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Dossier de presse

La griffe du chat – 2014

Dossier de presse La griffe du chat – 2014         1
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Dossier de presse

La griffe du chat – 2014 Parcours d'art contemporain dans la ville de Dole Par l'association In fieri*

Du 7 juillet au 17 août 2014 Vernissage le 7 juillet 2014 à partir de 17 h

Manifestation organisée par la ville de Dole

La griffe du chat – 2014

Avec le soutien de la communauté d'agglomération du Grand Dole du conseil régional de Franche-Comté

Une exposition de Sara Acremann Raphaële de Broissia Pauline Brun d² (Diane Audema & Diane Blondeau) Adélaïde François Jack Mcniven Coline Oliviero Clémence Prieur Jean de Sagazan Clara Stengel

Commissariat commissariat général : Amélie Lavin assistée par Samuel Monier commissariat scientifique : Viviana Birolli en association avec Adélaïde Blanc

Design graphique

e.g.m.

* ‹ en devenir › : association d'artistes, graphistes et commissaires, Paris

2

Dossier de presse ‹ La griffe du chat – 2014 ›

Sommaire

p. 4

Le parcours d'art contemporain ‹ La griffe du chat › La griffe du chat – 2014

p. 5

Les lieux d'exposition

p. 6

Les membres de l'association

p.9

Les artistes

p. 10

Les commissaires d'exposition

p. 21

Les designers graphiques

p. 22

Autour de l'exposition

p. 23

Informations pratiques et contacts

p. 25

Dossier de presse ‹ La griffe du chat – 2014 ›

Forte de la mobilisation de l'été 2013 autour de ‹ La griffe du chat ›, la ville de Dole a souhaité reconduire en 2014 l'organisation d'une grande manifestation associant art contemporain et patrimoine dans l'espace public, ayant à cœur de pérenniser un rendez-vous qui deviendrait incontournable à l'échelle du territoire urbain dolois. La ville de Dole, son député-maire Jean-Marie Sermier et son adjoint à l'action culturelle Jean-Philippe Lefèvre ont confié

à Amélie Lavin, directrice des musées de Dole, l'organisation

d'une exposition remarquable montrant l'engagement politique jamais démenti depuis plus de 30 ans en faveur de l'art contemporain. Amélie Lavin a ainsi souhaité faire une proposition artistique forte, en invitant un collectif de jeunes artistes au travail déjà confirmé, l'association In fieri. L’association loi 1901 In fieri a été fondée en janvier 2014

à Paris. Ses membres, issus de différents univers, nourrissent

un projet commun : la diffusion de l’art contemporain et l’aide

à la création d’œuvres d’art, notamment grâce à l’organisation d’expositions, le soutien à la production, la médiation

et l’intervention auprès de publics pluriels. Née d’une envie partagée, l’association rassemble onze artistes, un collectif de trois graphistes et deux commissaires autour de projets d’exposition et de production dont la forme est le fruit du dialogue et de la rencontre des intérêts et des compétences spécifiques de chaque membre. Les différentes activités de l’association In fieri s’inscrivent dans une dynamique de production privilégiant la création in situ. L’association a présenté un premier projet d’exposition en juillet 2013 au château de Neublans-Abergement (Franche-Comté) :

à l’issue d’une résidence de deux semaines, quatorze artistes

ont présenté de nouvelles productions investissant l’ensemble

des dépendances et des coulisses de ce château néoclassique du XVIII e siècle. Chaque artiste a confronté sa démarche propre avec les multiples enjeux du cadre sensible et symbolique que représente ce château-demeure à l’histoire architecturale rocambolesque. En cela, l’exposition Aux Demeurants se voulait non seulement l’occasion d’un voyage dans le temps, mais aussi un laboratoire de recherche ouvert sur les marges d’interaction possibles entre les volontés artistiques actuelles et celles du passé. (http://neublans.tumblr.com) C’est à l’issue de cette première exposition que la ville de Dole, via le Pôle Rayonnement Culture et Tourisme (le musée des Beaux-Arts et l'Animation du Patrimoine accompagnent spécifiquement le projet) a montré un intérêt particulier pour l’activité de l’association et l'a invitée

à intervenir dans la ville durant l’été 2014.

Le parcours d'art contemporain ‹ La griffe du chat ›

rue d’Enfer rue du Prélot rue Carondelet rue Charles Sauria rue du Mont Roland Treige
rue d’Enfer
rue du
Prélot
rue Carondelet
rue Charles Sauria
rue du
Mont
Roland
Treige
de la Cordière
rue du Mont Roland
rue
Bauzonnet
1
2
heries
7
16, rue de la
9
Sous-Préfecture
3
8
Place
5
nationale
Charles
Place
de Gaulle
aux Fleurs
4
10
Rue
rue Pointelin
rue Pointelin
6
rue
du
Théatre
net
rue du V
rue
Léon Chifflot
des
Vieilles Bouc
2
rue
Bauzon
7
11
Place
Pointelin
Place
Pointaire
Grande
Rue
1
rue
1
Plan du parcours de ‹ La griffe du chat – 2014 ›, Dole, 2014.
rue
G
rue
Grande
rue Marcel Aymé
ranvel
rue de la Monnaie
y
rue
ru
rue Raguet
ur
Jacques
de
Mola
rènes
çon
le
rue Pasteur
de Besan
rue
Pasteur
canal du
Rhône
au
rue
Jean
des Arènes
rue
Lépine
des Arènes
rue
euRednarG
rue du Vieux Château
toflfihCnoéLe
rue des
Arènes
rue Pas
rue Pasteur
du Collège de l’Arc
ue
rue
des A
de
Vienne
teur
Rhin
rue
le
Doubs
r
de l’Hôtel
rue
Dieu
avenue de
Lahr
du Pa
canal du Rhône au Rhin
r
lement

1

Sara Acreman, Le champ des possibles, installation sonore, matériaux divers, dimensions variables, chapelle des Jésuites, Dole, 2014.

2

Raphaële de Broissia, Il était une fois l’architrave livres de poche, étais, bois, dimensions variables, cloître de l’Hôtel-Dieu, Dole, 2014.

,

&

Archivolto, livres de poche, étais, bois, dimensions variables, librairie Passerelle, Dole, 2014.

3

Pauline Brun, Plan B, matériaux divers, dimensions variables, maison des Orphelins, Dole, 2014.

4

d 2 , Résurgence, bois, métal, plaque d'aluminium, dispositif sonore, chapelle des Carmélites, Dole, 2014.

5

Adélaïde François, Sans titre, différents lieux dans la ville, impression sur papier, colle, dimensions variables, rues de Dole, 2014.

6

Jack McNiven, Sans titre, craie, bois, dimensions variables, passage souterrain dit de la Grande Fontaine, Dole, 2014.

7

Coline Oliviero, Fontaine, céramique, peinture, bois, dimensions variables, cour du musée des Beaux-Arts, Dole, 2014.

&

Coline Oliviero, Fac-similé, bois, terre cuite émaillée, dimensions variables, chapelle des Jésuites, Dole, 2014.

8

Clémence Prieur, Ce jour là, 10 h ½ du soir, 1 homme et 2 femmes, installation sonore, enceintes, dimensions variables, maison des Orphelins, Dole, 2014.

9

Jean de Sagazan, Série #, huile sur toile, dimensions variables, maison des Orphelins, Dole, 2014.

10

Clara Stengel, Icône, moulage, matériaux divers, 300 × 300 cm, chapelle des Carmélites, Dole, 2014.

&

Clara Stengel, Vue en coupe, différents lieux dans la ville, projet de signalisation avec e.g.m., contre plaqué, peinture, 320 × 80 cm, Dole, 2014.

11

d 2 & Pauline Brun, Pattern, installation vidéo et sonore, musée des Beaux-Arts, Dole, 2014.

4

Dossier de presse ‹ La griffe du chat – 2014 ›

Parcours d’art contemporain Prenant comme point de départ l’étude de l’histoire de Dole, le parcours d’art contemporain ‹ La griffe du chat – 2014 › investira l’espace public et cinq lieux patrimoniaux de la ville :

le musée des Beaux-Arts, les chapelles des Carmélites

et des Jésuites, le cloître de l’Hôtel-Dieu, la maison des Orphelins. Onze jeunes artistes y présenteront des créations conçues en lien étroit avec leur cadre de monstration : autant de regards contemporains portés sur ces lieux au passé historique si riche. Qu’il s’agisse de performance, d’installation, de photographie, de peinture, de sculpture, d’art sonore ou vidéo, chaque artiste

a pris comme point de départ pour sa recherche le lieu

de son intervention et questionnera tour à tour l’histoire architecturale et le destin contemporain, les enjeux symboliques et les formes plastiques de l'espace investi.

