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FABLES
DF. LOKMAN
EXPLIQUÉES D’APBBS USE METHODE NOUVELLE

PAR DEUX TRADUCTIONS FRANÇAISES


L'DRB, LITTÉRALE RtV- fJlTAuINÉ AIRE , PRESENTANT LE MOT À MOT FRANÇAIS
EN REGARD DES MOTS ARABES CORRESPONDANTS
L 1
AUTRE ,
CORRECTE ET PRÉCÉDÉE DU TEXTE ARABE

AVEC

UN^ DICTIONNAIRE ANALYTIQUE


DES MOTS ET DES FORMAS DIFFICILES
}UI SE RENCONTRENT DANS LES FABLES DE LOKMAN

PAR M. CHERBONNEAU
MtMtSr DK LA SOCIÉTÉ ASIATIQUE

PARIS
IMPRIMERIE ROYALE
CHEZ L. HACHETTE ET C»
LIBRAIRES DE L’UNIVERSITE ROYALE DE FRANCE
A PARIS A ALGER
RDM FIE RM - SARR1Z1M , I* 11 HDE DR LA MARINS , N* 117
Quartier de l’Ecole de? Médecine. Librairie centrale de la Méditerranée.

1846
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FABLES

DE LOKMAN
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EXPLIQUÉES ET TRADUITES EN FRANÇAIS

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FABLES
DE LOKMAN
EXPLIQUEES D’A PUES UNE METHODE NOUVELLE

PAU DEUX TRADUCTIONS FRANÇAISES


, PRESENTANT LE MOT À MOT FRANÇAIS
L’UN2, LITTÉRALE ET JUXTALINEAIRE
EN REGARD DES MOTS ARABES CORRESPONDANTS
I.’ACTRE, CORRECTE ET PRECEDEE DU TEXTE ARABE

AVEC

UN DICTIONNAIRE ANALYTIQUE
DES MOTS ET DES FORMES DIFFICILES
QUI SE RENCONTRENT DANS LES FABLES DE LOKMAN

PAR M. CHERBONNEAU
MEMBRE DE LA SOCIÉTÉ ASIATIQUE

PARIS
IMPRIMERIE ROYALE
L. HACHETTE ET C IE
LIBRAIRES DE L’DNIVERSITE ROYALE DE FRANCE

A PARIS A ALGER
AVE PIEHRE-S4RS*!!* ,
H ’
11 RC* DE LA MARINE , 1 »

(Quartier de l'Ecole de Médecine) ( Librairie centrale de la Méditerranée)

1846

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CET OUVRAGE
SE TEND ADSSI À A EGEE

CHEZ I.ES LIBRAIRES SUIVANTS :

BASTIDE, PLACE ROYALE;


BERNARD, rce bab-el-oüed;

ET CHEZ TOUS LES AUTRES LIBRAIRES DE L’ALGERIE.

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A

MES DEUX SAVANTS PROFESSEURS

M. CAUSSIN DE PERCEVAL
ET

M. REINAUD
DE L’ INSTITUT DE FRANCE

TÉMOIGNAGE DE PROFONDE RECONNAISSANCE

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PRÉFACE.

La renommée du sage Lokmân est consacrée par


des musulmans (sourate 3i, verset 12 ),
le livre divin

et nous ne répéterons pas ici les traditions qui le con-


cernent. Nous nons bornerons à dire qu’il paraît prouvé
aujourd’hui que les fables qu’on lui attribue sont
beaucoup plus modernes qu’on ne le croit générale-
ment , aux beaux temps
et qu’elles n’appartiennent pas
de lalangue arabe. Cette opinion s’appuie sur plu-
sieurs considérations très-graves. Ainsi on a remarqué
quelles étaient complètement dépourvues de ces
figures et de ces métaphores dont le style des apo-
logues était semé, chez les Arabes, à l’époque où il
vivait, et qu’on n’y trouve point de ces sentences, ni
de ces locutions proverbiales dont leurs livres de
morale sont si riches. On a observé, en outre, que
les manuscrits diffèrent tellement entre eux qu’on

y rencontre, dans plusieurs endroits, des variantes


de deux ou trois lignes que la morale de chaque
-,

apologue n’est pas toujours présentée dans un sens


ou avec des termes identiques, etqu’enfin le nombre
des fables diffère suivant les manuscrits.
Ce n’est donc point comme œuvre littéraire d’un
ordre élevé, ni comme monument littéraire ancien,
mais comme livre élémentaire propre à faci'iter la
première étude de la langue arabe, que nous publions
ce recueil. 11 n’est pas inutile de dire quelques mots

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8 PRÉFACE.
des principales éditions qui en ont été publiées anté-
rieurement.
Le recueil des fables attribuées à Lokmàn était
déjà connu en Europe par les éditions d’Erpenius et
de Golius, lorsque M. Marcel en publia le texte et la
traduction française en 1799 et en i 8 o 3 Cette pu-
.

blication reçut un accueil llatteur. Consacrée dans


les écoles à l’enseignement de l’arabe littéral, elle
devint un livre classique. Nous citerons, ensuite, l’é-

dition que publia, en 1819, M. Caussin de Perceval


père, et que reproduisit M. Freytag, en 1822, dans
sa Chrestomathio avec quelques modifications. Nous
,

mentionnerons, enfin, les deux éditions données par


M. Schier, d’après le manuscrit de la bibliothèque de
Paris et celui de l’Université d’Oxford, qui confirme,
en général les leçons du premier.
,

Grâce à l’obligeante communication de M. Caussin


de Perceval qui a bien voulu mettre à notre disposi-
,

tion un exemplaire, corrigé par lui, de l’édition de


M. Caussin de Perceval son père, nous avons pu faire
,

disparaître un assez grand nombre de fautes graves


qui rendaient souvent inintelligible le texte donné par
M. Schier et par ses prédécesseurs. Le manuscrit de
la Bibliothèque royale inscrit sous le numéro 54 o,

offre quelques variantes; mais nous n’avons pas jugé


nécessaire de les préférer à la rédaction que nous
adoptions.
La traduction française est entièrement neuve. Nous
avons tâché, dans l’exécution de ce travail, d’appli-
quer les principes de bonne traduction établis par nos
plus savants professeurs.
La figuration des mots arabes en caractères romains
et la traduction littérale n’ont pas été la partie la
plus facile de notre travail ;
elles seront la plus utile.

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PRÉFACE. 9

Avec l’aide de jeunes gens


la traduction littérale, les
pénétreront, sans le moindre obstacle, dans toutes
les difficultés du
texte ils distingueront à la première
;

vue les diverséléments des mois composés ils saisi- ;

ront le sens propre de chaque terme et s’habitueront


très-promptement aux nombreux idiotismes d’une
langue qui diffère si profondément de la nôtre. L’ap-
plication aux livres arabes de ce système d’interpré-
tation est, assurément, un des plus puissants moyens
de faciliter nos relations, non-seulement avec les races
indigènes de l’Algérie, mais avec les états limitrophes
et les nombreuses tribus qui occupent l’intérieur de
l’Afrique.
Pour rendre plus facile l’analyse d’un texte des-
tiné au premier enseignement de la langue arabe,
nous avons cru devoir y introduire les signes de ponc-
tuation imités de ceux qui servent à tous les peuples
de l’Europe *. Quand le lecteur, se sera familiarisé,
par ce moyen, avec la marche de la phrase arabe,
il pourra lire, avec moins de difficultés, les éditions

savantes et les manuscrits où le texte n’est coupé que


de loin en loin par les deux ou trois signes de ponc-
tuation admis par les Arabes.

1
L’Imprimerie royale, dont ta règle est de maintenir les tra-
ditions et les usages, a bien voulu, sur l’avis de plusieurs savants
orientalistes, consentir à cette innovation typographique dans nos
livres arabes élémentaires.

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TABLEAU DE FIGURATION
EN LETTRES FRANÇAISES ET EN SIGNES CONVENTIONNELS
DK L'ALPHABET ET DES SIGNES ORTHOCR miIQlîES ARABES.

I précédé d’un Articulation


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dans les termi- gutturale


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naisons du plu- très-forte.).
riel des verbes, e

précédé d’un fatha. d


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OBSERVATIONS
SUR LA FIGURATION DES MOTS ARABES EN CARACTERES FRANÇAIS,

ET SUR LA TRADUCTION JUXTALINEAIRE.

Dans la liguraliou eu caractères français, on a séparé par un trait (-)


les mots qui sont réunis dans le texte arabe.
Dans la traduction juxtalinéaire, on peut faire les remarques sui-
vantes :

i° Lorsqu’un mot arabe est traduit par plusieurs mots français, les
mots ont clé réunis par un trait (-).
°
2 Les mots ajoutés pour rendre intelligible le mot à mot français sont
imprimés en caractères italiques;
3° I.es mots placés entre parenthèses doivent être considérés comme
une seconde explication plus intelligible que la traduction littérale.

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1. LE LION ET LES DEUX TAUREAUX.

Un lion s’élança un jour contre deux taureaux. Ceux-ci se


rapprochèrent l’un de l’autre, et, le frappant de leurs cornes,
l’empêchèrent de pénétrer entre eux deux. Alors le lion eut re-
cours à la ruse, et, prenant à part un des taureaux, il lui promit
de le laisser tranquille, s’il s’écartait de son compagnon. Mais,
dès qu’ils se furent séparés l’un de l’autre, il les dévora tous
deux.
Cette fable signiGe que deux villes dont les habitants savent
s’entendre rendent impuissants les efforts de l’ennemi mais que, ;

si la discorde vient à les désunir, elles périssent ensemble.

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'AMÇALOUN OUA MA" AN Y


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Ll-LOQMANA L-HAKYM1 '

(fables et sens de lokman le sage.)

i. 'ASAÜOUN t*]ÛA ÇAVRÂNF. 1. UN LION ET DEUX-TAUREAUX.

-
/:( ' -
'Asadoan marratan karatàa Un lion une fois sortit
"ala çaurayni. V contre deux-taureau*.
w«, vm Fa-djatamaâ V Or ils se rassembl èren t- tou s-d e u x
dfamy'an > ensemble
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-•> «»' oua kânâ yanlahdni-hi T et ils frappaient-tous-deux lui
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bi-qomroûni-himd , avec les cornes deux-deux, [lui


~r*d ‘
oua là youmakkinâni-hi et tous-deux-ue-laissaient-pas-maître

mina d-doakoâli
'
• de l'entrer
bayna-houmà. entre eux -deux.

•/f
Fa-’nfaraila bi-' ahadi-himà Or il s’isola avec un d'eux-deux .

ma kadaa-koa et il trahit lui

oua oua’ada-hou et il promit à lui


' 'allâ youârida-hou qu’il ne contrarierait pas lui

r • y.M.'in tekalla " an sâhibi-hi. s’il s’isolait du compagnon de lui.

Fe-lamma ’ ijtouraifd Or, lorsqu’ils se séparèrent-tous-deux,


l*»** ’aftarasa-houmà djamy'ân. il dévora eux-deux ensemble.
U S.L Hadd ma'nd-hou Voilà le sens d’elle (de la fable) :

'dnna madynatayni Que deux-villes,


’izd ’t-tafaqa Ira .M**- quand sont-d’accord
’alâ ra'yin oaàhidin sur un dessein unique
'ahlou-houmâ, les habitants d’elles-deux, - ^
fa-'inna-hou Idyoumkanou or certes n’est pas rendu-puissant 0/
min-hoamâ contre elles-deux

"adoûûun. un ennemi.
Fe-'izâ -O Or, lorsque
’ftaraqâ »*-J- elles se-sont-séparées-toules-deux
*
haliqâ djamy'ân. elles périssent-toutes-deux ensemble.

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FABLES DE LOKMAN.

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2. LA GAZELLE.
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Une antilope, c’est-à-dire une gazelle, étant un jour pressée


par la soif, vint près d'une source pour Se désaltérer. En voyant
son image dans l'eau elle gémit sur la maigreur de ses jambes
,

et se sentit fière de la bautcur et de la magnificence de son bois.


Tout à coup des chasseurs s’élancèrent à sa poursuite et elle prit
la fuite. Tant qu’elle fut en plaine, ils ne purent l’atteindre;
mais aussitôt quelle eut gravi la montagne et se fut engagée dans
les arbres, ils la prirent et la tuèrent. « Malheureuse que je suis!
dit-elle en expirant; ce que j’ai dédaigné m'a sauvée, et ce dont
j'espérais la vie me l’a fait perdre. »

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FABLES DE LO K MAN. 15

2. RAZALOVN. 2. UNE GAZELLE.

'Eyyalo an Une antilope


yany razdloun il signifie (c’est-à-dire) une gazelle,
marratan "aticha; une fois eut-soif;

fe-atà or elle vint


ri - « • »! •

lia aym nia in à une source d’eau


yachrabou ; elle boit (pour boire).
fe-nazara Kyâla-hou Or elle vit l'image d’elle

fy ’l-mai dans l’eau.

fe-hazina Or elle s’attrista

li-diqqati à cause de la ténuité


qaoud'yimi-lii des jambes d’elle,
oua scrurra oua blahadja et elle se réjouit et se félicita
li-"izami à cause de la grandeur
qoroâni-hi des cornes d’elle
oua kibari-hd et de la magnificence d’elles.

oua fy-'l-hàli Et dans le présent (aussitôt)


karadja "aley-hi .*> sortirent contre elle
's-sayyâdoùna : les chasseurs :

fa- nhazama min-houmi. or elle s’enfuit d’eux.


Fe-ammâ Or quant-à
oua houa et (tandis que) elle était

fy ’s-sahli dans la plaine,


fe-lam youdrihoû-hou or ils n’attei gnir ent pas elle;
fe-lemmû dakala or lorsqu’elle entra

fy 'l-ifabali dans la montagne


oua 'abara b(ynach-chudjari et quelle passa entre les arbres,
fe-lahika-bou or atteignirent elle
's-sayyàdoûna les chasseurs,

oua qataloû-liou. et ils tuèrent elle.

Fe-qàla "inda maHli-hi . Or elle dit près de la mort d’elle:

el-àdaylou l-y Le malheur à moi


'and ’l-mashynou moi, la malheureuse!
elledy ’zdaraytou-liou ce que je méprisais lui,
houa kallasa-ny. cesl lui qui a sauvé moi ;

O/ta ’llezy rad}autou-hoii et ce que j’espérais en-lui,


'ahlaka-ny. a fait-périr moi.

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16 FABLES DE LOKMAN. •I

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3. LA GAZELLE.

Lne gazelle, un jour, tomba malade. Les bêtes ses amies vin-
rent lui rendre visite. Pendant qu'elles lui tenaient compagnie,
elles mangèrent herbes qui se trouvaient autour de
le foin et les
sa retraite; si bien qu’une fois revenue à la santé, elle chercha
vainement de quoi paître et mourut de faim.
Morale. —
Quand la famille s’augmente, les chagrins s'aug-
mentent aussi.

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LE LION ET LE RENARD.
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Accablé par la chaleur.du soleil, un lion entra, un jour, dans


une caverne pour s’y mettre à l'ombre. A peine s’était-il couché,
qu’un mulot vint se promener sur son dos. Alarmé et saisi d’é-
pouvante, le lion saute, se drosse sur ses pattes et regarde autour

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FABLES DE LOKMAN. 17

3. ÜAZÀLOUN. 3. UNE GAZELLE.

Jiazdloun marratan Une gazelle une fois

marida; fut malade;


fe-kdna ashâbou-lioa
' et étaient les amis d'elle

mina ’l-ouhoûchi d'entre les animaux


ya'loiina 'iley-hi ils venaient vers elle
ya oâdoùna-hou ; ils visitent (pour visiter) elle;
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oua yar'oûna et ils paissaient «*» f>+
mû haula-hou ce qui était autour d’elle
mina ’l- hachychi en fait de foin
oua ’l-'ouchbi. et d’herbe.

fe-lemmd 'afdqa Or lorsqu’elle se releva


min maraili-hi. de la maladie d'elle.
'iltamasa chay'an ellechercha une chose
li-ya koula-hou ; pour qu’elle mangeât elle;
Je-lam yadjid or elle ne la trouva pas ,

fe-halaka djoû "dn. or elle périt de faim.


Hadâ mdnâ-kou : Voilà le sens d’elle (de la fable) :

man kaçoura quiconque s’augmente


'ahlou-hou. la famille de lui.

kaçourel ahzânou-hou. s’augmentent les soucis de lui. >

A.'ASADOUN OUA ÇA" LABOUR. 4. UN LION ET UN RENARD.

'Asadoun marratan , Un lion une fois.

’ichtadda "alay-hi fût-violente sur lui


harrou ’ch-chamsi : la chaleur du soleil :

fe-dakala ’ilâ ba'di or il entra vers une


l-marayn d entre les grottes

yatazallalou il s’ombrage (pour s’ombrager)


bi-hd. ,
dans elle.

Fe-lemmd rabada, Or lorsqu'il se fut couché, /. t ^7 *"

’atâ ’ilay-hi djouradoun, vint vers lui un mulotj ^


yamchy "alà dahri-hi. il marchait sur le dos de lui.

Fe-ouaçaba Or il (le lion) sauta

qâ'yimdn en se dressant sur ses pattes

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18 FABLES DE LOKMAN.
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de lui. Un renard qui le vit, riait de son effroi. «Je n'ai pas peur
de ce mulot, dit le lion, mais je suis furieux de ce qu’il me
manque de respect. •

Cette fable signifie que le mépris pour l’homme de cœur est


plus cruel que la mort.

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5. LE LION ET LE TAUREAU.

Un lion voulut, un jour, dévorer un taureau, mais il n’osait


l’attaquer à cause de sa vigueur. II eut donc recours à la ruse,

l’aborda et lui dit égorgé un agneau gras, et je désirerais


: «J’ai
que tu vinsses cette nuit chez moi pour en manger ta part. > Le
taureau y consentit. Arrivé au rendez-vous, il promena ses regards
de côté et d’autre; mais quand il eut aperçu un amas de bois et

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FABLES DE LOKMAN. 19

Je-nazara yamynan puis il regarda à droite


ouayasârân. et à gauche,
Oua houa kayijoun et lui était craÿjnant. S'}

mar'oûboun. r‘r
"ttLm (_C. i

Fe-nazara-hou ’p-pa labou. Or vit lui le renard


Fc-tadahhaka " alay-hi or il se moqua de lui ;
V 1

a
fe-qâla la-hou 'l-'asadou : alors dit à lui le lion :
Vf-M. !
, !t
il ;
lajsa mina ’dj-djouradi. Ce n’est-pasdu mulot vf
kwf-y, la crainte de moi (que j’ai peur)
oaa 'inna-mû el (mais) seulement
kaboura "ulayya a été-grande (pénible) pour moi -"Nu
fu, t

i

’ihtiqâr-y.

