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REPUBLIQUE DU BENIN *-*-*-*-*-*-* MINISTERE DE L’INSEIGNEMENT SUPERIEUR ETDE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE *-*-*-*-*-*-*

REPUBLIQUE DU BENIN *-*-*-*-*-*-*

MINISTERE DE L’INSEIGNEMENT SUPERIEUR ETDE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE *-*-*-*-*-*-*

UNIVERSITE D’ABOMEY CALAVI (UAC) *-*-*-*-*-*

FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION (FASEG)

*-*-*-*-*-*

MEMOIRE DE MAITRISE ES. SCIENCES ECONOMIQUES

*-*-*-*-*-*

MEMOIRE DE MAITRISE ES. SCIENCES ECONOMIQUES *-*-*-*-*-* Option : Sciences de Gestion Filière : Management des

Option : Sciences de Gestion

Filière : Management des Organisations

*-*-*-*-*-*

THEME:

INFLUENCE DE LA TVA SUR L’EXPLOITATION DES ENTREPRISES COMMERCIALES :

CAS DE « OLUWA TOBI DARE »

Présenté par:

Maurice A. DEGAN

Sous la direction de :

Dr. da MATHA Adéola Raymond Professeur Assistant d’Economie et de Gestion à la FASEG/UAC

Juin 2010

LA FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION N’ENTEND DONNER AUCUNE APPROBATION NI IMPROBATION AUX
LA FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES
ET DE GESTION N’ENTEND DONNER AUCUNE
APPROBATION NI IMPROBATION AUX
OPINIONS EMISES DANS CE MEMOIRE.
CES OPINIONS DOIVENT ETRE CONSIDEREES
COMME PROPRES A SON AUTEUR.

Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » DEDICACES A Dieu éternel le

DEDICACES

A Dieu éternel le tout puissant pour les merveilles qu’il ne cesse d’accomplir chaque jour dans ma vie

A mes parents pour les énormes sacrifices qu’ils n’ont cessé de consentir pour

moi. Que cette œuvre soit le couronnement de leurs sacrifices.

A toute la famille DEGAN.

A tout le personnel de la Direction Générale des Impôts et des Domaines,

particulièrement l’inspecteur Aziz.

A mes amis : Blaise DAGBEDJI, Emmanuel, Victor, Eliane, Christelle et

Edwige.

mes amis : Blaise DAGBEDJI, Emmanuel, Victor, Eliane, Christelle et Edwige. Réalisé et soutenu par Maurice
mes amis : Blaise DAGBEDJI, Emmanuel, Victor, Eliane, Christelle et Edwige. Réalisé et soutenu par Maurice

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

II

Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » REMERCIEMENTS Je présente ma gratitude

REMERCIEMENTS

Je présente ma gratitude envers tous ceux qui d’une manière ou d’une autre ont porté une attention particulière sur moi, que Dieu le tout puissant leur rendre au centuple l’effort consentir.

Je ne pourrai les citer tous en raison de leur nombre. Néanmoins, je voudrais particulièrement remercier :

Docteur Raymond A. da MATHA, notre maitre de mémoire, pour avoir accepté encadrer ce travail malgré ses nombreuses occupations.

Roger DEGAN, sa femme et ses enfants pour tous les efforts consentir à mon égard.

Marcellin DEGAN, sa femme et ses enfants pour les aides faites pour moi.

Hyacinthe AGOSSA pour sa disponibilité à répondre à mes appels

Arsène HODONOU pour l’assistance personnelle

Mon frère Antoine et sa femme ; ma sœur Madeleine et ma maman Julienne.

Tout le personnel de l’entreprise « OLUWA TOBI DARE » et particulièrement à son Directeur.

Eléodore DEGAN et sa femme

Nestor EZIN et sa femme

Félix BATCHO maître plombier

Pascal DEBADE,

Albert, Georges, Narcisse, Hortense

maître plombier Pascal DEBADE, Albert, Georges, Narcisse, Hortense Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN I
maître plombier Pascal DEBADE, Albert, Georges, Narcisse, Hortense Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN I

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

III

Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS

LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS

BCEAO

:

Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest

BOAD

:

Banque Ouest Africaine de Développement

CAF

:

Coût Assurance Fret

CGI

:

Code Général des Impôts

DGID

:

Direction Générale des Impôts et des Domaines

ENAM

:

Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature

FASEG

:

Faculté des Sciences Economiques et de Gestion

FCFA

:

Franc de la Communauté

Financière Africaine

HT

:

Hors Taxe

IBIC

:

Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux

ICAI

:

Impôt sur

le chiffre d’affaires intérieur

IFU

:

Identifiant Fiscale Unique

INSAE

:

Institut National de la Statistique et de l’Analyse Economique

OCDE

:

Organisation de Coopération et de Développement Economique

PMA

:

Pays Moins Avancés

PVD

:

Pays en Voie de Développement

RCCM

:

Registre de Commerce et de Crédit Mobilier

TAF

:

Taxe sur Activité Financière

TPU

:

Taxe Professionnelle Unique

TSA

:

Taxe spéciale d’amortissement

TTC

:

Toutes Taxes Comprises

TUCA

:

Taxe Unique sur les Contrats d’Assurance

TVA

:

Taxe sur la valeur ajoutée

UEMOA

:

Union Economique et Monétaire Ouest Africaine.

ajoutée UEMOA : Union Economique et Monétaire Ouest Africaine. Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN
ajoutée UEMOA : Union Economique et Monétaire Ouest Africaine. Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

IV

Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » SOMMAIRE Pages INTRODUCTION

SOMMAIRE

Pages

INTRODUCTION GENERALE……………………………………………….1

CHAPITRE I

: Cadre Théorique et Méthodologie de l’étude……………… 4

Section 1

: Cadre Théorique de l’étude………………………………….5

Section 2

: Revue de Littérature et Méthodologie de l’étude……………13

CHAPITRE II

: Caractéristiques de la TVA et présentation des données… 30

Section 1

: Les caractéristiques de la TVA…………………………….31

Section 2

: Pratique de la TVA dans l’espace UEMOA et présentation des données d’enquête…………………………………….43

CHAPITRE III : De l’analyse des données à la vérification des hypothèses,

Aux approches de solution et suggestions…………………50

Section 1

: Analyse des résultats d’enquête et vérification des hypothèses émises …………………………………………… 51

Section 2

: Approches de solution et conditions de mises en œuvre… 56

CONCLUSION GENERALE…………………………………………………61

LISTE DES TABLEAUX

LISTE DES TABLEAUX Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN V
LISTE DES TABLEAUX Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN V

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

V

Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » Pages Tableau n°1 : Tableau

Pages

Tableau n°1 : Tableau de données extraites des états financiers de

« OLUWA TOBI DARE » ………………………………….47

Tableau n°2 : Proportion de la TVA récupérable par rapport aux

Charges

d’exploitation …………………………………………….47

Tableau n°3 : Comparaison du gain obtenu en étant assujetti et la

Perte subite en cas de non assujetti ……………………… 48

Tableau n°4: Connaissance sur le consentement de crédit………………

49

Tableau n°5 : Répartition des délais de remboursement des crédits………49

LISTE DES GRAPHIQUES

Pages

délais de remboursement des crédits………49 LISTE DES GRAPHIQUES Pages Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN
délais de remboursement des crédits………49 LISTE DES GRAPHIQUES Pages Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » Graphique n°1 : Histogramme des

Graphique n°1 : Histogramme des TVA déductibles par rapport Aux charges d’exploitation …………………………… 52

Graphique n°2 : Courbes montrant les pertes en cas de non assujet- tissement et les gains et pertes en cas d’assujettis- sement à la TVA ……………………………………… 53

sement à la TVA ……………………………………… 53 Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN V I I
sement à la TVA ……………………………………… 53 Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN V I I

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

VII

Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » INTRODUCTION GENERALE Réalisé et soutenu

INTRODUCTION GENERALE

entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » INTRODUCTION GENERALE Réalisé et soutenu par
entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » INTRODUCTION GENERALE Réalisé et soutenu par

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » Le système fiscal constitue un

Le système fiscal constitue un obstacle pour le développement des entreprises, et les rend moins performant pour impulser un véritable essor de l’économie des nations. Ainsi, aucune nation ne peut prétendre se développer sans la création et la pérennisation de ses entreprises, les seuls créateurs de richesse et d’emploi. C’est fort de cela qu’à l’ère de la mondialisation, la concurrence plus accrue oblige les entreprises à être compétitif pour leur survie en vu de satisfaire les besoins des différents acteurs. Pour y parvenir, il serait important d’apprécier le système fiscal, très complexe pour les entreprises. Ainsi, il va falloir instituer un système de taxation plus souple dans les économies, en vu de réduire certaines charges d’impôt supportées par les entreprises.

Dans la perspective d’alléger les charges d’impôts, certains pays, ont instauré la taxe sur la valeur ajoutée(TVA), qui est un véritable impôt indirect à la charge du consommateur final.

Les pays de l’OCDE à l’exception de l’Australie et des Etats-Unis, ont très tôt compris et ont institué la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) ; qui est une taxe générale sur la consommation

Le Bénin, dans ses reformes fiscales ; a su comprendre l’importance de réduire certaines charges d’impôt dont les entreprises sont astreintes à payer au cordon douanier et en régime intérieur.

C’est pour cette raison que la loi de finances de1991, a institué la TVA qui est un véritable impôt indirect ; pour remplacer les multitudes taxes qui se payaient au cordon douanier et en régime intérieur. L’instauration de la taxe sur la valeur ajoutée au Bénin est une œuvre salvatrice, en ce sens qu’elle est supportée par le consommateur final et dispense l’entreprise assujettie de sa charge.

Aussi, les pays de l’espace UEMOA, dans le but de réaliser l’intégration économique, ont-ils en premier lieu harmonisé des législations de la taxe sur la valeur ajoutée ; qui leur permet de réaliser une cohérence des systèmes de taxation interne. Ils sont alors parvenus, à réaliser la convergence des systèmes de taxe sur le chiffre d’affaires, pour garantir leur neutralité quelle que soit l’origine des biens et des prestations de services.

quelle que soit l’origine des biens et des prestations de services. Réalisé et soutenu par Maurice
quelle que soit l’origine des biens et des prestations de services. Réalisé et soutenu par Maurice

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » La TVA, telle qu’elle se

La TVA, telle qu’elle se pratique sur le chiffre d’affaires au Bénin, peut- elle laisser croire qu’elle n’influence pas l’exploitation des entreprises ?

Ou on peut se demander entreprises ?

si

cet

impôt est neutre à

l’égard des

Dire que la TVA est un impôt neutre, revient à dire qu’aucune entreprise ne supporte la charge de cet impôt et n’a aucune conséquence sur l’exploitation des entreprises. C’est dans cet ordre d’idée que, dans le cadre de notre recherche de fin de formation, nous, nous sommes proposé d’étudier le thème : « Influence de la TVA sur l’exploitation des Entreprises commerciales :

cas de OLUWA TOBI DARE »

Nos recherches dans ce sens, s’articulent autour de trois chapitres

nous

présentera le cadre théorique et méthodologique de l’étude; le deuxième Prendra en compte les caractéristiques de la TVA et la présentation des

articulés

par des

sections

et

des paragraphes.

Le premier

chapitre

données.

Le dernier chapitre quant-à lui se basera sur l’analyse des données, aux approches de solutions et suggestions.

sur l’analyse des données, aux approches de solutions et suggestions. Réalisé et soutenu par Maurice A.
sur l’analyse des données, aux approches de solutions et suggestions. Réalisé et soutenu par Maurice A.

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » CHAPITRE I CADRE THEORIQUE ET
CHAPITRE I CADRE THEORIQUE ET METHODOLOGIQUE DE L’ETUDE
CHAPITRE I
CADRE THEORIQUE ET METHODOLOGIQUE
DE L’ETUDE

Section 1 : Cadre théorique de l’étude

ET METHODOLOGIQUE DE L’ETUDE Section 1 : Cadre théorique de l’étude Réalisé et soutenu par Maurice
ET METHODOLOGIQUE DE L’ETUDE Section 1 : Cadre théorique de l’étude Réalisé et soutenu par Maurice

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » Paragraphe 1 : Présentation de

Paragraphe 1 : Présentation de OLUWA TOBI DARE

I- Historique et structure organisationnelle de OLUWA TOBI DARE

A- Historique et statut juridique

1- Historique

Immatriculée au RCCM sous le numéro : RB COT 2004-A-1121 avec un capital social de six millions(6000000) de francs CFA ; elle a pour numéros INSAE 2975225240512 et pour IFU 3200800721316 ; elle est située sur l’axe étoile rouge, entre le carrefour Agontinkon et le carrefour étoile.

Au cours de l’exercice 2004, elle a réalisé un chiffre d’affaires de 13653265 FCFA. La TVA facturée s’élève à 2457588 FCFA pour une TVA récupérable de 2610234 FCFA. Grâce aux efforts faites, le chiffre d’affaires s’est accru en 2005 pour atteindre 17328918 FCFA ; soit un accroissement de 26,92%. Ainsi, on enregistre une TVA facturée de 3119205 FCFA contre celle récupérable de 2267435 FCFA. En 2006, le chiffre d’affaires passe de 17328918 FCFA à 23054521 FCFA. Ce qui correspond à un accroissement de 33,04% par rapport à 2005. La TVA facturée au cours de la période se chiffre à 4149814 FCFA pendant que celle récupérable s’établi à 2616085 FCFA.

L’année 2007 à été une année de récession, et a connu une baisse de son chiffre d’affaires qui est passé de 23054521 FCFA à 15288430 FCFA. La régression du chiffre par rapport à 2006 est de 33,68%, et la TVA facturée durant cette année est de l’ordre de 2751917 FCFA pour une récupérable de 2813196 FCFA.

