence de germe.

Comment est interprété le résultat?


 Une infection urinaire entraîne une inflammation avec une augmentation du nombre des
leucocytes dans les urines (supérieur à 20 000/ml) et souvent des micro-saignements, se
traduisant par la présence d'hématies en nombre supérieur à 10 000.

 Le diagnostic d'infection urinaire peut être posé lorsque les leucocytes sont augmentés
dans les urines et qu'une bactérie est isolée en culture (après 18 à 24 heures d'incubation à
37°C) en nombre supérieur à 105/ml.

 La bactérie peut alors être identifiée et un antibiogramme peut être pratiqué. Ses résultats
ne seront obtenus que le lendemain (une deuxième culture est nécessaire).

 Les bactéries les plus souvent en cause sont Escherichia coli, Proteus mirabilis,
Enterococcus faecalis, Klebsiella pneumoniae, Staphylococcus epidermidis.

Attention:

 L'isolement de plusieurs bactéries en culture reflète généralement une contamination lors


du prélèvement des urines. Il est alors difficile de conclure à une infection urinaire et un
prélèvement de contrôle est généralement demandé.

 Il en est de même lorsqu'une bactérie est isolée en culture mais que le taux de leucocytes
est normal. Il ne s'agit alors le plus souvent pas d'une véritable infection urinaire.

 Une augmentation du nombre des leucocytes sans qu'aucune bactérie ne soit isolée en
culture témoigne généralement d'un traitement antibiotique en cours (ou achevé juste avant
le prélèvement).

Examen du liquide articulaire

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Un traitement par antibiotique gêne l'interprétation de cet examen et doit impérativement être
signalé.

Comment est réalisé le prélèvement en pratique?


Le prélèvement du liquide articulaire par ponction articulaire est le plus souvent réalisé par le
rhumatologue.

Le prélèvement est effectué à l'aide d'une seringue au niveau de l'articulation douloureuse et elle
permet de recueillir le liquide synovial. Il doit être réalisé dans des conditions d'aseptie rigoureuse
et être acheminé rapidement au laboratoire.
Le liquide articulaire (ou synovial) est recueilli dans un flacon stérile. Le prélèvement est ensuite
réparti dans des tubes permettant de réaliser des analyses biochimique, cytologique (des cellules)
et microbiologique (recherche des bactéries).

A quoi sert cette analyse?


L'examen d'un liquide articulaire est pratiqué lorsqu'il existe un épanchement dans une
articulation. Il joue un rôle déterminant dans le diagnostic des affections articulaires. Différentes
analyses sont réalisées:

 Biochimique: dosages de protéines et de glucose ;

 Cytologique: les cellules présentes dans le liquide sont observées et comptées au


microscope et la présence de cristaux est recherchée ;

 Microbiologique: le liquide est mis en culture pour rechercher un microbe qui pourrait
être responsable d'une infection, et éventuellement, réaliser un antibiogramme.

Quelles sont les valeurs normales?


 Protéines: < 25 g/l;

 Glucose: 3,9 à 6,1 mmol/l;

 Nombre d'éléments cellulaires (globules blancs et cellules synoviales): < 200/mm3.

Comment est interprété le résultat?


L'examen du liquide articulaire permet de distinguer les liquides "inflammatoires" (caractéristique
des arthrites), des liquides dits "mécaniques", évocateurs d'arthrose ou autres affections non
inflammatoires.

 Les liquides mécaniques ont un aspect jaune pâle et une viscosité importante. Le nombre
de cellules est inférieur à 2 000/mm3. La concentration en protéines reste inférieure à 30
g/l.

 Les liquides inflammatoires ont une couleur jaune paille, sont peu visqueux et peuvent
être translucides ou troubles (le trouble évoque une origine infectieuse: on parle alors
d'arthrite septique).
o Le nombre de cellules est supérieur à 2 000/mm3, souvent compris entre 5 000 et
10 000/mm3. Ces cellules sont surtout des polynucléaires neutrophiles.
o Le taux de glucose est diminué en cas d'arthrite septique.
o La concentration en protéines est supérieure à 40 g/l.

Parmi les arthrites inflammatoire, l'analyse du liquide articulaire permet aussi de distinguer
les arthrites septiques et les arthrites microcristallines.

 Les arthrites septiques: les bactéries les plus souvent responsables d'arthrite septique sont
le staphylocoque doré, les streptocoques, les pseudomonas ou des entérobactéries (E.
coli...). Les germes sont retrouvés à la culture.
 Les arthrites microcristallines: la présence de microcristaux oriente vers ce diagnostic (la
goutte notamment).

 Cette analyse participe aussi à la surveillance de l'évolution des arthrites infectieuses sous
traitement.

 Examen parasitologique des selles



 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Cet examen doit toujours être effectué avant un examen radiologique, lavement baryté ou
transit oeso-gastro-duodénal (TOGD), qui gênerait l'observation des parasites dans les
selles. Pour la même raison, il faut supprimer trois jours avant l'examen la prise de charbon
végétal, de sels de bismuth, de sels de magnésium, de kaolin, d'huiles laxatives et de
suppositoires. Enfin, toute prise de médicament anti-parasitaire doit être signalée.
 Les selles sont recueillies dans un pot stérile (fourni par le laboratoire), de préférence, au
laboratoire (ou bien elles doivent y être acheminées très rapidement). Il peut être
nécessaire de répéter l'examen au moins trois jours de suite car l'émission des parasites
dans les selles est discontinue.
 A quoi sert cette analyse?
 L'examen parasitologique des selles recherche la présence de parasites (parasites entiers ou
leurs oeufs) dans les selles.
 Cet examen est justifié devant l'apparition de troubles digestifs de type nausées,
vomissements, douleurs abdominales ou diarrhée (mais la diarrhée n'est pas un signe
obligatoire de parasitose), en particulier au retour d'un voyage.
 En quoi consiste cette analyse?
 Un échantillon de selles est observé au microscope, puis les selles sont concentrées par
deux techniques différentes pour permettre l'observation de parasites en toute petite
quantité. Sont habituellement recherchés: les anneaux de taenia (ou vers solitaires), les
amibes et flagellés (giardia ou lamblia intestinalis) et les oeufs d'helminthes (oeufs
d'oxyure, d'ascaris, ou d'ankylostome,...).
 Quelles sont les valeurs normales?
 Il ne doit pas y avoir normalement de parasites pathogènes (taenias, amibes, flagellés,
oeufs d'helminthes).
 Il n'y a normalement, ni globules blancs (leucocytes), ni globules rouges (hématies) dans
les selles normales.
 La flore digestive normale est essentiellement composée de bactéries. La présence de
Candida (une levure) dans les selles est, en règle générale, non pathogène. De la même
façon, Blastocystis hominis est un parasite, hôte habituel de l'intestin, non pathogène.
 Comment est interprété le résultat?
 L'observation d'un parasite (anneaux de Taenia, vers), ou de ses oeufs dans les selles est
anormale. La cause des symptômes étant identifiée, un traitement adapté peut être mis en
route.
 Un examen parasitologique des selles négatif ne permet toutefois pas d'éliminer
formellement une cause parasitaire. En effet, l'émission des parasites peut être discontinue
(elle se produit seulement à un moment de la journée, ou bien une journée mais pas le
lendemain). De plus, tous les parasites ne sont pas forcément retrouvés car certains
nécessitent, pour être mis en évidence, la mise en oeuvre de techniques particulières. Ces
recherches plus spécifiques sont alors spécifiées sur la demande, si le médecin suspecte
leur présence.

 Facteur rhumatoïde

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il n'est pas utile d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert cette analyse?
 Les facteurs rhumatoïdes sont des autoanticorps très fréquemment retrouvés dans le sang,
au cours de différentes maladies auto-immunes, en particulier la polyarthrite rhumatoïde.
 Cet examen biologique porte souvent le nom de "Latex, Waaler-Rose", qui est en fait la
dénomination des deux techniques de laboratoire qui sont utilisées pour rechercher et doser
ces anticorps.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Taux habituellement inférieur à 15 UI/ml.
 Toutefois, ils sont présents à des taux faibles mais supérieurs aux valeurs usuelles chez 5
% environ des sujets normaux, cette fréquence augmentant avec l'âge.
 Comment est interprété le résultat?
 Les facteurs rhumatoïdes sont retrouvés dans le sang de manière transitoire au cours de
nombreuses maladies infectieuses bactériennes, virales ou parasitaires.
 Ils sont aussi présents au cours de certaines maladies auto-immunes (polyarthrite
rhumatoïde, lupus érythémateux disséminé) ou d'autres pathologies (maladie de
Waldenström par exemple).
 Au cours des affections auto-immunes, les facteurs rhumatoïdes persistent à taux élevé
dans le sang: leur taux n'est pas forcément corrélé à l'importance des lésions.

 Facteurs de la coagulation [Voie


extrinsèque (II, V, VII, X) ; voie
intrinsèque (VIII, IX, XI, XII)]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.
 Penser à signaler un éventuel traitement anticoagulant en cours, par héparine ou
antivitamines K car ces médicaments peuvent interférer avec les dosages.
 A quoi servent ces dosages?
 Les facteurs de la coagulation sont des protéines fabriquées par le foie. Ils participent à la
formation du caillot sanguin en cas d'activation de la coagulation.
 Leur dosage est utile pour une exploration de la fonction du foie et pour le diagnostic et la
surveillance de certaines anomalies de la coagulation sanguine.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Le taux de chacun de ces facteurs doit, globalement, être compris entre 70 et 130 %.
 Comment est interprété le résultat?
 Une diminution isolée d'un facteur de la coagulation peut être constitutionnelle (anomalie
héréditaire, transmise par l'un des parents). Par exemple, un déficit isolé en facteur VIII
permet de porter le diagnostic d'hémophilie A ou de maladie de Willebrand.
 Une diminution de l'un ou de plusieurs facteurs de la coagulation peut également être
acquise plus tardivement, par exemple au cours d'une maladie du foie avec insuffisance
hépatique.
 Les déficits en facteurs de la coagulation peuvent conduire à un syndrome hémorragique
(saignements).
 Facteurs de la voie extrinsèque (II, V, VII,
X) [Dosage des facteurs de la coagulation ;
voie intrinsèque (VIII, IX, XI, XII)]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.
 Penser à signaler un éventuel traitement anticoagulant en cours, par héparine ou
antivitamines K car ces médicaments peuvent interférer avec les dosages.
 A quoi servent ces dosages?
 Les facteurs de la coagulation sont des protéines fabriquées par le foie. Ils participent à la
formation du caillot sanguin en cas d'activation de la coagulation.
 Leur dosage est utile pour une exploration de la fonction du foie et pour le diagnostic et la
surveillance de certaines anomalies de la coagulation sanguine.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Le taux de chacun de ces facteurs doit, globalement, être compris entre 70 et 130 %.
 Comment est interprété le résultat?
 Une diminution isolée d'un facteur de la coagulation peut être constitutionnelle (anomalie
héréditaire, transmise par l'un des parents). Par exemple, un déficit isolé en facteur VIII
permet de porter le diagnostic d'hémophilie A ou de maladie de Willebrand.
 Une diminution de l'un ou de plusieurs facteurs de la coagulation peut également être
acquise plus tardivement, par exemple au cours d'une maladie du foie avec insuffisance
hépatique.
 Les déficits en facteurs de la coagulation peuvent conduire à un syndrome hémorragique
(saignements).

Facteur VIII [Facteur Willebrand ; activité


cofacteur de la ristocétine]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent modifier
l'hémostase, notamment la prise d'aspirine.

A quoi sert cette analyse?


Le facteur Willebrand est une protéine normalement présente dans le plasma, intervenant dans
l'hémostase primaire et la coagulation. Le dosage du facteur Willebrand permet le dépistage et le
diagnostic de la maladie de Willebrand, la plus fréquente des maladies hémorragiques héréditaires.

Ce dosage est aussi demandé pour mieux comprendre l'origine d'un allongement du temps de
saignement (TS) et du temps de céphaline avec activateur (TCA).
Quelles sont les valeurs normales?
Deux tests mesurent le taux de facteur Willebrand:

 le dosage du facteur Willebrand "antigène": normales: 60 à 150 %

 le dosage de "l'activité cofacteur de la ristocétine": normales: 50 à 150 %

Comment est interprété le résultat?


La diminution du taux de facteur Willebrand oriente vers le diagnostic de la maladie de
Willebrand. Il existe aujourd'hui trois grands types de maladie de Willebrand identifiés (type 1, 2
et 3) dont la sévérité et le traitement diffèrent. L'interprétation conjointe des taux de l'antigène et
de l'activité du facteur Willebrand, associés à d'autres analyses, permet de typer le déficit en
facteur Willebrand, et ainsi de décider du traitement le plus adapté.

L'augmentation du facteur Willebrand est observée en cas d'inflammation, en particulier en


période postopératoire, en cas d'infection et au cours de la grossesse, compliquant alors le
diagnostic de maladie de Willebrand. Il est à noter que les taux de facteur Willebrand sont abaissés
chez les personnes de groupe sanguin O.

Facteur V Leiden (FVL) [Résistance à la


protéine C activée (RPCa)]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent interférer
avec le dosage (traitements anticoagulants par héparine ou antivitamines K, pilules
oestroprogestatives).

A quoi sert ce dosage?


La résistance à la protéine C activée est une anomalie de la coagulation sanguine qui est associée à
un risque accru de maladie thrombo-embolique veineuse. Cette anomalie est le plus souvent
constitutionnelle (c'est-à-dire transmise de manière héréditaire par l'un des deux parents) et est
alors due à un défaut génétique dénommé "mutation facteur V Leiden" (car il a été mis en
évidence pour la première fois chez un patient dans la ville de Leiden).

Il existe aussi, dans un petit nombre de cas (environ 5 %), des résistances à la protéine C activée
acquises, qui ne sont pas associées à la "mutation facteur V Leiden".

La recherche de cette anomalie est utilisée dans l'exploration des maladies de la coagulation
aboutissant à une thrombose veineuse.

Quelles sont les valeurs normales?


Il existe deux tests: un test de dépistage couramment dénommé RPCa dont les valeurs normales
varient selon le laboratoire, et un test de confirmation recherchant spécifiquement la mutation
facteur V Leiden. La mutation est normalement absente.

Comment est interprété le résultat?


Les résistances à la protéine C activée acquises s'observent au cours de la grossesse, des
traitements par oestroprogestatifs et au cours de certaines maladies de la coagulation (syndrome
des antiphospholipides).

Dans les autres cas, la résistance à la protéine C activée correspond à la mutation facteur V
Leiden.

Facteur Willebrand [Facteur VIII ; activité


cofacteur de la ristocétine]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent modifier
l'hémostase, notamment la prise d'aspirine.

A quoi sert cette analyse?


Le facteur Willebrand est une protéine normalement présente dans le plasma, intervenant dans
l'hémostase primaire et la coagulation. Le dosage du facteur Willebrand permet le dépistage et le
diagnostic de la maladie de Willebrand, la plus fréquente des maladies hémorragiques héréditaires.

Ce dosage est aussi demandé pour mieux comprendre l'origine d'un allongement du temps de
saignement (TS) et du temps de céphaline avec activateur (TCA).

Quelles sont les valeurs normales?


Deux tests mesurent le taux de facteur Willebrand:

 le dosage du facteur Willebrand "antigène": normales: 60 à 150%

 le dosage de "l'activité cofacteur de la ristocétine": normales: 50 à 150%

Comment est interprété le résultat?


La diminution du taux de facteur Willebrand oriente vers le diagnostic de la maladie de
Willebrand. Il existe aujourd'hui trois grands types de maladie de Willebrand identifiés (type 1, 2
et 3) dont la sévérité et le traitement diffèrent. L'interprétation conjointe des taux de l'antigène et
de l'activité du facteur Willebrand, associés à d'autres analyses, permet de typer le déficit en
facteur Willebrand, et ainsi de décider du traitement le plus adapté.
L'augmentation du facteur Willebrand est observée en cas d'inflammation, en particulier en
période postopératoire, en cas d'infection et au cours de la grossesse, compliquant alors le
diagnostic de maladie de Willebrand. Il est à noter que les taux de facteur Willebrand sont abaissés
chez les personnes de groupe sanguin O.

Ferritine [Férritinémie]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours par sels de fer.

A quoi sert ce dosage?


La ferritine est une protéine de mise en réserve du fer dans l'organisme. Son dosage dans le sang
permet donc d'estimer les réserves en fer.

 Dans le cadre du bilan ferrique, son dosage est utile au diagnostic des états de carence en
fer (assez fréquents) et des surcharges en fer (plus rarement).

 Le dosage de la ferritine est également utile pour la surveillance des traitements substitutifs
par sels de fer ou déplétifs (médicaments ou par saignées).

 La ferritine est aussi une protéine de l'inflammation.

 Enfin, la ferritine est un marqueur d'évolutivité de certaines hémopathies malignes


(leucémies, lymphomes) et la répétition de son dosage peut être utilisée pour la
surveillance de ces maladies.

Quelles sont les valeurs normales?


Chez l'homme adulte: 30 à 300 µg/l

Chez la femme adulte:

avant la ménopause: 20 à 150 µg/l

après la ménopause: 30 à 300 µg/l

Comment est interprété le résultat?


Une diminution du taux sanguin de ferritine traduit une carence en fer dont la cause peut être
très variable: apport alimentaire insuffisant, besoins accrus au cours de la grossesse, malabsorption
intestinale ou pertes exagérées par voie digestive ou génitale en cas de règles abondantes chez les
femmes,...

Une augmentation du taux sanguin de ferritine reflète une surcharge en fer, comme dans
l'hémochromatose génétique ou en cas de destruction des cellules du foie au cours d'une hépatite.
Sa concentration sanguine augmente également en cas d'inflammation (c'est aussi une protéine de
l'inflammation, fabriquée par le foie); elle est donc augmentée au cours des anémies
inflammatoires, ainsi qu'au cours des anémies avec surcharge en fer (anémies sidéroblastiques,
thalassémie). Enfin, elle s'élève au cours de certaines hémopathies dont elle participe au suivi
évolutif.

Fer sérique

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est impératif d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours, notamment un traitement par vitamine C


pouvant interférer avec le dosage.

A quoi sert ce dosage?


Le fer est un élément essentiel au développement des êtres humains. Son dosage isolé est sans
intérêt. Il doit obligatoirement être associé aux autres paramètres du bilan ferrique notamment à la
transferrine et à la ferritine, pour pouvoir être interprété.

L'exploration du statut ferrique permet le diagnostic des états de carence en fer (assez fréquents) et
celui des surcharges en fer (plus rares). Le dosage est utile, dans le cadre du bilan ferrique et pour
la surveillance des traitements par sels de fer.

Quelles sont les valeurs normales?


Chez l'homme adulte: 12 à 30 µmol/l

Chez la femme adulte: 9 à 30 µmol/l

Comment est interprété le résultat?


Une diminution du taux sanguin de fer (ou hyposidérémie) reflète une carence en fer dont la cause
peut être très variable: apport alimentaire insuffisant, besoins accrus au cours de la grossesse,
malabsorption intestinale ou pertes exagérées par voie digestive ou génitale en cas de règles
abondantes chez les femmes...

Une hyposidérémie est également observée en cas d'anémie chronique au cours de certaines
infections, cancers ou hémopathies, ainsi qu'en cas d'insuffisance rénale chronique.

Une augmentation du taux sanguin de fer (ou hypersidérémie) s'observe au cours de certaines
formes d'anémies (anémies "hémolytiques", thalassémies), traduit une surcharge en fer, lorsque
l'absorption intestinale est supérieure aux besoins ou en cas de destruction des cellules du foie au
cours d'une hépatite.

Fibrinogène
Quelles sont les précautions particulières à prendre?
Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent interférer
avec le dosage (traitements anticoagulants par héparine, traitements thrombolytiques).

A quoi sert ce dosage?


Le fibrinogène est une protéine fabriquée par le foie qui, en cas d'activation de la coagulation, est
transformée dans le sang en fibrine, principale protéine constitutive du caillot sanguin.

Son dosage est utilisé dans l'exploration des processus inflammatoires et des troubles de la
coagulation sanguine. Le taux de fibrinogène sanguin semble également être un marqueur de
risque cardiovasculaire.

Quelles sont les valeurs normales?


2 à 4 g/l.

Comment est interprété le résultat?


Une augmentation du taux de fibrinogène sanguin traduit un état inflammatoire et pourrait
refléter une augmentation du risque de maladie cardiovasculaire (infarctus du myocarde, angine de
poitrine) d'un individu.

Une baisse du taux de fibrinogène sanguin s'observe en cas d'insuffisance hépatique, au cours
des traitements par des médicaments thrombolytiques (ou fibrinolytiques) administrés, par
exemple, pour traiter un infarctus du myocarde. Le suivi du taux de fibrinogène permet alors de
suivre l'efficacité du traitement.

Une diminution du taux de fibrinogène peut également refléter une anomalie congénitale ou une
maladie de la coagulation rare (dénommée "fibrinolyse primitive") ou plus fréquente
(coagulopathie de consommation survenant au cours de certains cancers, certaines infections ou
après un accouchement).

Folates sériques et/ou érythrocytaires


[Vitamine B9 ; acide folique]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est indispensable d'être strictement à jeun depuis 12 heures avant le prélèvement.
Il est souhaitable de préciser les traitements en cours ou récents car certains médicaments
interfèrent avec le dosage: certains antibiotiques, le phénobarbital, un hypocholestérolémiant, un
anticancéreux ...

A quoi sert le dosage?


Les folates sont des vitamines indispensables au maintien d'une hématopoïèse normale. Ils sont
apportés par l'alimentation (légumes verts, fruits frais ou secs, abats, jaune d'oeuf, noix,
amandes,...) et sont absorbés dans le jéjunum.

Les folates sont dosés dans le sérum ou dans les globules rouges (érythrocytes). Une carence en
folates peut entraîner une anémie avec macrocytose.

Quelles sont les valeurs normales?


Folates sériques: 0,5 à 20 µg/l (ou ng/ml)

Folates érythrocytaires: 100 à 450 µg/l (ou ng/ml).

Le taux de folates érythrocytaires est 30 à 40 fois supérieur aux taux dans le sérum, car il ne subit
pas les variations des apports alimentaires; il reflète donc mieux l'état des réserves tissulaires.

Comment est interprété le résultat?


Une diminution du taux de folates sériques et/ou érythocytaire(s) traduit une carence en folates,
liée:

 soit à une insuffisance d'apport (malnutrition, alcoolisme, cuisson trop prolongée des
aliments...), soit à un trouble de l'absorption digestive (maladie de Crohn, diverticules,
maladie coeliaque étendue...),

 soit à une mauvaise utilisation des folates (surtout lorsque les besoins sont augmentés
comme au cours de la grossesse ou en période de croissance).

Une carence en folates se manifeste essentiellement par une anémie, qui entraîne pâleur et fatigue.

Formule leucocytaire [Eosinophiles ;


numération formule leucocytaire]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert le dosage?


Il consiste à apprécier la répartition des différents globules blancs dans le sang, ce qui est utile au
diagnostic de certaines maladies, notamment allergique, immunitaire ou infectieuse, qui
s'accompagnent d'anomalies de cette répartition (infections diverses, allergie,...).

Quelles sont les valeurs normales?


Chez l'adulte:

Polynucléaires neutrophiles: 2 à 7,5 G/l (50 à 75 % des globules blancs)

Polynucléaires éosinophiles: < 0,50 G/l (< 5 % des globules blancs)

Polynucléaires basophiles: < 0,10 G/l (< 1 % des globules blancs)

Lymphocytes: 2 à 4 G/l (20 à 40 % des globules blancs)

Monocytes: < 1 G/l (< 10 % des globules blancs)

Comment est interprété le résultat?


Les anomalies de la formule sanguine s'interprètent toujours à partir des valeurs, en chiffres
absolus (et non des pourcentages). Elles peuvent être qualitatives ou quantitatives.

Les anomalies qualitatives concernent la présence dans le sang de cellules, qui ne devraient pas
s'y trouver, notamment de cellules "précurseurs" des globules blancs, normalement retrouvées
dans la moelle osseuse. Leur présence reflète le plus souvent une forte activité de la moelle à la
suite, par exemple d'une infection, ou bien peut suggérer l'existence d'une hémopathie.

Les anomalies quantitatives sont très fréquentes et variées. Par exemple, une augmentation des
polynucléaires neutrophiles s'observe essentiellement au cours des infections bactériennes. Une
augmentation des polynucléaires éosinophiles évoque une maladie allergique, ou bien une
infection par un parasite. L'augmentation des lymphocytes est très souvent observée au cours de
maladies virales; leur diminution reflète un déficit de l'immunité, etc.

Frottis mince [Goutte épaisse ; recherche de


paludisme]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Le prélèvement de sang doit être effectué avant tout traitement antipaludéen qui pourrait gêner
l'observation des parasites. Il est de préférence réalisé au moment d'un pic de fièvre.

A quoi sert cette analyse?


Le frottis sanguin (encore appelé frottis mince) et la "goutte épaisse" sont les deux examens qui
permettent de reconnaître l'agent responsable du paludisme et d'en identifier l'espèce. Ceci est
important car le pronostic de la maladie est différent selon l'espèce en cause: c'est surtout
l'infection à P. falciparum qu'il est important de dépister car c'est celle qui peut donner les
complications les plus graves.

Le frottis et la goutte épaisse consistent à étaler du sang prélevé chez le patient sur une lame. La
technique d'étalement est différente pour les deux analyses, mais dans les deux cas, elle permet
d'observer au microscope la présence des parasites en cas d'infection. La goutte épaisse réalise un
enrichissement de l'échantillon de sang en parasites s'ils sont présents. C'est donc un examen plus
sensible mais dont la lecture au microscope est plus difficile si le microbiologiste n'y est pas
entraîné.

Quelles sont les valeurs normales?


En l'absence de paludisme, il n'y a normalement pas de Plasmodium dans le sang.

Comment est interprété le résultat?


La recherche de paludisme sur un frottis sanguin nécessite d'observer la lame sur laquelle une
goutte du sang du patient a été étalée pendant au moins 20 minutes. En effet, ce n'est qu'après 20
minutes d'un examen minutieux que la recherche pourra être considérée comme négative.

En effet, le nombre de parasites peut être très faible ou, au contraire très élevé. Ils sont dans tous
les cas comptés. L'observation d'un grand nombre de parasites fait craindre un accès grave et doit
entraîner la mise en route immédiate d'un traitement adapté. C'est pourquoi cet examen constitue
une urgence.

 Sur le frottis sanguin, on observe, en cas d'infection, la présence de Plasmodium dans les
globules rouges visualisés au microscope. Selon l'espèce en cause, les globules rouges
parasités seront plus ou moins déformés. Les parasites apparaissent généralement sous la
forme d'une petite bague. L'observation de leur morphologie fine permet de reconnaître
l'espèce en cause.

 Sur la goutte épaisse, les globules rouges sont détruits. Les parasites apparaissent alors
isolés, sous différentes formes qui permettent d'en faire le diagnostic.

FSH [Hormone folliculostimulante]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

Il importe de préciser son âge et la date des dernières règles pour les femmes.

Penser aussi à signaler un éventuel traitement en cours car certains médicaments modifient le taux
de FSH dans le sang, notamment les traitements hormonaux par oestrogènes et certains
médicaments donnés pour stimuler l'ovulation.

A quoi sert ce dosage?


Le dosage de la FSH est utilisé chez l'homme et chez la femme dans le bilan d'une infertilité ainsi
que dans l'étude des retards de puberté. Il participe aussi chez la femme au diagnostic de
ménopause.

Quelles sont les valeurs normales?


Chez la femme:

 Avant la ménopause: Les valeurs varient selon la période du cycle menstruel. Elles
peuvent également varier en fonction du laboratoire et de la technique de dosage utilisée. A
titre indicatif:
o Première phase du cycle (phase folliculaire, environ 14 jours): 2 à 10 UI/ml
o Pic ovulatoire (aux environs du 14e jour du cycle): 5 à 18 UI/ml
o Deuxième phase du cycle (phase lutéale, environ 14 jours): 1,5 à 8 UI/ml

 A la ménopause: 20 à 130 UI/ml

Chez l'homme: 1 à 9 UI/ml

Comment est interprété le résultat?


Le taux de FSH peut être augmenté par certains médicaments prescrits pour stimuler l'ovulation,
ou diminué par des traitements à base d'oestrogènes.

Une chute du taux de FSH reflète une insuffisance de fonctionnement de l'hypophyse, quelle qu'en
soit son origine.

Chez la femme, une élévation du taux de FSH évoque, selon son âge et le contexte, la ménopause
ou une insuffisance de fonctionnement des ovaires, acquise (en particulier après une intervention
chirurgicale ayant entraîné l'ablation des ovaires) ou due à une anomalie génétique.

Chez l'homme, un taux élevé de FSH traduit une lésion des testicules, quelle qu'en soit la cause
(cancéreuse, virale, traitement par des "rayons", anomalie génétique).

FTA [Sérologie de la syphilis ; TPHA/VDRL]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

Un traitement par antibiotique doit impérativement être signalé pour interpréter correctement cet
examen.

En quoi consiste cette analyse?


La sérologie syphilitique consiste à rechercher dans le sang la présence d'anticorps spécifiques de
Treponema pallidum, témoins d'une réaction de l'organisme contre cette bactérie et donc d'une
syphilis. Plusieurs méthodes sont utilisées pour cette sérologie:
 TPHA (Treponema Pallidum Hemagglutination Assay) et VDRL (Venereal Disease
Research Laboratory) sont le plus souvent demandés pour un dépistage.

 FTA-absorption (Fluorescent Treponema Antibody) et le test de Nelson (ou test


d'immobilisation des tréponèmes ou Dye-test) sont deux autres tests permettant de
confirmer le diagnostic et d'aider à dater l'infection.

A quoi sert cette analyse?


La sérologie syphilitique est systématiquement effectuée sur les dons de sang et en cas de don
d'organe.

Elle est recommandée dans le bilan prénuptial, en cas d'hospitalisation ou d'incarcération.

Elle permet de poser le diagnostic de syphilis, d'évaluer la réponse au traitement et de mettre en


évidence une éventuelle récidive.

Quelles sont les valeurs normales?


En l'absence de syphilis, la sérologie est négative. Le seuil de positivité est variable selon les
techniques.

Comment est interprété le résultat?


 Les anticorps antisyphilitiques (ou anticorps antitréponémiques) apparaissent dans le sang
15 à 20 jours après le contage. En l'absence de traitement antibiotique approprié, le taux
des anticorps augmente pendant environ 6 mois puis diminue très progressivement pendant
plusieurs années sans jamais se négativer (sauf avec le test VDRL qui devient négatif dans
25 % des cas).

 Le premier test qui se positive après l'infection est le FTA-absorption (environ 20 jours
après le contage), puis, dans les jours suivants, le TPHA et le VDRL. Les anticorps mis en
évidence par le test de Nelson apparaissent un peu plus tard (environ 50 jours après le
contage).

 Attention, il peut exister, dans certains cas, des résultats discordants au moment du
dépistage, entre le TPHA et le VDRL. Un test FTA-absorption permet le plus souvent de
"trancher"; le test de Nelson confirme l'infection (c'est le test de référence en cas de doute).

 Après un traitement précoce, le retour progressif à une sérologie négative correspond à une
destruction de tous les tréponèmes ayant envahi l'organisme.

 Un traitement tardif ne permet généralement pas d'obtenir la négativation des tests


sérologiques.

 Toute réinfection engendre une remontée du taux des anticorps spécifiques.

 Gamma glutamyl-transpeptidase (yGT)


[GammaGT]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement (petit-déjeuner léger, sans sucre, ni
matière grasse).
 Penser à signaler d'éventuels traitements en cours, car certains médicaments peuvent
interférer avec le dosage, notamment les antidépresseurs, les contraceptifs, les
hypnotiques, les antiépileptiques ou les antipyrétiques.
 A quoi sert le dosage?
 La gammaGT est une enzyme présente dans de nombreux organes (foie, rein, intestin,...).
Son élévation reflète une maladie du foie. Elle permet notamment le suivi du
retentissement de l'alcoolisme sur le foie ou de toute autre maladie pouvant atteindre le
foie (hépatite virale par exemple).
 Quelles sont les valeurs normales?
 8 à 35 UI/l (mais les valeurs sont légèrement différentes d'un laboratoire à l'autre).
 Comment est interprété le résultat?
 La gammaGT est élevée chez 2 à 3% des sujets "normaux", en l'absence de toute maladie.
En pathologie, son augmentation reflète un mauvais fonctionnement des voies biliaires et
du foie.
 Si l'augmentation de la gammaGT est liée à une alcoolisation, elle s'élève après 3 semaines
d'alcoolisme quotidien (ou après 1 à 2 semaines de ré-alcoolisation) et se normalise après
48 heures de sevrage.
 La gammaGT peut également s'élever au cours du diabète, de l'insuffisance cardiaque, de
l'infarctus du myocarde, de l'hyperthyroïdie ou même en cas de surpoids.

 Gastrinémie (Dosage de la) [Gastrine


sérique]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est indispensable d'être à jeun avant le prélèvement.
 Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent
modifier la concentration de gastrine dans le sang (par exemple, un traitement à base de
calcium).
 A quoi sert cette analyse?
 La gastrine est une protéine produite par l'estomac, dont elle stimule la sécrétion acide. Son
dosage est utile dans l'exploration de la fonction de sécrétion acide de l'estomac,
notamment en cas d'ulcères récidivants. Elle permet de mieux en comprendre la cause et de
pouvoir ainsi proposer le meilleur traitement.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Elles peuvent varier selon le laboratoire.
 A titre indicatif: 25 à 100 ng/ml (7 à 25 pmol/l).
 Comment est interprété le résultat?
 Une augmentation de la concentration de gastrine, associée à l'augmentation de la sécrétion
acide de l'estomac, prédipose à l'apparition d'ulcères de l'estomac ou du duodénum et/ou de
diarrhées.
 Il peut alors s'agir d'un syndrome (rare), dénommé syndrome de Zollinger-Ellison, dont le
diagnostic est en partie fondé sur un taux très élevé de gastrine dans le sang (jusqu'à 1 000
fois les valeurs normales).
 Les taux sanguins de gastrine sont également élevés au cours d'une maladie de Biermer, de
certains cancers digestifs, en cas de gastrite ou d'insuffisance rénale.
Gaz du sang (GDS)

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


L'analyse des gaz du sang est réalisée à partir d'un prélèvement effectué le plus souvent par
ponction de sang artériel au niveau du poignet (ponction radiale ) dans une seringue qui doit être
très rapidement acheminée au laboratoire (dans les 20 minutes).

Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

En cas de fièvre, il est important de préciser la température corporelle car les valeurs sont alors
modifiées.

Qu'est-ce que les gaz du sang?


Les gaz du sang correspondent aux mesures, dans le sang artériel, de la pression de gaz carbonique
(pCO2), de la pression en oxygène (pO2) et de l'activité de l'ion hydrogène ou pH. A partir de ces
mesures sont calculés d'autres paramètres comme les concentrations de bicarbonates (Ionogramme
sanguin) et le CO2 total dans le plasma. La saturation en oxygène (SaO2) peut être mesurée ou
calculée.

En quoi consiste cette analyse?


L'équilibre "acido-basique", c'est-à-dire entre les acides (substances dont le pH est < 7) et les bases
(substances dont le pH est > 7) de l'organisme doit en permanence être contrôlé de manière étroite.
Pour cela, interviennent les poumons qui permettent les échanges gazeux (en particulier de gaz
carbonique qui est un acide volatil), mais aussi les reins qui régulent l'élimination des bicarbonates
(qui sont des substances basiques, c'est-à-dire dont le pH est supérieur à 7).

Tout trouble respiratoire ou métabolique modifie cet équilibre et entraîne des variations des gaz du
sang. Leur analyse permet d'apprécier dans quel sens s'effectue le déséquilibre initial et comment
l'organisme tente de compenser ce déséquilibre.

A quoi sert cette analyse?


Cet examen est indispensable pour apprécier l'importance des variations physiologiques ou
pathologiques du système cardiopulmonaire, notamment pour évaluer le degré d'une insuffisance
respiratoire, ainsi que les troubles métaboliques.

Son intérêt est donc diagnostique mais aussi pronostique dans le suivi de ces maladies.

Quelles sont les valeurs normales?


Chez l'adulte:

 pH: 7,37 à 7,43

 Pression du gaz carbonique pCO2: 37 à 43 mm Hg


 Pression en oxygène pO2: 75 à 100 mm Hg

 SaO2 (saturation en oxygène): 95 à 99 %

 Bicarbonates: 22 à 26 mmol/l

 CO2 total: 26 à 30 mmol/l

Comment est interprété le résultat?


En pratique, cet examen permet d'une part, de diagnostiquer un état d'acidose (trop d'acides dans le
sang: pH < 7,37) ou d'alcalose (trop de bases dans le sang: pH > 7,45), d'autre part, de préciser
l'origine de ce déséquilibre, respiratoire ou métabolique.

Génotype du virus de l'hépatite C [VHC]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert cette analyse?


Il existe plusieurs types génétiques (ou génotypes) de VHC: 6 "types" (de 1 à 6) et plusieurs sous-
types (a, b...) sont aujourd'hui identifiés. La sévérité de l'hépatite virale C et l'efficacité du
traitement antiviral dépendent du génotype viral. La détermination de ce génotype avant traitement
aide donc à décider des meilleures modalités thérapeutiques et a un intérêt pronostique.

Quelles sont les valeurs normales?


Il n'y a pas de valeur normale.

Comment est interprété le résultat?


La relation entre le génotype et le mode de transmission de l'infection est bien démontrée: les
patients contaminés par transfusion sont plus souvent infectés par le génotype 2b; les patients
toxicomanes par voie intraveineuse sont surtout infectés par les génotypes 3a (2/3 des cas) et 1a
(1/3 des cas).

Le génotype viral pourrait influencer la sévérité de la maladie: le génotype 1b notamment, serait


associé à une maladie plus sévère.

Par ailleurs, il aide à déterminer la durée optimale du traitement antiviral. Ce traitement est
indiqué pendant 24 semaines chez les malades infectés par un virus de génotype 2 ou 3, quelle que
soit leur charge virale (ARN du virus de l'hépatite C), et pendant 24 semaines ou 48 semaines chez
les malades infectés par un virus de génotype 1, selon que leur charge virale avant traitement est
inférieure ou supérieure à 800 000 UI/ml.
GH (hormone de croissance) [Hormone
somathormone (STH)]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun et il faut être au repos strict 15 à 30 minutes avant le prélèvement.

A quoi sert ce dosage?


L'hormone de croissance est une petite protéine synthétisée par l'hypophyse. Comme son nom
l'indique, elle intervient essentiellement en stimulant la croissance du squelette et des tissus, de la
naissance à la puberté.

Son dosage est indiqué dans l'exploration des troubles de la croissance.

Quelles sont les valeurs normales?


Chez l'enfant: (0 à 19 ans) < 55 ng/ml (<30 mUI/l)

Chez l'adulte: < 5 ng/ml (< 10 mUI/l)

Comment est interprété le résultat?


Une augmentation du taux sanguin de GH avant la puberté traduit un gigantisme. Après la
puberté, elle permet d'établir un diagnostic d'acromégalie.

Une diminution de ce taux reflète un déficit congénital primitif en hormone de croissance,


responsable de "nanisme hypophysaire", ou bien un déficit en GH secondaire à une radiothérapie
ou à une tumeur de la région de l'hypophyse par exemple.

GLA protéine [Ostéocalcine]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est fondamental d'effectuer le prélèvement à heure fixe et à jeun le matin, car il existe des
variations des taux au cours de la journée.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments modifient la


concentration d'ostéocalcine dans le sang (traitements substitutifs de la ménopause, corticoïdes...).

A quoi sert ce dosage?


L'ostéocalcine, protéine constitutive des os, est un bon marqueur du renouvellement osseux. Son
dosage dans le sang est utile pour le diagnostic des anomalies du remodelage osseux comme
l'ostéoporose.

Le dosage de l'ostéocalcine est aussi utile, d'une part pour la surveillance du traitement de ces
maladies, d'autre part pour la surveillance de traitements prolongés par corticoïdes ou hormone de
croissance.

Quelles sont les valeurs normales?


3 à 9 ng/ml.

Comment est interprété le résultat?


Les variations physiologiques des concentrations d'ostéocalcine dans le sang sont importantes : les
valeurs varient en fonction de l'âge, sont plus élevées chez les femmes que chez les hommes,
surtout après la ménopause ou au cours de l'allaitement, et sont plus élevées la nuit que le jour.

Une augmentation pathologique des concentrations d'ostéocalcine dans le sang est retrouvée au
cours de certaines ostéoporoses, de l'hyperparathyroïdie et de l'hyperthyroïdie (hypersécrétion des
glandes thyroïde et parathyroïdes), ou de la maladie de Paget.

Une diminution de l'ostéocalcine est retrouvée au cours de l'hypoparathyroïdie et de


l'hypothyroïdie, en cas de déficit en hormone de croissance et au cours de certains cancers qui
s'accompagnent d'hypercalcémie (augmentation du taux de calcium sanguin).

Elle peut également être observée en cas de maladie du foie (insuffisance de synthèse) ou
d'affections au cours desquelles il existe une diminution du remodelage osseux (maladie de
Cushing, traitement par corticoïdes au long cours).

Glucose dans les urines [Glycosurie]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent donner de
fausses réactions négatives: antiparkinsoniens (Levo-dopa), antituberculeux (isoniazide), vitamine
C.

A quoi sert ce dosage?


La glycosurie correspond au taux de glucose urinaire et renseigne sur les variations de la glycémie
depuis la dernière miction (émission d'urines). Elle est surtout utilisée pour le dépistage du
diabète.

On peut la rechercher simplement à l'aide de bandelettes ou faire un dosage plus précis au


laboratoire.

Quelles sont les valeurs normales?


La glycosurie est normalement négative car il n'y a pas, normalement, de glucose dans les urines.

Comment est interprété le résultat?


Une glycosurie positive est en faveur d'un diagnostic de diabète. En effet, le glucose apparaît dans
les urines lorsque son taux sanguin dépasse un certain seuil, ce qui est le cas au cours du diabète.

Attention toutefois, ce seuil est abaissé chez la femme enceinte et au cours d'une maladie rénale
bénigne (diabète rénal). Une glycosurie positive ne signe donc pas obligatoirement un diagnostic
de diabète.

A l'inverse, la glycosurie peut être négative chez un sujet diabétique (fausse réaction négative en
cas de certaines prises médicamenteuses, diabète bien équilibré,...).

Glycémie à jeun

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est impératif d'être à jeun avant le prélèvement, c'est-à-dire de ne pas avoir consommé de
boissons ou d'aliments depuis au moins 12 heures et au plus 16 heures avec le prélèvement.

A quoi sert le dosage?


La glycémie à jeun mesure le taux de sucre ou glucose dans le sang après au minimum 12 heures
de jeun (16 heures au plus). Son dosage permet le suivi des patients diabétiques (Bilan du diabète).

Le diabète étant une maladie pouvant rester longtemps "silencieuse", (sans aucun symptôme), la
glycémie à jeun est aussi un examen de dépistage prescrit dans de nombreuses circonstances
(médecine du travail, surveillance d'une grossesse, bilan d'une fatigue, bilan général, etc). Il fait
également partie du bilan systématique avant une anesthésie (Bilan pré-opératoire).

Quelles sont les valeurs normales?


3,9 à 6,1 mmol/l, soit 0,70 à 1,10 g/l.

Comment est interprété le résultat?


Une valeur inférieure à la normale traduit une hypoglycémie pouvant parfois être sévère et
entraîner un malaise voire un coma.

Une glycémie à jeun comprise entre 1,10 et 1,25 g/l reflète un état d' intolérance au glucose. Une
valeur supérieure ou égale 1,26 g/l, à deux reprises, confirme le diagnostic de diabète.

Glycémie post-prandiale [GPP]


Quelles sont les précautions particulières à prendre?
Le prélèvement est effectué entre 1h30 et 2 heures après le début d'un repas, qui doit être
"habituel".

Attention toutefois, certains médecins prescrivent des glycémies post-prandiales dites "tardives",
par exemple à 17 heures ou à 19 heures.

A quoi sert ce dosage?


Le dosage de la glycémie mesure le taux de sucre ou glucose dans le sang. Après un repas, il
s'élève normalement pendant une période n'excédant pas 2 à 3 heures. Au cours du diabète,
maladie caractérisée par une augmentation du taux de sucre dans le sang, l'hyperglycémie peut
être permanente ou préférentiellement post-prandiale (à la suite d'un repas), d'où l'intérêt de doser
la glycémie après les repas.