Hadâ ma nâ-hou :
l'humiliation de moi.
Voilà le sens d’elle (de la fable) :
T
'anna 'lhaouâna que le mépris
"ald ‘Wâqili. sur (pour) le sage
achaddou mina ’l-mauti. est plus pénible que la mort.

5. ’ASADOUN OUA ÇAÜROUN. 5. UN LION ET UN TAUREAU.

Asadoun marralan ’arâda Un lion une fois désira

yaflarisou pauran. il dévore (dévorer) un taureau.


Fe-lam yudjsour "alay-hi Or il n’osait pas se jeter sur lui
li-chiddati-hi. à cause de la force de lui.
Fe-madâ 'ilay-hi. Alors il alla vers lui,

liyahtâla "atai-hy, pour user-de-ruse envers lui,

qâ'yilàn : - i"lam en disant Sache :

'anna-ny qad zabahtou que moi déjà j’ai égorgé


karoûfân samynân un agneau gras
oua 'achtahy, et je désire
'an takoula indy que tu manges chez moi
fy hadihi ’l-laylali dans cette nuit
koubzân. un morceau. V, O- VS-J
|

Fa-'adjûba-hou 'ilâ zalika ; Or il fut-d’accord avec lui pour cela;

fe-lcmmd ouasala or quand il arriva


'ilâ ’l-maadi'i vers l’endroit du repas
oua nazara, et qu il regarda,
oua izj. bi-haiabin kapyrin et voici du bois nombreux
oua kalqynin kabyrin: et une marmite grande:

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20 FABLES DE LOKMAN.
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une énorme chaudière, il tourna les ta) on s et s’enfuit. «Apeine


arrivé, pourquoi te sauves-tu? » lui dit le lion. — « Parce que je
bien, répondit le taureau, que tout cet appareil attend
sais fort
une pièce plus grosse qu’un agneau.»
Cette fable signifie que le sage ne doit ni se fier à son ennemi
ni faire de lui sa société.

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6. LE LION ET LE RENARD.

Un lion, affaibli par l’âge, ne pouvait plus prendre de proie.


II résolut d’employer la ruse pour subvenir à ses besoins; et, fei-

gnant d’être malade, il se retira dans une caverne. Tous les ani-
maux qui vinrent le visiter, il les mit en pièces au fond de la
caverne et les dévora. Le renard vint aussi mais s’arrêtant sur ;

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, ,

FABLES DE LOKMAN. 21

fe-ouallà 'ç-çauron hâribdn, or retourna le taureau en fuyant,


lemmâ "àyana zalika. quand il vit cela,

Fc-.qdla la-hou ‘l-asadou ; Or dit à lui le lion :

li-mâ-zà Pourquoi cela


ouaüayta [nâ? t’en retournes-tu

ha da madjyy-ka 'ilü hâhou- après la venue de toi vers ici?


Fe-qàla la-hou ’ç-çaurou: or dit à lui le taureau :

li-'anna-ny "alimtou A cause que moi je sais

'arma hadà ’l- isti'ddda que ce préparatif


li ma lioua est pour ce qui lui est

'akbarou mina 'l-karoufi. plus grand que l’agneau.


Hadà ma'nâ-hou :
[
qili, Voilà le sens d’elle (de la fable) :

'anna-hou mâ sabylou ’t'â- que ce n’est pas le chemin du sage,


'

anyousaddiqa' adoûoua-hou qu’il croie l’ennemi de lui

oualdya'nasa ’ilay-hi et qu’il se familiarise avec lui.

6. 'AS ADO VN 6. UN LION


OUA ÇA"LABOVN. ET UN RENARD.

Asadoun marralan chdka Un lion une fois vieillit

oua daoufa, et s’affaiblit,

oua lani yaqdir et il n’avait-pas-de-pouvoir


alü chay'in sur quelque chose (
quelqu’un )

mina ’l-ouhoûchi. d’entre les animaux.


Fe-'aràda an yahlâla
’ Or il désira ,
qu’il agît-de-ruse

li-nafsi-hi pour l’âine de lui (lui-même)

fy 'l-ma!'ychati. au sujet de la subsistance.


Fe-tamdrada Or il fit-le-malade
oua 'alqd najsa-hou et il jeta lame de lui (se jeta)

fy ba di 'l-marayiri. dans une d’entre les cavernes.

oua kdna, koullarnâ ’aid-hou Et était, toutes-les-fois-que venait à lui


chay'oun mina 'l-ouhoûchi quelque chose (un) des animaux
li-ya oûda-liou pour visiter lui

• ’iftara,sa-hou il déchirait lui


dâkila ‘Imarârati dans l’intérieur de la caverne
oua 'akala-hou. et il mangeait lui.

Fe-'atâ ’ç-ca labou Or vint le renard


'à'yidân la-hou : rendant-visite à lui :

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22 FABLES DE LOKMAN.
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le seuil de l’antre ,
il salua le lion et lui dit : « Comment te portes-
tu, ô roi des animaux?» Le lion lui dit alors : < Et pourquoi n’en-
tres-tu pas, seigneur du bastion?» — «Monseigneur, répondit le
renard, j’en avais bien l’intention; mais je reconnais, aux traces
des visiteurs, que beaucoup sont entrés et qu’aucun n’est sorti.»
Cette fable signifie qu’on ne doit jamais entreprendre une
affaire sans l’avoir examinée.

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7. LE LION ET L’HOMME.

Un homme et un un jour en
lion voyageaient société, et con-
versaient. Ils en vinrent à discuter sur la force et la puissance.

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FABLES DE LOKMAN. 23

fe-ouaqafa il s’arrêta

"alâ bdbi ‘l-marârati sur la porte de la caverne


mousullimân "alay-hi saluant sur lui
qâ'yildn la-hou : disant à lui :

kayfa hâlou-ka. Comment est l’état de toi

yà sayyda ’l-ouhoûchi ? ô seigneur des animaux ?


Fe-qdla la-hou 'l-asadou : Or dit à lui le lion :

li-mà-zâ Pourquoi cela


là tadkoulou, tu n’entres pas,

yà ’abâ ’l-housayni ? opère de la petite-forteresse?

Fe-qàla la-hou ’ç-çalubou: Or dit à lui le renard :

yà sayyd-y, 0 seigneur de moi



qad kountou auoualtou déjà j'avais eu une intention
" alâ zalika. touchant cela
rayra ’in-ny 'ani "inda-ka seulement moi je vois chez toi
’açâra 'aqdâmin haçyralin des traces de pieds nombreux
qad dakaloû qui déjà sont entrés
oua-la ’arâ 'an karadja et je n’ai pas vu que soit sorti

min-lioum d entre eux


oua-ld ouâhhidoân. pas même un seul.
Hadâ ma!'nâ-hou : Voilà le sens d’elle (de la fable) :

unna-hou rnâ que ce n’ est pas


sabylou ’l-insâni le chemin de l’homme
'

an yahdjima "alâ ’amrin qu’il se précipite sur une affaire


’aou youmayyza-hou. ou bien il faut qu il examine elle.

7. 'ASADOUN OUA 'INSÀSOUN. 7. UN LION ET UN HOMME.

'Asadoun manatan Un lion une fois

oua 'insânoun et un homme


istahabâ marchaient-tous-deux-ensemble
"alâ ’t-taryqi; sur le chemin;
Je-djaalâ et ils se mirent-tous-deux
yatachâdjarâni ils disputent-tous-deux (à disputer)
bi-’l-kalâmi en paroles
"alâ 'l-qoûouati sur la force
oua chiddati ’l-bdsi. et la vaillance dû courage.
Fe-djaala ’l'asuduu Or se mit le lion

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24 FABLES DE LOKMAN.
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Le lion vantait sa force et son courage indomptable. Son com-


pagnon vit sur un mur un tableau où un homme étranglait un
lion, et se mit à rire. «Si nous savions peindre comme les en-
fants d’Adam lui dit le lion ce ne serait pas l’homme qui étran-
, ,

glerait un lion, mais un lion qui étranglerait l’homme.»


Cette fable signifie que ce n’est point par le témoignage des
siens que l’on peut se justifier.

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8. LA GAZELLE ET LE LION.

Un jour, pour échapper aux chasseurs, une gazelle se réfugia


dans une caverne. Un lion entra, la prit et la mit en pièces.
«Malheureuse que je suis! se dit la gazelle, en voulant fuir les
hommes, je suis tombée au pouvoir d'un ennemi plus cruel. »

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,, , , ,

FABLES DE LOKMAN. 25
youtnibcu ilparle (à parler)-longuement

fy chiddafi-hi touchant la force de lui t/v c Crr\ <*• -

oua bâsi-hi. et le courage de lui.

Fe-nazara ‘l-'insànou Or vit l’homme


’alii hâ'ytin sur un mur
soûrala rudjoulin ,
l’image d’un borrçmc,
oua hoaa et lui ’»
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yahnouqou ’l-'asaila. il étranglait (étranglant) le lion.
Fc-dahiha ’l-'insdnou. Or rit l’homme.
Fe-qdla la-hou l-'asadou : Alors dit à lui le lion : .

laou 'aima ’s-sibd a Si certes les linos £_( / ^


mousauouiroûna étaient peintres

niisla bcny ’âdama, ^cjiBWTît; les fils d’Adam


la-md qadara l-insânoa certes ne pourrait pas l homme
yaknouqou sabou'an ;
il étrangle (étrangler) un lion;
bal kdna 's-sabou'ou mais-plutôt serait le lion
yaknouqou ’l-'insàna. il étrangle l'homme.
Hadà manâ-hou [sanou Voilà le sens d'elle (de la fable) :

'

anna-hou mdyouzakkü' /-' in- que ne se justifie pas l’homme


bi-cliahâdali par le témoignage [siens),
ah h bayii-hi. des gens de la maison de lui (de#

8.R AZÂLOUN 8. UNE GAZELLE


OUA ’ASADOUN. ET UN LION.

Razàloun marratan, Une gazelle une fois,

min kauji-hi par la crainte d'elle

mina ’s-sayyâ-dyna des chasseurs,


inhazama ’ilâ mardratin. s’enfuit vers une grotte.
Fa-dakala ' iley-hi' l-' asadou. Or entra vers elle le lion.
Fa-iftarasa-hou. Or il déchira elle.

Fa-qdla Alors elle dit

fy najsi-hi : dans l'âme d’elle (en elle-même) ;

’l-ouaylou l-y, Le malheur à moi,


and ch-chaqyyou
' moi la malheureuse
li-'anna-ny harubtou parce que moi j’ai fui
mina 'n-ndsi. loin des hommes
oua ouaqa"tou fy yadi et je suis tombée dans la main
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20 FABLES DE LOKMAN.
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(Jette fable s’adre>sc à ceux qui, pour échapper à une crainte


légère, se jettent dans un danger terrible.

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9. LA GAZELLE ET LE RENARD.
Lu jour, pressée par la soif, une gazelle descendit dans une
citerne.Après s'y être désaltérée avec avidité, elle voulut remon-
ter; mais elle ne put y réussir. Lin renard la vit et lui dit: «O
nia sœur, tu as eu bien tort de ne pas songer, avant de descendre
dans cette citerne , au moyen d’en sortir, a
Cette fable regarde ceux qui ne suivent que leur idée sans
consulter autrui.

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10. LES LIÈVRES ET LES RENARDS.


La guerre, un jour, éclata entre les aigles et les lièvres. Ceux-ci

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FABLES DE LO KM A N. 27
inan houa de quelqu’un lui (qui esl)

achaddou min-hoam bûsàn. plus violent qu'eux en^cMMruttfr'


Hadâ mand-hou : Voilà le sens d'elle (de la fable) :

man yafirrou tel fuit

mm kaufat yasyrin de\ant un danger petit.


fa-yaka'ou or il tombe
fy bald'in "azymin. dans une épreuve grande (terrible)

!>. RAZALOUN 0.UNE GAZELLE


OUA ÇATUBOUN. • ET UN KENARD.

Hazdloun marratan Une gazelle une fois

"aticha ;
eut-soif;

fe-nazala or elle descendit


’ilâ djoubbi main: [raliin vers (dans) une citerne d’eau;
fa-chariba inin-hou bi-cha- or elle but d’elle avec avidité ;

toumma 'arâda 't-toulou'a puis elle désira (remonter).


fe-lam yaqdir. Or elle ne put pas.
Fe-nuzara-hou ’ç-çdlabou ; Or vit elle le renard ;
’ /

fe-qdlu la-hou :
yà 'ak-y or il dit à elle : Qv soeur de moi ,
/
'
ijad 'osa.' tu déjà tu as-mal -fait
Jyfli-ka dans l'action de toi,

'iz lant toumayyz lorsque tu n’as pas examiné


keyja t'utla"ou comment tu monteras,
ouu bu du zalika nuzalla.
' et qu’après cela lu es descendue.
Hadâ ma nâ-hou : Voilà le sens d’elle (de la fable) :

mon yanfaridou ‘
tel s’isole

bi-rdyi nafsi-hi avec l’idée de 1 âme de lui


bi-rayri machoùralin. avec autre-que (sans) conseil.

iO. AIIÂMUOU 10. LES LIÈVRES


OUA ÇA"ÂLIBOU. ET LES RENARDS.

En-nousoûrou marratan Les aigles une fois

ouai]da beyna-houm tomba entre eux


oua beyna 'l-'ardnibi et entre les lièvres

harboun. uue guerre.


Fe-madati 'l-'ardnibou Or allèrent les lièvres

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28 FABLES DE LOKMAN.
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vinrent trouver les renards et leur demandèrent secours et assis-


tance contre les aigles. Mais les renards leur dirent « Si nous ne :

vous connaissions pas et si nous ne savions pas quels sont vos


adversaires, nous vous aiderions volontiers.»
Cette fable signifie qu'il n’est pas prudent de lutter contre un
ennemi plus fort que soi.

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11. LE LIÈVRE ET LA LIONNE.


Un lièvre passant, un jour, près d'une lionne, lui dit: «Je fais
tous les ans un grand nombre de petits tandis que toi dans toute
ta vie, tu n’en fais qu’un ou deux.» — ,

«11 est vrai, répondit la


,

lionne, je n’en fais qu'un, mais c’est un lion.»

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, , ,

FABLES DE LOKMAN. 29
'ilâ ç-ça"âlibi vers les renards
yasoûmoùna min-houmou ils demandent (demander) à eux
’l-hilfa oua ’l-moa'âdadata l’alliance et l’appui

"alâ n-noasoûri. contre les aigles.
Fe-qâloû la-houm : Or ceux-ci dirent à eux :

laou lâ " arajnâ-koum Si nous ne connaissions pas vous,


,

oua na'lainou et si nous ne savions pas


bi-man touhdriboûna avec qui vous guerroyez,
la-fa’alnd zalika. certes nous aurions fait cela.
Hadà ma'nâ-hou : Voilà le sens d’elle (de la fable) :

'anna-hou mâ que ce n’est pas


sabylou ’l-'insdni la voie de l’homme
anyôuhâriba qu’il combatte
man houa 'achaddou avec celui qui est plus-fort
bâsdn en méchanceté -/ ,'< «> /k
min-hou. que lui.

U. ARXABOUN 11. UN LIÈVRE


OUA LABOU'A TOUN. ET UNE LIONNE.

Arnaboun marratan Un lièvre une fois

"abaret "alu labou'atin passa près d’une lionne


qaylatan lahd : en disant à elle :

'and 'ountadjou, Moi je mets-bas,


fykoalli sanatin, dans chaque année,
'aulâddn. kacyratan des petits nombreux,
oua and et toi (tandis que loi)

'inna-mâ talidyna seulement tu enfantes


Jy koulli "oumri-ki dans toute la vie de toi,

ouâhidân 'aou 'etnayni. un ou deux petits.


Fa-qdlat le hâ ' l-labou alou : Or dit à lui la lionne :

sadaqti Tu as été-vrai (tu as dit la vérité)


reyra 'anna-liou si-ce-n’esl que lui (l’enfant)

oua 'in kdna ouâhidân et s’il est (quoiqu’il soit) unique


fa-houa sabou" atoun. toutefois est un lion.
Hadâ ma"nâ-hou . Voilà le sens d’elle (de la fable) :

anna oualadân ouâhidân qu’un enfant unique


moubdrakân qui est béni (heureusement doué)

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30 FABLES DE LO K. MA N.
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Cette Table montre qu’un seul enfant heureusement doué vaut
mieux qu’un grand nombre d’enfants sans moyens.

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12. LA FEMME ET LA POULE.
Une femme avait une poule qui pondait tous les jours un œuf
d'argent. j’augmente sa nourriture, se dit-elle, ma poule
« Si
pondra deux œufs. » Mais lorsqu’elle eut augmenté la nourriture
la poule se défonça le jabot et creva.

Cette fable signifie que hien des gens, en voulant grossir leurs
bénéfices, perdent leur capital.
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13. LE MOUCHERON ET LE TAUREAU.


Un, moucheron, c’est-à-dire un moustique, se posa, un jour,
sur la corne d’un taureau ; et s’imaginant qu’il le fatiguait par

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, , ,

FABLES DE LO KM A N. 3 !

kayroun est meilleur


min "aulddin kacyratin que des enfants nombreux
and jizyna. incapables.

12. MAR'ATOUN 12. UNE FEMME


OÜA DADJÂDJATOUN. ET UNE POULE.

Mar atoun marratan Une femme une fois

kâna le-hâ dadjddjatoun était à elle une poule,


tabydou elle (qui) pondait
fy koulli yaumin dans chaque jour
beydata Jiddatin. un œuf d’argent.
Fa qâlati ’l-mar'atou Or dit la femme
fy nafsi-hâ : dans lame d’elle (en elle-même) :

'in 'and kassartou "alafa-hâ Si j


augmentais la nourriture d'elle,
fa-hiya tabydou beydateyni. or elle, elle pondrait deux-œufs.
Fa-lammà hussard Or lorsqu'elle augmenta
"alafa-hâ la nourriture d’elle
inchaqqat haasalatou-hâ se fendit le jabot d'elle,
fa-mâtet. en sorte quelle mourut. W
Hadâ ma nd-hou : Voilà le sens d'elle (de la fable) :

anna nâsân kacyrdn que des gens nombreux


bi-sababi par la cause (en vue)
ribhin kacyrin d'un gain considérable,
youhlikoûna font-périr (perdent)
rasa mâli-him. le capital du bien d’eux.
ca,A0 M cvm__
13. DA'OVBATOUN 13.UN MOUCHERON
OUA ÇAÙROON. ET UN TAUREAU.

