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Laboratoire d’ Informatique pour la Mécanique et les Sciences de l’Ingénieur


UPR CNRS 3251 Univ. Paris-Sud ORSAY

Master 2 DFE – PIE – P&E - SupElec


Énergétique des Bâtiments

Traitement de l’air et Climatisation

Michel Pons
CNRS-LIMSI
Rue John von Neumann, bât 508, 91403 Orsay Cedex
http://perso.limsi.fr/mpons/

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Plan du cours Traitement de l’Air - Climatisation

1. Confort et Ventilation 10. Récapitulatif


2. Ventilation Double-flux et 11. Humidification –
Énergétique Évaporation directe
3. L’Air Humide, Bases 12. Évaporation indirecte –
combinaison avec Évaporation
4. Air Humide, Chauffage
directe
5. Air Humide, Refroidissement & 13. Déshumidification
Récupération de chaleur
14. Cycle dessiccant
6. Air Humide, Récupération de
15. Exercice d’application
chaleur & Condensation
16. Annexes
7. Échangeur–Récupérateur
de chaleur rotatif
8. Récapitulatif – Exercice d’application
9. Annexes

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 2

VENTILATION

CONFORT ; VMC SIMPLE-FLUX ;

VMC DOUBLE-FLUX ; ÉNERGÉTIQUE

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 3

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Le Confort, thermique et en général
• Ne pas avoir trop froid, ne pas avoir trop chaud,
• Ne pas sentir de courant d’air gênant,
• Que l’air ambiant ne soit ni trop sec, ni trop humide.

• Notion de qualité de l’air


• Et aussi : Que l’air ambiant ne contienne pas (trop) de polluants.

• 20°C < Température < 26°C


• Vitesse d’air < 0,2 m.s-1.
• 30% < Humidité relative HR < 50-60%
• Plus quelques exemples CO2 < 1 g.m-3
de concentrations limites : --
CO < 55 mg.m-3

• D’où la nécessité de NO2 < 0,32 mg.m-3


RENOUVELER L’AIR. SO2 < 1,2 mg.m-3
Ozone < 0,2 mg.m-3

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Renouvellement d’air par ventilation naturelle

• Dans habitat ancien : manque d’étanchéité (ventilation souvent subie)


 Entrées et évacuations par fenêtres et portes (« ouvertures »),
voire en façade, et aussi par bouches d’aération (de bas vers haut)
 1) Mouvement par tirage thermique (effet cheminée),
2) Mouvement par « pression » du vent.
• Tirage thermique : un exemple
 Soit un immeuble RdC+3 étages (H=10 m),
avec Ti = 22°C et Te = 0°C.
La différence de pression motrice pour le tirage au
RdC vaut environ 9 Pa [P  0,04.H.(Ti-Te)].
Alors, la force exercée sur une porte (2 m2) vaut
18 N (= poids de 1,9 kg).
• Tirage par pression du vent sur façades (dépression)
 Relations phénoménologiques.
P.ex. vent de 4 m.s-1 => P de 10 Pa env.
d’une façade à l’autre.

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Aération des locaux (habitat, bureaux …)

• Générale (toutes les pièces) et permanente (tout le temps).


• En ventilation naturelle, débit très variable (régulations rudimentaires)
trop fort (dépense énergétique inutile) ou trop faible (inconfort, hygiène).

• Exemple : Débits minimaux à extraire d’un logement


et des pièces de service selon le nombre de pièces principales :
[en m3.h-1 - Débits nominaux aussi indiqués - CCH Art. R111-9]

Nb. pièces Logement Cuisine S de bains WC


1 > 35 m3.h-1 > 20 - 75 15 m3.h-1 15
2 > 60 m3.h-1 > 30 – 90 15 m3.h-1 15
3 > 75 m3.h-1 > 45 – 105 30 m3.h-1 15
4 > 90 m3.h-1 > 45 – 120 30 m3.h-1 30

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Ventilation Mécanique Contrôlée VMC - Principe


• Entrées d’air neuf dans les pièces principales (encastrées dans menuiseries /
perméabilité des façades) et sorties d’air vicié dans les pièces de service
(cuisine, Sdb, WC).
• Groupe moto-ventilateur (combles du bâtiment) -> dépression dans les
logements via les gaines et bouches d’extraction
situées dans les pièces de service.
• Consommation d’énergie
par l’extracteur
(pertes de charge dans
gaines – nécessité
bon réglage).
• Variation possible de
débit en cuisine et en
SdB/WC.
• Nuisances sonores
(<35dB(A) voire 20)
ou par vibrations. VMC simple flux
Source : Fédération Française
du Bâtiment & EDF. COSTIC

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Ventilation Motorisée VMC Simple Flux

Exemple en habitat collectif

Source AICVF

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Ventilation Motorisée VMC Double Flux


• VMC de reprise (extraction) PLUS seconde VMC de soufflage d’air neuf
dans pièces de vie. Proximité des gaines air neuf et air
extrait dans les combles ou le local technique.

VMC double flux


Source : Fédération Française du Bâtiment & EDF. COSTIC
Source AICVF
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L’efficacité énergétique de la ventilation

• Contrôler les débits pour les adapter finement aux besoins


 Modulation temporelle (programmation, horloges),
ou en fonction de l’occupation (présence, humidité, CO2 … si mesures).

• Installer des ventilateurs à faible consommation


 Moteurs à courant continu, variateurs de fréquence.

• Récupérer l’énergie sur le renouvellement d’air


 Ventilation double flux avec échangeur de chaleur …
 … soit inerte – chaleur sensible (statique ou rotatif), …
• Échangeur courants croisés, ou à contre-courant ;
utilisation éventuelle de l’humidification de l’air en été.
 … soit thermodynamique – voire hygroscopique.
• Effet Pompe à chaleur air / air, ou roue dessiccante.
 Pour mémoire : puits canadien (dit aussi provençal)

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Récupération de chaleur sur VMC Double Flux


Échangeur/récupérateur de chaleur entre les deux flux d’air (neuf et extrait)
pour préchauffer l’air neuf en hiver, et
pré-rafraîchir l’air neuf en été.

• Températures limitées
(entre -20°C et +45°C)
-> Aluminium ou
plastiques.

• Échangeur statique
(courants croisés)
ou bien rotatif.

• L’efficacité est encore


améliorée par la récupération
de la chaleur latente
(condensation) de l’humidité
contenue dans l’air repris.
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L’AIR HUMIDE,

BASES

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Air + vapeur d’eau = air humide


• Exemple de condition « confortable » = 25 °C et 50 % d’humidité.

• Définition partielle de l’air d’après des encyclopédies (p.ex. wikipedia) :


78%_mol N2 + 21% O2 + autres gaz : Ar (0,9%), CO2 (0,04%), …
Masse Molaire = 29,0 g.mol-1.  = 1,18 kg.m-3 aux conditions atmosphériques.

