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L’art du Spitch

STORYTELLING - SLIDES - PRISE DE PAROLE

L’art du Spitch STORYTELLING - SLIDES - PRISE DE PAROLE Tout ce qu’il faut savoir pour
L’art du Spitch STORYTELLING - SLIDES - PRISE DE PAROLE Tout ce qu’il faut savoir pour

Tout ce qu’il faut savoir pour informer, intéresser et convaincre à l’oral

Michaël Dias

Coach de dirigeants et Fondateur de l’Agence Spitch.

SOMMAIRE

A propos de l’auteur

Préambule

1.

Avant de commencer

 

7

10 choses à savoir avant de faire une présentation

• Qu’est ce qu’un « elevator pitch » et comment réussir le sien ?

2.

Capter l’attention

14

• Pourquoi les 2 premières secondes d’une présentation sont-elles si décisives

5 astuces très simples pour réussir à capter l’attention du public

• Comment réussir à capter l’attention en 3 phrases

3.

Commencer une présentation

25

7 façons de bien commencer une présentation

4.

Développer l’argumentaire

30

• 5 étapes pour Pitch Deck efficace

7 phrases pour gagner en crédibilité et convaincre à l’oral

• Comment réussir à convaincre n’importe qui en 3 étapes

5 techniques pour créer de l’empathie et rendre vos présentations mémorables

5. Faire une démonstration

45

9 conseils pour réussir une démonstration à l’oral

6. Conclure une présentation

50

• 7 façons inoubliables de conclure une présentation

• 4 façons de conclure une présentation comme Apple

7. Illustrer le discours

58

5 conseils pour un design de slides efficace

• 5 erreurs à éviter sur powerpoint ou keynote

• 6 erreurs visuelles que l’on retrouve dans la plupart des présentations

8. Prendre la parole en public

70

• L’anatomie du bon orateur et comment améliorer chaque aspect de votre communication non verbale.

• 9 conseils faciles à mettre en place pour booster votre charisme au quotidien

Pourquoi le contact visuel est-il si important à l’oral

• 6 erreurs non-verbales qu’ont appris à éviter tous les grands communicants

9. Conseils pratiques

88

• 8 choses que font tous les grands communicants avant chaque présentation

Les 9 erreurs les plus fréquentes à l’oral

• 11 conseils pour vaincre le stress à l’oral

• Comment s’habiller pour une présentation : le secret de Zuckerberg, Jobs et Obama

• Découvrez 5 raisons qui font de la marche à pied votre meilleur atout à l’oral

A propos de l’auteur

A propos de l’auteur Michael Dias est le fondateur de l’Agence Spitch, spécialisée dans la création

Michael Dias est le fondateur de l’Agence Spitch, spécialisée dans la création de présentations, le coaching et la formation des orateurs.

Diplômé de l’ESC Toulouse, il a évolué chez Lexmark International en tant que Coordinateur Marketing, puis chez LG Electronics en tant que Responsable Marketing.

Passionné de Storytelling et de Prise de Parole en Public, l’intérêt pour le sujet a commencé en 2010 chez LG Electronics, où il était amené à présenter de nombreuses conférences de Presse de lancement de produits.

Un jour, suite à ses différentes prises de parole en public, il a été invité par un opérateur de téléphonie mobile, pour l’accompagner sur l’une de leurs importantes prises de parole, à l’international. Travailler le discours, développer des contenus Multimedia et coacher les orateurs.

Au cours de cette mission, il s’est aperçu que la prise de parole en public était un vrai souci pour la plupart des orateurs (peur du public, problèmes de structure, manque de compétence design…).

Et la fin de cette collaboration, il a décidé de démissionner et de créer une agence dont la mission serait d’aider tous les porteurs d’idées à les valoriser à l’oral. Et c’est, depuis plus de 6 ans, ce qui l’anime au quotidien.

5 !

Préambule

L’idée de créer ce e-book est venue de nos lecteurs sur le blog de l’Agence Spitch, qui nous demandaient souvent une compilation de nos articles les plus populaires, de façon à les rendre plus facile à lire. Que ce soit lorsque l’on souhaite préparer une présentation ou juste se former le temps d’un Paris-New York.

J’ai donc essayé de rassembler les articles qui me semblaient les plus utiles lorsque l’on souhaite réussir à améliorer ses présentations, avec une segmentation qui permettra à chacun de trouver directement ce qui l’intéresse. Tout en proposant un ordre et une méthode qui me semblent importants dans la création de toute présentation réussie.

Ce e-book se veut donc didactique et pédagogique dans l’art de créer des discours capables d’informer, intéresser et convaincre un public à l’oral.

Nous passerons en revue les techniques nécessaires pour capter l’attention, introduire, développer et conclure un raisonnement à l’oral. Ainsi que les techniques de prise de parole en public.

Vous retrouvez également toute une série de conseils et astuces pratiques pour apprendre à gérer le stress, répéter un discours ou encore s’habiller pour une présentation importante.

Tous ces conseils sont issus de la méthode qu’utilise l’Agence Spitch pour accompagner ses clients dans la valorisation de leurs idées, produits et services au quotidien.

Nous sommes désormais ravis de vous proposer tous ces conseils dans ce e-book, qui, j’en suis convaincu, vous permettront de valoriser vos idées comme elles le méritent.

6 !

1. Avant de commencer

10 choses à savoir avant de faire une présentation

L’une des étapes de nos formations en présentations et prise de parole en public, concerne les choses à savoir, les conseils pratiques avant d’ouvrir son logiciel Powerpoint.

Voici donc une liste de choses à faire et à savoir avant votre prochaine présentation :

1. L’être humain à plus peur d’avoir à prendre la parole face à

un public que de sa propre mort

C’est une étude américaine qui le dit et pourtant les américains sont réputés pour être de bien meilleurs communicants que nous ne le sommes. Le stress de l’oral est en effet universel et la préparation est la seule façon de surmonter cette peur.

2. Pour réussir une présentation il faut consacrer 70% de son

temps de préparation à écrire son script et 30% seulement à ses slides

A l’inverse de ce qu’il se fait généralement en entreprise, l’étape la plus importante pour une faire présentation réussie n’est pas le powerpoint en lui même mais toute la préparation autour du script de votre discours. Posez votre pitch, étoffez chaque étape et bossez votre argumentaire. Il sera ensuite beaucoup plus facile de choisir les visuels pour illustrer chaque idée.

3. Le rapport entre quantité de slides et durée de l’oral

dépends du nombre de messages visuels que vous souhaitez faire passer

8 !

Cela peut paraître trivial, mais par expérience je peux vous garantir que cette règle n’est que très peu appliquée au quotidien. En fonction de votre script, si vous maîtrisez votre sujet, le nombre de slides peut être en réalité assez réduit. Tout dépendra de combien de messages très visuels vous souhaitez aborder et dans tous les cas, une image impactante vaut mieux que 10 slides complexes.

4. Votre impact à l’oral est réparti de la façon suivante : 7%

pour le contenu, 38% pour votre voix et 55% pour le langage non-verbal.

Si le contenu de votre discours est indissociable de la réussite d’un oral, la cohérence entre les mots choisis et votre intonation ainsi que l’engagement corporel qui est le votre est elle fondamentale une fois face à son public. Si on fait passer des messages forts avec une voix monocorde et un corps mou, on a en effet que très peu de chances de marquer les esprits des personnes que l’on a en face de nous.

5. 90% du stress généré par l’oral provient du manque de

préparation de l’orateur

S’il existe des pathologies agoraphobes rares, sachez que cette règle s’applique dans la plupart des autres cas. Le stress est toujours généré par l’anticipation d’un oral dans lequel nous savons que nous aurons à improviser en live face à un public et c’est ce manque de préparation qui nous fait stresser avant et pendant un oral. Pensez-y !

6. Steve jobs passait 2 jours à préparer et répéter chaque

keynote

J’évoque cette stat à chaque séance de coaching avec nos clients. En entreprise, il est très rare qu’un CEO ait plus de 2 heures à consacrer à la répétition d’un oral important. Et pourtant il est fondamental d’être capable de prendre le temps de répéter au moins 4 fois son discours de bout en bout. Un manque de temps

9 !

qui se paye souvent très chère face à son public, et la plupart du temps par manque de préparation, comme nous venons de le voir.

7. Si vous arrivez à résumer votre présentation en 10% du

temps qui vous sera imparti, c’est que vous êtes prêt

C’est la logique du pitch. Plus vous êtes capables de résumer un oral en une durée très courte et plus vous serez capable de briller sur un format plus long. Cela semble aisé, mais essayez avant votre prochaine présentation et vous verrez qu’il est plus difficile que cela en a l’air.

8. Votre présentation ne doit pas dépasser 40% de la durée de

votre meeting

Pour l’avoir constaté en entreprise, je peux vous garantir que quasi personne ne respecte cette règle au quotidien.

Et pourtant il est indispensable à une vente ou à n’importe quelle négociation, de laisser au moins 60% de son temps pour répondre aux doutes, aux questions, préciser certains points et échanger avec son interlocuteur. Sur une heure de meeting en moyenne, pensez donc à consacrer 25 minutes max à l’oral et 35 minutes à votre public.

9. Une présentation doit servir à expliquer à votre public

comment vous êtes capable de résoudre un problème qu’il rencontre et non pas à expliquer ce que vous faites

C’est la grande erreur que l’on retrouve à quasi chaque présentation. La plupart du temps, ayant hâte de convaincre son interlocuteur, on passe trop de temps à expliquer ce que l’on fait, son job, sa boite, ses services, etc… Alors qu’une présentation c’est pas fait pour ça ! Vous n’êtes pas le héros de votre oral. A l’inverse vous devez plutôt vous considérer le mentor de votre public, ce héros, qui rencontre des problèmes et auxquelles vous avez les

solutions les plus adaptées à lui proposer. Montrez-lui le chemin, tel est votre destin !

10. Vous avez deux secondes pour influencer positivement l’impression que votre public se fait de vous

La première impression est toujours la bonne. Au delà, il est toujours très difficile de changer le « mindset » de son public. Pour réussir, pensez à vous montrer le plus souriant, affable et ouvert possible. Présentez vous, ce que vous faites, d’où vous venez, et ce que vous allez lui présenter aujourd’hui. Montrez que vous venez en paix, regardez les gens dans les yeux, soyez la bonne personne que vous êtes au quotidien, et tout se passera pour le mieux.

Qu’est ce qu’un « elevator pitch » et comment réussir le sien ?

S’il y a bien un mot à la mode en ce moment, c’est le « Elevator Pitch ». Souvent « name dropé » en entreprise, très nombreux sont néanmoins ceux qui ne savent pas vraiment de quoi il s’agit concrètement. Mais pas de souci on est là pour ça.

ELEVATOR PITCH KESAKO ?

L’elevator pitch c’est un résumé bref et efficace de ce qu’est votre activité, de ce que vous faites, votre boite, votre job ou vos idées.

Le terme, popularisé dans la Silicon Valley, vient de cette question que se posent tous les créateurs de start-up : « et toi, si tu te retrouvais dans un ascenseur avec un investisseur et que tu avais moins d’une minute pour le convaincre d’investir dans ta boite, que lui dirais-tu ? »

En gros, vous l’aurez compris, il s’agit d’une technique pour réussir à capter l’attention et convaincre rapidement ses interlocuteurs (et pas que des investisseurs). Il faut donc être capable d’aller à l’essentiel, tout en permettant à celui qui vous écoute de bien cerner de quoi il s’agit. Il faut être intéressant, succinct mais mémorable, le tout, la montre en main.

COMMENT CRÉER UN PITCH ELEVATOR EFFICACE ?

1.Présentez vous

Aristote le disait déjà il y a plus de 2000 ans, la première étape pour convaincre quelqu’un passe toujours par l’ethos. Être capable de se présenter, se montrer digne de confiance et du temps que l’on souhaite que l’on nous accorde.

Sans raconter sa vie, il est important de donner son nom, son background et sa fonction principale, et si vous possédez des connaissances en commun, vous pouvez vous en servir comme point d’accroche. C’est toujours plus simple !

2.Expliquez ce que vous faites

Une fois les présentations réalisées, il est temps de parler de ce que vous faites, et en quoi cela peut intéresser la personne que vous pitchez.

Expliquez succinctement la mission de votre boite, le type de produit qui est le votre et comment fonctionne votre business model.

3.Expliquez ce qui vous différencie

C’est ce que les anglo-saxons appellent l’unique selling proposition (USP) qui est en gros la principale valeur ajoutée d’un produit ou service.

Qu’importe votre domaine d’activité, vous n’êtes sûrement pas les seuls à faire ce que vous faites, et pour convaincre un investisseur de vous suivre il faut être très pragmatique dans la façon d’identifier ce qui vous différencie des autres et pourquoi votre proposition est meilleure que celle de vos concurrents.

Pensez donc à identifier l’USP qui vous semble le plus intéressant pour votre interlocuteur, et vous pouvez varier en fonction de du profil de la personne que vous avez en face de vous.

4.Conclure par une question

Après avoir présenté ce qui vous rend si spécial, il est temps d’engager votre interlocuteur pour un « next step ».

Pour ce faire, rien de mieux qu’une question ouverte : « vous vous demandez sûrement comment on réussit à créer autant d’opportunités pour nos clients ? je serais ravis de vous l’expliquer autour d’un café ». Et le tour est joué :D

2. Capter l’a t ention

Pourquoi les 2 premières secondes d’une présentation sont-elles si décisives

Qu’importe ce que vous raconterez pendant votre prochaine présentation sachez que votre réussite à l’oral dépendra essentiellement de vos 2 premières secondes sur scène.

Même si 2 secondes peut ne pas être le chiffre exact, c’est en tout cas au cours de ces tous premiers instants que votre public va prendre la décision de vous écouter avec attention, ou pas.

C’est en effet, au cours des premières secondes d’un oral que le public se fait sa première impression à votre sujet, et il est donc d’autant plus important de réussir à faire en sorte que celle-ci soit positive, qu’Aristote lui même (ou ceux qui ont réécrit son œuvre à postériori) appelait cela l’Ethos, cette nécessité absolue de montrer que l’on est digne de confiance pour pouvoir convaincre à l’oral.

Pour savoir comment réussir à faire bonne impression dès le début de chaque présentation, voici quelques conseils :

1. SOIGNEZ VOTRE LANGAGE NON-VERBAL :

Il existe cette fameuse statistique qui dit que l’opinion que se fait le public d’un orateur est déterminée à 74% par le non verbal. Si je ne suis pas sûr que l’on puisse vraiment le quantifier ainsi, une chose est certaine, en général, le succès est davantage déterminé par la bonhomie et l’emphatise que l’on dégage naturellement, que par l’intelligence, la compétence et le sérieux des propos que l’on tient (même si cela est bien dommage).

Ainsi, si vous souhaitez créer une bonne première impression, commencez donc par soigner chaque aspect de votre non-verbal, que vous pouvez maîtriser. Ce qui inclut, votre tenue vestimentaire (toujours en accord avec celle de votre public), souriez, regardez votre audience dans les yeux, maintenez une posture droite, ouverte et un ton de voix proche de celui que vous utilisez lors de conversations informelles. C’est en étant le plus authentique possible, que vous parviendrez à susciter la confiance auprès de votre auditoire.

2. COMMENCEZ PAR UNE NOTE HUMORISTIQUE :

L’humour est et restera toujours une excellente façon de créer des liens, de la confiance et de l’empathie. Si je conseille toujours les Dirigeants que je coach à utiliser un moment d’esprit dans les premiers instants de leurs présentations, il est important cependant d’être capable de connaître ses propres limites, et de le faire que si l’on se sent parfaitement à l’aise avec cela. Le pire qui puisse vous arriver ce serait de faire un bide inespéré. Apprenez donc à doser votre humour de façon efficace. Sans avoir à faire un one man show, des petites techniques permettent de réussir ce « move » sans trop prendre de risques, et je vous invite à lire notre précédent post sur le sujet.

3. MONTREZ VOUS BIEN VEILLANT :

Aristote, encore lui, définit l’ethos-logos-pathos comme la triptyque essentielle pour réussir à convaincre à l’oral. Ceci dit je pense qu’il a oublié de mentionner ce que j’appellerais « l’amigos » (ou je me permets de mentionner des oublis d’Aristote :). Avant toute chose, si vous souhaitez valoriser vos idées à l’oral, provoquer une bonne impression et susciter l’engouement autour de vos solutions, il est fondamental de savoir prendre soin de votre public, de montrer que vous êtes l’un des leurs, en gros de réussir à créer une relation amicale.

Cela peut paraître bizarre, mais d’une façon générale, on peut dire que nous sommes tous dans une perpétuelle recherche de reconnaissance, et de valorisation sociale. Votre public ne fuit pas cette règle, et être capable de se montrer accessible et amical, permet d’offrir à ceux qui vont vous évaluer à l’oral, ce coté humain et appréciable qui peut faire la différence.