Baoûdatoun Un moucheron,
yany il veut-dire
ndmoûsatoun un moustique,
ouaqafct "alâ qarni çaurin ; s’arrêta sur la corne d’un taureau;
fa-zannet "anna-hd or il pensa que,
lui

qad taqoulat "aley-hi. déjà pesait sur lui.


Fc-qdlat la-hou: Alors il dit à lui :

'in kountou qad taqoultou Si j’étais déjà je pesais (lourd)

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32 FABLES DE LOKMAN.
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son poids, il lui dit : «Si je te suis à charge, avoue-le-moi , afin


que je m’envole et te débarrasse.» Le taureau lui répondit «O :

toi qui que tu sois je n’ai pas remarqué ton arrivée et je ne


, ,

m’apercevrai pas de ton départ. »


Cette fable regarde celui qui veut se donner de l'importance
et de la gloire lorsqu’il est sans mérite et sans considération.

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14. L’HOMME ET LA MORT.


Un homme un jour, un fagot. La charge était lourde.
portait,
Harassé et ennuyé il soulagea son épaule et jeta le fagot à terre
,

en invoquant la Mort. La Mort se montra devant lui et dit « Me :

voilA ; pourquoi m’as-tu appelée ?» «Je t’ai appelée, répondit —


l’homme, pour que tu m’aides à recharger ce fagot sur mon
épaule. »

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, ,,

FABLES DE LOKMAN. 33
"aley-ka . sur toi,

je- a lim-ny or instruis-moi (dis-le-moi)


hallâ 'atyra an-ha. afin que je m’envoie de dessus toi.

Fa-qdla la-hou ç-paurou : Alors dit à lui le taureau :

yd hadihi! O celui-ci (loi)!

And mâ hasistoa bi-ki moi je n’ai pas ressenti de toi

fy ouaqti nouzoùli-ki ; dans le moment de la descente de toi

oaa ld’ ouaqti ni, dans le moment oîi

tatiryna tu t'envoles
’alamou je ne saurai rien
bi-ki. de toi.

Iludâ md'nâ-hou Voilà le sens d'elle (de la fable) :

men yatloubou tel demande (veut)


an yadj'ala la-hou qu’il fixe (acquière) à lui
zikrdn oua inedjdân, une renommée et une gloire
oua houa da'yfoun et (tandis que) lui est faible

haqyroun. et vil.

14. ’INSÂNOUA 14.ÜN HOMME


OUA ‘L-MAUTOU. ET LA MORT.

Insdnoun marratan hamata Un homme une fois porta


djourzüta hatabin : tin fagot de bois;
fe-taqoulct "(dey-hi or il pesait sur lui.
fe-lummâ a yd Or lorsque il fut fatigué
oua dadjira et qu'il s’affligea

min hamli-hd du porter lui


ramà bi-hâ il jeta lui
"an katifi-hi de l’épaule de lui

oua dd'à "ald roàhi-hi. et il appela sur l’âme de lui

bi-'l-mauti. la Mort.
Fa-chakasa la-hou Or apparut à lui

’l-mautou la Mort
qd'ylàn : en disant :

lioà-dù 'and ! Voilà moi !

Li-mâ-dd dd'auta-ny ? pourquoi cela as-tu appelé moi ?

Fe-qdla la-hou ’l-'insânnu : Or dit à lui l'homme :

du autou-ka J’ai appelé toi

li-tarfa'a pour que lu soulèves

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34 FABLES DE LOK.MAN.
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Cetle fable prouve que tout le monde aime la vie, et qu'on ne


se dégoûte que des infirmités et de la misère.

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15. LE JARDINIER.

Un jardinier arrosait, un jour, des légumes. Quelqu’un lui dit:


• Pourquoi les plantes sauvages deviennent -elles si belles sans
culture, tandis que les plantes cultivées s’étiolent et meurent si

vite? » Le jardinier répondit : « C’est que les plantes sauvages sont


élevées par leur mère, tandis que les autres sont nourries par
une marâtre. •

Celte fable signifie que les soins d’une mère valent mieux que
ceux d’une belle-mère.

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, ,

FABLES DE LOKMAN. 35
hadihi djounata ’l-hatabi ce fagot de bois
"alâ katij-y. sur l’épaule de moi.
Hadâ ma'nd-hoa : Voilà le sens d’elle (de la fable) :

aima ’Uâlama que le monde


bi-'asri-hi dans la totalité de lui
youhibbou 'l-haydta aime la vie

'd-dounyâ la plus proche (d’ici-bas)


oua inna-mâ yamalloùna et que seulement ils se dégoûtent
'd-doufa de l’infirmité
oua 'ch-chaqaa. et de la misère.

15. BOUSTÂNYYOUN. 15. UN JARDINIER.

Boustâ nyyoun yaumdn Un jardinier un jour


kâna yascjy ’l-baqla arrosait les plantes.
fa-qyla la-hou : Or il fut dit à lui :

li-mâ-dd 'l-baqloa Pourquoi donc la plante


'l-bariyyou sauvage (des champs)
bahyyou ’l-munzari cst-ellc belle d’aspect
oua houa et elle (quoiqu’elle soit)
rayrou makdoumin. autre que soignée (inculte) ;

oiui hadà tandis que cette plante


l-djauouyyou intérieure (de la ville)
sary'ou est prompte

d-douboûli de flétrissure
oual-"atabi ? et de mort?
Qâla 'Ibouslünyyou : Dit le jardinier :

li-'anna ‘l-barryyou Parce que la sauvage


tourabby-hi élève elle
'oummou-hou la mère d’elle,
oua hadà et celle-là
tourabby-hi élève elle
imra'atou ‘aby-hi. la femme du père d'elle (une marâtre)
Hadà ma'nd-hou : Voilà le sens d’elle (de la fable) :

anna tarbiyata ’l-'oumini que l’éducation de la mère


li-’l- aulâdi ’afdalou estpour les enfants meilleure
min tarbiyati que l’éducation
imra'ati ’l-'abi. de la femme du père.

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3fi FABLES DE LO KM A N.

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16. L’HOMME ET L’IDOLE.


Un homme avait chez, lui une idole qu’il adorait. Chaque jour
il lui sacrifiait une victime, si bien qu’il
y dépensa toute sa for-
tune. L'idole se présenta à lui et lui dit: «Ne dépense pas tes
biens pour moi, car tu m’en accuserais dans l'autre vie.»
Morale. —
Bien des gens dissipent leur fortune et disent en-
suite que Dieu les a ruines.
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17. L’HOMME ET LE NÈGRE.


Un homme un jour un nègre qui se baignait dans la rivière
vit
et lui dit: «Prends garde de salir l'eau, car tu ne parviendras
jamais à te blanchir la peau. »

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. . ,

FABLES DE LOKMAN. 37
16. 'INSANOUN 16. UN HOMME
OUA SANAAIOUN. ET UNE IDOLE.
'Insânoun Un homme
kdna la-hou sanamoun était à lui une idole
fy beyti-hi dans la maison de lui
ya"boudou-hou il adorait elle.
oua ijàna yadbahou la-hou et il sacrifiait à-elle

fy qoulli yaumin dans chaquejour


dabyhatan. une victime.
Fe-afnâ Or il détruisit
djamy'a ma yamlikou-hou tout ce qu’il possédait-lui
"ulâ zalika ’s-sanami. pour cette idole.
Fe-chakasa la-hou Or apparut à lui
s-sanamou l’idole
qayildn : en disant :

là toufni Ne détruis pas


md la-ka ce qui appartient à toi

"aley-ya ; pour moi :

toumma taloûmu-ny ensuite tu blâmerais moi


li-l-àkirati. dans l'autre vie.
fladd ma'nd-hou Voilà le sens d’elle (de la fable)
inan younfiqou nuila-hou tel dépense les biens de lui
jyl-kaly'uti. dans le péché,
toumma yakladjdjou puis prétend
aima 'l-laha ' afqara-hou que Dieu a appauvri lui.

n. 'INSÂNOUN ASOUADOU. 17. UN HOMME NOIH.

Insânoun marratan Un homme une fois


ru â radjoulan ’asouada. vit un homme noir (un nègre)
ouahoua ouâqijoun fÿ l mai et lui se tenant-debout dans l’eau
yastahimmou. il se baignait.
Fe-qàla le-hou : yd a.k-y! Or il dit à lui : 0 frère de moi!
Lâ tou"akkiri n-nalira. ne salis pas le lleuve.
Fe-' inna-ka Or certes toi
la tastaly"ou tu ne pourras pas obtenir
llxiydda la blancheur
oua là taqdirou et tu n’auras pas de puissance
'aley-hi sur elle

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38 FABLES DE LOKMAN.
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18. L’HOMME ET LA JUMENT.


Un homme était monté sur une jument pleine. La jument mit
bas sur la route. Le poulain suivit quelque temps sa mère, puis
il « Seigneur, vous voyez que je suis
s’arrêta et dit à son maître :

petit et que je ne puis marcher ; si vous me laissez ici, je mour-


rai; mais si vous me prenez avec vous, et si vous m’élevez jusqu’à
ce que je sois devenu fort, je vous porterai sur mon dos et je
vous transporterai rapidement partout où vous voudrez. »
Cette fable veut dire qu’au lieu de prodiguer les bienfaits, il
faut les placer chez ceux qui en sont dignes.

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. , , ,

FABLES DE LO KM AN. 39
abada d-dahri. pendant l’éternité du temps.
Hadd nui" nà-liou : Voilà le sens d'elle (de la fable) :

aima 'l-matbuu'a que ce qui est empreint par la nature


là yatarayyarou ne se change pas
tab'ou-hou. la nature de lui.

’INSÂXOVN
18. EN HOMME
18.
OÜA FARASOUN. ET UNE JUMENT.

Insdnoun kâna yarkabou Ln homme montait


Jarasdn une jument,
oua kdnet hâmildn. et elle était pleine.

Oua fy-mà Imita Et en ce que lui (pendant qu’il)

fy badi 't-iourouqi. était dans un d'entre les chemins.


'nunddjeti 'bilan. elle mit-bas un fils (poulain).
Fe-labi'a ’oumma-hou Or il (lepoulain) suivit la mère de lui

rayra ba'ydin ; autre-que (non) loin;


toumma ouaijafa puis il s’arrêta

oua qâla li-sdhibi-hi : et dit au maître de lui :

yd seyy'ul-y! 0 seigneur de moi !

hou-zà tard-ny .lanrdn eh donc tu vois moi petit


oua là 'astafy 'ou et je ne peux pas exécuter
’l-machya ; la marche;
oua in madcyta. et si tu passes (tu t’en vas)
oua tandita-ny lui-hound. et tu laisses moi ici

haliktou ; je serai mort (je mourrai);


oua in enta et (mais) si toi

akutla-ny ma'a-ka lu prends moi avec toi

oua rabbayla-ny et si tu élèves moi


’ila 'an ’aqouâ jusqu’à ce-que je devienne fort.
hamaltou-ka a là dahr-y je porterai toi sur le dos de moi
oua 'ausaltou-ha saiy 'ân cl je ferai-arriver toi promptement
ilâ heyçou tachd'ou. vers où lu veux.
Hadd ma’nâ-hou Voilà le sens d’elle (de la fable) :

anna-hou yadjibou qu’il faut

an y oui dû l-nuiroiijou que donné le


soit bienfait
li-'ahli-hi au digne de lui
oua moustuhujciy-hi et au méritant lui

oua-ld yatrahoû-hou. et qu’ils ne rejettent pas lui.

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40 FABLES DE LOKMAN.

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19. L'HOMME ET LE COCHON.

Un homme un somme un jour avait chargé sur une bête de


mouton une chèvre et un cochon et s’en allait les vendre à la
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ville. Le mouton et la chèvre ne bougeaient pas mais le cochon ,

criait et se débattait continuellement sur le dos de la bête de


somme. «Mauvaise bête, lui dit l’homme, pourquoi le mouton
et lachèvre restent-ils silencieux et tranquilles, tandis que toi,
tu ne cesses de faire du bruit et de te remuer?» «Maître, ré- —
pondit le cochon, chacun fait ce que bon lui semble. Je sais fort
bien qu’on recherche le mouton pour sa laine et la chèvre pour
son lait; mais moi malheureux, qui n’ai ni lait, ni laine, une
,

fois entré dans la ville, on m’enverra sans retard à la boucherie.»

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FABLES DE LOKMAN. 41

’INSÂNOUN
19. 19.UN HOMME
OUA KINZYROUN. ET UN PORC.

Insânoun marratan Un homme une fois

hamala "alû ba.hym.atin chargea sur une bête de somme


kabchàn oua "aman un mouton et une chèvre
oua kinzyrdn et un porc
oua taouadjcljaha et se dirigea

' ilû l-madynati vers ia ville


li-yaby'a ’
l-djamy" a. afin qu'il vendît la totalité.

Fe-'ammà ’l-kabchou Or quant au mouton


oua l-"anzou et à la chèvre,

fe-lam yékoùnd iadtaribâni or ils ne se débattirent pas


"alà ‘l-bahymati; sur la bête de somme;
oua 'aininà l-kinzyrou et quant au porc.
Je- inna-hou kdna ya'ridou or certes lui résistait
dà'yimân. toujours
oua-ld yahda'ou. et il n’était pas calme.
Fe-qdla Ic-hou 'l-'insdnou : Or dit à lui l’homme :

ya acharrou ’l-ouhoûchi, 0 le plus mauvais des animaux.


li-mâ-zâ ’l-kalchou pourquoi donc le mouton
oua ’l-"anzou et la chèvre
soukoutoun ionl-ils silencieux
là yadtaribdni et ne s’agitent-ils pas tous deux.
oua 'enta là tahdaou (et tandis que) toi tu n'es pas calme
oua là tastaqirrou? et tu n’es pas tranquille?
Fc-qâla le-hou ’l kinzyrou Or dit à lui le porc
yd scyyid-y! 0 maître de moi!
koullou ouàhidin ya" malou chacun fait (exécute)
raya nafsi-lii. le conseil de l’âme de lui.

Fe-'anà 'a'ianiou Or moi je sais


arma ’l-kabchou que le mouton
li-soûfi-hi est recherché pour la laine de lui

oua ’l- 'anza youllabou et la chèvre est recherchée


li-labani-hd pour le lait d’elle.

oua 'ana, ch-chuqyyou tandis que moi, l’infortuné.


là soûfa l-y nest point de laine à moi
oua là labana ; et point (ni) de lait ;

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i 2 FABLES DE LO MA N. K.

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connaissent le sort funeste qui les attend dans l'autre vie.

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20. LA TORTUE ET LE LIEVRE.

Une tortue et un lièvre se défièrent, un jour, A la course , et


choisirent pour but une montagne. Se fiant à sa légèreté et à la
vélocité de ses pattes, le lièvre s’arrêta en chemin et s’endormit.
La tortue, au contraire, qui connaissait la pesanteur de ses mou-
vements, marcha sans pose ni lenteur, et atteignit la montagne
juste au moment où le lièvre se réveillait.

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FABLES DE LO K MAN. 43

and "inila ousoûl-y et moi à l’arrivée-tle moi


ilü ’l-medynati dans la ville

oursalou 'ilü 'l-maslaki je serai envoyé à la boucherie


là mahâlata. point de doute (indubitablement).
llaila ma" nd- lion : Voilà le sens d’elle (de la fable) :

' anna l-lezyna yarraqoûna



que ceux qui se noient

fy ’lkutdyd oua ’il-ilonoûbi dans les péchés et les crimes


’l-lati (jaddamat 'eydy-him. qu’ont commis les deux-mains d eux
ya"lamoûna connaissent
soua mounqalibi-him le funeste de l’avenir d'eux
oua mùzâ takoànou et ce que sera
âkiratou-houm. la fin d’eux.

20. SOULAHFÂ TOUN 20. UNE TORTUE


OUA 'ARNABOUH. ET UN LIÈVRE.

Soulahfdtoun Une tortue


oua ’arnaboun etun lièvre
marra tan tesdbaqd une fois joutèrent-à-la-course
oua dja'alâ et ils fixèrent-tous-deux
l-hadda bcyna-houmâ comme le but entre eux-deux
’l-djabala, la montagne.
yastabiqdni ils chercheraient-à-se-dépasser
iley-hi. en courant vers elle.
Fe-'ammâ ’l-'arnabou. Or quant au lièvre ,

fe-li- idldli-lii or à cause de la confiance de lui

bi-kijfati-lii dans la légèreté de lui

oua djaryi-lii et la course de lui


taouünâ ’t-taryqi s’arrêta dans le chemin
fy il

oua nâma et dormit.


oua 'anima ’s-soulahfdtou . Et quant à la tortue.
fe-li-" ilmi-kd or à cause du connaître d’elle
bi-tiqali laby'aù-ha la pesanteur de la nature d’elle,
larn takoun tastaqirrou elle ne resta pas immobile
oua là tataoudnâ fy’l-djaryi. et elle ne s’arrêta pas dans la course.
Fe-ouasalat ilâ'l-djabali Or elle arriva à la montagne
"inda istyqtui ’l-'arnabi au réveil du lièvre
min naumi-hi. du sommeil de lui.

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kk FABLES DE LOKMAN.
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que promptitude et légèreté.

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21. LE LOUP.
Un loup enleva, un jour, un petit cochon de lait. Comme il

l’emportait en se sauvant, un lion survint et le lui prit. «C’est


étonnant, se dit le loup, que ma proie ne reste pas en mon pou-
voir ! »

Cette fable signifie qu’un objet acquis par l’injustice ne reste


pas entre les mains du ravisseur, ou que, s’il lui reste, il ne lui
profite pas.
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22. LE BUISSON.
Un jour, le buisson dit au jardinier : «Si j’avais quelqu'un qui

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FABLES DE LO KM AN. 45
Hadâ manâhou : Voilà le sens d’elle (de la fable) :

aima toûla 'r-rouhi que la longanimité


oua ’l-mouddouamata et la persévérance
keiroun sont meilleures
mina ’l-kiffati que la légèreté

oua ’l-'adjalati. et la précipitation.

21. DÏ'BODN. 21. UN LOUP.


Dy'boun marratun ’iktatafa Un loup une fois ravit
kinnausan saryran. un cochon petit
Oua fy-ma houa et en ce que (pendant que) lui
zdhiboun bi-hi, était s’enfuyant avec lui,
laqiya-lwu 'l-' asadou ; rencontra lui le lion;
fa-'akaza-hou or il prit lui (le cochon)
min-hou. de lui (du loup).
[‘ e-ijdla ’d-dy'bouJy nafsi-hi: Or dit loup dans l’àme de
le lui :

’alaadjabou ’anna chay'an Je m'étonne qu’une chose


qadi rtasabtou-hou que j’ai prise violemment [moi.
keyja lam yaçbout ma" comment elle n’est pas restée avec
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hadà ma'nâ-hou. Voilà le sens d’elle (de la fable) :

'Anna nid youksabou que ce qui est gagné


mina z-zoulmi par l’injustice
là youqyniou ne restera pas
ma " a sâhibi-hi; avec le possesseur de lui;
oua 'in lioua et si lui (l'objet ravi)
aqàma mu'a-hou reste avec lui (le ravisseur)
fe-ld yetalianna ou or il ne jouira pas
bi-hi. de lui (l’objet ravi).