Afin d’offrir des clés de lecture à un public large et varié, ‹ La griffe du chat – 2014 › touchera à la grande histoire, au destin contemporain de la ville et de ses sites patrimoniaux ainsi qu’à ce tissu entrelacé d’anecdotes, de contes, de souvenirs individuels ou partagés qui, au fil du temps, ont contribué

à dessiner le visage de la ville. ‹ La griffe du chat – 2014 › s’inscrit en cela dans une logique de continuité avec ‹ La griffe du chat – 2013 › et, plus largement, avec le circuit touristique du ‹ Chat perché ›, circuit patrimonial s’articulant autour des sites majeurs de Dole, ville d'art et d'histoire.

La griffe du chat – 2014

Un programme de médiation et d'animation culturelle sera mis en place tout au long de la manifestation, qui sera ponctuée de temps forts et d'ateliers réalisés avec différentes structures sociales (centres de loisirs, maisons de retraites, …). Le temps d’un été, les visiteurs pourront alors déambuler parmi les œuvres in situ, allant et venant au gré des différentes temporalités qu’offre le projet, entre enjeux artistiques actuels et passés. Les propositions plastiques contemporaines des artistes s’ouvriront au dialogue avec le riche héritage patrimonial de la ville, reliées entre elles par un réseau de récits et de signes graphiques conçus comme un jeu de pistes et conduisant le visiteur dans un parcours insolite à la (re-)découverte du tissu urbain et de l’histoire de Dole.

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Dossier de presse ‹ La griffe du chat – 2014 ›

Les lieux

Dossier de presse ‹ La griffe du chat – 2014 ›

Développé en lien étroit avec le musée des Beaux-Arts de Dole, le parcours ‹ La griffe du chat – 2014 › prendra comme point de départ le musée, pour ensuite rayonner dans la ville en investissant cinq lieux patrimoniaux dolois ainsi que l’espace public.

Musée des Beaux-Arts de Dole Fondé en 1821, le musée des Beaux-Arts de Dole s’installe d’abord dans l’ancien collège des Jésuites, actuel collège de l’Arc. À partir de 1980, les collections et les expositions temporaires sont présentées dans le Pavillon des Officiers, un bel exemple d’architecture militaire comtoise du XVIII e siècle, construit sur les plans d’Antoine-Louis Attiret. Rénové au cours du XX e siècle, le musée développe depuis des années un programme d’accrochages et d’expositions temporaires conçu pour stimuler le dialogue entre art contemporain et art ancien.

Chapelle des Carmélites Achevée entre 1650 et 1660, la chapelle des Carmélites faisait partie du couvent de l’ordre des sœurs Carmélites établi en Franche-Comté depuis le début du XVII e siècle. L’ensemble du couvent, reconstruit en 1690 et achevé avec la construction de la façade sur la rue Montroland au début du XVIII e siècle, abrita au XIX e siècle une fabrique avant de recevoir les Ursulines en 1892.

Chapelle des Jésuites D’abord liée au collège de Grammaire, installé dans la ville au début du XVI e siècle, puis rattachée au collège des Jésuites

à la fin du siècle, la chapelle des Jésuites est construite au début

du XVII e siècle. Les décors, l’autel et l’abside sont remaniés au cours du XVIII e siècle. Après le départ de l’ordre des Jésuites

à la fin du XVIII e siècle, la chapelle et les bâtiments environnants abritent un collège. Au XX e siècle, elle héberge les collections

archéologiques du musée des Beaux-Arts de Dole.

Les lieux

archéologiques du musée des Beaux-Arts de Dole. Les lieux 1 2 3 1 La cour du

1

du musée des Beaux-Arts de Dole. Les lieux 1 2 3 1 La cour du musée

2

du musée des Beaux-Arts de Dole. Les lieux 1 2 3 1 La cour du musée

3

1

La cour du musée des Beaux-arts, Dole, 2014.

2

La chapelle des Carmélites, Dole, 2014.

3

La chapelle des Jésuites, Dole, 2014.

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Dossier de presse ‹ La griffe du chat – 2014 ›

Cloître de l’Hôtel-Dieu Édifié à partir de 1613 suivant le modèle des palais de la Renaissance lombarde, puis agrandi entre la moitié du XVIII e siècle et la moitié du XIX e siècle, l’Hôtel-Dieu naît comme établissement hospitalier et se voit tenu par les sœurs hospitalières de la congrégation de Sainte-Marthe des hospices de Beaune. Classé monument historique en 1928, désaffecté pendant la dernière décennie du XX e siècle, le bâtiment abrite aujourd’hui les archives municipales, la bibliothèque et la médiathèque de la ville.

La maison des Orphelins Institution charitable, la maison des Orphelins est créée à la fin du XVII e siècle par le Comte de Froissard de Broissia. La fondation prend ses quartiers dans la rue des Chevannes (actuelle rue Pasteur) au début du XVIII e siècle, dans un complexe de bâtiments construits sur les vestiges des fortifications du XIV e siècle.

Passage souterrain au-dessous des rues Pasteur et Prélot, dit le passage de la Grande Fontaine La Grande Fontaine, également appelée ‹ fontaine des Lépreux ›, est mentionnée dès 1274. Elle se situe en contrebas de la rue et est en partie protégée par l'arche de l'ancien pont. Aménagé en lavoir au XVIII e siècle, cet endroit insolite accessible par une promenade surélevée a fortement inspiré Marcel Aymé pour son roman Le Moulin de la Sourdine.

Les lieux

Aymé pour son roman Le Moulin de la Sourdine . Les lieux 4 5 6 4

4

Aymé pour son roman Le Moulin de la Sourdine . Les lieux 4 5 6 4

5

pour son roman Le Moulin de la Sourdine . Les lieux 4 5 6 4 La

6

4

La maison des orphelins, Dole, 2014.

5

Le cloître de l'Hôtel-Dieu, Dole, 2014.

6

Le passage de la Grande Fontaine, Dole, 2014.

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Dossier de presse ‹ La griffe du chat – 2014 ›

Les membres de l'association

9

Dossier de presse ‹ La griffe du chat – 2014 ›

Sara Acremann vit et travaille à Paris. Après une licence de Lettres Modernes à Paris IV,

elle intègre l’ENSBA à Paris, dont elle sort diplômée en juin 2012 avec les félicitations du jury. Son travail s’articule autour de la notion d’incertitude – celle de la figure de l’auteur, celle du spectateur, celle qui existe autour du statut de l’image et du discours. Pour répondre

à ces questions, elle utilise différents outils, comme la vidéo,

la photographie et le son. Elle cherche à s’insérer dans les failles du langage, les entre-deux, les hésitations du discours public-privé (à partir d’un discours de Bill Clinton), les malentendus linguistiques (chez un astrologue à Pékin), les incompréhensions d’une discussion familiale dans l’installation sonore Les Varennes de Loire. Elle interroge la situation classique d’énonciation entre auteur, narrateur et personnage, et construit des fictions fragiles, qui s’appuient toujours sur des observations de la réalité dont elle extrait certains fragments. Il en résulte une tension perpétuelle, entre le vide d’un témoignage désossé, et la tentative, malgré tout, de créer un sens. Son travail ne tranche pas, reste dans l’espace incertain des suppositions : c’est dans cet espace-là que s’inscrit le récit.

Le Champ des possibles

Le Champ des possibles est un travail textuel réalisé depuis un an,

à partir d’une liste de termes et de structures grammaticales

tirés d’un essai que l’artiste a écrit sur son propre travail. Au fil du temps, ce texte de base est devenu une trame grammaticale, simple prétexte à une grille qui pourrait générer une infinité de discours interchangeables sur une démarche artistique. Le discours se désincarne et l’élargissement des possibles dessine alors un appauvrissement du sens. Dans la chapelle des Jésuites, ce travail prend la forme d’une installation sonore : les listes deviennent les partitions de ces textes qui attendent d’être récités, de cette infinité de discours qui attendent d’être incarnés. De chaque côté de la chapelle, sont présentées les listes qui nourrissent cette litanie: source diaphane d’un discours qui se tisse et se défait, d’une voix aussi solitaire que virtuellement multiple.

Sara Acremann – Présentation & Projet

multiple. Sara Acremann – Présentation & Projet 1 La démarche s’articule autour d’ une notion

1

La démarche

s’articule

autour d’

une notion

d’incertitude,

concernant

la figure

de l’auteur

et celle du

spectateur,

concernant le

statut

de l’image et

du discours.

La transparence

parallèlement à

des formes

en fonction

de la forme.

La réalité

en relation avec

une expérience une composition

décomplexée, des Mythologies,

qui dialoguera avec qui explorera

la recherche la production

de l’incertain

détachée du inscrite dans le

paysage, point de fuite,

recouvrant le saisissant le

patrimoine système

au centre

de la couleur.

L’opacité

se disperse

au regard d’

une existence

des phénomènes,

qui évoquerait

la couleur

du contraste

convenue par le

langage,

revisitant le

corps

à

la frontière

de la création.

La réflexion

se forme

au moyen d’

une opération

de l’espace,

qui dévoile

la dimension

de l’artifice

éclairée pour le

phénomène,

ressuscitant le

lieu

au moyen

de la mémoire.

L’action

se dilate

à

la manière d’

une illusion

de l’événement,

qui questionne

la singularité

de l’Histoire

détachée du

territoire,

décloisonnant le

médium

dans la continuité

de la durée.