• Pression atmosphérique normale = 101.3 kPa


Variations climatiques (quelques kPa en plus ou en moins selon les jours)
ou par changement d’altitude (P=gh -> 100 m <=> 1.1 kPa)
• Dans ce cours tout est présenté dans le cas de pression normale.

• Remarque : la composition décrite ne mentionne pas d’eau !


• D’où deux remarques de vocabulaire : « Air » = Air Sec
et Air + Vapeur d’eau = « Air Humide »
• L’eau qu’est-ce que c’est ?

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L’eau : équilibre liquide - vapeur
• Corps pur, H2O, assez facilement présent sous l’une des trois phases
(solide, liquide, gazeuse) dans les conditions atmosphériques.
Fonction Psat(T) entre 0 et 50°C
• L’équilibre liquide-vapeur H2O est
monovariant (règle des phases) :
à T fixée, P aussi est fixée,
c’est la fonction P = Psat(T) L
Exemple de fonction approchée [Psat en Pa, T en K]

3611, 45  253073 / T
Ln( Psat (T ))  23,0209 
T V
• À l’équilibre, le liquide et la vapeur sont
saturés.
• Équilibre en présence d’air (T uniforme)
H2O liquide en équilibre avec vapeur H2O
dans l’air, dont la pression est la
pression partielle de H2O dans l’air. • Psat(25°C) = 3.17 kPa
(3% de Patm) .
v  c  2 
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Quelle masse d’eau dans l’air à la saturation ?


• Pression partielle py d’un gaz y dans un mélange M à pression Ptot
mol
définition : p y N y (Nb de moles de y)
 mol
Ptot Ntot (Nb de moles total dans M).

• Pression partielle H20 dans air = pw définie par


pw N mol mw / Mw mw / ma pw xw
 mol w mol   
Ptot N w  N a mw / Mw  ma / Ma mw / ma  Mw / Ma Ptot xw  0,622

(avec indices w=water & a=air =air sec)


• {Il est assez judicieux de tout rapporter à la masse d’air sec ma plutôt qu’à la masse totale
(mw+ma), qui d’ailleurs n’apparaît pas dans l’équation ci-dessus.}

• À la saturation : pw=Psat(25°C)=3.17 kPa et Ptot=101.3 kPa


=> le calcul donne : xw=0.020 kgH2O/kgAirS
• {À comparer avec les proportions d’Argon, et de CO2.}

• « Air à 25°C et 50 % d’humidité » signifie que pw=0,5 x Psat(25°C).


La pression partielle d’eau est 50 % de la pression de saturation à 25°C.

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L’air humide, humidité relative / absolue
• Air + vapeur d’eau non-saturée (une phase) = Équilibre divariant.
Deux degrés de liberté = Température et humidité.
• Relation
pression partielle (pw) - humidité relative (HR) - humidité absolue (xw) :
pw H R Psat (T ) xw
 
Ptot Ptot xw  0,622
Ptot xw
• Ce qui donne : humidité relative = HR  .
Psat (T ) xw  0,622
[0 < HR < 1]
0,622  H R  Psat (T )
et humidité absolue = xw 
Ptot  H R  Psat (T )
[en kgw.kgas-1]

 3611, 45  253073 / T 
avec Psat (T )  exp  23, 0209  
[Psat en Pa, T en K]  T 

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Le diagramme psychrométrique (air humide)


Humidité absolue xw
[g_H2O/kg_air_sec]

Température

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Zone(s) de confort
Le confort est
une notion très
relative
(plusieurs normes).

Température entre
18-20 et 25-26°C
(ou +). 5
Humidité relative
entre 30 et 55%
(à 26°C). 5
Humidité absolue
entre 5-6 et
11-12 gw.kgas-1.

(5) : Point de confort cible en climatisation : T = 26°C, xw = 12 gw.kgas-1.


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Un peu de thermodynamique : l’enthalpie


Système fermé Système en écoulement
Apport de travail (W) ou chaleur (Q) stationnaire entre les frontières
-> Variation d’énergie interne (u) (adiabatiques) de deux « réservoirs »
et/ou énergie cinétique (ec). -> variation d’enthalpie (h) et ec.

M M
in out

W Q W Q
M (du  dec )   W   Q M [(hout  hin )  (ec,out  ec,in )]  W  Q

• L’enthalpie h  u  p /   u  pv est une fonction d’état …

Sur une section d’entrée (in) ou de sortie (out) le travail de la force de pression est

P. A.v.d t soit, en stationnaire : P. V .d t  P. (m /  ).d t  P.( M /  )


 
En considérant le travail de Pin, et Pout sur les sections d’entrée et de sortie, on a :
M [(uout  uin )  (ec,out  ec,in )]  W  Pin .M / in  Pout .M / out  Q
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Enthalpie de l’air humide
• L’enthalpie h  u  p /   u  pv est une fonction d’état …

• … définie à une constante additive près ; ici, l’état de référence est :


T0 = 273,15 K ; P0 = Ptot = 101,3 kPa ; et état liquide pour l’eau.

• L’air humide est un mélange dit « idéal » : l’enthalpie du mélange


est la somme des enthalpies de chaque composant du mélange.

• Soit, pour 1 kg d’air sec + xw kg de vapeur d’eau :


h(T , xw )  c pa .(T  T0 )  xw .  Levap (T0 )  c pv .(T  T0 ) 

• cpa = 1,005 kJ.kg-1.K-1 ; chaleur massique de l'air sec


Levap(0°C) = 2502 kJ.kg-1 ; chaleur latente évaporation de l’eau à 0°C
cpv = 1,86 kJ.kg-1.K-1 ; chaleur massique de la vapeur d’eau

h(T , xw )  xw  Levap (T0 )  (c pa  xw  c pv )  (T  T0 )


 xw  2502  (1.005  xw 1.86)  (T  273.15)
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L’enthalpie dans le diagramme psychrométrique

Enthalpie [kJ/kg]

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Le cas dit nominal de ce cours
• Climatisation de 8 appartements de 80 m2 et 4 personnes chacun
 Renouvellement d’air :
le débit d’air neuf minimal nécessaire est de 800 m3.h-1 (0,22 m3.s-1),
soit 0,26 kgas.s-1.
Le débit d’air neuf effectif peut être supérieur à ce minimum.

 Extraction d’humidité du local :


extraire au total 2,3 kg.h-1 = 0,64 g.s-1 de vapeur d’eau,
soit une charge latente de 1,6 kW (0,64 x 2,5).

 Extraction de chaleur du local : (très dépendant usage, lieu, etc.)


Charge sensible de 3 kW.

 Charge totale = 4,6 kW.

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Mélange de deux flux d’air humide


• Soit le mélange de deux flux d’air humide, notés a et b,
 ,
chacun étant caractérisé par son débit d’air sec m
son taux d’humidité ABSOLUE xw,
et son enthalpie h.