4. PRENEZ DE L’AVANCE

Enfin, la meilleure façon de réussir les 2 premières secondes résidera toujours dans les minutes précédant votre oral. Ainsi, si vous pouvez arriver plus tôt, prendre le temps de converser avec les premiers arrivés, vous montrer sympathique, bien veillant et de confiance, vous aurez fait la quasi totalité du chemin avant même de prendre le micro. Adaptez donc les trois précédents conseils à cette 4 ème étape et vous pouvez être sûr que le tour est joué.

5 astuces très simples pour réussir à capter l’attention du public

Je vais donc commencer par suivre le premier point de cet article et vous économiser l’introduction :)

ENTREZ IMMÉDIATEMENT DANS L’ACTION

La plupart des présentations commencent par un classique :

« bonjour, je m’appelle …. Et aujourd’hui je voudrais vous parler de…. »

A cet instant précis on se dit que ça va être long, très long…

Si on observe le début des livres best-sellers, on se rend compte que la première page est invariablement une action. Tout simplement parce pour embarquer le lecteur, celui-ci doit sentir qu’il est au cœur de l’action dès qu’il commence sa lecture.

Pour une présentation c’est exactement pareil.

Ça ne veut pas dire que vous devez ouvrir chaque présentation par une fusillade, mais que pour capter l’attention du public plus facilement, il faut lui montrer dès les premiers instants un bon aperçu ce que vous pouvez lui offrir.

Exemple : “Je vais vous montrer comment réduire par deux le temps passé à actualiser votre e-boutique « , c’est beaucoup impactant que le classique : « Merci d’être ici. Mon nom est Jean Claude. Aujourd’hui, je voudrais parler de la façon de …”

POSEZ AU MOINS UNE QUESTION TOUTES LES 10 MINUTES

Dans le livre Brain Rules, John Medina écrit que pour maintenir l’attention d’un public il est indispensable de poser au moins une question de rhétorique toutes les 10 minutes.

C’est une règle à laquelle je ne peux que souscrire.

Les questions stimulent l’attention et permettent au public de se sentir davantage concerné, que son opinion est davantage prise en compte.

Autre avantage des questions de rhétorique c’est que celles-ci peuvent vous permettre d’anticiper de possibles doutes surgissant suite à votre argumentation, et de les contraster immédiatement par des contre alternatives qui vont venir accentuer votre raisonnement.

Exemple : « alors vous vous dites peut-être qu’il existe déjà une application pour cela. Mais en réalité, celle-ci n’est pas du tout adaptée à vos problématiques…

UTILISEZ DES SLIDES POUR RENFORCER L’IMPACT DE VOTRE DISCOURS

Il n’y a qu’une seule façon d’utiliser correctement PowerPoint dans votre présentation et c’est en tant que support.

PowerPoint ne doit jamais être l’événement principal de votre oral. A l’inverse celui-ci, comme on le dit souvent sur le blog, ne doit servir qu’à illustrer en temps réel votre discours à l’aide d’éléments graphiques (images, titres, pictos) capables de marquer les esprits visuellement.

Vos slides doivent donc venir en arrière plan du discours de l’orateur. Croire que votre public sera capable de lire vos slides et vous écouter en même temps, c’est clairement surestimer l’attention qu’ils ont à vous accorder.

MONTREZ VOTRE ENTHOUSIASME

Si vous n’êtes pas passionné par votre présentation, sachez que personne d’autre ne le sera.

L’enthousiasme ça se transmet, et c’est généralement la seule chose que l’on recherche lorsque l’on échange un point de vue.

Montrez vous toujours jovial, intéressé et enthousiaste. Pour cela, apprenez à qualifier positivement vos propositions (c’est vraiment cool, c’est génial, j’aime beaucoup cette fonctionnalité…).

Car comme disait Charles Buxton : “Experience shows that success is due less to ability than to zeal.”

CONCLUEZ L’ACTION

Je trouve toujours cela très étonnant lorsque j’assiste à des présentations sans call to action, dans lesquelles l’orateur après avoir présenté les fonctionnalités de son produit, conclut par un classique : « et donc voilà… »

C’est une erreur à éviter absolument et dans tous les cas.

L’attention span de nos générations ne cesse de se réduire, et il nous est par conséquent de plus en plus difficile de se souvenir de la plupart des informations que l’on consomme au quotidien.

Ainsi, sachez qu’il y a d’énormes chances pour que votre présentation, aussi intéressante soit elle, n’évoque plus grand

chose, quelques minutes seulement, après que vous ayez rendu le micro.

La conclusion est donc votre dernière et meilleure chance pour ancrer dans les esprits les deux ou trois idées principales que vous souhaitez que votre public ne retienne. Et surtout de donner les guidelines à suivre, les actions à mettre en place pour qu’il puisse accéder aux bénéfices de la solution que vous venez de proposer à l’oral.

Le call to action dépend du type de proposition qui est la votre, cela peut être un prix et une date de sortie, pour un iphone par exemple. Une démarche à suivre, dans le cas d’une stratégie à mettre en place. Ou un mail / adresse web si vous souhaitez simplement engager votre audience à vous contacter.

Comment réussir à capter l’attention en 3 phrases

La plupart du temps, les présentations auxquelles on assiste commencent toutes de la même façon :

« Bonjour, je m’appelle Jean Michel, je suis ingénieur e-commerce, et aujourd’hui je veux vous parler de notre nouvel outil »

A peine ces mots entendus, on sait que cela va être long, très long.

Et ce essentiellement parce qu’en une phrase Jean Michel n’a parlé que de lui, son nom, son poste, sa prez.

Si vous nous suivez régulièrement sur le blog, vous savez à

l’inverse que pour réussir une présentation il faut être capable de s’intéresser à son public, et jouer le rôle du mentor et pas celui de star de son oral. Vous devez être celui qui apporte des réponses aux problèmes que rencontrent vos interlocuteurs. Il faut être capable d’identifier les problématiques et être source de solutions.

Pour ce faire, je vous propose 3 phrases pour réussir à commencer vos présentations de façon impactante, grâce à la méthode V.V.E.

VOUS ÊTES VOUS DÉJÀ DEMANDÉ POURQUOI ?

Toutes les présentations devraient commencer par un « WHY ». Être capable de faire questionner son public sur les problèmes qu’il rencontre au quotidien est la meilleure façon d’accrocher et capter l’attention de ceux que l’on a en face de soi.

En reprenant le cas de Jean Michel, un ingénieur qui a un outil à proposer à des chefs de projets e-commerce, la phrase suivante aurait été un parfait coup d’envoi pour sa présentation :

« Vous êtes vous déjà demandé pourquoi l’ordonnancement des

articles dans votre boutique online vous prend autant de temps chaque jour ? »

AUJOURD’HUI VOUS DEVEZ…

Une fois lancé le « WHY », la deuxième phrase permet de rappeler les contraintes existantes aujourd’hui pour votre public, et lui prouver que vous connaissez sa réalité, les problèmes qu’ils rencontrent sur le terrain, en gros que vous parlez le même langage que lui.

En reprenant le cas de Jean Michel :

« aujourd’hui vous devez chaque jour trier des centaines de

produits pour les afficher dans l’ordre qui vous convient sur la home page de votre e-boutique, manuellement et les outils d’ordonnancement existants ne sont pas adaptés aux spécificités de vos offres… »

ET SI VOUS POUVIEZ ?

Une fois posés les contraintes, ou éléments perturbateurs pour votre public, la troisième phrase permet enfin d’introduire, la solution que vous avez à présenter. Cette juxtaposition permet de répondre aux questions que pose votre auditoire et de lancer la présentation et description de votre solution (ses caractéristiques, avantages, sa démonstration, son prix etc …).

Exemple :

« Et si vous pouviez désormais ordonnancer l’ensemble de vos

produits en 3 clics et gagner jusqu’à 4 heures de votre temps chaque jour grâce à un nouvel outil ? »

Et bam, tout le monde vous écoute et a hâte de découvrir la solution que vous avez à leur proposer. Même moi j’ai envie de l’acheter là :D

Alors bien sûr il est toujours important de se présenter succinctement, son nom, sa boite, son poste, son background, mais cela doit pouvoir se faire en une ou deux phrases et ne doit jamais empiéter sur la présentation de votre solution.

Votre public est la star, ne l’oubliez pas !

3. Commencer une présentation

7 façons de bien commencer une présentation

Si la conclusion est importante, savoir comment commencer une présentation l’est tout autant.

Il y a quelques mois de cela, j’ai écrit un post pour vous aider dans la conclusion de vos présentation (Découvrez 6 façons de conclure vos présentation). Il s’avère que ce post est désormais le plus lus sur le blog. Du coup je me suis dit qu’il serait bien de commencer par le commencement et de partager avec vous 7 conseils pour vous permettre de commencer une présentation plus efficacement.

1. RACONTEZ UNE HISTOIRE

Commencer une présentation par une anecdote en lien avec le sujet principal de votre oral est en effet l’une des techniques les plus efficaces pour capter l’attention de votre public, dès les premiers instants. Cela peut être une anecdote personnelle, une histoire qui est arrivée à quelqu’un de connu, ou encore l’histoire de l’origine de l’idée ou produit que vous avez à présenter. Ce qui est important c’est que celle-ci soit authentique, facile à comprendre et que sa morale soit évidente et ne nécessite pas un effort intellectuel trop important à votre public. Si raconter une histoire est une bonne façon de marquer les esprits, c’est également une façon abile d’introduire et justifier l’existence des solutions que vous avez à présenter. Choisissez donc bien la votre.

2. POSEZ UNE QUESTION RHÉTORIQUE

Une question rhétorique est une question qui n’a pas pour but d’être résolue immédiatement, mais de faire avancer le point de vue de celui qui la pose.

Les avocats sont connus pour en poser souvent durant leur discours d’ouverture, de façon à influencer l’opinion du jury sur les sujets qu’ils défendent. Les questions rhétoriques n’ont généralement pas une seule bonne réponse, à l’inverse elles ouvres le champ au développement de plusieurs éléments de réponse permettant une explication à postériori plus détaillée et précise.

Commencer une présentation par une ou plusieurs questions rhétoriques vous permettra donc de capter l’attention de votre public plus facilement, interpelé, celui-ci s’efforcera davantage de rester concentré afin de voir ces différentes questions résolues.

3. UTILISEZ UN CHIFFRE OU UNE DÉCLARATION MARQUANTE

Les journaux télévisés commencent souvent leurs émissions par la news la plus marquante, la plus « impactful » afin d’essayer de nous rendre le plus curieux possible, et ce de façon à ce que l’on reste figé sur notre écran le plus longtemps possible.

Ainsi, et de la même façon, en ouverture d’une présentation, le recours à une stat marquante ou une phrase qui met en exergue une réalité méconnu de votre auditoire, sur son business ou sur toute autre réalité qui est la sienne, vous permettra d’ouvrir les esprits de votre public et susciter sa curiosité plus facilement. Celui-ci voudra donc naturellement en savoir davantage, vérifier, dans un premier temps, sa véracité, essayer de comprendre en quoi il peut être impacté par cette réalité qu’il découvre, et déterminer de quelle façon la solution que vous avez à lui présenter peut lui permettre de tirer partie de cette situation.

4.

UTILISEZ UNE CITATION ASPIRATIONELLE

Citer un CEO reconnu, un grand penseur ou un leader défunt est également un moyen très efficace de bien commencer votre allocution. La citation à l’avantage de réussir à susciter immédiatement l’intérêt de votre public et d’en flatter son égo, tout en vous permettant de vos appuyer sur la crédibilité de la personnalité citée, pour justifier le point de vue que vous souhaitez développer tout au long de votre oral. Assurez vous donc de choisir une citation de quelqu’un de connu de votre public, en ayant préalablement vérifié sa biographie pour éviter de froisser les susceptibilités que le choix d’une personnalité controversée pourrait causer chez votre auditoire.

5. AFFICHEZ À L’ÉCRAN UNE IMAGE CAPTIVANTE

Je vous avais déjà parlé de cette technique, en partageant avec vous une de mes photo de vacances sur un éléphant. Cette technique reste en effet très efficace pour réussir à marquer les esprits de votre public dès le début de votre oral. Ayez recours à des images fortes, transmettant de façon très impactante l’idée que vous souhaitez faire passer. Tout comme un chiffre, une image marquante d’une réalité méconnue ou inattendue de la part de votre auditoire, vous permettra, au delà de capter initialement son attention, de créer également une ancre mnémotechnique chez ce dernier, qui lui permettra de se souvenir de ce moment et de plusieurs informations associées, pendant une plus longue période de temps.

6. AYEZ RECOURS AUX INFOGRAPHIES

Une bonne infographie vaut souvent mieux qu’une longue explication. Les meilleures infographies combinent texte, data et design attractif et permettent d’illustrer de façon très visuelle des

infos parfois complexes, Assumant le risque de paraître redondant, l’utilisation d’une infographie dès le début de votre présentation est, tout comme une photo marquante, également une excellente façon d’interpeler votre public en illustrant et mettant en perspective, graphiquement, une réalité méconnue de ce dernier.

7. OU COMMENCEZ PAR UNE VIDÉO / ANIMATION

Avoir recours à une vidéo ou animatique ludique, dynamique et inspirante est également une excellente façon de bien commencer une présentation.

En fonction de l’idée que vous souhaitez faire passer, elle peut vous permettre de détendre l’atmosphère, donner le ton du discours et mobiliser les aspirations de chacun d’une façon inaccessible à aucun autre support.

4. Développer l’ argumentaire

5 étapes pour Pitch Deck efficace

Si vous souhaitez pitcher des investisseurs, convaincre votre chef de vous suivre sur votre projet, ou convaincre un client d’acheter votre solution, il est généralement conseillé d’avoir un bon pitch deck

Le pitch deck, ce sont les slides nécessaires à pitcher une idée, produit ou service et qui jouent un rôle majeur dans chaque oral.

Voici donc 5 étapes très simples pour vous aider à réussir le votre :

MONTREZ QU’IL EXISTE UN PROBLÈME

Si vous avez à pitcher c’est parce que vous avez une solution à proposer. Qu’importe le profil de vos interlocuteurs, l’objectif est donc d’identifier un problème qu’ils rencontrent afin de superposer votre bonne volonté et le produit qui va avec.

Pour ce faire pensez donc à commencer votre oral par un état des lieux précis, de façon à démontrer à votre public que vous avez parfaitement compris sa réalité et que vous savez de quel mal il ‘souffre’.

MONTREZ QU’IL EXISTE UNE OPPORTUNITÉ

Une fois identifié ce problème, il s’agit désormais de démontrer qu’il existe une opportunité à saisir, une lumière au bout du tunnel.

Ici encore, il faut savoir faire preuve de connaissance de la réalité de son audience si l’on veut être pris au sérieux.

Exposez votre vision détaillée, l’opportunité et préparez le terrain à la solution qui est la votre.

MONTREZ QUE VOUS POSSÉDEZ LA MEILLEURE SOLUTION

Si on vous écoute c’est parce que l’on attend de vous que vous soyez force de proposition. On s’attend à ce que vous ayez une solution à nous proposer et que celle ci soit la plus adaptée.

C’est à ce moment là que vous devez faire briller votre produit, le présenter, ses fonctionnalités, ses avantages et en faire une démonstration, si possible. Sans oublier que le héros ce n’est pas vous mais votre public, qui souhaite être guidé dans les difficultés qu’il rencontre.

MONTREZ QUE VOUS ÊTES LES MEILLEURS À EXÉCUTER CETTE SOLUTION

Alors, le souci lorsque l’on propose une solution c’est que chaque membre du public va ressentir une certaine résistance au changement, et va voir émerger dans son cerveau toute une série d’objections à ce que vous proposez.

À vous d’être capable d’anticiper ces objections en juxtaposant votre proposition avec les alternatives possibles, le tout en démontrant clairement pourquoi votre solution est la plus adaptée.

DITES CE QUE VOUS ATTENDEZ DE VOS INTERLOCUTEURS ET POURQUOI FAIRE

Enfin, il ne vous reste plus qu’à conclure.

Après avoir identifié un problème et y avoir répondu par une solution, le public se demande désormais ce qu’il doit faire pour vous suivre.

A vous de maîtriser l’art du call-to-action et expliquer précisément ce que vous attendez du public. Il peut s’agir d’un prix et d’une date de sortie, pour un iphone. Un plan de route et un rétro planning, dans le cas d’une stratégie à mettre en place. Ou d’un montant de levée de fonds, si vous vous adressez à des investisseurs.