22. EL-"AUSADJOU. 22. LE BU1SSOX.


Kdla el- 'ausadjoii Dit le buisson
marratan une fois
li-' l-boustànyyi : au jardinier :

laou an na l-y, Si était à moi


mat Yahtammou b-y quelqu’un qui s’occupât de moi,
oua yansoubou-ny et qui plantât moi
fy ouasti l-boustàni dans le milieu du jardin,
oua yasqy-ny. et qui arrosât moi

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40 FABLES DE LO LM AN.
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prit soin île moi qui me plantât au milieu du jardin, qui m'ar-
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rosât et me cultivât, les rois voudraient admirer mes fleurs et


mes fruits. » Le jardinier le prit et le planta au milieu du jardin ,

dans meilleure terre. Il l'arrosait deux fois par jour. Bientôt


la

les épines du buisson devinrent fortes et nombreuses; ses bran-


dies s’allongèrent et couvrirent tous les arbustes qui l’entou-
raient, elles s'enfoncèrent en terre et prirent racine, si bien que
le jardin fut rempli de ronces et devint inaccessible.
Cette fable s'adresse à ceux qui protègent un méchant. Plus
ils auront d’égards pour lui, plus sa malice et sa perversité s’aug-

menteront; et tout le bien qu'ils lui feront, il le payera en mé-


chanceté.

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FABLES DE LOKMAN. 47

oua yakdoumou-ny: et qui soign.it moi


la-kdnou 'l-mouloùkou certes seraient les rois
yaclitahoûna yanziroûna ils désireraient ils voient (voir)
zahr-y oua çamur-y la fleur de moi et le fruit de moi.
Fe- akaza-hou Or il prit lui

oua nasaba-liou et planta lui

fy ouasti l-boustâni dans le milieu du jardin

fy ’adjouadi ’l-ardi dans le meilleur de la terre

oua kdna yast/y-hi et il arrosait lui

fy konlli y au min dans chaque jour


dafateyni. deux-coups (
fois).

Fe-facliâ Or s’étendit
oua-qaouira chaukou-hou et. fut forte l’épine de lui

oua tajarraal et se multiplièrent


arsdnou-hou les branches de lui

"alâ djamy'i ' ch-chadjan sur la totalité des arbres


’l-laty haula-hou. lesquels étaient autour de lui ,

Je-djafat or pénétrèrent
oua ’asoulat "ou roùt/ou-hou et s'enracinèrent les racines de lui

fy l-ardi dans la terre

oua mtala'a 'l-boustanou et fut rempli le jardin


min-hou; par lui;
oua min kulrati chauiji-hi et par la quantité des épines de lui

lam yakoùn ahadoun il n’était pas un seul


yaslaty"ou il peut (qui pût)
an yataqaddama ilry-hi. qu il s’approchât de lui.

Hadà mu"nâ-hou : Voilà le sens d’elle (de la fable) :

num youdjdouirou quiconque protège


insâna 's-sou i , un homme de mal (méchant).
fe-'inna-hou or certes lui
koulla-md foutes les fois que
ukraina-hou il a été-généreux envers lui
ichtadda charrou-hou s'augmente la méchanceté de lui

oua tamarroudou-hou; et l'obstination de lui;


oua koulla-md et toutes les fois que
ahsana iley-hi il a fait-du-bicn à lui
’asd'a houu a rendu-mauvaise lui (le méchant)
l-Ji"la ma" a-hou. l’action envers lui (le protecteur).

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48 FABLES DE LO KM A N.

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23. LE NÈGIIE.

Un jour un nègre se déshabilla,


qu’il neigeait à gros flocons,
prit de la neige et se mit à s’en frotter le corps. Quelqu'un lui
dit i Pourquoi le frottes-tu ainsi avec cette neige?»
: «C’est —
dans l’espoir de blanchir,» répondit le nègre. Un homme de bon
sens lui dit: «Cesse de te fatiguer de la sorte, car ton corps
noircirait la neige et ne pourrait que devenir plus noir, o
Cette fable montre que le méchant peut corrompre l’honnête
homme, niais que l'honnête homme ne pourra jamais corriger
le méchant.

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24. LE FRELON ET L’ABEILLE.

Le frelon dit un jour à l’abeille : * Si tu m’emmènes avec toi f

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FABLES DE LOKMAN.
25. ’ASOUADOU. 23. UN NOIR (NÈGRE).

'Asouadou marratan lin nègre une fois

Jy yaumi taldjin tâUdjin dans un jour de neige neigeanle


naza'a tyâba-hou, ôta les vêtements de lui
oua-' aqbala et il s'avança (se mit)
ydkouzou ’t-tahlja, il prend (à prendre) la neige,
oua ya'rouhou bi-hi et il frottait avec elle
djisma-hou. le corps de lui.

Fe-kyla la-liou: Or il fut dit à 1 ui :

li-mà-zâ laroukou Pourquoi donc frottes-lu


djisma-ka le corps de toi
bi-'t-taldji? avec la neige?
Fe-qdla : Or il dit :

la"all-y ’abyaddou. Peut-être moi je blanchirai.


Fe-'adjâba-hou Or répondit à lui
radjouloun hakymoun un homme sage
qd'yldn la-hou: en disant à lui :

yd hadâ! O celui-ci !

Là tout'ib nafsa-ka; ne fatigue pas l’âme de toi ;

fe-qad youmkmou or déjà il se peut


'aima djisnm-ka que le corps de toi
yousauouidoa ’t-taldja noircisse la neige
oua houa et lui (tandis que lui)
là yazdddou il ne s'augmentera pas
il-ld saouàdàn. sinon en noirceur.
Hadâ ma"nâ-hou Voilà le sens d’elle (de la fable)
arma ’ch-charyra que le mauvais
yaqdirou ’anyafsida l-keyra, peut qu’il gâte le bon
oua ammâ’l-kcyroa. et quant au bon
làycujdirou ’abaddn il n’aura-pas-de-pouvoir jamais
."alâ 'isldhi ' ch-charyri. sur l'amélioration du mauvais.

24.KOUNFASA TOUN 24. UN FRELON


Oü NAHLA TOUN. ET UNE ABEILLE.

Kounfasaioun marratan Un frelon une fois


qâlat li-nahlati ’l-"asali : dit à la mouche à miel :

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50 FABLES DE LOKMAN.
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je ferai du miel autant et même plus que toi.» L’abeille y con-


sentit; mais comme le frelon ne pouvait pas réaliser ses préten-
tions, elle le frappa de son aiguillon. En mourant l’insecte s’é-
cria «J’ai mérité mon sort. Il me serait impossible de faire de
:

la poix pourquoi ai-je voulu faire du miel ?»


,

Cette fable s’adresse à celui qui se pare des qualités qu’il n’a
pas et qui se vante de savoir faire tout ce qui lui passe par la
tête.

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25. L’ENFANT.

Un jour un enfant se jeta dans un fleuve sans savoir nager.


Comme il était sur le point de se noyer, il appela à son secours

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FABLES DE LOKMAN. 51

laou akatti-ny ma"a-ka Si tu prenais moi avec toi


la-"amiltou "asaldn certes je ferais du miel
mitla-ka le pareil de toi (comme-toi)
ou a 'aktara. et plus que toi.

Fe-'adjdbat-hd Or donna-son-consentement à lui

'n-nahlatou 'ilà zalika. l'abeille pour cela.

Fe-lammâ lam takdiri Or lorsque n’eut-pas-le-pouvoir


’l-kounfasatou le frelon

"alü mitli zalika sur le pareil de cela.


fe-darabat-hà ’n-nahlatou or frappa lui l’abeille
bi-houmati-hà avec l’aiguillon d’elle ;

fe-mâtat. or il mourut.
Fe-qâlat "inda mauti-hâ : Et il dit à la mort de lui :

la-qadi ’islaudjabtou Certes, déjà j’ai mérité


mâ nâla-ny ce qui a atteint moi
mina s-sou
' i ; en fait de mal.
Je-lam yakoun l-y Or n'a pas été à moi
basyratoun une intelligence
bi-'amali ’z-zijti dans le faire de la poix

li-mâ-zâ iltamastou
' pourquoi donc ai-je cherché
"amala ’ch-chahdi ? le faire de la gaufre-de-miel ?

Hadd ma"nâ-hou Voilà le sens d’elle (de la fable) :

man yatahallà tel se pare


bi-mâ laysa la-hou de ce qui n’est pas à lui

oua iadda'y "amala et qui prétend faire


mâ yattadjihou la-hou. ce qui ne s’adresse pas à lui.

25. SABYYOUN. 25. UN ENFANT.

.Sabyyoun marratan Un enfant une fois

ramà nafsa-hou jeta l’âme de lui (se jeta)

nahri mâ' in dans un fleuve d’eau


fy
oua lam yakoun et ne savait pas
ya" rifou il

yasbahou. il nage (nager).


Fc-'achrafa Or il fut imminent
"alâ ’l-rarki sur la submersion,
fe-'ista"âna or il implora-le-secours
bi-radjoulin d’un homme

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52 FABLES DE LOKMAN.
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un homme qui passait. L’homme


s’approcha et se mit à le blâ-
mer d’être descendu dans le fleuve. «Sauve-moi d’abord de la
mort, lui dit l’enfant, après cela tu me feras des remontrances. »
Cette fable montre qu’il ne faut pas blâmer mal à propos une
personne en péril.

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26. L’ENFANT ET LE SCORPION.

Un jour un enfant faisait la chasse aux sauterelles. Il vit un


scorpion, et, le prenant pour une grosse sauterelle, détendit la
main pour l’attraper; mais il recula aussitôt. «Si tu m’avais pris
dans ta main , lui dit alors le scorpion ,
tu aurais renoncé pour
toujours à faire la chasse aux sauterelles. »

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FABLES DE LO K MAN. 53

"âbiri ’t-taryqi. passant sur le chemin.


Fe-'aqbala 'iley-hi Or il (le passant) s’avança vers lui
oua dja"ala et il se mit
voulauQuimou-hou il blâmait lui (à le blâmer)
" alà nouzoûli-hi' ilâ ’n-nahri. sur la descente de lui vers le fleuve.
Fe-qdla la-hou 's sabyyou : Or dit à lui l’enfant :

yâ hada 0 celui-ci (toi)!


kallis-ny 'auoualdn sauve moi-premièrement
mina ’l-mauti. de la mort.
oua ba"da zalika et après cela
lauouim-ny. blâme-moi.
Hadà ma"nâ-hou : Voilà le sens d’elle (de la fable) :

'anna-hou là yadjibou certes, il n’est pas convenable


'an yonldma ’l-' insdnou que soit blâmé l’homme
"indu ouqoui-hi lors de la chute de lui

fy chiddatin dans une catastrophe


fy rayri maudi"i dans autre-que le lieu
'l-laumi. du blâme (mal à propos).

26. SABYYOUN 26. CN ENFANT


OUA "AQRABOUN. ET ÜN SCORPION.

Sakyyoun marratan Un enfant une fois

kâna yasydou ’l-djarâda. chassait les sauterelles.


Fe-n<uara "aqrabân ; Or il vit un scorpion ;

fe-dxmna [ratotin. or il pensa


’anna-hd djarâdatoun kaby- que lui était une sauterelle grande.
Fe-madda yada-hou Or il étendit la main de lui
li-yâkouza-hâ pour prendre lui,
toumma tabuada "an-hd. ensuite il s’éloigna de lui.
Fe-qdlat la-hou : Or il (lé scorpion) dit à lui :

’amma laou 'inna-ka quant-à si certes toi


taqbidou-ny tu prenais moi
fy yadi-ka dans la main de toi

la-kounta tatoûbou certes, tu te repentirais


"an saydi l-djaràdi. de la chasse des sauterelles.
Hadà mand-hou Voilà le sens d’elle (de la fable) :

’anna sabyloa ’l-insâni que la voie de l’homme est

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54 FABLES DE LOKMAN.
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et traiter chaque chose de la façon qui lui convient.

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27. LA COLOMBE.

Un jour une colombe, la soif, volait çà et là pour pressée par


trouver de l’eau. Elle aperçut un vase rempli d’eau sur un mur,
s’yjeta, mais d’un élan si rapide qu’en heurtant le vase elle se
creva le jabot. «Malheureuse que je suis! se dit-elle; ma préci-
pitation à chercher de l’eau a causé ma perte. »

Cette fable montre que la lenteur et la précaution en affaires


valent mieux que l’empressement et la précipitation.

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FABLES DE LOKMAN. 55

an youmayyza qu’il distingue

’l-keyra nuna ’ch-charn le bien du mai


oua youdabbira et qu’il applique
li-koulli chay'in ù chaque chose
tadbyrdn un traitement
"ald haddi-hi. suivant le (convenable au) but d'elle

27. HAMÂMATOUN. 27. CNE COLOMBE.

Hanuimutoun marratan Une colombe une Ibis

"atichal ;
eut-soif;

Je-'akbalat or elle s’avança


tahoùmou elle vole (en volant)
pour la recherche de l’eau;
fy talabi ’l-mai ;
fe-nazarat "alâ ha'yitin or elle vit sur un mur
sahfatan une assiette

mamlou'ata main. remplie d'eau.


Fe târat bi-sour'atin Or elle vola avec vitesse

oaa-darabat et elle frappa

nafsa-hd l’âme d’elle (elle-même)


’ilâ tilka ’s-soùrati. vers (contre) cette forme.

Fe-'inchaqqat Or fut crevé

hausalatou-hâ. le jabot d’elle.

Fe-qâlati : Or elle dit :

’l-ouaylou ly, Le malheur à moi


and ch-chakyyatou !
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moi, la malheureuse!
li-anna-ny à cause que moi
as-ra tou je me suis hâtée

fy ialabi ’l-mai dans la recherche de l'eau,


oua ahlaktou j’ai fait-périr

roûh-y. l’âme de moi (moi-même).


Hadà ma"nd-hou : Voilà le sens d’elle (de la fable) :

aima ’t-takyra que le retard

oua ’t-taanniya et la lenteur

"ald ’l-achyai sur (dans) les affaires


’akyarou sont meilleurs

mina ’l-moubâdarali que la précipitation

oua l-mousdra"ati et la célérité

’iley-hâ. vers élles (les affaires)-

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FABLES DE LOKMAN.

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28. LE CHAT.

lin chat entrant, un jour, dans la boutique d’un forgeron,


trouva par terre une lime et se mit à la lécher. Sa langue sai-
gnait, et il avalait le sang, croyant qu’il sortait de la lime, tant
qu’enlin sa langue s’étant usée, il creva.
Cette fable regarde celui qui dépense ses biens sans nécessité
et qui , pour n’avoir pas calculé ses dépenses se jette , à son insu ,

dans la misère.
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29. LE FORGERON ET LE CHIEN.

Un jour un
forgeron avait un chien, et ce chien ne cessait
pas de dormir tant que son maître était à la besogne. Lorsque
le travail cessait et que le forgeron s’asseyait avec ses compagnons

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FABLES DE LOK.MAN, 57

•28. Q1TT0UN. 28. UN CHAT.

Qittoun marratan dakala Lin chat une fois entra


’ilü doukkâni haddâdin dans la boutique d’un forgeron.
Je- asàba ’l-mibrada or il trouva la lime
marmyyân ; jetée (tombée à terre) ;

fe-'aqbala yalhasou-hou or il se mit à lécher elle


bi-lisdni-hi; avec la langue de lui ;

oua lisdnou-hou [ mouou ; et la langue de lui


yasylou min - hou d - da- coulait d’elle le sang;
ouu houayabla"ou-hou et lui il avala lui (le sang)
oua yadounnou et il croyait
’anna-hou mina ’l-mibradi. que lui (le sang) venait de la lime.
ilà ’ani 'nchaqqa jusqu’à que fût fendue
lisdnou-hou la langue de lui.

oua faniy a. et qu’il mourût.


Hadd ma'nâ-hou : Voilà le sens d’elle (de la fable) :

iitan younjiqou mâla-hou tel dépense les biens de lui

bi-rairi ’l-ouâdjibi, dans autre que (sans) la nécessité,

toumma ’inna-hou ensuite certes lui


là yalisibou il ne compte pas
hattà youjlisa jusqu’à ce que il soit ruiné
oua hoaa et lui (tandis que lui)

là ya'lamou. il ne le sait pas.

HAÜDÂDOVN
29. 29.UN FORGEItON
OUÂ KALBOUN. ET UN CHIEN.

Haddâdoun marratan Un forgeron une fois

kâna la-hou kalboun était à lui un cbien


oua kdna lâ yazâlou etil (le chien) ne cessait pas

nà'yimân dormant (de dormir)


mâ dama ’l-haddâdou tant que continuait le forgeron
yamalou chourlan. il fait du travail (de travailler).

Fe-'izâ raja!' a 'l-"amala Or lorsqu’il levait le travail (cessait)

yadjlisou houa et ça'ii s’asseyait lui

oua ashâbou-hou
' et les compagnons de lui
li-ya'koulou pour qu’ils mangeassent
koubzdn. un morceau
3.

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f»8 FABLES DE LOKMAN.


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pour prendre son repas, le chien alors se réveillait et se levait


sur ses pattes. «Chien de malheur, lui dit son maître, pourquoi
les marteaux dont le son fait trembler la terre, ne peuvent-ils
t’arracher au sommeil, tandis que le bruit léger des mâchoires,
dès que tu l'entends, te réveille en sursaut?»
Cette fable s’adresse â celui qui écoute ce qui ne peut amé-
liorer son sort et ne fait nulle attention à ce qui pourrait lui être
utile.

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30. LES CHIENS ET LE RENARD.

Un jour
des chiens trouvèrent une peau de lion et se mirent
à la dévorer. Un renard les vit et leur dit : «Si ce lion était vi-
vant, vous auriez senti ses griffes plus acérées et plus longues
que vos dents. »

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, ,

FABLES DE LOKMAN. 59
Fe-'islayqadazalika’lkalbou or se réveillait ce chien
oua yaqoûmou ouâqifân. et il se levait debout.
Ft-qâlala-hou ’lhaddâdou: Or dit à lui le forgeron :

yâ kalba ‘s-son i! 0 chien du mal (de malheur) !

li-ayyi sababin pour quelle cause


saut ou ’l-mirzabâti le bruit des marteaux
’llatî touza" zy" ou ’l-arda qui font-trembler la terre
lâyouyaqqidou-ka? ne réveille-t-il-pas toi? [cation
oua sa u tou l-madri et (tandis que) le bruit de la masti-
l-kafyyou le léger

’izâ 'anta samï'la-hou, lorsque toi tu as entendu lui


fe-toufyqou or tu te réveilles
oua taqifou ouâqifân. et tu te tiens debout.
Hadâ ma'nâ-hou Voilà le sens d’elle (de la fable) :

man yasmd'ou tel entend


mà là youslihou ce qui ne convient pas
cha'na-hou à l’affaire de lui
ouayatardfalou et est négligent
"am-mâ jÿ-hi de ce-qui dans lui (ce en quoi il
y a)
manja'atoun. utilité.

