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E.S.

TC Cours d’électrotechnique
G.E. LP mécatronique

3eme chapitre : MACHINE A CHAMP TOURNANT


MOTEURS ASYNCHRONES TRIPHASES

I. Introduction :
Les moteurs asynchrones représentent au moins 80% des
moteurs électriques utilisés actuellement, cela est dû en grande partie à leur simplicité
de construction, leur robustesse et à leur facilité de maintenance et de démarrage.

II. Création d’un champ magnétique tournant :


Soient trois bobines
coplanaires et dont les axes concourent en un même point O, ces axes forment entre eux
des angles de 120° selon le schéma suivant :
y

Les bobines sont alimentées par un


système triphasé équilibré de tensions
v1(t)
(b1,b2,b3) est le système triphasé
⃗1
𝐵 Br équilibré d’inductions créées.
O θ
x
⃗3
𝐵 ⃗2
𝐵 ᴫ/6 Soit Br l’induction résultante de (b1,b2,b3)
v3(t) v2(t)

Etudions 𝐵 ⃗ r : résultante en tout moment des trois inductions au point O :


b1(t) = Bm cos(ωt)
b2 (t)= Bm cos(ωt - 2ᴫ/3)
b3(t) = Bm cos(ωt - 4ᴫ/3)

Soient Bx et By les composantes de 𝐵


⃗ r suivant Ox et Oy

Bx = Bm. √3/2. cos(ωt - 2ᴫ/3) - Bm. √3/2. cos(ωt - 4ᴫ/3)


Bx = (3/2) Bm sin(ωt)

By = Bmcos(ωt) - Bm/2. cos(ωt - 2ᴫ/3) - Bm/2. cos(ωt - 4ᴫ/3)


By = (3/2) Bm cos(ωt)

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Conclusion : On en déduit que le vecteur Br est de module constant et égale à


(3/2). Bm ; et qu’il tourne à la vitesse angulaire de synchronisme Ωs

Ωs est donnée par Ωs = ω/p avec ω=2ᴫf en rd/s


p : nombre de paires de pôles.
Ωs : vitesse angulaire rd/s

La vitesse de synchronisme ns du champ magnétique tournant est :

ns = f/p f : fréquence en hz ns = Ωs/2ᴫ en tr/s, or Ns = ns . 60

Ns = f . 60/p : vitesse de synchronisme.

Si la fréquence f = 50hz les vitesses de synchronisme possibles sont :

p ns(tr/s) Ns(tr/mn)
1 50 3000
2 25 1500
3 16, 67 1000
4 12,5 750

III. PRINCIPE ET CONSTITUTION:

- Le rotor d’une machine asynchrone est équipé de circuits conducteurs


fermés sur eux-mêmes : en court-circuit.

- L’apparition d’une f.e.m. d’induction dans les conducteurs rotoriques est


due à la différence de vitesse de rotation entre le rotor et le champ
tournant (loi de LENZ) ; ces f.e.m. créent des courants électriques qui
donnent naissance, avec le champ tournant, un couple
électromagnétique : Le rotor tend ainsi à rattraper le champ tournant.
- Glissement :
Le glissement g est l’écart relatif de la vitesse de rotation N par rapport
à la vitesse dite de synchronisme du champ tournant Ns.

𝛺𝑠−𝛺 𝑁𝑠−𝑁
𝑔= = Avec Ωs = 2ᴫf/p vitesse angulaire de rotation
𝛺𝑠 𝑁𝑠
Ns = 60.Ωs/2ᴫ en tr/mn
Plusieurs cas peuvent se présenter :
- g=0 : N = Ns il n’a y a pas de couple.
- g<0 : N>Ns la machine fonctionne en génératrice asynchrone.
- g>0 : N<Ns la machine fonctionne en moteur asynchrone.
- g=1 : N=0 moteur à l’arrêt ou à l’instant de démarrage.
- g>1 : N<0 la vitesse est en sens inverse de celui du champ tournant : le moteur
fonctionne en freinage.
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Remarque :
- Les courants rotoriques sont d’autant plus intenses si g est important : prévoir une
réduction d’intensité pour le fonctionnement à l’arrêt (g=1).
- Lorsque la machine tourne en mode moteur(en charge) dans les conditions normales
le glissement est den l’ordre de 2 à 5%.

Rotor de la machine asynchrone :


Rotor à cage : Tous les conducteurs sont reliés entre eux par deux bagues
conductrices qui les mettent en court-circuit.