Équations donnant les


caractéristiques du
mélange, indice c : b
ma/mc
m c  m a  m b ma/mc

m x  m b xwb mb/mc c
xwc  a wa mb/mc
m c
m a hwa  m b hwb a
hwc 
m c

• Exemple graphique : mélange 1/3 (a) + 2/3 (b).

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Exemple de soufflage dans le cas nominal
• Avec le débit minimal (0,26 kgas.s-1) :
 Extraction de vapeur d’eau 2,5 gwv.kgas-1
(charge latente = 6,1 kJ.kgas-1),
 + charge sensible = 11,5 kJ.kgas-1.
• À partir du point de confort visé (5) :
 Point i : hlatent en vertical.
 Point m : hsensible en horizontal.
 m = soufflage minimal,
ici à 15°C fixée par h et xw.
• Avec débit plus fort … 5
m
i

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Débit de soufflage supérieur au minimum


• Le débit de soufflage est augmenté, p.ex. pour éviter de souffler un air
trop froid dans les pièces de vie (inconfort).
• Soit un facteur Y>1 sur le débit (d’air sec) de soufflage,
indices 5 pour conditions de confort, m pour le soufflage minimal,
et 4 pour soufflage effectif. Bilans de vapeur d’eau et d’enthalpie :

Y ( xw5  xw4 )  xw5  xwm x  (Y  1) xwm


xw4  w5
Y
• Soufflage sur un point de la courbe 5m, h5  (Y  1)hm
h4 
selon la valeur de Y Y
5

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AIR HUMIDE,

CHAUFFAGE

+ Notions de base sur les échangeurs

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Chauffage seul (exemple pour hiver)


• Air extérieur à 0 °C & 80 % d’humidité relative (3 g/kg d’humidité
absolue) et réchauffé jusqu’à 20 °C.
Débit air sec 0,26 kgas.s-1.
Débit effectif (air sec + vapeur d’eau) : 0,261 kg.s-1.

• Puissance thermique reçue par l’air :



Q  m  h(20;3)  h(0;3) 
= 0,26 x (27,7 – 7,5) = 5,25 kW.

• Représentation dans le
diagramme air humide
-> .

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Échangeurs de chaleur - 1
• Échange de chaleur :
L’air (noté fluide 1) est chauffé de T1i à T1o (ici de 0 °C à 20 °C)
[L est la longueur de l’échangeur]
par un autre fluide noté 2 (eau, fumées, etc.) disponible à une
température notée T2i (p.ex. sortie chaudière).

T2o T2i
Échangeur de chaleur
T1i T1o

. x=0 . x=L

• Les températures d’entrée, T2i et T1i, sont données, les températures


de sortie, T2o et T1o, résultent de la qualité de l’échange, du
dimensionnement de l’échangeur.

• Conditions nécessaires : T2i > T1o & T2o > T1i .

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Échangeurs de chaleur - 2
• Les trois grands types d’échangeurs :T2o T2i
 Échangeurs à contre-courant HX
T1i T1o
(les plus efficaces)

T2i T2o
 Échangeurs à co-courant
(les moins efficaces) HX
T1i T1o

T2o
 Échangeurs à courants croisés
(souvent les plus faciles à réaliser)
T1i HX T1o
• ÉQUATION FONDAMENTALE :

H1o  H1i  ( H 2o  H 2i ) T2i


m 1 ( h1o  h1i )  m 2 (h2o  h2i )

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Échangeurs de chaleur – 3
Une notion importante
T2i
Q
2. Efficacité d’échangeur   *
• Rapport du flux échangé Q max
au flux théoriquement maximal.

• Pour cet  p )1 (T1o  T1i )


( mc
exemple :  
64 % (45/70).  p ) min (T2i  T1i )
(mc
(m’.cp)min, pour cause de 2nd principe T2o
T1o
• De façon plus rigoureuse (en
incluant l’échange possible de chaleur
latente – en négligeant la chaleur
T1i
dissipée) :
m 1  h(T1o , p1 )  h(T1i , p1 )

min k  m k  h(T2i , pk )  h(T1i , pk ) 

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Concrètement dans une


Centrale de Traitement d’Air (CTA)

• Batterie à Eau Chaude :


l’eau circule dans des tubes ailetés en
parallèle (p.ex. ici 5 circuits) disposés
dans la direction transverse à
Air l’écoulement (courants croisés), et
arrangés en nappes successives
Eau (p.ex. ici 4 rangs à contre-courant).
L’air circule entre les ailettes.
J. Bouteloup
et al. 2009

Air

• Batterie électrique :
(aussi avec des ailettes) J. Bouteloup
et al. 2009
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AIR HUMIDE,

REFROIDISSEMENT &

RÉCUPÉRATION DE CHALEUR
Échangeurs à courants croisés

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Récupérateur de chaleur dans une CTA - 1


• Préchauffage de l’air froid extérieur par
de l’air chaud intérieur.
• A priori, mêmes débits d’air sec
des deux côtés (conservation).

• 260 gas.s-1 d’air extérieur à 0 °C


+ 0,8 gw .s-1 [80 % d’humidité relative
3 g/kg d’humidité absolue].
• 260 gas.s-1 d’air intérieur à 20 °C
+ 1,9 gw .s-1
[50 % d’humidité relative (hypothèse)
7,3 g/kg d’humidité absolue]
• Refroidissement

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Récupérateur de chaleur dans une CTA – 2
Échangeur à courants-croisés
• A priori, mêmes débits d’air des deux côtés.
• Avantages :
J. Bouteloup  Disposition favorable à l’implantation des
et al. 2009 collecteurs
 Intégration facile dans une VMC Double-Flux

T2o
T1i T2i
HX
T1i T1o

T2i Arrangement
des collecteurs T2o T1o
entrée / sortie

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Récupérateur de chaleur dans une CTA – 3


Échangeur à courants-croisés
• Solution numérique, ici avec éqns simplifiées :
Fluides monophasiques définis par  et cp : ……………… dh  c p dT
vitesse u dans canal de hauteur z, avec U = coefficient
d’échange avec autre fluide circulant en direction transverse.
dh1 dh
T2o
  u z 1  U T2  T1      u z 2 2
dx dy
T1E  T1W T2 N  T2 S
T1i HX T1o
  u zc p1 2x

 U T2  T1     u zc p 
2 2y
Avec E, W, N, S = mailles
voisines (est, ouest …).
T2i C.L. : Température
entrée ; adiabatique
ailleurs.

Champs de température
calculés dans les deux fluides :

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Récupérateur de chaleur dans une CTA - 4
Bilan de l’échange à courants-croisés :
• Champ de densité de flux échangé U(T2-T1) :
(noter la zone de flux max sur diagonale)

(calculs pour 260 gas.s-1


et UA = 31,2 W/K)
T2o
Bilan d’énergie
T1i HX Fluide 1 : chauffage
T1o
de 0 °C à 12,9 °C
(sortie entre 8,2 & 18),
soit
T2i puissance échangée 3,4 kW,
et efficacité de 65 %.