L’urgence

se réalise

sous le prétexte d’

une définition

des potentialités,

qui dissimule

la transparence

du documentaire

partant du

plan,

contaminant ainsi le

déplacement

au cœur

La prolifération

s’amorce

par le biais d’

une spécificité

des associations,

qui délimite

la caractéristique

de l’accrochage

amenée vers le

contraste,

figeant ainsi le

résidu

dans l’espace

L’efficacité

s’organise

en vue d’

une mémoire

des émergences,

qui empreigne

la frontière

du langage

déterminée par le

patrimoine,

contraignant ainsi le

matériau

au fil

de la distance. de la tension. de la matière.

La manipulation

se réduit

au vu d’

une pratique

des limites,

qui transfigure

la posture

du cadre

détruisant ainsi le

signe,

invoquant ainsi le

résultat

dans les détails

de la poésie.

La règle

se tisse

à

la limite d’

une utilisation

de la réalité,

qui révèle

la fuite

du collage

caractérisée par le

système,

incarnant ainsi le

témoignage

en dehors

de l’immatériel.

La confrontation

s’éprouve

vis à vis d’

une mise en jeu

du contexte,

qui repose sur

la manipulation

du paradoxe

révélée par le

protocole,

saturant le

document

à

la surface

de l’artifice.

La réalisation

s’agence

face à

une limite

du sujet,

qui compose

la signification

d’un impact

imaginée pour le

corps,

sollicitant le

visage

au profit

de l’imprévu.

La temporalité

s’incarne

pour

d’un ensemble

au bord

du réel.

La subjectivité

se définit

suivant

d’un écosystème

dans les failles

La matière

se situe

dans

une typologie une iconographie une mise en scène

du témoignage, du personnage, du geste,

qui réactive qui suscite qui affranchit

la réalisation la matière la fiction

de l’artefact

déployée pour le capturée par le métamorphosée par le

lieu, médium, résidu,

détruisant le caractérisant le engendrant le

désir format parcours

L’expérience

se construit

par

une fiction

de l’objet,

qui fait advenir

la fabrication

des espaces

dominée par le

matériau,

imaginant le

principe

dans les interstices face au choc

de l’inframince.

La théorie

se crée

sur

une action

de la mise en scène,

qui capte

la mise en jeu

de l’accrochage

déclenchée par

milieu,

supposant le

signe

par le biais

de l’accident.

La définition

se trace

à

travers

une saturation

du corps,

qui cerne

la mise en scène

de l’événement

revisitée par le

résultat,

libérant le

cadrage

par la fuite

d’un idéal. de l’utopie. du silence.

L’image

se positionne

malgré

une exploration

du parcours,

qui circonscrit

la définition

de l’artiste

marquée par le

témoignage,

considérant le

point de vue

dans les contours

de l’objet.

L’échelle

s’élargit

selon

une caractéristique

des déplacements,

qui dévie vers

la notion

du matériau

reconnue dans le

document,

incarnant le

processus

par inversion

du contraste.

La composition

se déploie

par rapport à

du témoignage

à partir

du vide.

La texture

se façonne

face à

du jeu

à l’aide

du presque rien.

L’institution

se conçoit

en relation avec

une sélection

des méthodes,

qui crée

la pratique

du fragment

enfouie dans le

personnage,

cohabitant avec le

registre

au plus près

du réel.

L’idéologie

se détermine

au plus près d’

une forme

des cadrages,

qui transfigure

la typologie

du chaos

cachée dans le

jeu,

rappelant le

regard

dans l’architecture

du sensible.

L’histoire

s’essouffle

dans le flux d’

une dimension

du point de vue,

qui interagit avec

la combinaison

du pouvoir

tissée dans le

statut,

constituant le

geste

vers l’évidence

de la réplique.

La mémoire

se vide

une violence

des motifs,

qui immerge

la modalité

de l’icône

démasquée par le

désir,

invoquant le

hors-champ

par l’évocation

de la reproduction.

La nature

décroît

en corrélation avec en relation avec

une surimpression

des métamorphoses,

qui irrigue

la perception

de l’indice

perçue dans le

traitement,

menaçant le

motif

par la chute

de l’expérience.

L’idéologie

apparaît

au profit d’

une préoccupation

de la toile,

qui évoque

la métamorphose

des déplacements

contrainte par le

format,

recouvrant le

lien

à la limite

de la composition.

L’utopie

se bâtit

au cœur d’

une image une rationalisation une dissociation

de la couleur, des pratiques, des oppositions,

qui fragmente qui saisit qui s’inscrit dans

la perception la périphérie la connexion

du temps

solidifiée dans le fossilisée dans le empruntée au

fragment, principe, signe,

saisissant le s’exprime ainsi le alors se dessine un

choc dessin texte

à venir

de la mémoire.

La sélection

se constitue

au centre d’

une mise en acte

du lien,

qui filtre

la fuite

des espaces

projetée par le

dialogue,

ainsi se transforme le

tissage

géopolitique

de l’iconographie.

La surface

se dessine

au sein d’

une projection

des oscillations,

qui déplace

la projection

de l’engagement

concrétisée dans un

virtuel,

se dessine donc un

concept

familier

de la métaphore.

L’image

déambule

à

la frontière d’

une déflagration

des typographies,

qui fait écho à

la photographie

du regard

donnée à voir par le

cadrage,

s’affirme alors un

réseau

familial

La pratique

circule

au fil d’

une logique

des topos,

qui dévie vers

la sculpture

du traitement

caractérisée par le

temps,

se révèle alors un

détail

discursif

La matière

gravite

en fonction d’

une dégradation

de l’infiltration,

qui véhicule

la matière

des reflets

dramatisée par le

processus,

se réalise ainsi un

texte

ironique

de la mise en scène.

La série

navigue

au détour d’

une promenade

des artefacts,

qui irrigue

la position

des blocs

ouverte par le

registre,

se détache donc un

champ

préparatoire

de la fiction.

La poétique

se déplace

en proie à

une collection

par le détail,

qui évoque

la projection

du pouvoir

arpentée par le

regard,

se déploie donc un

signifiant

dadaïste

d’une action.

La sculpture

se propage

à

la frontière d’

une scénographie

par la forme,

qui diffuse

la trame

du génie

contaminée par le

geste,

se trace donc un

scénario

surréaliste

de la rationalisation.

La rhétorique

fait image

à

la surface d’

une mise en abîme

à venir,

qui enregistre

la trace

de l’instinct

supposée par le

motif,

s’imagine donc un

montage

ludique

de la matière.

La métaphore

s’achemine

sous l’emprise d’

une disparition

en filigrane,

qui rend sensible

la politique

des motifs

appliquée par le

lien,

se joue dès lors un

temps

vulnérable

de la rupture.

La puissance

évolue

sous les traits d’

une rupture

par fragments,

qui reconstruit

la conscience

des simulacres

et les formes du

dessin,

s’évoque ainsi un

repère

étonnant

de la contamination.

La ligne

se renouvelle

des dialogues

plastique

de la sélection.

La civilisation

s’illustre

des décalages

érotique

de l’infiltration.

La performance

fait sens

par le biais d’

une notion

par intervalles,

qui module

la direction

des drames

et les états du

genre,

se définit alors un

sujet

esthétique

de la présence.

La conscience

se résout

hors d’

une reproduction

par morceaux,

qui repose sur

la disjonction

des contrastes

et l’autonomie du

concept,

est conçu ainsi un

paradoxe

philosophique

de la déperdition.

La matérialité

renseigne

en amont d’

une nature

par le choc,

qui domine

la composition

des rythmes

et la neutralité du

support,

est exploré ainsi le

rituel

primitif

de l’empreinte.

La photographie

s’effectue

dans les failles d’

une sélection

dans l’espace,

qui fait surgir

la fascination

des mouvements

et les oscillations du

vocabulaire,

est pensé ainsi le

regard

figuratif

de la manipulation.

L’iconographie

s’imagine

pour engendrer

une utopie

en pointillé,

qui habite

la scène

des symboles

et la typographie du

média,

est imaginé alors un

protocole

conceptuel

de l’insurrection.

L’intensité

s’efface

pour générer

une infiltration

post moderne,

qui dissimule

la vidéo

des désirs

et la matérialité du

réseau,

est absorbé ainsi un

concept

contemporain

de l’opposition.

L’analyse

surgit

pour fixer

une végétation

in situ,

qui accompagne

la pénétration

des récits

et la vulnérabilité du

territoire,

est développé ainsi un

recueil

accidentel

de la prolifération.

La possibilité

disparaît

pour proposer

une présence

site-specific,

qui dit à son tour

la pratique

des souvenirs

et la réactivation du

contour,

est donc proposé un

mot

profane

de la circulation.

La contradiction

s’impose

pour produire

une situation

par concaténation,

qui s’inscrit dans

la fragilité

des cycles

et les infiltrations du

détail,

est alors révélé un

volume

graphique

de l’ambiguïté.