30. KILÂBOUN 30. DES CHIENS


OVÀ TAI'LABOUN. ET UN RENARD.

Kilâboun marratan Des cbiens.une fois

’asâboû djilda sabou"in; trouvèrent une peau de lion;


fe-'aqbaloû "aley-hi or ils s’avancèrent sur elle.

yanhachoûncz-hou. pour mordre elle.

Fe- nazara-houmou Or vit eux


’t-talabou ; le renard;
fe-qâla la-houm: et il dit à eux :

’ammâ laou ’anna-hou Mais si lui

kâna hayyân était vivant,

la-raayloum certes, vous eussiez vu


makâlyba-hou les griffes de lui

ahadda plus acérées


min anydbi-koum
' que les dents de vous
oua atouala. et plus longues.

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00 FABLES DE LOKMAN.

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Cette fable s’adresse à ceux qui insultent les grands digni-


taires lorsqu’ils sont en disgrâce.

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LE CHIEN ET LE LIÈVRE. 31.


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Un jour un chien poursuivait un lièvre; l’ayant atteint, il le
saisit et se mit à le déchirer à belles dents. Comme le sang cou-
lait, le chien le léchait. «Tu me déchires, lui dit le lièvre, comme
si j’étais ton ennemi, et tu me baises comme si j’étais ton ami.»
Cette fable regarde celui qui a la ruse et la perfidie dans le
cœur, et qui prend les dehors de la bienveillance et de l’amitié.

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32. L’ESTOMAC ET LES DEUX PIEDS.


L’estomac et les deux pieds se disputaient un jour ensemble

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FABLES DE LOKMAN. 61

Hadà manâ-hou : Voilà le sens d’elle (de la fable):



elle zy lia yachtimoûna tels insultent
bi-qaumin des gens
'adjillà i ’l-miqddn. plus illustres en puissance.
izd houm tada'da'at lorsque eux ont été abaissés
ahoaâlou-lioum. les états d’eux (leur grandeur).

31. KALBOUN 31. CN CHIEN


OUA 'ARNABOUN. ET UN LIÈVRE.

Kalboun marralan Un ebien une fois

larada 'arnabûn; chassa un lièvre,


J'e-lamma adraka-liou
'
,
et lorsque il atteignit lui
qabada "aley-hi; il saisit lui;

oua aqbula ya'uddou-liou


'
et il se mit à mordre lui

bi-' anyàbi-hi. avec les crocs de lui.

Fe-'izâ ’d-damou qad djarü Or, lorsque le sang déjà coula.


lahisa-liou il lécha lui
bi-lisdni-hi. avec la langue de lui.

Fe-qâla ’l-'arnabou : Or dit le lièvre :

arâ-ka ta"addou-ny Je vois toi tu mords moi


l;e-an-ny comme si moi j'elais
"adoùou-ka ; l’ennemi de toi;

toumma taboûsou-ny ensuite tu baises moi


kc-anna-ka comme si toi tu étais
sadyq-y. l’ami de moi.
Hadà nia" nd- hou : Voilà le sens d’elle (de la fable) :

inan yakoùnou fy qalbi-hi tel est dans le cœur de lui


rachchoun oua daraloun une rancune et une tromperie
oua youdhirou et (tandis que) il fait-paraître

’ichfdqân oua mahabbalan. de la compassion et de l’amitié.

32. EL-BATNOU 32. LE VENTRE


OUA R-RIDJLÂM. ET LES DEUX PIEDS.

El-batnou ouar-ridjldni Le ventre et les deux-pieds


takdsamd se disputèrent-tous-deux

fy-mâ beyna-houmd en ce qui est entre eux-deux

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02 FABLES DE LOKMAN.
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pour savoir qui d’entre eux contribuait le plus au soutien du


corps. «C’est nous, disaient les pieds, qui portons le corps par
notre force.» L’estomac dit à son tour: «Si je ne prenais aucun
aliment, vous seriez tous deux incapables de marcher, loin de
pouvoir porter quelque chose. «

Cette fable signifie que celui qui entreprend une affaire sans
être soutenu par un personnage plus fort et plus puissant que
lui , n’obtient de succès ni pour son entreprise ni pour lui-même.

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33. LA FOUINE ET LES POULES.

Une fouine apprit que les poules étaient malades; elle se leva
donc, se revêtit de la peau d’un paon et vint leur rendre visite.
« Salut à vous
ô poules leur dit-elle comment vous portez-vous ?
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FABLES DE LOKMAN. 63
'eyyou-houmâ lequel d'eux-deux
yahnulou' l-djisma. porte le corps.
Fa-qdlati ’r-ridjlàni: Or, dirent les deux-pieds :

nahnou bi-qoûouati-nâ Nous par la force de nous


nahmilou ’l-djisma nous portons le corps
djamy" ahou. la totalité de lui.

Fe-qâla ’l-djaufou : Or, dit le ventre :

'and 'in lam 'anal Moi si je ne donnais pas


mina 't-ta’dmi chey'an en fait de nourriture quelque chose
fe-'inna-koumâ or certes, vous-deux
là tastaty"dni l machya . vous ne pourriez pas le marcher.
fàdldn 'an tahmild chey'an. bien-loin que vousportiez une chose.
Hadâ ma'nà-hou : Voilà le sens d'elle (de la fable) :

man yataoualld 'amràn quant à celui qui entreprend une af-

Je- in lamya!'doud-hou or si n’a pas appuyé lui [faire.


’ellazy houa celui qui lui (est)
'arfaou min-hou plus élevé que lui.
oua 'achaddou min-lioa et plus fort que lui

oua illâ. et sinon

fe-mâ la-hou qoudraloun or n’est pas à lui de puissance


"alâ kidmati-hi. sur le service d'elle (l’affaire).

oua lâ manjaala ni d’utilité


li-roûhi-hi pour l’esprit de lui
ayddn. également (non plus).

33. ’BN-NIMSOU 33. LA FOUINE


OUA ’D-DADJÂÜJOU. ET LES POULES.

Balara ’n-nimsa 11 était parvenu à la fouine


’anna ’d-dadjddja que les poules
mardâ. étaient malades.
Fe-qâma ’n-nimsou Or se leva la fouine
fe-labisa et elle revêtit
djilda td'oûsiiij une peau de paon,
oua ’dtà yazoûron-hounna or elle vint visiter elles
fe-qâla la-hoanna : et elle dit à elles :

's-saldmou "aley-hounna. Le salut sur vous,


cyycu-kd ’d-dadjàdjou ô les poules!

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04 FABLES DE LOKMAN.
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comment vous trouvez-vous?» Les poules répondirent: «Notre
santé sera parfaite le jour où nous ne verrons plus ta face.»
Cette fable regarde celui qui prend les dehors de l'amitié
tandis qu’il porte la haine dans son cœur.

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34. LE SOLEIL ET LE VENT.

Le chaud et le froid disputaient ensemble à qui des deux dé-


pouillerait un homme de ses habits. Le vent se déchaîna et sou-
leva une tempête violente. L’homme, sentant redoubler le vent,
serra autour de lui son manteau et s’enveloppa tout entier, de
façon à rendre sa fureur impuissante. Mais quand le jour se fut

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,

FABLES DE LO KM AN. 65

keyfa 'entounna, comment êtes-vous ,

nu a keyfa hâlou-kounna ? et comment est l'état de vous ?

Fe-qâla la-hou Or dirent à elle


’d-dadjâdjou : les poules :

nia nahnou Point nous ne sommes


il-ld bi-keirin si ce n’est en bien
yauma le jour où
là nard nous ne verrons pas
ouadjha-ka. la figure de toi.

lladà ma'nâ-hou : Voilà le sens d'elle (de la fable) :

man youd/iirou tel fait-paraître

’l-mahabbata mouraalan l'affection hypocritement


oua fy qalbi-hi et (tandis que) dans le cœur de lui

’d-daralou. est la fraude.

34. ’ECH-CHAMSOU 84. LE SOLEIL


OUA 'R-RYHOU. ET LE VENT.

’El-bardou oua ’l-harrou Le froid et le chaud


takdsamd se dispulèrcnt-tous-deux

Jy-md beynahoumd en ce qui entre eux-deux


man min-houmâ qui d’eux-deux
yaqdirou an youdjarrida pouvait qu’il fît quitter
'l-'insâna ’t-tiyâba. à l’homme les vêtements.
Fe-qdma r-ryhou

Or se leva le vent,
fe-ichtaddat bi-'l-liouboûbi or il fut-violent avec le souille
oua "asajat djiddân. et fut-impétueux fortement.
Fe-kâna 'l-'insânou, Or fut l’homme,
'izâ ’ichtaddat loVsqne fut violent
houboùbou 'r-ryhi, le souffle du vent,
damma tydba hou ’iley-hi il serra les habits de lui contre lui
oua ’iltaffa bi-hâ et s'enveloppa avec eux

min koulh djânibin. de tout côté.


Fe-lam tar/diri 'r-ryhou Or n'eut pas de pouvoir le vent
"alà kal"i sur l'arracher
tiydbi-hi les babils de lui
min djasadi-hi du corps de lui
bi-chiddati "asfi-hâ. par la force de l’impétuosité de lui.

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tiO FABLES DE LOKMAN.


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levé et <[ue le soleil parut, sa chaleur devint si intense, que la


terre était bridante : l’homme alors ôta son habit et le porta sur
son épaule.
Cette fable signifie que celui qui réunit la modestie à la dou-
ceur du caractère obtient tout ce qu’il veut de ses amis.

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35. LES DEUX COQS.

Deux coqs demeura vainqueur et l’autre


se battaient; l’un
battiten retraite. Le coq triomphant monta sur une élévation et
battit des ailes en chantant avec fierté sa victoire. Un oiseau de
proie l'aperçut, s'abattit sur lui et l’enleva au même instant.

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FABLES DE LOKMAN. t>7

Fe-lammd Or lorsque
’achraqati ch-chamsou ,

eut brillé le soleil

oua ’irtuja'a 'n-nahdrou et que se fut levé le jour,


oua ’ichtadda ’l-harrou. et que fut-violentc la chaleur,
oua hamiyati ’r-ramdaou et que fut-chaudc la terre-brûlée;
fe-kala"a ’l-’insdnou or ôta l’homme
tijdba-hou les habits de lui
oua hamala-hd" alü katefi-hi et il porta eux sur l’épaule de lui

min chiddati 'l-harri. à cause de la force de la chaleur.


Hadà ma'nâ-hou : Voilà le sens d’elle (de la fable) :

man kâna maa-hou quiconque est avec lui


’l-'ittida'ou l’humilité
oua housnou ‘l-koulqi. et la bonté de caractère.
yanâlou mm sàhibi-lu obtiendra du compagnon de lui

ma yourydou-hou. ce qu'il veut lui (ce qu'il veut).

35. DYKÂN1. 35. DEUX COQS.

Dyqdni taqdtald ; Deux coqs se battirent-tous-deux ;

fe-Jarra ahadou-houmd or s'enfuit l'un d’eux-deux


l-azy 'inralaba. qui fut vaincu,
oua madà et il partit
oua iktafâ et il se cacha

fy badi 'l-amdkini. dans un d'entre les lieux.

Fe-ammd ‘d-dykou Or quant au coq


l-la:y ralaba , qui eut vaincu,
/’<?-' inna-hou sa'ida or certes lui monta
fauqa sathin "âlin sur un toit élevé

oua dja’ala et il se mit


yasfiqou il battit (à battre)
bi-djandhey-lii avec les deux-ailes de lui

oua yasyhou et il chantait


oua yaftakirou. et il se glorifiait.
Fe-nazara-hou Or vit lui

badou ’l-djaoudrihi ; un d’entre les vautours;


fe-inqadda "aley-hi or il s’élança sur lui
oua ’iklalafa-hou et il saisit lui

U-ouaqti-hi. au moment de lui (sur-le-champ)

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08 FABLES DE LOKMAN.
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ses avantages.

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30. LES LOUPS.
Des loups virent un jour des peaux de bœufs mouillées dans une
eau courante. Comme il n’y avait personne en cet endroit, ils ré-
solurent de boire toute l’eau afin de pouvoir les atteindre et les
manger. Mais lorsqu’ils eurent trop bu ils s’étouffèrent et cre-
vèrent tous, sans avoir pu atteindre les peaux.
Cette fable prouve que celui qui n’a pas de jugement, fait

souvent ce qu’il ne convient pas de faire.

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37. L’OIE ET L'HIRONDELLE.
L’oie et l’hirondelle firent un accord ensemble pour vivre et

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FABLES DE LOKMAN. 69
lladâ mand-hou : Voilà le sens d’elle (de la fable )
:

'anna-hou là yadjoûzou qu’il n’est pas permis


li- l- insâni à l’homme
' an y aftakira bi-qoûouati-hi. qu'il se vante de la force de lui.

36. Dl'YÂBOUN. 3G. DES LOUPS.

Diyâboan marratan Des loups une fois

'asâbou djouloûda baqarin trouvèrent des peaux de bœufs

fy djaurati main dans un courant d’eau


touballou : qui étaient mouillées;
oua leysa "inda-hoam et n’était pas près d’elles
’ahadoun. quelqu’un.
Fe-'ittafaqoû .
Or ils convinrent
koullou-houm djamy"ân tous eux (eux tous) ensemble
" ala anna houmyachraboûna sur ce qu’eux ils boiraient
’l-maa koulla-hou l’eau toute elle (tout entière)
hattâ yasiloû jusqu’à-ce-qu'ils arrivassent
li-’l-djouloûdi, aux peaux,
oua yakouloû-hd. et qu’ils mangeassent elles.

Fe-min katrati Or par la quantité


mâ chariboû-hou de ce qu’ils burent
’injalaqoû koullou-houm ils crevèrent tous eux (eux tous)
oua mdtoû. et moururent
oua lam yasiloû et ils n'arrivèrent pas

dû ‘l-djouloûdi. vers les (aux) peaux.


Hadâ ma"nd-hou : Voilà le sens d’elle (de la fable) :

man houa quiconque lui (est)


qalylou ’r-ra'yi minime (faible) de raisonnement
oua-ya” malou "amalân il fait une œuvre

ke-md làyadjibou comme n’est pas convenable


"amalou-liou. le faire de lui (de l’œuvre).

37. ’EL-OUAZZOU 37. L'OIE


OUA 'L-KOÜTTÂFOU. ET L’HIRONDELLE.

'Elrouazzou L’oie
oua 'l-kouttâfou et l’hirondelle
ichtarakâ s’associèrcnt-toutes-dcux

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70 FABLES DE LOKMAN.

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se nourrir en commun dans le même lieu. Un jour elles aper-


çurent des chasseurs qui s’approchaient: l’hirondelle, profitant
de sa légèreté, s’envola et se sauva; mais l’oie fut prise et tuée
par les chasseurs.
Cette fable s’adresse à celui qui se lie avec des gens qui ne lui
ressemblent point et qui sont d'une autre classe.

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38. LE CHIEN ET LE LOUP.

Un
chien, poursuivant un jour un loup à la chasse, était fier
de vigueur et de la rapidité de sa course. Le loup, serré de
la
près, se retourna et lui dit « Ne crois pas que j’aie peur de toi :
;

celui que je crains, c’est le chasseur qui me poursuit avec toi.»

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, . ,

FABLES DE LOKMAN. 71

fy ’l maychati. pour la subsistance.


Fe- kâna nuira Or était le pâturage
'l-djamy"i de la totalité (d’elles)

fy makânin ouâhidin ; dans un lieu unique (un même lieu) ;

oua lammâ kâna et lorsque fut


zâta yauntin , l’essence d'un jour (un certain jour)
'atau-ho u nui ’s-sayyâdoûn a vinrent à elles deux les chasseurs.
Fe-'ammâ ’l-kouttâfou Or quant-à l’iiirondelle.
fe-li-'adjli kijfali-hi or à cause de l’agilité d’elle

tara elle s’envola

djamy" ou-hou la totalité d’elle (tout à fait)

oua salirna; et elle se sauva;

oua anima ’l-ouazzou.


' et quant-à l’oie,

fe- adrakoû-hou or atteignirent elle


’s-sayyâdoâna les chasseurs
fe-dabakoA-hou. et ils immolèrent elle.

Hadà ma’nâ-hou : Voilà le sens d’elle (de la fable) :

man you âcbirou tel fréquente


inan là youchâkilou-hou celui qui ne ressemble pas à lui
oua leysa houa et n’est pas lui

’ibna djinsi-bi. enfant de l’espèce de lui.

.38. KALBOUN OUA DY'BOUN. 38. UN CHIEN ET CN LOUI*.

Kalboun marratan Un chien une fois

kâna yalradou dy'bân chassait un loup


oua yaftakirou et se vantait
bi-koûouati hi de la force de lui
oua kiffati djaryi-hi et de la légèreté de la course de lui

oua ’inhizâmi 'd-dy'bi et de la fuite du loup


beyna yadey-hi. entre les mains de lui (devant lui).

Fe-iltajata 'ïley-hi ’d-dy'bou Or se tourna vers lui le loup


qà'yilân la-hou : disant à lui :

lâ tadounna Ne pense pas


' anna kauf-y min-ka ; que la crainte de moi vienne de toi

oua 'inna-mâ kauf-y et seulement la crainte de moi vient

rnim-man houa ma-"aka de celui qui est avec toi

yatradoû-ny. il chasse moi (pour me chasser).

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72 FABLES DE LOKMAN.
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Cette fable montre que l’homme ne doit mettre sa fierté que


dans les qualités qui lui sont propres, et ne point s’enorgueillir
de celles qui ne lui appartiennent pas.

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39. LES DEUX CHIENS.