Ce dosage est surtout utilisé pour la surveillance des patients diabétiques, car c'est un paramètre
important du contrôle glycémique global.

Quelles sont les valeurs normales?


Chez un adulte, la GPP est inférieure à 7,8 mmol/l (1,40 g/l).

Comment est interprété le résultat?


Chez les personnes diabétiques, la montée de la glycémie post-prandiale est plus intense et plus
prolongée que chez les sujets non diabétiques. La valeur de la GPP chez les diabétiques permet
d'apprécier l'influence des repas sur le contrôle global de la glycémie. C'est un bon indice général
de l'équilibre ou du déséquilibre du diabète, qui aide à adapter les traitements.

Goutte épaisse [Frottis mince ; recherche de


paludisme]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Le prélèvement de sang doit être effectué avant tout traitement antipaludéen qui pourrait gêner
l'observation des parasites. Il est de préférence réalisé au moment d'un pic de fièvre.

A quoi sert cette analyse?


Le frottis sanguin (encore appelé frottis mince) et la "goutte épaisse" sont les deux examens qui
permettent de reconnaître l'agent responsable du paludisme et d'en identifier l'espèce. Ceci est
important car le pronostic de la maladie est différent selon l'espèce en cause: c'est surtout
l'infection à P. falciparum qu'il est important de dépister car c'est celle qui peut donner les
complications les plus graves.
Le frottis et la goutte épaisse consistent à étaler du sang prélevé chez le patient sur une lame. La
technique d'étalement est différente pour les deux analyses, mais dans les deux cas, elle permet
d'observer au microscope la présence des parasites en cas d'infection. La goutte épaisse réalise un
enrichissement de l'échantillon de sang en parasites s'ils sont présents. C'est donc un examen plus
sensible mais dont la lecture au microscope est plus difficile si le microbiologiste n'y est pas
entraîné.

Quelles sont les valeurs normales?


En l'absence de paludisme, il n'y a normalement pas de Plasmodium dans le sang.

Comment est interprété le résultat?


La recherche de paludisme sur un frottis sanguin nécessite d'observer la lame sur laquelle une
goutte du sang du patient a été étalée pendant au moins 20 minutes. En effet, ce n'est qu'après 20
minutes d'un examen minutieux que la recherche pourra être considérée comme négative.

En effet, le nombre de parasites peut être très faible ou, au contraire très élevé. Ils sont dans tous
les cas comptés. L'observation d'un grand nombre de parasites fait craindre un accès grave et doit
entraîner la mise en route immédiate d'un traitement adapté. C'est pourquoi cet examen constitue
une urgence.

 Sur le frottis sanguin, on observe, en cas d'infection, la présence de Plasmodium dans les
globules rouges visualisés au microscope. Selon l'espèce en cause, les globules rouges
parasités seront plus ou moins déformés. Les parasites apparaissent généralement sous la
forme d'une petite bague. L'observation de leur morphologie fine permet de reconnaître
l'espèce en cause.

 Sur la goutte épaisse, les globules rouges sont détruits. Les parasites apparaissent alors
isolés, sous différentes formes qui permettent d'en faire le diagnostic.

 Grippe : test de diagnostic " rapide "



 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Aucune précaution particulière.
 A quoi sert cette analyse?
 La grippe est une infection due à un virus, le virus "influenza", survenant principalement
de novembre à février avec un pic en décembre-janvier. Cette infection peut être grave et
doit dans certains cas être traitée par des médicaments antiviraux ("antineuraminidases"
dans le cas de la grippe), d'où l'importance de son diagnostic précoce. Or celui-ci est
difficile en raison de la grande diversité des symptômes et de leur caractère non spécifique:
infections aiguës des voies aériennes supérieures ou inférieures, fièvre sans signe
respiratoire (souvent chez les adolescents), troubles digestifs, convulsions avec fièvre
(chez l'enfant). D'autres virus ou bactéries peuvent donner des infections similaires. Des
tests diagnostiques de laboratoire étaient déjà disponibles, mais il s'agissait de techniques
longues et coûteuses (mise en culture du virus, délai d'obtention des résultats > 4 jours !).
C'est pourquoi des tests biologiques de diagnostic "rapide" ont été développés. Ils peuvent
être réalisés chez certains médecins, à l'hôpital ou dans certains laboratoires de ville, à
partir d'un échantillon de salive ou d'un simple prélèvement nasal réalisé à l'écouvillon.
 NB: en 2006, deux tests de dépistage du virus de la grippe aviaire (H5N1) viennent d'être
commercialisés. L'un d'entre eux (artus Influenza/H5) permet une détection en moins de 2
heures du virus H5N1 sur un échantillon de salive ou un prélèvement nasal ou buccal.
 Quelles sont les valeurs normales?
 En l'absence d'infection par le virus de la grippe, le test est négatif.
 Comment est interprété le résultat?
 Les tests "rapides" pour le diagnostic de la grippe permettent de rendre un résultat en 10 à
15 minutes. Un test négatif ne permet pas d'exclure formellement le diagnostic de grippe
(en cas de véritable grippe, le test est positif "seulement" 8 à 9 fois sur 10). Un test positif
permet de faire le diagnostic d'infection au virus de la grippe. Dans ce contexte, il permet
de réduire la prescription d'antibiotiques et d'examens complémentaires et de débuter un
traitement antiviral par "antineuraminidases" si nécessaire. De fait, il permettrait de
diminuer les hospitalisations, la durée des symptômes et les éventuelles complications,
notamment par surinfection bactérienne.

 Groupes sanguins ABO-Rhésus


[Agglutinines irrégulières]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il n'est pas impératif d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert cette analyse?
 Il existe à la surface des hématies humaines (ou globules rouges) des antigènes dont le type
est déterminé génétiquement (dès la naissance) chez tous les individus.
 Plusieurs catégories d'antigènes sont présentes sur les globules rouges, représentant plus de
15 systèmes de groupes dont les principaux sont le système ABO et le système Rhésus.
Leur détermination est fondamentale en transfusion sanguine et en obstétrique.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Il n'y en a pas. Toutefois, les groupes les plus représentés sont les groupes A et O (90% de
la population environ).
 10 % sont des groupes B et AB.
 Environ 85 % sont de rhésus positif et 15 % de rhésus négatif.
 Comment est interprété le résultat?
 En pratique, chaque détermination comprend obligatoirement deux types de tests appelés
"épreuve de Beth-Vincent" et "épreuve de Simonin".
 La première permet la mise en évidence à la surface des globules rouges des antigènes A et
B; la deuxième détecte dans le plasma, la présence des anticorps anti-A et anti-B
complémentaires.
 Ces tests sont toujours réalisés par des personnes différentes, avec des réactifs différents et
les résultats doivent bien sûr être concordants. Il en est de même pour le rhésus ou antigène
D porté par les globules rouges).
 Les résultats de groupage sanguin ne peuvent être considérés comme définitifs qu'après
une seconde détermination pratiquée ultérieurement sur un nouveau prélèvement.

 Haptoglobine

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert le dosage?
 L'haptoglobine est une protéine fabriquée (synthétisée) par le foie.
 L'augmentation de son taux est un indice de maladie inflammatoire; la diminution de son
taux est un indice d'hémolyse (destruction exagérée des globules rouges).
 Quelles sont les valeurs normales?
 0,5 à 2,5 g/l chez l'adulte.
 Comment est interprété le résultat?
 Une diminution du taux traduit le plus souvent un processus d'hémolyse pathologique.
Elle peut aussi refléter une insuffisance hépatique (le foie ne synthétise plus assez
d'haptoglobine) ou une maladie rénale (le rein en élimine trop dans les urines).
 Une augmentation du taux d'haptoglobine est observée au cours des phénomènes
inflammatoires aigus: infections, poussées de maladie rhumatismale, cancers, brûlures,
infarctus,...

 HCG [Hormone Chorionique


Gonadotrophique plasmatique et urinaire
; βHCG

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert cette analyse?
 L'hormone gonadotrophique chorionique ou HCG est une hormone qui peut être sécrétée
par l'organisme dans différentes circonstances.
 Principalement, l'HCG est le marqueur biologique spécifique de toute grossesse se
déroulant normalement. Le dosage spécifique d'une fraction d'HCG (chaîne bêta libre) fait
partie du test HT21, test de dépistage de la trisomie 21 (ou en anglais "Down Syndrome")
chez la femme enceinte. La surveillance évolutive du taux de HCG au cours de la
grossesse permet aussi de détecter certaines grossesses pathologiques.
 Plus rarement, l'HCG est secrétée par certaines tumeurs et le dosage de la chaîne bêta libre
de l'HCG est alors considéré comme marqueur tumoral.
 Quelles sont les valeurs normales?
 En dehors de la grossesse, le taux d'HCG est normalement inférieur à 5 UI/l dans le sang et
les urines.
 Comment est interprété le résultat?
 Au cours de la grossesse
 La concentration de l'HCG dans le sang (et les urines) augmente progressivement : elle est
détectable environ 10 à 15 jours après la fécondation (soit au moment du jour présumé des
règles) pour atteindre son maximum entre la 6e et la 10e semaine de grossesse. Pendant les
6 premières semaines, son taux double tous les 2 à 3 jours. Entre la 14e et la 18e semaine
de grossesse, sa concentration diminue puis se maintient jusqu'au terme.
 Après l'accouchement, elle disparaît rapidement. Un taux d'HCG qui n'évolue pas de cette
manière chez une femme enceinte évoque une grossesse pathologique, donc anormale. Une
valeur d'HCG trop faible pour l'âge présumé de la grossesse peut être révélateur, soit d'un
avortement spontané, soit d'une grossesse extra-utérine. Une valeur très élevée peut
orienter vers un diagnostic de tumeur du placenta.
 Dépistage de la trisomie 21
 Une valeur élevée d'HCG, combinée aux résultats des autres marqueurs (Dépistage
d'anomalie foetale), peut conduire à réaliser une amniocentèse pour vérifier que le foetus
n'est pas atteint.
 Marqueur tumoral
 Dans le cadre du suivi d'un cancer des testicules chez l'homme ou d'un cancer du placenta
chez la femme, le dosage de la bêta-HCG dans le sang permet de vérifier l'efficacité du
traitement (normalisation de son taux) ou de détecter une éventuelle rechute (ré-ascension
de son taux).
 HDL- cholestérol [LDL - cholestérol]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est impératif d'effectuer le prélèvement après 12 heures de jeun, en période
d'alimentation habituelle, à distance d'une grossesse, d'une maladie aiguë (notamment une
infection ou un accident cardiaque) et en dehors de toute médication récente.
 Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent
modifier les concentrations de HDL-cholestérol et de LDL-cholestérol dans le sang,
notamment l'insuline, la vitamine C, les antiépileptiques, les oestroprogestatifs
(contraception) et les médicaments hypolipémiants.
 A quoi sert cette analyse?
 Le cholestérol est un des principaux lipides (graisses) de l'organisme, essentiellement
fabriqué par le foie. Dans le sang, on distingue le cholestérol lié à des lipoprotéines
nommées HDL (high density lipoproteins) et celui lié aux LDL (low density lipoproteins).
 Ces analyses sont demandées dans une démarche de prévention des maladies
cardiovasculaires. Elles permettent de préciser le diagnostic des "dyslipidémies"
(anomalies des taux de lipides sanguins) et sont utiles au suivi des traitements qui visent à
normaliser la cholestérolémie. La décision d'un traitement hypocholestérolémiant est
aujourd'hui essentiellement fondée sur le taux de LDL-cholestérol.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Elles peuvent varier légèrement d'un laboratoire à l'autre. A titre indicatif:
 Cholestérol HDL: 0,9 à 2 mmol/l soit 0,35 à 0,75 g/l. Chez l'adulte, les valeurs sont
systématiquement plus élevées chez les femmes que chez les hommes.
 Cholestérol LDL: 2,6 à 4,2 mmol/l soit 1 à 1,6 g/l. Le HDL cholestérol est dosé dans le
sang.
 Le taux de LDL est calculé, grâce à une formule nommée formule de Friedewald, à partir
des concentrations sanguines de cholestérol total, de HDL-cholestérol et de triglycérides.
 Comment est interprété le résultat?
 L'élévation du taux de LDL-cholestérol est un facteur de risque majeur de maladie
cardiovasculaire, notamment de maladie coronarienne.
 Une alimentation riche en graisses favorise l'augmentation du taux de cholestérol total,
notamment de LDL-cholestérol dans le sang. Au-delà d'un certain seuil (variant en
fonction du nombre de facteurs de risque cardiovasculaires que présente un individu), un
traitement hypocholestérolémiant est indiqué. Le dosage du LDL-cholestérol est aussi
utilisé pour suivre l'efficacité des mesures thérapeutiques adoptées: régime alimentaire
et/ou traitement médicamenteux), avec pour objectif, la normalisation de ce taux.
 Une diminution du HDL-cholestérol est aussi considérée comme un facteur de risque de
maladies cardiovasculaires et est souvent présent au cours de certaines maladies comme le
diabète sucré et chez les obèses. A l'inverse, une élévation de ce taux semble protéger des
maladies cardiovasculaires.
 La fréquence des accidents cardiovasculaires est proportionnelle à la concentration dans le
sang de LDL-cholestérol et inversement proportionnelle à celle de HDL-cholestérol.

 Hémoccult® ou recherche de sang dans les


selles

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Chez la femme, cet examen doit être réalisé en dehors de la période des règles.
 Par ailleurs, certains médicaments interfèrent avec le dosage: aspirine, anti-inflammatoires,
produits contenant du fer ou de la vitamine C. Il ne faut pas en avoir absorbé, ni le jour de
l'examen, ni dans les deux jours qui le précédent.
 A quoi sert cette analyse?
 La recherche du sang dans les selles est un examen simple qui consiste à repérer des
saignements microscopiques, invisibles à l'oeil nu, dans les selles. La présence de sang
dans les selles évoque l'existence d'une anomalie du colon, notamment un risque de cancer
du colon. Ce test est donc un examen de dépistage, dans le cadre de la prévention de ce
cancer, deuxième cause de décès par cancer, car il permet de repérer des personnes à haut
risque. Un test Hémoccult® (nom de la technique de la recherche) est recommandé à partir
de l'âge de 50 ans, et doit être répété idéalement tous les ans ou tous les deux ans.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Le test est normalement négatif.
 Comment est interprété le résultat?
 Un test Hemoccult® positif ne permet pas d'établir un diagnostic, mais il incite à
poursuivre les explorations, en réalisant une coloscopie pour rechercher un éventuel cancer
du colon encore passé inaperçu.
 Attention, un test positif ne signifie pas forcément qu'il existe un cancer. En pratique, la
coloscopie permet de détecter un cancer du colon ou du rectum chez 5% à 10% des
personnes ayant un test positif, dont 40% à un stade précoce. Un traitement peut alors être
rapidement débuté, augmentant ainsi les chances de guérison.

Hémocultures [HC]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

Un traitement par antibiotique ou antifongique gêne l'interprétation de cet examen et doit


impérativement être signalé.

Comment est réalisé le prélèvement en pratique?


Le plus souvent les hémocultures sont pratiquées chez une personne hospitalisée.

L'hémoculture consiste à prélever du sang par prise de sang veineux, idéalement au moment où le
patient frissonne (période pouvant correspondre à une décharge de germe dans le sang) et à
répartir immédiatement le sang dans deux flacons, en vue de les cultiver dans des conditions
appropriées. Il est préconisé de réaliser deux ou trois prélèvements espacés de 30 à 60 minutes car
le passage des germes dans le sang est intermittent.

A quoi sert cette analyse?


Toute fièvre dont l'origine est inconnue, surtout si elle s'accompagne de signes généraux
d'infection, conduit à pratiquer des hémocultures.

Les deux flacons de sang, sont cultivés dans des conditions appropriées: l'un est placé à 37° C,
dans une atmosphère contenant de l'oxygène (car certaines bactéries en ont besoin pour se
multiplier), l'autre est mis à incuber à 37° C sans oxygène. Si une bactérie (ou parfois un
champignon microscopique) est dans le sang, elle (il) poussera dans le flacon et pourra être
identifié(e).

Quelles sont les valeurs normales?


En l'absence d'infection (ou de contamination), les hémocultures doivent être négatives. Le sang
est normalement stérile.

Comment est interprété le résultat?


Une infection grave se caractérise par un passage répété de microbes dans le sang: on parle alors
de septicémie.

 En cas d'infection bactérienne avec passage des bactéries dans le sang réalisant un état
septicémique (ou septicémie), les flacons d'hémocultures mis à incuber dans des conditions
favorables, se positivent (le plus souvent dans les 48 à 72 premières heures). Ils se
troublent, reflétant ainsi la croissance des bactéries. S'il ne se passe rien après 5 à 7 jours
d'incubation, elles sont considérées comme négatives.

 Lorsqu'une hémoculture se positive, un échantillon de sang est prélevé, examiné au


microscope et analysé pour permettre l'identification de la bactérie en cause et,
éventuellement pour réaliser un antibiogramme. Il ne suffit toutefois pas de retrouver une
bactérie dans un flacon d'hémoculture pour conclure qu'elle est responsable de l'infection,
car il peut se produire des contaminations par d'autres microbes présents, par exemple, sur
la peau du patient ou dans l'air. La positivité de plusieurs des flacons prélevés est un bon
argument pour incriminer l'agent infectieux retrouvé.

 Attention: Nombre d'infections n'entraînent qu'un passage intermittent de bactéries (ou


champignons) dans le sang. Ainsi, une hémoculture peut rester négative alors qu'il existe
un véritable état septicémique. C'est pourquoi il est préconisé de réaliser deux ou trois
prélèvements espacés de 30 à 60 minutes.

 Hémoglobine glycosylée [ou glyquée


(HbA1C)]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement. Penser à signaler une éventuelle prise
d'aspirine qui peut interférer avec certaines méthodes de dosage.
 A quoi sert cette analyse?
 Dans le sang, le glucose se fixe sur l'hémoglobine contenue dans les globules rouges et y
reste toute la durée de vie de ces derniers, soit environ 120 jours (2 à 3 mois). Le taux
d'hémoglobine glyquée ou glycosylée est donc proportionnel à l'importance de la glycémie
et reflète l'équilibre glycémique (du taux de sucre dans le sang) des 6 à 8 semaines
précédant le dosage.
 Son dosage est recommandé 4 fois par an chez les sujets diabétiques chez lesquels il
permet d'apprécier le contrôle global de l'équilibre du diabète, dans l'objectif de prévenir la
survenue des complications à long terme de cette maladie, liées à l'hyperglycémie
chronique (troubles de la vue, anomalies rénales, cardiaques,...).
 Quelles sont les valeurs normales?
 Elles varient selon la technique utilisée.
 A titre indicatif, l'hémoglobine glyquée est inférieure à 6% chez les sujets non diabétiques.
 Comment est interprété le résultat?
 Un diabétique bien équilibré doit avoir une valeur la plus proche possible de la limite
supérieure des valeurs normales, c'est-à-dire de 6%. Entre 6 et 8%, l'équilibre du diabète
est considéré comme correct. Un taux d'hémoglobine glyquée compris entre 8 et 12%
montre que le diabète est insuffisamment équilibré.

 Hémoglobinurie

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il faut s'assurer que les urines recueillies ne sont pas colorées en rouge. Il faut donc éviter
de faire ce dosage pendant la période des règles chez la femme et proscrire les
médicaments ou les aliments (comme les betteraves) pouvant colorer les urines.
 Il faut de plus s'assurer de l'absence de sang dans les urines (on parlerait alors d'hématurie)
qui gênerait le dosage.
 En quoi consiste cette analyse?
 L'hémoglobine est une protéine contenue dans les globules rouges, dont la fonction
principale est d'assurer le transport d'oxygène aux tissus. En cas de destruction des
globules rouges (on parle d'hémolyse, responsable d'anémie), l'hémoglobine est libérée
dans le sang où elle se fixe sur sa protéine de transport l'haptoglobine.
 Au-delà d'une certaine quantité d'hémoglobine libérée, l'haptoglobine est saturée et
l'hémoglobine en excès, filtrée par le rein, est éliminée dans les urines. On peut alors la
détecter à l'aide de bandelettes immergées dans un échantillon d'urine (elles se colorent
lorsque de l'hémoglobine est présente dans l'urine) ou bien la doser.
 A quoi sert cette analyse?
 La recherche et le dosage d'une hémoglobinurie participe au bilan d'une anémie et à
l'exploration des troubles du rein.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Il n'y a normalement pas d'hémoglobine dans les urines.
 Comment sont interprétés les résultats?
 L'hémoglobinurie est responsable d'une coloration rouge foncé des urines lorsqu'elle est
importante. L'apparition d'hémoglobine dans les urines reflète une hémolyse
intravasculaire, c'est-à-dire une destruction des globules rouges dans les vaisseaux
sanguins. Elle doit être différenciée d'une hématurie (présence de sang dans les urines)
traduisant plutôt une anomalie du rein.

Hémogramme [Numération formule sanguine


; NFS]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement (petit-déjeuner léger, sans sucre, ni matière
grasse).

A quoi sert le dosage?


La numération formule sanguine ou hémogramme est un examen essentiel qui apporte des
renseignements sur les cellules sanguines, sur les processus de défense immunitaire, sur
l'hémostase et qui révèle des modifications évocatrices d'un grand nombre de maladies. Elle
comprend la numération (calcul du nombre absolu de ces différentes cellules dans un certain
volume de sang) des différents éléments figurés du sang: les globules rouges ou hématies, les
globules blancs ou leucocytes et les plaquettes.

Différents paramètres très utiles au diagnostic d'une anémie sont également mesurés ou calculés:
le taux d'hémoglobine, le volume globulaire moyen (VGM), l'hématocrite, la concentration
corpusculaire moyenne en hémoglobine (CCMH) et la teneur globulaire moyenne en hémoglobine
(TGMH).

La formule sanguine des globules blancs (formule leucocytaire) détermine le pourcentage relatif
(et le nombre absolu) des différentes sous-populations de globules blancs: polynucléaires
neutrophiles, polynucléaires éosinophiles, polynucléaires basophiles, lymphocytes, monocytes.

Quelles sont les valeurs normales?


Les valeurs normales varient légèrement d'un laboratoire à un autre. Elles diffèrent également chez
l'adulte et chez l'enfant selon son âge, et chez l'homme et la femme.

Hémogramme:

 Hématies: 4,5 à 5,7 millions/mm3 chez l'homme; 4,2 à 5,2 millions/mm3 chez la femme

 Leucocytes: 4 000 à 10 000 /mm3

 Plaquettes: 150 000 à 400 000 /mm3

 Hématocrite: 42 à 54 % chez l'homme; 37 à 47 % chez la femme

 Hémoglobine: 13 à 17 g/dl chez l'homme; 12 à 15 g/l chez la femme

 VGM: 80 à 100 fl

 CCMH: 30 à 35 %

 TGMH: 27 à 32 pg

Formule sanguine:

 Polynucléaires neutrophiles: 2 à 7,5 G/l (50 à 75 %)

 Polynucléaires éosinophiles: < 0,50 G/l (5 %)

 Polynucléaires basophiles: < 0,10 G/l (1 %)

 Lymphocytes: 2 à 4 G/l (20 à 40 %)

 Monocytes: < 1 G/l (10 %)

Comment est interprété le résultat?


De très nombreux renseignements peuvent être obtenus à partir des résultats d'un hémogramme.
Dans tous les cas, ces interprétations varient en fonction du contexte clinique.

Les principaux renseignements sont les suivants:

 Une anémie est définie par un taux bas d'hémoglobine; à l'inverse, une augmentation du
taux d'hémoglobine définit la polyglobulie.

 Une augmentation des globules blancs peut évoquer une infection, une inflammation, voire
une hémopathie ("cancer du sang"); une diminution des globules blancs peut révéler une
altération des défenses immunitaires.

 Une augmentation des plaquettes définit une hyperplaquettose (ou thrombocytose) souvent
observée au cours de processus inflammatoires; une baisse des plaquettes (thrombopénie)
traduit un risque hémorragique.

La formule sanguine peut montrer:

 Une augmentation des polynucléaires neutrophiles reflétant le plus souvent un processus


infectieux en cours.

 Une augmentation des polynucléaires éosinophiles, évocatrice d'une allergie ou d'une


infection par un parasite.

 Une baisse des lymphocytes suggérant par exemple l'existence d'un déficit immunitaire ou
d'une infection par le virus du SIDA.

Héparinémie [Activité anti-Xa]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert ce dosage?


Les héparines sont des substances anticoagulantes très efficaces qui agissent rapidement après
injection par voie intraveineuse ou par voie sous-cutanée.

Il en existe deux types: l'héparine standard ou "non fractionnée" et les héparines dites "de bas
poids moléculaire". Elles sont utilisées dans le traitement des thromboses veineuses ou artérielles
(infarctus du myocarde, embolie pulmonaire, phlébite,...).

L'héparinémie est la mesure de la concentration d'héparine dans le sang: elle correspond en fait à
la mesure de son activité, c'est-à-dire de sa capacité à inhiber un facteur de coagulation (facteur X
activé), qui est un maillon-clé de la cascade de la coagulation aboutissant à formation de caillot
sanguin.

Ce dosage permet d'ajuster les doses d'héparine à chacun, car il n'existe par de posologie standard
d'héparine. Administrée en trop faible quantité, elle risque d'être inefficace, et, en trop forte
quantité, elle entraîne un risque hémorragique (saignements). On parle plus volontiers de mesure
de l'activité anti-Xa pour le dosage dans le sang d'une héparine dite "de bas poids moléculaire" et
d'héparinémie pour celui de l'héparine "standard".

Quelles sont les valeurs normales?


Elles dépendent:

 des conditions du traitement: traitement préventif de thrombose dans une situation à risque
ou curatif en cas de thrombose avérée

 de l'héparine utilisée: héparine "standard" ou héparine "de bas poids moléculaire",

 de son mode d'administration (nombre d'injection/jour, voie intraveineuse ou sous-


cutanée).

Par exemple, en cas de traitement curatif par une héparine de bas poids moléculaire administrée
une fois par jour, par voie sous-cutanée, l'activité anti-Xa doit être inférieure à 1,8 UI/ml. En cas
de traitement curatif par héparine standard administrée en perfusion et l'héparinémie doit être
comprise entre 0,35 et 0,7 UI/ml.

Comment est interprété le résultat?


Une héparinémie trop basse signifie que la posologie administrée est insuffisante et qu'il faut
augmenter les doses en poursuivant la surveillance; une héparinémie (ou une activité anti-Xa) trop
élevée signe un risque hémorragique (saignements) et conduit à diminuer les doses d'héparine
administrée.

Herpès IgG et IgM [Sérologie du virus de


l'herpès ; HSV1 et HSV2]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

En quoi consiste cette analyse?


La sérologie herpétique consiste à rechercher dans le sang la présence d'anticorps spécifiques des
virus herpès de type 1 (HSV1) et de type 2 (HSV2).

La présence d'anticorps témoigne en effet d'une réaction de l'organisme envers ces virus et donc
d'une infection herpétique (récente ou ancienne). Il existe deux types de sérologies:

 la sérologie "classique" détecte des immunoglobulines (IgG ou IgM) anti-HSV, quel que
soit leur type (HSV1 ou HSV2).

 la sérologie herpétique "spécifique de type" détecte uniquement les anticorps de type IgG,
mais elle différencie ceux dirigés contre HSV1, de ceux dirigés contre HSV2.
A quoi sert cette analyse?
La sérologie classique est utilisée pour:

 diagnostiquer une primo-infection, en particulier chez la femme enceinte, car il existe un


risque pour le nouveau-né et chez le patient immunodéprimé, afin de décider
éventuellement d'un traitement préventif;

 confirmer ou infirmer un diagnostic d'herpès récidivant, buccal ou génital;

 diagnostiquer une encéphalite herpétique, maladie grave et difficile à diagnostiquer (dans


ce cas, la sérologie est recherchée conjointement dans le liquide céphalorachidien - LCR -
et dans le sang).

La sérologie spécifique n'est pas utilisée pour le diagnostic de l'infection, mais elle peut être utile
dans le cadre d'un bilan de "maladie sexuellement transmissible", lorsqu'un des deux partenaires a
un herpès génital.

Quelles sont les valeurs normales?


En l'absence de contact ancien ou récent avec un des virus Herpès simplex, la sérologie est
négative.

Comment est interprété le résultat?


Pour la sérologie classique: les anticorps sont détectables environ 15 jours après le contage. Les
IgM sont les premiers anticorps à apparaître, puis les IgG. Attention, les IgM ne sont pas
forcément synonymes de "primo-infection". Elles sont aussi détectables en cas de "réactivation"
du virus. Le diagnostic d'infection évolutive est le plus souvent porté sur l'observation d'une
augmentation significative du taux des IgG retrouvée sur deux prélèvements sanguins effectués à
15 à 20 jours d'écart.

Pour la sérologie spécifique de type : les anticorps ne sont détectables qu'au bout de 3 à 6 mois.
C'est pour cela que cet examen n'est pas utilisé pour le diagnostic "immédiat" d'une infection. En
revanche, il permet de distinguer spécifiquement les infections par HSV1 et/ou HSV2.

HLA : typage [Typage HLA]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert cette analyse?


Le système HLA est un ensemble de gènes qui s'expriment sous la forme d'antigènes à la surface
de la plupart des cellules de l'organisme et qui permettent à chaque individu de reconnaître ses
propres cellules ou, en d'autres termes, de différencier "le soi" du "non-soi". Le typage (ou
phénotypage) HLA consiste à identifier ces antigènes, caractéristiques de l'individu. Cette analyse
est réalisée avant une greffe d'organe pour apprécier la compatibilité tissulaire.

Par ailleurs, certains types HLA sont souvent associés à certaines maladies. Le typage d'un
individu permet alors de déterminer s'il fait partie d'un groupe plus "à risque" de développer cette
maladie. L'association la plus fréquente est celle de la spondylarthrite ankylosante (rhumatisme
inflammatoire chronique) avec l'antigène HLA B27 par exemple.

Quelles sont les valeurs normales?


Il existe des antigènes HLA de classe 1, identifiés par les lettres A, B et C et des antigènes de
classe 2 identifiés par les lettres DP, DQ, DR. Ces lettres sont suivies de numéro. Chaque individu
possède sa propre combinaison d'antigènes, il n'y a donc pas de "normes".

En ce qui concerne HLA B27, il est présent chez 5 à 10 % des individus dans la population
générale et chez 90 % des sujets de race blanche atteints de spondylarthrite ankylosante.

Comment est interprété le résultat?


En cas de greffe, une compatibilité HLA est recherchée entre le donneur et le receveur d'organes.

L'identification de certains antigènes HLA peut aider au diagnostic de quelques maladies comme
la spondylarthrite ankylosante (HLA B27), la maladie de Behçet [HLA B51(5) ], ou encore la
thyroïdite de Quervain (HLA B35).

Homocystéine

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent modifier la
concentration d'homocystéine dans le sang (certains antiépileptiques, anticancéreux,
antituberculeux,...).

A quoi sert ce dosage?


L'homocystéine est un acide aminé dont la concentration dans le sang est régulée par des facteurs
génétiques et des facteurs d'environnement (alimentation). Son dosage est utilisé dans
l'exploration de certains troubles du métabolisme et dans le bilan des maladies thrombo-
emboliques veineuses ou artérielles car il a été montré qu'une hyper-homocystéinémie était
associée à un risque accru de thromboses.

Quelles sont les valeurs normales?


< 15 µmol/l.

Comment est interprété le résultat?


L'hyper-homocystéinémie est le plus souvent due à une carence en vitamines B6, vitamine B12 ou
folates car ces vitamines participent au métabolisme de l'homocystéine.

La concentration d'homocystéine dans le sang est également augmentée chez les fumeurs et dans
diverses pathologies: insuffisance rénale, insuffisance hépatique, psoriasis, certains cancers.

Enfin, une hyper-homocystéinémie peut refléter une anomalie constitutionnelle c'est-à-dire


transmise de manière héréditaire par l'un des deux parents. La découverte d'une hyper-
homocystéinémie peut permettre d'expliquer la survenue d'une thrombose veineuse ou artérielle,
en particulier chez un sujet jeune. Cette anomalie peut être corrigée par la prise orale de
comprimés de vitamine B6 ou folates.

Hormone chorionique gonadotrope [HCG]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert cette analyse?


L'hormone gonadotrophique chorionique ou HCG est une hormone qui peut être sécrétée par
l'organisme dans différentes circonstances.

Principalement, l'HCG est le marqueur biologique spécifique de toute grossesse se déroulant


normalement. Le dosage spécifique d'une fraction d'HCG (chaîne bêta libre) fait partie du test
HT21, test de dépistage de la trisomie 21 (ou en anglais "Down Syndrome") chez la femme
enceinte. La surveillance évolutive du taux de HCG au cours de la grossesse permet aussi de
détecter certaines grossesses pathologiques.

Plus rarement, l'HCG est secrétée par certaines tumeurs et le dosage de la chaîne bêta libre de
l'HCG est alors considéré comme marqueur tumoral.

Quelles sont les valeurs normales?


En dehors de la grossesse, le taux d'HCG est normalement inférieur à 5 UI/l dans le sang et les
urines.

Comment est interprété le résultat?


Au cours de la grossesse

La concentration de l'HCG dans le sang (et les urines) augmente progressivement: elle est
détectable environ 10 à 15 jours après la fécondation (soit au moment du jour présumé des règles)
pour atteindre son maximum entre la 6e et la 10e semaine de grossesse.

Pendant les 6 premières semaines, son taux double tous les 2 à 3 jours. Entre la 14e et la 18e
semaine de grossesse, sa concentration diminue puis se maintient jusqu'au terme. Après
l'accouchement, elle disparaît rapidement.
Un taux d'HCG qui n'évolue pas de cette manière chez une femme enceinte évoque une grossesse
pathologique, donc anormale. Une valeur d'HCG trop faible pour l'âge présumé de la grossesse
peut être révélateur, soit d'un avortement spontané, soit d'une grossesse extra-utérine.

Une valeur très élevée peut orienter vers un diagnostic de tumeur du placenta.

Dépistage de la trisomie 21

Une valeur élevée d'HCG, combinée aux résultats des autres marqueurs (Dépistage d'anomalie
foetale), peut conduire à réaliser une amniocentèse pour vérifier que le foetus n'est pas atteint.

Marqueur tumoral

Dans le cadre du suivi d'un cancer des testicules chez l'homme ou d'un cancer du placenta chez la
femme, le dosage de la bêta-HCG dans le sang permet de vérifier l'efficacité du traitement
(normalisation de son taux) ou de détecter une éventuelle rechute (ré-ascension de son taux).

Hormone de croissance [GH ou hormone


somatotrope ou somathormone (STH)]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun et il faut être au repos strict 15 à 30 minutes avant le prélèvement.

A quoi sert ce dosage?


L'hormone de croissance est une petite protéine synthétisée par l'hypophyse. Comme son nom
l'indique, elle intervient essentiellement en stimulant la croissance du squelette et des tissus, de la
naissance à la puberté. Son dosage est indiqué dans l'exploration des troubles de la croissance.

Quelles sont les valeurs normales?


Chez l'enfant: (0 à 19 ans) < 55 ng/ml (< 30 mUI/l)

Chez l'adulte: < 5 ng/ml (< 10 mUI/l)

Comment est interprété le résultat?


Une augmentation du taux sanguin de GH avant la puberté traduit un gigantisme. Après la
puberté, elle permet d'établir un diagnostic d'acromégalie.

Une diminution de ce taux reflète un déficit congénital primitif en hormone de croissance,


responsable de "nanisme hypophysaire", ou bien un déficit en GH secondaire à une radiothérapie
ou à une tumeur de la région de l'hypophyse par exemple.

Hormone folliculostimulante [FSH]


Quelles sont les précautions particulières à prendre?
Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

Il importe de préciser son âge et la date des dernières règles pour les femmes.

Penser aussi à signaler un éventuel traitement en cours car certains médicaments modifient le taux
de FSH dans le sang, notamment les traitements hormonaux par oestrogènes et certains
médicaments donnés pour stimuler l'ovulation.

A quoi sert ce dosage?


Le dosage de la FSH est utilisé chez l'homme et chez la femme dans le bilan d'une infertilité ainsi
que dans l'étude des retards de puberté. Il participe aussi chez la femme au diagnostic de
ménopause.

Quelles sont les valeurs normales?


Chez la femme

 Avant la ménopause: Les valeurs varient selon la période du cycle menstruel. Elles
peuvent également varier en fonction du laboratoire et de la technique de dosage utilisée. A
titre indicatif:
o Première phase du cycle (phase folliculaire, environ 14 jours): 2 à 10 UI/ml
o Pic ovulatoire (aux environs du 14e jour du cycle): 5 à 18 UI/ml
o Deuxième phase du cycle (phase lutéale, environ 14 jours): 1,5 à 8 UI/ml

 A la ménopause: 20 à 130 UI/ml

Chez l'homme 1 à 9 UI/ml

Comment est interprété le résultat?


Le taux de FSH peut être augmenté par certains médicaments prescrits pour stimuler l'ovulation ou
diminué par des traitements à base d'oestrogènes.

Une chute du taux de FSH reflète une insuffisance de fonctionnement de l'hypophyse, quelle qu'en
soit son origine.

Chez la femme, une élévation du taux de FSH évoque, selon son âge et le contexte, la ménopause
ou une insuffisance de fonctionnement des ovaires, acquise (en particulier après une intervention
chirurgicale ayant entraîné l'ablation des ovaires) ou due à une anomalie génétique.

Chez l'homme, un taux élevé de FSH traduit une lésion des testicules, quelle qu'en soit la cause
(cancéreuse, virale, traitement par des "rayons", anomalie génétique).

Hormone lutéinisante [LH]


Quelles sont les précautions particulières à prendre?
Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement. Il importe de préciser son âge et la date des
dernières règles pour les femmes. Le prélèvement est plutôt réalisé en début de cycle chez la
femme.

Penser aussi à signaler un éventuel traitement en cours car certains médicaments modifient le taux
de LH dans le sang, notamment les traitements hormonaux par oestrogènes ou testostérone et
certains médicaments donnés pour stimuler l'ovulation.

A quoi sert ce dosage?


La LH est une hormone fabriquée par l'hypophyse, qui agit, chez la femme, essentiellement sur les
ovaires et chez l'homme, en stimulant la sécrétion de la principale hormone mâle, la testostérone.

Son dosage est utilisé chez l'homme et la femme dans le bilan d'une infertilité ainsi que dans
l'étude des retards de puberté. Il participe aussi, chez la femme, au diagnostic de ménopause.
Enfin, il est utilisé dans la surveillance des procréations médicalement assistées et notamment des
fécondations in vitro (FIV).

Quelles sont les valeurs normales?


Chez la femme

 Avant la ménopause: les taux varient selon la période du cycle menstruel. Elles peuvent
également varier en fonction du laboratoire et de la technique de dosage utilisée.
o Première phase du cycle (phase folliculaire, environ 14 jours): 1 à 8 UI/ml
o Pic ovulatoire (aux environs du 14e jour du cycle): 10 à 70 UI/ml
o Deuxième phase du cycle (phase lutéale, environ 14 jours): 0,5 à 10 UI/ml

 A la ménopause: 15 à 70 UI/ml

Chez l'homme: 1 à 9 UI/ml.

Comment est interprété le résultat?


 Le taux de LH est augmenté par certains médicaments destinés à stimuler l'ovulation (le
citrate de clomifène), ou diminué par des traitements à base d'oestrogènes ou de
testostérone.

 Une chute du taux de LH reflète une insuffisance de fonctionnement de l'hypophyse, quelle


qu'en soit son origine.

 Une élévation du taux de LH évoque, chez la femme, selon son âge et le contexte, la
ménopause ou une insuffisance de fonctionnement des ovaires, acquise ou due à une
anomalie génétique.

 Chez l'homme, un taux élevé de LH révèle une insuffisance de fonctionnement des


testicules, quelle qu'en soit la cause (cancéreuse, virale, traitement par des "rayons",
anomalie génétique).
Hormones thyroïdiennes [Tri-iodothyronine
libre (T3L ou FT3) ; Tétra-iodothyronine ou
thyroxine libre (T4L ou FT4)]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement. Penser à signaler d'éventuels traitements en cours
car de nombreux médicaments peuvent modifier les concentrations des hormones thyroïdiennes
dans le sang ou interférer avec les dosages: antithyroïdiens de synthèse, hormones thyroïdiennes
substitutives, certains médicaments pour le coeur, le lithium, l'interféron, l'héparine, les corticoïdes
à forte doses, l'aspirine, les anti-inflammatoires.

En quoi consiste ces dosages?


La tri-iodothyronine (T3) et la tétra-iodothyronine (T4) sont fabriquées par la thyroïde à partir de
l'iode alimentaire et de l'iode recyclé, puis libérées dans la circulation sanguine.

L'ensemble de ces phénomènes sont sous la dépendance de l'hormone thyréostimulante (TSH).


Elles circulent dans le sang essentiellement sous forme liée à des protéines de transport. Mais
seule la fraction libre de ces hormones est active et c'est cette fraction libre qui est dosée (L =
libre; F = Free d'où T3 L ou FT3 et T4 L ou FT4).

A quoi servent ces dosages?


Le dosage de ces hormones est utile au diagnostic des maladies de la thyroïde et à leur
surveillance sous traitement.

Quelles sont les valeurs normales?


Elles varient selon la technique utilisée. A titre indicatif:

 T3 L: 1,05 à 3,35 nmol/l

 T4 L: 10 à 25 pmol/l

Comment sont interprétés les résultats?


Chez le nouveau-né, les concentrations de T3 L et T4 L sont physiologiquement élevées (pendant
le premier mois).

Chez les sujets âgés, elles sont souvent "anormales" en raison des maladies qu'ils présentent ou
des médicaments qu'ils reçoivent et au cours de différentes maladies graves non thyroïdiennes:
insuffisance rénale, insuffisance hépatique, cancers, cirrhose.

En dehors de ces situations, l'interprétation de ces dosages s'intègre dans le cadre du diagnostic des
maladies thyroïdiennes.
Un taux élevé de T4L et/ou de T3L permet le plus souvent de confirmer un diagnostic
d'hyperthyroïdie (hyperfonctionnement de la thyroïde) caractérisée par un amaigrissement, des
bouffées de chaleur, une agitation, des palpitations cardiaque.

Des taux sanguins bas d'hormones thyroïdiennes reflètent une hypothyroïdie (fonctionnement
insuffisant de la glande thyroïde) dont les principaux signes sont une grande fatigue, une frilosité,
des crampes, une constipation, une bouffissure du visage.

Dans tous les cas, l'interprétation diagnostique de ces dosages doit s'intégrer dans le cadre d'un
bilan thyroïdien complet.

Au cours du suivi des traitements des maladies thyroïdiennes, le taux de T4 permet d'adapter la
posologie (dose des médicaments), surtout au cours du premier mois, en attendant la normalisation
de la TSH qui peut être plus tardive.

Hormone thyréostimulante ultrasensible


[TSHus ou Thyréostimuline]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments modifient les
concentrations de TSH dans le sang ou interfèrent avec le dosage: antithyroïdiens de synthèse,
hormones thyroïdiennes substitutives, certains médicaments pour le coeur, le lithium, l'interféron,
les corticoïdes à forte doses et la dopamine, etc.

A quoi sert ce dosage?


Fabriquée par l'hypophyse, la thyréostimuline (TSH) est le principal facteur régulateur de la
glande thyroïde. Sa concentration sanguine est le paramètre le plus sensible pour dépister les
troubles thyroïdiens. Les méthodes de dosage de cette hormone se sont considérablement affinées
ces dernières années: il s'agit aujourd'hui de dosages dits "ultrasensibles" (us).

Un dosage isolé de TSHus suffit le plus souvent au dépistage d'une anomalie de fonctionnement
de la thyroïde. Ce dosage est également utilisé pour la surveillance des traitements des maladies
thyroïdiennes, notamment les traitements médicamenteux dont elle aide à adapter la dose.

Quelles sont les valeurs normales?


Elles varient selon la technique utilisée.

A titre indicatif, elles sont comprises entre 0,2 et 4 mUI/l.

Comment est interprété le résultat?


La TSH est physiologiquement abaissée au premier trimestre de la grossesse, et élevée chez le
nouveau-né.
Une augmentation du taux sanguin de TSHus est le signe le plus précoce d'une hypothyroïdie
(fonctionnement insuffisant de la glande thyroïde) dont les principaux signes sont une grande
fatigue, une frilosité, des crampes, une constipation, une bouffissure du visage.