L’exposition

s’invente

pour décliner

une empreinte

coproduite,

qui dit

la présence

des référents

et les agencements du

plan,

est alors suggéré un

masque

géométrique

de la variation.

La thématique

s’exprime

pour instaurer

une plate-forme

libérée,

qui prend vie dans

la déréalisation

des obstacles

et les contraintes du

silence,

émerge alors un

seuil

linguistique

de la sépulture.

L’imagerie

s’effrite

pour résoudre

une insurrection

décomplexée,

qui s’assimile à

la déperdition

des réseaux

et les mutations du

trompe-l’œil,

surgit alors un

marqueur

poétique

de l’autonomie.

La réflexion

s’obscurcit

pour penser

une stratégie

mouvante,

qui stimule

la manipulation

des détails

et les traces du

signifiant,

apparaît alors un

support

sensoriel

de l’irréalité.

L’incubation

se déplace

pour servir

une opposition

révélatrice,

en concevant

la transdisciplinarité

des textes

et les enjeux du

scénario,

évolue donc un

potentiel

rationnel

de la neutralité.

La diversité

se compose

pour bousculer

une posture

de la vision,

en fragmentant

la prolifération

des champs

et les potentialités du

montage,

celui-ci dissimulant le

décor

sensible

des potentialités.

La dimension

fait image

pour illustrer

une écologie

du processus,

en activant

la circulation

des signifiants

et la conscience du

collage,

celui-ci révélant un

pliage

politique

d’une typographie. des artefacts. des frontières.

L’esthétique

évolue

pour prendre acte d’

une mondialisation

des modules,

en dessinant

la variation

des scénarios

et la volonté du

repère,

celui-ci impliquant un

corpus

sociologique

des contraintes.

La juxtaposition

s’expérimente

et renouvelle

une interdiction

conceptuelle,

en exploitant

la transe

des montages

et l’intuition du

possible,

celui-ci contribuant au

statut

performatif

des mutations.

L’occurrence

émerge

et réactive

une économie

polyvalente,

en cherchant

la monstration

des repères

et les hypothèses du

faisceau,

celui-ci saturant le

simulacre

à

l’échelle

des catégories.

La programmation

se résout

et distille

une animalité

protéiforme,

en imaginant

la déperdition

des possibles

et les incertitudes du

sujet,

celui-ci incarnant un

pouvoir

périphérique

de l’exposition.

La verticalité

s’ouvre

et repose sur

une rationalisation

étroite,

en supposant

la zone

des sujets

et l’urgence du

paradoxe,

celui-ci intégrant un

son

post-traumatique

de la conscience.

La recherche

se déploie

et donne à voir

une cérémonie

anxieuse,

en libérant

la contamination

des paradoxes

et les possibilités du

rite,

celui-ci tissant ainsi un

dialogue

fluctuant

La référence

dissimule

et délimite

une échelle

arbitraire,

en considérant

la présence

des rituels

et les intuitions du

médium,

celui-ci dominant le

décalage

décomplexé

L’installation

apparaît

et occulte

une infrastructure

sélective,

en incarnant

la prolifération

des regards

et les utopies du

corps féminin,

celui-ci composant le

drame

polymorphe

de la photographie.

La méthode

disparaît

et fait émerger

une empreinte

incubée,

en cohabitant avec

la genèse

des protocoles

et les singularités du

dispositif,

celui-ci générant un

contraste

social

de la sculpture.

L’exposition

fait sens

et crée

une ambiguïté

itinérante,

en déviant vers

la vanité

des concepts

et les certitudes du

volume,

qui lui, déclenche un

mythe

naissant

de la réflexion.

La sensibilité

est conçue

et intègre

une opposition

industrielle,

en s’élevant vers

la matérialité

des recueils

et les significations du

souvenir,

qui lui, questionne ce

rythme

intense

de la performance.

L’interprétation

est perçue

et émerge d’

une identité

incarnée,

en circulant dans

l’iconographie

des mots

et les vanités du

pliage,

qui lui, diffuse un

corpus

vibratoire

de l’analyse.

La communication

est activée

et met en place

une écologie

discursive,

en figurant

la performance

des volumes

et les persistances du

calembour,

qui lui, déploie un

mouvement

dérivant

des civilisations.

La symbolique

est pensée

et met en lumière

une interface

temporelle,

en rappelant

la mort

des masques

et les performances du

non-lieu,

qui lui, rend sensible le

symbole

multimédia

des métaphores.

La spécificité

est interrogée

et consiste en

une architecture

organique,

en constituant

l’approche

des seuils

et les violences du

topos,

qui lui, déconstruit un

désir

déambulatoire

de la vision.

La problématique

est remise en cause

et interagit avec

une urgence

évocatrice,

en invoquant

la verticalité

des marqueurs

et les cruautés du

corpus,

qui lui, repose sur le

signifiant

obsédant

de l’identité.

La pratique

est dilatée

et nous plonge dans

une expérience

initiale,

en menaçant en recouvrant en saisissant

la diversité

des supports

et les perspectives du

familier,

qui lui, domine le

récit

insaisissable

de la communication.

La création

est imaginée

et nous laisse face à

une action

obsessionnelle,

la ressource

des potentiels

et l’art du

déjà-vu,

qui lui, fait surgir le

souvenir

constitutif

du jeu.

La scène

est transgressée

et touche à

une opacité

multimédia,

l’improvisation

des décors

et le pouvoir du

procédé,

qui lui, habite le

cycle

primitif

de la méthode.

La vision

est dilatée

et dispose d’

une inscription

opératoire,

la production

des pliages

et les enjeux du

non-lieu, processus, décorum,

qui lui, dissimule le

décorum

sauvage

de la recherche.

La description

est absorbée est développée est questionnée

et fait preuve d’

une industrie

potentielle,

l’intimité

des corpus

et les processus du

qui lui, s’inscrit dans le

référent monde sens

autoritaire

de la révélation.

L’identité

et implique

une histoire de l’art une mutation une transfiguration

fonctionnelle,

la cohabitation

des statuts

et le pressentiment du

qui lui, filtre le

historique

de la pulvérulence.

La trace

et renvoie à

psychique,

l’abstraction

des simulacres

et le triomphe du et le désespoir du et l’écœurement du

qui lui, dilate alors le qui lui, fait écho à un qui lui, englobe le

précaire

de la sémantique.

L’absence

et appelle à

scientifique,

l’autonomie

des pouvoirs

elliptique

de l’existence.

La conscience

et nous projette dans

représentée,

la virtualité

des sons

polyphonique

de la prophétie.

La perte

et nous laisse face à

discursive,

la transversalité

des dialogues

expressionniste

de l’œuvre.

La proportion

et nous amène vers

contemporaine,

l’imagerie la représentation la finalité

des vocabulaires

résiduel

de la catharsis.

L’échelle

et nous emmène vers

radicale,

des possibles

usuel

de l’absence.

et nous rappelle

intelligible,

des décalages

fonctionnel

de la représentation.

et nous susurre

hors-champ,

des drames

émergent

de l’abstraction.

et nous évoque

emblématique,

des contrastes

de la société. de la littérature. des proportions.

et nous suggère

interstitielle,

des mythes

et nous lie à et nous enferme dans et nous contraint à

intrinsèque,

des rythmes

 

incantatoire, perméable, autonome, pornographique,

des mouvements

2

1

Les Varennes de Loire, (72 h / 85 m²), galerie Shirman & de Beaucé, Paris, 2012.

2

Le champ des possibles, installation sonore, matériaux divers, dimensions variables, chapelle des Jésuites, Dole, 2014.

10

Dossier de presse ‹ La griffe du chat – 2014 ›

Raphaële de Broissia vit et travaille à Paris. Elle sort major de sa promotion de l’école de design textile

Françoise Conte en 2007 et décide de poursuivre sa recherche artistique en intégrant l’ENSBA à Paris la même année. Après

y avoir validé en 2010 son diplôme de premier cycle dans

l’atelier de Richard Deacon, elle obtient en juin 2012 le DNSAP dans l’atelier de Jean-Michel Alberola. En 2008 elle effectue une résidence-exposition (Quartiers libres) à Bamako avec les ateliers Vincent Barré et Richard Deacon. En 2010 elle participe à l’exposition collective Interstices à Roubaix et en 2012 présente son travail

à la galerie Shirman et de Beaucé dans (72 h / 85 m 2 ). Matériaux pauvres, accumulations et enjeux de métamorphoses sont les principaux leitmotivs de son travail, qui emploi en filigrane le trait, l’espace et le volume. Raphaële de Broissia utilise des clous, des ballons, des journaux, des rouleaux de papier peint et leur donne un nouvel aspect sensible et organique. Son inspiration naît de l’observation du paysage et de l’environnement modifiés et rythmés par l’homme ou par la liberté de la nature qui pourtant s’organise. Sa démarche s’inscrit souvent en osmose avec un lieu, déclinant la même installation en différentes variations.