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Mélange de flux d’air humide


• La température de l’air neuf (#1) à la
sortie de l’échangeur n’est pas uniforme
(courbe #1 ci-contre).

• L’ensemble du flux #1 est mélangé, ce


qui donne une température moyenne …

• Le calcul rigoureux de l’état du T1o  L y 1  


Ly
T1 ( x  Lx
mélange 0
calcule l’enthalpie moyenne :

h1o 
 h1 ( x  L , y )  dm1
x

 dm1
• Ici on a : <T1o> = 12,9°C

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 37

18
AIR HUMIDE,

RÉCUPÉRATION DE CHALEUR

& CONDENSATION

Laboratoire d’ Informatique pour la Mécanique et les Sciences de l’Ingénieur

Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 38

Récupérateur de chaleur dans une CTA - 5

Fluide 1 : chauffage
de 0 °C à 12,9 °C (sortie entre 8,2 & 18 °C),
soit 3,4 kW, et efficacité de 65 %.

Pour le Fluide 2
le calcul donne :
refroidissement
de 20 à 7,2 °C
(sortie entre
2 & 12°C) :

Impossible sans
condensation de vapeur.
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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 39

19
Refroidissement avec condensation

• Dans le domaine
air humide seul,
chaleur sensible
uniquement : dh  (c pa .  xw .c pv ).dT
0,622  Psat (T )
• Sur la courbe de saturation xw 
dxw/dT > 0.
Ptot  Psat (T )

dh  (c pa .  xw .c pv ).dT  Levap (T0 ).dxw


h(T , xw )  c pa .(T  T0 )  xw .  Levap (T0 )  c pv .(T 
dh  (c pa .  xw .c pv ).dT
Levap (T0 ).0,622  Ptot
 dPsat (T ) 0,622  W%  Psat (T )
xw 
 Ptot  Psat (T ) 2 Ptot  W%  Psat (T )

Psat (T )  506140 
dPsat (T )  .  3611   .dT
T2  T  • Équations non-linéaires : résolution itérative

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 40

Calcul de l’échange, sans ou avec condensation

• Comparaison

sans …

et avec …

condensation

L’eau liquide résultant de la condensation doit être évacuée avec le flux d’air repris.

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 41

20
Récupérateur de chaleur dans une CTA - 6

Fluide 1 : chauffage
de 0 °C à 13,0 °C (sortie entre 8,7 & 18 °C),
soit 3,43 kW, et efficacité de 65,3 %.

Pour le Fluide 2
avec condensation :
refroidissement
de 20 à 7,5 °C
(sortie entre
4,3 et
12,2 °C)

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 42

Bilan d’enthalpie avec condensation


• À l’entrée : flux d’air #2 (2i) h2i  (c pa  xw2i .c pv ).(T2i  T0 )  xw2i .L0
• À la sortie : 1° flux d’air #2 (2o) hh22oo  (c pa  xw2o .c pv ).(T2o  T0 )  xw2o .L0
• + 2° eau liquide (xwi – xwo) [cpl = 4185 J.kg-1.K-1]  c pl .( xwi  xw2o ).(T2o  T0 )

• Flux de chaleur échangé = ( h2i  h2o )


Variation d’enthalpie de l’air humide = ( h2i  h2o )

h2o  h2o
• Écart relatif =
h2i  h2o

• Exemple numérique. Soit de l’air humide (1 kg air sec),


refroidi depuis [25 °C ; 100 % d’humidité ; 20.08 g.kg-1 vapeur eau]
jusqu’à [15 °C ; 100 % d’humidité ; 10.63 g.kg-1 vapeur eau].
Calculs développés sur transparent suivant ->

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 43

21
Calcul exact et approximation
• Air saturé à 25°C : h = 76.30 kJ. Air saturé à 15°C : h = 41.97 kJ
• + 9.45 g (20.08-10.63) d’eau liquide à 15 °C : h = 0.59 kJ.

• heffectif = ( h2i  h2o ) = 76.30 – 41.97-0.59 = 33.74 kJ ;


has = ( h  h ) = 76.30 – 41.97 = 34.33 kJ
2i 2o
Soit un écart < 2 % !

• Quelle erreur commet-on sur l’état final de l’air


si le heffectif est appliqué intégralement à l’air sec ?
 h = 42.56 kJ.kg-1 = enthalpie de l’air saturé à 15.18 °C (au lieu de 15).
 L’erreur est donc minime.

• En 1ère approximation, et si sa température reste limitée,


l’enthalpie de l’eau liquide peut être négligée dans les bilans.
Cette fonction enthalpie donne plus que l’enthalpie de l’air humide.

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 44

ÉCHANGEUR – RÉCUPÉRATEUR

DE CHALEUR

ROTATIF

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 45

22
Échangeur rotatif (inerte) - 1

DESCRIPTION, DISPOSITION
• La ROUE tourne en traversant les
deux conduits d’air.
• Matériau : poreux, perméable
dans une direction et inerte
(typiquement aluminium).
• + deux « balais » qui séparent les
deux conduits (et évitent les
recirculations).

• Chauffage d’un côté,


refroidissement de l’autre.

J. Bouteloup
et al. 2009

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 46

Application à la climatisation

RÉCUPÉRATION « DE FROID » EN ÉTÉ :


Pré-refroidissement de l’air extérieur soufflé
par échange avec l’air extrait froid.

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 47

23
Échangeur rotatif (inerte) - 2

• ÉQUATIONS
z
• Transfert de chaleur entre fluide et solide poreux
dans volume élémentaire dr.rd.dz, avec 2 = 1
r ( = 1 pour le fluide 1 et  = -1 pour le fluide 2) ;
As = rapport [(surface échange fluide-solide) / volume] [m-1] ;
et  = vitesse rotation de la roue [rad.s-1].

( u  c p ) f .rd dr.(T fz   T fz  )  UAs .rd drdz.(Ts  T f )  ( *c p ) s .rdzdr.(Ts   Ts  )


dT f dTs
( u  c p ) f .  UAs .(Ts  T f )  ( *c p ) s .
dz d
• Le problème est indépendant de r, donc la solution l’est aussi.
• Conditions aux limites :
 Périodicité angulaire pour le solide
 Température d’entrée du fluide imposée sur chaque secteur

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 48

Échangeur rotatif (inerte) - 3



dT f dTs
( u  c p ) f .  UAs .(Ts  T f )  ( *c p ) s .
z dz d
 (u  c p ) f 1 ( *c p ) s
r Avec Xu  , Xh 
Lz ( *c p ) s UAs .
(u  c p ) f 2
et X f  1 pour le fluide 1 ; et Xf  pour le fluide 2.
(u  c p ) f 1

 X h X u X f Lz . dzf
dT dTs
 (Ts  T f )    X h  .
d

• (Ici solution sans condensation)

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 49

24
Échangeur rotatif (inerte) - 4
• Champs de température, fluide et matrice solide (roue)
en fonction de position angulaire et de position axiale :

Fluide 1 chauffé à 35 °C (entre 30,7 & 39,2)


soit puissance échangée 2,35 kW,
et efficacité de 64 %.

