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RELATIONS INTERNATIONALES

1ère PARTIE : Société internationale


2nde PARTIE : Droit de la sécurité internationale

Traité de Westphalie Etat-Nation.

RI (sens strict) : relations interétatiques. Relations par lesquelles, Etats cherchent à assurer leurs
intérêts.
RI (déf actuelle) : dépasse limite de relation interétatique. Sys inter ≠ limité à juxtaposition d’ordre
pol. national. Traité de Westphalie de 1948 = accord gén admettant que RI englobe relations
transnationales = dépassent relations inter-état relations commerciales, culturelles, scientifique,
idéologiques… entre ind./ gr. (ex : ONG ≠ org interétatique).

RI = relations interétatiques + ens. des relations qui débordent du cadre des relations interétatiques =
transnational.

Transnational : relations entre ind de nature commerciale, culturelle, scientifique,


idéologique…

Institutions internationales entretiennent RI : organismes au service des RI comme instit internes.


Composent société internationale. RI coopération de + en + org. 2 instit inter principales :
1. Etats [sujets primaires du DI]
2. Org internationales [sujets dérivés du DI]
1. crée 2. par convention = primaire. 2 est constitué par un traité constitutif = dérivé.
droit internationale régit rapports entre Etats + org. internationale.

Différence entre ONU et Cons Europe = comp géo + Cons Europe a vocation rég vs. ONU a vocation
univ.

Société internationale (= Etats + org inter) : relation entre Etats + volonté de poursuivre des intérêts
communs. Prohibition au recours à la force (Art. 2 §4. Charte des NU). Pour certains, pas de sens dû à
déf. pck objectif : collectivité // subjectif : poursuite d’intérêt commun + respect de conditions =
imposs que subj existe.

Communauté internationale : (degré + élevé que S.I.) Etats ne sont plus simplement juxtaposés mise
en place d’instit inter communes (org. inter) + règles communes (ex : principe d’interdiction
généralisée du recours à la force dans RI, Charte des NU, Art. 2 §4). DInterne = droit de
subordination // DInternational = droit de coordination des compétences souv. des Etats. Etats
restent indép et souv.

Jouannet : « La communauté internationale est avant tt une idée qui ne cesse de hanter le discours
des juristes internationalistes comme si la répétition incantatoire du terme pouvait permettre
d’ancrer un peu + son existence dans la réalité et la transformer en 1 fait tangible et concret. Le
juriste, et notamment l’internationaliste, s’est toujours interrogé sur cette notion, entretenant
souvent avec elle une proximité ambigüe et lorsqu’il ne la dénonçait pas comme étant une simple
utopie non-réaliste. Il a su envisager suivant différents modèles qui sont revenus à intervalle régulier
jalonné la pensée doctrinale et politique. »

Cour internationale de justice (CIJ) : organe jud. principal d’ONU. Institué juin 1945 et active en avril
1946. Siège au Palais de la Paix. Seul des 6 org. principaux qui ne siège pas à NY. 2 e jurid permanente
à comp gén. qui tente de régler conflits inter-étatiques. Remplace Cour permanente de justice
internationale (CPJI), créée même moment que Société des Nations par voie de traité distinct (signé +
ratifié). Statut du CIJ annexé cash à Charte des NU. Double missions :
(1) Fonction juridictionnelle : régler conformément au DI différends soumis par Etats (rend des arrêts
obligatoires sans appel).
(2) Fonction consultative : rend des avis consultatif par org principal d’ONU (ex : Ass Gén). 15 juges (9
ans) élus par Cons. de Sécurité + Ass. Gén.

L'Organisation des Nations unies (ONU) est une organisation internationale regroupant, à
quelques exceptions près, tous les États de la planète. Distincte des États qui la composent,
l’organisation a pour finalité la paix internationale. Ses objectifs sont de faciliter la
coopération dans le droit international, la sécurité internationale, le développement
économique, le progrès social, les droits de l’homme et la réalisation à terme de la paix
mondiale. L’ONU est fondée en 1945 après la Seconde Guerre mondiale pour remplacer la
Société des Nations, afin d’arrêter les guerres entre pays et de fournir une plate-forme de
dialogue. Elle contient plusieurs organismes annexes pour mener à bien ses missions.

Jurisprudence de CIJ : réf. pour instits internationales (société + comm inter).

Avis du 11 avril 1949 : Avis consultatif relatif à réparation dommages subis au service de NU. CIJ
constate que ONU possède pers. jur. OBJECTIVE « 50 Etats représentant 1 maj de mbrs de
Communauté Internationale avaient pouv de créer 1 pers. juridique obj. » 1947, haut-fonctionnaire
de ONU assassiné par extrémistes israéliens = ONU peut demander réparations à Israël qui ≠ mbr ?
CIJ dit OUI pck perte d’1 des hauts-fonctionnaires internationaux + pck ONU a pers. jur. inter
OBJECTIVE = opposable à ens. des E. csq de perso jurid obj d’ONU :

Arrêt du 24 mai 1980 : Arrêt obligatoire concernant la prise d’otage du personnel diplomatique USA à
Téhéran. CIJ attire attention de communauté internationale entière « sur danger par rapport à édifice
jur constitué progressivement et qui concerne l’inviolabilité des diplomates. »

1979 : après renversement Shah d’Iran (par Khomeini), manifestants prennent en otage
ressortissants diplomates USA. Nouveau rég. de Khomeiny refuse de faire évacuer locaux USA intente
Iran dvt CIJ, Iran ne se présente pas = MAIS CIJ tient qd même Iran comme resp et rend arrêt in
absentia (jugement rendu en abs du défendeur) selon Convention de Vienne sur les relations
diplomatiques (1961) et Convention de Vienne sur les relations consulaires (1963) sur relations diplo +
consulaires = inviolabilité des diplomates Iran manque à devoir de protection des diplomates +
répression des auteurs = condamnée in absentia. Iran cède après blocages des avoirs financiers des
banques USA pour représailles = « contre-mesure » en DIP. Contre-mesures légitimes dans ce cas
selon CIJ.

Institutions internationales : instit pour lesquelles ens. des règles applicables aux RInterEtatiques
MAIS + aussi. Règles de 2 ordres :
(1) Règles de droit public interne
(2) Règles de droit international public

(1) Règles de droit public interne :


Règles qui s’appliquent aux relations internationales pour chaque Etat = droit national des
relations extérieures pck intérêts propres = diff. selon Etat (Constitution, détermine cond. de
participation d’Etat aux relations inter + désigne parmi pouv constitués ceux qui ont charge
de conduire RI + définit règles/ procédures de fond à respecter). Elém : organes d’Etat +
appartiennent tjrs à EXEC (Chef d’Etat + Chef du Gouv + Ministre des Affaires Etrangères)
capable d’engager internationalement Etat. En FR, PdR = rôle principal pour conduite de diplo
FR + min des aff étrangères peut aussi engager inter Etat.

CPJI créée en même tps que Société des Nations par traité distinct = pas même mbr de Cour et SN.
MAIS statut de CIJ pas adopté par voie de traité distinct signé + ratifié par E MAIS direct annexé à
Charte des NU csq ?

Affaire du Groenland Oriental : ∞ comp de min des aff étrangère (MAE) pour engager inter
Etat. DANE vs. NORV sur souv. territoriale de partie du Groenland. CPJI en 1928 fait réf. à
déclaration officielle faite par MAE norv en 1919 (Ihlen) qui dit que gouv norv ne poserait
aucune difficulté aux autorités danoises pour règlement de question territoriale du Groen =
reconnaissance de souv danoise. MAIS conflit réactualisé par Norv CPJI : déclaration officielle
de MAE engage internationalement l’Etat donc souv danoise.

Affaire des Essais Nucléaires dans l’atmosphère (FR vs. NZ) : 1973, Aust + NZ introduisent
instance contre FR dvt CIJ pour essais d’arme nucléaire dans atmo dans Pacifique. FR dit que
CIJ incompétente + abstention de ses rép aux audiences pub + à participation à proc. écrite
dvt CIJ. Etat ont habitude d’avoir des réserves concernant compétence de CIJ (ex : FR exclu
comp oblig de CIJ de tte ce qui a trait de sécu nationale = réserve). MAIS autorité FR fait
déclaration officielle = engagement jur = effet obligatoire d’après CPJI condamnation de FR.
FR retire clause facultative d’acceptation de la juridiction obligatoire de la cour = FR se dit ne
plus ê liée par comp oblig de cour.

(2) Règles de droit international public :


Ens. de règles écrites ou non pour ê appliqué aux Etats dans leur rapport. Réglemente relations
entre entités qui se disent souveraine + réclament indép tot vis-à-vis jurid sup. Souv. étatique // DIP
supérieur. Existence de DI repose sur consentement express ou tacite d’Etats égaux + souv .

2 principes qui gouverne DI : égalité souveraine + volontarisme.

(1) Etats = égaux + souv = égalité souveraine.


i. Etats, sujets primaires, édictent en commun règles applicables = créer du DI par voie de traité (en
gén.) grâce à volonté des Etats.
ii. Traité solennelle (bilatéral : 2 parties/ multilatéral : +2 parties) = négociation (si org inter =
convoque grande conférence diplo réunissant Etats concernés = traité négocié sous l’égide d’1 org
inter) + signature (= fin de négociation, pas entrée en vigueur) + ratification [entrée en vigueur en 2
étapes = ratification interne (= loi de ratification interne) + ratification internationale (= E déposent
instrument de ratification auprès du secrétariat général des NU].
(2) DI repose sur volontarisme.
DI = droit de coopération entre les E cherche à favoriser coordination.
DInterne = droit de subordination. Souhaitable + réalisable.

PARTIE 1 : LA SOCIETE INTERNATIONALE

Structure particulière :

 Absence de constitution
Pas de Constit dans soc. internationale = pas de norme suprême hiérarchiquement > autres normes
DInterne dont respect assuré par jurids.

Art. 103 de Charte des NU : « En cas de conflit entre les oblig des mbrs des NU en vertu de présente
charte et leurs obligations en vertu de tt autre accord international, les 1ères prévaudront. » sup. de
Charte sur autres traités MAIS ne prévoit pas de proc. spéciale pour assurer respect d’Art. 103 ≠
Constit.

 Absence de pouvoir législatif

Pas de pouv lég. (= élaborer règles selon proc. spéciale). Bien qu’ ass. gén adopte résolutions = pas
contraignantes. Formation + évolution des règles internationales non assurées.

Même si traités préparés + adoptés sous égide d’org inter/ convention, ETATS N’ONT PAS
OBLIGATION DE SIGNER/ RATIFIER + poss. que ne prenne même pas forme de traité laisse à org,
surtt Ass. Gén., d’adopter 1 résolution ≠ contraignante. Et encore, entrée en vigueur de txt pas
assurée.

Situations poss : 1. Txt négocié MAIS pas 2. Signé ou pas 3. Ratifié.

