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III - 4 LE TISSU SANGUIN

1- ABRÉGÉ DES CONSTANTES DU SANG


2 -DESCRIPTION DES ÉLÉMENTS FIGURÉS DU SANG
2-1 LIGNÉE ÉRYTHROCYTAIRE
2-2 LIGNÉE PLAQUETTAIRE
2-3 LA LIGNÉE LYMPHOCYTAIRE
2-4 LIGNÉE MONOCYTAIRE
2-5 LIGNÉE GRANULOCYTAIRE
3 -TISSU RETICULÉ
4 - ICONOGRAPHIE

Le sang est un tissu mésenchymateux dont la matrice, le plasma, est liquide. Les cellules
constitutives sont appelées les éléments figurés du sang.

Les éléments figurés sont représentés par des cellules nucléées, les leucocytes (globules
blancs), et par des cellules anucléées, les hématies (globules rouges) et les plaquettes.

Rappels :
- le plasma représente la phase totale liquidienne du sang ; le sérum est la fraction liquidienne
qui se sépare du caillot, après coagulation (=plasma dépourvu de fibrine et des facteurs de
coagulation)

- Les leucocytes circulent dans le torrent sanguin mais n’acquièrent leurs propriétés
fonctionnelles qu’en le quittant et en passant dans les tissus avoisinants.

- Inversement, hématies et plaquettes sont spécifiques du sang et ne sortent qu’en cas


d’hémorragie.

- Les propriétés du sang sont multiples (constance physico-chimique du milieu intérieur,


nutrition, défense, oxygénation, transports, etc.). Voir cours spécialisés.

NOTA : cet exposé n’est qu’une approche succincte dans le cadre de l’histologie générale.
D’autres notions seront développées dans d’autres cours : angiogenèse et hématopoïèse,
organes hématopoïétiques

1- ABRÉGÉ DES CONSTANTES DU SANG


Pour plus de renseignements, voir des ouvrage spécialisés (hématologie, immunologie)

hémogramme = examen cytologique


= comptage des éléments figurés (numération globulaire),
+ calcul du pourcentage des cellules anormales.

L'hématocrite = pourcentage du volume sanguin occupé par les éléments figurés


(en pratique les hématies) : 47 P. 100 chez l'homme, 42 p. 100 chez la femme.

hémocytogramme ou formule sanguine (se pratique sur un frottis coloré)


= analyse de la distribution relative des différents éléments figurés
2- DESCRIPTION DES ÉLÉMENTS FIGURÉS DU SANG :
Cellules souches et lignées sanguines
La formation des cellules sanguines constitue l'hématopoïèse. Chez l'adulte toutes les cellules
sanguines trouvent leur origine dans la moelle osseuse rouge, dite hématopoïétique, des os
spongieux.
La production de cellules sanguines est très importante. Chaque jour sont renouvelés 1 p. 100
des hématies (250 milliards), 10 p. 100 des plaquettes et la totalité des granulocytes.

L'hématopoïèse s’effectue à partir de cellules souches indifférenciées, dont certaines d'entre


elles vont se différencier pour générer les diverses lignées.

Les cellules souches primordiales sont capables de donner toutes les lignées. Ce sont les CFU
(Colony Forming Unit), Les CFU ont la morphologie de petits lymphocytes (voir plus loin).
Elles peuvent quitter la moelle et 1 p. 100 des lymphocytes circulants seraient en fait des CFU.

Mais rapidement une différenciation se produit avec les divisions successives. Des marqueurs
membranaires spécifiques apparaissent sur la surface des cellules (mis en évidence par des
anticorps monoclonaux). Ces marqueurs sont appelés cluster de différenciation (CD). On
aboutit ainsi à des cellules souches spécialisées pour une seule lignée. Ces cellules entameront
elles-mêmes de nouvelles étapes de différenciation et de maturation pour aboutir aux cellules
du sang circulant.
Ce processus fait intervenir des facteurs de croissance, les CSF (Colony-Stimulating Factors)
modulant des facteurs de transcription qui favorisent la bascule de différenciation vers des
lignées spécifiques (par exemple leucocytes/hématies).
Ces mécanismes sont régulés par bien d’autres facteurs de croissance (cytokines) qui
interviennent à tous les stades de l'hématopoïèse, en association avec des molécules de
membranes (intégrines, sélectines, récepteurs, et les facteurs de différenciation de type CD).