Contrairement à 2007, l’entreprise a connue en 2008 un accroissement de son chiffre d’affaires ; celle-ci est passée désormais de 15288430 FCFA à 24565823 FCFA. Le taux d’accroissement entre 2007 et 2008 est de 60,68% ; ce

24565823 FCFA. Le taux d’accroissement entre 2007 et 2008 est de 60,68% ; ce Réalisé et
24565823 FCFA. Le taux d’accroissement entre 2007 et 2008 est de 60,68% ; ce Réalisé et

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » qui porte la TVA facturée

qui porte la TVA facturée à 4421848 FCFA, et celle récupérable se chiffre à 3793849 FCFA.

L’assujettissement de OLUWA TOBI DARE à la TVA lui permet de récupérer cette taxe payée sur ses achats et aussi de la facturer à ses clients assujettis. Cette situation lui permet de ne pas supporter la charge de cet impôt.

2- Statut juridique

OLUWA TOBI DARE est une PME créée et gérée par son Directeur Général. C’est un exploitant individuel qui na pas un contrat de société.

B- Structure organisationnelle

Elle est dirigée par un Directeur Général, qui coordonne les différents services. Elle dispose d’un service commercial et d’un service comptabilité chargé de la mise à jour des différents documents comptable par l’enregistrement des différentes opérations réalisées, l’élaboration des états financiers, de la déclaration des obligations fiscale et sociale et le suivi des créances clients.

II- Activités, environnement et ressources de OLUWA TOBI DARE

clients. II- Activités, environnement et ressources de OLUWA TOBI DARE Réalisé et soutenu par Maurice A.
clients. II- Activités, environnement et ressources de OLUWA TOBI DARE Réalisé et soutenu par Maurice A.

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » A- activités et environnement 1-Activités

A- activités et environnement

1-Activités

a- Activités principales

OLUWA TOBI DARE est une entreprise commerciale spécialisée dans l’achat et la revente des matériaux de construction, des appareils sanitaires, plomberies et robinetteries.

b- Activité secondaire

Elle réalise comme activité secondaire, la livraison des biens vendus à ses clients selon les besoins de ses derniers. La livraison est possible, par une négociation avec un chauffeur de camionnette, car elle ne dispose pas une camionnette dans son patrimoine.

2- Environnement

OLUWA TOBI DARE est une entreprise commerciale, qui est concurrencée par les entreprises de la place, et qui sont spécialisées dans la vente des produits de son activité principale. Le développement de la contrebande en robinetterie peut influencer son activité.

Elle est sujette à des obligations fiscales, comme toutes les entreprises du secteur formel installées sur le territoire national.

B – Ressources

du secteur formel installées sur le territoire national. B – Ressources Réalisé et soutenu par Maurice
du secteur formel installées sur le territoire national. B – Ressources Réalisé et soutenu par Maurice

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » 1- Ressources humaines et matérielles

1- Ressources humaines et matérielles

a- Ressources humaines

Elle emploie, un effectif de cinq (5) salariés rompus à la tâche pour satisfaire la clientèle. Elle dispose d’un comptable, d’un chef commercial, d’un magasinier et deux agents commerciaux (vendeurs).

Ses différentes personnes, en symbiose avec le Directeur Général optent pour le développement et le rayonnement de l’entreprise, à travers la satisfaction de la clientèle.

b- Ressources matérielles

L’entreprise ne disposant pas d’un système de comptabilité informatisée, elle utilise un système manuel pour l’enregistrement des opérations comptables.

Pour satisfaire la clientèle, elle négocie un véhicule chargé de livrer marchandises aux clients désireux.

2- Ressources financières

les

Constituée avec un capital de six(6000000) millions de francs CFA, OLUWA TOBI DARE est une entreprise qui se comporte économiquement bien. Mais compte tenu de l’environnement concurrentiel, elle est contrainte de consentir des crédits à ses clients, ce qui lui cause des problèmes de trésorerie.

Paragraphe 2 : Problématique et intérêt de l’étude

I- Problématique, objectifs et hypothèses de l’étude

de l’étude I- Problématique, objectifs et hypothèses de l’étude Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN
de l’étude I- Problématique, objectifs et hypothèses de l’étude Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » A- Problématique de l’étude Dans

A- Problématique de l’étude

Dans le but de faire face aux enjeux du dynamisme de marché, les pays de l’OCDE ont instauré la TVA qui est un impôt indirect, pour donner un nouveau souffle à leur économie.

De la même manière, les pays de l’espace UEMOA, dans le cadre du projet de l’intégration économique, ont fait l’option de la suppression des droits de douane et taxes entre eux. Ainsi, pour faire face aux dépenses budgétaires de chaque pays membre, il a été mis sur pied un système de taxation indirecte qui est la taxe sur la valeur ajoutée.

Il s’avère alors indispensable aux pays de l’espace UEMOA, de mettre en application ce système de taxation indirecte, pour redynamiser leur économie et celle de l’espace communautaire. Aussi, dans l’optique de se conformer aux exigences d’assainissement économique imposées par les institutions de Bretton-Woods d’une part ; et d’autre part respecter l’accord du partenariat économique au sein de l’espace UEMOA, l’Etat béninois a-t-il adopté le système de taxation indirecte. Ainsi, le Bénin a institué la TVA, un impôt indirect qui frappe les biens et services mis en consommation sur le territoire, par la loi de finances de 1991.

La TVA est un impôt, essentiellement axé sur les biens et services destinés à la consommation sur un territoire donné. Elle est un impôt indirect dont le paiement définitif est dû par le consommateur final ; ce qui rend passive certaines catégories d’entreprises dites assujetties à la TVA. Les entreprises qui sont assujetties à la TVA ont le droit de déduire la TVA payée en amont lors des achats auprès de leurs fournisseurs, de la TVA facturée à leurs clients lors des ventes. Ce droit à déduction, permet aux entreprises de ne pas supporter la charge de la TVA, ce qui peut leur permettre de réaliser de meilleur résultat. Aussi, les crédits clients, fournisseurs et la détention de crédit de cet impôt ne sont-ils pas sans conséquence sur la trésorerie des entreprises.

impôt ne sont-ils pas sans conséquence sur la trésorerie des entreprises. Réalisé et soutenu par Maurice
impôt ne sont-ils pas sans conséquence sur la trésorerie des entreprises. Réalisé et soutenu par Maurice

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » Par contre, d’autres entreprises ne

Par contre, d’autres entreprises ne sont pas assujetties et d’autres le sont partiellement. Quant aux non assujetties, elles ne peuvent facturer la TVA à ses clients, ni récupérée la TVA sur les achats qu’elles effectuent. Les assujetties partielle déduisent la TVA payée auprès de leurs fournisseurs de la TVA facturée à leurs clients selon un prorata de déduction.

Il s’en suit alors, que ces deux catégories d’entreprises supportent totalement ou partiellement la charge de la TVA. Pour la première catégorie, toute la TVA relative à ses achats et la deuxième catégorie, le prorata de la non déduction. Ces entreprises sont alors obligées de comptabiliser la TVA en une charge ; ce qui doit réduire leur résultat. Les entreprises non assujetties verront leurs charges s’accroître par le fait qu’elles doivent comptabiliser en une charge la taxe sur tous les achats de biens et services qu’elles réalisent même si ses achats entrent dans le cadre de leurs activités d’exploitation. Il leur sera difficile de vendre ou fournir des prestations de service aux entreprises assujetties ; elles seront plus chères du faite du coût de production. Il serait donc intéressant de rechercher les conséquences de cet impôt sur l’exploitation des entreprises commerciales.

Il est alors indispensable de mener une réflexion sur la vie des entreprises commerciales assujetties pour connaître le poids de la TVA sur leur activité. Autrement, il s’agit de mener une réflexion profonde pour savoir les conséquences de la TVA sur l’activité commerciale.

Pour comprendre à fond les conséquences de la TVA sur les entreprises commerciales, les questions ci-après méritent d’être approfondies.

Q1 : Quel est l’influence de la TVA sur la rentabilité économique de l’entreprise OLUWA TOBI DARE?

Q2 : Quel est l’influence de la TVA sur la trésorerie de l’entreprise OLUWA TOBI DARE?

de la TVA sur la trésorerie de l’entreprise OLUWA TOBI DARE? Réalisé et soutenu par Maurice
de la TVA sur la trésorerie de l’entreprise OLUWA TOBI DARE? Réalisé et soutenu par Maurice

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » C’est suite à ces interrogations

C’est suite à ces interrogations que nous, nous sommes investis principalement de mener notre étude sur le thème : « Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de OLUWA TOBI DARE».

B- Objectifs et Hypothèses de l’étude

1- Objectifs de l’étude

Les objectifs de notre étude

sont subdivisés en deux catégories à

savoir : objectif général et objectifs spécifiques

a- Objectif Général

L’objectif général de notre étude est d’analyser l’influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales.

b- Objectifs Spécifiques

Spécifiquement, la présente étude vise à :

Mettre en évidence le poids de la TVA sur la rentabilité économique des

entreprises commerciales.

Apprécier, l’influence de la TVA sur la trésorerie des entreprises

commerciales.

2-Hypothèses

de l’étude

la trésorerie des entreprises commerciales. 2-Hypothèses de l’étude Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN 1
la trésorerie des entreprises commerciales. 2-Hypothèses de l’étude Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN 1

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » Afin de mieux comprendre l’impact

Afin de mieux comprendre l’impact de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales, nous attelons à émettre les hypothèses ci-après à la lumière des objectifs spécifiques.

H1 : La non déduction de la TVA sur les achats réduit le résultat des entreprises et les pénalise.

H2 : Le mécanisme de déduction de la TVA crée des difficultés de trésorerie aux entreprises.

II- Intérêt de l’étude et seuil de décision

A- Intérêt de l’étude

La maîtrise de l’influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales favorise leur émergence. Ainsi, l’efficacité d’une entreprise résulterait de la bonne marche de ses activités d’exploitation.

Cette étude nous permet de savoir si l’assujettissement à la TVA permet une meilleure rentabilité économique afin de mieux cerner l’influence de cet impôt sur l’exploitation, de savoir l’influence que sa pratique a sur la trésorerie des entreprises.

B- Seuil de décision

Hypothèse N°1

La TVA payée et non récupérée constitue une charge pour l’entreprise. Si cette dernière enregistre au cours du temps un cumul de TVA non déductible, elle verra ses charges s’augmenter ; et comme toutes choses étant égales par ailleurs, son résultat va diminuer. Cette situation doit amener l’entreprise à payer moins d’impôt sur le bénéfice. Comme l’entreprise est assujettie, elle déduit la TVA ; ce qui du fait accroit son résultat. Elle doit alors payer un complément d’impôt BIC. Notre hypothèse de recherche selon laquelle « la non déduction de la TVA sur les achats réduit à la baisse le résultat des entreprises et les pénalise » sera vérifiée si la TVA déductible représente au moins 5% du total des charges d’exploitation par année sur la période d’étude, et que la perte subite après payement du complément de l’IBIC en tant qu’assujetti à la TVA est inférieur à la perte qu’on aurait subit si l’ on n’est pas assujetti.

à la perte qu’on aurait subit si l’ on n’est pas assujetti. Réalisé et soutenu par
à la perte qu’on aurait subit si l’ on n’est pas assujetti. Réalisé et soutenu par

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » Hypothèse N°2 L’entreprise étant appelé

Hypothèse N°2

L’entreprise étant appelé à collecter la TVA et à la reverser à l’Etat. Elle ne peut conserver ce montant qu’au maximum un mois dans sa trésorerie. Dans le même temps, elle effectue des ventes à crédit à ses clients, et ceux-ci là règle après un mois. Notre hypothèse selon laquelle « le mécanisme de déduction de la TVA crée des difficultés de trésorerie aux entreprises » sera confirmée si plus de 50% des enquêtés bénéficient des crédits-clients au près de OLUWA TOBI DARE, et dont le délai de règlement est supérieur à un mois.

Section 2 : Revue de Littérature et Méthodologie de la Recherche

Paragraphe 1 : Revue de Littérature

Dans cette partie de notre travail, nous allons aborder les aspects de la fiscalité indirecte qu’est la TVA déjà traités par les différents auteurs afin d’apporter notre contribution aux différents problèmes que pose la pratique de cet impôt.

I- Quelques notions liées à la Technicité de la TVA

A- Généralités sur la notion de la TVA

La TVA est une invention Française, largement exportée au demeurant.

Elle fut instituée par une loi du 10 Avril 1954, complétée par un décret du 30 Avril 1955. Beaucoup de pays l’ont adoptée à cause de sa rentabilité. En France, elle rapporte à elle seule près de la moitié des recettes fiscales de l’Etat

à elle seule près de la moitié des recettes fiscales de l’Etat Réalisé et soutenu par
à elle seule près de la moitié des recettes fiscales de l’Etat Réalisé et soutenu par

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » et est acquittée par près

et est acquittée par près de trois millions d’assujettis. C’est de loin l’impôt le plus rentable.

A l’origine, cette taxe s’appliquait uniquement au secteur industriel et

aux grossistes. Une loi du 06 janvier 1966

la TVA au commerce de détail, à l’artisanat et à la majorité des prestations de services.

a étendu le champ d’application de

La généralisation du champ d’application de la TVA a résulté de l’introduction dans la législation française des dispositions de la 6 ème directive européenne. Cette extension du domaine de la TVA a été réalisée par une loi du 29 Décembre 1978.

Aujourd’hui, la TVA s’est détachée de ses sources nationales, son inspiration est désormais communautaire. Il convient alors aux pays qui l’ont adopté d’en améliorer sa conception et son administration ; et surtout de trouver les solutions aux difficultés rencontrées pour son application :

notamment des remboursements de crédit, de la fraude, des exonérations et des déductions.

Les années 1990 ont été un grand tournant d’adoption de la TVA par les PMA et les PVD. Cette taxe a été largement admise en Afrique Sub-saharienne. C’est alors que le Bénin, en vu de respecter les reformes structurelles imposées par les institutions de Bretton -Woods ; à l’instar des pays africains a institué la taxe sur la valeur ajoutée par la loi de finances de 1991. Ainsi, la TVA a été instituée en remplacement de l’impôt sur le chiffre d’affaires intérieur (ICAI), de la taxe spéciale d’amortissement (TSA) et de toutes les taxes perçues au cordon douanier. Pour renforcer et approfondir les acquis de la législation de 1991, les lois des finances de 1994 et 2000 ont été adopté.