Rotor bobiné (ou à bagues) : Dans ce cas, chaque phase est reliée à une bague
sur laquelle vient frotter un balai. Généralement, les rotors sont bobinés en triphasé
et montés en étoile.

Symbole :

M3~ M3~

Moteur à cage Moteur à rotor bobiné

IV. ETUDE DU FONCTIONNEMENT D’UN MOTEUR ASYNCHRONE


Pour un enroulement statorique et par phase on peut écrire :

𝑉̅ 1 = 𝐸̅ 1 + (r1 + jl1ω) 𝐼 1̅
Pour un enroulement rotorique et par phase on peut écrire :

𝑉̅ 2 = 𝐸̅ 2 - (R2 + jX2) 𝐼 2̅
Avec : r1 et l1ω résistance et réactance de fuite d’une phase du stator
R2 et X2 : résistance et réactance cyclique de fuite d’une phase du rotor

IV.1 Moteur asynchrone à l’arrêt : g=1


Soit le cas d’un stator et un rotor bobinés en triphasé en étoile.
Quand le rotor est ouvert, 𝐼 2̅ courant du rotor est nul, nous avons :

𝑉̅ 2 = 𝑉̅ 20 = 𝐸̅ 2 or ̅ (convention générateur)
𝐸̅ 2 =- j K f N2 ∅
À cette f.e.m correspond au stator une f.e.m 𝐸̅ 1 qui s’écrit :

𝐸̅ 1 = - j K f N1 ̅∅ donc 𝐸̅ 2 / 𝐸̅ 1 = - N2/N1 = - m

Même expression pour le transformateur à vide

Au courant I10 absorbée à vide correspond :


P10 = 3V10 I10 puissance active à vide
P10= perte fer au stator + 3r1 I10²
Et Q10 puissance magnétisante à vide.
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VI.2 Moteur asynchrone en rotation :


- Moteur tournant à vide :
La vitesse de rotation est proche de la vitesse de synchronisme : g ≈ 0
Au courant absorbé statorique I’10 correspond
P’10=Les pertes fer au stator+ les pertes mécaniques + les pertes Joule à vide=3 r1 (I’10)²

- Moteur tournant en charge :


Soit g le glissement avec lequel le moteur entraine la charge mécanique.
La fréquence des courants rotoriques est : fr= g.f leur pulsation est ωr=gω ;
la f.e.m. par phase du rotor devient en valeur efficace :

E’2 = g E2

La loi d’Ohm au rotor s’écrit : 𝑉̅ 2 = 𝐸̅ ’2 – (R2 + j g X2) 𝐼 2̅

Si les enroulements du rotor sont en court-circuit V2=0

𝐼 2̅ = (𝐸̅ ’2 )/(R2 + jg X2) de fréquence gf

Ou encore 𝐼 2̅ = (𝑔𝐸̅2 )/(R2 + jg X2)

Remarque : Cette expression est valable pour un moteur bobiné ou à cage.


En effet si on insère par phase une résistance R sur le rotor

𝐼 2̅ = 𝐸̅ ′2 / [(R2 + R)/g+ j X2] ou bien 𝐼 2̅ = 𝐸̅ 2 / [(RR/g) + j X2]


Avec RR = R2 + R

Hypothèse simplificatrice
On néglige l’effet de la résistance et de l’inductance de fuite de chaque enroulement
statorique :
𝑉̅ 1 = 𝐸̅ 1 + (r1 + jl1ω) 𝐼 1̅ ≈ 𝐸̅ 1

Donc 𝐸̅ ’2 = - g m ̅𝑉 1 car 𝐸̅ 2 = - m 𝐸̅ 1 et 𝐸̅ ’2 = g 𝐸̅ 2

Ainsi ̅𝑰2 = - g m 𝑽
̅ 1 / (RR + jg X2) de fréquence g f

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V- SCHEMAS EQUIVALENTS :
V.1- Rotor bobiné à l’arrêt (en court-circuit): le schéma est identique à celui d’un
transformateur
j l1ω r1 jX2

𝐸̅ 1 𝐸̅ 2

𝑉̅ 1 R0 jX0 𝑉̅ 2 RR

Stator Rotor

V.2- Rotor bobiné en rotation gǂ0: 𝐼 2̅ a pour fréquence gf

Schéma équivalent du moteur à rotor bobiné en rotation

𝐼 2̅ = 𝑔𝐸̅ 2 / [RR + (j g X2)] 𝐼 2̅ = 𝐸̅ 2 / [ (RR/g) + j X2 ]