7 phrases pour gagner en crédibilité et convaincre à l’oral

Une présentation c’est un acte de communication persuasif. L’objectif premier est en effet celui de convaincre un public d’investir dans votre entreprise, d’acheter vos produits, ou encore de publier des articles de presse promouvant votre activité, par exemple.

Pour réussir à convaincre, et comme le disait Aristote, il est indispensable avant toute chose de paraître crédible auprès de votre audience, c’est le fameux « ethos ».

Pour cela, il existe certaines techniques qui peuvent vous faciliter la vie et notamment certains éléments de langage qui, lorsqu’ils sont utilisés à bon escient, renforcent votre crédibilité et vous rendent plus légitime sur les sujets que vous présentez, tout en vous positionnant comme une personne digne de confiance.

Voici donc 7 phrases à inclure dans chacune de vos présentations pour booster votre crédibilité mais aussi votre capacité de convaincre à l’oral :

« 1. A LA FIN DE CETTE PRÉSENTATION VOUS SAUREZ DONC QUE… »

Cette phrase permet, avant tout, de donner à votre public une bonne raison de vous écouter. Si vous parvenez à l’intéresser, à proposer une thématique qui le concerne, il vous sera alors beaucoup plus facile de gagner son attention, puisque vous aurez réussi à prouver la légitimité de votre présence sur scène. Pensez donc à l’inclure en début de présentation, en évitant d’utiliser le mot « apprendre » qui fait un peu trop scolaire.

« 2. SI J’AI BIEN COMPRIS, VOTRE SITUATION ACTUELLE EST LA SUIVANTE …

Pour être efficace, toute présentation doit commencer par un diagnostic. Lorsque vous présentez à l’oral, il est indispensable de toujours définir la situation initiale de votre audience, et d’en faire émerger une problématique qui la concerne directement. L’objectif de votre démonstration orale étant par la suite de réussir à apporter une solution pertinente à celle-ci, et c’est ainsi que l’on réussi à convaincre. La meilleure façon d’asseoir sa crédibilité et sa légitimité passe donc par définir initialement un contexte, un diagnostic, que votre public jugera pertinent par rapport au problème évoqué. Pour cela, il est indispensable de bien étudier votre public, en amont de votre oral.

« 3. D’APRÈS UNE ÉTUDE [RÉCENTE] DE [SOURCE FIABLE] … »

La plupart du temps, pour convaincre il est important d’être capable d’apporter des preuves soutenant vos arguments. Pour cela, rien de mieux qu’une étude extraite d’une source fiable. Sachez que plus votre source sera récente et plus votre argument paraitra solide. Les recherches universitaires, d’entreprises, ou d’instituts d’études réputés étant bien évidemment les sources à privilégier.

« 4. VOICI CE QUE LA CONCURRENCE PROPOSE AUJOURD’HUI … «

Pour réussir à convaincre il important également d’être capable d’apporter des comparaisons, des perspectives différentes à votre auditoire, de façon à anticiper leurs propres objections et renforcer la crédibilité de votre argumentation. Pensez donc, au delà des études pertinentes, à toujours évoquer les alternatives aux solutions que vous proposez, et juxtaposez ensuite votre propre

point de vue, pour en faire la démonstration de sa pertinence. Car il est important de ne jamais oublier qu’une idée n’est bonne que si celle-ci peut être comparée à quelque chose qui l’est moins.

« 5. VOICI COMMENT [L’ENTREPRISE X] RÉSOUT LE PROBLÈME… »

Pour gagner en crédibilité il est important également d’être capable de démontrer que la solution que vous avancez est une « succès story » dans une autre entreprise, ou réalité de même dimension. Nous avons tous une aversion naturelle au risque et pour accepter de se laisser convaincre l’être humain a généralement besoin de s’assurer que d’autres personnes ont déjà adopté le point de vue, produit ou investissement, qu’on lui propose, et qu’il s’agit là d’une option qui peut lui être bénéfique. Ainsi, si vous êtes capable de démontrer à votre public des exemples de succès, des preuves sociales de l’adoption de votre point de vue, vous réussirez alors plus facilement à renforcer la crédibilité de votre discours et à convaincre votre audience de l’intérêt de vos idées.

« 6. JE CONNAIS TRÈS BIEN CETTE SITUATION CAR J’AI MOI MÊME … «

Les histoires personnelles, sont une excellente façon également de gagner en crédibilité, tant nous sommes habitués depuis la nuit des temps à nous en servir pour guider nos comportements. Si vous possédez une expérience personnelle riche en enseignements et qui vient renforcer la légitimité des solutions que vous proposez, vous aurez alors beaucoup plus de chances de réussir à rendre vos idées mémorables et encourager votre public à vous suivre.

« 7. JE PRÉFÈRE VÉRIFIER CETTE INFORMATION ET JE REVIENS VERS VOUS … »

Parfois pour garder son capital crédibilité intact il est important d’être capable d’admettre que vous ne savez pas tout. Le pire pour la crédibilité c’est de se faire démentir en direct. Aujourd’hui nous avons tous un téléphone dans la poche et il est très aisé pour chaque membre de votre public de « cross-checker » une information, pour pointer une imprécision faite par l’orateur. Vérifiez donc toujours vos sources avant d’avancer un argument, et si on vous pose une question à laquelle vous n’êtes pas tout à fait sûr de sa réponse, aucun soucis, dites-le et proposez de revenir vers cette personne ultérieurement. Cela aura le mérite de vous rendre plus humain et sincère, ce qui augmentera forcément votre capital crédibilité.

Pour conclure :

Pour la crédibilité comme pour le succès le plus dur n’est pas tant de l’acquérir, mais de la conserver. Ces éléments de langage sont indispensables car ils peuvent vous permettre d’identifier les différents éléments qui construisent la crédibilité que l’on nous accorde. Efforcez vous donc de réunir les conditions nécessaires à cet exercice de persuasion, que représente toute présentation orale. Ce sont généralement les mêmes éléments qui mènent à la réussite professionnelle et personnelle. Pensez-y !

Comment réussir à convaincre n’importe qui en 3 étapes

Réussir à convaincre c’est sûrement la compétence la plus utile en entreprise. Utile pour conclure un contrat, convaincre de l’intérêt de vos idées, ou inspirer le changement auprès de vos équipes. A tel point que des études démontrent que 40% de notre journée de travail en moyenne, est passée à convaincre ceux qui nous entourent.

Si cet exercice ne paraît pas toujours aisé pour la plupart d’entre

nous au quotidien, voici quelques conseils qui devraient vous aider

à convaincre à peu près n’importe qui en 3 étapes :

1. RÉCIPROCITÉ :

En tant qu’êtres humains nous ressentons souvent le besoin de récompenser ceux qui nous aident et ce même si nous n’avions rien demandé à la personne qui nous a aidés. Ce sentiment de réciprocité est à l’origine même du marketing de « l’essai gratuit ». Lorsqu’une entreprise vous offre une période d’essai, tout comme des conseils ou un devis gratuit et personnalisé, cela actionne en nous un sentiment de réciprocité, qui influence souvent notre acte d’achat. Car nous ne souhaitons pas renvoyer l’image de quelqu’un

qui aurait profité de cet avantage initial sans rien donner en retour. Ainsi pour réussir à convaincre vos interlocuteurs, pensez toujours

à donner avant de recevoir. Rendez-vous utile, proposez vous pour

les aider à surmonter des obstacles qu’ils rencontrent au quotidien et vous verrez que l’énergie positive vous reviendra également en retour, le jour où vous solliciterez leur action ou leur acceptation. Aider les autres c’est bon pour le karma et pour le business, pensez-y !

2. ENGAGEMENT ET CONSISTANCE :

Pour convaincre; l’engagement, la consistance et la loyauté sont naturellement des outils de persuasion très efficaces. Entretenir des relations de fidélité et d’engagement permet souvent de s’entourer d’alliés qui seront plus enclin à vous suivre et à se laisser convaincre même dans les moments les plus compliqués. C’est le cas en politique comme en entreprise.

3. PREUVE SOCIALE :

Bien avant l’arrivée des réseaux sociaux et des évaluations sur internet, les êtres humains se guidaient déjà par l’opinion de leurs semblables. En effet, nos décisions sont toujours influencées, d’une façon ou d’une autre, par ce que les autres pensent de nous.

Une étude a par exemple démontré, que l’utilisation des rires artificiels dans les sitcoms américains provoquaient des rires plus réguliers et plus longs chez les téléspectateurs de ces mêmes sitcoms, que lorsqu’elles n’utilisaient pas ces bandes son, et ce même si le public trouve cet artifice souvent ringard et inutile.

Autre exemple, l’ensemble des sites d’e-commerce propose une bannière qui vous invite à découvrir les articles les plus achetés par leurs utilisateurs. Et ce classement est depuis toujours un réel booster de ventes, tant nous considérons que les choix faits par le plus grand nombre sont, d’une certaine façon, un indice de qualité. Même si nous aimons considérer que nous sommes uniques et maîtres de nos choix, la reconnaissance des autres, l’utilisation des mêmes codes et l’acceptation de notre groupe de référence sont forcément des éléments déterminants de nos comportements. Ainsi, pensez toujours à inclure dans vos présentations, dans vos discours ou conversations, des éléments de preuve sociale soutenant les idées que vous exposez. Cela demeurera toujours le meilleur des arguments pour réussir à convaincre n’importe qui.

Pour conclure :

La persuasion est une compétence fondamentale du succès personnel et professionnel, même si cela demeure cependant un apprentissage qui demande de l’expérience et qui prend du temps. Mais apprenez à vous montrer généreux, en jouant sur la consistance ainsi qu’en ayant recours à la preuve sociale, et vous parviendrez sûrement plus facilement à influencer davantage vos interlocuteurs, tout comme à réussir à convaincre plus de personnes à vous suivre au quotidien.

5 techniques pour créer de l’empathie et rendre vos présentations mémorables

Créer de l’empathie, du lien avec un public peut parfois être un exercice exigeant, il est néanmoins nécessaire à chaque présentation. A l’inverse d’un article de blog ou de presse, un oral est quelque chose qui ne se relis pas, qui ne peut être revu. Ainsi, si vous souhaitez que votre audience retienne ce que vous avez à lui transmettre, vous devez alors être capable de communiquer au delà des simples faits et chiffres, parler aux émotions, aux motivations et aux ambitions de chacun.

Pour vous aider voici nos 5 conseils :

1. PERSONNALISEZ VOTRE INTERVENTION

Lorsque vous assistez à un concert, la plupart du temps (s’il n’est pas alcoolisé) l’artiste commence toujours par un classic « bonsoir + le nom de la ville dans laquelle vous vous trouvez ». Il s’agit là d’une personnalisation très simple, mais qui a pour objectif de marquer une certaine forme de respect, d’attention envers le public, qui ressent alors le sentiment de participer, d’une certaine façon, à un moment unique.

De la même façon, lorsque je présente des Keynotes, j’ai depuis longtemps pris l’habitude d’inclure en intro certains éléments de personnalisation, en lien avec le public auquel je m’adresse. Cela peut être une photo perso dans la ville dans laquelle je me trouve, une anecdote qui m’a rapproché de l’entreprise dans laquelle j’interviens, etc. L’objectif étant de réussir à rendre ce moment unique, que mon public ressente que je ne suis pas entrain de réchauffer une présentation générique, et qu’il se sente spécial, d’une certaine façon.

Pensez donc à personnaliser au maximum vos présentations, en fonction du profil des personnes qui seront en face de vous le jour J, leurs personnalités, ainsi que leurs attentes.

2. PARLEZ À LEURS ÉMOTIONS

Je le dis souvent ici sur le blog, les meilleurs orateurs sont ceux qui sont capables de créer un lien émotionnel avec leur public, à chaque présentation. Les êtres humains agissent rarement motivés par les seuls faits, par la seule logique. En effet, une décision d’achat, d’adoption d’un point de vue extérieur est toujours motivée par d’autres facteurs moins rationnels. Si vous souhaitez intéresser et convaincre à l’oral vous devez donc réussir à créer de l’empathie, faire appel au coté plus émotif du cerveau des membres de votre auditoire. Cerner leurs intérêts, leurs nécessités, leurs peurs ainsi que leurs ambitions, et démontrer en quoi vos solutions peuvent également répondre à ces besoins émotionnels.

Pour cela, plusieurs possibilités; les images, les histoires personnelles, l’identification des risques, ou les discours « d’empowerment » et de dépassement de soi, sont généralement des techniques très efficaces lorsqu’elles sont maniées avec précision. Ne l’oubliez pas.

3. DÉFINISSEZ TOUJOURS UNE PROBLÉMATIQUE ET FAITES-Y RÉFÉRENCE TOUT AU LONG DE VOTRE PRÉSENTATION

Lors d’un workshop réalisé récemment par l’Agence Spitch, nous évoquions la nécessité que chaque présentation réalisée réponde à une problématique donnée. Et je me souviens de l’une des participantes ayant répondu « en effet, on finit par oublier que comme pour une disserte, on doit toujours répondre à une

problématique ». Et en effet, c’est vrai, si vous ne répondez à aucun problème, pas besoin de faire une présentation, envoyez juste un email et ce sera ça de gagné. Si vous souhaitez convaincre que votre produit, idée, projet ou process est le meilleur, définissez toujours en amont une problématique à laquelle vous apportez une solution. En rappelant régulièrement au cours de votre présentation, ce pourquoi vous êtes là, et le problème que vous souhaitez résoudre, vous réussirez ainsi plus facilement à capter l’attention de votre public, tout en lui donnant une bonne raison de vous écouter jusqu’au bout.

4. SOYEZ DIVERTISSANT

Si vos présentations n’ont pas vocation à devenir des « one man show », être capable de réfléchir à vos oraux comme s’agissant d’un exercice qui peut aussi être un moment intéressant, agréable et amusant, reste souvent le premier pas pour réussir à rendre mémorables vos interventions à l’oral.

Même si ce que vous avez à présenter ce sont des résultats financiers, des stratégies commerciales ou des process RH, ce n’est pas une raison de garder un ton factuel et expéditif, pour autant. Vous pouvez tout à fait ponctuer votre discours d’anecdotes personnelles ou collectives, étant à l’origine de telle ou telle action mise en place, tout comme, pointant une incongruence ou tout autre aberration du système actuel. C’est une bonne façon de créer de l’empathie, détendre l’atmosphère et marquer les esprits.

5. RAPPELEZ TOUJOURS LES DIFFÉRENTS BÉNÉFICES DE VOTRE INTERVENTION

Le teasing en présentation cela ne fonctionne pas !

La meilleure façon de capter l’attention de votre public au début de votre oral est de dire clairement à votre audience ce qu’elle va pouvoir extraire de votre présentation.

Inutile de commencer par des explications complexes, si votre public ne sait pas exactement à quoi s’attendre, il sera alors beaucoup plus réticent à vous accorder son attention.

Commencez donc toujours par être le plus transparent possible. Vous pouvez commencer par un : « Bonjour à tous, aujourd’hui je vais vous démontrer comment nous allons doubler notre chiffre d’affaire en 5 ans. » Ici l’objectif est clair, et annoncé, on sait exactement à quoi s’attendre, et d’un coup on a qu’une seule envie, découvrir au plus vite votre plan de marche.

Tout au long de votre présentation, vous pouvez aussi revenir sur ces bénéfices attendus, « je vous avais dit en début de présentation que vous alliez découvrir comment résoudre tel ou tel problème, voici donc une seconde étape de mise en oeuvre… etc »

En résumé, une présentation comme tout échange social est un mélange d’éléments de discours factuels et émotionnels. Pour convaincre il vous faut parler aux deux hémisphères du cerveau de vos interlocuteurs. Pour réussir à créer de l’empathie avec ces derniers, adressez vous donc à leurs émotions tout comme à leur rationalité, avec un ratio qui devra être ajusté en fonction de votre thématique ainsi que du profil de chaque public.

5. Faire une démonstration

9 conseils pour réussir une démonstration à l’oral

Ce post s’adresse à tous ceux qui ont déjà eu à faire une démonstration à l’oral de leurs produits face à des clients, investisseurs ou journalistes. Savoir convaincre grâce à une démo est une compétence essentielle pour conclure une vente, une levée de fonds ou stimuler vos prescripteurs.

Vous vous devez donc d’être un guru de la démo et pour vous aider, voici nos 9 conseils :

1. CRÉEZ QUELQUE CHOSE D’INTÉRESSANT À DÉMONTRER :

Ça peut paraître trivial, mais le plus important pour réussir à convaincre grâce à une bonne démonstration à l’oral, c’est d’avoir quelque chose de cool à démontrer. Les démos sont un excellent outil de stimulation RP, mais utilisez-les que lorsque votre produit est prêt, fonctionnel et stable, et pas juste parce que vous avez une opportunité RP de le faire. Si votre produit n’est pas encore abouti, bug ou ne propose pas encore assez de résultats probants, abstenez vous et montrez-le que lorsque vous aurez les moyens de marquer les esprits par sa simple démonstration.