B- Clarification de quelques concepts

de 1994 et 2000 ont été adopté. B- Clarification de quelques concepts Réalisé et soutenu par
de 1994 et 2000 ont été adopté. B- Clarification de quelques concepts Réalisé et soutenu par

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » Impôt L’impôt est un prélèvement

Impôt

L’impôt est un prélèvement obligatoire opéré par la puissance publique, non affecté, sans contrepartie et destiné à assurer la couverture et la répartition, des charges publiques.

Pour Christine COLLETTE (2004) l’impôt est : « un prélèvement opéré par voie de contrainte par la puissance publique, ayant pour objectif essentiel de couvrir les charges publiques et de les répartir en fonction des capacités contributives des citoyens ».

Il ressort des deux définitions, le principe de l’égalité devant l’impôt. Elles expriment l’idée de solidarité et d’égalité réelle faces aux charges publiques et justifient la contribution des citoyens.

Taxe

Elle est également un prélèvement obligatoire, mais rémunérant un service précis et qui est payé par l’usager du service. Elle se distingue de l’impôt en ce sens que son paiement est la contrepartie d’un service rendu par la puissance publique.

Taxe sur la valeur ajoutée (TVA)

C’est une taxe sur le chiffre d’affaires reposant sur le principe des déductions : chaque assujetti calcule la taxe sur le prix des biens vendus ou des services rendus, puis déduit la taxe entrée dans le coût des éléments constitutifs de ce prix.

la taxe entrée dans le coût des éléments constitutifs de ce prix. Réalisé et soutenu par
la taxe entrée dans le coût des éléments constitutifs de ce prix. Réalisé et soutenu par

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » Entreprise Selon le Lexique d’économie,

Entreprise

Selon le Lexique d’économie, l’entreprise est une unité économique autonome combinant divers facteurs de production, produisant pour la vente des biens et des services et distribuant des revenus en contrepartie de l’utilisation des facteurs. En ce sens, les organisations à activité marchande telles que société anonyme, banque, exploitation agricole, coopérative de production, constituent des entreprises. Il existe plusieurs formes d’entreprises et divers critères de classification avec à l’intérieur de chaque critère d’autres sous-critères de classification.

Entreprise commerciale

C’est une unité économique autonome spécialisée dans l’achat et la vente des marchandises, en vu de réaliser de bénéfice et de distribuer des revenus en contrepartie des moyens utilisés.

Exploitation

Selon Karl MARX, il y a exploitation dès que ce que produisent les travailleurs est supérieur à ce qu’ils reçoivent.

Ici il s’agit de la mise en valeur des activités commerciales dans le dessein de réaliser des plus-values.

Fiscalité

Selon le Lexique d’économie, la fiscalité est l’ensemble des textes et règlements organisant la définition et la perception de l’impôt. Elle peut être locale ou nationale selon l’organisme destinataire des fonds recueillis. Quant- au lexique fiscal, la fiscalité est l’ensemble des lois, règlements, procédures et

la fiscalité est l’ensemble des lois, règlements, procédures et Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN
la fiscalité est l’ensemble des lois, règlements, procédures et Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » pratiques administratifs relatifs à l’impôt.

pratiques administratifs relatifs à l’impôt. Le parlement dispose seul du pouvoir de fixer les règles concernant l’assiette, le taux et les modalités de recouvrement des impôts. Dans le cadre de la loi, le gouvernement en définit l’application par voie réglementaire. La fiscalité dispose de plus en plus de cadres internes : des conventions entre Etats tendent à éviter les doubles impositions.

Directive

Une directive est un acte de portée générale et abstraite qui lie les Etats membres quant-au but à atteindre, mais qui allie à cette rigueur une certaine souplesse leur permettant de choisir en fonction des impératifs de leur ordre juridique national le moyen le plus adapté d’y parvenir. En principe, les directives ne sont pas directement applicables.

Toutefois, on peut imaginer que la cour de justice soit amenée à admettre, comme son homologue européenne, qu’un particulier puisse dans certaines conditions se prévaloir directement d’un tel acte.

Droits d’accise

L’accise correspond à l’ancien impôt appelé taille. Les droits d’accise sont des contributions indirectes. L’accise est un impôt spécifique à l’opposé de la TVA qui est impôt général, c’est-à-dire qu’il ne frappe que certains produits (alcools, tabacs, ……….)

II-Quelques cas d’études antérieurs

DJOSSOU & KPOGLA ANAGO (2008) ont retracé le problème que constitue la non déductibilité de la TVA par les banques Béninoises. Ils sont parvenus à montrer que la non déductibilité de la TVA augmente les charges des banques et lamine leur résultat . Cela constitue un manque a gagné non

banques et lamine leur résultat . Cela constitue un manque a gagné non Réalisé et soutenu
banques et lamine leur résultat . Cela constitue un manque a gagné non Réalisé et soutenu

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » seulement pour les banques, mais

seulement pour les banques, mais limite également a court terme leur capacité d’octroi de crédit.

Comme solutions, ils ont préconisé la suppression des exonérations, car elles sont contraires à la logique économique de la TVA. Ils souhaitent la suppression de l’incidence de la TVA sur les factures de dépenses de fonctionnement des institutions bancaires et financières Béninoises. Cette mesure vise à établir les factures liées aux dépenses de fonctionnement des banques et institutions financières, et qui participent à leurs activités sans l’effet de la TVA. Ils ont souhaité l’imposition de certains services dits de luxe pour compenser la suppression sur les dépenses de fonctionnement des banques et institutions financières Béninoises ; l’élimination de la règle du butoir, en remboursant les crédits de TVA aux ayants droit. Enfin, ils souhaitent l’application d’un nouveau taux, plus bas que celui actuellement en vigueur.

GODONOU & MAMAN (2006) ont abordé le problème que constitue la fiscalité béninoise au service du développement du secteur privé. Ils suggèrent aux autorités béninoises, la possibilité d’étudier la faisabilité d’une, diminution additionnelle du taux de la TVA (taux de 15%)

AKINDES ( 2005) a évoqué la nécessité de respecter les directives établies par l’UEMOA, afin de favoriser le développement économique. Elle a par ailleurs souligné, le fait que le non respect des textes en matière de la TVA pénalise les entreprises prestataires de services et certaines d’entre elles sont obligées d’y allés s’installer dans les pays de l’hinterland

CASTAGNEDE & TOLEDANO (1987) ont abordé en France, la problématique de l’impôt indirect qu’est la TVA sur les entreprises. Pour ces auteurs, la généralisation de la taxe sur la valeur ajoutée a permis, a cet égard, de doter la France d’un dispositif en apparence simple, mais surtout efficace. Pour cela, cet impôt a été apprécié et adopté par de nombreux pays étrangers, particulièrement par les autres Etats membres de la communauté

particulièrement par les autres Etats membres de la communauté Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN
particulièrement par les autres Etats membres de la communauté Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » européenne. Ils soulignent la contribution

européenne. Ils soulignent la contribution qu’apporte la TVA au budget de la communauté par contribution Etatique, sur la base d’une décision du conseil en date du 21 Avril 1970, disposant que cette contribution devrait intervenir dans la limite de 1% d’une assiette déterminée de manière uniforme par les pays membres. L’application de cette décision passera par un processus d’harmonisation des législations nationales en matière de taxes sur le chiffre d’affaires, sanctionné par la sixième directive du conseil en date du 17 Mai 1977. Cette directive, en fixant des règles uniformes de détermination de l’assiette de la TVA, a favorisé l’élimination complète des doubles impositions des échanges intra –communautaire.

Ainsi, dans le cadre de l’harmonisation, l’article 3 de la loi des finances portant gestion exercice 1979, a supprimé la TAF pour les services financiers et bancaires ; et ouvert un droit d’option pour l’assujettissement à la TVA, des opérations soumises antérieurement à la TAF.

Plusieurs institutions financières et bancaires ont opté pour la TVA car cette option les favoriseraient, par l’économie qu’elle leur permet de réaliser .Ils ont évoqué que ces mesures prises assurent la neutralité de la charge fiscale. Ils sont allés plus loin en faisant un bref rappel du régime général des déductions et des remboursements de TVA pour mieux saisir l’influence de cette taxe sur les opérations internationales. Pour ces auteurs, le législateur a prévu un régime d’exonération non seulement en faveur de certaines opérations réalisées directement à l’exportation, mais également pour permettre aux exportateurs d’acheter et même d’importer, certains biens en franchise de taxe. Ces dernières dispositions s’expliquent par le fait que la TVA, par son mécanisme de fonctionnement, n’est pas totalement neutre. Ils en concluent que la TVA peut représenter une charge même lorsque l’entreprise est en mesure de récupérer la totalité de la taxe payée en amont et abstraction faite des cas ou la taxe n’est pas déductible.

HINARD & all (1988) ont abordé la problématique de transfère de la charge de la TVA tout au long du processus de production à la consommation. Les auteurs ont montré que par le jeu du principe de déduction de la taxe

Les auteurs ont montré que par le jeu du principe de déduction de la taxe Réalisé
Les auteurs ont montré que par le jeu du principe de déduction de la taxe Réalisé

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » payée sur les achats au

payée sur les achats au niveau des entreprises, la charge de la taxe est transférée d’une entreprise à la suivante tout au long de l’élaboration du produit. Ainsi, seul le consommateur final, qui ne peut pas déduire la TVA relative à ses achats, supporte en fin de compte totalement l’impôt.

Ils ont évoqué que du strict point de vu comptable, la taxe à la valeur ajoutée n’est évidemment pas une charge pour l’entreprise. Cette dernière joue le rôle de collecteur de l’impôt pour l’Etat. Ces auteurs sont parvenus à montrer qu’à cause des décalages entre la date des encaissements et celle des décaissements, qui résultent des flux financiers liés, la TVA est très souvent perçue comme une contrainte et pèse sur la gestion , en particulier dans le domaine de la trésorerie.

Toute fois, en prônant la neutralité de la TVA sur le plan économique, ils sont accordés néanmoins, qu’elle entraine des coûts pour l’entreprise. Ses coûts sont :

o

Un coût de gestion dû à la tenue de la comptabilité.

o

La TVA est parfois une « vraie » charge : ce qui s’explique par le fait que

lorsque la taxe n’est pas déductible, l’entreprise est assimilée à un

consommateur final. La TVA devient une charge puisque le montant de la

dépense est enregistré TTC.

o

Un coût de trésorerie dû au fait que le délai de récupération de la TVA

diffère selon la nature des achats. Pour une dépense engagée en début du

mois, il faut attendre la fin du mois pour pouvoir là déduire de la TVA

facturée.

En fin, ils ont évoqué l’influence de la TVA sur la trésorerie. Ainsi, elle peut avoir une influence positive ou négative sur la trésorerie.

elle peut avoir une influence positive ou négative sur la trésorerie. Réalisé et soutenu par Maurice
elle peut avoir une influence positive ou négative sur la trésorerie. Réalisé et soutenu par Maurice

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » ∑ L’influence est positive si

L’influence est positive si l’entreprise qui est appelée à collecter la taxe

pendant un mois avant de la reversée na pas payée autant de taxe au près

de ses fournisseurs (cas de TVA due).

L’influence est négative en ce sens que si l’entreprise qui est appelée à

payer la taxe pendant un mois avant de la récupérée na pas obtenir autant

chez ses clients (cas de crédit de TVA).

L’effet se fait aussi remarqué par le jeu des règles d’exigibilité, car pour les prestations de services, l’exigibilité est liée à l’encaissement d’un acompte ou du prix facturé tandis que pour les ventes de biens, l’exigibilité est due à la livraison.

Les délais de crédits- clients ou de crédits- fournisseurs est un facteur qui influence la trésorerie des entreprises.

ANNIE (1994) a mené une réflexion sur la TVA et parvient à prouver la non neutralité totale de cet impôt. Dans son développement, elle a fait comprendre qu’on enregistre des distorsions au niveau de la production et de la consommation des biens pour la TVA. Selon elle, les distorsions sont dues aux limitations du champ d’application et des droits à déduction, la structure du taux de l’impôt.

Au stade de la production, le jeu conjoint de l’exonération de certaines activités et de l’exclusion du droit à déduction de la TVA grevant certains achats, produit ce que l’on appelle des rémanences de TVA. Sur le plan comptable, une partie de la TVA qui doit normalement peser sur les consommateurs finals est reportée sur les entreprises. Elle a évoqué toute fois que la charge comptable doit être distinguée de la charge économique en raison des possibilités de répercussions des coûts ; les taxes non déductibles, sur les prix de vente.

des coûts ; les taxes non déductibles, sur les prix de vente. Réalisé et soutenu par
des coûts ; les taxes non déductibles, sur les prix de vente. Réalisé et soutenu par

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » Pour savoir qui d’entre les

Pour savoir qui d’entre les entreprises ou les ménages supportent la charge de la TVA, une étude très approfondie des rémanences a été menée en France « Au cours de cette étude on constate que les ménages supportaient 71,40% de la charge comptable et le reste se répartissant entre les sociétés, quasi- sociétés, entreprises individuelles pour 1,8%, les administrations et collectivités locales pour 10,3%, les 16,5% restant se traduisent par le phénomène de la rémanence. Celui- ci avait essentiellement deux origines :

pour 40% de non déductibilité de la TVA appliquée à l’achat de certains véhicules automobiles et certains produits pétrolier, pour 60%, le non assujettissement total ou partiel de certaines activités. Les rémanences étant concentrées dans les secteurs de services, la TVA pèse inégalement sur les branches d’activités. Des dispositions ont réduit, depuis l’importance des rémanences en étendant la déductibilité de certains biens et en assujettissant certaines activités à la TVA.

L’harmonisation européenne a accéléré cette évolution. On estime à l’heure actuelle, que les ménages supportent 71% de TVA. Les entreprises en supportent 15%, les administrations publiques 14%. 30% de la consommation des ménages n’est pas taxée. La situation française, qui se caractérisait par des rémanences supérieures à la moyenne européenne s’est rapprochée de ceux- ci ».