Un chien, dont les maîtres ordonnaient un gala, sortit, et,


rencontrant sur la place un autre chien, lui dit: o Apprends
qu’il
y
a chez nous aujourd’hui grand gala ; viens donc avec moi,
nous nous divertirons ensemble. » Le chien invité suivit son ca-
marade jusque dans la cuisine; mais à peine les domestiques
l’eurent-ils aperçu, que l’un d’eux l’attrapa par la queue et le
lança dans la rue. Le pauvre animal tomba sans connaissance.
Revenu à lui il secoua la poussière qui le couvrait. Ses cama-
,

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,

FABLES DE LOKMAN. 73
Hadd mandhou : Voilà le sens d’elle (de la fable) :

'anna-hou là yaftakirou que cela ne se vante pas


’l-'insânoa l’homme
'il-ld bi-mâ la-hou si ce n’est de ce qui est h lui,

oua-la yakoùnou et que ne soit pas


'
iftihdrou-hou l’orgueil de lui

bi-mâ leysa la-hou. en ce qui n’est pas à lui.

39. KALBÀNl. 39. DEUX CHIENS.

Kalboun Un chien
marrai an hâna était une fois
ddri 'ashdbi-hi dans la maison des maîtres de hu
fy
da"ouatoun. un festin.

Fe-karadja 'ild ’s-sovu/i ; Or il sortit vers le marché ;


fe-lakiya kalbân àkara. or il rencontra un chien autre.
Fe-qdla la-hou : Or il dit à lui :

'i"lam : Sache
’anna ''inda-nâ ’l-yauma que chez nous aujourd’hui
da'ouatan. est un festin.

Fe-imdi bi-nd or va (viens) avec nous


li-naqsifa pour que nous nous diverlissions

'l-yauma djaniy'ân. aujourd'hui ensemble.


Fe-madü ma"a-hou; Or il (l’autre chien) alla avec lui;

fe-dakala bi-hi or il entra avec lui


'ild ’l-malbaki. vers (
dans )
la cuisine.

Fe-lammâ nazaroù hou Or lorsque virent lui


’l-kouddâmou, les domestiques,
qabada ahudou-honm
' mit-la-main un d’eux
alâ danabi-hi sur la queue de lui
oua-ramâ bi-hi et lança avec lui (jeta lui)
mina ’l-hayiti du (depuis le) mur
’ilâ kâridji ’d-tlàri. vers l’extérieur de la maison.
Fe-ouaqd'a, Or il (le chien) tomba,
mourchiân "alcy-hi. s’abaissant-un-voile sur lui;
Fe-lammâ afdqa or lorsqu’il fut revenu-à-lui
oua ’intafada et qu'il se fut débarrassé
mina ’t-tourdbi. de la poussière

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74 FABLES DE LOKMAN.

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rades le virent et lui dirent « Où donc passais-tu ta journée ? Où
:

donc t’amusais-tu aujourd’hui? Car, à ce qu’il nous paraît, tu


n’a pas été capable aujourd’hui de retrouver ton chemin.»
Cette fable signifie que bien des gens arrivent sans être in-
vités, mais qu’on les chasse, et qu’ils s’en vont honteux et confus.

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40. L’HOMME ET LES SERPENTS.
Un jour un hommedeux serpents qui se querellaient et se
vit

un autre serpent qui les récon-


battaient avec fureur; survint
cilia. L’homme «Assurément, si tu n’étais pas
lui dit alors:
encore plus méchant qu’eux, tu ne serais pas intervenu comme
médiateur. »
Cette fable prouve que tout méchant recherche ceux qui lui
ressemblent.

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?

FABLES DE LOKMAN. 75
Je-raaou-hou or virent lui
'
ashdbou-hou les compagnons de lui

fe-qdlou : or ils dirent :

’eyna kounta ’l-yauma Où étais-tu aujourd’hui?

fe-koanta taksifou? et où te divertissais-tu ?


Fe-'inna-nd Or certes nous
narâka nous voyons toi

mâ karadjta tu n'es pas sorti


’l-yauma aujourd’hui
tadry tu reconnais (reconnaissant)
keyfa "t-taryqou. comment est le chemin.
Hadd ma nd-hou : Voilà le sens d’elle (delà fable):
’anna katyryna que beaucoup de gens
yatataffaloûna font les parasites
fe-yakroudjoûna et sortent
mathroudyna chassés
bada ’l-'istikfâfi. bi-him après le mépris envers eus
cua 'l-haoudni. et la honte sur eux.

40. ’INSÂNOUN 40. UN HOMME


OUA HAYYATÂNI. ET DEUX SERPENTS.

'Insdnoun marratan Un homme une fois

nazara hayyateyni vit deux-serpents


taqtatildni ils s’entrebattent-lous-deux
oua tatanâhachâni ; et s’entremordent-tous-deux;

oua ’iza bi-kayyatin oiikrà et voici qu'un serpent autre


qad’atat; déjà vint -,

Je-’aslahat or il mit-la-paix
bfyna-hoamd entre eux-deux ;

fe-qâla la-hà’l- insànou: Or dit à lui l'homme :

laou lâ ’inna-ka Si tu n étais pas certes loi


'acharroa min-houmà plus méchant qu’eux-deux.
lam tadkouly tu ne serais pas entré
beyna-boumà. entre eux-deux (comme médiateur)
Hadd ma nd-hou : Voilà le sens d’elle (de la fable) :

'anna insâna "s-sou i [Ai. que l’homme du mal (


le méchant)
yasyrou 'ilü 'abnai djinsi- va vers les fils de l’espèce de lui.

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76 FABLES DE LOKMAN.

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41. LE CHIEN ET LE MILAN.

Un jour un chien vola un morceau de viande dans une bou-


cherie et descendit dans une rivière.En la traversant, il vit dans
l’eau l’image de sa proie; mais comme cette image lui paraissait
plus grande que le morceau qu’il portait, il le lâcha. Aussitôt
un milan s’abattit dessus et le saisit. Les efforts du chien deve-
nant inutiles, il voulut revenir au morceau qu’il avait tenu;
mais il ne trouva plus rien et dit a Aucune illusion n’avait moins :

de fondements raisonnables que la mienne j’ai renoncé à ce que ;

j’avais pour courir après ce que je ne pouvais avoir. »


Cette fable s’adresse à celui qui abandonne un objet peu con-
sidérable, mais qu’il tient en son pouvoir, pour chercher un
objet qui lui échappe.

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, , ,

FABLES DE LOKMAN. 77

4/. KALBOUN 41.UN CHIEN


OUA CUOVHATOm. ET UN MILAN.

Kalboun marratan Un cliien une fois

katija baii'ata lahmin. enleva une pièce de viande


mina ’l-maslaki de la boucherie
oua nazala et il descendit
yakoudou Jy ’n-nahri. il plonge dans le fleuve.

Fa-nazara kayâla-hâ Or il vit l’image d’elle

Jy ’i-md'i; dans l’eau ;

oua 'izâ hiya 'akbarou et voici elle était plus grande


mina ’l-laty ma"a-hou que celle qui était avec lui
fe-ramü or il jeta
’l-laty ma"a-hoa. celle qui était avec lui.
Fe-'inhadarat choühatoun. Or descendit un milan.
Je- âkazat-hd. et il prit elle.
Oua djaala ’l-kalbou Et se mit le chien
jadjry il courl (à courir)

Jy talabi ’l-kabyrati. à la recherche de la grande;


Je-lam yadjid chcy'ân or il ne trouva pas une chose (rien)

Jc-radja"aJy talabi or il revint à (pour) la recherche


’l-laty kânet maa-hou de celle qui était avec lui,
Je-lam yousib-hâ. or il n'atteignit pas elle.

Fe-qâla : Alors il dit :

mâ chey'oun mina'l-rouroûri Aucune chose en fait d’illusion


'aqalla ra'ydn nest plus minime de raisonnement
min-ny ;
que moi ;
li-'anna-ny parce que moi
dayya'tou j’ai perdu
mâ kdna ma- y ce qui était avec moi
oua talabtou et j’ai cherché
mâ là yaslouhou l-y. ce qui ne convient pas à moi.
Hadd manâ-hou : Voilà le sens d’elle (de la fable) :

man yatroukou tel abandonne

chey'dn qalylân une chose petite


maudjoûddn existante (présente)
oua Yatloubou katyrân et cherche une grande
majqoàdân. perdue (absente).

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FABLES DE LOKMÀN.
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cjliüaJ! Ijjt .«j'

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^ 8 3Üj| jÿ* jia=Ji; UxJi Ji
r
Ici termine ce livre, qui contient quarante et une fables
se
exactement.

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FABLES DE LOKMAN. 79
Tamma hadd l-kitâbou. Est terminé ce livre
‘ellazy houa [
maçâlân lequel lui est

'ahadoan oua 'arbaoûna une et quarante fables


"alà ’ttemâmi oua l-kemâli avec l’achèvement et la perfection

bi-rayri ziyâdatin avec autre que (sans) addition


oua lâ noqsânin. et diminution.

FIN.

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DICTIONNAIRE
ANALYTIQUE

DES MOTS ET DES FORMES DIFFICILES.

H prêt,
a<
;
de
est

la
égayé ; 3*pers. sing.
e
8 forme du verbe
s
il consentit,

affirmativement ; 3* pers. sing.

prétérit de la 4*
il répondit

forme du
Aj il a égayé.
v. concave Ha apporté.
humiliation, abaissement;
e
nom d'action de la 8 forme d u Rac. c-> *=* réponse.
f

v. assimilé il a mis par-


Xf*. ! meilleur; comp. masc. de
terre, il a abaissé.
l’adj. bon, dérivé du v.

je m étonne; 1 " pers.


concave (
pour .ija») U
sing. aor. de la 5‘ forme du
a été libéral, bon. On forme
v. <_>=£ il a été étonné.
le comparatif et le superlatif

fyüüj ils Jurent d'accord; 3* en réduisant l’adjectif à ses

pers. plur. prêt, de la 8* trois lettres radicales, que

forme du v. assimilé il l’on fait précéder d’un élif.

a trouvé convenable. jüuskj mépris; nom d’act. de

j\j\ traces; plur. rompu du la


e
8 forme du v. j&k. il a

subst. ô î trace. méprisé.

qUo'J fém. deux; nom i* tranchant; compar.


Oo»[ plas
de nombre dont dérive le v.
masc. de l’adj. Voy.
déf. il a mis en double,
il a doublé > tk\.
4.

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82 DICTIONNAIRE ANALYTIQUE
f
$
soucis; plur. rompu du prêt, de la 4* forme du v.

,
i\j concave ^1 il a cherché, il
subst. ou .
j
s a désiré avoir.
t
,j-* ^1 il a fait du bien; 3* pers.
jl lièvres; plur. rompu du
sing. prêt, de la 4* forme du

v. il a été bon. subst.

e
£Àjjl il s'est élevé; 3 p. sing.
J U^J les états; plur. rompu
e
prêt, de la 8 forme du v. çSj
du subst. jü manière «/<0
d’ être,
il a élevé.

condition. — dans ,
9a i
a été envoyé, 3* pers.
l'état actuel, sur-le-champ. C

sing. prêt. pass. de la 4” forme


ii ravit ; 3’ pers. sing.
du v.
J—.J il a envoyé un
prêt, de la 8* forme du verbe
messager.
et ^-LlÎ il a enlevé
plus haut , plus élevé, plus
un à un, comme fait un çfj [

noble ;compnr. de l’adj.


oiseau de proie.

il s'est caché; 3' pers.


Voy. 2>j —
e
sing. prêt, de la 8 forme du O-Jj 2jj j'ai méprisé; i" pers.

V. déf. il a été caché. sing. prêt, de la 8* forme du


jJâ.

frères; plur. rompu du v. défect.


\jj il a blâmé. (Le
(j

subst. masc.
O de la 8‘ forme a été

changé en ^ à cause du ra-


j
CêjM il a atteint ; 3* pers. sing. dical.)

prêt, de la 4* forme du verbe


iL-^,1 il a rendu mauvais ; 3' pers.
il a poursuivi, il a at-
sing. prêt, de la 4' forme du
teint; il a parcouru les plaines, ,
défect. *L» il a été mau-
en grec vpé-^ta. V
vais.
preuve; nom d’act. de la
mépris, l’action de
4* forme du v. sourd il a faire peu de cas; nom d'act.
guidé, dirigé. de la îo* forme du v. sourd
j5
-
^Ijt il voulut; 3' pers. sing. il a été de peu d'impor-

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, , ,

DES MOTS ET DES FORMES DIFFICILES. 83

a compté poar peu de il a désiré; 3’ pers. sing.


tance , il

prêt, de la 8” forme du v.
chose.
défect. fjvk il a désiré, il a
UccZ t il a demandé du secours ;
(j
voulu.
3* pers. sing. prétérit de la

o^î plus fort; comp. masc. de


1 o* forme du v. concave y le (y ^
il a secouru, il a prêté aide et
l’adj. dérivé de 0-&
jj. •
assistance. ^
rendre fort. Voyez .

préparatifs ; nom d'act.

de la i o* forme du v. sourd jk ! plus méchant; comp. masc. de


$ <• — ® »

il a compté, il a énuméré, l’adj. Voyez


il a passé en revue.
il a été prés de, il a été
e
a mérité; 3 pers.
il imminent sur; 3* pers. sing.
sing. prêt, de la îo* forme du prêt, de la 4* forme du v.

v. assim. Ha ^té neces-


^Jjk il a été élevé, éminent
saire. noble.
$ ,
,
IiÜLoU<î l'action de se réveiller il s est levé; y pers. sing.

le réveil; nom d’act. de la


prêt, de la 4* forme du v.

io“ forme du v. assimilé Jai» lÿjk il s’est levé.

il a veillé, il a été vigilant.


* jjlkij compassion; nom d'act.
'çjLl il s’est hâté: 3* pers. sing.
de la 4" forme du v.
prêt, de la 4* forme du v.
il a eu compassion.
ç-jk il a été hâtif.

ÎUÂf choses; plur. rompu du


JoJltl il a été violent; 3* pers. $ • -
subst. fém.
sing. prêt, de la 8* forme du s

v. sourd ôJi il a serré, il a £UI il a atteint le but; 3* pers.


e
b , sing. prêt. delà 4 forme duv.
fortifié. Rac. oO^ force, vio-
concave (_jl*o il a été en ligne
lence.
droite comme une (lêclie
ils se sont associés tous
lancée vers un but.
deux; duel, prétérit de la
compagnons; plur. rompu
8* forme du v. C'è j£> il a été

associé. de l’adj. cS^l^*

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. ,

34 DICTIONNAIRE ANALYTIQUE
ils allèrent tous deux de dents; 3* pers. sing. prêt, de
compagnie; duel prêt, de la
8' forme du v. Çxé il a été
Ja 8 " forme du
enlevé une proie.
v.
jÿ il a

t liÿijib,„èparlre„Uou.d«u;
Ai^.1 nmAlinrnlin n • nr»m rl’oy» 1
duel
i ri*
prêt,de la
e «
8 forme du
,

tion de la 4* forme du verbe v- n a séparé; en latin


il a été en bon état. frangere.
c
^ ® t

' il a amélioré ; 3' pers. jSl3 1 il a réduit à la pauvreté ;

sing. prêt, de la 4 forme du 3* pers. sing. prêt, de la 4*

Ucl
P
il
11 a

a été fatigué; 3* pers.


été m b ° n étaL forme du verbe
pauvre.
jS il a été

sing. prft.de la V formed» Jjf UadU, fonçant,; 3>n>.


défecl.
J. da Mmkanvui, siog.pré!. de la 4' forme du v.
incapable de.
défect. il a disparu, il s'est
J i

ai pris injustement, anéanti; d’où vient le mot


j
j'ai extorqué; î” pers. sing.
pjjj mort, néant .

prêt, de la 8* forme du v.
VJ f il a dressé, établi 3* pers.
uwic il a pris une chose in- I»
;

sing. prêt, de la 4' forme


justement, il a contraint une
personne.
du v. concave il s'est tenu

c
-f debout.
qLLcI branches ; pl. rompu du - *J&

subs.
, <»
^aX-
* * J^î il s'est approché, il s'est

placé devant; 3* pers. sing. de

jUf il est sorti de maladie ; 3' la 4* forme du v.


J*j il s est

pers. sing. prêt, de la 4 e forme


m. KJ M. trouvé en face, devant JL^S •

du concave ^jjli
v. c ila été
dessus.
j» f t>-9
f
pieds; plur. rompu du
l'action de se glorifier subs. çjj dérivé du v. ^3-9
J ;

nom d’action de la 8* forme H s est avancé, ila été en avant.

du v. fS. il s est glorifié. ^a_ë=>( plus grand; comp. masc.

il a déchiré avec ses de l’adj. jjJff. Voyez SlaJ.

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. ,

pp MOTS ET DES FORMES DIFFICILES. 85


^*-^=>î plus nombreux; comp. qui, lesquels; pron. relatif.
masc. de l’adj, Voyez Rem. Si l'attribut de la pro-
position conjonctive est un
• s adjectif, un nom ou un pro-
il « traité généreusement nom, et que le nom qualifié
et avec distinction; 3*p. sing. par 1 adjectif conjonctif soit
prêt, de la 4' forme du v. le sujet logique de cette pro-
Ç il (t été généreux. position , ce nom doit être
aussi représenté par
un pro-
contraction de que ne...

~ pus. nom personnel. Ex. : ÿjLJ]


contraction de 3 (j f à moins
fjçj f. Le voleur
que.
lequel mon fils a tué lui (c’est-
cjj vers; préposit. qÎ JJ jus- à-dire que mon fils a tué). (De
qu à ce que. Sacy, Grammaire arabe
t. II,

H
enveloppé de son
s'est £*
s

de
manteau; 3 e pers. sing. prêt.
I.»
la a« r
8* forme ) .
Q contracté peut-être de Al
O
du v. sourd
quant à; particule em-
JJ il a enveloppé, enroulé ;
ployée pour exprimer une
d’où vient le substantif transition.
turban.
«
«.
t^-ÉpUî plur. rompu du
il s est tourné vêts qael-
subs.
quun; 3 e pers. sing. prêt, de £* ^

la 8' forme du V H s’est rempli; 3"


v. f j/ a -^*J p ers ,

tordu, tourné. sing. prêt, de la 8* forme du


s,
il u essayé de faire, il a v. bamzé ALo H a rempli,
tâtonné, a tâché; 3* pers.
r
il i. s
sing. prêt, de la
e
8 forme du (J'-*' —*1 proverbes, apologues

v. il a palpé, fables , para boles ; pl rompu d u


tâté. .

subst. ,qui signifie pro-


<J<yî qui, lequel; (JvJf qui ,

SS prement une ressemblance une ,

laquelle; plur. masc. chose que l on donne en exemple.