2. APPORTEZ DES DOUBLES DE TOUT CE DONT VOUS AVEZ BESOIN :

S’il y a bien un moment où l’on se doit d’être parano, c’est lorsque l’on prépare une démo. Selon la loi de Murphy et par expérience, tout est susceptible de nous arriver en démo : une panne d’ordi, un câble manquant, un bug inédit et j’en passe… S’il existe toujours une probabilité que certains de ces événements nous arrivent au

quotidien, le souci avec les démonstration à l’oral, c’est qu’importe la raison de l’échec, la seule chose que votre public retiendra c’est que votre solution n’est pas au point. Prévenez-vous donc de toutes les situations, même des moins probables : il y aura du wifi dans la salle ? ok, mais apportez un domino 4G au cas où, ayez deux ordis, deux exemplaires de votre produit (ou plus), plusieurs câbles, clickers, chargeurs etc… Ne faites confiance en rien ni personne ce jour là.

3. RESTEZ ORGANISÉ ET CONCENTRÉ :

Ne vous dispersez pas pendant une démonstration à l’oral. Vous avez eu des semaines, voir des mois pour préparer une démo importante, tout doit déjà être prêt le jour J, ce n’est plus le moment de vous disperser. Concentrez-vous uniquement sur le « process » de la démo, tout autre réglage, recherche d’infos ou amélioration de dernière minute est à bannir.

4. SUPPRIMEZ TOUS LES ÉLÉMENTS QUE VOUS NE

CONTRÔLEZ PAS :

Etes-vous sûr d’avoir accès à internet pendant votre démo ? peut- être, mais prévoyez un backup quoi qu’il en soit. Bien sûr le wifi de l’hôtel fonctionne parfaitement, mais que se passe-t-il si des centaines de personnes se connectent en même temps ? Il est préférable par exemple de simuler l’accès à votre serveur, en utilisant un serveur local, vous n’êtes pas obligés de faire fonctionner votre produit dans les conditions du réel. Après tout il s’agit d’une démo, comme son nom l’indique.

5. COMMENCEZ PAR LE WOW EFFECT :

Dans son livre Peter Cohan, auteur de Great Demo!: How To Create And Execute Stunning Software Demonstrations, nous dit, et mon

expérience personnelle le confirme, que pour une démonstration à l’oral vous avez à peine une minute pour réussir à capter l’attention de votre public. Au delà de ces 60 secondes initiales, votre public n’en ressortira pas bluffé au point d’avoir envie de raconter cette expérience à ses lecteurs ou d’accepter de se laisser convaincre à l’achat ou à l’investissement. L’effet de la démo sera par conséquent nul. N’essayez donc pas d’y aller crescendo et de laisser le meilleur pour la fin. Commencez directement par votre meilleure « feature », votre « effet wow », ce dont vous êtes le plus fier. L’objectif est d’emballer votre public dès le départ !

6. OUBLIEZ VOS BLAGUES :

Vous vous demandez si votre humour peut vous être utile pour réussir votre démo ? La réponse est NON ! Très peu de personnes peuvent se permettre de jouer l’humoriste pendant une démo et croyez-moi, vous ne pouvez pas prendre le risque de découvrir si vous en faites partie. Au moment même où vous prendrez conscience d’avoir fait un « bide », vous perdrez toute confiance en vous et en vos produits. Le jeu n’en vaut définitivement pas la chandelle.

7. JOUEZ-LA SOLO :

Pour réussir une démo vous devez être seul sur scène. Vous pouvez vous dire qu’il serait intéressant et même plus dynamique d’avoir un collaborateur avec vous pour démontrer vos réalisations collectives, mais ayez conscience qu’une démo est un exercice déjà assez complexe et risqué pour une seule personne. Á deux, vous multipliez les risques d’imprévus par 4 ! Si vous voulez faire un duo, choisissez un bon karaoké …

8.

OUBLIEZ LE JARGON :

La meilleure façon de réussir vos démos est de rester simple et « to-the-point ».

Vous pouvez avoir le meilleur logiciel au monde, mais ayez bien conscience que l’objectif principal d’une démonstration à l’oral est de réussir à convaincre votre audience, client, investisseur ou prescripteur. N’oubliez surtout pas que celui-ci, comme tout public, n’a qu’un effort intellectuel très limité à vous accorder.

Si ce n’est pas simple à comprendre, votre audience ne fera pas l’effort de vous suivre dans le « process » et la compréhension de votre solution. Il aura à coup sûr zappé l’information dès qu’il sera sorti de la salle. Une démo se doit essentiellement d’être visuelle, ici c’est l’image qui marque les esprits et pas votre explication.

9. N’ACCEPTEZ AUCUNE QUESTION :

Pour les présentations Powerpoint comme pour les démos, il n’y a pas de place pour les questions. Les questions brouillent votre message et nuisent à votre capacité persuasive. Gardez-les pour la fin, dans la fameuse rubrique des Q&A.

Pour avoir préconisé ces conseils à des dizaines de personnes, entrepreneurs, managers et CEO’s, je sais, par expérience, que rares sont ceux qui les suivent à la lettre, pensant souvent que ces conseils ne s’appliquent pas à leur cas, à l’aise qu’ils se sentent à l’oral.

Croyez moi, réussir une démonstration à l’oral est un exercice extrêmement exigent, il n’y a pas de performance moyenne possible. Le minimum exigé est de réussir le « wow effet » et de marquer les esprits. Tout autre résultat rendra votre temps sous les projecteurs tout bonnement inconséquent.

6. Conclure une présentation

7 façons inoubliables de conclure une présentation

Conclure une présentation fait partie des enseignements les plus recherchés par les orateurs. Pourquoi ?

Pensez à votre livre ou film préféré. Êtes vous capable de vous souvenir comment celui-ci commence ? Peut-être, peut-être pas. Êtes vous capable de vous souvenir comment celui-ci se termine ? Of course!

De la même façon, lorsque vous faites une présentation, en interne, face à des clients, investisseurs ou journalistes, vous vous devez de conclure votre oral par quelque chose d’inoubliable, tout simplement parce que c’est à peu près la seule chose que retiendra votre audience.

J’avais écris il y a quelques mois un article partageant avec vous 6 conseils pour bien conclure une présentation. Celui-ci étant devenu l’article le plus lu sur notre blog, je vous propose donc une deuxième vague de conseils pour vous aider à rendre inoubliable chaque conclusion de vos oraux:

1. NE LAISSEZ AUCUNE PLACE À L’IMPROVISATION

J’assiste très souvent à des présentations sans conclusion logique. Les orateurs oublient très souvent, en effet, d’écrire, de définir leur conclusion et pensent qu’une fois leur produit ou projet présenté, ils improviseront quelque chose de façon à passer très vite aux questions / réponses. Comme si la conclusion n’était pas si importante que cela.

Vous vous devez de savoir comment conclure une présentation, sachez que vos derniers mots seront ceux que votre public retiendra de votre oral, ils se doivent d’être mémorables et pour cela, le seul secret c’est la préparation, en amont.

2. TERMINEZ TOUJOURS PAR UN CALL-TO-ACTION

Un appel à l’action, c’est une conclusion sous forme de demande, cela peut être une invitation à vous contacter, un prix et / ou une date de sortie du produit que vous lancez, un plan d’exécution de la stratégie que vous proposez ou encore un changement de comportement suggéré.

Toute présentation se doit de terminer par l’expression de cette demande faite à votre public. Assurez vous que votre call to action soit clair et direct, formulez une demande qui puisse être immédiatement mise en place par votre audience, vérifiez que celle-ci soit réalisable et accessible à tout le monde, et que votre public comprenne bien ce que vous attendez de lui ainsi que le bénéfice qu’il peut en extraire.

3. RÉSUMEZ LES PRINCIPAUX POINTS DE VOTRE ORAL

Apple sait le faire à la perfection. Leurs keynotes durent une heure et demi environ, il est donc d’autant plus important d’utiliser la conclusion de leur oral pour rappeler les principales parties développées pendant celui-ci. Ainsi, Tim Cook, pendant les dernières minutes de chaque Keynote, revient à chaque fois sur scène pour passer en revue les principales annonces de la journée. C’est une excellente façon de regrouper les infos importantes et renforcer la cohérence du message délivré. Pour vos présentations, qu’elles durent 15 minutes ou une heure et demi, efforcez vous toujours de terminer par un bref rappel des faits et vérifiez que celui-ci soit facilement visualisable sur vos slides et commenté à l’oral.

4.

TERMINEZ PAR UNE HISTOIRE MÉMORABLE

Les gens ne se souviennent pas de combien de personnes sont décédées dans le Titanic, mais chacun d’entre nous se souvient surement très bien de l’émotion ressentie lorsqu’il à découvert cette histoire pour la première fois. En vous assurant toujours de raconter quelque chose relatant des faits réels et à partir desquels il soit possible d’en extraire de vrais enseignements, efforcez vous toujours de partager avec votre public des histoires capables de rendre votre intervention mémorable. C’est une excellente façon de marquer les esprits et de valoriser vos idées.

5. SOYEZ INTÉRESSANT ET INSTRUCTIF

Peu de présentations sont plus soporifiques qu’un discours de remise des diplômes ou un reporting financier. Le soucis avec les prises de parole en public, c’est que la plupart du temps vous ne percevez pas qu’il s’agit là d’une excellente opportunité de transmettre des conseils, des « insights », votre vision sur les sujets abordés. Une présentation ne doit, en effet, pas simplement être un descriptif d’une situation donnée, une énumération de faits et d’actualités. A l’inverse, vous avez là la chance de pouvoir construire un discours dans lequel les faits que vous avez à transmettre à votre public peuvent venir étoffer la vision que vous portez sur le sujet présenté. Lorsque vous concluez votre oral, essayez donc toujours de le faire en partageant avec votre auditoire quelque chose qui puisse lui être utile, de façon à ce qu’il ressorte de cette présentation muni avec un nouvel outil, un conseil novateur, une vision originale qu’il puisse appliquer dès le lendemain.

6. FAITES LES RIRES

Sans avoir à faire un one man show, utiliser un trait d’esprit en conclusion d’une présentation, tout comme à son début par

ailleurs, est une excellente façon d’influencer positivement l’image que votre public va garder de vous une fois le dos tourné. L’humour lorsqu’il est dosé avec pertinence et bon sens est une preuve inégalable d’intelligence et de perspicacité. Pensez-y !

7. LESS IS MORE

Si votre intervention doit durer 10 minutes, utilisez-en que 9 ! Si vous avez un créneau d’une heure pour votre présentation, il se peut que vous parveniez à convaincre votre public, mais si vous terminez votre oral en 50 minutes, croyez moi, vous avez davantage de chance de susciter une standing ovation. En effet, les études démontrent que l’ « attention span » des adultes a fondu au cours des 15 dernières années. Ainsi, et à moins d’avoir le charisme de Seinfeld, le sex appeal de Jennifer Lawrence et l’argent de Zuckerberg, il vous sera toujours très difficile de maintenir un public attentif plus de 10 minutes d’affilée. Prenez donc l’habitude de faire court, d’aller droit au but et de conclure toujours avant l’heure prévue.

Car comme Shakespeare disait : “Brevity is the soul of wit.”

4 façons de conclure une présentation comme Apple

Il s’agit surement là du sujet qui vous interesse le plus sur notre blog.

Nos conseils sur la conclusion des présentations sont en effet les articles les plus lus de notre blog et ceci n’est surement pas anodin.

La conclusion d’une présentation est un moment décisif. Une présentation ayant pour objectif d’être persuasive, de vous permettre de convaincre à l’oral, c’est donc pas si étonnant que vous considériez que vos derniers mots soient si importants, au point de vouloir les optimiser.

Voici donc notre analyse des keynotes d’Apple, afin de décrypter ensemble les 4 façons de conclure une présentation comme Apple, un post que l’on a profité pour le mettre également en son et en image. (voir blog)

FAITES UN BREF RAPPEL DES ÉVÈNEMENTS

On retrouve cette technique dans toutes les Keynotes d’Apple, de Steve Jobs à Tim Cook. Chaque présentation d’Apple se conclut en effet par un rappel des moments forts de leurs Keynote. Les grandes annonces, les produits phares, les quelques informations qu’ils veulent être sures de voir rapporté dans la presse le lendemain.

Cela permet naturellement de regrouper les informations importantes et renforcer la cohérence du message délivré. Ainsi pour vos présentations, pensez à toujours conclure en listant les principaux messages abordés pendant votre oral.

Et ce que vos présentations durent 1 heure ou juste 15 minutes.

2. REMERCIEZ TOUT LE MONDE

Chaque présentation est une formidable opportunité de remercier ceux qui vous permettent de briller sur scène.

C’est devenu un classique à Cupertino, chaque Keynote se conclut généralement par les mêmes mots envers le public, puis le CEO de la marque la pomme à l’habitude de faire lever ses employés ayant participé à la conception des produits annoncés en ce jour. Ce qui est vraiment une super idée !

Si vous souhaitez conclure une présentation comme Apple, pensez donc vous aussi à remercier tout d’abord le public pour sa concentration et l’intérêt porté à votre sujet, ainsi que vos équipes et partenaires présents dans la salle, pour leurs efforts collectifs.

C’est une très bonne façon de gagner en crédibilité et en capital sympathie.

3. DÉFINISSEZ UN CALL-TO-ACTION PRÉCIS

On le dit souvent ici sur le blog, il est très fréquent d’assister à des présentations sans call to action, sans que l’on sache vraiment ce que l’orateur attends de nous.

A l’inverse, Apple sait forcément très bien que pour convaincre un public il faut être capable de toujours conclure en explicitant le « next step ».

Le call to action est fait pour inspirer votre public et l’encourager à vous suivre, cela peut prendre la forme d’un prix, d’une date de sortie d’un produit, comme le fait Apple, ou de toute autre façon de

démontrer comment atteindre un objectif (mise en place d’un stratégie, retro-planing, etc…).

4. PARTAGEZ VOTRE VISION

Cette façon de conclure, en nous faisant voir le monde de demain, c’est ce que les anglo-saxons appellent “the bliss”.

Chaque présentation d’Apple se conclut en effet par une phrase de Tim Cook illustrant le futur tel qu’ils l’imaginent, si vous adhérez à leurs produits. C’est une façon de projeter le public dans l’adoption de leur point de vue, une projection de l’auditoire dans le monde de demain, un monde ou la marque s’imagine prospérer et faire vivre de grandes expériences à ses utilisateurs, un iPhone à la main.

Pour conclure une présentation comme Apple, pensez donc à toujours terminer en démontrant à votre public comment vous aussi vous pouvez améliorer leur quotidien au travers de vos solutions. Projetez votre public dans l’adoption de vos idées en prenant toujours le soin de le faire en valorisant votre auditoire et non pas l’inverse.

7. Illustrer le discours

5 conseils pour un design de slides efficace

Nous le disons souvent ici sur le blog, une présentation réussie ce n’est pas juste un joli design de slides sur Powerpoint. En effet, toute présentation devrait commencer par une réelle réflexion sur la structure des idées, des arguments. Ainsi que par un travail non négligeable sur les différents éléments de votre communication non verbale, avant même d’ouvrir un logiciel de présentations.

Ceci étant, nous savons que le cerveau process plus facilement une information si celle-ci est accompagnée d’une image. Ainsi, un discours accompagné de slides bien pensés et bien construits valorise davantage vos idées, qu’un discours seul. Il serait donc dommage de ne pas exploiter au maximum cet outil.

Chez Spitch, en tant qu’Agence Powerpoint et fans de présentations, nous aimons partager notre expérience régulièrement ici sur le blog, sur les différentes composantes d’une présentation réussie.

Voici donc quelques conseils pratiques pour vous aider à créer des slides capables de marquer les esprits au quotidien.

Les voici :

1. NE PENSEZ À VOS SLIDES QU’À LA FIN :

En entreprise, l’une des principales erreurs commises lorsque l’on crée des présentations, c’est de commencer par ouvrir un fichier powerpoint. En effet, le design de slides ne devrait être que la dernière de vos préoccupations. Avant de vous ruer sur ppt, il vous faut penser votre discours. La problématique, les grandes parties, les arguments qui vont venir soutenir vos idées, les bénéfices de

votre solution, les démos, le call to action… Une présentation doit être pensée comme un discours qui pourrait être présenté seul. A tel point que si vous êtes capables de répéter votre speech sans slides, une fois sur powerpoint, il vous sera alors beaucoup plus aisé de créer des slides plus light, avec pas plus d’une image, accompagné d’un titre, à la fois. Des aides visuelles qui ne devraient être utilisées réellement que pour accompagner en temps réel les mots dits à l’oral. Et non pas, comme dans la plupart des cas aujourd’hui en entreprise, pour être de vrais pavés de texte, qui ne sont en fait que des notes qui dénoncent le manque de préparation de l’orateur qui se tient en face de vous.