Elle a par ailleurs souligné qu’une autre cause de la distorsion au niveau de la production réside dans les modalités de paiement et de remboursement de la TVA. Ainsi, son incidence économique concerne particulièrement les entreprises, les ménages n’en subissent les effets que si la charge supplémentaire qui en résulte pour les producteurs ou les distributeurs est répercutée dans les prix.

Quant au stade de la consommation, elle a évoqué que l’utilisation de barèmes de taux différenciés, l’exclusion de certains biens de l’assiette de l’impôt, modifient les décisions de consommation des ménages et accroissent les coûts de gestion de l’impôt.

des ménages et accroissent les coûts de gestion de l’impôt. Réalisé et soutenu par Maurice A.
des ménages et accroissent les coûts de gestion de l’impôt. Réalisé et soutenu par Maurice A.

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » MOREL (1997) a expliqué le

MOREL (1997) a expliqué le processus de la TVA au cours du cycle de production à la commercialisation. Selon lui, la taxe sur la valeur ajoutée résulte de la valeur que chaque acteur apporte au produit ou au service. Elle est supportée en définitive par le consommateur final. Toute fois, il a reconnu que la TVA a une conséquence sur la trésorerie des entreprises. Il souligne l’inégalité de la taxe face aux différents secteurs. Ainsi, selon lui, les entreprises du secteur industriel et commercial acquittent leur TVA sur livraison. On constate alors que deux tendances se dégagent : si le délai de règlement accordé aux clients n’excède pas 30 jours, les entreprises auront encaissé la taxe avant son reversement ; dans le cas contraire, elles reversent la taxe avant son encaissement ; ce qui affecte négativement la trésorerie des entreprises.

Dans son développement, il a fait comprendre que le secteur industriel est plus affecté par la trésorerie à cause de sa forte valeur ajoutée, et du délai crédits-clients très important.

Quant-aux entreprises des secteurs, prestations de service et immobilier, elles encaissent toujours la taxe avant de la reverser. Elles bénéficient, de ce fait, d’un délai de 30 jours pendant lequel elles conservent en trésorerie disponible une taxe qui ne leur appartient pas. Il a rappelé que les entreprises de ces secteurs ne peuvent naturellement pas bénéficier du règlement de TVA par obligation cautionnées.

Il en conclut que les conséquences financières de la gestion de la TVA par les entreprises peuvent être amplifiées ou réduites, selon les cas, par l’exercice du droit à déduction.

COZIAN (2002) après avoir retracé les étapes de la mise en œuvre de la TVA en Europe, a souligné l’importance de l’assujettissement à cette taxe. Pour lui, l’assujettissement à la taxe présente biens des avantages et que l’exonération prend parfois des allures de punition. C’est pourquoi, la loi autorise, dans certains cas limitativement énumérés, l’option pour le paiement de la taxe sur la valeur ajoutée. L’exonération d’une opération au cours d’un

sur la valeur ajoutée. L’exonération d’une opération au cours d’un Réalisé et soutenu par Maurice A.
sur la valeur ajoutée. L’exonération d’une opération au cours d’un Réalisé et soutenu par Maurice A.

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » circuit de fabrication ou de

circuit de fabrication ou de commercialisation aboutit à une pénalisation puisque l’entreprise exonérée ne peut récupérer la taxe qui lui est facturée. Il y a rupture dans la chaîne des déductions du fait que l’un des maillons est taxé comme un consommateur final. Cela aboutit à une surcharge fiscale, c’est ce que l’on appelle le phénomène de rémanence de taxe. L’auteur énumère certains avantages de l’option à savoir :

Possibilité de facturer la taxe aux clients assujettis qui la récupèreront eux –

mêmes.

Possibilité d’augmenter le prorata de déduction.

Dispense de versement de la taxe sur les salaires.

COLLETTE (2004) a expliqué le mécanisme de fonctionnement de la TVA au sein des entreprises commerciales, prestataires de services et des travaux immobiliers. Ainsi, pour les entreprises commerciales, le fait générateur et l’exigibilité sont confondus et sont constitués par la livraison du bien à l’acheteur qui acquiert la disposition matérialisée par une facture. Par conséquent, lorsque le vendeur consent des délais de paiement à l’acheteur, il doit faire « l’avance » de la TVA, avant d’être réglé par le client.

Quant aux entreprises prestataires de services et des travaux immobiliers, du fait du régime de comptabilité de caisse qui s’applique, le fait générateur et l’exigibilité ne coïncident pas. Dans ce cas, la TVA est exigible au moment de l’encaissement des acomptes et du prix de la rémunération. Le prestataire de service ne fait donc pas « l’avance » de la TVA. Même en cas d’affacturage, elle n’est exigible qu’à la date du paiement de la créance par le débiteur et non dès la mobilisation de la facture au près de la société d’affacturage.

Elle a par ailleurs rappelé la question de la neutralité de la taxe sur la valeur ajoutée et son incidence sur la trésorerie. Selon elle, le principe de neutralité de cet impôt qui constitue son originalité, n’est malheureusement pas respecté dans quelques cas particuliers, ce qui aboutit à grever la trésorerie des entreprises. Cependant, la situation s’est largement améliorée depuis la

Cependant, la situation s’est largement améliorée depuis la Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN 2
Cependant, la situation s’est largement améliorée depuis la Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN 2

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » suppression de la règle dite

suppression de la règle dite du « décalage d’un mois » en 1992. De plus, la déduction immédiate de la TVA sur les achats d’immobilisation (biens durables) peut avoir un effet positif en allégeant la trésorerie, mais peut également provoquer des coûts de trésorerie.

Paragraphe 2 : Méthodologie de l’étude

D’après le lexique d’économie, la recherche étant défini comme activité visant à découvrir de nouvelles connaissances, de nouvelles techniques ou de nouveaux produits et la méthodologie comme étant un processus opératif rationnel pour arriver à un résultat.

Pour René DESCARTES, « la méthodologie est le chemin à suivre pour arriver à la vérité dans les sciences ».

Dans le cadre de notre étude, il s’agit d’utiliser des outils adéquats pour connaître l’influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales au Bénin, à travers l’entreprise « OLUWA TOBI DARE ». Il s’agit fondamentalement de connaître l’influence de la TVA sur la rentabilité économique et la trésorerie afin de faire des recommandions pour une meilleure pratique de cet impôt.

I- Collecte des données d’enquête

A – Population d’étude et échantillonnage

1- Population d’étude

Afin de bien cerner l’influence de la TVA sur OLUWA TOBI DARE, il est question de maîtriser les conséquences du non déduction de cet impôt, des

de maîtriser les conséquences du non déduction de cet impôt, des Réalisé et soutenu par Maurice
de maîtriser les conséquences du non déduction de cet impôt, des Réalisé et soutenu par Maurice

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » délais des crédits octroyés. Il

délais des crédits octroyés. Il s’agit de mener une enquête au près de l’entreprise et de certaines catégories de ses clients.

A cet effet, l’enquête s’est portée sur les entreprises clientes de OLUWA TOBI DARE dans la commune de Cotonou et celle d’Abomey-Calavi.

2- Echantillonnage

Dans le cadre de cette recherche, après consultation des états financiers, et les informations fournies par le Directeur Général d’une part, et le comptable d’autre part sur les créances clients, nous avons constitué un échantillon de trente(30) entreprises clientes de OLUWA TOBI DARE pour vérifier l’effectivité des créances. Le questionnaire leur est adressé par la méthode de convenance.

B- Outils de collecte des données

1- Recherche documentaire et pré-enquête

a- Recherche documentaire

La recherche documentaire consiste à consulter un certain nombre de documents ayant abordé d’une manière ou d’une autre les thèmes similaires au thème d’étude.

La consultation des différents documents n’a été possible que grâce aux recherches dans les centres tels que :

Les bibliothèques universitaires (FASEG, ENAM)

La Direction Générale des Impôts et des Domaines (DGID)

b- Pré-enquête

La Direction Générale des Impôts et des Domaines (DGID) b- Pré-enquête Réalisé et soutenu par Maurice
La Direction Générale des Impôts et des Domaines (DGID) b- Pré-enquête Réalisé et soutenu par Maurice

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » Les investigations effectuées ont été

Les investigations effectuées ont été réalisées sur la base d’une revue documentaire, des entretiens et de l’élaboration de questionnaire. La revue documentaire et les entretiens nous permis d’élaborer le questionnaire.

2- Questionnaire d’enquête et entretiens directs

a- Questionnaire d’enquête

Le questionnaire est élaboré et adressé aux entreprises clientes de OLUWA TOBI DARE en vue de recueillir des informations dans le cadre de la vérification des hypothèses. Les informations sont utiles pour trouver solution au problème de la trésorerie.

b- Les entretins directs

Les entretiens menés dans le cadre cette étude ont eu lieu en deux

étapes.

- En un premier temps nous avons fait un entretien avec le Directeur

général de OLUWA TOBI DARE pour recueillir les informations sur la

compréhension qu’il a de la TVA dans l’exploitation d’une entreprise.

- Dans un second temps, nous sommes approchés des praticiens de

la TVA à la DGID pour avoir plus d’information en la matière.

II-

Techniques

de

dépouillement

et

outils

d’analyse

des

données

d’enquête

A- Technique de dépouillement des données

Les données recueillir son dépouillées manuellement et traitées par le logiciel informatique EXCEL, pour être présenter afin leur analyse.

le logiciel informatique EXCEL, pour être présenter afin leur analyse. Réalisé et soutenu par Maurice A.
le logiciel informatique EXCEL, pour être présenter afin leur analyse. Réalisé et soutenu par Maurice A.

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » B- Outils d’analyse des données

B- Outils d’analyse des données

Selon les données recueillies, nous avons proposés dans le cadre de cette étude d’utiliser les tableaux et graphiques

Tableaux

Les résultats de nos enquêtes de terrain et celui des données fournies par OLUWA TOBI DARE sont rassemblés sous forme de tableaux. Ils permettent d’avoir une idée sur le phénomène étudié.

Graphiques

Ils permettent de visualiser le phénomène étudié claire de ce dernier.

pour avoir une idée

III - Difficultés et limites de la collecte des données d’enquête

A- Les difficultés rencontrées

Les difficultés rencontrées lors de notre recherche sont multiples. Nous ne manquons pas d’énumérer les plus essentielles :

o

La stricte interdiction d’accès aux anciens mémoires à la FASEG

o

Les tracasseries administratives pour recueillir certaines

informations à la DGID

o

La réticence des entreprises à nous fournir certaines informations

par le fait qu’elles nous aux agents d’impôt

o

La rareté des mémoires abordant des thèmes similaires à notre

thème de recherche

des mémoires abordant des thèmes similaires à notre thème de recherche Réalisé et soutenu par Maurice
des mémoires abordant des thèmes similaires à notre thème de recherche Réalisé et soutenu par Maurice

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » o Le manque de moyens

o Le manque de moyens financiers

B- Limite des données

La première est relative à la taille de l’échantillon. Cependant cette limite ne peut influencer la qualité de l’étude car l’échantillon constitué est représentatif des entreprises clientes de OLUWA TOBI DARE.

La deuxième limite concerne la sincérité des réponses données par les enquêtés.

La troisième limite est liée à la taille de l’entreprise choisie dans le cadre de l’étude. Mais cette taille ne peut influencer les résultats.

CHAPITRE II CARACTERISTIQUES DE LA TVA ET PRESENTATION DES DONNEES
CHAPITRE II
CARACTERISTIQUES DE LA TVA ET PRESENTATION
DES DONNEES
CHAPITRE II CARACTERISTIQUES DE LA TVA ET PRESENTATION DES DONNEES Réalisé et soutenu par Maurice A.
CHAPITRE II CARACTERISTIQUES DE LA TVA ET PRESENTATION DES DONNEES Réalisé et soutenu par Maurice A.

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » Section 1 : Les caractéristiques

Section 1 : Les caractéristiques de la TVA

Paragraphe 1 : Mécanisme et implications de la TVA

I- Mécanisme de la TVA

L’entreprise étant appelée à collecter et reverser la TVA à l’Etat. En réalité, elle ne paie que la valeur qu’elle a ajoutée aux produits concernés. Nous allons illustrer cela par un exemple.

On suppose que sur une chaîne il y a trois opérateurs A, B et C respectivement industriel, grossiste et commerce de détail, ayant ajouté chacun à un produit d’une valeur finale de 3000FCFA (hors TVA) des valeurs hors taxe de 1300FCFA pour A ; 1000FCFA pour B et 700FCFA pour C. Avec un taux de TVA de 18%, la situation se présente comme suit.

A fabrique le produit et le revend à B pour un montant TTC de : (1300 FCFA)

+ (18% x 1300) soit à 1534 FCFA.

B paie 1534 FCFA à A et ajoute une valeur de 1000 FCFA au produit et le

revend à C pour un montant TTC de : (1534 FCFA) + (1000 FCFA + 18% x 1000

FCFA) soit à 2714 FCFA.

TTC de : (1534 FCFA) + (1000 FCFA + 18% x 1000 FCFA) soit à 2714
TTC de : (1534 FCFA) + (1000 FCFA + 18% x 1000 FCFA) soit à 2714

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » ∑ C paie 2714 FCFA

C paie 2714 FCFA à B et ajoute une valeur de 700 FCFA au produit et le

revend aux consommateurs à : (2714 FCFA) + (700 FCFA +18% x700 FCFA)

soit à 3540 FCFA.

Avec l’intervention d’un seul opérateur pour le même produit de valeur finale de 3000 FCFA (hors TVA), l’opérateur aurait facturé une TVA de 540 FCFA

et le produit aurait été vendu à 3540 FCFA.

Le nombre d’opérateurs intervenir sur la chaîne ne modifie pas le montant de la TVA exigible sur le produit, mais permet de le fractionner en fonction de la valeur que chaque opérateur ajoute au produit.