Ex : 1. Volonté de créer org. inter. du commerce après WWII MAIS proj tué dans œuf. Conf de Bretton-
Woods IMF + WB org. spécialisées des NU = missions définies qui s’alignent avec org. centrale = NU.
Par voie d’accord = conclusion d’accord entre instit spécialisée concernée et Conseil éco et social (org
central). MAIS org. inter. du commerce pas créer. 1946, initiative USA ECOSOC, obj de conférence de
commerce et d’emploi = rédiger + faire adopter par Etats statuts pour FMI + WB + Org. inter du
commerce (même structure qu’autres instit spécialisées). Charte de La Havane instituant une org inter
du commerce MAIS jamais ratifiée, 1948. Welfare boys = proj rejeté par Sén. USA.

Risque d’échec dépend aussi de nb d’instrument de ratification exigé pour entrée en vigueur
de txt.
Traité inter prévoit pour entrée en vigueur 1 certain nb d'instruments de ratification. MAIS
tant que nb pas vérifié, n'entre pas en vigueur. + nb d'instruments élevé, - txt a chance
d'entrer en vigueur mais + traité aura portée internationale. Si traité demande peu
d'instruments, entre en vigueur + rapidement MAIS peu d'adhésion de communauté au txt.
Ex : 2. Traité de Rome demandait 60 instruments de ratification: l’accord régissant les
activités des états sur la lune exigeait 5 instruments de ratification : il est entré en vigueur
vite mais aucune puissance spatiale n'a ratifié le traité.

HW : liens entre CPInternationale + actualité Laurent Gbagbo acquitté de crimes contre l’humanité
(vs. Alassane Ouattara) pdt Crise Ivoirienne de 2010 – 2011.

 Absence de pouvoir exécutif

Cons. de sécu d’ONU (= soc. inter) n’a pas de pouv exéc ou monopole de force armée pour assurer
ordre pub + gérer serv. pub. MAIS existe sanctions internationales qui peuvent prendre diff. formes :
- sanction institutionnalisée, prononcée par org inter. Cons de sécu prononce sanction éco (Art.
41) ou sanction militaire (Art. 42).

Mécanisme de sécurité collective (CH 7 de Charte des Nations Unies) : action en cas de
menace de rupture. Qd Cons de sécu constate menace/ rupture, peut (Art. 41) décider
mesure de sanction éco (embargo voire rupture des relations diplo…) + sanction militaire (Art.
42) (coalition inter pour rétablir paix/ sécu inter). Ex : 1990, Cons de sécu ordonne coalition
inter sous commande USA = intervenir en Iraq après invasion du Koweït. MAIS faiblesse du
Cons de sécu : propre mise en () pdt CW pck tte déc. nécessite vote à maj. de tous mbrs
perm. du Cons de sécu. SINON droit de veto poss par 1 des mbrs.
- sanction à l’échelle rég. alors distinction entre org. d’intégrations (UE) et org de coopération
pol (Cons de l’Europe).

Sanction peut émaner d’Etat directement, peut ê prononcée par 1 org. pol. (Conseil de
Sécurité), ou organe jur. (CIJ). Peut ê coercitive ou non coercitive.

Cour Internationale de Justice : pouv jud./ jurid inter à compét. gén. et permanente. Rattachement à
Charte (ipso facto au statut) = Etats pas tenus par compét oblig de Cour. « Seuls les Etat ont qualité
pour agir dans le cadre de cette compétence contentieuse. » « Seuls les Etats ont qualité pour se
présenter devant la Cour. » Etats automatiquement parties au statut pck annexé à Charte Etats non-
mbrs qui se conforme aux exigences Art. 93 §2. Art. 34 prévoit pour CIP de solliciter. De quelle
manière Etats susceptibles d’accepter.
3 modalités :
- 2 parties au différend décide de conclure compromis = soumettre différend à cour
internationale de justice = compromis d’arbitrage.
- Certains traités/ conv. inter comportent clauses compromissoires énonçant que futurs litiges
susceptibles de surgir dans application/ pb d’interprétation de traité soumis à compétence
contentieuse de CIJ.
- Clause facultative d’acceptation de juridiction obligatoire de la Cour. Pas tt Etat envie d’ê lié.
Compétence oblig en introduisant réserves à compét de cour = réduction du champs de
compétence. Obligatoire mais pas exécutoire = repose sur bonne volonté des E.

Mécanismes juridictionnels de sanction : sanction adoptée par Etats/ organisation internationale/


intergov que soit univ ou rég.

CONTRE-MESURE
Contre-mesure : sentence arbitrale concernant interprétation d’un accord bilatéral (ex : accord
franco-USA ∞ transport aérien).

1978 : compagnie USA Paname informe DGAC de déc./ proj. de reprendre exploitation de ligne côte
ouest des USA – Paris MAIS via Londres (escale) pour procéder à rupture de charge = changement
d’appareil ce qui permet à Paname d’exploiter éco. DGAC refuse proj. pck rupture de charge contraire
aux dispositions d’accord franco-USA aérien disant que rupture de charges … négociation. Pas de
terrain d’entente. 1 des Boeing contraints de retourner à Londres USA poursuivit, arbitrage MAIS
Paname continue + pression sur FR, équiv USA de DGAC prend mesure de rétorsion autorisée par ses
propres dispo = contre-mesure. Contre-mesure considéré légitime = dépend du cas.

SANCTION DIPLOMATIQUE
Doctrine Hallstein. Appliquée en RFA à partir de 1957 : décider rupture de relations diplo avec tt Etat
reconnaissant inter RDA (= zone soviétique d’occupation). RFA se considère comme seul Etat DE
légitime. Doctrine Hallstein appliquée. Impopulaire chez Alliés. Rupture avec ex-Yougoslavie qui avait
reconnu RDA.

Doctrine Hallstein aussi appliquée pour Cuba. MAIS perte de pertinence durant Détente. Abandonnée
fin 60s au profit de politique d’ouverture vers l’Est (Ostpolitik).

SANCTION PAR ORG INTER (sanction institutionnalisée)


Echelle univ/ des NU : décision(s) adoptée par Cons. de Sécu (CH7 de Charte).
Echelle régionale : proc d’exclusion/ suspension d’un EM d’une org intergov/ inter. Procédures
d’exclusion par statut du Cons de l’EU. Art. 7 établit que tt mbr de l’org peut décider de s’en retirer de
cette dernière en notifiant déc au secrétaire général.
Titre 1 : L’Etat et les relations interétatiques

Etat + org inter = sujets de DI = acteurs de RI.

Poss de dire que pers. privées morales (ONG) et sociétés transnationales = sujets de DI aussi. MAIS
conception classique ne retient qu’Etat + org. inter = suj. de DI.

Dans RI, sujets = acteurs des RI. Dans DI = réfère à notion stricte de sujets.

Sujets : ceux qui peuvent ê considérés comme auteurs + destinataires des règles de droit applicable =
peuvent accomplir AJ.

CH1 : La notion d’Etat

Etat (moderne) : structure permanente qui s’inscrit dans frontières inter dont fonction = séparer +
limiter dans espace souv. étatiques. Etat ne peut ê compris que ∞ souv.

Traités de Westphalie (ont mis fin à Guerre de 30ans) Europe devient ens. d’Etats modernes avec
constit d’armée perm. Résultats de traités :
 fin de guerre de rel
 sol. aux pb conventionnels
Traités signés lors de naissance d’Etat-nations, constituent aussi à 1 ère manifestation de nouvelle
modalité jur. pour organiser relations entre E.
EU Etat avec frontières déf. et reconnus par autres Etats sur lesquels prince ou monarque va exercer
souv.

Débuts de DI = marqués par droit diplo + consulaire.

SECTION 1 : Eléments constitutifs de l’Etat


§1. Rappel des éléments constitutifs de l’Etat

Art. 1 de Convention de Montevideo de 1933 concernant droits et dev des Etat (oubliée) liste critères
définissant Etat comme sujet du DI + acteurs des RI :
 population permanente
 territoire
 autorité pol effective (= capacité jur inter capable d’engager internationalement Etat).

A. La population permanente

Etat = nationaux + étranger + ressortissants étrangers avec statuts jur. distincts. Etranger peut
posséder nationalité de plsrs E ou ê apatride (= pas de nationalité). Réfugié peut avoir 1 nat, sa
qualité de réfugié lui permet de demander à bénéficier du droit d’asile sur territoire d’Etat sur lequel
il se trouve. Immigré = pers. qui se trouve sur terr. d’Etat avec intention de vivre sur cet E en
travaillant (durée déterminée ou définitivement).

Etat détermine souverainement cond. d’attribution de nationalité. Pol. diff. selon Etat. 2 sys. diff.
retenus/ combinés :
 droit du sang : nationalité d’enfant dépend de celle de 1 ou ses 2 parents
 droit du sol : nationalité d’enfant dépend du territoire sur lequel il est né.
Ex : « Avis sur les décrets de nationalité promulgué en Tunisie et au Maroc » rendu par CPJI en juillet
1923. UK vs. FR. FR dit que pol. nationales du dom. de nationalité appartiennent à doms réservés
d’Etat = principe déf. dans Charte des NU + Art. 15 du pacte de SDN. Pour ce dom réservé, Etat =
« libre d’oblig inter ».

Principe aussi rappelé par CIJ dans arrêt rendu en 1955 dans affaire Nottebohm avec
Lichtenstein vs. Guatemala. CIJ rappelle que : « Le droit international laisse à chaque État le
soin de déterminer les conditions d'attribution de sa propre nationalité, de son intention... » +
définit nationalité comme « un lien juridique ayant à sa base un fait social de rattachement,
une solidarité effective d'existence, d'intérêt, de sentiments, jointe à une réciprocité des
droites et des devoirs. ». Notion d'effectivité du lien de rattachement sera retenu.

B. Le territoire

Territoire composé de 3 éléments :


 partie terrestre
 partie maritime (selon Etats) :
o eaux intérieures, compétence territoriale exclusive d’Etat
o mer territoriale + son sous-sol
= Zone Economique Exclusive (ZEE) où Etat dispose de compétences éco exclu.
 espace aérien, sus-jacent, soumis à compétence exclusive d’Etat.

1. Les eaux intérieures

EI = celles qui baignent côtes d’Etat (ex : ports, havres, échancrures des côtes, baies…). Rég. jur. gén
des EI en DI de la mer = principe de compét territoriale exclu = assimilation 100% des EI au territoire
terrestre d’Etat.

2. La mer territoriale

MT = constitue zone maritime, adjacente aux EI. Rég. jur. prévaut compét. de Etat, assimilation 100%
des EI au territoire terrestre d’Etat. Mer territoriale repose sur principe qu’Etat côtier y exerce
compét exclu de POV éco + police (santé pub, env.…).

