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Rajarajan G

14-09-2014 MA.French
Comment se manifeste ‘’le mal du pays’’ dans ce poème « A la reine
de Navarre » ?
Introduction :
Clément Marot est un poète majeur de XVIe siècle qui revivait
les styles d’épîtres de la Renaissance Française. Il a été plusieurs fois exilé
pour ses œuvres polémiques lors d’une période de François 1er. Dans cette
épître, il a abordé le thème d’exil dans lequel il a exprimé le sentiment de « Mal
du Pays ». De plus il nous a montré ses souffrances dehors son pays. Les
difficultés qu’il a subies à cause d’exil. Dans ma dissertation, je vais donc
élaborer la souffrance de l’exil et le sentiment du poète qui a vécu dans un pays
étranger.

La Souffrance de l’Exil :
D’abord, la souffrance de l’exil est évoquée dans les premiers
vers «...Je dis : la nuit viendra, je dormirai, lors ne m’en souviendra ». Le poète
nous montre une image tragique de sa vie. Il ne veut pas penser à son souvenir
du passé car c’est contre la réalité actuelle. Le présent est insupportable pour
lui. Il était exilé de France. La France lui manque. Il veut retourner à cette vie.
La vie qui l’avait vécue en France. Mais ça devient une songerie pour lui. Donc
le poète est totalement désespéré par la condition de sa vie tout au long de son
exil.
« Le dormir est contre le souci… » Avec ces vers, il a évoqué le tourment qu’il
a subi. Il compare la vie en France avec la vie dans ce nouveau pays. Quand il
était dans son pays natal, la nuit lui pousse à se reposer. Sans soucis. Mais
maintenant lorsqu’il dort, il a des soucis et des cauchemars. Ces soucis ne le
laisse pas en paix. Il voit des images presque réelles de ces malheurs.
Dans ce nouveau pays, tout est étrange pour lui. « Si qu’avis m’est que huissiers
ou sergents. De me chercher sont prompts et diligents. » Ces vers nous
montrent la vie troublée du poète. Il serait considéré comme un bandit dans ce
pays où il ne pourrait pas être libre. Ici le poète a perdu sa liberté. Il est tout seul
dans ce pays. A ce moment, la solitude est son meilleur compagnon.
La nostalgie du pays natal se trouve dans cette épître. Le poète confronte le
mal du pays qu’il ne supporte pas. « Je vis en peine…» Bien qu’il ait remarqué
la souffrance du présent, il a vécu une vie très agréable. La France est le
meilleur pays pour lui. Donc il pose la question que « Est-il qu’en France un plus
plaisant séjour ? » ce vers nous indique que pour le poète la France est le
paradis. Il ne peut dépenser aucune minute dehors son pays natal.

Le Sentiment Emotionnel du Poète :


Avec ces vers « Ou qu’enserré suis en murs et barreaux, Ou
qu’on me livre innocent aux bourreaux. » Clément Marot se sent isoler dans ce
nouveau pays. Personne ne le connait. Il est enfermé dans ce pays d’où il ne
peut pas échapper
Le poète est dans une situation aggravée. Il se sent misérable ici. Il pense
beaucoup à son pays. Ce souvenir le rend triste « Pis que devant je me trouve
empiré, Du souvenir de mon bien désire ».
Il évoque l’aspect du patriotisme ce qu’il a vers son pays. L’amour qu’il
s’exprime pour son pays natal. Pour lui, La France est le seul pays qui est le
plus agréable. « Là où mes vers, çà et là épandus, Sont des petits et des grands
entendus, Ou je vivais sans peine et sans détresse, » Cependant dans ce vers
si dessus, le poète nous montre l’aspect négatif du patriotisme. Il ne concerne
pas d’autres pays. Il tout à fait hait les autres pays sauf La France.
« En fin d’écrit, je le te ramantois, Te suppliant te prendre à ma fortune…» Tout
au long de cette épître, le poète s’adresse à Marguerite de Navarre. Il considère
Marguerite comme sa protectrice. Il lui exprime tous les douleurs en espérant
qu'elle le sauve. Marot utilise ‘’Te’’ pour adresser Marguerite, cela nous montre
une forte relation d’amitié entre eux.
En outre, le poète parle de la transformation de soi. « Pardonne-moi : c’est mon
style qui change Par trop ouïr parler langage étrange… » Ces vers nous
montrent qu’il va perdre son style d’écriture. Pour un poète son écriture est son
identité. S’il perd son identité, il perd soi-même. Le poète est sur le point de
perdre soi-même dans ce nouveau pays. « Et ne fera que toujours empirer, S’il
ne te plait d’ici me retirer. » Donc finalement, il demande son amie de l’aider.
Pour conclure, avec cette épître, Clément Marot nous montre à quel
point la vie dehors le pays natal est difficile. La notion du « Mal du Pays » se
trouve partout dans cette épître. Ainsi qu’il exprime ses souffrances et ses
sentiments d’exil.
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