Une diminution du taux sanguin de TSHus signe le plus souvent une hyperthyroïdie
(hyperfonctionnement de la thyroïde) caractérisée par un amaigrissement, des bouffées de chaleur,
une agitation, des palpitations cardiaques.

Mais l'interprétation des variations des taux de TSHus peut être plus complexe et peut nécessiter
d'autres examens complémentaires, comme le dosage des hormones thyroïdiennes (T3L, T4L) et
la réalisation d'une échographie de la thyroïde.

Au cours des traitements de l'hyperthyroïdie par des médicaments "antithyroïdiens de synthèse",


un taux élevé de TSH persistant après 4 semaines doit conduire à diminuer la dose administrée. A
l'inverse, au cours d'un traitement de l'hypothyroïdie par des "hormones thyroïdiennes
substitutives", un taux élevé de TSH persistant après 4 semaines doit conduire à augmenter la dose
administrée.

HSV1 et HSV2 [Sérologie du virus de l'herpès


; Herpès IgG et IgM]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

En quoi consiste cette analyse?


La sérologie herpétique consiste à rechercher dans le sang la présence d'anticorps spécifiques des
virus herpès de type 1 (HSV1) et de type 2 (HSV2). La présence d'anticorps témoigne en effet
d'une réaction de l'organisme envers ces virus et donc d'une infection herpétique (récente ou
ancienne).

Il existe deux types de sérologies:

 la sérologie "classique" détecte des immunoglobulines (IgG ou IgM) anti-HSV, quel que
soit leur type (HSV1 ou HSV2).

 la sérologie herpétique "spécifique de type" détecte uniquement les anticorps de type IgG,
mais elle différencie ceux dirigés contre HSV1, de ceux dirigés contre HSV2.

A quoi sert cette analyse?


La sérologie classique est utilisée pour:

 diagnostiquer une primo-infection, en particulier chez la femme enceinte, car il existe un


risque pour le nouveau-né et chez le patient immunodéprimé, afin de décider
éventuellement d'un traitement préventif;
 confirmer ou infirmer un diagnostic d'herpès récidivant, buccal ou génital;

 diagnostiquer une encéphalite herpétique, maladie grave et difficile à diagnostiquer (dans


ce cas, la sérologie est recherchée conjointement dans le liquide céphalorachidien - LCR -
et dans le sang).

La sérologie spécifique n'est pas utilisée pour le diagnostic de l'infection, mais elle peut être utile
dans le cadre d'un bilan de "maladie sexuellement transmissible", lorsqu'un des deux partenaires a
un herpès génital.

Quelles sont les valeurs normales?


En l'absence de contact ancien ou récent avec un des virus Herpès simplex, la sérologie est
négative.

Comment est interprété le résultat?


Pour la sérologie classique: les anticorps sont détectables environ 15 jours après le contage. Les
IgM sont les premiers anticorps à apparaître, puis les IgG. Attention, les IgM ne sont pas
forcément synonymes de "primo-infection". Elles sont aussi détectables en cas de "réactivation"
du virus. Le diagnostic d'infection évolutive est le plus souvent porté sur l'observation d'une
augmentation significative du taux des IgG retrouvée sur deux prélèvements sanguins effectués à
15 à 20 jours d'écart.

Pour la sérologie spécifique de type: les anticorps ne sont détectables qu'au bout de 3 à 6 mois.
C'est pour cela que cet examen n'est pas utilisé pour le diagnostic "immédiat" d'une infection. En
revanche, il permet de distinguer spécifiquement les infections par HSV1 et/ou HSV2.

HT 21 [Dépistage de la trisomie 21]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert ce dosage?


La trisomie 21 (ou en anglais "Down Syndrome") est la plus fréquente des anomalies génétiques.
Elle peut être dépistée au cours de la grossesse par l'échographie mais, dans près de 70% des cas,
il n'y a pas de signes d'appel échographiques. D'où l'intérêt de rechercher d'autres marqueurs de
cette maladie.

Le test HT21 est un dosage sanguin de deux ou trois marqueurs dosés dans le sang de la mère
entre la 15e et la 18e semaine d'aménorrhée, soit de 14 semaines et 0 jours à 17 semaines et 6
jours. Il s'agit de l'HCG totale ou de sa chaîne bêta libre, de l'alpha-foetoprotéine (cf fiches
correspondantes) et/ou de l'oestriol.

L'interprétation combinée des résultats de ces dosages permet le calcul d'un risque qui, lorsqu'il est
suffisamment élevé, conduit à proposer à la femme enceinte une amniocentèse pour établir avec
certitude le diagnostic (ou non) de trisomie 21. Seuls quelques laboratoires sont habilités à réaliser
ces dosages.

Le médecin qui prescrit le test informe la patiente des caractéristiques de la maladie, des moyens
de la détecter, des possibilités thérapeutiques et des résultats susceptibles d'être obtenus au cours
de l'analyse.

Quelles sont les valeurs normales?


Les résultats sont exprimés en probabilité de risque. Le calcul prend en compte les résultats des
dosages des marqueurs sanguins, l'âge de la femme enceinte, un tabagisme actuel, le nombre de
foetus (un ou deux; aucun calcul n'est possible si la femme porte des triplés) et le terme de la
grossesse. Lorsque ce risque calculé est supérieur ou égal à 1/250, une amniocentèse est proposée.

Comment est interprété le résultat?


Le test HT 21 permet de dépister près de 80% des trisomies 21.

Attention, un test HT21 positif ne signifie pas obligatoirement que le foetus est trisomique. Il rend
simplement compte d'un risque augmenté par rapport à la population générale: si ce risque est
supérieur à 1/250, il conduit à proposer à la femme enceinte une amniocentèse pour réaliser un
caryotype qui permettra de porter le diagnostic.

De la même façon, un test HT21 négatif (risque < 1/250) ne permet pas d'éliminer formellement le
risque de trisomie 21. Il s'agit simplement d'un outil de dépistage supplémentaire qui, combiné à
l'échographie, améliore les possibilités diagnostiques de la trisomie 21 sans risque supplémentaire
pour la femme enceinte.

Ce test modifié, comportant un nouveau dosage, celui de la PAPP-A (Protéine Plasmatique A


Associée à la grossesse) combiné à celui de la chaîne bêta libre de l'HCG pourrait à l'avenir être
proposé plus précocément, entre 11 et 13 semaines d'aménorrhée. Des études récentes suggèrent
qu'il pourrait, en association à l'échographie, être plus performant dans la détection des trisomies
21 (détection de l'anomalie dans 85 à 87% des cas).

Hydroxyproline urinaire [OH-proline


urinaire]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Un régime pauvre en collagène sera respecté quelques jours avant le prélèvement: peu ou pas de
viandes, charcuteries, poissons, volailles, potages, sauces, crèmes glacées, laits gélifiés et produits
gélatineux.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments augmentent les taux
urinaires d'hydroxyproline (hormones thyroïdiennes, hormone de croissance, vitamine D), d'autres
les diminuent (oestrogènes, calcitonine, vitamine C).

A quoi sert ce dosage?


L'hydroxyproline, acide aminé composant de l'os, est un marqueur de résorption osseuse.

Son dosage est aujourd'hui relativement obsolète car elle n'est pas spécifique de l'os et sa
concentration dans les urines dépend des apports alimentaires (viandes, gélatine). Elle est encore
utilisée comme reflet de la perte osseuse au cours de diverses maladies osseuses et chez les
femmes après la ménopause.

Quelles sont les valeurs normales?


Elles varient en fonction de l'âge et du régime alimentaire.

Chez l'adulte, elles sont comprises entre 115 et 340 µmol/24 heures (15 à 45 mg/24 heures).

Comment est interprété le résultat?


Une augmentation de la concentration d'hydroxyproline dans les urines est observée dans les
maladies à haut remodelage osseux (hyperparathyroïdie, hyperthyroïdie, maladie de Paget,...) et
une diminution est retrouvée dans les maladies à bas remodelage osseux (hypoparathyroïdie,
hypothyroïdie, déficit en hormone de croissance,...).

Hyperglycémie provoquée par voie orale


[HGPO]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est important de respecter un régime équilibré (notamment en sucres) les trois jours précédant le
test et d'avoir une activité physique normale (pas d'alitement prolongé).

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments diminuent la tolérance
au glucose: diurétiques (de la famille des thiazidiques), oestroprogestatifs, bêtabloquants,
corticoïdes...

Il est impératif d'être à jeun depuis la veille au soir.

En quoi consiste cette analyse?


L'hyperglycémie provoquée par voie orale ou HGPO constitue une épreuve de diagnostic du
diabète sucré. Elle est fondée sur l'élévation transitoire de la glycémie après un apport de glucose
par voie orale.

En pratique, elle consiste (après un premier prélèvement sanguin) à ingérer 75 grammes de


glucose chez l'adulte (1,75 g/kg de poids chez l'enfant) en 5 minutes maximum, dilué dans 250 à
300 ml d'eau.

Puis d'autres prélèvements sanguins sont réalisés toutes les 30 minutes pendant 120 minutes, pour
dosage de la glycémie.

Habituellement, les glycémies à jeun et à 120 minutes suffisent au diagnostic de diabète.


A quoi sert cette analyse?
La glycémie mesure le taux de sucre ou glucose dans le sang. Après un repas, elle s'élève
normalement pendant une période n'excédant pas 2 à 3 heures.

Au cours du diabète, maladie caractérisée par une augmentation du taux de sucre dans le sang,
l'hyperglycémie peut être permanente ou préférentiellement post-prandiale (à la suite d'un repas),
d'où l'intérêt de doser la glycémie après les repas.

Auparavant, le résultat d'une HGPO faisait partie des critères diagnostiques du diabète sucré; ce
n'est plus le cas aujourd'hui.

Quelles sont les valeurs normales?


Chez un adulte non-diabétique, la glycémie mesurée 2 heures après ingestion de 75 grammes de
glucose par voie orale est inférieure à 7,8 mmol/l, soit 1,40 g/l.

Comment est interprété le résultat?


 Une glycémie mesurée 2 heures après ingestion de 75 grammes de glucose par voie orale
supérieure à 7,8 mmol/l, soit 1,40 g/l est en faveur d'un diagnostic de diabète.

 Chez les personnes diabétiques connues, la montée de la glycémie post-prandiale (GPP)


est plus intense et plus prolongée que chez les sujets non diabétiques. La mesure de la
valeur de la GPP permet d'apprécier l'influence des repas sur le contrôle global de la
glycémie. C'est un bon indice général de l'équilibre ou du déséquilibre du diabète, qui aide
à adapter les traitements.

IgA [Immunoglobulines sériques (dosage


spécificique des) ; IgG ; IgM]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car de nombreux médicaments peuvent


influencer la concentration des immunoglobulines dans le sang (les antibiotiques, l'insuline, les
oestrogènes,...).

A quoi sert ce dosage?


Les dosages d'immunoglobulines renseignent sur l'état des défenses immunitaires d'un sujet.

Ils sont donc indiqués lorsqu'un déficit de l'immunité est suspecté, notamment dans le cadre de
certaines infections (SIDA, zona), et dans la surveillance de différentes maladies à composante
immunologique, comme certaines hémopathies ou les cirrhoses alcooliques.
Quelles sont les valeurs normales?
Elles peuvent varier légèrement selon la technique utilisée. A titre indicatif:

 Immunoglobulines G (IgG): 8 à 18 g/l

 Immunoglobulines A (IgA): 0,9 à 4,50 g/l

 Immunoglobulines M (IgM): 0,6 à 2,50 g/l

Comment est interprété le résultat?


 Une diminution d'une ou de toutes les classes d'immunoglobulines traduit un déficit de
l'immunité humorale (c'est-à-dire l'immunité conférée par les anticorps). Ce déficit peut
être congénital (rare) ou acquis, notamment en cas d'hémopathie maligne, d'infection virale
(rougeole, rubéole, herpès, cytomégalovirus...), de maladie rhumatismale (certaines
polyarthrites rhumatoïdes, lupus érythémateux systémique...) ou de maladie inflammatoire
digestive. Un tel déficit peut favoriser le développement d'infections car l'organisme se
défend alors moins bien contre les microbes.

 Une augmentation du taux d'une ou de toutes les classes d'immunoglobulines traduit une
activation du système immunitaire. Celle-ci peut refléter une infection (de très nombreuses
infections s'accompagnent d'une augmentation des immunoglobulines, notamment les
infections pulmonaires ou certaines infections parasitaires comme le paludisme), les
vascularites, certains cancers et hémopathies malignes.

 Au cours du SIDA, l'élévation des IgA en cas d'infection est plutôt de mauvais pronostic.

 Au cours des cirrhoses alcooliques, l'augmentation des IgA traduit aussi une évolution
défavorable de la fonction hépatique.

 IgE spécifiques [Immunoglobulines E


spécifiques]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert le dosage?
 Les immunoglobulines E (IgE) sont des protéines normalement présentes à des taux
variables chez tous les individus. Leur dosage contribue au diagnostic d'une allergie ou
d'une infection par un parasite. Le dosage des IgE dites "spécifiques" permet de dépister
une allergie respiratoire ou alimentaire (première étape à l'aide de tests
"multiallergéniques"), puis, éventuellement, de rechercher "spécifiquement" l'antigène
responsable (deuxième étape à l'aide de tests spécifiques d'un seul antigène).
 Quelles sont les valeurs normales?
 Les résultats peuvent être qualitatifs (présence ou absence d'IgE spécifiques) ou
quantitatifs; dans ce cas, le résultat diffère selon la méthode utilisée. Normalement, il ne
doit pas y avoir un taux d'IgE spécifiques supérieur au seuil précisé par chaque laboratoire.
Les résultats peuvent également être exprimés en "classe" et sont alors plus homogènes
d'une méthode à l'autre (taux croissants de la classe O à la classe 6).
 Comment est interprété le résultat?
 Lorsqu'une allergie respiratoire est évoquée, le médecin demande dans un premier temps,
un test de dépistage avec un mélange de différents pneumallergènes. Lorsqu'il est positif, il
confirme l'allergie respiratoire (il peut aussi être positif en cas d'allergie cutanée ou de
conjonctivite allergique...).
 D'autres tests qualitatifs permettent de préciser le type d'allergie (par groupes: par exemple,
allergies aux pollens de graminées, aux herbacées,...). Puis des tests IgE spécifiques d'un
seul antigène (il en existe une multitude: bouleau, pissenlit, avoine, etc) peuvent être
utilisés.
 De la même façon, le dépistage de l'allergie alimentaire fait appel d'abord à des tests non
discriminatifs utilisant un mélange d'allergènes alimentaires (ou trophallergènes). Puis, il
est possible de rechercher précisément l'allergène en cause, à l'aide de tests spécifiques
d'un seul d'entre eux (fraise, ail,...).
 Toutefois, la présence d'IgE spécifiques n'est pas forcément synonyme d'allergie. A
l'inverse, l'absence d'IgE spécifiques dans le sang n'exclut pas forcément une allergie à
l'antigène étudié.

 IgE totales [Immunoglobulines E totales


(dosage des)]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert le dosage?
 Les immunoglobulines E ou (IgE) sont des protéines normalement présentes à des taux
variables chez tous les individus. Leur dosage contribue au diagnostic d'une allergie ou
d'une infection parasitaire.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Normalement, la concentration en IgE est inférieure à 150 UI/l, (Unité internationale par
litre) mais elles peuvent varier selon la méthode et le laboratoire.
 Comment est interprété le résultat?
 Environ 20 % des sujets dits "normaux" ont une concentration en IgE supérieure 150 UI/l.
A l'inverse, 20 % de la population "allergique" n'a qu'une faible concentration sanguine en
IgE.
 Toutefois, les sujets sensibilisés à plusieurs antigènes ou plusieurs allergènes ("poly-
allergiques") ont, dans plus de 80 % des cas, une concentration élevée d'IgE totales. De
fait, ce dosage n'a qu'une valeur de présomption pour le dépistage d'une éventuelle allergie
(et il ne permet pas d'exclure une allergie s'il est négatif).
 Un taux élevé d'IgE totales peut évoquer d'autres maladies que l'allergie, notamment une
infection parasitaire ou certaines maladies rares (maladie de Hodgkin, sarcoïdose,...).

 IGF1 (Dosage de) [Somatomédine C]



 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert ce dosage?
 L'IGF1 est le principal facteur de croissance dont la sécrétion par le foie est directement
stimulée par l'hormone de croissance (GH).
 Il est essentiellement responsable de la croissance osseuse chez l'enfant.
 Son dosage est indiqué dans l'exploration des anomalies de la croissance.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Elles varient beaucoup en fonction de l'âge et du sexe, de 15 à 1100 ng/ml.
 Comment est interprété le résultat?
 Un taux sanguin élevé d'IGF1 est constamment observé au cours de l'acromégalie, et est
donc un critère diagnostique pour cette maladie.
 Des valeurs basses d'IGF1 sont retrouvées en cas de malnutrition sévère ou
d'hypothyroïdie. Elles permettent surtout d'évoquer le diagnostic de nanisme hypophysaire
(dû à un déficit congénital en hormone de croissance) ou de nanisme par résistance à
l'hormone de croissance.

 IgG4 [Immunoglobulines G4 ; dosage des


IgG4]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert le dosage?
 Il existe 4 sous-classes d'immunoglobulines G ou IgG. Les IgG4 sont plus particulièrement
impliquées dans l'allergie. Elles sont aussi utilisées comme marqueur de désensibilisation.
Leur dosage peut également être demandé à la recherche d'un déficit immunitaire.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Chez l'adulte, les valeurs normales sont de 180 à 980 mg/l chez l'homme et de 90 à 850
mg/l chez la femme (mais elles varient d'un laboratoire à l'autre). Au cours d'une
désensibilisation, il n'y a pas de valeurs normales car elles varient beaucoup d'un individu à
l'autre.
 Comment est interprété le résultat?
 Un taux bas évoque un déficit en IgG4 qui peut être à l'origine d'une susceptibilité
particulière aux infections. Il est souvent couplé à un autre déficit, notamment en IgG2 ou
en IgA.
 Au cours d'une désensibilisation, la concentration sanguine en IgG4 augmente
généralement après 6 mois de traitement pour atteindre une valeur maximale après environ
2 ans, parallèlement à une amélioration des symptômes.

IgG [Dosage spécifiques des


immunoglobulines sériques ; IgM ; IgA]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car de nombreux médicaments peuvent


influencer la concentration des immunoglobulines dans le sang (les antibiotiques, l'insuline, les
oestrogènes,...).

A quoi sert ce dosage?


Les dosages d'immunoglobulines renseignent sur l'état des défenses immunitaires d'un sujet.
Ils sont donc indiqués lorsqu'un déficit de l'immunité est suspecté, notamment dans le cadre de
certaines infections (SIDA, zona), et dans la surveillance de différentes maladies à composante
immunologique, comme certaines hémopathies ou les cirrhoses alcooliques.

Quelles sont les valeurs normales?


Elles peuvent varier légèrement selon la technique utilisée. A titre indicatif:

 Immunoglobulines G (IgG): 8 à 18 g/l

 Immunoglobulines A (IgA): 0,9 à 4,50 g/l

 Immunoglobulines M (IgM): 0,6 à 2,50 g/l

Comment est interprété le résultat?


 Une diminution d'une ou de toutes les classes d'immunoglobulines traduit un déficit de
l'immunité humorale (c'est-à-dire l'immunité conférée par les anticorps). Ce déficit peut
être congénital (rare) ou acquis, notamment en cas d'hémopathie maligne, d'infection virale
(rougeole, rubéole, herpès, cytomégalovirus...), de maladie rhumatismale (certaines
polyarthrites rhumatoïdes, lupus érythémateux systémique...) ou de maladie inflammatoire
digestive. Un tel déficit peut favoriser le développement d'infections car l'organisme se
défend alors moins bien contre les microbes.

 Une augmentation du taux d'une ou de toutes les classes d'immunoglobulines traduit une
activation du système immunitaire. Celle-ci peut refléter une infection (de très nombreuses
infections s'accompagnent d'une augmentation des immunoglobulines, notamment les
infections pulmonaires ou certaines infections parasitaires comme le paludisme), les
vascularites, certains cancers et hémopathies malignes.

 Au cours du SIDA, l'élévation des IgA en cas d'infection est plutôt de mauvais pronostic.

 Au cours des cirrhoses alcooliques, l'augmentation des IgA traduit aussi une évolution
défavorable de la fonction hépatique.

IgM [Immunoglobulines sériques (dosage


spécifiques des) ; IgG ; IgA]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car de nombreux médicaments peuvent


influencer la concentration des immunoglobulines dans le sang (les antibiotiques, l'insuline, les
oestrogènes,...).

A quoi sert ce dosage?


Les dosages d'immunoglobulines renseignent sur l'état des défenses immunitaires d'un sujet.

Ils sont donc indiqués lorsqu'un déficit de l'immunité est suspecté, notamment dans le cadre de
certaines infections (SIDA, zona), et dans la surveillance de différentes maladies à composante
immunologique, comme certaines hémopathies ou les cirrhoses alcooliques.

Quelles sont les valeurs normales?


Elles peuvent varier légèrement selon la technique utilisée. A titre indicatif:

 Immunoglobulines G (IgG): 8 à 18 g/l

 Immunoglobulines A (IgA): 0,9 à 4,50 g/l

 Immunoglobulines M (IgM): 0,6 à 2,50 g/l

Comment est interprété le résultat?


 Une diminution d'une ou de toutes les classes d'immunoglobulines traduit un déficit de
l'immunité humorale (c'est-à-dire l'immunité conférée par les anticorps). Ce déficit peut
être congénital (rare) ou acquis, notamment en cas d'hémopathie maligne, d'infection virale
(rougeole, rubéole, herpès, cytomégalovirus...), de maladie rhumatismale (certaines
polyarthrites rhumatoïdes, lupus érythémateux systémique...) ou de maladie inflammatoire
digestive. Un tel déficit peut favoriser le développement d'infections car l'organisme se
défend alors moins bien contre les microbes.

 Une augmentation du taux d'une ou de toutes les classes d'immunoglobulines traduit une
activation du système immunitaire. Celle-ci peut refléter une infection (de très nombreuses
infections s'accompagnent d'une augmentation des immunoglobulines, notamment les
infections pulmonaires ou certaines infections parasitaires comme le paludisme), les
vascularites, certains cancers et hémopathies malignes.

 Au cours du SIDA, l'élévation des IgA en cas d'infection est plutôt de mauvais pronostic.

 Au cours des cirrhoses alcooliques, l'augmentation des IgA traduit aussi une évolution
défavorable de la fonction hépatique.

Immunoélectrophorèse [Immunofixation
(sang, urines)]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement de sang.

En quoi consiste cette analyse?


L'immunofixation consiste à déposer du plasma (ou de l'urine qui aura au préalable été
concentrée) sur un gel. Après application d'un courant électrique qui permet la séparation des
protéines en fonction de leur taille, des anticorps spécifiques de chaque type d'immunoglobuline
sont déposés sur le gel. Il apparaît ainsi des bandes plus ou moins étroites sur le gel, au niveau où
se situent les différentes immunoglobulines.

L'immunoélectrophorèse est une autre technique permettant la mise en évidence et le typage des
immunoglobulines monoclonales. Elle est aujourd'hui moins utilisée car moins sensible que
l'immunofixation.

A quoi sert ce dosage?


L'immunofixation est la technique la plus fine pour détecter une immunoglobuline monoclonale.
La présence de l'immunoglobuline peut révéler une hémopathie ou bien être bénigne (comme cela
est assez fréquemment observé chez les personnes âgées).

Une immunoglobuline monoclonale est souvent dépistée cours d'une électrophorèse des protéines
urinaires ou d'une électrophorèse des protéines plasmatiques. Parfois, l'immunofixation la révèle
lorsqu'elle est passée inaperçue à l'électrophorèse, en particulier lorsqu'elle est présente en petite
quantité (moins d'un gramme/litre).

L'immunofixation permet aussi de la typer (en IgG, IgM,...) ce qui aide au diagnostic de la
maladie en cause. Enfin, elle participe à la surveillance des patients chez qui a été mise en
évidence une telle "immunoglobuline".

Quelles sont les valeurs normales?


La présence d'une bande étroite sur le gel permet de caractériser une immunoglobuline
monoclonale.

Comment est interprété le résultat?


 Le dépistage et l'identification d'une immunoglobuline monoclonale dans le sang par
l'immunofixation (ou l'immunoélectrophorèse) nécessitent de poursuivre les investigations
à la recherche d'une éventuelle hémopathie maligne.

 Dans les urines peuvent être retrouvée(s) une immunoglobuline monoclonale entière et/ou
une protéine de Bence-Jones, fragment d'immunoglobuline monoclonale. Leur
identification permet, de la même façon, d'évoquer un diagnostic d'hémopathie maligne qui
devra également être confirmé par d'autres examens.

Immunofixation [Immunoélectrophorèse
(sang, urines)]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement de sang.

En quoi consiste cette analyse?


L'immunofixation consiste à déposer du plasma (ou de l'urine qui aura au préalable été
concentrée) sur un gel. Après application d'un courant électrique qui permet la séparation des
protéines en fonction de leur taille, des anticorps spécifiques de chaque type d'immunoglobuline
sont déposés sur le gel. Il apparaît ainsi des bandes plus ou moins étroites sur le gel, au niveau où
se situent les différentes immunoglobulines.

L'immunoélectrophorèse est une autre technique permettant la mise en évidence et le typage des
immunoglobulines monoclonales. Elle est aujourd'hui moins utilisée car moins sensible que
l'immunofixation.

A quoi sert ce dosage?


L'immunofixation est la technique la plus fine pour détecter une immunoglobuline monoclonale.
La présence de l'immunoglobuline peut révéler une hémopathie ou bien être bénigne (comme cela
est assez fréquemment observé chez les personnes âgées).

Une immunoglobuline monoclonale est souvent dépistée cours d'une électrophorèse des protéines
urinaires ou d'une électrophorèse des protéines plasmatiques. Parfois, l'immunofixation la révèle
lorsqu'elle est passée inaperçue à l'électrophorèse, en particulier lorsqu'elle est présente en petite
quantité (moins d'un gramme/litre).

L'immunofixation permet aussi de la typer (en IgG, IgM,...) ce qui aide au diagnostic de la
maladie en cause. Enfin, elle participe à la surveillance des patients chez qui a été mise en
évidence une telle "immunoglobuline".

Quelles sont les valeurs normales?


La présence d'une bande étroite sur le gel permet de caractériser une immunoglobuline
monoclonale.

Comment est interprété le résultat?


 Le dépistage et l'identification d'une immunoglobuline monoclonale dans le sang par
l'immunofixation (ou l'immunoélectrophorèse) nécessitent de poursuivre les investigations
à la recherche d'une éventuelle hémopathie maligne.

 Dans les urines peuvent être retrouvée(s) une immunoglobuline monoclonale entière et/ou
une protéine de Bence-Jones, fragment d'immunoglobuline monoclonale. Leur
identification permet, de la même façon, d'évoquer un diagnostic d'hémopathie maligne qui
devra également être confirmé par d'autres examens.

Immunofluorescence indirecte ou IFI


[Sérologie du paludisme]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.
A quoi sert cette analyse?
La sérologie du paludisme consiste à rechercher dans le sang la présence d'anticorps spécifiques
des Plasmodium, témoins d'une réaction de l'organisme envers ce parasite et donc d'un paludisme.
La principale méthode utilisée pour cette sérologie est l'immunofluorescence indirecte (IFI).

La sérologie du paludisme est cependant inutile pour en faire le diagnostic. Pour cela, il existe
deux autres examens plus performants: frottis mince et goutte épaisse.

En revanche, la sérologie est utile pour faire la preuve d'un paludisme présumé et traité
partiellement ou complètement. Elle contribue aussi au diagnostic de paludisme évolutif chez un
sujet ayant déjà fait un paludisme.

Enfin, elle est utile pour dépister un donneur de sang qui pourrait potentiellement transmettre le
paludisme par transfusion sanguine. Dans ce cadre, elle est pratiquée chez tout sujet ayant
séjourné en zone tropicale (où sévit le paludisme) au-delà de trois mois.

Quelles sont les valeurs normales?


En l'absence de paludisme, la sérologie est négative.

Le seuil de positivité est fixé à 1/40e ou 1/64e en IFI (selon le système de dilution utilisé).

Comment est interprété le résultat?


 Tout sujet ayant présenté un paludisme à Plasmodium falciparum depuis plus de 2
semaines et moins de 2 mois a un titre d'anticorps significatif, c'est-à-dire supérieur à 1/40e
ou 1/64e en IFI.

 Les paludismes à P. vivax, P. ovale et P. malariae entraînent aussi la formation d'anticorps


décelables en IFI, mais "seulement" dans 80 % des cas environ.

 Les anticorps restent détectables dans le sang des personnes ayant fait un paludisme
pendant une période de 2 mois à 2 ans environ, en l'absence d'une nouvelle contamination.

 Attention, la présence d'anticorps ne signifie pas que le sujet est protégé contre le
paludisme.

 Immunoglobulines E spécifiques (dosage


des) [IgE spécifiques]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert le dosage?
 Les immunoglobulines E (IgE) sont des protéines normalement présentes à des taux
variables chez tous les individus. Leur dosage contribue au diagnostic d'une allergie ou
d'une infection par un parasite. Le dosage des IgE dites "spécifiques" permet de dépister
une allergie respiratoire ou alimentaire (première étape à l'aide de tests
"multiallergéniques"), puis, éventuellement, de rechercher "spécifiquement" l'antigène
responsable (deuxième étape à l'aide de tests spécifiques d'un seul antigène).
 Quelles sont les valeurs normales?
 Les résultats peuvent être qualitatifs (présence ou absence d'IgE spécifiques) ou
quantitatifs; dans ce cas, le résultat diffère selon la méthode utilisée. Normalement, il ne
doit pas y avoir un taux d'IgE spécifiques supérieur au seuil précisé par chaque laboratoire.
Les résultats peuvent également être exprimés en "classe" et sont alors plus homogènes
d'une méthode à l'autre (taux croissants de la classe O à la classe 6).
 Comment est interprété le résultat?
 Lorsqu'une allergie respiratoire est évoquée, le médecin demande dans un premier temps,
un test de dépistage avec un mélange de différents pneumallergènes. Lorsqu'il est positif, il
confirme l'allergie respiratoire (il peut aussi être positif en cas d'allergie cutanée ou de
conjonctivite allergique...).
 D'autres tests qualitatifs permettent de préciser le type d'allergie (par groupes: par exemple,
allergies aux pollens de graminées, aux herbacées,...). Puis des tests IgE spécifiques d'un
seul antigène (il en existe une multitude: bouleau, pissenlit, avoine, etc) peuvent être
utilisés.
 De la même façon, le dépistage de l'allergie alimentaire fait appel d'abord à des tests non
discriminatifs utilisant un mélange d'allergènes alimentaires (ou trophallergènes). Puis, il
est possible de rechercher précisément l'allergène en cause, à l'aide de tests spécifiques
d'un seul d'entre eux (fraise, ail,...).
 Toutefois, la présence d'IgE spécifiques n'est pas forcément synonyme d'allergie.
 A l'inverse, l'absence d'IgE spécifiques dans le sang n'exclut pas forcément une allergie à
l'antigène étudié.

 Immunoglobulines E totales (dosage des)


[IgE totales]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert le dosage?
 Les immunoglobulines E ou (IgE) sont des protéines normalement présentes à des taux
variables chez tous les individus. Leur dosage contribue au diagnostic d'une allergie ou
d'une infection parasitaire.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Normalement, la concentration en IgE est inférieure à 150 UI/l, (Unité internationale par
litre) mais elles peuvent varier selon la méthode et le laboratoire.
 Comment est interprété le résultat?
 Environ 20 % des sujets dits "normaux" ont une concentration en IgE supérieure 150 UI/l.
A l'inverse, 20 % de la population "allergique" n'a qu'une faible concentration sanguine en
IgE.
 Toutefois, les sujets sensibilisés à plusieurs antigènes ou plusieurs allergènes ("poly-
allergiques") ont, dans plus de 80 % des cas, une concentration élevée d'IgE totales. De
fait, ce dosage n'a qu'une valeur de présomption pour le dépistage d'une éventuelle allergie
(et il ne permet pas d'exclure une allergie s'il est négatif).
 Un taux élevé d'IgE totales peut évoquer d'autres maladies que l'allergie, notamment une
infection parasitaire ou certaines maladies rares (maladie de Hodgkin, sarcoïdose...).

 Immunoglobulines G4 [IgG4 ; Dosage des


IgG4]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert le dosage?
 Il existe 4 sous-classes d'immunoglobulines G ou IgG. Les IgG4 sont plus particulièrement
impliquées dans l'allergie. Elles sont aussi utilisées comme marqueur de désensibilisation.
Leur dosage peut également être demandé à la recherche d'un déficit immunitaire.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Chez l'adulte, les valeurs normales sont de 180 à 980 mg/l chez l'homme et de 90 à 850
mg/l chez la femme (mais elles varient d'un laboratoire à l'autre). Au cours d'une
désensibilisation, il n'y a pas de valeurs normales car elles varient beaucoup d'un individu à
l'autre.
 Comment est interprété le résultat?
 Un taux bas évoque un déficit en IgG4 qui peut être à l'origine d'une susceptibilité
particulière aux infections. Il est souvent couplé à un autre déficit, notamment en IgG2 ou
en IgA.
 Au cours d'une désensibilisation, la concentration sanguine en IgG4 augmente
généralement après 6 mois de traitement pour atteindre une valeur maximale après environ
2 ans, parallèlement à une amélioration des symptômes.

Immunoglobulines sériques (dosage spécifique


des) [IgG ; IgM ; IgA]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car de nombreux médicaments peuvent


influencer la concentration des immunoglobulines dans le sang (les antibiotiques, l'insuline, les
oestrogènes,...).

A quoi sert ce dosage?


Les dosages d'immunoglobulines renseignent sur l'état des défenses immunitaires d'un sujet.

Ils sont donc indiqués lorsqu'un déficit de l'immunité est suspecté, notamment dans le cadre de
certaines infections (SIDA, zona), et dans la surveillance de différentes maladies à composante
immunologique, comme certaines hémopathies ou les cirrhoses alcooliques.

Quelles sont les valeurs normales?


Elles peuvent varier légèrement selon la technique utilisée. A titre indicatif:

 Immunoglobulines G (IgG): 8 à 18 g/l

 Immunoglobulines A (IgA): 0,9 à 4,50 g/l


 Immunoglobulines M (IgM): 0,6 à 2,50 g/l

Comment est interprété le résultat?


 Une diminution d'une ou de toutes les classes d'immunoglobulines traduit un déficit de
l'immunité humorale (c'est-à-dire l'immunité conférée par les anticorps). Ce déficit peut
être congénital (rare) ou acquis, notamment en cas d'hémopathie maligne, d'infection virale
(rougeole, rubéole, herpès, cytomégalovirus...), de maladie rhumatismale (certaines
polyarthrites rhumatoïdes, lupus érythémateux systémique...) ou de maladie inflammatoire
digestive. Un tel déficit peut favoriser le développement d'infections car l'organisme se
défend alors moins bien contre les microbes.

 Une augmentation du taux d'une ou de toutes les classes d'immunoglobulines traduit une
activation du système immunitaire. Celle-ci peut refléter une infection (de très nombreuses
infections s'accompagnent d'une augmentation des immunoglobulines, notamment les
infections pulmonaires ou certaines infections parasitaires comme le paludisme), les
vascularites, certains cancers et hémopathies malignes.

 Au cours du SIDA, l'élévation des IgA en cas d'infection est plutôt de mauvais pronostic.

 Au cours des cirrhoses alcooliques, l'augmentation des IgA traduit aussi une évolution
défavorable de la fonction hépatique.

 Inhibine B

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il n'est pas nécessaire d'être à jeun avant le prélèvement. Chez la femme, le dosage doit
être réalisé en début de matinée, au 3e ou, à la rigueur, au 2e ou au 4e jour du cycle
menstruel (le 1er jour étant celui de l'apparition des règles).
 A quoi sert cette analyse?
 L'inhibine B est une protéine fabriquée par certaines cellules de l'ovaire chez la femme et
par certaines cellules des testicules chez l'homme.
 Son dosage est actuellement le plus souvent demandé chez la femme hypofertile ou
infertile qui souhaite avoir un enfant et demande une "procréation médicalement assistée"
ou PMA (le plus souvent, dans le cadre d'une fécondation in vitro). Il permet d'évaluer la
réserve ovarienne, c'est-à-dire la capacité des ovaires à fabriquer des follicules dont
l'expulsion physiologique au moment de l'ovulation, ou provoquée lors d'un cycle artificiel
de PMA, est le préalable nécessaire à toute fécondation. L'inhibine B évalue le nombre
et/ou la qualité de ces follicules.
 Les autres indications de ce dosage sont spécialisées: chez l'enfant, l'inhibine B aide au
suivi de l'évolution de la puberté; chez le nouveau-né, elle aide à déterminer le sexe de
l'enfant dans le cas d'une ambiguïté sexuelle; chez l'homme, elle est un marqueur
testiculaire, marqueur entre autre, de la fertilité.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Elles varient selon la technique utilisée.
 A titre indicatif:
 Chez la femme de plus de 15 ans non ménopausée: 10 à 300 pg/ml au début du cycle
menstruel.
 Chez l'homme de 20 à 60 ans: 135 à 350 pg/ml.
 Comment est interprété le résultat?
 Chez la femme, dans le cadre d'une PMA, toute diminution de la concentration de
l'inhibine B dans le sang traduit une diminution de la quantité ou de la qualité des
follicules, ce qui nuit au potentiel de fécondité de la femme.
 Une valeur d'inhibine B dosée au 3e jour du cycle > ou = 45 pg/ml serait un indicateur
prédictif d'une bonne réponse à la stimulation des ovaires et donc du taux de grossesse
résultant d'un cycle de fécondation in vitro dans les trois mois suivant le dosage.
 Chez l'homme, la concentration d'inhibine B dans le sang est corrélée au nombre de
spermatozoïdes. Une valeur très basse est de mauvais pronostic en ce qui concerne la
fertilité.
 Chez les enfants, son interprétation relève de spécialistes, pour aider au diagnostic
d'anomalies du développement sexuel ou pubertaire.

 Insulinémie

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est indispensable d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert ce dosage?
 L'insuline est une hormone sécrétée par le pancréas en réponse à une élévation du taux de
sucre dans le sang (hyperglycémie). La fonction de l'insuline est d'abaisser la glycémie,
c'est-à-dire le taux de sucre dans le sang.
 L'insuline est donc une des hormones qui régule le taux de sucre dans le sang. Son dosage
est essentiellement utilisé chez les sujets diabétiques, pour mieux comprendre l'origine de
la survenue d'épisodes d'hypoglycémies et ainsi pour mieux adapter le traitement.
 Il est également utilisé dans certains cas de diagnostic difficile pour aider à différencier un
diabète de type 2 (diabète "gras" ou non-insulinodépendant) d'un diabète de type 1 (diabète
"maigre" ou insulinodépendant) dit "lent".
 Quelles sont les valeurs normales?
 Inférieur à 140 pmol/l (20 µU/ml).
 Comment est interprété le résultat?
 La sécrétion d'insuline est très variable chez un même individu: un dosage isolé d'insuline
n'a que peu d'intérêt.
 Le dosage de l'insuline est surtout utilisé après un test dynamique comme l'hyperglycémie
provoquée par voie orale (HGPO). Son taux est alors interprété en même temps que la
glycémie.
 Dans le diabète maigre, le taux d'insuline à jeun est bas. Dans le diabète gras, ce taux est
variable, mais souvent élevé.

Iodémie [iodurie]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement de sang.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car de nombreux médicaments interfèrent avec
le dosage: les produits de contraste iodés utilisés pour les examens radiologiques, certains
médicaments pour le coeur, les hormones thyroïdiennes substitutives.

En quoi consiste ce dosage?


L'iode est indispensable à la fabrication des hormones thyroïdiennes. Il est apporté par
l'alimentation et peut se trouver dans des médicaments. Habituellement capté et concentré par la
thyroïde, il peut être impliqué dans différentes maladies thyroïdiennes.

A quoi sert ce dosage?


Son dosage dans le sang ou les urines permet de déceler une éventuelle carence ou une surcharge
en iode, pouvant être à l'origine de troubles de la fonction de la thyroïde.

Il permet notamment, de déceler une surcharge iodée secondaire à la prise de médicaments,


pouvant gêner la réalisation de certains examens radiologiques visant à explorer la thyroïde
(scintigraphie). Il permet aussi d'en suivre l'évolution.

Quelles sont les valeurs normales?


Elles peuvent varier selon le laboratoire. A titre indicatif:

 Iodémie (iode dans le sang): 350 à 800 nmol/l

 Iodurie (iode dans les urines): 300 à 2000 nmol/24 h.

Comment est interprété le résultat?


 Une élévation des taux d'iode dans le sang et/ou les urines traduit une surcharge iodée qui,
le plus souvent, est secondaire à une prise médicamenteuse.

 Par ailleurs, l'iodémie ou l'iodurie s'élèvent légèrement en cas d'hyperthyroïdie. Elles sont
parfois diminuées en cas d'hypothyroïdie.

Iodurie [Iodémie]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement de sang. Penser à signaler d'éventuels
traitements en cours car de nombreux médicaments interfèrent avec le dosage: les produits de
contraste iodés utilisés pour les examens radiologiques, certains médicaments pour le coeur, les
hormones thyroïdiennes substitutives.

En quoi consiste ce dosage?


L'iode est indispensable à la fabrication des hormones thyroïdiennes. Il est apporté par
l'alimentation et peut se trouver dans des médicaments. Habituellement capté et concentré par la
thyroïde, il peut être impliqué dans différentes maladies thyroïdiennes.

A quoi sert ce dosage?


Son dosage dans le sang ou les urines permet de déceler une éventuelle carence ou une surcharge
en iode, pouvant être à l'origine de troubles de la fonction de la thyroïde.
Il permet notamment, de déceler une surcharge iodée secondaire à la prise de médicaments,
pouvant gêner la réalisation de certains examens radiologiques visant à explorer la thyroïde
(scintigraphie). Il permet aussi d'en suivre l'évolution.

Quelles sont les valeurs normales?


Elles peuvent varier selon le laboratoire. A titre indicatif:

 Iodémie (iode dans le sang): 350 à 800 nmol/l

 Iodurie (iode dans les urines): 300 à 2000 nmol/24 h.

Comment est interprété le résultat?


 Une élévation des taux d'iode dans le sang et/ou les urines traduit une surcharge iodée qui,
le plus souvent, est secondaire à une prise médicamenteuse.

 Par ailleurs, l'iodémie ou l'iodurie s'élèvent légèrement en cas d'hyperthyroïdie. Elles sont
parfois diminuées en cas d'hypothyroïdie.

Ionogramme urinaire [Sodium (Na+) ;


Potassium (K+) ; Chlore (Cl-)]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Le plus souvent, les dosages doivent être réalisés sur les urines de 24 heures. Le recueil doit alors
être complet en précisant bien le volume total des urines émises sur 24 heures ou diurèse.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent modifier le
ionogramme (traitements diurétiques pour l'hypertension artérielle ou le coeur, traitements
laxatifs, corticoïdes...).

A quoi sert cette analyse?


Le ionogramme urinaire est le dosage dans les urines des ions sodium (Na+), potassium (K+) et
chlore (Cl-) et bicarbonates (CO3). L'étude de ces ions dans les urines renseigne sur l'équilibre
hydro-électrolytique de l'organisme, c'est-à-dire l'équilibre entre l'eau et les différents ions. Cet
équilibre est essentiellement assuré par le rein, qui les filtre dans les urines. Il peut être perturbé
dans différentes circonstances, notamment en cas de maladie rénale, de vomissements importants,
de diarrhée ou de trouble de l'hydratation. Il est donc utile dans des situations médicales diverses.

Quelles sont les valeurs normales?


 Na: 50 à 220 mmol/24 heures

 K: 25 à 130 mmol/24 heures


 Cl: 50 à 220 mmol/24 heures

Ces valeurs peuvent varier légèrement d'un laboratoire à l'autre.

Comment sont interprétés les résultats?


Les variations des taux urinaires de ces différents ions renseignent essentiellement sur l'état
d'hydratation d'un individu et sur le bon fonctionnement du rein. Les résultats de ces dosages
doivent être interprétés avec ceux du ionogramme sanguin.

Ils permettent ainsi de faire le bilan des entrées et des sorties d'ions dans l'organisme. Ils mettent
en évidence les déséquilibres hydro-électrolytiques rencontrés au cours de différentes maladies,
aident à en préciser l'origine et permettent le suivi des traitements visant à les corriger.