MAIS, Etat obliger de respecter règles comme droit de passage inoffensif pour navires étrangers dans
mer territoriale. Droit de passage inoffensif = consacré par statut de Barcelone en 1981 + art. de
Convention de Montgobert. Art. 17, navires de tt Etat possédant littoral maritime OU NON bénéf de
droit de passage inoffensif. « Le passage est déf comme étant le fait de naviguer dans la mer
territoriale aux fins de la traverser mais SANS entrer dans les eaux intérieures. »

Question des modalités : largeur de mer territoriale et de sa délimitation


Largeur de la mer territoriale : XVIIe s. = principe de lib des mers s’impose + consacré par nécessité
pour Etat côtier d’exercer souv sur frange maritime : « Le pouv de l’Etat finit là où finit la force de ses
armes. » largeur de mer territoriale fixée à distance correspondant à portée de boulet de canon.
Initialement à 3 000 marins PUIS 200 000. Enfin, tt le monde se limite à 12 000 marins pdt Convention
Montego.

CIJ (arrêt de principe) dans Affaire du Détroit de Corfou (RU vs. Albanie) dit « entre Etats
indépendants, le respect de la souveraineté territoriale est l'une des bases essentielles des rapports
internationaux ».
FAITS : Oct. 1946, 4 navires UK dans détroit de Corfou, se trouvent dans eaux territoriales albanaises
considérée comme sûre MAIS 2 heurtent mines. // Mai 1946, batterie Alb tire en direction de navires
UK : autorités UK font valoir principe de droit de passage inoffensif. Gov Alb dit que navires étrangers
pas droit de rentrer dans ces eaux sans auto. Auto UK dit que riposterait si se reproduit Oct. 1946 ,
gov. UK veut déminer Détroit de Corfou, fait en nov. 1946 sans autorisation de Alb affaire portée dvt
CIJ. ALB + UK compromis = invitent CIJ à se prononcer sur « l’Albanie resp. des explosions d’oct. 1946
et y avait-il lieu de donner des réparations en csq ? », « UK viole DI en intervenant dans eaux
albanaises ? » CIJ conclut qu’Albanie = responsable. UK ne viole pas souv. alb pdt passage de oct.
1946 mais est effectivement violée en nov. 1946 avec déminage.

Frontières internationales protégées par principe fondamental DI : principe d’intangibilité des


frontières. Principe assure pérennité des frontière (4ever) frontière ne peut ê modifier par simple
voie de traité.

Domaine aérien difficile à délimiter. Etats ont compétence pour déf par voie unilatérale espace
maritime + aérien.

Espaces internationaux : domaine public international (haute mer, voie de communication


internationales…)

C. La nature de la compétence territoriale

1. Pleine et entière
CT d’Etat = pleine, entière et exclusive.
Principe fond. incontesté = Etat peut prendre actes de tte nature sur son territ. (constit, lég, régl.,
défense, admin) = souv. interne d’Etat = Etat exerce sur territoire ses compétences étatiques.

Ex : Affaire « Île des Pales/ Palmas », PHIL par Cour Permanente d’Arbitrage (CPA). Max Hubert :
« L’indépendance relative à une partie du territoire et le droit d’y exercer, à l’exclusion de tout autre
Etat ». 1898, traité de paix entre ESP et USA avec ESP qui cède PHILIP aux USA. 1899, Pays-Bas,
puissance colonial = informé du traité + ne conteste pas. MAIS 1906, fonctionnaire USA constate que
PB considère que PHILIP = partie intégrante de leur pays (Indes néerlandaises) = souv. territoriale. OR,
PB dit qu’exercent souv. depuis + 200 ans sur île. CPA conclut que souv revient aux PB. Sentence
arbitrale qui rappelle que comp. territoriale = pleine et entière + caractères relatifs des traités = ne
produit que des effets entre les partis. Traité pas opposable aux tiers (ici, PB) comme pas partis au
traité.

2. Exclusive

Compét. territ = exclusive. Etat souverain + compét. exclusive sur territoire empêche tout autre Etat-
tiers d’exercer acte d’autorité/ de contrainte sur territ d’Etat.

MAIS, même si Etat X doit respecter souv. d’Etat Y, exceptions.


Ex 1 : Affaire Joly de 1933 : ressortissant FR soupçonne Belge de vol sur territ. FR. FR passe frontière
avec 2 gardes champêtres + saisit citoyen belge + le ramène en FR = Belge emprisonné en FR pour vol.
BELG dit violation de sa souv. BELG demande à FR restitution de son ressortissant. Trib. correctionnel
fait droit à demande de BELG + autorise relaxe + déclare que tte proc. « nulle car atteinte d’une nullité
substantielle absolue ».

Ex 2 : Affaire Eischmann. 1960, agents israéliens reconduisent Eischmann d’Argentine à Israël où est
jugé. Argentine proteste pour violation de souv territoriale = reconnu par CAP MAIS Eischmann pas
restitué à Arg. pck ne l’a pas demandé condamné + exécuté en Israël.

Ex 3 : Affaire Argoud. Violation de souv. territ. DE par agents FR. Juges FR estiment que violation de
souv. territoriale n’empêche pas (vs. ex. 2) proc. de nullité pck DE tt en protestant viol. de souv. territ,
ne demande pas (comme Arg) restitution d’Argoud. Cour FR de Sûreté de l’Etat = ind. lésé sans droit
qualité à invoquer en justice violation droit des gens a fortiori lorsqu’Etat considéré ne réclame rien =
pas de proc. de nullité.

Ex 4 : Affaire Alvarez. Mexicain soupçonné de participer au meurtre d’un USA 1990, emmené de
force aux USA pour ê jugé. Mexique proteste aussi souv territ + restitution + respect par USA du Traité
d’extradition. Cour Suprême + jurid locales trib. USA compétents pour juger mexicain Alvarez
« Quel que pu ê les cond. de son enlèvement et protestation du Mexique ».

3. Pouvoir politique effectif

Pouv pol effectif = existence de gouv. = capacité d’Etat d’avoir organes pour le rép. + d’entrer en
relation avec d’autres Etats.

Gouv (stricto sensu du DInterne) = ens. de l’ordre pol. (composantes admin, jud…). Organes qui rép
Etat = gouv représentatif. E/ Etat sur scène internationale = libre de se doter du sys. éco + pol + soc
qu’il souhaite SANS nécessité de consulter auto sup = principe rappelé par jurisprudence
internationale (CIJ) avec résolution 2625 Ass. Gén d’ONU = principe relative au droit international
touchant relation amicales et coopération entre Etats. « Tout Etat a le droit inaliénable de choisir sys.
pol. ». Dans optique de RI + DI, pas rég. qui compte.

Pers. de l’Etat peuvent engager Etat chef de l’E (Affaire des essais nucléaires dans le Pacifique) + min.
des affaires étrangères (Affaire du Groenland oriental).

§2. La question des micro-états

A. Le débat juridique

Micro-états = petits E juristes se demandent sur existence ou non de vrai qualité étatique. Océanie :
« poussières d’îles » de décolonisation qualité étatique ? ME ne suivent pas schémas trad. du juriste.
Leur reconnait qualité d’E MAIS est-ce que comme grands E trad. = entités à part égale + capables d’ê
mbr à part entière d’ONU ?

Etudes menées sur ME (sauf Andorre + Monaco). Océanie en a 1 nb imp. car issus de grande vague
d’indépendance entre 1968 et 1974 PB : entretiennent liens forts avec GE de région = E de fait qui
amène doctrine à ? sur réalité de SOUVERAINETE + INDEPENDANCE pck DPub dit classiquement que
souveraineté suppose indép d’action étatique. Or, ? sur indép des ME. Apparition de ME dans
Océanie + aussi Andorre/ Monaco ravive débat.

ME ? Quels critères peut-on différencier ME des autres entités trad ? PROPOSITIONS :


- Laurent Adam donne déf qui repose sur échelle micro-étatique = prend en considération
petite taille des E (démo, géo, éco) + éventuelle fragilité éco/pol.) + isolement + absence
partielle/ tot des moyens d’intervention trad. d’E = éco, pol, militaires classification de ME
selon indice de 5 à 9. ME selon Adam = Etats fédérés de Micronésie > îles Salomon >
Marshall. MAIS Papouasie Nouvelle-Guinée dont indice = 4 < 5.

Appréhension strict. jur de « micro » : jur. débattent sur cette qualif. ? la + imp = lien particulier entre
ME + GE de région. ME (surtt en Océ) = position stratégique délicate pck peu de ress. naturelles =
géopolitique de survie = « weak state syndrom ». Manifestation chez E voisins = dépendance
budgétaire de ME du Pacifique avec finances pub = dépendantes de capitaux extérieurs (proviennent
d’accords bilatéraux + aides multilatérales).

Ex : Micronésie, Palaos, Iles Marshall = liés aux USA par accords de libre association. Régime de traité
spécial = prévoit aide financière + autres clauses du traité assurent sécurité, diplomatie, défense des
petits micro-E. Aide USA = 80% du budget de E de Micronésie = 35% PIB + 60% du budget d’Iles
Marshall et Palaos.

Aides multilatérales : fréquent qu’ens. de ME bénéf de transferts financiers imp d’Etats + org. inter.
Principaux donateurs = E puissants proches (Australie, NZ, JPN, CN, PHIL, TW…). Dans cas de CN + TW,
subvention de ME = enjeu géostratégique (Guerre de conquête diplo). Dépendance pour sécurité +
défense en + de financier = maintien de troupes USA.

Aussi prgrm spécial = prgrm général d’assistance aux îles Salomon = prgrm Ramsi = partenariat entre
1 côte des îles S + 15aine de pays contributeurs du Pacifique = mise à disposition des îles S. + à leur
demande d’1 force de sécurité multinationale pck constituée de soldats + policiers des E de région.

Ex : Papouasie Nouvelle Guinée a conclu accord de coopération avec Chine en 2008, prévoit prgrm de
formation militaire.

B. La question de l’adhésion des ME à l’Organisation des Nations Unis

Débat paradoxal : ONU qui leur permet accès à indépendance MAIS se voient refuser accès à ONU.

Sur 09/11 : ONU crée ME MAIS leur ferme ensuite portes.

Condition essentielle exigée par Charte pour adhérer à ONU : Art. 4 Al. 1er : « peuvent devenir mb des
NU tt autre E pacifique qui accepte les obligations de présente Charte et qui au jugement de l’org,
sont capables de les remplir et surtt disposés à le faire » = COND GEN, pas de proc partic org ouverte
(distinction avec org. « fermées » = prévoit proc particulière d’adhésion). Se regroupe avec 1 autre
critère = org. à vocation gén. vs. org. spécialisés.
ME = antérieurement des colonies, protectorats, administrés par anciennes puissances admin = liens
de dépendance ont évolués depuis MAIS tjrs mêmes puissances concernées.

Observation : rupture avec anciennes puissances admin consommée de droit MAIS tjrs présentes de
fait + certains auteurs disent même qu’accession à indép des îles du Pacifique Sud n’a pas mis fin à
dépendance antérieure MAIS modifie juste modalités.