Il n’est pas possible dans ce cours d’insister davantage. Ces notions seront reprises plus tard en
histologie spécialisée, en hématologie et en immunologie.

Le tableau ci-dessous résume les grandes étapes de l’hématopoïèse :


2 - 1 LIGNÉE ÉRYTHROCYTAIRE
L'hématie ou globule rouge, encore appelé érythrocyte, est l'élément figuré du sang le plus
abondant. Il représente le stade ultime de différenciation de la lignée érythrocytaire. Le globule
rouge a une forme de disque biconcave (diamètre : 7,2 à 7,9 µm ; épaisseur : 2 µm en
périphérie et de 1 µm au centre).
La surface membranaire est de 140 µm2 par hématie, mais la sommation correspond à plus de 3
500 m2 pour l'ensemble des hématies chez un adulte. Dans le sang les hématies sont souvent
empilées et forment des rouleaux. Le globule rouge est très déformable et peut s'étirer pour
passer dans les plus fins capillaires
L'hématie est dépourvue de noyau. Sa membrane plasmique comporte un cell-coat ou
glycocalyx (voir biologie cellulaire), dont la composition en sucres détermine les groupes
sanguins du système ABO.
L'hématie comporte un cytosquelette étroitement lié à la membrane plasmique qui lui permet de
reprendre sa forme discoïde après avoir été déformée. L’hématie, par sa simplicité, a été un bon
modèle d’étude des interactions entre les protéines de membrane et le cytosquelette. Ces
protéines forment un réseau continu sous la face profonde de la membrane plasmique. La plus
importante est la spectrine. Elle forme des tétramères qui s'attachent à l'ankyrine, protéine
spécifique de la membrane. Ce réseau complexe est stabilisé par d’autres protéines et interagit
aussi avec des filaments d’actine (voir aussi cours de biologie cellulaire). L’ensemble permet à
l’hématie, en présence d’ATP, de préserver sa forme biconcave et discoïdale.
Le cytoplasme du globule rouge à maturité ne possède aucun organite. Il est constitué presque
exclusivement d'eau et d'hémoglobine lui permettant de lier des quantités considérables
d’oxygène

La formation des hématies (ou érythropoïèse) est résumée sur le tableau ci-dessous. Au stade
de l'érythroblaste polychromatophile II, le noyau se condense et est expulsé de la cellule pour
former le réticulocyte qui contient encore quelques traces d'organites cytoplasmiques.

Le réticulocyte quitte la moelle en s'aidant de mouvements amiboïdes pour devenir une hématie
qui perd rapidement toute mobilité active. La durée de l’érythropoïèse est de 1 semaine. La
durée de vie de l'hématie dans le sang circulant est de 120 jours, avec un taux normal de
réticulocytes circulants de 1 à 2 p. 100.
Rappelons par ailleurs que la régulation de l'érythropoïèse se fait sous l'action prépondérante de
l'érythropoïétine (Epo), glycoprotéine élaborée essentiellement par le rein. Les androgènes ont
également une action positive qui explique en partie la concentration sanguine en hématies plus
élevée dans le sexe masculin.