Lactate déshydrogénase [LDH]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent interférer
avec le dosage (traitement antipaludéen par la chloroquine par exemple).

A quoi sert ce dosage?


La LDH est une enzyme présente dans toutes les cellules de l'organisme. Toute atteinte
responsable d'une cytolyse peut s'accompagner d'une élévation de la LDH dans le sang.

En pratique, son dosage est utilisé essentiellement pour le diagnostic et le suivi des atteintes
cardiaques, notamment au cours de l'infarctus du myocarde, et en cancérologie.

Quelles sont les valeurs normales?


Elles dépendent de la technique utilisée.

A titre indicatif, elles sont comprises entre 30 et 200 UI/l.

Comment est interprété le résultat?


Une augmentation de la LDH dans le sang reflète une cytolyse tissulaire. Elle est observée au
cours des atteintes du foie, du poumon, des muscles, mais est surtout utilisée pour le diagnostic et
le suivi d'un infarctus du myocarde (elle s'élève environ 1 jour après le début de la douleur, est
maximale au 2e jour et se normalise après le 6e jour).

Elle est également augmentée au cours de certains cancers notamment du sang (leucémies,
lymphomes) dont elle permet la surveillance: son taux augmente en effet lorsque la maladie
évolue et s'abaisse lorsque le traitement est efficace. Toute nouvelle ascension prédit la survenue
d'une rechute.
Lactates [Acide lactique]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est indispensable d'être à jeun et au repos avant le prélèvement (éviter tout exercice musculaire).

A quoi sert ce dosage?


L'acide lactique est la principale source d'énergie de certains tissus (peau, globules rouges,
muscles). Son dosage est utilisé dans l'exploration de certains troubles métaboliques et est un
critère du diagnostic et de la surveillance des états de choc.

Il permet aussi le diagnostic d'une acidose lactique, une des complications possibles du diabète.

Quelles sont les valeurs normales?


0,6 à 1,9 mmol/l.

Comment est interprété le résultat?


Une augmentation du taux de l'acide lactique dans le sang ou hyperlactatémie reflète une mauvaise
oxygénation tissulaire et/ou un état d'acidose lactique, c'est-à-dire, littéralement, d'un excès
d'acides dans le sang dû à l'accumulation de lactates.

Elle peut aussi refléter l'existence d'une anomalie métabolique congénitale chez le nourrisson.

LCR [Liquide céphalorachidien ; ponction


lombaire]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Un traitement par antibiotique ou antifongique gêne l'interprétation de cet examen et doit
impérativement être signalé.

Cet examen à visée diagnostique n'est pas un examen programmé; c'est le plus souvent un examen
fait en urgence.

Comment est réalisé le prélèvement en pratique?


Le prélèvement est effectué dans le bas du dos, entre deux vertèbres lombaires (ponction
lombaire) au cours d'une hospitalisation.

Il est recommandé de rester allongé pendant plusieurs heures après l'examen pour éviter
d'éventuels maux de tête.
A quoi sert cette analyse?
L'examen du liquide céphalorachidien (LCR) permet de reconnaître une méningite bactérienne
aiguë et ainsi de débuter immédiatement un traitement antibiotique adapté.

Elle nécessite de recueillir dans des tubes stériles, quelques millilitres de ce liquide dit
"céphalorachidien" dans lequel baignent les méninges. Différentes analyses sont alors réalisées sur
ces tubes afin de rechercher un microbe qui pourrait être responsable de méningite, l'isoler en
culture pour l'identifier puis réaliser un antibiogramme.

Quelles sont les valeurs normales?


En l'absence d'infection (ou de contamination), le LCR est normalement stérile.

Comment est interprété le résultat?


 En cas de méningite bactérienne, l'examen au microscope d'un échantillon de LCR permet
le plus souvent d'observer la présence de bactéries, sans toutefois permettre de les
identifier avec précision.

 Pour identifier la bactérie en cause, il faut réaliser une culture sur milieux appropriés, qui
nécessite 18 à 24 heures d'incubation à 37°C. La bactérie peut alors être reconnue et un
antibiogramme peut être pratiqué.

Les bactéries les plus souvent en cause sont le méningocoque, le pneumocoque, Haemophilus
influenzae, Listeria monocytogenes,...

Attention: L'examen du LCR ne permet toutefois pas toujours d'identifier l'agent infectieux en
cause. En effet, certaines bactéries ne peuvent pas être cultivées et d'autres analyses sont
nécessaires pour les reconnaître. De plus, les méningites sont souvent d'origine virale et l'examen
du LCR ne permet pas d'identifier les virus.

LDH [Enzyme lacticodeshydrogénase]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent interférer
avec le dosage (traitement antipaludéen par la chloroquine par exemple).

A quoi sert ce dosage?


La LDH est une enzyme présente dans toutes les cellules de l'organisme.

Toute atteinte responsable d'une cytolyse peut s'accompagner d'une élévation de la LDH dans le
sang.
En pratique, son dosage est utilisé essentiellement pour le diagnostic et le suivi des atteintes
cardiaques, notamment au cours de l'infarctus du myocarde, et en cancérologie.

Quelles sont les valeurs normales?


Elles dépendent de la technique utilisée. A titre indicatif, elles sont comprises entre 30 et 200 UI/l.

Comment est interprété le résultat?


Une augmentation de la LDH dans le sang reflète une cytolyse tissulaire. Elle est observée au
cours des atteintes du foie, du poumon, des muscles, mais est surtout utilisée pour le diagnostic et
le suivi d'un infarctus du myocarde (elle s'élève environ 1 jour après le début de la douleur, est
maximale au 2e jour et se normalise après le 6e jour).

Elle est également augmentée au cours de certains cancers notamment du sang (leucémies,
lymphomes) dont elle permet la surveillance: son taux augmente en effet lorsque la maladie
évolue et s'abaisse lorsque le traitement est efficace. Toute nouvelle ascension prédit la survenue
d'une rechute.

LDL- cholestérol [HDL - cholestérol]

A quoi sert cette analyse?


Le cholestérol est un des principaux lipides (graisses) de l'organisme, essentiellement fabriqué par
le foie. Dans le sang, on distingue le cholestérol lié à des lipoprotéines nommées HDL(high
density lipoproteins) et celui lié aux LDL (low density lipoproteins).

Ces analyses sont demandées dans une démarche de prévention des maladies cardiovasculaires.
Elles permettent de préciser le dioagnostic des "dyslipidémies" (anomalies des taux de lipides
sanguins) et sont utiles au suivi des traitements qui visent à normaliser la cholestérolémie. La
décision d'un traitement hypocholestrérolémiant est aujourd'hui essentiellement fondée sur le taux
de LDL-cholestérol.

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est impératif d'effectuer le prélèvement après 12 heures de jeûne, en période d'alimentation
habituelle, à distance d'une grossesse, d'une maladie aiguë (notamment une infection ou un
accident cardiaque) et en dehors de toute médication récente.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent modifier les
concentrations de HDL-cholestérol et de LDL-cholestérol dans le sang, notamment l'insuline, la
vitamine C, les antiépileptiques, les oestroprogestatifs (contraception) et les médicaments
hypolipémiants.

Comment est interprété le résultat?


L'élévation du taux de LDL-cholestérol est un facteur de risque majeur de maladie
cardiovasculaire, notamment de maladie coronarienne.
Une alimentation riche en graisses favorise l'augmentation du taux de cholestérol total, notamment
de LDL-cholestérol dans le sang. Au-delà d'un certain seuil (variant en fonction du nombre de
facteurs de risque cardiovasculaires que présente un individu), un traitement
hypocholestérolémiant est indiqué. Le dosage du LDL-cholestérol est aussi utilisé pour suivre
l'efficacité des mesures thérapeutiques adoptées : régime alimentaire et/ou traitement
médicamenteux), avec pour objectif, la normalisation de ce taux.

Une diminution du HDL-cholestérol est aussi considérée comme un facteur de risque de maladies
cardiovasculaires et est souvent présent au cours de certaines maladies comme le diabète sucré et
chez les obèses. A l'inverse, une élévation de ce taux semble protéger des maladies
cardiovasculaires.

Quelles sont les valeurs normales?


Elles peuvent varier légèrement d'un laboratoire à l'autre.

A titre indicatif:

Cholestérol HDL: 0,9 à 2 mmol/l soit 0,35 à 0,75 g/l.

Chez l'adulte, les valeurs sont systématiquement plus élevées chez les femmes que chez les
hommes.

Cholestérol LDL: 2,6 à 4,2 mmol/l soit 1 à 1,6 g/l.

Le HDL cholestérol est dosé dans le sang.

Le taux de LDL est calculé, grâce à une formule nommée formule de Friedewald, à partir des
concentrations sanguines de cholestérol total, de HDL-cholestérol et de triglycérides.

LH [Hormone lutéinisante]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement. Il importe de préciser son âge et la date des
dernières règles pour les femmes. Le prélèvement est plutôt réalisé en début de cycle chez la
femme.

Penser aussi à signaler un éventuel traitement en cours car certains médicaments modifient le taux
de LH dans le sang, notamment les traitements hormonaux par oestrogènes ou testostérone et
certains médicaments donnés pour stimuler l'ovulation.

A quoi sert ce dosage?


La LH est une hormone fabriquée par l'hypophyse, qui agit, chez la femme, essentiellement sur les
ovaires et chez l'homme, en stimulant la sécrétion de la principale hormone mâle, la testostérone.

Son dosage est utilisé chez l'homme et la femme dans le bilan d'une infertilité ainsi que dans
l'étude des retards de puberté. Il participe aussi, chez la femme, au diagnostic de ménopause.
Enfin, il est utilisé dans la surveillance des procréations médicalement assistées et notamment des
fécondations in vitro (FIV).

Quelles sont les valeurs normales?


Chez la femme

 Avant la ménopause: les taux varient selon la période du cycle menstruel. Elles peuvent
également varier en fonction du laboratoire et de la technique de dosage utilisée.
o Première phase du cycle (phase folliculaire, environ 14 jours): 1 à 8 UI/ml
o Pic ovulatoire (aux environs du 14e jour du cycle): 10 à 70 UI/ml
o Deuxième phase du cycle (phase lutéale, environ 14 jours): 0,5 à 10 UI/ml

 A la ménopause: 15 à 70 UI/ml

Chez l'homme: 1 à 9 UI/ml.

Comment est interprété le résultat?


 Le taux de LH est augmenté par certains médicaments destinés à stimuler l'ovulation (le
citrate de clomifène), ou diminué par des traitements à base d'oestrogènes ou de
testostérone.

 Une chute du taux de LH reflète une insuffisance de fonctionnement de l'hypophyse, quelle


qu'en soit son origine.

 Une élévation du taux de LH évoque, chez la femme, selon son âge et le contexte, la
ménopause ou une insuffisance de fonctionnement des ovaires, acquise ou due à une
anomalie génétique.

 Chez l'homme, un taux élevé de LH révèle une insuffisance de fonctionnement des


testicules, quelle qu'en soit la cause (cancéreuse, virale, traitement par des "rayons",
anomalie génétique).

 Lipase [Lipasémie]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.
 Penser à signaler un éventuel traitement en cours par certains antispasmodiques ou certains
médicaments antitussifs à base d'opiacés (dérivés de l'opium) pouvant interférer avec le
dosage.
 A quoi sert cette analyse?
 La lipase est une enzyme produite par le pancréas, impliquée dans la digestion des
graisses. Son dosage est utile pour le diagnostic et le suivi des pancréatites aiguës.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Elles varient selon la technique utilisée.
 A titre indicatif: taux de lipasémie < 160 UI/l.
 Comment est interprété le résultat?
 Une augmentation de la concentration de lipase dans le sang (au moins triplement des
valeurs de base) est un bon argument diagnostique en faveur d’une pancréatite aiguë
(maladie grave se traduisant par une violente douleur abdominale).
 Au cours de cette maladie, le taux de lipase s’élève dans le sang environ 30 heures après le
début de la douleur et se normalise en moyenne en 8 à 12 jours.
 Le taux de lipase peut aussi augmenter au cours augmente également en cas d'insuffisance
rénale ou après un traumatisme de l'abdomen.

Lipidogramme [Electrophorèse des


lipoprotéines]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est impératif d'effectuer le prélèvement à jeun (c'est-à-dire après 12 à 16 heures de jeûne) en
période d'alimentation habituelle, à distance d'une grossesse, d'une maladie aiguë (notamment une
infection ou un accident cardiaque) et en dehors de toute médication récente.

En quoi consiste cette analyse?


Cette analyse fait partie de l'exploration d'une anomalie du métabolisme des lipides (ou graisses),
réalisée en deuxième intention pour préciser une anomalie mise en évidence au bilan des lipides.

Elle apprécie la répartition des lipoprotéines dans le sang entre les différentes classes dont elle a
assuré la séparation.

A quoi sert cette analyse?


Elle permet d'observer une diminution ou une augmentation de chacune de ces classes, relative ou
absolue.

Quelles sont les valeurs normales?


 Alpha-lipoprotéines: 30 à 50 % (HDL)

 Pré-bêtalipoprotéines: 6 à 20 % (VLDL)

 Bêtalipoprotéine: 30 à 50 % (HDL)

 Chylomicrons: absence

Comment est interprété le résultat?


L'étude de la répartition des différentes classes de lipoprotéines dans le sang permet de typer
l'anomalie lipidique détectée sur le bilan de base en: type I, IIa, IIb, III, IV, V.

Cet examen est surtout utile au diagnostic d'hyperlipoprotéinémie (augmentation des lipoprotéines
dans le sang) de type III qui correspond à une augmentation des fractions "bêta" et "pré-bêta" des
lipoprotéines.
Cette affection est importante à diagnostiquer car elle est associée à un risque de maladie
cardiovasculaire très augmenté.

Lipoprotéines (a) [Lp(a)]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est impératif d'effectuer le prélèvement à jeun (c'est-à-dire après 12 à 16 heures de jeûne).

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car quelques médicaments peuvent modifier la
concentration de Lp(a) dans le sang, notamment certains antibiotiques.

En quoi consiste cette analyse?


La LP(a) est une lipoprotéine fabriquée par le foie, intervenant dans le métabolisme des lipides
(graisses). Elle est un bon marqueur de risque d'athérosclérose, responsable de maladies
cardiovasculaires (notamment d'infarctus du myocarde).

A quoi sert ce dosage?


Son dosage participe donc à l'évaluation du risque de maladie cardiovasculaire, particulièrement
chez les sujets qui ont déjà un autre facteur de risque (tabagisme, sédentarité, surpoids, etc.)

Quelles sont les valeurs normales?


LP (a) < 0,30 g/l.

Comment est interprété le résultat?


D'une manière générale, l'augmentation du taux de Lp(a) traduit une augmentation du risque
cardiovasculaire.

 La Lp(a) augmente entre la naissance et la deuxième année de vie puis reste stable chez
l'homme, tandis qu'elle augmente chez la femme après la ménopause.

 Une observation de son taux peut aussi s'observer chez les patients ayant une insuffisance
rénale et hémodialysés, et au cours de l'hypothyroïdie.

A l'inverse son taux est diminué dans les insuffisances hépatiques et la cirrhose du foie.

Liquide céphalorachidien [LCR ; ponction


lombaire]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Un traitement par antibiotique ou antifongique gêne l'interprétation de cet examen et doit
impérativement être signalé.

Cet examen à visée diagnostique n'est pas un examen programmé; c'est le plus souvent un examen
fait en urgence.

Comment est réalisé le prélèvement en pratique?


Le prélèvement est effectué dans le bas du dos, entre deux vertèbres lombaires (ponction
lombaire) au cours d'une hospitalisation. Il est recommandé de rester allongé pendant plusieurs
heures après l'examen pour éviter d'éventuels maux de tête.

A quoi sert cette analyse?


L'examen du liquide céphalorachidien (LCR) permet de reconnaître une méningite bactérienne
aiguë et ainsi de débuter immédiatement un traitement antibiotique adapté.

Elle nécessite de recueillir dans des tubes stériles, quelques millilitres de ce liquide dit
"céphalorachidien" dans lequel baignent les méninges. Différentes analyses sont alors réalisées sur
ces tubes afin de rechercher un microbe qui pourrait être responsable de méningite, l'isoler en
culture pour l'identifier puis réaliser un antibiogramme.

Quelles sont les valeurs normales?


En l'absence d'infection (ou de contamination), le LCR est normalement stérile.

Comment est interprété le résultat?


 En cas de méningite bactérienne, l'examen au microscope d'un échantillon de LCR permet
le plus souvent d'observer la présence de bactéries, sans toutefois permettre de les
identifier avec précision.

 Pour identifier la bactérie en cause, il faut réaliser une culture sur milieux appropriés, qui
nécessite 18 à 24 heures d'incubation à 37°C. La bactérie peut alors être reconnue et un
antibiogramme peut être pratiqué.

Les bactéries les plus souvent en cause sont le méningocoque, le pneumocoque, Haemophilus
influenzae, Listeria monocytogenes,...

Attention: L'examen du LCR ne permet toutefois pas toujours d'identifier l'agent infectieux en
cause. En effet, certaines bactéries ne peuvent pas être cultivées et d'autres analyses sont
nécessaires pour les reconnaître. De plus, les méningites sont souvent d'origine virale et l'examen
du LCR ne permet pas d'identifier les virus.

Liquide synovial [Ponction articulaire]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Un traitement par antibiotique gêne l'interprétation de cet examen et doit impérativement être
signalé.

Comment est réalisé le prélèvement en pratique?


Le prélèvement du liquide articulaire par ponction articulaire est le plus souvent réalisé par le
rhumatologue, au cours d'une consultation.

Le prélèvement est effectué à l'aide d'une seringue au niveau de l'articulation douloureuse et elle
permet de recueillir le liquide synovial. Il doit être réalisé dans des conditions d'aseptie rigoureuse
et être acheminé rapidement au laboratoire. Le liquide articulaire (ou synovial) est recueilli dans
un flacon stérile.

Le prélèvement est ensuite réparti dans trois tubes permettant de réaliser des analyses
biochimique, cytologique (des cellules) et microbiologique (recherche des bactéries).

A quoi sert cette analyse?


L'examen d'un liquide articulaire est pratiqué lorsqu'il existe un épanchement dans une
articulation. Il joue un rôle déterminant dans le diagnostic des affections articulaires.

Différentes analyses sont réalisées:

 Biochimique: dosages de protéines et de glucose;

 Cytologique: les cellules présentes dans le liquide sont observées et comptées au


microscope et la présence de cristaux est recherchée;

 Microbiologique: le liquide est mis en culture pour rechercher un microbe qui pourrait
être responsable d'une infection, et éventuellement, réaliser un antibiogramme.

Quelles sont les valeurs normales?


 Protéines: < 25 g/l;

 Glucose: 3,9 à 6,1 mmol/l;

 Nombre d'éléments cellulaires (globules blancs et cellules synoviales): < 200/mm3.

Comment est interprété le résultat?


L'examen du liquide articulaire permet de distinguer les liquides "inflammatoires" (caractéristique
des arthrites), des liquides dits "mécaniques", évocateurs d'arthrose ou autres affections non
inflammatoires.

 Les liquides mécaniques ont un aspect jaune pâle et une viscosité importante. Le nombre
de cellules est inférieur à 2 000/mm3. La concentration en protéines reste inférieure à 30
g/l.

 Les liquides inflammatoires ont une couleur jaune paille, sont peu visqueux et peuvent être
translucides ou troubles (le trouble évoque une origine infectieuse: on parle alors d'arthrite
septique).
 Le nombre de cellules est supérieur à 2 000/mm3, souvent compris entre 5 000 et 10
000/mm3. Ces cellules sont surtout des polynucléaires neutrophiles.

 Le taux de glucose est diminué en cas d'arthrite septique.

 La concentration en protéines est supérieure à 40 g/l.


 Parmi les arthrites inflammatoires, l'analyse du liquide articulaire permet aussi de
distinguer les arthrites septiques et les arthrites microcristallines.

 Les arthrites septiques: les bactéries les plus souvent responsables d'arthrite septique sont
le staphylocoque doré, les streptocoques, les pseudomonas ou des entérobactéries (E.
coli...). Les germes sont retrouvés à la culture.

 Les arthrites microcristallines: la présence de microcristaux oriente vers ce diagnostic (la


goutte notamment).

Cette analyse participe aussi à la surveillance de l'évolution des arthrites infectieuses sous
traitement.

Lp(a) [Lipoprotéines (a)]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est impératif d'effectuer le prélèvement à jeun (c'est-à-dire après 12 à 16 heures de jeûne).

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car quelques médicaments peuvent modifier la
concentration de Lp(a) dans le sang, notamment certains antibiotiques (comme la néomycine).

En quoi consiste cette analyse?


La LP (a) est une lipoprotéine fabriquée par le foie, intervenant dans le métabolisme des lipides
(graisses). Elle est un bon marqueur de risque d'athérosclérose, responsable de maladies
cardiovasculaires (notamment d'infarctus du myocarde).

A quoi sert ce dosage?


Son dosage participe donc à l'évaluation du risque de maladie cardiovasculaire, particulièrement
chez les sujets qui ont déjà un autre facteur de risque (tabagisme, sédentarité, surpoids, etc).

Quelles sont les valeurs normales?


LP (a) < 0,30 g/l.

Comment est interprété le résultat?


D'une manière générale, l'augmentation du taux de Lp(a) traduit une augmentation du risque
cardiovasculaire.
 La Lp(a) augmente entre la naissance et la deuxième année de vie puis reste stable chez
l'homme, tandis qu'elle augmente chez la femme après la ménopause.

 Une observation de son taux peut aussi s'observer chez les patients ayant une insuffisance
rénale et hémodialysés, et au cours de l'hypothyroïdie.

A l'inverse son taux est diminué dans les insuffisances hépatiques et la cirrhose du foie.

Lymphoblaste [Transformation des


lymphoblastes ; test de transformation
lymphoblastique (TTL)]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert le test?


Il consiste à "activer" les lymphocytes du sang à l'aide de différentes substances, notamment par
certains antigènes précis, et à observer dans quelle mesure les lymphocytes répondent à cette
activation.

La réponse se manifeste par une multiplication des lymphocytes et par un changement de leur
forme (en "lymphoblastes" d'où le nom du test de transformation lymphoblastique).

Quelles sont les valeurs normales?


Les résultats sont exprimés en "index d'activation". Les valeurs de l'index varient selon l'antigène
ou de la substance utilisée pour activer les lymphocytes et selon le laboratoire. Un résultat peut,
par exemple, être considéré comme positif si l'index d'activation est supérieur à 2 ou à 10 (le
laboratoire précise les valeurs normales).

Comment est interprété le résultat?


Ce test est utile dans certains cas de diagnostic difficile d'allergie alimentaire ou médicamenteuse
(il aide à identifier le mécanisme de l'allergie et l'antigène responsable).

Il peut également être appliqué à la recherche d'une anomalie de fonctionnement des lymphocytes,
comme celle observée au cours de l'évolution du SIDA.

Magnésémie [Magnésium plasmatique]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent modifier la
concentration de magnésium dans le sang (suppléments "magnésiques", traitement au long cours
par diurétiques).

A quoi servent ces dosages?


Le magnésium est l'ion intracellulaire le plus important après le potassium chez l'homme. Son
dosage est essentiellement demandé lorsque l'on suspecte une carence en magnésium, notamment
en présence de certains symptômes comme une hyperirritabilité musculaire (crises de tétanie ou de
spasmophilie).

Des troubles cardiaques (troubles du rythme, hypertension artérielle), des troubles digestifs et des
manifestations psychiques (hyperémotivité, anxiété) peuvent également résulter d'une carence en
magnésium.

Quelles sont les valeurs normales?


Dans le plasma, chez l'adulte: 0,75 à 0,96 mmol/l.

Comment est interprété le résultat?


Les diminutions de la concentration de magnésium dans le sang ou hypomagnésémies s'observent
essentiellement en cas de malabsorption digestive ou de dénutrition sévère, ou lors de traitements
prolongés par des médicaments diurétiques.

Les augmentations de la concentration de magnésium dans le sang ou hypermagnésémies reflètent


le plus souvent une insuffisance rénale, c'est-à-dire que le rein fonctionne mal et n'élimine plus
correctement le magnésium du sang.

Marqueurs tumoraux

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Pour tous les marqueurs dosés dans le sang, il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

Il est en revanche important de ne pas fumer dans les 24 heures précédant le prélèvement car le
tabac augmente le taux sanguin de la plupart des marqueurs tumoraux.

Pour l'acide 5 hydroxy-indolylacétique (5-HIAA), un régime alimentaire devra être suivi pendant
les 48 heures précédant le prélèvement, (éviter la consommation de bananes, tomates,
pamplemousses, chocolat, fruits secs, avocats, kiwis).

En quoi consiste le dosage des marqueurs tumoraux?


Les marqueurs tumoraux sont des substances retrouvées dans le sang au cours de certains cancers.
Cependant, ils ne sont le plus souvent pas suffisamment sensibles (ils peuvent ne pas être détectés
alors qu'il existe bien un cancer), ni spécifiques (un même marqueur peut être augmenté au cours
de plusieurs types de cancer ou dans d'autres situations physiologiques ou pathologiques non
cancéreuses) pour être utilisés en dépistage ou même pour le diagnostic des tumeurs cancéreuses.

A quoi servent le dosage des marqueurs tumoraux?


Ils constituent une aide ou un élément d'orientation pour le diagnostic d'un cancer.

Leur dosage dans le sang est ensuite très utile au suivi évolutif des patients sous traitement
anticancéreux, car les variations des taux permettent d'apprécier l'efficacité du traitement.

Une élévation du taux sanguin des marqueurs est souvent le premier signe d'une récidive
cancéreuse ou d'une dissémination de la tumeur sous forme de métastase. Leur dosage est donc
très important pour le suivi au long cours des patients atteints de cancer.

Quels sont les différents marqueurs tumoraux?


Organe atteint par la tumeur Augmentation dans le sang du taux du (des)
cancéreuse marqueur(s) principal (aux) et associé(s)
NSE (neuron specific enolase)
ACE (Antigène carcino-embryonnaire)
Poumons
SCC (squamous cell carcinoma)
CYFRA 21-1 (fragment de la cytokératine 19)
αFP (alpha foeto-protéine)
Foie
ACE
CA 72-4
Estomac
CA 19-9
ACE (antigène carcino-embryonnaire)
Colon - Rectum
CA 19-9
PSA (Antigène spécifique prostatique)
Prostate
PAP (phosphatase acide prostatique)
βHCG (chaîne libre bêta de l’hormone
chorionique gonadotrope)
Testicules
AFP
ACE
CT (calcitonine)
Thyroïde
TG (thyroglobuline)
CA 19-9
Pancréas
ACE
ACE
Oesophage
SCC
CA 15-3
Seins
ACE
CA 125, CA 19-9
aFP, βHCG
Ovaires
ACE
CA 72-4
SCC
Utérus
ACE
Quelles sont les valeurs normales et les significations des
différents

Marqueurs Valeurs Cancers Autres circonstances


normales principalement au cours desquelles le
associés marqueur peut être
augmenté
Cancer du côlon, du
non fumeurs: < Tabagisme, cirrhose,
rectum, du pancréas,
5 ng/ml maladies pulmonaires
ACE de l'estomac, du sein,
fumeurs: < 10 bénignes, insuffisance
du poumon, de la
ng/ml rénale chronique
thyroïde
Cancer du foie, cancer Hépatites, cirrhose,
aFP < 15 ng/ml
des testicules grossesse
Testicules, Cancers du
βHCG < 0,1 ng/ml "placenta" (au cours Grossesse
de la grossesse)
Kystes de l'ovaire,
endométriose, 3e
CA125 < 35 U/ml Cancer de l'ovaire
trimestre de la
grossesse, cirrhose,...
Cirrhose, hépatites,
cancers du pancréas,
CA15.3 < 30 U/ml Cancer du sein
de l'ovaire, du côlon,
du poumon,...
Maladies pulmonaires
Cancer du pancréas,
CA19.9 < 37 U/ml ou digestives
cancers digestifs
bénignes
Cancers du côlon, du
Cancer de l'estomac,
CA 72.4 < 6 U/ml pancréas, des voies
cancer de l'ovaire
biliaires...
Cancer du poumon
Cancer de la vessie, du
(forme particulière
CYFRA 21.1 < 3,3 ng/ml col de l'utérus, de la
dénommée "non à
tête et du cou,...
petites cellules")
Certains cancers
5 à 45
5-HIAA Tumeurs carcinoïdes pulmonaires, du
mmol/24
urinaire (tube digestif) pancréas, de
heures
l'ovaire,...
Cancer du poumon
(forme particulière
Autres cancers
dénommée
pulmonaires, maladies
NSE < 12,5 ng/ml "anaplasique à petites
pulmonaires
cellules"), cancer du
bénignes,...
système nerveux
central
Marqueurs Valeurs Cancers Autres circonstances
normales principalement au cours desquelles le
associés marqueur peut être
augmenté
(neuroblastome)
Cancer pulmonaire,
Cancer du col de
cancer de l'œsophage,
SCC < 1,5 ng/ml l'utérus, cancer de la
de la langue, du palais,
tête et du cou
insuffisance rénale,...
< 4 ng/ml Prostatite
PSA total
10 à 40 % du Cancer de la prostate Adénome de la
PSA libre
PSA total prostate

Comment est interprété le résultat?


Les taux sanguins des marqueurs tumoraux doivent être interprétés avec prudence car une
augmentation peut évoquer l'existence d'un cancer mais aussi de nombreuses autres affections sans
rapport avec un cancer. Les marqueurs qui ont le plus d'intérêt et de pertinence pour le diagnostic
sont l'alpha-FP pour le cancer du foie et le PSA le cancer de la prostate.

Métanéphrines urinaires [Normétanéphrine


urinaire]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Les urines sont recueillies pendant 24 heures, si possible pendant 3 jours de suite, après une crise
hypertensive.

Un régime alimentaire excluant chocolat, bananes, agrumes et comprenant une consommation


modérée de thé et de café dans les 48 heures précédant le prélèvement s'impose.

Penser à signaler un éventuel traitement en cours car certains médicaments interfèrent avec ces
dosages, notamment des médicaments donnés pour le coeur ou l'hypertension artérielle
(bêtabloquants)...

A quoi sert ce dosage?


La métanéphrine (ou métadrénaline) et la normétanéphrine (ou normétadrénaline) sont des dérivés
urinaires des catécholamines (adrénaline et la noradrénaline). Ces dosages sont utilisés pour le
dépistage et la surveillance des phéochromocytomes, tumeurs bénignes de l'adulte sécrétant ces
catécholamines.

Quelles sont les valeurs normales?


 Métanéphrine: 0,35 à 1 µmol/24 heures.
 Normétanéphrine: 0,5 à 2 µmol/24 heures.

Comment est interprété le résultat?


Les résultats de ces dosages sont généralement interprétés avec ceux des dosages de
catécholamines et d'acide vanyl mandélique (VMA).

Une augmentation conjointe des concentrations des catécholamines, des métanéphrines et du


VMA urinaires oriente vers le diagnostic de phéochromocytome, pouvant alors expliquer
l'hypertension artérielle.

Méthode de Duke [Temps de saignement (TS)


; méthode d'Ivy)]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est très important de signaler la prise d'un anti-inflammatoire, d'aspirine ou d'un autre
médicament antiplaquettaire dans les 8 jours précédant l'examen, car ces médicaments allongent le
temps de saignement (TS) et gênent l'interprétation du résultat.

Lorsque la technique utilisée est celle de Duke (à l'oreille), il faut avoir retirer ses boucles d'oreille
si l'on en porte.

L'utilisation d'alcool pour l'asepsie avant l'incision est proscrite.

A quoi sert le dosage?


Le temps de saignement est le temps qui s'écoule entre la création au niveau de la peau d'une petite
incision et l'arrêt spontané du saignement ainsi provoqué.

Deux techniques sont utilisées: celle de Duke est réalisée à l'oreille, celle d'Ivy, au niveau de
l'avant-bras. Ce test explore la bonne qualité de l'hémostase primaire, c'est-à-dire de la toute
première phase de la coagulation, en cas de blessure. Il renseigne essentiellement sur la bonne
qualité des vaisseaux et des plaquettes.

Quelles sont les valeurs normales?


Technique de Duke: 2 à 4 minutes;

Technique d'Ivy avec incision horizontale: 4 à 8 minutes.

Comment est interprété le résultat?


Il faut avant tout connaître la technique utilisée (valeurs normales différentes). La première cause
d'allongement du TS est la prise d'aspirine qui peut être méconnue. Il faut bien se souvenir de tous
les médicaments qui ont pu être pris dans les 8 jours précédant l'examen et vérifier qu'ils ne
contiennent pas d'aspirine (acide acétyl salicylique).
En l'absence de prise médicamenteuse, le TS est allongé en cas de diminution du nombre des
plaquettes dans le sang (thrombopénie) ou d'anomalies de ces plaquettes (thrombopathie). La plus
fréquente des maladies de l'hémostase allongeant le TS est la maladie de Willebrand. Un TS
allongé traduit un risque augmenté de saignement, notamment au cours d'une intervention
chirurgicale.

Méthode d'Ivy [Temps de saignement (TS) ;


méthode de Duke]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est très important de signaler la prise d'un anti-inflammatoire, d'aspirine ou d'un autre
médicament antiplaquettaire dans les 8 jours précédant l'examen, car ces médicaments allongent le
temps de saignement (TS) et gênent l'interprétation du résultat.

Lorsque la technique utilisée est celle de Duke (à l'oreille), il faut avoir retirer ses boucles d'oreille
si l'on en porte.

L'utilisation d'alcool pour l'asepsie avant l'incision est proscrite.

A quoi sert le dosage?


Le temps de saignement est le temps qui s'écoule entre la création au niveau de la peau d'une petite
incision et l'arrêt spontané du saignement ainsi provoqué.

Deux techniques sont utilisées: celle de Duke est réalisée à l'oreille, celle d'Ivy, au niveau de
l'avant-bras. Ce test explore la bonne qualité de l'hémostase primaire, c'est-à-dire de la toute
première phase de la coagulation, en cas de blessure. Il renseigne essentiellement sur la bonne
qualité des vaisseaux et des plaquettes.

Quelles sont les valeurs normales?


Technique de Duke: 2 à 4 minutes;

Technique d'Ivy avec incision horizontale: 4 à 8 minutes.

Comment est interprété le résultat?


Il faut avant tout connaître la technique utilisée (valeurs normales différentes). La première cause
d'allongement du TS est la prise d'aspirine qui peut être méconnue. Il faut bien se souvenir de tous
les médicaments qui ont pu être pris dans les 8 jours précédant l'examen et vérifier qu'ils ne
contiennent pas d'aspirine (acide acétyl salicylique).

En l'absence de prise médicamenteuse, le TS est allongé en cas de diminution du nombre des


plaquettes dans le sang (thrombopénie) ou d'anomalies de ces plaquettes (thrombopathie). La plus
fréquente des maladies de l'hémostase allongeant le TS est la maladie de Willebrand. Un TS
allongé traduit un risque augmenté de saignement, notamment au cours d'une intervention
chirurgicale.
Microalbuminurie

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Aucune.

A quoi sert ce dosage?


La microalbuminurie désigne la présence d'un taux d'albumine dans les urines compris entre 30 et
300 mg/24 heures. L'albumine, principale protéine sanguine, n'est normalement retrouvée dans les
urines qu'à taux très faible < 20 mg/24h.

Une microalbuminurie correspond donc à l'élimination d'une faible quantité d'albumine dans les
urines, et traduit le début de la détérioration des reins chez les sujets atteints d'un diabète.

Sans traitement, s'installe ensuite une albuminurie franche (élimination de plus de 300 mg/24
heures d'albumine dans les urines) avec un risque d'une évolution vers une insuffisance rénale,
associée le plus souvent à une hypertension artérielle.

Une microalbuminurie est donc régulièrement dosée chez ces personnes, dans l'objectif de suivre
l'évolution de la maladie diabétique et mieux adapter le traitement pour prévenir la survenue des
complications.

Quelles sont les valeurs normales?


Chez le sujet sain, la microalbuminurie est négative, c'est-à-dire < 20 mg/ 24 heures.

Comment est interprété le résultat?


La détection d'une microalbuminurie chez un patient diabétique montre que le diabète est
insuffisamment équilibré et incite à obtenir un meilleur équilibre du diabète.

Microglobuline [Bêta-2-microglobuline ;
dosage de la β-2 microglobuline]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car de nombreux médicaments peuvent modifier
le taux de bêta-2-microglobuline dans le sang (notamment les traitements ayant des effets
secondaires néfastes pour le rein comme certains antibiotiques...).

En quoi consiste cette analyse?


La bêta-2-microglobuline est une petite protéine produite par toutes les cellules de l'organisme,
surtout les lymphocytes et les cellules cancéreuses lorsqu'elles sont présentes.

Elle joue un rôle important dans les défenses immunitaires: elle est notamment impliquée dans la
lutte contre les infections bactériennes et virales ainsi que dans la prévention contre l'apparition de
cellules cancéreuses.

A quoi sert cette analyse?


 Son dosage est surtout utilisé pour la surveillance des patients atteints de SIDA et de ceux
atteints de cancer (notamment certains "cancers du sang").

 Elle peut aussi être utilisée pour le suivi de certaines maladies auto-immunes avec
inflammation chronique (comme la polyarthrite rhumatoïde ou le lupus érythémateux
systémique).

 Son dosage est parfois utile chez les transplantés rénaux. En effet, la bêta-2-microglobuline
est une petite protéine, elle est normalement filtrée par le rein. Une altération de la fonction
de filtration du rein entraîne une augmentation des taux de bêta-2-microglobuline dans le
sang.

Quelles sont les valeurs normales?


Chez l'adulte: 0,9 à 2,5 mg/l.

Comment est interprété le résultat?


 La concentration dans le sang de bêta-2-microglobuline augmente chez les patients infectés
par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH, l'agent responsable du SIDA).

 L'augmentation des taux de bêta-2-microglobuline au cours des "cancers du sang"


impliquant une prolifération de lymphocytes reflète l'importance de la masse tumorale,
c'est-à-dire de l'activité du cancer.

 Le taux de bêta-2-microglobuline reflète aussi l'activité de certaines maladies


inflammatoires auto-immunes et aide à leur surveillance du traitement: une baisse de son
taux sanguin traduit l'efficacité thérapeutique.

 Après une transplantation rénale, la bêta-2-microglobuline diminue normalement


rapidement. La persistance d'une valeur élevée évoque la possibilité d'un rejet prochain.

 Enfin, l'élévation de la bêta-2-microglobuline est un bon marqueur de la toxicité sur le rein


de certains médicaments.

 MNI test [Sérodiagnostic du virus Epstein


Barr]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il n'est pas utile d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert cette analyse?
 C'est un test de dépistage (légèrement différent et complémentaire du test de Paul Bunnell
Davidsohn) de la mononucléose infectieuse, maladie bénigne mais très contagieuse,
caractérisée par une angine, de la fièvre et une grande fatigue.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Le test est normalement négatif, en l'absence d'infection par le virus d'Epstein Barr,
responsable de la mononucléose infectieuse.
 Comment est interprété le résultat?
 Un test positif fait suspecter une mononucléose infectieuse; son diagnostic devra être
confirmé par des analyses complémentaires. Il existe en effet des faux négatifs dans
environ 10 % des cas, c'est-à-dire que le test reste négatif, alors qu'il s'agit bien d'une
mononucléose infectieuse, surtout chez l'enfant.
 Il existe aussi 20 à 30 % de faux positifs, c'est-à-dire que le test est positif, alors qu'il ne
s'agit pas d'une mononucléose infectieuse.

 Mutation G20210A du facteur II



 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert cette analyse?
 La mutation G20210A du facteur II (ou mutation G20210A du gène de la prothrombine)
est une anomalie constitutionnelle (c'est-à-dire transmise de manière héréditaire par l'un
des deux parents) de la coagulation sanguine qui est associée à un risque accru de maladie
thrombo-embolique veineuse.
 La recherche de cette anomalie est utilisée dans l'exploration des maladies de la
coagulation aboutissant à une thrombose veineuse.
 Quelles sont les valeurs normales?
 La mutation est normalement absente.
 Comment est interprété le résultat?
 La présence de la mutation G20210A du facteur II est associée à un risque accru de
maladie thrombo-embolique veineuse. Elle peut permettre d'expliquer la survenue d'une
thrombose veineuse ou d'une embolie pulmonaire.
 Lorsque cette mutation est identifiée, une enquête familiale est le plus souvent réalisée et
un certificat peut être remis à tous les membres de la famille porteurs de l'anomalie.

Myélogramme

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert cet examen?


Le myélogramme est l'examen au microscope d'un prélèvement de moelle osseuse, où sont
fabriquées les cellules sanguines. Les cellules de la moelle sont regroupées en "lignées", qui
représentent l'ensemble des précurseurs des différentes cellules circulantes dans le sang: globules
rouges, lymphocytes, plaquettes,...
Le myélogramme est utile lorsqu'il existe des anomalies sur la numération formule sanguine,
notamment lorsqu'il existe une insuffisance ou au contraire une prolifération de certaines cellules
dans le sang.

En pratique, le prélèvement est réalisé le plus souvent sous anesthésie locale car il est douloureux,
par ponction, au niveau du sternum, à l'aide d'une seringue dénommée trocart. Il permet le recueil
de quelques gouttes de moelle osseuse.

Quelles sont les valeurs normales?


Elles varient beaucoup d'un individu à l'autre.

 Lignée du globule rouge ou "érythroblastique": 10 à 30%

 Lignée du polynucléaire neutrophile ou "granulocytaire": 45 à 70%

 Lignée des polynucléaires éosinophiles et basophiles: 2 à 5%

 Lignée lymphocytaire: 5 à 25%

 Lignée monocytaire: 2 à 5%

 Lignée plaquettaire ou "mégacaryocytaire": présence de quelques cellules.

Comment est interprété le résultat?


Le myélogramme apprécie la richesse des cellules médullaires (de la moelle) et permet la
recherche de cellules "anormales", comme, par exemple, des cellules cancéreuses (métastatiques).

Une moelle "pauvre", c'est-à-dire contenant peu de cellules, reflète une insuffisance de production.

Par exemple, une thrombopénie observée à la numération formule sanguine peut s'expliquer par
une insuffisance de production, si l'on n'observe pas ou très peu de mégacaryocytes dans la
moelle.

A l'inverse, une moelle "riche" (avec beaucoup de cellules) signifie que la moelle fonctionne
correctement.

Myoglobine

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert ce dosage?


La myoglobine est une protéine présente dans les muscles où elle participe à leur oxygénation.
Son dosage dans le sang est utilisé essentiellement pour l'exploration des atteintes musculaires,
notamment cardiaques.
Elle est surtout utilisée pour le diagnostic précoce de l'infarctus du myocarde au cours duquel elle
est la première à s'élever dans le sang (2 à 5 heures après le début de la douleur).

Quelles sont les valeurs normales?


Taux inférieur à 70 µg/l.

Comment est interprété le résultat?


La présence de myoglobine dans le sang à un taux supérieur à 90 µg/l signe une lésion musculaire.
En cardiologie, son dosage aide à affirmer ou infirmer précocement un infarctus du myocarde et
est utile dans le suivi de l'efficacité d'un traitement thrombolytique (un des traitements possibles
de l'infarctus du myocarde). Elle s'élève également dans le sang au cours d'autres maladies
cardiaques ou non cardiaques (embolie pulmonaire, insuffisance rénale, brûlures, atteintes
musculaires, ...).

NFS [Numération formule sanguine ;


hémogramme]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement (petit-déjeuner léger, sans sucre, ni matière
grasse).

A quoi sert le dosage?


La numération formule sanguine ou hémogramme est un examen essentiel qui apporte des
renseignements sur les cellules sanguines, sur les processus de défense immunitaire, sur
l'hémostase et qui révèle des modifications évocatrices d'un grand nombre de maladies.

Elle comprend la numération (calcul du nombre absolu de ces différentes cellules dans un certain
volume de sang) des différents éléments figurés du sang: les globules rouges ou hématies, les
globules blancs ou leucocytes et les plaquettes.

Différents paramètres très utiles au diagnostic d'une anémie sont également mesurés ou calculés:
le taux d'hémoglobine, le volume globulaire moyen (VGM), l'hématocrite, la concentration
corpusculaire moyenne en hémoglobine (CCMH) et la teneur globulaire moyenne en hémoglobine
(TGMH).