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 50

Récapitulatif
• Air humide : humidités relative et absolue, enthalpie
• Chauffage de l’air humide
• Refroidissement de l’air humide,
 Condensation éventuelle d’une partie de l’humidité de l’air
 Approximation acceptable : négliger l’enthalpie de l’eau liquide ainsi
produite
• Mélange de différents flux d’air humide
• Plus notions de ventilation, renouvellement d’air, charges sensible et
latente, échangeurs de chaleur (disposition des courants, efficacité,
résolution numérique).

Exercice d’application
• Cas dit nominal (cf. Section Air Humide – Bases), avec air extérieur à 40°C & 60%
HR, air intérieur à 25°C & 60 % HR, un échangeur-récupérateur rotatif
d’efficacité = 80%
puis froid direct (climatiseur sur air soufflé) pour produire de l’air à saturation.
Quelle est l’énergétique du système (débits, températures, flux) ?
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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 51

25
Laboratoire d’ Informatique pour la Mécanique et les Sciences de l’Ingénieur

Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 52

Récapitulatif de la partie 1
• Air humide : humidités relative et absolue, enthalpie
• Chauffage de l’air humide
• Refroidissement de l’air humide,
 Condensation éventuelle d’une partie de l’humidité de l’air
 Approximation acceptable : négliger l’enthalpie de l’eau liquide ainsi
produite
• Mélange de différents flux d’air humide
• Plus notions de ventilation, renouvellement d’air, charges sensible et
latente, échangeurs de chaleur (disposition des courants, efficacité,
résolution numérique).

• Sauf exception, avec ces « outils » on ne peut changer la teneur en


vapeur d’eau que sur la courbe de saturation.

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 53

26
HUMIDIFICATION

ÉVAPORATION DIRECTE

Laboratoire d’ Informatique pour la Mécanique et les Sciences de l’Ingénieur

Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 54

Humidification (évaporation directe)


• Humidificateur : Enceinte où de l’eau liquide (en film, gouttelettes ou
brouillard) se vaporise dans le flux d’air traversant.

Eau liquide Air rafraîchi


et humidifié,
éventuelle-
Air non saturé
ment saturé

VAPORISATION = production de froid

• Principe : pour se vaporiser, l’eau prend de la chaleur à l’air,


qui se refroidit. L’ensemble est adiabatique.
• Note : Il faut un apport d’eau liquide (distribution ; consommation).
• Si excès d’eau (recirculation) : air (quasi) saturé à la sortie.
+ fortes contraintes sanitaires (légionellose).
• Il existe des systèmes pour contrôler la
quantité d’eau brumisée
(humidificateur rotatif ; buses d’injection).

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 55

27
Thermodynamique
• Entrée : air humide (i) hi ,tot  (c pa  xwi .c pv ).(Ti  T0 )  xwi .L0
+ xw eau (w)  c pl .xw .(Tw  T0 )

• Sortie : air humide (f) h f  [c pa  ( xwi  xw ).c pv ].(T f  T0 )  ( xwi  xw ).L0

• Adiabatique <=> (hi,tot = hf)

• D’où Tf par :
[c pa  ( xwi  xw ).c pv ].(Ti  T f )  xw .[ L0  c pv .(Ti  T0 )  c pl .(Tw  T0 )]

• Avec Ti = 30°C, et Tw = 15°C : c pl .(Tw  T0 )   L0  c pv .(Ti  T0 )   2.5%


• Si (Ti-Tf)≈10K ; le terme [c pl .(Tw  T0 )] compte pour 0,25K ;
il est donc négligeable.

• (hi,tot = hf) peut raisonnablement être remplacée par (hi = hf) :


lors d’une humidification stricte,
l’air humide suit (quasiment) une courbe adiabate.

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 56

Rafraîchissement par évaporation directe


• Les conditions de confort choisies (5), et la
charge du bâtiment donnent les conditions de
soufflage minimales en débit, enthalpie et
humidité (m).
• Accepter un débit supérieur permet souffler
l’air plus près de (5) que (m). P.ex. ici avec
m 4 / m m  2.5 , en (4).
• L’adiabate de (4) (ici h=50kJ/kg) traverse
des conditions d’air extérieur (3) plus
chaud que (5) mais bien plus sec
ex. : (1) à 33°C & 20% HR.
4 5
m
3

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 57

28
Équations
• La charge du bâtiment définit le point de soufflage minimal (indice m) qui
permet de renouveler le débit d’air minimal m  m et d’extraire …
… le débit de vapeur d’eau m  w , ce qui définit xwm par : m w  m m  ( xw5  xwm )
… la charge sensible q s , donc la charge totale qt  m  w  [ L0  c pv .(T5  T0 )]  qs
ce qui définit hm par : m  m  (h5  hm )  qt
• Le soufflage effectif (4) sera entre (5) et (m) tel que : m 4  Y  m m
( xw5  xwm )  Y  ( xw5  xw4 ) et ( h5  hm )  Y  (h5  h4 )

• Les capacités techniques de la CTA imposent une limite max à Y : Ymax.


• L’évaporation directe est possible si 1° l’air extérieur (3) satisfait : h3=h4
et donc si : h3  h5  ( h5  hm ) Ymax . Finalement : Y  ( h5  hm ) ( h5  h3 )  Ymax
• Il faut aussi que xw3  xw4  xw5  [ m
 w  ( h5  h3 )] qt

 4  ( xw4  xw3 )
• Le procédé consomme le débit d’eau = m

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 58

Conditions sur air extérieur et implantation

• L’air extérieur doit être hors de la zone grisée.

• Implantation :
 L’air neuf (3) passe dans l’humidificateur,
puis est soufflé (4).
 L’air repris (5) est rejeté.
 L’humidificateur est alimenté en eau.
5
Extérieur

Intérieur

Ymax
Air

Air

3 4 m
4

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 59

29
ÉVAPORATION INDIRECTE

COMBINAISON DIRECTE + INDIRECTE

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 60

Évaporation indirecte
• En évaporation directe, de l’air froid est rejeté à l’extérieur.
• Autant l’utiliser pour refroidir l’air soufflé.
• Autant alors refroidir l’air repris autant que possible dans un
humidificateur.
• L’air soufflé est alors refroidi dans un échangeur (par exemple rotatif).

Avantages
7 6 5 • Réglementation bien plus souple (c’est
Air Extérieur

Air Intérieur

l’air repris qui est humidifié).


• Rejet à l’extérieur d’air (7) à enthalpie
plus forte qu’en (5) (efficacité énergétique)
• Conditions sur air extérieur (2) moins
2 4 limitantes.