2-2 LIGNÉE PLAQUETTAIRE


Les plaquettes sanguines sont des éléments anucléés qui jouent un rôle essentiel dans
l’hémostase et la coagulation. Leur diamètre varie de 2 à 5 µm. Sur les frottis, elles ont une
forme irrégulière, polygonale, mais dans le sang circulant elles sont lenticulaires, à contours
réguliers : c'est la forme non activée ou discocyte. En effet, lorsque la plaquette est activée, elle
se rétracte et émet de longs prolongements (forme échinocyte).
Les plaquettes sont de petits fragments cytoplasmiques entourés de membrane. Leur centre est
plus coloré par de fins granules. Comme pour l’hématie, le cytosquelette interne est très
développé. Les organites cytoplasmiques sont rares mais les plaquettes contiennent de
nombreuses enclaves de glycogène et surtout des vésicules sécrétoires riches en substances
actives comme la sérotonine et la thrombospondine.
Dans le processus de coagulation, les plaquettes passent par quatre stades successifs :

- activation : de nombreuses substances activent les plaquettes, mais le collagène est le plus
efficace. Lorsqu’il y a rupture vasculaire les plaquettes seront immédiatement au contact du
collagène du stroma conjonctif

- adhésion les plaquettes activées se gonflent, émettent des pseudopodes et libèrent la


sérotonine, l'ADP et le facteur IV de la coagulation. Elles se lient aux fibres de collagène et à
d’autres constituants matriciels extravasculaires. L’aspirine s’oppose à ce mécanisme
d’adhésion

- agrégation les plaquettes nouvellement activées viennent se fixer sur celles qui ont déjà
adhéré. Le processus dépend de récepteurs de surface qui viennent se lier au fibrinogène (la
thrombospondine est la molécule qui se fixe sur les molécules de fibrinogène). La masse de
plaquettes agrégées va s'opposer au saignement.

- contraction : les plaquettes se contractent ensuite, expulsant la majorité du contenu


cytoplasmique. La masse membranaire résiduelle constitue une structure compacte : le “clou”
plaquettaire. Cette phase finale est provoquée par une autre molécule de la coagulation, la
thrombine.

Formation des plaquettes (thrombopoïèse ) :


Elle obéit au schéma ci-contre.

La maturation finale s’effectue par fragmentation du cytoplasme du mégacaryocyte


thrombocytogène. Cette cellule est devenue polyploïde par réplication successive de l’ADN,
sans cytodiérèse : on retrouve jusqu’à 64 chromosomes dans le noyau qui devient monstrueux.
Dans la zone intermédiaire (très étendue) du cytoplasme on observe de nombreuses vésicules
ainsi que des membranes de démarcation. Il s’agit d’invaginations de la membrane plasmique
formant un réseau qui découpe le cytoplasme en petits territoires correspondant aux futures
plaquettes ;
Il existe dans chaque mégacaryocyte 5 à 8 sites d'invagination membranaire permettant la
formation des plaquettes (sites pro plaquettes). Le mégacaryocyte libère en bloc les plaquettes
contenues dans une pro plaquette. Le mégacaryocyte meurt lorsqu'il est réduit à son noyau et à
une mince enveloppe cytoplasmique.
La régulation de la fabrication des plaquettes est mal connue. La rate met en réserve environ 30
p. 100 des plaquettes formées et les restitue en cas de besoin.

2-3 LA LIGNÉE LYMPHOCYTAIRE


Les lymphocytes présents dans le sang ne représentent qu'une faible partie de la population
lymphocytaire. La plupart d'entre eux sont dans le tissu lymphoïde (sera repris en PCEM-2).
Les lymphocytes sont de différents types :
- Les petits lymphocytes (8 à 10 µm). Le cytoplasme, basophile, ne forme qu'une mince
enveloppe autour du noyau. Quelques granulations azurophiles (lysosomes) sont observées. La
chromatine est très compacte.

- Les grands lymphocyte ont un cytoplasme plus abondant et sont plus riche en lysosomes. Il
s'agit de cellules souches hématopoïétiques ou de cellules NK (Natural Killer).

Les précurseurs des lymphocytes se trouvent dans la moelle osseuse hématopoïétique, mais la
plus grande partie de ces cellules se forment lors de la réaction immunitaire dans les formations
lymphoïdes périphériques. Les cellules souches des lymphocytes sont très difficiles à isoler,
elles sont très mal connues.