Etat des lieux appelle à observation sur notion de souv = juriste postule en gén que souv + indép =
corollaires sous réserve de précision sur nature d’autorité indép. Fait d’ê lié par traité = exp. de souv.
Ne signifie pas fait d’ê politiquement indépendant MAIS d’ê juridiquement libre de choisir + consentir
certaines dépendances.

§3. Illustration des conflits territoriaux

E a comp. territ. pleine et entière ≠ peut tt faire. Surtt qd délimite territoire maritime par voie d’acte
unilatéral. Cond d’exo de souv territ par E soumises à règles écrites = conventionnelles + coutumières
posées par DInter E ont droit + oblig qui se rattachent à souv territoriale.

Oblig dérivent du DInter + délimitation du territoire (svt conflits). Délimitation par E de son territoire
maritime pour ê opposable aux autres E doit ê conforme au DInter :

 Affaire des pêcheries de 1951

Pêcheurs UK ont hab de faire incursions dans eaux de côtes norv donc Norv plaintes. MAIS 1906, UK
reviennent, chalutiers + puissants = pop. norv affectée auto norv précisent par voie de décret (= acte
unilatéral) limites en deçà desquelles pêche interdite aux chalutiers étrangers. MAIS chalutiers UK qd
même nouvelles incursions DONC auto norv condamne UK/ UK saisit CIJ qui remet en cause
opposabilité de délimitation norv à UK pck délimitation norv ne serait pas conforme aux délimitation
du DInter. CIJ dit que méthode norvégienne du tracé de mer territoriale de Norv conforme au DInter
donc opposable à UK.
 Affaire de Méditerranée orientale de 2017

Même pb. Déc. 2017 : Rép de Chypre, Grèce, Israël et IT signent protocole d’accord pour construction
du + long pipeline de gaz naturel du monde. Permettrait de sécuriser approvisionnement en NRG
d’ens d’Europe. Acheminer gaz découvert sur côtes chypriotes et israéliennes.

Mise en service prévue pour 2025. Doit relier champ de Léviathan (côtes israéliennes) à celui
d’Aphrodite (côtes chypriotes) en passant par GR + IT. Permettrait aussi de ↘ dép d’Europe à NRJ
russe. Or, Russie et Turquie signent accord en 2017 sur réalisation d’1 autre proj. de gazoduc « South
Stream » pour acheminer gaz russe vers EU sous Mer Noire. Proj dévoilé pour 1 ère fois en fin 2015 en
même tps qu’abandon d’un autre proj bloqué pdt crise ukrain. Proj = symb de réconciliation entre
Poutine et Erdogan. RU veut renforcer livraisons de gaz russe à Turquie + en faire pays de transit vers
UE sans passer par Ukraine.

Ctxt d’ens. de Médit. orientale = mer semi-fermée source de nbrx litiges + conflits territoriaux. Espace
partagé par 23 E riverains tous en droit de disposer espaces maritimes qui relèvent de leur souv MAIS
difficile d’attribuer pour chacun une ZEE = 200 miles marins. Territoires peuvent se chevaucher
comme Egypte et Chypre = contentieux récurrents. Israël et Liban à défaut de frontières maritimes
reconnues par 2 E. Israël a potentiel gazier imp = donne indép NRJétique + potentiel d’exploitation +
potentiel tot gazier garanti contre éventuel boycott éco d’E voisins. Or, 1 er acheteur d’Israël =
Jordanie. Since 2010, relations avec Turquie se dégradent suite à incident de la Flottille de la Paix.
Israël se tourne vers CHY + GRE pour gestion géopol des hydrocarbures + découverte d’intérêts
NRJétiques communs entre ces 2 E rapprochement des 3 E + découverte de gaz au champ de
Léviathan + Aphrodite. Question d’exploration du gisement d’Aphro = pt de désaccord majeur.
Reconsidération NRJétique en Méditerranée orientale explique aussi reprise des négo chypriotes en
2014 MAIS pas abouties.
SECTION 2 : La souveraineté

Souv en doctrine = concept contesté dans son essence. 1962, question sur effectivité de souv à cause
de caractère supranational de risques (ex : terrorisme) souligne difficulté qu’Etat-nation moderne a
pour contrôler propre territoire + frontière + dangers. Seul Etat = souv sur scène inter. Org inter ne
disposent pas de souv. Comment s’incarne souv en pratique ?

§1. Les expressions de la souveraineté

A. L’indépendance

Jurisprud inter dit que souv ∞ indép. Sans indép, 3 élém constitutifs d’E (population permanente +
territoire + autorité pol effective) ne serait QUE données inhérentes sans vie. Illustrations dans
lesquelles facteur indép fait défauts :

Ex 1 : Bantoustans ou petites patries

Mi-70s = Afrique du Sud (AS) crée petites patries sur territoire. Demande de ne pas les reconnaître
internationalement nouvelles entités lors d’Ass gén des NU. Conscients que petites patries n’ont pas
d’indépendance pleine et entière bantoustans 100% dépendants d’AS. Petites patries créées pour
développement sép des com blanches vs. noires.

Bantoustans qualifiés jurid comme Etat fantoche = 100% dépendant d’Etat voisin.

Ex 2 : Histoire Mandchoukouo

Crée en 1993 par JPN après annexion de Mandchourie en Chine par JPN. Etat Mandchoukouo a 0
indép = tributaire du JPN + officiels soit factices, soit rép japonais.

Etat fantoche ≠ protectorat = partage conventionnel des comp d’1 Etat entre Etat protégé et
protecteur. Etat protégé garde souv interne MAIS protecteur habilité à rpz protégé dans relations
extérieures d’Etat protégé (pol étrangère) + conclut traités pour lui. Abandon volontaire par E protégé
n’est qu’expr de sa souv = décide souv d’abandonner sa souv pour donner à E protecteur de son plein
gré = SOUV AUTO-LIMITEE Protégé pas soumis à droit interne de protecteur (en principe).

(????) Protectorat partt : en Afghanistan au 18e s ∞ UK. Traité de paix en 1774, en vertu duquel le roi
du Bhoutan s'engageait à payer un tribut annuel à la compagnie des indes orientales. En 1865, autre
traité sur les relations avec le protectorat britannique. Première de 1839 à 1842 qui aboutit à la
signature d'un traité entre l'Afghanistan et la Grande Bretagne, les deux états se promettent le respect
mutuel de leurs intégrités territoriales et une paix perpétuelle. Dès le début des années 1870, la
Russie accepte que l’Afghanistan se situe dans la sphère d'influence de la GB. Cela aurait pu perdurer
si le chef de l’Aff n'avait pas tenté de signer un traité avec la Russie. Cela créé un nouveau conflit
armé aboutissant à un second traité de paix de 1879 qui a instauré un régime de protectorat
international simple. La GB ne s'occupe pas des pbs à l'intérieur du pays mais prend en charge les
affaires internationales qui excluait tout contact diplomatique entre la Russie et l’Aff. Cela a duré
jusqu'en 1921. Le traité de 1905 engage la GB à ne pas annexer le territoire avenant. Ce statut
suffisait à la volonté de la GB de garder l’Aff dans sa sphère d'influence et d'en faire un état tampon
face à la Russie et de protéger les Indes. La convention de 1907 partage les sphères d'intérêts des
Russes et de la GB pour les contacts entre l’Aff et la Russie. Au niveau commercial, les deux
puissances déclarèrent reconnaître le pp de l'égalité des facilités commerciales et de la clause de la
nation la plus favorisée.

Proc d’accession au GATT en 2 phases :


1. Etat candidat remet aux instances de GATT mémorandum avec tte pol commerciale. Rép aux
questions écrites par Etats futurs partenaires comm d’Etat cand.
2. Négociation entre candid + futurs part comm (Etat mbr) concessions tarifaires = négociées
étendues à ens des mbr du GATT par juges par clause de nation la + favorisée.

Pas d’Etat 1/3 qui peut intervenir ds droit inter. Limitation de souv interprétée de restrictivement (??).
MAIS, Etats peuvent tjrs entrer en relation par traité + abandonner protectorat. Jurisprud inter avec
Affaire Wimbledon de 1923 (CPJI) : rappelle que contracter engagements internationaux = attribut de
souv d’Etat :

DE s’oppose à passage de navire de Wimbledon à Pologne avec matos de guerre alors que PO vs. RU
pck DE = neutre + ne peut renoncer à souv territoriale ds Traité de Versailles. MAIS CPJI dit que qd
Etat s’engage dans traité ≠ abandon de souv pck Etat s’engage internationalement au nom de cette
souv). Affaire Wimbledon fait réf à internationalisation de voies de comm inter dont canal de Kiel
internationalisé par ToV donc DE ne peut s’opposer à transit dans canal pck internationaliser lien avec
traité obj = traité s’impose à tous comme perso inter obj diff de remettre en cause. Caractère obj de
traité 2e expr de souv = égalité souv.

B. L’égalité souveraine

Principe d’ég souv rappelé dans Art. 2 §1 de Charte des NU = e/ Etat est souv également peu imp
dans RI = fait réf aux micro-états.

Eg souv dans droit de traités. S’appuie sur principe fond de réciprocité signature de chacun =
abandons similaires = portée d’engagement de l’1 déf engagement de l’autre. Pas tjrs vérifié = some
traités engagements diff pour signataires de catég diff. Eg souv appliquée strictement aux relations
éco entre E peut ê facteur d’inég :

Traité du 1er juillet 1968 sur non-prolifération des armes nucléaires : deux catég de signataire du traité
= ceux qui ont arme nucléaire vs. n’ont pas = s’engage à ne pas transférer à d’autre/ aider autres à se
la procurer OU fabriquer/ se la procurer/ accepter transfert inég fond car les uns = libres de
continuer dév d’armement + interdisent de devenir puiss nucléaires = abandon de souv bien que
consent libre = forte inégalité.

Application stricte du principe d’égalité souveraineté pour RI = facteur d’aggravation des inégalités de
fait éco :

60s, colonies accèdent à indépendance = nvx mbrs du GATT. Règles créées après WWII renforceraient
inég éco entre E pck colonies = mbrs les + faibles. Décident d’adapter règles pour tenir compte de
faiblesse éco de nvx mbr.

Adoption de Partie 4 : Traitement spécial et différencié en + des parties existantes en 1965 pour que
pays en dév ait rég spécial permettant de promouvoir dév éco. Introduit principe de non-réciprocité
= pays en cours de dév pas tenus de faire concessions tarifaires (= ↘ droits de douane) en échange
d’avantages commerciaux pour pays développés.
Rég spé complété par (1) décision relative au sys généralisé de préférence de 1971 + (2) clause
d’habilitation de 1979. Déc de 1971 = permet de déroger à Art. 1 du GATT stipulant traitement de
nation la + favorisée permettant aux parties contractantes d’accorder avantages aux pays en dév sans
contrepartie.