Il était une fois l'architrave…

À l’Hôtel-Dieu, une ligne de livres en suspension, tel un fil rouge,

modifie les équilibres spatiaux et la géométrie du cloître de la médiathèque. Faite de livres s’apparentant à des briques et soutenu par une structure apparente, Il était une fois l’architrave

pourrait suggérer l’image d’un travail en cours. L’installation se situe alors à mi-chemin entre bibliothèque inaccessible et architecture fragile.

Archivolto Dans une petite ouverture dans la rue de la Sous-préfecture, un mur de pages bloque le passage menant à la cave de la librairie Passerelle : avec Archivolto, l’installation du cloître de l’Hôtel-Dieu se fait nomade, déclinant les nombreux enjeux plastiques et symboliques implicites dans l’usage du livre comme brique.

11

Raphaële de Broissia – Présentation & Projet

11 Raphaële de Broissia – Présentation & Projet 1 2 1 Vue sur Vie , couvertures de survie

1

Raphaële de Broissia – Présentation & Projet 1 2 1 Vue sur Vie , couvertures de survie perforées,

2

1

Vue sur Vie, couvertures de survie perforées, 2012.

2

, dimensions variables, cloître de l’Hôtel-Dieu, Dole, 2014.

Il était une fois l’architrave

livres de poche, étais, bois,

Dossier de presse ‹ La griffe du chat – 2014 ›

Pauline Brun vit et travaille à Montpellier. Après des études en danse contemporaine au Conservatoire de Nice, elle se dirige vers les arts plastiques, tout d’abord à la villa Arson à Nice, puis à l’ENSBA à Paris, où elle est diplômée en 2012. Pauline Brun poursuit actuellement sa formation au sein du master EX.E.R.CE – recherche chorégraphique et représentation – au Centre chorégraphique national de Montpellier. Utilisant différents médiums, les pratiques de Pauline Brun sont toutes tournées vers une réflexion autour de l’espace, de ses retournements possibles, de sa charge narrative et du geste venant le dévoiler. Ses œuvres, souvent produites in situ, cherchent – par le geste, par le corps et l’expérience de l’espace – à dévoiler les histoires multiples d’un lieu donné, en opérant une transformation tant narrative que physique et théorique.

Plan B Plan B puise ses racines dans l’histoire de la maison des Orphelins : lieu intermédiaire tendu entre son histoire, ses usages passés et son projet de renouvellement architectural. Plan B est un travail in situ qui vient faire échos au lieu supposé l’abriter, en utilisant ses contraintes pour en opérer un bouleversement. Plan B cherche à condenser la structure topographique de la maison des Orphelins par une installation (dessin et sculptures) évoquant aussi bien l’architecture du lieu que son histoire. Outre les jeux d’échelle entre espace représenté et architecture réelle, c’est aussi par les matériaux nécessaires à cette traduction que se noue le dialogue entre le visiteur et l’espace. Un dessin compose, à partir de l’architecture du bâtiment, une architecture projetée. Les salles et leurs positions les unes par rapport aux autres sont réinventées créant une nouvelle situation. Les découpes, surfaces colorées et matières sont extraites pour se déployer dans la salle d’exposition par formes sculpturales, reconstruisant ainsi une architecture fragmentée.

Pauline Brun – Présentation & Projet

fragmentée. Pauline Brun – Présentation & Projet 1 2 1 Pièce de coupe , installation in-situ , mur,

1

Pauline Brun – Présentation & Projet 1 2 1 Pièce de coupe , installation in-situ , mur,

2

1

Pièce de coupe, installation in-situ, mur, découpe, socle, 200 × 160 x 40 cm, galerie Eva Vautier, 2014.

2

Plan B, matériaux divers, dimensions variables, maison des Orphelins, Dole, 2014.

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Dossier de presse ‹ La griffe du chat – 2014 ›

Diane Audema et Diane Blondeau vivent et travaillent entre Dijon et Nice. Elles sont diplômées de la villa Arson avec mention et félicitation en 2012. Leur collectif d 2 s’est formé en 2010 développant des projets autour de structures sonores mobiles et autonomes. Leur collaboration tend à interroger le caractère acoustique et physique des lieux qu'elles investissent. C'est au travers de cette mobilité dans les espaces, qu'elles axent leurs recherches autour de l'installation, et de la sculpture sonore. Elles redéfinissent ainsi par l'expérience de ces dispositifs la position du corps et de son inconscient.

Résurgence Résurgence est une installation in situ qui joue des caractéristiques acoustiques de la chapelle des Carmélites. La réverbération du lieu, allant jusqu’à sept secondes, se retrouve elle-même amplifiée par un dispositif plastique et sonore. En tension et suspendue entre quatre voûtes de la chapelle, une ‹ plate reverb › redessine l’architecture et diffuse une composition réalisée à partir d’enregistrements du Doubs. Dans ce déplacement de lieux et de temporalités croisés, cette structure suspendue propose une expérience de l’écoute et crée un renversement topographique radical.

d² (Diane Audema & Diane Blondeau) – Présentation & Projet

& Diane Blondeau) – Présentation & Projet 1 2 1 Laboratoire sonore mobile , festival Manca,

1

& Diane Blondeau) – Présentation & Projet 1 2 1 Laboratoire sonore mobile , festival Manca, Nice,

2

1

Laboratoire sonore mobile, festival Manca, Nice, production villa Arson, 2010.

2

Résurgence, bois, métal, plaque d'aluminium, dispositif sonore, chapelle des Carmélites, Dole, 2014.

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Dossier de presse ‹ La griffe du chat – 2014 ›

Pattern À travers des pratiques singulières et distinctes, Diane Audema, Diane Blondeau et Pauline Brun collaborent sur un projet d’installation vidéo et sonore qui porte comme titre Pattern. Toutes les trois traversées par les mêmes préoccupations, elles élaborent un travail sur les notions d’expérimentation et de processus. Elles envisagent l’atelier comme un lieu où la fiction émerge de la manipulation des matériaux et des accidents rencontrés. L’atelier, plus qu’un simple laboratoire, apparaît lui même comme un volume, un matériaux à manipuler au même titre que ceux qu’il contient. Il est aussi la contrainte, le cadre de la vidéo, lieu de la pratique et de fictions possibles. Pattern se compose de deux vidéos et d’une installation sonore. Dans chacun des cadres vidéo, les expériences réalisées questionnent le potentiel des matériaux, leur transformation et réalisent des allers et retours entre la construction et la dé-construction, donnant ainsi lieu à une dramaturgie. Le son, dans un même processus, devient un élément essentiel de la construction créant ainsi un dialogue entre réalité et fiction. Il joue de la temporalité des actions en train de se faire et dessine leur espace.

d² & Pauline Brun – Projet

dessine leur espace. d² & Pauline Brun – Projet 1 1 Pattern , installation vidéo et sonore, musée

1

1

Pattern, installation vidéo et sonore, musée des Beaux-Arts, Dole, 2014.

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Dossier de presse ‹ La griffe du chat – 2014 ›

Adélaïde François vit et travaille à Paris. Après une licence de philosophie, elle étudie à l’ENSBA

à Paris, où elle obtient son diplôme en 2013 et se consacre

à la peinture dans l’atelier Gauthier, puis à la fresque dans l’atelier Bennequin. Sur des fonds blancs ou neutres, sa peinture met en scène des relations de tension entre des personnages et des régimes temporels différents, inspirés à la fois de scènes sportives et de retables du Moyen-Âge. Au cours d’un échange d’une année à Bruxelles, elle expérimente la vidéo, et plus précisément la performance filmée. Aujourd’hui, Adélaïde François ajoute à ces pratiques celle de la performance directe ; son travail s’articule désormais autour de la question de la réappropriation des lieux publics. Elle s’intéresse aussi aux processus de création en cours et aux mécanismes d’interaction humaine. Elle travaille actuellement sur la notion de peinture vivante en employant aussi bien la vidéo que la peinture.

Sans titre Adélaïde François met les outils de l’art de l’affiche au service d’un projet plastique se déployant dans l’espace urbain :

des rectangles de papier collés sur plusieurs murs accueillent des figurines floues, silhouettes de personnages anonymes en mouvement perpétuel à travers la ville. Une figurine est présentée dans une rue reculée, ou étroite : en se promenant dans la rue, il est alors possible de la voir de près. Une autre figure jaillit d’un mur plus en évidence, jonglant ainsi avec les codes des affiches publicitaires. Une autre encore est démultipliée : grâce du saut déployée.

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Adélaïde François – Présentation & Projet

15 Adélaïde François – Présentation & Projet 1 2 1 Maalbeek , (Deux femmes non – danseuses

1

15 Adélaïde François – Présentation & Projet 1 2 1 Maalbeek , (Deux femmes non – danseuses

2

1

Maalbeek, (Deux femmes non – danseuses dansent chacune à leur tour sur la musique classique que la station de métro diffuse), vidéo de 5 min, 2012.

2

Sans titre, différents lieux dans la ville, impression sur papier, colle, dimensions variables, rues de Dole, 2014.