L’entreprise A verse alors à l’Etat la TVA collectée (234 FCFA) moins la TVA payée lors de l’achat des matières premières qui entrent dans la

fabrication du produit. L’entreprise B verse à l’Etat 180 FCFA qui correspond à

la valeur ajoutée au produit. De la même manière, l’entreprise C verse à l’Etat

126 FCFA qui correspond à la valeur qu’elle a ajoutée au produit.

On constate que l’entreprise ne joue que le rôle d’intermédiaire et de collecteur de la TVA pour l’Etat. Elle ne reverse au Trésor que la part

correspondant à son apport effectif, qui n’est rien d’autre que la valeur qu’elle

a ajoutée aux biens ou services concernés. La TVA n’est donc pas une

« charge », sauf dans le cas ou l’entreprise est elle-même assimilée à un

consommateur final.

général

implications au niveau économique et au niveau des coûts.

Aussi

remarque-t-on

que

le

mécanisme

II- Les implications de la TVA

de

A- Les implications au niveau économique

la

TVA

à

des

de la TVA de A- Les implications au niveau économique la TVA à des Réalisé et
de la TVA de A- Les implications au niveau économique la TVA à des Réalisé et

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » La TVA est neutre au

La TVA est neutre au regard de la longueur des circuits de production. Que le bien ou service passe directement du producteur au consommateur final, ou que plusieurs entreprises interviennent dans le circuit économique, avant que le produit n’arrive au consommateur final, la TVA est invariant si le prix de vente est le même en fin de circuit. Le reversement de la TVA se fait en fonction de la valeur que chaque entreprise ajoute au produit.

Pour respecter cette neutralité dans les échanges internationaux, les biens et services sont exonérés de la TVA à l’exportation. La neutralité de la TVA est ainsi assurée en ce qui concerne la concurrence.

B- Les implications au niveau des coûts

Malgré la simplicité de son principe, la TVA relève de règles très complexes dans son application que les entreprises doivent prendre en compte. Son champ d’application s’est étendu à presque tous les domaines d’activité, depuis la loi d’adaptation(1979) à la sixième directive européenne, et en raison de cette complexité ; les conflits sont fréquents avec l’administration fiscale. C’est souvent une source de redressement fiscal.

Elle entraîne essentiellement trois types de coûts :

1-Un coût de gestion

L’obligation de tenir une comptabilité rigoureuse et suffisamment sophistiquée pour disposer, en temps, des informations nécessaires à l’établissement des déclarations et la présentation, en cas de contrôle, des pièces justificatives, constitue un coût de gestion auquel les entreprises sont confrontées.

constitue un coût de gestion auquel les entreprises sont confrontées. Réalisé et soutenu par Maurice A.
constitue un coût de gestion auquel les entreprises sont confrontées. Réalisé et soutenu par Maurice A.

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » L’existence de taux différents est

L’existence de taux différents est la première source de difficultés, mais la coexistence de régime particuliers et du régime général en est une autre. Ainsi, si une entreprise exerce des activités soumises à la TVA et des activités non soumises, elle est tenue d’enregistrer séparément les opérations de comptabilisation ou elle doit procéder au calcul de « prorata » de déduction.

2- La TVA est parfois une « vraie » charge

Lorsqu’une entreprise n’a pas la possibilité de déduire la TVA qu’elle a supportée sur ses dépenses, elle est assimilée à un consommateur final La TVA devient alors une charge, et il faut enregistrer le montant de la dépense toutes taxes comprises.

3-Un coût de trésorerie

Les entreprises enregistrent la TVA sur l’achat des biens et services, et attendre la période de déclaration avant de la déduire. Il apparaît alors un décalage entre l’enregistrement et la déduction de cet impôt. Aussi, le non remboursement de crédit de TVA en monnaie liquide, amène-t-il les entreprises aux reports de crédit de mois en mois et leur porte un problème de trésorerie.

Paragraphe 2 : Champ d’application et principe de déduction de la TVA

A- Champ d’application de la TVA

La taxe sur la valeur ajoutée est un impôt perçu par l’Etat auprès des entreprises par rapport à la valeur qu’elles ont ajouté aux produits ou services concernés. Autrement, c’est un impôt qui est payé sur la différence entre la valeur de la production totale et la valeur des consommations intermédiaires.

de la production totale et la valeur des consommations intermédiaires. Réalisé et soutenu par Maurice A.
de la production totale et la valeur des consommations intermédiaires. Réalisé et soutenu par Maurice A.

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » La TVA est un impôt

La TVA est un impôt unique à paiement fractionné dont la charge est supportée par le dernier acquéreur non redevable de cet impôt.

Vu le système de facturation et de paiement de cet impôt, il est question d’exposer le champ d’application à travers les opérations imposables, les opérations exonérées, les personnes imposables, les personnes imposables sur option et les exportations.

1- Les opérations imposables

Il s’agit d’une façon générale les actes ou les évènements liés à un revenu, à la dépense ou au capital qui doivent être soumis à l’impôt.

Sont imposables les affaires faites au Bénin par des personnes physiques ou morales qui habituellement ou occasionnellement achètent pour revendre ou accomplissent des actes relevant d’une activité industrielle, commerciale, artisanale ou d’une activité non commerciale. L’exception est faite des activités salariés et des activités agricoles.

Conformément aux articles 221 et 222 du CGI, les opérations imposables à la TVA sont :

Les importations : on entend par importation le franchissement du cordon

douanier des marchandises provenant de l’extérieur ou d’un régime

douanier suspensif pour la mise en consommation sur le territoire ;

Les ventes : par vente, il faut entendre toute opération ayant pour effet de

transférer la propriété de biens corporels à des tiers ,que ces biens soient ou

non fabriqués par le vendeur ;

Les travaux immobiliers : par travaux immobiliers, il faut entendre tous les

travaux exécutés par les différents corps de métier participant à la

travaux exécutés par les différents corps de métier participant à la Réalisé et soutenu par Maurice
travaux exécutés par les différents corps de métier participant à la Réalisé et soutenu par Maurice

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » construction, à l’entretien et à

construction, à l’entretien et à la réparation de bâtiments et d’ouvrages immobiliers, les travaux publics, les travaux de construction métalliques, les travaux de démolition, ainsi que tous les travaux accessoires ou préliminaires à des travaux immobiliers ; Les prestations de services : par prestation de service, il faut entendre toute opération autre que celles énumérées ci-dessus, effectuées entre personnes juridiquement distinctes et comportant une contrepartie en espèces ou en nature quel que soient les buts visés et les résultats obtenus, notamment :

- Les cessions et concessions de biens incorporels ;

- Les locations de biens meubles ;

- Les locations d’immeubles et d’emplacement à usage industriel et commercial ;

- Les opérations d’intermédiaires ;

- Les opérations d’entretien et de réparation de biens meubles ;

- Les opérations de tourisme, d’hôtellerie et de restauration ;

- Les opérations de transports ;

- Les prestations fournies dans le cadre des prestations libérales ;

- Les prestations de publicité. Sont également passibles de la taxe sur la valeur ajoutée :

Les opérations de transformation de produits agricoles et toutes autres opérations même réalisées par les agriculteurs, les pêcheurs pour leur coopérative qui, en raison de leur nature et de leur importance sont assimilables à celles réalisées par les industriels ou des commerçants, que ces opérations constituent ou non le prolongement de l’activité agricole ou piscicole.

constituent ou non le prolongement de l’activité agricole ou piscicole. Réalisé et soutenu par Maurice A.
constituent ou non le prolongement de l’activité agricole ou piscicole. Réalisé et soutenu par Maurice A.

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » ∑ Les livraisons qu’un assujetti

Les livraisons qu’un assujetti se fait à lui-même, pour ces besoins propres ou

pour ceux de son exploitation et celles faites par lui, à titre gratuit, au profit

des tiers.

Les prestations relatives aux télécommunications.

La fourniture d’eau et d’électricité ainsi que toutes les prestations annexes.

D’une manière générale, toutes activités lucratives autres que les activités

agricoles et les emplois salariés.

Outre les opérations ci-dessus, d’autres opérations sont exonérées de la taxe sur la valeur ajoutée.

2- Les opérations exonérées.

Sont exonérées de la taxe sur la valeur ajoutée selon l’article 224 du CGI, les opérations :

Les ventes et prestations réalisées par les personnes dont le chiffre d’affaires

n’atteint pas les seuils fixés par arrêté du Ministre chargé des Finances ;

L’importation, la production et la vente de certains produits ;

Les activités d’enseignement scolaire, Universitaire, technique et

professionnel réalisées par les établissements publics ou privés ou par les

organismes assimilés ;

Les consultations médicales, les soins et toutes prestations présentant un

caractère médical y compris le transport des blessés et des malades ainsi que

les prestations entrant dans le cadre de l’hospitalisation fournies par les

hôpitaux, les cliniques et autres établissements assimilés, à l’exclusion des

soins prodigués par les vétérinaires ;

assimilés, à l’exclusion des soins prodigués par les vétérinaires ; Réalisé et soutenu par Maurice A.
assimilés, à l’exclusion des soins prodigués par les vétérinaires ; Réalisé et soutenu par Maurice A.

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » La composition, l’impression et la

La composition, l’impression et la vente des journaux et périodiques, à

l’exception des recettes provenant de la publicité, avis, annonces, disques

demandés ;

Les consommations d’eau et d’électricité des premières tranches du tarif

domestique ;

Les livres ;

Les timbres-postes pour affranchissement, les timbres-fiscaux et autres

valeurs similaires ;

Les services rendus bénévolement ou à un prix égal ou inférieur au prix de

revient par les associations sans but lucratif légalement constitués et les

établissements d’utilité publique ;

Les ventes, les cessions ou prestations réalisées par l’Etat, les collectivités

territoriales et les établissements publics n’ayant pas un caractère industriel

ou commercial à l’exception des recettes de publicité

Les opérations de transport public de voyageurs,

Les affaires réalisées par les sociétés ou compagnies d’assurances quelle que

soit la nature des risques assurés et qui sont soumises à la taxe unique sur

les contrats d’assurances (TUCA) ;

Les opérations bancaires et financières soumises à la taxe sur les activités

financières (TAF) ;

Les opérations ayant pour objet la transmission de propriété ou d’usufruit de

biens immeubles, de fonds de commerce soumis à la formalité de

l’enregistrement ;

Les ventes par les auteurs d’œuvres d’art originales.

Passons à présent en revue les personnes imposables, les personnes imposables sur option et les exportations.

imposables, les personnes imposables sur option et les exportations. Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN
imposables, les personnes imposables sur option et les exportations. Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » 3- Les personnes imposables. Il

3- Les personnes imposables.

Il s’agit essentiellement des contribuables ou les assujettis reconnus par la loi. Autrement, les personnes imposables sont ceux-qui réalisent des actes ou des évènements liés à un revenu, à la dépense ou au capital qui doivent être soumis à l’impôt.

4- Les personnes imposables sur option.

Peuvent opter pour l’assujettissement à la TVA, les entreprises assujetties à la taxe professionnelle unique(TPU) , les entreprises qui réalisent les opérations de transport public de voyageurs, les ventes et prestations réalisées par les personnes dont le chiffre d’affaires n’atteint pas les seuils fixés par arrêté du Ministre chargé des Finances, les entreprises qui importent, produisent ou revendent certains produits exonérés.

5- Les exportations

Pour favoriser les échanges internationales d’une part et d’éliminer la double imposition d’autre part, les exportations sont taxées à un taux de zéro pour cent. Selon les dispositions de l’article225 du CGI, ainsi, les opérations suivantes se réalisent avec l’application d’un taux zéro à la base d’imposition.

- Les affaires de ventes, de navigation ou de transformation portant sur

des bâtiments destinés à la navigation maritime et immatriculée comme

tel ;

- Les ventes aux compagnies de navigation et aux pêcheurs

professionnels de produits destinés à être incorporés dans leurs bâtiments

de produits destinés à être incorporés dans leurs bâtiments Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN
de produits destinés à être incorporés dans leurs bâtiments Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » ou à l’entretien de ceux-ci,

ou à l’entretien de ceux-ci, ainsi que d’engins et de filets pour la pêche

maritime ;

- L’avitaillement des navires et aéronefs à destination de l’étranger ;

- Les affaires de ventes, de réparation, de transformation et d’entretien

aéronefs destinés aux compagnies de navigation aérienne dont les services à

destination de l’étranger représentent au moins 60% de l’ensemble des

lignes qu’elles exploitent ;

- Les entrées en entreprise fictif, en entreprise réel, en entrepôt spécial

ou tout autre régime suspensif dans les mêmes conditions que pour les

droits d’entrée et sous réserve d’exportation effective des biens concernés ;

- Les prestations de service liées aux biens placés sous le régime douanier

du transit.

Outre le champ d’application de la TVA ci-dessus présenté, il importe d’exposer certains cas particuliers.

