Vous êtes sur la page 1sur 3

Accidents vasculaires cérébraux :

Accidents vasculaires cérébraux : définition


Risques et conséquences des accidents vasculaires
Causes et mécanismes de l’accident vasculaire cérébral
Symptômes et signes de l'accident vasculaire cérébral
Avec quoi ne faut-il pas confondre ?
Y a-t-il une prévention possible ?
À quel moment consulter ?
Que fait le médecin ?
Comment préparer ma prochaine consultation ?

Définition
Les accidents vasculaires cérébraux ou AVC sont communément appelés « attaques cérébrales ».
Ils correspondent à un arrêt brutal de la circulation sanguine dans le cerveau, soit par obstruction
d’une artère (on parle d’accident vasculaire ischémique) soit par rupture d’une artère cérébrale
(on parle alors d’accident vasculaire hémorragique).

Suivant la localisation et l’étendue de la zone cérébrale concernée, les conséquences sont très
variables : de la simple faiblesse dans un membre au décès, en passant par la paralysie et le coma.

Parfois au tout début de l’accident vasculaire Vasculaire Qui se rapporte aux vaisseaux
sanguins (veines et artères). cérébral, des signes très discrets et réversibles comme une difficulté
à utiliser sa main et/ou une perte de la vue fugace doivent alerter : il s’agit en effet d’un accident
ischémique transitoire (AIT) qui doit être rapidement diagnostiqué et traité.

Risques et conséquences des accidents vasculaires

Les AVC sont la troisième cause de mortalité et la première cause de handicap non traumatique de
l’adulte dans les pays industrialisés. En France, près de 130 000 cas sont à déplorer chaque année,
provoquant 40 000 décès. L’AVC ischémique (ou infarctus cérébral) est le plus fréquent

Les AVC s’intègrent dans le cadre des maladies cardio-vasculaires, pour lesquelles la prévention
est essentielle (lutte contre les facteurs de risque comme l’hypertension artérielle, le tabagisme, le
diabète, l’hypercholestérolémie ou encore la sédentarité).

Causes et mécanismes de l’accident vasculaire cérébral


On distingue deux mécanismes d’accidents vasculaires :

– dans 80 % des cas, il s’agit de l’obstruction d’une artère du cerveau qui provoque un manque de
sang dans une zone cérébrale plus ou moins étendue. Cette obstruction est liée à un caillot (sang
coagulé) favorisé par des troubles du rythme cardiaque comme la fibrillation auriculaire ou des
lésions des artères du cou. Le vieillissement des artères lié à l’âge et aux facteurs de risque joue un
rôle déterminant. La zone touchée, non irriguée, manque d’oxygène et de sucre, et meurt (infarctus
cérébral) ;

– dans les autres cas, plus rares, une rupture d’une artère à l’intérieur du cerveau provoque une
hémorragie cérébrale. Les conséquences peuvent être les mêmes mais cette maladie survient
plutôt chez le sujet jeune, souvent indépendamment des facteurs de risque cardio-vasculaire.

Symptômes et signes de l'accident vasculaire cérébral


L’AVC se manifeste le plus souvent brusquement, en pleine activité ou au repos.

Les symptômes dépendent de la zone lésée et de l’étendue mais sont généralement marqués par :

– une paralysie (ou une faiblesse musculaire) pouvant toucher la moitié du corps (hémiplégie), la
face ou un seul membre ;
– une difficulté à parler (articulation difficile, perte des mots, impossibilité de parler…) ;
– un trouble visuel (cécité d’un œil, vue double, amputation d’une partie du champ visuel…) ;
– une céphalée, des troubles de conscience, un coma ;
– une épilepsie, une perte d’équilibre…

Les symptômes peuvent être isolés ou s’associer ; dans tous les cas, ils nécessitent une prise en
charge urgente.

Avec quoi ne faut-il pas confondre ?