Dossier de presse ‹ La griffe du chat – 2014 ›

Jack McNiven vit et travaille à Paris. Né en Angleterre et diplômé de l’ENSBA à Paris en 2011, il pratique simultanément le dessin et la peinture. Son travail s’articule autour des rapports qui peuvent exister entre les animaux, les êtres humains et le paysage, questionnant la relation qui, au cœur de l’acte figuratif, lie création et effacement, visible et invisible. Des photos en noir et blanc où les contrastes entre l'ombre et la lumière sont amplifiés servent de point de départ pour les dessins de Jack McNiven. Une photo lui permet de saisir un instant, un paysage, un regard, un sourire, une réaction, une ambiance, un état d'esprit. Son travail ne s'arrête toutefois pas à ces photos, qu'il ne partage pas avec le spectateur. À travers plusieurs couches de craie, chaque sujet prend une nouvelle vie dans un monde où l'ombre est claire et la lumière sombre, où le blanc est remplacé par un fond noir et le noir par la matière poussiéreuse de la craie. En se limitant souvent à deux couleurs, Jack McNiven choisit de concentrer sa recherche uniquement sur les formes et les rythmes, ces mêmes rythmes qui caractérisent le sujet représenté mais polarisent aussi le regard du spectateur en attisant sa curiosité.

Sans titre Dans le passage souterrain dit de la Grande Fontaine, deux parois noires se superposant à l’architecture du lieu accueillent des dessins à la craie : des paysages, des figures et des situations imaginaires. Inspirés de sujets précis, les dessins se construisent à la lisière entre abstraction et figuration, laissant au spectateur la liberté de tirer son interprétation personnelle de chaque image. L’aspect minéral et organique des dessins entre en résonance avec l’ambiance mystérieuse des passages souterrains. L’œuvre, ‹ vivante ›, évolue avec le temps, réagissant avec l’environnement propre au passage de la Grande Fontaine.

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Jack Mcniven – Présentation & Projet

Fontaine. 16 Jack Mcniven – Présentation & Projet 1 2 1 Cheval , craie sur tableau noir, 120 × 190

1

16 Jack Mcniven – Présentation & Projet 1 2 1 Cheval , craie sur tableau noir, 120 × 190

2

1

Cheval, craie sur tableau noir, 120 × 190 cm, 2012.

2

Sans titre, craie, bois, dimensions variables, passage souterrain dit de la Grande Fontaine, Dole, 2014.

Dossier de presse ‹ La griffe du chat – 2014 ›

Coline Oliviero vit et travaille à Paris. Elle se spécialise dans les arts appliqués et obtient en 2006 le BTS communication visuelle option graphisme de l’école Estienne. Elle suit alors pendant un an des cours aux ateliers de la mairie de Paris (école Glacière), ce qui lui permet d’intégrer en 2007 l’ENSBA à Paris. Après y avoir validé en 2010 son diplôme de premier cycle dans les ateliers de Richard Deacon et Vincent Barré, elle obtient en juin 2012 le DNSAP dans l’atelier de Michel François. Son exposition de diplôme, Carnation, est le fruit de cinq années de recherches d’une pratique se déployant entre la sculpture et la peinture, la matière et le rapport à l’espace. Sa démarche artistique propose un système où tout engendre tout : les sculptures deviennent l’outil de formes ultérieures, la matière se démultiplie pour envahir et redessiner l’espace. Des matériaux comme la cire, la terre ou encore le papier, permettent de passer par ces différents états de la matière. Les sculptures de Coline Oliviero détournent la valeur utilitaire du matériau en imaginant des formes hybrides empruntées à la poterie, à l’archéologie, au corps humain, à l’architecture et à la nature. Ces formes imaginaires archaïques, résultant de gestes simples, figent l’accident et les imperfections. Dans sa recherche, des objets précaires et fragiles se confrontent ainsi à des sculptures plus massives et pérennes, telles les vestiges d’un monde disparu.

Fac-similé Dans la chapelle des Jésuites, il s’agit de réinventer une nouvelle histoire à partir des traces de l’histoire de la chapelle : lieu de culte, puis musée présentant les collections d’archéologie, aujourd’hui chapelle pratiquement à l’abandon. L’espace central de la chapelle, à présent totalement vide, était autrefois rythmé par un mobilier religieux – prie-Dieu, bancs, banquettes, … – puis par des vitrines exposant les collections d’archéologie. Fac-similé traduit à échelle domestique ces collections d’objets anciens, tout en gardant une grande liberté d’interprétation autour de la collection. Des structures en tasseaux de pins et en croix grecques servent de socles et dessinent un nouveau parcours dans la nef centrale de la chapelle. Ce motif est le support de sculptures en céramique émaillée, reprenant certaines formes de la collection d’archéologie du musée de Dole. La gamme de couleur des émaux est le résultat d’un échantillonnage de matières et de couleurs récoltées dans la chapelle elle-même ; avec l’utilisation de ce nuancier, les sculptures s’inscrivent visuellement dans l’architecture de la chapelle. En écho à ces sculptures, deux grands kakémonos, suspendus depuis les balcons du premier étage, sont le support d’un travail de recherche autour de fouilles archéologiques imaginaires, inspiré d’un livre consacré au parcours et aux méthodes de travail (dessins, croquis, aquarelles) de Julien Feuvrier.

Fontaine Une céramique émaillée est installée sur le bassin central de la fontaine qui se trouve devant le musée. Cette installation fait le lien avec les céramiques situées dans la chapelle des Jésuites, ainsi qu’avec les collections d’archéologie présentées dans le sous-sol du musée.

Coline Oliviero – Présentation & Projet

é e . Coline Oliviero – Présentation & Projet 1 2 3 1 Carnation , vue de l’exposition,

1

e . Coline Oliviero – Présentation & Projet 1 2 3 1 Carnation , vue de l’exposition, ensba,

2

e . Coline Oliviero – Présentation & Projet 1 2 3 1 Carnation , vue de l’exposition, ensba,

3

1

Carnation, vue de l’exposition, ensba, 2012.

2

Fontaine, céramique, peinture, bois, dimensions variables, cour du musée des Beaux-Arts, Dole, 2014.

3

Fac-similé, bois, terre cuite émaillée, dimensions variables, chapelle des Jésuites, Dole, 2014.

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Dossier de presse ‹ La griffe du chat – 2014 ›

Clémence Prieur vit et travaille à Paris. Diplômée d’un DNSEP à l’école des Arts-Décoratifs de Strasbourg en 2012, elle se forge une identité artistique au cours de ses années d’étude autour de l’exploration des matériaux sonores et vidéo. Au cours de sa formation, elle réalise plusieurs pièces sonores et performatives, comme Actualiser la bande, table ronde radiophonique réalisée

à l’occasion de l’inauguration du Centre Pompidou Metz ; I speak

five languages but I haven’t found yet the way to use it intelligently,

pièce en quadriphonie et en quatre langues présentée à Mataró ; ou encore, la pièce Pour quatre performeurs à enceintes portatives réalisée au Centre Pompidou de Paris. Elle a présenté un triptyque vidéo (Untreue) et une performance (Une heure qu’on a pas bougé d’ici) au théâtre Pôle Sud avec la chorégraphe Olga Mesa, a participé à l’écriture du catalogue de l’exposition Zeitgeist, L’esprit du moment,

à Genève, et elle a réalisé une performance pour l’évènement

Moving Forest avec le collectif Aka PP à Londres. À la suite de sa formation, elle fonde le collectif La Chose, avec lequel elle élabore différents projets entre Paris, Bruxelles et Strasbourg. Elle se consacre aussi au support web, notamment avec sa pièce consultable sur internet www.voyageimmobile.fr. Ses créations, issues de la performance, de l’écriture, de l’art sonore et vidéo, s’articulent systématiquement autour du corps des autres et reflètent avant tout un questionnement sur le rapport intime aux lieux familiers. Souvent il est question de piocher dans des situations observées et vécues, de les tronquer de leur contexte pour, par la suite, les retranscrire dans un travail développé avec des non-professionnels. Rendre visible les ‹ intercalages › du temps entre ce qui est vécu, décrit puis incarné. Régulièrement fragmenté, le travail qui en résulte est présenté soit en série, comme une multitude de points de vue, soit dans deux ou trois espaces-temps différents.

Ce jour là, 10 h ½ du soir, 1 homme et 2 femmes

Ce jour là, 10 h ½ du soir, 1 homme et 2 femmes se construit

à partir d’un recueil de témoignages autour des livres,

des récits qu’ils contiennent et des traces qu’ils impriment dans les souvenirs des lecteurs. Que signifient ces livres et quelle est leur valeur aux yeux de leurs propriétaires ? Quel portrait dressent-ils d’eux ? À partir de ce matériel audio, Ce jour là, 10 h ½ du soir, 1 homme et 2 femmes traduit en installation sonore à plusieurs voix la fabrique d’un récit potentiel : une histoire construite comme un cadavre exquis de fragments littéraires, une bibliothèque orale où les livres n’ont pas de pages, mais des voix.

Clémence Prieur – Présentation & Projet

voix. Clémence Prieur – Présentation & Projet 1 2 1 Les visites , pièces sonores pour quatre

1

voix. Clémence Prieur – Présentation & Projet 1 2 1 Les visites , pièces sonores pour quatre

2

1

Les visites, pièces sonores pour quatre casques, 41 : 56 min, 2011.