Progression vers dualité de norme avec sys pour GATT (surtt éco) = inég compensatrice = au profit des
E en dév pour compenser.

§2. La protection de la souveraineté

Principe de non-intervention/ ingérence ds affaires des Etats. E/ Etat = souv autre E ne peut
intervenir ds ses affaires intérieures. Corollaire d’indépendance + égalité souv. Doctrine : distinction
entre principe de non-intervention vs. non-ingérence non-intervention = oblig à ne pas porter
atteinte à comp territoriale d’Etat. Ingérence dans aff d’Etat peut prendre formes diff qui n’impliquent
pas tjrs atteinte aux comp territoriales. IRL, distinction diff entre non-intervention vs. non-ingérence.
Jurisprud inter dit que non-intervention = non-ingérence :

CIJ dans Affaire des activités militaires et paramilitaires : Révolution nicaraguayenne en 1979,
opposition ↗ à dictature de famille Somoza pdt 60s + 70s = chute de dictature = nv rég
sandiniste USA fournit aide € au gov pour encourager modération du rég MAIS aide prend fin
en 1981 pck pouv sandiniste se radicalise. Radicalisation alimente nouvelle pol USA + peur
d’émergence d’un nouveau Cuba continental renversement du rég par sandinistes diabolisé +
CIA entraînent opposition au rég sandiniste (= combattants de lib + aide €). Aide/ formation
secrète till 1984. En 1986, Congrès donne large aide de 100M$ pour soutenir opposition au
rég sandiniste. Aide remise en cause par scandale de vente d’armes à Iran qui sert à financer
résistance au Nicaragua. En 1986, USA condamnés pour minages dans diff ports
nicaraguayens.

CIJ condamne USA + conclut qu’ « appui fourni par USA aux act militaires + paramilitaires au
Nicaragua ss forme de soutien €, d’entraînement, de fournitures d’armes, renseignements +
moyens logistiques = violation indubitable du principe de non-intervention ».

Art. 2 §7 de Charte : principe de non-intervention « ne porte en rien atteinte à l’application des


mesures de coercitions prévues au Ch. 7 (sur sécu collective, Action en cas de menace de rupture de
paix ou d’acte d’agression) ».

Art. 39 Ch 7 de Charte : Cons de sécu déf menace de rupture de paix (acte d’agression) = Art. 41,
sanction éco (embargo sur livraison d’armes, gel des fonds…) + rupture ds relations diplomatiques. Si
mesures n’aboutissent pas (agression Koweït par Irak), sanction militaire qui prend forme d’ingérence
humanitaire = coalition inter ss commande national d’1 mbr perm du Cons de sécu.

Intervention du Cons dans aff qui relèvent de comp nationale des E = 100% légitime. MAIS exceptions
légitimes au principe de non-intervention ds affaire intérieures des Etats.

Section 3 : Les exceptions au principe de non intervention

I. Intervention sollicitée (consentement à l'intervention)


Art. 43. Pas d’atteinte au principe de non-intervention ds affaires intérieures.

§3. La souveraineté à l’épreuve des nouvelles modalités d’administration internationale des territoires
New modalités affectent souv pleine et entière des E administrés ?

RATTRAPER
Doctrine : admin d’1 territoire par autorité étrangère = a priori incompatible avec exigences liées à
exo de souv pleine et entière. MAIS
Occupation d’1 territoire envahi par Etat agresseur
Mandat de SDN
Sys de tutelle des NU
Sys d’admin d’1 territoire par org inter (Cambodge avec Accord de Paris + Kosovo)

suspension de souv pck modalités d’admin que transitoire en principe

A. L’occupation étrangère

Depuis adoption de Charte des NU, occupation d’1 territoire par Etat agresseur = ILLICITE + ne
conduit pas à extinction de perso jur d’Etat occupé. Souv d’Etat occupé = suspendue tant qu’Etat
occupante exerce pouv sur territoire occupé.

 Sys des mandats de Société des Nations


Doctrine admet que dans territoire administré au nom de SDN = aucun des territoires ne peut ê
souverain. Tente de légitimer jur. ce type d’admin inter avec caractère TRANSITOIRE d’admin = permet
admin indép en THEORIE.

Existe diff catég de mandats A, B et C = nuancer situation des territoires administrés.

Origine : sys. de mandat se focalise sur PM africain d’Union Sud-Africaine = vu comme compromis
pol. entre 2 camps = partisans d’annexion des anciennes colonies + admin inter des anciennes col
sous contrôle de SDN par mandat. Puissances mandataires exercent admin sous contrôle des SDN.
Pas 1 véritable mandat. Voit pas de moyens pour révoquer puissance mandataire pck mandats de
SDN conférés par VOIE D’ACCORD INTER chaque puissance mandataire en fait partie OR tte
révocation des mandataires (parallélisme des formes) doit aussi se faire par voie d’accord inter = pb.
Mandat A, appliqué à certaines communautés.

B. Les mandats

Mandat A : vise communauté avec autonomie po + Constitution = veulent indép pleine et entière
rapidement. Accession à indép juste modéré dans tps = pdp.

Mandat B : vise pple (Afrique centrale) = puissance mandataire assure respect … garanti = territoires
bcp plus différés dans tps que Mandat A. Anciennes colonies DE (Togo, Cameroun, Royaume du
Rwanda).

Mandat C : vise territoire qui en raison de faible densité de pop/ éloignement des centres de
civilisation/ proximité géo avec puiss. mandat. ne peut qu’ê administré en vertu des lois de puiss.
mandat. = contraire au sys mandataire + territoire intégrante à puiss. mandat ALORS qu’ens. des
territoires mandataires n’entraîne pas en principe intégration à Etat admin. ILLEGAL COMME
MANDAT !

Ex : (Sud-Ouest africain Namibie confié à SA, General Smuts).

Causes de fin de mandat :


- accession à indépendance pleine et entière
- démission volontaire du mandataire
- révocation du mandat par décision internationale objection essentielle poss dans théorie
civiliste du mandat, révoc = ne peut émaner de celui qui a conféré mandat. Mandat octroyé
par Conseils des Puissances Alliés = org de fait, disparu après entrée en vigueur des traités de
paix. Dissolution des SDN, difficile de reconnaître aux NU quelconques prérog qui par déf.
Mandat sud-africain sur Sud-Ouest. Résolution des AGén des NU en 1966 prononce
révocation du mandat de Union Sud-africain = devient Namibie. Pas de contestation sur
réalités des manquements réitérés par gov sud-africain sur Namibie. Déf. par Art. 22 de
Société des Pactes. Forme d’excès de pouv d’AG.

C. Le système de la tutelle internationale des USA

Création de Conseil des Tutelles. Volonté d’org. des NU de mettre fin à colonisation. Empires
coloniaux (FR + UK surtt) = opposés à création du conseil. Sous pression de Roosevelt que poss.
qu’intégré au chap. 12 + 13 de Charte des NU. Tutelle + démo que mandats B + C. Plus de territoire
sous tutelle de NU car ts indépendants maintenant. 1994, Cons de Sécu met fin à accord de tutelle
qui régissait dernier territoire = îles Palaos (micro-Etats !) Art. 75/ 76/ 77.

D. L’accord international ou formule à un conflit interne

Cambodge = Etat souv qui ne peut exo compétences à cause de guerre civile. Traité de Paris = accord
politique qui a mis fin au conflit. MAIS dans faits, admin inter du Cambodge pris en charge par ONU
implique exo d’1 autorité pol. Droit à autorité

(A RATTRAPER)

E. Administration internationale après décisions des NU

10 juin 1999 : Conseil de Sécurité résolution 1244 : réaffirme indép de Kosovo + le place ss admin
inter. CdS créé mission spéciale = miluk (lien avec dév sur opérations de maintien de la paix des NU).
Dispose d’ens. capacités lég + jud + admin suspension de souv Yougoslave dans ancienne province du
Kosovo (déc. du même ordre par CdS pris lors du retrait des troupes indonésiennes du Timor oriental
= dév sur ingérence humanitaire). Après bombardements en 1999. Kosovo proclame indép en 2008
MAIS pas reconnu par ens. des membres de l’ONU. Territoire dans conflit violent.
CAMBODGE + KOSOVO.

1945 : après WWII, Kosovo, en 1941 = dans Grande Albanie sous tutelle d’IT fasciste, inclus ds
Yougoslavie avec Tito. (Kosovo en 1913 rattaché au Royaume de Serbie).

1989, nouveau PdR Milosevic réduit auto du Kosovo avec révision de Constit révolte d’albanais du
Kosovo (3/4). Mouvement pacifiste d’Ibrahim Rugova.

1992, après dissolution d’URSS fin 1991, républiques du bloc de l’Est proclament indép MAIS
Yougoslavie communiste. Neutre depuis 1948 MAIS n’échappe pas au mvmt = impose aussi suite au
déclaration d’indépendance (Bosnie-Herzégovine, Macédoine…) jusqu’accord de Dayton = implosion.
Yougo ne comprend plus que Serbie (avec province de Kosovo) + Monténégro (indép en 2006) = ctxt
des Balkans.

1996, début du conflit entre Serbie et Kosovo avec création d’armée de libération. Armes d’Albanie.
Guerre du Kosovo.

1999, après échec de Rambouillet campagne de bombardement. 2008, Kosovo proclame indép, non
reconnue par Serbie.
2010, CIJ saisie pour avis par Serbie, estime que déclaration d’indép de Kosovo PAS illégale =
conforme au DI 2012, Kosovo accède à souv pleine et entière.
1999, bombardement d’OTAN suite à échec de négociations de Rambouillet. Décision Kosovo sous
admin inter. Doctrine considère que situation au Kos = illustration de nouvelle forme de
« protectorat ».

Fin à situation conflictuelle/ d’insécurité peut menacer paix + sécurité inter. Consentement de
Belgrade obtenu sous contrainte. Suite à opération militaire.

Conclusion : distinction entre occupation étrangère vs. autres cas d’admin inter.

SECTION 3 : Exceptions au principe de non-intervention

1. Le consentement à l’intervention

Situation pol diff (CW…) = dirigeants demandent assistance à d’autres Etat militaire = intervention.
DPositif : juridiquement inattaquable = résulte d’instruments (traités bilatéraux, multilatéraux).
Traités bilatéraux d’amitié/ d’entre-aide/ d’alliance militaire vs. traités multilatéraux = alliance
militaire.

Ex 1 : OTAN = Art. 5 du Traité de l’Alliance Atlantique = pays-membres doivent considérer attaque


armée à l’1 d’entre eux comme attaque dirigée contre tous. Art. 5 prévoit cond. de mise en œuvre de
légitime défense collective (Art. 51 de Charte des NU).

Ex 2 : Pacte de Varsovie = EU + URSS.

Difficulté = notion d’autorité lég. habilitée à demander intervention militaire. Distinguer aide militaire
pour protection contre attaque armée/ renversement vs. maintenir au pouv dirigeants contre volonté
du pple.