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 61

30
Rafraîchissement par évaporation indirecte
• Le trajet 5-6 suit une adiabate (ici h5=57kJ/kg) jusqu’à
la saturation (= le plus froid possible) :
0,622  Psat (T6 ) (c pa  xw6 .c pv ).(T6  T0 )  xw6 .L0  h5
xw6 
Ptot  Psat (T6 )

• Facteur Y donné par Y  ( xw5  xwm ) ( xw5  xw2 )


m 4  Y  m m ( h5  hm )  Y  (h5  h4 )

• Puis le trajet 6-7 refroidit l’air neuf 7


sur 2-4. Hypothèse débits identiques
6
h2  h4  h7  h6 5
Efficacité d’échange
4 2
h2  h4 m
 HX 
h2  h(T6 , xw 2 )

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 62

Eau consommée et Conditions sur air extérieur

 4  ( xw6  xw5 )
• Débit d’eau consommée = m
(si égalité débits air)

• L’air extérieur doit être hors de la zone grisée.

• Contraintes plutôt faibles sur température T2


mais forte sur humidité absolue xw2 :
xw2  xw5  ( xw5  xwm ) Ymax
Ymax 7
6
xw2  xw5  ( xw5  xwm ) Y6
5
m
• Même si imparfaites, les 4 2
conditions en (4) sont
Y6
probablement plus
confortables qu’en (2).

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 63

31
Combinaison vaporisation directe + indirecte
• Si l’air extérieur contient moins d’eau que le
point m : xw2 < xwm , il faut –en toute rigueur-
aussi ajouter de la vapeur d’eau dans l’air
soufflé par vaporisation directe.

7 6 5
Air Extérieur

Air Intérieur
7
2 3 4 6
m 5

4
3 2

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 64

m
6
5
Bilans, équations

4 (c pa  xw6 .c pv ).(T6  T0 )  xw6 .L0  h5


3 2
• Trajet 5-6 : idem évaporation indirecte 0,622  Psat (T6 )
xw6 
Ptot  Psat (T6 )

h2  h3  h7  h6
• Puis le trajet 6-9 refroidit l’air neuf sur 2-3 :
semblable évaporation indirecte h2  h3
  HX
h2  h(T6 , xw 2 )

• Le facteur Y est donné par : ( h5  hm )  Y  (h5  h3 )


soufflage effectif (4) entre (5) et (m) par ( xw5  xwm )  Y  ( xw5  xw4 )
avec le débit d’air neuf soufflé (et d’air repris) : m 4  Y  m m
• Noter le degré de liberté compromis possible
entre Y et HX.
• Consommation d’eau = m  4  ( xw6  xw5  xw4  xw3 )

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 65

32
Application
• Reprise du cas dit nominal, avec débit minimal d’air sec = 0,26 kg/s et
un point de soufflage m à 14°C saturé (confort à 26°C & 12gw/kgas). Pour
chaque cas ci-dessous, calculer le débit d’air sec renouvelé et le débit
d’eau consommée.

• Évaporation directe avec air extérieur à 33°C & 20% HR.

• Évaporation indirecte avec air extérieur à 33°C & 11,2 gw/kgas.


Quelle doit être l’efficacité de l’échangeur de chaleur ?

• Évaporation directe + indirecte avec air extérieur à 33°C & 20% HR et


efficacité échangeur = 67 %.

• Diagramme 10-35°C ; 0-20g/kg ; 26-76 kJ/kg

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 66

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 67

33
DÉSHUMIDIFICATION

CYCLE DESSICCANT

(ici cycle de Pennington à roue dessiccante)

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 68

Déshumidification
• On sait …
 Chauffer, refroidir
 humidifier (adiabatiquement)
 et refroidir en condensant, ce qui déshumidifie,
mais le coût énergétique est important, cf. TD1.
• … et donc « traiter » de l’air plus sec que
les conditions de confort.
• Il faudrait pouvoir fixer l’humidité de
l’air sans avoir à refroidir : opération
inverse (ou presque) de
l’humidification adiabatique.

• Des matériaux qui fixent l’humidité


sont bien connus :

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 69

34
Les gels de silice
• Polymères d'acide silicique Si(OH)4
obtenus à partir de silicate de sodium
Liaisons électrostatiques dans les pores.
• Matériau poreux : La taille des pores dépend du
procédé de fabrication, elle va des micropores
(qq nm) aux macropores (qq m).
• Mise en forme : en poudre, ou en grains
millimétriques sans liant.

• Isothermes d’adsorption
(ici Gel de Silice CECA) :
• La masse d’eau adsorbée (fixée dans
les pores) augmente quand …
 … la pression (H2O) augmente,
 … la température diminue.

• h d’adsorption = -2640 kJ.kgw-1.


L’adsorption est exothermique.
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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 70

Cycle adsorption - désorption


• Un exemple : 3000 Pa = Psat (24,1°C) <-> xw = 19 g/kg.
• Souffler de l’air humide avec ce xw alternativement à 40°C puis à 60°C
permet de fixer puis de relâcher (0,23-0,08=0,15) kgH2O / kgSG.

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 71

35
La roue dessiccante : description

• Matrice poreuse perméable dans une direction, inerte


(typiquement en céramique), dont les parois intrapores
sont recouvertes d’un sorbant hydrophile,
plus deux « balais », qui définissent deux secteurs où circulent l’air
neuf et l’air repris.

• Gel de silice = adsorbant le plus couramment utilisé, aussi dans les


roues dessiccantes (parfois : sel LiCl).

• Fabricants : Munters (honeycombe) (S), Novelaire (USA),


Shenzhen (RPC), AGC Engng Co. Ltd (J), Rotorsource (USA), etc.

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 72

La roue dessiccante : fonctionnement


• Elle transfère l’humidité depuis l’air soufflé (traité)
vers l’air repris, extrait, et rejeté plus humide.

DÉSORPTION
Air relativement Air chaud
chaud et humide relativement sec

Air soufflé extérieur Air sec, chauffé par la


tiède et humide chaleur d’adsorption
(exothermique)
ADSORPTION

• Ce transfert d’humidité se fait sans aucun échange avec l’extérieur :


la roue est globalement adiabatique,
• mais chacun des deux flux d’air ne l’est pas.