2. CRÉEZ UNE IDENTITÉ VISUELLE CONSISTANTE

Le design de slides d’une présentation powerpoint doit toujours posséder le même look and feel. Les slides doivent tous faire partie d’une même histoire, posséder la même consistance graphique, les mêmes couleurs, formes, types d’images, polices, backgrounds etc… Commencez donc par créer 4 ou 5 slides qui seront votre base graphique. Vous n’aurez alors plus qu’à copier et coller ceux-ci pour en créer facilement de nouveaux.

3. CRÉEZ DES SLIDES DE TRANSITION

Il n’y a rien de plus stressant pour votre public, que de ne pas avoir dès le début une vision globale de votre présentation, de votre plan, de votre sommaire… En somme, de ne pas savoir où l’orateur souhaite les emmener. Et c’est souvent lorsqu’on ne voit aucune barre de progression, dans une présentation, que l’on décroche, en tant que public. Pour palier à cela, je vous invite à utiliser des marqueurs de transition parfaitement identifiables : (1) un slide listant les principaux points qui seront abordés lors de votre oral, dès le début. Puis (2) des slides de parties et de sous-parties tout le long, afin que chaque membre de votre auditoire comprenne

exactement où vous en êtes et à combien de blocs de la fin nous sommes…

4. POUR LE TEXTE, LESS IS MORE

Vous l’aurez compris si vous venez régulièrement sur le blog, nous sommes adeptes d’un design de slides épuré. Nous pensons en effet, qu’un slide efficace, c’est celui qui vous aide à transmettre une idée dite à l’oral, et non pas à l’inverse, un visuel rempli de textes et croquis incompréhensibles en tout genre, qui nuit à votre communication et qui de toute façon ne sera pas lu. Pensez donc à poser sur vos slides uniquement les infos qui peuvent vous être utiles, une image et un titre, un graphique et un titre, un chiffre et un titre… pas plus ! Si vous devez lister plusieurs points, pensez à utiliser les apparitions séquentielles, pour n’afficher à chaque instant que ce qui vient illustrer vos propos en temps réel.

5. AYEZ RECOURS AUX PHOTOS POUR POTENTIALISER LE

SENS DE VOTRE MESSAGE

Personnellement, j’aime créer des présentations uniquement composées de photos, qui (1) sont simples à comprendre et qui (2) expriment de façon intense le concept évoqué à l’oral. Alors que nombreux sont ceux qui perdent énormément de temps à remplir leurs slides pour prouver leur sérieux et leur compétence, à l’Agence, nous nous efforçons au quotidien de convaincre nos clients du potentiel de l’épuration des slides. Les slides sont un média, un moyen de communication, ils ne doivent en aucun cas être un résumé de thèse en 16 :9. À l’inverse elles doivent être utilisées pour véhiculer des images capables de marquer les esprits, par elles mêmes. Si possible, ayez recours aux banques d’images les plus quali, pour illustrer vos propos. Il en existe des dizaines de très bonnes qualité et nombreuses sont gratuites.

5 erreurs à éviter sur powerpoint ou keynote

Vous avez été nombreux à nous demander un post sur les différentes erreurs à éviter sur Powerpoint ou Keynote, alors le voici.

En entreprise, nous utilisons tous Powerpoint ou Keynote au quotidien, sans que la majorité d’entre nous n’ai jamais eu de formation à l’utilisation efficace de ces logiciels de présentations. A tel point que certaines mauvaises pratiques en deviennent parfois une norme, tant l’utilisation se généralise. Nous vous proposons donc d’identifier 5 d’entre elles et vous expliquer comment ne plus les reproduire tout en boostant votre efficacité :

Les voici :

1. L’UTILISATION EXCESSIVE D’ANIMATIONS :

Powerpoint et surtout Keynote son munis de multiples animations en tout genre. Si celles-ci paraissaient cool il y a 10 ans, aujourd’hui elles ne surprennent plus personne et sont essentiellement devenues une source de pollution visuelle. Les effets monopolisent généralement l’attention de votre public, très souvent les personnes se laissent distraire à suivre le déplacement d’un objet sur l’écran et en oublient de lire le contenu inscrit sur ce dernier. C’est pour cette raison que nous n’en utilisons quasi jamais à l’Agence. Si vous souhaitez animer un peu l’apparition de contenu sur vos slides, sélectionnez-en uniquement 2 ou 3 et les plus subtils possibles.

2.

POINTER DU DOIGT OU AVEC UN LASER :

Une autre des erreurs à éviter sur powerpoint concerne notre façon d’orienter l’attention de notre public sur certains éléments de nos slides. Si vous souhaitez pointer quelque chose sur une image, ou orienter l’attention de votre public de façon progressive sur certains éléments d’un schéma ou d’un layout, je vous conseille d’utiliser la technique de la transparence. Pour ce faire, dupliquez votre image. Prenez la première et ajustez l’opacité de celle-ci à 75%, par exemple. Prenez la seconde et cliquez sur format / image / masquez avec une figure et choisissez « ovale », par exemple. Et voilà le tour est joué. Vous venez de pointer un élément que vous pouvez grossir. Une astuce bien plus efficace visuellement que n’importe quel laser de cliqueur.

3. AFFICHER UNE IMAGE EN PORTRAIT DANS UN SLIDE EN

PAYSAGE :

Souvent lorsque vous souhaitez montrer une page web dans une présentation, celle-ci étant au format portrait et vos slides en paysage, la solution passe donc par réduire la largeur de l’image pour pouvoir ainsi l’afficher dans sa totalité. Le souci, c’est que cette réduction rend la plupart du temps les images illisibles. Pour afficher ce contenu de façon plus visuelle, je vous invite à utiliser les effets de déplacement de powerpoint ou keynote. Vous élargissez le haut de la page jusqu’à ce que celle-ci soit en plein écran, et avec la fonction déplacement, vous la faites défiler vers le haut, en même temps que vous parlez.

4. UTILISER UN LIEN OU L’AUTOPLAY POUR LANCER UNE

VIDÉO :

C’est super simple d’insérer une vidéo sur powerpoint ou keynote. A l’inverse de ce que je vois souvent en présentations, pas besoin de mettre un lien qui pointe vers un fichier et qui vous fait sortir de

votre logiciel de présentation pour ouvrir un media player. En effet, Il suffit juste de drag & drop le fichier sur votre slide et le tour est joué. Evitez également d’utiliser la fonction « lecture après la transition », car la plupart du temps, vous ne connaissez pas vos slides tout à fait par cœur, et alors que vous êtes sur la slide précédant la vidéo, vous cliquez sur slide suivante, en pensant avoir encore un peu de temps pour introduire à l’oral la video qui suit, et c’est trop tard… La vidéo commence, vous devez alors vous précipiter pour l’arrêter et revenir en arrière. Vous venez de casser le rythme de votre présentation. Maintenez donc l’activation de la lecture de la vidéo par le clic et ça fera très bien l’affaire.

5. COPIER/COLLER DES SCHÉMAS D’AUTRES PRÉSENTATIONS SANS LES REMETTRE EN FORME :

Il s’agit la de l’une des erreurs à éviter sur Powerpoint, les plus récurrentes en entreprise. Lorsque l’on assiste à des présentations retravaillées graphiquement, il n’est pas rare de voir certains schémas ou graphiques provenant tout droit d’une capture d’écran d’une autre présentation (avec des couleurs et un look & feel complètement différent de ceux de la présentation du jour). Le manque de temps est souvent à l’origine de cette pratique, mais il s’agit là d’une erreur à éviter absolument. Cela renvoie instantanément à votre public l’image d’un bâclage de dernière minute et ce n’est pas forcément celui-ci votre objectif. Efforcez- vous donc de toujours garder une même cohérence et consistance graphique. Même si votre graph est propre et lisible, faites le re- désigner aux bonnes couleurs et proportions. Cela vous coutera peut être quelques euros en plus, mais c’est votre image de marque qui en ressortira valorisée.

Pour conclure, et au delà des différentes erreurs à éviter sur powerpoint, on nous demande souvent ici sur le blog une liste de livres à lire pour créer de meilleures présentations.

Il suffit de taper « présentations » sur amazon pour trouver une liste assez large de possibilités. Personnellement, je les ai quasiment tous lus et mon sentiment c’est qu’ils se divisent en deux catégories :

Les livres aspirationnels, qui vous expliquent qu’il faut changer le monde, et vous donnent un semblant de conseils difficiles à appliquer au quotidien.

Et ceux qui vous donnent une démarche à suivre, une méthodologie, qui à mon sens est trop complexe et trop relou, pour la plupart des orateurs, qui ne sont ni designers ni communicants, et qui finissent par ne pas pouvoir en extraire, rien de vraiment utile.

C’est pour cette raison que nous nous efforçons ici de vulgariser l’information et vous donner des conseils, les plus pratiques possibles. A ce propos, nous envisageons de développer également un E-Training à paraître prochainement, qui pourra permettre à tous ceux qui souhaitent devenir de meilleurs orateurs, d’y travailler à leur rythme.

6 erreurs visuelles que l’on retrouve dans la plupart des présentations

On peut être plutôt bon orateur et utiliser de très mauvais slides. Mais c’est assez rare avouons-le.

Les slides sont une partie essentielle d’une présentation réussie, lorsqu’ils sont efficaces ils sont pensés pour illustrer le discours de l’orateur en temps réel. Et si cela peut parfois paraitre difficile de créer des slides homogènes et impactants, sachez qu’il existe quelques règles de base à connaître et qui font pourtant défaut à la plupart des présentations de nos jours.

Décryptage :

PLUS D’UN MESSAGE PRINCIPAL PAR SLIDE

Cela peut paraître irréaliste, au vu des présentations over chargées auxquelles on assiste au quotidien, mais sachez que si vous souhaitez utiliser les slides à bon escient, afin de vous aider à convaincre le cerveau visuel de votre public donc, vous allez devoir faire plus simple, et vous limiter à un seul message par slide. Cela peut prendre simplement la forme d’une image en background et d’un titre, par exemple.

Car comme disait Léonard de Vinci : La simplicité est la sophistication suprême.

MANQUE DE COHÉRENCE GRAPHIQUE

Une des erreurs visuelles les plus constatées c’est bien sûr le fichier qui regroupe des slides extraits de différentes présentations, répliquant ainsi des différences d’identités visuelles, styles, polices, type d’images, etc… Ce manque de cohérence crée une distraction pour votre public qui se doute bien que votre discours est un

patchwork d’autres discours. En plus de décrédibiliser l’orateur, cela casse également la dynamique de la présentation. Choisissez donc toujours de retravailler d’un bout à l’autre l’ensemble de vos slides, gardez le même style graphique, couleurs et façon de présenter l’information. Et si vous pensez que cela est trop chronophage, sachez qu’il y a des agences comme la notre dont c’est le métier de vous accompagner.

CONFONDRE GOÛT PERSONNEL ET EFFICACITÉ VISUELLE

J’ai décidé de créer l’Agence Spitch il y a presque 6 ans, le jour où j’ai vu mon boss de l’époque ajouter un visuel de serpent à deux têtes pour illustrer une idée bi-solutions qu’il souhaitait proposer à un client.

Après lui avoir conseillé de supprimer cette image qui n’était en cohérence visuelle avec rien d’autre que son mauvais goût, il m’a soutenu qu’il aimait beaucoup cette image et qu’il souhaitait absolument la garder.

Un exemple parmi tant d’autres que l’on retrouve au quotidien dans les présentations en entreprise et qui ruine souvent l’impact final d’une présentation.

Les visuels choisis doivent toujours servir un message et s’inscrire dans une actualité graphique si on veut pouvoir utiliser le design pour valoriser l’idée que l’on va défendre à l’oral. Pensez-y !

MANQUE DE DYNAMISME DES SLIDES

L’inverse du manque de cohérence c’est le manque de dynamisme. Une erreur tout aussi commune en entreprise.

Il n’est pas rare en effet, que par manque de créativité l’on crée des slides très identiques les uns aux autres, avec les titres, les images toujours au même endroit, etc.

Si cela a le mérite de rester cohérent, ça a de fortes chances cependant de créer une certaine lassitude du côté du public. Prenez donc l’habitude de varier, changer les images ou le texte de côté, en fonction des chapitres de votre présentation, par exemple.

DES BLOCS DE TEXTES ILLISIBLES

Encore plus commun que le point précédent, c’est bien sûr les slides surchargés de texte.

Toutes les études démontrent que l’être humain est incapable d’écouter quelqu’un parler et de lire en même temps le texte inscrit sur les slides.

C’est bien pour cette raison que nous recommandons toujours à nos clients de ne pas inscrire plus de 6 mots par slides, si ceux-ci ont vocation à être présentés à l’oral.

Au delà, cela peut avoir le mérite de rassurer un orateur peu préparé, mais cela ruine forcément l’impact visuel de toute présentation.

DÉCORATION DE SLIDES ET ANIMATIONS INTEMPESTIVES

Pour finir, il n’est pas rare de recevoir des briefs à l’agence qui confondent storytelling visuel et décoration de slides.

En effet, souvent on pense que parce que l’on fait appel à une agence créative, que celle-ci a l’obligation de faire des « claquettes visuelles » pour justifier le montant du devis.

Et c’est bien évidemment une erreur.

Les slides trop « décorés » soupoudrés d’animations intempestives sont tout autant des distractions qui ruinent la capacité de concentration de notre public.

Pensez donc à faire simple, Leonardo de Vinci n’utilisait pas Powerpoint, mais il aurait été à coup sûr fan de notre style plus épuré :D

8. Prendre la parole en public

L’anatomie du bon orateur et comment améliorer chaque aspect de votre communication non verbale.

Pour être un bon orateur il faut savoir se servir de son corps

On dit souvent que la majeure partie de l‘opinion que nos interlocuteurs se font de nous à l’oral, est déterminée par les aspects non verbaux de notre communication et ce, bien davantage que par le contenu du message délivré.

Découvrez donc nos conseils pour soigner ces différents aspects, ou plutôt l’utilisation que l’on en fait à l’oral :

LES YEUX :

Le regard est un langage universel.

Lorsque vous regardez une personne dans les yeux, vous transmettez inconsciemment l’idée que vous êtes en train de lui accorder toute votre attention et que celle-ci est réellement importante pour vous.

Lors de vos présentations, essayez d’établir l’“eye-contact” avec le maximum de personnes possible. Faites en sorte que chaque personne de votre public ressente comme s’il s’agissait d’une conversation en tête à tête.

Dès le début de votre discours, choisissez donc une personne de l’audience, regardez-la jusqu’à la fin de votre première phrase ou idée, faites une pause, passez ensuite à la personne suivante et ainsi successivement. Vous verrez que vous serez surpris du résultat.

LA TÊTE :

Avant chaque présentation et comme tout bon orateur, répétez, répétez, répétez. Familiarisez-vous avec vos slides et l’histoire que vous souhaitez raconter, de façon à ce que cela paraisse parfaitement fluide le jour J. Faites appel à vos deux hémisphères :

la raison génère la compréhension et l’émotion engage votre audience.

LE COEUR :

Sans vouloir paraître fleur bleue, il est important que vous réussissiez à parler avec votre cœur, pour vous connecter à votre public. Nous aimons tous écouter un bon orateur qui parait sincère, qui sait parler de ses faiblesses et de ses joies, tout comme des choses qui lui sont chères.

Partagez donc un peu de vous-même avec votre public, cela vous rendra plus humain et accessible.

LA BOUCHE :

C’est bien évidemment par la bouche que passe une grande partie de votre capacité à convaincre à l’oral. Outre le contenu, pensez à travailler votre intonation, le volume de votre voix, tout comme votre emphase.

Lors de vos répétitions, essayez de varier vos intonations, ralentissez parfois pour créer du suspense et accélérez d’autres fois pour rythmer votre démonstration.

Pour finir, n’oubliez pas de bien articuler chaque mot. Une présentation efficace ne l’est que si le message émis est parfaitement compris par le récepteur.

LE NEZ :

Réussir à contrôler votre respiration avant de monter sur scène est fondamental pour diminuer le stress que génère ce genre de moments. Allongez et espacez donc vos inspirations et expirations de façon à vous tranquilliser le plus possible.

LES BRAS :

Oubliez-les tout simplement !

Vos gestes doivent pouvoir accompagner naturellement votre voix et la plupart du temps nos bras s’adaptent inconsciemment au contenu de notre discours.

Les erreurs, à éviter : ne croisez jamais vos bras (même si vous pensez que cela vous donne un petit coté Laurent Delahousse), ne mettez pas non plus vos mains dans vos poches. Évitez les auto- contacts et n’ayez aucun objet dans vos mains, autre que la télécommande, pour ne pas déconcentrer visuellement votre public.

