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2014

Introduction au droit
Cours Magistral EG3
Cours assuré par M. TAJRIOUI

FSJES-UMI MEKNES
M@facdéco
14/10/2014
Introduction au droit 2014

Chapitre 1 : L'essentiel de la règle de droit et d'autres règles de conduite


1) Les caractères de la règle de droit :

Le caractère général de la règle de droit :

La règle de droit est une disposition une impersonnelle. Cela veut dire qu'elle ne s'adresse pas à une personne
déterminée individuellement, mais à tous les pour cent qui remplissent les conditions d'application de cette règle.

La règle de droit « se pose aux mesures individuelles prises par les autorités étatiques et visant une ou plusieurs
personne dénommées » 1
2) Le caractère obligatoire de la règle de droit :

Le rôle de la loi ne consiste pas à faire des recommandations est encore moins à donner des conseils ».

On distingue alors deux catégories de règles de droit :

- les règles impératives : on qualifie une règle de droit impératif lorsqu'elle s'applique obligatoirement

- les règles supplétives interprétatives de volonté : bien que destinée à régir une situation précise peut être écartée
par une volonté contraire exprime »

3) le caractère collectif de la règle de droit :

Seul l’état est habilité à faire respecter es règle de droit en imposant des sanctions en cas de leur violation, il y a
deux catégories de sanctions :

A- Les sanctions en matière civile :

a. La nullité : est une sanction qui consiste à priver de tout effet un arte juridique contrainte à la règle de droit.
b. Les dommages-Intérêts : c'est une somme d'argent de droit recevoir la victime d'un dommage de la
personne qui était responsable, somme d'argent doit être égal à la valeur du préjudice.
c. La contrainte (peut-être direct ou indirect) : directe lorsqu'elle est exercée par la personne elle-même,
indirect lorsqu'elle n'a pas exercé sur la personne elle-même mais ses biens .

B- les sanctions en matière pénale :

Les crimes : ce sont les infractions les plus graves, ils sont sanctionnés par les peines suivants: la peine de mort, la
réclusion perpétuelle, la réclusion à temps de cinq à 30 ans, la résidence forcée, la dégradation civique.

Les délais correctionnels : ils sont sanctionnés par des peines d'emprisonnement allant d'un an à cinq ans.

Les délais de police se sont les délais auxquels le législateur inflige des peines d'emprisonnement dans le maximum
ne dépasse pas 2 ans.

Les contraventions : ils sont des infractions les moins graves, elles sont punies par une détention de moins d’un mois
ou d’une amande allant de 30 à 1200Dhs.

2) les caractères des règles de conduite :

Le droit et la morale :

A- Les ressemblances entre la morale de droit :

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Elle aussi n'est pas destinée à une personne déterminée énormément ; il est adressé à tout personne vivant en
société et dont elle veut guider le comportement.

B - Les dissemblances entre la règle de droit et la morale de :

• Au niveau de la finalité
• Une deuxième défense peut être résumée dans les termes : la règle du moral est individuelle dans son
application
• Une autre différence importante concerne la sanction
• Une dernière différence importante est relative à leur contenu.
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Le droit et la religion :

On distingue deux types de règles : Règle de culte et règle relatives aux « mo’amalat » c-a-d les règles qui régissent
les rapports sociaux. Les règles religieuses dans système dite laïcs ne sont ni obligatoire ni sanctionnées. On peut
ajouter une autre différence : « les sanctions religieuses peuvent être aussi bien des sanctions de l’au-delà, des
fonctions promises une autre vie, que des sanctions sont d'application immédiate ».

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Chapitre 2 : le fondement de la règle de droit :

• Section 1 : les théories idéalistes ou du droit naturel :

Ces théories définissent celui-ci comme étant un ensemble de règles idéals de conduite humaine, supérieures aux
règles du droit positif, immuables et universels qui s'imposent à tous, y compris législateurs lorsqu'ils fixent le
contenu de la règle de droit.

• Section 2 : détérioré positif : 3

Les théories positives rejettent catégoriquement la notion de droit naturel, selon ces théories, il n’y a d'autres droits
sur celui qui est mis en œuvre à un moment donné, dans une société considérée.