2 - 4 LIGNÉE MONOCYTAIRE
Voir aussi le chapitre histiocyte ou macrophage dans le cours sur le tissus conjonctif lache.
Le monocyte est la plus grande cellule du sang. Il mesure 15 à 18 µm de diamètre.
Son noyau est réniforme ou encoché, atteignant parfois les bords opposés de la cellule (aspect
caractéristique en drapeau). L’organisation de la chromatine confère souvent au noyau un
aspect « peigné ».
Le cytoplasme est gris-bleu avec les colorations standards utilisées et il contient quelques
granulations azurophiles. En phase quiescente les organites cytoplasmiques sont peu
développés.
Le monocyte se déplace grâce à des voiles cytoplasmiques ondulants.

Le monocyte est en fait la forme indifférenciée du macrophage qui atteindra sa maturité


dans les tissus conjonctifs (voir le chapitre correspondant).
Le monocyte dérive d'une cellule souche commune avec les granulocytes neutrophiles, la CFU-
GM (granulo-monocytaire) dérivant elle-même de la cellule souche de la lignée granulo-
érythro-mégacaryo-monocytaire.

2 - 5 LIGNÉE GRANULOCYTAIRE
Les granulocytes ou polynucléaires du sang possèdent de nombreuses granulations
cytoplasmiques et un noyau plurilobé. Ce sont des cellules très mobiles qui jouent un rôle
essentiel dans les défenses de l'organisme.
La nature des granulations permet d’en distinguer 3 types : granulocytes neutrophiles,
éosinophiles et basophiles.

2 - 5 - 1 GRANULOCYTE NEUTROPHILE
Cellule de 10 à 12 pm de diamètre, sphérique dans le sang circulant, le granulocyte neutrophile
s'étale sur les frottis et paraît ainsi plus grand. Son noyau possède deux à cinq lobes bien
individualisés, dont le nombre augmente au cours du vieillissement de la cellule.
Le cytoplasme contient plusieurs types de granulations (trois). Parmi elles :

- certaines, de nature sécrétoire contiennent préférentiellement du lysozyme, une enzyme qui


détruit les coques des bactéries Gram +, ainsi que de la lactoferrine, qui inhibe la multiplication
des bactéries
- d’autres sont des lysosomes, ce qui démontre l’implication potentielle du granulocyte dans
des processus de phagocytose (microphagie).
Ils sont activés lorsque des germes microbiens déjà immunologiquement reconnus (revêtus
d'anticorps en présence de complément ; voir ultérieurement les cours d’immunologie). Le
granulocyte neutrophile, attiré par chémotaxie, englobe les bactéries dans une vacuole de
phagocytose où les lysosomes déversent leur contenu enzymatique. Les enzymes lysosomiales
provoquent la libération d'oxygène radicalaire (ion superoxyde) fortement bactéricide. Les
radicaux libres produits, également toxiques pour les tissus avoisinant, sont rapidement inactivés
grâce à une superoxide-dismutase (SOD) transformant l’ion superoxyse O2. en H2O2, puis à l’action
des peroxydases ou de la glutathion peroxydase (GxPase), transformant le peroxyde d’hydrogène en
eau.
Néanmoins le processus n’évite pas tous les délabrements dans les tissus avoisinants. Il est
grandement responsable de la nécrose tissulaire et de la formation du pus.