La formule sanguine des globules blancs (formule leucocytaire) détermine le pourcentage relatif
(et le nombre absolu) des différentes sous-populations de globules blancs: polynucléaires
neutrophiles, polynucléaires éosinophiles, polynucléaires basophiles, lymphocytes, monocytes.

Quelles sont les valeurs normales?


Les valeurs normales varient légèrement d'un laboratoire à un autre. Elles diffèrent également chez
l'adulte et chez l'enfant selon son âge, et chez l'homme et la femme.
Hémogramme:

 Hématies: 4,5 à 5,7 millions/mm3 chez l'homme; 4,2 à 5,2 millions/mm3 chez la femme

 Leucocytes: 4 000 à 10 000/mm3

 Plaquettes: 150 000 à 400 000 /mm3

 Hématocrite: 42 à 54 % chez l'homme; 37 à 47 % chez la femme

 Hémoglobine: 13 à 17 g/dl chez l'homme; 12 à 15 g/l chez la femme

 VGM: 80 à 100 fl

 CCMH: 30 à 35 %

 TGMH: 27 à 32 pg

Formule sanguine:

 Polynucléaires neutrophiles: 2 à 7,5 G/l (50 à 75 %)

 Polynucléaires éosinophiles: < 0,50 G/l (5 %)

 Polynucléaires basophiles: < 0,10 G/l (1 %)

 Lymphocytes: 2 à 4 G/l (20 à 40 %)

 Monocytes: < 1 G/l (10 %)

Comment est interprété le résultat?


De très nombreux renseignements peuvent être obtenus à partir des résultats d'un hémogramme.
Dans tous les cas, ces interprétations varient en fonction du contexte clinique.

Les principaux renseignements sont les suivants:

 Une anémie est définie par un taux bas d'hémoglobine; à l'inverse, une augmentation du
taux d'hémoglobine définit la polyglobulie.

 Une augmentation des globules blancs peut évoquer une infection, une inflammation, voire
une hémopathie ("cancer du sang"); une diminution des globules blancs peut révéler une
altération des défenses immunitaires.

 Une augmentation des plaquettes définit une hyperplaquettose (ou thrombocytose) souvent
observée au cours de processus inflammatoires; une baisse des plaquettes (thrombopénie)
traduit un risque hémorragique.

La formule sanguine peut montrer:

 Une augmentation des polynucléaires neutrophiles reflétant le plus souvent un processus


infectieux en cours.
 Une augmentation des polynucléaires éosinophiles, évocatrice d'une allergie ou d'une
infection par un parasite.

 Une baisse des lymphocytes suggérant par exemple l'existence d'un déficit immunitaire ou
d'une infection par le virus du SIDA.

 Nicotinamide [Vitamine B3 ; vitamine PP]



 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.
 Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car de nombreux médicaments modifient
la concentration des vitamines dans le sang (suppléments vitaminiques, isoniazide,
antivitamines K...).
 A quoi servent ces dosages?
 Les vitamines sont essentiellement apportées par l'alimentation. Seules les vitamines B6,
B8, D et K sont synthétisées par l'organisme, mais le plus souvent en quantités
insuffisantes.
 Les carences en vitamines sont dues à une insuffisance d'apport, mais aussi à des troubles
de l'absorption digestive ou, pour certaines vitamines A, D, E, et K, dites "liposolubles"
(solubles dans les lipides ou corps gras) à des troubles de la fonction biliaire (insuffisance
ou rétention de la sécrétion de bile). Les autres vitamines sont hydrosolubles (groupe B
(B1, B2, B5, B8, B9, B12, PP) et C).
 Les dosages sont donc utilisés pour mettre en évidence les éventuelles carences pouvant
survenir dans ces situations.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Elles varient selon les techniques de dosage et les laboratoires.
 A titre indicatif:
 Vitamine B3: 38 à 58 µmol/l (4,6 à 7,1 mg/l).
 Comment est interprété le résultat?
 Vitamine B3 ou PP (nicotinamide).
 On trouve la vitamine B3 dans presque tous les aliments (surtout viandes et poissons) et
ses besoins (15 à 20 mg/jour) sont assez bien couverts. Des déficits peuvent être observés
au cours de la maladie de Crohn, en cas de cancer ou de traitement par certains
médicaments (isoniazide, 5-fluoro-uracile). La carence en vitamine PP (dénommée
pellagre) se traduit par des lésions de la peau et une langue noire.

Noradrénaline [Catécholamines plasmatiques


et urinaires ; adrénaline]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Pour le dosage des catécholamines plasmatiques, il importe d'être au repos strict 20 minutes avant
le prélèvement.

Les urines doivent être recueillies pendant 24 heures, si possible pendant 3 jours de suite, après
une crise hypertensive.
Un régime alimentaire excluant chocolat, bananes, agrumes et comprenant une consommation
modérée de thé et de café dans les 48 heures précédant le prélèvement s'impose.

Penser à signaler un éventuel traitement en cours car certains médicaments interfèrent avec ces
dosages, notamment des médicaments donnés pour le coeur ou l'hypertension artérielle
(bêtabloquants)...

A quoi sert ce dosage?


Les catécholamines sont des neurohormones c'est-à-dire des hormones fabriquées par des cellules
du système nerveux. Elles comprennent la dopamine, l'adrénaline et la noradrénaline. Ce sont
surtout ces deux dernières qui sont dosées dans le sang et les urines.

Les catécholamines sont utilisées pour le dépistage et la surveillance de deux tumeurs qui
sécrètent ces catécholamines: les phéochromocytomes et les neuroblastomes.

Les dosages urinaires sont un meilleur reflet, sur 24 heures, d'une sécrétion souvent irrégulière.

Les dosages plasmatiques servent plutôt à étudier le pic de sécrétion de ces hormones au cours de
poussées brèves d'hypertension artérielle.

Quelles sont les valeurs normales?


Plasma

 Adrénaline plasmatique (dosée dans le plasma): < 185 ng/l

 Noradrénaline plasmatique: < 675 ng/l

Urines

 Adrénaline urinaire: < 30 µg/24 h

 Noradrénaline urinaire: < 100 µg/24 h

Comment est interprété le résultat?


Les résultats de ces dosages sont généralement interprétés avec ceux des dosages de
métanéphrines et d'acide vanylmandélique (VMA).

 Une augmentation des concentrations des catécholamines, des normétanéphrines et du


VMA urinaires oriente vers le diagnostic de phéochromocytome, pouvant alors expliquer
l'hypertension artérielle.

 Une augmentation de dopamine et du VMA urinaire, sans augmentation de la


noradrénaline, oriente vers un diagnostic de neuroblastome.

Normes biologiques des principaux examens à


la naissance
Les valeurs de référence de nombreux examens biologiques varient en fonction de l'âge. Voici, à
titre indicatif, quelques-uns des intervalles de référence les plus couramment admis chez le
nouveau-né. Ces valeurs sont généralement différentes chez l'enfant et l'adulte. Elles peuvent
également varier d'un laboratoire à l'autre, selon la technique de dosage utilisée.

 ALAT (UI/l à 30°C): 2 - 20

 ASAT (UI/l à 30°C): 20 - 70

 Albumine (g/l): 35 - 55

 Amylase (UI/l): 2 -30

 bêta-2-microglobuline (mg/l): 2 - 5,5

 Bicarbonates (mmol/l): 16 - 24

 Bilirubine (µmol/l):
o Nouveau-né 12 heures: jusqu'à 102
o 24 heures: jusqu'à 145
o 48 heures: jusqu'à 196
o 3-5 jours: jusqu'à 256

 Calcium (mmol/l): 1,80-2,75

 Clairance de la créatinine: avant 8 jours: 20-50 ml/mn/1,73 m2

 Cortisol le matin (ng/ml) (avant 6 ans):


o garçon: 70 - 170
o fille: 50 - 110

 Créatinine (µmol/l):
o Avant 4 jours: 30-90
o 4 jours-3 mois: 20 - 50

 Gamma-GT (UI/l à 30 °C): 10 - 270

 Glucose (mmol/l): 2,8 - 4,4

 Haptoglobine (g/l): supérieur à 0,10

 Immunoglobuline G; IgG (g/l): 7 - 13

 Immunoglobuline A; IgA (g/l): 0- 0,20

 Immunoglobuline M; IgM (g/l): 0,05 à 0,30

 Immunoglobuline E totales; IgE (kU/l): 0,03 - 0,12 i>

 IGF1 (somatomédine) (ng/ml): de l'âge de 2 mois à 5 ans:


o garçon: 20 - 220
o fille: 15 - 260
 LDH (UI/l à 30 °C): 300 - 700

 Hématies (globules rouges) (1012/l): 4,6 - 5,7

 Hémoglobine - Hb - (g/dl): 14 - 20

 Hématocrite - Ht - (l/l): 0,52 - 0,60

 VGM (fl): 105 - 115

 TGMH (pg): 32 - 35

 Leucocytes (globules blancs): 6 -24

 Polynucléaires neutrophiles: 0,02 - 0,85

 Polynucléaires éosinophiles: 0 - 0,64

 Polynucléaires basophiles: 2 - 11

 Lymphocytes: 0,4 - 3,1

 Monocytes: 12 - 26

 Plaquettes (109/l): 150 - 400

 Phosphatases alcalines (UI/l à 30 °C): 80 - 450

 Potassium (mmol/l): 3,6 - 5,7

 Protéines (g/l): 46 -74

 Sodium (mmol/l): 130 - 146

 Triglycérides (g/l): 0,35 - 1,20

 Urée (mmol/l): 1,1- 8,0

 VMA (mg/24 h): 0 - 1

Normétanéphrine urinaire [Métanéphrines


urinaires]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Les urines sont recueillies pendant 24 heures, si possible pendant 3 jours de suite, après une crise
hypertensive.
Un régime alimentaire excluant chocolat, bananes, agrumes et comprenant une consommation
modérée de thé et de café dans les 48 heures précédant le prélèvement s'impose.

Penser à signaler un éventuel traitement en cours car certains médicaments interfèrent avec ces
dosages, notamment des médicaments donnés pour le coeur ou l'hypertension artérielle
(bêtabloquants),...

A quoi sert ce dosage?


La métanéphrine (ou métadrénaline) et la normétanéphrine (ou normétadrénaline) sont des dérivés
urinaires des catécholamines (adrénaline et la noradrénaline).

Ces dosages sont utilisés pour le dépistage et la surveillance des phéochromocytomes, tumeurs
bénignes de l'adulte sécrétant ces catécholamines.

Quelles sont les valeurs normales?


 Métanéphrine: 0,35 à 1 µmol/24 heures.

 Normétanéphrine: 0,5 à 2 µmol/24 heures.

Comment est interprété le résultat?


Les résultats de ces dosages sont généralement interprétés avec ceux des dosages de
catécholamines et d'acide vanyl mandélique (VMA).

Une augmentation conjointe des concentrations des catécholamines, des métanéphrines et du


VMA urinaires oriente vers le diagnostic de phéochromocytome, pouvant alors expliquer
l'hypertension artérielle.

Numération des sous-populations


lymphocytaires [CD4 et CD8 ; rapport CD4
/CD8 ; CD4/CD8]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car de nombreux médicaments peuvent modifier
le taux des lymphocytes dans le sang (par exemple, un traitement par héparine, corticoïdes,
anticancéreux,...)

En quoi consiste cette analyse?


Les leucocytes ou globules blancs sont des cellules sanguines impliquées dans les défenses
immunitaires. Les lymphocytes sont une sous-classe de leucocytes dont il existe deux catégories:
les lymphocytes B (ce sont eux qui produisent les anticorps) et les lymphocytes T.

Parmi les lymphocytes T, on distingue encore les lymphocytes T CD4 (anciennement appelés T4)
et les lymphocytes T CD8 (ou T8). Les CD4 (ou "helper") sont des amplificateurs de la réponse
immune; les CD8 sont des lymphocytes suppresseurs et/ou cytotoxiques (ils empêchent certaines
réactions de se produire et sont capables de tuer des "cellules gênantes").

A quoi sert cette analyse?


Au cours de l'infection par le virus de l'Immunodéficience Humaine (VIH), l'agent du SIDA, les
cellules cibles de ce virus, c'est-à-dire les cellules qu'il infecte préférentiellement et dans lesquelles
il se multiplie, sont essentiellement les lymphocytes CD4.

L'évolution de l'infection est caractérisée par la diminution du taux des lymphocytes CD4. Le
nombre des lymphocytes CD8 est en revanche augmenté au début de l'infection; il ne diminue
qu'au stade SIDA avéré.

Le nombre des lymphocytes CD4 ou le rapport CD4/CD8 sont des marqueurs d'évolutivité de
l'infection et comportent un intérêt pronostique. D'une manière générale, il existe une diminution
du rapport CD4/CD8 au cours de l'évolution de la maladie.

Ils permettent d'évaluer l'état des défenses immunitaires d'un sujet infecté par le VIH.

Quelles sont les valeurs normales?


Ces chiffres sont donnés à titre indicatif, ils peuvent varier d'un laboratoire à l'autre.

 Lymphocytes: 2 à 4 G/l (=10 puissance 9/l) ou 2000 à 4000 / mm3

 Lymphocytes T: 60 à 80 % des lymphocytes circulants dans le sang soit 1 à 3 G/l ou 1000


à 3000 / mm3

 Lymphocytes CD4: les 2/3 des lymphocytes T, soit 40 à 50 % des lymphocytes (plus de
500 / mm3)

 Lymphocytes CD8: le 1/3 des lymphocytes T, soit 20 à 30 % des lymphocytes (moins de


1000 / mm3).

Comment est interprété le résultat?


 Le taux de lymphocytes CD4 est corrélé avec l'apparition de certains infections dites
"opportunistes" au cours de l'évolution de la maladie, définissant l'entrée dans la maladie
SIDA.

 Un taux de CD4 inférieur à 300/mm3 est un élément pronostique défavorable puisque le


risque de développer un SIDA dans les deux ans est de 80 %.

 Plus le nombre de lymphocytes CD4 est faible, plus la probabilité de voir apparaître des
manifestations cliniques est grande.
 La surveillance régulière du taux de CD4 chez les patients infectés par le VIH permet donc
d'envisager la mise en route de traitements préventifs de la survenue de ces infections.

 La remontée du taux des lymphocytes CD4 sous traitement antirétroviral (c'est-à-dire anti-
VIH) est un bon indicateur de l'efficacité thérapeutique.

Quelle est la corrélation entre le taux des CD4 et les risques


d'infections?
Des observations faites chez un grand nombre de patients permettent d'observer les faits suivants:

 CD4 compris entre 200 et 500 / mm3: risque d'infections comme la tuberculose ou le
Kaposi (maladie cutanée due à un virus) apparaissent;

 CD4 compris entre 100 et 200: risque de pneumocystose (maladie pulmonaire due à un
parasite);

 CD4 compris entre 50 et 100: risques de toxoplasmose cérébrale (infection du système


nerveux due à un parasite), d'infection par le cytomégalovirus (CMV) ou les mycobactéries
atypiques.

 Numération formule leucocytaire


[Formule leucocytaire ; éosinophiles]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert le dosage?
 Il consiste à apprécier la répartition des différents globules blancs dans le sang, ce qui est
utile au diagnostic de certaines maladies, notamment allergique, immunitaire ou
infectieuse, qui s'accompagnent d'anomalies de cette répartition (infections diverses,
allergie...).
 Quelles sont les valeurs normales?
 Chez l'adulte:
 Polynucléaires neutrophiles: 2 à 7,5 G/l (50 à 75 % des globules blancs)
 Polynucléaires éosinophiles: < 0,50 G/l (< 5 % des globules blancs)
 Polynucléaires basophiles: < 0,10 G/l (< 1 % des globules blancs)
 Lymphocytes: 2 à 4 G/l (20 à 40 % des globules blancs)
 Monocytes: < 1 G/l (< 10 % des globules blancs)
 Comment est interprété le résultat?
 Les anomalies de la formule sanguine s'interprètent toujours à partir des valeurs, en
chiffres absolus (et non des pourcentages). Elles peuvent être qualitatives ou quantitatives.
 Les anomalies qualitatives concernent la présence dans le sang de cellules, qui ne devraient
pas s'y trouver, notamment de cellules "précurseurs" des globules blancs, normalement
retrouvées dans la moelle osseuse. Leur présence reflète le plus souvent une forte activité
de la moelle à la suite, par exemple d'une infection, ou bien peut suggérer l'existence d'une
hémopathie.
 Les anomalies quantitatives sont très fréquentes et variées. Par exemple, une augmentation
des polynucléaires neutrophiles s'observe essentiellement au cours des infections
bactériennes. Une augmentation des polynucléaires éosinophiles évoque une maladie
allergique, ou bien une infection par un parasite. L'augmentation des lymphocytes est très
souvent observée au cours de maladies virales; leur diminution reflète un déficit de
l'immunité, etc.

Numération formule sanguine [NFS ;


hémogramme]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement (petit-déjeuner léger, sans sucre, ni matière
grasse).

A quoi sert le dosage?


La numération formule sanguine ou hémogramme est un examen essentiel qui apporte des
renseignements sur les cellules sanguines, sur les processus de défense immunitaire, sur
l'hémostase et qui révèle des modifications évocatrices d'un grand nombre de maladies.

Elle comprend la numération (calcul du nombre absolu de ces différentes cellules dans un certain
volume de sang) des différents éléments figurés du sang: les globules rouges ou hématies, les
globules blancs ou leucocytes et les plaquettes.

Différents paramètres très utiles au diagnostic d'une anémie sont également mesurés ou calculés:
le taux d'hémoglobine, le volume globulaire moyen (VGM), l'hématocrite, la concentration
corpusculaire moyenne en hémoglobine (CCMH) et la teneur globulaire moyenne en hémoglobine
(TGMH).

La formule sanguine des globules blancs (formule leucocytaire) détermine le pourcentage relatif
(et le nombre absolu) des différentes sous-populations de globules blancs: polynucléaires
neutrophiles, polynucléaires éosinophiles, polynucléaires basophiles, lymphocytes, monocytes.

Quelles sont les valeurs normales?


Les valeurs normales varient légèrement d'un laboratoire à un autre. Elles diffèrent également chez
l'adulte et chez l'enfant selon son âge, et chez l'homme et la femme.

Hémogramme:

 Hématies: 4,5 à 5,7 millions/mm3 chez l'homme; 4,2 à 5,2 millions/mm3 chez la femme

 Leucocytes: 4 000 à 10 000 /mm3

 Plaquettes: 150 000 à 400 000 /mm3

 Hématocrite: 42 à 54 % chez l'homme; 37 à 47 % chez la femme

 Hémoglobine: 13 à 17 g/dl chez l'homme; 12 à 15 g/l chez la femme

 VGM: 80 à 100 fl
 CCMH: 30 à 35 %

 TGMH: 27 à 32 pg

Formule sanguine:

 Polynucléaires neutrophiles: 2 à 7,5 G/l (50 à 75 %)

 Polynucléaires éosinophiles: < 0,50 G/l (5 %)

 Polynucléaires basophiles: < 0,10 G/l (1 %)

 Lymphocytes: 2 à 4 G/l (20 à 40 %)

 Monocytes: < 1 G/l (10 %)

Comment est interprété le résultat?


De très nombreux renseignements peuvent être obtenus à partir des résultats d'un hémogramme.
Dans tous les cas, ces interprétations varient en fonction du contexte clinique.

Les principaux renseignements sont les suivants:

 Une anémie est définie par un taux bas d'hémoglobine; à l'inverse, une augmentation du
taux d'hémoglobine définit la polyglobulie.

 Une augmentation des globules blancs peut évoquer une infection, une inflammation, voire
une hémopathie ("cancer du sang"); une diminution des globules blancs peut révéler une
altération des défenses immunitaires.

 Une augmentation des plaquettes définit une hyperplaquettose (ou thrombocytose) souvent
observée au cours de processus inflammatoires; une baisse des plaquettes (thrombopénie)
traduit un risque hémorragique.

La formule sanguine peut montrer:

 Une augmentation des polynucléaires neutrophiles reflétant le plus souvent un processus


infectieux en cours.

 Une augmentation des polynucléaires éosinophiles, évocatrice d'une allergie ou d'une


infection par un parasite.

 Une baisse des lymphocytes suggérant par exemple l'existence d'un déficit immunitaire ou
d'une infection par le virus du SIDA.

 Numération plaquettaire [Plaquettes]



 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.
 Penser à signaler toute prise médicamenteuse car de nombreux médicaments peuvent
entraîner une baisse du nombre des plaquettes (antibiotiques, héparine, aspirine,
quinine,...).
 A quoi sert le dosage?
 Les plaquettes sont les cellules sanguines qui assurent l'hémostase, c'est-à-dire l'arrêt d'un
saignement, quelle qu'en soit son origine.
 La numération plaquettaire est habituellement réalisée au cours de la numération formule
sanguine (NFS) ou hémogramme, notamment dans le cadre d'un bilan d'hémostase ou d'un
bilan général.
 La numération plaquettaire est parfois réalisée isolément, par exemple lors de la
surveillance d'un traitement dont un effet secondaire peut être d'abaisser les plaquettes
(traitement par héparine en particulier).
 Quelles sont les valeurs normales?
 150 à 400 Giga/l ou 150 000 à 400 000/mm3.
 Comment est interprété le résultat?
 Une augmentation des plaquettes définit une hyperplaquettose (ou thrombocytose). Le plus
souvent, celle-ci reflète un processus inflammatoire, mais peut évoquer, si elle est très
importante, une hémopathie maligne (une forme de "cancer du sang" ).
 Une baisse des plaquettes (thrombopénie) entraîne un risque hémorragique. Elle peut être
d'origine virale, secondaire à une prise de médicaments, ou être due à une insuffisance de
production des plaquettes dans la moelle osseuse ou à un excès de leur destruction dans le
sang.

Oestradiol [E2]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

Le prélèvement doit être effectué le matin entre 8 et 10 heures, de préférence en début de cycle
chez la femme. Il importe donc de préciser la date des dernières règles.

Penser aussi à signaler un éventuel traitement en cours car certains médicaments modifient le taux
d'oestradiol dans le sang, notamment les traitements contraceptifs oraux et certains traitements de
la ménopause.

A quoi sert ce dosage?


Les dosages d'oestradiol sont d'un grand intérêt pour apprécier le bon fonctionnement des ovaires
chez la femme. De fait, ils sont utiles à l'exploration d'une aménorrhée et/ou d'une infertilité,
participent au diagnostic de la ménopause et sont également très utilisés dans la surveillance des
procréations médicalement assistées et notamment les fécondations in vitro (FIV).

Leur dosage peut aussi aider au dépistage de certaines tumeurs (notamment des tumeurs des
testicules chez l'homme).

Quelles sont les valeurs normales?


Chez la femme
 Avant la ménopause, les valeurs varient selon la période du cycle menstruel. Elles
peuvent également varier en fonction du laboratoire et de la technique de dosage utilisée. A
titre indicatif:
o Première phase du cycle (phase folliculaire, environ 14 jours): 15 à 250 pg/ml
o Pic ovulatoire (aux environs du 14e jour du cycle): 100 à 420 pg/ml
o Deuxième phase du cycle (phase lutéale, environ 14 jours): 50 à 230 pg/ml

 A la ménopause: 5 à 30 pg/ml

Chez l'homme: 10 à 55 pg/ml.

Comment est interprété le résultat?


 Selon l'âge de la patiente et l'indication du dosage, un taux bas d'oestradiol peut évoquer la
ménopause, ou bien un déficit en oestrogènes à l'origine d'une aménorrhée et d'une
infertilité.

 Au cours d'un cycle de stimulation ovarienne en vue d'une fécondation in vitro (FIV), la
surveillance quotidienne des taux d'oestradiol permet de déterminer le meilleur moment
(lorsque le taux est au pic, c'est-à-dire le plus élevé) pour déclencher l'ovulation par des
médicaments.

 Chez l'homme, un taux élevé d'oestradiol évoque une tumeur des testicules.

Oestradiol [Estradiol]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

Le prélèvement doit être effectué le matin entre 8 et 10 heures, de préférence en début de cycle
chez la femme. Il importe donc de préciser la date des dernières règles. Penser aussi à signaler un
éventuel traitement en cours car certains médicaments modifient le taux d'oestradiol dans le sang,
notamment les traitements contraceptifs oraux et certains traitements de la ménopause.

A quoi sert ce dosage?


Les dosages d'oestradiol sont d'un grand intérêt pour apprécier le bon fonctionnement des ovaires
chez la femme. De fait, ils sont utiles à l'exploration d'une aménorrhée et/ou d'une infertilité,
participent au diagnostic de la ménopause et sont également très utilisés dans la surveillance des
procréations médicalement assistées et notamment les fécondations in vitro (FIV)

Leur dosage peut aussi aider au dépistage de certaines tumeurs (notamment des tumeurs des
testicules chez l'homme).

Quelles sont les valeurs normales?


Chez la femme
 Avant la ménopause, les valeurs varient selon la période du cycle menstruel. Elles
peuvent également varier en fonction du laboratoire et de la technique de dosage utilisée. A
titre indicatif:
o Première phase du cycle (phase folliculaire, environ 14 jours): 15 à 250 pg/ml
o Pic ovulatoire (aux environs du 14e jour du cycle): 100 à 420 pg/ml
o Deuxième phase du cycle (phase lutéale, environ 14 jours): 50 à 230 pg/ml

 A la ménopause: 5 à 30 pg/ml

Chez l'homme: 10 à 55 pg/ml.

Comment est interprété le résultat?


 Selon l'âge de la patiente et l'indication du dosage, un taux bas d'oestradiol peut évoquer la
ménopause, ou bien un déficit en oestrogènes à l'origine d'une aménorrhée et d'une
infertilité.
 Au cours d'un cycle de stimulation ovarienne en vue d'une fécondation in vitro (FIV), la
surveillance quotidienne des taux d'oestradiol permet de déterminer le meilleur moment
(lorsque le taux est au pic, c'est-à-dire le plus élevé) pour déclencher l'ovulation par des
médicaments.
 Chez l'homme, un taux élevé d'oestradiol évoque une tumeur des testicules.

 OH-proline urinaire [Hydroxyproline


urinaire]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Un régime pauvre en collagène sera respecté quelques jours avant le prélèvement: peu ou
pas de viandes, charcuteries, poissons, volailles, potages, sauces, crèmes glacées, laits
gélifiés et produits gélatineux.
 Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments augmentent les
taux urinaires d'hydroxyproline (hormones thyroïdiennes, hormone de croissance, vitamine
D), d'autres les diminuent (oestrogènes, calcitonine, vitamine C).
 A quoi sert ce dosage?
 L'hydroxyproline, acide aminé composant de l'os, est un marqueur de résorption osseuse.
 Son dosage est aujourd'hui relativement obsolète car elle n'est pas spécifique de l'os et sa
concentration dans les urines dépend des apports alimentaires (viandes, gélatine). Elle est
encore utilisée comme reflet de la perte osseuse au cours de diverses maladies osseuses et
chez les femmes après la ménopause.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Elles varient en fonction de l'âge et du régime alimentaire.
 Chez l'adulte, elles sont comprises entre 115 et 340 µmol/24 heures (15 à 45 mg/24
heures).
 Comment est interprété le résultat?
 Une augmentation de la concentration d'hydroxyproline dans les urines est observée dans
les maladies à haut remodelage osseux (hyperparathyroïdie, hyperthyroïdie, maladie de
Paget,...) et une diminution est retrouvée dans les maladies à bas remodelage osseux
(hypoparathyroïdie, hypothyroïdie, déficit en hormone de croissance,...).

 Orosomucoïde

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.
 Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent
modifier la concentration sanguine de l'orosomucoïde (des antibiotiques, certains anti-
inflammatoires ou certains médicaments pour le coeur comme les bêtabloquants).
 A quoi sert ce dosage?
 L'orosomucoïde est une petite protéine fabriquée par le foie et normalement éliminée par le
rein dans les urines. Son dosage dans le sang est utilisé pour évaluer le bon fonctionnement
du foie et du rein et pour mettre en évidence une inflammation ou une dénutrition.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Les valeurs normales varient selon l'âge et le sexe. D'une manière générale, elles sont
comprises entre 0,45 et 1,30 g/l.
 Comment est interprété le résultat?
 Une diminution de la concentration sanguine d'orosomucoïde peut s'observer au cours d'un
traitement par certains médicaments (antibiotiques, anti-inflammatoires, médicaments pour
le coeur, oestroprogestatifs), d'une insuffisance hépatique (notamment en cas de
dénutrition) ou refléter une fuite excessive par le rein en cas de syndrome néphrotique).
 Une augmentation de ce taux traduit un état inflammatoire ou une insuffisance de
fonctionnement du rein (insuffisance rénale), alors incapable d'éliminer correctement cette
protéine.

 Ostéocalcine [GLA protéine]



 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est fondamental d'effectuer le prélèvement à heure fixe et à jeun le matin, car il existe
des variations des taux au cours de la journée.
 Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments modifient la
concentration d'ostéocalcine dans le sang (traitements substitutifs de la ménopause,
corticoïdes,...).
 A quoi sert ce dosage?
 L'ostéocalcine, protéine constitutive des os, est un bon marqueur du renouvellement
osseux. Son dosage dans le sang est utile pour le diagnostic des anomalies du remodelage
osseux comme l'ostéoporose.
 Le dosage de l'ostéocalcine est aussi utile, d'une part pour la surveillance du traitement de
ces maladies, d'autre part pour la surveillance de traitements prolongés par corticoïdes ou
hormone de croissance.
 Quelles sont les valeurs normales?
 3 à 9 ng/ml.
 Comment est interprété le résultat?
 Les variations physiologiques des concentrations d'ostéocalcine dans le sang sont
importantes : les valeurs varient en fonction de l'âge, sont plus élevées chez les femmes
que chez les hommes, surtout après la ménopause ou au cours de l'allaitement, et sont plus
élevées la nuit que le jour.
 Une augmentation pathologique des concentrations d'ostéocalcine dans le sang est
retrouvée au cours de certaines ostéoporoses, de l'hyperparathyroïdie et de l'hyperthyroïdie
(hypersécrétion des glandes thyroïde et parathyroïdes), ou de la maladie de Paget.
 Une diminution de l'ostéocalcine est retrouvée au cours de l'hypoparathyroïdie et de
l'hypothyroïdie, en cas de déficit en hormone de croissance et au cours de certains cancers
qui s'accompagnent d'hypercalcémie (augmentation du taux de calcium sanguin).
 Elle peut également être observée en cas de maladie du foie (insuffisance de synthèse) ou
d'affections au cours desquelles il existe une diminution du remodelage osseux (maladie de
Cushing, traitement par corticoïdes au long cours).

 PAL [Phosphatases alcalines]



 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.
 Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent
interférer avec ce dosage (contraceptifs oraux, hypolipémiants, anticoagulants,
épileptiques,...).
 A quoi sert cette analyse?
 Les phosphatases alcalines (PAL) sont des enzymes présentes surtout dans le foie et les os,
mais aussi dans l'intestin, le placenta, les reins et les globules blancs.
 Leur dosage dans le sang est utile pour le diagnostic et le suivi de certaines maladies du
foie ou des os.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Chez l'adulte: 30 à 100 UI/l.
 Chez l'enfant: 80 à 450 UI/l.
 Comment est interprété le résultat?
 Le taux des phosphatases alcalines (PAL) est normalement plus élevé chez l'enfant en
raison de la croissance osseuse.
 L'élévation des phosphatases alcalines (PAL) dans le sang reflète le plus souvent une
cholestase qui peut être due à une hépatite, une cirrhose, un cancer ou d'autres maladies
des voies digestives.
 Elle peut aussi traduire un remaniement osseux observé, par exemple, en cas
d'ostéomalacie ou de cancer des os.

 p-ANCA [Anticorps anticytoplasme des


polynucléaires ; ANCA ; c-ANCA]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il n'est pas utile d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert cette analyse?
 Les ANCA sont des autoanticorps dirigés contre des antigènes contenus dans les
polynucléaires neutrophiles du sang. Ils sont détectés dans le sang au cours de certaines
maladies auto-immunes dénommées "vascularites nécrosantes" (qui atteignent plus
particulièrement les vaisseaux) en particulier la maladie de Wegener et la périartérite
noueuse.
 Deux sous-types d'ANCA sont détectés: les c-ANCA (plus spécifiques de la maladie de
Wegener) et les p-ANCA (plutôt retrouvés au cours d'autres vascularites).
 Quelles sont les valeurs normales?
 Ils ne sont normalement pas détectables dans le sang. Leur présence est donc anormale.
 Comment est interprété le résultat?
 Le dosage des ANCA contribue donc au diagnostic de maladies auto-immunes. La
présence d'ANCA dans le sang, surtout lorsque leur taux est élevé, est un excellent
marqueur diagnostique des "vascularites nécrosantes", en particulier de la maladie de
Wegener. Néanmoins, ils n'en sont pas absolument spécifiques car ils peuvent être détectés
dans le sang au cours d'autres types vascularites.
 Le dosage des ANCA a aussi un intérêt pronostique, car le taux est souvent corrélé à
l'activité de la maladie.

 PAO [Phosphatases alcalines osseuses]



 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est préférable d'effectuer le prélèvement le matin, mais il n'est pas indispensable d'être à
jeun.
 A quoi sert ce dosage?
 Les phosphatases alcalines sont des enzymes produites par différents tissus,
essentiellement l'os et le foie. Leur dosage dans le sang est utilisé pour l'exploration des
métabolismes du foie et des os.
 La fraction osseuse des PAL ou phosphatases alcalines osseuses (PAO) peut être mesurée
spécifiquement par une technique particulière. Les PAO sont de bons marqueurs du
renouvellement osseux.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Elles varient selon la technique utilisée, l'âge et le sexe.
 Comment est interprété le résultat?
 Les variations individuelles des concentrations de PAO dans le sang sont importantes et
seules des variations supérieures à 25 % peuvent être attribuées à des modifications du
remodelage osseux.
 Leur dosage dans le sang est d'un grand intérêt pour le diagnostic des anomalies du
remodelage osseux (ostéoporose, maladie de Paget, hyperparathyroïdies, anomalies
osseuses de l'insuffisance rénale) et la surveillance de leur traitement. Il est aussi utilisé
pour la détection précoce des métastases osseuses des tumeurs cancéreuses.

 Papillomavirus humain : test HPV



 Quelles sont les précautions particulières à prendre ?
 Aucune avant le prélèvement. Les seules précautions nécessaires sont de consulter votre
médecin pour une surveillance et un dépistage réguliers.
 A quoi sert cette analyse ?
 Les papillomavirus humains (HPV) sont des virus très fréquemment rencontrés dans
l'environnement. Environ une centaine de types d'HPV sont actuellement connus dont
certains se transmettent par voie sexuelle. Seuls quelques-uns de ces types, HPV 16, 18,
31, 33, 45 (papillomavirus à haut risque) peuvent être à l'origine d'un cancer du col de
l'utérus. Ce cancer est le deuxième cancer le plus fréquent chez la femme dans le monde.
C'est le seul cancer pour lequel nous savons qu'il est dû, dans près de 100 % des cas, à un
virus, l'HPV.
 Environ 70 % des femmes vont être en contact avec un HPV au cours de leur vie sexuelle
(le plus souvent lors des premiers rapports), mais cette infection passe généralement
inaperçue. Le plus souvent, l'infection régresse spontanément dans les mois qui suivent la
contamination. Mais chez certaines femmes, ce virus persiste et peut être à l'origine, après
10 ans en moyenne, du développement de lésions pré-cancéreuses ou cancéreuses.
 Le test HPV est un test qui permet de rechercher le génome de certains HPV à haut risque
dans un prélèvement effectué au niveau du col de l'utérus (comme un "frottis" à partir
duquel il peut parfois être réalisé). Le dépistage du cancer du col de l'utérus fondé sur le
frottis associé au test HPV apparaît plus efficace que le frottis seul. Dans l'état actuel de
nos connaissances, le test HPV n'est actuellement recommandé par les experts, que chez
les femmes dont le frottis est équivoque, de signification indéterminée (frottis dit "SCUS").
 Comment est interprété le résultat ?
 Chez les femmes ayant un frottis ASCUS: un test HPV négatif signifie que les lésions
observées ne sont pas en rapport avec un HPV à haut risque, ce qui exclut dans presque
tous les cas la possibilité de lésions pré-cancéreuses. Un bilan complémentaire n'est pas
nécessaire et la surveillance est "normale" (un frottis tous les 3 ans).
 Lorsque le test HPV est positif, les lésions observées sont en rapport avec un HPV à haut
risque. Des examens complémentaires doivent alors être réalisés.
 Dans tous les cas, une surveillance rapprochée permet de détecter au plus tôt les premiers
signes de la maladie (lésions pré-cancéreuses) et de débuter un traitement efficace. Ces
lésions pré-cancéreuses détectées tôt sont dans la grande majorité des cas, guérissables.

 Parathormone [PTH]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert ce dosage?
 La parathormone est une hormone sécrétée par les parathyroïdes, qui participe à la
régulation du métabolisme du calcium et du phosphore dans l'organisme. Son dosage est
utilisé pour explorer les variations de la calcémie et de la phosphorémie, des affections
osseuses et pour la surveillance des patients hémodialysés.
 Quelles sont les valeurs normales?
 PTH intacte (1-84): 10 à 65 ng /l.
 Comment est interprété le résultat?
 L'augmentation de la concentration sanguine de PTH reflète une hyperparathyroïdie, c'est-
à-dire un "hyperfonctionnement" des glandes parathyroïdes qui se traduit par une
fragilisation des os. L'hyperparathyroïdie primitive (qui survient sans cause apparente) est
généralement traitée chirurgicalement (tout ou une partie des parathyroïdes est enlevé): le
dosage de la PTH est alors utilisé au cours de l'intervention et en postopératoire pour
vérifier que la zone atteinte (sécrétante) a bien été ôtée.
 L'hyperparathyroïdie peut aussi être secondaire, par exemple à une insuffisance rénale. Le
dosage de la PTH permet dans ce contexte d'apprécier la réaction des parathyroïdes.
 L'hypoparathyroïdie (diminution du taux de PTH dans le sang) peut être congénitale
(syndrome de Di Georges), transitoire à la naissance si la mère a une hypercalcémie
(augmentation du taux de calcium dans le sang) ou bien post-chirurgicale, après une
intervention sur la thyroïde ou les parathyroïdes.

 PBD [Test de Paul-Bunnell-Davidsohn]



 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il n'est pas utile d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert cette analyse?
 C'est un test de dépistage (légèrement différent et complémentaire du MNI-test) de la
mononucléose infectieuse, maladie bénigne mais très contagieuse, caractérisée par une
angine, de la fièvre et une grande fatigue.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Le test est normalement négatif, en l'absence d'infection par le virus d'Epstein Barr,
responsable de la mononucléose infectieuse.
 Le test est habituellement considéré comme positif lorsque le titre (ou taux) d'anticorps
spécifiques est supérieur à 1/80.
 Comment est interprété le résultat?
 Un test positif fait suspecter une mononucléose infectieuse: le diagnostic devra ensuite être
confirmé par des analyses complémentaires.
 Il existe en effet des faux négatifs dans environ 20% des cas: le test reste négatif alors qu'il
s'agit bien d'une mononucléose infectieuse. Il existe aussi des faux-positifs dans 20 à 30 %
des cas: le test est positif, mais il ne s'agit pas d'une mononucléose infectieus

 PBJ [Protéine de Bence Jones]



 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert cette analyse?
 La protéine de Bence-Jones est un petit fragment d'immunoglobuline que l'on peut
retrouver dans les urines au cours de certaines maladie du sang ou hémopathies.
 La présence de PBJ contribue au diagnostic de certaines de ces maladies. Le suivi de leur
taux est utile au contrôle de l'efficacité du traitement de ces maladies.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Il n'y a normalement pas de protéine de Bence Jones dans les urines.
 Comment est interprété le résultat?
 La présence d'une protéine de Bence Jones dans les urines est un argument important en
faveur d'un myélome ou d'une maladie de Waldenström.
 Toutefois, cette protéine peut être détectée dans les urines au cours d'autres maladies
comme par exemple, l'amylose.

 PDF [Produits de dégradation de la


fibrine]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.
 Penser à signaler un éventuel traitement anticoagulant (héparine) qui pourrait gêner le
dosage.
 A quoi sert cette analyse?
 Le phénomène de coagulation sanguine aboutit à la formation d'un caillot dont l'extension
est physiologiquement contrôlée par un système dénommé fibrinolyse. Dans ce système
interviennent des enzymes qui, en "s'attaquant" au caillot sanguin pour éviter qu'il
n'envahisse tous les vaisseaux, libèrent de petits fragments dont les PDF (ou produits de
dégradation du fibrinogène, protéine à l'origine de la formation du caillot).
 Le dosage des PDF est utile au diagnostic et au suivi d'une "hyperfibrinolyse", c'est-à-dire
une destruction exagérée du caillot sanguin se traduisant par des saignements très
importants.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Produit de dégradation du fibrinogène inférieur à 5 µg/ml.
 Comment est interprété le résultat?
 Un taux élevé de PDF dans le sang témoigne d'une activité fibrinolytique exacerbée, qui
peut être primaire (très rarement) ou secondaire à une activation de la coagulation.
 C'est un bon marqueur pour le diagnostic et le suivi des "coagulopathies de
consommation", maladies qui se caractérisent par des saignements très importants, parfois
mortels.

 Peptide C

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est indispensable d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert ce dosage?
 Le peptide C est sécrété par le pancréas en quantité égale avec l'insuline. Son dosage est
utilisé pour apprécier la sécrétion d'insuline chez les sujets atteint d'un diabète afin de
mieux adapter le traitement.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Elles varient selon le laboratoire. A titre indicatif, le taux de peptide C est normalement
compris entre 1 et 5 µg/l.
 Comment est interprété le résultat?
 Il est interprété en fonction de la glycémie et du taux d'insuline. Il permet de connaître la
sécrétion résiduelle d'insuline, en particulier chez les sujets diabétiques traités par insuline.
Chez les patients diabétiques non-insulinodépendants, un taux bas peut justifier la
nécessité d'un passage à un traitement par l'insuline.

 Phosphatases alcalines osseuses [PAO]



 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est préférable d'effectuer le prélèvement le matin, mais il n'est pas indispensable d'être à
jeun.
 A quoi sert ce dosage?
 Les phosphatases alcalines sont des enzymes produites par différents tissus,
essentiellement l'os et le foie. Leur dosage dans le sang est utilisé pour l'exploration des
métabolismes du foie et des os.
 La fraction osseuse des PAL ou phosphatases alcalines osseuses (PAO) peut être mesurée
spécifiquement par une technique particulière. Les PAO sont de bons marqueurs du
renouvellement osseux.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Elles varient selon la technique utilisée, l'âge et le sexe.
 Comment est interprété le résultat?
 Les variations individuelles des concentrations de PAO dans le sang sont importantes et
seules des variations supérieures à 25 % peuvent être attribuées à des modifications du
remodelage osseux.
 Leur dosage dans le sang est d'un grand intérêt pour le diagnostic des anomalies du
remodelage osseux (ostéoporose, maladie de Paget, hyperparathyroïdies, anomalies
osseuses de l'insuffisance rénale) et la surveillance de leur traitement. Il est aussi utilisé
pour la détection précoce des métastases osseuses des tumeurs cancéreuses.

 Phosphatases alcalines [PAL]



 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.
 Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent
interférer avec ce dosage (contraceptifs oraux, hypolipémiants, anticoagulants,
antiépileptiques,...).
 A quoi sert cette analyse?
 Les phosphatases alcalines (PAL) sont des enzymes présentes surtout dans le foie et les os,
mais aussi dans l'intestin, le placenta, les reins et les globules blancs.
 Leur dosage dans le sang est utile pour le diagnostic et le suivi de certaines maladies du
foie ou des os.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Chez l'adulte: 30 à 100 UI/l.
 Chez l'enfant: 80 à 450 UI/l.
 Comment est interprété le résultat?
 Le taux des phosphatases alcalines (PAL) est normalement plus élevé chez l'enfant en
raison de la croissance osseuse.
 L'élévation des phosphatases alcalines (PAL) dans le sang reflète le plus souvent une
cholestase qui peut être due à une hépatite, une cirrhose, un cancer ou d'autres maladies
des voies digestives.
 Elle peut aussi traduire un remaniement osseux observé, par exemple, en cas
d'ostéomalacie ou de cancer des os.