I. le positivisme juridique étatique :

C’est que le droit exclusivement de la volonté de l’état, en d'autres termes ce l’état est habilité à crée la loi, il y la
seule et uniques source de la règle de droit.

II. le positivisme sociologique :

Ces sociétés qui se trouvent par l'origine de nos juridiques à travers ses costumes, ses usages, ses mœurs et ses
pratiques.

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Chapitre 3 : classification des règles de droit :

• Section 1 : le droit privé :

On peut définir le droit privé dans l'ensemble des règles qui régissent les rapports des individus entre eux ou avec les
personnes morales privées et les rapports de ces dernières entre elles, ainsi que les rapports des individus et des
personnes morales privées avec l’état qui n'agit pas en tant que puissance public.

Le droit privé comprend plusieurs branches dont les principales sont suivantes : le droit civil, le droit commercial,
droit international privé.
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• Section 2 : le droit public :

Le droit est défini comme étant l'ensemble des règles qui régissent l'État et les collectivités publiques ainsi que leurs
rapports avec les citoyens. Le droit public se subdivise en de nombreuses branches, il s'agira de :

droit constitutionnel ;
droit administratif ;
droit des finances publiques ;
droit international publique.

• Section 3 : les critères de distinction du droit public et de droit privé :

1er critères est relatif à leur finalité: si le droit a pour objectif de satisfaire l'intérêt général, droit privé se soucie de
la satisfaction des intérêts individus.

2éme critère est relatif à leur caractère : les règles de droit public sont des règles impératives auxquelles il n'est pas
possible de déroger, les règles de droit privé insistent sur la volonté individuelle.

3éme critère concerne les juridictions compétentes : l'application des règles de droit de la compétence des
juridictions administratives, alors que l'application du droit privé revient juridictions ordinaires.

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Chapitre 4 : les sources du droit:

• Section 1 : les sources directes :


I. les sources internationales de la règle de droit :

II. les sources nationales (internes) de la règle de droit :


1. La constitution : est le texte fondamental qui se situe au sommet de la pyramide des normes ; la constitution
organique, dans le cadre de l’état, les différents pouvoirs publics, détermine leurs compétences pour juger
les rapports pour qu'ils entretiennent entre eux, et définit les droits et libertés des citoyens. 5
2. La loi : dispositions émanant de l'autorité publique investie du pouvoir législatif conformément à la constitue
du pays.
A. L’élaboration de la loi :
a. Proposition de loi : la 1ér étape de son élaboration conformément à l’article 78 «l’initiative de loi
appartient concurremment du gouvernement et aux membres de parlement »
b. L’examen et le vote de la loi par le Parlement : D'après Alinéa 2 de l'article 78 de la constitution. Tout
projet ou proposition de la loi est envoyée pour examen devant l'un de commission qu'on qualifie
permanente.
c. Promulgation de la loi : est une attribution royale. L'article 50 de la constitution : « le roi promulgue
la loi dans les 30 jours qui suivent la transmission du gouvernement de la loi définitivement
adoptée ».
d. La publication de la loi : on entend par la publication le fait que la loi soit portée à la connaissance
des citoyens, cette publication est opérée au bulletin officiel. Une fois la loi est publiée, personne ne
peut désormais prétendre qu'il ignore l’existence de cette loi.
B. L'application de la loi :
1. L’application de la loi dans le temps :
Quand une matière et régie par deux lois : une ancienne et une autre nouvelle, le législateur
marocain comme d'ailleurs des autres pays « retient de principe qui semblent se compléter :
• Le principe du non rétroactivité des lois nouvelles : ce principe signifie qu’une loi ne doit pas
être appliquée à des actes ou a des faits qui sont passée avant son entrée en vigueur, de
modifier ou d'effacer les effets juridiques produits sous l’empire de la loi ancienne, ils
admets trois sorts exceptions :
Cas d’une loi interprétative
Cas d’une loi pénale favorable au condamné
Cas des lois de procédure
• Le principe d'effet immédiat des lois nouvelles : ce principe signifie qu’une loi nouvelle
s'applique aux actes et faits se produisent à compter de son entrée en vigueur.
2. L'application de lois dans l’espace :
Certaines lois n'appliquent qu’aux nationaux, comme les droits de vote, d’éligibilité, l'accès à
la fonction publique, le pouvoir d'accomplir le service militaire ou civil.
Une deuxième exception qu’admet le principe de territorialité des lois