Parlez les bras ouverts, les paumes vers le haut et tout se passera bien.

LES JAMBES :

Si nos déplacements sur scène rendent nos présentations plus naturelles, en même temps qu’ils nous permettent de fluidifier notre raisonnement, le stress nous fait parfois marcher davantage que ce que l’on ne devrait, pour un oral.

Déplacez-vous donc uniquement pour ponctuer les grandes parties de votre argumentation, le tout sans jamais interrompre le contact visuel avec votre auditoire.

9 conseils faciles à mettre en place pour booster votre charisme au quotidien

Qu’importe le type d’événement, meeting, séminaire, rendez vous client ou conférence de presse, on y rencontre toujours une personne qui semble avoir un charisme naturel, un aura autour d’elle, quelque chose qui la met en lumière et la rend irrésistible.

Si parfois on pourrait résumer cela à ses choix vestimentaires ou esthétiques, la plupart du temps sachez que ce sont les différents éléments du langage corporel qui sont à l’origine de cet état de grâce.

Pour vous aider à l’atteindre également au quotidien voici 9 conseils faciles à mettre en place :

1. ADOPTEZ LA BONNE POSTURE

Que vous soyez assis ou debout, la posture est un élément de jugement de la part de ceux qui vous observent. Une posture droite, au delà d’être la plus conseillée pour votre dos, renvoie bien plus de confiance en soi, d’optimisme et de proactivité que n’importe quel discours sur vous même, ne pourrait le faire. Pour améliorer votre posture pensez donc à prendre 5 à 10 minutes par jour pour vous exercer face à un miroir en vous efforçant d’appliquer les bonnes attitudes :

– Maintenez la tête droite et le cou détendu

– Placez vos épaules en arrière

– Rentrez l’abdomen

Une fois que vous aurez adopté cette routine en toutes circonstances, et même lorsque vous êtes seul, vous vous apercevrez alors, que vous vous sentirez plus confortable et à l’aise avec votre corps en public.

2. SOURIEZ AVEC VOS YEUX

Le sourire est une arme des plus redoutables pour améliorer votre charisme. Être capable de sourire de façon bienveillante rend n’importe qui plus « likable » et emphatique.

Le risque lorsque l’on se force à paraître plus charismatique, c’est de sourire à tout bout de champ, de façon inappropriée. Pour éviter cela, placez vous face au miroir et essayez de sourire le plus naturellement possible, comme si vous vous adressiez en permanence à quelqu’un que vous aimez.

Une fois de plus, en adoptant cette routine au quotidien vous verrez que vous vous sentirez plus détendu et confiant, en même temps que vous observerez davantage de réceptivité de la part de ceux qui vous entourent

3. MIMEZ SUBTILEMENT LES GESTES DE VOTRE INTERLOCUTEUR

Malgré ce que l’on essaye de nous faire croire, l’être humain préfère ce qui lui ressemble. Notre préférence s’oriente en effet, davantage vers les personnes qui ont les même gouts, les mêmes options et des comportements semblables, plutôt que l’inverse. Ainsi, et l’ensemble des livres de Programmation Neuro Linguistique vous le diront, le fait d’adopter les gestes ou la posture de votre interlocuteur peut également vous faire gagner en empathie, à condition, bien sûr de ne pas imiter grossièrement la gestuelle de la personne que vous avez en face de vous.

De ce fait, lorsque vous parlez à quelqu’un, dans un premier temps observez sa posture (position des mains, du dos, des jambes) et adoptez progressivement et subtilement ces principales attitudes.

Exemple : Si cette personne croise subitement les mains, prenez quelques secondes de pause et adoptez la même position. De la même façon si celle-ci, étant assise, venait à avancer son corps vers la table qui vous sépare. Prenez quelques secondes, voir une minute d’attente, et faites-en de même.

On pourrait croire que c’est une attitude de suiveur, mais c’est bien à l’inverse une excellente façon d’influencer positivement l’opinion de votre interlocuteur.

4. UTILISEZ LE TOUCHER FURTIF LORSQUE VOUS SALUEZ QUELQU’UN

Il y a des pays ou on l’utilise plus que d’autres. Les pays du sud par exemple, ont une communication plus tactile, alors qu’en France il est assez rare de se laisser toucher lors d’une conversation professionnelle. Cependant, saluer quelqu’un en faisant ce que l’on appelle le toucher furtif que les politiques utilisent régulièrement (serrer la main droite tout en touchant l’avant bras gauche de la personne) améliore également votre charisme et l’opinion que les autres se font de vous. Osez donc dés demain, saluer l’ensemble de vos collaborateurs à l’aide du toucher furtif et vous verrez que vous réussirez à susciter davantage de réactions positives, et ce comme par magie.

5. REGARDEZ TOUJOURS LES PERSONNES DANS LES YEUX

Nous le disons souvent ici sur le blog, mais il n’est jamais trop de le rappeler. Pendant une présentation comme pour les conversations du quotidien, efforcez vous toujours de regarder les personnes dans les yeux.

Preuve de confiance en soi et d’authenticité, c’est ici le meilleur allié qui soit pour booster votre charisme et l’empathie que les autres ressentent envers vous. Pensez cependant à combiner naturellement contact visuel et sourire bienveillant, et ce pour ne pas avoir l’air d’un psychopathe :D

6. ORIENTEZ VOTRE CORPS EN DIRECTION DE LA

PERSONNE AVEC LAQUELLE VOUS PARLEZ

Cela peut paraître logique, mais il suffit de regarder autour de vous pour vous apercevoir que nombreuses sont les personnes qui s’expriment côte a côte ou positionnant leur corps de façon fuyante par rapport à celui de la personne avec laquelle ils échangent verbalement. Ainsi et afin de renforcer votre charisme, pensez, comme pour le regard, à accorder pleinement votre attention à vos interlocuteurs, en orientant également donc votre corps de façon à être parfaitement face à eux.

7. UTILISEZ LES BONS GESTES POUR ILLUSTRER VOTRE

DISCOURS

La poignée de main était, à l’origine, utilisée pour prouver à notre interlocuteur que l’on n’était pas armé. De nos jours, il en demeure l’instinct, ce pourquoi on se méfie inconsciemment davantage des personnes qui ne montrent pas leurs mains lorsqu’ils communiquent.

Ainsi, de façon à améliorer votre charisme, pensez à accompagner votre discours de gestes l’illustrant. En voici quelques uns :

– Utilisez vos doigts pour lister les différents points évoqués

– Fermez le poing pour montrer votre détermination

– Faites un globe avec vos mains pour illsutrer un ensemble

– Rapprochez votre main de votre poitrine pour évoquer une expérience personnelle ou un aspect passionnel

Voici donc quelques exemples de gestes à adopter. Ayez cependant en considération les différents codes culturels de communication. Un geste positif en France peut être tout à fait offensif à l’autre bout du monde.

8. FAITES DE PETITES PAUSES INTENTIONNELLES POUR RENFORCER L’IMPACT DE CERTAINES PHRASES

Si on a parfois l’impression que c’est en parlant de façon accélérée que l’on réussira à exprimer tout ce que l’on avait à dire avant que l’on perde l’attention de notre interlocuteur, sachez que c’est une erreur et que parler plus lentement, tout en faisant certaines pauses intentionnelles, renforce davantage notre éloquence. C’est également une preuve de confiance en soit et de maîtrise.

Voici quelques exemples d’utilisation de pauses intentionnelles du discours que vous pouvez adopter dès à présent :

– Lorsqu’on vous pose une question d’opinion personnelle, faites

une pause de 3 secondes avant de répondre, c’est une excellente façon de prendre le temps de réfléchir à des éléments de réponse.

– Lorsque vous êtes sur le point de divulguer un fait important, le

dénouement d’une histoire par exemple, 3 secondes de pause sont également la meilleure façon de renforcer l’impact de ce qui suivra.

– Lorsque vous exprimez un raisonnement plus complexe, une

pause bien placée est aussi souvent synonyme de réflexion et de pertinence. Pensez-y !

9. ACQUIESCEZ DE LA TÊTE POUR DÉMONTRER QUE VOUS AVEZ CONFIANCE EN VOS OPINIONS

On voit souvent les interviewés à la télé acquiescer machinalement aux propos débités par les personnes qu’ils interrogent. Si cela peut paraître étrange sachez, que les études démontrent que le fait d’acquiescer, de faire des petits signes positifs de la tête lorsque quelqu’un nous parle, est une excellente façon de créer de la réceptivité entre vous et votre interlocuteur, et ce même si vous n’êtes pas d’accord avec ses propos. Il s’agit là juste d’une preuve de considération et d’attention envers ce qui est en train d’être dit qui ne peut que jouer en votre faveur.

Pour conclure :

Nous venons de le voir, le langage corporel en dit long sur notre personnalité et nos états d’esprits. Ayez donc en tête ces différents éléments et exercez vous au quotidien pour en améliorer la maîtrise et booster votre charisme naturel.

Pourquoi le contact visuel est-il si important à l’oral

Le contact visuel est sûrement le principal point en commun de tous les grands orateurs. Preuve de confiance, d’aisance à l’oral et d’honnêteté, c’est un code de communication universelle capable de booster votre capacité persuasive et emphatique à l’oral.

Si vous avez encore des doutes, voici 5 raisons de commencer à regarder votre audience dans les yeux :

1. LE CONTACT VISUEL FAVORISE LA CONCENTRATION

Lorsque l’on prend la parole en public, on est généralement pas toujours capable de regarder directement son public dans les yeux. Alors, souvent on se dit que si on laisse notre regard divaguer dans la salle, cela nous aidera à vaincre cette timidité et ne pas oublier ce que l’on a à dire. C’est bien évidemment une erreur, car au delà de perdre en « likabilité », le fait de regarder autre chose que les personnes qui sont en face de vous active davantage de capteurs dans votre cerveau. Celui-ci commence alors à enregistrer les formes, les couleurs et les emplacements des objets que vous visualisez, ce qui, par conséquent, a davantage tendance à vous déconcentrer. A l’inverse maintenir le contact visuel permet de garder le focus sur ce que vous avez à dire, puisque votre cerveau n’a alors qu’une seule image sur laquelle se concentrer.

2. PERMET DE CAPTER DAVANTAGE L’ATTENTION DE VOTRE PUBLIC

Maintenir un contact visuel constant avec une audience permet également de maintenir ses membres plus attentifs à ce que vous avez à leur dire. En effet, il est plus difficile pour tout à chacun de

bavarder, regarder son téléphone ou s’endormir si quelqu’un le regarde droit dans les yeux. Cela peut paraître trivial, mais essayez, ça marche à tous les coups.

3. CELA RENFORCE VOTRE AUTORITÉ ET LÉGITIMITÉ

C’est assez commun de parler avec quelqu’un qui n’est pas capable de nous regarder dans les yeux. Si ce n’est pas forcément synonyme de mensonge pour autant, cela témoigne néanmoins d’un certain malaise ou d’un manque de confiance en ce qui est dit. A l’inverse lorsque vous êtes capable de maintenir ce contact visuel tout au long de votre discours, vous apparaissez alors, sans vous en rendre compte, instantanément plus légitime sur le sujet que vous exposez. C’est ainsi! C’est codifié dans nos relations sociales, l’être humain fait davantage confiance à quelqu’un qui est capable de le regarder dans les yeux. De plus, en regardant les personnes droit dans les yeux vous vous apercevrez, qu’à l’inverse de ce que l’on pourrait croire, qu’il s’agit là d’une excellente façon de se rassurer soi même, dans les yeux de ceux qui vous regardent.

4. CONVERTI L’AUDIENCE EN PARTICIPANTS

Lorsque vous regardez votre public dans les yeux, sachez que par instinct, chaque membre se sent alors davantage concerné et s’oblige à répondre à vos propos par des mimiques faciales, d’approbation, généralement, comme si d’une conversation en face à face il s’agissait. C’est donc un excellent moyen d’engager votre auditoire et rendre votre présentation plus dynamique.

5. LE CONTACT VISUEL RALENTI VOTRE DÉBIT DE PAROLE

Si vous regardez quelqu’un dans les yeux, entre 3 et 5 secondes, le tout en lui parlant, vous vous apercevrez également que votre débit de parole se ralentira automatiquement. Le contact visuel est,

en effet, un excellent moyen de garder un rythme de parole plus naturel et conversationnel. C’est une technique assez méconnue, mais très utilisée par la plupart des grands orateurs pour produire des discours qui entrent en résonance avec leur public. Comme nous l’avons déjà évoqué dans un précédent post, plus vous ralentissez votre débit et plus vous forcez votre public à vous prêter davantage d’attention. Pensez-y !

Pour conclure :

Ayez toujours en tête que le contact visuel est un passage obligé pour une présentation réussie. Qu’importe la qualité de ce que vous avez à dire, si vous ne regardez pas votre public dans les yeux il ne vous prêtera aucune attention. Dépassez donc votre timidité et bossez votre discours, il vous sera alors beaucoup plus facile, le moment venu, de regarder avec confiance ceux que vous souhaitez convaincre.

6 erreurs non-verbales qu’ont appris à éviter tous les grands communicants

En fonction des études, nous savons que le langage non-verbal est responsable de 75 à 90% de notre communication, c’est à dire de l’impression que ressentent nos interlocuteurs lorsque nous communiquons.

C’est assez énorme, et c’est pourquoi nous vous proposons une liste d’erreurs à éviter absolument si vous souhaitez communiquer efficacement au quotidien, comme le font les meilleurs orateurs.

1. UNE TROP GRANDE PROXIMITÉ

C’est un sujet encore plus pointilleux aux US que dans notre pays, mais quoi qu’il en soit, il n’est pas rare d’observer chez nous aussi de nombreuses personnes envahissant notre espace personnel lorsqu’elles interagissent avec nous.

La proximité et le toucher pouvant être souvent mal perçus dans les relations professionnelles dans notre culture, il est donc conseillé de savoir maintenir en toutes circonstances une certaine distance de « sécurité ». Sans avoir à amener son mètre, sachez qu’il est généralement conseillé de se maintenir entre 1 à 4 mètres de distance lors d’une conversation dans un contexte professionnel (versus 0 à 0,5m pour une conversation privée).

2. UN EYE CONTACT INAPPROPRIÉ

Nous le disons souvent ici sur le blog, le contact visuel est une des principales clés de la réussite à l’oral. Savoir regarder dans les yeux de son public ou de ses interlocuteurs lorsque nous nous adressons

à eux, ou que ceux-ci nous parlent, appartient à l’indispensable panoplie du bon communicant.

Ce que les études nous disent c’est qu’il est conseillé de maintenir le contact visuel environ 60% le temps d’une conversation ou d’une présentation. En dessous, on ne nous considérerait pas assez impliqué, voir fuyant, et au delà on pourrait paraître trop insistant et mettre mal à l’aise son auditoire.

Si l’eye contact est fondamental, il est important néanmoins de savoir regarder dans les yeux de façon appropriée. Nos yeux pouvant parfois dire l’inverse que les mots sortant de notre bouche. La séduction, la colère, l’ennui, l’exaspération, l’insistance sont une palette d’intentions qu’il est généralement souhaitable de savoir contrôler lorsque nous nous adressons à un public, au risque de pouvoir être mal interprété.

3. UNE POIGNÉE DE MAIN À DEUX MAINS

Une poignée de main ferme est souvent interprétée comme un signe positif de confiance et de sincérité.

Parfois il arrive que quelqu’un nous salue à deux mains, prenant en sandwich la notre. Si ce geste peut paraître anodin, sachez qu’il est généralement interprété comme une façon de vouloir prendre le dessus, de se montrer supérieur.

Si vous faites ce geste en pensant être « warm et welcoming », considérez désormais que ce geste est à éviter. Un toucher furtif de la main gauche sur l’avant bras droit de votre interlocuteur est une bien meilleure alternative, davantage perçu positivement comme un signe d’empathie.

4. UN MIRRORING TROP FLAGRANT

Le mirroring est une technique issue principalement de la Programmation Neuro Linguistique, pour nous aider à susciter de l’empathie et prendre le dessus plus facilement lors de négociations.

Il s’agit donc, comme son nom l’indique, de mimer les principaux gestes de son interlocuteur (inclinaison du corps, de la tête, position des mains, etc…) de façon à mettre en confiance celui-ci, dans un premier temps, afin de pouvoir ensuite l’amener inconsciemment à suivre vos propres gestes, et donc influencer son comportement.

S’il s’agit déjà là d’une technique difficile à mettre en place à la base, et que je ne conseille pas forcément aux plus novices, il m’arrive cependant d’observer certaines personnes l’utilisant de façon trop grossière et forcée, peut être par manque d’expérience, ce qui dénonce forcément une intention flagrante de manipulation.