 Phosphatémie [Phosphore sanguin ;


phosphorémie]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre ?
 Il est indispensable d'être à jeun avant le prélèvement.
 Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent
modifier la concentration de phosphore dans le sang (les antiépileptiques, les contraceptifs
oraux et certains hypolipémiants peuvent abaisser les valeurs de la phosphorémie ou
phosphatémie).
 Il vaut mieux doser les phosphates le matin car il existe une petite variation des taux
sanguins au cours de la journée.
 A quoi sert ce dosage ?
 Le phosphore est présent en abondance dans l'organisme sous la forme de phosphates.
Constituants essentiels de l'os et des cellules, les phosphates sont impliqués dans la
régulation des métabolismes phosphocalcique et cellulaire.
 Le dosage sanguin du phosphore est essentiellement utilisé pour l'exploration des troubles
osseux.
 Quelles sont les valeurs normales ?
 0,87 à 1,50 mmol/l soit 30 à 46,5 mg/l.
 Comment est interprété le résultat ?
 Une diminution du taux de phosphates dans le sang ou hypophosphatémie peut
refléter une augmentation des pertes rénales de phosphates (ils sont normalement éliminés
par le rein dans les urines), observée au cours de diverses affections.
 Une augmentation du taux de phosphates dans le sang ou hyperphosphatémie peut
être observée physiologiquement chez l'enfant, la femme enceinte ou la femme
ménopausée. Certaines maladies comme une insuffisance rénale chronique (défaut de
fonctionnement des reins) peuvent aussi être responsable d'une hyperphosphatémie.

 Phosphaturie des 24 heures [Phosphore


urinaire des 24 heures]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est indispensable de bien recueillir la totalité des urines des 24 heures.
 A quoi sert ce dosage?
 Ce dosage est utilisé dans l'exploration de certains troubles du rein (entraînant des pertes
de phosphates dans les urines) et surtout pour étudier le fonctionnement des parathyroïdes
lorsque l'on en suspecte une anomalie.
 Il est aussi utilisé pour l'exploration des troubles osseux.
 Quelles sont les valeurs normales?
 L'élimination du phosphore dans les urines est très dépendante de l'alimentation et des
sécrétions d'hormones des parathyroïdes et de la glande corticosurrénale.
 La phosphaturie ou taux de phosphate dans les urines est donc très variable d'un individu à
l'autre. Le taux moyen est de 16 à 32 mmol/24 heures soit 500 à 1 000 mg/24 heures.
 Comment est interprété le résultat?
 Une augmentation de la concentration des phosphates dans les urines ou
hyperphosphaturie reflète le plus souvent une anomalie rénale dénommée "tubulopathie"
ou une hyperparathyroïdie (hyperfonctionnement des parathyroïdes). Le phosphore
urinaire ou phosphaturie est également augmenté en cas d'ostéomalacie.
 Une hypophosphaturie est observée en cas d'hypoparathyroïdie (défaut de fonctionnement
des parathyroïdes).

 Phosphorémie [Phosphore sanguin ;


phosphatémie]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est indispensable d'être à jeun avant le prélèvement.
 Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent
modifier la concentration de phosphore dans le sang (les antiépileptiques, les contraceptifs
oraux et certains hypolipémiants peuvent abaisser les valeurs de la phosphorémie ou
phosphatémie).
 Il vaut mieux doser les phosphates le matin car il existe une petite variation des taux
sanguins au cours de la journée.
 A quoi sert ce dosage?
 Le phosphore est présent en abondance dans l'organisme sous la forme de phosphates.
Constituants essentiels de l'os et des cellules, les phosphates sont impliqués dans la
régulation des métabolismes phosphocalcique et cellulaire.
 Le dosage sanguin du phosphore est essentiellement utilisé pour l'exploration des troubles
osseux.
 Quelles sont les valeurs normales?
 0,87 à 1,50 mmol/l soit 30 à 46,5 mg/l.
 Comment est interprété le résultat?
 Une diminution du taux de phosphates dans le sang ou hypophosphatémie peut
refléter une augmentation des pertes rénales de phosphates (ils sont normalement éliminés
par le rein dans les urines), observée au cours de diverses affections.
 Une augmentation du taux de phosphates dans le sang ou hyperphosphatémie peut
être observée physiologiquement chez l'enfant, la femme enceinte ou la femme
ménopausée. Certaines maladies comme une insuffisance rénale chronique (défaut de
fonctionnement des reins) peuvent aussi être responsable d'une hyperphosphatémie.

 Phosphore urinaire des 24 heures


[Phosphaturie des 24 heures]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est indispensable de bien recueillir la totalité des urines des 24 heures.
 A quoi sert ce dosage?
 Ce dosage est utilisé dans l'exploration de certains troubles du rein (entraînant des pertes
de phosphates dans les urines) et surtout pour étudier le fonctionnement des parathyroïdes
lorsque l'on en suspecte une anomalie.
 Il est aussi utilisé pour l'exploration des troubles osseux.
 Quelles sont les valeurs normales?
 L'élimination du phosphore dans les urines est très dépendante de l'alimentation et des
sécrétions d'hormones des parathyroïdes et de la glande corticosurrénale.
 La phosphaturie ou taux de phosphate dans les urines est donc très variable d'un individu à
l'autre. Le taux moyen est de 16 à 32 mmol/24 heures soit 500 à 1 000 mg/24 heures.
 Comment est interprété le résultat?
 Une augmentation de la concentration des phosphates dans les urines ou
hyperphosphaturie reflète le plus souvent une anomalie rénale dénommée "tubulopathie"
ou une hyperparathyroïdie (hyperfonctionnement des parathyroïdes). Le phosphore
urinaire ou phosphaturie est également augmenté en cas d'ostéomalacie.
 Une hypophosphaturie est observée en cas d'hypoparathyroïdie (défaut de fonctionnement
des parathyroïdes).

 Plaquettes [Numération plaquettaire]



 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.
 Penser à signaler toute prise médicamenteuse car de nombreux médicaments peuvent
entraîner une baisse du nombre des plaquettes (antibiotiques, héparine, aspirine, quinine).
 A quoi sert le dosage?
 Les plaquettes sont les cellules sanguines qui assurent l'hémostase, c'est-à-dire l'arrêt d'un
saignement, quelle qu'en soit son origine.
 La numération plaquettaire est habituellement réalisée au cours de la numération formule
sanguine (NFS) ou hémogramme, notamment dans le cadre d'un bilan d'hémostase ou d'un
bilan général.
 La numération plaquettaire est parfois réalisée isolément, par exemple lors de la
surveillance d'un traitement dont un effet secondaire peut être d'abaisser les plaquettes
(traitement par héparine en particulier).
 Quelles sont les valeurs normales?
 150 à 400 Giga/l ou 150 000 à 400 000/mm3.
 Comment est interprété le résultat?
 Une augmentation des plaquettes définit une hyperplaquettose (ou thrombocytose). Le plus
souvent, celle-ci reflète un processus inflammatoire, mais peut évoquer, si elle est très
importante, une hémopathie maligne (une forme de "cancer du sang" ).
 Une baisse des plaquettes (thrombopénie) entraîne un risque hémorragique. Elle peut être
d'origine virale, secondaire à une prise de médicaments, ou être due à une insuffisance de
production des plaquettes dans la moelle osseuse ou à un excès de leur destruction dans le
sang.

Ponction articulaire [Liquide synovial]


Quelles sont les précautions particulières à prendre?
Un traitement par antibiotique gêne l'interprétation de cet examen et doit impérativement être
signalé.

Comment est réalisé le prélèvement en pratique?


Le prélèvement du liquide articulaire par ponction articulaire est le plus souvent réalisé par le
rhumatologue au cours d'une consultation.

Le prélèvement est effectué à l'aide d'une seringue au niveau de l'articulation douloureuse et elle
permet de recueillir le liquide synovial. Il doit être réalisé dans des conditions d'aseptie rigoureuse
et être acheminé rapidement au laboratoire. Le liquide articulaire (ou synovial) est recueilli dans
un flacon stérile.

Le prélèvement est ensuite réparti dans des tubes permettant de réaliser des analyses biochimique,
cytologique (des cellules) et microbiologique (recherche des bactéries).

A quoi sert cette analyse?


L'examen d'un liquide articulaire est pratiqué lorsqu'il existe un épanchement dans une
articulation. Il joue un rôle déterminant dans le diagnostic des affections articulaires.

Différentes analyses sont réalisées:

 Biochimique: dosages de protéines et de glucose;

 Cytologique: les cellules présentes dans le liquide sont observées et comptées au


microscope et la présence de cristaux est recherchée;

 Microbiologique: le liquide est mis en culture pour rechercher un microbe qui pourrait
être responsable d'une infection, et éventuellement, réaliser un antibiogramme.

Quelles sont les valeurs normales?


 Protéines: < 25 g/l;

 Glucose: 3,9 à 6,1 mmol/l;

 Nombre d'éléments cellulaires (globules blancs et cellules synoviales): < 200/mm3.

Comment est interprété le résultat?


L'examen du liquide articulaire permet de distinguer les liquides "inflammatoires" (caractéristique
des arthrites), des liquides dits "mécaniques", évocateurs d'arthrose ou autres affections non
inflammatoires.

 Les liquides mécaniques ont un aspect jaune pâle et une viscosité importante. Le nombre
de cellules est inférieur à 2 000/mm3. La concentration en protéines reste inférieure à 30
g/l.
 Les liquides inflammatoires ont une couleur jaune paille, sont peu visqueux et peuvent être
translucides ou troubles (le trouble évoque une origine infectieuse: on parle alors d'arthrite
septique).

 Le nombre de cellules est supérieur à 2 000/mm3, souvent compris entre 5 000 et 10


000/mm3. Ces cellules sont surtout des polynucléaires neutrophiles.

 Le taux de glucose est diminué en cas d'arthrite septique.

 La concentration en protéines est supérieure à 40 g/l.


 Parmi les arthrites inflammatoires, l'analyse du liquide articulaire permet aussi de
distinguer les arthrites septiques et les arthrites microcristallines.

 Les arthrites septiques: les bactéries les plus souvent responsables d'arthrite septique sont
le staphylocoque doré, les streptocoques, les pseudomonas ou des entérobactéries (E.
coli...). Les germes sont retrouvés à la culture.

 Les arthrites microcristallines: la présence de microcristaux oriente vers ce diagnostic (la


goutte notamment).

Cette analyse participe aussi à la surveillance de l'évolution des arthrites infectieuses sous
traitement.

Ponction lombaire [LCR ; liquide


céphalorachidien]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Un traitement par antibiotique ou antifongique gêne l'interprétation de cet examen et doit
impérativement être signalé.

Cet examen à visée diagnostique n'est pas un examen programmé; c'est toujours une urgence.

Comment est réalisé le prélèvement en pratique?


Le prélèvement est effectué dans le bas du dos, entre deux vertèbres lombaires (ponction
lombaire) au cours d'une hospitalisation. Il est recommandé de rester allongé pendant plusieurs
heures après l'examen pour éviter d'éventuels maux de tête.

A quoi sert cette analyse?


L'examen du liquide céphalorachidien (LCR) permet de reconnaître une méningite bactérienne
aiguë et ainsi de débuter immédiatement un traitement antibiotique adapté.

Elle nécessite de recueillir dans des tubes stériles, quelques millilitres de ce liquide dit
"céphalorachidien" dans lequel baignent les méninges. Différentes analyses sont alors réalisées sur
ces tubes afin de rechercher un microbe qui pourrait être responsable de méningite, l'isoler en
culture pour l'identifier puis réaliser un antibiogramme.
Quelles sont les valeurs normales?
En l'absence d'infection (ou de contamination), le LCR est normalement stérile.

Comment est interprété le résultat?


 En cas de méningite bactérienne, l'examen au microscope d'un échantillon de LCR permet
le plus souvent d'observer la présence de bactéries, sans toutefois permettre de les
identifier avec précision.

 Pour identifier la bactérie en cause, il faut réaliser une culture sur milieux appropriés, qui
nécessite 18 à 24 heures d'incubation à 37°C. La bactérie peut alors être reconnue et un
antibiogramme peut être pratiqué.

Les bactéries les plus souvent en cause sont le méningocoque, le pneumocoque, Haemophilus
influenzae, Listeria monocytogenes,...

Attention: L'examen du LCR ne permet toutefois pas toujours d'identifier l'agent infectieux en
cause. En effet, certaines bactéries ne peuvent pas être cultivées et d'autres analyses sont
nécessaires pour les reconnaître. De plus, les méningites sont souvent d'origine virale et l'examen
du LCR ne permet pas d'identifier les virus.

Potassium (K+) [Ionogramme urinaire ;


Sodium (Na+) ; Chlore (Cl-)]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Le plus souvent, les dosages doivent être réalisés sur les urines de 24 heures. Le recueil doit alors
être complet en précisant bien le volume total des urines émises sur 24 heures ou diurèse.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent modifier le
ionogramme (traitements diurétiques pour l'hypertension artérielle ou le coeur, traitements
laxatifs, corticoïdes...).

A quoi sert cette analyse?


Le ionogramme urinaire est le dosage dans les urines des ions sodium (Na+), potassium (K+) et
chlore (Cl-) et bicarbonates (CO3). L'étude de ces ions dans les urines renseigne sur l'équilibre
hydro-électrolytique de l'organisme, c'est-à-dire l'équilibre entre l'eau et les différents ions. Cet
équilibre est essentiellement assuré par le rein, qui les filtre dans les urines. Il peut être perturbé
dans différentes circonstances, notamment en cas de maladie rénale, de vomissements importants,
de diarrhée ou de trouble de l'hydratation. Il est donc utile dans des situations médicales diverses.

Quelles sont les valeurs normales?


 Na: 50 à 220 mmol/24 heures
 K: 25 à 130 mmol/24 heures

 Cl: 50 à 220 mmol/24 heures

Ces valeurs peuvent varier légèrement d'un laboratoire à l'autre.

Comment sont interprétés les résultats?


Les variations des taux urinaires de ces différents ions renseignent essentiellement sur l'état
d'hydratation d'un individu et sur le bon fonctionnement du rein. Les résultats de ces dosages
doivent être interprétés avec ceux du ionogramme sanguin.

Ils permettent ainsi de faire le bilan des entrées et des sorties d'ions dans l'organisme. Ils mettent
en évidence les déséquilibres hydro-électrolytiques rencontrés au cours de différentes maladies,
aident à en préciser l'origine et permettent le suivi des traitements visant à les corriger.

Pré-albumine sérique

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert le dosage?


La pré-albumine est une protéine fabriquée par le foie.

Sa concentration dans le sang est donc un reflet indirect du bon fonctionnement du foie (synthèse)
et est un marqueur de malnutrition.

Quelles sont les valeurs normales?


0,1 à 0,4 g/L

Comment est interprété le résultat?


Le taux de la pré-albumine est très vite abaissé en cas de dénutrition ou au cours de certains états
inflammatoires majeurs.

Prélèvement urétral (examen biologique d'un)

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Le prélèvement est effectué de préférence au laboratoire ou doit y être acheminé rapidement. Un
traitement par antibiotique (ou antifongique) gêne l'interprétation de cet examen et doit
impérativement être signalé.
Comment est réalisé le prélèvement en pratique?
Il est recommandé de ne pas faire de toilette intime avant le prélèvement. Les sécrétions génitales
sont prélevées à l'aide d'un écouvillon (ressemble à un grand coton-tige).

Un prélèvement urétral peut aussi être réalisé chez la femme, conjointement à un prélèvement
vaginal, car certaines bactéries responsables d'infection génitale, notamment les chlamydiae,
peuvent être plus facilement retrouvées au niveau de l'urètre.

A quoi sert cette analyse?


L'examen d'un prélèvement urétral permet de faire le diagnostic d'infection génitale chez l'homme
(il s'agit le plus souvent d'une infection sexuellement transmissible).

Le prélèvement est observé au microscope (c'est l'examen direct) afin de rechercher la présence de
globules blancs (ou leucocytes), de globules rouges (ou hématies) et d'éventuels microbes. Puis
une culture est réalisée sur milieux appropriés pour identifier une bactérie éventuellement
responsable de l'infection et réaliser un antibiogramme.

La recherche de certaines bactéries (les chlamydiae et les mycoplasmes) nécessite la mise en


oeuvre de techniques particulières; la demande doit impérativement être précisée par le médecin
au laboratoire.

Quelles sont les valeurs normales?


Il ne doit normalement pas y avoir de bactérie pathogène au niveau de l'urètre (chlamydiae,
mycoplasmes, gonocoques...).

Comment est interprété le résultat?


Examen direct: Une infection génitale entraîne une inflammation qui se traduit par une
augmentation du nombre des leucocytes qui sont le plus souvent des polynucléaires neutrophiles,
visibles au microscope.

Après culture sur milieux appropriés, une bactérie peut être isolée. Les bactéries responsables
d'infection sont essentiellement Neisseria gonorrheae ou gonocoque, les chlamydiae et les
mycoplasmes. La culture nécessite 18 à 24 heures d'incubation à 37°C. La bactérie peut alors être
identifiée et un antibiogramme peut être pratiqué. Ses résultats ne sont obtenus que le lendemain
car une deuxième culture est nécessaire.

Prélèvement vaginal (examen bactériologique


d'un)

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Le prélèvement est effectué de préférence au laboratoire ou doit y être acheminé rapidement. Il est
recommandé de ne pas faire de toilette intime avant le prélèvement.
Il est également préférable de réaliser le prélèvement en dehors des périodes de règles.

Un traitement par antibiotique ou antifongique gêne l'interprétation de cet examen et doit


impérativement être signalé.

A quoi sert cette analyse?


L'examen d'un prélèvement vaginal permet de faire le diagnostic d'infection génitale chez la
femme (il s'agit le plus souvent d'une infection sexuellement transmissible).

 Le prélèvement est observé au microscope (c'est l'examen direct) afin de rechercher la


présence de globules blancs (ou leucocytes), de globules rouges (ou hématies) et
d'éventuels microbes.

 Puis une culture est réalisée sur milieux appropriés pour identifier une bactérie (ou un
champignon microscopique) éventuellement responsable de l'infection et réaliser un
antibiogramme.

 La recherche de certaines bactéries particulières (les chlamydiae et les mycoplasmes)


nécessite la mise en oeuvre de techniques particulières; elle est impérativement demandée
spécifiquement par le médecin au laboratoire.

Un test particulier nommé "test à la potasse" est pratiqué: il permet le diagnostic de vaginose,
affection due à la prolifération de bactéries nommées Gardnerella vaginalis et Mobilincus sp.

Quelles sont les valeurs normales?


Des bactéries sont normalement présentes dans le vagin: ce sont les lactobacilles ou flore de
Döderlein.

En cas d'infection vaginale, il existe un déséquilibre de la flore normale: le microbe responsable de


l'infection a proliféré au dépend des lactobacilles qui sont alors en nombre diminué, voire absents.

Il ne doit normalement pas y avoir de bactéries pathogènes dans le vagin (chlamydiae,


mycoplasmes, gonocoques). Il ne doit pas non plus y avoir de Trichomonas vaginalis, un parasite
responsable d'une infection nommée trichomonase.

Comment est interprété le résultat?


L'examen direct permet d'observer s'il existe un déséquilibre de la flore bactérienne normale du
vagin. Une infection vaginale entraîne une inflammation, qui se traduit par une augmentation du
nombre des leucocytes qui sont le plus souvent des polynucléaires neutrophiles.

Après culture sur milieux appropriés, peut être isolée une bactérie ou un champignon (il s'agit
généralement de Candida albicans, responsable de candidose). Les bactéries responsables
d'infection vaginale sont essentiellement Neisseria gonorrheae ou gonocoque, Gardnerella
vaginalis, les chlamydiae et les mycoplasmes. La culture nécessite 18 à 24 heures d'incubation à
37°C. La bactérie peut alors être identifiée et un antibiogramme peut être pratiqué. Ses résultats ne
sont obtenus que le lendemain car une deuxième culture est nécessaire.

Produits de dégradation de la fibrine [PDF]


Quelles sont les précautions particulières à prendre?
Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler un éventuel traitement anticoagulant (héparine) qui pourrait gêner le dosage.

A quoi sert cette analyse?


Le phénomène de coagulation sanguine aboutit à la formation d'un caillot dont l'extension est
physiologiquement contrôlée par un système dénommé fibrinolyse. Dans ce système interviennent
des enzymes qui, en "s'attaquant" au caillot sanguin pour éviter qu'il n'envahisse tous les
vaisseaux, libèrent de petits fragments dont les PDF (ou produits de dégradation du fibrinogène,
protéine à l'origine de la formation du caillot).

Le dosage des PDF est utile au diagnostic et au suivi d'une "hyperfibrinolyse", c'est-à-dire une
destruction exagérée du caillot sanguin se traduisant par des saignements très importants.

Quelles sont les valeurs normales?


Produit de dégradation du fibrinogène inférieur à 5 µg/ml.

Comment est interprété le résultat?


Un taux élevé de PDF dans le sang témoigne d'une activité fibrinolytique exacerbée, qui peut être
primaire (très rarement) ou secondaire à une activation de la coagulation.

C'est un bon marqueur pour le diagnostic et le suivi des "coagulopathies de consommation",


maladies qui se caractérisent par des saignements très importants, parfois mortels.

Profil nutritionnel [Profil protéique


nutritionnel]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent modifier la
concentration des trois protéines dosées (des antibiotiques, les anti-inflammatoires, certains
médicaments pour le coeur comme les bêtabloquants, les contraceptifs oraux oestroprogestatifs...).

A quoi servent ces dosages?


Le "profil nutritionnel" est un bilan biologique comportant le dosage de trois protéines fabriquées
par le foie: l'albumine, la pré-albumine et l'orosomucoïde.
Ce dosage permet de révéler une éventuelle diminution de la synthèse (fabrication) par le foie de
ces protéines, par défaut d'apport dans l'alimentation des acides aminés nécessaires à leur
synthèse.

Quelles sont les valeurs normales?


Albumine: 35 à 50 g/l

Pré-albumine: 0,1 à 0,4 g/l

Orosomucoïde: 0,45 à 1,30 g/l.

Dans le cadre d'un profil nutritionnel, les valeurs sont exprimées en pourcentage par rapport aux
valeurs normales.

Comment est interprété le résultat?


Ces protéines sont de bons marqueurs de la dénutrition (leur taux est diminué). Elles peuvent
varier dans d'autres circonstances, notamment en cas d'inflammation (leur taux est alors
augmenté).

Le profil nutritionnel permet une interprétation conjointe des résultats des différents marqueurs ce
qui permet d'évaluer la signification de la diminution des protéines nutritionnelles en fonction de
l'inflammation.

Elle permet aussi de s'affranchir des variations en fonction de l'âge et du sexe puisque les résultats
sont exprimés sous forme de pourcentage par rapport aux valeurs normales (selon l'âge et le sexe).

Profil protéique [Profil nutritionnel]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent modifier la
concentration des trois protéines dosées (des antibiotique, les anti-inflammatoires, certains
médicaments pour le coeur comme les bêtabloquants, les contraceptifs oraux oestroprogestatifs...).

A quoi servent ces dosages?


Le "profil nutritionnel" est un bilan biologique comportant le dosage de trois protéines fabriquées
par le foie: l'albumine, la pré-albumine et l'orosomucoïde.

Ce dosage permet de révéler une éventuelle diminution de la synthèse (fabrication) par le foie de
ces protéines, par défaut d'apport dans l'alimentation des acides aminés nécessaires à leur
synthèse.

Quelles sont les valeurs normales?


Albumine: 35 à 50 g/l

Pré-albumine: 0,1 à 0,4 g/l

Orosomucoïde: 0,45 à 1,30 g/l.

Dans le cadre d'un profil nutritionnel, les valeurs sont exprimées en pourcentage par rapport aux
valeurs normales.

Comment est interprété le résultat?


Ces protéines sont de bons marqueurs de la dénutrition (leur taux est diminué). Elles peuvent
varier dans d'autres circonstances, notamment en cas d'inflammation (leur taux est alors
augmenté).

Le profil nutritionnel permet une interprétation conjointe des résultats des différents marqueurs ce
qui permet d'évaluer la signification de la diminution des protéines nutritionnelles en fonction de
l'inflammation.

Elle permet aussi de s'affranchir des variations en fonction de l'âge et du sexe puisque les résultats
sont exprimés sous forme de pourcentage par rapport aux valeurs normales (selon l'âge et le sexe).

Progestérone

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

Il importe de préciser la date des dernières règles.

Le prélèvement est le plus souvent demandé en deuxième phase du cycle (vers le 24e jour).

A quoi sert ce dosage?


Le taux de progestérone reflète l'activité du "corps jaune" et est un témoin indirect de l'ovulation.
Il est donc utile à l'exploration d'une aménorrhée et/ou d'une infertilité, pour vérifier qu'il existe
bien une ovulation, indispensable au développement d'une grossesse.

Ce dosage est également parfois utilisé dans la surveillance de fécondations in vitro (FIV).

Quelles sont les valeurs normales?


Chez la femme

 Avant la ménopause, les valeurs varient selon la période du cycle menstruel. Elles
peuvent également varier en fonction du laboratoire et de la technique de dosage utilisée. A
titre indicatif:
o Première phase du cycle (phase folliculaire, environ 14 jours): <0,05 à 0,8 ng/ml
o Pic ovulatoire (aux environs du 14e jour du cycle): 0,4 à 2,8 ng/ml
o Deuxième phase du cycle (phase lutéale, environ 14 jours): 5 à 25 ng/ml

 A la ménopause: < 0,2 ng/ml

Chez l'homme: 0,05 à 0,8 ng/ml.

Comment est interprété le résultat?


Un taux très abaissé de progestérone en deuxième phase du cycle (< 0,6 ng/ml) traduit une
absence d'ovulation. Un taux compris entre 0,6 et 5 ng/ml reflète une phase lutéale inadéquate.

Au cours de la surveillance d'une fécondation in vitro, un taux de progestérone > 1 ng/ml en fin de
phase folliculaire serait associé à un pronostic défavorable de grossesse.

Prolactine

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Le prélèvement doit être effectué le matin à jeun, entre 8 et 10 heures.

Le stress élevant le taux de prolactine, il est conseillé de faire ce prélèvement après 20 minutes de
repos.

Penser à signaler un éventuel traitement en cours car de nombreux médicaments augmentent le


taux de prolactine dans le sang, notamment ceux qui agissent sur le système nerveux central (les
somnifères, les anxiolytiques, les antidépresseurs, les neuroleptiques, le lithium, les médicaments
antiparkinsoniens, les médicaments antivomitifs...).

A quoi sert ce dosage?


La prolactine est une hormone fabriquée par l'hypophyse, dont le rôle principal est de déclencher
puis de maintenir la lactation après la grossesse.

Son dosage est utilisé chez la femme dans le bilan d'une aménorrhée et/ou d'une infertilité.

Quelles sont les valeurs normales?


2 à 20 ng/ml.

Comment est interprété le résultat?


 Le taux de prolactine est normalement augmenté au cours de la grossesse et de la période
d'allaitement.

 En dehors de ces situations physiologiques et d'une éventuelle prise médicamenteuse, le


taux de prolactine s'élève au cours de l'hypothyroïdie sévère, au cours de l'insuffisance
rénale chronique et des cirrhoses.
 La cause principale d'augmentation du taux de prolactine est l'existence d'une tumeur de
l'hypophyse dénommée adénome à prolactine. Ce diagnostic est presque certain lorsque le
taux de prolactine dépasse 100 ng/ml, chez l'homme comme chez la femme. Cette tumeur
est responsable d'une aménorrhée et d'une stérilité chez la femme; chez l'homme, elle
entraîne une insuffisance fonctionnelle des testicules. Le taux de prolactine est
généralement corrélé à la taille de la tumeur.

 Protéine C

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.
 Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent
interférer avec le dosage (traitements anticoagulants par antivitamines K, traitements
oestroprogestatifs, certains anticancéreux).
 A quoi sert ce dosage?
 La protéine C est une protéine fabriquée par le foie; elle joue le rôle d'inhibiteur
physiologique de la coagulation.
 En pratique, elle limite, en cas d'activation de la coagulation, le processus de
développement du caillot sanguin.
 Son dosage est utilisé dans l'exploration des maladies de la coagulation aboutissant à une
thrombose veineuse.
 Quelles sont les valeurs normales?
 On peut doser l'antigène ou l'activité de la protéine C. Les valeurs normales de l'un et de
l'autre sont comprises entre 70 et 130 %.
 Comment est interprété le résultat?
 Une diminution du taux de protéine C est normalement observée chez le nouveau-né, et au
cours des traitements par antivitamines K. A l'inverse, une augmentation du taux est
habituellement retrouvée au cours des traitements par oestroprogestatifs et au cours de la
grossesse.
 Un déficit en protéine C s'observe également en cas d'atteinte hépatique (cirrhose,
hépatite), de cancer, de choc septique (infection très sévère) et au cours de certaines
maladies de la coagulation (coagulopathies de consommation). En dehors de ces situations,
l'observation d'un taux bas de protéine C (inférieur à 70%) dans le sang, reflète un déficit
constitutionnel (c'est-à-dire transmis de manière héréditaire par l'un des deux parents) en
cette protéine.
 Les déficits en protéine C sont associés à un risque plus élevé de faire une maladie
thrombo-embolique veineuse (thrombose d'une veine, notamment des membres inférieurs,
embolie pulmonaire), en particulier dans certaines circonstances favorisantes (au cours de
la grossesse ou après l'accouchement, après un voyage ou une immobilisation de longue
durée...).

Protéine C Réactive [CRP]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert ce dosage?


La C-réactive protéine (CRP), petite protéine fabriquée par le foie, est un excellent marqueur de
l'inflammation aiguë.

Son dosage dans le sang est donc utilisé pour mettre en évidence une inflammation.

Quelles sont les valeurs normales?


Inférieur ou égal à 5 mg/l.

Comment est interprété le résultat?


La CRP est le marqueur le plus sensible et le plus fiable d'une inflammation. Sa concentration
dans le sang s'élève considérablement en quelques heures (jusqu'à 300-400 mg/l) lors d'un
processus inflammatoire sévère et elle décroît rapidement à l'arrêt de ce processus.

 Elle permet ainsi la détection des poussées inflammatoires de maladies organiques comme
le lupus érythémateux systémique; elle permet aussi d'évaluer l'activité d'une maladie
comme la maladie de Crohn ou la polyarthrite rhumatoïde. Son taux est en effet corrélé à
l'activité de ces maladies dont elle permet de suivre l'évolution.

 Enfin, son élévation permet le diagnostic précoce des infections bactériennes néonatales et
des complications infectieuses après une intervention chirurgicale.

 L'évolution de son taux permet aussi d'apprécier l'efficacité d'un traitement antibiotique.
Après 24 à 48 heures de traitement antibiotique efficace, son taux doit diminuer. S'il ne
diminue pas, cela signifie que le traitement n'est pas efficace.

 Protéine de Bence Jones [PBJ]



 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert cette analyse?
 La protéine de Bence-Jones est un petit fragment d'immunoglobuline que l'on peut
retrouver dans les urines au cours de certaines maladies du sang ou hémopathies.
 La présence de PBJ contribue au diagnostic de certaines de ces maladies. Le suivi de leur
taux est utile au contrôle de l'efficacité du traitement de ces maladies.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Il n'y a normalement pas de protéine de Bence Jones dans les urines.
 Comment est interprété le résultat?
 La présence d'une protéine de Bence Jones dans les urines est un argument important en
faveur d'un myélome ou d'une maladie de Waldenström.
 Toutefois, cette protéine peut être détectée dans les urines au cours d'autres maladies
comme par exemple, l'amylose.

 Protéine S

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.
 Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent
interférer avec le dosage (traitements anticoagulants par antivitamines K, traitements
oestroprogestatifs, certains anticancéreux).
 A quoi sert ce dosage?
 La protéine S est une protéine fabriquée par le foie qui joue le rôle d'inhibiteur
physiologique de la coagulation. En pratique, elle limite, en cas d'activation de la
coagulation, le processus de développement du caillot sanguin.
 Son dosage est utilisé dans l'exploration des maladies de la coagulation aboutissant à une
thrombose veineuse.
 Quelles sont les valeurs normales?
 On peut doser l'antigène libre ou total (fraction libre et liée à sa protéine de transport dans
le sang nommée C4bBP) et l'activité de la protéine S. Les valeurs normales de l'un et de
l'autre sont comprises entre 65 et 130 %.
 Comment est interprété le résultat?
 Une diminution du taux de protéine S est normalement observée chez le nouveau-né et au
cours de la grossesse.
 Des déficits en protéine S sont retrouvés au cours des traitements par antivitamines K,
oestroprogestatifs et certains anticancéreux, en cas d'affection hépatique et au cours d'une
inflammation.
 En dehors de ces situations, l'observation d'un taux bas (inférieur à 65 %) de protéine S
dans le sang reflète généralement un déficit constitutionnel (c'est-à-dire transmis de
manière héréditaire par l'un des deux parents) en cette protéine. Un tel diagnostic doit
toutefois être confirmé sur plusieurs prélèvements, de préférence dans des laboratoires
spécialisés, car ce dosage est de réalisation délicate.
 Les déficits en protéine S sont associés à un risque plus élevé de faire une maladie
thrombo-embolique veineuse (thrombose d'une veine, notamment des membres inférieurs,
embolie pulmonaire), en particulier dans certaines circonstances favorisantes (au cours de
la grossesse ou après l'accouchement, après un voyage ou une immobilisation de longue
durée...).

 Protéines [Protides]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.
 Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent
interférer avec certaines techniques de dosage des protéines dans le sang (antibiotiques ou
antiépileptiques).
 A quoi sert ce dosage?
 Environ une centaine de protéines sont présentes dans le plasma, la principale d'entre-elles
est l'albumine. La plupart est fabriquée par le foie. Elles interviennent dans le transport de
différentes substances dans le sang dont les lipides (acides gras), le fer ou de nombreux
médicaments.
 Elles participent également à la coagulation du sang, aux défenses immunitaires ou au
maintien de la pression sanguine. Leur dosage est utilisé pour évaluer l'état d'hydratation,
l'état nutritionnel, le fonctionnement du foie, du rein ou différents états pathologiques tels
qu'une inflammation ou une altération des défenses immunitaires.
 Quelles sont les valeurs normales?
 65 à 80 g/l.
 Comment est interprété le résultat?
 Les diminutions de la concentration de protéines totales dans le sang ou hypoprotidémies
sont, soit dues à une carence d'apport (dénutrition), soit à un défaut de synthèse
(insuffisance hépatique), soit à une fuite anormale au niveau de la peau (brûlures
étendues), au niveau du rein (syndrome néphrotique, glomérulonéphrites). Elles peuvent
aussi refléter une hémodilution (surcharge en eau) ou une hémorragie.
 Une augmentation des protéines plasmatiques totales est observée en cas
d'hémoconcentration (par exemple en cas de "coup de chaleur", de diarrhée ou de
vomissements) ou au cours de diverses maladies comme le myélome, le lupus
érythémateux systémique, etc

 Protéines totales (Dosage des)



 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.
 Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent
interférer avec certaines techniques de dosage des protéines dans le sang (antibiotiques ou
antiépileptiques).
 A quoi sert ce dosage?
 Environ une centaine de protéines sont présentes dans le plasma, la principale d'entre-elles
est l'albumine. La plupart sont fabriquées par le foie.
 Elles interviennent dans le transport de différentes substances dans le sang dont les lipides
(acides gras), le fer ou de nombreux médicaments.
 Elles participent également à la coagulation du sang, aux défenses immunitaires ou au
maintien de la pression sanguine. Leur dosage est utilisé pour évaluer l'état d'hydratation,
l'état nutritionnel, le fonctionnement du foie, du rein ou différents états pathologiques tels
qu'une inflammation ou une altération des défenses immunitaires.
 Quelles sont les valeurs normales?
 65 à 80 g/l.
 Comment est interprété le résultat?
 Les diminutions de la concentration de protéines totales dans le sang ou hypoprotidémies
sont, soit dues à une carence d'apport (dénutrition), soit à un défaut de synthèse
(insuffisance hépatique), soit à une fuite anormale au niveau de la peau (brûlures
étendues), au niveau du rein (syndrome néphrotique, glomérulonéphrites). Elles peuvent
aussi refléter une hémodilution (surcharge en eau) ou une hémorragie.
 Une augmentation des protéines plasmatiques totales est observée en cas
d'hémoconcentration (par exemple en cas de "coup de chaleur", de diarrhée ou de
vomissements) ou au cours de diverses maladies comme le myélome, le lupus
érythémateux systémique etc.

 Protéinurie [Recherche de protéines


urinaires]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car quelques médicaments peuvent
interférer avec certaines techniques de dosage des protéines dans les urines (comme
certains antibiotiques).
 Mieux vaut éviter la pratique d'un exercice musculaire avant l'examen.
 En quoi consiste ce dosage?
 Il existe normalement une très faible élimination de protéines dans les urines (protéinurie),
provenant du plasma et des parois des voies urinaires. Le rein est chargé de les filtrer et de
retenir les plus grosses d'entre elles, comme l'albumine, principale protéine du sang.
 Des bandelettes que l'on immerge dans un échantillon d'urines sont très souvent utilisées
pour le dépistage d'une protéinurie (elles se colorent lorsque des protéines sont présentes
dans l'urine en quantité supérieure au seuil physiologique). Lorsqu'une protéinurie est
dépistée par les bandelettes, elle est quantifiée par une technique de dosage.
 A quoi sert ce dosage?
 Leur recherche et leur dosage dans les urines renseignent sur le bon fonctionnement du
rein.
 Une protéinurie est également recherchée systématiquement au cours de la grossesse car
son apparition peut refléter l'apparition d'une complication.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Les résultats du dépistage par les bandelettes sont souvent rendus de manière semi-
quantitative: négatif; +; ++; +++.
 Le dosage des protéines urinaires permet de rendre un résultat quantitatif: la protéinurie
physiologique est comprise entre 50 et 100 mg/24 heures dont 20 à 55% d'albumine
(environ 10 à 50 mg/24 h).
 Comment est interprété le résultat?
 Au-delà du seuil physiologique, l'existence d'une protéinurie traduit une anomalie des
reins. Selon les protéines retrouvées dans les urines (identifiées par une électrophorèse des
protéines urinaires) et leur quantité, il est possible de préciser de quel type d'anomalie il
s'agit.
 Au cours de la grossesse, il peut exister une petite protéinurie physiologique au cours des
2e et 3e trimestre. La protéinurie est recherchée chaque mois pendant toute la grossesse.
Elle peut être tout à fait bénigne, indiquer un début d'infection urinaire ou bien signifier
qu'il se développe une complication plus grave dénommée toxémie gravidique.

 Protides [Protéines]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.
 Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent
interférer avec certaines techniques de dosage des protéines dans le sang (antibiotiques ou
antiépileptiques).
 A quoi sert ce dosage?
 Environ une centaine de protéines sont présentes dans le plasma, la principale d'entre-elles
est l'albumine. La plupart sont fabriquées par le foie. Elles interviennent dans le transport
de différentes substances dans le sang dont les lipides (acides gras), le fer ou de nombreux
médicaments.
 Elles participent également à la coagulation du sang, aux défenses immunitaires ou au
maintien de la pression sanguine. Leur dosage est utilisé pour évaluer l'état d'hydratation,
l'état nutritionnel, le fonctionnement du foie, du rein ou différents états pathologiques tels
qu'une inflammation ou une altération des défenses immunitaires.
 Quelles sont les valeurs normales?
 65 à 80 g/l.
 Comment est interprété le résultat?
 Les diminutions de la concentration de protéines totales dans le sang ou hypoprotidémies
sont, soit dues à une carence d'apport (dénutrition), soit à un défaut de synthèse
(insuffisance hépatique), soit à une fuite anormale au niveau de la peau (brûlures
étendues), au niveau du rein (syndrome néphrotique, glomérulonéphrites). Elles peuvent
aussi refléter une hémodilution (surcharge en eau) ou une hémorragie.
 Une augmentation des protéines plasmatiques totales est observée en cas
d'hémoconcentration (par exemple en cas de "coup de chaleur", de diarrhée ou de
vomissements) ou au cours de diverses maladies comme le myélome, le lupus
érythémateux systémique, etc.

PSA [Antigène prostatique spécifique]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est recommandé de ne pas faire de prélèvement dans les jours qui suivent un sondage urinaire ou
un toucher rectal (attendre 8 jours) et d'attendre 15 jours, en cas de biopsie de la prostate, c'est-à-
dire de prélèvement d'un fragment de tissu pour analyse au microscope. Ces manoeuvres peuvent
provoquer artificiellement une augmentation du taux de PSA et donc gêner l'interprétation des
résultats.

Aucune restriction d'aliment ou de médicament n'est en revanche nécessaire pour ce dosage.

En quoi consiste ce dosage?


Le PSA est l'abréviation anglaise du terme Prostatic specific antigen ou en français, Antigène
spécifique de la prostate.

Comme son nom l'indique, le PSA est un antigène ou plus simplement une petite protéine,
produite exclusivement par certaines cellules (cellules épithéliales) du tissu prostatique.

A quoi sert ce dosage?


Un dosage du PSA est demandé dans toutes les circonstances pouvant faire évoquer un diagnostic
de cancer de la prostate chez l'homme (par exemple en présence de signes "d'irritation" de la
prostate comme une envie trop fréquente d'uriner jour et nuit ou encore un saignement dans les
urines).

Le dosage du PSA est également proposé comme examen de dépistage du cancer de la prostate, en
l'absence de tout symptôme, chez des hommes de plus de 45 ans, surtout s'il existe des personnes,
dans la famille, ayant eu cancer de la prostate.

Enfin, le taux de PSA est un excellent marqueur biologique de l'évolution du cancer. Son dosage
est donc un critère de surveillance du cancer de la prostate. Il est notamment très utile au suivi de
ces patients sous traitement anticancéreux, quelles qu'en soient les modalités (médical et/ou
chirurgical). Une partie du PSA existe sous forme libre (environ 10 %) c'est-à-dire non liée à des
protéines dans le sang. Le dosage de la fraction libre est intéressant lorsque le PSA total est élevé
car son résultat aide à faire la différence entre un diagnostic de cancer ou d'adénome de la prostate.

Quelles sont les valeurs normales?


PSA total: < 4 ng/ml

PSA libre: 10 à 40 % du PSA total.

Comment est interprété le résultat?


 Une augmentation du taux sanguin de PSA évoque un cancer de la prostate. Le dosage du
PSA est considéré comme un examen très sensible, c'est-à-dire que dès qu'une affection
atteint la prostate, le taux de PSA augmente. Il est donc peu probable qu'il existe un cancer
de la prostate avec un taux de PSA normal.

 A l'inverse, il est possible de constater une augmentation du taux de PSA, sans qu'il existe
pour autant un cancer de la prostate. Dans ce cas, il peut s'agir d'une autre affection
prostatique bénigne, comme une augmentation de taille de la prostate (adénome de la
prostate) qui atteint près d'un homme sur deux après l'âge de 60 ans ou une prostatite.

 Une forte augmentation du taux de PSA ou une diminution de la fraction libre du PSA
avec un rapport PSA libre/PSA total < 0,15 sont également très en faveur d'un cancer.

 Enfin, au cours de la surveillance des patients atteints de cancer de la prostate, toute


nouvelle augmentation du taux de PSA peut être le signe d'une nouvelle activité du cancer
(récidive locale ou métastase à distance).

 PTH [Parathormone]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert ce dosage?
 La parathormone est une hormone sécrétée par les parathyroïdes, qui participe à la
régulation du métabolisme du calcium et du phosphore dans l'organisme. Son dosage est
utilisé pour explorer les variations de la calcémie et de la phosphorémie, des affections
osseuses et pour la surveillance des patients hémodialysés.
 Quelles sont les valeurs normales?
 PTH intacte (1-84): 10 à 65 ng /l.
 Comment est interprété le résultat?
 L'augmentation de la concentration sanguine de PTH reflète une hyperparathyroïdie, c'est-
à-dire un "hyperfonctionnement" des glandes parathyroïdes qui se traduit par une
fragilisation des os. L'hyperparathyroïdie primitive (qui survient sans cause apparente) est
généralement traitée chirurgicalement (tout ou une partie des parathyroïdes est enlevé): le
dosage de la PTH est alors utilisé au cours de l'intervention et en postopératoire pour
vérifier que la zone atteinte (sécrétante) a bien été ôtée.
 L'hyperparathyroïdie peut aussi être secondaire, par exemple à une insuffisance rénale. Le
dosage de la PTH permet dans ce contexte d'apprécier la réaction des parathyroïdes.
 L'hypoparathyroïdie (diminution du taux de PTH dans le sang) peut être congénitale
(syndrome de Di Georges), transitoire à la naissance si la mère a une hypercalcémie
(augmentation du taux de calcium dans le sang) ou bien post-chirurgicale, après une
intervention sur la thyroïde ou les parathyroïdes.