Doctrine Brejnev/ souveraineté limitée : URSS dispose de droit d’intervenir (milit si nécessaire) dans
affaires des Etats socialistes qd forces externes + hostiles aux socialistes = tente de changer dév pol
d’1 pays socialiste. 7 juillet 1989, Gorbatchev. Souv limitée condamnée par CIJ dans affaires des
activités paramilitaires au Nicaragua avec arrêt du 27 juin 1986 = liberté de tt Etat de choisir son sys.
pol + ne saurait concevoir création de nouvelle règle faisant droit à intervention d’1 Etat contre 1
autre pour le faire opter sys pol particulier.

§1. L’intervention d’humanité (// ingérence humanitaire)

A. Définition

Intervention comme atteinte limitée à souv territ d’Etat = intervention d’1 E sur autre en vue de
protéger contre danger imminent ses propres nationaux/ voire ceux d’1 Etat tiers = exception limitée
au principe de souveraineté de l’Etat. Difficile de conclure à licéité de l’intervention. MAIS svt
intervention d’humanité peut cash déborder en action de force = sortir du cadre assigné = porter
atteinte à souv d’Etat.

B. Analyse juridique au cas par cas

- Importance des moyens engagés face à ce qui est exigé sauvetage des pers. en danger =
PRINCIPE DE PROPORTIONNALITE.
- Importance de durée d’intervention.
- Csq d’intervention. Intervention d’humanité = traitement d’urgence. Ne doit pas se
transformer en traitement de fond d’1 crise pol. d’1 Etat.

Ne peut juger de même manière intervention militaire aéroportée menée par Israël de 2H en 1976
sur Ouganda pour libérer passagers otages d’avion AirFR AVEC intervention des USA sur îles de
Grenade en 1983 pdt plsrs jours, aussi pour protéger citoyens USA sur territoire AVEC intervention FR
à Kolwezi en 1998. Arrière fond géostratégique/ politico stratégique.

1. ISRAEL : Idi Amine Dada prend pouv en Ouganda après CE renverse autre dictateur Milton
Obote (PM d’Ouganda puis prend pouv par force). Juin 1976, Airbus Israël – Athènes – Paris.
4 passagers palestiniens (FrontPopLibPalest) d’ATH = détournent + prennent en otage. Force
Airbus se pose en Ouganda à Entebbe MAIS pour Israël, Ouganda = ennemi pck Amine Dada
soutenu par Libye + poussé par Libye à mettre fin à coopération financière qui rapporte 1/3
d’aide totale fournie pour Afrique par Israël rupture imp. Couvre détournement tt en
plaidant pour issue diplo (FAUX) = PM israélien + ministres de défense décident de libérer
otages respecte 100% intervention d’humanité.

2. USA : octobre 1983. Opération suite à tension pol entre Grenades et USA après CE
aboutissant au renversement du PM de Grenade (qui avait tenté d’améliorer relations avec
USA pck dép éco envers tourisme USA = imp de bon entente). USA envoie flotte +
débarquement de troupes sur îles contre troupes militaire grenadiennes (+ cubaines) +
renversement du gouv militaire. Ne respecte pas principe de proportionnalité pck juste pour
protéger étudiants USA même pas en danger + durée d’opération = plsrs jours trop long. Chef
de gov renversé + exécuté remplacé par qqun contre USA. Juste pour rétablir gov favorable à
USA = DEBORDEMENT D’INTERVENTION D’HUMANITE EN OPERATION DE FORCE.

3. FR : légion étrangère à Kolwezi (Congo) pour délivrer otages EU retenus par rebelles de
province du Katanga. Katanga fait part de Congo Belge (€€€) MAIS a indép en 1960. MAIS dès
que devient indép = CW avec centralistes (pour PM T) vs. fédéralistes centralisés ds province
du Katanga. CW s’internationalise avec USSR + casques bleus + armée congolaise. Secrétaire
gén des NU dépense €€€ pour opération du maintien de la paix pour aboutir à sol.
Sécessionnistes réduites restauration d’unité Congo. Ordre revient avec Mobutu qui accède
au pouv.

MAIS mars 1978, opération de déstabilisation du gouv dans province de Katanga = 4 000
« rebelles » d’Angola soutenus par armée cubaine (= par USSR) prise en otage de
ressortissants européens.

Comme Katanga = riche en métaux = imp stratégique. USA ne réagit pas donc FR + BELG
interviennent à Kolwezi.

Pari imp : USA en repli pck Affaire Watergate + prise otage à Téhéran laisse USSR poss de
déstabiliser AFR par stratég indirecte. USSR utilise Angola comme 1 ère cible pour commencer
invasion de Katanga. 1977, FR intervient = repousse offensives des rebelles katangais alors
que FR seule = risque de s’impliquer dans opé ss fin.
Pari stratégique : 2e intervention en 24H.
Pari tactique : participer à stabilisation de région.

CONCLUSION : Principe d’intervention humanitaire fixé par droit coutumier et NON codification dans
droit NU. Bien qu’actions doivent ê prises sur fond de cond licites, tendance à sortir d’obj ini et vouloir
influencer sur rég. Distinction entre intervention vs. ingérence humanitaire vs. droit/ devoir
d’ingérence humanitaire.
§2. Les textes amorçant le concept d’ingérence humanitaire

A. Résolution de l’assemblée générale

Est-ce que cette résolution ont permis de consacrer un quelconque droit d’ingérence
humanitaire ? oui
187-1990 la communauté inter commence par ONU, impuissante face à certains conflits ou
situation de catastrophe humanitaire, de victimes d’hostilité, conflits armés et en particulier à
l’époque Ethiopie, Angola ou se déroule et se poursuivent des conflits s que les
organisations humanitaires qui st des ONG soit en mesure de soulager les populations
meurtries
1èrerésolution du 8 décembre 1988 porte sur les nouveaux ordres humanitaire international
Ingérence : intervenir territoire sans son consentement
La lecture de la résolution permet de voir que le titre ne correspond pas au contenu pq cette
résolution elle vise « les victimes de catastrophe naturelle et de situation d’urgence du même
ordre »
Ds cette résolution : principe du nécessaire aces des org humanitaire (du libre accès) aux
victimes de situation conflictuelle ou catastrophe naturelle
L’intervention des org humanitaire n’affecte pas la souveraineté de l’Etat, la fourniture aide
humanitaire ne constitue pas une intervention illicite
Cette résolution n’évoque aucune obligation juridique, il en est de même de la 2 nd résolution
du 14 décembre 1990 cette résolution prévoit une nécessaire concertation entre les
gouvernements touchés d’une situation catastrophique et les autres gouvernements
susceptible de venir en aide et concertation avec les org humanitaires (ONG) et ce afin de
créer à titre temporel des couloirs d’urgence humanitaire
C’est application des ONG ds Etats du droit international humanitaire et ce droit est
matérialisé par les txt fondamentaux : 4 conventions de Genève de 1949

B. Résolution du conseil de sécurité

Résolution 688
5 avril 1991 condamne intervention irakienne a l’égard des kurdes, exige que Irak mette fin à
cette agression et insiste pour que Irak permette un accès immédiat sur son territoire aux
organisations humanitaires
Résolution concerne situation en Somalie, résolution 794 adopté par conseil sécu le 3
decembre 1992 adopté à l’unanimité, intervention Somalie et Rwanda (1994)
Opération « rendre l’espoir » sous commandement USA , 1969 en Somalie coup etat
militaire qui amène au pouvoir un ancien sous-officier de l’armée coloniale qui est Barré,
proche de union soviet’ il tente de construire un Etat sur le modelé soviet’ mais prône
socialisme soviet (parti unique, centralisation , planification), impose alphabet latin, en 1977
la Somalie tjrs soutenu par union soviet déclare la gu a Ethiopie et perd la gu et 1978 donc
URSS change de camps, elle décide de soutenir l’Ethiopie et la somalie se tourne vers USA
et USA s’en moque un peu, pays va sombrer ds anarchie politique et le fossé va se creuser
de manière significative entre les différentes familles politiques (confédération de clan), ces
confédération de clan : 6 familles rentrent en rébellion, les csq de la gu contre Ethiopie :
afflux imp de réfugié, situation catastrophique de l’économie, corruption du régime de Barré
tout ceci confondu entraine un soulèvement ds la capitale qui aboutit à la chute Du dictateur
en janvier 1991 après son départ la Somalie va sombrer ds la gu civile, famine et lutte pr
pouvoir oppose les différents clans, dont le général Aïdid d’où début de tentative de gestion
de conflit par la communauté internationale
B)Gestion conflit par Nations unies
Appel au secours par le chargé d’affaire par intérim de la mission permanent de la Somalie,
et par différentes organisations régionales intergouvernemental comme l’org d’unité africaine
Ces appels au secours vont marquer le début de la tentative de règlement du conflit par les
nations unies tout au long de ce processus les organisations régionales seront étroitement
mêlées à l’action de l’organisation des nations unies
Cette impulsion régionale va permettre à l’adoption par le conseil de sécurité de la 1 ère
résolution médiatoire cad une résolution adoptée au titre du chap 7, art 41, disposition
permet conseil sécu de sanction de nature eco (embargo sur livraison arme), conseil sécu
décidé embargo livraison arme à somalie aux fins de la résolution pr rétablissement paix et
sécurité nationale
Principales composantes de nation unie sont mobilisées
Georges Bush propose pdt été &ç92 création d’une vraie force militaire a des fins strictement
humanitaire et imp pr la suite crée sur base du chap 7 elle est placé sous commandement us
et est autorisé à utiliser tous moyens nécessaires pr instaurer les conditions de sécu
nécessaire
La comparaison entre cette résolution et la résolution 678 adopté concernant l’Irak suite
invasion du Koweit elle avait autorisé les Etats membres d’une coalition internationale à
utiliser tous moyens nécessaires pr réinstauré l’indépendance du Koweit
Institutionnalisé le rôle ds la vie politique des clans, ignorer les clans
Feuille de route électorale a proposé l’allocation de 30% des sièges régionaux à des femmes
et formule 4,5 prévoit le partage du pouvoir entre les 4 principaux clans et une coalition de
clan + modeste
Election leg a partir du 23 octobre 2016 indispensable à la tenue d’une élection présidentielle
qui était prévue pour nov 2016 or le processus électoral n’a permis qu’à 1% des somaliens
de voter.

23 octobre 2016 : élections législatives. Elire nouveau Parl = pour nouveau PdR. Que partie de
Somaliens ont participé. Imp d’élections pck amènent à 40 ans d’instabilité. Elus désignés par vote
indirect = dptés élus par collège électoraux = eux-mêmes choisis par sages. Seul 1% de pop participe à
élec. DROIT D’INGERENCE HUMANITAIRE. Opération Rendre l’Espoir en 1992 en Somalie = PAS en
droit/ devoir d’ingérence humanitaire pck pas en bonne et due forme ??