Fréquence gf Fréquence fictive f

On ramène RR/g au Iaire elle devient : RR/ g m²


On ramène jX2 au Iaire elle devient : jX2/ m²

D’où:
r j l1ω -m𝐼 2̅ =𝐼 ’̅ 1 jX2/m²

I’10

R0 jX0 RR/(g m²)


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La puissance transmise Ptr au rotor ou puissance électromagnétique Pem est :


Ptr = Pem = 3 (I’1)² RR/gm² = 3 (I2)² RR/g

Or les pertes Joule au rotor PJR sont données par :


PJR = 3 RR (I2)²
D’où la relation fondamentale pour un moteur asynchrone :
Pertes Joule au rotor = g. puissance électromagnétique
PJR = g Pem

Pem - PJR est la puissance mécanique PM :


PM = Pem - PJR = 3 (1 – g) (I’1)² RR/(g m²)

D’où le schéma simplifié ramené au stator:

PJR

PM

En négligeant la résistance et la réactance du stator :


R0 : résistance correspondante aux pertes fer.
X0 : réactance à vide.
X2/m² : réactance cyclique de fuite du rotor ramenée au stator.

Conclusion :
La résistance RR/m² ramenée au Iaire correspond aux pertes Joule ; la
résistance RR(1-g)/(gm²) correspond à la puissance mécanique au rotor.

VI. COUPLE DU MOTEUR ASYNCHRONE :

VI. 1 Définitions :
Par définition le couple électromagnétique Cem(ou couple synchrone)
est : Cem = Pem/Ωs de même on définit le couple utile Cu = Pu/Ω.

Cem = Pem /Ωs = (1-g) Pem/(1-g) Ωs = PM/Ω

Cem = PM /Ω = (Pu + pméca)/Ω = Cu + pméca /Ω

Cu = Cem – (pméca /Ω) si les pertes mécaniques sont négligeables Cu = Cem

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VI. 2 Expression du couple électromagnétique :


Soit le schéma suivant

Pem = 3 (RR/g) I2² = Cem. Ωs d’où Cem = 3 (RR/gΩs) I2²

Or : I2² = g²m²V1²/(RR²+g²X2²) donc Cem = 3 (RR/Ωs) gm²V1²/(RR²+g²X2²)

Ou encore: Cem = 3 (m²V1²/Ωs) (RR/g) / [(RR/g)²+ X2²] de la forme


f(x) = Ax/(B+x²)

Cem est maximal si g = g0 tel que RR/g0 = X2 donc g0 = RR/X2


Cem max = 3 m² V²1 / (2 X2 Ωs) indépendamment de RR et g

Cem = 3 (m²V1²/Ωs) (RR/g) / [(RR/g)²+ X2²]


En general : si RR/g >> X2 c.a.d : g << 1
Expression simplifiée de Cem: Cem = 3 (m²V1²/Ωs) (g/RR)

VII. BILAN ET RENDEMENT


Les moteurs asynchrones ont en general des rendement de 80% à 95%.
Leur bilan de puissance s’établit comme suit :
La puissance absorbée par le stator s’exprime par :
P1 = 3 V1 I1 cosφ1 entre la puissance absorbée P1 et la puissance électromagnétique Pem
transmise au rotor il y a :
- Pfs perte fer stator
- PJs perte joule au stator
Pem = P1 - Pfs - PJs or Pem = 3 (RR/g) I2²
Les pertes Joule au rotor sont égales à P JR = 3 RR I2² = g Pem
La puissance mécanique PM = Pem - PJR = Pem (1-g)
Au niveau du rotor il y a aussi les pertes fer (négligeables) et les pertes mécaniques, d’où
le bilan :

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P1 = 3 V1 I1 cosφ1

Pfs Pjs = 3 r1 I1²

Ptr = Pem = Cem.Ωs


PFR PJR = g Pem

PM = Cem Ω
Perte mécanique :pméca

Pu = Cu .Ω

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8eme chapitre : Alternateur Triphasé

1. INTRODUCTION : La machine synchrone est un convertisseur réversible. Elle peut


fonctionner en moteur ou bien en génératrice.

Lorsqu’elle fonctionne en génératrice, la machine synchrone est appelée « Alternateur».

L’alternateur est constitué de deux parties principales :

- Inducteur, porté par le rotor, constitué d’électro-aimants parcourus par un courant


continu, ou parfois constitué simplement d’aimants permanents.