2

Ce jour là, 10 h ½ du soir, 1 homme et 2 femmes, installation sonore, enceintes, dimensions variables, maison des Orphelins, Dole, 2014.

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Dossier de presse ‹ La griffe du chat – 2014 ›

Jean de Sagazan vit et travaille à Paris. Après trois années passées dans l’atelier du peintre britannique James Rielly, il finit son cursus à l’ENSBA à Paris dans l’atelier de Jean-Michel Alberola et reçoit son diplôme DNSAP en juin 2013. Son travail est récompensé par Poissy Talents et Palliss’art, où il obtient respectivement le prix du jury (2011) et le premier prix (2012). Ce dernier lui permet de réaliser sa première exposition personnelle, L’absence à venir, à l’Hôtel du Département d’Évreux. En 2011, il bénéficie de la bourse Collin Lefranc pour étudier un semestre à l’Art Center College of Design à Pasadena. La découverte de la Californie renforce ses recherches picturales sur la frontalité et la profondeur : frontalités successives. Les jeux d’espace et de vide amènent une narration abstraite. Les effets de perspective et de composition obligent le spectateur à rester au premier plan ou à se perdre dans un infini aplati. Ses dernières peintures parlent d’une absence :

les décors désertés deviennent les scènes hypothétiques d’une action passée ou à venir, où la confrontation des temporalités différentes autour d’un même lieu est récurrente.

Série # Le terrain de tennis est un espace artificiel. Son sol

est un rectangle organisé par des lignes. Ces lignes définissent l’espace de jeu. Elles renvoient à un ordre, un jeu avec des règles. Le terrain de tennis se différencie des autres espaces de sport. Il est construit pour une pratique unique. Jean de Sagazan le représente sans cette fonction. Le terrain a perdu son sens, il est abandonné. Que reste-t-il de cet espace sans fonction ? Une temporalité, un espace sauvage se confrontant

à la pelouse qui l’entoure, la matérialité d’un vide ou d’une absence. Il continue d’évoluer ; l’homme y a été rejeté, définitivement. Visuellement ce parallélépipède rectangle est une masse transparente frontale, qui laisse apparaître l’arrière-plan :

la forêt. Cette dernière au contraire est un espace plein, une masse avec une profondeur. La forêt représentée en un mur d’arbre renvoie en effet à une profondeur sans fin précise. Elle est cette espace inquiétant dans Détruire, dit-elle (1969) où la femme qui passe ses journées à regarder le vide refuse

à s’y promener. C’est dans les forêts que l’on perd son chemin,

car c’est un labyrinthe ou encore un désert composé exclusivement d’arbres. Jean de Sagazan représente un paysage froid où la possibilité d’une action est prégnante. Un vide est représenté. À cet instant précis, l’action est au repos, le temps semble être arrêté. L’action n’a pas encore commencé ou bien s’est déjà terminée. L’action y est plus que possible. Le drame, même, est inévitable car inscrit dans le lieu. L'ambiguïté est créée entre un paysage qui appellerait une fiction, et un paysage qui se suffirait à lui-même (par des détails décoratifs, son vide narratif au présent, son aspect contemplatif). L’artiste n’a pas choisi. Le regardeur, lui, le fera peut être.

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Jean de Sagazan – Présentation & Projet

être. 19 Jean de Sagazan – Présentation & Projet 1 2 1 La douce vigilance , huile sur

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19 Jean de Sagazan – Présentation & Projet 1 2 1 La douce vigilance , huile sur toile,

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La douce vigilance, huile sur toile, 81 × 100 cm (× 2), 2013.

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Série #, huile sur toile, dimensions variables, 2013-2014.

Dossier de presse ‹ La griffe du chat – 2014 ›

Clara Stengel vit et travaille à Paris. Elle obtient en 2012 son diplôme à l’ENSBA à Paris avec les félicitations du jury. Au cours de sa formation, son parcours est encadré par Dominique Figarella, Sylvie Fanchon et Bernard Pifaretti. ‹ J’ai plusieurs fois essayé de penser à un appartement dans lequel il y aurait une pièce inutile et délibérément inutile. Ça n’aurait pas été un débarras, ça n’aurait pas été une chambre supplémentaire, ni un couloir, ni un cagibis, ni un recoin. Ça aurait été un espace sans fonction. › Georges Perec, Espèces d’espaces. Réduit à l’état de signe, l’espace habitat devient décor et envers du décor, un non-lieu entre scène et coulisse. Les objets sous la forme d’archétypes ne sont identifiables que par leurs proportions, leur motif, leur couleur : la porte ne s’ouvre pas, elle ne mène à rien, ne cloisonne pas, elle signifie. Réduit à l’état de mots, toutes les formes s’aplatissent et deviennent des signes, jeu de langage et jeu d’échelle se confondent : un livre peut désormais s’appeler bassin, le ciel devenir sol. Toute manipulation est alors possible : faire le grand écart entre un plan d’architecte, une maquette et le lieu réel. Décontextualisés, étirés, délogés, les objets deviennent afonctionnels pour se métamorphoser en outils de mesure de l’espace.

Icône & Vue en coupe Clara Stengel utilise comme point de départ pour sa nouvelle production une forme signalétique simple et identifiable empruntée au mobilier urbain, celle des colonnes Morris, support courant de communication publicitaire. À la fois œuvre et support d'affichage, ces ‹ sculptures balises › seront investies par le collectif e.g.m. et installées devant l’entrée de chaque lieu d'exposition. À échelle 1, ces colonnes ne seront reproduites que partiellement, puisqu'une seule moitié de la colonne sera conservée dans Vue en coupe. Reprenant un dispositif lié au décor, la colonne sera ‹ tranchée › verticalement, laissant apparaître d'un côté une reproduction fidèle et de l'autre une épure du signe choisi. Cette matrice issue de l'imagerie collective, devenue signalétique du parcours, sera présentée sous une nouvelle forme dans la chapelle des Carmélites. L'installation prendra la forme d’un rayonnage dans lequel sera rangé une centaine de colonnes miniaturisées de la taille d'une main, semblables à des icônes.

Projet de signalisation avec e.g.m. Des reproductions de colonnes Morris coupées à moitié seront installées à l’entrée de chaque lieu d’exposition pour scander le parcours et faciliter la circulation du public. Élément signalétique à part entière, chaque demi-colonne Morris accueillera les affiches développées par e.g.m. pour chaque artiste, à partir d’un élément visuel ou conceptuel de son projet. Ainsi, la signalétique de l’exposition se déploiera à deux niveaux distincts : la colonne proposant un élément lisible à longue distance et les affiches nécessitant une lecture plus rapprochée.

Clara Stengel – Présentation & Projet

Clara Stengel – Présentation & Projet 1 2 3 1 L'atelier , surface des espaces de

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Clara Stengel – Présentation & Projet 1 2 3 1 L'atelier , surface des espaces de travail
Clara Stengel – Présentation & Projet 1 2 3 1 L'atelier , surface des espaces de travail

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Clara Stengel – Présentation & Projet 1 2 3 1 L'atelier , surface des espaces de travail du

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L'atelier, surface des espaces de travail du Centquatre, échelle 1 : 1, 930 × 670 cm, ‹ Dépaysement , Centquatre, Paris, 2013.

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Icône, moulage, matériaux divers, 300 × 300 cm, chapelle des Carmélites, Dole, 2014.

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Vue en coupe, différents lieux dans la ville, projet de signalisation avec e.g.m., contre plaqué, peinture, 320 × 80 cm, Dole, 2014.

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Dossier de presse ‹ La griffe du chat – 2014 ›

Viviana Birolli vit et travaille à Paris. Elle obtient deux masters, en philosophie théorétique

à Milan et en sociologie de l’art à l’EHESS à Paris,

où elle se spécialise dans la littérature artistique et les manifestes de l’avant-garde. En Italie, elle travaille dans le domaine de l’édition – notamment comme éditrice de recueils d’écrits d’artistes – et comme journaliste d’art pour le quotidien La Repubblica. À l’issue d’un master professionnel en art contemporain

à Paris IV, elle intègre le collectif Cartel de Kunst, avec lequel elle conçoit les expositions Temps Etrangers à Mains d’œuvres (2012) et The Floating Admiral au Palais de Tokyo (Nouvelles Vagues, 2013 ; projet d’Ana Mendoza Aldana). Avec Adélaïde Blanc, elle a été commissaire de l’exposition

Blackboard (2013), présentée pendant les Rencontres d’Arles

à l’occasion des 50 ans de la filière photographie

de Gobelins, l’école de l’image. À présent elle travaille comme journaliste d’art (Flash Art Italie, éditions Jalou), chercheuse (Labex CAP) et commissaire d’exposition indépendante.