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 73

36
Bilans d’enthalpie - 1
• 1/ Enthalpie de l’eau adsorbée. Adsorption = passage de
phase vapeur (v) à la phase adsorbée (fixée sur le SG - aw) h  haw  hv
haw  hv  h  L0  c pv .(T  T0 )  h
• 2/ Bilan de masse et d’enthapie, p.ex. pour la désorption (semblable à
humidification) pour 1 kg air sec à Ta et X kg de SG à TG, (cp effectif noté
cp*) + eau dans SG = q au début, q+dq à la fin [kgw/kgSG].
 Conservation de la masse d’eau : dxw  X .dq  0
 Enthalpie initiale : (c pa  xw .c pv ).(Ta  T0 )  xw .L0  X .[c p .(TSG  T0 )]
*

 Enthalpie finale : [c pa  ( xw  d xw ).c pv ].(Ta  d Ta  T0 )  ( xw  d xw ).L0 


X .[c*p .(TSG  d TSG  T0 )]  X .d q.[ L0  c pv .(TSG  T0 )  h]
 Bilan (conservation) :
(c pa  xw .c pv ).d Ta  d xw .[c pv .(Ta  T0 )  L0 ]
 X .c*p .d TSG  X .d q.[ L0  c pv .(TSG  T0 )  h]  0
(c pa  xw .c pv ).d Ta  d xw .[ h  c pv .(Ta  TSG )]  X .c*p .d TSG  0
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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 74

Bilans d’enthalpie - 2
(c pa  xw .c pv ).d Ta  d xw .[ h  c pv .(Ta  TSG )]  X .c*p .d TSG  0

• Désorption : dq<0 ; dxw > 0 ; dTSG > 0 (cf. équation état) ; dTa < 0.

(c pa  xw .c pv ).d Ta  d xw .[ L0  c pv .(Ta  T0 )  (h  L0 )  c pv .(TSG  T0 )]  X .c*p .d TSG  0

d ha  d xw .[(h  L0 )  c pv .(TSG  T0 )]  X .c*p .d TSG


-2640+2502+1.86*60 = -28 kJ/kg
• Humidification : dq<0 ; dxw>0 ; dTSG>0 ; dTa<0 ; dha<0.
• Et donc déshumidification : dha>0.

• cp effectif, noté cp*, qui prend en compte …


 le gel de silice SG
 + la matrice porteuse inerte de la roue
 + l’eau contenue dans le gel de silice (q).

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 75

37
Bilan d’enthalpie - 3
• 3/ Bilan global sur la roue : 9
A
m 1.( xw1  xw2 )  m SG .(q A  qB )  m 8 .( xw9  xw8 )
m 1.(h1  h2 )  m SG .( h*A  hB* )  m 8 .(h9  h8 ) 1
8
• Exemple avec débits d’air égaux :

2 B
9 J. Bouteloup
et al. 2009

1
8 • Il y a un degré de liberté
2 entre efficacité de
l’échangeur et
température de
régénération (T8).

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec

Évolution du gel de silice dans la roue 9


A
• 1/ Transfert thermique : le flux de chaleur allant de 1
l’air au gel de silice est proportionnel à (Ta-TSG) 8

2 B
• 2/ Transfert massique : le flux de masse allant de J. Bouteloup
l’air au gel de silice dépend de (pwa-pwSG) (ou écart de et al. 2009

concentration, coefficient de diffusion), corrigé par les


effets de la cinétique.
B A B
9 2 8
8
A
B
1 1 9
2

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77 de l’Ingénieur

Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec

38
Équations des échanges
• (c pa  xw .c pv ).d Ta  d xw .[ h  c pv .(TSG  Ta )]  X .c*p .d TSG  ua.(Ta  TSG )

• dxw   X .dq
 Si adsorption à l’équilibre (aucune résistance au transfert de masse) :
 q  q   dpw   Dérivées partielles données
 
dxw   X .   .dTSG    .  .dxw 
par équation d’état
 T q  pw q  dxw  
 
  q     q   dpw  
dxw    X .   .dTSG  1  X .   . 
  T q    pw  q  dxw  
 Si diffusion de masse -> cinétique (apparente) :
Si force motrice de diffusion =
dxw   X .dq concentration en phase vapeur

q  C.[ pw  peq (TSG , q )]

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 78

Rafraîchissement par cycle dessiccant


• Recommandé quand l’air extérieur est trop humide pour pouvoir être
suffisamment refroidi par vaporisation
ou pour extraire une forte charge latente.
• L’air extérieur est déshumidifié en passant au contact du gel de silice
dans la roue : l’humidité de l’air est adsorbée.
(équivalence possible avec absorption liquide).
• Deux conséquences :
 1. La chaleur dégagée par l’adsorption chauffe l’air déshumidifié.
 2. Il faut régénérer le gel de silice (sorbant) = le chauffer pour en
désorber l’eau fixée par la déshumidification.

Bien que la roue soit globalement adiabatique, il faut apporter de


la chaleur au procédé. C’est LA dépense énergétique nécessaire à
la production de froid.

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 79

39
Cycle de Pennington

• Évaporation directe
+ indirecte :
(2-3-4) & (5-6-7) ;
mais avant (2) :
9
déshumidification
(1-2), 1
et donc
6 7
régénération du
dessiccant (8-9),
8
5
avec utilisation de 4
l’air le plus chaud 3 2
disponible (7), plus
un chauffage (7-8)
forcément
nécessaire.

• Possibilité de traiter de l’air neuf assez humide, en utilisant de la chaleur à assez


basse température (< 100°C), et en consommant de l’eau liquide.

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Centrale de traitement d’air à roue dessiccante


9
Air intérieur
à climatiser

1
6 7
Air extérieur

8
5
4
3 2

• Ventilateurs pour souffler l’air (!)

9 8 7 6 5 • Humidificateurs
• Échangeur rotatif récupération chaleur
• Roue dessiccante
• Échangeur de chauffage

1 2 3 4

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec

40
9
Thermodynamique du cycle 1
7
6
5 8
• Équations 4
3 2
xw 6 P (T )
h6  h5  sat 6
xw6  0,622 Ptot

m 1.( xw1  xw2 )  m 9 .( xw9  xw8 )  m SG .(q A  qB )


m 1.(h1  h2 )  m 9 .(h9  h8 )  m SG .(h*A  hB* )
h2  h3 xw2  xw3
m 1 ( h2  h3 )   m 9 (h7  h6 )   HX
h2  h(T6 , xw 2 ) xw6  xw7  xw8
h4  h3 ( h5  hm )  Y  (h5  h3 )
T2  T7
( xw5  xwm )  Y  ( xw5  xw4 ) m 1  Y  m m
T3  T6

• Froid produit (*) : Q c  m


1 (h5  h4 )
• Puissance Chauffage : Q h  m 9 (h8  h7 )
• Consommation d’eau : m  w  m 9  ( xw6  xw5 )  m1  ( xw4  xw3 )

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 82

Performances

m1.(h5  h4 )
• COP thermodynamique =
9 8 7 6 5 m 9 .(h8  h7 )
• COP de l’ordre de 0,3 - 0,6
(selon les conditions extérieures).
1 2 3 4
• Fonctionne avec chaleur à assez
basse température

• Pas de chaleur à évacuer


(rejet d’air humide et chaud)

• Noter que le système refroidit aussi le débit d’air entrant


(de 1 à 4), ce qui est utile à la ventilation :
une partie de la diminution d’enthalpie (h1-h4) est aussi
un effet utile de ces systèmes.