- Induit, porté par le stator, constitué d’enroulements mono ou triphasé.

Symbole normalisé :

Induit
GS GS

Inducteur

2. INDUCTEUR (porté par le rotor) :

Son rôle est la création d’un champ magnétique tournant en même temps que le rotor
magnétisant.
L’inducteur comporte 2p pôles (p paires de pôles). Il existe deux types d’inducteurs :

Rotor à pôles lisses : très robustes, il permet d’obtenir des fréquences de rotation élevées
(>3000 tr/mn) il est utilisé dans les centrales thermiques et les centrales nucléaires.

Rotor à pôles saillants : tournant moins vite et fournissant moins de puissance, il est
utilisé dans les centrales hydrauliques et les groupes électrogènes.

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3. INDUIT (porté par le stator):


Constitué de trois groupes de conducteurs logés dans des encoches formant trois circuits
(un pour chaque phase) décalés les uns des autres d’un angle de 120° et fournissant de
ce fait des courants triphasés.

4. CARACTERISTIQUES DE L’ALTERNATEUR :

4 1. Fréquence des f.e.m induites


Les enroulements de l’induit sont soumis à un champ magnétique tournant à la
fréquence n dite fréquence de synchronisme. Il apparait donc aux bornes de l’induit
des f.é.m induites de fréquence f telle que
f = p . n avec p : nombre de paires de pôles
n : fréquence de rotation du champ tournant en tr/s
f : en hz.

4 2. Valeur efficace de la f.e.m. induite par un enroulement

f.e.m. théorique :

Chaque enroulement génère une f.e.m. induite e = - Ns dФ/dt


Si on considère le champ à répartition sinusoïdale et les courants induits
sinusoïdaux, on aura :

̅ ̅
E = −j ω Ns Ф Soit en valeur efficace E = ω Ns ФM/√2 ; ω = 2л f.
Pour Z conducteurs actifs (Z= 2Ns) et p paires de pôles on aura :

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E = 2л/√2 Z/2 ФM f = л/√2 Z p n ФM

E ~ 2,22 Z p n ФM ~ 2,22 Z f ФM

f.em. réelle :

La valeur réelle de la f.e.m est inférieure à la sa valeur théorique du fait de la


répartition non sinusoïdale du champ magnétique et que les f.e.m créées ne sont
pas exactement en phase on introduit un coefficient K de Kapp correctif

E = K Z n p Ф M = K Z f ФM
Avec K : coefficient de Kapp qui dépend de la technologie de fabrication (< 2,22)
Z : nombres de conducteurs actifs par enroulement
ФM : flux utile maximale sous chaque pole
f : fréquence de la f.e.m en Hz
p : le nombre de paires de pôles
n : vitesse de rotation en tours par seconde (tr/s)

5. FONCTIONNEMENT A VIDE
Lorsque le rotor tourne à vitesse constante n = Cte, la valeur efficace E de la fem
induite dans un enroulement peut s’écrire E = K Z n p ФM = K’ ФM avec K’ = Cte
Or ФM dépend du courant d’excitation Ie.

Montage
E
V E(V)

GS
3~

A
Ie

+ - Ie(A)

6. FONCTIONNEMENT EN CHARGE

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L’alternateur triphasé est entrainé à vitesse constante n, il alimente une charge
triphasée équilibrée. L’intensité du courant d’excitation Ie est maintenue
constante.
On mesure la valeur efficace de la tension simple V pour différentes valeurs de
l’intensité du courant en ligne I, le déphasage étant imposé par la charge.

6 1. Montage et caractéristiques :

V V
I V
A E Charge capacitive
Charge
Charge résistive
GS équilibrée
φ=Cte Charge inductive
3~

Ie= Cte A

+ -

I(A)
6 2. Chute de tension aux bornes de l’induit :
A vide nous avons E,
En charge nous avons V ∆V = E – V

Cette chute de tension est due à :


- Chute ohmique au niveau de chaque enroulement induit : (R. I)
- Chute de tension dans la self de fuite de réactance Xf : (Xf . I)
- Chute inductive due à la réaction magnétique de l’induit :Ei = (Xa . I)

En supposant que le circuit est non saturé et que l’induit est à pôles lisses:
Pour chaque phase: ̅E = ̅̅̅
Er + ̅E i ; avec ̅E : fem à vide
Er : fem résultante en charge
̅̅̅
̅ i : fem correspondante à la réaction d’induit
E