Les commissaires : Viviana Birolli & Adélaïde Blanc

Adélaïde Blanc vit et travaille à Paris. Adélaïde Blanc suit une formation d’histoire de l’art et de sciences humaines à La Sorbonne et à l’Universidad Autónoma de Madrid avant de consacrer ses recherches sur Joan Colom puis sur les pratiques mobiles et les déplacements dans l’art contemporain. En 2012 elle est diplômée du master professionnel ‹ l’art contemporain et son exposition › à La Sorbonne (Paris IV). Membre du collectif curatorial Cartel de Kunst, Adélaïde Blanc est coordinatrice et co-commissaire de Temps Étrangers (Mains d’Œuvres, 2012) et commissaire invitée pour The Floating Admiral (Palais de Tokyo, saison Nouvelles Vagues, 2013). Avec Viviana Birolli, elle a été commissaire de l’exposition Blackboard (2013) présentée pendant les Rencontres d’Arles à l’occasion des 50 ans de la filière photographie de Gobelins, l’école de l’image. Elle est actuellement chargée d’exposition au Palais de Tokyo et commissaire indépendante.

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Dossier de presse ‹ La griffe du chat – 2014 ›

Elsa Aupetit, Grichka Commaret & Martin Plagnol vivent et travaillent à Paris. Ils sont diplômés de l’ENSAD en juin 2012 avec les félicitations du jury et sont titulaires d’un master en design graphique. Après avoir travaillé séparément en tant que graphistes freelance

auprès de divers studios, ils fondent l’atelier e.g.m. en mai 2012. Leur travail se conçoit comme un art du faire et accorde une place primordiale aux pratiques artisanales et manuelles, mais aussi à la prospection et à l’expérimentation, dans le but de faire correspondre leur activité de designers graphiques

à des enjeux contemporains. (www.e-g-m.net)

Le projet graphique Le projet graphique de ‹ La griffe du chat – 2014 › s’articule

autour des notions de parcours et de jeu de piste. Les différents objets jouent ainsi avec le point de vue du spectacteur, lui donnant

à voir l'intégralité ou une partie de l'identité. Le visiteur

aura à sa disposition 4 types d’objets, comme autant de balises lui permettant de se repérer et d’évoluer dans la ville. L’invitation d’abord, annonce de l’évènement à venir, pose les prémisses d’un langage qui se développera durant toute l’exposition. Seul un indice des formes graphiques produites y est visible, sous forme de gros plan. Elle fait écho au projet d'affichage urbain et propose 11 visuels, tirés des 11 affiches qui seront dispersées dans la ville. L’affiche propose des fragments recomposés du vocabulaire développé. Sorte de cadavre exquis synthétisant les autres objets graphiques, elle se veut repère pendant toute la durée du parcours. Le plan du parcours est un objet riche : c’est un outil d’orientation. Il signale les lieux d’expositions et aide à la compréhension

du parcours dans sa globalité. C’est également un outil d’information :

il explique la manifestation et propose une explication des œuvres. Une série de 11 affiches (une par œuvre réalisée), dessinées en collaboration avec chaque artiste ou groupe d’artistes, vient compléter le projet. Elles présentent sous la forme d’un dessin, une facette – sorte de clef – de l’œuvre, de sa genèse, de son rapport

à la ville ou au lieu où elle est montrée. Elles donnent un point

d’entrée au visiteur vers la compréhension du travail de l'artiste. Elles tendent également à signifier le processus de création des pièces montrées, qui puisent leur inspiration dans un élément, prennent racine dans une histoire ou un objet. Sorte de cartel visuel, elles proposent au visteur de faire le lien entre la ville de Dole et les œuvres présentées en devinant à quelle pièce elles se rattachent et à quoi elles font écho. Ces affiches ont d’autre part un rôle signalétique important, car elles désignent chaque lieu d’exposition. Elles s’inscrivent d’ailleurs doublement dans un projet collaboratif, car elles investiront la ville sur des supports – sculptures à part entières – réalisées par Clara Stengel. Ce projet, tant artistique que graphique, fera vivre les rues de la ville : les affiches seront visibles devant chaque lieu d’exposition, sur des sculptures qui citeront la forme de la colonne Morris implantée Place aux fleurs. Une colonne sera placée devant chaque lieu d'exposition et accueillera une ou plusieurs affiches différentes, selon le nombre d'œuvres montrées dans le lieu. Les affiches seront présentées en all over et créeront un motif dans la ville. Les objets graphiques, invitation, affiche générale, plan et affiches liées aux œuvres, sont autant d’aspects d’un projet qui parle de la création en mouvement. Chacun d’entre eux peut se lire individuellement mais il fait également partie d’une série qui, prise ensemble, distille un vocabulaire qui se complexifie petit à petit pour raconter une histoire : celle d’un parcours d’art contemporain dans une ville ou chaque lieu d’exposition et chaque œuvre montrée dialoguent entre elles. Le graphisme devient alors narration et donne au visiteur des pistes pour deviner, décrypter, puis lire ce qui lui est donné à voir.

e.g.m. – Présentation & Projet

donné à voir. e.g.m. – Présentation & Projet 1 La griffe du chat du 7 juillet au 17

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La griffe du chat

du 7 juillet au 17 août 2014

La griffe du chat du 7 juillet au 17 août 2014 par In fieri * *
La griffe du chat du 7 juillet au 17 août 2014 par In fieri * *
par In fieri * * ‹ en devenir › : association d’artistes, commissaires et designers Design graphique :
par In fieri *
* ‹ en devenir › : association d’artistes, commissaires et designers
Design graphique : e.g.m.
musée
des Beaux-Arts
de Dole
parcours d’art
contemporain dans la
ville de Dole

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Drapeaux, Neublans, 2013.

Affiche de ‹ La griffe du chat – 2014 ›, Dole, 2014.

Dossier de presse ‹ La griffe du chat – 2014 ›

Autour de l'exposition

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Dossier de presse ‹ La griffe du chat – 2014 ›

Médiation et ateliers Afin d’offrir des clés de lecture au public, le parcours d’art contemporain ‹ La griffe du chat – 2014 › sera enrichi par un programme de médiation et d'animation culturelles tout au long de la manifestation. Un plan permettra au visiteur de s’orienter entre les différents lieux du parcours, au fil d’un projet de signalisation graphique conçu comme un jeu de pistes à l’échelle de la ville. À son tour, l’exposition sera ponctuée de temps forts et d'ateliers réalisés avec différentes structures sociales.

Autour de l'exposition

Calendrier prévisionnel des actions d’animation culturelle (susceptible de modifications)

lundi 7 juillet 2014 :

Vernissage de l’exposition en présence des commissaires et des artistes

mercredi 9 juillet 2014 :

– Journée portes ouvertes en la présence des artistes

– Visite guidée et dessinée de la ville : Jack McNiven, artiste et co-fondateur du projet ‹ Draw Paris › (http://drawparis.com), animera deux visites guidées pour découvrir Dole en dessinant. Première visite : 10h30 – 12h00, rendez-vous à 10h15 au musée des Beaux-Arts de Dole. Deuxième visite : 15h45 – 17h10, rendez-vous à 15h30 au musée des Beaux-Arts de Dole. Visites gratuites sous réservation, dans la limite des places disponibles (15 personnes par visite).

– Visite guidée du parcours d’art contemporain : un guide de la ville et les commissaires de l’exposition, Viviana Birolli et Adélaïde Blanc, accompagneront les visiteurs à la découverte de l’exposition et du patrimoine dolois. Ce parcours touchera à la grande histoire des sites patrimoniaux dolois ainsi qu’à ce tissu entrelacé d’anecdotes et de souvenirs individuels ou partagés qui ont inspirés les artistes dans leur travail. Visite : 14h00 – 15h30, rendez-vous à 13h45 au musée des Beaux-Arts de Dole.

Juin-Juillet :

Les artistes de l’association In fieri proposeront deux ateliers pratiques s’adressant au jeune public et aux personnes âgées, dans le but de rapprocher le public des techniques de création contemporaine. Qu’il s’agisse de sculpture en plein air ou de la production de vidéos documentaires, les ateliers offriront aux participants des clés atypiques et ludiques de lecture et de découverte de l’art contemporain.

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Dossier de presse ‹ La griffe du chat – 2014 ›

Informations pratiques

La griffe du chat – 2014 Parcours d’art contemporain

Ouvert de mercredi à dimanche De 15 h 30 à 19 h (information sous réserve de confirmation)

Informations pratiques et contacts

Contacts

Association In fieri Association In fieri c / o Raphaële de Broissia

25, rue de Grenelle, 75007 Paris @ : contactinfieri@gmail.com Viviana Birolli

t. 06 42 85 05 68

Raphaële de Broissia

t. 06 66 98 64 46

Musée des Beaux-Arts de Dole Musée des Beaux-Arts de Dole

85, rue des Arènes, 39100 Dole

t. 03 84 79 25 85

Amélie Lavin @ : a.lavin@dole.org Samuel Monier (Service communication du musée de Dole) @ : sam.monier@wanadoo.fr

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Lavin @ : a.lavin@dole.org Samuel Monier (Service communication du musée de Dole ) @ : sam.monier@wanadoo.fr 25