Les granulocytes ne restent que quelques heures dans le sang circulant. A leur sortie de la moelle, ils
sont emportés par le courant sanguin (pool circulant), et “rampent” alors sur la surface des parois
vasculaires (granulocytes marginés ; la cortisone provoque le passage des granulocytes du pool
marginé au pool circulant).
Les granulocytes quitteront les petits vaisseaux en passant entre les cellules de la paroi (diapédèse),
lorsqu'ils ont été stimulés par des substances activatrices chimiotactiques, les kinines, libérées depuis
un foyer inflammatoire.
2 - 5 - 2 GRANULOCYTE EOSINOPHILE
Il est légèrement plus grand que le granulocyte neutrophile et possède un noyau bilobé et des
granulations nombreuses et volumineuses colorées en rouge orangé sur les frottis. En microscopie
électronique, elles apparaissent comme une vésicule oblongue contenant un cristalloïde typique.
Elles secrètent de nombreux facteurs de croissance (IL-2, IL-4, GM-CSF, et bien d’autres cytokines) ainsi
qu’une peroxydase.
Les granulocytes éosinophiles ont une activité de phagocytose dirigée contre les antigènes reconnus
par les immunoglobulines E. Ils jouent ainsi un rôle modulateur sur les mastocytes et des granulocytes
basophiles.
Leur nombre est augmenté dans le sang des sujets allergiques et dans les parasitoses. En effet, ils
sécrètent des protéines actives contre les vers parasites.

2 - 5 - 3 GRANULOCYTE B ASOPHILE
Le moins abondant des granulocytes sanguins. Son noyau est moins segmenté que celui des autres
granulocytes. Les granulations sont basophiles, métachromatiques, très volumineuses et recouvrent le
noyau
Les granulocytes basophiles contiennent les mêmes substances actives que les mastocytes. Comme
eux, ils sont riches en récepteurs pour les IgE et leur rôle dans la réaction d'hypersensibilité immédiate
est identique, bien que ne dérivant pas de la même cellule souche.

2 - 5 - 4 GRANULOPOÏÈSE
Elle est résumée sur le tableau ci-dessous montrant une origine différente des 3 types, alors que le
mode de maturation est ensuite similaire
Par ailleurs la lignée du granulocyte neutrophile et du monocyte proviennent de la même cellule
souche GM (voir 1er tableau du chapitre 2)

3 - TISSU RETICULÉ
C’est le tissu conjonctif spécifique,
- des processus de multiplication et de différenciation des cellules sanguines : à ce titre il
constitue la trame de la moelle osseuse hématopoïétique

- des lieux spécifiques de la maturation des cellules immunitaires : à ce titre il constitue la


trame de toutes les formations lymphatiques : thymus, rate, ganglions lymphatiques,
amygdales, plaques de Peyer intestinales, etc.

Tissu myéloïdes et lymphoïdes sont donc basalement identiques, même si les structures qui les
contiennent sont ensuite diversifiées
C’est un tissu conjonctif spécialisé, à prédominance cellulaire, particulièrement favorable aux
migrations cellulaires et à la diffusion de facteurs de signalisation.
Il comporte une charpente, constitué par un réseau tridimensionnel de fibres de réticuline, plus
dense autour des vaisseaux, laissant beaucoup de place disponible pour les cellules car la
substance fondamentale est fortement hydratée. Ce réseau soutient les cellules et les vaisseaux
(sanguins, lymphatiques).
Certaines cellules sont considérées comme fixes : ce sont les fibroblastes réticulaires,
directement dérivés des cellules mésenchymateuses originelles. Ils ont en outre des propriétés
contractiles. Ils sont responsables de la synthèse de la réticuline (collagène type 3). Ces
fibroblastes sont anastomosés entre eux au niveau de leurs prolongements par des jonctions de
type gap. Ils ont probablement un rôle de contrôle et de “nursing” des cellules de la lignée
hématopoïétique, mais surtout un rôle de contrôle des échanges vasculaires en modulant la
circulation sanguine dans le tissu réticulaire (en quelque sorte une fonction rudimentaire de
péricyte).
Les vaisseaux qui traversent majoritairement le tissu réticulé sont des capillaires sinusoïdes
(sera revu avec le chapitre angiogenèse/hématopoïèse). Ils ont des contours irréguliers et les
cellules endothéliales laissent entre-elles des interstices où s'insinuent les prolongements de
macrophages péri vasculaires qui font saillie dans la lumière. Les cytoplasmes des cellules
endothéliales, très minces, ménagent aussi des pores transitoires. L’ensemble de ces
déhiscences facilite les migrations cellulaires et les échanges cellulaires entre le secteur
vasculaire et le tissu réticulé.