Or ̅r = V
E ̅ + R. I̅ + j. Xf . ̅I et ̅ i = j. Xa. I̅
E

Donc 𝐄̅ = 𝐕
̅ + 𝐑. 𝐈̅ + 𝐣. (𝐗 𝐟 + 𝑿𝒂 ). ̅𝐈

Soit 𝐄̅ = 𝐕
̅ + 𝐑. 𝐈̅ + 𝐣. 𝐗 𝐬 . ̅𝐈 avec Xs : réactance synchrone Xs = Xf + Xa

Schéma équivalent :

𝐄̅ = 𝐕
̅ + 𝐑. 𝐈̅ + 𝐣. 𝐗 𝐬 . ̅𝐈
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R Xs

̅
E
̅2
V

Traduisons cette même relation par diagramme :

C’est le diagramme de Ben-Eschenburg (cas de charge inductive)



E

̅
E i = j. Xa. I̅

⃗⃗⃗r
E
Xf . ̅I
φ ⃗V ⃗⃗⃗
RI

Le diagramme donne : E² =(V + R I cosφ +I Xs sinφ)² +(- R I sinφ + I Xs cosφ)²


Si RI négligeable E² = (V + I Xs sinφ)² + (I Xs cosφ)²
E² = V² + (I Xs)² +2V I Xs sinφ

Remarque: si la charge est de nature capacitive le sinφ sera négatif

6 3. Détermination de la réactance cyclique Xs :

̅ = 𝐄̅𝐜𝐜 − 𝐑. 𝐈̅𝐜𝐜 − 𝐣. 𝐗 𝐬 . ̅𝐈𝒄𝒄 = 𝟎


En court-circuit, on peut écrire 𝐕
Soit en module : Ecc = √(R2 + Xs 2 ) Icc = Z Icc

La réactance Xs est généralement très grande devant la résistance R d’un enroulement


donc : Z = Ecc/Icc ≈ Xs

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Pour une valeur de Iecc de l’intensité du courant d’excitation les courbes suivantes
donnent Ecc et Icc , on en déduit Xs

E(Ie) : caractéristique à vide (partie linéaire car circuit non saturé)

Icc(Ie) : caractéristique en court-circuit


Ecc

Icc

Ie
Iecc

Xs = Ecc/Icc

7. Bilan des puissances. Rendement

L’alternateur reçoit une puissance mécanique PM que lui fournit le moteur


d’entrainement :
PM = CM . Ω avec Ω = 2л n

Il restitue une partie de cette puissance sous forme de puissance électrique P qui
est reçue par la charge électrique :
P = √3. U.I.cosφ

7 1. Pertes ne dépendant pas de la charge : pertes constantes

Les pertes mécaniques pméca dépendent de la fréquence de rotation ; les pertes Pf


perte fer dépendent de la fréquence et du flux dans la machine.
Pour une machine synchrone utilisée à fréquence et tension constantes, elles varient
peu entre le fonctionnement à vide et le fonctionnement en charge. On les considère donc
comme constantes.

7 2. Pertes par effet Joule

Dans l’inducteur, la puissance perdue par effet Joule est


Pje = Re (Ie)²=Ue. Ie avec Ue : tension continue aux bornes de l’inducteur.
Ie : l’intensité du courant d’excitation.

Dans l’induit, la puissance Pjs perdue par effet Joule est égale à :
Pjs = (3/2) RAB. I² avec RAB la résistance entre deux enroulements statoriques.

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7 3. Expression du rendement

Si l’alternateur est auto-excité, c’est-à-dire qu’il ne reçoit de puissance que du


moteur qui l’entraine, le rendement est alors égal à :

√𝟑 𝐔 𝐈 𝐜𝐨𝐬𝛗
η=
Ω 𝐂𝐌

Si l’alternateur n’est pas auto-excité, on doit ajouter à la puissance mécanique


d’entrainement PM= Ω CM , la puissance Pje qui a été fournie au circuit d’excitation.

Dans le cas général, nous pouvons aussi exprimer le rendement comme suit :

√𝟑 𝐔 𝐈 𝐜𝐨𝐬𝛗
η=
√𝟑 𝐔 𝐈 𝐜𝐨𝐬𝛗 +𝐏𝐟+𝐩𝐦𝐞𝐜𝐚 + 𝐏𝐣𝐞+𝐏𝐣𝐬

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