6-Cas particuliers

Les indemnités perçues à titre de dommages et intérêts ne sont imposables

à la TVA même si elles se rattachent à l’exercice d’une activité taxable,

qu’elles aient un caractère conventionnel ou judiciaire ;

Les rabais, remises, ristournes et autres réductions de prix viennent en

déduction de la base imposable si :

a- l’objet et le montant de la réduction sont clairement mentionnés sur la

facture de vente ou sur une facture rectificative respectant les formes

légales ;

de vente ou sur une facture rectificative respectant les formes légales ; Réalisé et soutenu par
de vente ou sur une facture rectificative respectant les formes légales ; Réalisé et soutenu par

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » b- les réductions ne doivent

b- les réductions ne doivent pas être la contrepartie d’un service fourni par le

client à son fournisseur, ce type d’opération doit faire l’objet de deux facturations distinctes ; l’une par le fournisseur, l’autre par le client ;

c- la diminution du prix doit bénéficier effectivement et pour son montant facturé à l’acheteur. La base d’imposition des livraisons à soi-même est constituée par le prix d’achat hors TVA ou à défaut le prix de revient hors taxe, y compris les frais de main-d’œuvre ; Pour les importations, la base d’imposition est constituée de la valeur en

douane (valeur CAF) majorée des droits et taxes à caractère douanier autres que la TVA ; Concernant les échanges, la base d’imposition est constituée de la valeur des produits reçus en paiement, majorée éventuellement de la soulte ; Les subventions d’exploitations sont imposables, seules les subventions d’équipement directement rattachées à un investissement sont exonérées de la TVA ; Les emballages vendus sont imposables à la TVA. En cas de consignation, les encaissements effectués sont en revanche exonérés de la TVA. Toutefois, la non restitution des emballages consignés impose une régularisation du montant de la consignation qui devient une vente et doit être soumis à la TVA ; Les opérations réalisées par les commissionnaires, mandataires et autres intermédiaires ne sont imposées que sur le seul montant de leur rémunération, s’ils réunissent les conditions suivantes :

a) l’acte de commerce se fait en vertu d’un mandat préalable ;

b) ils doivent rendre compte à leur commettant du prix de vente ou d’achat de

la marchandise ou du service et le cas échéant des débours accessoires ;

la marchandise ou du service et le cas échéant des débours accessoires ; Réalisé et soutenu
la marchandise ou du service et le cas échéant des débours accessoires ; Réalisé et soutenu

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » c) ils ne doivent jamais

c) ils ne doivent jamais être propriétaire des affaires réalisées ;

d) ils doivent être rémunérés sur une commission calculée en fonction du prix

ou de la qualité de marchandise ou du prix de la prestation, à l’exclusion de

tout autre profit.

Les agences de voyages et organisateurs de circuits touristiques sont

imposables sur la base de la marge réalisée. Celle-ci est égale à la différence

entre le prix total TVA comprise payé par le client et le prix TVA comprise

facturé par l’agence aux entreprises qui réalisent les opérations.

Pour les travaux à façons, le façonnier est imposé sur le coût de son

intervention.

Les rétrocessions d’honoraires entre les membres des professions libérales

sont imposées lorsque ceux-ci sont assujettis à la TVA.

Après avoir parlé du champ d’application de la TVA, il est important de voire le principe de déductibilité de cette taxe.

B- Le principe de déductibilité de la TVA

L’article 234 du CGI détermine les conditions de déductibilité de la TVA. Ainsi les assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée sont autorisés à déduire la taxe récupérable de la taxe brute si les conditions ci-après sont remplies :

1- La taxe doit figurer sur une facture remplissant les mentions obligatoires qui

suivent.

- Identification du fournisseur

- Le numéro IFU ou d’immatriculation INSAE

- Nom et adresse du client

- Nature des marchandises

- Prix hors TVA

- Le montant de la TVA

client - Nature des marchandises - Prix hors TVA - Le montant de la TVA Réalisé
client - Nature des marchandises - Prix hors TVA - Le montant de la TVA Réalisé

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » Pour les importations, la TVA

Pour les importations, la TVA déductible doit être mentionnée sur un document douanier, désignant l’entreprise comme destinataire des biens.

2-

Les biens et services doivent exclusivement acquis dans le cadre

d’exploitation de l’entreprise. Les biens et services à usage mixte sont non

déductibles.

3-

L’inscription en comptabilité des biens et services acquises est

obligatoire.

4-

Les biens et services pour lesquels la déduction de la taxe est demandée

ne doivent pas faire l’objet d’une exclusion du droit à déduction prévue par

la loi.

Nonobstant les avantages que procurent la déductibilité de la TVA pour les entreprises assujetties, l’administration fiscale pose une barrière à la déduction.

La taxe payée lors de l’acquisition de ses biens et services ne peut être déduite et reste à la charge de l’entreprise. Il s’agit de :

Les véhicules acquises dans le cadre du tourisme, ou à usage mixte de même

que leurs pièces détachées ou accessoires. Cette mesure n’est pas applicable

et les véhicules utilisés

aux véhicules utilitaires (tracteurs, camions, ………

par les loueurs professionnels ou les crédits-bailleurs.

)

Les carburants pour véhicules.

Les dépenses effectuées dans le cadre du logement ou de l’hébergement des

dirigeants et du personnel non chargé de la surveillance ou de la sécurité de

l’entreprise.

Les frais de réception, de restauration, de spectacles, ou ceux à caractère

somptuaire.

Le mobilier et le matériel de logement ainsi que tous les objets qui ne sont

pas strictement indispensables à l’activité de l’entreprise, notamment :

Les climatiseurs et autres installations pour conditionnement d’air

: Les climatiseurs et autres installations pour conditionnement d’air Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN
: Les climatiseurs et autres installations pour conditionnement d’air Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » Les réfrigérateurs à usage domestique

Les réfrigérateurs à usage domestique

Les tapis et moquettes

Les vases, pots à fleur et autres objets décoratifs

Les gravures et sculpteurs

Les nappes, assiettes, plats et verres acquis pour l’usage du personnel ou

pour les réceptions organisées au nom de l’entreprise. Quant les biens

précités sont utilisés par les professionnels de l’hôtellerie et de la

restauration ou utilisés dans le cadre commercial ils peuvent être admis en

déduction

Les dons et libéralités, y compris ceux ayant un caractère publicitaire, d’une

valeur supérieur à 10000 FCFA

Les services se rapportant à des biens exclus du droit à déduction.

Section 2 : Pratique de la TVA dans l’espace UEMOA et présentation des données d’enquête

Paragraphe 1 : Pratique de la TVA dans L’espace UEMOA.

Créée en janvier 1994 à Dakar au Sénégal, l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) compte huit pays membres : Bénin, Burkina-Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau Mali, Niger, Sénégal et Togo ; ayant en commun l’utilisation du franc CFA.

Parmi les objectifs majeurs de l’UEMOA, figure en bonne place l’harmonisation au sein des Etats membres. Celle-ci est perçue comme un instrument indispensable au bon fonctionnement du marché commun qui à pour conséquence, la libre circulation des personnes, des biens, des services, des capitaux et le droit d’établissement. Etant admis que les distorsions fiscales dues à l’application de régimes fiscaux divergents pourraient constituer des entraves certaines à la libre circulation des facteurs de production, donc à la réalisation du marché commun.

des facteurs de production, donc à la réalisation du marché commun. Réalisé et soutenu par Maurice
des facteurs de production, donc à la réalisation du marché commun. Réalisé et soutenu par Maurice

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » C’est consciente de cette réalité

C’est consciente de cette réalité et suite aux recommandations du conseil des Ministres statutaires de l’UEMOA, lors de sa session tenue le 18 Mai 2004 à Cotonou(Bénin) que la commission de l’UEMOA, en collaboration avec la BCEAO et la BOAD, a organisé à Bamako( Mali) du 06 au 08 décembre 2005, un séminaire sur la mise en place d’une fiscalité de développement au sein de l’union.

L’harmonisation des politiques fiscales vise, d’une part, à favoriser la cohérence des systèmes internes de taxation des Etats membres en vue de l’égalité de traitement des opérateurs économiques au sein de l’union et, d’autre part, à mettre en œuvre un dispositif adapté aux exigences de compétitivité des économies nationales.

Ainsi, les objectifs des reformes préconisées sont contenus dans la Directive 02 /98/CM/UEMOA du 22 décembre 1998 portant harmonisation de la taxe sur la valeur ajoutée au sein de l’UEMOA. Elle poursuit essentiellement les objectifs ci- après :

L’élargissement du champ d’application par la généralisation progressive de la TVA à l’ensemble des livraisons de biens et de prestations de service ; Le transport et l’agriculture ne devant être assujettis qu’ultérieurement ; La limitation des exonérations. La directive édicte la liste des biens et services exonérés. On note cependant, qu’en ce qui concerne les produits alimentaires, seuls les biens de première nécessité non transformés doivent faire l’objet d’exonération ; L’adoption d’un taux unique à fixer dans une fourchette comprise entre 15% et 20%. A cet égard, tous les Etats membres appliquent un taux de 18% excepté le Niger qui applique un taux de 19%. Il convient alors de préciser que conformément à l’article 21 de cette directive, et plus précisément au point 6, les opérations bancaires et les

et plus précisément au point 6, les opérations bancaires et les Réalisé et soutenu par Maurice
et plus précisément au point 6, les opérations bancaires et les Réalisé et soutenu par Maurice

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » prestations d’assurance et de réassurance,

prestations d’assurance et de réassurance, qui sont soumises respectivement à la TAF et à la TUCA sont exonérées du champ d’application de la TVA.

Ce système devrait permettre le développement du marché commun régional. Par ailleurs, il doit concourir au renforcement de certains principes d’intégration. Ainsi, facilite t-il la circulation des biens et des services entre les Etats membres, tout en favorisant le développement du commerce avec le reste du monde.

Le système harmonisé ne constitue pas pour autant une TVA communautaire ni une TVA uniformisée. A ce stade de l’intégration, chaque Etat membre fixe, dans le cadre du système harmonisé, les conditions et les méthodes de l’imposition qui lui paraissent les plus opportunes.

Les objectifs poursuivis par l’harmonisation des droits d’accises consistent à éviter les distorsions de nature fiscale qui sont de nature à affecter le principe de la libre concurrence au sein de l’union. C’est ainsi qu’une liste déterminée de produits imposables aux droits d’accises a été établie. Outre les tabacs et cigarettes ainsi que les boissons alcoolisées, cette liste est constituée des produits ci-après : le café, la cola, les farines de blé, les huiles et corps gras alimentaires, les produits de parfumerie et cosmétiques, le thé, les armes et munitions.

La directive permet à chaque Etat membre de choisir six(06) produits à assujettir dont obligatoirement les tabacs et cigarettes, ainsi que les boissons alcoolisées. Il convient de préciser que conformément à l’article 21 de cette directive, et en son point 6, les opérations bancaires et les prestations d’assurance et de réassurance, qui sont soumises à une taxation spécifique sont exonérées du champ d’application de la TVA.

taxation spécifique sont exonérées du champ d’application de la TVA. Réalisé et soutenu par Maurice A.
taxation spécifique sont exonérées du champ d’application de la TVA. Réalisé et soutenu par Maurice A.

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » C’est la directive 06/2001/CM/UEMOA du

C’est la directive 06/2001/CM/UEMOA du 26/11/2001 qui régit la

fiscalité des produits pétroliers. Généralement, divers sortes de charges fiscales

et non fiscales grèvent les prix des produits pétroliers. L’harmonisation a pour

objectif de réduire la complexité du système de taxation et lui conférer une

relative homogénéité. Aussi, en application des dispositions de la directive n°

06/2001, seuls les droits de douanes, la TVA et la taxe unique sur les produits

pétroliers devraient être appliquées. Par ailleurs, la directive vise également la

réduction des écarts de taxation entre les différents produits (Super, Essence,

Gasoil, Kérosène……)

Paragraphe 2 : Présentation des données d’enquête

Il est question dans ce paragraphe de présenter les données secondaires extraites des états financiers de l’entreprise OLUWA TOBI DARE sur une période de cinq ans, ainsi que les données primaires obtenues de l’enquête du terrain.

I- Présentation des données secondaires.

Les données présentées ici sont exclusivement obtenus au sein de l’entreprise OLUWA TOBI DARE sur la période de 2004 à 2008.

au sein de l’entreprise OLUWA TOBI DARE sur la période de 2004 à 2008. Réalisé et
au sein de l’entreprise OLUWA TOBI DARE sur la période de 2004 à 2008. Réalisé et

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » Tableau n°1 : Tableau de

Tableau n°1 : Tableau de données extraites des états financier de « OLUWA TOBI DARE »

ANNEES Eléments
ANNEES
Eléments

2004

2005

2006

2007

Chiffre d’affaires

       

Hors TVA

13653265

17328918

23054521

15288430

otal des charges

       

’exploitation

14706671

16594272

22745532

16049553

TVA facturées

2457588

3119205

4149814

2751917

TVA récupérables

2610234

2267435

2616085

2813196

Trésorerie nette

481428

1539225

635458

454645

Source : données fournies par OLUWA TOBI DARE

454645 Source : données fournies par OLUWA TOBI DARE Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN
454645 Source : données fournies par OLUWA TOBI DARE Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

47

2008

24565823

25263664

4421848

3793849

854950

Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » Tableau n°2 : Proportion de

Tableau n°2 : Proportion de la TVA récupérable par rapport aux charges

d’exploitation

Eléments

Années

2004

2005

2006

2007

2008

Total des charges

         

d’exploitation

14706671

16594272

22745532

16049553

25263664

TVA déductible

2610234

2267435

2616085

2813196

3793849

TVA

         

déductible/totale

des charges

17,74863938

13,66396188

11,50153358

17,5281891

15,01701812

d’exploitation en

(%)

Source : Elaboré à partir des données recueillies des états financiers de « OLUWA TOBI DARE »

Tableau n°3: Comparaison du gain obtenu en étant assujetti et la perte subite en cas de non assujetti.

 

Années

éments

2004

2005

2006

2007

2008

TVA

         

récupérable(1)

 

2610234

2267435

2616085

2813196

3793849

Impôt

BIC

sur

TVA

         

récupérable(2)

 

913581,9

793602,25

915629,75

984618,6

1327847,15

Gains obtenus (1-2)

 

696652,1

1473832,75

1700455,25

1828577,4

2466001,85

Rapport

impôt

BIC

sur

         

TVA en (%)

 

35

35

35

35

35

Rapport gain obtenu sur TVA en (%)

65

65

65

65

65

35 Rapport gain obtenu sur TVA en (%) 65 65 65 65 65 Réalisé et soutenu
35 Rapport gain obtenu sur TVA en (%) 65 65 65 65 65 Réalisé et soutenu

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

48

Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » Source : Elaboré à partir

Source : Elaboré à partir des données fournies par « OLUWA TOBI

II- Présentation des données primaires

Les données présentées ici sont données issues de l’enquête de terrain.

Tableau n°4 : Connaissance sur le consentement de crédits

Réponses

Oui

Non

Total

Effectifs

25

5

30

Fréquences en %

83,33

16,67

100

Source : Elaboré à partir du résultat des enquêtes

Tableau n°5 : Répartition des délais de remboursement des crédits.