B. Opération Turquoise au Rwanda sous command FR

1. Contexte historique de crise

Contxt colonial. Rwanda fait partie de royaume Rwanda-Burundi = ancienne colo d’Afrique colonial DE
qui après WWI = sous admin de mandat de SN de BE de 1925 à 1959. MAIS 2 pays du royaume org
depuis siècles en monarchie unique ss dynastie de com des Tutsie. Structure pol diff entre 2 pays. Pdt
colo BE = domination de com Tutsie ↗ = tension entre Tutsie vs. Hutu ↗.

Fin 50s = tension se durcit pdt prép du royaume à autonomie + indép avec communauté minoritaire
Hutu veut s’affranchir de dom Tutsie = affrontements inter-ethniques violent since 1959. Auto BE
prennent contre-pieds de pol d’avant abruptement à remplacement des auto Tutsie en Hutu =
restauration de rég indép + démo (fin mon = élec).

MAIS NU inquiet pck tension inter-ethnique MAIS new élec gén = indép du Rwanda 1 er juillet 1961.
Burundi indép en 1962.
Histoire de Rwanda marquée par tentative continue de déf acquis des auto Hutu après retournement
de pol BE = rév anti-pol + sociale + anticoloniale. Assauts de réfugiés de Tutsi dans Zaïre, Uganda,
Burundi… pour reconquérir pouv. ??

2. Déclenchement de la crise et intervention des NU

Crise start ds capitale avril 1994 MAIS origines du conflit remontent à passé colonial + 1990, Tutsi
minoritaire soutenu par réfugiés crée FPR (Front Patriotique Rwandais) clandestin pour préparer
reprise du pouv que colons BE avaient retirés affrontements entre comm. 4 août 1993, Tanzanie, 2
parties s’accordent sous égide de NU = signe accord de paix. Org futur des instit (partage + rép
égalitaire des 2 comm pour future pouv).

FR en 1995, signe avec Rwanda Hutu traité de coopé milit permettant aide € + technique imp pour
former armée rwandaise. Accord de paix de 1993 pas respecté. Demande aux NU envoi d’opération
de maintien de paix POUR faire respecter Accord de paix + préparer élec démo futures qui mettraient
en place instit prévues par accord. Opé classique (accord des partis + superviser cessez le feu SANS
prendre parti + superviser cond de sécu dans capitale till fin d’élec).

MINUARE 1. DIMENSION HUMANITAIRE + VEILLER AU BON DEROULEMENT DES ELECTIONS =


évolution du mandat d’opé de maintien de paix = + en + diff à définir.

MINUARE voit réduc d’effectif pck Cons de sécu souligne dans résolution créant MINUARE = appui
matériel QUE si partis en due forme sur accord du fait rapidement. MAIS pas le cas pck MINUARE au
centre en avril 1994 après double attentat 6 avril 1994. PdR rwandais dans avion abattu + début de
génocide avec liquidation d’élite Tutsi + dirigeants modérés Hutu = Rwanda génocide de plsrs mois.
Demande au Cons de sécu de renforcer opé maintien de paix.

Secrétaire gén des NU donne 3 HYP au Cons de sécu :

(1) Comme partis n’ont jamais respecté accord, mettre fin à opé.
(2) Doter opé MINUARE (casques bleus ne peuvent qu’ê violent pour lég déf en principe) de pouv
au titre du Ch. 7 = donner poss à opé d’utiliser poss de recourir à force armée pour autre
chose que lég déf.
(3) Opter pour solution intermédiaire entre (1) + (2) = CHOISIE.

Mal interprété poursuite de génocide + désinvolture internationale. Réaction tardive de NU (que 15 j


après qu’effectif renforcé). Certaines org intergov régionales prêtes à envoyer troupes MAIS nécessite
soutien logistique qui ne vient pas. Cons de sécu adopte Résolution 929 (1994) permet mise en place
d’opé multinationale (coalition armée). Auto par Cons de Sécu = solution par défaut + temporaire pck
Cons de sécu. Délai indispensable pour rassembler ressources néc au déploiement effectif de
MINUARE 2. Auto à FR pour 2 mois. Cons de sécu insiste sur but strict humanitaire. Ne doit pas faire
interposition des partis. Impuissance ONU = Cons de sécu donne offre à Etats-membres + peu de
contrôle sur opé.

Opération turquoise : évolution d’ingérence humanitaire pck permet à Etat d’intervenir sur territoire
d’1 autre sans son consent à fin stricte humanitaire. Cons de sécu qualifie sit constituant menace
pour paix + sécu inter (Art. 39 des parties intégrantes du Ch 7). Structure pol + Etat existant = cas
avéré d’ingérence humanitaire.

Dès juillet 1993, Communauté internationale, ONU au courant. 1994, lancement de radio mille
collines ? dénigrer accord de paix + propagande haineuse contre Front Patriotique Rwandais. Accuser
de partialité pour FPR. 1993, crédits accordés par Banque Mondiale détournés pour acheter armes à
feu. Grâce à fonds financiers garantis Crédit Lyonnais ? livraison d’armes + munitions… Soupçon après
informateur de MINUAR, ens de membres enregistrés par auto. Existence de dépôts d’arme +
munition ds sous-sol de Palais prés. Gén demande à NU opé de maintien de paix d’éviter tte action.
Réaction tardive d’action inter alors qu’était au courant ?

CONCLUSION : Qd gouv FR partagé. Avancé rapide de troupes rwandaises = division du gouv + armée
FR. Ed. Balladur oblige militaires FR à prendre contact avec . Création zone humanitaire sûre.
Divergence entre troupes FR + patriotiques rwandaises. Assumé que zone humanitaire sûre pour
accueillir force d’ancien rég. = anciens dirigeants. Opération turquoise = 100% FR. Opé presque
légalisée A POSTERIORI par Cons de sécu. Rwanda accuse qu’ait intervenu avant auto de Cons de sécu
= prépositionné grâce à accord du Zaïre ??

§4. Les autres ingérences humanitaires : ingérence humanitaire à ingérence pol ?

Confer infra compétence universel

A. Le Timor Oriental

Ss commandement Australien (confer supra dév sur nouvelles modalités d’admin inter des territoires).
Contxt historique : 1998, PdR indonésien Suharto quitte pouv après mouv étudiant imp. Dauphin
Habibi accède à pouv. 1975 : ancienne colonie portugaise. Autodétermination à indépendance. Timor
oriental = 27e province d’Indonésie… Habibi a besoin d’aide inter pour crise éco prêt à accorder statut
spécial à Timor oriental. Février 1999, min des affaires étrangères indonésien dit publiquement que
Jakarta accepte principe de consultation d’autodétermination org + contrôlé par ONU. Parole de min
des aff étrangère engage Etat. Mai 1999, accord tripartite Portugal + Indonésie + ONU = referendum
30 août 1999. Accord ouvre voie à indép du TO. MAIS pb avec armée non contrôlé par PdR qui a gros
intérêt éco au TO = armée opposé à changement de statut du TO. Milice anti-dépendantistes font
campagne d’intimidation à approche de referendum. 450 s’inscrivent qd même. 10aine de morts à
cause d’intimidation. Referendum = 80% refusent statut d’autonomie interne proposé par Jakarta =
POUR INDEPENDANCE. MAIS Habibi veut sa réélection en nov 2000= diff d’entériner résultat pck a
besoin de votes de militaires. Milices font campagne de terreur lendmn de réf. Communauté inter
consciente. 32 ans après annexion, ONU prend resp ? Cons de sécu = envoyer à Jakarta = prendre
mesure concrète pour établir sécurité au Timor. 1989, ingérence humanitaire + opé multinationale
sous commandement nationale à but purement humanitaire deviennent muets. Cons de sécu
autorise mise en place de… sous command AUSTR. Opé permet fin de violation massive de DH +
établir admin provisoire du Timor dont obj = création Etat.

RATTRAPER

Résolution 940 : autorise intervention militaire multinationale pour légitimité démocratique =


novateur MAIS tjrs continuité avec résolutions antérieures (Somalie, Rwanda ou Timor oriental).
Rappel diff générations de résolutions adoptés par Cons sécu :
- 1ère génération : résolution 678 mesures militaires, autorise Etats d’user tous moyens
nécessaires pour libérer Koweït envahi par Irak. Régie que situat. d’agression d’un Etat par un
autre. CONFLITS INTERETATIQUES CLASSIQUES.
- 2ème génération : résolution 794 + 770 régler conflits interne à des fins strictement
humanitaires.
- 3ème génération : résolution 940 autorisation de recourir à la force viserait à rétablir la
démocratie.
Résol 940 a éléments de continuité :
(1) Caractère interne du conflit.
(2) Doit constituer menace ou rupture à paix + sécu nationale/ acte d’agression (Art. 39) 2 e gén
∞ Résol 940 avec gravité de situation humanitaire // menace pour paix + sécu nationale.
(3) Contrôle internationale exercé sur déroulement d’opé multinationale sous commandement
national = lien institutionnel entre terrain + NU.
(4) Appel au secours.

§5. De l’ingérence humanitaire à la responsabilité de protéger

A. Eléments de synthèse :

Ingérence humanitaire ne date pas de 1990s. Idée ancienne de 1625 (Hugo Grotius) = droit pour soc.
hum d’intervenir si tyran fait subir à sujets « traitement que nul n’est autorisé à faire ». Intervention
d’humanité = trad partielle d’ingérence hum. = E intervenir sur autre E pour protéger nationaux
expatriés en danger.

Avec Guerre du Biafra 1967 – 1970 + génocide = idée d’ingérence hum (IngH) ressurgit MAIS pas
encore conceptualisée. Nécessite Jean-François Revel (prône devoir d’ingérence humanitaire face à
dictatures Amin Dada en Uganda + Bokassa Rép Centre Africaine) + Bernard Henri Levy (guerre du
Cambodge) + Mario Bettatti + Bernard Kouchner (ouvrage droit/ devoir d’ingérence humanitaire)
pour conceptualiser ingérence humanitaire.

IngH basé sur conception qu’E disposent du droit d’ingérence/ devoir d’intervenir pour protéger pop.
victime de violation sérieuse du DInter.

B. L’ingérence humanitaire depuis 2005, 3e pilier de la responsabilité de protéger

Resp de protéger déf dans doc final du Sommet Mondial de 2005 sous égide des NU.
1er pilier : il incombe au 1er chef à Etat de protéger sa propre pop contre génocide, crime de guerre,
crime contre humanité, nettoyage ethnique + incitations à ces crimes.
2e pilier : il incombe à communauté inter d’encourager + aider E à s’acquitter de resp. de protéger.
3e pilier : il incombe à com inter de mettre moyens nécessaires (diplo, hum, milit…) pour protéger pop
victime contre crimes. Oblig pèse sur com inter qd E ne peut/ veut pas assurer resp = doit ê prête à
mener action collective pour protéger pop.