 Pyridinoline (PYR) [Cross-links ;


Désoxypyridinoline (DPD)]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Les premières ou les deuxièmes urines du matin sont recueillies, de préférence entre 8 h et
10 h, car il existe des variations des taux au cours de la journée. Il est inutile d'être à jeun.
 Pensez à signaler la prise éventuelle d'un traitement par oestrogènes, corticoïdes ou
biphosphonates.
 A quoi sert ce dosage?
 En cas de prescription de "cross-links", les pyridinoline (Pyr) et désoxypyridinoline (DpD)
sont dosés conjointement; ailleurs, leur dosage peut être demandé séparément.
 Pyr et DpD sont d'excellents marqueurs de la résorption osseuse. Leur concentration dans
les urines est un reflet direct de la perte osseuse.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Elles peuvent varier selon les laboratoires et s'interprètent toujours en fonction de la valeur
de la créatininurie.
 A titre indicatif, la concentration urinaire de DpD est normalement comprise entre 2 et 6
nmol/mmol de créatinine.
 Comment est interprété le résultat?
 Une concentration élevée de Pyr ou de DpD dans les urines est un argument en faveur
d'une augmentation du remodelage osseux et permet de prédire une ostéoporose avec perte
osseuse rapide et un risque augmenté de fracture.
 Ces marqueurs sont augmentés dans toutes les maladies à haut remodelage
(hyperparathyroïdie, hyperthyroïdie, maladie de Paget...) et diminués dans celles à bas
remodelage (hypoparathyroïdie, hypothyroïdie, déficit en hormone de croissance...).
 La DpD est plus particulièrement utilisée pour reconnaître les femmes à risque élevé de
perte osseuse après la ménopause. Le résultat de ce dosage contribue à décider de la mise
en route d'un traitement pour ralentir cette perte osseuse. Des dosages répétés permettent
ensuite de suivre l'effet du traitement, une diminution du taux reflétant son efficacité.

 Pyridoxine [Vitamine B6]



 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.
 Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car de nombreux médicaments modifient
la concentration des vitamines dans le sang (suppléments vitaminiques, antivitamines
K,...).
 A quoi servent ces dosages?
 Les vitamines sont essentiellement apportées par l'alimentation. Seules les vitamines B6,
B8, D et K sont synthétisées par l'organisme, mais le plus souvent en quantités
insuffisantes.
 Les carences en vitamines sont dues à une insuffisance d'apport, mais aussi à des troubles
de l'absorption digestive ou, pour certaines vitamines A, D, E, et K, dites "liposolubles"
(solubles dans les lipides ou corps gras) à des troubles de la fonction biliaire (insuffisance
ou rétention de la sécrétion de bile). Les autres vitamines sont hydrosolubles (groupe B
(B1, B2, B5, B8, B9, B12, PP) et C).
 Les dosages sont donc utilisés pour mettre en évidence les éventuelles carences pouvant
survenir dans ces situations.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Elles varient selon les techniques de dosage et les laboratoires.
 A titre indicatif: Vitamine B6: 1,55 à 3,30 µmol/l (444 à 945 mg/l)
 Comment est interprété le résultat?
 Vitamine B6 (pyridoxine) On trouve la vitamine B6 dans la viande, les céréales, le germe
de blé (++) et la levure (++). Mais les 3/4 de la population n'en consomment pas
suffisamment. Les déficits en vitamine B6 s'observent en cas de traitement par certains
médicaments (isoniazide, L-Dopa, contraceptifs oestroprogestatifs...), ainsi qu'en cas de
malabsorption intestinale (maladie coeliaque). Ils entraînent une anémie, des troubles
cutanés et du système nerveux.
 RAI (Recherche d'agglutinines
irrégulières)

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il n'est pas impératif d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert cette analyse?
 Les agglutinines irrégulières sont des immunoglobulines dirigées contre certains antigènes
présents à la surface des globules rouges. Ces immunoglobulines sont dites "irrégulières"
car elles ne sont pas présentes chez tous les individus. Elles n'apparaissent dans le sang
qu'après une immunisation, soit après une transfusion sanguine, soit, chez la femme, après
un accouchement.
 Leur recherche (par au moins deux techniques dites de dépistage) est obligatoire avant
toute transfusion sanguine et, chez la femme enceinte, chaque mois à partir du quatrième
mois de grossesse.
 Quelles sont les valeurs normales?
 La recherche d'agglutinines irrégulières est normalement négative.
 Comment est interprété le résultat?
 Un test positif par une ou plusieurs des techniques de dépistage utilisées, impose
d'identifier l'agglutinine en cause. Avant une transfusion, cela permet de donner au patient
du sang compatible.
 Au cours de la grossesse, toutes les agglutinines ne sont pas "dangereuses". Celles qui
risquent de poser le plus de problème sont les "anti-D". Lorsqu'un anti-D est identifié chez
une femme enceinte, son taux doit être mesuré et suivi au moins une fois par mois jusqu'à
l'accouchement, car sa présence entraîne un risque de "maladie hémolytique du nouveau-
né". Cela signifie que les globules rouges du bébé risquent d'être en partie détruits par ces
agglutinines présentes dans le sang de la mère et qui peuvent passer dans le sang du
nouveau-né au moment de l'accouchement.

Rapport CD4 /CD8 [CD4/CD8 ; numération


des sous-populations lymphocytaires]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car de nombreux médicaments peuvent modifier
le taux des lymphocytes dans le sang (par exemple, un traitement par héparine, corticoïdes,
anticancéreux).

En quoi consiste cette analyse?


Les leucocytes ou globules blancs sont des cellules sanguines impliquées dans les défenses
immunitaires. Les lymphocytes sont une sous-classe de leucocytes dont il existe deux catégories:
les lymphocytes B (ce sont eux qui produisent les anticorps) et les lymphocytes T.
Parmi les lymphocytes T, on distingue encore les lymphocytes T CD4 (anciennement appelés T4)
et les lymphocytes T CD8 (ou T8). Les CD4 (ou "helper") sont des amplificateurs de la réponse
immune; les CD8 sont des lymphocytes suppresseurs et/ou cytotoxiques (ils empêchent certaines
réactions de se produire et sont capables de tuer des "cellules gênantes").

A quoi sert cette analyse?


Au cours de l'infection par le virus de l'Immunodéficience Humaine (VIH), l'agent du SIDA, les
cellules cibles de ce virus, c'est-à-dire les cellules qu'il infecte préférentiellement et dans lesquelles
il se multiplie, sont essentiellement les lymphocytes CD4.

L'évolution de l'infection est caractérisée par la diminution du taux des lymphocytes CD4. Le
nombre des lymphocytes CD8 est en revanche augmenté au début de l'infection; il ne diminue
qu'au stade SIDA avéré.

Le nombre des lymphocytes CD4 ou le rapport CD4/CD8 sont des marqueurs d'évolutivité de
l'infection et comportent un intérêt pronostique. D'une manière générale, il existe une diminution
du rapport CD4/CD8 au cours de l'évolution de la maladie.

Ils permettent d'évaluer l'état des défenses immunitaires d'un sujet infecté par le VIH.

Quelles sont les valeurs normales?


Ces chiffres sont donnés à titre indicatif, ils peuvent varier d'un laboratoire à l'autre.

 Lymphocytes: 2 à 4 G/l (=10 puissance 9/l) ou 2 000 à 4 000 / mm3

 Lymphocytes T: 60 à 80 % des lymphocytes circulants dans le sang soit 1 à 3 G/l ou 1 000


à 3 000 / mm3

 Lymphocytes CD4: les 2/3 des lymphocytes T, soit 40 à 50 % des lymphocytes (plus de
500 / mm3)

 Lymphocytes CD8: le 1/3 des lymphocytes T, soit 20 à 30 % des lymphocytes (moins de


1000 / mm3).

Comment est interprété le résultat?


 Le taux de lymphocytes CD4 est corrélé avec l'apparition de certains infections dites
"opportunistes" au cours de l'évolution de la maladie, définissant l'entrée dans la maladie
du SIDA.

 Un taux de CD4 inférieur à 300 / mm3 est un élément pronostique défavorable puisque le
risque de développer un SIDA dans les deux ans est de 80 %.

 Plus le nombre de lymphocytes CD4 est faible, plus la probabilité de voir apparaître des
manifestations cliniques est grande.

 La surveillance régulière du taux de CD4 chez les patients infectés par le VIH permet donc
d'envisager la mise en route de traitements préventifs de la survenue de ces infections.
 La remontée du taux des lymphocytes CD4 sous traitement antirétroviral (c'est-à-dire anti-
VIH) est un bon indicateur de l'efficacité thérapeutique.

Quelle est la corrélation entre le taux des CD4 et les risques


d'infections?
Des observations faites chez un grand nombre de patients permettent d'observer les faits suivants:

 CD4 compris entre 200 et 500 / mm3: risque d'infections comme la tuberculose ou le
Kaposi (maladie cutanée due à un virus);

 CD4 compris entre 100 et 200: risque de pneumocystose (maladie pulmonaire due à un
parasite);

 CD4 compris entre 50 et 100: risques de toxoplasmose cérébrale (infection du système


nerveux due à un parasite), d'infection par le cytomégalovirus (CMV) ou les mycobactéries
atypiques.

 Récepteurs à la progestérone [Dosage des


récepteurs hormonaux ; récepteurs aux
oestrogènes]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Aucune.
 A quoi sert cette analyse?
 Chez les femmes atteintes d'un cancer du sein, elle consiste à rechercher dans la tumeur, la
présence ou l'absence de récepteurs aux hormones sexuelles féminines: les oestrogènes et
la progestérone, pour apprécier le niveau de dépendance de la tumeur à ces hormones. Les
résultats de cet examen orientent le pronostic et participent à la décision thérapeutique.
 Cette recherche peut également être effectuée chez les personnes atteintes d'un cancer de
l'endomètre, de l'ovaire, de l'utérus ou de la prostate.
 Quels sont les résultats normaux?
 Il n'y a pas de "normes", puisqu'il n'y a normalement pas de tissu tumoral.
 Comment est interprété le résultat?
 La présence ou l'absence de récepteurs des oestrogènes ou de la progestérone dans la
tumeur permet de prévoir quelles patientes vont être plus ou moins sensibles à un
traitement hormonal substitutif ou inhibiteur.
 Par exemple: les patientes ayant des récepteurs aux oestrogènes positifs ont une meilleure
chance de guérison sous traitement hormonal que celles ayant des récepteurs négatifs.

 Récepteurs aux oestrogènes [Dosage des


récepteurs hormonaux ; récepteurs à la
progestérone]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Aucune.
 A quoi sert cette analyse?
 Chez les femmes atteintes d'un cancer du sein, elle consiste à rechercher dans la tumeur, la
présence ou l'absence de récepteurs aux hormones sexuelles féminines: les oestrogènes et
la progestérone, pour apprécier le niveau de dépendance de la tumeur à ces hormones. Les
résultats de cet examen orientent le pronostic et participent à la décision thérapeutique.
 Cette recherche peut également être effectuée chez les personnes atteintes d'un cancer de
l'endomètre, de l'ovaire, de l'utérus ou de la prostate.
 Quels sont les résultats normaux?
 Il n'y a pas de "normes", puisqu'il n'y a normalement pas de tissu tumoral.
 Comment est interprété le résultat?
 La présence ou l'absence de récepteurs des oestrogènes ou de la progestérone dans la
tumeur permet de prévoir quelles patientes vont être plus ou moins sensibles à un
traitement hormonal substitutif ou inhibiteur.
 Par exemple: les patientes ayant des récepteurs aux oestrogènes positifs ont une meilleure
chance de guérison sous traitement hormonal que celles ayant des récepteurs négatifs.

 Récepteurs hormonaux (dosage des)


[Récepteurs aux oestrogènes ; récepteurs à
la progestérone]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Aucune.
 A quoi sert cette analyse?
 Chez les femmes atteintes d'un cancer du sein, elle consiste à rechercher dans la tumeur, la
présence ou l'absence de récepteurs aux hormones sexuelles féminines: les oestrogènes et
la progestérone, pour apprécier le niveau de dépendance de la tumeur à ces hormones. Les
résultats de cet examen orientent le pronostic et participent à la décision thérapeutique.
 Cette recherche peut également être effectuée chez les personnes atteintes d'un cancer de
l'endomètre, de l'ovaire, de l'utérus ou de la prostate.
 Quels sont les résultats normaux?
 Il n'y a pas de "normes", puisqu'il n'y a normalement pas de tissu tumoral.
 Comment est interprété le résultat?
 La présence ou l'absence de récepteurs des oestrogènes ou de la progestérone dans la
tumeur permet de prévoir quelles patientes vont être plus ou moins sensibles à un
traitement hormonal substitutif ou inhibiteur.
 Par exemple: les patientes ayant des récepteurs aux oestrogènes positifs ont une meilleure
chance de guérison sous traitement hormonal que celles ayant des récepteurs négatifs.

Recherche de mycobactéries (tuberculose)

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Les précautions dépendent de la nature des prélèvements.
 Les crachats sont prélevés le matin, à jeun. Il faut au préalable s'être bien rincé la bouche
avec de l'eau. Pour que le prélèvement soit correct, il faut produire un effort de toux qui
ramène les sécrétions des bronches accumulées pendant la nuit. L'aide d'un
kinésithérapeute est parfois nécessaire. Le prélèvement est généralement répété 3 jours de
suite.

 Le tubage gastrique est réalisé le matin (le plus tôt possible après le réveil) à l'aide d'une
sonde introduite dans l'estomac pour ramener les sécrétions bronchiques qui ont été
dégluties pendant la nuit. Il faut être à jeun et être resté alité depuis la veille au soir.

 Les mycobactéries peuvent aussi être recherchées dans d'autres prélèvements: urines,
liquide céphalorachidien,... (en cas de suspicion de tuberculose rénale, de méningite
tuberculeuse,...).

A quoi sert cette analyse?


Mycobacterium tuberculosis est la bactérie (ou mycobactérie) responsable de la tuberculose. Il
existe d'autres types de mycobactéries, toujours pathogènes, qui peuvent aussi être recherchées au
cours de ces prélèvements.

L'analyse des prélèvements consiste à en observer une parcelle au microscope puis à réaliser une
culture sur milieux appropriés. Si des mycobactéries sont présentes dans le prélèvement, elles
pourront être reconnues et identifiées, permettant ainsi de poser le diagnostic de "mycobactériose"
ou plus précisément de tuberculose.

Quelles sont les valeurs normales?


Il n'y a normalement pas de mycobactéries dans l'organisme.

Comment est interprété le résultat?


L'examen direct au microscope d'une parcelle de prélèvement colorée par une coloration spéciale
(coloration de Ziehl le plus souvent), permet de repérer rapidement la présence très probable de
ces mycobactéries. Un premier résultat peut donc être rendu dans la journée.

Les cultures de mycobactéries nécessitent 3 semaines (certaines poussent plus rapidement, mais
pour observer M. tuberculosis, il faut attendre). Ce n'est donc qu'après ce délai que l'on pourra
affirmer ou, au contraire, récuser le diagnostic de mycobactériose.

Des examens complémentaires réalisés sur la culture permettent d'identifier ensuite avec
précision la mycobactérie en cause et ainsi de porter définitivement le diagnostic de tuberculose.

Recherche de paludisme [Goutte épaisse ;


frottis mince]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Le prélèvement de sang doit être effectué avant tout traitement antipaludéen qui pourrait gêner
l'observation des parasites. Il est de préférence réalisé au moment d'un pic de fièvre.

A quoi sert cette analyse?


Le frottis sanguin (encore appelé frottis mince) et la "goutte épaisse" sont les deux examens qui
permettent de reconnaître l'agent responsable du paludisme et d'en identifier l'espèce. Ceci est
important car le pronostic de la maladie est différent selon l'espèce en cause: c'est surtout
l'infection à P. falciparum qu'il est important de dépister car c'est celle qui peut donner les
complications les plus graves.

Le frottis et la goutte épaisse consistent à étaler du sang prélevé chez le patient sur une lame. La
technique d'étalement est différente pour les deux analyses, mais dans les deux cas, elle permet
d'observer au microscope la présence des parasites en cas d'infection. La goutte épaisse réalise un
enrichissement de l'échantillon de sang en parasites s'ils sont présents. C'est donc un examen plus
sensible mais dont la lecture au microscope est plus difficile si le microbiologiste n'y est pas
entraîné.

Quelles sont les valeurs normales?


En l'absence de paludisme, il n'y a normalement pas de Plasmodium dans le sang.

Comment est interprété le résultat?


La recherche de paludisme sur un frottis sanguin nécessite d'observer la lame sur laquelle une
goutte du sang du patient a été étalée pendant au moins 20 minutes.

En effet, ce n'est qu'après 20 minutes d'un examen minutieux que la recherche pourra être
considérée comme négative. En effet, le nombre de parasites peut être très faible ou, au contraire
très élevé. Ils sont dans tous les cas comptés. L'observation d'un grand nombre de parasites fait
craindre un accès grave et doit entraîner la mise en route immédiate d'un traitement adapté. C'est
pourquoi cet examen constitue une urgence.

 Sur le frottis sanguin, on observe, en cas d'infection, la présence de Plasmodium dans les
globules rouges visualisés au microscope. Selon l'espèce en cause, les globules rouges
parasités seront plus ou moins déformés. Les parasites apparaissent généralement sous la
forme d'une petite bague. L'observation de leur morphologie fine permet de reconnaître
l'espèce en cause.

 Sur la goutte épaisse, les globules rouges sont détruits. Les parasites apparaissent alors
isolés, sous différentes formes qui permettent d'en faire le diagnostic.

 Recherche de Protéines urinaires


[Protéinurie]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car quelques médicaments peuvent
interférer avec certaines techniques de dosage des protéines dans les urines (comme
certains antibiotiques).
 Mieux vaut éviter la pratique d'un exercice musculaire avant l'examen.
 En quoi consiste ce dosage?
 Il existe normalement une très faible élimination de protéines dans les urines (protéinurie),
provenant du plasma et des parois des voies urinaires. Le rein est chargé de les filtrer et de
retenir les plus grosses d'entre elles, comme l'albumine, principale protéine du sang.
 Des bandelettes que l'on immerge dans un échantillon d'urines sont très souvent utilisées
pour le dépistage d'une protéinurie (elles se colorent lorsque des protéines sont présentes
dans l'urine en quantité supérieure au seuil physiologique). Lorsqu'une protéinurie est
dépistée par les bandelettes, elle est quantifiée par une technique de dosage.
 A quoi sert ce dosage?
 Leur recherche et leur dosage dans les urines renseignent sur le bon fonctionnement du
rein.
 Une protéinurie est également recherchée systématiquement au cours de la grossesse car
son apparition peut refléter l'apparition d'une complication.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Les résultats du dépistage par les bandelettes sont souvent rendus de manière semi-
quantitative: négatif; +; ++; +++.
 Le dosage des protéines urinaires permet de rendre un résultat quantitatif: la protéinurie
physiologique est comprise entre 50 et 100 mg/24 heures dont 20 à 55% d'albumine
(environ 10 à 50 mg/24 h).
 Comment est interprété le résultat?
 Au-delà du seuil physiologique, l'existence d'une protéinurie traduit une anomalie des
reins. Selon les protéines retrouvées dans les urines (identifiées par une électrophorèse des
protéines urinaires) et leur quantité, il est possible de préciser de quel type d'anomalie il
s'agit.
 Au cours de la grossesse, il peut exister une petite protéinurie physiologique au cours des
2e et 3e trimestre. La protéinurie est recherchée chaque mois pendant toute la grossesse.
Elle peut être tout à fait bénigne, indiquer un début d'infection urinaire ou bien signifier
qu'il se développe une complication plus grave dénommée toxémie gravidique.

Rénine plasmatique (dosage de la ) [Activité


rénine plasmatique ; ARP]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


La position (couchée ou debout) influence les résultats des dosages. Ceux-ci peuvent donc être
effectués chez un sujet dans l'une ou l'autre de ces positions, mais il faut le préciser.

Pour un dosage en position couchée, le sujet doit être allongé depuis au moins 1 à 2 heures. Pour
un dosage en position debout, il doit avoir marché depuis au moins une heure.

Le régime alimentaire doit impérativement être normalement salé, ce qui correspond à 6 à 8


grammes de sel par jour.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car de nombreux médicaments peuvent modifier
les concentrations d'aldostérone: les diurétiques, les laxatifs, les contraceptifs oraux, certains
médicaments donnés pour le coeur ou l'hypertension artérielle (bêtabloquants)...
A quoi sert ce dosage?
La rénine est une enzyme fabriquée par le rein. La mesure de l'activité rénine plasmatique (ARP)
ou le dosage de la rénine dans le plasma (les deux analyses sont aujourd'hui possibles) renseigne
sur l'un des principaux systèmes de régulation de la pression artérielle: le système "rénine-
angiotensine". Cet examen est utile au bilan d'une hypertension artérielle. Il renseigne sur son
origine.

Quelles sont les valeurs normales?


Elles peuvent varier selon le laboratoire. A titre indicatif:

 Rénine active plasmatique couché < 20 pg/ml;

 Rénine active plasmatique debout: 5 à 40 pg/ml.

Comment est interprété le résultat?


 Une diminution de l'activité rénine plasmatique peut refléter une hypertension artérielle
secondaire à une anomalie des glandes surrénales qui produisent en excès de l'aldostérone.
Un hyperaldostéronisme s'observe aussi après la prise de certains médicaments
(notamment certains antihypertenseurs), ou en cas rétention de sel dans l'organisme
(rétention de sel).

 Une augmentation de l'activité rénine plasmatique évoque une hypertension d'origine


rénale, qualifiée de "rénovasculaire" ou "maligne". Elle s'observe aussi en cas
d'insuffisance rénale terminale, d'insuffisance cardiaque, au cours de traitements par
certains médicaments (diurétiques...) et en cas de manque de sel dans l'organisme
(déplétion sodée).

 Résistance à la Protéine C Activée (RPCa)


[Facteur V Leiden (FVL)]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.
 Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent
interférer avec le dosage (traitements anticoagulants par héparine ou antivitamines K,
pilules oestroprogestatives).
 A quoi sert ce dosage?
 La résistance à la protéine C activée est une anomalie de la coagulation sanguine qui est
associée à un risque accru de maladie thrombo-embolique veineuse. Cette anomalie est le
plus souvent constitutionnelle (c'est-à-dire transmise de manière héréditaire par l'un des
deux parents) et est alors due à un défaut génétique dénommé "mutation facteur V Leiden"
(car il a été mis en évidence pour la première fois chez un patient dans la ville de Leiden).
 Il existe aussi, dans un petit nombre de cas (environ 5 %), des résistances à la protéine C
activée acquises, qui ne sont pas associées à la "mutation facteur V Leiden".
 La recherche de cette anomalie est utilisée dans l'exploration des maladies de la
coagulation aboutissant à une thrombose veineuse.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Il existe deux tests : un test de dépistage couramment dénommé RPCa dont les valeurs
normales varient selon le laboratoire, et un test de confirmation recherchant
spécifiquement la mutation facteur V Leiden. La mutation est normalement absente.
 Comment est interprété le résultat?
 Les résistances à la protéine C activée acquises s'observent au cours de la grossesse, des
traitements par oestroprogestatifs et au cours de certaines maladies de la coagulation
(syndrome des antiphospholipides).
 Dans les autres cas, la résistance à la protéine C activée correspond à la mutation facteur V
Leiden.

 Résistance globulaire [Résistance


osmotique]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Ce test est réalisé dans des laboratoires très spécialisés qu'il est préférable de contacter
avant l'examen, afin de connaître les précautions à prendre.
 A quoi sert cet examen?
 Il consiste à mélanger les globules rouges d'un sujet dans des solutions salées de
concentration croissante (dite de "tonicité" croissante) et à observer à partir de quelle
concentration les globules rouges sont détruits (hémolyse). Ce test permet d'apprécier le
degré de fragilité des globules rouges.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Normalement, l'hémolyse commence vers 4,4 pour mille de chlorure de sodium (NaCl) et
est complète à 3,4 pour mille de NaCl.
 Comment est interprété le résultat?
 Une diminution de la résistance dite "résistance osmotique" est observée au cours de
maladies rares comme la sphérocytose héréditaire ou la maladie de Minkowsky-Chauffard,
ou de certaines anémies hémolytiques dites auto-immunes (les globules rouges sont
détruits par des anticorps que le sujet fabrique lui-même).
 La résistance osmotique est en revanche augmentée au cours d'autres anémies héréditaires
appelées thalassémies.

 Résistance osmotique [Résistance


globulaire]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Ce test est réalisé dans des laboratoires très spécialisés qu'il est préférable de contacter
avant l'examen, afin de connaître les précautions à prendre.
 A quoi sert cet examen?
 Il consiste à mélanger les globules rouges d'un sujet dans des solutions salées de
concentration croissante (dite de "tonicité" croissante) et à observer à partir de quelle
concentration les globules rouges sont détruits (hémolyse). Ce test permet d'apprécier le
degré de fragilité des globules rouges.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Normalement, l'hémolyse commence vers 4,4 pour mille de chlorure de sodium (NaCl) et
est complète à 3,4 pour mille de NaCl.
 Comment est interprété le résultat?
 Une diminution de la résistance dite "résistance osmotique" est observée au cours de
maladies rares comme la sphérocytose héréditaire ou la maladie de Minkowsky-Chauffard,
ou de certaines anémies hémolytiques dites auto-immunes (les globules rouges sont
détruits par des anticorps que le sujet fabrique lui-même).
 La résistance osmotique est en revanche augmentée au cours d'autres anémies héréditaires
appelées thalassémies.

Réticulocytes (taux de)

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert le dosage?


Les réticulocytes sont des globules rouges "jeunes" (circulant dans le sang depuis moins de 1
jour), produits en grande quantité par la moelle osseuse lorsque des globules rouges du sang ont
été détruits ou éliminés en excès.

La détermination du taux de réticulocytes est utile en cas d'anémie, pour aider à en comprendre le
mécanisme et à en identifier la cause.

Quelles sont les valeurs normales?


20 à 80 Giga/l (= 109/l), soit 20 000 à 80 000 /mm3.

Comment est interprété le résultat?


Le taux de réticulocytes aide à préciser l'origine de l'anémie. Il permet de les classer en anémies
régénérative ou arégénérative.

 L'anémie est régénérative, lorsque le taux de réticulocytes est augmenté : la moelle


osseuse produit de nouveaux globules rouges, à la suite par exemple d'une destruction
excessive de ceux-ci dans le sang ou d'une hémorragie.

 L'anémie est arégénérative, lorsque le taux de réticulocytes est normal ou bas traduisant
une insuffisance de production des globules rouges par la moelle osseuse.

 Rétinol [Vitamine A1]



 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement. Penser à signaler d'éventuels
traitements en cours car de nombreux médicaments modifient la concentration des
vitamines dans le sang (suppléments vitaminiques, antivitamines K).
 A quoi servent ces dosages?
 Les vitamines sont essentiellement apportées par l'alimentation. Seules les vitamines B6,
B8, D et K sont synthétisées par l'organisme, mais le plus souvent en quantités
insuffisantes.
 Les carences en vitamines sont dues à une insuffisance d'apport, mais aussi à des troubles
de l'absorption digestive ou, pour certaines vitamines A, D, E, et K, dites "liposolubles"
(solubles dans les lipides ou corps gras) à des troubles de la fonction biliaire (insuffisance
ou rétention de la sécrétion de bile). Les autres vitamines sont hydrosolubles (groupe B
(B1, B2, B5, B8, B9, B12, PP) et C).
 Les dosages sont donc utilisés pour mettre en évidence les éventuelles carences pouvant
survenir dans ces situations.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Elles varient selon les techniques de dosage et les laboratoires.
 A titre indicatif: Vitamine A1: 1,55 à 3,30 µmol/l (444 à 945 mg/l)
 Comment est interprété le résultat?
 Vitamine A1 (rétinol)
 Les produits d'origine animale, en particulier les huiles de foie de poisson, sont riches en
vitamine A. Mais les apports sont insuffisants chez 40 % des adultes (100 mg/j
idéalement), entraînant des troubles cutanés, notamment une sécheresse de la peau.
 Les carences en vitamine A surviennent en cas de régime amaigrissant prolongé ou
peuvent être secondaires à un déficit en Retinol binding protein (RBP: protéine de
transport de la vitamine A synthétisée par le foie, dont le taux diminue rapidement en cas
de dénutrition).

 Rhésus [Agglutinines irrégulières ; RAI ;


groupes sanguins ABO]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il n'est pas impératif d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert cette analyse?
 Les agglutinines irrégulières sont des immunoglobulines dirigées contre certains antigènes
présents à la surface des globules rouges. Ces immunoglobulines sont dites "irrégulières"
car elles ne sont pas présentes chez tous les individus. Elles n'apparaissent dans le sang
qu'après une immunisation, soit après une transfusion sanguine, soit, chez la femme, après
un accouchement.
 Leur recherche (par au moins deux techniques dites de dépistage) est obligatoire avant
toute transfusion sanguine et, chez la femme enceinte, chaque mois à partir du quatrième
mois de grossesse.
 Quelles sont les valeurs normales?
 La recherche d'agglutinines irrégulières est normalement négative.
 Comment est interprété le résultat?
 Un test positif par une ou plusieurs des techniques de dépistage utilisées, impose
d'identifier l'agglutinine en cause.
 Avant une transfusion, cela permet de donner au patient du sang compatible.
 Au cours de la grossesse, toutes les agglutinines ne sont pas "dangereuses". Celles qui
risquent de poser le plus de problème sont les "anti-D" . Lorsqu'un anti-D est identifié chez
une femme enceinte, son taux doit être mesuré et suivi au moins une fois par mois jusqu'à
l'accouchement, car sa présence entraîne un risque de "maladie hémolytique du nouveau-
né". Cela signifie que les globules rouges du bébé risquent d'être en partie détruits par ces
agglutinines présentes dans le sang de la mère et qui peuvent passer dans le sang du
nouveau-né au moment de l'accouchement.

 Riboflavine [Vitamine B2]



 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.
 Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car de nombreux médicaments modifient
la concentration des vitamines dans le sang (suppléments vitaminiques, antivitamines K).
 A quoi servent ces dosages?
 Les vitamines sont essentiellement apportées par l'alimentation. Seules les vitamines B6,
B8, D et K sont synthétisées par l'organisme, mais le plus souvent en quantités
insuffisantes.
 Les carences en vitamines sont dues à une insuffisance d'apport, mais aussi à des troubles
de l'absorption digestive ou, pour certaines vitamines A, D, E, et K, dites "liposolubles"
(solubles dans les lipides ou corps gras) à des troubles de la fonction biliaire (insuffisance
ou rétention de la sécrétion de bile). Les autres vitamines sont hydrosolubles (groupe B
(B1, B2, B5, B8, B9, B12, PP) et C).
 Les dosages sont donc utilisés pour mettre en évidence les éventuelles carences pouvant
survenir dans ces situations.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Elles varient selon les techniques de dosage et les laboratoires.
 A titre indicatif: Vitamine B2: 123 à 161 nmol/l
 Comment est interprété le résultat?
 Vitamine B2 (riboflavine)
 Les besoins (1,5 à 1,8 mg/j) sont habituellement couverts par l'alimentation (foie, rognons,
oeufs, poissons gras,...). Des carences peuvent être observées chez les personnes âgées, en
cas d'alcoolisme chronique, de traitements par certains médicaments (chlorpromazine,...) et
chez les nouveaux-nés soumis à des rayons UV.

 Sérodiagnostic du virus Epstein Barr


[MNI test]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il n'est pas utile d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert cette analyse?
 C'est un test de dépistage (légèrement différent et complémentaire du test de Paul Bunnell
Davidsohn) de la mononucléose infectieuse, maladie bénigne mais très contagieuse,
caractérisée par une angine, de la fièvre et une grande fatigue.
 Quelles sont les valeurs normales?
 Le test est normalement négatif, en l'absence d'infection par le virus d'Epstein Barr,
responsable de la mononucléose infectieuse.
 Comment est interprété le résultat?
 Un test positif fait suspecter une mononucléose infectieuse; son diagnostic devra être
confirmé par des analyses complémentaires. Il existe en effet des faux négatifs dans
environ 10 % des cas, c'est-à-dire que le test reste négatif, alors qu'il s'agit bien d'une
mononucléose infectieuse, surtout chez l'enfant.
 Il existe aussi 20 à 30 % de faux positifs, c'est-à-dire que le test est positif, alors qu'il ne
s'agit pas d'une mononucléose infectieuse.

Sérologie Chlamydiae
Quelles sont les précautions particulières à prendre?
Il est inutile d'être à jeun.

En quoi consiste cette analyse?


La sérologie Chlamydiae consiste à rechercher la présence d'anticorps anti-Chlamydiae, témoins
d'une réaction spécifique de l'organisme contre ces bactéries et donc d'une infection à Chlamydiae.

A quoi sert cette analyse?


La sérologie spécifique Chlamydiae pneumoniae est surtout utilisée pour faire le diagnostic
d'une infection pulmonaire ou pneumopathie.

La sérologie spécifique Chlamydiae trachomatis est surtout utilisée pour le diagnostic d'une
infection génitale profonde (salpingite ou prostatite).

Quelles sont les valeurs normales?


 En l'absence d'infection, il n'y a pas d'anticorps spécifique des Chlamydiae: la sérologie est
dite négative.

 En cas d'infection à Chlamydiae, le seuil de positivité varie selon la technique utilisée et le


type de sérologie réalisé (sérologie Chlamydiae pneumoniae ou sérologie Chlamydiae
trachomatis).

Comment est interprété le résultat?


 En cas d'infection à Chlamydiae, les anticorps spécifiques apparaissent dans le sang vers le
5ème jour et persistent plusieurs mois. Ainsi, la présence d'anticorps anti-Chlamydiae ne
signifie pas obligatoirement qu'il existe une infection active en cours. Elle peut aussi
témoigner d'une infection ancienne. De plus, il peut y avoir des "réactions croisées" entre
les sérologies: en cas d'infection respiratoire à C. pneumoniae, des anticorps anti-C.
trachomatis seront fréquemment retrouvés, alors qu'il n'existe pas d'infection génitale.

 L'interprétation de la sérologie nécessite toujours la comparaison des résultats sur deux


prélèvements sanguins effectués à 3 semaines d'écart: seule, une ascension significative du
taux des anticorps entre ces deux prélèvements, permet d'affirmer le diagnostic d'infection
évolutive à Chlamydiae.

Sérologie CMV [Sérologie du


cytomégalovirus]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.
En quoi consiste cette analyse?
Le cytomégalovirus entraîne une infection qui passe le plus souvent inaperçue, mais peut être
grave si elle survient chez des sujets immunodéprimés (sujets infectés par le virus du SIDA ou
sujets transplantés par exemple) ou bien au cours de la grossesse car il existe alors un risque de
transmission au bébé pouvant mettre sa vie en danger.

La sérologie CMV consiste à rechercher la présence d'anticorps anti-CMV, témoins d'une réaction
spécifique de l'organisme envers ce virus et donc d'une infection à CMV.

A quoi sert cette analyse?


 Cet examen permet de faire le diagnostic d'une infection à CMV, lorsqu'elle est suspectée.

 Il permet aussi de déterminer le statut immunitaire d'une femme en âge de procréer, c'est-à-
dire de savoir si cette femme a déjà rencontré ce virus auquel cas elle sera "immunisée" et
donc, en principe, protégée.

 Cette sérologie est aussi recommandée au cours de la grossesse.

Si elle est négative, des conseils d'hygiène limitant les risques de contamination pourront être
dispensés. L'infection étant souvent transmise par des enfants en bas âge (attention à la salive), il
faut limiter les contacts intimes avec des nourrissons, surtout s'ils sont gardés en crèche (ne pas
sucer la cuillère ou la tétine après l'enfant, par exemple).

Quelles sont les valeurs normales?


Deux types d'immunoglobulines sont dosés: les immunoglobulines G ou IgG anti-CMV et les
immunoglobulines M ou IgM anti-CMV.

En l'absence de contact récent ou ancien avec le CMV, le taux des anticorps est normalement <
150 U.

Comment est interprété le résultat?


L'absence d'IgG et d'IgM anti-CMV signifie que le sujet n'a jamais rencontré le CMV et qu'il n'est
donc pas protégé contre une infection par ce virus.

La présence d'IgM seules traduit le plus souvent une infection récente.

La présence d'IgM et d'IgG et l'augmentation du taux des IgM constatée sur un second
prélèvement effectué 2 à 3 semaines plus tard traduit une infection récente évolutive.

La présence d'IgG seules à un taux stable sur les 2 prélèvements (effectués à 2 ou 3 semaines
d'écart) traduit une infection ancienne. Il n'y a dans ce cas pas de risque au cours de la grossesse
puisque la mère est à priori protégée contre ce virus (seule la primo-infection au cours de la
grossesse entraîne un risque pour le bébé).

Sérologie de la rubéole
Quelles sont les précautions particulières à prendre?
Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert cette analyse?


La rubéole est une infection virale bénigne, sauf lorsqu'elle survient au cours de la grossesse en
raison du risque de transmission du virus au foetus.

La sérologie de la rubéole consiste à rechercher la présence d'anticorps dirigés contre le virus de la


rubéole, témoins d'une réaction de l'organisme et donc d'une infection par ce virus.

Cet examen permet de faire le diagnostic d'une infection, lorsqu'une personne a été en contact avec
un patient infecté par le virus de la rubéole ou pour confirmer ce diagnostic en cas de doute. Il
permet aussi de déterminer le statut immunitaire d'une femme en âge de procréer, c'est-à-dire de
savoir si cette femme a eu la rubéole (elle sera donc "immunisée" et donc en principe, protégée)
ou non, auquel cas une vaccination (en dehors de la grossesse) sera recommandée.

Cette sérologie est faite en début de grossesse. Si elle est négative, elle sera répétée par prudence,
chaque mois, jusqu'au 4e mois de grossesse.

Quelles sont les valeurs normales?


Selon la technique utilisée, le seuil de positivité varie de 10 à 25 UI. Au-delà de ce seuil, on
considère que la présence des anticorps est significative et le sujet peut être considéré comme
immunisé.

Comment est interprété le résultat?


Un taux d'anticorps inférieur au seuil de positivité signifie que la personne n'a pas été en contact
avec le virus de la rubéole. Elle n'est donc pas protégée vis-à-vis d'une éventuelle infection.

Un taux d'anticorps supérieur au seuil de positivité signifie que la personne a été en contact avec
ce virus. L'infection peut être ancienne ou récente, que le taux d'anticorps soit faible ou élevé.

Des analyses complémentaires sont nécessaires pour dater l'infection si celle-ci est survenue au
cours de la grossesse: la présence d'immunoglobuline M rubéoliques (IgM rubéolique) sera en
particulier recherchée car elle témoigne, le plus souvent, d'une primo-infection rubéolique. Une
deuxième sérologie sera réalisée 15 à 20 jours plus tard: l'augmentation du taux des anticorps par
un facteur au moins égal à 4 est aussi en faveur d'une primo-infection récente.

Sérologie de la syphilis [TPHA/VDRL ; FTA]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.
Un traitement par antibiotique doit impérativement être signalé pour interpréter correctement cet
examen.

En quoi consiste cette analyse?


La syphilis est une maladie sexuellement transmissible d'évolution lente, due à une bactérie
Treponema pallidum. Bénigne lorsqu'elle est traitée précocement, elle peut devenir grave
lorsqu'elle est méconnue, traitée tardivement ou insuffisamment. La sérologie syphilitique consiste
à rechercher dans le sang la présence d'anticorps spécifiques de Treponema pallidum, témoins
d'une réaction de l'organisme envers cette bactérie et donc d'une syphilis. Plusieurs méthodes sont
utilisées pour cette sérologie:

 le TPHA (Treponema Pallidum Hemagglutination Assay) et le VDRL (Venereal Disease


Research Laboratory) sont le plus souvent demandés en dépistage;
 le FTA-absorption (Fluorescent Treponema Antibody) IgG et IgM et l'Elisa IgM sont deux
autres tests qui permettent de confirmer le diagnostic et aident à dater l'infection.

Parfois, le médecin prescrit un "test de Nelson". Ce test, difficile à réaliser, n'est plus effectué. Il
est remplacé par le FTA-absorption.

La sérologie syphilitique est systématiquement effectuée sur les dons de sang et en cas de don
d'organe. Elle est recommandée dans le bilan prénuptial, en cas d'hospitalisation ou
d'incarcération.

Elle permet de poser le diagnostic de syphilis, d'évaluer la réponse au traitement et de mettre en


évidence une éventuelle récidive ou réinfection.

Quelles sont les valeurs normales?


En l'absence de syphilis, la sérologie est négative. Le seuil de positivité est variable selon les
techniques.

Comment est interprété le résultat?


 Les anticorps antitréponémiques (antisyphilitiques) apparaissent dans le sang 15 à 20 jours
après le contage. En l'absence de traitement antibiotique approprié, le taux des anticorps
augmente pendant environ 6 mois puis diminue très progressivement pendant plusieurs
années sans jamais se négativer (sauf avec le test VDRL qui devient négatif dans 25% des
cas).

 Le premier test à se positiver après l'infection est le FTA-absorption (environ 20 jours


après le contage), puis, dans les jours suivants, le TPHA et le VDRL.

 Attention, il peut exister, dans certains cas, des résultats discordants au moment du
dépistage, entre le TPHA et le VDRL. Un test FTA-absorption permet le plus souvent de
confirmer ou d'infirmer l'infection. En cas de doute, d'autres tests dénommés Western-Blot
ou Immunoblot peuvent être proposés. Ces tests très sensibles, permettent notamment de
rassurer les patients s'ils sont négatifs (mais ils ne sont pas remboursés).

 Après un traitement précoce, le retour progressif à une sérologie négative correspond à une
destruction de tous les tréponèmes ayant envahi l'organisme.
 Un traitement tardif ne permet généralement pas d'obtenir la négativation des tests
sérologiques.

 Toute réinfection engendre une remontée du taux des anticorps spécifiques.

Sérologie de la toxoplasmose

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert cette analyse?


La toxoplasmose est une infection parasitaire bénigne, sauf dans deux situations: lorsqu'elle
survient chez des personnes immunodéprimées et au cours de la grossesse en raison du risque de
transmission du parasite au foetus.

La sérologie de la toxoplasmose consiste à rechercher la présence d'anticorps antitoxoplasme,


témoins d'une réaction de l'organisme contre le parasite. Cet examen permet donc d'établir le
diagnostic de cette infection. Il permet aussi de déterminer le statut immunitaire d'une femme en
âge de procréer, c'est-à-dire de savoir si cette femme a eu la toxoplasmose ce qui lui confère alors
une protection contre une nouvelle infection. Le cas échéant, la femme enceinte est informée des
règles d'hygiène permettant de limiter les risques de contamination (manger de la viande très cuite,
laver soigneusement fruits et légumes, éviter le contact avec les chats). Cette sérologie est faite en
début de grossesse. Si elle est négative, elle sera répétée par prudence, chaque mois, jusqu'à la fin
de la grossesse.

Quelles sont les valeurs normales?


Elles varient selon la technique utilisée. A titre indicatif:

 0 UI/ml: réaction négative;

 1 à 7 UI/ml: réaction limite à considérer comme négative et à contrôler;

 supérieure ou égale 8 UI/ml: réaction positive.

Comment est interprété le résultat?


Un taux d'anticorps inférieur au seuil de positivité signifie que la personne n'a pas été en contact
avec ce parasite. Elle n'est donc pas protégée vis-à-vis d'une éventuelle infection.

Chez la femme, une sérologie positive signifie qu'elle a déjà été en contact avec le parasite
responsable de la toxoplasmose et correspond le plus souvent à une immunité, c'est-à-dire qu'il n'y
a plus de risque pour elle de contracter la toxoplasmose, si elle est enceinte. Il n'y a donc aucun
risque pour l'éventuel futur bébé. Aucun contrôle supplémentaire n'est nécessaire.

Si la sérologie se positive au cours de la grossesse, il est vraisemblable qu'une infection ait été
contractée et qu'elle soit en cours d'évolution. Il y a donc un risque de transmission au foetus,
variable selon le terme de la grossesse. Des analyses complémentaires sont nécessaires pour dater
l'infection et en suivre le développement: si l'infection est antérieure à la conception, il n'y a pas de
risque pour l'enfant et les parents peuvent être rassurés. Dans le cas contraire, un traitement
antitoxoplasmique peut être débuté.

Chez les sujets immunodéprimés, en particulier chez les sujets atteints de SIDA, une sérologie
positive signifie au contraire qu'il existe un danger. En effet, elle traduit la possibilité d'une
réactivation de l'infection (le parasite reste présent dans l'organisme après la contamination) avec
un risque de maladie grave, cérébrale, pulmonaire ou générale.