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,

86 DICTIONNAIRE ANALYTIQUE
a été de la 7* forme du v. sourd
Rac. :
et il

JaJi il a lancé des cavaliers


pareil.
contre l’ennemi.
\| si; en grec jv.
l£î composé de et de Li
xj| je mets bas; 1” pers. sing. seulement, tantummodo.
* aor. du passif de la 1" forme
i_j! certes, sani ; composé de
du verbe aider un animal
^1 et de l'affiie s purement
à mettre bas.
explétif dans ce cas.
secoué pour se
JafcA
débarrasser de
il s'est

quelque chose
l’action de fuir, dé être

la 8' mis en déroute; nom d’action*


3* pers. sing. prêt, de
de la 7* forme du v.
forme du v. Jaü il a secoué.
il a mis en fuite.
il est descendu ; 3 * pers.
ü sest cn u ‘ / ;
P ers ‘

sing. prêt, de la 7' forme du


sing. prêt, de la 7* forme du
v. même signification. mi? S> »»

e
fendu; 3 pers. rompu
^jî il s'est dents canines; pl.
sing. prêt, de la
7* forme du ’
i,
|
7
du subst. •

v. sourd il a fendu.
OîCUî il a ruiné; 3 * pers. sing.
il fut vaincu; 3 ° pers.
prêt, de la 4* forme du v.

sing. prêt, de la 7' forme du


CïU#> il a péri.
v. (jUc il a vaincu. o S
«»*
* j’aifait arriver;
i"pers.
ijàdt il se sépara, il s'isola; 3 e
sing. prêt, de la 4 forme du
pers. sing. prêt, de la 7' forme
v. défect. (3““°^ d arrivé.
du v. il a été seul, séparé

des autres. 3^1 enfants; plur. rompu du

fjiu \ il se fendit ; 3 * pers. sing. subst. oJj dérivé du verbe


prêt, de la 7* forme du verbe
défect. <jJâ il a engendré.

-
&r- O
il a fendu.

s'est
i\jf

£
mains; pl. du subst.
5-
cNJ •

^ajül il a fondu sur, il

L^JÎ et Ljpjt <5 toi; for-


abattu sur; 3 ’ pers. sing. prêt.

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DES MOTS ET DES FORMES DIFFICILES. 87
mule de vocatif après laquelle nominatif, en le faisant tou-
on met toujours le nom au tefois précéder de l’article.

jjoaj an certain , un , quelqu'un; entre, proprement distance,


subst. qui signifie proprement séparation; prépos. dérivée du
portion. v.concave il aéli distant.
avec lui; LTj
avec elle; ûLs
"
il a été distinct,
• ~J
.

avec toi; y*£=xs avec vous;


entre eux-ieux.
b j j
avec moi; Uj avec nous ;
maisons, tentes, endroits
mots composés de la prépos. où ton passe la nuit ; plur.
(_) et des affixes personnels. £ ®
rompu du subst. fém.
jo^o blancs; plur. rompu de
( dérivé du v. concave
î’adj. il a passé la nuit.

(j ü , avec l’article ra- duel aor. de la 6* forme du v.


,

lentissement, lenteur ; nom il a pris avec scs dents,


d’action de la 5 ' forme du - il a mordu.
v.

défect. 3Ï il a tardé. Voyez vous vous battez ; vous


de Sacy, Gr. ar. I, 207. vous faites la guerre; 2* pers.

iXilXj il s’est éloigné, 3 " pers. plur. aor. de la 3 * forme du v.


sing. prêt, de la 6" forme du v. <_> il afait la guerre,

il a été distant, éloigné, U^>1 £ ils se sont disputés tous

fatigue; aor. condilionn. rfeax;duel prêt, delà 6'forme

régi par l’adv. négat. — du


cès.
v. *«2^ il a gagné un pro-

Le radical est ojcjÎ 4 * forme


il s'est tenu à l’écart, il s’est
de 000 il s’cst fatigué.
isolé; 3 * pers. sing. prêt, de
qULawo Us se mordirent tous la 5 ‘ forme du v. défect.
deux à T envi l'un de l’autre; il a été vide.

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88 DICTIONNAIRE ANALYTIQUE
5' forme a presque toujours
j*j<>j' plan, action d'organiser;
e
nom d'action de la 2 forme une signification passive.

du v. il a suivi. (2Lsà_J il a ri en se moquant de


e
éducation; nom d’action quelqu’un; 3 pers. sing. prêt,
* forme du la 5* forme du verbe c2Ls?
de la 5* v. défect. de

IjJ il a élevé, éduqué. Voy. il a ri. — La 5* formé ne fait

quelquefois qu’ajouter de l’é-

nergie à la signification de
juo éducation ; nom d’action la i Voy. Silvestre de Sacy,

de la 2 ’ forme du v. défect. Gramm. arabe, 1. 1


,
p. 1 35.

l$3 . V oyez le mot précédent. salis ; 2* pers. sing.

aor. condit. de la 2" forme


(.ü'jl.lY ils sedéjièrentà la course ;

duel prêt, de la 6‘ forme du v. du v. il a été trouble.

ii « devancé. — La Voyez
6* forme, dérivée immédiate-
jju s’étendit en devenant
ment de la 3’, signifie l action
touffue, en parlant des bran-
commune et réciproque de deux
ches ; 3* pers. sing. fém. prêt,
ou de plusieurs personnes. Voy.
de la 5
e
forme du v.
Silvestre de Sacy, Grammaire
il a eu une chevelure épaisse.
arabe, t. I, p. i35.

U? peux ; 2 * pers. sing.


Voyez
r- ta
^

aor. de la îo* forme du v. 0 y détruis ; aor. conditionn.

concave £0* il a obéi. régi par l’adv. négat. $ • —


*
Q V .yj J tu te tiens tranquille; 2 Voyez (jxSl •

sing. aor. de la o° forme du


jib Uj ont cherché à se tuer
î
ils

verbe sourd il est resté en tous deux par conséquent


.
ils

place. se sont battus; 3* pers. duel

prêt, de la 6* forme du verbe


oiij' elle a été fendue, elle s'est
• ^ î5
3* il a tué. Voyez UuLIj .
fendue; pour pers. — « ^
e
sing. prêt, de la 5 forme du (jsXxÜJ' ils cherchent à se tuer

v. sourd
Jr5 7 a fendu.
' — La tous deux; duel aor. de la

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,

DES MOTS ET DES FORMES DIFFICILES. 89


8 * forme du v. J il a tué. prêt, de la 6 * forme du v.

Voyez le mot précédent.


î5
défect.
3 Î il a retardé.
tu engendres; 2 * pers.
<v=>y il s’est dirigé vers , il a
fém. sing. aor. du v. jJj tourné son visage vers; 3 e pers.
il a engendré. sing. prêt, de la 5' forme du
a fait le malade; 3* v. défect. il a fait figure
d°j& il

pers. sing. prêt, de la 6 ' forme à la coar. Étymologie,

du a visage, fgure.
v. il été malade.

— La 6 * forme signifie sou- 4? il a entrepris; 3' pers. sing.

vent feindre une action ou prêt, de la 5* forme du v.

une qualité. déféct. <Jj il a été mis à la

tête d'une affaire, S un gouver-


obstination; nom d'action
nement.
de la 5*
Si,'
forme du verbe 5y-o O-J précaution ; nom d action
il a été insolent et entêté. de la 5* forme du v. liamzé
2
il a tardé; 3* pers. sing.

gros serpents , dragons; cvUj elle appesantit, elle alour-

pl. rompu du subst. qIaju. dit; 3* pers. fém. sing. prêt,

renards; pl. rompu du de la a* forme du v.


Jjü
il a été lourd, pesant.
subst. .

* -fi Cjto étoffes; plur. rompu du


pluriel rompu de _jju
à
larangée des dents. Voy. Hum- subst. C-Jj- 1 employé géné-
>
bert, Anthologie arabe, p. 46, ralement pour signifier vête-
«v Jones, Commentaires de la ment, habit.
poésie asiatique p. 433.

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3 , ,
, 1 .

90 DICTIONNAIRE ANALYTIQUE

il a fait ôter; 3* pers. sing. proprement qui déchirent ;

prêt, de la a* forme du verbe pl. rompu du subst. ,

->>> il a ôté. — Quand un


dérivé du v. il a blessé,
verbe à la 1
" forme est actif
il a mis en pièces.
et relatif, la a* forme lui

donne une signification dou- scs deux ailes, de

blement relative. Voy. Silv.


, duel du subst.
de Sacy, Gramm. arabe t. I
qui a perdu le ij
p. 1 1 .

9 a 9 J
peaux; plur. rompu du final par le pronom aflixe c
J *
§ *9 J .
(
subst. faim; nom d'action du v.

animaux carnassiers concave il a eu faim.

mur, enceinte ; part. prés. quelque endroit que . — On pro-

du v. concave ]a[Lu a en- nonce aussi C’est, à

touré, pris substantivement. proprement parler, un nom


indéclinable.
forgeron, celui qui tra-
$ _
oj/^ ou vie.

On
.

écrit ce
vaille le fer Nom de
métier.
mot toujours par un élif à la
£ • „ J place du tvaw quand il est
petite forteresse; forme
S O en rapport d'annexion ou
dimin. du subst.
quand il passe au duel. Voy.
J O, ^ O,
Cx^ et ou, en quelque Anihol. ar. p. 1 5.

endroit que. — <j!J


vers

£ p ~ #
I

craignant; adject. verbal adj. verb. ou partie, prés, on


a changé la 2* radicale en
dérivé du v. concave u.
élif hamzé, et cet élif s’est

aor. c_j Li Pour . former cet changé lui-même en un fj ,

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DES MOTS ET DES FORMES DIFFICILES. 91

e
parce qu’il a pour voyelle un de la 2 forme du v.

Voyez le mot précédent.


kesra. Ainsi est pour
(jÜiJôk marmite de cuivre; com-

parez ^dXxeîov ou xakxlov.


Î3X serviteurs ; pl. rompu du porc p , rompuJj^Uk
r .

subst qui est propre-


,
R ac .jjk il a de petits jeux.
ment le partie, prés,
r r du v. V' .

crainte;

. _ d action du
nom
« .

a O-x* il a. servi.
1- v. concave il a craint.
S
«oiîk a sauvé; 3* r
pers. prêt. \\'<
J Ui
il • ..
.

Lr v ,
image, par exemple celle

de la 2 ' forme du v. qui est représentée pari’ eau; de


il a été r
pur.
* il a été terminé. i 11- •> • . r • •»
la rac.
J d s est flgure, il

e
sauve; 2 p. masc. imp. s’est imay iné.

*^^3 poule; M. Rœdiger fait àjl9 3 une impulsion, un coup,


dériver ce subst. de la rac. une fois, et, par conséquent,
il a marché doucement et un moment (momentum).
*^
£
d’un pas mal assuré. subst. dérivé du
s y 1^3 boutique;
' S s
JjâO entrée; nom d’action du mot <..
<
rr-3 3 banc, qui est le

V. il est entré .
— Rem. r éyeos des Grecs.

{**2 plus proche; fém. sing. de



(Jî joi.3 signifie entrer dans
un lieu ou chez une personne; l’adj. comp. On emploie
surprendre quel- ce mot pour désigner la vie

qu'un en entrant dans l'endroit présente, le monde,


où il est.

1 2> ce; pronom démonstratif. f quoi donc ? 1 3lll pour-

Joint à la particule interrog. quoi donc ?

li, il forme les adv. interr. flétrissure , l’action de s'é-

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• —

92 DICTIONNAIRE ANALYTIQUE
9 *«
tioler; nom d’act. du verbe du subst. que l’on doit
9 'T
JJi il a été Jlétri , il s'est distinguer deujJ queue.
9 .s
jlétri.
t_)LO loups; plur. rompu du
i j’i 9 p .
fautes, péchés -.pi. rompu subst. o-jA.

r
,jlJ vue, opinion, manière de j'ai espéré; i 'pers.sing.

•“r; subsL dérivé d " verbe


prétér. du v. défect. Uj aor.
défect. et hamzé .c f
j aor. r” *r

voir, au propre et au
figuré. En grec épdai.

U*
5J . , . .

q. est un adverbe qui n’est que jm il fui réjoui 3* pers. sing. pr.
;

l’abréviation

se place
de c_>

qu’au commence-
^ ;
il ne pass.

joui.
du v. sourd jm. il a ré-

J J
ment des personnes de l’ao- Ç
silencieux; adj. verb.
riste, et il les détermine à la

signification d’un temps fu-


dérivé du v. -
> ~ il a
gardé le silence. Ces adjectifs
tur. Voy. S. dé Sacy, Gramm.
s’emploient souvent pour ex-
ar. 1. 1, p. 5o4.
primer l’intensité, l’énergie
il a cherché à dépasser à ou l’habitude d’une action ou
la course ; 3” p. sing. pr. de la d’une manière d’être.

3* forme du v. il a. de-
rju-, et eyu mal, méchanceté;
vancé. — La 3* forme indique
nom d’act. du v. défect. îU
souvent f émulation, les efforts

quon aor. ejMj il a été méchant .


fait pour surpasser une
autre personne, dans faction qUjJ un homme de
exprimée par la î
" forme.
méchanceté, c’est-à-dire un
lions; plur. rompu du homme méchant.
^ £
subst. g-*». noire; f. de l’adj. 3^*t.

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DES MOTS ET DES FORMES DIFFICILES. 93

U*
Jk"U il a été semblable, il a eu la rompu >lyii
*(J» plur. chose.
mêmeforme que; 3* pers. sing.
Ce subst. est dérivé du verbe
de 3* f*
prêt, la forme du v.
" # $ o défect. sUî il a voulu.
rac. forme, con- * »
e
tu as voulu ; 2 pers. sing.
figuration d'une chose.

témoignage; subst. dé- prêt, du v. défect. xLî aor.

rivé du v. il a témoigné.

_ «* „ a
Uâ nous avons regardé comme (j-o il a fait la prière. Voy.
S
sincère; î” pers. plur. prêt.
ir^-
de la 2 * forme du v. chasseurs; pl. du nom
il a été sincère.
de métier ,
qui est dé-

et ijL plur. rivé du v. concave aor.


J m
prière, d'où vient la 2 * forme il a été à la chasse.


e
il a perdu; 3 pers. sing. souvent aux verbes neutres
prêt, de la 2 *
forme du v. la signification relative. Voy.

concave oli U a péri il s 'est


S. de Sacy, Gramm. arab. 1. 1 f
,

perdu. — La 2 *
forme donne p. i3o.

\o

caractère , naturel, ce qui l'ascension; nom dact.


a été gravé dans notre cœur
du v. ^11? il s'est levé, il a
par la nature; subst. f. dérivé
^^» monté.
du v.
& il a imprimé.

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04 DICTIONNAIRE ANALYTIQUE

il a résisté: 3* pcrs. sing. la prép. de, et du con-


Jt'Jis.
prêt, de la 3* forme du verbe jonctif neutre ^ ce que.

H s'est mis devant.


(jCJot J ai, c’est-à-dire chez

Qjlc il a vu; 3' pcrs. sing. moi est ; composé de la prép.

prêt, de la 3* forme du v.
oJlc chez et du pron. affine
concave (jlé. il a lancé de la i” pers. <_5
moi. Les
un coup d’œil , il a regarde Arabes n’ont pas le v. avoir.
<•
5 , i
d'un œil malin. Rac. (jefi œil. oi je me suis fié; î” pers.
... sing. prêt, de la a* forme du
j(>£ pour ennemi; aaj.

verbal formé du v. défect. v. concave jlé il s'est arrêté


I Jr il a été injuste envers à une opinion. — Les verbes
e
a délesté. à la a forme sont fréquem-
quelqu’un , il

ment synonymes de ceux de


racines; pl. rompu du
la
r
i * forme; ils expriment
©

subst.
ÔJÏ' seulement une sorte d’éner-

de ce que; mot composé de gie.

tromperie; nom d’action français un mot pareil gou-


j yjÈ.
,

rer [duper).
du v. sourd il a trompe.

— Il existe dans le vieux

i
9 *-
a mis en avant, [par subst.
i_>i elle

extension ) commis; 3* pers. pieds [dune bête); pl.


oj |3
sing. fém. prêt, de la a' forme
rompu du subst. >» — ‘G-S
du v. ^*<>3 il a été en avant.
js. - • dérivé du v. concave
Voyez
C" il s’est tenu debout.
* , ,

cornes; plur. rompu du


j3

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,

DES MOTS ET DES FORMES DIFFICILES. 95

<f)

<3 comme. Cette particule pré- grands; nom. plur. de


fixe est une préposit. qui sert l’adj. •

à comparer. Ex. : jJ*=> U a multiplié , rendu nom-


ils sont comme les pierres,
breux, 3* pers. sing. prêt, de
- e
î
f
la 2 forme du v. il a
comme si. Ce mot, com-
été nombreux. Voyez
posé de la prépos. <3 et de
s
* il adressa la parole à; 3*
conjonct.
la
y f
,
fait fonction
pers. sing. prêt, du v. Xé=>-
>'
d’adv. conjonctif c2LjLi=» o * O -
Rac. parole.
comme si toi, il semble que toi. l'l i . . , » .
' W-== toares tesjois que ; adv. de
,

LjL^=> Us furent tous deux; duel temps composé du substantif

prêter, du v. concave q I £-> la totalité et du pron.


-> *
aor. être. ce que.

J
%
pour que; adv. composé de composé de la prépos. J qui
indique la propriété ou
la prép.^ J pour, et de la l’attri-

bution, et du pron. affixe de


conj. q[ que.
la a' pers. 3 toi. Cette prép.
peut-être, pour voir si. Cet dans ce sens, répond au v.
adverbe admet les pronoms français avoir.
affixes. M. de Sacy pense que
JJ ne... pas ; adverbe négatif
Jü est de sa nature un verbe, après lequel on doit toujours

et que est composé de mettre l’aoriste au mode con-


ce verbe et de l’adverbe affir- ditionnel.

matif
J. Lt et
M- pourquoi ; mot com-
lAJ tu as, c’est-à-dire d toi est; posé de la prépos.
J et du

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y

96 DICTIONNAIRE ANALYTIQUE
nom conjonctif indéclinable de la 2 * forme du v. concave

u. J il a blâmé.
^
Cl lorsque; adverbe conjonc- dÇJ [nti/iam] plût à Dieu que!

tif qui ne s’emploie qu’en Cet adverbe prend lesaffixcs.

parlant d’une chose passée. il n'est pas; elle

si... ne ; conj . formée de la n’est pas. Ce verbe négatif n’a

que le prétérit et se conjugue


conj. J et de l’adv. négatif
d'une manière assez analogue
i. à la conjugaison des verbes

blâme; 2 * pers. sing. imp. concaves.

ôjlÿ béni
,
fortunatus ; part, de la 3* forme du v. concave
masc. pass. de la 3* forme yjl il a duré.
a plié les genoux. C J
duv. (jljJ il
.

servi; part. pass. masc.


venue; nom d’action du v.
du v. ycüJ*. il a servi,

concave et hamzé sl4.il est


ie- \_y> pâturage ; nom de lieu
€ j .

venu. Rac. intérieur d’une


du v. défect. ^c-j paître.
maison ? y, o

malades; plur. de l’adj.