Cons de Sécu adopte Résol 1973 le 17 mars 2011 : Libye, manif pacifiques inspirées des révoltes
arabes (tunisiennes + égyptiennes) MAIS violemment réprimées par troupes Kadafi pdt printemps
2011, manif devient rébellion armée. Com inter + Ligue arabe dénonce attaques contre pop civile.
Ligue arabe réclame intervention inter pour protéger pop civ menacée. Cons de sécu se saisit de
situat en Libye + se réfère au CH 7 de Charte des NU + adopte Résol 1973 du 17 mars 2011.

Résol 1973 : protection de pop civile libyenne + décide d’instaurer zone d’exclusion aérienne au-
dessus de Libye + autorise Etat-membres (EM) de prendre tte mesure néc pour protéger.

Résol 1973 complète Résol 1970 : Art. 41 = sanction éco = embargo sur exportations d’armement en
destination de Libye.

1ère frappes d’opé inter « Aube de l’Odyssée » 19 mars 2011. 31 mars, commandement d’opé repris
par coalition inter armée + conduite OTAN permet à rébellion libyenne de se consolider + affronter
forces dualistes. Cons National de Transition (CNT) réuni ens des forces d’opposition à Kadafi reconnu
par comm inter comme seul rép légitime du pple libyen. Cf. fin juin 2011, CPI délivre mandat d’arrêt
pour crime contre hum à Kadafi.
C. Existe-t-il vraiment un principe juridique d’ingérence humanitaire

Débattu en doctrine. Crises récentes ukrainienne, syrienne, du monde arabe, à répétition sur
continent africain depuis son indép. Existe comme principe jur MAIS admis qu’en principe, d’ING hum
= aléatoire. « Pratique ne se laisse pas tjrs enfermer dans le cadre juridique fixé par le DInter ».

3 cas de figures diff dans mise en œuvre de principe :


(1) Intervention militaire à visée humanitaire autorisée par Cons de sécu. (HYP : interv milit
conforme au DInter). 1990s illustre épanouissement de mise en œuvre de sécu collective CH
7 Ex : Yougoslavie, Somalie, Libye.
(2) Intervention militaire à visée humanitaire NON-autorisée par Cons de sécu. Ex :
bombardement d’OTAN sur ex-Yougoslavie en réponse au nettoyage ethnique par Serbie au
Kosovo ALORS QUE VETO RUSSE + CHINOIS. Faillit se reproduire en Eté 2013, FR + USA
voulaient bombarder positions syriennes après attaque chimique Ghouta.
(3) Absence d’intervention miliaire à visée humanitaire en absence d’autorisation du Cons de
sécu. Ex : pas d’intervention en Syrie avec véto russe.

Resp de protéger autorise inter milit pour Libye (Résol 1970 + 1973) et Côte d’Ivoire (Résol 1975
adoptée en 2011). Cons de sécu tente de réagir à violences post-électorales contre pop ivoirienne en
2010-2011 = condamne violations avec embargo.
 Résolutions de Libye + CI font réf au concept de resp de protéger disent qu’app en 1 er lieu à
Libye + CI de protéger leur pop ET sous-entendent que Libye + CI ayant failli à resp, revient au
Cons de sécu d’intervenir en permettant intervention milit extérieure sur leur territoire.
Libye + CI oblig coutumière d’agir du Cons de sécu. Aurait pu déduire que droit de véto doit ê mis
entre parenthèses pour atteinte massive au DH MAIS NON avec cas de Syrie, concept de resp de
protéger pas opérant.

Lien entre IngH + resp de protéger avec compétence universelle. Déc. d’oct. 2017 par ancienne
procureur du Trib pénal inter de l’ex-Yougoslavie (TPIY) = abandon de présidence de commission
d’enquête créé en 2011 par NU, surtt celle sur Syrie. Dénonce bilan contestable de commission pck
Syrie crimes contre hum + inaction = aucune proc jud internationale prise contre resp pol concernée.
En 2014, RU et CN bloquent proj de résolution présentée par FR + Lituanie sur nécessaire césine de
CPI pour crimes graves commis par parties du conflit en Syrie. Carla del Ponte.

Recours contre impunité = compétence univ. Permet à jurid nationale de poursuivre resp de violations
graves du DInter même si violation en question commise dans autre pays.

Comp univ se déf comme comp exercée par E qui poursuit auteurs de crime grave peu importe lieu
où crime a été commis, nationalité des auteurs + victimes déroge au principe de territorialité du
DPénal = pers est jugée sur territoire où faute commise selon droit d’E. Déroge aux critères trad de
comp extraterritoriale qui met accent sur lien de rattachement qui justifie comp nationale =
diminution/ suppression de lien de rattachement.

Génocide rwandais 1994, auteurs du génocide jugés et condamnés en FR…


CH2 : Naissance et transformation des Etats

INTRO :

Habitude d’acquérir territ sans maître = qui ne fait pas encore partie d’1 E élargissement des E
existants. 15e s. E européens cherchent à s’approprier terrain = conflits internationaux Pape
intervient.

1493 : Pape partage « Nouveau Monde » entre ESP et PORT. Intervention papale ne repose sur aucun
principe d’effectivité, partage repose juste sur volonté de mise en ordre pol entre 2 puiss. + éviter que
rivalité ne dégénère.

MAIS ce type d’attribution par décret papal + « 1er arrivé, 1er servi » devient contesté nouvelles
conquêtes s’appuient + sur principe d’effectivité = doit occuper effectivement. MAIS effectivité
s’appuie sur contxt d’époque + contxt géo.

Exigence pour effectivité d’appropriation territoriale ↗ avec actes admin étatique + actes de défense
du territoire + pol. du règlement des act. commerciales.

Affaire du Groenland Oriental, CPJI considère qu’occupation sommaire/ épisodique par DANE suffit
pour confirmé critère d’effectivité.

SECTION 1 : La naissance des Etats se fait par l’exercice du droit à l’autodétermination

Protectorat repose sur convention = souv suspendue mais maintenue. Mandats de SN = reproduit
colonisation Art. 22 du Pacte met en place formule d’admin envers pple incapable de se diriger eux-
mêmes. Mandats A + B incapables de se disposer eux-mêmes.

Charte des org en 1954 : encore bcp d’E colonisés. Charte des NU CH 12 + 13 concernant rég. inter.
de tutelle + Cons des tutelles.

Cons des tutelles (n’œuvre plus today) : création en 1945 s’inscrit dans volonté d’ONU de mettre fin à
colonisation. Empires coloniaux (FR + UK) très opposés à Cons des tutelles. Que sous pression de
Roosevelt que Cons des tutelles intégré à Charte des NU. 1994, îles Palaos = micro-Etat devient indép
= fin au Cons des tutelles. Sys inter des tutelles permet de favoriser accession à indép des anciennes
colonies = vague de décolonisation des années 60. Droit de pple de disposer d’eux-mêmes par Charte
des NU.

« Déclaration sur l’octroi d’indép au pays et pples coloniaux » de 1960 = PAS norme oblig de DInter.
Précise que « manque de prép dans dom pol, éco ou social ou dans celui d’enseignement ne doit jms
ê pris comme prétexte pour retarder indép. » POUR écarter raisonnement colonial qui justifie rég.
colonisateurs. Mvmt lancé en 1960 se trouve conforté par 2 pactes d’ONU adoptés en 1966.
Consacrent dans 1er Art. droit des pples à disposer d’eux-mêmes + droit sociaux et culturels et droits
civils et politiques conv inter = OBLIG.

« Déclaration relative aux principes du DInter touchant les relations amicales et la coopération entre
les États conformément à la Charte des Nation Unies » de 1970 = Résol d’Ass Gén 26-25 (// Résol de
Cons de sécu = obligatoire) = PAS OBLIG. Limite non-négligeable au droit à auto-détermination = ne
doit pas encourager action qui démembrerait/ menacerait totalement/ partiellement intégrité
territoriale ou unité pol de tt E indép = INTERDICTION AU DROIT A SECESSION pck résol en 1970 MAIS
depuis 1960, bcp de colonies indép. = unité pol et territ des territoires ne doit pas ê menacé par
actions sécessionistes = peur d’éclatement des E pck reprise des anciennes délimitations admin entre
colonies pour nouvel Etat plsrs comm ethniques forcées à vivre ens. = pas rép par pouv en place (ex :
Rwanda). Rares tentatives de sécessions rapidement réprimés par auto d’E. PRINCIPE
D’INTANGIBILITE DES FRONTIERES (ex-Yougo). (Cf supra sur démantèlement d’ex Yougo).

SECTION 2 : La transformation des Etats

I. Les modalités classiques : fusion et diffusion


A. Les fusions d’Etat
Fusion = svt échec. Succès le + connu = création de Tanzanie = fusion du Tanganyika et Zanzibar.
TANU créé en 1954 + dirigé par Julius Nyerere = « maitre d’école » = interlocuteur privilégié d’ONU ds
processus à autonomie + indép du Tanganyika. Déc 1961 = indép + Nyerere = PdR.
Zanzibar indép de UK en déc 1963 MAIS tjrs ss sultan = nation souveraine MAIS 12 janv. 1964 = rév
pour renforcer sultan = exilé Karume devient Prés. de Zanzibar.

En même tps, tentative de CE en Tanganyika Nyerere négocie avec Karume pour création de Tanzanie
unie. Accord de fusion interrogée pck intérêts + obj très diff comment arrivé à déc ? Avec ouverture
des archives USA, voit que CW + puiss occidentales imp. joue rôle imp. Fusion réussie.

Ex 2 : création de Rép Arabe Unie en 1958 = éphémère par fusion de Syrie + Egypte de Nasser. MAIS
disparaît en 1961 bien qu’Egypte tjrs appelé par nom till 1971. RAU pensée comme ébauche de
grande féd englobant grande partie du monde arabe + créée après CE des militaires syriens inquiets
de menace communiste = se tourne vers Nasser. Caire = capitale de RAU. Voulait aussi inclure Yémen.

B. Les divisions d’Etat

2 formes : décolonisation + sécession. Distinction par lien de dépendance qui existe avec partie/ E
dont on veut se détacher. SI liens coloniaux = décolonisation pas d’atteinte à intégrité territoriale d’E
= indép. MAIS sécession = porte atteinte à intégrité territ d’E d’origine conflits armées + E 1/3
attendent prudemment effectivité de nouvelle entité pour nouer nouvelles relations avec elle =
reconnaître internationale relations diplo (échange d’ambassadeurs).
1960 : Sénégal
1971 : Bangladesh Pakistan oriental = partie géo séparée d’E du Pakistan, lui-même créé qd Indes
Britanniques deviennent indép. 1970 = élec nationales au Pakistan au SU. OR, élec nat remportées
par partie ayant siège au Pakistan oriental = déplaît aux dirigeants miliaires du Pak = refusent de
reconnaître maj de ligue Awami. Pakistan oriental proclame alors indép. = sécession du Pakistan
répression armée du gouv milit du Pak. + intervention d’armée indienne + réaction des NU.