Réponses

< à 1 Mois

= à 1 Mois

>à 1

Non rien

Total

Mois

dire

Effectifs

5

3

17

5

30

Fréquences en %

16,67

10

56,66

16,67

100

Source : Elaboré à partir du résultat des enquêtes.

< : Inférieur;

= : égal ;

> : supérieur

résultat des enquêtes. < : Inférieur; = : égal ; > : supérieur Réalisé et soutenu
résultat des enquêtes. < : Inférieur; = : égal ; > : supérieur Réalisé et soutenu

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » CHAPITRE III DE L’ANALYSE DES
CHAPITRE III DE L’ANALYSE DES DONNEES A LA VERIFICATION DES HYPOTHESES, AUX APPROCHES DE SOLUTION
CHAPITRE III
DE L’ANALYSE DES DONNEES A LA
VERIFICATION DES HYPOTHESES, AUX
APPROCHES DE SOLUTION ET SUGGESTIONS
LA VERIFICATION DES HYPOTHESES, AUX APPROCHES DE SOLUTION ET SUGGESTIONS Réalisé et soutenu par Maurice A.
LA VERIFICATION DES HYPOTHESES, AUX APPROCHES DE SOLUTION ET SUGGESTIONS Réalisé et soutenu par Maurice A.

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » Section 1 : Analyse des

Section 1 : Analyse des résultats d’enquête et vérification des hypothèses émises

Paragraphe 1 : Analyse des résultats d’enquête

I – Analyse des données relatives à la mise en évidence du poids de la TVA sur la rentabilité économique des entreprises commerciales

De l’analyse du tableau n°2, on constate qu’en 2004, la TVA déductible

représente une proportion de 17,75% des charges d’exploitation. Cela signifie

que si l’entreprise n’est assujettie à la TVA, elle verra son résultat diminué du

fait de l’accroissement des charges. En 2005, la TVA déductible représente

13,66% des charges d’exploitation ; elle représente 11,50% en 2006 ; 17,53%

en 2007 puis 15,02% en 2008.

En se plaçant dans le contexte que l’entreprise n’est pas assujettie, ses charges devraient augmenter de 2004 à 2008 respectivement de 17,75% ; 13,66% ; 11,50% ; 17,53% et 15,02%, ce qui de facto va diminuer autant le résultat.

11,50% ; 17,53% et 15,02%, ce qui de facto va diminuer autant le résultat. Réalisé et
11,50% ; 17,53% et 15,02%, ce qui de facto va diminuer autant le résultat. Réalisé et

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » Source : Elaboré à partir

Source : Elaboré à partir des données fournies par« OLUWA TOBI DARE»

à partir des données fournies par« OLUWA TOBI DARE» 2004 2005 2006 2007 2008 Le graphique

2004

2005

2006

2007

2008

Le graphique n°1 ci-dessus présente sur l’axe des ordonnées, les valeurs prises par les charges d’exploitation et la TVA déductible dans l’entreprise « OLUWA TOBI DARE » au cours des différentes années (de 2004 à 2008) portées sur l’axe des abscisses.

Il permet de visualiser les poids de TVA récupérables par rapport aux charges d’exploitation. Ce graphique est établi, pour visualiser les TVA déductibles par rapport aux charges d’exploitation de 2004 à 2008 ; afin de connaître son effet sur les résultats.

On en conclut que la non déductibilité de la TVA compte tenu de son poids, constitue une charge et réduit le résultat des entreprises.

L’analyse du tableau n°3 montre que si OLUWA TOBI DARE n’étant pas assujetti à la TVA, elle aurait perdu au cours de la période les montants respectifs de la TVA déductible ou récupérable. Comme elle est assujettie, les charges d’exploitations ont baissé du montant de la TVA déductible ; ce qui de fait doit augmenter le résultat de l’entreprise d’autant.

; ce qui de fait doit augmenter le résultat de l’entreprise d’autant. Réalisé et soutenu par
; ce qui de fait doit augmenter le résultat de l’entreprise d’autant. Réalisé et soutenu par

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » La perte qu’elle devrait subir

La perte qu’elle devrait subir est l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux à payer sur le complément du résultat réalisé. Ce complément de résultat n’est rien d’autre que le montant de la TVA déductible.

Par application du taux de l’imposition des bénéfices industriels et commerciaux sur le complément du résultat, l’entreprise est seulement redevable de 35% à l’Etat et obtiens un gain de 65% qui entre dans son patrimoine.

Source : Elaboré à partir des données fournies par « OLUWA TOBI

DARE »

à partir des données fournies par « OLUWA TOBI DARE » 2004 2005 2006 2007 2008

2004

2005

2006

2007

2008

Le graphique n°2 ci- dessus permet de visualiser les gains et pertes.

La courbe TVA R représente

la perte que l’entreprise « OLUWA TOBI

DARE » aurait subit de 2004 à 2008, si elle n’est pas assujettie à la TVA.

Celle représentée par l’IBIC est la perte qu’elle a réellement subie en payant un complément d’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux.

un complément d’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux. Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN
un complément d’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux. Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » Enfin celle représentée par GN

Enfin celle représentée par GN est le gain obtenu après paiement du complément d’impôt BIC. Elle représente le gain net d’assujetti.

L’analyse de ce graphique permet de constater que la perte subite en cas de non assujetti à la TVA est plus importante que celle qu’elle aurait subite en déduisant la TVA, et payer un complément d’IBIC.

On conclut

que : la non déductibilité

de

la

TVA

bien vrai qu’elle

dispense l’entreprise de l’impôt BIC la fait perdre plus.

II- Analyse des données relatives à l’influence de la TVA sur la trésorerie des entreprises commerciales

L’analyse du tableau n°4 permet de constater que 83,33% des enquêtés, clients achètent à crédit chez leurs fournisseur OLUWA TOBI DARE ; contre 16,67% qui effectuent les achats au comptant. L’entreprise OLUWA TOBI DARE réalise la plus part de ses ventes à crédit aux entreprises qui sont ses clients.

Il ressort de l’analyse du tableau n°5 que 16,67% des clients (entreprises) de OLUWA TOBI DARE règles toujours leurs achats au comptant, et non rien dire par rapport aux trois délais fixés. Les 16,67% des clients ont un délai de règlement inférieur à un mois ; 10% ont un délai de règlement égal à un mois. Les 56,66% des clients ont un délai de règlement supérieur à un mois. Cette situation oblige OLUWA TOBI DARE d’avancer la TVA à l’Etat avant d’être payé par ses clients.

DARE d’avancer la TVA à l’Etat avant d’être payé par ses clients. Réalisé et soutenu par
DARE d’avancer la TVA à l’Etat avant d’être payé par ses clients. Réalisé et soutenu par

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » Paragraphe 2 : Vérification des

Paragraphe 2 : Vérification des hypothèses émises

I- Vérification de l’hypothèse n°1

De l’analyse des résultats, on parvient aux observations suivantes :

L’analyse des éléments fournis par « OLUWA TOBI DARE », consignés dans les tableaux n°2 et n°3 ainsi que les graphiques n°1 et n°2 montre que la non déduction de la TVA à cause de son poids augmente les charges d’exploitation et diminue le résultat. Ce qui pourrait lui faire bénéficier de l’économie d’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux(IBIC).

L’option de déduction de la TVA sur les achats lui permet d’amoindrir ses charges et par ricochet d’accroitre son résultat. L’accroissement du résultat induit par la déductibilité de la TVA est égal aux montants des TVA déductibles au cours de la période d’étude. Ce qui de facto lui fait payer un complément d’IBIC.

Le complément d’impôt payé constitue une sortie de fonds et est considéré comme une perte subite pour l’entreprise.

L’application du taux de l’IBIC sur les TVA déductibles montre que la perte subite dans le cadre d’assujetti représente seulement 35% de la TVA déductible contre un gain de 65%.

En tant qu’assujetti à la TVA, l’entreprise perd 35% de ce qu’elle aurait perdu si elle ne l’ait pas. Nous pouvons conclure que hypothèse H1 selon laquelle « la non déduction de la TVA sur les achats réduit le résultat des entreprises et les pénalise » est vérifiée.

réduit le résultat des entreprises et les pénalise » est vérifiée. Réalisé et soutenu par Maurice
réduit le résultat des entreprises et les pénalise » est vérifiée. Réalisé et soutenu par Maurice

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » II- Vérification de l’hypothèse n°2

II- Vérification de l’hypothèse n°2

L’analyse des données d’enquêtes des tableaux n°4 et n°5 révèle que OLUWA TOBI DARE consent des crédits à ses clients entreprises pour les achats qu’elles effectuent au près d’elle. La plupart de ses achats ont pour délai de règlement supérieur à un mois, ce qui l’oblige à payer la TVA à la place des clients afin qu’elle soit réglée au terme convenu. Cette situation est à la base des difficultés qu’elle rencontre dans sa trésorerie. Les délais de règlement des clients souvent supérieur à un mois, constitue la source d’avance de TVA à l’Etat.

Il découle de ce qui précède que l’hypothèse H2 qui stipule que « le mécanisme de déduction de la TVA crée des difficultés de trésorerie aux entreprises » est confirmée.

Section 2 : Approches de solutions et conditions de mise en œuvre

En général, le but de toute étude ou recherche est d’apporter des solutions à un certain nombre de problèmes observés ou existants. Bien que plusieurs écrits soient là pour nous rappeler les efforts déjà réalisés par nos prédécesseurs pour répondre aux problèmes de l’influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises. Nous espérons que dans le cadre cette étude nos contributions seront utiles pour une bonne pratique de la TVA.

Paragraphe 1 : Approches de solutions aux problèmes étudiés

I- Approches de solutions au problème spécifique n°1

étudiés I- Approches de solutions au problème spécifique n°1 Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN
étudiés I- Approches de solutions au problème spécifique n°1 Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » Il est question de trouver

Il est question de trouver des approches de solution au problème de l’influence de la TVA sur la rentabilité de OLUWA TOBI DARE dans le but d’une meilleure gestion de cet impôt. Comme solutions nous pouvons proposer de

- Procéder au renforcement du service comptabilité en personnel et au

matériel informatique pour un meilleur enregistrement des opérations en

vue d’une bonne déclaration de la TVA

- Mettre en place une politique de suivi des déclarations de la TVA

- Eviter les omissions de déduction sur les factures obtenues

- Exiger la facturation de la TVA sur tous les achats entrant dans le cadre

de l’activité de son exploitation

- Régulariser les omissions de déduction de la TVA

- Respecter les délais de régularisa tion des omissions pour éviter les

pertes de la TVA.

- Eviter de s’approvisionner aux près des entreprises non assujetties et

qui ne peuvent pas facturer la TVA

- Augmenter sa capacité de déduction en TVA pour éviter qu’elle ne soit

une charge pour l’entreprise

II- Approches de solutions au problème spécifique n°2

Le problème de l’influence de la TVA sur la trésorerie de OLUWA TOBI DARE mérite d’être résolut. Pour une bonne gestion de sa trésorerie nous proposons comme solutions de :

- Sélectionner un nombre restreint de clients à qui il faut accorder de

crédits dont les délais de remboursement seront supérieurs à un(1) mois

- Augmenter la proportion des clients dont les délais de règlement est

inférieur à un mois

des clients dont les délais de règlement est inférieur à un mois Réalisé et soutenu par
des clients dont les délais de règlement est inférieur à un mois Réalisé et soutenu par

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » - La réduction des délais

- La réduction des délais de remboursement des crédits consentir

s’avère indispensable pour éviter le paiement de la TVA à la place des

clients

- Opter plus pour les ventes au comptant

- Exiger la facturation de la TVA sur les achats pour pouvoir atténuer les

TVA dues à chaque déclaration

- Chercher à avoir des crédits de TVA

- La réalisation des achats au près des entreprises assujetties à la TVA est

indispensable

- Eviter de réaliser beaucoup de ventes aux administrations publiques et

aux collectivités locales parce que ses ventes pourraient constituer une

entorse à la trésorerie à cause des délais de règlement et le principe de

retenu à la source de la TVA.

Paragraphe2 : Conditions de mise en œuvre des solutions proposées

L’instauration de la TVA au Bénin mérite d’être appréciée quand on connait les objectifs assignés à cette taxe. Il est important de reconnaître que l’instauration de cette taxe n’a jamais pour but de pénaliser les entreprises. Sa raison d’être est bien au contraire d’aider ces dernières. Mais sa mise en application soulève certaines imperfections qui pénalisent les entreprises, notamment dans la gestion de la trésorerie.

Il

s’avère

alors

indispensable

de

formuler

des

suggestions

à

l’encontre de OLUWA TOBI DARE et à l’Etat.

I- Recommandations à l’endroit des responsables de OLUWA TOBI DARE

I- Recommandations à l’endroit des responsables de OLUWA TOBI DARE Réalisé et soutenu par Maurice A.
I- Recommandations à l’endroit des responsables de OLUWA TOBI DARE Réalisé et soutenu par Maurice A.

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » Pour la mise en œuvre

Pour la mise en œuvre des solutions proposées, nous recommandons à OLUWA TOBI DARE de renforcer la capacité du comptable en formation pour sa perfection afin d’être mieux outillé dans le domaine de la fiscalité, notamment en matière de la TVA. Le comptable doit maîtriser les implications de la TVA sur l’exploitation.

Un renforcement du service comptabilité permettra de bien de s’organiser pour une meilleure déclaration de la TVA pour éviter les cas d’omission de déduction. Cette mesure sera la bienvenue pour éviter à la longue un manque à gagner.

Elle doit garder sa position d’assujetti à la TVA, parce que sa déduction lui permet d’être plus économiquement rentable que si elle ne peut déduire la TVA grevant les dépenses effectuées dans le cadre de ses activités d’exploitation.

La réduction des délais des crédits accordés aux clients mérite d’être faite pour qu’elle évite de payer la TVA à leur place avant d’être réglé au terme convenu. Cette mesure doit permettre de pallier aux difficultés de trésorerie due par le système de paiement de la taxe sur la valeur ajoutée.