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 83

41
Les cycles à dessiccant …

• … travaillent directement sur l’air et son contenu en humidité


(ce qui est parfaitement adapté à la climatisation
et diminue le nombre d’échangeurs) ;

• … ne nécessitent pas de tour de refroidissement


(rejets à l’ambiante via le débit d’air chaud et humide) ;

• … mais consomment de l’énergie mécanique


pour soufflage et rotation des roues,
idem centrale de traitement d’air
mais avec débit beaucoup plus important.
et de l’eau liquide
rejetée à l’air extérieur
sous forme vapeur.

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 84

État de l’art
• Assez développées industriellement et commercialisées
aux USA, en Scandinavie (Munters), et au Japon,
mais développement freiné en France par
législation sur légionellose.

• Possibles avec adsorption solide (gel de silice),


avec thermochimie (sel + H2O),

et aussi avec absorption liquide (solution de LiBr)


(pas de roue, mais échangeurs liquide / air-humide
p.ex. par films ruisselants).

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42
Exercice d’application
• Mêmes données que TD précédents : [débit minimal air sec = 940 kg/h ; extraction de
2,3 kg/h de vapeur d’eau (1,6 kW charge latente) + 3 kW charge sensible],
- avec les mêmes points 5 et m que le TD précédent (resp. 26°C & 12g/kg ; 14°C &
100%HR) –et donc le même point 6-
- avec de l’air extérieur 1 à 35°C & 50%HR,
- et en supposant (i) que l’air soufflé par la CTA dans le local climatisé (4) est à
21,6°C (h4=50 kJ/kg), et que les débits neuf et repris sont identiques
(ii) que la régénération de la roue dessiccante se fait avec de l’air (8) à 95°C
et (iii) que l’efficacité de l’échangeur rotatif inerte est de 80% :

 Tester trois cas de déshumidification de l’air neuf, soit jusqu’à 10 g/kg, soit
jusqu’à 7,8 g/kg, soit jusqu’à 6,6 g/kg, et pour chaque cas indiquer si cela
correspond avec les spécifications, et pour quelle(s) raison(s).
 En gardant le cas qui convient, construire le cycle complet dans le
diagramme de l’air humide, y compris les conditions d’air rejeté.
 Calculer le débit d’air, le débit d’eau consommé, la puissance thermique à
fournir, et donc le COP thermodynamique de la CTA+climatisation.

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• Merci de votre attention

et de vos questions

Crédit : J. Bouteloup et al., Climatisation et traitement d’air –


2nde éd. Vol. 1, Éditions Parisiennes, 2009.

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43
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44
Annexes

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 90

Expérience au LaSIE à La Rochelle

• Capteurs solaires sous • Centrale de traitement d’air avec roue


vide, 40m2 dessiccante (-> 3000m3/h d’air)

• Les recherches actuelles en clim solaire par cycle dessiccant :


 Cycles double-étage (La et al., 2011) ; stratégie de contrôle (Vitte et
al., 2008 ; Panaras et al., 2011) ; Hybridation avec d’autres systèmes,
p.ex. Compression ; Cycles à dessiccant liquide

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 91

45
Quelques données thermophysiques [en USI]
pour les conditions standard (25°C, 1,013×105 Pa)

Conductivité Chaleur Masse Viscosité


k spécifique cp volumique  dynamique 
[W.m-1.K-1] [J.kg-1.K-1] [kg.m-3] [kg.m-1.s-1]
Air 0,026 1006 1,18 18,2 x 10-6
Eau liquide 0,6 4180 1000 903 x 10-6
Eau vapeur 0,02 1900
R134A Liq. : 1200
870 (?)
(C2H2F4) Vap. : 4,25
2/3
• Viscosité dynamique de l’air : 273  111  T 
  17.1  106    [kg.m-1.s-1 ]
(formule de Sutherland) T  111  273 

Quelques sites web utiles :


www.aicvf.org/ - www.ffie.fr/ - www.uecf.fr/

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 92

Pression de saturation de l’eau, fct de température

Température T en °C, Pression P en Pa.

T 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26

P 1704 1817 1936 2062 2196 2337 2485 2642 2808 2982 3166 3360

T 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38

P 3564 3778 4004 4241 4491 4753 5029 5318 5622 5940 6274 6624

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46
Annexe A : Les échangeurs de chaleur

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 97

48
T2i
Échangeurs de chaleur – 3
Une notion importante
(pour courants parallèles)

1. Delta-T moyen logarithmique

Tml 
T2i  T1o   T2o  T1i 
 T T  T2o
Ln  2i 1o 
 T2o  T1i  T1o
• Pour les échangeurs à contre- et
co-courant de surface A et avec
coefficient d’échange U uniforme : T1i

Q  U  A  Tml (Voir annexe A)


Exemple d’échange de chaleur à contre-
• Ici, Tml = 36,1 K ; UA = 145 W/K. courant : air chauffé de 0 à 20 °C, par
de l’eau refroidie de 70 à 25 °C.
Profils de température le long de
• Pour les échangeurs équilibrés l’échangeur, avec (T2-T1) non-uniforme
[même mc p des deux côtés, (T2-T1) (profils non-linéaires).
uniforme = T] : Tml = T. Voir annexe A.
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Master 2 Efficacité Energétique - OMEBA 98

En cas de condensation dans échangeur rotatif


Par exemple, si l’air extérieur est chaud et très
humide :
De la vapeur d’eau se condense dans les parties les
plus froides de la matrice (près de l’entrée de la roue
dans le secteur chaud),

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 99

49
En cas de condensation …
Par exemple, si l’air extérieur est chaud et très
humide :
De la vapeur d’eau se condense dans les parties les
plus froides de la matrice (près de l’entrée de la roue
dans le secteur chaud),
Mais la rotation de la roue transporte l’eau
condensée vers des régions où l’air est
suffisamment loin de la saturation pour re-évaporer
l’eau, et augmenter son humidité absolue.

Le problème est complexe et la solution dépend des


interactions capillaires entre matrice et phase liquide.

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 100

Analyse exergétique d’un


cycle dessiccant expérimental

5 6 SHE 7
h
8 D 9
• Mesures réalisées par Akio Kodama
Pièce EV2 HS Air ambiant à l’Université de Kumamoto (Japon)
climatisée (extérieur)
E C
1.0
d’exergieN [-]

System C
4 EV1 3 2 1 System E
bilan production

0.8

• Rendement exergétique : 
System A

DH
• + Pertes d’exergie [PBi/Bin] dans chaque 0.6
Termes duentropy

composant (EV2, EV1, HS, SHE, D) SHE


• + Pertes d’exergie dues au mélange 0.4
Dimensionless

d’air soufflé (E) et rejeté (C) HS


• = 1, vérifié par données expérimentales 0.2 EV1

EV2

• Noter les évolutions différentes des 0.0


60 70 80 90 100 110
pertes d’exergie en fonction de T8. Regeneration temperature T8 [Þ
Température de Source Chaude TC]8 [°C]

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Masters 2 : DFE - P&E - PIE - SupElec 101

50

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