C. L'autorité de la loi :
C’est la cour constitutionnelle à laquelle il est confiée, la tache de vérifie si les loi votés par le
Parlement sont ou non conformes à la constitution. C'est une institution créée par la constitution de
2011. Elle a remplacé le conseil constitutionnel créé par la constitution de 1992 et la constitution de
1996.
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Elle statue aussi sur la régularité de l'élection des membres du Parlement et des opérations du
referendum.
D. Le domaine de la loi :
Ces lois sont prévues par la constitution et ont pour objet de fixer les conditions et les modalités
d'application de certaines dispositions constitutionnelles qui concernent essentiellement le
fonctionnement de quelques institutions constitutionnelles.
La loi organique qui définit le processus de mise en œuvre du caractère officiel de la langue
amazighe, ainsi que les modalités de son intégration dans l'enseignement de la vie publique, à fin de
permettre de remplir à terme sa fonction de langues officielle.
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Il faut remarquer que la constitution marocaine, depuis la constitution de 1962 jusqu'à celle de
1996, n'ont pas fixé de délai au cours duquel les lois organiques devraient être soumis pour
approbation du parlement. Seule la constitution de 2011 en a un délai. Ainsi l'article 80 de dernière
stipule : » les lois organiques prévues par la présente constitution doit avoir être soumises pour
approbation au Parlement dans un délai n'excédant pas la durée de la première législature suivant la
promulgation dite constitutionnelle ».
« Tous les lois organiques dont fait était la constitution de 2011 doivent, donc, voir le jour au cours la
législature 2011 – 2016 ».
E. L’abrogation de la loi :
L’abrogation express lorsqu'une loi déclare expressément qu'une loi antérieure est abrogée,
l'abrogation expresse partielle ou globale, partiel lorsque la loi nouvelle laisse subsister une partie
de la loi antérieure ; globale lorsque le texte nouveau abroge toutes les dispositions de la loi
ancienne.

III. Le règlement :
Désigné en recours l'ensemble des actes pris par le pouvoir exécutif les matières qui veut relief par les
domaines du parlement.
A. Les catégories de règles :
1. Les dahirs : sont les actes pris par le Roi : l'article 42, alinéa trois de la constitution dispose,
en effet que « le Roi exerce par le Dahir, les pouvoirs qui lui sont expressément de par la
présence constitutionnelle »
2. les décris : ce sont des actes pris par le chef du gouvernement dans le domaine qui ne relève
pas de la compétence du Parlement. Il y a deux sortes de décrets : les décrets d'application
et les décrets autonomes, les décrets d'application sont appelés ainsi car ils sont pris dans
l'exécution de la loi en précisant les conditions de sa mise en œuvre ; les décrets autonomes
représentent au contraire des décisions spontanées du pouvoir exécutif.
B. L'autorité du règlement :
Il s'agit là de contrôle de la légalité du règlement.
1. Le recours pour excès du pouvoir :
Le recours en annulation pour excès de pouvoir que devant les juridictions administratifs, le en
annulation pour excès de pouvoir et un recours auprès du tribunal administratif on vue d’obtenir
l'annulation partielle ou totale d'un acte jugé illégale.
2. L'exception d'illégalité :
Est la voie de droit par lequel une partie litige demande au pouvoir d'instant les légalités d'un acte
réglementaire et de la déclarer inapplicable en l'espace.

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C. Le domaine du règlement :
L’article 72 de la constitution est clair à ce sujet, l'article en question précisée que les matières
autres que celles qui sont du domaine de la loi appartiennent au domaine réglementaire.

IV. La coutume :

On peut définir la coutume comme étant une pratique habituelle, formé spontanément, et à laquelle on se
conforme par suite de la croyance à son caractère obligatoire ; elle comprend deux éléments constitutifs :

1. Un élément matériel : il est constitué de comportement qui devient habituel, un comportement ne devient
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coutume que s'il est général, constant et ancien.
2. Un élément psychologique : il constitue de la croyance chez les sujets de droit au caractère obligatoire du

comportement auquel ils se conforment.

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