On a longtemps pensé que les cellules endothéliales des capillaires sinusoïdes avaient un rôle
de phagocytose. En fait c’est la lignée des macrophages de proximité qui possède cette activité.
Dans le tissu myéloïde on retrouve aussi une forte composante en cellules adipeuses
(métaplasie adipeuse des fibroblastes réticulaires)

Pour simplifier, nous dirons qu’on peut distinguer 3 types de moelle osseuse :
- la moelle osseuse rouge. C’est la moelle hématopoïétique. Sur la toile de fond du tissu
réticulé que nous venons de décrire il faut ajouter au plan descriptif :
- un réseau artériel beaucoup plus développé où la pression sanguine est importante (accrue par
la nature incompressible de l’os lamellaire qui entoure le tissu myéloïde)
- Les diverses lignées de l’hématopoïèse décrites dans le chapitre 2 précédent. Sans décrire les
dispositions précises, signalons cependant que les différentes lignées n’ont pas une disposition
randomisée mais occupent chacune des positions électives, en amas plus ou moins denses et à
des distances variables, mais non au hasard, par rapport à la composante vasculaire.
- les cellules hématopoïétiques sont également en densité croissante à proximité du tissu
ostéoblastique de l’endoste.
- La moelle osseuse jaune. Elle se différencie chez l'adulte à partir de la moelle rouge par
prolifération de la composante adipeuse. Il s’agit d’un mécanisme adaptatif et de régulation : en
cas de besoin d’hématopoïèse accrue le tissu adipeux peut subir une métaplasie inverse et
reformer des fibroblastes réticulaires, surtout au voisinage de l’endoste, en ménageant des
espaces pour la prolifération des lignées sanguines.
- La moelle grise. Chez le vieillard, les cellules adipeuses régressent et la moelle est envahie
par un tissu de sclérose. L’hématopoïèse régresse considérablement. Elle devient peu efficace,
en particulier en cas de besoin de réactivation.

4 - ICONOGRAPHIE : au-delà des figures ci-dessous, nous vous


recommandons tout particulièrement l’adresse suivante :

http://teaching.anhb.uwa.edu.au/mb140/CorePages/Blood/blood.ht
m
QCM

Bienvenue dans l'espace interactif de votre manuel.

Les QCM. Rappelez-vous que chaque QCM est directement lié au cours de votre manuel : il
vous est donc conseillé d'en effectuer une lecture attentive avant de vous lancer dans ce test !

Pour chaque question, cochez, parmi les items proposés, celui ou ceux qui vous semblent
corrects (lorsque le contenu de l’item ne s’affiche pas, reportez-vous au QCM correspondant
dans votre ouvrage). Attention, parfois plusieurs propositions sont exactes, et il n'y a qu'une
seule combinaison juste : pour être considérée comme bonne, votre réponse doit donc regrouper
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Une fois que vous aurez terminé cette série de QCM, cliquez sur le bouton "Valider" en bas de
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Si vous décidez de retenter votre chance, le questionnaire s’affichera à nouveau, avec vos
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si vous avez bien répondu ou non à la question : si votre réponse est juste, elle s’affichera sur
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modifier. Répétez l’opération sur l’ensemble des questions pour lesquelles vous n’êtes pas sûr
de vous, et validez à nouveau la totalité du questionnaire : votre nouvelle note s’affiche.
Les QROC. Rédigez votre réponse sur une feuille de papier, et comparez-la avec la solution
proposée par les auteurs.

Bon entrainement et bonne chance!