Si vous souhaitez avoir recours au mirroring pour vos négociations les plus difficiles, pensez donc à adopter la règle des 5 secondes avant de mimer chaque principal geste de votre interlocuteur. C’est une bonne façon de ne pas éveiller les soupçons sur celui-ci.

5. LES GESTES EXAGÉRÉS

Dans la même lancée, il est assez fréquent d’observer en entreprise des individus sur-jouant leurs gestes pensant que ceux-ci peuvent les aider à convaincre. Les ouvertures de bras trop exagérées, les mimiques non-appropriées, les mouvements de la tête incessants ou encore les ouvertures des yeux trop longues, sont autant d’erreurs encore très communes en communication non verbale et qu’il est urgent d’éviter.

Souvent signes de manque de confiance en soi, ils sont généralement catastrophiques pour notre communication, mais sachez que des formations existent pour apprendre à les maîtriser.

6. LES BRAS CROISÉS

Même si cela peut vous donner un petit coté Laurent Delahousse, les bras croisés sont généralement les ennemis de votre communication.

C’est parfois confortable et chaleureux de croiser les bras, mais en présentations comme lors de conversations, ce geste est souvent interprété inconsciemment comme un manque de confiance ou une certaine fermeture à la discussion, ce qui peut parfois même inhiber vos interlocuteurs.

Pensez donc à maintenir le plus possible vos bras ouverts lors de vos interactions sociales et sachez que plus vos épaules sont ouvertes, plus vous paraissez intéressé et réceptif.

9. Conseils pratiques

8 choses que font tous les grands communicants avant chaque présentation

Si une prise de parole en public est souvent synonyme de stress, et que cette réaction est tout à fait naturelle, il existe cependant des personnes qui en font leur métier. Ces grands communicants qu’on appelle aux US les keynote speakers, sont généralement des CEO ou universitaires réputés, dont une grande partie de leur quotidien consiste à présenter leur activité au plus grand nombre, lors de conventions, conférences et autres grands événements. S’ils sont plus à l’aise à l’oral que le commun des mortels, cette attitude n’est pas pour autant innée et voici pourquoi on vous propose de découvrir 8 routines que la plupart des orateurs professionnels mettent en place avant une présentation importante et que vous pouvez utiliser au quotidien :

1. CITEZ VOS PRINCIPAUX POINTS EN DÉBUT, MILIEU ET FIN DE CHAQUE PRÉSENTATION

Pour qu’une présentation soit efficace il est conseillé de ne définir pas plus de 3 grandes idées que vous souhaitez que votre audience ne retienne, une fois celle-ci terminée. Que vous ayez beaucoup de choses à dire ou non, de toute façon sachez que l’être humain est difficilement capable d’en retenir davantage. Ainsi, efforcez-vous de citer vos principaux points au moins 3 fois tout au long de votre oral, cela permettra alors à votre public d’identifier, assimiler et mémoriser plus facilement l’ensemble de vos messages clés.

2. RÉPÉTEZ AU MOINS 4 FOIS VOTRE DISCOURS

On vous le conseille souvent ici sur le blog et croyez moi, seuls les vrais pros le font vraiment. La répétition de votre oral est un élément clé, si ce n’est le facteur le plus déterminant du succès

d’un oral. Si cela peut vous paraître trop chronophage, c’est néanmoins un passage obligé que nous ne pouvons que vous conseiller.

3. PRENEZ LE TEMPS DE VOUS IMPRÉGNER DES LIEUX

Avant tout oral, il est important que vous puissiez vous promener, seul, à l’endroit même ou vous ferez votre discours. Si vous prenez une dizaine de minutes pour prendre connaissance des lieux, ce parcours de reconnaissance vous permettra alors forcément, une fois sur scène, d’être davantage préparé et détendu.

4. N’UTILISEZ AUCUNE BULLET POINTS

Les bullet points sur des slides sont pour moi une évidence même d’un manque de préparation de l’orateur. Si vous avez besoin de bullet points (qui de toute façon seront pas lus par votre auditoire) c’est, dans la majorité des cas, parce que vous n’êtes pas tout à fait sûr de ce que vous allez dire à l’oral. Et vous les inscrivez sur vos slides pour pouvoir y jeter un coup d’œil lorsque vous vous serez perdu. C’est un très mauvais réflexe dont les grands communicants ont appris à se passer. Une image impactante et un titre accrocheur resteront toujours beaucoup plus efficaces, que n’importe quelle liste de contenu. Pensez-y !

5. NE COMMENCEZ PAS À PARLER TANT QUE VOUS N’ÊTES

PAS PARFAITEMENT EN PLACE

Lorsqu’on est invité à prendre la parole, on a souvent ce réflexe de commencer à parler alors que l’on n’est pas encore tout à fait prêt. Le stress et la volonté de se montrer polis, sont généralement à l’origine de ce comportement, il est néanmoins à éviter. Tout d’abord parce que votre public lui même a besoin d’un peu de temps avant de vous accorder son attention, et parce qu’il est

préférable de prendre son temps pour trouver votre place avant même de proférer votre premier mot, plutôt que de commencer à parler trop tôt et d’avoir à faire une pause pour demander le silence, par la suite.

6. PARLEZ LENTEMENT

Plus on est stressé et plus on parle vite. Parfois même, lorsque nous avons l’impression que notre public n’est pas tout à fait intéressé par ce que nous avons à lui dire, ou que son attention se tarit, nous commençons instinctivement à accélérer notre débit de

parole, comme si on souhaitait lui faire entrer le plus d’informations possibles dans le cerveau avant que celui-ci ne se referme. C’est forcément une erreur. Avec l’expérience on se rend compte que plus on accélère le débit de parole et moins notre public est enclin

à nous accorder son attention. Tout simplement car cela devient

plus difficile pour lui de suivre et parce qu’il juge, à ce moment là, que l’information que vous débitez à tout vas, a moins d’importance que celle que vous avez distillée avec plus de précision. Si vous êtes face à un public qui semble ne plus vous écouter, respirez profondément, ralentissez donc votre rythme de parole, et vous verrez comment les regards se tourneront de nouveau vers vous, comme par magie.

7. REGARDEZ VOTRE PUBLIC DANS LES YEUX

Une présentation c’est comme une conversation entre amis, vous vous devez de regarder les personnes qui vous écoutent droit dans les yeux et les grands communicants l’ont bien compris. Ne pas réussir à maintenir un eye contact constant est perçu comme un manque de confiance et d’honnêteté, alors que c’est souvent la résultante d’une timidité ou, même pour certains une façon de

rester concentrés sur ce qu’ils ont à dire. Cela reste néanmoins une erreur grave en terme de communication. L’être humain par nature

a besoin de regarder les personnes dans les yeux pour leur faire

confiance. Si vous souhaitez réussir cet exercice de persuasion qu’est une présentation orale, obligez-vous donc à maintenir un contact visuel vif et constant.

8. PRÉVOYEZ UNE HISTOIRE POUR CONCLURE

Chaque présentation requiert souvent un niveau d’attention non négligeable de la part de votre public, alors que notre capacité individuelle à rester concentré plus de 15 minutes est de plus en plus mise à mal, de nos jours. Pour réussir à capter cette attention et à encrer leur message principal dans les esprits de chacun, les grands communicants utilisent souvent la conclusion de leur discours pour raconter, de façon complétement préméditée, une histoire personnelle riche en enseignements et qui vient conforter leur propre point de vue. C’est une excellente façon de créer une ancre mnémotechnique chez chacun des membres de votre public, qui finiront sûrement par oublier tout ce que vous avez pu leur dire. Mais qui se souviendront sûrement et pour longtemps de votre dernière histoire si celle-ci est évocatrice.

Les 9 erreurs les plus fréquentes à l’oral

Un oral bien préparé est souvent une formidable opportunité pour chacun d’entre vous de briller et de présenter de nouvelles idées, d’inspirer votre public et provoquer le changement. A l’inverse chaque présentation peut aussi représenter une certaine prise de risque et peut parfois même très vite tourner à l’échec. Parmi les raisons possible, 9 d’entre elles sont très fréquemment constatées en entreprise et pour vous aider à les éviter, voici notre décryptage:

1. VOUS AVEZ OUBLIÉ DE VOUS PRÉSENTER :

Il n’est pas rare d’assister à des présentations dans lesquelles l’orateur oublie de se présenter, présumant que tout le monde présent dans la salle le connait parfaitement. Même si vous pensez connaître la plupart d’entre eux, n’oubliez jamais de commencer par votre nom, votre fonction et la raison qui justifie votre prise de parole. Au delà de la simple formalité, c’est une excellente opportunité de vous rendre sympathique et accessible, en personnalisant votre intro. Personnellement, j’utilise souvent des photos qui illustrent ma collaboration avec l’entreprise qui m’a invité à prendre la parole.

2. VOUS REGARDEZ LE SOL :

Il s’agit là d’une erreur classique que beaucoup d’orateurs font. Si vous ne regardez pas continuellement votre public vous pouvez être sûr que leur attention va très vite se dérober au profit d’autres alternatives plus stimulantes (PC, smartphone, conversations etc…). Les présentations sont un exercice de communication collectif, dans lequel, pour être efficace, vous vous devez d’agir comme s’il s’agissait d’une conversation en tête à tête. Et donc, l’eye contact est obligatoire, si vous vous sentez stressé à l’idée de

regarder dans les yeux de parfaits inconnus, commencez par regarder quelqu’un qui vous est familier parmi votre audience. Une fois que vous serez rassuré, commencez à balayer du regard votre public, de droit à gauche, sans oublier les personnes au fond de la salle.

3. VOUS RESTEZ IMMOBILE :

Sans tomber dans la gesticulation compulsive, il est conseillé lors de vos oraux d’utiliser les gestes et les déplacements pour rendre plus dynamique votre communication. Utilisez donc vos bras et vos mains pour illustrer subtilement certaines de vos idées et déplacez vous ponctuellement pour marquer une transition entre deux sujets différents, par exemple.

4. VOS INFORMATIONS NE SONT PAS À JOUR :

De nos jours, les temps sont durs pour les orateurs, obligés de vérifier continuellement leurs infos avant de les exposer sur un slide ou à l’oral. En effet, rien de plus simple ajour’hui que de checker en temps réel un email, un powerpoint ou un site d’actu sur son smartphone. L’inexactitude est de moins en moins tolérée et il est très aisé pour votre public de vous contester sur n’importe quel sujet. Ce qui a souvent pour conséquence de ruiner directement votre oral. Cross-checkez donc le plus possible vos infos, c’est mon conseil.

5. VOTRE PUBLIC A DÉCOUVERT QUE VOUS ÉTIEZ PERDU

DANS VOTRE DISCOURS :

Il n’y a pas de meilleure façon de perdre l’attention d’un public, que de transmettre l’image de quelqu’un qui a perdu le fil de son discours. C’est gênant pour l’orateur mais aussi pour le public, qui n’a qu’une seule chose en tête, que ça se finisse le plus vite

possible. Efforcez vous donc de préparer au mieux le déroulé de votre oral, (les différents blocs ainsi que les enchainements entre ces mêmes parties) pour limiter les chances que cela vous arrive. Si votre hésitation est due à un simple trou de mémoire, restez calme, posez une question à votre public et pendant ce temps là profitez-en pour retrouver le fil de votre histoire.

6. VOUS N’AVEZ PAS ASSEZ ÉTUDIÉ VOTRE AUDIENCE :

Le reflexe qui consiste à reprendre une ancienne présentation et la dérouler telle quelle à un public différent, est assez commun chez la plupart des orateurs. Souvent vu comme un gain de temps considérable, il peut également être la cause de votre échec à l’oral. En effet, rien de pire que d’adresser à un public un discours qui ne répond pas à ses attentes ou qui ne comporte pas assez d’informations, pour lui permettre de comprendre et contextualiser la solution présentée. Prenez donc l’habitude à chaque fois de définir clairement chacun de vos publics. Son profil (âge, sexe, fonctions, besoins) ainsi que sa connaissance globale du sujet exposé.

7. VOUS N’AVEZ PAS ASSEZ PRÉPARÉ VOTRE VENUE :

Les imprévus arrivent et sont souvent à l’origine de l’échec à l’oral. Un retro mal réglé, un micro défaillant ou une connexion wifi inexistante dans la salle, ne sont que quelques uns des soucis de dernière minute que j’observe souvent avant une présentation importante. Une fois de plus, un conseil, soyez le plus prévoyant possible, arrivez une heure avant votre oral, ayez tout votre matériel en double et vérifiez chaque élément avant de monter sur scène.

8. VOUS LISEZ VOS SLIDES :

J’ai récemment assisté à deux jours de conférences dans lesquelles plusieurs orateurs se succédaient sur une même thématique. Hormis la thématique, ils avaient tous un autre point en commun, celui de se retourner constamment pour lire leurs slides sur l’écran derrière eux. En tant que coach en communication, je trouve ça préoccupant. A chaque présentation, vous avez la chance de pouvoir valoriser vos idées à l’oral, ne gâchez donc pas le potentiel de cet exercice de communication, répétez 3-4 fois votre discours et faites comme si vos slides n’existaient pas.

9. VOUS TERMINEZ SUBITEMENT SANS UN CALL-TO- ACTION :

Pour conclure et nous le rappelons suffisamment ici sur le blog, terminez toujours vos présentations par un call to action. Une des raisons pour lesquelles nombre d’orateurs ne parviennent pas à convaincre à l’oral, c’est parce qu’ils oublient trop souvent de préciser ce qu’ils attendent de leur public. Concluez toujours par un call to action, un prix, une date de sortie, un plan de marche, une orientation stratégique, en bref, tout élément qui invite au changement. Voilà tout l’intérêt de faire une présentation.

11 conseils pour vaincre le stress à l’oral

« Comment vaincre le stress avant une présentation« , telle est la question que l’on me pose le plus souvent. En effet, lorsque je rencontre quelqu’un pour la première fois et que je me présente en tant que Coach en Prise de Parole en Public, la grande majorité des personnes répond : « j’en aurais bien besoin, je stresse énormément rien qu’à l’idée de devoir monter sur scène. »

Si cela peut vous paraître original comme comportement, sachez que vous n’êtes pas le seul et que la plupart des êtres humains ressent exactement les mêmes symptômes que vous. Cependant vous n’êtes pas obligés de prendre cela comme une fatalité.

Découvrez donc nos conseils pour vous aider à vaincre le stress avant votre prochain oral :

1. PRÉPAREZ-VOUS EN AMONT

Faites des recherches sur votre thématique, enrichissez votre discours, retravaillez votre contenu, identifiez vos points faibles et essayez de les corriger. Croyez moi, pour un exam comme pour une présentation, la meilleure façon de se sentir plus confiant et moins stressé, c’est d’avoir suffisamment bossé.

2. FAMILIARISEZ VOUS AVEC LES LIEUX

N’attendez pas de monter sur scène pour vous rendre compte qu’un poteau gâche la vue à la moitié de la salle, ou que le rétro projecteur rend illisibles vos slides. Arrivez toujours au moins une heure avant le début de votre oral, de façon à ne pas être pris de court, et pouvoir ainsi mieux anticiper les différents imprévus de dernière minute, qui finissent toujours pas surgir.

3.

RÉPÉTEZ, RÉPÉTEZ, RÉPÉTEZ…

C’est sûrement celui-ci le conseil le plus répété, justement, ici sur le blog. La meilleure façon de rester calme et de vaincre le stress, reste bien sûr de préparer et répéter votre oral jusqu’à ce que vous soyez tout à fait à l’aise avec le message que vous avez à délivrer. Répétez face à votre ordi, face un ami, ou en vous filmant avec votre iPhone. L’important ici est de bien comprendre que l’improvisation n’est pas une possibilité.

4. VISUALISEZ VOTRE RÉUSSITE

Des études sur la psychologie des sportifs de haut niveau, démontrent qu’un athlète qui est capable de se projeter comme remportant l’épreuve qu’il se propose de disputer, a davantage de probabilités de l’emporter. De la même façon, avant une présentation, plus précisément pendant vos répétitions, essayez de vous projeter positivement. Anticipez les rires, les applaudissements, l’admiration que pourra émaner de votre public. C’est une bonne façon de gagner en confiance et de diminuer le stress ressenti.

5. ÉTUDIEZ PARFAITEMENT VOTRE PUBLIC

Chaque présentation est un moment unique. Ainsi, je vous déconseille de songer à dérouler la même présentation à deux publics différents. Chacun d’entre eux possède une singularité, ses propres attentes, exigences, problèmes rencontrés et ambitions, que vous vous devez de réussir à combler lors de votre démonstration orale. Efforcez vous donc, en amont, de rechercher le plus d’informations possible à leur sujet, et vous vous apercevrez que cela vous facilitera grandement la tâche le jour J.