*Jl⣠faux -fuyant, ruse; nom
d’action du v. concave JC*
il a tourné, il a fait des cir- j;ja jeté ; part. pass. masc. du
m
^ b y
cuits. — LJ lis y sans le v. défect. aor.
f

il a

moindre détour, sans doute, jeté.

àreyySis.
...
es. LL» précipitation; nom d’ac-
ÙJlk ongles, griffes; plur. tion de la 3* forme du verbe

rompu du subst. Çjii* dé- Ç-je» il a été prompt.


£
rivé du v. çL il a déchiré
T. • j
regardé comme digne ;

„ avec ses onqles. part. masc. de la 10 ' forme


[ iM persévérance nom d’act. ; du verbe sourd qui au

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G

DES MOTS ET DES FORMES DIFFICILES. 97

pass. signifie, il a été digne. du v. 3^3 il a chassé. En


latin trudere.
boucherie; nom Je lieu ^
ïtX^Lsôo aide; nom d’action de
dérivé du v. il a écorché.
la 3' forme du verbe ix-ô-c
Les noms de lieu se forment
il a aidé, il a prêté le bras à
de l’aoriste des verbes trili-

tères, en substituant un ^ quelqu'un, il lu soutenu. Rac. :

aux créments de l’aoriste. jw^Lc- bras.


$ j » „
saluant ; part. prés. masc. t_j bienfait service qu’il
jJ*-* ,

faut reconnaître ; part. pass.


de la 2 ' forme du v. fé-X
masc. du verbe il a
il a été sain et sauf. La 2 * forme
connu, reconnu.
emprunte sa signification du JP _ ^ i

_jjL*yo grottes; plur. rompu du


subst. 5>v3Ll salut, salutation.
subst.
j Uco dérivé du verbe
ijyZJî conseil; subst. fém. dé-
concave jLt il a été creux et

rivé du v. concave jLâ, qui


profond.
à la 4* forme signifie con-
voilé; participe passé
seiller.

du verbe défect. c- —
marche ; nom d’action du
(jà-à* un voile de té-

V. défect. il a marché. nèbres est tombé sur lui; il s’est

^ jm J
peintres; part. prés, évanoui.
$ i.: -
plur. masc. de la 2' forme perdu; part. pass. masc.

du verbe concave j l — du v. oJii il a cherché en vain


il a tourné quelque part son une chose.
visage. La 2” forme em- rompu du subst.
lè JL» rois ; pl.
prunte sa signification au

subst. i figure.
ku.
ij b f "j © **
.

àjidC remplie; part. pass. fém.


imprimé ; part. pass.
^ du v. hanué v3L».

masc. du v. a imprimé,

chassé; part. pass. masc.


il

^ conjonctif indéclin, qui

se dit que des êtres raison-


11 e

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, , ,

98 DICTIONNAIRE ANALYTIQUE
nables. Ce qui le distingue l’avenir; participe de la

de (j jJ î , c'est que outre


,
la
7’ forme du verbe 0J 3 il a

la valeur de 1 adj. conj. qui tourné et retourné.

ou que, il renferme encore <> j ,

l’idée de la chose qualifiée et


trouvé •
P art P ass masc - -

signifie celui qui ou celui que. du v. assimilé .

Voyez Silv. de Sacy, Gr. ar.

t. I, p. 448.

£ a
^ 9| JJ t 1
hommes ;
plur. rompu du JjJJ descente; nom d'action du
^ ^ # 1
subst. mIIùI qui signifie pro- v» il a. descendu.
<J J-i
*
• . i
prement l' être sociable par ex- aigles; plur. rompu du
cellence et dérive du v. hamzé subst.
°
1 t .
j
t " j
i
^jÿ\ ils'est familiarisé, il s' est yLüü diminution; nom d'act.

accoutumé à la société de , il a du v. ^joÂj il a été diminué


été sociable. raccourci , abrégé.

lis&bfc ici même; nom de lieu. — elles ; pron. aiïixe fém. plur.
^
LlaLt (jt ici où je suis,hùc. mépris, avanie ; nom d’act.
b j>
*
. ,
^
c->y£> soujfle; nom d action du du v. concave (jl*> il a été

v. sourd <_>*. peu estimé ou peu estimable.

tjüfe ce; fém. cette. — Lj ces plur. du pronom

ovros! 6 toi celui-là! démonst. îj>i.

eux; pron. affixe masc. plur.


’l&

J
i jj j j
animaux sauvages plur. ;
uy^j arrivée; nom d'act. du v.
*» . - '.

rompu du subst. défect. J~o^ il est ami-é.

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DES MOTS ET DES FORMES DIFFICILES. 99
^ .y
chute ; nom d'action du v. 3* pers. sing. prêt, de la

défect. il est tombé, a* forme du v. défect. il

il s’en alla, il se détourna de ; a été penché, ployé.

il se dirige vers; 3 * p. s. la 5' forme est dérivé du


aor. de la 8" forme du v. as-
subst. JJs ombre.
sim. Voyez
a négligé par dédain
Jj lîjo il ;

il se pare; 3° pers. sing. 3* pers. sing. aor. de la 6*

aor. de la 5* forme du v. dé-


forme du v. J.i-ê. il a négligé.
fect. il a paré. — La
jaxXj il est changé, il change;
5* forme a souvent une signi-

fication qui répond à notre 3' pers. sing. de la 5* forme

verbe réfléchi. (
Gramm . ar. du v. concave jlê il a ap-

vu Ig. de M. Caussin de Per- provisionné. La 5* forme se


e
ceval ,
p. 4o, 2 édit.) S.-
rapporte au subst. chan-
ils se disputent tous
gement.
e
deux ; duel aor. de la 6 forme j u» r," ** .

lOtvixj il s'avance; 3' pers. sing.


du v. il a disputé, con-
aor. de la 5' forme du verbe
testé.

1(3-9 il a été en avant.


ils font les Tofails, ils

viennent au festin sans être in- lliij il sc réjouit de, il profite


e
vités ; 3 pers. plur. aor. de la de; 3* pers. sing. aor. de la

5' forme du v.
J — Ce 5' forme du v. liamzé Lisfe

verbe a été formé du nom de être profitable à quelqu'un, lui

Tofaïl, célèbre parasite de être salutaire, se dit surtout


Coufa, dont parle Hariri, de la nourriture qu’on vient
édit, de Silv. de Sacy, p. 55. de prendre.
J .

JJUxXj il se met à l'ombre; jjüc il prend sous sa protection;


3' pers. sing. aor. de la 5* f.
3* personne sing. aor. de la

du v. sourd JJi. Le sens de 3* forme du v. concave jLâ»

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100 DICTIONNAIRE ANALYTIQUE
il a demandé protection . il s'est i, le eo se supprime, et l’on
mis sous le patronage de quel- met, pour le remplacer, un
qu'un. tcchdid sur le i.
J J
e
o-aC il convient; 3 pers. sing. il veut; 3* pers. sing. aor.

de la 4' forme du v. concave


aor. du v. assimilé

^£ J
ll

masc. de
.
aime ;

la 4“
3*
'

pers.

forme du
,
siug.

v.
\

i!
il’j il

il
a demandé.

est augmenté; 3* pers.


e
sing. aor. de la 8 forme du
sourd il a aimé. La 4'
forme implique l’idée de pré-
v. concave ilj) il a été exces-

sif.
férence.
^J
3 e pers.
JUia use de ruse, il prend
est justifié ;

'
des biais; 3* pers. sing. aor.
sing. aor. du passif de la 2

fie la 8' forme du v. concave forme du v. défect.

il a été pur, juste.


Jli a a ité changé, altéré,

dévié. ils luttent de vitesse,


e
il prétexte, 3 pers. sing. ils désirent se devancer l’un

aor. de la 8* forme du v. sourd l'autre; duel aoriste de la


e
a été vers contendit ). 8 forme du v’
ÿf, il a de-
^
J m j „
il
(

vancé. — La 10 ' forme in-


jJtNJ il arrange, il organise;
dique souvent le désir de
3* pers. sing. aor. du mode l’action indiquée par la 1
”.

subj.de la 2 ' forme du v. j_0 il désire se laver, prend


il a été par derrière. un bain; 3 e personne sing.
m o ^
tJ-ii-J au lieu de il ré- de la 10 ' forme du v. sourd
•* -
clame pour lui un mérite, il se il a fait chauffer de
l'arroge; 3" pers. sing. aor. l'eau.

de la 8* forme du v. défect. il est donné ; 3 e p. sing.


It Ü il a appelé. — Si la pre- aor. pass. de la 4
e
forme du
mière radicale est une lettre v. défect. \jJû il a tendu la

analogue pour la prononcia- main. La 4' forme signifie


tion au caractéristique de proprement être libéral, ré-

la 8' lorme, par exemple un pandre des bienfaits sur quel-

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DES MOTS ET DES FORMES DIFFICILES. 101

qu'un, les verser sur lui comme aor. de la 3* forme du v.

une rosée bienjaisanie., Rac. :

» ^
rosée qui tombe la nuit.
j ,'f „
(JlK* j&Jlx se 3* pers.
° '
il glorifie;
, J*
e
ils désirent ; 3 pers.
sing. aor. de la 8* forme de
pl. aor. de la 8‘ forme du v.
s’est glorifié.
défect. il a désiré. J J
?
iSm&j il corrompt, il gâte: 3'
il ressemble; 3* pers.
pers. sing. aor. delà 4* forme
o aor.
sing. de la 3* forme du v.
du v. t,wa il a été corrompu ,

. La
£

* ^
forme dérive du
gâté’. — La 4' forme est le

subst. ressemblance. plus souvent transitive.

il lombe; 3 ' P er5 sin g- aor ‘ -

JJLll il croit sincère; 3' pers.

sing. aor. de la a' forme du v.


v> ass ' m -

J* J l

t7 a été sincère,
H blâme vivement; 3' pers.

ils se déballent tous


sing. aor. de la 2“ forme du
v. concave ilallâmé .

deux duel ; aor. de la 8' forme


La 2' forme fréquemmen t
du v. il a battu. — Le svnonvme de
est

la elle ex-
* *
caractéristique de la 8* *

prime seulement une sorte


forme s’est changé en L, il

d’énergie.
cause de la lettre emphatique
qui le précède. il donne à quelqu’un les

moyens, le pouvoir de ; 3' pers.


v*' il montre , il fait voir, il
duel aor. de la 2* forme du
rend manifeste; 3' pers. sing.
v. il a eu du crédit,
aor. du v. il a été mani-
du pouvoir à la cour.
"
feste , il a été clair comme le (1 ,
|£VJb_) il prend souci de, il s'oc-
$ . <
jour. Rac. -j-C-0 midi, le jour cupe de; 3' pers. sing. aor. de

dans son plein. j a g« forme du v. sourd ii

préoccupé du soin de.


^
il fréquente, il vit dans s’est

la société de; 3* pers. sing. ^ ils font périr; 3* p.

5.

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1052 DICTIONNAIRE ANALYTIQUE, ETC.
plur. aor. de la 4* forme du du
ailé
v. concave
des choses cuire
P il a
elles.
i listiu -

v. il a péri.
Æ,
JaiLo
...
ilréveille; 3' p. sing. aor.
il distingue, il examine, e
de la 2 forme du v. assimilé

3* personne singulier aor. iàjü il a été vigilant, il a


du mode subj. de la 2 * forme reillé.

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— , — — —— , , , 4

TABLE ALPHABETIQUE
DES

FABLES DE LO KM AN
AVEC L'INDICATION DES AUTEURS QUI ONT TRAITÉ LES MEMES
SUJETS QUE LOKMAN.

Page».

Buisson (Le) 4
Chat (Le). — Esope, 81 *. La Fontaine, V, 16 56
Chien (Le) et le Lièvre. — Esope, 354. — Babrius 86 60
Chien (Le) et le Loup. — Esope 38i , 70
Chien (Le) et le Milan. — Esope, 209. — Phèdre, I, 4 — Ba-
brius, 78. — Dosithèe, 11. — La Fontaine, VI, 17 76
Chiens (Les deux). Esope, 129. Babrius, 42 72
Chiens (Les) et le Renard. — Esope, 376 58
Colombe (La). — Esope, 120 54
Cotjs (
Les deux). — Esope , i45. — Babrius, 5. — La Fon-
taine , VII , i3 66
Enfant (L’). Esope, 3 10 50
Enfant (L’) et le Scorpion. — Esope, a63 52
Estomac (L’) et les deux Pieds. Esope , 202. — Tite-Live I.

— La Fontaine ,111, 2 60
Femme (La) et la Poule. — Esope, i36. — Babrius, 121. —
Avien, 33. — La Fontaine, V, i3 30
Fouine (La) et les Poules. — Esope, 1 52 . — Phèdre, VI, 18.
— Plut. De l'Amour frat. S 19. — Babrius, 119 62
Forgeron (Le) et le Chien. — Esope, 284 56
Frelon (Le) et l’Abeille 48
Gazelle (La). — Esope, 181. — Phèdre, I, 12. — Babrius, 43.
— Dosithèe 1. — La Fontaine, VI, 9 14
Gazelle (La). — Esope, 377. — Babrius, 46. — La Fontaine,

XII, 6 16

Ctj chiffres renvoient à l'édition des fables d’Esope publiée par Coroî.

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— —— , ,, — , , ,, ,

104 TABLE ALPHABÉTIQUE DES FABLES.


Pages
Gazelle (La) et le Lion. — Esope, 64 24
Gazelle (La) et le Renard. — Esope, 4, a. — Phèdre, IV, g. —
La Fontaine, III, 5 26
Homme (L') et le Cochon. — Esope, 176. — La Fontaine,
VIII, 12 40
Homme (L') et l'Idole. — Comp. Esope, 128 36
Homme (L’) et la Jument. — Esope 383 , 38
Homme (L’) et la Mort. — Esope, 20 . — La Fontaine, I, 16... 32
Homme (
L’ )
noir. — Esope 75 , 4 36
Homme (L') et les deux Serpents 74
Jardinier (Le). — Esope 3 80 34
Lièvre (Le) et la Lionne. — Esope 2i5 , 28
Lièvres (Les) et les Renards. — Esope, 107 26
Lion (Le) et l’Homme. — Esope, 219. — La Fontaine, III, 10..' 22
Lion (Le) et le Renard. Esope, 218. Babr. 8x. — La Font. II, g. 16
Lion (Le) et le Renard. — Esope , iZq . — Platon ,
Alcib. I, S 37.
— Lacil. Sat. p. 4 3 1 . Horace, Epist. I, 1 , 73. — Phèdre,
Append. 3o. — Babrias 102. — Dosithée, 6. — La Fontaine ,

VI, >4 20
Lion (Le) et le Taureau. — Esope, 227. — Babrius, g6 18
Lion (Le) et les deux Taureaux. — Esope 296. — Babrius 44.
— Avien, 10 12
Loup (Le). — Esope, 234. — Babrius, io4 44
Loups (Les). Esope, 207 68
Moucheron (Le) Taureau. — Esope,
et le 2x3. — Phèdre, Ap-
pendice, 81. — Babrius, 83. — Dosithée, 16 30
Nègre (Le). Voir l'Homme et le Nègre, ci-dessus 48
Oie (L’) et l’Hirondelle.— Esope, 60 68
Soleil (Le) Vent. — Esope, 3o6. —
et le Plutarque Præc. conf.
S 12. — Babrius, — Avien, — La 18. 4. Fontaine, VI, 3. . . . 64
Tortue (La) et le Lièvre. — Esope, 287. — La Fontaine VI
xo 42

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106 TABLE.
S'A, S \'
58 60
S P . „ s \
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62 Jy^l 70
9
68 jiiiÇjyi f' W_
76

72

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.

EXTRAIT DU CATALOGUE
DE LA LIBRAIRIE DE L. HACHETTE ET C“.

Grammaire arabe [iûojjJl jjlc


<J ËaLmJI iLaiiJf] à l'usage des
élèves de l’école spéciale des langues orientales vivantes ; par Silvestre
de Sacy. a* édition corrigée et augmentée à laquelle on a joint un
, ,

Traité de la prosodie et de la métrique des Arabes, a vol. grand in-8°.


Prix, brochés 48 fr.
Chrestomathie arabe [ cjJÜaJU oUL£=>
jjÔJï!] ^oUwj ]
ou extraits de divers écri-
i

vains arabes, tant en prose qu’en vers, avec une traduction française
et des notes;par Silvestre ae Sacy. a* édition. 3 vol. grand iii-8 0 .

Prix, broché? . 50 fr.

Anthologie grammaticale arabe —tf’î i.v» vtaaÿJt

fj] ou morceaux choisis de divers grammairiens et scholiastes


arabes avec une traduction française et des notes pouvant faire suite
,

à la Chrestomathie arabe; par Silvestre de Sacy. 1 vol. grand in-8*.


Prix , broché 18 fr.

Gaula et Dimna [LXaï ^ * LJL t— ou Fables de Bidpaï,


en arabe ,
précédées d’un mémoire sur l’origine de ce livre et sur les
diverses traductions qui en ont été faites dans l’Orient, et suivies de
la üoallaka Je Lébid, en arabe et en français ; par Silvestre de Sacy.
î vol. in-4°. Prix ,
broché 23 fr.

Séances (les) de Hariri [ oLoliU ] Pu


*

bliées en arabe, avec un commentaire choisi, par Silvestre de Sacy.


Nouvelle édition revue avec soin sur les manuscrits et contenant un
choix de notes historiques et explicatives en français et des index, par
M. Reinaud, membre de l'Institut, et M. Derenbourg, membre de
la Société asiatique. a vol. in-4°, qui seront publiés chacun en deux
parties. La première partie paraîtra à la fin d’octobre i846, et les
parties suivantes paraîtront de trois en trois mois.

Grammaire de la larccb arabe vulgaire et littérale, en français


et en latin, par Savary , suivie i° de dialogues arabes avec la tra-
:

duction interlinéairc et la figuration des mots arabes en caractères


0
français ; a du récit de Sindebad le Marin, et d'un autre conte inti-
tulé Ruse des Jemmes, traduits en français ; 3° de quelques chansons
arabes également traduites, i vol. in-4“. Prix, broché 15 fr.

Fables de Loeman [rvj^jî J(jLo[], texte arabe, revu sur les

meilleures éditions J
collationné avec le manuscrit de la Bibliothèque
du Roi d’un dictionnaire par ordre alphabétique de tous les
et suivi
mots qui se trouvent dans ces fables; par M. Chcrbonneau, membre
de la Société asiatique. î vol. in-ia. Prix, brochés. ... 2 fr. 50 c.