1) À propos des globules rouges :
 A
Les sphérocytes observés dans la maladie de Minkowski-Chauffard conservent leur capacité de
déformabilité ;
 B
Des mutations de gènes codant des protéines d’association, telles que l’ankyrine, ne sont que
très rarement impliquées dans la maladie de Minkowski-Chauffard ;
 C
Un sujet de groupe sanguin AB peut être transfusé avec des globules rouges O et A ;
 D
La prévention de l’anémie hémolytique néonatale par incompatibilité rhésus fœto-maternelle,
repose sur l’administration d’anticorps anti-rhésus, à la mère, quelques heures après
l’accouchement ;
 E
La durée de vie moyenne des globules rouges déterminée par l’injection de glycine marquée
par le carbone 14 est de cent vingt jours.

2) À propos des globules rouges :


 A
des traces d’hémoglobine fœtale (HbF), constituée par deux chaînes polypeptidiques et deux
chaînes polypeptidiques , s’observent chez l’adulte ;
 B
Dans le système ABO, les anticorps naturels anti-B ne s’observent que chez les sujets des
groupes A et AB ;
 C
L’hémoglobine est une hétéroprotéine constituée par une molécule de globine et une molécule
d’hème renfermant un atome de Fe2+ capable de fixer un atome d’oxygène ;
 D
Le cytoplasme de l’érythroblaste polychromatophile présente des affinités tinctoriales pour les
colorants acides uniquement ;
 E
L’hème est dégradé dans le cytoplasme des macrophages de la moelle osseuse en bilirubine
libre hydrosoluble déversée dans le sang circulant.

3) Un homme de vingt ans sans antécédent particulier consulte pour une fièvre, une fatigue
inhabituelle et une gêne oropharyngée. Que montre l’hémogramme pratiqué chez ce patient ?

Globules rouges : 5·106/mm3 ; hématocrite : 45% ; hémoglobine : 13,5 g/100 ml ; leucocytes :


20000/mm3 ; polynucléaires neutrophiles : 8% ; lymphocytes : 85% ; monocytes : 6%.
 A
 B
 C
 D
 E

4) Un patient de cinquante ans consulte pour une fatigue inhabituelle, un essoufflement au


moindre effort et des troubles digestifs. Que montre l’hémogramme pratiqué chez ce patient ?

Globules rouges : 4,1·106/mm3 ; hématocrite : 32% ; hémoglobine : 9 g/100 ml ; leucocytes :


4000/mm3 ; polynucléaires neutrophiles : 60% ; lymphocytes : 30% ; réticulocytes : 5%.
 A
 B
 C
 D
 E

5) Une femme de trente-cinq ans, sans antécédent particulier, consulte pour asthénie. L’examen
clinique évoque une anémie. Que montre l’hémogramme pratiqué chez cette patiente ?

Globules rouges : 4·106/mm3 ; hémoglobine : 8,7 g/100 ml ; hématocrite : 27% ; globules


blancs : 9000/mm3 ; polynucléaires neutrophiles : 64% ; polynucléaires éosinophiles : 6% ;
lymphocytes : 24% ; monocytes : 6%.
 A
Une anémie normocytaire normo chrome.
 B
Une anémie hypochrome microcytaire.
 C
Une anémie microcytaire normo chrome.
 D
Un nombre anormal de polynucléaires éosinophiles.
 E
Un nombre normal de monocytes.

6) À propos des plaquettes :


 A
 B
 C
 D
 E

7) Les monocytes:
 A
 B
 C
 D
 E

8) Les polynucléaires neutrophiles:


 A
 B
 C
 D
 E

9) Les polynucléaires neutrophiles :


 A
Sont les globules blancs les plus nombreux ;
 B
Représentent 10% à 20% des leucocytes ;
 C
Augmentent en cas d’infection bactérienne ;
 D
Sont essentiellement impliqués dans la défense spécifique de l’organisme ;
 E
Sont activés par une interleukine, l’IL-8.

10) Les polynucléaires éosinophiles :


 A
 B
 C
 D
 E

11) Les basophiles :


 A
 B
 C
 D
 E

12) Les monocytes :


 A
 B
 C
 D
 E

13) Les lymphocytes :


 A
 B
 C
 D
 E