6.

RESTEZ POSITIF SUR VOUS MÊME

L’opinion que l’on se fait de nous même influence grandement notre réussite en générale. Efforcez vous donc de supprimer de votre vocabulaire intérieur, toute autocritique ou pensée négative. Parlez vous à vous même en vous valorisant, et répétez si nécessaire des phrases d’encouragement (je crois en moi, je suis un bon orateur, je suis enthousiaste et compétent, je triompherai…). Cela peut peut-être vous paraître stupide, mais ça marche. Et comme Henry Ford disait : « Whether you think you can or think you can’t — you are right. »

7. MARCHEZ ET RESPIREZ DOUCEMENT

Si vous le pouvez, prenez quelques minutes avant de monter sur scène pour marcher et respirer tranquillement. Faites le tour du pâté de maison, par exemple et essayez de normaliser votre respiration. La combinaison des deux favorisant nettement votre montée en confiance et donc en tranquillité.

8. N’OUBLIEZ PAS LES 3 RÈGLES DE TOUT PUBLIC

1 : Dès lors que vous êtes sur scène, votre public vous considère comme un expert dans votre domaine.

2 : Tout public souhaite la réussite de l’orateur qui est en face de lui. Vous voir hésiter ou vous ridiculiser en public lui serait beaucoup trop gênant.

3 : Votre audience n’est que très rarement capable d’identifier en

temps réel vos erreurs. Ne vous dénoncez donc pas en public. Vous pourrez toujours vous justifier individuellement, si jamais une personne venait vous interpeler à la fin de votre présentation.

9. APPRENEZ PAR CŒUR VOTRE INTRODUCTION

Vos premiers mots sont souvent ceux qui donnent le ton à la suite de votre présentation. Vous ne pouvez donc pas vous permettre de les improviser, ils se doivent d’être choisis avec précision. Ecrivez les, répétez les jusqu’à les connaître par cœur. Si vous êtes capable d’automatiser les premières minutes de votre oral sans avoir à y réfléchir, une fois sur scène, vous verrez que la suite sera pour vous un jeu d’enfants.

10. SOURIEZ, SOURIEZ SOURIEZ

Autre astuce clé pour réussir à gérer le stress pendant une présentation, c’est bien évidemment le fait de sourire. Un sourire sincère et bienveillant envoie un signal positif à votre cerveau qui vous tranquillise, en même temps qu’il vous aide à créer une relation emphatique avec votre public, qui ne peut, elle, que vous bénéficier une fois sur scène.

11. DITES-VOUS QUE VOUS PARAISSEZ TOUJOURS MOINS STRESSÉ QUE VOUS NE L’ÊTES EN RÉALITÉ

A chaque fois que nous filmons, ici à l’Agence Spitch, nos clients pendant leurs répétitions, en amont de leurs prises de parole en public, les réactions sont unanimes : « wow, je ne parais pas aussi stressé que je le suis à l’intérieur. » Et en effet c’est vrai! Nous sommes habitués à maintenir une image plus ou moins acceptable en société, ce qui nous permet (et heureusement) de masquer parfois certaines de nos faiblesses et autres vérités intérieures. Ayez donc toujours ça en tête lorsque vous parlez en public, cela vous aidera sûrement à ne pas vous mettre davantage de pression qu’il ne serait souhaitable.

Pour conclure :

Être stressé à l’oral est une réaction humaine et naturelle, mais que vous pouvez maîtriser avec un peu de préparation en amont. Si vous y parvenez, vous réussirez non seulement à passer un meilleur quart d’heure sur scène, mais vous vous apercevrez aussi rapidement que la progression de vos prestations orales bénéficieront également de votre visibilité professionnelle et donc votre carrière.

Comment s’habiller pour une présentation : le secret de Zuckerberg, Jobs et Obama

Savoir comment s’habiller pour une présentation peut réellement avoir une influence sur votre capacité à bien communiquer, mais pas que.

Ceux qui me connaissent savent que je m’habille quasi tout le temps de la même façon : un pantalon bleu marine, une chemise bleu clair et des chaussures marron. Ce qui a par ailleurs le mérite de me valoir des réflexions amusées de mes amis les plus proches.

Si je m’habille toujours ainsi et ce plus ou moins depuis que je suis entré dans le monde du travail, c’est principalement dû au fait que je trouve cela plus pratique. Pas besoin de me poser de questions le matin, je n’ai aucun choix à faire, mes pantalons et chemises se ressemblent quasi à l’identique. Ainsi, je ne prends aucun risque et j’ai la certitude de me sentir autant à l’aise dans ces tenues aujourd’hui, que je l’étais hier. Et ce, que ce soit pour une journée au bureau comme pour une grande conférence devant des centaines de personnes.

Si ce choix, étrange à première vue, est tacite, je ne me souviens en effet pas de l’avoir décidé, il s’est installé dans ma routine de façon inconsciente, il semblerait que je ne sois pas le seul à me comporter ainsi.

Mark Zuckerberg, le créateur de Facebook a récemment posté sur son compte une photo de sa garde robe, dans laquelle nous pouvons nous rendre compte que celle-ci est composée uniquement de t-shirts de la même couleur.

Le sujet a par ailleurs déjà suscité l’intérêt des plus curieux. Invité

à répondre à des questions après une keynote, un journaliste lui a

demandé pourquoi il s’habillait toujours de la même façon au quotidien. Zuckerberg a répondu qu’il souhaitait se simplifier la vie au maximum, de façon à réduire le plus possible le nombre de

décisions qu’il avait à prendre et qui n’étaient pas directement liées

à sa fonction chez facebook. Avant de conclure, qu’il avait

l’impression d’être improductif lorsqu’il gaspillait son énergie dans des problématiques aussi futiles que sa garde robe.

Dans le même registre, Barack Obama faisait le même constat en 2012 dans le magazine Vanity Fair. Dans lequel il disait n’utiliser que des costumes bleu ou gris, de façon à réduire le nombre de décisions périphériques à sa fonction de président. En concluant avec cette fameuse tirade « I don’t want to make decisions about what I’m eating or wearing. Because I have too many other decisions to make. »

Cette question semble même être scientifiquement prouvée. Roy F. Baumeister est psychologue, il étudie la fatigue provoquée par nos décisions au quotidien et est co-auteur de « Willpower:

Rediscovering the Greatest Human Strength« . Il a récemment écrit dans le New York Times que notre capacité à prendre de bonnes décisions stratégiques dans notre activité professionnelle, était diminuée par tout un tas de petites décisions inconséquentes, prises dès les premières heures de la journée et parmi celles-ci nos choix vestimentaires matinaux. S-habiller-pour-une-interview

Ainsi, pour augmenter notre productivité il serait donc conseillé de faire comme Barack et réduire le plus possible le nombre de décisions à prendre tout au long de la journée.

Par ailleurs, il semblerait que le fait de s’habiller plus ou moins toujours de la même façon ait un autre point positif.

On me demande souvent comment doit-on s’habiller pour une présentation importante. A cette question, je réponds par l’exemple de Steve Jobs, autre adepte d’une tenue vestimentaire mono- maniaque (jeans et col roulé noir), qui disait s’habiller pour une présentation toujours de la même façon afin de développer son image de marque publique.

En gros, si vous vous habillez de la même façon à chaque prise de parole en public (keynote, tv ou autre) vous développez ainsi une identité visuelle, qui vous rend plus facilement reconnaissable à tout un chacun. Christophe Barbier ou Xavier Niel sont la parfaite incarnation française de cette technique de comm’.

Pour conclure :

Si vous souhaitez booster votre productivité et votre « personal branding » il vous reste désormais plus qu’à choisir votre costume de superman et vous y tenir au quotidien. Je vous rassure, c’est moins monotone qu’il en paraît, il existe une palette infinie de nuances de bleu :D

Découvrez 5 raisons qui font de la marche à pied votre meilleur atout à l’oral

Et si marcher vous permettait d’améliorer une présentation powerpoint ?

Je marchais seul, un soir dans les rues de mon arrondissement, lorsque je croise par hasard un ami. M’interrogeant sur ce que je faisais à cet endroit à ce moment précis, je lui ai alors répondu que je marchais pour préparer une présentation à venir.

S’il a esquissé un sourire et a sûrement dû trouver tout cela très « chelou », le fait est qu’il m’arrive régulièrement de me promener afin de stimuler ma créativité et répéter de façon introspective mes interventions à l’oral. Et je peux vous assurer que celles-ci sont les heures les plus productives de ma journée.

« Fresh walks bring fresh ideas »

En effet, nombreux sont les cas d’entrepreneurs, penseurs et artistes de génie connus pour leur goût de la marche en solitaire. Beethoven, Dickens, Darwin ou encore Jobs aimaient se promener seuls pour mieux réfléchir, résoudre des problèmes, développer un raisonnement ou stimuler l’émergence de nouvelles idées.

Si malgré ces exemples de réussite, vous êtes encore septiques, voici 5 bonnes raisons de vous convaincre de faire de la marche à pied votre meilleur atout pour préparer votre prochain oral.

1. MARCHEZ POUR BOOSTER VOTRE CRÉATIVITÉ :

Si je suis moi-même convaincu depuis longtemps que mes meilleures idées me sont venues en marchant, une étude récente est venue créditer cette hypothèse. En effet, l’université de

Stanford a démontré que nous sommes beaucoup plus créatifs lorsque nous marchons, que lorsque nous restons immobiles.

Dans cette étude, Marily Oppezzo et Daniel Schwartz ont fait le test sur 176 étudiants, leur demandant de réaliser plusieurs tâches, en séparant les étudiants en deux groupes : l’un étant resté assis avant de réaliser ces même tâches et l’autre ayant préalablement entrepris une longue marche.

Le résultat est sans appel, le groupe des étudiants ayant réalisé cette marche s’est montré 60% plus créatif que l’autre groupe, leur créativité ayant même atteint 81% de plus lorsqu’ils étaient en mouvement.

En fait, ce qui se passe c’est que pendant une marche à pied l’afflux sanguin augmente dans le cerveau, comme dans toutes les autres parties du corps, augmentant ainsi notre activité cérébrale et par conséquent notre créativité. Et ce, que ce soit pour une marche banale et routinière ou que ce soit dans un cadre visuel plus agréable.

Si pour préparer une présentation powerpoint nous vous recommandons souvent ici de répéter votre oral. Le faire en marchant est, par expérience, une excellente façon de stimuler l’émergence de nouvelles idées pour structurer ou illustrer votre présentation par exemple, en même temps que cela vous permet de vous évader, de sortir du cadre et ainsi créer des connexions auxquelles vous n’auriez pas pensé si vous étiez restés assis devant votre ordinateur.

Pensez-y !

2.

MARCHEZ POUR DÉVELOPPER VOTRE CAPACITÉ À

CONVAINCRE :

Nous passons en moyenne 10 heures par jour assis sur notre derrière, ce qui est bon ni pour celui-ci ni pour notre cœur. Mais si nous ne pouvons que vous motiver à marcher davantage pour rester en forme, prendre l’habitude de la marche à pied peut également vous permettre de convaincre davantage à l’oral, et ce d’une façon que vous ne soupçonnez pas.

De plus en plus en vogue dans la Silicon Valley, les « walking meetings » sont un nouveau concept de présentation d’idées. Alors que nous sommes tous habitués à présenter à l’oral, immobiles, dans une salle fermée avec un public assis. L’objectif de ces meetings en mouvement est précisément de tirer partie de cette hausse de la créativité évoquée dans le point numéro 1, pour augmenter votre capacité d’argumentation et les chances de convaincre votre interlocuteur de l’intérêt des solutions que vous souhaitez lui vendre.

Lors d’une prochaine présentation powerpoint en « one to one », ayez le cran d’inviter un collègue ou même un client à vous suivre pour une marche d’une petite demi heure, en ayant préalablement pris le soin de choisir un endroit à proximité et que vous connaissez parfaitement. Vous serez alors surpris de constater à quel point cela vous facilitera la tâche. Car qui dit marche en extérieur dit aussi aucun écran de PC pour distraire votre interlocuteur, aucune interruption possible de ce même meeting, et une façon plus décontractée et « friendly » d’échanger des points de vues.

3. MARCHEZ POUR DÉFINIR LE CONTENU DE VOTRE

DISCOURS :

Voici là l’un des grands points de divergence que j’entretiens avec certains de mes homologues du conseil en prise de parole en

public. La plupart des livres que vous pouvez lire sur le sujet vous invite à ouvrir un fichier word et commencer à écrire un script avant de créer votre powerpoint.

S’il est en effet préférable de réfléchir en amont à ce que vous avez à dire, avant de vous empresser de l’illustrer sur des slides powerpoint, je trouve cependant super contre productif que d’essayer d’écrire un oral comme si d’un écrit s’il s’agissait.

Une bonne présentation ne s’écrit pas. Les mots, les phrases, les histoires ont besoin de s’exprimer à l’oral pour pouvoir s’organiser et se structurer dans votre tête, avant même de pouvoir les pencher sur une feuille.

Alors bien sûr, il est conseillé de définir en amont les grandes parties, les grands thèmes que vous souhaitez aborder pour vous aider à guider cette réflexion. Mais la créativité en ce qui concerne un oral, ne vient pas par l’écrit (ou en tout cas beaucoup moins productive).

La marche s’avère alors un outil surpuissant pour vous aider à définir ce que vous avez à raconter. Si elle stimule votre créativité, elle peut vous permettre également de commencer à extraire et faire murir des formulations, des raisonnements et argumentaires d’une façon inégalable.

Prenez donc l’habitude d’aller vous promener avant vos présentations. Commencez par essayer d’imaginer ce que vous diriez si vous étiez sur scène et réadaptez, reformulez à volonté votre discours, jusqu’à ce que vous soyez pleinement satisfaits du résultat final.

Je vous conseille cependant, de prendre bien soin de fermer la bouche lors de vos introspections, pour éviter que les passants vous suspecte d’une sénilité avancée :D

4. MARCHEZ POUR MÉMORISER VOTRE DISCOURS :

Nous venons de le voir, la marche stimule votre créativité et c’est une excellente façon de formuler des idées visant à être présentées à l’oral. Dans la continuité, c’est donc logique qu’il s’agit là aussi d’une excellente façon de mémoriser votre discours.

Si vous avez profité de ce temps de marche pour réfléchir à ce que vous vouliez dire lors de votre prochaine présentation powerpoint, il vous sera désormais très aisé de mémoriser vos arguments, et ce bien plus efficacement que si vous aviez à apprendre par cœur un document word. Ayant répété votre oral maintes fois, les phrases vous sortiront alors spontanément. Vous en avez déjà mémorisés l’ordre, les enchainements et les différentes formulations possibles. Vous êtes désormais prêts pour l’oral !

5. MARCHEZ DANS LES PAS DE GÉNIES EN TOUS GENRES

Steve Jobs était un grand amateur de marche comme j’ai évoqué précédemment. Walter Isaacson, son biographe, a révélé que Jobs avait même identifié la marche à pied comme l’un des principaux secrets de sa créativité.

Beethoven à son tour était un marcheur infatigable, se promenant régulièrement, un crayon et une feuille à la main dans les rues de Vienne, pour pouvoir noter rapidement toutes les idées qui lui venaient pendant qu’il se dégourdissait les jambes. La marche a même eu une influence dans ses compositions, notamment dans la 6e symphonie, connue comme la Pastoral Symphony, inspirée semble-t-il par les différents paysages qu’il avait l’habitude de parcourir à pied.

Autre marcheur enthousiaste, Charles Dickens avait pour habitude d’entreprendre de longues marches et quand je dis longues, c’est très longues. Il marchait en effet plus de 30 miles par jour environ,

de jour comme de nuit, quand l’envie lui prenait, ou lorsqu’il souhaitait réfléchir sur certains sujets. Il ne revenait alors que quand il avait fait le tour de la question.

Plus contemporain, Mark Zuckerberg fondateur de Facebook est lui aussi devenu un adepte de la marche à pied. Il n’est pas rare de le croiser dans la Silicon Valley se promenant seul ou accompagné. Si un jour vous avez la chance d’être retenu pour un entretien final avec le big boss, vous serez alors convié à coup sûr à entreprendre avec lui une longue marche pour vous présenter et discuter de votre futur poste. Les rumeurs racontent que la marche se finit toujours par un arrêt dans un point avec vue sur la Valley. Mark vous pointe alors du doigt les principales entreprises et vous rappelle au passage qu’il est le plus riche parmi ces entrepreneurs.

Conclusion :

Marcher fait du bien à votre cœur, à votre créativité et à votre capacité à convaincre à l’oral. Alors n’ayez pas peur de paraître « chelou » dans la rue et profitez-en, c’est encore gratuit…