La migraine est un diagnostic à ne pas confondre. La crise avec aura notamment peut simuler un
AVC ; seuls les antécédents de migraine et un examen médical font la différence.

De même, certaines paralysies ou troubles de la sensibilité sont dus à des pathologies sans rapport
avec un AVC (paralysie faciale a frigore, névralgie…) : là encore, mieux vaut ne pas les négliger et
consulter pour que le médecin fasse la différence.

Y a-t-il une prévention possible ?


La prévention repose sur des modifications du mode de vie : le sevrage tabagique, une activité
physique régulière (environ 30 minutes, trois fois par semaine) et des mesures diététiques sont des
priorités.

Les autres facteurs de risque cardio-vasculaire comme l’hypertension artérielle Hypertension


artérielle Élévation anormale de la tension artérielle. La pression artérielle se définit par deux
chiffres, la pression artérielle systolique et diastolique. Selon l’OMS, l’hypertension se définit par
une valeur de pression systolique supérieure ou égale à 140 mm Hg et/ou une pression diastolique
supérieure ou égale à 90 mm Hg. , l’hypercholestérolémie ou le diabète doivent être contrôlés, au
besoin à l’aide de médicaments.

La consommation excessive d’alcool (plus de trois verres de vin/jour chez l’homme et deux
verres/jour chez la femme) est également délétère et doit être réduite, de même que l’apport en
acides gras saturés (beurre, viandes grasses, fromages, charcuterie), au profit des acides mono-
insaturés (huile d’olive, colza…) ou d’acides gras polyinsaturés oméga contenus dans les poissons
par exemple.

À quel moment consulter ?

L’AVC est une urgence médicale : un appel au SAMU Centre 15 est indispensable pour organiser
les secours, poser le diagnostic et proposer un traitement dans une unité de médecine
neurovasculaire par exemple.

Les symptôme Symptôme Un symptôme est un trouble ressenti (une douleur) ou observé (une
éruption de la peau) par un patient. Il peut aussi s’agir d’un signe observé par le médecin lors de
l’examen clinique (une raideur de la nuque, une absence de réflexe…). Un ensemble de symptômes,
subjectifs ou objectifs contribuent à établir ou à orienter le diagnostic d’une maladie. s sont parfois
transitoires (faiblesse d’un membre qui régresse, perte de la vue puis vision normale…) : ces signes
doivent être pris très au sérieux car ils risquent d’évoluer vers un accident plus grave et définitif.

Que fait le médecin ?


Le médecin va confirmer le diagnostic par son examen clinique et des examens complémentaires
comme le scanner cérébral. Le scanner permet le plus souvent de mettre en évidence un hématome,
une zone d’infarctus ou toute autre cause. À une phase très précoce de l’AVC ischémique, le
scanner peut être normal ; l’IRM permet alors un diagnostic plus précis et précoce.

D’autres examens sont proposés pour rechercher la cause de l’accident, comme le Doppler des
vaisseaux du cou, l’électrocardiogramme ou le Holter (enregistrement continu sur 24 heures).

Les traitements varient en fonction du type d’AVC, du délai de prise en charge et de l’étendue.

Les AVC ischémiques peuvent bénéficier de traitements visant à déboucher l’artère Artère
Vaisseau de grand calibre dans lequel circule le sang depuis le cœur jusqu’aux différents tissus de
l’organisme. (thrombolyse), les AVC hémorragiques de traitements stoppant l’hémorragie ou
évacuant l’hématome.

Comment préparer ma prochaine consultation ?


Après l’AVC débute une phase de rééducation active à poursuivre parfois des années. Le respect
des posologies des médicaments prescrits et des examens à réaliser est fondamental pour éviter la
récidive. Signalez à votre médecin toute difficulté dans la bonne observance, de même que tout
changement de mode de vie.

Source/Auteur : Dr Gérald KIERZEK, urgentiste PH, Hôtel-Dieu


en collaboration avec Dr Emmanuelle TOUREL
et Dr Patrice MARIE
Date : 15/07/2009