Sérologie de l'hépatite B

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert cette analyse?


Plusieurs marqueurs de l'hépatite virale B peuvent être dosés dans le sang afin de de suivre
l'évolution de la maladie. Les "sérologies de l'hépatite B" comprennent en particulier la recherche
et le dosage dans le sang de l'antigène HBs, de l'anticorps antiHBs, de l'antigène HBe, de
l'anticorps anti-HBe, de l'antigène HBc et de l'anticorps anti-HBc.

Le diagnostic de l'hépatite B aiguë repose sur la recherche de l'antigène HBs et de l'anticorps anti-
HBc (IgM).

Quelles sont les valeurs normales?


En l'absence d'infection par le VHB, aucun de ces marqueurs ne doit être détecté. Après
vaccination efficace contre l'hépatite B, des anticorps anti-HBs sont détectés. Ces anticorps
persistent très longtemps dans le sang et confèrent une protection contre la maladie à long terme
(même si leur taux décroît).

Comment est interprété le résultat?


 L'antigène HBs un des constituants de l'enveloppe du virus: il est un des premiers
marqueurs d'infection détectable dans le sang. Sa persistance pendant plus de 6 mois
traduit l'existence d'une hépatite B chronique ou un état de porteur asymptomatique (le
virus reste dans l'organisme, mais la personne ne présente aucun symptôme et la maladie
n'évolue pas).

 L'anticorps anti-HBs apparaît à la guérison de l'hépatite, après un délai variable suivant la


disparition de l'antigène HBs. Il apparaît également après vaccination contre l'hépatite B.

 L'anticorps anti-HBc apparaît dans le sang en même temps que l'antigène HBs et persiste
quelle que soit l'évolution ultérieure; les IgM anti-HBc sont un bon marqueur d'hépatite
aiguë.
 L'antigène HBe est un marqueur de réplication virale, c'est-à-dire qu'il reflète la
multiplication du virus dans les cellules du foie et donc une maladie active.

 L'anticorps anti-HBe n'apparaît dans le sang qu'après la disparition de l'antigène HBe. Il


traduit l'arrêt de la réplication du virus et donc l'évolution vers la "guérison" de l'hépatite
(portage asymptomatique).

Sérologie du cytomégalovirus [Sérologie


CMV]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

En quoi consiste cette analyse?


Le cytomégalovirus entraîne une infection qui passe le plus souvent inaperçue, mais peut être
grave si elle survient chez des sujets immunodéprimés (sujets infectés par le virus du SIDA ou
sujets transplantés par exemple) ou bien au cours de la grossesse car il existe alors un risque de
transmission au bébé pouvant mettre sa vie en danger.

La sérologie CMV consiste à rechercher la présence d'anticorps anti-CMV, témoins d'une réaction
spécifique de l'organisme envers ce virus et donc d'une infection à CMV.

A quoi sert cette analyse?


 Cet examen permet de faire le diagnostic d'une infection à CMV, lorsqu'elle est suspectée.

 Il permet aussi de déterminer le statut immunitaire d'une femme en âge de procréer, c'est-à-
dire de savoir si cette femme a déjà rencontré ce virus auquel cas elle sera "immunisée" et
donc, en principe, protégée.

 Cette sérologie est aussi recommandée au cours de la grossesse.

Si elle est négative, des conseils d'hygiène limitant les risques de contamination pourront être
dispensés. L'infection étant souvent transmise par des enfants en bas âge (attention à la salive), il
faut limiter les contacts intimes avec des nourrissons, surtout s'ils sont gardés en crèche (ne pas
sucer la cuillère ou la tétine après l'enfant, par exemple).

Quelles sont les valeurs normales?


Deux types d'immunoglobulines sont dosés: les immunoglobulines G ou IgG anti-CMV et les
immunoglobulines M ou IgM anti-CMV.

En l'absence de contact récent ou ancien avec le CMV, le taux des anticorps est normalement <
150 U.
Comment est interprété le résultat?
L'absence d'IgG et d'IgM anti-CMV signifie que le sujet n'a jamais rencontré le CMV et qu'il n'est
donc pas protégé contre une infection par ce virus.

La présence d'IgM seules traduit le plus souvent une infection récente.

La présence d'IgM et d'IgG et l'augmentation du taux des IgM constatée sur un second
prélèvement effectué 2 à 3 semaines plus tard traduit une infection récente évolutive.

La présence d'IgG seules à un taux stable sur les 2 prélèvements (effectués à 2 ou 3 semaines
d'écart) traduit une infection ancienne. Il n'y a dans ce cas pas de risque au cours de la grossesse
puisque la mère est à priori protégée contre ce virus (seule la primo-infection au cours de la
grossesse entraîne un risque pour le bébé).

Sérologie du paludisme (par


immunofluorescence indirecte ou IFI)

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert cette analyse?


La sérologie du paludisme consiste à rechercher dans le sang la présence d'anticorps spécifiques
des Plasmodium, témoins d'une réaction de l'organisme envers ce parasite et donc d'un paludisme.
La principale méthode utilisée pour cette sérologie est l'immunofluorescence indirecte (IFI).

La sérologie du paludisme est cependant inutile pour en faire le diagnostic. Pour cela, il existe
deux autres examens plus performants: frottis mince et goutte épaisse.

En revanche, la sérologie est utile pour faire la preuve d'un paludisme présumé et traité
partiellement ou complètement. Elle contribue aussi au diagnostic de paludisme évolutif chez un
sujet ayant déjà fait un paludisme.

Enfin, elle est utile pour dépister un donneur de sang qui pourrait potentiellement transmettre le
paludisme par transfusion sanguine. Dans ce cadre, elle est pratiquée chez tout sujet ayant
séjourné en zone tropicale (où sévit le paludisme) au-delà de trois mois.

Quelles sont les valeurs normales?


En l'absence de paludisme, la sérologie est négative. Le seuil de positivité est fixé à 1/40e ou
1/64e en IFI (selon le système de dilution utilisé).

Comment est interprété le résultat?


 Tout sujet ayant présenté un paludisme à Plasmodium falciparum depuis plus de 2
semaines et moins de 2 mois a un titre d'anticorps significatif, c'est-à-dire supérieur à 1/40e
ou 1/64e en IFI.

 Les paludismes à P. vivax, P. ovale et P. malariae entraînent aussi la formation d'anticorps


décelables en IFI, mais "seulement" dans 80 % des cas environ.

 Les anticorps restent détectables dans le sang des personnes ayant fait un paludisme
pendant une période de 2 mois à 2 ans environ, en l'absence d'une nouvelle contamination.

 Attention, la présence d'anticorps ne signifie pas que le sujet est protégé contre le
paludisme.

 Sérologie du VIH

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert cette analyse?
 Le Virus de l'Immunodéficience Humaine ou VIH est le virus responsable du SIDA. Il en
existe deux types: VIH1 et VIH2. La sérologie VIH consiste à rechercher la présence
d'anticorps anti-VIH1 et 2, témoins d'une réaction spécifique de l'organisme et donc d'une
infection par l'un et/ou l'autre de ces virus. Cet examen est utilisé pour le dépistage de
l'infection à VIH. Deux techniques sont obligatoirement réalisées conjointement sur le
même prélèvement de sang. La personne doit être avertie de la prescription du test et doit
donner son accord. Le médecin qui prescrit l'analyse doit aussi informer son patient de la
signification du test et le préparer à l'annonce du résultat.
 Cette sérologie est recommandée lors de l'examen pré-nuptial et en début de grossesse.
 Quelles sont les valeurs normales?
 En l'absence d'infection par le VIH, la sérologie est négative. En cas d'infection, elle se
positive, en moyenne, au bout de 6 à 8 semaines.
 Comment est interprété le résultat?
 En cas de positivité ou de discordance des résultats des deux tests de dépistage, un autre
test dénommé "Western Blot" ou "immunoblot" est alors réalisé à l'initiative du biologiste
sur le même prélèvement. Sa positivité confirme l'infection par le VIH. Le patient doit
alors revenir au laboratoire pour un deuxième prélèvement de sang sur lequel sont à
nouveau réalisées les deux techniques de dépistage. La positivité de ces résultats valide la
présence des anticorps. Parfois, l'un des tests de dépistage est positif et pas le second; si le
Western-blot est négatif et confirmé négatif sur deux prélèvements réalisés à quelques
semaines d'intervalle, le patient n'est pas séropositif; il n'a pas été infecté par le VIH. Il
s'agit d'une "fausse réaction positive de laboratoire".
 En revanche, une sérologie négative ne permet pas d'exclure formellement une infection.
En effet, les anticorps anti-VIH témoignant de la contamination et mis en évidence par la
sérologie n'apparaissent dans le sang qu'au bout de 6 à 8 semaines en moyenne (parfois,
plus longtemps). En début d'infection, ils ne sont donc pas détectables alors que la
personne infectée est déjà contagieuse.

 Sérologie du virus de l'hépatite C [(VHC) ;


Anticorps anti-VHC]

 Quelles sont les précautions particulières à prendre?
 Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.
 A quoi sert cette analyse?
 La sérologie VHC consiste à rechercher la présence d'anticorps anti-VHC, témoins d'une
réaction spécifique de l'organisme contre ce virus et donc d'une infection à VHC. Cet
examen est utilisé pour le dépistage de l'hépatite C. Il est recommandé chez toutes les
personnes à risque (personnels de santé, toxicomanes, transfusés, hémodialysés,..) et au
cours de la grossesse. Il est systématiquement réalisé chez les donneurs de sang, afin
d'éliminer les dons de sang potentiellement contaminants.
 Quelles sont les valeurs normales?
 En l'absence de contact récent ou ancien avec le VHC, il n'y a normalement pas d'anticorps
anti-VHC dans le sang.
 Comment est interprété le résultat?
 En cas d'infection par le VHC, les anticorps deviennent détectables environ 4 à 5 semaines
après le contage et persistent très longtemps (ils sont détectables pendant plusieurs années,
voire toute la vie, même en cas de guérison). Attention, ils peuvent être absents chez des
personnes immunodéprimées ou hémodialysées (leur système immunitaire est déficient et
ne produit pas correctement les anticorps).
 D'une manière générale, la présence de ces anticorps permet d'établir le diagnostic
d'infection par le VHC, sans préjuger de la date de l'infection. A l'inverse, leur absence
permet d'éliminer le diagnostic d'hépatite virale C.

Sérologie du virus de l'herpès [HSV1 et HSV2


; herpès IgG et IgM]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

En quoi consiste cette analyse?


La sérologie herpétique consiste à rechercher dans le sang la présence d'anticorps spécifiques des
virus herpès de type 1 (HSV1) et de type 2 (HSV2). La présence d'anticorps témoigne en effet
d'une réaction de l'organisme envers ces virus et donc d'une infection herpétique (récente ou
ancienne). Il existe deux types de sérologies:

 la sérologie "classique" détecte des immunoglobulines (IgG ou IgM) anti-HSV, quel que
soit leur type (HSV1 ou HSV2).

 la sérologie herpétique "spécifique de type" détecte uniquement les anticorps de type IgG,
mais elle différencie ceux dirigés contre HSV1, de ceux dirigés contre HSV2.

A quoi sert cette analyse?


La sérologie classique est utilisée pour:

 pour diagnostiquer une primo-infection, en particulier chez la femme enceinte, car il existe
un risque pour le nouveau-né et chez le patient immunodéprimé, afin de décider
éventuellement d'un traitement préventif;
 pour confirmer ou infirmer un diagnostic d'herpès récidivant, buccal ou génital;

 pour diagnostiquer une encéphalite herpétique, maladie grave et difficile à diagnostiquer


(dans ce cas, la sérologie est recherchée conjointement dans le liquide céphalorachidien -
LCR - et dans le sang).

La sérologie spécifique n'est pas utilisée pour le diagnostic de l'infection, mais elle peut être utile
dans le cadre d'un bilan de "maladie sexuellement transmissible", lorsqu'un des deux partenaires a
un herpès génital.

Quelles sont les valeurs normales?


En l'absence de contact ancien ou récent avec un des virus Herpès simplex, la sérologie est
négative.

Comment est interprété le résultat?


Pour la sérologie classique: les anticorps sont détectables environ 15 jours après le contage. Les
IgM sont les premiers anticorps à apparaître, puis les IgG. Attention, les IgM ne sont pas
forcément synonymes de "primo-infection". Elles sont aussi détectables en cas de "réactivation"
du virus. Le diagnostic d'infection évolutive est le plus souvent porté sur l'observation d'une
augmentation significative du taux des IgG retrouvée sur deux prélèvements sanguins effectués à
15 à 20 jours d'écart.

Pour la sérologie spécifique de type: les anticorps ne sont détectables qu'au bout de 3 à 6 mois.
C'est pour cela que cet examen n'est pas utilisé pour le diagnostic "immédiat" d'une infection. En
revanche, il permet de distinguer spécifiquement les infections par HSV1 et/ou HSV2.

Sérologie EBV (Epstein Barr Virus)

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il n'est pas nécessaire d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert cette analyse?


Le virus d'Epstein Barr (EBV) est un virus de la famille des Herpès virus responsable de la
mononucléose infectieuse mais aussi de certains cancers, en particulier du naso-pharynx ou des
ganglions (lymphomes). La mononucléose infectieuse atteint le plus souvent l'enfant de 8 à 10 ans,
l'adolescent ou l'adulte jeune, mais elle peut survenir à tout âge de la vie. Elle se manifeste
généralement par une fièvre, une angine, des adénopathies ("glanglions"), souvent accompagnées
d'une grande fatigue. La guérison survient en 3 à 4 semaines, mais la convalescence peut durer
plus longtemps. L'EBV, responsable de cette maladie, est transmis par la salive (on l'appelle aussi
la "maladie du baiser") ou par les relations sexuelles. Il reste présent dans les lymphocytes de
l'organisme toute la vie. L'infection peut se ré-activer au cours de la vie, en cas de déficit
immunitaire.

La sérologie EBV consiste à rechercher la présence d'anticorps anti-EBV, témoins d'une réaction
spécifique de l'organisme envers ce virus et donc d'une infection à EBV. Environ 95 % des sujets
adultes ont été infectés par l'EBV et ont donc, dans leur sang, des marqueurs "anticorps" de cette
infection. Ces anticorps sont de plusieurs types: ce sont les anti-VCA IgM, les anti-VCA IgG, les
anti-EBNA IgG, et parfois, les anti-EA. La sérologie permet de distinguer une infection récente
(notamment une mononucléose infectieuse), d'une infection ancienne. Elle permet presque
toujours d'affirmer ou d'infirmer le diagnostic de mononucléose infectieuse.

Quelles sont les valeurs normales?


Pas d'anticorps détectable en l'absence de contact avec l'EBV = sérologie négative.

Comment est interprété le résultat?


En ce qui concerne la mononucléose infectieuse, les anti-VCA IgM sont toujours présents lors de
la primo-infection. Les anti-VCA IgG sont présents dès l'apparition des symptômes de la maladie;
les anti-EBNA-IgG sont retrouvés lors de la convalescence. Les IgM anti-VCA disparaissent à la
guérison, vers la 3e ou 4e semaine; les IgG anti-VCA et anti-EBNA persistent toute la vie.

VCA IgM +; VCA IgG -; EBNA IgG -: Primo-infection débutante probable

VCA IgM +; VCA IgG +; EBNA IgG -: Primo-infection

VCA IgM -; VCA IgG +; EBNA IgG +: Infection ancienne

VCA IgM +; VCA IgG +; EBNA IgG +: Primo-infection avec EBNA IgG précoces (rare) ou
réactivation de l'infection chez un sujet immunodéprimé.

La sérologie EBV est également positive au cours de certains cancers associés à l'EBV: certains
lymphomes, le carcinome indifférencié du naso-pharynx (surtout en Chine du sud et Afrique du
nord).

Sérologies Mycoplasmes

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi servent ces analyses?


Les mycoplasmes sont des bactéries responsables d'infections respiratoires, dues à Mycoplasma
pneumoniae, et d'infections des voies urinaires et/ou génitales, dues à des bactéries, Mycoplasma
hominis ou Ureaplasma urealyticum.

Les sérologies mycoplasmes consistent à rechercher la présence d'anticorps anti-mycoplasmes,


témoins d'une réaction spécifique de l'organisme envers ces bactéries et donc d'une infection à
mycoplasmes.

Deux sérologies distinctes peuvent être réalisées: la sérologie "M. pneumoniae" et la sérologie
"mycoplasmes urogénitaux".
La sérologie M. pneumoniae est surtout utilisée pour faire le diagnostic d'une pneumonie à
mycoplasmes, lorsqu'elle est suspectée. En effet, il est alors difficile de faire ce diagnostic par un
isolement direct de la bactérie car le poumon est difficilement accessible à un prélèvement. La
sérologie mycoplasmes urogénitaux est surtout utilisée pour le diagnostic d'une infection génitale
profonde à mycoplasme (de type salpingite ou prostatite).

Quelles sont les valeurs normales?


En l'absence d'infection, il n'y a pas d'anticorps spécifique des mycoplasmes. La sérologie est dite
négative. En cas d'infection à M. pneumoniae, le seuil de positivité habituellement retenu est de
1/32ème (mais il varie selon le laboratoire et la technique utilisée).

Comment est interprété le résultat?


En cas d'infection à mycoplasme, les anticorps spécifiques apparaissent dans le sang vers le 7e
jour et persistent plusieurs mois. L'interprétation de la sérologie nécessite la comparaison des
résultats sur deux prélèvements sanguins effectués à 15 à 20 jours d'écart. Une ascension
significative du taux des anticorps entre ces deux prélèvements permet d'affirmer le diagnostic
d'infection à mycoplasmes.

Sérologie spécifique de l'Hépatite B


[Antigènes(Hbs) ; AgHbs]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert cette analyse?


L'antigène HBs est un des constituants de l'enveloppe du virus, que l'on peut détecter très
précocement dans le sang en cas d'infection.

La recherche de l'antigène HBs est utilisée pour le dépistage de l'hépatite B. Elle est recommandée
chez toutes les personnes à risque et est obligatoire au cours de la grossesse et chez les donneurs
de sang et les donneurs d'organe.

Quelles sont les valeurs normales?


En l'absence d'infection par le VHB, l'antigène HBs est normalement absent du sang.

Comment est interprété le résultat?


La présence de l'antigène HBs dans le sang affirme l'infection par le VHB. Il est détectable 1 à 3
mois après le premier contact avec l'agent infectant (ou contage) et son élévation précède toujours
l'apparition des manifestations cliniques et biologiques de l'hépatite B. Il persiste en moyenne 1 à
2 mois. La disparition de l'antigène HBs du sang d'un patient qui a fait une hépatite B traduit sa
guérison.
La persistance de l'antigène HBs pendant plus de 6 mois traduit l'existence d'une hépatite B
chronique ou l'état de porteur asymptomatique: ces derniers, bien que chroniquement infectés,
n'ont pas de maladie du foie, mais peuvent, dans certains cas, transmettre l'hépatite B.

Sérologie streptococcique :
Antistreptodornase (ASDOR)
[Antistreptolysine O (ASLO)]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il n'est pas utile d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert cette analyse?


Elle recherche la présence dans le sang de certains anticorps développés spécifiquement au cours
d'une infection à streptocoques (angine, scarlatine, rhumatisme articulaire aigu).

Quelles sont les valeurs normales?


ASLO:

< 200 U/ml chez l'enfant

< 400 U/ml chez l'adulte

ASDOR:

< 1/120 chez l'enfant d'âge préscolaire

< 1/340 chez l'enfant d'âge scolaire

< 1/240 chez l'adulte

Comment est interprété le résultat?


La présence de ces anticorps à un taux supérieur au seuil "normal" fait suspecter une infection à
streptocoques. Comme pour tout sérodiagnostic, il est nécessaire d'effectuer un deuxième
prélèvement sanguin 2 à 3 semaines plus tard pour comparer les taux d'anticorps (qui s'élèvent
habituellement en cas d'infection) afin de confirmer le diagnostic d'une infection récente.

Sérologie streptococcique : Antistreptolysine


O (ASLO) [Antistreptodornase (ASDOR)]
Quelles sont les précautions particulières à prendre?
Il n'est pas utile d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert cette analyse?


Elle recherche la présence dans le sang de certains anticorps développés spécifiquement au cours
d'une infection à streptocoques (angine, scarlatine, rhumatisme articulaire aigu).

Quelles sont les valeurs normales?


ASLO:

< 200 U/ml chez l'enfant

< 400 U/ml chez l'adulte

ASDOR:

< 1/120 chez l'enfant d'âge préscolaire

< 1/340 chez l'enfant d'âge scolaire

< 1/240 chez l'adulte

Comment est interprété le résultat?


La présence de ces anticorps à un taux supérieur au seuil "normal" fait suspecter une infection à
streptocoques. Comme pour tout sérodiagnostic, il est nécessaire d'effectuer un deuxième
prélèvement sanguin 2 à 3 semaines plus tard pour comparer les taux d'anticorps (qui s'élèvent
habituellement en cas d'infection) afin de confirmer le diagnostic d'une infection récente.

Sérologies virales, bactériennes, parasitaires

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi correspondent les "sérologies"?


Les sérologies sont des examens biologiques qui permettent de mettre en évidence dans le sang la
présence d'anticorps spécifiques développés suite à une infection spécifique de l'organisme.

Lorsqu'un agent infectieux pénètre dans l'organisme, il est reconnu comme "étranger" par
certaines cellules du système immunitaire. Les lymphocytes T puis les lymphocytes B s'activent
alors et ces derniers fabriquent des anticorps spécifiquement dirigés contre l'agent responsable de
l'infection, qu'il s'agisse d'un virus, d'une bactérie ou d'un parasite.
Comment fait-on le diagnostic d'une infection de
l'organisme?
L'identification de l'agent infectieux causal dont dépend le traitement, est souvent difficile,
notamment lorsque les signes cliniques sont absents (certaines infections sont en effet
asymptomatiques) ou non spécifiques (fatigue, fièvre,...).

Il est donc nécessaire de recourir, lorsque c'est possible, au diagnostic microbiologique: il repose
sur l'isolement de l'agent infectieux à partir d'un prélèvement réalisé au lieu de l'infection.

Les sérologies basées sur des analyses de sang, permettent aussi de faire le diagnostic de certaines
infections. On parle alors de sérodiagnostic.

Quelles sont les recherches spécifiques réalisées au cours


d'une sérologie?
 Les sérologies permettent de rechercher plusieurs types d'anticorps: les immunoglobulines
de type M (IgM), les IgG ou bien les anticorps totaux (IgM + IgG).

 En cas de primo-infection sont d'abord fabriquées les IgM, puis les IgG spécifiques de
l'agent responsable de l'infection. Leur taux croît assez rapidement en début d'infection.
Les IgM disparaissent généralement en quelques mois (ceci est variable selon l'agent
infectieux) tandis que les IgG persistent très longtemps, voire toute la vie (on parle de
"trace sérologique"). Le plus souvent ces anticorps sont protecteurs. Ils protègent donc
d'une éventuelle ré-infection par l'agent en cause.

Quand est-ce que le médecin demande une "sérologie"


spécifique à un germe?
 Les sérologies peuvent être demandées dans un but diagnostique: une sérologie positive
dépister une infection que l'on ne pourrait pas (ou difficilement) mettre en évidence
autrement.
o les sérologies virales: C'est le cas, par exemple, pour le diagnostic de l'infection
par le VIH, agent responsable du SIDA, ou par le virus de l'hépatite C. Les primo-
infections par ces virus passent souvent inaperçues car elles n'entraînent pas de
signes cliniques, ou bien ceux-ci sont non spécifiques (il peut s'agir d'une fièvre,
d'une fatigue, d'un syndrome grippal).
o les sérologies bactériennes: Certaines sérologies bactériennes sont également
parfois demandées dans un but diagnostique, lorsque les bactéries suspectées sont
difficiles à mettre en évidence ou bien sont localisées dans un endroit de
l'organisme où elles sont difficilement accessibles à un prélèvement: par exemple,
chez un patient qui fait une pneumonie, il est difficile d'aller prélever au niveau du
poumon; de plus, un certain nombre de bactéries capables d'entraîner une
pneumonie sont des bactéries dont l'isolement en culture est difficile (Légionelles,
mycoplasmes,...). Le diagnostic sérologique est alors couramment utilisé.

 Les sérologies sont aussi fréquemment demandées pour connaître le statut immunitaire
d'une personne, c'est-à-dire pour savoir si cette personne a déjà rencontré l'agent infectieux
auquel cas elle sera considérée comme immunisée et donc protégée, ou non.
Cette recherche est particulièrement utilisée avant ou pendant la grossesse pour ce qui concerne
des virus (rubéole, cytomégalovirus ou CMV, HIV) ou des parasites (toxoplasmes) transmissibles
au foetus ou au nouveau-né et capables d'entraîner une infection dont les conséquences seraient
graves.

Quelles sont les sérologies le plus souvent recherchées?


 Les principales sérologies virales concernent: les virus des hépatites, le VIH (virus du
SIDA), le virus de la rubéole, le cytomégalovirus, les herpès virus...

 Les principales sérologies parasitaires concernent: Toxoplasma gondii, agent de la


toxoplasmose, le paludisme, les leishmanioses...

 Les principales sérologies bactériennes concernent: les chlamydiae, les mycoplasmes,


les légionnelles, la syphilis, Brucella (agent de la brucellose), les salmonelles, les
shigelles,...

Quelles sont les valeurs normales?


En l'absence d'infection, il n'y a pas d'anticorps spécifique de l'agent infectieux recherché. La
sérologie est dite négative. Au-delà d'un certain seuil (variable selon l'agent infectieux étudié et
selon la technique utilisée), la présence des anticorps est significative. La sérologie est positive: on
parle de séropositivité.

Comment est interprété le résultat?


L'interprétation varie beaucoup en fonction de l'infection recherchée et des techniques utilisées.

D'une manière générale, trois informations sont importantes:

 Une sérologie s'interprète au minimum sur deux prélèvements, réalisés le plus souvent à 2
ou 3 semaines d'écart.

 Le taux d'anticorps permet de différencier des taux inférieurs au seuil de positivité ou


supérieur au seuil de positivité.

 On différencie aussi les variations d'un taux d'anticorps totaux, d'IgG et d'IgM.

Un taux d'anticorps total ou d'IgG spécifiques inférieur au seuil de positivité signifie que la
personne n'a pas été en contact avec le micro-organisme étudié. Dans le cas, par exemple de la
sérologie HIV ou hépatite C, cela signifie que la personne n'est pas infectée, ce qui est plutôt
rassurant. Dans le cas d'une sérologie CMV réalisée au cours de la grossesse, un résultat négatif
signifie bien que la femme n'a jamais rencontré ce virus, mais c'est alors plutôt ennuyeux, car cela
veut dire qu'elle n'est pas protégée vis-à-vis d'une éventuelle infection à CMV, pouvant être
dangereuse pour le bébé si elle est contractée au cours de la grossesse. Cette information est
toutefois intéressante à connaître car elle permet de mettre en place des moyens de prévention,
pour limiter au maximum les risques de transmission de l'infection au cours de la grossesse.

Un taux d'anticorps supérieur au seuil de positivité signifie que la personne a été en contact
avec ce virus. L'infection peut être ancienne ou récente, que le taux d'anticorps soit faible ou élevé.
Il est souvent utile de dater l'infection, en particulier au cours de la grossesse, pour déterminer si
l'infection a été contractée avant la grossesse, auquel cas il n'y a aucun risque de transmission à
l'embryon, ou au cours de la grossesse.

La recherche IgM est très intéressante en seconde intention, en cas de taux d'anticorps IgG
supérieur au seuil de positivité car elle témoigne, le plus souvent, d'une primo-infection.

La réalisation d'une deuxième sérologie 15 à 20 jours plus tard est également très intéressante
car elle permet d'observer l'évolution du taux des IgG: un taux stable reflète le plus souvent une
infection ancienne; un taux qui augmente de manière significative est en revanche en faveur d'une
infection évolutive et indique, le plus souvent, une primo-infection récente.

En cas de doute, mieux vaut contrôler les résultats sur un autre prélèvement sanguin ou réaliser
d'autres examens qui permettront souvent (mais pas toujours) de conclure.

Attention toutefois aux conclusions hâtives !

La présence des IgM n'est pas toujours synonyme de primo-infection récente. De même, la notion
d'augmentation du taux des IgG n'est que relative. Seul votre médecin qui vous connaît bien peut
correctement interpréter les résultats.

SGOT (ou ASAT) [Transaminases ; SGPT (ou


ALAT)]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement (petit-déjeuner léger, sans sucre, ni matière
grasse).

L'alcool et certains médicaments entraînent une augmentation des transaminases (contraceptifs,


traitements antiépileptiques).

Penser à signaler les traitements en cours.

A quoi sert le dosage?


Présentes dans un grand nombre de tissus, ces enzymes sont de bons marqueurs de certaines
maladies du coeur et du foie.

Quelles sont les valeurs normales?


Elles varient selon l'âge et le sexe et peuvent différer d'un laboratoire à l'autre. Elles sont le plus
souvent comprises entre 5 et 60 UI/l (Unités Internationales par litre).

Comment est interprété le résultat?


L'augmentation des transaminases dans le sang signe une cytolyse, c'est-à-dire une destruction
cellulaire, principalement dans le coeur ou le foie. Leur concentration sanguine s'élève au cours de
l'infarctus du myocarde et de façon très importante, au cours de toutes les hépatites (d'origine
virale, médicamenteuse ou toxique).

Leur taux s'élève également en cas de maladie atteignant les voies biliaires et au cours des cancers
du foie. Un rapport ASAT/ALAT supérieur à 2 traduit le plus souvent une hépatite alcoolique.

SGPT (ou ALAT) [SGOT (ou ASAT) ;


transaminases]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement (petit-déjeuner léger, sans sucre, ni matière
grasse).

L'alcool et certains médicaments entraînent une augmentation des transaminases (contraceptifs,


traitements antiépileptiques).

Penser à signaler les traitements en cours.

A quoi sert le dosage?


Présentes dans un grand nombre de tissus, ces enzymes sont de bons marqueurs de certaines
maladies du coeur et du foie.

Quelles sont les valeurs normales?


Elles varient selon l'âge et le sexe et peuvent différer d'un laboratoire à l'autre. Elles sont le plus
souvent comprises entre 5 et 60 UI/l (Unités Internationales par litre).

Comment est interprété le résultat?


L'augmentation des transaminases dans le sang signe une cytolyse, c'est-à-dire une destruction
cellulaire, principalement dans le coeur ou le foie. Leur concentration sanguine s'élève au cours de
l'infarctus du myocarde et de façon très importante, au cours de toutes les hépatites (d'origine
virale, médicamenteuse ou toxique).

Leur taux s'élève également en cas de maladie atteignant les voies biliaires et au cours des cancers
du foie. Un rapport ASAT/ALAT supérieur à 2 traduit le plus souvent une hépatite alcoolique.

Sidérophiline [Transferrine]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.
Penser à signaler la prise de contraceptifs oraux à base d'oestrogènes, qui peuvent augmenter la
concentration de transferrine dans le sang (jusqu'à 30 %). Toutefois, les contraceptifs récents
minidosés ont peu d'effets.

A quoi sert ce dosage?


La transferrine est la protéine de transport du fer assurant les échanges entre les différents tissus de
l'organisme. Son dosage dans le sang permet d'explorer le métabolisme du fer. Il est donc utile au
diagnostic des états de carence en fer (assez fréquents) avec ou sans anémie, et à celui des
surcharges.

Quelles sont les valeurs normales?


2 à 4 g/l.

Comment est interprété le résultat?


La transferrine est un marqueur de carence en fer plus précoce que le dosage du fer lui-même.
L'épuisement progressif des réserves en fer entraîne une augmentation de la fabrication par le foie
de transferrine (détectable avant l'apparition de l'anémie): une augmentation de son taux dans le
sang traduit donc une carence en fer.

A l'inverse, une diminution du taux sanguin de transferrine est observée au cours des états de
surcharge en fer, comme dans l'hémochromatose génétique ou en cas d'hépatite avec destruction
des cellules du foie.

La diminution de la concentration en transferrine dans le sang peut aussi traduire une insuffisance
hépatique, en particulier en cas de cirrhose, ou un état de malnutrition.

Sodium (Na+) [Ionogramme urinaire ;


Potassium (K+) ; Chlore (Cl-)]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Le plus souvent, les dosages doivent être réalisés sur les urines de 24 heures. Le recueil doit alors
être complet en précisant bien le volume total des urines émises sur 24 heures ou diurèse.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car certains médicaments peuvent modifier le
ionogramme (traitements diurétiques pour l'hypertension artérielle ou le coeur, traitements
laxatifs, corticoïdes...).

A quoi sert cette analyse?


Le ionogramme urinaire est le dosage dans les urines des ions sodium (Na+), potassium (K+) et
chlore (Cl-) et bicarbonates (CO3). L'étude de ces ions dans les urines renseigne sur l'équilibre
hydro-électrolytique de l'organisme, c'est-à-dire l'équilibre entre l'eau et les différents ions. Cet
équilibre est essentiellement assuré par le rein, qui les filtre dans les urines.
Il peut être perturbé dans différentes circonstances, notamment en cas de maladie rénale, de
vomissements importants, de diarrhée ou de trouble de l'hydratation. Il est donc utile dans des
situations médicales diverses.

Quelles sont les valeurs normales?


 Na: 50 à 220 mmol/24 heures

 K: 25 à 130 mmol/24 heures

 Cl: 50 à 220 mmol/24 heures

Ces valeurs peuvent varier légèrement d'un laboratoire à l'autre.

Comment sont interprétés les résultats?


Les variations des taux urinaires de ces différents ions renseignent essentiellement sur l'état
d'hydratation d'un individu et sur le bon fonctionnement du rein. Les résultats de ces dosages
doivent être interprétés avec ceux du ionogramme sanguin.

Ils permettent ainsi de faire le bilan des entrées et des sorties d'ions dans l'organisme. Ils mettent
en évidence les déséquilibres hydro-électrolytiques rencontrés au cours de différentes maladies,
aident à en préciser l'origine et permettent le suivi des traitements visant à les corriger.

Somathormone (STH) [Hormone de


croissance (GH)]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun et il faut être au repos strict 15 à 30 minutes avant le prélèvement.

A quoi sert ce dosage?


L'hormone de croissance est une petite protéine synthétisée par l'hypophyse. Comme son nom
l'indique, elle intervient essentiellement en stimulant la croissance du squelette et des tissus, de la
naissance à la puberté. Son dosage est indiqué dans l'exploration des troubles de la croissance.

Quelles sont les valeurs normales?


Chez l'enfant: (0 à 19 ans) < 55 ng/ml (< 30 mUI/l)

Chez l'adulte: < 5 ng/ml (< 10 mUI/l).

Comment est interprété le résultat?


Une augmentation du taux sanguin de GH avant la puberté traduit un gigantisme. Après la
puberté, elle permet d'établir un diagnostic d'acromégalie.
Une diminution de ce taux reflète un déficit congénital primitif en hormone de croissance,
responsable de "nanisme hypophysaire", ou bien un déficit en GH secondaire à une radiothérapie
ou à une tumeur de la région de l'hypophyse par exemple.

Somatomédine C [Dosage de IGF1]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est préférable d'être à jeun avant le prélèvement.

A quoi sert ce dosage?


L'IGF1 est le principal facteur de croissance dont la sécrétion par le foie est directement stimulée
par l'hormone de croissance (GH).

Il est essentiellement responsable de la croissance osseuse chez l'enfant.

Son dosage est indiqué dans l'exploration des anomalies de la croissance.

Quelles sont les valeurs normales?


Elles varient beaucoup en fonction de l'âge et du sexe, de 15 à 1100 ng/ml.

Comment est interprété le résultat?


Un taux sanguin élevé d'IGF1 est constamment observé au cours de l'acromégalie, et est donc un
critère diagnostique pour cette maladie.

Des valeurs basses d'IGF1 sont retrouvées en cas de malnutrition sévère ou d'hypothyroïdie. Elles
permettent surtout d'évoquer le diagnostic de nanisme hypophysaire (dû à un déficit congénital en
hormone de croissance) ou de nanisme par résistance à l'hormone de croissance.

Spermoculture

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Le recueil de sperme doit être effectué au laboratoire, dans un récipient stérile, après trois jours
d'abstinence sexuelle, et après avoir uriné, fait une toilette minutieuse du méat et s'être bien lavé
les mains. Il est aussi demandé de boire beaucoup avant l'examen: au moins un litre d'eau la veille
au soir et 1/2 litre le matin du recueil. L'examen doit être réalisé à distance d'une infection, d'une
fièvre ou d'une intervention chirurgicale, car elles pourraient influencer les résultats.

Un traitement antibiotique gêne l'interprétation de cet examen et doit impérativement être signalé.

En quoi consiste cette analyse?


La spermoculture est la recherche d'une infection (essentiellement bactérienne) dans le sperme.
Elle consiste en l'examen direct au microscope d'un échantillon de sperme suivi de sa mise en
culture sur milieux appropriés à la croissance des bactéries.

A quoi sert cette analyse?


La spermoculture fait partie de l'exploration d'une infertilité masculine et est normalement couplée
au spermogramme. Elle est aussi systématiquement réalisée avant un acte de procréation
médicalement assistée (PMA), pour s'assurer de l'absence d'infection qui pourrait être responsable
d'un échec de fécondation.

Quelles sont les valeurs normales?


En l'absence d'infection, il n'y a normalement, ni de globules blancs (leucocytes), ni de bactéries
dans le sperme. On considère qu'il existe une infection si:

 nombre des globules blancs dans le sperme est supérieur à 106/ml,

 et présence une bactérie pathogène en quantité supérieure ou égale à 102 UFC (unités
formant colonies)/ml,

 ou présence d'une bactérie saprophyte en quantité supérieure ou égale à104 UFC (unités
formant colonies)/ml.

Comment est interprété le résultat?


Les bactéries les plus souvent en cause sont les staphylocoques, les streptocoques, les
mycoplasmes, Escherichia coli. Un traitement antibiotique est alors indiqué. La recherche de
Chlamydiae nécessite un prélèvement urétral.

Une bactérie retrouvée en faible quantité ne peut être en cause dans une infertilité que si elle est
retrouvée à plusieurs reprises et s'il existe des signes évocateurs d'infection. Plusieurs
spermocultures sont donc souvent nécessaires.

Attention, une spermoculture négative ne peut exclure formellement une infection.

Spermocytogramme [Spermogramme]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Le recueil de sperme doit être effectué par masturbation, au laboratoire, dans un récipient stérile,
après trois jours d'abstinence sexuelle, et après avoir uriné, fait une toilette minutieuse du méat et
s'être bien lavé les mains.

Il est aussi demandé de boire beaucoup avant l'examen.

L'examen doit être réalisé à distance d'une infection, d'une fièvre ou d'une intervention
chirurgicale, pouvant influencer les résultats.
A quoi sert cette analyse?
Elle fait partie du bilan de première intention d'une infertilité masculine. Elle consiste en l'étude au
microscope des spermatozoïdes en suspension dans les sécrétions des glandes génitales chez
l'homme (le sperme). Le spermogramme étudie de nombreux paramètres (volume de l'éjaculat,
couleur et viscosité du sperme, nombre, vitalité et mobilité des spermatozoïdes,...); chacun d'entre
eux peut être altéré. Le spermocytogramme étudie spécifiquement la morphologie des
spermatozoïdes (taille et forme). Selon l'anomalie détectée, différents traitements peuvent être
proposés.

Quelles sont les valeurs normales?


 Volume de sperme: 2 à 6 ml

 Viscosité et couleur du sperme: normalement visqueux et blanc opalescent

 pH: 7,2 à 8

 Numération des spermatozoïdes: 20 à 250 millions/ml

 Vitalité: supérieur à 75 % de spermatozoïdes vivants.

 Mobilité: au moins 50 % des spermatozoïdes en déplacement progressif dont 25 %


"progressifs rapides"

 Morphologie: supérieur à 30 % de formes normales.

Comment est interprété le résultat?


Chaque paramètre étudié renseigne sur les possibilités de fécondation.

Par exemple, la couleur du sperme, si elle est jaunâtre, évoque une infection qui devra être
recherchée par une spermoculture.

Une viscosité trop importante du sperme doit faire suspecter une infection ou une anomalie de
sécrétion des glandes génitales.

Concernant la numération des spermatozoïdes, moins de 20 millions/ml rendent compte d'une


"oligospermie", plus ou moins sévère (pas assez de spermatozoïdes). L'absence totale de
spermatozoïdes est appelée "azoospermie". En dessous de 5 millions par ml, les chances de
fécondation naturelle sont très limitées.

Lorsque la vitalité est inférieure à 75 %, on parle de "nécrospermie". Une diminution du


pourcentage de formes mobiles s'appelle une "asthénospermie". Peut également être notée la
présence d'agglutinats: s'ils sont en grand nombre, ils laissent supposer la présence d'anticorps
antispermatozoïdes qui devront être recherchés.

Compte tenu de la variabilité physiologique du spermogramme (la numération en particulier peut


varier du simple au double chez un même patient), il est recommandé de contrôler tout
spermogramme anormal, trois mois plus tard.
T3L ou FT3 [Tri-iodothyronine libre ; Tétra-
iodothyronine ou thyroxine libre (T4L ou
FT4) ; Hormones thyroïdiennes]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car de nombreux médicaments peuvent modifier
les concentrations des hormones thyroïdiennes dans le sang ou interférer avec les dosages:
antithyroïdiens de synthèse, hormones thyroïdiennes substitutives, certains médicaments pour le
coeur (amiodarone), le lithium, l'interféron, l'héparine, les corticoïdes à forte doses, l'aspirine, les
anti-inflammatoires...

En quoi consiste ces dosages?


La tri-iodothyronine (T3) et la tétra-iodothyronine (T4) sont fabriquées par la thyroïde à partir de
l'iode alimentaire et de l'iode recyclé, puis libérées dans la circulation sanguine.

L'ensemble de ces phénomènes sont sous la dépendance de l'hormone thyréostimulante (TSH).


Elles circulent dans le sang essentiellement sous forme liée à des protéines de transport. Mais
seule la fraction libre de ces hormones est active et c'est cette fraction libre qui est dosée (L =
libre; F = Free d'où T3 L ou FT3 et T4 L ou FT4).

A quoi servent ces dosages?


Le dosage de ces hormones est utile au diagnostic des maladies de la thyroïde et à leur
surveillance sous traitement.

Quelles sont les valeurs normales?


Elles varient selon la technique utilisée. A titre indicatif:

 T3 L: 1,05 à 3,35 nmol/l

 T4 L: 10 à 25 pmol/l

Comment sont interprétés les résultats?


Chez le nouveau-né, les concentrations de T3 L et T4 L sont physiologiquement élevées (pendant
le premier mois).

Chez les sujets âgés, elles sont souvent "anormales" en raison des maladies qu'ils présentent ou
des médicaments qu'ils reçoivent et au cours de différentes maladies graves non thyroïdiennes:
insuffisance rénale, insuffisance hépatique, cancers, cirrhose,...
En dehors de ces situations, l'interprétation de ces dosages s'intègre dans le cadre du diagnostic des
maladies thyroïdiennes.

Un taux élevé de T4L et/ou de T3L permet le plus souvent de confirmer un diagnostic
d'hyperthyroïdie (hyperfonctionnement de la thyroïde) caractérisée par un amaigrissement, des
bouffées de chaleur, une agitation, des palpitations cardiaques...

Des taux sanguins bas d'hormones thyroïdiennes reflètent une hypothyroïdie (fonctionnement
insuffisant de la glande thyroïde) dont les principaux signes sont une grande fatigue, une frilosité,
des crampes, une constipation, une bouffissure du visage.

Dans tous les cas, l'interprétation diagnostique de ces dosages doit s'intégrer dans le cadre d'un
bilan thyroïdien complet.

Au cours du suivi des traitements des maladies thyroïdiennes, le taux de T4 permet d'adapter la
posologie (dose des médicaments), surtout au cours du premier mois, en attendant la normalisation
de la TSH qui peut être plus tardive.

T4L ou FT4 [Tétra-iodothyronine ou


thyroxine libre ; hormones thyroïdiennes ;
Tri-iodothyronine libre (T3L ou FT3)]

Quelles sont les précautions particulières à prendre?


Il est inutile d'être à jeun avant le prélèvement.

Penser à signaler d'éventuels traitements en cours car de nombreux médicaments peuvent modifier
les concentrations des hormones thyroïdiennes dans le sang ou interférer