Elle doit faire touts ou la plus part des achats entrant dans le cadre de ses activités d’exploitation au près des entreprises formelles pour en bénéficier de la facturation de la TVA.

Les entreprises doivent désormais opter pour l’assujettissement TVA que de la fuir.

II- Recommandation à l’endroit de l’Etat

à

TVA que de la fuir. II- Recommandation à l’endroit de l’Etat à Réalisé et soutenu par
TVA que de la fuir. II- Recommandation à l’endroit de l’Etat à Réalisé et soutenu par

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

la

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » L’Etat, par le biais de

L’Etat, par le biais de l’administration fiscale doit œuvrer pour une meilleure survie et un mieux être des entreprises. Pour cela, il faut :

La suppression des exonérations.

Les exonérations sont fondamentalement contraires à la logique économique de la TVA, créant leurs propres distorsions et leurs propres difficultés d’administration et le respect des obligations fiscales. L’appréciation de ces faiblesses et des avantages limités que les exonérations sont susceptibles d’apporter semble devoir se renforcer. Il y a lieu donc d’autoriser la déduction de la TVA pesant sur l’ensemble des consommations intermédiaires des entreprises et celle pesant sur les biens d’équipements. Cette mesure, souvent peu coûteuse en terme de recette budgétaires en raison des exonérations de TVA dont bénéficient souvent les biens d’équipement, permet de réduire les iniquités entre investisseurs.

Rayer la règle du butoir.

Cette mesure vise désormais que les crédits de TVA soient remboursés en

espèce aux ayants droit. Même si l’intégralité ne peut être remboursée, il

faut fixer un seuil pour le remboursement. En effet la règle du butoir

pénalise les entreprises.

Annuler le système d’avance de TVA à l’Etat.

Ceci permettra de résoudre l’injustice qui existe dans le paiement de

cette taxe entre les entreprises commerciales et prestataires de service. Il

faut que l’exigibilité de cette taxe soit due au paiement de la dette par le

client au fournisseur.

Organiser

des

séances

de

sensibilisation

pour

informer

d’avantage

les

entreprises sur l’avantage de l’assujettissement à la TVA.

 

Rendre

obligatoire

l’assujettissement

dès

l’immatriculation

au

RCCM

à

toutes les entreprises.

dès l’immatriculation au RCCM à toutes les entreprises. Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN 6
dès l’immatriculation au RCCM à toutes les entreprises. Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN 6

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » CONCLUSION GENERALE Réalisé et soutenu
CONCLUSION GENERALE
CONCLUSION GENERALE
entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » CONCLUSION GENERALE Réalisé et soutenu par
entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » CONCLUSION GENERALE Réalisé et soutenu par

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

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Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » Au terme de notre recherche

Au terme de notre recherche on peut retenir que le non assujettissement à cette taxe peut influencer négativement la compétitivité des entreprises.

pour rendre plus

dynamique l’économie et offrir un meilleur cadre d’exploitation aux

entreprises.

En

effet,

elle

a

été

instituée

par

le

législateur

Les

résultats

de

notre

étude

ont

montré

les

avantages

liés

à

l’assujettissement d’une part, et son inconvénient d’autre part.

Les avantages liés à l’option d’assujettir à la TVA sont plus importants sur l’exploitation comme le montre bien les résultats de notre recherche sur OLUWA TOBI DARE.

L’insuffisance enregistrée notamment en ce qui concerne l’exigibilité de cette taxe, et qui pèse sur la gestion de la trésorerie mérite d’être corrigée. Ceci, permettra aux entreprises de pallier aux difficultés de trésorerie qu’elles enregistrent, et qui sont due par le « système d’avance de la TVA » à l’Etat à la place de leurs clients et du non remboursement des crédits en espèce.

Aussi, ne fallait-il pas veiller à ce que le rôle économique de cet impôt soit respecté afin d’encourager les opérateurs économique à investir d’avantage ?

Ceci permettra à ces derniers d’accroître leurs rendements, de réduire le chômage et de développer le pays.

Il est important de rappeler que nous n’avons pas abordé tous les problèmes liés à l’influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises.

Nous espérons que nos résultats permettront à d’autres chercheurs d’aborder les aspects non traités lors des recherches ultérieures.

d’aborder les aspects non traités lors des recherches ultérieures. Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN
d’aborder les aspects non traités lors des recherches ultérieures. Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

62

Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » BIBLIOGRAPHIE ANNIE Vallée : «

BIBLIOGRAPHIE

ANNIE Vallée : « Economie des Systèmes Fiscaux Comparés », édition puf, 1 ere édition : mars 1994

Bernard CASTAGNEDE & Salomon TOLEDANO : « Fiscalité Internationale de l’Entreprise », édition puf ,1 ere édition : février 1987

Christine COLLETTE : « Fiscalité des Entreprises en France et en Europe », Ellipses édition Marketing SA 2004, 2 e édition : novembre 2004

Code Général des Impôts

Elvire AKINDES soutenu en 2005 portant sur « Mise en application du droit communautaire UEMOA dans la Fiscalité Béninoise »

Gervais MOREL : « Fiscalité des Entreprises », collection Banque ITB, 8 e édition : 1997

Houénagnon Valentin GODONOU & Abdou-Hakime MAMAN soutenu en 2006 portant sur « Fiscalité et croissance Economique au Bénin »

Koamivi DJOSSOU & Clément W KPOGLA ANAGO soutenu en 2008 portant sur : « Impacts de la TVA sur achats sur exploitation des banques au Bénin »

Lexique d’économie, Edition DALLOZ ; 7 ème édition 2002

» Lexique d’économie , Edition DALLOZ ; 7 è m e édition 2002 Réalisé et soutenu
» Lexique d’économie , Edition DALLOZ ; 7 è m e édition 2002 Réalisé et soutenu

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

63

Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » Loi n° 091-005 du 22

Loi n° 091-005 du 22 février 1991 portant sur l’institution de la TVA en république du Bénin

Maurice COZIAN : « Précis de la Fiscalité des Entreprises », 25 e édition (2002)

Monique HINARD & all : « Comptabilité et Fiscalité », édition puf, 1 ere édition :

février 1988

Notes de cours de Fiscalité de la quatrième année à la FASEG.

www. Eurotax. Fr

www. Google.fr

www. Impôts. Gouv. Fr

www.uemoa.int

. www. Eurotax. Fr www. Google.fr www. Impôts. Gouv. Fr www.uemoa.int Réalisé et soutenu par Maurice
. www. Eurotax. Fr www. Google.fr www. Impôts. Gouv. Fr www.uemoa.int Réalisé et soutenu par Maurice

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

64

Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » Réalisé et soutenu par Maurice
des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » Réalisé et soutenu par Maurice
des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » Réalisé et soutenu par Maurice
des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » Réalisé et soutenu par Maurice

Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

VIII

Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » QUESTIONNAIRE Dans le cadre de

QUESTIONNAIRE

Dans le cadre de la rédaction de notre mémoire de fin de formation à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion de l’Université d’Abomey- Calavi (UAC), nous sommes amenés à approfondir notre recherche sur l’influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales. A cet effet, nous vous prions de bien vouloir nous accorder un tout petit peu de votre temps pour répondre à nos préoccupations.

1- Nom ou raison sociale de l’entreprise…………………………………

……………………………………………………………………………

2- En tant que entreprise cliente de OLUWA TOBI DARE, il lui arrive-t-elle de vous vendre à crédit les marchandises que vous payez au près d’elle ?

crédit les marchandises que vous payez au près d’elle ? Oui Non 3- Le délai qu’elle

Oui

les marchandises que vous payez au près d’elle ? Oui Non 3- Le délai qu’elle vous

Non

3- Le délai qu’elle vous accorde pour le paiement de vos dettes est :

Inférieur à un moisqu’elle vous accorde pour le paiement de vos dettes est : Egal à un mois Supérieur

Egal à un moispour le paiement de vos dettes est : Inférieur à un mois Supérieur à un mois

Supérieur à un moisde vos dettes est : Inférieur à un mois Egal à un mois 4- L’activité commerciale

4- L’activité commerciale consiste à acheter en vu de revendre. En tant que assujetti à la TVA, vous avez choisi d’acheter chez OLUWA TOBI DARE parce qu’elle vous facture la TVA ; ce qui fait baisser le prix des produits par rapport au cas où la TVA n’est pas facturée.

Ouipar rapport au cas où la TVA n’est pas facturée. 5- Quelles sont les raisons pour

5- Quelles sont les raisons pour les qu’elles vous aimez réaliser vos achats chez OLUWA TOBI DARE ?

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NonNe sait rien

Non Ne sait rien

Ne sait rien

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Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN I X
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Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN

IX

Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

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6- Que pouvez- vous nous dire sur la TVA non déductible sur le prix des produits ?

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……………………………………………………………………………………

……………………………………………………………………………………

……………………………………………………………………………………

Nous vous remercions à l’avance d’avoir sacrifié votre temps pour répondre à nos préoccupations.

NB

Nous vous promettons que les informations que vous auriez à nous fournir seront exploitées judicieusement et leur confidentialité est entièrement garantie.

exploitées judicieusement et leur confidentialité est entièrement garantie. Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN X
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X

Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » TABLE DES MATIERES Pages Avertissement

TABLE DES MATIERES

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Avertissement Dédicaces……………………………………………………………………… II

Remerciements…………………………………………………………………III

Liste des Sigles et Abréviations………………………………………………

Sommaire……………………………………………………………………….V

Liste des Tableaux …………………………………………………………….VI Liste des Graphiques………………………………………………………… VII INTRODUCTION GENERALE……………………………………………… 1 CHAPITRE I : Cadre Théorique et Méthodologique de l’étude……………… 4 Section 1 : Cadre théorique de l’étude………………………………………… 5

Paragraphe 1 : Présentation de OLUWA TOBI DARE…

I- Historique et structure organisationnelle de OLUWA TOBI DARE…………5

A- Historique et statut juridique……………………………………………… 5 1- Historique……………………………………………………………………5 2- Statut juridique………………………………………………………………6

B- Structure organisationnelle………………………………………………….6

II- Activités, environnement et ressources de OLUWA TOBI DARE.…………7

A- Activité et environnement………….……………………………………… 7 1- Activités………………………………………………………………………7 a- Activités principales………………………………………………………….7

b- Activité secondaire…………………………………………………………

IV

…………………….5

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IV …………………….5 7 Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN X I
IV …………………….5 7 Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN X I

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XI

Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » 2-

2- Environnement………………………………….……………………………7 B- Ressources……………………………………………………………………8 1- Ressources humaines et matérielles………………………………………….8 a- Ressources humaines…………………………………………………………8 b- Ressources matérielles……………………………………………………….8 2- Ressources financières……………………………………………………….8

Paragraphe 2 : Problématique et intérêt de l’étude………………………………9

I- Problématique, objectifs et hypothèses de l’étude………………………… A- Problématique de l’étude………… ……………………………………… 9

B- Objectifs et hypothèses de l’étude………………………………………….11 1- Objectifs de l’étude…………………………………………………………11

a- Objectif général……

b- Objectifs spécifiques……………………………………………………….11 2- Hypothèses de l’étude………………………………………………………12 II- Intérêt de l’étude et seuil de décision………………………………………12

A- Intérêt de l’étude……………………………………………………………12 B- Seuil de décision……………………………………………………………12 Section 2 : Revue de littérature et méthodologie de la recherche…………… 13 Paragraphe 1 : Revue de la littérature ……………………………………… 13 I- Quelques notions liées à la technicité de la TVA …………………………14 A- Généralités sur la notion de la TVA……………………………………….14 B- Clarification de quelques concepts…………………………………………15

II- Quelques cas d’étude antérieurs……………………….…………………

Paragraphe 2 : Méthodologie de l’étude………………………………………25

.9

11

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18

.9 11 …………………………………………………… 18 Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN X I I
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XII

Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » I- Collecte des données

I- Collecte des données d’enquête…………………………………………….26 A- Population d’étude et échantillonnage…………………………………….26 1- Population d’étude…………………………………………………………26 2- Echantillonnage……………………………………………………………26 B- Outils de collecte des données…………………………………………….27 1- Recherche documentaire et pré-enquête………………………………… 27 a- Recherche documentaire………………………………………………… 27 b- Pré-enquête……………………………………………………………… 27 2- Questionnaire d’enquête et entretiens directs…………………… ………27 a- Questionnaire d’enquête…………………………………… ……………27

b- Les entretiens directs………………………………………………………28 II- Techniques de dépouillement et outils d’analyse des données d’enquête 28 A- Technique de dépouillement des données…………………………………28

B- Outils d’analyse des données……………………………………………

III- Difficultés et limites de la collecte des données d’enquête………………29

A- Les difficultés rencontrés…………………………………………………29 B- Limite des données……………………………………………………… 29

CHAPITRE II : Caractéristiques de la TVA et présentation des données……30 Section 1 : Les caractéristiques de la TVA……………………………………31 Paragraphe 1 : Mécanisme et implications de la TVA……….……………….31 I- Mécanisme de la TVA………………………………………………………31 II- Les implications de la TVA……………………………………………… 32

A- Les implications au niveau économique…………………………………

B- Les implications au niveau des coûts………………………………………33

32

28

des coûts………………………………………33 32 28 Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN X I I I
des coûts………………………………………33 32 28 Réalisé et soutenu par Maurice A. DEGAN X I I I

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XIII

Influence de la TVA sur l’exploitation des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE »

des entreprises commerciales : cas de « OLUWA TOBI DARE » 1- Un coût de

1- Un coût de gestion………………………………………………………….33

2- La TVA est parfois une « Vraie » charge………………………………….33

3- Un coût de gestion…………………………………………………………34

Paragraphe 2 : champ d’application et principe de déduction de la TVA……34

A- Champ d’application…………………………………………………… 34

1- Les opérations imposables…………………………………………………34

2- Les opérations exonérés……………………………………………….… 36

3- Les personnes imposables…………………………………………………38

4- Les personnes imposables sur option…………………………………… 38

5- Les exportations………………………………………………………… 39

6- Cas particuliers…………………………………………………………….39

B- Le principe de déductibilité de la TVA……………………………………41